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9x03 | Les amis doivent tout partager entre eux | Elie & Joanna

Nos 2 centimes
Nos 2 centimes

161 plays · Dec 15, 2024

Dans cet épisode, Sophie interroge Elie et Joanna qui sont amis depuis 5 ans. Ensemble, ils abordent le cliché n°3 "les amis doivent tout partager entre eux".  Au-delà de leurs différences, Elie et Joanna discutent sur leurs modes de fonctionnement dans l'amitié, mais aussi comment ils expriment leurs émotions, leurs besoins.  C'est un épisode riche dans lequel nos invités nous racontent avec sincérité leurs expériences en amitié.  Et vous chers auditeurs et auditrices ? Est-ce que vous pensez qu'il faut tout  partager avec ses amis ? Faire un don [https://www.helloasso.com/associations/agape-en-action-france/collectes/soutenir-le-podcast-nos-2-centimes] pour contribuer à l'achat de 2 nouveaux micros !  Pose tes questions [https://app.sli.do/event/85YDr8tXMA9yovpbtkf9o6] sur l'amitié aux Expertes pour contribuer à l'épisode de fin de saison :)

Transcript

Speaker: Bonjour, bienvenue dans cet épisode de nos deux centimes, le podcast où on parle de nos vies relationnelles sous le regard de Dieu. Ici Sophie et je suis très contente de vous présenter cet épisode avec Ellie et Joanna sur le thème. Les amis doivent tout partager entre eux et surtout les gosses. C 'est un épisode super riche parce qu 'on parle de transparence dans l 'amitié, de vulnérabilité, de limites.

Speaker: De confrontation aussi, de qu 'est -ce qu 'on fait quand on doit dire des trucs sur le caractère de nos amis. Et c 'est hyper riche. Bien entendu, j 'ai dû éditer pas mal de minutes de cet épisode parce qu 'on a dit plein de trucs intéressants mais ça faisait un épisode trop long. Donc je suis très contente de vous présenter l 'épisode final. Je vous souhaite une très bonne écoute et n 'oubliez pas de venir nous dire sur Instagram ce que vous en pensez et de poursuivre la conversation sur l 'amitié. Bonne écoute à vous !

Speaker: Alors, bienvenue dans cet épisode. Nous sommes dans cette saison sur les clichés sur l 'amitié. Et aujourd 'hui, on accueille Johanna et Ellie.

Speaker: Alors Johanna, elle est équipière pour les GBU, les Gros Bibliques Universitaires, elle habite à Toulouse, elle est mariée à Garrette depuis trois ans et demi, elle aime bien manger, les trucs manuels créatifs et lire. C 'est pas qu 'elle aime manger les trucs manuels créatifs, mais c 'est des choses, c 'est pareil. Elie, il est équipier aussi pour les GBU avec les réseaux pros, il habite en région parisienne, il a des amis et un jour même il l 'ira Jane Austen par amitié ou par pitié, on sait pas trop.

Speaker: Eli et Jonah, ils se connaissent depuis dix ans, ils sont amis depuis cinq ans, ils font la distinction entre les deux, c 'est intéressant pour la suite de l 'épisode, et ils m 'ont dit qu 'en préparant l 'épisode, ils se sont rendu compte qu 'ils savaient pas trop pourquoi ils étaient amis. Ça promet donc d 'être une riche conversation et on plonge dans ce sujet de les amis doivent tout partager entre eux avec cette première question, qu 'est -ce qu 'un ami pour vous ? Je pense que moi j 'ai

Speaker: longtemps eu une définition de l 'amitié très feeling instinctif en gros mes amis c 'est avec qui je me sens bien ou j 'ai un bon feeling tu vois mais si je réfléchis à ma relation avec Johanna par exemple justement la distinction entre je connaissais Johanna et on était on partageait des trucs ensemble le GBU à l 'époque on était étudiant je pense que ce qui s 'est passé après c 'est que

Speaker: On a fait vraiment des trucs ensemble. On a commencé à avoir des activités ensemble, à discuter, choses un peu moins superficielles. Et du coup, à partager aussi sur nos émotions, etc. Donc je pense que c 'est vraiment, pour moi, le temps de qualité. Il y a un côté très contextuel. Genre voilà, on s 'est retrouvé ensemble à Toulouse et du coup, on a dû cohabiter à Toulouse. Enfin, cohabiter dans la ville quoi. Et puis après, on se rapprochait par les événements qu 'on faisait ensemble.

Speaker: Puis après il y a encore le feeling qui revient pour moi, je me sens bien dans mon amitié avec elle et du coup c 'est cool. En vrai je ne sais pas si j 'ai quelque chose à rajouter par rapport à ça.

Speaker: parce que je suis assez d 'accord avec la définition pour moi un ami c 'est quelqu 'un avec qui tu te sens suffisamment à l 'aise pour être vulnérable et pour partager les trucs deep sans forcément devoir faire des calculs est -ce que si je partage un truc deep en fait c 'est pour approfondir la relation ou pour qu 'elle -même elle partage un truc deep c 'est juste que tu partages un truc deep parce que t 'as

Speaker: T 'es bien avec la personne et tu sais que t 'es déjà dans ce cadre relationnel -là. Et puis je pense aussi, ça dépend vachement des langages de l 'amour. Alors peut -être que je vais souler Elie quand je vais parler des langages de l 'amour parce qu 'il n 'aime pas les catégories. Mais en tout cas, je vois la différence entre mes amitiés

Speaker: nos langages de l 'amour ne sont pas forcément compatibles. Du type, moi je suis très tant de qualité et service. Du coup, moi ce qui est important pour moi, c 'est qu 'on n 'est pas obligé de se voir tout le temps mais juste de passer du temps ensemble ou s 'envoyer des messages ou quoi. Mais si l 'autre personne, son langage de l 'amour principal, c 'est genre...

Speaker: les gestes d 'affection physique et que moi c 'est pas du tout mon truc, bah en fait à bout d 'un moment c 'est un peu compliqué si t 'es à distance quoi. De se faire des câlins à distance c 'est compliqué et en plus quand t 'es plus à distance moi je suis pas forcément plus câlin que ça donc ça peut être compliqué par rapport à ça.

Speaker: Si toi, Johanna, tu regardes tes amis, c 'est les amis avec qui c 'est le plus naturel ou simple ? C 'est des gens qui partagent les mêmes langages de l 'amour que toi ?

Speaker: Je pense que c 'est plus simple parce que tu n 'as pas besoin d 'être aussi intentionnel. Ça ne veut pas forcément dire que tu ne veux pas être amusé avec des gens qui ont un langage de l 'amour complètement différent. C 'est juste que du coup, il faut beaucoup plus être intentionnel et faire des compromis et tout ça. Alors qu 'en fait, si l 'autre personne a plus ou moins la même façon d 'exprimer son affection, en fait, tu n 'as pas d 'efforts en plus à faire. Je te rejoins là -dessus.

Speaker: pas sur les catégories des langages de l 'amour mais sur le fait que je pense qu 'il y a des profils psychologiques avec lesquels c 'est plus facile d 'être ami et je pense typiquement Johanna c 'est ma seule amie à distance vraiment en tout cas qui a fonctionné alors ça fait

Speaker: ça fait 2 ans pas assez que je ne suis plus à Toulouse, là donc je suis à Paris donc Paris -Toulouse ça fait un peu loin. Je pense que Johanna c 'est ma seule amitié qui a tenu la distance et je pense que c 'est lié à ça parce que c 'est dur d 'être intentionnel à distance donc avec Johanna dont l 'amitié est plus facile à maintenir sans ce côté intentionnel ça a tenu la distance j 'imagine que c 'est ça et puis bon aussi on se voit quand même

Speaker: Dans le cadre du travail avec le GBU, on se voit quand même dans la nespa, juste purement en distance. Intéressant. Trop bien. D 'autres choses à rajouter sur la définition d 'un ami ou d 'un non -ami ? Je pense qu 'il y a la dimension temps aussi. Parce que nous, ça fait du coup 10 ans qu 'on se connaît, mais genre les 5 premières années, on n 'était pas dans les mêmes villes et on se voyait que ponctuellement à certains trucs GBU.

Speaker: du coup même si je pense qu 'il y avait rapidement enfin on s 'entend bien et tout mais on n 'est pas passé au cap amitié sans qu 'on n 'a pas passé plus de temps à faire des trucs ensemble quoi à part juste tu vois un week -end par ci par là ou être dans le même groupe chez des groupes whatsapp mais à notre époque il n 'y avait pas whatsapp même groupe facebook ou des trucs comme ça il a fallu un peu plus de

Speaker: qui se passent des choses et notamment qu 'on passe du temps ensemble pour qu 'on devienne vraiment amis, je pense. Oui, c 'est important de préciser qu 'il faut investir du temps. Il n 'y a pas de raccourci pour devenir ami avec quelqu 'un. Alors la question pour rentrer dans le thème de est -ce qu 'on doit tout partager entre amis ? C 'est en quoi partager des choses vulnérables et intimes de nos vies entre amis construit, nourrit nos amitiés ?

Speaker: Alors ça part d 'un postulat de base, que c 'est important de partager des choses vulnérables et intimes. Peut -être des gens qui sont amis sans partager des choses vulnérables et intimes ne seraient pas d 'accord avec le postulat de cette question. C 'est pas mon problème. Mais tout va bien, je pense qu 'on est d 'accord avec le postulat, donc on va pouvoir parler soudainement.

Speaker: Je pense qu 'en fait il y a un truc très simple qui fait que j 'ai besoin qu 'on entende quand je suis frustré parce que j 'ai besoin d 'extérioriser ma frustration et en fait avec exagération drama king genre vraiment à fond et donc en fait si en amitié on n 'est pas à l 'aise avec le partage au moins du côté émotionnel pour moi ça va être dur

Speaker: ça va être dur parce que je vais essayer de partager mes frustrations ça va pas forcément être entendu ou en tout cas... voilà une fois un terrain d 'écoute

Speaker: et de compréhension qu 'en fait ce que je suis en train de dire c 'est juste mes frustrations genre dans la vraie vie je suis plus calme que ça que dans l 'activité j 'ai juste quand même besoin d 'extérioriser donc pour moi je pense que en partie à cause de ça c 'est hyper dur pour moi d 'avoir une amitié qui n 'est pas basée sur le partage un peu intime au moins sur les émotions

Speaker: Parce que si tu as l 'impression que ton partage n 'est pas entendu ou accueilli, tu as l 'impression que c 'est toi qu 'on n 'accueille pas ? Ouais, je pense qu 'il y a de ça. Et il y a de ça et il y a de l 'ordre aussi, du besoin. Parce que, ouais.

Speaker: En vrai je pense carrément en fait, je pense que ça fait partie de ma personne et j 'ai besoin de me sentir accueilli avec qui je suis. Même si mes phases de frustration sont un peu trop obsessionnelles, un peu trop intenses, un peu trop anormales, j 'ai quand même besoin qu 'on reconnaisse que ça fait partie de Ellie et qu 'il faut aussi apprendre.

Speaker: faire avec et pas forcément non plus à guérir tu vois genre le but de l 'amitié c 'est pas genre comme guérisse de mes frustrations là c 'est plus ok on a qui je suis on essaye dans le cadre de l 'amitié de m 'orienter vers dieu et de voilà que mes frustrations c 'est pas uniquement à partager dans le cadre de l 'amitié mais que ça fait quand même partie des cadres où j 'ai besoin de partager

Speaker: et je pense que j 'ai des amitiés qui se vivent un peu moins sur ce truc là, très partage intime mais je pense du coup que c 'est des amitiés vachement différentes ça peut être des amis avec lesquels je me sens bien quand même ou genre on partage plein de choses plein de choses autres que émotionnelles mais s 'il n 'y a pas ce côté là

Speaker: Il me manque une sorte de dimension dans mon amitié que je peux retrouver chez Joanna par exemple ou chez d 'autres personnes avec qui je partage ça.

Speaker: Je trouve ça intéressant parce que tu dises que ça fait partie de moi et puis si on n 'accepte pas cette partie -là dans l 'amitié, alors on n 'accepte pas moi. J 'ai déjà entendu quelqu 'un qui disait un peu l 'inverse, c 'est pas quelqu 'un qui partage facilement ses émotions et que des fois elle ressentait une pression d 'aller dans le milieu émotionnel et de partager des choses émotionnelles.

Speaker: alors que ça fait pas partie de quelque chose de naturel et que du coup si on force quelqu 'un à parler de ses émotions alors que c 'est pas c 'est pas quelque chose qui fait facilement c 'est un peu comme si on n 'acceptait pas qu 'il était non plus ouais ouais ouais de toute façon bon l 'amitié c 'est relationnel parce qu 'on est deux et on est en relation mais du coup ça veut dire que ça va être très relatif et très subjectif à chaque personne alors c 'est un peu

Speaker: C 'est un peu la beauté de l 'éthique de l 'amour. C 'est que l 'amour, il y a quelque chose de catégorique et de universel. Il faut aimer son prochain et il n 'y a pas de choix. Mais la façon dont tu vas aimer ton prochain va dépendre de ton prochain. Il y a côté à la fois universel mais aussi relatif. Et donc la façon d 'aimer ses amis et de faire amitié. Oui, mon avis, ça va défendre de chacun.

Speaker: Et peut -être en fait tu vois quelqu 'un qui a vraiment besoin de partager, enfin ça c 'est une question, est -ce que quelqu 'un qui a vraiment besoin de partager ses émotions et une autre qui a du mal à le faire ? Ils peuvent être amis. Voilà c 'est ça. Je pense que c 'est possible mais juste que ça devient

Speaker: ça demande beaucoup plus d 'efforts et d 'intentionnalité. Et je pense que nous, en l 'occurrence, on s 'entend vachement bien parce que même si c 'est pas pour les mêmes raisons, on est tous les deux des gros râleurs, on a besoin d 'exprimer notre ralage. Et je pense qu 'on a trouvé dans notre amitié quelqu 'un où on sait, en fait, on peut râler et d 'autres personnes, elle va pas dire, non, c 'est bon, arrête, t 'exagères ou elle va pas essayer de chercher des solutions. Et du coup, je trouve que ça, ça marche bien.

Speaker: Et ouais, parce que ça a construit un cadre de confiance un peu chelou du coup, parce que souvent quand on se raconte des trucs c 'est des trucs pas toujours positifs quoi, c 'est de la frustration, c 'est du ralage, voilà c 'est de la critique. Mais je pense qu 'on a quand même construit une relation où du coup on sait qu 'on peut se dire des trucs sans...

Speaker: sans que l 'autre personne va dire non mais en fait là t 'exagères ou va tout de suite chercher à relativiser ou à minimiser voilà on laisse l 'autre dire les trucs on en rigole et puis après c 'est bon quoi on passe à autre chose

Speaker: Oui parce que surtout que j 'ai l 'impression qu 'en fait on relativise tout seul. En fait le truc c 'est que de le verbaliser, de râler, au moment où on râle on se dit bon oui c 'est vrai on abuse quoi. Donc on a juste besoin de ça, d 'avoir un cadre dans lequel on peut se rendre compte que l 'on abuse sans avoir une espèce de jugement ou de retour critique dessus tu vois.

Speaker: Mais on est dans le sujet de tout partager, même les frustrations. Dans votre amitié, il n 'y a aucun moment où vous vous renvoyez genre « mais là t 'abuses, c 'est faux ta perception de la situation ». Si l 'un fait ça avec l 'autre, vous avez l 'impression d 'être jugé ? Parce que moi je fais ça avec mes amis quand ils râlent et qui disent n 'importe quoi, je leur dis mais c 'est bon. Ok, il y a un espace pour râler mais il y a un espace pour voir autre chose.

Speaker: Non mais il y a des limites, je pense que j 'ai déjà en tête, je sais pas si moi je l 'ai déjà fait, possible, je m 'en rends compte mais je me rends compte dans l 'autre sens parce que je le reçois et je m 'en rappelle oui oui clairement, en fait de toute façon les limites j 'ai tendance à tout le temps les dépasser donc ça arrive mais le cadre général il est plutôt, on laisse place à la frustration

Speaker: Voilà, ça va être le cadre général. Mais par contre, oui, effectivement, ça arrive. Heureusement qu 'on a aussi la fonction de vis -à -vis et de dire, bon, là, tu fais n 'importe quoi. Ouais, je pense que comme je suis en général beaucoup plus sage qu 'Élie et modérée, j 'arrive à...

Speaker: Non mais c 'est vrai que ça m 'est déjà arrivé de dire non mais là t 'exagères un peu quoi mais je le dis pas tout de suite, je laisse s 'exprimer et puis parce que je sais qu 'il a besoin d 'évacuer son truc et après je lui dis mais... Et autre question Johanna, est -ce que tu te rappelles de conversations que vous avez eu pour dire j 'ai besoin que tu m 'écoutes, que tu trouves pas de solution et tout ça, le fait d 'oraliser ce que vous aviez besoin dans l 'amitié ?

Speaker: Parce qu 'on a beaucoup parlé de c 'est naturel, on est sur le même mode d 'écoute. Et des fois, du coup, on a l 'impression que les amitiés qui fonctionnent bien, il n 'y a pas de conversation pour dire voilà ce dont j 'ai besoin. Est -ce qu 'on a déjà eu une conversation comme ça ? Je ne suis pas sûre. Mon avis, c 'est que non. Alors, je dis quand même là, à ce moment là que mon amitié avec Johanna est quand même particulière. C 'est un peu ce que je disais quand c 'est mon amitié qu 'a tenu avec la distance.

Speaker: J 'ai même eu l 'impression de faire ça avec Johanna, en fait jusqu 'à récemment j 'avais l 'impression que mes amitiés étaient toujours un peu instinctives et puis je suis tombé sur des os dans l 'amitié où en fait je me rends compte que j 'aimerais bien être ami avec une personne mais ça marche pas

Speaker: ou c 'est moins que ça marche pas, c 'est plus que, genre, on s 'entend pas, on communique pas, genre, c 'est pas naturel. Et oui, là, effectivement, avec ces amis -là, il y a un moment où on a dit des trucs, quoi. On a dit, bon, bah là, en fait, quand j 'exprime ça, ça veut dire ça, genre... Donc, il y a pas de modèle, tu vois, genre, il y a des moments où j 'ai besoin d 'être très intentionnel pour que ça fonctionne.

Speaker: Et du coup, cette amitié, elle est vraiment plus basée sur le choix. Voilà, j 'ai choisi que cette personne, je vais... Je vais investir de ma personne avec elle pour notre amitié. Ce qui a été moins le cas avec Johanna. Avec Johanna, ça a été plus naturel, quoi. Ouais. Non, je suis d 'accord... Enfin, moi, j 'ai déjà eu besoin d 'avoir ce genre de conversation avec d 'autres gens. Ou qu 'on ait cette conversation avec moi. Mais...

Speaker: Je pense que notre amitié avec Elie, c 'est vraiment un cas particulier où en fait on a pas mal de modes de fonctionnement qui sont suffisamment similaires. Faut qu 'en fait on n 'ait pas trop besoin de le faire. Mais du coup, ce n 'est pas un exemple à suivre parce que je pense que c 'est un cas particulier, un peu bizarre.

Speaker: Mais par contre si je compare avec d 'autres nations d 'amitié ou avec mon mari, enfin moi ça nous arrive plein de fois d 'avoir eu des conversations, en fait là j 'ai juste besoin que tu m 'écoutes, que tu me donnes pas de solution. Parce que moi ma tendance naturelle c 'est de proposer tout de suite des solutions et tout ça. Mais...

Speaker: Alors que quand Eli il a des revendications ou il se plaint ou des trucs comme ça, en fait je comprends qu 'il ne cherche pas une solution, il a juste besoin de se plaindre et voilà. Alors qu 'avec d 'autres personnes, quand elles font ça, peut -être que ma tendance ce serait tout de suite d 'aller dans la solution.

Speaker: Parce que c 'est pas la même façon de fonctionner. Intéressant. Ouais, je sais pas. En vrai, notre relation est bizarre en fait. Je trouve ça super riche de dire que l 'amitié, c 'est ni il faut absolument avoir plein de conversations ou il faut absolument que ce soit naturel, mais qu 'on peut avoir les deux et que les deux ont de la valeur et les deux sont précieuses. Parce que voilà, ça révèle différentes choses chez nous et ça a différentes formes relationnelles.

Speaker: Mais je pense qu 'on parle des clichés de l 'amitié et des fois on pense que ça doit être tout naturel et si c 'est pas naturel, s 'il faut avoir des conversations, alors c 'est nul comme amitié. Ou si c 'est tout fluide, c 'est juste bizarre, mais bon en fait il y a de la place pour plein de formes. Tu nous demandais si on se confrontait et si on se donnait des limites sur notre allage en mode non mais là c 'est n 'importe quoi ?

Speaker: Je pense que la remise en question, j 'ai la vie beaucoup plus dans d 'autres amitiés que dans celle avec Johanna. C 'est simple, à partir du moment où j 'ai besoin d 'être intentionnel, il faut que je remette en question mon mode de fonctionnement.

Speaker: Et donc, mon identité, parce que j 'ai quand même mis une partie de mon identité dans mon mode de fonctionnement, donc je suis en mode... Ah ouais ? Bah ouais ! Attends, mais cette phrase à partir d 'une moment, c 'est ouf, est -ce que c 'est vrai ? Pardon, je te confronte. Est -ce que c 'est vrai que quand tu dois être intentionnel, ça veut dire que tu nies qui tu es toi -même ?

Speaker: Je nis pas complètement qui je suis mais il y a le côté où il faut que je me remette en question parce que si je veux communiquer avec cette personne il faut que je me rende compte que ma communication n 'est pas une communication universelle tout le monde ne se comporte pas comme moi et que peut -être que pour rejoindre l 'autre personne il va falloir que je change un peu la façon dont je m 'exprime

Speaker: ça, ça demande un questionnement sur... sur qui tu es, genre, ça veut dire qu 'il faut que tu sois capable de dire... Non mais attends, c 'est peut -être le mode de l 'autre qui va pas, c 'est peut -être pas ton... enfin, non mais... Mais oui, mais pour se rejoindre, il faut faire tous les deux un pas vers l 'autre, tu vois. Ouais, c 'est peut -être ce que tu veux dire, c 'est que ça te force à réfléchir à toi -même, parce que de toute façon, t 'as pas le contrôle sur le personne. Ouais, mais... Si, si, enfin...

Speaker: Ok vous n 'êtes pas d 'accord avec ça. Admettons, t 'as un ami, ça ne marche pas. Vous communiquez mal, il y a un truc qui bloque. Mais pour pouvoir débloquer la situation, il faut bien que tu te poses la question sur toi -même. Comment je fonctionne ? Comment l 'autre fonctionne ? Comment on va réussir à discuter ? Et comment on arrive à être intentionnellement en relation ?

Speaker: En vrai je pense que je suis d 'accord avec toi Elie, parce que quand je pense à certaines amitiés avec des personnes qui ont un mode de fonctionnement complètement différent, les moments où on a eu des conflits, ça m 'a vraiment forcée à me dire « ah mais en fait c 'est parce que moi je fonctionne comme ça ».

Speaker: Est -ce que du coup, il faut que je fasse un compromis pour le bien de l 'amitié ? Genre typiquement, faire plus de câlins ou dire plus de paroles positives sur la personne. Pas tout le temps être dans la remarque de la critique mais constructive à mon sens, mais aussi d 'être plutôt dans le compliment intentionnel plus souvent. Mais du coup, ce n 'est pas me renier moi, c 'est compléter.

Speaker: Oui, oui. Parce que pour moi, c 'est pas soustraire quelque chose de moi, c 'est rajouter quelque chose de moi.

Speaker: C 'est élargir ma capacité plutôt que supprimer quelque chose de moi -même. Parce que pour moi, ce serait dangereux de dire qu 'une amitié, elle te demande de sustraire qui tu es. C 'est à ça que je réagis. Quand je réfléchis qu 'il y a un truc qui ne va pas dans l 'amitié, je me dis quel outil ou quelle compétence il faut que je rajoute dans ma boîte à outils pour pouvoir nourrir la relation.

Speaker: Et déjà, en fait, je ne pense pas en termes de moi et la personne, je pense en termes de relations. Et du coup, ce n 'est pas identitaire. Mais du coup, je pense que la limite, c 'est quand on voit que l 'autre personne ne fait pas d 'efforts. Si vous êtes tous les deux à faire un effort l 'un envers l 'autre, ça va, c 'est sain. Mais en fait, c 'est tout en toi qui dois faire des concessions.

Speaker: Et te renier au sens de s 'inscrire de toi -même. Et l 'autre elle accepte. Pour moi, qu 'est -ce qu 'un ami pour vous, c 'est quelqu 'un qui accepte qui je suis, comme je suis. On est d 'accord que la sanctification, dans le principe de sanctification, dans la façon dont Dieu nous fait avancer en sainteté.

Speaker: Il y a à la fois des trucs à soustraire, parce qu 'il y a vraiment des trucs merdiques dans nos comportements, et à la fois des trucs à rajouter, parce qu 'il y a des trucs que ça serait bien qu 'on fasse et qu 'on ne fait pas. Oui, mais dans la sanctification, je deviens profondément à moi -même. Ah oui, alors ça oui, d 'accord, mais du coup... Et c 'est ça, c 'est que les trucs à soustraire, c 'est pas... D 'accord, d 'accord, là je suis d 'accord, je suis d 'accord que le but c 'est de venir...

Speaker: plus soi -même mais du coup devenir plus soi -même c 'est à dire aussi retrancher des choses que tu avais que tu avais identifié à toi qui ne sont pas toi au final oui ok d 'accord bah là du coup on est d 'accord et du coup dans le cadre de l 'amitié ça m 'est arrivé de me dire bon en fait ce fonctionnement là il est malsain et donc il faut que je le faut que je le soustrait à ma relation tu vois oui ok bon là je suis d 'accord mais parce que quand quand tu enfin non mais parce que

Speaker: Je pense que c 'est important sur ce sujet de dire qu 'une amitié qui te demande, qui te dit tu es trop ou tu n 'es pas assez dans ton identité, ce n 'est pas une amitié saine, ce n 'est pas une amitié porteuse de vie. Par contre une amitié qui te dit il y a sept parties en toi qui est égoïste et qui pensent qu 'à toi c 'est une amitié saine qui donne vie parce que ça montre les parties de soi -même qu 'il faut abandonner.

Speaker: C 'est bien nous avons éclairci le petit propos. Alors du coup c 'est bien parce qu 'on passe à la prochaine question et pour moi c 'est une question qui va avec ce qu 'on est en train de dire. Quels sont les limites de ce qu 'on peut partager selon vous ?

Speaker: moi j 'ai l 'impression mais ça va toujours être mon impression naturelle c 'est que ça se fait naturellement juste le fait de se côtoyer et de relationner qui va finir par faire ça moi j 'ai cette impression là je sais pas du tout si elle est juste je serais d 'accord dans le sens de je suis pas sûr qu 'il y a

Speaker: Tu vois, un moment précis, universel de là c 'est bon, tu peux rentrer, tu peux dire les choses en face, tu peux faire des retours qui piquent à partir d 'un certain seuil. Je suis pas sûre qu 'il y a un seuil objectif, on va dire, mais c 'est sûr que...

Speaker: Je pense que tu peux pas faire des retours compliqués à quelqu 'un si en fait ça parait déjà construit une base où vous savez que vous pouvez être vulnérable et intime à ce niveau -là. Et en tout cas, je pense, bon, prendre notre cas, notre exemple, moi j 'ai quand même l 'impression que le fait qu 'on ait pas mal travaillé ensemble dans le cas du GBU et travaillé sur des projets, des trucs où en fait on a

Speaker: j 'ai vachement pris l 'habitude de se donner des retours sur ce qu 'on faisait, ce qui fait que c 'est devenu normal aussi de se donner des retours sur voilà je trouve que tu exagères ou là je pense que ce que tu fais c 'est pas ouf, alors que je ferais pas ça avec n 'importe qui en fait.

Speaker: En tout cas, pour moi, personnellement, j 'ai l 'impression qu 'il me faut beaucoup de temps pour arriver à un niveau de vulnérabilité et d 'intimité où je considère que je peux faire des retours à la personne, où je considère que je peux accepter des retours des autres sans le prendre trop personnellement, ou sans remettre toute ma vie en question. Donc ouais, je sais pas si...

Speaker: Ouais je pense qu 'il y a quand même une limite dans la mesure où je peux faire des retours mais j 'ai conscience que comme j 'ai pas tous les éléments vu qu 'on est dans une amitié à distance mon retour il sera peut -être pas juste quoi et du coup j 'hésiterais à dire un truc absolu genre là c 'est absolument pas bien ou là t 'as absolument merdé parce qu 'en fait j 'en sais rien du contexte quoi je peux dire j 'ai l 'impression que ou je pense que mais en fait c 'est pas

Speaker: Je sais très bien que mon avis ne sera pas complet ni forcément juste d 'ailleurs. Mais ça c 'est vrai même dans les amitiés de proximité je trouve. Parce qu 'on est forcément biaisé parce que c 'est notre ami la personne et que... Je pense que c 'est important quand on fait des retours de dire à la personne, je ne suis pas sûre que c 'est ça mais voilà mon impression quoi. Et après tu prends si tu peux le prendre ou pas quoi.

Speaker: Et je pense que dans les retours, il y a ça dans ta perception de ton identité, il y a ça en toi qui a besoin d 'être travaillé. Je trouve que ça se fait naturellement parce que plus on est proche de la personne, plus on développe une relation d 'insimité. Moi, on peut cacher les pires parties de nous -mêmes, donc ça ressort forcément. Et il y a aussi une posture d 'amour en disant, mais je te le dis et je suis de ton côté, je suis profondément de ton côté, du côté de la personne que j 'ai envie que tu deviennes et que je crois que tu peux devenir. Ça a l 'air hyper humaniste quand je dis ça, mais j 'y crois.

Speaker: on peut être profondément du côté de la personne et je pense que ça aide aussi de dire mais en fait je t 'accueille avec cette partie de toi mais je te le dis parce que je t 'aime et que cette partie en toi elle a besoin d 'être travaillée par Dieu je pense que ça change aussi enfin ça met une limite dans ce qu 'on veut dire et des fois il y a des choses chez les gens chez nos amis il y a des choses chez nos amis des fois

Speaker: On voit que c 'est malgré eux et qu 'ils sont en chemin, mais que ça ne sert à rien de les confronter à ça parce que ce n 'est pas maintenant le moment de la guérison et qu 'on peut juste les encourager à leur dire qu 'on les aime dans les endroits où ils sont un peu pétés. On les aime quand même.

Speaker: Est -ce que vous avez d 'autres choses à dire ? Parce que là, on a parlé des limites de ce qu 'on peut confronter chez nos amis. Mais est -ce que vous avez d 'autres choses où vous dites, dans ces amitiés -là, j 'aborde pas ces sujets, où il y a des limites dans la vulnérabilité, ou dans les échanges, ou des choses comme ça ? Moi, au début, c 'est une question, j 'avais compris ça comme, est -ce qu 'il y a des trucs, des sujets sur lesquels on partage pas ? Et c 'est OK.

Speaker: En fait, on n 'a jamais eu une conversation vraiment explicite sur les limites de ce qu 'on partage ou pas. Mais tant pis si tu vas découvrir et dire que je ne partage pas tout, mais bon, c 'est la vie. Mais en tout cas, je pense que le fait qu 'on ait une amitié gaffée et que moi je suis mariée aussi, ça rajoute des nuances au fait que je ne partage pas tout parce que la personne avec qui je partage

Speaker: tout dans la limite du secret professionnel, c 'est mon mari en fait. Et donc il y a certains sujets que je pense qu 'ils ne sont pas utiles à aborder dans le cadre d 'autres amitiés, quand bien même c 'est une amitié très proche.

Speaker: Parce que ça nuirait, enfin ça nuirait, c 'est très fort comme mot, mais ce serait pas dans l 'intérêt de ma relation première avec mon mari en fait. Et donc je pense pas, enfin tu vois ça m 'arrive de râler de temps en temps de ce que fait Gareth à Elie parce que je trouve ça rigolo, mais en fait je vais pas aller plus loin que ça quoi. Je vais pas parler vraiment de, si on passe par une période difficile, je vais pas lui dire ah bah je me suis disputée, on a parlé de ça, enfin je trouve que c 'est aller trop loin.

Speaker: Tant que je n 'ai pas réglé le conflit avec Gareth, je ne vais pas forcément l 'étaler avec quelqu 'un d 'autre. C 'est beau. Oui, du coup moi je dirais que justement là l 'un des critères c 'est quand d 'autres entrent en jeu dans la relation. Genre là typiquement tu parles de Gareth et de ta relation avec lui. Et moi c 'est pareil.

Speaker: je ne partage pas tout de toutes mes relations avec Juana et surtout en plus par... alors déjà je pense parce que j 'ai pas forcément envie non plus de tout partager mais aussi par respect pour les autres relations qui n 'ont pas forcément envie que des choses soient partagées avec quelqu 'un d 'autre après sur mon seul... et du coup mais par contre si ça ne concerne que ma seule personne pas sûr d 'avoir en théorie beaucoup de limites

Speaker: Je pense en pratique, ce n 'est pas possible d 'être 100 % transparent. Mais en théorie, à partir du moment où c 'est partagé sur ma propre personne, je n 'ai pas l 'impression que je me mets beaucoup de barrière. Surtout quand il y a d 'autres personnes qui rentrent en jeu quand je partage. Je médite sur ce que vous dites, je trouve ça hyper riche parce que

Speaker: En tant que chrétiens, on a aussi Dieu avec qui on peut être 100 % transparent et que même si on n 'est pas transparent avec lui, il sait quand même. Du coup, ça aide aussi, je pense, de savoir qu 'il y a une personne, un Dieu dans l 'univers, le Dieu de l 'univers qui nous connaît profondément. Mais je trouve que...

Speaker: dans la culture d 'aujourd 'hui qui promeut de ouf la transparence, la vulnérabilité, l 'authenticité. Assumer de dire il y a des relations où il y a mon jardin secret et ça ne dit rien sur la profondeur et la beauté et l 'authenticité de cette relation, c 'est hyper important parce que je pense qu 'on doit aussi apprendre à garder des choses pour nous.

Speaker: à ne pas tout dire. Il y a des choses qui appartiennent qu 'à nous, à notre Dieu et puis à nos relations mais pas à toutes les relations. Et en même temps, tout comme le partage des émotions, certains ont vraiment besoin de tout partager, leurs émotions et d 'autres pas. Certains ont besoin de beaucoup de transparence dans une amitié et en fait il faut aussi accepter que si tu veux être ami avec cette personne là, il y aura de la transparence parce que c 'est

Speaker: C 'est comme ça qu 'a fonctionne aussi. Et encore une fois, il y aura une question dans la relation de l 'un fait un pas et l 'autre aussi. Mais il y a aussi des personnes qui ont vraiment besoin de beaucoup de transparence pour se sentir pas hypocrite, pour se sentir accueilli. Ça nécessite discussion.

Speaker: Alors, on a parlé du fait que tous les deux, vous avez parlé des choses que vous recevez dans d 'autres relations que vous ne partagez pas aux autres relations. Donc ma question suivante, c 'est comment on peut devenir un coffre -fort avec ce que nous confient nos amis dans nos autres relations avec des tips pratiques, si vous en avez ? Je ne sais pas si c 'est clair, l 'idée d 'être un coffre -fort. Ça veut dire que ça rentre, mais ça ne ressort pas, quoi.

Speaker: Je pense qu 'un truc ultra pratique, c 'est quand la personne nous partage quelque chose de vulnérable, ou en tout cas on sent que c 'est un truc un peu difficile, ou qui pourrait potentiellement être privé, de ne pas hésiter à lui poser des questions.

Speaker: ou de lui poser la question, est -ce que je peux le partager avec mon conjoint par exemple, ou juste lui dire, merci de m 'avoir partagé ça, je ne vais pas le dire aux autres. Et du coup, le fait de verbaliser qu 'on ne va pas le dire aux autres, ou de demander la permission, est -ce que je peux en parler à quelqu 'un d 'autre, ça te force à tenir plus parole, ou en tout cas de ne pas prendre à la légère ce que l 'autre est en train de te confier.

Speaker: parce que des fois il y a des sujets enfin des choses que nous confie nos amis c 'est pas toujours très clair à quel point c 'est privé et donc je pense que si vraiment vous êtes amis en fait c 'est pas c 'est pas bizarre de leur poser la question à quel point est ce que tu veux que ce soit privé quoi après ça dépend il y a des cercles d 'amitié où tout le monde est très proche et du coup là je pense ça devient encore plus important de dire en fait

Speaker: Est -ce que c 'est ok si j 'en parle aux autres ou tu veux garder ça entre nous ? Je pense qu 'il y a plein de possibilités. Mais je peux imaginer que des choses aient besoin de rester secrètes, je sais pas, par pudeur. Mais globalement j 'ai quand même l 'impression que

Speaker: Ce qui doit être, regardez ce gris, c 'est que des trucs ont des forts enjeux relationnels et qui est lié au péché soit de nous même, soit de la société et de la façon dont l 'information serait reçue, etc. Et donc pour moi, le moyen de me rendre compte que du coup il ne faut pas que j 'en parle, il faut que je me rende compte qu 'il y a un enjeu relationnel et que ça mettrait en PLS la personne si j 'en parle.

Speaker: Alors soit il faut le dire explicitement, ça c 'est le plus simple, mais en même temps on va pas faire assez sa vie à dire alors ça tu le gardes pour toi, alors ça tu le gardes pour toi. Moi je me mets à faire ça maintenant. Quand je dis un truc je dis non mais ça faut pas en parler, ça c 'est confidentiel ça machin, parce que comme ça je me sens, moi ça me sécurise d 'en parler avec mes amis. Mais bon toi tu penses que c 'est pas viable d 'accord ?

Speaker: Non, bah si peut -être hein, mais enfin ça me paraît, enfin moi je suis pas dogmatique hein, faites bien ce que vous voulez. C 'est pas mon problème ! Ça me paraît hyper dur à mettre en place au quotidien, et puis hyper exigeant, mais en vrai si vous voulez être exigeant pourquoi pas hein.

Speaker: ou si je remarque que quelqu 'un me partage un truc sur une autre personne mais en mode il faut que je le règle moi en général dans ma tête si j 'ai vraiment perçu ça je me dis ok bon bah c 'est pas à moi d 'aller en parler à l 'autre mais il faut vraiment que j 'aie eu conscience de ça parce que des fois il se passe un truc ou il me dit un truc moi je le considère vraiment en fait c 'est anodin tu vois

Speaker: Et en fait du partage, c 'était pas du tout anodin, mais parce que je me suis pas rendu compte de la relation qu 'il y avait entre ces deux personnes là, tu vois. Alors j 'ai... Oui, du coup c 'est chiant quand ça se passe comme ça, parce que faut...

Speaker: Mais pour moi du coup ça renvoie à la question précédente, quelles sont les limites de ce qu 'on peut partager selon vous. Moi en fait j 'ai tendance à dire quand quelqu 'un me dit quelque chose et que c 'est dans un sac d 'amis communs, j 'ai tendance à dire écoute en fait je veux bien t 'écouter mais dans une semaine t 'es allé voir la personne pour en parler avec elle. Parce que c 'est ma limite de je veux pas continuer de t 'écouter sur ce sujet.

Speaker: parce qu 'en fait le problème il va pas être réglé en parlant avec moi mais avec la personne et donc c 'est un petit peu pour moi la limite du coffre -fort parce que des fois le fait d 'être coffre -fort sur les embrouilles relationnelles des gens ça les aide pas vers la maturité.

Speaker: Je sais pas ce que vous en pensez. Ça je suis complètement d 'accord mais il faut avoir la sagesse que je n 'ai pas de se rendre compte que bon bah là il y a un problème et c 'est pas à moi alors le fait que ce soit pas à moi de le régler en général je le conçois facilement mais la limite au bout d 'un moment de se rendre compte que là en fait vraiment il y a un truc relationnel au sein de deux personnes et que c 'est en train d 'être dans une espèce d 'intermédiaire chelou

Speaker: Moi je pense que je suis pas assez sensible à ça tu vois, il faudrait que comme toi j 'arrive à dire bon ok là tu me dis ça mais parle -en à la personne sinon j 'en parle plus. Je pense que ça m 'est jamais arrivé de dire ça et je pense que c 'est ce que je devrais le faire.

Speaker: Je pense que les gens, ils devraient le faire avec nous aussi. Quand on commence à bitcher sur quelqu 'un, en fait, vous vous écoutez dans vos instants, vous le plaignez et il y a peut -être un moment où tu dis, OK, maintenant, tu fais quoi avec le fait que cette personne, il y a une embrouille, il y a une blessure ou quoi ? Est -ce que tu peux aller la voir et essayer de faire quelque chose ? Mais bon, ce n 'est pas si simple.

Speaker: Si c 'était simple, Jésus serait déjà là. Et puis on ne ferait pas de saison entière sur l 'amitié. Moi je pense que ça m 'est déjà arrivé de dire à une personne, en fait je pense qu 'il faut que tu en parles avec la personne en question et pas à moi, mais ça m 'est aussi arrivé de dire à la personne

Speaker: Bon, je pense qu 'il faut que tu en parles avec la personne avec qui tu as un problème, en fait. Mais moi, je viens t 'écouter, mais par contre, je ne vais pas te donner de conseils, en fait. Je ne vais pas te donner mon avis, je vais juste écouter et avoir de la sympathie. Mais il ne faut pas que tu t 'attendes à ce que je te conseille ou que je te...

Speaker: même que je te console plus que ça parce que déjà je trouve des fois consoler quelqu 'un c 'est déjà parfois prendre position et du coup tu te retrouves déjà triangulé dans un truc qui t 'appartient pas alors que juste dire en fait j 'ai de la sympathie pour toi je trouve ça suffisant parfois dans certaines situations si tu connais les deux parties très bien et que t 'es proche avec les deux parties ou les trucs comme ça en fait des fois je pense qu 'on peut pas

Speaker: beaucoup plus faire et c 'est le passage de faire plus à part de dire je t 'écoute et va parler avec d 'autres personnes parce que voilà, je peux en faire. Enfin, c 'est pas... Oui, j 'aime bien quand tu dis consoler, c 'est prendre parti. Mais des fois, je peux consoler la personne qu 'elle n 'a pas en elle encore la capacité d 'aller dire les choses. Je peux la consoler de ça en disant, ah, c 'est chaud. Aller dire les choses, c 'est difficile. Je peux te consoler de ça, mais je te consolerai pas de l 'embrouille relationnelle. C 'est vrai que c 'est important de faire la distinction entre les deux.

Speaker: Ouais je pense que c 'est complètement légitime et pour que l 'autre personne se sente aimer et écouter de dire c 'est vraiment difficile ce que tu vis, ça n 'a pas l 'air évident mais du coup c 'est pas la même chose que dire je suis entièrement d 'accord avec toi et tu as complètement raison d 'être blessé comme ça ou d 'avoir des revendications. C 'est pas du tout pareil je pense.

Speaker: Et en même temps, j 'aimerais bien... Ce que j 'attends aussi dans une relation, c 'est que quand je partage un truc sur une autre relation, tu me dis qu 'elle a fait ça, elle abuse parce que c 'est parce que si. J 'attends aussi qu 'on me donne son avis sur, attends mais là, elle a fait ça, tu l 'interprètes comme si, mais c 'est peut -être pas du tout ça qu 'elle avait en tête, surtout

Speaker: je connais cette personne et elle a plutôt tendance à réagir comme ça très abstrait mais tu vois il y a le côté où on construit aussi les relations et on apprend à connaître les autres par nos amitiés en commun tu vois je pense qu 'il y a quand même un cadre sain où on peut on peut se conseiller et se rassurer sur des trucs en mode bon bah là t 'as interprété arrête d 'interpréter ou des fois on peut dire ah oui t 'as raison là franchement tu devrais aller la voir cette personne pour parler de ça tu vois

Speaker: Il y a quand même, moi je pense qu 'il y a quand même toute une sagesse au gossip, bon du coup je pense que ce n 'est pas la bonne définition du gossip là, mais de savoir relationner dans un cercle d 'amis, tu vois. Il y a de la place aussi pour pouvoir se conseiller sur comment les autres agissent, etc. Ouais mais du coup c 'est conseiller d 'après ce que tu sais de l 'autre personne ?

Speaker: mais c 'est pas forcément apporter une solution quoi, enfin on va pas prendre la solution à leur place. Oui et puis de toute façon il faut leur dire, on peut tout à fait dire des choses que l 'on pense vraies sur l 'autre personne mais au bout d 'un moment il faut savoir dire aussi bon là c 'est pas à moi de te dire ces trucs là, va la voir quoi. Après on le connait toi même la personne.

Speaker: Mais faut pas isoler, je trouve c 'est très isoler les relations que de dire en fait je peux pas parler d 'autres personnes avec mon ami X, je peux pas parler d 'Y avec X. Bah ça fait bizarre, c 'est genre vraiment isoler les relations les unes des autres, c 'est pas comme ça que ça marche en vrai.

Speaker: Et puis, on a besoin des perspectives différentes, je trouve. Dans nos amitiés, on a besoin d 'entendre, mais en fait, moi, je n 'expérimente pas du tout ça avec cette personne. La perception que tu en as, ce n 'est pas forcément juste et tu as besoin d 'être guéri de quelque chose. Oui. Non, c 'est clair. Mais du coup, est -ce que la frontière entre une discussion saine sur une tierce personne et le gossip, c 'est que le gossip, ça devient quand c 'est une information qui est répétée plein de fois ou la même conversation, mais avec plein de personnes différentes.

Speaker: Et là, ça devient du gossip. Alors que si c 'est juste... On parle d 'une tierce personne et on partage notre ressenti sur une situation ou quoi, mais que ça ne va pas forcément plus loin que ça... Je réfléchis à pas autant. Moi, je pense que le gossip, c 'est quand, en fait, tu parles de quelqu 'un et tu ne te remets pas du tout en question et il n 'y a pas de mouvement d 'action de ta part pour la relation.

Speaker: Alors que quand tu parles avec quelqu 'un et tu dis mais en fait je suis bloqué dans cette relation, j 'ai l 'impression que cette personne a un problème, j 'ai besoin de vider mon sac pour pouvoir repartir vers l 'amour, vers la personne ou vers les limites saines, là c 'est pas du gossip. Mais malheureusement ça peut facilement glisser vers je biche par derrière et puis je suis pas du tout sur un mouvement d 'amour et d 'action. Ouais du coup je pense que t 'as dit le mot clé c 'est la...

Speaker: la fin, c 'est l 'amour, l 'objectif, ce qu 'on vise c 'est l 'amour et du coup on devrait tout juger en fonction de cet objectif là qui est l 'amour et donc si on parle d 'une personne

Speaker: si ça c 'est notre moyen pour arriver à notre fin, c 'est ok parce que du coup tu vises à aimer cette personne. Maintenant c 'est facile à dire quoi. Pour moi c 'est avec l 'idée de travailler à être des meilleures coffres fort, c 'est travailler à s 'encourager à limiter le gossip

Speaker: à empêcher nos amis de nous utiliser pour gossiper et à pousser les gens à aimer. Aimer, c 'est aussi la vérité et c 'est aussi les limites.

Speaker: Et moi, à la question quelles sont les limites de ce qu 'on peut partager selon vous, moi, j 'ai des amis où je sais que je ne peux pas aller débriefer, vider mon sac parce qu 'on va glisser vers du gossip et j 'ai d 'autres amis qui sont très bons pour m 'empêcher de faire du gossip parce qu 'ils vont être orientés vers l 'amour, vers le mouvement et ils ne vont pas me laisser bitcher sans fin sur les gens. Et je suis très contente d 'avoir ces amis là dans ma vie et j 'espère que je peux devenir cet ami là pour les autres.

Speaker: Ouais, un truc que j 'apprécie beaucoup chez Garrett, mais même si des fois ça me frustre, c 'est que du coup quand j 'ai besoin de vider mon sac sur quelqu 'un d 'autre ou une situation un peu relationnelle, un peu compliquée ou des trucs comme ça, lui il est capable de dire, en fait là je te laisse en parler un peu, mais en fait à un moment je te dirais stop parce que ça devient passant et j 'aime pas ça quoi.

Speaker: Du coup c 'est frustrant pour moi des fois parce que j 'ai quand même envie d 'en parler mais je reconnais qu 'il y a de la sagesse là dedans de dire en fait je comprends que tu as besoin d 'en parler mais pas plus parce qu 'après là ça devient malsain, c 'est du gossip et je veux pas avoir part avec ça quoi. Et je veux aussi t 'empêcher de tomber dans tes travers. Ouais c 'est ça. Je trouve que c 'est ça qui est beau, je sais que le gossip c 'est pas bon pour toi non plus.

Speaker: Mais donc la dernière question c 'est est -ce qu 'il y a de la place du gossip dans nos amitiés quand même ? Ça dépend de ce qu 'on définit comme gossip quoi. Si dans notre définition de gossip c 'est le partage malsain, bah oui du coup non, faut pas le faire. C 'est continué dans la définition quoi.

Speaker: Mais le gossip de, il y a machin qui déménage, il y a de trucs qui se passent ça dans sa vie, où c 'est... Il y a des trucs à l 'odeur qu 'on peut dire. Après, enfin...

Speaker: Quelle est l 'utilité ? Franchement, après, enfin... Moi je suis quand même dans la team où les informations un peu nulles comme ça, ça sert aussi à construire les relations, ça sert à... à relationner quoi. Après, tu vois genre, il y a l 'information... Hé, Intel a eu un crush sur Intel. Ok. Pourquoi faire cette information là exactement ?

Speaker: Et tu penses que ça, ça peut être des informations utiles ? Parce que je pense que c 'est à ça qu 'on pense quand on parle à Gossip. Ouais, bah du coup, je pense que, encore une fois, ça peut être utile si l 'objectif, c 'est l 'amour. C 'est genre... Mais je vois pas. Je vois pas. Sur le match, il y a eu un crush où eux, ils ont tchatté. Je vois pas en quoi il y a l 'amour. Imagine...

Speaker: c 'est quelqu 'un que t 'accompagne spirituellement et que on t 'apprend qu 'une autre personne a un crush sur cette personne. Je sais pas, ça peut servir non ? Je sais pas, j 'en sais rien. Je n 'accepte pas la phrase qui dit le problème c 'est les gossips. Pour moi le problème c 'est le manque d 'amour. Et que je peux, il me semble, imaginer des situations où on gossip

Speaker: Mais c 'est pour l 'amour. Peut -être que du coup c 'est pas la bonne définition gossipe. Mais oui, mais du coup, si notre définition de gossipe c 'est que c 'est mal, bon ben ça sera mal, c 'est pas la peine d 'en discuter, tu vois ce que je veux dire. C 'est très sage, c 'est très sage ce que tu dis. Non mais parce qu 'il y a du gossipe qu 'on peut considérer comme neutre, et du coup on s 'y adonne, machin, on eut des crushs.

Speaker: il a fait ça mais en fait moi je vois qu 'au début on pense que c 'est neutre et puis genre six mois plus tard on se rend compte que c 'est pas neutre parce que dans le milieu chrétien genre on parle de quelqu 'un on connaît pas et puis après en conférence on la croise et puis du coup ça devient affreusement gênant après c 'est là où il faut... si il y a une classe dans le gossip entre amis dans ce cas là il faut aussi être un coffre -fort pour

Speaker: pas le répéter quoi. Typiquement l 'exemple du crush, si tu sais que quelqu 'un a un crush sur quelqu 'un d 'autre et que tu le dis à un pote, ben c 'est pas pour qu 'il le répète, c 'est juste pour que ça s 'arrête et c 'est un sujet de conversation qui à la rigueur vous fait rigoler, je sais pas si c 'est très sympa d 'ailleurs, mais voilà un petit inside joke un peu chelou et du coup c 'est pas positif mais en tout cas faut pas que ça aille plus loin que ça sinon là ça devient

Speaker: pas que du gossip là, ça devient potentiellement néfaste pour les autres relations. Mais si c 'est genre un truc, je sais pas si t 'as remarqué, mais j 'ai l 'impression que machin a un groche aux bijoux, ça pour moi j 'ai pas l 'impression que c 'est vraiment du gossip

Speaker: particulièrement dangereux si on sait derrière mettre des limites et dire en fait cette conversation elle reste entre nous et on va pas se mettre à spéculer avec d 'autres gens quoi. Et puis on va rien faire. Ouais on va rien faire, c 'est juste on leur a remarqué ça et puis ok bah c 'est leur problème de toute façon. Ouais. Mais ça me fait réfléchir parce que ce que tu dis sur le gossip neutre, on a l 'impression que c 'est neutre et en fait au final ça ne l 'est pas.

Speaker: En fait moi c 'est typiquement tous les moments dans ma vie où j 'ai chuté sur trop parler, c 'est que j 'avais l 'impression qu 'en vrai il n 'y avait pas d 'enjeux quoi, genre c 'était juste une information, surtout que...

Speaker: je peux avoir des amis qui sont très très sur le mode informationnel genre je te donne une information et en fait je m 'en fous il n 'y a pas d 'émotion dedans mais en fait c 'est pas vrai donc voilà ça peut arriver à souvent de me dire ok bon bah fait juste une information un peu anodine et en fait ça ne l 'était pas du tout et bon

Speaker: Moi, de ma culture familiale, et moi c 'est vrai pour moi aussi, quand on me dit quelque chose, en fait je ne peux pas l 'oublier, et donc quand je vais me retrouver face à la personne, la personne qui peut me le partager, elle, elle gère très bien, elle compartimente, moi je ne compartimente pas, donc si je suis face à la personne et qu 'on m 'a dit quelque chose qui n 'est pas forcément vrai, mais c 'est juste une interprétation, ça va, je vais projeter sur cette personne ce qu 'on m 'a dit d 'elle. Mais ça c 'est ma responsabilité, dans les discussions que j 'ai avec mes amis, quand ils me disent des trucs sur des gens que je peux croiser,

Speaker: de leur dire mais tu sais moi je peux pas entendre ça alors si t 'as besoin de vider ton sac tu vas devoir aller trouver quelqu 'un d 'autre parce que moi ça va transformer ma vision que j 'ai de la personne mais ça c 'est parce que c 'est mon fonctionnement à moi et qu 'on n 'est pas tous sensible de la même manière à ce qu 'on entend sur les gens mais je pense que ça c 'est important qu 'on puisse se questionner comment ce que j 'entends sur les gens ça change ma perception que j 'en ai oui c 'est la fonction de la parole aussi je veux dire c 'est la responsabilité de la personne qui parle

Speaker: Oui, c 'est normal que notre parole transforme la vision des autres sur les choses, parce que sinon ça servira quoi de parler ?

Speaker: on n 'a pas tous la même gestion de ça. Encore une fois, si on reste sur l 'exemple de notre amitié à nous deux, j 'ai l 'impression que pour nous, c 'est assez simple. On est plus ou moins capable de juste transmettre des informations sans qu 'il y ait une charge émotionnelle incroyable. Et du coup, ça va, on transmet le truc et ça va s 'arrêter là. Mais en fait, on n 'est pas tous capables

Speaker: ça. Et parfois ça nous joue des tours d 'ailleurs je pense. Parce que soit on ne perçoit pas que c 'est un enjeu pour l 'être personne et on va trop loin, ou soit on ne se rend pas compte que ce qu 'on dit, ça risque de se propager ou d 'avoir un effet plus qu 'on avait prévu.

Speaker: ouais du coup c 'est juste que moi dans ma perspective mais en fait les deux les deux façons de voir je pense sont pertinentes c 'est que dans ma perspective j 'ai quand même toujours plus tendance à me dire que ma responsabilité c 'est ma parole alors genre à me le dire pas à l 'appliquer je suis extrêmement nul à réaliser que ma parole est vraiment à de l 'impact mais du coup parce que j 'ai un peu cet angle mort j 'ai tout le temps un peu dans ma tête

Speaker: ok le truc important dans la vie c 'est attention à sa parole et donc voilà je sais pas j 'ai plutôt le prisme de ce côté là la responsabilité c 'est à celui qui parle plus qu 'à celui qui écoute mais bon en même temps les deux sont vrais

Speaker: Très bien, c 'est très riche cette conversation sur le gossip. Alors la question de la fin, c 'est quels sont vos deux centimes sur la question de la transparence en amitié ? La seule règle, c 'est l 'amour. Voilà, je dirais ça. Wow, c 'est beau. Que dire après ça, Joana ? Que dire après ça, après ces paroles de sagesse ?

Speaker: Merci, c 'est la parole qui transforme le monde ça Ouais je pense que être transparent dans ses amitiés c 'est une étape nécessaire pour que ça devienne de l 'amitié après dans quelle mesure je pense ça dépend on n 'est pas obligé d 'être transparent surtout mais il faut quand même un minimum de transparence dans les deux sens et que ça peut

Speaker: Ça ne peut pas devenir de l 'amitié si il n 'y a que toi qui est transparent et l 'autre pas, ou l 'inverse quoi. Il faut qu 'il y ait les deux. Et là on passe d 'un mode de relation à un mode de relation plus profond qui serait l 'amitié.

Speaker: C 'est beau. Merci Elie et Johanna pour vos pépites sur l 'amitié. C 'était très chouette. Merci d 'avoir pris le temps d 'écouter cet épisode. On espère que ça vous a plu et donné matière à réfléchir. N 'hésitez pas, si vous avez apprécié ce que vous avez entendu, à partager cet épisode sur les réseaux sociaux. C 'est grâce à vous que mes 200 teams commencent à être de plus en plus connus.

Speaker: et qu 'on peut avoir des conversations sur les relations avec de plus en plus de gens. On est reconnaissants pour vous les auditeurs qui nous écoutez. Normalement, il y a presque plus personne qui écoute cette partie -là, donc bisous sur le front. Et à dimanche prochain à 15h pour un nouvel épisode de 2 Centimes.

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