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EP8 - Maxime Verschoor, cofondateur de Mingle

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912 plays · Jun 17, 2025

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Speaker: Ma zone peut-être de génie et de compétences, c'était de toucher les gens, de les faire sortir un peu de chez eux et potentiellement de les connecter.

Speaker: Aujourd'hui, les réseaux sociaux tels qu'on les conçoit, tels qu'on les pense, ils sont tous sociaux en fait.

Speaker: Tu as un sentiment d'isolation sociale qui est hallucinant.

Speaker: Ça a vocation à être le nouveau vrai réseau social.

Speaker: qui connectent les gens.

Speaker: Quand on vient faire du sport, on sait qu'on va être entouré de gens qui nous ressemblent un minimum, avec qui on partage des valeurs.

Speaker: Vodou, c'est un coup de bout, c'est un accélérateur qui est exceptionnel.

Speaker: Aux US, tu as une proportion à payer qui est radicalement différente.

Speaker: On réfléchit activement à comment monétiser de façon intelligente.

Speaker: Je suis un peu entrepreneur la journée où j'essaie de comprendre comment répondre aux besoins du marché, mais le sport, je suis animateur ClubMet.

Speaker: Salut, je m'appelle Victor, je suis le fondateur du podcast Kilomètre 30 et avec mes invités, on parle entrepreneuriat et sport.

Speaker: Je suis ravi de vous présenter ce huitième épisode enregistré avec Maxime Verschor, le cofondateur de Mingle.

Speaker: Alors Mingle, c'est quoi?

Speaker: C'est une social app, donc un réseau social qui promeut des événements sociaux, notamment à travers le sport.

Speaker: C'est le lien avec Kilomètre 30.

Speaker: Avec Maxime, on a surtout parlé de sa pratique sportive.

Speaker: On a beaucoup discuté du modèle de Mingle.

Speaker: Donc concrètement, comment on lance une application d'abord aux Etats-Unis, puis en France?

Speaker: Quelles stratégies on met en place pour s'implanter dans ces différents territoires?

Speaker: les logiques très locales qu'il faut mettre en place pour s'adapter aux différents utilisateurs qui sont internationaux, et puis les méthodes de monétisation qui sont différentes d'un pays à l'autre.

Speaker: On a évidemment parlé de pourquoi il a entrepris dans le sport.

Speaker: J'ai aussi été bluffé par la capacité de Maxime à s'emparer d'un sujet comme le sport pour en faire une entreprise ultra intéressante,

Speaker: à la croisée entre la tech, les événements sociaux, les événements sportifs, les rencontres, bref, j'ai trouvé cet échange passionnant.

Speaker: J'espère que vous le trouverez tout autant passionnant et je vous souhaite surtout une très bonne écoute.

Speaker: Je me suis fait un pari avec Joséphine il y a deux semaines, je me suis posé un strass.

Speaker: Parce qu'elle a eu les... On était sur une New Balance et y'avait un truc de strass et on s'était dit bon allez c'est marrant de faire un truc de con, on devait se faire un tatou et en fait on a fait un strass donc je sais pas si c'est très visible mais voilà.

Speaker: Tu vois?

Speaker: Ça c'est énorme!

Speaker: Et comment tu le fais poser ça?

Speaker: Bah il colle à ça avec une sorte de lumière violette bizarre et je pensais que c'était un truc très éphémère tu vois, je pensais que ça allait partir au bout de 2-3 jours.

Speaker: Il est toujours là, peut-être que je peux l'enlever, mais pour l'instant, il est là, quoi.

Speaker: Et ça se garde... Je pense que si je fais rien, ça se garde longtemps.

Speaker: Ah ouais?

Speaker: Parce que là, le brossage des dents, il n'y a rien qui y fait, quoi.

Speaker: Je suis tout le genre, je me vois ça dans... Vas-y avec un tournevis aussi fort, mais je ne sais pas essayer, mais peut-être que je lui passerai.

Speaker: Mais je trouve ça marrant, ouais.

Speaker: Ouais, c'est ouf.

Speaker: C'est trop marrant.

Speaker: Mais ça se voit pas tant que ça, en fait.

Speaker: Ouais, ça se voit pas tant que ça.

Speaker: C'est quoi, c'est un faux diams, en fait?

Speaker: C'est un faux diams, ouais.

Speaker: Je ne crois pas que c'est un vrai, mais sinon... Tu m'as trop dans la... Dans les comptes, c'est la même balance.

Speaker: Trop marrant.

Speaker: Ok.

Speaker: Euh...

Speaker: Écoute Maxime, ravi de t'accueillir dans cet épisode.

Speaker: Écoute, ravi d'être la vie.

Speaker: Pour le contexte, c'est la première fois qu'on enregistre dans ce studio.

Speaker: Ravi de t'accueillir dans ce nouveau setup qui est un petit peu à l'image du podcast, tu vois, avec le logo Kilomètre 30, en tout cas le nom, et des accessoires autour du sport, des petits items qui...

Speaker: soit sont en rapport avec des souvenirs que j'ai eus, soit en rapport avec mon expérience sportive.

Speaker: Tu vois, des médailles, les lunettes de course, natation, la récupération.

Speaker: On aura le temps de revenir sur ces sujets là.

Speaker: Mais ce que je veux dire, c'est que je suis ravi de t'accueillir.

Speaker: Je pense qu'on a des sujets incroyables à discuter ensemble.

Speaker: ton expérience.

Speaker: Je crois qu'on a le même âge ou dans les mêmes âges.

Speaker: Donc, tu vois, c'est plus facile pour moi de se projeter aussi, de comprendre un petit peu ce que tu vis.

Speaker: Mais t'as un profil de sportif de haut niveau.

Speaker: T'as...

Speaker: travailler dans des boîtes qui me parlent, donc un écosystème, plutôt écosystème startup, entrepreneuriat.

Speaker: Aujourd'hui, tu es en train de lancer une boîte qui s'appelle Mingle.

Speaker: Je pense que vous allez cartonner.

Speaker: C'est un truc de fou.

Speaker: Donc, tu pars aux États-Unis en ce moment.

Speaker: Pour l'expansion de cette boîte, tu t'associes avec le studio Voodoo et tu viens de Vendée.

Speaker: J'ai vécu en Vendée pendant longtemps.

Speaker: Je pense qu'on a pas mal de points communs.

Speaker: Donc, il y a plein de choses qui...

Speaker: qui peuvent être cool de discuter ensemble.

Speaker: Donc, ravi de t'accueillir.

Speaker: Première question, est-ce que tu peux te présenter?

Speaker: Qui est Maxime?

Speaker: Carrément merci Vic pour cette intro.

Speaker: Effectivement, je me sens déjà à la maison, là.

Speaker: Avec tout ça, notamment l'un des piscines, on y reviendra.

Speaker: Mais bon, là, je les ai un peu...

Speaker: Enlevé depuis trop longtemps d'ailleurs, j'ai retourné hier, c'était dur.

Speaker: Écoute ouais, donc Maxime Berchor, je suis franco-néerlandais, ma famille française vient de Vendée, ma famille néerlandaise vient de La Haye, mais j'ai quand même globalement grandi en banlieue parisienne, sur les dernières années en tout cas, dans le 92.

Speaker: Donc effectivement, tu l'as dit, j'ai un parcours jusqu'à présent relativement classique si je puis dire, prépa, école de commerce.

Speaker: J'ai commencé ma carrière en fonds d'investissement, dans les startups, dans les smart cities, pour le compte d'une riche famille française qui s'appelle la famille Fayak, qui a monté le groupe Fayak, un gros groupe du BTP indépendant, enfin qui est le plus gros groupe du BTP indépendant en France.

Speaker: Donc j'ai côtoyé des entrepreneurs au début un peu du haut de ma tour d'ivoire à regarder des decks passer à me dire j'ai envie de mettre de l'argent là, là et là etc.

Speaker: Mais en fait à force de les voir passer et discuter avec eux je me suis dit que j'avais très très envie de passer de l'autre côté mais je ne l'ai pas fait de façon tellement agressive et radicale.

Speaker: J'ai fait un petit switch d'abord vers la tech, vers les startups, tu l'as dit.

Speaker: Toujours en investissement, parce que je suis passé chez Silver, qui était une alternative à l'equity, avec ce qu'on appelle du RBF, en gros, de la venture debt, pour des boîtes du digital qui étaient très mal financées par les banques.

Speaker: Donc j'ai fait un an là-bas en sales, un peu comme ce que tu faisais jusqu'à il y a peu aussi.

Speaker: donc trouver des dossiers mettre de l'argent dessus sur les boîtes excuse moi mais plus vraiment avec un angle analytique plutôt avec un angle sales dans le sens où tout était très automatisé et donc on se concentrait plutôt sur l'humain sur le contact et même sur le fait d'aller chasser des boîtes parce que l'idée c'était d'investir dans de la croissance et donc les boîtes qui avaient de la croissance nous rapportaient de l'argent

Speaker: donc faire les bons paris au bon endroit mais au contexte économique un peu difficile 2022-2023 un peu retournement de la liquidité aujourd'hui et donc de la liquidité à l'époque et donc Silver allait un peu moins bien au bout d'un an et là je me suis dit bon c'est hyper intéressant la tech mais j'ai envie de voir ce que c'est qu'un gros masse aux ondes qui scale très fort avec des gros process voire un peu les best practices en Europe et une de ces boîtes qui à ce moment là faisait beaucoup de bruit qui fait toujours beaucoup de bruit c'est Pigment

Speaker: dont tu as déjà entendu parler alors c'est autre chose c'est à mon sens un peu moins sexy c'est des grossasses qui viennent digitaliser les directions financières RH, supply etc en gros un super excel qui permet d'avoir de la flexibilité de l'adaptabilité ce qui était aujourd'hui pas du tout le cas parce que c'était encore une fois des excel, des google sheets qui se parlaient pas les uns avec les autres qui étaient hyper rigides

Speaker: Pareil j'ai fait ça pendant un an, après avoir vu une boite grossir très vite et mourir presque très vite, j'ai vu une boite qui était un mastodonte qui était sur des rails hyper solides, on est passé de 200 à 600 personnes en un an, et donc moi je me suis vite retrouvé dans une armée de sales qui étaient tous hyper forts,

Speaker: Et je crois que j'ai beaucoup appris, beaucoup grandi, mais je crois que j'ai vite senti à un moment donné, y compris que j'en avais marre d'être un peu un numéro sur un dashboard.

Speaker: Je sais pas si t'as l'air senti ça toi dans ta dernière boîte.

Speaker: Et je crois que j'avais envie de porter un peu mon projet, toucher les gens.

Speaker: Et j'ai eu un peu un déclic il y a quelques mois, quand je suis parti en Indonésie, et qu'on a monté une petite association pour promouvoir l'accès au surf, notamment pour les femmes.

Speaker: En tout cas pour les filles, excuse-moi, parce que c'est des filles qui aujourd'hui vivent devant des vagues exceptionnelles, mais qui globalement n'ont pas accès, parce que c'est des pays qui malheureusement voient encore trop la femme, peut-être comme quelqu'un qui a la cuisine, etc.

Speaker: Et donc on a réussi de promouvoir l'accès au surf pour les fans dans ces pays-là.

Speaker: Et je me suis rendu compte qu'un peu ma zone peut-être de génie et de compétence, c'était de toucher les gens, de les faire sortir un peu de chez eux et potentiellement de les connecter.

Speaker: Ok, et donc là, faire sortir les gens de chez eux, les connecter, c'est la suite logique pour Mingle?

Speaker: Ouais, c'est un peu le début de Mingle.

Speaker: Le fait de se dire aujourd'hui les réseaux sociaux tels qu'on les conçoit, tels qu'on les pense, ils sont tous sociaux en fait.

Speaker: Ils nous frustrent, ils nous isolent.

Speaker: Je sais pas comment toi tu fises Instagram, TikTok ou Snapchat, mais la plupart des gens ils scrollent, ils regardent les eaux de fer et ils sont assis sur leur canapé.

Speaker: et à la fin de cette expérience là en fait on est toujours seul on a juste l'impression que notre vie elle est moins cool, moins stylée et que bah en fait on s'est pas fait beaucoup plus de potes quoi on s'est pas fait beaucoup plus de contacts, de relations on a pas tellement appris sur nous, sur les autres, sur le monde vraiment encore une fois je trouve qu'on alimente un sentiment d'isolation, de frustration qui est à mon sens hyper dommage et qui va totalement à l'encontre de ce pourquoi les réseaux sociaux initialement étaient conçus pensés parce que les réseaux sociaux à l'époque c'est Facebook en 2008

Speaker: avec Facebook events où on organise des soirées, des moments.

Speaker: Aujourd'hui Facebook events, il va peut-être encore un peu pour des soirées, mais tu te noies dans les notifications de ta grande-tante, de ta marraine, etc.

Speaker: Donc tu sais même plus où est la soirée, à quelle heure, etc.

Speaker: Donc tu envoies un message sur WhatsApp pour savoir où est la soirée.

Speaker: Et donc aujourd'hui les outils sociaux, ils sont un peu cassés.

Speaker: Il y a un gros trou dans la raquette.

Speaker: L'ancien gros réseau social, vraiment social, c'était Meetup, mais qui n'a pas bougé depuis 2012 et qui a un outil aujourd'hui qui est un peu nul en fait.

Speaker: Donc on s'est dit qu'il y avait à la fois une opportunité de marché très importante, il y a un tout gros trou dans la quête qu'on veut combler, avec un vrai réseau vraiment social, et à côté de ça, on se rend compte que les autres réseaux sociaux n'ont pas respecté leur mission.

Speaker: Selon toi, la mission d'un réseau social, c'est vraiment avant tout de connecter les gens?

Speaker: Ouais, en fait, c'est aussi ça le truc, c'est que c'est de la sémantique.

Speaker: Est-ce que par connecter, on entend s'envoyer des messages, s'envoyer des reels, s'envoyer des commentaires, des likes, etc.

Speaker: Ou est-ce que se connecter, c'est faire ça?

Speaker: Se connecter dans la vraie vie, se parler, apprendre à connaître l'autre.

Speaker: Je pense que, en tout cas, ma conviction et la conviction chez Mingle, c'est que se connecter, c'est regarder d'abord l'autre, comprendre l'autre, le regard dans les yeux, lui parler, le sentir, sentir sa présence.

Speaker: Et on se rend compte qu'aujourd'hui,

Speaker: Aux Etats-Unis en particulier, tu as un sentiment d'isolation sociale qui est hallucinant.

Speaker: Aujourd'hui, 61% des personnes aux US se sentent isolées, alors que précisément, quasiment tout le monde a 1, 2, 3 000 réseaux sociaux.

Speaker: Et donc tu te dis, bon en fait, plus ça va, plus on est déconnecté en fait.

Speaker: C'est ouf, c'est ouf.

Speaker: Et j'entends aussi beaucoup ça sur la jeune génération.

Speaker: Est-ce que ça se vérifie sur les plus jeunes?

Speaker: On parle beaucoup de santé mentale.

Speaker: Je sais pas, c'est des sujets qui entrent en considération chez les mingueuls.

Speaker: T'as raison.

Speaker: Et c'est vrai que ces jeunes générations qui ont été biberonnées depuis leur 9-10 ans, parce qu'en fait, les parents, quand tous les copains ont un téléphone, un iPad, etc., ils se disent, c'est quand même une votre facilité, tu vois, de mettre un iPad dans les mains de mon petit...

Speaker: de ma fille ou de mon fils.

Speaker: Et donc du coup, à 8-9 ans, tu te retrouves avec du Instagram, du Snapchat, des images qui sont pas du tout appropriées à ton âge, des gens qui font des trucs de fou, qui sont tous plus beaux les uns que les autres, plus refaits les uns que les autres aussi.

Speaker: Donc t'as un culte de la beauté déjà qui est très dur à cet âge-là, parce que du coup, les canons de beauté, c'est des canons qui sont quasiment irréalisables.

Speaker: C'est vrai pour les hommes, mais c'est aussi surtout vrai pour les femmes, malheureusement.

Speaker: donc tu as déjà ce truc là de je suis jamais assez bien je suis jamais assez beau tout le monde a l'air d'avoir une vie plus stylée donc tu as une surenchère débile de qui a la vie la plus cool, le plus de potes, le plus de likes, le plus de comments et en fait tu vis vraiment plus dans la vraie vie quoi tu compares juste le nombre de likes des photos instagram de tes potes mais en fait tu sais pas du tout comment s'est passé leur vraie semaine de vacances ou ta vraie semaine de vacances et du coup tu

Speaker: ta vie réelle est presque passée au second plan.

Speaker: Et je pense que c'est vraiment, tu as raison, vrai pour cette génération qui arrive, je dirais peut-être post-2003-2004.

Speaker: Nous, on a un peu passé entre les mailles du filet, mais du coup, on a un gap générationnel de dingue.

Speaker: On a vu ce que c'était notre jeunesse.

Speaker: À 8-9 ans, on jouait dans les parcs.

Speaker: A priori, on n'était pas sur des iPads ou sur du Instagram.

Speaker: On voit nos petits frères, nos petits cousins qui sont justement en train de vivre ça.

Speaker: Et à côté de ça, on a la génération d'autres qui sont trop loin pour comprendre les vraies dérives, les vrais enjeux, les vrais dangers de ce shift-là.

Speaker: Non, c'est clair.

Speaker: C'est clair.

Speaker: Et là, d'autant plus, nous, c'est trop facile, en fait, de se faire happer par les réseaux sociaux, de doom-scroller, comme on dit, et rester plusieurs heures à rien faire, en fait.

Speaker: C'est clair.

Speaker: Mais j'aimerais bien revenir, du coup, sur l'importance de connecter pour toi, et donc, faire le pont avec Mingle.

Speaker: Est-ce que tu peux présenter Mingle, dire un petit peu ce que vous faites?

Speaker: Et après, je serais vraiment hyper curieux de rentrer dans le détail de la genèse, etc.

Speaker: Mais d'abord, comprendre,

Speaker: C'est quoi Mingle?

Speaker: Oui, écoute, Mingle, tu l'as un peu compris entre lignes, je pense.

Speaker: Ça a vocation à être le nouveau vrai réseau social qui connecte les gens.

Speaker: Qu'est-ce que ça veut dire?

Speaker: En fait, c'est ni plus ni moins qu'un feed d'event avec des gens qu'on peut voir, avec qui on peut chatter, avec qui on peut se friend request, avec qui on peut se voir avant, pendant, après l'event.

Speaker: Donc, on dépasse aussi simplement le moment qu'il y a un event qui peut être...

Speaker: un run avec des flans comme samedi prochain avec tu vois Running Flans qui à Paris tous les samedis matin embarque 200 personnes sur Mingle c'est aussi le fait d'avoir un cheminement autour de ces moments dans la vraie vie pour qu'au moment où on arrive à l'event on voit un peu déjà qui est qui on se soit peut-être déjà un peu parlé et surtout après l'event on peut garder ce lien ce lien c'est pas juste quelque chose de très ponctuel comme

Speaker: Aujourd'hui, ce qu'on appelle du ticketing, de l'event braille, du shotgun, tu prends ta place pour une soirée.

Speaker: Alors oui, la soirée, c'est un moment dans la vraie vie, mais j'ai juste une transaction monétaire.

Speaker: Nous, Mingle, on veut en faire quelque chose de vraiment résolument social, dans le sens où l'event ne se suffit plus à lui-même.

Speaker: Il y a un avant, un après, il y a un cheminement.

Speaker: Et donc, la vocation de Mingle, c'est vraiment ça.

Speaker: C'est au lieu de scroller, de don't scroller et regarder les autres faire des choses stylées,

Speaker: souvent, ou pas, mais souvent c'est assez stylé, sinon l'algorithme les limite assez naturellement.

Speaker: Là, c'est regarder ce que je peux faire ce soir, demain, dans une semaine, comme event dans la vraie vie, de la poterie, des échecs, du théâtre, du run.

Speaker: Et donc, le pari, c'est qu'on a quelque chose d'hyper accessible.

Speaker: On imite un peu le feed Instagram, Snapchat, mais avec des events dans la vraie vie.

Speaker: Et c'est un pari qui est...

Speaker: finalement qui n'est pas tellement agressif tu vois en vrai de vrai Facebook Events le fait assez bien mais le fait le faisait bien il y a 20 ans tu vois aujourd'hui c'est plus du tout adapté comme outil Meetup le faisait bien il y a 15 ans aussi donc en vrai on veut juste remettre au goût du jour un vrai réseau social que les gens utilisent et qui est adapté aux pratiques d'aujourd'hui

Speaker: Ok, donc l'idée c'est vraiment de le rattacher au réel le plus possible, si je comprends bien.

Speaker: Je me mets à la place d'un utilisateur, j'ouvre Mingle, je crée mon compte.

Speaker: Qu'est-ce que je peux faire en ouvrant l'application?

Speaker: C'est quoi les possibilités qui vont faire que je vais pouvoir connecter avec les autres?

Speaker: Ouais carrément, donc déjà quand tu ouvres ton compte, toi t'as un petit ton boarding avec, tu vois, on te demande un peu qui tu es, on te demande des photos, tu vois, c'est pas juste un shotgun qui prend un ticket pour un event, on te demande vraiment qui est Victor, donc quand t'arrives sur la plateforme, les gens ont déjà un aperçu de qui est Victor, donc en ce sens, on se rapproche un petit peu de ce que peut faire le dating, tu vois, et une stinger, on veut vraiment voir qui tu es,

Speaker: avant de pousser aussi les events adaptés à qui tu es.

Speaker: Donc quand tu arrives sur la plateforme, en fait vraiment tu as un feed d'events qui vont à ce stade aujourd'hui être assez universels.

Speaker: On n'a pas encore assez de liquidités d'events pour vraiment te pousser juste peut-être des events de running, de natation, de trail, etc.

Speaker: parce que on n'a pas encore assez d'events, parce que ça fait un an qu'on existe.

Speaker: Mais demain, on espère, en tout cas la target, c'est vraiment de pousser comme l'algorithme Instagram des events hyper adaptés à ta localisation, à ta géographie, à ce que tu as envie de faire.

Speaker: Peut-être que le lundi soir, tu as envie de faire plutôt du théâtre, de la poterie, ça tu nous le diras en onboarding, que le mardi et le mercredi, tu auras peut-être plutôt envie de te défouler parce que tu auras un peu passé le week-end et donc là, tu auras retrouvé un peu d'énergie, donc tu auras envie d'aller courir dans la campagne ou sur les quais.

Speaker: Donc aujourd'hui, on ne va pas te pousser tellement de personnalisation sur les events, mais aujourd'hui, tu as le choix entre beaucoup de diversité, de liquidité d'event, que ce soit plutôt artistique, festif ou sportif, plutôt sur ces trois verticales.

Speaker: Mais donc aujourd'hui, tu as ce feed d'event,

Speaker: t'as des critères de décision qui peuvent être les personnes que tu vois qui vont participer aux events donc tu peux vraiment cliquer sur les têtes des personnes tu peux voir qui elles sont à quoi elles ressemblent ce qu'elles aiment à quels events elles ont participé à quels events elles participeront donc tu peux vraiment tout de suite avoir un icebreaker hyper facile ah j'ai vu que t'as fait cet event là comment c'était tu t'es marré et toi on pourrait peut-être le faire la semaine prochaine ensemble parce qu'il y a peut-être un event potentiellement récurrent donc tu peux créer vraiment du lien et du lien super facilement avant et après l'event mais donc globalement l'idée c'est pas de faire un milliard de trucs

Speaker: t'as un event avec un groupe chat sur l'event on se parle avant l'event on se voit qui vient comment où à quelle heure etc qui est en retard machin on peut faire des sondages etc on peut chatter en DM one to one tu vois donc moi j'envoie un message à Victor qui a l'air hyper sympa j'ai vu qu'il avait fait un event de course à place ma dernière là on se retrouve à un event de théâtre

Speaker: Peut-être qu'on peut aller courir juste tous les deux demain.

Speaker: L'idée, c'est pas forcément que tout se passe non plus sur Mingle.

Speaker: L'idée, c'est de créer du lien à un, à deux, à trois dans des petits groupes qui, aujourd'hui, résistent et vivent en dehors Mingle aussi.

Speaker: L'idée, c'est d'avoir cette liberté-là.

Speaker: Et donc, voilà, rencontrer des gens qui vont à des events, aller à ces events-là et se connecter dans la vraie vie, vivre des trucs cools, quoi, au lieu d'être sur son canapé regarder les autres faire.

Speaker: Ok, trop stylé.

Speaker: Du coup, ce que je me suis dit, c'est quand on s'inscrit sur Mingle, on y va avec un objectif peut être assez car, soit peut être pour découvrir, soit parce qu'on en a entendu parler et donc on se dit je veux rencontrer des gens.

Speaker: Donc.

Speaker: On est dans une démarche de aller rencontrer des gens.

Speaker: Ouais.

Speaker: Ou peut-être pas toujours, dis-moi si je me trompe, mais du coup, j'ai l'impression que c'est un peu à la frontière entre une social app et une application de rencontre.

Speaker: Est-ce que tu définirais Mingle aussi comme une application de rencontre 2.0?

Speaker: Parce que là, on le sait, les applis de rencontre, les utilisateurs, c'est en chute libre.

Speaker: Est-ce qu'il y a un créneau là-dessus?

Speaker: Justement, à travers les passions, à travers le sport, on y reviendra, mais...

Speaker: Ouais, t'as clairement raison.

Speaker: Alors, moi je trouve que l'injonction de rencontrer des gens ou de rencontrer son ou sa partenaire, elle est hyper agressive.

Speaker: Du coup, elle crée une attente qui peut être hyper déceptive.

Speaker: Je trouve ça beaucoup plus vrai et simple.

Speaker: et naturel de dire on vient vivre un moment et en vivant ce moment on va se rencontrer de façon beaucoup plus naturelle et spontanée que ce soit quelle que soit la nature de la rencontre je trouve que dire même tu vois on dit jamais vraiment dans notre façon de communiquer sur Mingle you're gonna make new friends or new lovers tu vois c'est vraiment viens vivre des trucs dans la vraie vie d'abord donc c'est ça la priorité et je pense que c'est la bonne priorité parce que

Speaker: Si tu mets la priorité de j'arrive à un event typiquement de running, je suis pas là pour courir mais en fait je suis vraiment là pour me faire au moins trois ou quatre potes, en fait tu vas pas du tout être, tu vas pas kiffer le moment je pense parce que tu vas être en mode bon bah si je rencontre pas ces trois quatre personnes j'ai pas passé un bon moment et donc d'ailleurs je reviens pas, donc nous c'est pas dans notre intérêt parce que l'idée c'est quand même que tu reviennes aux events et donc que tu passes un bon moment et que tu passes un bon moment c'est plutôt que tu sois là pour vivre une expérience et pas rencontrer des gens.

Speaker: Nous on croit plutôt, mais à challenger, c'est quelque chose qui est en construction, on croit plutôt dans le fait qu'en venant vivre un moment, on se rencontre de façon beaucoup plus naturelle.

Speaker: Et donc l'injonction, on la déplace un peu, on rend l'expérience, je pense, moins agressive en termes d'attente.

Speaker: Mais encore une fois, peut-être que dans notre discours, dans notre façon de communiquer, on devrait plutôt cibler du dating, cibler du « make friends », etc.,

Speaker: c'est pas l'objectif de Mingle l'objectif de Mingle c'est de faire sortir du canapé et de vivre des choses dans la vraie vie parce que je pense que c'est comme ça qu'on rencontre le plus facilement des gens en fait carrément donc là j'ai envie de faire le pont direct avec le sport bon t'as parlé de sortie running le samedi matin pourquoi le sport dans Mingle c'est quoi l'intérêt du sport dans tout ça ouais bah c'est un peu cette idée c'est cette idée que quand on fait du sport on vient d'abord pour faire du sport et que la rencontre elle est beaucoup plus smooth tu vois désolé pour le franglais moi

Speaker: Entre startuppers, je vais me faire engueuler sur les commentaires après.

Speaker: Mais le sport, c'est quand même, à force de... On peut se prouver le contraire, mais l'un des trucs les plus universels, accessibles, sains qui existent.

Speaker: Et quand on vient faire du sport, on sait qu'on va être entouré de gens qui nous ressemblent un minimum, avec qui on partage des valeurs.

Speaker: Et je pense que c'est un vecteur de réassurance très puissant.

Speaker: Au même titre que d'ailleurs si on faisait des soirées gaming ou échecs ça pourrait être le cas.

Speaker: Mais aujourd'hui il y a une tendance de fond qui fait que dans nos univers en particulier le sport est omniprésent.

Speaker: Parce que je pense qu'il y a un ras-le-bol d'être assis sur sa chaise toute la journée à pas faire grand chose.

Speaker: On a besoin le soir de bouger, de sortir, de se défouler, de voir du monde aussi mais d'abord de se défouler.

Speaker: C'est vrai que le sport est un peu à la jonction de ce culte un peu du corps, de l'out d'être dehors.

Speaker: Et je pense que déplacer aussi le fait de faire du sport vers le fait de se rencontrer, ça rend le run typiquement, qui fait quand même peur à beaucoup de monde, moins agressif justement.

Speaker: on rend le run, je pense, avec Mingle et avec les communautés qui fleurissent sur Mingle, beaucoup plus universelle, fun et accessible.

Speaker: Tu vois, on parlait tout à l'heure de l'irox avec le crossfit.

Speaker: Les communautés de run, ce qu'elles ont fait avec le run, c'est vraiment ça, quoi.

Speaker: Elles ont pas délisé le run.

Speaker: Ce qu'elles ont fait le padel avec le tennis, tu vois.

Speaker: Et...

Speaker: Nous on vient juste un peu permettre à ces communautés de se retrouver au même endroit dans un outil qui est adapté pour pas juste avoir un WhatsApp avec des messages dans tous les sens où c'est le bazar etc.

Speaker: Où t'as ton cousin qui cherche un appart, ta soeur qui cherche un stage etc.

Speaker: Donc on les a juste mis au même endroit pour qu'elles se rencontrent aussi et qu'il y a plus de silo entre les communautés de run en particulier.

Speaker: Donc toi Victor quand t'es dans une communauté X

Speaker: Tu peux se dire, il y a aussi cette communauté Y qui existe et qui peut peut-être faire autre chose, mais avec qui potentiellement demain pourraient faire des events un peu crossover, parce qu'aujourd'hui c'est ce qui se passe, les communautés elles se rencontrent et elles créent des events entre elles, alors qu'avant elles ne communiquaient pas du tout parce que c'était sur des WhatsApp hyper silotés.

Speaker: Donc pardon, je m'égare un peu sur la question, mais pourquoi le sport?

Speaker: Parce que c'est quelque chose aujourd'hui qui est hyper tendance, donc on serait bête de ne pas l'embrasser.

Speaker: C'est aussi quelque chose qui est hyper vecteur de rencontre parce qu'on sait que les personnes qui sont avec nous autour de nous, elles nous ressemblent a priori.

Speaker: C'est aussi le fait de dire, de rendre le sport un peu flippant.

Speaker: Parce qu'aujourd'hui, aller faire du sport tout seul, en particulier le running, c'est pas très fun.

Speaker: T'es vite avec ta montre en train de te demander quand est-ce que ça se termine Mais là aujourd'hui c'est pas nous qui avons inventé les communautés de running Les communautés de running elles sont venues sur Mingle Donc on vient surfer sur cette vague de communautés On vient leur permettre de fleurir, de grossir D'avoir un outil beaucoup plus adapté que ce qu'il y avait jusqu'à présent

Speaker: Mais donc pourquoi le sport?

Speaker: Je vais peut-être finir par ça parce que c'est aussi quelque chose qui me ressemble, nous ressemble, Hugo et moi, mon associé, et quelque chose qui nous parle.

Speaker: Parce qu'on est convaincu qu'il faut encore et encore démocratiser le sport et faire en sorte que tout le monde, ceux qui peuvent en tout cas, parce qu'évidemment c'est aussi, malheureusement, tout le monde ne peut pas faire du sport, ceux qui peuvent doivent se bouger, sortir de chez eux et rencontrer du monde en faisant quelque chose de plutôt bon et simple pour leur tête et leur corps.

Speaker: Je suis 100% convaincu qu'aller pousser les gens à faire du sport à travers la rencontre, à travers le fun, c'est important.

Speaker: Ça couvre plein, ça répond à plein de problèmes actuels dans la société, donc trop intéressant et trop aligné.

Speaker: Justement, tu m'as dit que le sport c'était important pour toi.

Speaker: Pourquoi?

Speaker: Je pense que j'ai toujours été un peu hyperactif.

Speaker: Je suis hyperactif.

Speaker: Du coup, quand j'étais petit, mes parents ne me mettaient pas sur un iPad parce que ça me faisait péter un câble et j'étais insupportable.

Speaker: Ils me faisaient soit monter et descendre les escaliers à la maison, soit j'allais courir ou je suivais mon papa à vélo.

Speaker: J'ai fait très tôt du sport parce que c'était un besoin pour mes parents, sinon j'étais insupportable.

Speaker: Le problème, c'est que quand tu habitues un enfant à faire du sport tous les jours, à 10-11 ans, il commence à gagner un peu les crosses, des trucs comme ça.

Speaker: Il se dit que c'est trop stylé.

Speaker: Je suis la star une semaine dans l'année à l'école parce que quand il y a le cross, tu gagnes et tu te sens trop content.

Speaker: Donc, tu as envie de rentrer un peu dans une logique de perf.

Speaker: Et il se trouve que moi, ma logique de perf, je l'ai finalement très vite eu dans l'eau.

Speaker: Je me suis très vite senti bien dans l'eau, à ma place.

Speaker: C'était l'endroit où je pouvais...

Speaker: vraiment me calmer, me relaxer, même me reconcentrer.

Speaker: Je dormais pas très bien, j'étais pas très concentré à l'école.

Speaker: Et donc, le fait de nager une ou deux heures par jour, c'était un gain de temps assez hallucinant pour moi, pour mes parents.

Speaker: Ça me permet d'être calme à l'école, ça me permettait de bien dormir.

Speaker: Et donc, tout le monde était gagnant dans l'histoire.

Speaker: Mais donc, assez vite, je me suis mis à nager une heure, deux heures

Speaker: Trois heures par jour.

Speaker: Et j'étais vite en horaire aménagé en natation à un âge assez jeune.

Speaker: Et je suis vite tombé amoureux des longues distances en natation.

Speaker: Alors qu'à l'époque, c'est pas très sexy, tu vois.

Speaker: Du 400 mètres, du 800 mètres, du 1500 mètres.

Speaker: Même si à l'époque, tu grandis avec les distances.

Speaker: Tu vois, à l'époque, c'était plutôt cool de faire du sprint, etc.

Speaker: Du 50, du 100 mètres.

Speaker: Donc j'ai fait pendant quelques années de la natation un peu à haut niveau en eau libre, pardon, d'abord en bassin puis en eau libre, sur des distances plutôt longues, et à un moment donné, j'étais bon mais j'étais pas excellent, j'avais pas beaucoup de talent, j'étais plus un mec qui bossait plus que les autres, mais qui a jamais eu le talent, tu vois, et qui faisait beaucoup de choses au mental.

Speaker: Mais tu vois, je me blessais vite aux entraînements, je craquais vite pendant les stages.

Speaker: J'avais vite du mal à tenir la même cadence que les autres parce que je mettais trop d'intensité.

Speaker: J'étais comme un bourrin, j'aimais pas trop respecter les temps les séances.

Speaker: J'ai toujours voulu juste me défouler en fait.

Speaker: Et la logique de perf elle s'est un peu...

Speaker: Enfin, elle était assez naturelle, elle était lancée de continuité, mais ça n'a jamais été ce qui m'a de rêver, je l'ai compris un peu plus tard.

Speaker: Et j'ai un peu explosé à 15-16 ans en me disant « bon bah, je passe 2-3 heures dans l'eau par jour, mes potes ils font la fête, ils fument, ils boivent, ils ont une vie trop cool, moi j'en ai marre de compter les carreaux de la piscine, j'ai envie de vivre comme les autres ».

Speaker: Et en fait, je me suis dit ça, mais en me disant ça, j'ai eu des potes qui ont commencé à me parler du triathlon.

Speaker: Je me suis dit, ça a l'air quand même hyper fun.

Speaker: En fait, j'étais en recherche de fun depuis toujours.

Speaker: J'ai envie de me défouler, mais la perf de natation de... Regardez, on parle de chrono de millisecondes, tu vois.

Speaker: Je crois que j'avais envie d'autre chose, en fait.

Speaker: Et le triathlon, ça a été ma réponse au fun.

Speaker: avant que ce soit un peu cool et à la mode parce qu'à 15-16 ans t'es pas cool quand t'as un tri fonction et que tes potes ils font du rugby ils se boivent des bières et tout donc à l'époque j'étais un peu à contre courant tu vois je te parlais d'être style avec le cross en CM2 6ème c'est vrai mais en 3 en seconde première quand tu te mets quand tu vas faire des sorties vélo de 18h à 21h enfin y'a personne qui comprend dans ta classe ce que tu fais tu vois

Speaker: Et donc je me suis mis au triathlon à la suite de la natation.

Speaker: Ça a été une expérience assez folle et assez rigolote parce que j'arrivais avec un passif de nageur correct.

Speaker: Et donc en triathlon c'est natation, vélo, course à pied.

Speaker: Donc tu sors de l'eau, t'es premier, t'es content.

Speaker: T'arrives à vélo, tu te fais fracasser.

Speaker: T'arrives à pied, tu comprends plus ce qui se passe, t'as les jambes toutes en coton.

Speaker: Du coup il y a une vraie phase d'adaptation.

Speaker: J'ai voulu aussi m'amuser et donc j'ai voulu être performant parce qu'en fait l'un va un peu avec l'autre quand même chez moi.

Speaker: Même s'il ne faut pas qu'il y ait un drive trop chrono, c'est un peu un jeu d'équilibriste.

Speaker: Il faut que ce soit fun, donc pour que ce soit fun il faut que je me sente bon, mais en même temps quand c'est trop obsessionnel, j'explose et ça me dégoûte en fait.

Speaker: Et c'est ce qui s'est passé un peu par la natation.

Speaker: Et j'ai eu peur que ça se passe un peu avec le triathlon au bout de 2-3 ans.

Speaker: Et à ce moment là je suis rentré en prépa donc j'ai jamais pu tellement exploiter ce que j'aurais pu faire en poussant trop.

Speaker: Mais tu vois j'avais un niveau national en triathlon, j'étais top 50-60 en France, il y avait bien bien bien meilleur.

Speaker: J'ai jamais été dans un haut niveau tu vois démesuré.

Speaker: J'ai goûté un peu du doigt ce que c'était que vivre, dormir et manger sport, avec des sports qui sont quand même très exigeants.

Speaker: Je pense que je n'avais pas les qualités pour le faire.

Speaker: Je pense que j'avais le mental pour le faire, mais j'avais un mental qui avait besoin de fun.

Speaker: Et le fun, je l'ai perdu quand on rentrait dans une approche trop perfectionniste.

Speaker: Or, c'est des sports pour être excellent.

Speaker: Tu dois être hyper perfectionniste.

Speaker: C'est dans le détail que tout joue, tu vois.

Speaker: Et donc, c'est marrant de voir ce qui nous drive chacun, tu vois.

Speaker: Moi, je me suis rendu compte que j'avais besoin d'être bon pour m'amuser.

Speaker: Mais à un moment donné, quand t'es bon, tu côtoies des gens qui sont meilleurs et t'as envie d'être meilleur et tu rentres dans une spirale qui peut vite être vicieuse et un peu infernale.

Speaker: Et je suis rentré là-dedans et en mi-terminal, tu vois, j'ai...

Speaker: exploser, j'ai arrêté.

Speaker: Je me suis mis à faire de la muscu parce que je voulais avoir un physique de bonhomme, tu vois, parce que le triathlon, moi, tu vois, j'ai un physique très très sec, c'est pas cool, pas stylé.

Speaker: Je voyais mes copains, Henri de Lémane, qui a eu dux avec les filles, qui faisaient la fête, et je crois que j'avais envie de leur ressembler un petit peu.

Speaker: Donc j'ai fait un peu de miffure sur en terminale et après je me suis retrouvé en prépa et je pense que ce que j'ai mis dans le sport, bah j'ai mis ensuite dans un peu mon cursus académique.

Speaker: Enfin tout est relatif, mais parce que je suis arrivé en prépa finalement, j'étais un bon élève, mais en prépa je me suis quand même un peu fait casser la gueule par les profs, par les notes.

Speaker: Ah bah, tu m'en parles pas.

Speaker: Ouais.

Speaker: J'étais loin d'être le meilleur de la classe en prépa, mais par contre j'ai mis cette obsession que j'avais dans le sport, parce que malheureusement c'était quand même une obsession, je l'ai mis dans ma prépa et je l'ai mis en particulier dans la philo, qui était la matière la moins rentable du monde, mais je suis tombé amoureux de la philo en prépa.

Speaker: Les concours d'école de commerce, je ne les ai pas réussis, je ne les ai pas hyper bien réussis, mais j'ai eu quand même une école.

Speaker: Sauf en philo.

Speaker: Sauf en philo.

Speaker: Mais la philo, malheureusement, c'était pas du tout rentable.

Speaker: J'ai switché un peu d'une obsession à une autre.

Speaker: Et je pense que c'est un peu ça ce qui s'est passé depuis tout le temps.

Speaker: Je suis un peu monomaniaque sur mes trucs.

Speaker: Là, en ce moment, c'est cette obsession de connecter les gens.

Speaker: Et j'y crois vraiment.

Speaker: Et je pense que c'est plus qu'une obsession.

Speaker: C'est un peu une mission.

Speaker: Mais jusqu'à présent, j'ai un peu enchaîné les petites missions comme ça.

Speaker: Où j'étais très très all-in dans tout ce que je faisais.

Speaker: Je suis pas très polyvalent.

Speaker: J'ai du mal à faire tout bien en parallèle.

Speaker: Ouais mais je dirais que le triathlon ça reste un sport assez polyvalent mine de rien, tu dois maîtriser trois disciplines bien en plus quoi si tu veux faire des bons résultats.

Speaker: Comment est ce que t'as fait en prépa, ça m'intéresse, pour continuer le sport?

Speaker: Est ce que tu as dû faire une croix sur ta pratique?

Speaker: Parce que c'est vrai que ça prend énormément de temps.

Speaker: C'est clair.

Speaker: Ouais.

Speaker: Il y a le côté, ouais, j'en fais pour me sentir bien, évacuer le stress que la prépa peut générer.

Speaker: Mais en même temps, tu dois bosser énormément.

Speaker: Ouais.

Speaker: Donc, tu peux pas trop faire de sport.

Speaker: Moi, j'étais un peu confronté à ça et pendant deux, enfin, j'ai fait trois ans de prépa.

Speaker: Pendant quasiment trois ans, j'ai archi diminué mon intensité dans le sport.

Speaker: J'ai perdu de ouf en cardio.

Speaker: En fait, j'ai eu l'impression de repartir de zéro.

Speaker: Encore pire quand tu rentres en école après, parce que le rythme de vie est pourri.

Speaker: Comment est-ce que toi, tu as vécu cette période-là où finalement, tu es un peu privé par la contrainte du temps de faire du sport?

Speaker: T'as raison et c'est vrai que c'est une bonne question parce que je l'ai un peu oublié mais à l'époque c'était le truc qui m'oppressait et m'angoissait le plus quoi.

Speaker: Comment je vais réussir à caler mon petit sas pour décompresser parce que même si j'ai défocus le triathlon, la perf pour le prépa en fait t'as quand même ce besoin physique je te disais pour dormir pour juste te sentir bien dans ta tête et ton corps et je pense que c'est hyper important de te sentir bien pour être performant aussi en prépa donc t'as vite un truc de... il faut trouver le... c'est encore une fois un peu un jeu d'équilibriste alors moi je me mettais dans une situation où tous les jours j'essayais d'arriver

Speaker: un tout petit peu en retard en prépa pour que ça m'oblige à bombarder à vélo.

Speaker: J'avais 15-16 minutes dans les bons jours de vélo pour arriver en prépa.

Speaker: J'arrivais toujours sur le fils du rasoir et parfois je ne rentrais même pas dans la classe tellement j'arrivais en retard.

Speaker: Je faisais en sorte d'arriver en retard pour me mettre un chrono, d'ailleurs un peu dangereux, sur mon VTT où je m'étais mis des petits prolongateurs comme ça où j'étais en mode contre la montre.

Speaker: J'avais ça allé, ça retourne.

Speaker: J'avais 30 minutes de vélo par jour et je m'étais mis une petite routine.

Speaker: J'avais une petite barre de traction, je m'étais mis une petite routine où j'essayais de faire sans pompe.

Speaker: et 30 à 40 tractions par soir, juste pour me sentir un peu... un peu congestionné avant de dormir.

Speaker: Tu vois, pour que quand je me couche, je me dise bon, j'ai pas fait que travailler aujourd'hui, je me sens bien dans mon corps, j'ai un tout petit peu transpiré, j'ai encore un tout petit peu de muscles.

Speaker: Tu sais, tu te dis aussi, j'ai envie de ressembler encore à quelque chose, quoi.

Speaker: Tu te sens assis, tu fais des maths pendant 4 heures, tu sens ton corps qui se ramollit, tu te sens pas... pas vif, pas tonique.

Speaker: Et donc j'ai mis en place ces deux petites routines qui m'ont un peu sauvé.

Speaker: Et à côté de ça, t'as quand même... Je trouve que c'est presque du sport de haut niveau de bosser comme ça, tu vois.

Speaker: C'est usant, tu brûles les calories, tu réfléchis beaucoup.

Speaker: À la fin de la journée, je crois que j'avais besoin de me sentir fier.

Speaker: Et en vrai, quand t'es en prépa, tu te sens quand même fier de toi.

Speaker: t'as quand même appris, grandi, moi en plus je me suis un peu noué dans la philo, donc tu te retrouves à réfléchir à des concepts philosophiques de ce qui t'anime, ce qui te drive, en fait tu te sens vachement grandir, alors moi j'ai pas trop grandi sur les notes, mais j'ai grandi tu vois, intellectuellement je pense, j'ai mûri, et je pense que cette fierté là, elle suffisait aussi à me calmer à l'époque quoi.

Speaker: Mais donc ouais, c'était un sacré challenge, putain, j'avoue, mec.

Speaker: Et pour le coup, quand je suis arrivé en prépa... Alors, excuse-moi, quand je suis arrivé en école de commerce, un peu à l'inverse des autres, alors que, tu vois, j'avais un besoin de fête.

Speaker: Finalement, quand je suis arrivé en école de commerce, je me suis rendu compte que ce qui m'avait manqué, c'était plutôt le sport et pas la fête.

Speaker: Parce que finalement, je n'avais jamais vraiment fait la fête.

Speaker: Parce qu'avant, j'étais, tu vois, dans un truc très très loin.

Speaker: En prépa, c'était compliqué.

Speaker: Et en école de commerce, j'ai fait la fête, hein.

Speaker: Mais...

Speaker: Je me suis remis à beaucoup nager, à faire du triathlon, à refaire les championnats de France de natte, à m'inscrire un peu à toutes les courses, parce que j'étais à Nantes en école de commerce, à Odentia, toutes les courses un peu à saucisson de la région, je les faisais le week-end, alors que mes potes se mettaient des timbales.

Speaker: Tu t'inscrivais en solo pour ces événements-là?

Speaker: Je m'inscrivais en solo, j'étais au BDS, donc j'ai essayé d'embarquer des gens, j'étais coach en natation, en athlétisme au BDS, et j'ai aussi monté une petite asso de surf.

Speaker: Mais l'idée c'était d'en marquer un peu ces gens dans ces courses-là, notamment aux OGO.

Speaker: Je sais pas si tu avais participé aussi.

Speaker: J'ai pas participé mais je vois.

Speaker: Au championnat de sport entre écoles de commerce.

Speaker: Donc là, ça donnait une petite dynamique pour que les gens se motivent à nager et courir.

Speaker: J'étais rarement seul quand même.

Speaker: Mais bon, souvent, je me mettais des déters tout seul.

Speaker: Je me rappelle faire un Nantes-Grenoble pour aller faire la championnade de France de natation d'école de commerce.

Speaker: Alors que tu vois, Nantes-Grenoble, c'est l'enfer.

Speaker: T'as pas l'argent à l'époque pour prendre les meilleurs trains, les trucs où tu prends des TG Max dégueulasses, des Ouigo de l'enfer, vend des bus.

Speaker: Et donc, je me mettais quand même des vrais déters parce que j'avais quand même

Speaker: à l'inverse de la prépa, ce besoin de me sentir un peu fier de moi, ce pure pause que j'avais perdu parce que en école de commerce je trouve que les cours malheureusement te drivent pas vraiment et tu sais pas trop ce que tu fais, pourquoi tu le fais et tu perds un peu un sens presque à ta vie de construire, de grandir, de mûrir j'ai beaucoup déconstruit de choses en école de commerce, on avait construit en prépa je sais pas si t'as ressenti ça aussi, un peu paradoxal d'ailleurs de se battre comme un fou pendant 2-3 ans pour arriver et se dire je veux juste besoin d'un stamp tu vois, d'un

Speaker: de mon école et c'est tout quoi j'apprends pas grand chose de plus sur moi t'apprends autre chose peut-être sur les relations sociales, humaines mais en vrai de vrai t'es juste là dans un truc un peu hédoniste un peu un saut percé de faire la fête et d'attendre quoi que ça passe

Speaker: C'est assez décevant, je suis d'accord avec toi.

Speaker: Je pense que j'ai eu un peu la même expérience où tu as le sentiment de... Ouais, tu as obtenu ce que tu voulais, et après quoi?

Speaker: Peut-être qu'aussi c'est un saut pour... Un passage pour se poser ces questions-là.

Speaker: Qu'est-ce que je veux?

Speaker: vers quoi j'ai envie d'aller et je sais pas comment toi tu l'as vécu mais du coup après ton école tu as fait des choix autour de en lien avec l'entreprenariat quand même est-ce que c'était voulu?

Speaker: Une question qui m'intéresse c'est est-ce que toi

Speaker: tu savais que tu voulais devenir entrepreneur.

Speaker: C'est quelque chose qui est ancré en toi, tu te dis, tu as toujours su que tu voulais monter des projets ou ça s'impose un peu naturellement, tu ne l'as pas forcément conceptualisé, tu te dis, en fait, je fais et on verra.

Speaker: Je pense que j'ai toujours ressenti dans le fond de moi que ma zone de génie, c'était d'embarquer, de fédérer un peu les gens autour de projets.

Speaker: Typiquement en prépa, je suis nul en rugby, mais on a monté un tournoi de rugby interprépa.

Speaker: Même sur des domaines que je ne maîtrise absolument pas, ça m'amuse d'essayer d'embarquer les gens.

Speaker: Je n'avais pas matérialisé ça comme de l'entrepreneuriat à l'époque.

Speaker: Mais tu vois, je me suis souvent rendu compte que cette énergie, cette envie, un peu cette passion, j'avais besoin de la transmettre, de la vivre avec les autres et de les embarquer avec moi.

Speaker: J'avais quand même monté déjà une petite boîte avec mon frère en première terminale où on s'était rendu compte qu'il y avait un peu un trou dans la raquette sur les soirées, un peu de taille moyenne je dirais, entre les rallies, les mariages, les gros anniversaires.

Speaker: En fait à l'époque t'avais des prestats qui étaient soit super professionnels, hyper chers de son et lumière, j'entends pardon, donc DJ, lumière etc.

Speaker: Soit des trucs où c'était ton petit cousin qui mettait YouTube et qui faisait des transitions dégueulasses tu vois.

Speaker: Donc on avait acheté du matos avec mon frère et on avait même mixé à des soirées de mon lycée, d'école de commerce, d'école d'ingénieurs etc.

Speaker: de rallye, parce qu'à l'époque t'as eu pas mal de rallye, en 92 là on habitait.

Speaker: Et donc tu vois, il y avait déjà un peu cette envie de toucher les gens, de monter un peu des projets où je repérais un peu des trous dans la raquette, mais vraiment à toute petite échelle et tu vois, on a généré beaucoup de chiffres d'affaires.

Speaker: C'est très très négligeable comme expérience, mais il y avait quand même ce truc-là qui était un peu en fil rouge dans ma vie.

Speaker: Mais je pense que c'était plus un truc que j'avais dans mon énergie où mes amis, mes parents, ma famille me disaient...

Speaker: Toi Max, un jour tu vas monter tes projets, c'est pas possible, on peut pas te canaliser, on peut pas te laisser faire des slides toute la journée sur ton ordinateur comme ce que j'ai pu faire pendant deux ans au fonds d'investissement parce que oui, au fonds d'investissement tu parles des entrepreneurs mais à la fin tu fais des prêts, ce que tu présentes à toi N plus 1, qu'ils présentent à toi N plus 1, etc.

Speaker: J'étais quand même loin de l'entrepreneur quand j'ai commencé ma carrière.

Speaker: T'étais analyste quand tu faisais ça?

Speaker: Oui exactement, j'ai cherché d'affaires, j'ai pas mal d'autonomie parce que c'était un petit fond qui était assez lean, assez vertical, assez horizontal pardon, et donc j'avais quand même un accès direct à Monsieur Fayat qui avait beaucoup d'argent sur son compte et qui un peu au gré de ses envies quelque part investisse dans les boîtes dans lesquelles il croyait, parce qu'à l'époque c'était beaucoup aussi pour préparer les JO de Paris, il y a beaucoup de problématiques Smart City avant les JO, tu vois typiquement des bacs à fleurs qui réutilisent l'eau de pluie pendant combien de temps etc,

Speaker: des sujets quand même assez techniques en fait, même des bacs à fleurs et pour remporter des appels d'offres auprès de la mairie de Paris il fallait être quand même très fort très novateur et quand en face t'avais des Vinci, des Bouygues des FH, nous on s'était dit chez Faya que notre force de frappe c'était potentiellement de trouver ces petites pépites start-up pour faire du co-travailler, co-innover sur ces problématiques qui étaient à l'époque hyper fortes liées effectivement à ces vidéos donc j'ai un peu touché eux

Speaker: de très loin cette problématique du sport aussi à l'époque mais donc en tout cas je pense que l'entrepreneuriat a toujours fait partie de mon énergie de mon envie de rassembler, de réunir les gens et les embarquer un peu dans ma vision mais je n'ai jamais vraiment matérialisé comme ça et je me suis longtemps dit malheureusement que je n'y arriverais pas que je n'étais pas assez bon que je n'étais surtout pas assez polyvalent on m'a toujours dit mec tu es un vendeur de tapis quoi

Speaker: Tu sais rien faire d'autre que parler, faire des blagues et faire un joli sourire et à la rigueur pendant la soirée.

Speaker: C'est toi qui vas mettre l'ambiance mais le lendemain quand il va falloir tout ranger au bon endroit, au bon endroit à la bonne heure, ce sera pas toi, ce sera le mec reliable.

Speaker: J'ai l'impression que l'entrepreneur c'est d'abord le mec reliable.

Speaker: Et aussi l'importance de se maquer avec quelqu'un qui te compense ce que tu sais pas faire, ce que je pense avoir un peu réussi à faire aujourd'hui avec Hugo.

Speaker: Et donc c'est vrai qu'en fait tu te dis, t'entreprends, oui mais t'entreprends pas seul quoi.

Speaker: Tu sais faire une petite partie de la raquette, peut-être bien, mais il y a tellement de choses qui me manquaient comme corde que je me suis jamais dit que j'allais pouvoir entreprendre seul.

Speaker: Ou je me suis déjà jamais dit que j'allais pouvoir entreprendre, après je me suis dit mais on peut ne pas entreprendre seul en fait.

Speaker: Je peux vraiment juste me concentrer sur ce que je sais faire.

Speaker: Et donc là la problématique c'est de trouver la bonne personne qui te correspond à ce moment-là quoi.

Speaker: Ok, trop bien.

Speaker: Donc Hugo, ton associé, vous vous êtes rencontré comment?

Speaker: Là, ce qui m'intéresse, c'est de parler de comment vous avez décidé de vous associer et de lancer Mingle.

Speaker: Et je pense que ce sera aussi l'occasion de parler de l'entreprise avec laquelle

Speaker: où vous vous êtes lancé quoi ouais c'est clair bah écoute donc Hugo on s'est rencontré il y a 4 ans à un mariage on était côte à côte à une table de marié donc lui c'était un copain de prépa moi c'était le fils des meilleurs amis de mes parents il y avait aussi mes parents qui étaient à la table de côté il y avait mon petit frère etc donc c'était rigolo on a bien matché mais on a surtout matché on s'est surtout marré pendant la soirée on a fait la fête et

Speaker: et les foufous.

Speaker: A l'époque, lui, il bossait dans une start-up qui avait quelques années aux Etats-Unis, à New York.

Speaker: Moi, j'avais toujours la fascination d'aller bosser aux US, donc on avait un peu pris contact par ça initialement, en comprenant un peu ce qu'il faisait.

Speaker: Lui était head of growth d'une boîte qui s'appelle Wellboats, qui revend de la domotique intelligente, des mèmes d'étro-signettes intelligentes, etc.

Speaker: Donc tous les gadgets un peu cools, un peu sexy aux US, ils s'étaient spécialisés là-dessus, ça marchait plutôt bien.

Speaker: Et moi ça me fascinait de me dire, moi je suis dans mon petit bureau à Bordeaux parce que j'étais à Bordeaux, la famille Fayette était à Bordeaux.

Speaker: Lui il était à New York, j'avais un peu l'impression que c'était le prochain step pour moi pour grandir, évoluer et mûrir encore sur ce cheminement.

Speaker: Donc on était pas mal en contact là-dessus initialement, en commençant à discuter, je pense qu'on a compris mutuellement qu'on était hyper différents.

Speaker: Parce que lui c'est vraiment un stratège, un filou, un mec qui va pas faire beaucoup de bruit mais qui va toujours trouver les bonnes ficelles pour trouver les shortcuts pour arriver à ses fins.

Speaker: Il m'impressionnait de son intelligence et de sa filouterie.

Speaker: Et du fait qu'il soit hyper low profile.

Speaker: C'était le mec qui avait pas de photo sur Instagram, sur LinkedIn, qui sait pas trop ce qu'il fait.

Speaker: C'est le hacker un peu dans l'ombre.

Speaker: Mais qui arrive toujours à ses fins.

Speaker: Et moi à l'inverse j'avais l'impression d'être le mec qui parlait beaucoup et qui agissait peut-être pas assez.

Speaker: Donc lui c'était le mec qui faisait, je faisais mais tu vois je parlais plus que je faisais, lui il faisait beaucoup plus qu'il parlait.

Speaker: Et je pense que cette dynamique là nous a toujours tous les deux fascinés, je pense que moi il m'a fasciné, je pense que lui je l'ai intéressé parce que j'étais très différent de lui aussi.

Speaker: Donc on a vachement matché et en plus de ça on avait beaucoup d'intérêt en commun.

Speaker: Tu vois, on est, je te parlais de trucs un peu monomaniaques tout à l'heure, obsessionnels, de faire les trucs à fond.

Speaker: Lui, il était comme ça, pareil, tu vois.

Speaker: Il l'a fait avec le rugby, il l'a fait avec, à un moment donné, il voulait rentrer dans les plus grosses banques d'affaires à Goldman, etc.

Speaker: Il s'était mis dans ce tunnel-là.

Speaker: Wellboats, sa start-up, enfin, la start-up dans laquelle il bossait en tant qu'addov-grosse, il était pareil, il trouvait plein de shortcuts pour faire de la grosse de façon hyper intelligente et surfer sur des vagues de viralité sans trop en faire, en fait.

Speaker: Et j'adorais le fait qu'il soit obsédé par l'output et moi obsédé par l'input.

Speaker: Moi, la natation, j'ai fait beaucoup beaucoup d'heures, de longueur et tout, mais je n'avais jamais vraiment rien à faire de mon chrono à la fin.

Speaker: Je voulais juste être sûr d'avoir fait tout ce qu'il était possible de faire pour être le meilleur le jour de la compétition.

Speaker: Le résultat, je m'en foutais un peu, c'était le cheminement qui m'intéressait.

Speaker: lui il va trouver tous les hacks pour être le meilleur en faisant le moins possible et en fait quand tu matches un mec qui est obsédé par l'input et un mec qui est obsédé par l'output bah tu peux avoir des trucs un peu rigolos surtout quand les deux peuvent rentrer dans des phases un peu obsessionnelles comme ça lui c'était voilà le sport aujourd'hui c'est l'airox tu vois on a fait l'airox ensemble au Grand Palais il y a quelques semaines

Speaker: Lui l'Aerox il l'a préparé en un mois mais pendant un mois il mangeait, dormait, vivait Aerox.

Speaker: Bon Mingal aussi mais tu vois il se couchait le soir, il s'endormait littéralement comme ça.

Speaker: Parce qu'on dormait, on a dormi dans le même lit à New York parce qu'il est venu moi pendant une semaine.

Speaker: Il s'endormait en regardant des vidéos d'Aerox quoi.

Speaker: Donc ce truc, cette obsession...

Speaker: Lui par l'output, moi par l'input, mais cette obsession, elle était, je pense, elle nous a fait nous comprendre, je pense nous respecter aussi et nous faire dire qu'on avait envie de faire changer un peu les choses ensemble potentiellement et potentiellement en touchant les gens.

Speaker: A l'époque, on parlait beaucoup de sport, d'habes de sport, d'événementiel.

Speaker: Je ne sais pas si ça te parle de T24 qui est un nouveau triathlon sur 24 heures.

Speaker: J'ai invité Charles sur le podcast.

Speaker: Ah bah génial, j'étais avec lui au téléphone hier, parce que je suis speaker au départ de chats, parce que je me suis mis un peu à faire du théâtre et du stand-up ces dernières années, parce que j'avais un peu envie de mettre mon énergie ailleurs que dans le sport, tout ça et autre chose, le plus artistique, donc bref.

Speaker: ces concepts là de rendre encore une fois plus universel plus accessible plus fun des sports qui sont extrêmes même si ça s'appelle le T24 extrême triathlon en vrai de vrai les gens qui font ce triathlon là ils feraient aucun autre triathlon parce qu'on l'a rendu fun on l'a rendu partageable ça devient des équipes aujourd'hui c'est rare de le faire tout seul

Speaker: Ces trucs-là, ils nous ont fasciné avec Hugo de dire on peut révolutionner les expériences, comprendre et mettre le sport un peu au devant de la scène.

Speaker: Mais non, on l'avait plus avec une approche de communauté, de gamification, de challenge intercommunauté.

Speaker: Tu vois, de plus juste aller courir sur des quais pour courir sur des quais, mais vraiment de se dire il y a deux, il y a une team verte, une team rouge et on a des challenges.

Speaker: On a une course de rotation dans Paris et à la fois on se retrouve dans un bar.

Speaker: pour prendre des verres donc ce truc déjà un peu crossover le rendre plus social le rendre gamifié avec un peu de tech duolingo enfin ce qu'a fait un peu duolingo avec le fait d'apprendre une langue avec le sport et en fait on a vite ouvert le sport au non sport en se disant mais en fait ce qui est vrai pour le sport est vrai aussi pour le théâtre encore une fois les échecs la peinture les puzzles que sais-je

Speaker: Et donc aujourd'hui, en fait, on est rentré par le sport et on a ouvert en se disant mais toutes les verticales doivent être démocratisées, doivent être rendues sociales et plus fun.

Speaker: Et justement, c'est aussi en mettant tous ces univers au même endroit qu'on va pouvoir faire des crossovers de dingue, tu vois.

Speaker: Typiquement, il y a deux semaines, il y a une asso de culture et une asso de run qui sont rencontrés et qui sont allés faire un run à la Philharmonie de Paris.

Speaker: Excellent.

Speaker: Tu vois, c'est ouf.

Speaker: En fait, si tu mets que du sport ensemble, tu n'as pas des intintels comme ça qui peuvent se produire.

Speaker: Et donc, c'était un peu le constat qu'on avait fait avec Hugo sur le fait de démocratiser l'expérience en la rendant fun, sociale et gamifiée via de la tech.

Speaker: Donc, ce qu'a fait le TV4, vraiment, avec de l'événementiel pur, on voulait un peu faire quelque chose de peut-être plus holistique.

Speaker: Même si je suis totalement admiratif de ce qu'a fait Charles, j'en serais incapable.

Speaker: Mais donc, ça nous a fascinés.

Speaker: Et voilà, c'est un peu comme ça que l'idée de Mingle est venue.

Speaker: Ok, donc il y a eu votre rencontre au mariage, quelques années sont passées, vous êtes resté en contact, vous vous êtes rendu compte que vous étiez hyper complémentaire.

Speaker: Qu'est-ce qui a initié le projet?

Speaker: À quel moment l'occasion s'est présentée de se dire « on se lance ensemble, il y a un truc qui nous plaît, il y a un marché, c'est maintenant ».

Speaker: Ouais c'est clair, en fait pour être très honnête déjà c'est quand même Hugo qui a été le premier sur le créneau parce que moi j'étais encore sales dans la tech à ce moment là et lui il est parti monter un projet chez Vodou qui était un peu un mingle 1.0 en fait parce que tu sais Vodou a fait beaucoup d'argent, c'est un peu malheur de le dire mais a été très focus sur le gaming

Speaker: Tu peux expliquer Vodou ce que c'est pour les gens qui nous écoutent et comprendre ce que ça représente dans l'écosystème français tech aussi quoi.

Speaker: Ouais Vodou c'est en gros 8 milliards de téléchargement dans le gaming.

Speaker: Tous les jeux à la con auxquels tu joues aux toilettes avant de te coucher de mob control, de vraiment j'envoie des boules de papier dans une poubelle avec du vent à droite à gauche, tous ces jeux auxquels on a dû jouer.

Speaker: Vodou en a fait son expertise.

Speaker: et à trouver un peu ce qui rendait accro les gens et donc à faire vraiment un business autour de toutes les petites apps qu'on a tous vu passer on voit des pubs toujours qui nous saoulent etc mais voilà ils ont fait un business sur de ça ils ont été hyper forts hyper successful

Speaker: Et je pense qu'il y a quelques années, une fois qu'ils ont un peu masterisé ces jeux qui génèrent aussi toujours aujourd'hui un revenu important et des marges importantes, et donc c'est toujours leur obsession et leur vache à lait, ils se sont dit qu'ils avaient aussi envie de faire plus.

Speaker: Et donc ce plus-là, ça s'est traduit par deux choses, du social et de la santé.

Speaker: Le social, ça s'est matérialisé pas mal cet été avec le rachat de Beryl en juin dernier.

Speaker: Et donc dans la continuité de ce social, de cet authentique-là, parce que Beryl, c'est quand même plus authentique qu'un Instagram, qu'un Snapchat, qu'un TikTok, ils se sont dit, pourquoi est-ce qu'on n'irait pas plus loin et on n'irait pas même chercher du in real life, du offline.

Speaker: Et donc autour de ça, ils ont construit des concepts, ils ont réfléchi, ils ont sondé un peu le marché.

Speaker: Et c'est un peu comme ça que la genèse, l'idée de Mingle est venue.

Speaker: C'est d'abord...

Speaker: C'est Vodou qui a dit on veut faire une app dans le Real Life.

Speaker: Et donc c'est quand même eux qui ont prémâché le travail, qui ont d'ailleurs aussi tout financé.

Speaker: Donc il y aurait rien sans eux.

Speaker: Hugo et moi, on est arrivés pour porter le projet.

Speaker: pour lui donner corps, lui donner vie, avec nos idées, notre vision, notre go-to-market.

Speaker: Mais, tu vois, Mingle n'existerait pas sans Vodou.

Speaker: Tu vois, ça va enclarer là-dessus.

Speaker: Donc, c'est de l'entrepreneuriat qui est aussi un peu sécurisé, presque déguisé, parce qu'aujourd'hui, on a une sécurité via Vodou, via les moyens qui nous octroient, qui est quand même folle.

Speaker: Et c'est eux les maîtres du navire, tu vois.

Speaker: Nous, on est quand même des exécutants.

Speaker: Un peu plus, plus, quoi.

Speaker: Avec départ, avec tout ce qu'il faut.

Speaker: Un statut de cofondateur quand même.

Speaker: Ouais, c'est clair.

Speaker: Mais encore une fois, tu vois, à la fin de l'histoire, si Vodou nous dit, les gars, vous n'avez pas dans la bonne direction, vous dégagez, on dégage.

Speaker: Ou quand Vodou dit, les gars, on veut faire ça et pas ça, on le fait.

Speaker: Donc, c'est pas l'entrepreneuriat classique où t'as un fonds de VC qui rentre, qui prend 10% en seed et qui arrive avec un siège au board, mais avec qui t'as le dernier mot.

Speaker: C'est eux qui ont le dernier mot aujourd'hui.

Speaker: Et je pense qu'avec Hugo, c'était une bonne façon de mettre un premier pas dans l'entrepreneuriat.

Speaker: Tu vois, on parle d'apprendre, de cheminement.

Speaker: Je pense qu'arriver comme ça avec un incubateur plus, plus, plus, c'est quand même d'une part un peu confortable, parce que c'est rassurant.

Speaker: Je comprends.

Speaker: Pour une première boîte, tu vois, on est jeune, etc.

Speaker: Je pense qu'il y a un peu ce truc de, est-ce que j'y arriverai seul?

Speaker: Je sais pas, mais en tout cas sur des apps sociales, t'as quand même besoin d'aller vite, d'exécuter vite, et t'as besoin d'argent?

Speaker: Parce que ça coûte cher, c'est quand même compliqué d'être rentable vite.

Speaker: Ou alors tu fais vraiment une petite app et tu fais une app pas trop... Enfin, tu fais pas un big payer.

Speaker: En réseau social, la valeur s'avérise, donc il faut que ce soit gros pour que c'est de la valeur.

Speaker: Et pour que ce soit gros, il faut que tu craches un peu d'argent.

Speaker: Ce qui coûte cher, là-dedans, c'est quoi selon toi?

Speaker: Déjà construire l'app ça demande un ou des devs quand même assez world class.

Speaker: Ensuite faire venir du monde ça demande des sales très forts, taper aux bonnes portes, une bonne strat, mais ensuite ça demande aussi quand même beaucoup d'ads.

Speaker: Quand on ouvre Mingala Dallas, qu'on ne connaît personne à Dallas, bah mec t'as besoin de faire des ads quoi.

Speaker: Et les ads mec ça coûte cher.

Speaker: Tu travailles avec des studios, des boîtes de prod?

Speaker: Du coup c'est ça qui est génial, c'est qu'on a tout en interne, on a des compétences en interne qui sont folles.

Speaker: Et donc effectivement, en ce sens, Vodou c'est un coup de boost, un accélérateur qui est exceptionnel.

Speaker: On aurait probablement fait ce qu'on a fait aujourd'hui sans Vodou, mais peut-être dans 4-5 ans, et dans 4-5 ans ce serait trop tard.

Speaker: Donc on est aussi lucide sur le fait qu'il faut répondre vite à ce besoin et prendre vite cette place sur le marché.

Speaker: Et donc effectivement Je sais pas si c'est la voie de la facilité Parce que c'est aussi frustrant et limitant parfois De pas pouvoir faire ce que tu veux faire Mais aujourd'hui On a une fusée comme dans Mario Kart Qui est folle Qui est celle de Vodou Et on a des experts dans tous les domaines dont on a besoin Parce qu'il y a cette legacy gaming Qui est folle mais en fait les problématiques de gaming Et de social Sont pas complètement différentes Tu vois

Speaker: Gaming c'est toucher des gens, les faire jouer, les faire rester sur l'app, les faire kiffer et trouver les bons mécanismes d'une sensitive pour qu'on ait de la rétention.

Speaker: Même si là l'idée c'est effectivement pas de les isoler sur leur téléphone à jouer aux toilettes mais plutôt de regarder leur téléphone et se dire ce soir j'ai envie d'aller courir ou faire du théâtre.

Speaker: la façon de faire elle est pas si différente la finalité elle est quand même très différente en tout cas à notre sens force de frappe quoi expertise de fou et du coup il y a ce sujet là tu parles de vous avez lancé l'app aujourd'hui lancé en France en premier lieu c'est ça

Speaker: Alors non, la palette est d'abord lancée à San Diego, qui est un très bon échantillon, toujours selon Vodou, de ce que peut marcher aux US.

Speaker: Parce que tu lances à New York, tu lances à LA, si ça marche là-bas, tu ne sais pas si ça peut marcher partout aux US.

Speaker: Tu as besoin quand même d'une ville un peu totem.

Speaker: Et cette ville-là, c'est San Diego pour nous, parce que tu as une ville qui est très étallée, donc c'est très compliqué de se rencontrer naturellement.

Speaker: Tu n'as pas beaucoup de foot traffic, tout se fait en voiture.

Speaker: Quand t'es isolé là-bas, toi demain je te mule à San Diego, si tu connais personne c'est très compliqué de rencontrer des gens par accident.

Speaker: Ok.

Speaker: Contrairement à Paris tu vois.

Speaker: Donc t'as les apps de dating, les apps de dating on l'a dit c'est quand même pas très adapté pour se faire des potes, même s'ils ont pris un peu ce virage là, c'est quand même très limité.

Speaker: Et donc, San Diego, c'est aussi une ville qui a un niveau de vie de moyen très important.

Speaker: Donc, c'est des gens qui ont un pouvoir d'achat important.

Speaker: Donc, si on répond à un besoin, à un pain, a priori, il n'y a pas de friction pour payer pour résoudre ce pain.

Speaker: Donc, en gros, si on a bien compris l'équation d'isolation sociale, qu'on répond à un pain à San Diego,

Speaker: Ça devrait fonctionner.

Speaker: Et donc c'est pour ça aussi qu'on a testé son dégoût en se disant, bah ensuite on arrose tous les US quoi, on scale partout, on fait une big gap parce que le marché US il est quand même autrement plus important que ce soit en nombre de personnes, en fait que t'aies 300 millions de personnes qui parlent la même langue alors que en France t'es obligé de refaire

Speaker: 10-15 fois l'équation go to market par pays pour avoir le même time et l'autre truc c'est qu'aux US t'as une proportion à payer qui est radicalement différente en particulier sur ces produits sociaux, apps tu vois en France on a pas trop le réflexe de payer peut-être pour un Tinder ou un Hinge mais les apps sociales on les payerait moins qu'aux US c'est moins dans la culture, là-bas ça indique plutôt de la qualité une app qui est pas payante c'est presque une app un peu nulle tu vois

Speaker: Y'a une app qui est payante, c'est stylé, tu vois, ça intitule la curiosité, ça envoie un indice de qualité.

Speaker: C'est dingue.

Speaker: En France, j'ai l'impression que c'est tout le contraire.

Speaker: On se dit que c'est freinant d'avoir la payante.

Speaker: J'ai l'impression qu'on va plus se tourner vers du freemium où tu télécharges gratuitement, tu découvres.

Speaker: C'est clair.

Speaker: Et ensuite, potentiellement, tu payes, mais peut-être une infime partie.

Speaker: Tu dis qu'aux US, c'est l'inverse.

Speaker: Limite, c'est mal vu d'avoir une application gratuite.

Speaker: C'est clair.

Speaker: En fait, tout se paye aux US.

Speaker: t'as rien de gratuit quoi t'es dans un hyper capitalisme t'as pas de safety net sur rien tout se paye quoi ton docteur limite tu te dis que si tu le payes que 200 balles t'as construit ta chance et qu'il est moins bon que le docteur que tu payes 300 balles et t'es pas remboursé donc t'as ce truc de d'hyper on rend tout tangible aux US tout est matérialisable par un prix

Speaker: La valeur de ce micro, je m'en fous de la qualité presque.

Speaker: S'il coûte 300 balles, c'est qu'il est meilleur que le micro à 250 balles.

Speaker: C'est un constat qui est peut-être un peu simpliste de ma part, mais en tout cas, je constate que sur les apps sociales, ce n'est pas complètement faux de raisonner comme ça.

Speaker: Ok, et du coup, là j'ai vraiment envie de rentrer un peu dans le vide du sujet du modèle, de la monétisation.

Speaker: En fait, comment on price une application comme la vôtre, où le modèle est, disons, assez novateur?

Speaker: Qui doit payer pour ça?

Speaker: Et comment on monétise en fait?

Speaker: Ouais, écoute, c'est une bonne question.

Speaker: C'est une question qui est en cours pour nous.

Speaker: La réponse que j'ai, elle n'est pas statique, elle n'est pas arrêtée parce qu'on réfléchit activement à comment monétiser de façon intelligente.

Speaker: Aujourd'hui, on a pris le choix, un choix un peu agressif et radical, plutôt drivé par Vodou, de le faire à la Netflix.

Speaker: Un hard paywall, un sub, où en gros, si tu ne payes pas un abonnement, tu n'as pas accès à l'app.

Speaker: En tout cas ça c'est vrai aux Etats-Unis.

Speaker: Donc tu crées un social club où tous ceux qui sont là, qui viennent aux events, payent.

Speaker: Tu dis indice de qualité aussi parce qu'il y a une barrière à l'entrée.

Speaker: Un peu comme on a été, c'est pas inspiré mais tu vois, je sais pas si tu connais Raya qui a une app de dating payante, 60 euros par mois.

Speaker: Tu sais que toutes les personnes qui payent 60 euros par mois, elles vont être a priori actives dans l'app, elles sont pas là pour rien, parce que justement elles paieraient pas sinon.

Speaker: Donc paradoxalement le fait d'avoir un hard sub, un hard paywall, fait que les gens qui sont sur l'app, bah ils utilisent l'app et ils savent pourquoi aussi les autres personnes sont là quoi.

Speaker: Y'a un vrai besoin.

Speaker: Mais bon, la limite de ça, c'est que la valeur d'un réseau social, c'est son réseau et que quand tu mets un hard paywall, tu cannibalises un peu ta grosse, ta croissance et potentiellement ta viralité.

Speaker: Et donc aujourd'hui, on est un peu au kilomètre 30 pour ça.

Speaker: Ok, intéressant, parce que c'est une question que j'allais te poser, donc ça tombe bien.

Speaker: Je pourrais peut-être aller si il m'a posé, mais c'est un peu ça.

Speaker: En fait, on monte un réseau social.

Speaker: Donc on a besoin de monde, mais on a aussi besoin de l'argent.

Speaker: Parce qu'à un moment donné, on doit montrer auprès notamment de nos investisseurs, et même tout simplement montrer qu'on a un business model qui tourne.

Speaker: Sauf qu'à partir du moment où on fait des tests de monétisation, on cannibalise notre viralité et notre réseau social.

Speaker: Donc on est un peu en train de... On est à la croisée des mondes.

Speaker: On prend un peu le mur, on est un peu de haut mur.

Speaker: On a une équation qui est un peu dure à résoudre.

Speaker: on se dit on fait payé là donc on génère un peu de cash d onc on peut survivre mais quand on fait payé là il y a moins de gens qui viennent les gens ils viennent il y a beaucoup de friction à l'entrée forcément donc ceux qui viennent ils savent pourquoi ils viennent mais il y a beaucoup moins de monde

Speaker: Et donc la viralité qui est précisément a priori l'équation qui fait qu'on a de la valeur demain parce que plus on a de monde, plus on a de la valeur.

Speaker: Enfin c'est mécanique, tu vois, Beeryl, ils ont été rachetés 500 millions, ils avaient généré zéro watch-tip d'affaires.

Speaker: Beeryl, ils ont juste été valorisés au nombre de personnes qui étaient sur la page.

Speaker: Donc est-ce qu'on se la joue Beeryl-like et on fait rentrer tout le monde?

Speaker: Let's go, OpenDoor et on génère pas d'argent pendant X mois mais donc potentiellement on se met en difficulté financière vis-à-vis de nous, vis-à-vis de nos fonds d'investissement qui nous attendent?

Speaker: Ou est-ce qu'on fait un Netflix-like où on fait payer tout le monde tout de suite et en fait on se dit qu'on a tellement de valeur que ça va grossir malgré tout?

Speaker: Vraiment, je n'ai pas la réponse à cette question et elle est dure parce que

Speaker: Enfin, précisément, t'as un effet réseau, quoi.

Speaker: La valeur du réseau, c'est le monde, quoi.

Speaker: Tu vois, si Facebook avait en 2008 ou 2009 dit à tout le monde, les gars, pour rentrer sur Facebook, c'est 20 balles par mois.

Speaker: Parce qu'aujourd'hui, Mingle, c'est 20 balles par mois.

Speaker: Tu as, tu vois, c'est cher.

Speaker: C'est pas 5 euros par mois ou 10 euros par mois.

Speaker: C'est pas un inch premium ou un thinner premium, tu vois.

Speaker: Est-ce que Facebook serait Facebook aujourd'hui?

Speaker: Je sais pas.

Speaker: Hum...

Speaker: Ben vraiment, j'ai une conviction qui est un peu biaisée.

Speaker: Tu penses que non?

Speaker: Moi je pense que non, ouais.

Speaker: En vrai, je pense, j'aurais tendance à penser à la même chose.

Speaker: Mais aujourd'hui, ce qui est Facebook, c'est planétaire en même temps.

Speaker: Donc ça a aussi bien marché, probablement parce que c'est très accessible aussi.

Speaker: C'est clair.

Speaker: Mais c'est une question ultra intéressante.

Speaker: En vrai, est-ce qu'il n'y a pas une réponse dans la monétisation B2B?

Speaker: Pas simplement faire payer les utilisateurs, mais...

Speaker: potentiellement les venues, donc les endroits typiquement on assure du trafic à la TGV Max un mardi soir à un resto qui n'y aurait personne, il y en a Rindis Even dans ce resto.

Speaker: C'est ce que tu entends donc potentiellement dire au resto pour 200 euros par mois on te fait venir 20 personnes toutes les semaines ou alors on prend une com sur ce que tu génères en chiffre d'affaires.

Speaker: potentiellement mais encore une fois effet réseau c'est à dire que je dois faire venir 20 personnes un mardi soir dans ce resto donc faut que j'ai quand même du monde sur l'app et avant de pouvoir t'assurer que je fasse venir 20 personnes tous les mardi soir dans ce resto ouais

Speaker: Enfin, il faut que je le fasse quand même à scale, tu vois, il faut que je le fasse un peu partout pour que j'ai vraiment un business model.

Speaker: C'est pas bête.

Speaker: Et du coup, c'est quoi la taille critique qui, selon toi, est intéressante?

Speaker: À partir de laquelle tu te dis, quand j'ai atteint ce nombre d'utilisateurs, là, on parle sérieusement, là, potentiellement, on peut commencer à mettre un paywall, on peut commencer à...

Speaker: Alors, en fait, je pense qu'il faut raisonner par communauté, par ville, voire même par quartier, tu vois.

Speaker: Parce qu'en fait, les communautés, elles évoluent, elles sont... Enfin, c'est des cercles un peu atomiques, un petit peu imperméables les uns des autres.

Speaker: C'est local, quoi.

Speaker: C'est quand même assez local, tu vois.

Speaker: Tu vois, Paris, c'est petit, en fait.

Speaker: C'est très petit.

Speaker: Donc, Paris, ça peut être une communauté... Je pourrais te raisonner à Paris en disant Paris, je pense qu'il faut 10 000 DAU, donc 10 000 personnes qui se connectent tous les jours sur l'app, pour qu'on commence à avoir un...

Speaker: une boule de neige telle et une FOMO telle que quand on a un PO, les gens restent.

Speaker: T'as une stickiness de ouf parce que on a créé des expériences, des groupes de potes, des communautés qui font qu'en fait, tu peux plus vivre sans, quoi.

Speaker: En schématisant un peu.

Speaker: Et ces 10 000-là, je pense que c'est un chiffre qui est assez vrai par quartier aux US parce qu'en vrai, New York, c'est big.

Speaker: T'as 5, 6 Paris à New York, donc t'as 5, 6 fois 10 000 DAU.

Speaker: par quartier pour je pense que le paywall fasse sens dans le sens où encore une fois on a créé un univers presque qui est tel qu'on est obligé de rester donc on va vouloir payer pour rester donc je raisonnerai plutôt par neighborhood tu vois genre quartier

Speaker: Paris étant un quartier.

Speaker: Et donc, je pense que le 10 000 DAU, il est assez... Accuré.

Speaker: C'est énorme, en fait, 10 000 DAU.

Speaker: C'est vraiment beaucoup, tu vois.

Speaker: Parce que ça veut dire que demain, si on a 10 000 DAU par quartier, on a... Aujourd'hui, on doit avoir 12, 15 quartiers un peu arrêtés aux US et en France.

Speaker: On a 100 000, 150 000 DAU.

Speaker: C'est quand même beaucoup, tu vois.

Speaker: Ouais, c'est beaucoup.

Speaker: C'est deux stades de France qui se connectent tous les jours sur ton app.

Speaker: Je pense que c'est la taille critique

Speaker: C'est vraiment au doigt mouillé, j'ai pas la réponse.

Speaker: Biril, c'est 21 millions de DAU.

Speaker: J'aurais tendance à dire qu'à un million de DAU, on commence à avoir une app vraiment sérieuse qui pourrait se monétiser et se valoriser juste au nombre de DAU.

Speaker: Juste avec les utilisateurs.

Speaker: Donc potentiellement, si on est tellement viral, on n'aurait même plus besoin de raisonner en monétisation.

Speaker: même si en fait tu vois Beeryl c'est un autre temps aujourd'hui on ne ferait pas d'exit on ne se ferait pas racheter si on ne génère pas le chiffre d'affaires les gens sont plus naïfs tu vois mais en vrai c'est fou quoi c'est vrai qu'il y a la tendance de votre modèle fait que il y a des dynamiques globales et en même temps très locales c'est clair vous vous adressez à un marché international

Speaker: il y a un sujet de viralité, mais rendre cette viralité locale aussi.

Speaker: Donc attirer des personnes proches de chez soi, créer des communautés.

Speaker: J'avais une question justement sur les communautés.

Speaker: Comment elles sont activées?

Speaker: Comment elles sont créées?

Speaker: Moi, si demain, je veux créer mon concept, est-ce que Mingle, ça peut être un partenaire pour moi pour me dire, je veux pousser mon événement, je veux faciliter les rencontres avec les gens, je kiffe le sport ou une autre passion, aller manger dans un resto spécifique, par exemple, et juste rencontrer des gens, des nouvelles personnes.

Speaker: Comment Mingle va m'aider à faire ça?

Speaker: Bah écoute, demain tu veux monter ton Run Club Val-de-Marne, tu vois?

Speaker: Ouais.

Speaker: Tu fais quoi?

Speaker: Tu crées un WhatsApp, tu crées un événement Facebook?

Speaker: En fait, t'as pas vraiment d'outils aujourd'hui.

Speaker: Non, c'est clair.

Speaker: Ça permet de toucher du monde.

Speaker: de voir aussi qui vient à tes events de gérer le RSVP de façon simple de pouvoir gérer les relances de pouvoir avoir un groupe chat qui se crée naturellement de pouvoir DM les gens individuellement que ces gens là il y ait un trafic encore une fois organique parce qu'ils viennent de te running club qui était peut-être moins adapté jusqu'à présent que le tien à leur géographie, à leurs enjeux à leurs besoins, à leur disponibilité dans la semaine

Speaker: En vrai, il y a un trou dans la raquette de dingue.

Speaker: Tu n'as pas d'outil.

Speaker: J'ai envie de te dire, tu pourrais créer un groupe WhatsApp, mais je te garantis que dans un mois, c'est le bordel.

Speaker: Nous, on pense avoir un outil qui est résolument adapté au fait de te faire gagner du temps et de l'énergie pour voir qui vient, relancer les gens et mettre la bonne information au bon endroit et garder l'information un peu déchet ailleurs.

Speaker: On ne veut pas remplacer WhatsApp.

Speaker: Les outils de messaging sont hyper utiles pour plein d'autres outils, mais

Speaker: Tout ce qui a trait aux événements dans la vraie vie, il faut que l'information, le lieu, l'heure, toutes les modalités, elles soient dédiées.

Speaker: Donc en vrai de vrai, le process de comment on fait bien les communautés, aujourd'hui c'est presque plutôt l'inverse.

Speaker: C'est plutôt elles qui toquent à notre porte parce que naturellement elles ont un besoin et on y répond.

Speaker: Comment elles vous connaissent plus que là?

Speaker: C'est vraiment vos partenaires.

Speaker: Tu te dis plus il y a de communautés, plus il y aura d'utilisateurs et plus potentiellement, par exemple, des clubs qui se digitalisent ou que sais-je, qui veulent faire grandir leur communauté, ils se disent potentiellement, il y a un créneau de se mettre sur Mingle.

Speaker: Comment vous faites en sorte que ce soit facile pour les clubs de vous identifier comme un partenaire?

Speaker: Ouais c'est clair.

Speaker: En fait c'est un petit monde, c'est un petit univers.

Speaker: Les communautés elles se connaissent entre elles, elles voient que quand il y a une communauté X qui utilise un autre outil ça va attiser leur curiosité.

Speaker: Donc c'est un petit monde qui communique beaucoup en lui-même.

Speaker: Et à côté de ça il y a tellement peu d'outils que notre outil est vite devenu visible.

Speaker: Maintenant il y a aussi, moi dès que je vois une communauté j'envoie un message sur Instagram, oh les gars vous faites ça comment, c'est pas une galère, je pense que vous auriez peut-être à gagner à creuser un peu ce qu'on peut faire avec Mingle ensemble, ça attise souvent leur curiosité parce qu'il y a un besoin.

Speaker: Mais donc t'as un job de séduction, un peu de pool, enfin de push, excuse-moi, t'as aussi du pool où en fait plus ça va, plus on on-board des communautés sur Mingle, plus déjà le réseau a de la valeur.

Speaker: plus on est identifié par les communautés, et plus ensuite les communautés vont identifier le gain organique de visibilité sur l'app qu'elles peuvent avoir, et gain d'expérience aussi, parce qu'elles vont pouvoir rencontrer d'autres communautés qui font autre chose et créer des expériences un peu crossover de dingue.

Speaker: Ok, trop intéressant.

Speaker: Et donc, là, je me mets à la place d'un utilisateur américain.

Speaker: Je me dis, pour télécharger l'app, pour s'inscrire, c'est 20 dollars, c'est ça?

Speaker: L'utilisateur américain vient parce qu'il avait en tête de rejoindre une communauté bien spécifique et donc il est prêt à payer pour cette communauté ou simplement il se dit que le champ des possibles est ouvert, je veux découvrir, donc je paye pour découvrir et je vais tester plein de choses.

Speaker: Alors en fait aux Etats-Unis le go to market il est un peu différent.

Speaker: Les communautés là-bas elles sont très structurées, structurantes, c'est presque des business.

Speaker: Donc pour faire venir des communautés sur l'app, en fait souvent on doit payer.

Speaker: Aujourd'hui on n'a pas fait le même choix qu'à Paris.

Speaker: Au Paris on a eu des communautés qui fleurissaient, qui se structuraient et qui avaient un besoin de mingle.

Speaker: Aux Etats-Unis il y a moins besoin de mingle parce qu'elles ont des outils quand même assez adaptés il faut le dire.

Speaker: qu'elles payent ou qui les payent donc souvent le deal c'est t'as un sweatpants qui arrive et qui dit écoute je te paye 2000 euros par mois toi Victor qui a une communauté de 500 personnes qui se rejoignent toutes les semaines par contre en contrepartie je prends une commission sur les tickets que tu vends parce que tu vends des tickets parce que le RunCub il est payant parce qu'il est très professionnel il y a des coachs etc limite un coaching personnalisé avec une app etc c'est

Speaker: C'est un autre level là-bas, ils ont 3-4 ans d'avance.

Speaker: Donc le go-to-market, via les communautés, il marchait à Paris parce qu'on était sur une adéquation de temporalité là-bas.

Speaker: Le go-to-market, il est un peu différent.

Speaker: On ne vient plus chercher des personnalités, donc il y a moins de viralité.

Speaker: On fait des ads, on vient plutôt chercher des 30, 40, 50 naires un peu plus isolés, un peu moins stylés socialement.

Speaker: Il faut mettre des guillemets, mais...

Speaker: Aux Etats-Unis, on vend des connexions sociales.

Speaker: En France, on vend des expériences parmi eux.

Speaker: Donc le go-to-market est un peu différent et l'expérience est un peu différente.

Speaker: Ok, hyper intéressant.

Speaker: Vraiment, j'imagine que ces sujets vous animent au quotidien.

Speaker: Il y a un autre sujet qui me fascine aussi, c'est le fait que maintenant tu travailles aussi aux Etats-Unis.

Speaker: Si j'ai bien compris, tu voyais entre la France et les Etats-Unis.

Speaker: Pour quelles raisons exactement tu as ce rôle-là?

Speaker: Ouais c'est clair, mais en fait aujourd'hui on est quand même dans une équation de trouver notre marché, de rencontrer notre marché et compte tenu de la taille des Etats-Unis et de leur propension à payer pour l'application, pour les applications sociales, du besoin aussi de se combattre contre l'isolation sociale, désolé, qui est plutôt un sujet prégnant là-bas, on s'est dit que c'était notre marché assez naturellement quoi.

Speaker: combiné à ça le fait que Vodou nous pousse quand même pas mal à aller là-bas parce qu'il considère que c'est le gros marché à prendre sur le social.

Speaker: Tu vois, il n'y a aucune web sociale qui n'est pas grosse sans être grosse aux Etats-Unis.

Speaker: C'était un peu presque le starting point évident pour nous, même si c'est difficile aussi.

Speaker: C'est un marché qui est compliqué, qui est très compétitif, très saturé déjà, même sur ses créneaux.

Speaker: Ils peuvent sembler un peu niches.

Speaker: C'est un marché qui est en avance aussi.

Speaker: Si tu prends les Etats-Unis, tu as tendance à penser que dans 2-3 ans, ça va arriver en France.

Speaker: Donc comme on est un peu novateurs dans notre approche, on se dit que c'est là-bas qu'il faut d'abord tester cette innovation et ensuite naturellement que ça ruisselle vers le marché potentiellement européen, etc.

Speaker: Maintenant voilà c'est aussi un marché qui est hyper grand, ça coûte cher d'y aller, qui est plus structuré, notamment sur des communautés.

Speaker: Nos go-to-markets qui marchent à Paris ne marchent pas là-bas.

Speaker: Mais ouais c'était un peu un no-brainer dans le sens où le TAM américain, le marché américain globalement adressable, il fait peut-être 3-4 fois le marché européen en termes de propension à payer pour ce genre d'apps.

Speaker: Pour ceux qui écoutent TAM, Total Addressable Market?

Speaker: Globalement, c'est quoi la taille du marché?

Speaker: Il y a combien de personnes et combien elles seraient en capacité ou en volonté de payer pour notre produit?

Speaker: Tu fais une multiplication et tu dis « globalement, je peux générer, si je prends 5-10% de ce marché, X euros de chiffre d'affaires ou de MRR ».

Speaker: Donc c'était le grand marché à prendre, on pourrait le prendre plus tard, mais en fait testons tout de suite maintenant de voir et de comprendre si on apporte vraiment la valeur qu'on pense apporter et on n'aura pas la réponse sans y aller.

Speaker: Ok, et concrètement toi quand t'es aux Etats-Unis tu fais quoi sur place?

Speaker: Il y a des bureaux, ça marche comment?

Speaker: En fait quand on est aux Etats-Unis, avec mon associé on bouge entre San Diego, Orange County, Dallas et New York, peut-être bientôt Miami et la Floride.

Speaker: Donc en fait on n'est jamais vraiment dans un endroit, moi je suis plutôt basé à New York mais j'ai pas de bureau à New York, j'ai ma petite chambre d'étudiants parce que ça coûte tellement cher à New York qu'on a pris un petit truc, donc je vis un peu dans ma journée dans ma chambre d'étudiant, j'essaie de rencontrer du monde sur place.

Speaker: Mais ma vie elle commence surtout à partir de 18-19h où il y a des events où je vais quand je suis je vais animer l'event de game, de ping-pong, de billard, de run, de théâtre etc.

Speaker: Donc je suis vraiment je suis un peu entrepreneur la journée où j'essaie de comprendre comment répondre aux besoins du marché mais le soir je suis animateur club-maître quoi.

Speaker: Donc c'est des journées qui sont fatigantes parce que ça se termine tard.

Speaker: Souvent tu as des gens qui ont envie de

Speaker: d'aller au bout de la nuit presque avec l'Event et c'est chouette.

Speaker: Mais donc c'est une vie qui est assez particulière mais je la changerais pour rien au monde, tu vois, ça me correspond et ça me ressemble vachement.

Speaker: Ça me donne de l'énergie moi en fait plutôt de voir des gens.

Speaker: Comprendre ça aussi, comprendre que t'es dans ta zone de génie et que ça donne de l'énergie.

Speaker: Même si parfois ça peut être fatiguant et usant.

Speaker: T'as plein de gens qui se connaissent pas, qui font pas trop d'efforts donc t'es obligé de faire un peu l'effort de les faire se rencontrer.

Speaker: « Lui il m'a dit ça, lui il m'a dit ça, allez parler ensemble, vous allez trop bien vous entendre. »

Speaker: Mais globalement, ma journée, elle est en deux temps.

Speaker: La journée, j'essaie de réfléchir à comment on peut améliorer l'app, améliorer les events, améliorer le feed, envoyer des messages aux gens, comprendre ce qu'ils veulent faire sur l'app, leur souhaiter la bienvenue, essayer de comprendre aussi pourquoi ils sont là, leur pousser les bons events en conséquence.

Speaker: Et le soir, vraiment animer ces events, les créer, les animer.

Speaker: Ok, énorme.

Speaker: C'est quoi tes events préférés à animer là-bas?

Speaker: Moi je trouve ça trop bien de faire des jeux Je suis un peu un gosse là dessus Donc tu vois il y a beaucoup de Excuse moi Comment ça s'appelle le genre il y a plein de jeux Genre En fait t'as une culture Des salles de jeux non?

Speaker: Ouais des salles de jeux mais il y a un nom là-bas pardon Bon bah des salles où t'as du ping pong du billard Du baby foot Tu vois des trucs où on est pas sur des game boy Des jeux d'arcade tu vois C'est le mot que je cherchais

Speaker: T'as plein de jeux d'arcade là-bas dans les salles, un peu dans les sous-sols, un peu à New York notamment.

Speaker: Et t'as un truc un peu confidentiel, un peu intime.

Speaker: La lumière, elle est pas trop forte.

Speaker: Tu te vois pas trop, donc tu te sens moins gêné de te présenter.

Speaker: T'as moins cette friction où tu dois mettre un masque.

Speaker: parce que tu vois on arrive là comme ça on se connait pas bon salut tu fais quoi dans la vie tu vas comment là on va dessus jouer au ping pong ça déplace un peu la gêne du moment on se rend compte on se connait pas à on joue au ping pong et limite on se trash talk au ping pong et on apprend à se connaitre en faisant quelque chose d'autre tu vois

Speaker: en vivant une expérience.

Speaker: Et donc, c'est assez ouf de voir que ce genre de format permet aux gens de se rencontrer sans qu'ils aient l'impression de devoir se rencontrer.

Speaker: On revient sur le truc de l'injonction qui se déplace.

Speaker: Mais donc, ouais, c'est mes activités.

Speaker: Déjà parce que je kiffe jouer aux jeux et je kiffe rencontrer des gens en jouant à des jeux.

Speaker: Et aussi parce que je pense que c'est les events qui sont les plus naturels pour les first time users, pour qui c'est quand même impressionnant.

Speaker: Clairement, ok, top.

Speaker: On a parlé de sujets incroyables ensemble, Maxime.

Speaker: Je pense qu'on pourrait faire durer la conversation encore plusieurs heures.

Speaker: C'est génial.

Speaker: J'ai deux dernières questions.

Speaker: La première, sur ce petit étendoir, tu vois plein de petits objets qui sont en lien avec le sport.

Speaker: Je ne sais pas s'il y en a un qui attire plus ton attention que les autres.

Speaker: Pourquoi?

Speaker: Ouais bah écoute, t'as les petites balles de baseball à l'américaine qui fait plaisir, petite main d'oeil.

Speaker: Ramener de mon voyage à New York celle-ci.

Speaker: C'est vrai?

Speaker: C'est bon ça.

Speaker: T'es allé voir un match?

Speaker: 10 ans, 15 ans, même pas.

Speaker: Ok.

Speaker: Bon bah trop bien.

Speaker: Je pense que, je vais te faire rire, mais je pense que c'est le gel morten parce que ce gel morten il m'a fait survivre.

Speaker: C'est un nombre d'Alpha Ironman sur les deux dernières années, j'ai carburé que ça.

Speaker: Parce que je gère assez mal les gels avec des goûts forts, très acides, etc.

Speaker: C'est un gel hyper neutre.

Speaker: Je ne veux pas faire de pub pour Mortem.

Speaker: Peut-être qu'ils vont accompagner ma copine dans son Paris-Milan.

Speaker: Ils accompagnent d'ailleurs ma copine dans le Paris-Milan.

Speaker: Et c'est vrai que c'est un gel qui m'a pas mal sauvé la vie.

Speaker: C'est dans des moments où tu es vraiment au kilomètre 30, mais parfois tu es au kilomètre...

Speaker: 70 sur vélo ou t'es au kilomètre 2 en natation et t'es bon natation c'est compliqué mais quand tu sors de l'eau t'es content d'avoir ce petit gel que je trouve hyper bon et qui mentalement et physiquement te réveille d'entre les morts quoi ok trop stylé dernière question j'aime bien poser une question un peu marrante à mes invités et toi puisque t'es dans le business des rencontres des événements

Speaker: Selon toi, quel est le meilleur sport pour rencontrer des gens sans transpirer comme un bœuf?

Speaker: C'est un bon point.

Speaker: Je pense que... Je vais peut-être faire un petit clin d'œil à mon ami Lucas, mais je pense que le paddle, c'est quand même dur à battre socialement.

Speaker: Alors, aux Etats-Unis, il y a le pickleball.

Speaker: Ils ne se font pas trop de paddle.

Speaker: C'est du pickleball.

Speaker: C'est vraiment du tennis sur un petit terrain, un peu comme du tennis de plage.

Speaker: Ça se joue à quatre.

Speaker: Déjà, t'es quatre sur un terrain.

Speaker: Pareil, tu peux être trash talk, t'entends.

Speaker: Tu vois, parce qu'en ping-pong, dans les salles d'arcade dont je te parle, t'as souvent de la musique, mais c'est parfois plus compliqué de s'entendre.

Speaker: C'est des jeux qui sont fun, faciles, universels.

Speaker: Hum...

Speaker: en théorie tu te fais un peu moins mal en tennis que tu te fais moins de faire des articulations etc t'as moins cette logique de perf c'est un peu en paddle il y en a mais en pickleball en particulier c'est quand même incompliqué de même s'il y a des compètes dans tout mais t'es rarement là pour te mettre une race sur un d'e-borne chrono

Speaker: et tu transpires un petit peu mais c'est vraiment 2-3 petites gouttes c'est plutôt des transpirations de bière après la soirée quoi donc de soirée quoi donc voilà écoute j'aurais tendance à dire que le paddle et le pickleball c'est compliqué à battre aujourd'hui sur l'expérience sociale universelle et l'expérience de se rencontrer en faisant quelque chose de fun quoi

Speaker: C'est le fun le plus important, clairement.

Speaker: C'est un sport le paddle, attention, je veux pas... C'est physique.

Speaker: C'est un sport.

Speaker: Mais c'est accessible.

Speaker: Mais quand tu joues fort, ça s'en va.

Speaker: Mais voilà, je pense à ça instinctivement.

Speaker: Ouais, OK, trop stylé.

Speaker: Et Lucas sera ravi de l'entendre.

Speaker: Écoute, merci Maxime pour cet échange.

Speaker: C'était trop sympa.

Speaker: Je passe un super moment avec toi.

Speaker: Moi, ce que je retiens, c'est qu'il y a un boulevard énorme sur le marché de la rencontre à travers des événements sportifs, à travers des événements autour de la passion.

Speaker: Et il y a un vrai shift qui est en train de se passer sur ce secteur-là.

Speaker: à la frontière entre l'app de rencontre, le social media, repenser un petit peu l'expérience des utilisateurs pour qu'ils arrivent à reconnecter et un petit peu s'extraire du scrolling qu'on voit sur de plus en plus d'utilisateurs de réseaux sociaux.

Speaker: Donc se reconnecter au réel, je pense que c'est vraiment une mission de fou, de dingue.

Speaker: J'imagine que vous n'en êtes qu'au début et je vous souhaite le meilleur pour la suite.

Speaker: Merci beaucoup, j'espère qu'on pourra avoir cette discussion l'année prochaine et l'après, que j'aurai encore des belles choses à te raconter.

Speaker: Mais ouais, je crois aussi en l'émission profondément.

Speaker: Est-ce que c'est la bonne façon d'y répondre?

Speaker: J'espère, je sais pas, en vrai.

Speaker: Mais voilà, c'est un peu un kilomètre 30 perpétuel en ce moment.

Speaker: En tout cas, quand tu vois des gens qui te disent « Ouais, je me sens vraiment appartenant à cette ville depuis que j'utilise Mingle », ça donne raison à toutes les questions, toutes les interventions qu'on peut avoir parfois, tu vois.

Speaker: Et ça drive une motivation assez exceptionnelle.

Speaker: Et on sait pourquoi, en tout cas, on se lève le matin.

Speaker: Excellent.

Speaker: Merci beaucoup, Maxime.

Speaker: Merci à toi, mec.

Speaker: C'était Km30.

Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.

Speaker: A très vite sur les réseaux sociaux.

Speaker: Et on se retrouve pour le prochain épisode.

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