Transcript
Speaker: Il n'y a pas de raccourci.
Speaker: La seule façon d'arriver à la ligne d'arrivée d'un marathon, c'est d'avoir travaillé dur avant.
Speaker: Tu es associé avec un des plus grands coureurs de tous les temps.
Speaker: Ce qui est assez dingue, c'est que quand tu parles avec Eliud, la première fois que je l'ai rencontré, on a parlé une heure ensemble.
Speaker: Tu es en face du marathonien le plus rapide sur Terre, moins de deux heures au marathon.
Speaker: Il ne m'a jamais parlé de performance.
Speaker: On a levé plusieurs millions d'euros.
Speaker: On a fait le plus gros précis d'une app de sport en Europe, en tout cas.
Speaker: Quand tu as passé trois mois,
Speaker: Mais en fait, l'app, elle te connaît.
Speaker: T'as le sentiment qu'elle te connaît tellement fort pour la rétention.
Speaker: J'espère.
Speaker: Je te dirai quand on... Ce qu'on a vendu aux investisseurs.
Speaker: Je te dirai quand on y sera...
Speaker: Bonjour à tous et bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast des entrepreneurs du sport.
Speaker: Je suis Victor Damias et aujourd'hui je reçois Ben Dupont, le cofondateur de Cocha.
Speaker: Cocha, c'est une app révolutionnaire qui va vous aider à préparer vos prochaines sorties running.
Speaker: Ce qui fait vraiment la singularité de Cocha, c'est l'utilisation de l'intelligence artificielle, couplée à l'expertise très fine et poussée de la NN Running Team.
Speaker: C'est l'équipe qui est derrière le succès de Eliud Kipchoge.
Speaker: Pour moi, c'est un épisode incroyable.
Speaker: On parle de technologie, de produits, d'expérience utilisateur.
Speaker: de comment est-ce qu'on crée un produit qui va séduire les coureurs, comment est-ce qu'on va lever des fonds et convaincre des investisseurs.
Speaker: Ben est incroyablement humble et partage son expérience, je trouve, de la meilleure des manières.
Speaker: Évidemment, on parle d'entrepreneuriat dans le sport et plus précisément d'aller innover dans le secteur des apps de coaching et comment on arrive à se différencier par rapport à un marché qui peut sembler saturé mais qui ne l'est peut-être pas tant que ça.
Speaker: Mais on aborde aussi comment est-ce que Ben et ses cofondateurs se sont associés avec Eliud Kipchoge.
Speaker: On prend aussi de la hauteur sur ce marché du running qui grossit de plus en plus et qui attire maintenant l'attention de plus en plus d'investisseurs.
Speaker: Hello Ben!
Speaker: Hello Victor!
Speaker: Ravi de t'accueillir sur Kilomètre 30.
Speaker: C'est vraiment pour moi un plaisir immense de pouvoir échanger avec toi.
Speaker: Merci beaucoup de m'inviter surtout.
Speaker: Je ne vais pas te le cacher, je suis ultra impatient d'avoir cette conversation.
Speaker: Quand on a eu nos échanges en amont, même maintenant, il y a plein de thématiques qui me parlent énormément, qui me donnent très envie de creuser, de comprendre tout ce que vous faites.
Speaker: Moi, j'aime bien présenter mes invités en début d'épisode.
Speaker: Ben Dupont, tu as cofondé Cocha, qui est une app de coaching personnalisé IA pour les coureurs.
Speaker: D'abord, quelques mots sur toi quand même.
Speaker: Tu as une formation d'ingé, c'est ça que je trouve super intéressant.
Speaker: Tu es passé par Centrale Paris et puis Stanford.
Speaker: Et puis, tu as une vraie expertise produit tech, en fait.
Speaker: Et je pense que dans ton histoire, ça a une importance forte et notamment ce pourquoi vous avez cofondé Cocha.
Speaker: Tu es passé par des postes de product manager, VP product, notamment chez BlaBlaCar.
Speaker: Et ce que j'ai compris, c'est que tu as l'âme d'un entrepreneur depuis toujours.
Speaker: Tu découvres le running depuis peu.
Speaker: Et depuis moins d'un an, les planètes se sont quelque part alignées.
Speaker: Et tu as cofondé Coacha, une app de coaching qui s'appuie sur l'expertise d'un team running professionnel.
Speaker: monstrueux, j'en dis pas plus parce que ça va permettre de teaser aussi.
Speaker: Bon allez, je peux dire que c'est le plus stylé du monde et que c'est basé au Kenya.
Speaker: Et avec ce produit, vous apportez une vague de fraîcheur dans toute l'expérience utilisateur et le monde des apps de coaching.
Speaker: Donc c'est pour ça que je suis ravi de t'accueillir.
Speaker: Ravi d'être ici, je suis sûr qu'on va avoir un super échange, j'avais hâte qu'on enregistre.
Speaker: Trop cool.
Speaker: D'abord, comment ça va?
Speaker: Écoute, ça va très bien.
Speaker: On est à quelques jours, semaines du lancement.
Speaker: Je pense que tous les coureurs savent un petit peu.
Speaker: C'est un petit peu, tu sais, quand tu commences ces semaines d'affûtage avant une course et où tu te dis « je crois que j'ai tout bien fait pour être prêt ».
Speaker: Mais je serai quand même content quand on passera la ligne d'arrivée.
Speaker: Et même si pour nous, le lancement, c'est une ligne de départ plus qu'une ligne d'arrivée, c'est un...
Speaker: Un sacré milestone, donc excité, impatient, un petit peu fatigué, mais voilà, c'est un grand moment.
Speaker: On lance qu'une fois dans sa vie son produit.
Speaker: Donc, moi, ce ne sera pas la première fois que je lance un produit, mais la première fois que je lance mon produit de ma boîte.
Speaker: Et donc, hyper impatient.
Speaker: Oui, j'imagine.
Speaker: Vous avez volontairement attendu de créer un momentum pour le lancer?
Speaker: Oui, comme tu dis, on a un contexte un peu particulier parce qu'on s'est associé avec un des plus grands coureurs de tous les temps.
Speaker: Et quand tu lances ça, tu espères que forcément, tu vas très vite attirer l'attention des gens.
Speaker: Et donc, ça monte aussi la barre, si tu veux, du produit que tu dois shipper.
Speaker: parce que les gens vont vite regarder.
Speaker: Quand tu es une startup normale, tu lances ça un petit peu sous le radar et puis si c'est un petit peu cassé, ça ne va pas se voir.
Speaker: Mais là, on a voulu, on veut shipper quelque chose qui est à l'image aussi de ce projet-là.
Speaker: Et puis l'autre chose, c'est que je pense que c'est un marché qui a énormément mûri.
Speaker: Et donc, en fait, si tu lances un produit qui a vraiment beaucoup de retard sur les autres, tu ne séduiras sans doute pas le marché.
Speaker: Et donc, tout le jeu, c'est à la fois de lancer un très bon produit.
Speaker: Alors, en quelques mois, tu ne peux pas rattraper trois ans de développement de tes concurrents, ce n'est pas possible.
Speaker: mais tu veux lancer quelque chose qui est très bien, qui reflète beaucoup la qualité et l'ambition du projet, et puis qui est très différenciant aussi parce que tu ne vas pas rattraper toutes leurs features, et donc en fait, lesquelles toi tu mets qu'ils n'ont peut-être pas ou pas encore, et qui sont ta secret sauce un peu.
Speaker: Donc ça a pris un petit peu de temps.
Speaker: Tu sais, on dit toujours, on optimise tant qualité-coût,
Speaker: Bon, nous, on n'a pas optimisé vraiment le temps.
Speaker: Et là, on a une hard deadline qui arrive qui est très bien parce que ça nous sert de forcing mechanism pour se forcer à shipper.
Speaker: Et du coup, c'est un chou y stressant, mais c'est génial.
Speaker: C'est ça qui est bon.
Speaker: Tu parles de la deadline que vous étiez posée pour un événement particulier.
Speaker: Est-ce que tu peux m'expliquer aussi pourquoi c'est cet événement-là le lancement?
Speaker: Je pense qu'on est un tout petit peu obligé de reveal.
Speaker: Cocha, c'est une boîte que j'ai cofondée avec deux cofondateurs à temps plein.
Speaker: Mais en fait, on est plus que trois cofondateurs.
Speaker: Et un de nos cofondateurs, c'est Eliud Kipchoge.
Speaker: Les personnes entendent bien.
Speaker: Un des cofondateurs, c'est Eliud Kipchoge.
Speaker: Voilà, donc on a à la fois cette chance et puis...
Speaker: cette aventure incroyable de cofonder Cocha avec Eliud et avec la NN Running Team.
Speaker: Donc en fait, c'est plus qu'Eliud.
Speaker: La NN Running Team, c'est plusieurs athlètes, c'est une dizaine, vingtaine d'athlètes, des hommes, des femmes, plusieurs groupes d'entraînement dans plusieurs pays.
Speaker: Et donc voilà, Eliud est forcément quelqu'un de très particulier là-dedans et joue un rôle particulier.
Speaker: Et donc Eliud court le marathon de New York cette année pour la première fois.
Speaker: Il n'avait jamais couru New York.
Speaker: Ah oui, je ne savais pas ça.
Speaker: Non, il n'avait jamais couru New York.
Speaker: Et c'est le 2 novembre.
Speaker: Et voilà, on a très envie, on travaille beaucoup pour faire quelque chose de spécial autour du marathon de New York et essayer d'être prêt pour lancer LAP à ce moment-là.
Speaker: Et puis aussi parce que la chance qu'on a dans ce projet, et on a envie de toucher des milliers de personnes, millions de personnes dans le monde entier,
Speaker: Et donc, c'est au-delà de notre hexagone et de nos frontières.
Speaker: Et donc, se lancer, quasiment se lancer à New York finalement, puisque l'app devrait être tout juste sorti.
Speaker: Voilà, c'est un superbe challenge quand toute l'équipe tech est à Paris.
Speaker: Donc, les petits Frenchies... Ils ne vont pas dormir.
Speaker: Ils ne vont pas dormir.
Speaker: Ils vont travailler le jour, faire le customer support la nuit avec le décalage horaire.
Speaker: Et puis voilà, il y a une partie de l'équipe qui se déplace pour aller là-bas pour le marathon, pour toute la semaine du marathon.
Speaker: C'est ça.
Speaker: stylé, ça doit être hyper galvanisant.
Speaker: Evidemment c'est des sujets qu'on va creuser, mais peut-être d'abord pour les personnes qui nous écoutent, est-ce que tu peux te présenter Ben?
Speaker: Ouais avec plaisir, écoute je m'appelle Ben, enfin Benjamin mais tout le monde m'appelle Ben donc ravi que tu m'appelles Ben.
Speaker: Je suis le mari d'une femme extraordinaire avec qui je partage ma vie depuis 19 ans, ce qui est énorme, j'ai l'impression d'être tellement vieux en disant ça.
Speaker: Je suis le papa de deux merveilleux enfants et en fait c'est important pour moi quand je me présente je commence toujours par ça parce que c'est ça qui me donne énormément d'énergie pour faire ce que je fais.
Speaker: Et voilà je travaille dans la tech depuis bientôt 15 ans, un petit peu moins de 15 ans.
Speaker: Tu l'as dit je suis passé par quelques boîtes avant et récemment du coup j'ai commencé ma vie d'entrepreneur vraiment.
Speaker: En lançant Cocha, j'ai commencé à travailler dessus en décembre de l'année dernière, donc décembre 2024.
Speaker: Et puis, j'ai quitté le job que j'avais à ce moment-là.
Speaker: Je l'ai quitté au mois de mars.
Speaker: Je crois que j'ai dû finir quelque chose comme le 11 mars pour sauter à fond dans l'entreprenariat avec...
Speaker: Je crois que ça faisait 10 ans que je parlais à ma femme que je voulais entreprendre et c'est la première fois de ma vie qu'elle m'a dit « Ben, je crois que cette fois, c'est bon, tu as aligné ce qu'il fallait, vas-y.
Speaker: » Qu'est-ce qui a changé cette fois-là pour que ce soit possible?
Speaker: En fait, ça a été un alignement de ma passion pour le sujet, où j'en étais arrivé dans ma vie, de toutes les étapes que j'avais franchies, mises en place pour me dire « je quitte mon taf ».
Speaker: Et tu vois, j'ai deux enfants à la maison, je ne peux pas sauter la fleur au fujil comme ça dedans.
Speaker: Et là, on s'est dit, non, mais en fait, j'avais trouvé mes cofondateurs, j'avais déjà rencontré Eliud, on avait déjà validé qu'on voulait faire le projet.
Speaker: Je travaillais déjà avec son équipe.
Speaker: On avait commencé à mettre les choses en place.
Speaker: J'avais commencé à avoir des discussions avec des investisseurs.
Speaker: Et donc, en fait, il y a à la fois le cœur et la passion pour le sujet.
Speaker: Vous voyez dans mes yeux que j'étais indétournable de ça.
Speaker: Et puis, le pragmatisme et les responsabilités aussi.
Speaker: Et de voir que cette fois, en fait, tout est aligné.
Speaker: Et donc, moi, je me disais à ce moment-là, écoute Ben, si tu ne vas pas cette fois, arrête de raconter à tout le monde que tu veux être entrepreneur.
Speaker: Parce que là, voilà, il y a... Et moi, si tu veux, je ne suis pas un...
Speaker: Je ne suis pas un entrepreneur businessman et je pense qu'il y a des entrepreneurs qui sont formidables et qui en fait seraient formidables sur n'importe quel business parce que c'est des vrais businessmen au sens très positif du terme qui savent monter des très grandes choses.
Speaker: Moi, je suis un créateur passionné en fait.
Speaker: Alors évidemment, je suis aussi ingénieur, je réfléchis beaucoup et il fallait que ça ait du sens et que je puisse vivre de ça.
Speaker: Mais en réalité, il faut que je sois amoureux de ce que je fais.
Speaker: Et dans toute ma carrière, il m'a fallu du temps pour m'en rendre compte, mais dans toute ma carrière, les hauts et les bas étaient à chaque fois liés à quand j'étais plus ou moins amoureux de ce que je faisais.
Speaker: Et...
Speaker: Est-ce que tu peux revenir un petit peu sur les autres moments?
Speaker: Tu as essayé de lancer d'autres boîtes dans le passé?
Speaker: Non, c'est la première fois.
Speaker: J'ai toujours réfléchi à plein d'idées plus tordues les unes que les autres.
Speaker: J'ai toujours eu ça.
Speaker: Non, mais au final, dans mon parcours, j'ai travaillé dans trois belles startups.
Speaker: Oui.
Speaker: Et donc, j'ai côtoyé des entrepreneurs.
Speaker: Certains étaient des repeat entrepreneurs.
Speaker: On n'était pas à leur premier succès.
Speaker: Et d'autres, tu vois, Blabla Car, Fred Mazella, sa première boîte, Blabla Car.
Speaker: Nico Brusson aussi.
Speaker: Mais quelle aventure formidable, tu vois.
Speaker: Et donc, j'ai côtoyé des entrepreneurs formidables.
Speaker: Et donc, j'ai appris le métier auprès de ces gens-là.
Speaker: Et voilà...
Speaker: Donc, je ne serai pas dans les 30 under 30, comme on dit, mais ça me donne beaucoup de… Aujourd'hui, quand je regarde derrière moi, j'ai beaucoup de bagages qui m'aident dans ce que je fais.
Speaker: Et je ne suis pas sûr que je le ferais aussi bien aujourd'hui, mon métier, si je n'avais pas fait tout ça.
Speaker: Je pense que ça peut beaucoup parler ce message aussi, des personnes qui veulent entreprendre.
Speaker: Parfois je pense qu'il y a un sujet de timing, de bons moments d'expertise, en fait ça a fini par se faire malgré le fait que tu avais envie de le faire avant.
Speaker: Oui, et puis je pense que c'est le… Tu vois, ça a vraiment été la rencontre, le bon sujet, les bonnes personnes, le bon moment.
Speaker: Et je pense aussi que Cocha, mais d'ailleurs, on le voit dans le marché du running, tu essayais de lancer ce type de produit il y a sept ans.
Speaker: Et d'ailleurs, il y en a sur le marché français des apps d'entraînement qui se sont lancées avant le Covid et qui ont moins bien marché que celles qui se sont lancées après.
Speaker: Donc, il y a aussi un time to market qui est toujours une espèce de magie que tu comprends a posteriori.
Speaker: Et puis, au cœur de Cocha, comme tu dis, il y a aussi beaucoup l'IA.
Speaker: Pour construire ce qu'on essaie de construire aujourd'hui, il y avait une vague techno qu'il a fallu attendre.
Speaker: Et souvent, dans les histoires de l'entrepreneuriat, d'ailleurs, tu vois bien que c'est lié à des vagues technologiques.
Speaker: Il y a eu les entreprises de l'Internet, il y a eu les entreprises du smartphone, et maintenant, il y a les entreprises de la Generative IA.
Speaker: Et nous, Cocha, on est un peu là-dedans, on est dans cette nouvelle vague techno pour construire le produit.
Speaker: Tellement stylé.
Speaker: Est-ce qu'il y a des expériences qui te prédestinaient au sport, toi?
Speaker: L'univers du sport.
Speaker: En fait, ce qui est drôle, quand je regarde mes concurrents, dans les équipes de fondateurs, il y a souvent des très grands sportifs ou des gens qui ont été coachs.
Speaker: Moi, je suis vraiment un sportif lambda.
Speaker: Je cours depuis plus d'une dizaine d'années.
Speaker: J'ai toujours aimé ça.
Speaker: J'ai fait plusieurs marathons.
Speaker: Je me suis essayé au triathlon.
Speaker: J'ai fait un ultra cet été.
Speaker: Mais en fait, je suis le mec tellement normal dans ces événements-là.
Speaker: Je ne parle jamais de mon chrono parce qu'il n'est pas...
Speaker: Il y a quelques mois, années, en discutant à nouveau avec ma femme, en fait, je me suis vraiment rendu compte de ce que le running m'apportait.
Speaker: Et ça a été au cœur de la vision qu'on a de Coacha.
Speaker: Et moi, ça m'apporte essentiellement du bien-être physique, mais aussi mental.
Speaker: Et tu vois, par exemple, là, je n'ai pas pris de vacances depuis je ne sais pas quand, mais par contre, je n'ai pas arrêté de courir.
Speaker: Alors là, c'est facile parce que maintenant, quand je cours, je bosse aussi.
Speaker: C'est plus simple.
Speaker: Tu vois, je bêta-teste, je vais le faire, je cours souvent avec deux, trois montres.
Speaker: On me dit, mais qu'est-ce qu'il fait?
Speaker: Je teste.
Speaker: Mais surtout, en fait, tu vois, c'est un roller coaster.
Speaker: Il y a des hauts et puis il y a des bas, il y a des moments de stress.
Speaker: Et en fait, manager ça, moi, c'est ça que la course, elle m'apporte.
Speaker: Elle m'apporte tout ça.
Speaker: J'ai été courir ce midi parce que tous les mardis midi, une fois par semaine, on a un run d'équipe.
Speaker: Donc, on va courir en équipe.
Speaker: C'est le kiff qu'on a un petit peu dans cette boîte.
Speaker: Et puis, je pense que c'est là qu'on sait beaucoup que la vision et les valeurs d'Eliud résonnent beaucoup avec ce que nous, on porte.
Speaker: Je pense que notamment un marathon, mais n'importe quelle distance, tu commences en te disant que tu ne peux pas le faire.
Speaker: Et quand tu franchis la ligne d'arrivée, tu te dis que c'est incroyable, que tu as réussi à faire un truc que tu pensais impossible.
Speaker: Et ça, tu l'emportes avec toi dans le reste de ta vie.
Speaker: Dans d'autres épreuves que tu auras où tu te diras « mais je ne peux pas y arriver ».
Speaker: En fait, tu te rappelleras de ça.
Speaker: Et je crois que ce qui rend ça très fort, c'est qu'il n'y a pas de raccourci.
Speaker: La seule façon d'arriver à la ligne d'arrivée d'un marathon, c'est
Speaker: c'est d'avoir travaillé dur avant.
Speaker: Il y a très peu de personnes qui peuvent se lever et y aller tous.
Speaker: En fait, on est tous obligés de s'entraîner.
Speaker: Que tu sois riche, pauvre, jeune, tous.
Speaker: Et donc, c'est ça qui... « No shortcut to hard work », comme un de mes anciens boss de Blabla disait.
Speaker: Et je crois que c'est ça qui, moi, dans le sport que je retrouve, c'est que peu importe ta performance, en fait, si tu veux réussir quelque chose, il faut travailler.
Speaker: Les valeurs de la course, quoi.
Speaker: Ouais, et puis d'autres... Tu vois, un autre sport que j'aime beaucoup, c'est le tennis.
Speaker: Un immense fan de Roger Federer.
Speaker: Roger, si tu nous écoutes.
Speaker: Non, un immense fan.
Speaker: Et il a fait un magnifique discours il n'y a pas longtemps à une remise de diplôme d'une université américaine.
Speaker: Et il donnait trois leçons.
Speaker: Et il y en a une qui était « Effortless is a myth ».
Speaker: Parce que tout le monde a... Quand tu regardes Federer jouer, c'est comme quand tu regardais lui ou de courir.
Speaker: Tu as l'impression que c'est tellement facile.
Speaker: T'as l'impression que c'est tellement... S'il n'y a pas de problème.
Speaker: Et en fait, il disait, mais au début, il était frustré qu'on lui dise ça parce que les gens ne voyaient pas la quantité de travail pour arriver à ces gestes parfaits.
Speaker: Et voilà.
Speaker: Donc, en fait, je crois que moi, c'est ça la valeur dans le sport qui résonne le plus avec moi et qui me booste le plus, c'est que peu importe ton niveau,
Speaker: Si tu veux réussir quelque chose, le plus beau, c'est de travailler et tu vas réussir à faire quelque chose.
Speaker: C'est vrai dans le sport et c'est vrai dans la vie.
Speaker: C'est aussi ce que j'essaye d'enseigner à mes enfants quand ils m'écoutent.
Speaker: Ils ont quel âge, tes enfants?
Speaker: Mon fils a 5 ans et ma fille a 4 ans.
Speaker: en plein dans ouais ouais ils ont fait leur première course ils ont fait bah oui parce qu'en fait ils me voient tout le temps courir donc moi je fais rien et ma femme me dit surtout mais tu les laisses tu les et voilà ils ont fait leur première course et mon fils a commencé le tennis et j'y suis pour rien je le promets j'y suis pour rien mais forcément je suis content de voir je pense surtout que le sport a une superbe école
Speaker: Oui, tellement.
Speaker: J'aime bien faire les parallèles avec l'entrepreneuriat, mais tout ce que tu dis aussi, c'est vrai pour l'entrepreneuriat.
Speaker: Tu as parlé d'Ellywood, il y a une histoire que tu m'as racontée quand on s'est rencontré pour la première fois, qui est hyper inspirante et qui mérite d'être racontée.
Speaker: Est-ce que tu peux un petit peu entrer dans le détail de comment est-ce que les prémices de Coach A, comment est-ce que c'est né et ensuite comment tu as rencontré les équipes d'Eliott?
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Écoute, l'année dernière, je bossais dans une des, sans doute des startups les plus en vue en Europe.
Speaker: Ils ont fait une dernière levée de fonds.
Speaker: Je crois que le tour est à 600 millions.
Speaker: Je ne sais plus combien de valorisation.
Speaker: Et c'était juste après que je quitte mon poste.
Speaker: Et j'ai recevait des messages.
Speaker: J'en disais « Ben, t'es fou, tu viens de quitter ».
Speaker: Et je recevais des messages de gens qui disaient « Mais comment je rentre?
Speaker: » Et puis moi, je venais d'en sortir.
Speaker: Et en fait, la vérité, c'est que fin de l'année dernière, j'étais dans une des startups les plus magnifiques avec des talents incroyables, mais je n'étais pas épanoui parce que je ne faisais pas ce qui me passionnait.
Speaker: Et donc, ça a été un énième message de Ben, en fait, fais ce qui te passionne.
Speaker: Moi, j'ai été très marqué par un des discours de Steve Jobs à Stanford.
Speaker: En 2008, je crois, il fait un discours de remise de diplôme.
Speaker: Et il dit, le conseil qu'il donne au Washington Diplomé, c'est...
Speaker: Dans la vie, perso et pro, faites ce que vous aimez, parce que c'est ça le driver.
Speaker: Et donc, j'étais là et je n'aimais pas ce que je faisais, pas autant qu'avant.
Speaker: Et puis, j'avais cette passion pour le running, j'avais cette passion pour le produit et j'ai commencé à gratter, gratter, gratter, gratter et à me dire, mais attends, il y a quelque chose de magnifique à faire, il y a quelque chose qui me passionne.
Speaker: Je revivais, plus je pensais running, plus je revivais.
Speaker: Je commence à rencontrer du monde, je commence à rencontrer, je rappelle, un de mes cofondateurs et quelqu'un avec qui j'ai travaillé depuis il y avait quelques années.
Speaker: Je rencontre mon autre cofondateur, je rencontre des investisseurs à l'époque et tout commence à s'aligner.
Speaker: On commence à avoir la vision du produit, de ce qu'on veut faire.
Speaker: Et on dit en fait, si on veut faire quelque chose de magnifique comme ça, on veut le faire avec le plus grand.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et quelqu'un qui... Parce qu'en fait, il y a énormément de coureurs exceptionnels.
Speaker: Mais quelqu'un qui a l'aura d'Hellwood, au-delà du sport et les valeurs qu'il porte, c'est très rare.
Speaker: Donc, c'est ça qu'il s'est dit, on veut le faire avec lui.
Speaker: Et après, c'est assez simple.
Speaker: Tu t'acharnes pour frapper aux portes jusqu'à ce qu'on te réponde.
Speaker: Et donc, on...
Speaker: On a réussi, fin décembre, à entrer en contact avec son équipe, en fait, avec l'équipe qui gère l'ANN Running Team et Eliud, qui est une équipe qui est basée aux Pays-Bas.
Speaker: Toutes les vacances de Noël avec mes deux cofondateurs, on les passe sur nos outils à faire des designs, à faire des slides, à faire un machin...
Speaker: Et le 15 janvier, je pose deux jours de congés.
Speaker: Ils sont perdus au fin fond des Pays-Bas.
Speaker: Tu es encore en poste.
Speaker: Je suis encore en poste.
Speaker: J'ai bossé toutes les vacances.
Speaker: Le 15 janvier, je pose deux jours de congés.
Speaker: Je prends ma voiture.
Speaker: GoFast, c'est pas Amsterdam.
Speaker: C'est perdu au fond des Pays-Bas.
Speaker: mais c'est très charmant comme endroit, mais c'est perdu.
Speaker: Et je passe la journée là-bas à leur présenter une vingtaine de slides et le projet.
Speaker: Et on avait déjà échangé un petit peu avant, donc voilà.
Speaker: Et on ressort avec cette vision partagée avec tout ça.
Speaker: Donc là, j'ai convaincu son équipe à lui, mais je ne l'ai pas rencontré lui.
Speaker: Et fin février,
Speaker: J'annule mes vacances au ski parce que c'était la seule semaine où je pouvais aller le voir.
Speaker: Ils m'ont dit, si tu veux aller au Kenya, c'est là.
Speaker: Maintenant, il est dispo.
Speaker: Après, il faudra que tu attendes trois mois ou deux mois.
Speaker: Parce qu'en fait, dans toutes les périodes avant course, il se concentre complètement sur son entraînement.
Speaker: Donc, il y a beaucoup d'autres activités où on ne voit plus.
Speaker: Donc, en fait, j'emmène mes enfants au ski.
Speaker: Je les dépose.
Speaker: Là, je skie une journée.
Speaker: Je vais à l'aéroport de Genève retrouver mes cofondateurs.
Speaker: On prend l'avion pour le Kenya.
Speaker: Et là, on passe trois jours, quatre jours sur le camp.
Speaker: La première fois qu'on va sur le camp, on rencontre évidemment Eliud, mais on rencontre aussi Patrick Sang, son coach, quelqu'un d'exceptionnel.
Speaker: On rencontre les autres athlètes de la NN qui s'entraînent au Kenya à Cap-Tagat.
Speaker: On rencontre le physio, le kiné.
Speaker: On rencontre tout le staff qui va autour, plusieurs kinés, plusieurs entraîneurs, les préparateurs physiques, etc.
Speaker: On assiste aux séances d'entraînement.
Speaker: J'ai la chance de faire un mini run avec Eliud Mini parce qu'en fait, il ne m'a pas attendu.
Speaker: Donc, c'était lui.
Speaker: C'était son deuxième footing de la journée de récup.
Speaker: Il est 15h au Kenya et tu vas courir et tu es à plus de 2000 mètres d'altitude.
Speaker: Tu viens d'atterrir le matin.
Speaker: Enfin, j'ai couru un kilomètre derrière lui.
Speaker: Puis après, j'ai fait mes 10 kilomètres tranquilles.
Speaker: Et c'est assez génial parce qu'en fait, c'est tout un pack d'athlètes.
Speaker: Ils sortent du camp, il y a d'autres athlètes qui sont autour en fait, et c'est vraiment un sport d'équipe là-bas.
Speaker: Et donc tu suis un peu tout ça, voilà, et on présente le projet à Eliud, et puis on top dans la main quoi.
Speaker: Ça se passe comment concrètement?
Speaker: Vous le rencontrez, c'est formel?
Speaker: Non, tu arrives sur le camp qui est un endroit d'une simplicité absolument remarquable.
Speaker: Quand tu vois aujourd'hui tout un tas de choses où le sport est devenu très sophistiqué, honnêtement, le marathonien le plus rapide du monde...
Speaker: Il y a des documentaires sur Internet, ça rend très humble de regarder ça.
Speaker: C'est un camp très simple.
Speaker: Je me souviens, on est arrivé et commençait une séance de renfort musculaire.
Speaker: Et tu vois, quand ils font du renfort, il n'y a pas de machine, il n'y a rien.
Speaker: C'est dehors, c'est au poids du corps et c'est éventuellement avec des haltères de 1 ou 2 kilos.
Speaker: C'est d'une simplicité, tout le monde peut faire ça.
Speaker: Et on se pose dans un coin et on les regarde.
Speaker: et on les regarde faire voilà et après bah une fois que les séances d'entraînement sont terminées à droite à gauche on commence à se poser avec un coup patrick un coup peter le physio et puis un coup et lu et puis on sort le téléphone de la poche on lui dit voilà on a très envie de construire ça on a très envie de construire avec toi
Speaker: qu'est-ce que tu en penses?
Speaker: C'est une discussion très simple et où on l'écoute beaucoup aussi, parce que l'idée, c'était avec tous ceux qu'on a rencontrés là-bas, c'était vraiment de download, de télécharger leur... En fait, tous les coachs de running ont leur philosophie.
Speaker: Et donc, nous, on n'a pas vocation à remplacer tous les coachs, etc.
Speaker: Mais si tu veux leur philosophie, la philosophie de la NN, de Patrick Sang, de Kip Choguet,
Speaker: En fait, il n'y en a qu'un, Patrick Sang, dans le monde.
Speaker: Donc, même s'il voulait, il ne pourrait pas coacher des dizaines de milliers de personnes.
Speaker: Et donc, nous, l'idée, c'était aussi de télécharger tout cet ADN-là pour qu'ensuite, on puisse le retranscrire dans l'app.
Speaker: Et ce qui est assez dingue, c'est que quand tu parles avec Eliud, la première fois que je l'ai rencontré, on a parlé une heure ensemble.
Speaker: tu es en face du marathonien le plus rapide sur Terre, moins de deux heures au marathon, il ne m'a jamais parlé performance.
Speaker: Une heure avec lui, il ne parle jamais performance.
Speaker: Si tu poses une heure avec Patrick Sang, son coach, jamais il ne te parle performance.
Speaker: C'est incroyable.
Speaker: Et il ne te parle que des valeurs du running.
Speaker: Et c'est là où on a compris qu'on avait vu juste, qu'on était extrêmement alignés.
Speaker: C'est la compétition.
Speaker: conviction profonde d'Elioude, c'est que le running rend le monde et les gens meilleurs.
Speaker: C'est tout ce qui est au cœur de Coach A et de la raison pour laquelle moi je cours, ce n'est pas pour mon chrono, c'est parce que ça rend ma vie meilleure.
Speaker: Une fois qu'on était aligné là-dessus, après on a parlé un petit peu running, mais finalement,
Speaker: Une fois que tu as cet ADN-là, le reste, c'est du produit.
Speaker: C'est cool, mais c'est très cool et c'est très important.
Speaker: C'est pour ça qu'ils veulent ton produit.
Speaker: C'est une philosophie particulière de la course.
Speaker: Quand tu as parlé de « il n'y a qu'un seul Patrick », moi, ça m'a fait écho au fait que je me suis posé la question « comment est-ce qu'on se différencie dans cette industrie? »
Speaker: Et j'ai l'impression que c'était, du coup la réponse devient assez évidente quand on le voit sous cet angle.
Speaker: Est-ce que tu peux élaborer un petit peu là-dessus sur vous, votre singularité?
Speaker: Qu'est-ce qui fait la singularité de Coacha?
Speaker: Ouais, je pense qu'il y en a plusieurs.
Speaker: Je pense que, évidemment, la première, c'est, comme je te disais, il y a plein de philosophies.
Speaker: L'entraînement, c'est... Il y a un peu de science, puis il y a un peu d'art aussi.
Speaker: Et puis, il y a des méthodes qui marchent avec certaines personnes et qui ne marchent pas avec d'autres.
Speaker: En France, on aime beaucoup la VMA, par exemple, les entraînements VMA.
Speaker: On aime beaucoup ça.
Speaker: Quand tu sors de France, c'est un peu moins vrai.
Speaker: Les gens sont un peu moins... Les Norvégiens aiment beaucoup les entraînements au seuil.
Speaker: Ils ont été beaucoup popularisés avec Engelbricksen.
Speaker: les Kenyans, ils ont leur façon aussi, ils ont cette philosophie-là.
Speaker: Donc déjà, une des façons de te différencier, c'est de dire, je suis très opinionnétique, tu vois, j'ai une opinion assez forte sur... Et puis peut-être que ça ne conviendra pas à tout le monde, mais en fait, voilà, ce n'est pas le plan d'entraînement de Chad GPT, quoi.
Speaker: Donc ça, c'est la première chose, c'est vraiment leur philosophie à eux qui est basée sur beaucoup de volume et qui essaye un petit peu... Je me rappelle un des coachs que j'adore, avec qui j'ai passé énormément de temps,
Speaker: il m'a dit dans tous les plans d'entraînement que tu trouves souvent à droite, à gauche, dans des apps, dans des pdfs, etc.
Speaker: il y a beaucoup de marketing bullshit, désolé, je ne sais pas si on peut utiliser ce vocabulaire, mais tu vois, un peu de marketing bullshit, parce que c'est aussi vrai que dire aux gens cours en zone 2, cours lentement, cours longtemps, c'est chiant comme la pluie, donc tu essayes de rendre le truc un peu plus drôle.
Speaker: Donc, il y a une première chose qui est cette philosophie-là.
Speaker: Et ensuite, je pense vraiment qu'il y a eu trois grandes vagues technologiques il n'y a pas longtemps.
Speaker: Enfin, il y a dans les 25-30 dernières années, il y a eu l'Internet.
Speaker: Et à l'époque de l'Internet, tu commençais à trouver des plans d'entraînement PDF.
Speaker: Et puis ensuite, il y a eu les apps mobiles et tu trouves la génération d'apps qu'il y a aujourd'hui où c'est globalement ces plans qui étaient des PDF qui sont maintenant dans des apps qui sont un peu plus personnalisés parce que plutôt que d'avoir à choisir dans une librairie de PDF, on te pose 3-4 questions et puis on te sort un plan et puis ils sont un petit peu connectés à ta montre, etc.
Speaker: Mais si tu voulais plus jusqu'à il n'y a pas longtemps,
Speaker: il fallait un coach.
Speaker: Ou il fallait rejoindre un club d'athlés dans lequel tu trouvais un coach.
Speaker: Ou tu prenais un coach individuel.
Speaker: Mais un coach individuel, ça coûte 100 à 200 euros par mois, en fait, la plupart du temps.
Speaker: Et donc, ce n'est pas du tout accessible à tout le monde.
Speaker: Et nous, c'est un petit peu ça, le problème qu'on a voulu résoudre.
Speaker: C'est de se dire, un plan d'entraînement dans une app, ce n'est pas un coach.
Speaker: C'est un plan d'entraînement.
Speaker: Un coach, c'est quelqu'un qui t'écoute, c'est quelqu'un à qui tu poses des questions.
Speaker: C'est quelqu'un qui t'observe, c'est quelqu'un qui te briefe avant un run, te débriefe après, te donne des conseils.
Speaker: Et donc, ce n'est pas un plan d'entraînement, ce n'est pas une to-do list.
Speaker: Si tu t'arrêtes quand tu dis mon app, c'est un coach, bon...
Speaker: Ce n'est pas tout à fait vrai.
Speaker: Et ça, c'était jusqu'à récemment.
Speaker: Et maintenant, avec l'IA générative, tu peux reproduire énormément de ce que tu avais avec un coach.
Speaker: Alors, tu n'auras jamais la chaleur humaine.
Speaker: Nous, on est très clair dans l'app sur le fait que tu parles à une IA.
Speaker: Mais en fait, on te donne 95-99% de ce que tu avais avec un coach.
Speaker: On te le donne au prix d'une app.
Speaker: Et moi, qui suis passionné de running depuis 10 ans, je n'ai jamais sauté le cap de prendre un coach parce que
Speaker: Je ne voulais pas mettre ça dans cette passion-là.
Speaker: Donc ça, c'est la première chose.
Speaker: C'est déjà te donner une vraie relation avec quelqu'un qui peut poser des questions, qui va beaucoup t'écouter, etc.
Speaker: Jusqu'à pouvoir lui parler avec la voix, en fait.
Speaker: Donc aller jusque-là.
Speaker: C'est la voix de Patrick Koff.
Speaker: Alors, ce n'est pas la voix de Patrick.
Speaker: Et on est très clair sur le fait que tu ne parles pas à Patrick.
Speaker: OK, mais tu parles à une IA, voire à plusieurs IA, en réalité, qui sont entraînées avec l'équipe d'Eliwood.
Speaker: Et donc, le head coach de l'app est entraîné avec des heures d'interview et de travail qu'on a fait avec Patrick.
Speaker: Mais ce n'est pas Patrick parce qu'il y a quelque chose qu'on a voulu la rendre très émotionnelle, mais on a aussi voulu la rendre très honnête sur le fait que non, on ne veut pas tromper les gens.
Speaker: Tu ne parles pas à Patrick?
Speaker: Mais par contre, cette IA, c'est un peu le stagiaire digital qui bosse avec Patrick depuis un moment.
Speaker: C'est exactement ça, l'image, si tu veux.
Speaker: Et donc, voilà, c'est comme ça qu'on est arrivé à faire cette IA-là.
Speaker: Donc, tu as ce côté IA coach que tu n'as pas dans les générations précédentes.
Speaker: Tu as ce côté très opinionniste de Céline N, Cépatrix et Eliud.
Speaker: leur savoir-faire.
Speaker: Et puis après, on est une équipe avec mes cofondateurs qui construisent des apps consumer depuis des années et on a un amour pour le design et les choses belles et bien faites, etc.
Speaker: On nous a même un tout petit peu, certains investisseurs pendant la levée de fonds m'ont un tout petit peu reproché certains choix qu'on faisait qui étaient par amour du design et des choses bien faites.
Speaker: Moi, ma conviction, si tu veux, c'est qu'une app consumer, une app grand public,
Speaker: Tu ne peux pas la résumer à une liste de fonctionnalités ou à quel problème tu résous.
Speaker: C'est aussi une émotion.
Speaker: L'émotion, ça passe par énormément de choses.
Speaker: Et donc, ne serait-ce que dans la façon dont tu incarnes l'IA, est-ce que tu fais un nuage, chat GPT, une IA qui sait tout sur le running, la nutrition, le renfou, le machin?
Speaker: Ou est-ce que tu fais quelque chose d'un petit peu plus émotionnel?
Speaker: Et donc, on veut aussi que les gens soient amoureux de cette étape avec laquelle on espère qu'ils vont passer un petit peu de temps.
Speaker: Donc ça, c'est nos premiers mois.
Speaker: Et après, on a une vision très forte pour la suite.
Speaker: Et voilà, je n'en dis pas plus, ça sera l'occasion d'un autre épisode.
Speaker: Complètement, le rendez-vous est pris.
Speaker: Comment est-ce que tu... Toi qui as fait beaucoup de produits, c'est quoi le processus pour concevoir les fonctionnalités dans le produit?
Speaker: Alors... Bon, je vais me faire tomber dessus par toute la communauté produit.
Speaker: Non, mais en réalité, c'est quelque chose que j'ai vu avec la plupart des entrepreneurs avec lesquels j'ai eu la chance de bosser.
Speaker: On peut raconter ce qu'on veut, mais dans le B2B, c'est différent.
Speaker: Parce que si tu fais un produit de comptabilité, tu n'as pas besoin d'être comptable.
Speaker: Mais moi, en tout cas, personnellement, je ne pourrais pas faire de produit si je n'étais pas mon premier utilisateur.
Speaker: Et donc, j'ai ce défaut incroyable de commencer à faire un produit pour moi.
Speaker: Mais après, en fait, le métier de product, peu importe d'où te vient ton idée, etc., c'est surtout de sociabiliser ton produit autour de toi.
Speaker: Et donc, depuis plusieurs mois, on a une communauté de bêta-testeurs avec nous.
Speaker: Et cette communauté de bêta-testeurs, elle a vu des premières versions du produit qui étaient toutes cassées.
Speaker: Mais ça donne une occasion de dire, ça oui, je voudrais que ce soit plus comme ci, moins comme ça.
Speaker: Et puis surtout, une fois que tu as cette communauté, quand tu as des nouvelles fonctionnalités en tête, tu les dessines, mais tu ne les codes pas.
Speaker: Donc tu fais les designs, tu fais ce qu'on appelle des mock-ups, des prototypes, mais tu ne les codes pas.
Speaker: Et donc faire un mock-up pendant quelques jours,
Speaker: alors que coder ça va te prendre quelques semaines et tu les montres à tes bêta testeurs et là tu as des à ta communauté et tu as des conversations formidables il y a une fonctionnalité qu'on n'a pas encore sortie qui est dans notre roadmap qui a été co-créée avec un de nos bêta testeurs tellement stylé parce que tu pars de moi cette intuition de dire sur ce sujet je vois qu'il faut faire quelque chose une première exécution et puis alors il se trouve que ce bêta testeur en plus c'est quelqu'un avec qui j'ai eu la chance de bosser dans le passé
Speaker: et qui est aussi Product Manager et qui avait commencé sur des feuilles Excel et des choses à faire des trucs et il m'envoie sa feuille Excel et le lendemain je lui renvoie un design d'app en disant voilà ce que je vais en faire, qu'est-ce que tu en penses?
Speaker: Et là ça brille dans ses yeux.
Speaker: Et donc ça c'est un peu le craft produit, en tout cas pour le consumer et pour moi je parle beaucoup de mon intuition et après je sociabilise beaucoup les idées avant de les développer.
Speaker: Ensuite, il y a toute une phase du métier qui est après lancement, qui est très professionnalisée, très tournée autour de la data.
Speaker: Tu vas voir dans tes data des problèmes, des choses à améliorer, etc.
Speaker: C'est une partie beaucoup plus professionnalisée de l'optimisation d'un produit tech.
Speaker: Ok.
Speaker: Comment vous êtes allé créer cette communauté de premiers utilisateurs sur l'app?
Speaker: En fait, tu sais, le running, c'est tellement simple.
Speaker: Là, tu vois, nos bureaux sont à côté du bois de Vincennes.
Speaker: Au début, on était pas loin des quais.
Speaker: En vrai, tous les midis, tu sors, tu croises 30 utilisateurs en 15 minutes.
Speaker: Donc, c'est très simple.
Speaker: C'est ce que vous avez fait?
Speaker: Oui, c'est très simple.
Speaker: Après, ça prend plusieurs formes.
Speaker: Est-ce que tu vas dans des run clubs?
Speaker: Est-ce que tu te vois?
Speaker: Puis tu as tous tes amis coureurs autour de toi.
Speaker: Très vite, ça construit une communauté.
Speaker: Et en fait, tu onboardes une centaine de personnes, puis 200 personnes.
Speaker: Et puis, ça commence un petit peu à décanter.
Speaker: Et tu ressors avec un noyau dur hyper engagé de 30 personnes.
Speaker: Et ces gens-là, en fait, ils contribuent énormément à...
Speaker: Et donc, il faut faire attention à ne pas t'enfermer dans un biais qui est que 30, c'est tout petit.
Speaker: Tu cherches à faire pour des milliers de personnes.
Speaker: Ce ne sera jamais représentatif.
Speaker: Mais en fait, ça fait tellement avancer ta roadmap.
Speaker: Oui, OK.
Speaker: C'est passionné.
Speaker: Quand tu as tes 100 premiers users amoureux de ton produit, ensuite, si tu n'écoutes que eux,
Speaker: tu coupes beaucoup du bruit quand même et tu dois réussir à scaler assez large s'il y a un marché derrière, s'il y a tout ça, mais c'est assez suffisant.
Speaker: Et ça dépend de ce que tu veux faire.
Speaker: Des fois, on dit souvent que dans le produit, par exemple, il suffit de 7 utilisateurs pour trouver la plupart des problèmes.
Speaker: Donc, pas trouver les fonctionnalités, mais la plupart des problèmes d'utilisabilité de ton produit.
Speaker: Il suffit de 7 personnes.
Speaker: Tu vois, la première vague de bêta, j'ai unboardé 30 personnes, mais en réalité, au bout de 5, j'avais 80% des problèmes.
Speaker: Et au bout de 25, j'avais capturé la long tail des 20% restants qui arrivent à une personne sur 4.
Speaker: Mais en fait, pour certaines choses, il ne faut pas tant de monde que ça.
Speaker: Ok.
Speaker: Je me suis posé la question à un moment de... Est-ce que ce n'était pas dangereux de...
Speaker: d'inclure l'IA dans sa communication?
Speaker: Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Speaker: Est-ce que ça ne peut pas créer de la défiance chez les utilisateurs?
Speaker: forcément tu en as qui sont sans doute un petit peu un petit peu défiant je pense que dans toute vague technologique il ya ce qu'on appelle le cycle d'adoption une technologie qui est souvent cette courbe un peu en haut en cloche comme ça où tu as les early adopters et puis à droite ce qui au début sont les détracteurs et quand dans cette courbe on appelle les late adopters un peu les gens qui vont l'adopter en dernier et puis tu as eu ça sur toutes les technos en fait
Speaker: Tu vois, tu as eu ça, le smartphone au début, il y en a plein qui disaient « moi, jamais ».
Speaker: Bon, maintenant, c'est difficile de trouver quelqu'un qui n'a pas de smartphone.
Speaker: Mais c'est peut-être quelqu'un de chanceux, d'ailleurs.
Speaker: Oui, mais bon, c'est un autre sujet.
Speaker: Donc non, au début, je pense... Donc nous, notre job aussi, c'est de rassurer.
Speaker: Mais tu vois, on est en 2025, les gens commencent quand même à être...
Speaker: énormément habitués à ChatGPT et tous les autres LLM comme ça.
Speaker: Et ils en connaissent les limitations.
Speaker: Et voilà.
Speaker: Donc, nous, en tout cas, dans les tests qu'on fait aujourd'hui, on n'a eu personne qui a été extrêmement défiant.
Speaker: Mais peut-être qu'il y a des gens qui disent « Non, mais enfin... »
Speaker: Oui, et je pense qu'il y a des gens qui vont nous dire « Ah, ils essayent de remplacer les coachs humains, ce n'est pas bien, etc.
Speaker: » Ce n'est pas ce qu'on essaye de faire.
Speaker: Vraiment, nous, ce qu'on essaye de faire, c'est de dire « Un, un vrai coach humain, ça coûte cher.
Speaker: » Deux, parfois, pour être franc, parfois, j'ai parlé à des gens qui m'ont dit « Tu sais, en fait, je lui parle 10 minutes sur WhatsApp.
Speaker: » Et je pense que notre IA, avec tout ce qu'elle fait derrière, toute la donnée qu'elle analyse, peut parfois voir des choses qu'un coach pourrait rater.
Speaker: Et puis, trois, surtout, encore une fois, on ne remplace pas n'importe quel coach.
Speaker: Il y a un Patrick.
Speaker: Donc, on essaye de faire qu'un petit peu de Patrick soit disponible à des millions de personnes.
Speaker: Mais oui, il va y avoir un site d'adoption sur la techno.
Speaker: ça m'intéresse un peu de comprendre comment on construit comment on va encapsuler toute cette expertise, cette expérience dans la technologie alors peut-être avec des mots simples mais je pense que ça peut aussi intéresser les personnes de se dire comment tu gardes l'essence d'un coach et tu la rends accessible via la technologie tu veux qu'on ouvre le capot c'est un peu ça
Speaker: En fait, il y a plusieurs choses.
Speaker: Sans dévoiler de secrets sur comment on fait les choses, aujourd'hui, je vois qu'il y a pas mal de gens qui créent leur plan d'entraînement sur le chat GPT directement.
Speaker: Mais oui.
Speaker: Ils disent « Donne-moi mon plan d'entraînement pour le prochain marathon de Paris ».
Speaker: Bon, nous, ce n'est pas ça.
Speaker: Il n'y a pas de chat GPT qui crée les plans d'entraînement.
Speaker: Parce qu'encore une fois, ce n'est pas Vanilla chat GPT, ce n'est pas le truc...
Speaker: C'est Opinion Team.
Speaker: Donc les plans, on les a construits avec les coachs de l'ANN et de Eliud.
Speaker: On a construit toutes les règles.
Speaker: Et en fait, tout ça, c'est de la matière que tu donnes à ton IA.
Speaker: Tu lui dis, voilà nous comment on pense au running.
Speaker: voilà ce qui est important.
Speaker: Et donc, des fois, et c'est marrant, et c'est un petit peu, bon, nos utilisateurs, c'est un petit peu la chasse au trésor.
Speaker: Tu peux parler, évidemment, à cette IA dans l'app, comme je disais, et parfois, elle va avoir des réponses qui ne sont pas controversées, mais qui sont notre opinion sur le running.
Speaker: Du style, si tu lui demandes, allez, j'en lâche une toute petite comme ça, mais est-ce que c'est important de faire du travail de VMA ou de VO2max?
Speaker: C'est la même chose.
Speaker: pour un entraînement marathon, nous, on pense que non, pas tant que ça.
Speaker: Et donc, en fait, nos entraînements marathon, on n'en a pas beaucoup.
Speaker: Et si tu demandes au coach « Ah, mais est-ce que c'est important?
Speaker: » Il t'expliquera comment lui, il pense à ça.
Speaker: Et peut-être qu'il y a des gens qui ne seront pas d'accord.
Speaker: Mais en fait, si tu demandes à ChatGPT, tu auras une autre réponse parce que ce qu'on a mis dans l'app, ça vient directement de Captaga, Toquédia et c'est comme ça qu'on y réfléchit avec les coachs.
Speaker: On ne stigmatise personne, on essaie d'être très conscientieux, mais en gros, tu apprends à ton IA par plein de façons
Speaker: Parfois, tu lui donnes des données structurées, parfois, tu lui donnes des données qui sont un peu moins structurées.
Speaker: Ça dépend des cas d'usage.
Speaker: Ça peut être quoi des données peu structurées, par exemple?
Speaker: Tu peux lui donner toute une liste de principes, un petit peu.
Speaker: Donc, énormément de données.
Speaker: Tu vois, on a fait des heures et des heures d'interviews.
Speaker: Et en fait, ces heures et ces heures d'interviews, on en a dégagé, mais des centaines de learnings.
Speaker: Et ces centaines de learnings sont au cœur du produit.
Speaker: et c'est ça qui influence les réponses qu'on te donne et ensuite il y a d'autres choses qui sont plus des choses un petit peu rigoloques mais tout à fait anecdotiques du style s'assurer que si tu demandes une recette de cuisine il ne va pas t'en donner une tous ces petits cas là mais qui en réalité ça fait toujours de la pub sur internet c'est pas plus mal et je pense que les gens ont compris qu'avec des chats de GPT etc on a un
Speaker: Je ne garantis pas qu'il n'y aura aucune... Surtout qu'il y a des conseils nutrition.
Speaker: On a bossé la nutrition.
Speaker: Il peut parler un peu cuisine.
Speaker: Si vous serez à la symphonie de Mozart, là, je serai embêté.
Speaker: Écrivez-moi.
Speaker: Il faudra que j'aille revoir l'IA.
Speaker: Espérons qu'il y ait assez d'utilisateurs pour avoir des cas.
Speaker: Ouais, ouais, ouais, ça fera toujours un petit peu de pub.
Speaker: Justement, en parlant d'utilisateurs, on n'a pas trop parlé de ça, mais le go-to-market, comment est-ce qu'on va chercher la masse?
Speaker: Tu dis que votre produit est international par essence, lancement à New York, partenariat...
Speaker: Eliud en tant que cofondateur, ait volonté de le rendre accessible aux anglophones.
Speaker: Comment est-ce qu'on va chercher un max d'utilisateurs sur une consumer app dans le sport?
Speaker: C'est très dur, et c'est pour ça aussi que le cerveau un peu pragmatique...
Speaker: au début de ce projet, réfléchissez à comment on fait pour avoir ce qu'on appelle un unfair advantage dans le métier, c'est-à-dire quelque chose qui est très difficile à répliquer pour tes concurrents et qui te différencie beaucoup.
Speaker: Donc évidemment, tous les partis pris qu'on a pris, on a beaucoup investi sur la marque, on va essayer d'avoir une marque forte, on espère qu'elle plaira aux gens.
Speaker: on a beaucoup investi sur ce travail qu'on fait avec Eliud et son équipe, etc.
Speaker: pour sortir du lot.
Speaker: Et ensuite, évidemment, l'aura d'Eliud.
Speaker: Eliud et toute son équipe, c'est à la fois tout le savoir-faire qui est dans le produit, donc c'est de la valeur produit.
Speaker: Ce n'est pas un sponsor.
Speaker: C'est pour ça que c'est un cofondateur.
Speaker: Ce n'est pas un sponsor, parce que c'est co-construit avec.
Speaker: Donc, quand vous avez ce produit, il a été co-construit avec Kipchoge.
Speaker: C'est incroyablement fort.
Speaker: Mais évidemment, avec Eliud, c'est aussi un ambassadeur formidable.
Speaker: des millions de followers dans le monde.
Speaker: Et donc, ça, pour le go-to-market, évidemment que ça va t'aider.
Speaker: Donc, c'est quelque chose.
Speaker: Mais après, faire grandir une consumer app, c'est très dur.
Speaker: C'est pour ça que moi, j'ai découvert, je ne le savais pas, parce que moi, je ne jure que par les consumer apps, les B2B, je ne saurais pas faire.
Speaker: Mais en faisant la levée de fonds, nombre d'investisseurs m'ont dit « Ouh là là, moi, je ne fais pas de consumer.
Speaker: » D'ailleurs, maintenant, quand un investisseur m'écrit sur LinkedIn, avant de le prendre au téléphone, je lui dis « Juste pour info, tu as vu que c'était du consumer? »
Speaker: Une fois sur deux, c'est annulé.
Speaker: Une fois sur deux, on me dit, c'est sympa, mais voilà.
Speaker: Et dans le running, c'est encore plus compliqué, je pense.
Speaker: Alors, le lever des fonds était encore plus compliqué.
Speaker: Il y a des invests qui m'ont dit, écoute, il y a deux ans, jamais j'aurais voulu te parler parce que running trop petit.
Speaker: Maintenant, ils ont vu que quelque chose avait changé, mais c'est hyper concurrentiel.
Speaker: En France, je ne vais pas citer tous mes concurrents parce que voilà, mais je pense qu'il y a eu des entrepreneurs formidables dans le running qui...
Speaker: qui nous nous ont permis de nous ouvrir la voie et qu'on était les pionniers et qu'on fait des choses en France.
Speaker: Il y a une boîte en particulier à laquelle je pense que beaucoup de gens connaissent.
Speaker: Et une autre boîte britannique aussi qui a fait énormément pour ouvrir cette nouvelle vague d'innovation dans les apps de running.
Speaker: Il y a eu une première vague avec la génération Strava, Runkeeper, Runtastic.
Speaker: Et puis, les outcomes de Runtastic et Runkeeper avaient un peu refroidi les investisseurs, etc.
Speaker: Puis ensuite, il y a eu un passage un petit peu à vide.
Speaker: Et il y a eu une nouvelle génération d'apps il y a trois ans.
Speaker: Donc, il y a un regain de vitalité dans ce marché, mais donc, il y a aussi un regain de concurrence.
Speaker: Ces apps fonctionnent très bien aujourd'hui.
Speaker: Et donc, la concurrence est forte.
Speaker: Et donc, voilà, tu n'as pas d'autre choix que d'être innovant, je pense.
Speaker: Tu n'as pas d'autre choix que d'être innovant sur ton produit, sur ta marque, sur ton identité.
Speaker: Et puis...
Speaker: Voilà, je regarde et je me demande si les gens sont très fidèles à leurs apps d'entraînement parce qu'aujourd'hui, moi-même en tant qu'utilisateur, on a toujours envie pour se motiver de quelque chose de nouveau.
Speaker: Et donc, voilà, je ne suis pas sûr que ce soit des marchés monopolisés.
Speaker: Mais par contre, je pense que c'est des marchés qui vont se consolider quand même.
Speaker: et on espère avoir quelque chose qui est suffisamment différent pour que ça laisse sa place dans le paysage demain à côté d'autres qui encore une fois sont des entrepreneurs enfin moi je pense que le running is bigger than business si tu veux donc quand je vois d'autres entrepreneurs qui ont fait des choses formidables dans le running je trouve ça très cool je pense que vraiment ils ont fait beaucoup de bien à l'écosystème tellement ouais
Speaker: Non, c'est mes concurrents, donc ça n'empêche pas que s'ils pouvaient me laisser... Mais voilà, c'est un truc.
Speaker: Un peu d'utilisateur.
Speaker: Comment est-ce que toi, tu vois le marché du Reni de façon générale?
Speaker: Tu vois les tendances.
Speaker: Vous avez observé des éléments.
Speaker: Tu as parlé de ta levée de fonds.
Speaker: Sûrement que c'est en lien avec ça.
Speaker: Écoute, sans pouvoir faire cet exercice qu'on appelle parfois les five-wise, de remonter à pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi.
Speaker: Mais il y a eu un changement très fort après le Covid.
Speaker: Je pense que les quelques boîtes que j'ai en tête là, avant le Covid, les mêmes boîtes ne marchaient pas et après, ça a marché.
Speaker: Et maintenant, il y a un engouement dans le running qui est incroyable.
Speaker: Tu ne peux pas, même un jour de Noël, tu sors dans la rue, tu vas croiser des coureurs en 10 minutes.
Speaker: Si tu habites dans le fin fond de la campagne,
Speaker: Peut-être pas, mais tu sors dans la rue à Paris un jour de Noël, tu vas avoir des coureurs.
Speaker: C'est sûr.
Speaker: En 10 minutes.
Speaker: Les run clubs explosent.
Speaker: Les inscriptions aux courses explosent.
Speaker: Il y a 3 ans, tu voulais t'inscrire au semi-marathon de Paris.
Speaker: Tu t'inscrivais 2-3 semaines avant, il y avait de la place.
Speaker: Cette année, ça a été vendu en 24 heures.
Speaker: C'est abominable.
Speaker: Il y a tout le pre-order, etc.
Speaker: 24 heures, un an avant l'événement.
Speaker: Et des prix de dossard, si je ne me trompe pas, qui sont dans les 80 euros.
Speaker: C'est énorme.
Speaker: Plus, 120, je crois.
Speaker: Pour le semi ou pour le marathon?
Speaker: Mais bon, bref, c'est à peu près le même.
Speaker: Pour le marathon, il me semble.
Speaker: Et donc, incroyable.
Speaker: Et donc, un engouement... Alors, peut-être que c'est qu'une tendance qui va passer, mais je ne crois pas parce qu'il y a quelque chose dans ce sport qui est le plus simple au monde et en même temps tellement riche.
Speaker: Tu vois, une des choses que Elioon m'a dit quand on s'est rencontré pour la première fois, il m'a dit, mais tu sais le running?
Speaker: C'est le seul sport où les amateurs courent avec les professionnels.
Speaker: Si tu as la chance d'être dans les 50, 60 000 personnes qui vont faire le marathon de New York cette année, tu vas apprendre le départ le même jour qu'il y a du Kipchoge, sur le même circuit, le même machin.
Speaker: L'été dernier, j'ai eu la chance de faire le marathon pour tous au JO qui était déjà exceptionnel, de faire le parcours olympique entre l'épreuve masculine et féminine.
Speaker: Mais il n'y a que dans ce sport-là que tu peux faire ça.
Speaker: Si tu es fan de tennis, tu veux jouer sur le Châtrier la semaine de Roland-Garros, tu es gentil, mais ça ne va pas être possible.
Speaker: Et donc ça, c'est quelque chose qui est très universel et qui fait que ce sport aujourd'hui, il a un engouement absolument dingue et ça dépasse, je pense, beaucoup la performance.
Speaker: Oui.
Speaker: Maintenant, tu le vois, tu vois parfois Strava qui devient une app de dating aussi.
Speaker: Il y a un côté ultra social.
Speaker: Et donc, je pense que la contre-vérité un petit peu, c'est que le running, c'est, à mon sens, c'est un sport d'équipe.
Speaker: C'est un peu notre... Chez Kocha, on pense que running is a team sport.
Speaker: et dans mille façons toutes ces histoires de t'aider un pote ou une pote ou une soeur ou un collègue à faire son premier run en fait c'est toujours comme ça que ça vient tu viens toujours à la course par quelqu'un d'autre c'est vrai ça c'est marrant je lisais le livre de casquette verte et il parle de son collègue forcément qu'il a un peu engrainé dans la course quoi
Speaker: tu viens toujours au running par quelqu'un d'autre et quand tu vas sur les courses le dimanche matin, tu es là dans l'essace et tu regardes.
Speaker: Je n'ai pas la stat exact si quelqu'un l'a.
Speaker: D'ailleurs, je suis preneur.
Speaker: Mais combien de gens viennent accompagner?
Speaker: Je pense que la moitié des gens viennent et sont seuls avec leurs dossards, mais l'autre moitié sont venus avec un ami, une sœur, un collègue.
Speaker: À prendre le départ?
Speaker: À prendre le départ.
Speaker: Parce que moi, j'ai la stat sur les gens qui accompagnent.
Speaker: Pour un coureur, il y a au moins trois accompagnants.
Speaker: C'est exceptionnel.
Speaker: Ce sport, c'est un truc de fou.
Speaker: Je pense que c'est un sport ultra social en réalité, qui a fait cet engouement-là qu'on connaît ces années-là.
Speaker: C'est un sport qui est sur une deuxième très belle vague d'innovation, d'entrepreneurial.
Speaker: Ça a débloqué quelque chose.
Speaker: En fait, il y a une espèce de taille critique dans un marché.
Speaker: Avant, ces apps d'entraînement, ce n'étaient pas des apps qu'on appelait VC-bakeable, qui pouvaient être baquées par des fonds d'investissement.
Speaker: C'était trop petit.
Speaker: Aujourd'hui, c'est assez gros le marché du running.
Speaker: Aujourd'hui, c'est assez gros pour attirer certains fonds, ce qui n'était pas vrai il y a quelques années.
Speaker: Et les fonds, ils regardent de quoi quand tu fais une levée de fonds auprès d'un investisseur, surtout dans le sport, parce que c'est ce qui va intéresser ici?
Speaker: C'est quoi leurs problématiques, leurs enjeux?
Speaker: De quoi ils ont besoin pour se dire « on y va »?
Speaker: En fait, tu as plusieurs... Bon, chaque fonds a un petit peu sa thèse et sa problématique.
Speaker: Plus le fonds est gros, plus il va chercher à ce que tu puisses faire un business qui puisse devenir extrêmement gros.
Speaker: A quel point tu peux scaler, etc.
Speaker: Donc, il y a tout un côté business.
Speaker: L'investissement est un métier.
Speaker: Et puis, chaque fonds a un peu son ADN aussi, chaque investisseur.
Speaker: Ils ont leur thèse, il y en a qui n'investissent que dans du consumer, il y en a qui n'investissent que dans de l'IA, il y en a qui n'investissent que dans du B2B.
Speaker: Et nous, on a la chance d'être notamment le lead investor chez nous et un fonds à impact, qui n'investit que sur des sujets d'impact.
Speaker: les sujets d'impact sociaux, dans la santé ou dans l'environnement.
Speaker: Et en fait, ce qui a cliqué entre nous, c'est exactement ce que je te disais d'ailleurs, c'est que je pense qu'on ne leur a jamais pitché un produit running performance.
Speaker: On leur a pitché, parce que c'est notre conviction, un sujet running bien-être.
Speaker: Et le sport est une des verticales qu'ils ont, qu'ils soutiennent, parce que c'est un vecteur de santé.
Speaker: Oui.
Speaker: Et c'est un vecteur de bien-être mental aussi.
Speaker: En fait, pour nous, c'est de la santé physique, mentale et sociale.
Speaker: Le reni, c'est ça.
Speaker: On est dans un monde où tu n'as jamais eu autant d'amis sur les réseaux sociaux, mais en fait, tu es... Enfin, moi déjà, je mets assez peu les pieds.
Speaker: Je suis obligé maintenant.
Speaker: Je suis obligé.
Speaker: Ils se sont moqués de moi tellement j'étais nul avec ça, mais...
Speaker: Et ça recrée des échanges sociaux, mais dans la vraie vie.
Speaker: C'est ça qui est... J'avais appris ça chez Blablacar, qui est un produit que j'aime énormément aussi.
Speaker: La beauté du produit Blablacar.
Speaker: Parfois, quand je parlais à des PM juniors, je leur disais, à des product managers juniors, je leur disais, c'est quoi le problème du produit?
Speaker: Ils me disaient, tu vois, dans l'app, à tel endroit, on a tel...
Speaker: Et en fait, la première chose que je leur disais, je me disais, mais tu ne te rends pas compte que le produit Blabla Car, ce n'est pas une app, c'est l'expérience dans la vraie vie.
Speaker: Le vrai problème de Blabla Car, c'est quand tu as un point de rendez-vous, que tu es passager, que tu attends ton conducteur et qu'il ne vient pas et que tu n'as pas de nouvelles.
Speaker: Ça n'a rien à voir avec l'app.
Speaker: Le running et Coach A, ce qu'on fait, c'est la même chose.
Speaker: La vraie expérience produit Coach A, elle n'est pas dans l'app.
Speaker: et les chaussures au pied le matin dans le sas de départ.
Speaker: Et où tu te dis, ok, mon coach, il m'a amené jusque là ou pas.
Speaker: Elle n'est pas dans l'app, ce n'est pas un écran, ce n'est pas une humaine.
Speaker: Et donc, voilà, ça recrée du bien-être social, ça recrée de la connexion dans la vraie vie avec des vrais gens, c'est un vecteur de bien-être physique et mental.
Speaker: Et c'est ça qui... Donc, en fait, tu cherches... Évidemment, il doit y avoir une thèse business pour un investisseur, mais il doit aussi y avoir ce quelque chose en plus qui fait qu'ils ont envie d'être avec toi pour les dix prochaines années.
Speaker: dans les hauts, et là, tout le monde est content, mais aussi dans les bas, avec là, et se dire, non, mais en fait, ça vaut le coup de construire ce truc.
Speaker: Ouais, totalement, totalement.
Speaker: Et ce truc en plus, c'est vraiment une question de valeur, de conviction profonde, personnelle, quoi.
Speaker: Comment est-ce que tu le définirais?
Speaker: Ça dépend des fonds.
Speaker: Ça dépend des fonds et qu'on leur… Et tu vois, il y en a… En fait, chacun… Le monde de l'entrepreneuriat est tellement vaste que chacun va développer des opinions ou des convictions et se faire une conviction sur tel ou tel sujet.
Speaker: Et donc, en fait, tu fais le tour de tous les fonds et tu tombes sur certains fonds qui ont la même conviction que toi qu'il se passe un truc de fou dans le running.
Speaker: D'un côté business, donc on a un de nos fonds qui est comme ça, qui a vu quelque chose côté business dans le running.
Speaker: Ils se sont dit, c'est génial, on veut backer une boîte dans le running.
Speaker: Puis, tu as d'autres fonds qui se disent, il y a un vrai sujet impact et donc, ça résonne avec notre thèse d'investissement.
Speaker: Et donc, en fait, ça dépend vraiment de chaque fond et de chaque produit que tu vas leur pitcher.
Speaker: Il y en a qui ne jurent que par des trucs qui peuvent scaler, devenir des multi-billion dollar company.
Speaker: Tu parlais de la partie business.
Speaker: Comment on monétise ce type d'application?
Speaker: Est-ce qu'on a les moyens de faire de l'argent avec les utilisateurs?
Speaker: ouais bah en fait tu fais un bon c'est assez simple sur Coach là tu fais un abonnement ouais
Speaker: Donc, tu as un abonnement mensuel dont le prix va dépendre des pays.
Speaker: Tu as une version de l'abonnement annuel.
Speaker: Si tu t'engages à rester un an, tu as un prix qui est avantageux.
Speaker: Donc, c'est très simple.
Speaker: C'est le même modèle que tu connais sur un Spotify ou sur un Netflix, etc.
Speaker: Et notre marqueur, vraiment, c'est de se dire, tu vois, un coach, ça coûte 100 euros par mois.
Speaker: Et la technologie qu'on met, l'IA générative, c'est un coût.
Speaker: C'est quelque chose qui peut quand même te coûter.
Speaker: On espère évidemment que nos utilisateurs vont l'utiliser.
Speaker: et donc c'est un coût aussi qu'il faut que tu supportes et donc c'est un coût pour la valeur que tu crées donc voilà il y a un abonnement et un abonnement que tu as et après là donc on est dans une première version du produit où essentiellement tu vas avoir une semaine à 10 jours gratuits pour essayer c'est classique généralement si tu continues de courir sur un plan d'entraînement après une semaine à 10 jours tu vas rester jusqu'à ta course donc c'est ça qui est beau sauf si on est vraiment nul et que tu te blesses et une semaine ça suffit pour avoir du recul selon toi sur le produit?
Speaker: Ouais, pour la plupart des gens, ouais.
Speaker: Tu sais, quand tu commences un plan d'entraînement, c'est une question de prendre une habitude aussi.
Speaker: J'imagine que tu en as déjà fait, etc.
Speaker: Quand tu prépares une course, généralement, si au bout d'une semaine, dix jours, tu n'as pas abandonné, tu vas continuer.
Speaker: Donc, c'est suffisant.
Speaker: Et après, il y a d'autres choses auxquelles on réfléchit beaucoup.
Speaker: Et là, je pense qu'un de mes cofondateurs va me taper sur les doigts de vouloir en dire trop.
Speaker: Moi, le problème, c'est ça.
Speaker: Tu me poses trop de questions, je vais être trop bavard.
Speaker: Mais non, je pense qu'il y a des... On réfléchit beaucoup à comment faire aussi des offres...
Speaker: d'autres offres au delà de ça et qui est où tout n'est pas forcément payant comment tu fais pour avoir de la valeur pour avoir un très beau produit en fait c'est quand même tu en es on est une équipe de 11 personnes aujourd'hui on a levé plusieurs millions d'euros pour faire on a fait le plus gros précis d'une app de sport us je sais pas mais en europe en tout cas parce que en fait pour faire ce qu'on fait il faut aussi une très belle équipe de 11 personnes c'est beaucoup mon père c'est pour une tu vois pour une app qui est pas lancé encore
Speaker: Oui, exactement.
Speaker: C'est pour les gens qui écoutent, c'est... C'est beaucoup.
Speaker: C'est plutôt singulier.
Speaker: Oui, c'est beaucoup.
Speaker: Et en même temps, ça reflète ce que je te disais au début de la conversation, qu'on essaye de faire une première version qui est vraiment très aboutie.
Speaker: Tout en sachant que...
Speaker: Il manque tellement de choses derrière.
Speaker: Moi, j'ai une roadmap plein la tête.
Speaker: La nuit, je ne dors pas parce que je suis en train de dessiner des features.
Speaker: Je dessine des features en permanence.
Speaker: Mais donc, il faut quand même qu'on fasse... Surtout qu'on est à une ère où l'entrepreneuriat, l'investissement a changé.
Speaker: Je pense pour le bien.
Speaker: Et moi, j'avais appris ça du fondateur de NetMotion.
Speaker: On est obligé de faire des business...
Speaker: qui soit sont profitables, soit qui peuvent vite devenir profitables.
Speaker: Tu ne peux plus faire un truc où tu crames, tu crames, tu crames en espérant qu'un jour tu atteignes une échelle, etc.
Speaker: et que ça ne marche plus.
Speaker: Je pense que si tu es dans l'IA, tu peux, mais sinon, il vaut mieux être quand même sur des business qui sont résilients financièrement.
Speaker: Ça ne veut pas dire que tu es rentable des boines, ça n'arrivera jamais, mais ça veut quand même dire que tu es sur des trajectoires financièrement beaucoup plus responsables.
Speaker: Et moi, en tout cas, c'est ma conviction de comment je veux entreprendre.
Speaker: Je veux avoir une boîte qui soit très résiliente pour qu'elle soit là dans très longtemps.
Speaker: Et donc, ça veut dire qu'il faut monétiser le produit.
Speaker: Donc, on fait un abonnement.
Speaker: Mais je réfléchis aussi beaucoup avec l'équipe à d'autres offres dans ce produit qui peuvent être des points d'entrée, qui peuvent être des points d'expérience entre deux courses parce que tu n'es pas toujours en train de préparer quelque chose.
Speaker: Et donc, ça, voilà, à nouveau, il faut que je me taise, mais on en rend...
Speaker: C'est intéressant parce qu'en réalité, ça sert pendant un moment et après, possiblement, tu arrêtes de t'en servir.
Speaker: Qu'est-ce que tu fais entre tes courses?
Speaker: Donc oui, tu captes l'intérêt.
Speaker: Et tu vois, mon expérience à moi, et c'est marrant parce que j'ai expliqué ça à ma femme il n'y a pas longtemps, vraiment.
Speaker: Pendant un moment après mon premier marathon, si je n'étais plus inscrit à une course, je ne courais plus.
Speaker: Et je me suis dit, mais c'est bête quand même.
Speaker: Et je me rendais compte que quand je ne courais plus, quand ça faisait 2-3 mois que je courais beaucoup moins, ça allait moins bien dans ma vie.
Speaker: Et c'est là que j'ai compris.
Speaker: Parce qu'elle me disait « Tous les dimanches, là, tu pars, tu vas courir 2 heures et tout. »
Speaker: ça augmente tellement ma qualité de vie et quand j'ai compris ça, j'ai pu arrêter de courir que je sois inscrit ou pas et d'ailleurs maintenant, tu vois, en plus avec Coachage je m'interdis de m'inscrire à beaucoup de choses donc mais voilà et donc je suis convaincu qu'on va faire quelque chose de très beau quand t'es entre deux courses et je suis aussi convaincu qu'on va faire quelque chose qui donne envie aux gens de faire ces courses parce que encore une fois tous ceux qui ont fait une course, ils le savent ce jour de course
Speaker: ce matin dans le sas, cette ligne d'arrivée avec tout le monde, c'est un tel kiff que tu as envie de faire ça.
Speaker: Il y en a qui sont driveés par faire leur meilleur record et j'espère qu'on va les aider à faire ça.
Speaker: Puis il y en a qui sont juste driveés par faire une distance qu'ils n'ont jamais vue.
Speaker: Puis il y en a qui sont là à temps de voir passer.
Speaker: Des fois, il dit « Lui, c'est son cinquantième marathon de Paris.
Speaker: Pourquoi tu crois qu'il vient? »
Speaker: mais parce qu'en fait c'est un moment de bonheur et donc ça je suis moi j'ai très à coeur qui crée un produit qui va accompagner les gens c'est pas juste un one shot
Speaker: Tellement stylé.
Speaker: T'es inscrit à une course prochainement?
Speaker: Non, alors, quand j'ai... Donc, tu vois, j'ai fait mon ultra trail cet été.
Speaker: C'était lequel?
Speaker: C'était la Restonic en Corse.
Speaker: Ah, tellement stylé.
Speaker: Quel format?
Speaker: Magnifique.
Speaker: J'ai fait le 69-70 km, là.
Speaker: Magnifique.
Speaker: J'étais inscrit avant de me lancer dans l'entrepreneuriat.
Speaker: J'étais inscrit avec mes deux frères.
Speaker: Et encore une fois, comme quoi, c'est social.
Speaker: Il fallait des running stones pour s'inscrire?
Speaker: Aucune idée.
Speaker: J'étais pas encore... Non, je crois pas.
Speaker: Non, parce que je me suis inscrit comme ça, j'en avais pas, tu vois...
Speaker: Et j'ai dit à ma femme, non, mais je te jure, je me lance dans l'entrepreneuriat.
Speaker: Si ça ne va pas, je ne ferai pas l'entraînement pour l'ultra.
Speaker: Et voilà, il ne faut jamais jurer.
Speaker: J'ai fait les deux.
Speaker: Mais par contre, non, je m'interdis.
Speaker: J'étais inscrit avant de commencer coach-à.
Speaker: Et maintenant que je fais coach-à, je ne m'inscris pas.
Speaker: C'est quand même… C'est sûr que je vais refaire des marathons et tout parce que j'aime trop ça.
Speaker: mais voilà je suis pas un coureur incroyable il faut que je cours 4 fois par semaine pour faire un marathon et prendre du plaisir parce que sinon ça m'amuse pas trop mais le trail c'est génial je trouve et tu vois en fait les gens viennent ils font de la course sur route puis après ils font du trail puis ils font du triathlon puis ils reviennent puis ils se mélangent tout ça c'est assez pour eux
Speaker: et c'est assez formidable le trail c'est une autre philosophie aussi du running j'y vais beaucoup plus détente oui c'est clair je trouve que c'est très plaisir nature quand je dis ça au gars dans l'équipe il y en a un qui a un trailer il me dit ah ouais on a pas la même façon de pratiquer le trail mais bon je pense que c'est très cool en tout cas je suis moins complexé par un chrono très long très lent entre elles que sur course sur route
Speaker: Je suis d'accord.
Speaker: Il y a un élément, je ne sais pas si on l'a beaucoup creusé, mais qui m'interpelle pas mal.
Speaker: Quand tu crées un outil IA,
Speaker: vers quel niveau de précision et de personnalisation tu peux aller pour les utilisateurs?
Speaker: Dans quoi ça se traduit exactement?
Speaker: Parce qu'on a parlé des plans d'entraînement, des pratiques, des coureurs qui, soit les télécharges, soit peuvent demander, soit utilisent d'autres applications pour se faire accompagner, pour préparer leurs courses ou rester en forme.
Speaker: Qu'est-ce que ça apporte, cette brique technologique?
Speaker: Je te donne un exemple, un exemple concret.
Speaker: Quand tu regardes les apps d'entraînement de cette génération précédente, je parle.
Speaker: Parfois, avant une séance, il y a un petit message quand même qui te dit le but de cette séance, c'est ça.
Speaker: En fait, ce message, c'est le même pour tout le monde.
Speaker: Il n'est pas personnalisé.
Speaker: Semaine 3, 4, 5, tu arrêtes de le lire ce message parce que au bout de la cinquième fois, il t'explique c'est quoi un tempo run.
Speaker: C'est bon, tu as compris.
Speaker: Soit tu as compris, soit tu t'en fous.
Speaker: Vraiment, tu as compris.
Speaker: mais c'est pas ça qu'un coach te dirait avant dans ta cinquième semaine il te dirait rappelle toi la semaine précédente c'est passé comme ça les parties trop vite n'a pas réussi à finir la dernière concentre toi sur ça cette fois ou alors tiens rappelle toi dernière fois il faisait chaud tu as eu des problèmes d'hydratation l'hydratation le jour de la course ça serait important parce que la course tu as prévu de la faire
Speaker: à Tokyo, telle date, il fait chaud, c'est réputé pour être chaud, etc.
Speaker: Donc, il te personnalise ton expérience par rapport à la course précise que tu as voulu faire et par rapport à tous les entraînements que tu as faits avant, tes points forts, tes points faibles, etc.
Speaker: Ça met du contexte.
Speaker: Ça met énormément de contexte.
Speaker: Ce qui fait que ce message, tu le lis à chaque fois avant chaque run.
Speaker: Et en revenant, il te débriefe.
Speaker: Alors,
Speaker: Nous, c'est là où on est un petit peu joueur aussi et on veut mettre de l'émotion.
Speaker: Et je pense qu'on va jouer avec plein de curseurs aussi à l'avenir, mais il peut être aussi un petit peu taquin.
Speaker: Tu vois, quand tu parles à ChatGPT, il est très consensuel.
Speaker: C'est sympa, Chat, mais il est très consensuel.
Speaker: Non, je pense qu'il y a un petit grain de folie à mettre aussi, de se dire, bon alors là...
Speaker: ça s'est passé comme si, comme ça, voilà, et en fonction des tone of voice et de ce que les gens veulent avoir, c'est là où il y a un côté, une app consumer, c'est une émotion, c'est un vrai coach, tu vois, t'as une relation humaine, donc on veut pas, l'IA va pas créer des émotions, mais c'est pas pour ça qu'elle doit être chiante, en fait, et donc, voilà, c'est comme ça qu'on personnalise, et au fond, la valeur, elle est dans, il y a cette émotion, mais il y a,
Speaker: il y a de te rappeler, elle a une mémoire, ça tu ne l'as pas autrement.
Speaker: Et si tu lui parles et que tu lui dis, cette fois ce qui s'est bien passé c'est ci ou ça, la fois d'après quand elle va te rebriefer, elle va se rappeler de ce que tu lui as dit.
Speaker: Ce qui fait que quand tu as passé trois mois, mais en fait l'app elle te connaît, tu as le sentiment qu'elle te connaît.
Speaker: j'espère je te dirai quand on y sera je te dirai quand on y sera mais oui je pense que contrairement à d'autres il y a plein de façons de créer de la rétention mais en effet c'est comme quand tu utilises un vrai coach au bout d'un moment il te connait mais ça n'empêche pas parfois d'avoir envie de changer pour découvrir d'autres méthodes d'entraînement etc
Speaker: Ok, donc l'émotion, c'est un point très très fort pour vous.
Speaker: Il y a une question que j'aime poser, que je pose à tous mes invités, c'est en lien avec le titre du podcast, le kilomètre 30.
Speaker: Quel est ton kilomètre 30 entrepreneurial, ton mur du marathon?
Speaker: C'est une bonne question.
Speaker: Écoute, comme je te disais, ça fait bientôt 15 ans que je travaille et j'ai vraiment eu des hauts et des bas.
Speaker: Et moi qui suis pas tellement réseau sociaux et tout, mais quand tu passes trop de temps sur LinkedIn, t'as l'impression qu'il n'y a que des succès, tu vois.
Speaker: C'est fatigant.
Speaker: C'est jamais la vérité.
Speaker: C'est jamais la vérité.
Speaker: Moi, j'ai eu des hauts et des bas.
Speaker: Et en fait, je parlais tout à l'heure de Steve Jobs à cette cérémonie de remise de diplôme de Stanford.
Speaker: Je ne sais jamais si c'est 2008, 2005.
Speaker: Ça devait être 2005, parce que c'était avant l'iPhone, je crois.
Speaker: et il raconte comment il a été viré d'Apple Steve Jobs Steve Jobs a été viré d'Apple et il y a plein de gens qui ne se rappellent pas ou ne le savent pas et puis après il est revenu et là ça a été le renouveau d'Apple même un gars comme lui s'est tapé un sacré bas
Speaker: il avait créé cette boîte et il s'est fait et donc tu vois dans une carrière il ya des moments où j'étais content dans mon taf j'ai des moments où j'étais pas content dans mon taf il ya des tafs que j'ai quitté parce que j'étais tombé amoureux d'un autre taf il ya des tafs que j'ai quitté parce que j'étais plus bien dans celui que j'étais j'avais besoin d'un changement soit complètement d'industrie soit de cadre etc donc il ya il ya des moments durs qui m'ont amené jusque là donc je me suis pas tapé un mur je me suis tapé plein de petits murets et est en fait
Speaker: c'est en regardant derrière toi comme le marathon, comme tu as ces entraînements, etc.
Speaker: Tout ce travail accompli, tous ces hauts, ces bas qui font que ton prochain succès a de la saveur.
Speaker: Parce qu'il a été dur.
Speaker: Et parce qu'il a été dur qu'il a été mérité.
Speaker: C'est parce qu'il a été dur que tu as toute cette saveur.
Speaker: Et puis, ça te donne la résilience pour les prochaines fois.
Speaker: Et donc, quand tu... Eliud dit souvent « Pain is part of success ».
Speaker: il dit quand tu sens cette douleur garde-la avec toi parce qu'en fait le succès ne vient pas sur un plateau d'argent il dit exactement ça dans une interview je le paraphrase quasiment là et en fait c'est ça c'est tu vois c'est quand tu as ces événements assez haut et ses bas dans ta carrière et surtout tes bas dans ta carrière ou dans le sport ou dans l'entraînement garde-les avec toi parce que ça va se transformer demain en un moteur très probablement donc moi j'ai eu j'ai vu dans ma carrière des tafs où
Speaker: où je n'étais pas heureux et où ça ne se passait pas bien.
Speaker: Et aujourd'hui, j'ai gardé beaucoup de contacts de l'époque...
Speaker: des gens avec qui parfois j'avais eu des tensions des choses parce qu'en fait tu surmontes ça quoi ça je trouve que c'est aujourd'hui quelque chose qui m'a beaucoup apaisé parce que d'ailleurs donc j'ai après j'arrête de le citer mais à stanford jobs d was awful medicine but the patient needed c'est tu as c'était un c'était un médicament vraiment dégueulasse mais en fait on avait besoin
Speaker: et je pense que le mur le kilomètre 30 c'est un truc ouais ça va être dur mais en fait t'en as besoin un moment pour sinon il n'y a pas de transformation dans ta vie si le marathon c'était facile et qu'il n'y avait pas de kilomètre 30
Speaker: Ce ne serait pas le marathon.
Speaker: Ce serait le semi-marathon.
Speaker: C'est ça qui rend cette épreuve magique.
Speaker: C'est ça qui rend l'épreuve magique.
Speaker: La vie, c'est pareil.
Speaker: C'est un mal nécessaire pour avancer, pour rebondir.
Speaker: C'est pas lisse.
Speaker: Ça crée de la motivation, la rage aussi pour avancer et se battre.
Speaker: hyper inspirant merci Ben pour tout ça j'ai quand même une toute dernière question avant de finir cette interview j'aime bien poser une question un peu décalée à mes invités et toi tu préfères que ton appli fasse une erreur sur ton plan d'entraînement ou que ton GPS te coupe 3 km sur Strava?
Speaker: je ne mets plus beaucoup les pieds sur Strava récemment c'est meilleur pour ma santé mentale je trouve mais ça dépend de l'erreur qu'il fait sur mon plan d'entraînement s'il me rajoute un petit peu de piquant c'est rigolo les kilomètres sur Strava à vrai dire je m'en moque un tout petit peu tu n'utilises pas trop?
Speaker: non c'est une des apps que j'ai le plus utilisée que j'ai beaucoup aimé comme j'aime beaucoup le running voilà et que
Speaker: Et je trouve qu'ils font un travail formidable depuis quelques mois.
Speaker: Je crois qu'ils ont un nouveau leadership.
Speaker: Ils font un travail formidable.
Speaker: Il y a un renouveau de cette app.
Speaker: Ce n'est peut-être pas bon pour mon business, mais c'est très agréable à voir pour l'industrie en général.
Speaker: Et non, non, c'est une app, voilà.
Speaker: Et moi, je ne suis pas trop tombé dans les Strava Joke, ces trucs-là.
Speaker: Je l'utilise pour suivre mes amis et ça me va bien.
Speaker: Mais en ce moment, je ne l'utilise pas trop.
Speaker: Et par contre, comme je bosse sur Cocha,
Speaker: J'ai une autre vision qui est en train de naître du running social et j'espère qu'on va faire des belles choses et qu'ils n'auront pas le monopole du social et je suis assez convaincu qu'on va faire des...
Speaker: il y a un terrain de jeu formidable tellement je vous souhaite en tout cas le meilleur pour la suite c'est hyper excitant tous les sujets ça se voit en plus vous êtes en plein dedans ça donne envie c'est passionnant merci Ben de t'être prêté au jeu et d'avoir partagé ton expérience merci mille fois pour l'invitation c'était trop trop cool je te souhaite le meilleur pour la suite et bon lancement du coup merci Victor à très vite
Speaker: Ok, bon bah incroyable.
Speaker: Trop cool, trop trop cool.
Speaker: C'était Kilomètre 30, merci beaucoup pour votre écoute, à très vite sur les réseaux sociaux, et on se retrouve pour le prochain épisode.






