Zencastr
00:00:00
00:00:01
Speed1x
Format▸
Share
Embed
Report

EP16 - Romain Lauvergnat, fondateur de StadiumGo

KM30
KM30

139 plays · Apr 3, 2026

Transcript

Speaker: L'expérience idéale c'est que tu as l'application mobile de ton club favori et que tu dois pouvoir absolument tout faire sur cette appli.

Speaker: On est un vrai outil qui permet d'améliorer la fan expérience.

Speaker: La barrière à l'entrée du covaturage elle est cassée parce que comme on a un point commun qui est à minima la passion du même sport mais dans les faits 99% du temps c'est la passion du même club, on va parler du match d'avant, on va parler du mercato, on va parler de plein de trucs et...

Speaker: L'ambiance, c'est ce qu'on est venu chercher.

Speaker: Donc c'est en ça qu'aujourd'hui on a créé le service dont je rêvais à l'époque.

Speaker: Nous on va travailler avec tout l'écosystème, donc les clubs, les ligues, les fédérations et derrière, nous on leur met à dispo toute la partie data qui est ultra niche et ultra intéressant pour eux.

Speaker: On va dire que le premier trajet c'est facile, mais comment on fait en sorte que tu restes et que tu aies envie de continuer?

Speaker: Le fait de gamifier une action qu'on essaye de faire aux gens,

Speaker: ça marchera toujours mieux que juste leur dire « faites-le ».

Speaker: Chez l'entreprise, évidemment, je regarde le chiffre d'affaires et toutes les données économiques, mais on regarde combien de tonnes de CO2 on permet d'éviter.

Speaker: À quel point ce qu'on fait, c'est efficace ou pas, et comment on peut continuer d'augmenter ce chiffre.

Speaker: Mais aujourd'hui, si tu prends un club de foot professionnel, sur l'entièreté de son bilan carbone, tu as à peu près 70%, voire plus, qui est du déplacement des spectateurs.

Speaker: Si le mètre 30, je peux en faire un demain, je l'aurai encore, c'est probable.

Speaker: Mais comme je l'ai déjà vécu une fois, je sais comment réagir mieux.

Speaker: Et à chaque fois, tu t'améliores et à chaque fois, le Kilomètre 30, tu arrives à gagner un petit peu de terrain jusqu'au jour où il y a forcément un jour où le Kilomètre 30, c'est moi qui lui mettrai une taille.

Speaker: Bonjour et bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast des entrepreneurs du sport.

Speaker: Je suis Vitan Amias et aujourd'hui, je reçois Romain Lauvernia, le fondateur de Stadium Go.

Speaker: Cet épisode, il est passionnant parce que Romain nous plonge au cœur de la fin d'expérience.

Speaker: On décrit en fait comment on transforme le trajet au stade en un véritable levier d'impact

Speaker: et de lien social.

Speaker: On comprend vraiment dans cet épisode que Romain est très motivé par l'impact.

Speaker: L'impact social, l'impact environnemental, l'impact dans l'industrie du sport.

Speaker: Mais au delà du business, Romain nous livre aussi un récit sans filtre sur la réalité de l'entrepreneuriat et les sacrifices financiers, psychologiques, personnels à faire pour pouvoir entreprendre.

Speaker: On parle aussi de son marathon et de la façon dont il a réussi à dompter son kilomètre 30 grâce à la préparation mentale.

Speaker: C'est un échange authentique où on parle d'impact, de sport,

Speaker: évidemment de foot, puisque c'est un grand passionné.

Speaker: Bref, c'est un épisode passionnant.

Speaker: Je ne vous en dis pas plus et je vous souhaite une très bonne écoute.

Speaker: Hello Romain!

Speaker: Salut Victor!

Speaker: Ravi de t'accueillir sur Kilomètre 30, dans un lieu un peu particulier.

Speaker: Aujourd'hui, première fois à Marseille.

Speaker: Première et pas la dernière, j'espère.

Speaker: Merci pour ton invitation.

Speaker: J'espère.

Speaker: Ravi de te rencontrer, de t'accueillir dans ce lieu.

Speaker: Est-ce que tu peux me dire comment ça va d'abord?

Speaker: Tu m'as parlé de ton marathon, tu as couru ton premier marathon récemment.

Speaker: Comment ça s'est passé?

Speaker: Écoute, déjà, ça va pas mal.

Speaker: Ça va pas mal, on finit l'année tranquillement.

Speaker: Premier marathon, grosse expérience.

Speaker: C'était un des objectifs de l'année 2025 de tester et jauger ce que c'était, cette distance-là.

Speaker: Et assez satisfait.

Speaker: J'ai vécu la course exactement comme je m'y attendais, donc en souffrant, évidemment, beaucoup.

Speaker: le fameux kilomètre trente dont on reparlera, je l'ai mangé en pleine tête.

Speaker: Mais c'était cool, une belle expérience, même si je ne suis pas un adepte de viser des temps, des perfs absolument, etc.

Speaker: Je suis plus à vivre les expériences.

Speaker: J'avais quand même en tête une ligne, un temps.

Speaker: Et en partant de la maison, je te l'ai dit, avant qu'on commence à enregistrer, j'avais noté le temps exact que je voulais faire.

Speaker: Et je l'ai fait, voire un peu moins.

Speaker: Donc trop, trop cool.

Speaker: Et c'est notamment dû à pas mal de...

Speaker: Pas mal de travail que j'ai fait les mois d'avant, que ce soit pour l'entreprise, pour le sport, etc.

Speaker: avec Marine qui est préparatrice mentale et qui m'a éduqué un peu sur ces trucs-là de cohérence cardiaque, visualisation, etc.

Speaker: Je ne suis pas du tout un expert, mais en tout cas, j'ai appris des petits exercices de comment tu peux visualiser ta course idéale, ton rendez-vous idéal, rendez-vous business, ce genre de choses et ça marche.

Speaker: Je vais peut-être dire plein de bêtises parce que je suis encore en apprentissage, mais globalement, par exemple, Marine m'a beaucoup éduqué sur le fait que ton cerveau a besoin d'avoir un repère d'un truc qui s'est bien passé.

Speaker: Donc, par exemple, on s'est basé sur une autre course que j'avais faite, que c'était bien passé de A à Z. Et en fait, tu éduques ton cerveau notamment avec... Alors, je n'ai plus le terme exact, mais tu définis un geste repère

Speaker: que tu vas faire au moment où tu veux dire à ton cerveau de se rappeler exactement de l'état dans lequel tu étais à ce moment-là.

Speaker: Donc en gros, la visualisation, tu dois la faire pendant des jours, des semaines, etc., pour que ton cerveau l'assimile, et l'assimile à ce geste repère.

Speaker: Donc moi, par exemple, j'avais défini que si je me mets deux coups sur la cuisse droite,

Speaker: Ça veut dire que je me remets dans l'état dans lequel j'étais pendant la course qui était géniale, à laquelle j'y pensais, etc.

Speaker: Et tu as plein de petites techniques comme ça que tu peux développer et que j'apprends aux côtés de Marine qui sont vraiment très très cool.

Speaker: Ok, hyper concret.

Speaker: Ok, trop cool.

Speaker: Tu as parlé du kilomètre 30.

Speaker: Effectivement, ça va être un sujet qu'on va peut-être aborder.

Speaker: On se l'aurait peut-être pour tout à l'heure.

Speaker: Est-ce que tu peux te présenter Romain?

Speaker: Clairement.

Speaker: Moi, je suis Romain, je suis un jeune entrepreneur dans le sport et la tech qui a vocation notamment à mettre toute son énergie au service du sport et de l'impact puisqu'on y reviendra.

Speaker: Les thématiques de l'impact, c'est quelque chose qui me touche beaucoup.

Speaker: Et avant ça, j'ai été surtout, je suis développeur de métiers d'application mobile, site web, etc.

Speaker: Ce qui, on pourrait y revenir, m'a quand même pas mal aidé dans le début de l'aventure.

Speaker: Vraiment?

Speaker: En fait, Stadium Go, ça part d'une idée assez simple qui est que je voulais voyager avec d'autres gens qui partagent la même passion pour aller au stade.

Speaker: Donc juste covoiturer pour payer moins cher, voyager avec des gens qui ont la même passion que moi et juste kiffer quand je vais au stade.

Speaker: C'était vraiment ça le postulat de départ.

Speaker: Et en construisant ce qu'est aujourd'hui Stadium Go, on s'est éduqués avec Olivier, mon associé, qui m'a rejoint après dans l'aventure sur le plan environnemental pour comprendre qu'il y avait aussi un levier de ce côté-là.

Speaker: C'est comme ça que ça s'est intégré dans la mission.

Speaker: Stadium Go, aujourd'hui, si je le synthétise en une phrase, c'est l'expérience de mobilité dédiée aux événements sportifs.

Speaker: Donc on accompagne

Speaker: tous les événements sportifs et culturels, parce qu'on a aussi élargi le spectre depuis, à encourager et faire la promotion du covoiturage pour faciliter la venue au stade, renforcer la fan expérience qui, contrairement à ce qu'on peut dire parfois, ne commence pas une fois sur le lieu d'événements, mais bien bien bien en amont.

Speaker: et participer à l'objectif global de réduction de l'empreinte carbone du sport.

Speaker: C'est un peu ce qu'on fait aujourd'hui.

Speaker: Donc là, vous vous êtes classé dans la catégorie fan expérience, quand on classe un peu les boîtes dans le sport, c'est ça?

Speaker: En fait, on est un peu à la croisée des chemins de la fan expérience, l'impact.

Speaker: On mêle un peu les deux sujets parce que finalement, notre service permet de réduire l'empreinte carbone du sport parce que c'est mathématique.

Speaker: Si tu mets moins de voitures sur la route, l'empreinte carbone associée diminue aussi proportionnellement.

Speaker: Mais de l'autre côté, ouais, on est un vrai service de Fan Experience parce que c'est profondément dans l'ADN et c'est profondément pour ça, à la base, que j'ai créé Stadium Go.

Speaker: C'était purement égoïste parce que j'en avais besoin.

Speaker: Moi, c'était que je suis convaincu, comme je te le disais juste avant, que la Fan Experience, elle démarre à l'instant même où tu vas te dire « je vais aller à cet événement ».

Speaker: À ce moment-là, elle a déjà démarré et donc naturellement, il y a un moment où tu vas te dire « ok, j'ai acheté mon billet, j'ai passé l'étape de la billetterie, comment j'y vais? »

Speaker: Et donc, comment j'y vais?

Speaker: Le covoiturage est une des solutions qui peut te permettre d'aller avec tous les avantages que ça comporte au stade, par exemple.

Speaker: Et donc, à travers ça, on est un vrai outil qui permet d'améliorer la fan expérience et d'utiliser certains leviers dont on pourra parler après pour encourager le covoiturage, mais aussi le récompenser à travers la mise à disposition de récompenses, de choses davantage concrètes pour encourager les gens à continuer toujours plus.

Speaker: Avant Stadium Go, comment vous allez bien, du coup?

Speaker: Avant Stadium Go, c'était mon cas, on utilisait tous BlaBlaCard, des compagnies de covoiturage assez classiques, mais ce que je disais tout à l'heure, c'est qu'il manquait la dimension.

Speaker: Il manquait de deux choses.

Speaker: La première chose qui manquait, c'était que, bien souvent, pour l'avoir fait, moi, j'ai longtemps habité Paris, je supporte l'OM.

Speaker: Donc le covoiturage, c'est ce qui me permettait de payer moins cher pour aller au stade.

Speaker: Parce qu'à l'époque, les trains Wigo, etc.

Speaker: n'étaient pas aussi développés.

Speaker: Je te parle de ça en 2010, 2011, 2012.

Speaker: À l'ancienne.

Speaker: À l'ancienne, vraiment, tu vois.

Speaker: Et donc, à ce moment-là, souvent, tu étais déposé à une gare de péage, un métro, etc.

Speaker: Et tu devais cumuler les moyens de transport pour aller au stade.

Speaker: Ça, c'est le premier point qui était quand même relativement pénible.

Speaker: Donc là, nous, aujourd'hui, comme tout le monde est identifié comme allant au même événement, tu arrives directement sur le lieu de l'événement, ce qui est fondamentalement beaucoup plus pratique.

Speaker: Le deuxième truc finalement, c'est que moi je voulais voyager avec des gens qui ont la même passion que moi parce que je suis dans cette fan expérience de « je suis dans mon moment, je veux au stade, j'ai envie de le vivre pleinement et j'ai pas envie » et c'est arrivé dans certains covoiturages de tomber avec des gens qui eux n'aiment pas le foot et ils en ont bien le droit.

Speaker: mais qui du coup ne sont pas dans le même mood.

Speaker: Le travail, il va se mal vivre.

Speaker: Alors qu'aujourd'hui, dans un covoiturage sur Stadion Go, la barrière à l'entrée du covoiturage, elle est cassée parce que comme on a un point commun qui est à minima la passion du même sport, mais dans les faits, 99% du temps, c'est la passion du même club.

Speaker: On va parler du match d'avant, on va parler du mercato, on va parler de plein de trucs et...

Speaker: l'ambiance, c'est ce qu'on est venu chercher.

Speaker: Donc, c'est en ça qu'aujourd'hui, on a créé le service dont je rêvais à l'époque.

Speaker: Mais à l'époque, le covoiturage classique faisait quand même bien le taf.

Speaker: Et il le fait encore certainement pour une part de la population qui ne recherche pas forcément ces trucs-là.

Speaker: Ça t'est arrivé de covoiturer avec des supporters de l'équipe adverse, du coup?

Speaker: Ça m'est déjà arrivé, ouais.

Speaker: Supporters de l'équipe adverse, ouais, je crois que c'était pour un...

Speaker: Je me demande si ce n'était pas un OM3, parce que j'habitais à Paris, donc Paris 3, ce n'était pas loin.

Speaker: Je n'étais que avec des Troiens.

Speaker: Mais c'est cool parce que le covoiturage casse un peu ce truc de... Il y a l'adversité, etc.

Speaker: Évidemment qu'elle est là et si on perd... Vous n'êtes pas adressé la parole du trajet.

Speaker: Le trajet à retour, il va être compliqué.

Speaker: Mais néanmoins, il y a ce petit truc, cette petite alchimie qui fait que ça se passe bien.

Speaker: Mais ouais, j'ai eu des expériences avec des supporters adverses.

Speaker: J'ai eu, parce que j'utilise moi-même Stadium Go fréquemment, je covoiture souvent avec les gens, nos utilisateurs.

Speaker: Donc j'ai plein de souvenirs, plein d'anecdotes mémorables avec eux.

Speaker: C'est trop cool.

Speaker: Est-ce quoi ton meilleur souvenir en covoit?

Speaker: Un souvenir marquant quand même?

Speaker: J'en ai plein.

Speaker: Le dernier trajet un peu long et marquant, et j'insiste sur le long, parce que c'était un Chartres-Dortmund à l'air-tour.

Speaker: Donc ça fait à peu près 15 heures de bagnole, tu as le temps d'apprendre à connaître les gens.

Speaker: Pour le coup, c'était cool, parce que c'était un père de famille avec ses deux enfants, son beau-frère, et en fait, typiquement, moi je suis supporter de l'OM, et on a parlé pendant des heures de leur passion du PSG, et à quel point ils allaient au Parc des Princes, etc., la rivalité PSG-OM, donc au final, tu trouves des...

Speaker: Tu arrives à te raccrocher sur le fait que vous avez la même passion quand bien même vous ne supportez pas le même club.

Speaker: Et au final, le trajet de 15 heures, il passe, même s'il est long, je ne vais pas mentir, il passe quand même un peu mieux parce qu'on est dans la bonne ambiance et qu'on parle de choses qu'on aime.

Speaker: Très stylé.

Speaker: Tu fais des rencontres, j'imagine, avec des personnes que tu as limite envie de garder comme potes?

Speaker: Ça arrive, ouais.

Speaker: Ça arrive.

Speaker: Nos tout premiers utilisateurs, Théo et Valentin, je te parle de ça en 2019, sont devenus potes parce qu'ils ont co-vaturé sur Stade Young Ghost.

Speaker: C'était les tout premiers.

Speaker: J'imagine qu'on a créé plein d'autres amitiés.

Speaker: On a des témoignages comme ça.

Speaker: On n'a pas encore, je l'espère, avoir des couples, des bébés, etc.

Speaker: mais à ma connaissance on n'en a pas encore mais oui de toute façon le covoiturage c'est le meilleur lieu de rencontre enfin un des meilleurs lieux de rencontre à mon sens puisque à partir du moment où tu es enfermé dans une voiture avec potentiellement 4 autres personnes il y a forcément un moment où vous allez vous parler peut-être que vous n'avez rien en commun et cette fois-ci ça ne marchera pas mais peut-être que vous allez faire des rencontres merveilleuses et que ça restera des amis voire plus ouais totalement euh

Speaker: Est-ce que tu peux m'expliquer le modèle derrière Stadium Go de ce que je comprends?

Speaker: Et tu me dis, si je me trompe, il y a vraiment la partie B2C où tu veux attirer des utilisateurs qui cherchent un moyen de transport pour aller supporter leur équipe.

Speaker: Et derrière, la partie B2B, peut-être qui est cachée, qui n'est pas forcément visible aux yeux des utilisateurs finaux, mais qui est peut-être centrale dans vos revenus aujourd'hui.

Speaker: Du coup, c'est un mix des deux, c'est ça?

Speaker: Tu as à peu près tout dit.

Speaker: C'est totalement un mix des deux.

Speaker: On a commencé avec le modèle B2C, donc grand public, application mobile, plateforme Stadium Go qui existe encore et à travers laquelle tu peux organiser ton covoit vers à peu près 6000 événements à l'année.

Speaker: Essentiellement des sports co, mais de temps en temps, on a des sports nautiques comme le Vendée Globe, des sports automobiles, des rallies jeunes, des choses comme ça.

Speaker: Mais effectivement, ce qui aujourd'hui est notre cœur des métiers, notre vrai savoir-faire, c'est de construire des expériences de covoiturage et même plus largement de mobilité pour les organisations sportives.

Speaker: Donc concrètement, pour toutes les personnes qui écouteraient ce podcast, aujourd'hui, on va créer des plateformes de covoiturage, par exemple pour la Fédération française de football avec qui on travaille.

Speaker: Donc nous, on devient en ce sens un prestataire technique.

Speaker: On va construire l'expérience, on va s'occuper de la personnaliser, parce qu'évidemment, c'est un service qui va être personnalisé totalement aux couleurs de l'événement, etc.

Speaker: Parce que

Speaker: Il y a deux choses à avoir en tête et qui font que ça marche aussi bien.

Speaker: La première, c'est que dans le sport, il y a ce sentiment d'appartenance qui fait qu'entre la Fédération française de foot lance son service de covoiturage à ses couleurs, dans son univers, etc.

Speaker: VS, elle dit aux gens « allez sur telle plateforme ».

Speaker: La défiance de la deuxième solution, elle sera naturellement plus élevée puisque les gens ne connaissent pas.

Speaker: Alors que là, c'est un service, tu vas sur Google, tu tapes « covoiturage FFF », tu vas tomber sur la plateforme, il y a le petit logo en bas à droite pour dire que c'est nous, mais sinon, aux yeux des gens, Stadium Go n'existe pas et c'est ce qui fait que ça fonctionne.

Speaker: Marque blanche, du coup.

Speaker: Marque blanche, totalement.

Speaker: Et c'est ce qui fait que ça fonctionne, puisqu'en plus, derrière, on a développé tout un tas de choses qui font qu'on va, et c'était l'objectif, ce qui fait que ça marche mieux,

Speaker: intégrer pleinement le service de covaturage dans l'univers de l'organisation au même titre que le merchandising, la billetterie, etc.

Speaker: Donc, sans entrer dans des détails techniques trop chiants, mais par exemple, on va se connecter avec le SSO.

Speaker: Donc, si tu as un compte sur FFF.fr, tu vas pouvoir te connecter avec les mêmes identiférences sur le service de covaturage.

Speaker: Donc, on vient gommer une première barrière à l'entrée.

Speaker: Et pour l'organisation sportive, on va aussi connecter la plateforme de covaturage avec leur CRM pour que je sache que, OK, j'ai ta fiche client-supportaire à toi, Victor,

Speaker: et tes infos perso, etc., tout ce qu'une organisation sportive peut avoir de base.

Speaker: Mais je vais avoir aussi quelle est ton activité, quelles sont tes habitudes de mobilité quand tu viens au stade pour voir l'équipe de France, ah, masculine, féminine, les espoirs, etc.

Speaker: Et en ce sens, je vais pouvoir te pousser davantage de communication et d'offres qui vont être pleinement adaptées.

Speaker: Donc on aide aussi à l'ultra-personnalisation basée sur des données réelles

Speaker: Et le dernier point derrière ça, c'est qu'on a aussi volontairement construit ce qui à la base était comme juste une plateforme de covoiturage.

Speaker: Aujourd'hui, on l'a imaginé et pensé pour être un nouvel asset de sponsoring.

Speaker: Donc, on fait rentrer les partenaires et les sponsors de ces organisations-là.

Speaker: Par exemple, la Fedetfood, c'est Volkswagen qui est dans l'équation.

Speaker: Et donc, à travers un service qui est utile pour les gens, on va créer une nouvelle sorte d'activation de marque autour du partenariat qui fait qu'ils peuvent raconter une nouvelle histoire.

Speaker: Encore une fois, et j'insiste là-dessus, à travers un truc qui est concret et utile derrière.

Speaker: Il y a une vraie utilité de « on va aider les supporters à aller au stade d'une meilleure manière ».

Speaker: Ok, trop stylé.

Speaker: Ça veut dire que là, c'est un modèle.

Speaker: Là, ce que tu décris, c'est B2B2C.

Speaker: C'est un peu ça.

Speaker: Mais économiquement parlant, on est sur un modèle B2B, on est quasiment sur un modèle SaaS.

Speaker: Ouais, ok.

Speaker: Donc là, c'est un modèle SaaS, c'est-à-dire que c'est un abonnement, les partenaires vont payer pour ce service mensuellement.

Speaker: Les transactions, du coup, qui sont effectuées, par exemple, tu payes un autre conducteur, ça marche comment?

Speaker: C'est du volume qui est assumé par vous ou c'est assumé par le partenaire?

Speaker: C'est assez simple.

Speaker: Alors, la première partie, effectivement, tu as raison, c'est un abonnement, c'est payé par l'organisation sportive, son partenaire.

Speaker: Ensuite, sur la partie transactions, donc les réservations de trajet, il y a la première partie qui va être quand toi, Victor, tu vas proposer un trajet, la plateforme va te conseiller quel est le bon prix parce que

Speaker: Ceux qui ne bossent pas dedans ne savent pas, mais il y a des lois autour du covéturage.

Speaker: Donc, il y a un barème kilométrique que tu ne dois pas dépasser.

Speaker: Un conducteur ne peut pas faire tout et n'importe quoi.

Speaker: C'est faux.

Speaker: Déjà, ça, c'est le premier point.

Speaker: Et le deuxième point, une fois que tu as proposé ton trajet avec ce prix-là, moi, passager, je vais payer ça plus 1 euro de frais de réservation.

Speaker: Les 1 euro de frais de réservation, ça sert juste à équilibrer les frais que nous-mêmes, on va avoir à chaque fois qu'il y a une transaction.

Speaker: Une fois que tu as effectué le covoiturage, comme sur n'importe quelle plateforme de ce type, toi, conducteur, on a fait le trajet, tu vas recevoir sur ton compte bancaire l'argent que tu as demandé au départ pour le trajet.

Speaker: On se laisse un avis, tout le monde est content et on recommence à chaque fois.

Speaker: Ok, ok, trop stylé.

Speaker: Quand on le regarde comme ça, le fait de limiter la friction pour l'utilisateur, que ce soit directement en marque blanche, pour vous,

Speaker: J'imagine que ça a solutionné pas mal de problématiques d'acquisition.

Speaker: Peut-être que je me trompe.

Speaker: Est-ce que tu peux me décrire comment vous avez cherché les gens, comment vous vous faites connaître pour avoir plus d'utilisateurs?

Speaker: un peu à l'image de Blablacar, tu vois, même si vous, du coup, vous êtes sur du niche et ça n'apporte pas la même valeur, c'est clair.

Speaker: Comment vous allez chercher les nouveaux utilisateurs?

Speaker: Par plein de manières différentes et la différence, je rebondis là-dessus parce que tu parlais de Blablacar, la différence fondamentale entre la manière dont Blablacar va le faire ou d'autres plateformes vont le faire et nous,

Speaker: C'est que nous, on va travailler avec tout l'écosystème, donc les clubs, les ligues, les fédérations, etc., pour se servir de leur canal de communication, leur canot de communication pour aller toucher ces audiences.

Speaker: Autrement dit, sur Stadium Go, donc la plateforme grand public, on fait bien souvent, et on en a aujourd'hui plein, des dizaines de partenariats avec des clubs.

Speaker: qui vont nous communiquer sur la solution pour dire à leurs supporters « il y a une offre de covoiturage qui est dispo, regardez, covoiturer ».

Speaker: En face de ça, et on pourra rentrer dans le détail plus tard, on met en face la possibilité pour ces clubs de créer leur programme de récompense, d'incitation, etc.

Speaker: pour que les gens se prennent au jeu.

Speaker: Et derrière, nous, on leur met à dispo toute la partie data qui est ultra niche et ultra intéressante pour eux parce qu'ils vont avoir plein de data sur quel est le comportement des gens les jours de match qui viennent en voiture, d'où ils viennent, quelle est la distance qu'ils parcourent, quel est le temps moyen qu'ils passent, combien de temps ils arrivent avant le début du match.

Speaker: Plein, plein, plein de données qui sont hyper riches pour un organisateur d'événements.

Speaker: Il y a même des clubs qui se rendent compte à travers nous que les gens qui viennent en voiture en utilisant le covoiturage sont dans ce qu'ils appellent une zone de chalandise autour de la salle ou du stade un petit peu plus large que ce qu'ils pensaient.

Speaker: Donc il y a plein de data comme ça qu'on met à dispo.

Speaker: Mais donc sur la partie Stadium Go, il y a le levier club qui vont communiquer entre guillemets pour nous ou avec nous.

Speaker: Le deuxième, c'est notre communication propre, donc organique, Instagram, les réseaux sociaux, tout ce qu'il y a de plus classique, mais aussi pas mal de campagnes de pub sur Meta.

Speaker: On a notamment testé pas mal ce modèle ces deux dernières années, avec un succès qui est quand même là, même si ça coûte beaucoup d'argent, il faut être en capacité de beaucoup, beaucoup investir pour avoir un retour sur investissement qui est suffisamment cohérent.

Speaker: Mais ces deux leviers-là sur Stadium Go aident plutôt pas mal.

Speaker: Et en fait, c'est...

Speaker: Stadium Go est aujourd'hui, on le considère un peu comme notre laboratoire, dans le sens où quand on va lancer une plateforme, l'une des dernières qu'on ait lancées, c'est avec la Ligue de foot suisse pour les 22 clubs, donc une grosse plateforme.

Speaker: Sur cette plateforme-là, nous, on va ensuite individuellement accompagner les clubs, justement sur comment tu communiques, qu'est-ce que tu peux mettre en place et comment tu peux faire pour créer cet usage et cette communauté.

Speaker: Donc finalement, ça passe encore une fois par...

Speaker: des conseils en communication qui ont l'air très bêtes mais qui ont du sens.

Speaker: Typiquement, aujourd'hui sur Stadium Go, un covoiturage est réservé généralement à J-4 de l'événement.

Speaker: Ça a l'air d'être une stade dont tout le monde se fiche.

Speaker: La réalité, c'est que ça veut dire que si tu es un club et que tu communiques à J-2, par rapport au comportement habituel des gens, c'est trop tard et

Speaker: Tu en as perdu une bonne partie.

Speaker: Tu vas pouvoir en raccrocher certains aux branches, mais la grosse partie de l'audience, tu l'as perdue là.

Speaker: Il y a ça, il y a du conseil sur les visuels.

Speaker: Quels visuels marchent ou pas, quels arguments marchent ou pas quand tu communiques.

Speaker: Il y a des clubs, selon les sports, où c'est plus l'aspect récompense qui va fonctionner.

Speaker: Il y en a d'autres, ça va être plus l'aspect gain de temps parce que je ne vais pas prendre ma voiture, je vais prendre celle d'un autre, ce sera plus pratique, etc.

Speaker: Et ça va aussi varier selon le sport, parce que par exemple, on a une plateforme avec la Ligue Nationale de Rugby pour l'ensemble des clubs de top 14 et pro D2.

Speaker: La moyenne d'âge en rugby, elle est de 45-46 ans.

Speaker: Tu ne parles pas de la même manière à ces gens-là que sur Stadium Go, on a une moyenne d'âge à 30-31 ans.

Speaker: Mais toutes ces choses-là, c'est des choses qui, là, je l'ai dit, ç a a l'air très simple, ça nous a pris 6 ans pour apprendre et comprendre tous ces trucs-là, tous ces mécanismes qu'on peut mettre en place pour créer l'usage.

Speaker: Et le sujet dont tu parles, l'acquisition, c'est un peu le nerf de la guerre parce qu'aujourd'hui, on a développé un savoir-faire qui est canon et je remercie nos équipes pour ça.

Speaker: Créer des plateformes de courbe voiture, des expériences de mobilité, on sait le faire mieux que quiconque aujourd'hui, je n'ai pas honte de le dire.

Speaker: Par contre, derrière, l'enjeu, c'est d'arriver à maximiser l'usage qui va être fait sur ces plateformes et d'arriver à développer les techniques suffisantes pour le faire.

Speaker: Ok.

Speaker: C'est quoi les prochaines étapes, du coup, pour maximiser justement?

Speaker: Où est-ce que vous voulez?

Speaker: T'as plein de leviers.

Speaker: Déjà, je vais m'arrêter un peu là-dessus parce que c'est vraiment le truc qui a changé la donne en termes d'usage, c'est la mise en place de récompenses.

Speaker: L'être humain est fait de telle manière, moi le premier, qu'entre me dire « Romain, il faut que tu couvoitures » et « Romain, si tu couvoitures, peut-être tu peux gagner un truc », la deuxième solution, elle marchera toujours mieux.

Speaker: Totalement.

Speaker: C'est pour ça qu'Exo marche, tu m'as dit que t'avais écouté…

Speaker: J'ai écouté le podcast avec Bérénice, EXO est un super exemple parce qu'ils ont compris, et c'est ce qu'on essaye humblement de faire, que le fait de gamifier une action qu'on essaye de faire aux gens, ça marchera toujours mieux que juste leur dire « faites-le ».

Speaker: Donc on aide en ce sens tous nos organisateurs d'événements partenaires à

Speaker: créer des dynamiques de récompense, d'incitation, etc.

Speaker: parce que c'est ce qui fonctionne.

Speaker: Donc on a par exemple, on travaille en foot avec Strasbourg, Rennes, etc.

Speaker: où par exemple tu vas avoir une place de parking qui est offerte si tu es au minimum 2, 3, 4, 5 dans la voiture.

Speaker: Donc ça a un impact parce que derrière on arrive à augmenter le taux de remplissage des voitures.

Speaker: Mais en même temps, les gens se sentent récompensés.

Speaker: T'as le parking quand c'est possible, on a des mécaniques qui vont te récompenser au bout de X trajets pour arriver justement à te fidéliser et faire en sorte que tu reviennes à chaque fois parce que on va dire que le premier trajet, c'est facile.

Speaker: Mais comment on fait en sorte que tu restes et que tu aies envie de continuer?

Speaker: Le principal problème que tu as sur les marketplaces de notre genre,

Speaker: C'est qu'on fait un trajet tous les deux.

Speaker: Pourquoi on continuerait de passer par la plateforme?

Speaker: On se connaît, j'ai ton numéro, t'as mon numéro, bon, on s'appelle le mois prochain et on fait le covate ensemble.

Speaker: Sauf que justement, en créant cette dynamique de récompense qui font que si tu ne passes pas par la plateforme, tu n'auras pas accès à l'expérience premium ou l'expérience qu'on peut te mettre à dispo,

Speaker: tu as envie de rester.

Speaker: Donc le parking, ça marche bien.

Speaker: On a des dynamiques de réduction à la billetterie, à la boutique.

Speaker: Ce qui marche très bien et qu'on fait avec beaucoup de partenaires, c'est aussi l'accès à des expériences que tu ne peux pas t'acheter parce qu'elles ne sont pas commercialisées.

Speaker: Donc, tu es tiré au sort pour accéder au bord du terrain à l'échauffement.

Speaker: Quand il y a un partenaire, par exemple Volkswagen ou Toyota avec la Ligue de foot suisse, le partenaire va te faire vivre une expérience en t'offrant le prêt d'un véhicule sur un week-end ou ce genre de choses.

Speaker: Et le dernier exemple en date qu'on a lancé avec la Ligue de foot suisse,

Speaker: C'est qu'en fait, plutôt que de dire aux gens « tu couvres voiture, tu vas gagner un truc à chaque fois », ce qui pervertirait un peu la pratique et ce n'est pas l'objectif.

Speaker: Là, par exemple, on a lancé un challenge du 1er septembre au 31 décembre.

Speaker: Les cinq premiers qui auront le plus utilisé la plateforme, ils gagneront des récompenses qui sont affichées pour tout le monde et qui sont très cool parce que tu as des trucs comme un maillot dédicacé, tu as un accès à une séance d'entraînement des joueurs que toi, tout seul.

Speaker: Trop cool.

Speaker: Donc, tu as vraiment des expériences canons.

Speaker: Et on sait que ça marche et on sait que c'est cohérent parce que, typiquement, ce classement des cinq meilleurs utilisateurs, il n'est pas visible du public.

Speaker: OK.

Speaker: Et ça, ça augmente le usage?

Speaker: Si tu voyais le classement, tu te dis « C'est bon, Victor, moi, je suis premier. »

Speaker: J'utilise plus la plateforme, je sais que j'ai trop d'avance sur les autres.

Speaker: Sauf que là, comme le classement n'est pas visible, ce qui se passe, c'est que les gens continuent naturellement d'utiliser à chaque fois qu'ils vont au stade le covoiturage, voire même peut-être qu'ils y vont un peu plus qu'ils y auraient été parce que la possibilité de gagner un truc les excite suffisamment pour

Speaker: et tant mieux.

Speaker: Et à la fin de l'année, début 2026, il y a des gens qui auront, il y a cinq personnes qui auront une jolie surprise parce qu'ils seront dans les cinq premiers, mais ils ne le seront que sur le moment où.

Speaker: Trop stylé.

Speaker: Ok.

Speaker: J'avoue que c'est un bon moyen incitatif.

Speaker: Tu parles de fédérations, donc d'énormes organisations.

Speaker: Comment on approche ces organisations-là?

Speaker: En combien de temps on conclut un deal?

Speaker: À combien de personnes on parle?

Speaker: Comment ça marche?

Speaker: Qui décide dans les fédérations?

Speaker: J'ai l'impression que ça peut être intéressant d'en parler parce que ça peut paraître opaque.

Speaker: On parle de la fédération de façon générale.

Speaker: Globalement, c'est très différent d'un sport à l'autre, d'une fédé ou d'une ligue à l'autre, etc.

Speaker: Ça peut aller très vite comme être très très long.

Speaker: Généralement, il faut quand même retenir que ça prend du temps, clairement.

Speaker: Nous, là où ça a été facile, entre guillemets, de rentrer en contact avec tous ces gens, c'est qu'il y a un truc qui s'est passé au tout début de l'aventure, donc en fin 2019, je crois qu'on l'a annoncé, janvier 2020, c'est notre premier partenariat avec la Ligue de foot professionnelle.

Speaker: Et donc le fait de dire au tout début de l'aventure que la LFP, je me rappelle très bien, la LFP a fait un communiqué de presse en disant « on s'associe à Stadium Go », ça a mis une espèce de tampon de crédibilité de « c'est un truc sérieux, on peut y aller ».

Speaker: Et pour le coup, je ne remercierai jamais l'ALFP d'avoir fait ça, parce que ça nous a beaucoup servi.

Speaker: Preuve en est qu'on travaille toujours ensemble six ans après.

Speaker: Et donc ensuite, ça a donné lieu à des prises de contact de la part de l'Ecosystem Sport, donc des clubs, des ligues, des fédérations.

Speaker: Et nous aussi, à l'inverse, quand on a contacté ces gens, il y avait déjà un espèce de tampon de crédibilité qui faisait que c'était plus simple d'entrer en contact.

Speaker: Néanmoins,

Speaker: Ça prend du temps pour te donner un ordre d'idée.

Speaker: La Fédération française de foot, mes premiers échanges avec eux datent de février 2020.

Speaker: On a lancé le projet en mars 2023.

Speaker: Ça te donne un peu la temporalité.

Speaker: La temporalité, elle est faussée parce qu'il y a eu le Covid qui est passé entre les deux.

Speaker: Donc, il faut quand même enlever ça.

Speaker: Mais néanmoins, c'est des projets qui prennent du temps.

Speaker: Ça prend du temps parce que... Et je le comprends en soi, même si...

Speaker: qui est un peu parfois de notre côté, côté entrepreneur, c'est que notre réalité temporelle et économique n'est pas la même que celle d'une FED, d'une Ligue ou d'un club.

Speaker: Donc le but, comme on ne parle pas vraiment le même langage à ces deux niveaux-là, c'est d'arriver à trouver le bon ajustement pour à la fois...

Speaker: essayer de faire comprendre à ses acteurs qu'il y a une réalité qui est la nôtre et qu'on ne peut pas se permettre que ça prenne trop de temps.

Speaker: Donc il faut qu'on arrive rapidement à parler aux bonnes personnes, à celles qui décident, à parler concrètement de est-ce que c'est un sujet de court, moyen, long terme, etc.

Speaker: pour se projeter.

Speaker: Et de l'autre côté, ce qui est parfois dur, et ça a été notre cas je pense, d'arriver à absorber le fait que c'est des grosses machines, donc elles ne bougent pas en claquant des doigts et l'impact

Speaker: Le lancement d'un nouveau service pour une fédération, ce n'est pas on claque les doigts, on lance un nouveau truc et il n'y a pas d'impact derrière.

Speaker: Ça concerne potentiellement 4, 5, 6 services.

Speaker: Et le fait en plus, comme je te disais en tout début, qu'on soit à la croisée de la fan expérience, de l'impact, etc.,

Speaker: On concerne encore davantage de pôles dans toutes ces organisations-là, que ce soit des clubs, des ligues et des fédés.

Speaker: Donc, il n'y a pas de recette miracle.

Speaker: Nous, aujourd'hui, il y a des projets qui se sont lancés très rapidement.

Speaker: Là, par exemple, le projet suisse.

Speaker: Alors, très rapidement, ça dépend de l'échelle de chacun.

Speaker: Mais pour nous, ça s'est fait assez rapidement puisqu'on s'est parlé en avril et que le projet a été lancé en septembre.

Speaker: Donc, il y a eu toutes les étapes de on discute, on négocie, on y va, on construit le projet, ça sort.

Speaker: sachant que c'est un gros projet qui implique 22 clubs et l'entièreté d'une ligne, finalement.

Speaker: Donc, c'était assez cool.

Speaker: Là où il y a des projets qui ont mis peut-être 18, voire 24 mois à se faire.

Speaker: Mais c'était le jeu et c'est un peu un jeu d'équilibriste, l'entrepreneuriat, de toute façon, d'arriver à jauger et sentir.

Speaker: Et puis après, aujourd'hui, on a 6 ans, c'était De Jongo, on a fêté les 6 ans cet été.

Speaker: On a aussi plus de visibilité, de...

Speaker: de réalité sur comment fonctionne le mode du sport.

Speaker: On a appris, nous on ne vient pas du tout du monde du sport, ni Olivier, mon associé, qui était dans le groupe SoPress avant, dans les magazines SoFoot, etc., donc déjà un peu dans le sport, mais

Speaker: on ne savait pas exactement comment fonctionne ce fameux sport business.

Speaker: Une fois que tu as compris un peu plus les rouages, etc., je pense que c'est un peu plus simple de l'appréhender.

Speaker: Tu as parlé d'impact, et je pense que c'est un mot très fort pour toi.

Speaker: Déjà, je veux bien que tu m'expliques pourquoi l'impact, c'est important pour toi.

Speaker: Et puis, concrètement, comment vous mesurez cet impact environnemental sur votre service?

Speaker: Vraiment.

Speaker: Très bonne question.

Speaker: Pourquoi l'impact, c'est important pour moi?

Speaker: Je pense que j'ai toujours aimé faire des choses qui ont du sens et qui peuvent avoir de l'impact.

Speaker: Donc de l'impact, ça peut être dans une relation, dans la manière dont tu parles à quelqu'un, etc.

Speaker: Si tu me demandes un conseil, le conseil que je vais te donner, j'essaye de faire en sorte qu'il ait un peu d'impact sur toi, qu'il te serve à quelque chose.

Speaker: En fait, je pense que j'ai profondément envie que

Speaker: ce que je fais, ce que je dis, etc.

Speaker: Ça serve.

Speaker: Donc en ça, ça aide l'impact.

Speaker: Et donc l'impact, comme je disais qu'avec Olivier, on a compris que la mission pouvait être de réduire l'empreinte carbone du sport.

Speaker: Aujourd'hui, c'est pleinement dans l'ADN et je me suis moi-même éduqué sur le plan environnemental, etc.

Speaker: Et donc aujourd'hui, j'ai envie que tout ce qu'on fait à travers Stadium Go,

Speaker: puissent avoir à notre échelle un impact sur le sport français, voire international.

Speaker: C'est ce qu'on fait au quotidien et c'est pour ça qu'un des indicateurs clés qu'on regarde, je suis chef d'entreprise évidemment, je regarde le chiffre d'affaires et toutes les données économiques, mais on regarde,

Speaker: combien de tonnes de CO2 on permet d'éviter.

Speaker: À quel point ce qu'on fait, c'est efficace ou pas, et comment on peut continuer d'augmenter ce chiffre.

Speaker: Et donc ça rejoint ta deuxième question qui est, c'est bien beau, mais comment on mesure tout ça?

Speaker: Et donc on mesure ça avec un partenaire qui s'appelle Samy, c'est une boîte française aussi, parce qu'on n'a pas la compétence, nous, et on n'a pas vocation forcément à l'apprendre, parce que c'est scientifique, c'est long, etc.

Speaker: Donc on a appris beaucoup à leur côté, on travaille toujours ensemble depuis 6 ans maintenant, pour en d'autres termes permettre à nos utilisateurs, nos clients, partenaires, etc.

Speaker: de savoir concrètement combien de tonnes de CO2 ils évitent grâce à leur covoiturage.

Speaker: Mais aussi on essaye beaucoup de sensibiliser les gens, parce que par exemple si je te dis que toi avec tes covoites t'as économisé une tonne de CO2, t'as à peu près aucune idée de ce que ça représente.

Speaker: C'est bien à peu près, mais t'es pas trop à quoi ça représente.

Speaker: Et donc, Samy, nous aide aussi à éduquer les gens sur, par exemple, je peux te dire que ça fait X ballons de foot, que ça fait X litres de café.

Speaker: Te donner un peu une idée de...

Speaker: concrètement, est-ce que je peux m'imager un peu à quel point j'ai eu un impact ou pas, justement?

Speaker: Et donc, avec eux, on a développé une petite calculette, un petit algorithme propre à nous qui fait que dans ton profil, toi, Victor, tu vas renseigner la marque de ta voiture, si c'est un diesel, hybride, essence, etc.

Speaker: Et donc, on va affiner le calcul pour avoir le chiffre le plus proche de la réalité, même s'il ne sera jamais exact à la virgule près, mais de concrètement ce qu'on a pu éviter jusqu'à maintenant.

Speaker: Ok, donc tu mesures ce que tu as évité, et aujourd'hui, d'un point de vue peut-être plus macro, qu'est-ce que ça représente en termes d'émission, les déplacements des fans?

Speaker: Aujourd'hui, c'est un vrai problème, puisque si tu prends, alors c'est une moyenne, mais aujourd'hui, si tu prends un club de foot professionnel, sur l'entièreté de son bilan carbone, tu as à peu près 70%, voire plus, qui est du déplacement des spectateurs.

Speaker: Et non plus, je pense que personne n'a trop idée de cette stat-là, quoi.

Speaker: Ceux qui bossent dans le sport, oui, le supporter ou la supportrice moyenne qui vit juste sa passion, je pense qu'il n'en a pas idée.

Speaker: Enfin, c'est normal qu'il n'en ait pas aidé.

Speaker: Mais justement, c'est aussi à nous, au club, aux ligues, à toutes ces organisations-là de sensibiliser les gens, mais sensibiliser de la bonne manière.

Speaker: Parce que moi, ce qui m'a toujours un peu dérangé, c'est que globalement, quand on parle d'écologie, que ce soit à la télé, dans les médias, peu importe, c'est chiant.

Speaker: C'est chiant, c'est alarmiste, ça fait peur aux gens et donc les gens ne veulent pas s'y intéresser.

Speaker: Là, ce que nous, on essaye humblement de faire, il y a d'autres boîtes qui le font très bien, comme NOLT, etc., qui sont aussi sur des sujets d'impact, qui vont faire vivre un truc cool.

Speaker: Par exemple, nous, on essaye de te faire vivre une expérience qui est cool.

Speaker: Tu vas voyager avec d'autres gens passionnés, tu vas aller au stade, tu vas vivre ta passion.

Speaker: Et à la fin de ce truc-là, on te dit, sans te rendre compte, ça permet d'éviter un peu de CO2 et de participer à l'effort collectif vers lequel on doit tendre.

Speaker: Si tu recommences, c'est trop cool parce qu'on continue à aller vers cette mission.

Speaker: de cette manière, tu fais comprendre aux gens qu'à leur échelle, ils peuvent avoir un impact, parce que tu as toujours un peu ce discours avec lequel je suis moyennement d'accord que c'est aux grosses industries, aux autres pays, etc., de faire des choses, et moi, Romain, si je change un truc, ça aura zéro impact.

Speaker: Pour moi, c'est faux.

Speaker: Je suis assez convaincu que l'accumulation de plein de petits efforts peut donner lieu à des grands changements.

Speaker: Et pour le coup, ça, ça en est un bel exemple, je trouve.

Speaker: Oui, totalement.

Speaker: Vous parlez ou pas de vos utilisateurs?

Speaker: Le nombre d'utilisateurs que vous avez?

Speaker: Actuellement, sur Stadium Go, on a un peu plus de 40 000 utilisateurs.

Speaker: Ça, c'est sur la partie Stadium Go.

Speaker: Et après, sur les plateformes en B2B, on communique un peu moins.

Speaker: C'est plus les organisations sportives qui vont faire le choix ou non de communiquer sur leurs chiffres, y compris les émissions de CO2 évitées, par exemple.

Speaker: Ok, trop stylé.

Speaker: Une de ces autres plateformes, c'est EveryGo, c'est ça?

Speaker: Là, du coup, c'est dédié à l'événementiel plus large, culturel.

Speaker: C'est exactement ça.

Speaker: On l'a lancé juin 2023 pour une raison assez simple qui était qu'on a commencé à approcher l'industrie musicale, les festivals, etc.

Speaker: Et il y avait un sujet purement de branding où ils ne comprenaient pas pourquoi une boîte comme Stadium Go...

Speaker: leur parler.

Speaker: Ce qui en soi, quand tu te fais la réflexion, est un peu logique.

Speaker: Même si les passerelles entre culture et sport, elles existent, bien que je suis toujours aujourd'hui surpris à quel point la culture et le sport ne se parlent pas, alors qu'ils ont des problématiques et des enjeux qui sont communs.

Speaker: Dans quelle mesure ça ne se parle pas?

Speaker: C'est quoi les constats que tu as fait?

Speaker: Je n'ai pas l'impression, quand je parle à des festivals, des organisateurs de concerts, etc., ou des organisations sportives qui organisent des événements sportifs, qu'il y ait beaucoup de travail commun sur des enjeux.

Speaker: Par exemple, sur la mobilité,

Speaker: Les enjeux d'un festival, d'un club, d'une salle de concert, etc., ils sont globalement à peu près similaires.

Speaker: Et il y a certainement plein de bonnes pratiques, notamment le covoiturage.

Speaker: Par exemple, le covoiturage, je trouve que la culture est bien en avance depuis longtemps parce que

Speaker: C'est dans les mœurs, c'est comme ça, il y a un truc qui fait que le covoiturage, les gens l'ont fait beaucoup plus naturellement que peut-être ne le font dans certains événements sportifs.

Speaker: Donc c'est en ça que je trouve qu'ils se parlent un peu moins.

Speaker: Et effectivement, on a lancé ça parce que, comme je te le disais, ils ne comprenaient pas pourquoi on se parlait.

Speaker: Et nous, on avait besoin de comprendre si le marché de la culture avait un besoin aussi.

Speaker: Et finalement, il en a un.

Speaker: C'est pour ça que je disais qu'ils ont les mêmes enjeux.

Speaker: Donc on a lancé ça et ça nous permet d'accompagner...

Speaker: Des festivals, des organisateurs de concerts, prochainement des salles, arénas, où il y a plein d'événements culturels dans un même lieu.

Speaker: On a aussi fait des salons professionnels, des congrès.

Speaker: Globalement, on a aujourd'hui une techno qui nous permet d'accompagner tout type d'organisateur d'événements, quel qu'il soit et quelle que soit sa taille.

Speaker: C'est quoi la différence plus importante entre un supporter et un festivalier, par exemple?

Speaker: l'argument avec lequel tu vas aller le chercher le supporter je trouve là en analysant les deux de ce qu'on a connu jusqu'à maintenant recherchera plus l'économie d'argent que le festivalier là où le festivalier va plus être orienté praticité etc donc si tu lui facilites la vie qu'il peut aller à son festival plus facilement sans se prendre la tête avec des gens cools etc il ira mais c'est pas forcément l'argument pécunier

Speaker: qui va jouer.

Speaker: Aussi peut-être parce qu'une festival, c'est une fois par an.

Speaker: Les supporters, on a des hardcore users qui nous utilisent toutes les deux semaines pour les matchs à domicile.

Speaker: Donc eux, plus tu leur fais économiser de l'argent, plus ils peuvent continuer d'aller au stade.

Speaker: Et nous, c'est un peu ce qu'on essaie de faire, de leur dire « il faut que tu continues à vivre ta passion aussi intensément que possible, mais de la bonne manière ».

Speaker: Donc en ça, déjà, les deux publics sont assez différents.

Speaker: Et puis après, il y a des différences aussi dont je te parlais tout à l'heure.

Speaker: Ça va être sur la moyenne d'âge, etc.

Speaker: Ce n'est pas les mêmes publics.

Speaker: D'un festival à l'autre, tu prends un Hellfest ou un festival Boroga avec qui on travaille en Normandie, par exemple.

Speaker: Ce n'est pas du tout les mêmes publics parce que ce n'est pas du tout la même musique.

Speaker: Donc il y a vraiment plein de spécificités.

Speaker: Et c'est pour ça que...

Speaker: le modèle en marque blanche fonctionne aussi bien, c'est qu'on va vraiment se mettre dans les baskets de l'organisation pour comprendre qui est son public et qu'est-ce que son public va attendre du service qu'on est en train de construire pour que ça colle au mieux.

Speaker: Adapter le message et tout quoi.

Speaker: Ok.

Speaker: Si on regarde d'un point de vue concurrence maintenant, c'est un peu

Speaker: concurrentiel votre marché?

Speaker: Ça l'est depuis qu'on s'est lancé.

Speaker: Il y a d'autres boîtes qui se sont lancées avant nous.

Speaker: Je me rappelle d'une boîte qui s'est arrêtée pendant le Covid, qui elle venait créer des applications mobiles en plus de celles des clubs dédiées au covoiturage.

Speaker: Et ma lecture du sujet, je n'ai jamais pu échanger avec eux encore, mais c'est que

Speaker: Justement, dire aux gens de télécharger une deuxième app, de se recréer des identifiants, etc., ça ne marche pas parce qu'aujourd'hui, on est tous hyper connectés et qu'on veut, en deux clics, accéder au service.

Speaker: Il y a une autre boîte qui existait et qui existe toujours, mais depuis, il y a eu beaucoup de... En fait, le couverturage est très... Comment dire?

Speaker: Il y a beaucoup d'acteurs différents sur plein de petites niches différentes.

Speaker: Tu vas avoir un acteur qui va se lancer sur le couverturage événementiel privé.

Speaker: t'en as un autre, ça va être que sur l'événementiel culturel, l'inverse de ce qu'on a fait nous, et qui aujourd'hui va essayer de s'étendre sur le sport, parce que finalement, tu te rends compte quand t'as commencé par l'un ou par l'autre qu'il y a des similitudes, t'en as qui se sont lancés sur le sport et qui existent,

Speaker: Donc aujourd'hui, il est très morcelé le marché du covoiturage événementiel.

Speaker: Je mets de côté volontairement le covoiturage du quotidien ou le covoiturage classique.

Speaker: Mais il y a pléthore d'acteurs, encore une fois, sur des thématiques très nichées ou sur l'événementiel au sens large.

Speaker: Mais l'événementiel au sens très large, il englobe tellement de choses que j'ai du mal à voir comment tu peux adresser aussi bien.

Speaker: Il y a des plateformes qui adressent aussi bien

Speaker: en tout cas dans la promesse qu'elles font, des événements privés, donc par exemple, je ne sais pas si tu veux mettre à dispo du covatturage pour le mariage de ta cousine, qu'un événement type festival, concert, etc., donc privé et un événement grand public,

Speaker: Et ça, pour moi, c'est deux besoins totalement différents sur lesquels, par exemple, c'est compliqué d'imaginer une offre globale, packagée, qui va répondre à tous les besoins.

Speaker: Oui, OK.

Speaker: Hyper intéressant.

Speaker: Le premier point que tu as avancé sur l'intégration, qui pourrait expliquer, selon toi, la raison que cette boîte n'a pas forcément continué de fonctionner, je trouve ça très vrai.

Speaker: Et je l'expérimente, par exemple, dans la course à pied, toi qui cours aussi.

Speaker: Je trouve qu'il y a des expériences utilisateurs qui sont catastrophiques.

Speaker: Quand tu veux suivre quelqu'un sur le dossard, en suivant le numéro de dossard sur une course en course à pied, quand tu veux chercher de l'information, c'est peut-être là aussi que Malice Republic s'est positionné, bien communiqué auprès des coureurs.

Speaker: C'est quoi l'expérience idéale selon toi pour les supporters?

Speaker: L'expérience idéale, on n'y est pas encore, mais je suis convaincu que dans les cinq années à venir, on va y aller.

Speaker: L'expérience idéale, c'est que tu as l'application mobile de ton club favori et que tu dois pouvoir absolument tout faire sur cette appli, sans en sortir, que tu restes dans l'écosystème de ton club et que tu aies accès à tous les services.

Speaker: Donc tous les services, ça veut dire que

Speaker: La billetterie, elle y est déjà la plupart du temps.

Speaker: Mais encore aujourd'hui, parfois, la billetterie, tu sors de l'appli, tu vas ailleurs parce que c'est un prestat externe ou autre.

Speaker: Mais aujourd'hui, avec les technos qu'il y a, tu peux tout imbriquer dans une app et globalement en mettre le service.

Speaker: Tu dois avoir le service de mobilité, tu dois avoir le merch, tu dois avoir tout l'univers du club.

Speaker: Voire même, je pense qu'un jour, l'application mobile deviendra ton billet.

Speaker: Il n'y aura plus de billet en PDF, tu auras tout directement dans l'appli.

Speaker: Et je pense que c'est le meilleur moyen de, un, renforcer la relation qu'une organisation sportive peut avoir avec son public.

Speaker: et deux, de renforcer à quel point le public va vivre une expérience cool parce que mine de rien, toute cette partie digitale, elle est pleinement dans ce qu'on appelle la fan expérience.

Speaker: La fan expérience, ce n'est pas juste que tu vis sur le site ou entre chez toi et le stade, à l'intérieur du covoiturage, du trajet, etc.

Speaker: C'est toute cette phase digitale qui est englobée dans la fan expérience et pour le coup, on a encore un gros travail à faire pour qu'aujourd'hui, comme je disais, on est tous hyper connectés

Speaker: on est tous, je m'inclus dedans, feignant.

Speaker: Donc on veut l'information tout crue.

Speaker: Là, je peux y accéder en 10 secondes.

Speaker: Et donc si tu fais en sorte que, si je reviens sur le sujet de la mobilité et du covoiturage, je suis supporter de l'OM, j'ouvre l'app de l'OM.

Speaker: Si à l'intérieur de ça, tu mets un service qui fait que, comme j'ai déjà mon compte, je suis déjà connecté, je peux directement organiser mon trajet pour le prochain match sans sortir de là et avec un service proposé par le club, 99% de chances que ça marche.

Speaker: ce n'est pas une solution miracle.

Speaker: Mais c'est déjà, tu viens casser une barrière à l'entrée de... Globalement, on l'a testé sur certaines organisations sportives parce qu'il y a des contraintes techniques où si, de son côté, elle n'a pas ce qu'il faut, on n'est pas en mesure de se connecter.

Speaker: Quand les gens doivent recréer un compte, etc., déjà, ça crée des frictions parce que les gens...

Speaker: dans leur tête, et c'est là, c'est à ce moment-là qu'on a compris qu'il y avait ce sujet-là.

Speaker: Il y a des gens qui nous écrivaient, parce qu'on gère aussi la partie Customer Support, donc on reçoit tous les messages du SAV.

Speaker: « J'ai essayé de me connecter avec mes identifiants billetteries, ça ne marche pas.

Speaker: » Et là, du coup, toi, tu leur réponds « ça ne marche pas, mais parce que c'est normal, etc.

Speaker: » Mais quand tu en as un, tu te dis « ouais, ok, c'est vrai.

Speaker: » Quand tu as tous les jours des dizaines de messages qui parlent de ça,

Speaker: tu te dis, ouais, effectivement, c'est cohérent, mais du coup, il faut qu'on intègre la possibilité d'eux.

Speaker: Donc, c'est notamment tous ces messages-là qui ont donné lieu à une de nos features clés aujourd'hui sur le produit, qui est qu'on est en capacité de connecter à peu près n'importe quel SSO, Single Sign-On, ça s'appelle pour les techs.

Speaker: Et du coup, ça nous permet de s'intégrer pleinement dans l'univers de ton club ou même de ton organisation ou de ton festival.

Speaker: OK.

Speaker: Clé, du coup.

Speaker: Autre sujet, j'aimerais bien savoir s'il y a des boîtes qui t'inspirent.

Speaker: J'aime bien prendre de la hauteur sur les marchés, voir ce qui se fait peut-être à l'étranger.

Speaker: Quand on voit un peu la Sportech aux US qui est massive, il y a des innovations de fous, des boîtes qui sont peut-être beaucoup plus grosses qu'en France.

Speaker: Comment est-ce que tu regardes ça, toi?

Speaker: Et est-ce que tu as peut-être des exemples?

Speaker: Alors, tu n'es pas obligé, mais tu as des trucs que tu te dis, c'est inspirant, c'est cool à regarder?

Speaker: Je n'ai pas forcément de nom en tête, notamment à l'étranger.

Speaker: Mais je regarde beaucoup effectivement la Sportec aux US ou même la Sportec en Australie, très très très développée aussi.

Speaker: Grosse grosse structure.

Speaker: Et effectivement il y a plein de trucs inspirants que tu peux retrouver dans des newsletters etc.

Speaker: Donc je me documente beaucoup, je regarde beaucoup ce qui se fait ailleurs.

Speaker: Parce que un, ça peut être inspirant pour nous, boîtes françaises, pas que moi sur le covéturage mais écosystème Sportec au sens large.

Speaker: ça peut être inspirant.

Speaker: Deux, il y a parfois, même très souvent, des choses qui arrivent aux US et qui arrivent bien plus tard en France parce qu'on a toujours un peu de retard.

Speaker: Donc ça peut aussi donner à des entrepreneurs français des idées de comment on pourrait faire évoluer les choses.

Speaker: Et puis à l'inverse, je pense qu'il y a plein de choses qu'on fait bien et dont les US peuvent s'inspirer, enfin même les US ou même nos copains européens peuvent s'inspirer.

Speaker: Là comme ça, je n'ai pas de boîte en tête.

Speaker: Je suis un peu chauvin, donc les seules boîtes que j'aurai en tête, ce sont que des boîtes qui sont dans mon univers, donc l'univers français.

Speaker: Mais oui, il y a beaucoup de projets à l'étranger, un peu partout.

Speaker: J'en avais vu une passée, mais je serais incapable de retrouver le nom.

Speaker: C'était un truc en Inde autour du criquet, parce que le criquet, c'est le sport numéro un.

Speaker: C'était une boîte qui avait lancé… Je ne me souviens plus exactement ce que faisait le service,

Speaker: C'était un truc autour du criquet, et pas des fans, mais plus de la pratique en elle-même, et qui avait l'air d'avoir un développement, une croissance assez incroyable.

Speaker: Et si tu regardes hors sport,

Speaker: Des marketplaces, des trucs, des apps qui peuvent être plus... Pour le coup, je passe beaucoup de temps dessus pour regarder, comprendre ce qui a été fait, pourquoi ça marche, pourquoi ça ne marche pas, comment nous, on pourrait s'inspirer d'eux.

Speaker: Il y a un produit dont je me suis toujours un peu inspiré, mais avec nos moyens, parce qu'on ne joue pas dans la même course, c'est Airbnb.

Speaker: Pour moi, c'est un des produits les plus aboutis en termes de du X, en termes de la manière dont c'est fait.

Speaker: Alors, c'est critiquable en plein de points, le côté marketplace, commission abusive, etc.

Speaker: Mais si tu raisonne en product, vraiment, le cœur de la manière dont c'est conçu, c'est brillantissime.

Speaker: Donc, ouais, les Marques et Pays, je regarde pas mal.

Speaker: Je regarde aussi, évidemment, les acteurs du covoiturage en France, mais aussi à l'étranger, parce qu'il y en a à l'étranger, au UK, en Hollande, en Espagne, etc., pour voir un peu, pareil, ce qui se fait, quelle est leur dynamique.

Speaker: Là, dernièrement, j'étais rendre visite à des entrepreneurs que je connais au Maroc.

Speaker: J'étais avec Hicham, qui est un des mecs qui a une boîte dans le covoiturage au Maroc.

Speaker: Pareil, on regarde un peu comment c'est fait, on se rencontre, on se parle pour savoir un peu quelles sont aussi les différences de marché et comment à la fois nous on pourrait pénétrer à un nouveau marché, comment eux s'intéressent à la France ou pas.

Speaker: Il y a beaucoup, beaucoup de choses à regarder et à comprendre pour toi-même t'aider avec...

Speaker: potentiellement parce qu'il y a quand même beaucoup de newsletters, beaucoup de contenus, etc., devenir un peu boulimique de contenus et à force d'avoir trop de contenus, mais ça reste hyper intéressant et enrichissant.

Speaker: Ok.

Speaker: Tu as parlé de l'international, ça peut être cool de l'aborder.

Speaker: Donc, France, Suisse?

Speaker: Pour l'instant, c'est français-suivre, c'est ça?

Speaker: Écoute, le podcast tombe bien parce qu'on a lancé avant-hier un nouveau projet au Portugal, qui est donc officiellement le troisième pays qu'on attaque aux côtés de la Ligue portugaise.

Speaker: Donc là, c'est un projet, dans un premier temps, one shot sur le mois de janvier, parce qu'ils ont le Final Four de l'Allianz Cup, qui est l'équivalent de la Coupe de France, mais au Portugal.

Speaker: où tu auras Vitoria, Benfica, Le Sporting et Braga, quatre peuples qui vont s'affronter avec pas mal de communautés qui vont se déplacer dans une plus petite ville au centre du Portugal.

Speaker: Donc gros enjeux là-dessus, avec la volonté derrière de pouvoir déployer ce qu'on fait avec la Suisse, donc une plateforme pour l'ensemble des clubs qui permettrait de répondre à leurs enjeux.

Speaker: Mais c'est hyper intéressant parce que là, par exemple, on découvre un nouveau marché, donc on découvre encore une fois, tout à l'heure on parlait des différences, mine de rien, même si on est Européens, les Suisses et les Français, on ne raisonne pas pareil, on n'a pas les mêmes attentes, on ne vient pas pour les mêmes choses.

Speaker: Les Portugais, là, c'est pareil, ils n'ont pas du tout les mêmes habitudes.

Speaker: Donc il y a des comportements qu'on va avoir à un lancement en France ou ailleurs qu'on ne va pas du tout avoir en Portugal, par exemple.

Speaker: Donc ouais, c'est les trois marchés qu'on a pour l'instant et

Speaker: Sans trop spoiler et touchant beaucoup de bois, le marché espagnol devrait normalement faire son apparition dans les prochains mois.

Speaker: Ok, trop stylé.

Speaker: Je trouve ça intéressant de parler très rapidement peut-être de l'approche pour attaquer un nouveau marché.

Speaker: Là, je trouve ça intéressant.

Speaker: C'est une phase de test qui est ponctuelle pour aller chercher un partenariat peut-être plus long terme.

Speaker: Est-ce que tu vois d'autres éléments qui permettent d'aller justement pouvoir s'installer, s'adapter à la culture, etc.?

Speaker: Il y a plusieurs portes d'entrée.

Speaker: Ça va dépendre aussi de comment ça répond en face quand nous, on prospecte.

Speaker: Là, par exemple, la Ligue de Footwiz, c'est mon associé Olivier qui a fait un message, puis deux, puis ça a répondu.

Speaker: L'histoire s'est construite comme ça.

Speaker: Il y a parfois des marchés où on va essayer plus de rentrer par la porte d'un club

Speaker: juste lui, on se fait la main avec lui et si ça marche, on essaye de soit dupliquer sur tous les autres, soit d'aller chercher la ligue directement parce que opérationnellement, on voit et on comprend aussi avec le temps que c'est beaucoup plus facile quand on a l'intégralité d'une ligue.

Speaker: Et parfois, ça peut être, on n'a pas encore eu calme, on a des discussions intéressantes en ce sens, des événements type, on peut entrer par la porte de la culture, les festivals, etc.

Speaker: Par exemple, en ce moment, en Espagne, et surtout en Espagne, on parle avec pas mal de festivals.

Speaker: Peut-être qu'il y a des marchés où on va rentrer non plus par le sport, mais par cette haute porte parce que le besoin est là et que, de toute façon, à la fin de l'année, c'est le marché qui décide.

Speaker: En termes des types, du coup, anglophones, ça parle...

Speaker: Ça parle anglais avec ces pays-là ou il faut des natifs?

Speaker: Donc ouais, on parle anglais parce qu'on est unis, portugais, on parle pas portugais.

Speaker: La Suisse, elle est divisée en trois, il y en a qui parlent français, il y en a qui parlent allemand, italien, donc compliqué.

Speaker: Donc ouais, l'anglais, ça rassemble tout le monde et au moins ça permet d'avoir un cadre facile pour leur faire comprendre à eux aussi, parce que par exemple, pour revenir sur l'exemple du Portugal, le Portugal, par exemple, il y a...

Speaker: aux yeux de nos clients, donc la ligue, etc., il y a des choses qui nous paraissent hyper évidentes en termes de features, etc., que eux ne vont peut-être pas interpréter de la même manière.

Speaker: Parce que, encore une fois, c'est normal, leur approche culturelle, etc., elle est différente, donc le fait d'avoir une base commune qui est l'anglais, c'est quand même assez évident et simple.

Speaker: Et en autre point, puisqu'on parle des équipes, vous avez levé, non, c'est ça?

Speaker: On a levé fin 2023, donc ça commence à faire un petit peu.

Speaker: On a levé à l'époque pour recruter.

Speaker: Et puis, c'est passé plein de choses entre temps.

Speaker: On a vécu à peu près 1000 vies en deux ans et demi.

Speaker: Et aujourd'hui, on est quatre.

Speaker: Aujourd'hui, on est quatre avec la volonté d'être une petite équipe et de tirer jusqu'où on peut tirer avant de refaire grossir l'équipe.

Speaker: Parce que finalement, on se rend compte avec le temps que...

Speaker: Aujourd'hui, on réussit mieux à avoir des process clairs.

Speaker: Le produit tourne aussi beaucoup mieux parce que l'équipe tech de l'époque et encore aujourd'hui, notamment Alexandre, notre CTO, a fait un travail monstrueux justement pour nous permettre d'avoir cette robustesse quand on va lancer un nouveau produit.

Speaker: Donc on a plus tendance à être un peu en mode pirate.

Speaker: On se sort tout ce qu'on peut sortir et on voit jusqu'où ça tire.

Speaker: Je regardais, c'était des business angels?

Speaker: Ouais, 9 business angels.

Speaker: Certains sont dans le sport?

Speaker: Essentiellement des fondateurs de Sportech ou des gens qui sont passés dans différentes organisations sportives.

Speaker: Un ex-président de Ligue de Full Pro, on a un joueur du top 14.

Speaker: Un panel assez large finalement de personnalités et l'un des cofondateurs de la boîte qui nous accompagne sur la partie climat, Samy.

Speaker: Donc finalement, on a un peu toutes les thématiques, c'est cool.

Speaker: Qu'est-ce que ça apporte concrètement pour que les gens comprennent d'avoir des business angels spécialisés?

Speaker: De la pression, en premier.

Speaker: Non, blaguez pas.

Speaker: Ce que ça apporte, c'est déjà un gros push d'expérience, parce qu'on a la chance d'avoir des BA qui, pour la plupart, ont une grosse expérience derrière eux, que ce soit dans le sport ou même dans d'autres industries.

Speaker: Donc,

Speaker: toutes les questions, toutes les problématiques, tous les enjeux qu'on peut avoir, ils sont passés par là.

Speaker: Donc ils savent nous conseiller, nous dire ce qu'on devrait faire ou pas selon eux.

Speaker: Après ça reste notre boîte, donc c'est à nous avec notre lecture du sujet de décider les choses.

Speaker: C'est hyper enrichissant pour le coup d'avoir des gens qui sont un peu plus capé que toi.

Speaker: pour te donner des conseils au moment où tu en as besoin et de la manière dont tu as besoin de l'entendre.

Speaker: Donc ça, c'est trop cool.

Speaker: Et puis, mine de rien, en soi, je disais la pression, mais en vrai, c'est le fait d'avoir une oreille attentive sur laquelle on peut se reposer quand on a des besoins.

Speaker: Ça nous arrive très, très, très souvent, là, en ce moment, ou à plein d'autres périodes, quand on a un sujet précis, de leur dire...

Speaker: que tu as 10 minutes, on parle de ce sujet précis, donne-moi un feedback et on voit comment on va avancer sur le sujet.

Speaker: Donc au final, ça apporte beaucoup, beaucoup de choses bien au-delà de l'argent.

Speaker: OK.

Speaker: On va maintenant passer à la partie un peu problématique du podcast, le kilomètre 30.

Speaker: C'est une question que je pose à tous mes invités.

Speaker: Je vais te la poser, Romain.

Speaker: Quel est ton kilomètre 30 à toi?

Speaker: Je pense qu'il y a plusieurs exemples.

Speaker: Le kilomètre 30, c'est le kilomètre qui fait un peu mal.

Speaker: Celui qui te challenge, mais généralement, c'est celui qui t'apprend le plus.

Speaker: Mon kilomètre 30 marathon, je l'ai vécu, ça on en a apparu.

Speaker: Il a fait mal.

Speaker: Raconte un peu peut-être, c'est cool d'avoir le détail là-dessus.

Speaker: Parce que je trouve qu'on a tendance à vite oublier aussi.

Speaker: Une fois que c'est passé, on sait que c'est dur, mais le décrire, ce n'est pas facile, je trouve.

Speaker: C'est là que je vois le parallèle entre l'entrepreneuriat et la course à pied précisément.

Speaker: Il y a certainement plein d'autres sports, mais dans mon cas, c'est de la course à pied.

Speaker: Le parallèle, il est tout trouvé, parce que kilomètre 30, globalement, les gens te disent que ça y est, ils ont donné le max et qu'il faut s'arrêter.

Speaker: Et tu passes un peu en pilote automatique parce que le cerveau, il te dit « non, je suis capable de continuer, laisse-moi gérer, ça va le faire ».

Speaker: Et au final, tu finis, tu passes la ligne d'arrivée et tu te dis « ouais, au final, ouais, je pouvais le faire ».

Speaker: Donc, tu souffres beaucoup.

Speaker: 12 kilomètres en souffrant, c'est long.

Speaker: Mais c'est cool.

Speaker: Une fois que tu avassais la ligne, tu te dis « Ouais, ok, je l'ai fait pour les bonnes raisons, vraiment.

Speaker: » Qu'est-ce que tu ne t'es dit plus jamais?

Speaker: Non, je ne me suis pas dit plus jamais parce que je pense qu'on est tous un peu zinzins là-dessus.

Speaker: Et je me suis dit, à peu près comme tout le monde, maintenant que j'ai fait le marazons, c'est quoi la prochaine étape que je peux aller chercher?

Speaker: Et en ça, ça rejoint le sujet de l'entrepreneuriat qui est des kilomètres 30, t'en connais plein et t'en connaîtras encore plein parce qu'il y a des fois des sujets précis sur lesquels tu galères, tu te confrontes à un mur et il faut juste voir comment...

Speaker: Tu peux trouver la bonne solution pour la surpasser, parce que la plus belle qualité qu'un entrepreneur puisse avoir, c'est la résilience.

Speaker: Ta capacité à te manger des tartes et continuer, continuer, continuer.

Speaker: Parce que globalement, il y a un truc que j'ai appris en 6 ans, c'est qu'entreprendre, c'est passer sa vie à résoudre des problèmes.

Speaker: La différence, c'est que les problèmes, généralement, tu les as choisis, parce que le sujet t'intéresse un minimum.

Speaker: Donc, ça reste des problèmes un peu cools, mais globalement, c'est ce que tu fais.

Speaker: Donc, on a eu plein d'enjeux?

Speaker: on a eu des enjeux de, je te parlais de quand on a lancé la verticale culturelle, on est arrivé sur un marché qu'on ne connaissait pas du tout, avec un pricing qui était bien trop haut par rapport à ce que le marché pouvait mettre pour ce type de service, etc.

Speaker: face à d'autres acteurs qui étaient déjà là et qui bradaient les prix.

Speaker: Donc ça a été une longue traversée du désert dans cette industrie-là parce que

Speaker: On parlait, mais au final, ça n'allait jamais au bout parce qu'il y avait cet enjeu-là jusqu'à temps qu'on le comprenne.

Speaker: Et à partir du moment où on l'a compris, on s'est dit, OK, comment on peut faire?

Speaker: Est-ce qu'on peut trouver une solution ou pas pour, un, baisser nos coûts, mais que ce soit toujours un modèle rentable, et deux, s'adapter à leurs besoins précis?

Speaker: La réponse était oui, puisque aujourd'hui, on se développe plutôt pas mal dans la culture et qu'on a des jolies références comme tout mon Roland et d'autres.

Speaker: Donc, c'est la preuve que ça a fonctionné.

Speaker: Comment tu préserves tes marges, du coup, dans ce cas précis, ou tu dois baisser tes prix pour s'adapter au marché?

Speaker: Déjà, on essayait à l'époque de vendre un truc...

Speaker: hyper complet, packagé avec justement le SSO, le truc, machin.

Speaker: Alors que dans l'industrie musicale, il y a des fonctionnalités dont ils se fichent pas mal, en réalité.

Speaker: Et dans l'industrie musicale, il y en a qui veulent un truc vraiment très simple, de juste.

Speaker: Je veux permettre à mes festivaliers d'utiliser le co-vaturage.

Speaker: Simple.

Speaker: Point.

Speaker: Terminé.

Speaker: Donc à partir de là, nous en fait, on...

Speaker: qui était un peu valable sur le sport, mais c'est pour ça qu'on a fait un joli travail sur le produit, c'est un peu un 1,30 km global, on va dire.

Speaker: On essayait de vendre une offre totalement packagée, systématiquement, avec tout ce qu'il y a dedans.

Speaker: Sauf que si je viens de voir en me disant « Tiens, j'ai mon offre, il y a 10 trucs dedans, il faut que tu les prennes par contre »,

Speaker: il y en a cinq qui ne t'intéressent pas et tu ne vas pas venir.

Speaker: Alors qu'aujourd'hui, on a vraiment une base solide, un socle commun qui est le même pour tout le monde parce que c'est le minimum à avoir pour que ça fonctionne.

Speaker: Mais derrière, on a un peu, on va dire, une offre à tiroir où tu viens prendre ce que tu veux, tu payes en fonction.

Speaker: Mais au moins, tu as le service qui est totalement basé sur ce que l'usage va être des gens parce qu'encore une fois, on se repose sur leur connaissance terrain qu'on n'a pas nous.

Speaker: Donc ça, ça a été un des exemples où

Speaker: Tu lances un truc, tu es tout excité, tu te dis « Ouais, trop cool, ça va marcher, on va aller dans l'industrie musicale, on va prendre 15-50 festivals d'un coup.

Speaker: » Et au final, tu es là en mode « Ouais, c'est une personne.

Speaker: » Et là où on essaye de se challenger, on se challenge au quotidien en tant qu'entrepreneur, je pense,

Speaker: C'est sur ta capacité à comprendre vite les choses et réagir encore plus vite.

Speaker: Donc ça, typiquement, c'est le genre de truc où tu le vois, il y a un signal marché, le signal marché te dit qu'on adapte l'offre, on essaye et tu fais un ping-pong d'aller-retour.

Speaker: Aujourd'hui, je te l'ai dit, ce qu'on fait, ce qui porte la boîte, notre cœur de métier, savoir-faire, etc., c'est de la marque blanche.

Speaker: En février 2020, à la FFF, j'ai dit, on ne fait pas de marque blanche.

Speaker: Mais le marché nous a dit, moi ce que je veux, ce dont j'ai besoin, c'est de la marque blanche.

Speaker: C'est de la marque blanche, il s'intègre dans mon univers, etc.

Speaker: C'est pour ça qu'encore une fois, des galères, des kilomètres 30, etc., on va en avoir plein.

Speaker: Mais une fois que tu as vécu ce truc-là, et tu vas continuer de le vivre, même titre que le marathon, le kilomètre 30, je ne peux pas en faire un demain, je l'aurai encore, c'est probable.

Speaker: Mais comme je l'ai déjà vécu une fois, je sais comment réagir mieux.

Speaker: Et à chaque fois, tu t'améliores.

Speaker: Et à chaque fois, le kilomètre 30, tu arrives à gagner un petit peu de terrain jusqu'au jour où il y a forcément un jour où le kilomètre 30, c'est moi qui lui mettrai une parte.

Speaker: Mais il y a encore un petit peu de travail jusqu'à là.

Speaker: Écoute, je te souhaites de mettre une grosse claque au kilomètre 30.

Speaker: J'en ai fait plusieurs des marathons, pour l'instant, je n'ai jamais réussi.

Speaker: Il revient tout le temps au galop.

Speaker: Je ne sais pas si tu avais d'autres exemples qui te venaient en tête sur la difficulté dans ton parcours.

Speaker: Je pense que je pourrais en trouver plein comme n'importe quel entrepreneur.

Speaker: Parce qu'en vrai, c'est ça, c'est ce que je t'ai dit.

Speaker: Tu résous des problèmes, mais globalement, on va se concentrer sur l'essentiel et dire aussi que l'entrepreneur, c'est une bête d'école d'apprentissage.

Speaker: Et au même titre que dans un marathon, une fois que tu as vécu le kilomètre 30 et que tu as appris ce que tu devais apprendre sur la confrontation de toi à toi-même,

Speaker: Dans l'entrepreneuriat, c'est pareil, une fois que tu as compris comment ça fonctionnait globalement, que tu vas tomber, tu vas te relever, tu vas tomber, tu vas te relever jusqu'à peut-être gagner à la fin, tu apprends à vivre avec et tu te challenges.

Speaker: Et au final, même si ce n'est pas des périodes qui sont tout le temps agréables, parce que quand tu as des grosses galères ou quand il y a un sujet qui t'est obsédé par un sujet parce que c'est une galère, etc.,

Speaker: J'ai l'impression que c'est dans le chaos qu'on est le meilleur.

Speaker: J'ai l'impression que, même si, évidemment, aucun entrepreneur n'aime que ce soit la merde dans sa boîte, mais j'ai l'impression que plus on rentre dans des périodes où vraiment là, ça va être chaud, plus on se réinvente, on trouve des nouvelles idées, on rafraîchit les choses.

Speaker: Et c'est généralement des grandes crises que naissent les meilleures idées.

Speaker: Donc on veut plus de kilomètres trente.

Speaker: Ça me permet de faire la transition avec ce petit jeu.

Speaker: En fait, pour les personnes qui écoutent mais ne voient pas, j'ai préparé des cartes avec sur chaque carte une thématique.

Speaker: Je te propose d'en tirer trois en tout, une par une, et me dire si ces sujets peuvent t'inspirer ou t'évoquer des exemples.

Speaker: Je te laisse tirer au hasard un thème.

Speaker: La comparaison.

Speaker: Vaste sujet, ça.

Speaker: Vaste sujet, la comparaison, tant dans le sport que dans l'entrepreneuriat, d'ailleurs.

Speaker: Alors, dans le sport, j'aurais envie de dire que c'est encore plus présent parce qu'encore plus aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, etc., tu vas faire un premier run, tu regardes les résultats des autres, tu ouvres ce travail, tu vois ton pote qui a fait bien meilleur que toi, etc., et tu te dis, au final, c'est pas mon sport, je suis pas bon, etc.

Speaker: Et c'est dur d'arriver à se détacher de ce truc-là, de se dire...

Speaker: fais mon sport pour telle raison, déjà d'arriver à comprendre pourquoi tu fais profondément les choses, pourquoi tu cours, pourquoi tu cours par exemple.

Speaker: Est-ce que tu sais profondément la raison pour laquelle tu cours et à partir de là de te dire « Ok,

Speaker: C'est quoi mon objectif par rapport à ce sport?

Speaker: Si ton objectif, c'est vraiment d'être hyper performant, d'aller chercher, voire de devenir athlète ou autre, là, ouais, forcément, tu vas te comparer.

Speaker: À un moment donné, ça sera cohérent.

Speaker: Sinon, juste, fais ton sport, kiffe et arrête de te comparer aux autres parce que le principal, ça fait vraiment très dev perso, mais c'est vrai fondamentalement, mon principal adversaire, celui que je veux battre à chaque fois en sport, c'est moi.

Speaker: Demain, si je fais un autre marathon, celui que j'ai envie de battre, c'est le Romain qui a fait un marathon là en 2025 et qui a fait ce temps-là.

Speaker: C'est pas mon collègue qui fait 30 minutes de moins et que je ne rattraperai probablement jamais parce qu'on n'a pas le même niveau que je n'ai pas forcément envie de l'avoir.

Speaker: Et en entrepreneuriat, c'est pareil parce que

Speaker: Quand tu commences, forcément, tu regardes ceux qui sont en avance sur toi.

Speaker: Et par définition, vu qu'ils sont en avance sur toi, ils sont meilleurs.

Speaker: Donc, tu te dis que tu es vraiment bien.

Speaker: Donc, il faut que tu fasses comme eux.

Speaker: Mais du coup, c'est un peu tendancieux parce que si tu te compares et que tu te dis qu'il faut forcément faire comme eux, peut-être que faire comme eux, finalement, ça ne te correspond pas du tout et que ce n'est pas du tout la bonne solution.

Speaker: Donc, la comparaison, globalement, c'est un truc qu'il faut...

Speaker: faire un peu pour comprendre à quel point ça peut être soit utile si c'est fait intelligemment, soit nocif, et après, faire ton choix.

Speaker: C'est quoi ton tip, ça, pour se recentrer, si je comprends bien?

Speaker: Oui, et je pense que l'un des tips, c'est d'apprendre à se connaître profondément soi-même.

Speaker: Donc aujourd'hui, par exemple, je sais exactement pourquoi je fais du sport, pourquoi je cours, je sais aussi pourquoi aller fonder ma boîte, pourquoi je veux aller là où je veux aller avec ma boîte.

Speaker: Et du coup, ça te permet de...

Speaker: Ça n'empêche pas de te comparer, ça n'empêchera jamais de te comparer, mais ça permet à chaque fois d'être recentré sur « oui, lui, il a fait mieux, mais est-ce que si je faisais comme lui, c'est aligné par rapport à ce que moi, profondément, j'ai envie de faire?

Speaker: » Et toi, qu'est-ce que tu as envie de faire profondément?

Speaker: Moi, avec Stadium Go et plein d'autres projets que j'ai en tête, j'ai envie, humblement encore une fois, d'avoir un impact sur le sport en France.

Speaker: Je veux avoir un impact, donc apporter un truc qui va, à sa manière, changer le sport français.

Speaker: Là, aujourd'hui, ce qu'on fait avec Stadium Go, ça a vocation à avoir un impact clair et identifié qui est de participer concrètement et de manière robuste sur les années qui viennent à réduire l'empreinte carbone du sport.

Speaker: Et il y a plein d'autres projets que je lancerai certainement un jour, parce que ce ne sont pas les idées qui manquent, qui auront vocation, encore une fois, à avoir un impact concret sur des choses que je ne trouve pas... Enfin, l'impact, là, sur le covaturage, la mobilité, etc.,

Speaker: Maintenant que je suis moi-même édiqué sur le plan environnemental, quand tu raisonnes là-dessus, ça me dérange et c'est pas normal que les déplacements de spectateurs représentent une aussi grosse part de l'empreinte carbone des sports français.

Speaker: Donc à partir du moment où je suis pas d'accord avec un truc, le meilleur moyen de faire, c'est d'essayer de le changer, toi.

Speaker: Oh cool.

Speaker: Je m'invite à piocher ton second scurice.

Speaker: Le sacrifice.

Speaker: Elles sont bien tes cartes.

Speaker: Elles sont très bien tes cartes.

Speaker: Sacrifice, sacrifice, gros sujet.

Speaker: Gros sujet parce que j'ai toujours dit que tout le monde peut être entrepreneur, mais ce n'est pas fait pour tout le monde.

Speaker: Parce que globalement, moi le premier, je communique tout le temps sur LinkedIn, etc.

Speaker: Si tu ouvres LinkedIn, tu as l'impression qu'entreprendre c'est trop cool, et ça l'est, mais que c'est que des bonnes nouvelles, qu'il se passe plein de choses trop cool, etc.

Speaker: Mais on parle beaucoup moins, et je trouve que c'est important de parler de tous les sacrifices que tu fais pour monter une boîte, pour porter à bout de bras ton aventure, etc.

Speaker: et des sacrifices t'en fais parce que pendant des années, les week-ends, les soirées, etc.

Speaker: avec tes potes, tu vas aller passer à bosser parce que t'es convaincu que c'est la bonne direction à prendre, c'est ce qu'il faut faire pour que ta boîte se porte.

Speaker: Les relations personnelles que tu vas avoir forcément, elles vont en bâtir un peu parce que, en tout cas moi c'était mon cas, je pense qu'au début d'une aventure, encore plus quand c'est ta première boîte,

Speaker: C'est un peu dur de faire la part des choses, et donc tu bosses, tu bosses, tu bosses, et tu y vas à fond.

Speaker: Et puis ouais, des sacrifices, tu fais des sacrifices financiers aussi.

Speaker: On ne parle pas assez des deux premiers investisseurs en France, que sont France Travail et le conjoint ou la conjointe.

Speaker: Ils t'enlèvent ces deux-là, et il y a 99% des entrepreneurs, moi le premier, qui ne montrent pas de boîte.

Speaker: Donc c'est aussi un sacrifice que tu fais sur le plan financier, etc.

Speaker: Mais...

Speaker: Donc il y a deux réponses à ça.

Speaker: La première, c'est que tu fais un paquet de sacrifices, tu continueras d'en faire, et aujourd'hui encore, je fais plein de sacrifices à mon échelle, mais parce que je le veux bien, parce que je l'ai choisi, mais il faut quand même avoir en tête que quand tu montes une boîte, quand tu es entrepreneur, etc., il y a quand même des choses que tu vas sacrifier, sinon tu ne pourras pas tenir sur la durée, c'est une certitude.

Speaker: De l'autre côté, il faut, encore une fois, arriver à te connaître suffisamment pour savoir ce que tu es prêt à accepter ou non en termes de sacrifices, et

Speaker: ben jauger parce que le but c'est pas je suis pas en train de dire qu'il faut tout sacrifier si tu veux entreprendre pas du tout vraiment le message c'est pas si tu veux entreprendre sacrifie les trucs c'est pas du tout ça néanmoins si tu entreprends il y a forcément une période sur laquelle tu vas te sacrifier un peu toi même ta vie sociale etc parce que juste t'es prenant de monter une boîte c'est bien c'est honnête c'est pas sur LinkedIn qu'on entendra trop ça quoi que quand le podcast sortira je mettrai cet extrait je parlerai de

Speaker: Allez, petite troisième carte.

Speaker: La critique injuste.

Speaker: Critique injuste.

Speaker: On pourrait recevoir, qu'on pourrait donner?

Speaker: On peut recevoir, peut-être?

Speaker: Après, si ça ne te parle pas, tu peux pucher notre carte.

Speaker: Non, écoute, on va jouer avec les cartes qu'on tire.

Speaker: La critique injuste, écoute, on n'a jamais trop été exposé à ça.

Speaker: Après, à titre perso, je ne prends pas les choses personnellement, donc quand même tu critiques ma boîte...

Speaker: C'est pas grave, a priori tu ne seras pas client, et bah ça fait toujours quelque chose quand quelqu'un critique ce que tu fais, mais il faut arriver à se détacher de ça, et concrètement quelqu'un qui critique encore plus de manière injuste, parce que c'est ce qui est marqué sur la carte, autant on reçoit plein de critiques, on a reçu plein de critiques d'utilisateurs etc.

Speaker: qui étaient justifiés, donc dans ces cas-là, tu prends contact avec eux, tu prends du temps, tu essayes de comprendre, et bien souvent ils ont vécu une mauvaise expérience pour telle et telle raison, donc ça tu l'adaptes, et ça j'ai aucun sujet avec,

Speaker: La critique injuste, ça va être de la critique gratuite de gens soit qui n'aiment pas notre boîte, soit des gens qui sont... Ça peut arriver, des gens pour qui l'impact, c'est du bullshit et ça n'a rien à en parler.

Speaker: Soit je reste focus là-dessus et je vais me rendre fou pour des gens qui ne seront jamais mes clients, partenaires ou autres.

Speaker: Soit on reste focus sur ce qu'on essaie de construire avec Stadium Go, on avance et on passe outre.

Speaker: Et j'ai plutôt choisi cette solution.

Speaker: Sinon, c'est un calvaire de s'arrêter que sur le négatif.

Speaker: Autant se focus sur le... J'ai parlé de sacrifice juste avant.

Speaker: Autant se focus sur tout ce qu'il y a de bien pour justement compenser avec les sacrifices que tu es obligé de faire.

Speaker: J'avais une question qui n'a plus tant de rapport avec le kilomètre 30 maintenant que je voulais te poser tout à l'heure.

Speaker: Je voulais te poser.

Speaker: Dans quoi tu es vraiment bon?

Speaker: Comment est-ce que tu définirais ta zone de génie?

Speaker: C'est une super question.

Speaker: Je pense avoir le profil de quelqu'un qui n'est pas vraiment bon dans quelque chose.

Speaker: Je ne suis pas expert d'un truc, mais je ne suis pas trop mauvais dans plein d'autres.

Speaker: Parce que quand tu es entrepreneur, tu as plein de sujets différents.

Speaker: Et donc avec le temps, je pense que là où potentiellement je pourrais dire que je suis bon, c'est sur...

Speaker: On va dire que là où je suis le meilleur, c'est sur la première phase d'un projet.

Speaker: D'imaginer le projet, comment ça va fonctionner, à quoi ça sert, etc.

Speaker: Vraiment la création from zero to one.

Speaker: Le livre d'ailleurs, ou facile, est très cool.

Speaker: C'est clairement ça dans lequel je suis le meilleur, je pense.

Speaker: Aujourd'hui, après, effectivement, je pense être un peu un touche-à-tout.

Speaker: Je n'ai pas une zone de génie.

Speaker: À la base, je suis développeur de métier.

Speaker: Je te l'ai dit tout à l'heure, aujourd'hui, je suis très mauvais développeur.

Speaker: Ce ne sera pas ma zone de génie.

Speaker: Ma zone de génie, ce serait plus d'imaginer des projets et de faire en sorte qu'ils soient concrétisables.

Speaker: Mais je n'ai pas...

Speaker: au même titre que certains ou certaines peuvent avoir une expertise sur un domaine en particulier, je ne sais pas, le marketing ou le business dev ou autre.

Speaker: Et ça me va bien parce que ça va un peu avec mon tempérament, que j'aime bien tout essayer, j'aime bien tout faire, j'aime bien savoir, j'aime bien comprendre.

Speaker: Quand tu entreprends, tu finis par déléguer, il faut déléguer, c'est hyper important, mais avant de déléguer, je veux m'assurer de comprendre comment ça fonctionne.

Speaker: Donc, je ne sais pas si ça répond exactement à ta question parce que je ne suis pas excellent dans un truc particulier, mais c'est un peu comme ça que je me... En tout cas, que moi, je ne me vois personne.

Speaker: Ok, ça marche.

Speaker: J'aime bien poser une question un peu marrante à mes invités.

Speaker: Celle à laquelle j'ai pensé pour toi, c'est... On a parlé de tes souvenirs en covoiturage.

Speaker: Est-ce que tu as une anecdote marrante?

Speaker: t'as pas vécu forcément, mais que tes utilisateurs ont vécu?

Speaker: Un truc un peu marquant, un running gag qui revient dans vos retours utilisateurs qui peuvent être drôles ou un peu loufoques?

Speaker: C'est une bonne question, ça.

Speaker: On a plein de retours, mais un truc qui reviendrait souvent... Un truc qui était vraiment mémorable, quoi.

Speaker: J'ai rien qui me vient en tête.

Speaker: On a plein d'histoires.

Speaker: En fait, on a plein d'histoires de gens qui soit se rencontrent et deviennent potes...

Speaker: Mais je n'ai pas souvenir d'une histoire un peu loufoque, originale, qui serait arrivée.

Speaker: Un truc... Ce n'est même pas loufoque, c'est chiant, mais après, on a trouvé une solution, donc on en rigole, c'est que l'un des premiers covoites, le conducteur, est parti sans les passagers.

Speaker: ce qui est quand même relativement pénible pour une appli de covoiturage.

Speaker: Donc ça, tu réagis et tu trouves la solution.

Speaker: Mais en dehors de ça, c'est vrai qu'on n'a pas d'anecdotes particulièrement marquantes sur ce que vivent les gens au covoiturage.

Speaker: En gros, les retours qu'on a, c'est...

Speaker: Il n'y a rien de très marrant, mais ça correspond à ce qu'on veut faire.

Speaker: J'ai passé un trop bon trajet parce qu'on a parlé de mon club favori.

Speaker: Super rencontre, ça me permet de partager avec d'autres passionnés.

Speaker: Et du coup, on va recommencer.

Speaker: Et là où on se concentre plus, au-delà des faits marrants, et ça, on a beaucoup d'exemples, c'est sur la récurrence.

Speaker: Et aujourd'hui, on a beaucoup de gens qui ont commencé à covoiturer ensemble et qui continuent année après année, à travers Stadium Go, à covoiturer ensemble, en passant toujours par Stadium Go.

Speaker: Et donc ça, c'est aussi cool, même si ça sort un peu du cadre anecdote marrante.

Speaker: Mais c'est cool parce qu'on est convaincu et on a la certitude, parce qu'on a la preuve actuelle, qu'on arrive vraiment à créer la rencontre qu'on veut créer.

Speaker: Et ça, c'est cool.

Speaker: Ok, génial.

Speaker: Maintenant, on va passer sur un truc que j'ai ajouté et qui est nouveau dans mes interviews.

Speaker: Ça s'appelle le sprint, toujours sur le thème de la course à pied.

Speaker: L'idée, c'est que je te pose une vingtaine de questions rapidement qui appellent des réponses rapides ou des choix assez instinctifs.

Speaker: Est-ce que tu es prêt pour débuter sur le sprint?

Speaker: Ok, et bien let's go Romain.

Speaker: Kylian Mbappé ou Steve Mandanda?

Speaker: Mandanda.

Speaker: Les supporters français sont-ils moins écolos que les Suisses?

Speaker: Oui.

Speaker: Le covoiturage pour aller au stade devrait-il être obligatoire?

Speaker: Oui.

Speaker: Tu entraînes encore régulièrement?

Speaker: Parfois par semaine.

Speaker: Les clubs de Ligue 1 sont plus réactifs que ceux de Ligue 2?

Speaker: Partiellement vrai, ça dépend vraiment des clubs.

Speaker: La FFF comprend mieux l'urgence climatique que les clubs?

Speaker: Ils le comprennent à peu près tous à la même échelle.

Speaker: Le sport professionnel sera neutre en carbone d'ici 2030?

Speaker: Tu accepterais un partenariat avec une compagnie aérienne?

Speaker: Ça n'est jamais arrivé.

Speaker: Ça m'étonnerait que ça arrive et honnêtement, je ne sais pas quelle serait notre réaction.

Speaker: Les supporters sont prêts à payer pour co-voturer?

Speaker: Oui.

Speaker: Le rugby est plus engagé écologiquement que le foot?

Speaker: C'est à peu près similaire.

Speaker: Stadium Go fonctionnerait pour les JO 2030?

Speaker: J'espère qu'il fonctionnera pour les JO 2030.

Speaker: Les politiques RSE des clubs sont du greenwashing?

Speaker: Non, c'est faux.

Speaker: Est-ce que tu boycotterais un client qui refuse de mesurer son impact carbone?

Speaker: On ne travaillerait pas ensemble parce qu'il ne viendrait pas nous voir.

Speaker: Le sponsoring tue l'authenticité du sport?

Speaker: Non, au contraire, il peut y aller de la raconter différemment, mais il y a beaucoup de choses à améliorer quand même.

Speaker: Les déplacements des équipes pour le plus que ceux des supporters?

Speaker: Le sport business va sauver la planète?

Speaker: On y travaille pour, mais il n'y a pas que le sport business qui pourra.

Speaker: Tu irais travailler pour BlaBlaCar s'ils te le proposaient?

Speaker: Tant que StadionGo existe, non?

Speaker: Dans 10 ans, tous les stades auront une solution de mobilité durable intégrée.

Speaker: J'espère avant 10 ans.

Speaker: Ok, bien joué.

Speaker: Écoute Romain, c'était trop cool.

Speaker: On arrive au terme de cet échange.

Speaker: Je suis passé un super moment.

Speaker: Il y a plein de trucs.

Speaker: Merci encore.

Speaker: Franchement, incroyable ce que vous faites.

Speaker: La fin d'expérience, c'était une première pour kilomètres 30.

Speaker: Donc...

Speaker: Je pense passionnant à plein d'égards et ça va parler forcément à beaucoup de personnes.

Speaker: Comment on fait pour te contacter, pour te suivre?

Speaker: Tu as parlé de LinkedIn tout à l'heure.

Speaker: Est-ce qu'il y a des personnes qui veulent aller vers toi?

Speaker: Comment ça se passe?

Speaker: LinkedIn, ce sera le meilleur canal pour m'avoir.

Speaker: Et sinon, mail, roma.stadiumbo.fr.

Speaker: Ce n'est pas très dur.

Speaker: OK, ça marche.

Speaker: Écoute, merci encore, Roma.

Speaker: Merci, Victoire.

Speaker: C'était un plaisir.

Speaker: C'était super, merci à toi.

Speaker: Voilà, c'était Kilomètre 30.

Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.

Speaker: Et je vous dis à très vite pour le prochain épisode.

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Recommended