Transcript
Speaker: En juin, je vais participer à l'Ironman de Tours pour essayer de me qualifier au championnat du monde à Kona à Hawaï.
Speaker: Et là, si je ne suis pas qualifiée, j'arrête le triadon.
Speaker: Un des objectifs de ce projet, c'est de lever des fonds pour une association qui fait de la recherche pour la mycoviscidose.
Speaker: C'est une cause qui me tient énormément à cœur parce que j'ai un de mes proches qui a cette maladie.
Speaker: C'est une des choses qui me drive le plus de faire beaucoup de sport, c'est de réussir à casser des barrières mentales petit à petit.
Speaker: Je me souviens de ma première brigade de vol où j'avais tellement peur.
Speaker: Il y a 20% qui vont faire 80% des résultats et c'est là où tu as le meilleur ROI.
Speaker: En réfléchissant à tous mes kilomètres 30, il y en a pas mal où c'est le sport qui m'a vraiment aidé à me remotiver.
Speaker: Je pense que mon tip, c'est d'être authentique, de faire ce que tu aimes et de le partager avec les autres.
Speaker: J'ai assez vite compris que ce qui était important dans ce métier, c'était de cultiver ton réseau.
Speaker: Et moi, c'est aussi la partie du métier que j'aime le plus.
Speaker: Moi, ça me saoule de faire des soirées à rallonge avec des cocktails, etc.
Speaker: Donc je me suis dit, bon bah, on va courir ensemble.
Speaker: Bonjour et bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast des entrepreneurs du sport.
Speaker: Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Alix Trebaol, qui est VC chez Serena.
Speaker: Cet épisode, il est incroyable pour plein de raisons.
Speaker: D'abord parce qu'Alix, c'est une passionnée.
Speaker: Elle est passionnée d'entrepreneuriat, elle est passionnée d'impact, elle est passionnée de sport.
Speaker: Et ça se ressent dans tous les projets qu'elle mène au quotidien.
Speaker: Elle vit à 2000 à l'heure en ce moment puisqu'elle prépare les championnats du monde d'Ironman, en tout cas sa qualification.
Speaker: Et donc ce projet qu'elle mène depuis quelques mois, elle est accompagnée par son employeur Serena.
Speaker: Et donc je trouve que c'était un beau projet à mettre en lumière.
Speaker: Pour information, cet épisode a été enregistré en décembre 2025.
Speaker: Donc ça vous donnera aussi un peu plus de contexte sur nos conversations.
Speaker: Je ne vous en dis pas plus et je vous souhaite une excellente écoute.
Speaker: Hello Alix.
Speaker: Salut Victor.
Speaker: Ça va?
Speaker: Ça va très bien et toi?
Speaker: Super, je suis trop content d'enregistrer avec toi.
Speaker: De même.
Speaker: Pour le contexte, c'est un nouvel épisode, un nouveau format qu'on enregistre ensemble.
Speaker: C'est un petit peu à l'image du marathon que j'avais envie d'enregistrer cet épisode, c'est-à-dire en quatre étapes.
Speaker: On va aller ensemble jusqu'au kilomètre 42, donc on va partir du kilomètre zéro, on va aller jusqu'au semi,
Speaker: Puis kilomètres 30, un peu emblématique du marathon où il y a des moments qui sont plus difficiles que d'autres, où on ne crampe à mort.
Speaker: Et donc, on va peut-être rentrer dans les moments plus difficiles.
Speaker: Et toi qui es très sportive, tu pourras nous parler un petit peu de ton kilomètre 30, ton expérience.
Speaker: Et puis, aller jusqu'au 42, donc l'arrivée, et parler peut-être un peu de vision dans la vie.
Speaker: Ça marche.
Speaker: Mais...
Speaker: Peut-être d'abord, pour les personnes qui nous écoutent, Alix, est-ce que tu peux te présenter?
Speaker: Qui es-tu?
Speaker: Bien sûr.
Speaker: Je m'appelle Alix, je suis investisseuse chez Serena, dans notre fonds Impact Racine Carrée.
Speaker: J'investis dans tout ce qui va être les thématiques du climat, de la santé, l'éducation et le sport.
Speaker: Moi, j'avais commencé ma carrière en start-up.
Speaker: J'étais pendant quelques années aux US pour lancer le marché américain de Togo Togo.
Speaker: J'étais basée à New York, j'ai fait ça pendant quatre ans.
Speaker: Après, je suis rentrée en France.
Speaker: J'ai poussé super mal de projets et au cours de ces projets, j'ai fait la rencontre de Serena.
Speaker: C'est comme ça que je suis passée du côté obscur, comme je le dis souvent, et que je suis devenue investisseuse.
Speaker: Qu'est-ce qui change avec le monde start-up?
Speaker: Qu'est-ce qui change, c'est-à-dire?
Speaker: De passer de l'opérationnel chez Too Good To Go, qui est une app compte humeur, que tu peux peut-être décrire d'ailleurs, mais au côté peut-être plus large du fond.
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Franchement, ça n'a rien à voir.
Speaker: À part le fait qu'on est dans le même écosystème, qu'on est dans la tech impact, le job et mes journées n'ont rien à voir avec ce que je faisais chez Tougou Tougou.
Speaker: Et je pense que la principale différence, c'est que chez Tougou Tougou, j'étais plutôt dans l'exec.
Speaker: Donc, en fait, en startup...
Speaker: Surtout quand tu es en early stage, soit nous, on était un peu une startup dans la scale-up parce que le marché américain, au début, on était 10.
Speaker: Six mois plus tard, on était 150.
Speaker: Donc, en fait, c'était une grosse période de scale.
Speaker: On ne savait pas du tout encore comment on allait réussir à prendre le marché aux US.
Speaker: Donc, c'était vraiment tu testes ITER.
Speaker: Donc, en fait, je suis passée d'un job où toute la journée, je teste ITER à un job où toute la journée, je suis plutôt dans...
Speaker: Je suis moins dans le micro et plus dans le macro.
Speaker: Et je suis plus à réfléchir.
Speaker: Est-ce que ce founder sur ce marché, ça peut marcher ou pas?
Speaker: Donc, c'est beaucoup plus strat et en même temps, beaucoup moins opérationnel.
Speaker: Ça ne te manque pas du coup, l'opérationnel?
Speaker: Tu sais, quand tu es avec les équipes qui grandissent vite.
Speaker: Oui, c'est sûr.
Speaker: On me pose souvent cette question.
Speaker: Et souvent, on me dit, mais comment est-ce que tu as pu passer d'un job opérationnel en startup qui avait l'air trop bien, un job de VC, tu n'étais plus sur le terrain?
Speaker: Et je pense qu'il y a un moment, ça me manquera.
Speaker: Pour le moment, j'avais tellement voulu faire ce switch et tellement voulu passer un peu plus à un job où je peux réfléchir et avoir une vision plus strat que ça ne me manque pas encore.
Speaker: T'as l'impression peut-être d'avoir plus d'impact?
Speaker: Non, pas spécialement.
Speaker: Enfin, j'ai pas l'impression d'avoir moins d'impact.
Speaker: Je pense que c'est juste très différent.
Speaker: Je pense que j'avais un impact beaucoup plus direct, mais aussi beaucoup plus micro chez Togo Togo.
Speaker: Maintenant, j'ai un impact plus indirect quand c'est toi qui finances plutôt les boîtes qui vont avoir un impact.
Speaker: Mais c'est aussi plus macro, donc c'est plutôt juste différent.
Speaker: Ok.
Speaker: Et ton parcours peut-être est passé par quelles études pour en arriver là aujourd'hui?
Speaker: Je pense pas que ce soit les études qui mènent spécialement au job de BC.
Speaker: Enfin, les études que j'ai faites, je veux dire.
Speaker: Ok.
Speaker: C'est pas exactement ce que t'attends.
Speaker: Mais moi, j'ai grandi pas mal à l'étranger.
Speaker: J'ai fait à peu près la moitié de ma vie hors de France.
Speaker: Et donc, j'étais déjà dans le système anglo-saxon.
Speaker: J'ai fait mon lycée au Costa Rica dans un internat pendant deux ans.
Speaker: C'était assez chouette, un peu random.
Speaker: C'était Ferran qui bossait là-bas?
Speaker: Non, pas du tout.
Speaker: En fait, c'est une école dans laquelle j'ai rêvé d'aller depuis que j'étais vraiment plus petite.
Speaker: C'est une école qui a été créée après la Deuxième Guerre mondiale par un philanthrope juif allemand qui s'est dit que si les personnes se connaissaient mieux dans le monde, il y aurait moins de conflits.
Speaker: Et donc, en fait, il a créé un réseau d'éducation où ça a commencé par une école au Pays de Galles.
Speaker: Maintenant, il y en a 18 dans le monde.
Speaker: Où, en fait, tu as à peu près 100, 200 élèves qui viennent d'une centaine de pays différents.
Speaker: Donc, une école internationale, mais plus, plus.
Speaker: Et la grosse différence avec les écoles, les lycées français à l'étranger ou les écoles internationales standards, entre guillemets, c'est que tu as une énorme diversité sociale.
Speaker: Tu as 80% des élèves qui sont boursiers, 30% qui ont des bourses complètes, 10% qui ont grandi dans des camps de réfugiés.
Speaker: Ça te met un peu une petite claque quand tu es français et que tu viens de ton petit lycée.
Speaker: Tu as fait deux ans là-bas, du coup.
Speaker: J'ai fait deux ans là-bas, oui.
Speaker: Tu as dû faire des rencontres de fou?
Speaker: Ouais, pas mal de... Enfin, du coup, en fait, t'as des copains partout dans le monde et ce qui est sympa, c'est que quand tu vois un pays, tu vois... Maintenant, j'associe un visage, tu vois, et c'est un peu plus personnel.
Speaker: Donc, tu donnes un peu des visages à tous les pays du monde.
Speaker: Et plutôt cool.
Speaker: Ouais, ça a du grave sourire.
Speaker: C'est trop stylé.
Speaker: Donc en fait, j'étais déjà dans le système anglo-saxon et après, moi je voulais rester à l'étranger.
Speaker: Finalement, je suis rentrée en France, mais brièvement, j'ai fait un double diplôme entre Sciences Po et Columbia.
Speaker: À Columbia, j'ai étudié les sciences du climat parce que je voulais déjà bosser dans le climat et j'avais un peu cette frustration de... En fait, toutes les personnes qui bossent dans le climat, par exemple, toutes les personnes qui bossent pour passer des lois ou des politiques publiques et c'est...
Speaker: De base, moi, j'avais plutôt ça en tête.
Speaker: Donc, comme on peut voir, j'ai un peu dérapé.
Speaker: Sciences Po, ça paraissait plus logique.
Speaker: Oui, exactement.
Speaker: Donc, j'étais plutôt très Sciences Po.
Speaker: Je vais bosser à l'ONU.
Speaker: On va passer des lois qui vont sauver la planète, etc.
Speaker: Trump est arrivé.
Speaker: Oui, il a Trump est arrivé.
Speaker: Je me suis dit, je vais faire du VC.
Speaker: Mais donc, grosso modo, j'avais un peu cette frustration que les personnes qui bossent dans le climat, en fait, ne connaissent pas vraiment la science derrière, comment le vent circule sur Terre, etc.
Speaker: Et donc, j'ai passé deux ans à étudier ça.
Speaker: Et après, en fait, comme j'étais dans le système anglo-saxon et qu'aux US, c'est assez commun de bosser juste après son bachelor, où souvent tu fais quatre ans, j'ai cherché un job.
Speaker: Et là, en faisant plein d'appels, je me suis rendu compte qu'en fait, l'ONU et la Banque mondiale, etc., ça n'allait pas vraiment être pour moi.
Speaker: D'un point de vue personnalité, j'aime bien quand ça va vite.
Speaker: Et les organisations plus petites où je vois un petit peu l'impact des choses que je fais.
Speaker: Et donc, j'avais peur d'être frustrée.
Speaker: Et c'est là, en fait, que j'ai pensé à rejoindre Tugu Tugu.
Speaker: Ok.
Speaker: Et donc après la suite, tu nous l'as raconté.
Speaker: Oui, exactement.
Speaker: J'ai une question qui est plus directe.
Speaker: Pourquoi on se parle aujourd'hui?
Speaker: Je pense que c'est hyper important de parler de ce projet qui est singulier, ultra original et en même temps, je pense qu'il y a un dit long sur ton parcours pro et perso.
Speaker: Tu as la passion pour le sport au cœur de ce projet.
Speaker: Donc peut-être que je te laisse en dire un peu plus, Alix.
Speaker: Ouais.
Speaker: Alors, je... Je sais pas trop comment tu veux que je l'introduise, mais... Grosso modo, moi, j'ai commencé à... J'ai toujours fait pas mal de sport.
Speaker: J'ai... En ce moment, du coup, je fais beaucoup de triathlons, mais j'ai grandi en faisant plutôt des sports très différents.
Speaker: Mais je faisais déjà pas mal de compétitions.
Speaker: Notamment, moi, je viens de Bretagne, donc...
Speaker: je faisais pas mal de voile et de compétition en voile.
Speaker: C'est le sport où, on va dire, j'ai un peu goûté à la compétition et pas mal aimé cet esprit.
Speaker: Et en fait, j'ai, un peu comme tout le monde, arrêté de faire du sport en compétition au moment où tu pars faire tes études, etc.
Speaker: C'est trop compliqué.
Speaker: Et j'ai recommencé à faire pas mal de sport à travers le triathlon il y a quelques années.
Speaker: Et en fait, de fil en aiguille, je me suis retrouvée dans des projets où c'est... Je ne sais pas comment c'est arrivé.
Speaker: Mais petit à petit, j'ai un peu poussé chaque porte et j'ai fini par faire un Ironman l'année dernière.
Speaker: Et là, j'ai encore un beau projet sportif puisque avec Serena, on a monté un projet où là, en juin, je vais participer à l'Ironman de Tours.
Speaker: pour essayer de me qualifier au championnat du monde à Kona, à Hawaï, qui se déroulerait en octobre de l'année d'après, si tout se passe bien et que j'arrive à avoir ma qualification.
Speaker: Donc là, c'est octobre 2026?
Speaker: Oui, exactement.
Speaker: Et ta qualif, c'est quand?
Speaker: Le 14 juin, à Tau.
Speaker: Donc, tu te prépares jusqu'à juin?
Speaker: Oui.
Speaker: pour avoir une chance deux mois, trois mois plus tard de te qualifier, c'est ça?
Speaker: Exactement.
Speaker: Enfin, ma question est peut-être mal formulée.
Speaker: Si tu n'arrives pas à atteindre ton objectif de te qualifier, tu as une porte de sortie?
Speaker: Oui, j'ai un backup.
Speaker: J'ai un backup où si jamais je ne suis pas qualifiée à tour, je participerai à l'Ironman d'Emilia-Romagna en septembre en Italie pour retenter.
Speaker: Et là, si je ne suis pas qualifiée, j'arrête le triathlon.
Speaker: Bon, maintenant, parlons de positif quand même, parce que quand on s'est rencontrés pour la première fois, c'était un événement que tu organisais avec Serena, une course qui est un peu un social run, et en même temps un événement sport-entrepreneuriat et investissement dans le sport.
Speaker: Tu m'as mentionné ton premier marathon.
Speaker: Oui.
Speaker: Ton premier marathon durant Ironman.
Speaker: Oui, le deuxième marathon du coup.
Speaker: 3h37 3h37 la minute compte c'est c'est fou parce que en fait pour les gens qui écoutent et moi en vrai je suis un sportif mais on va dire plus du dimanche je kiffe la course à pied mon dernier marathon c'était celui de la Rochelle en novembre j'ai fait combien je fais plus quoi je fais 3h c'est pas possible de pas se rappeler de son temps en marathon c'est un truc de fou ça j'ai fait combien
Speaker: 3h40, un truc de fou, j'ai plus l'info.
Speaker: 3h40 et quelques, déjà un temps assez solide.
Speaker: Ouais, mais du coup, mon point c'est de dire, t'es à... J'ai deux épreuves avant, tu nages combien?
Speaker: 3 km?
Speaker: 3,8.
Speaker: Ouais, donc 4 km quasiment.
Speaker: Tu fais 180 bornes de vélo?
Speaker: Oui, effectivement.
Speaker: Et après, tu fais un marathon.
Speaker: Tu t'es classée comment avec ton premier Ironman?
Speaker: Je me suis classée... Sur Ironman, on parle de classement par catégorie d'âge et par sexe.
Speaker: Donc moi, dans ma catégorie, on était à peu près 70, un truc comme ça.
Speaker: Enfin, dans ces eaux-là.
Speaker: Et je suis arrivée 16e.
Speaker: Sachant que je pensais avoir un bien meilleur classement avec mon chrono.
Speaker: Donc, en fait, évidemment, il y a plein d'Ironman différents dans l'année et il y en a qui sont plus compétitifs que d'autres.
Speaker: Donc, en fait, il faut, pour réussir, enfin là, dans mon objectif d'avoir ma qualif, il faut aussi un petit peu être stratège sur à quelle course tu participes.
Speaker: Bon, il se trouve que moi, j'ai choisi une course qui,
Speaker: fait le format Iron Man full pour la première fois.
Speaker: Donc en fait, je n'ai pas trop de data historique sur les temps sur ce parcours-là.
Speaker: Mais c'est aussi pour ça que je l'ai choisi en me disant, bon, on ne sait pas.
Speaker: Sur un malentendu, ça peut marcher.
Speaker: Mais ouais, donc j'étais 16e à Barcelone.
Speaker: Mais par contre, vraiment, on était dans un mouchoir de poche, je pense, entre la 10e et la 20e.
Speaker: On devait être chacun dans 15 minutes, ce qui est peu pour un Iron Man.
Speaker: Mais du coup, comment on se qualifie?
Speaker: C'est en fonction de ton classement?
Speaker: Ouais, c'est en fonction de ton classement.
Speaker: Ok, c'est fou ça.
Speaker: Donc c'est en fonction de la densité du niveau de la course?
Speaker: Ouais.
Speaker: Tu peux te qualifier beaucoup plus facilement quoi?
Speaker: C'est ça.
Speaker: Donc en fait, moi je sais à peu près que... Déjà si tu fais un podium, t'es sûr d'avoir ta place?
Speaker: Et généralement, après, il y a un pool de places qui sont redistribués au quatrième, cinquième, sixième, en fonction de combien de personnes il y a dans ta catégorie.
Speaker: Donc, moi, je me bats plus... Si je fais un podium, c'est génial.
Speaker: Attention, c'est annoncé.
Speaker: Voilà.
Speaker: Mais...
Speaker: Je me bats plus pour essayer de faire un top 5, ce qui n'est pas très différent d'un podium, tu me diras, mais ce qui me sécurise plus ou moins.
Speaker: Et un top 5, je sais que normalement, si tout va bien, ça peut le faire.
Speaker: Et après, un top 5, quel temps ça veut dire?
Speaker: Ça dépend un peu.
Speaker: Moi, ce que j'ai en tête, c'est entre 10h15 à 10h30.
Speaker: C'est un peu près là où généralement, dans la plupart des courses, tu arrives à faire un top 5.
Speaker: Après, tu as de la chance le jour J où tu n'en as pas.
Speaker: Ok, dans ta catégorie, tu parles?
Speaker: Ouais, là, je parle de ma catégorie, donc femmes 25-29 ans.
Speaker: Généralement, quand t'es un... Typiquement, je sais que la même catégorie chez les hommes, il faut faire moins de 9h30 si tu veux avoir ta place.
Speaker: Donc, il y a à peu près un delta d'une heure, généralement, entre les hommes et les femmes, grosso modo.
Speaker: C'est la catégorie la plus difficile en Ironman?
Speaker: Ça dépend.
Speaker: Je dirais plutôt que les catégories les plus dures, c'est 30-34, voire 35-40.
Speaker: C'est un sport où ça se gagne... Les personnes qui gagnent, les champions du monde, Lucie Charles-Barkley, par exemple, qui est championne du monde d'Ironman, il me semble qu'elle a... Je ne vais pas dire bêtise.
Speaker: Je pense qu'elle a 35 ans.
Speaker: donc c'est plutôt un sport qui contrairement à des 10K ou des semis c'est des personnes qui ont plus d'expérience qui gagnent après il y a un champion du monde qui est devenu champion à 24 ans enfin évidemment il y a des exceptions mais c'est un peu une tendance
Speaker: Ok.
Speaker: Comment c'est venu?
Speaker: Parce que tu as dit que tu es partie de la voile.
Speaker: C'est déjà curieux de savoir c'était quoi la compétition en voile, comment ça fonctionne, jusqu'où ça peut aller en fait.
Speaker: Tu aurais pu être pro en voile?
Speaker: Non, je n'aurais pas pu être pro.
Speaker: En fait, j'ai commencé très tôt.
Speaker: J'ai fait mes premières regards, j'avais 7 ans.
Speaker: Et puis, je me souviens d'ailleurs de ma première régate de vol où j'avais tellement peur parce que je pense que je devais peser 30 kilos à l'époque.
Speaker: J'étais sur mon optimiste.
Speaker: Et c'était à Carnac en Bretagne, qui est un club qui organisait pas mal de régates.
Speaker: Et moi, j'avais l'habitude de m'entraîner dans le golf du Morbihan, donc c'est un plan d'eau beaucoup plus plat, avec moins de vent.
Speaker: Et Karnak, c'est l'Atlantique, donc ça souffle.
Speaker: Et je me souviens vraiment regarder la mer et il y avait une énorme tempête.
Speaker: Et me dire, mais comment je vais survivre?
Speaker: Et mes parents m'avaient dit, tant que t'es pas dernière, c'est génial.
Speaker: J'avais fini avant-dernière.
Speaker: donc j'étais très contente mais ouais donc j'ai arrêté relativement tôt parce que j'ai pas mal déménagé du coup à l'étranger et donc tu vois vers 13-14 ans où je commençais à être niveau championnat de France j'ai arrêté la voile donc en fait j'ai jamais vraiment poussé le truc c'est comme les footeux quand ils disent qu'ils se sont fait les croisés toi que t'es partie à l'étranger moi je suis partie à l'étranger
Speaker: Mais typiquement, mes frères, par exemple, ont un beau palmarès en voile.
Speaker: Ils sont double champions du monde de catamaran.
Speaker: Donc, en tout cas, j'ai vécu quand même pas mal ce mood de compétition, pour le positif, parce que j'ai un peu baigné la dent pendant pas mal d'années.
Speaker: Ça t'a appris quoi, leur expérience dans le sport?
Speaker: Je ne sais pas si moi, ça m'a appris quelque chose.
Speaker: Je dirais que j'en suis super fière.
Speaker: Je me souviens, pendant ces années-là, on le disait à tout le monde.
Speaker: Mon père, il disait bonjour aux gens.
Speaker: C'était bonjour, mais mes enfants sont chanteurs du monde.
Speaker: Donc, c'était plutôt... Peut-être que le travail, ça paye et que parfois, il faut réussir à être plus intelligent que les autres parce que typiquement, là, nous, on s'était plutôt, je pense... Enfin, eux, c'était peut-être plutôt moins entraîné que les autres parce qu'on bougeait pas mal, etc.
Speaker: Et donc, on essayait de faire... Enfin, de rattraper par d'autres pieds.
Speaker: Et typiquement, le parallèle que, du coup, je peux faire avec le triathlon, c'est que...
Speaker: il y a pas mal, en fait, tu peux faire 80% des efforts, mais finalement, enfin, en fait, c'est les 20% qui vont faire la différence, c'est un peu la loi du 80-20, tu vois, il y a 20% qui vont faire 80% des résultats, et donc, il faut faire ses 20, et il faut... Et c'est là, en fait, où tu as le meilleur ROI.
Speaker: Et typiquement,
Speaker: Dans le triathlon, moi, je trouve qu'on pense souvent à faire beaucoup de volume ou beaucoup de fractionnés.
Speaker: Et en fait, il y a plein de côtés qu'on néglige.
Speaker: La nutrition, par exemple.
Speaker: Et moi, j'ai toujours été à fond sur la nutrition.
Speaker: Vraiment hyper bonne élève.
Speaker: Ok, raconte.
Speaker: Qu'est-ce que tu as appris là-dedans?
Speaker: bah typiquement il y a plein de personnes qui s'entraînent pour des marathons pour les ironman pendant des mois et des mois qui mettent énormément d'efforts et en fait ils se nourrissent pas assez pendant l'épreuve enfin ils prennent pas assez de gel et donc en fait c'est trop dommage parce qu'ils plantent parce qu'en fait au bout de 3h t'as épuisé tes recherches tu vois tromble exactement tu vois tromble
Speaker: Globalement, tes recherches de glycogène dans tes muscles durent 3 heures et au bout de 3 heures, t'en as plus.
Speaker: Sur une épreuve de plus de 3 heures, t'es obligé de recharger pendant l'effort.
Speaker: Donc ton conseil, c'est de courir en moins de 3 heures le marathon?
Speaker: Comme ça, t'as pas besoin.
Speaker: Exactement.
Speaker: Non, mais moi, je suis un petit peu une psychorigide de la nutrition, de faire attention aux grammes de glucides que je prends par heure.
Speaker: Et grosso modo, ton corps, il peut en absorber une centaine à peu près par heure.
Speaker: Et souvent, les gens, ils prennent deux gels pendant un marathon.
Speaker: Et moi, je suis en mode, en fait, moi, je prends trois gels par heure.
Speaker: Tu fais le calcul, il y a une dizaine de gels dans un marathon.
Speaker: Comment tu gères ta digestion quand tu prends trois gels?
Speaker: C'est de l'entraînement.
Speaker: Honnêtement, en fait, c'est que moi, j'ai mes tableaux Excel avec tous mes gels, combien il y a de grammes de sucrose, de fructose dans chacun.
Speaker: Parce qu'en fait, si tu fais un mix de sucrose et de fructose, ça a une meilleure assimilation.
Speaker: Et donc, tu peux aller au-dessus de la norme qui est plutôt autour de 40-60 grammes.
Speaker: Tu peux plutôt aller vers 100 par heure.
Speaker: Enfin, un gramme de glucides par heure, du coup.
Speaker: Et donc moi, à l'entraînement, je me fieu la mort.
Speaker: Et comme ça, je sais que j'habitue mon estomac.
Speaker: Et le jour de la course, c'est comme à l'entraînement.
Speaker: Enfin, j'ai l'habitude de prendre autant de gel.
Speaker: Enfin, gel ou autre d'ailleurs.
Speaker: Oui.
Speaker: N'importe quoi.
Speaker: Et du coup, la nutrition, ça inclut aussi hors course?
Speaker: Ou c'est vraiment là que tu parlais de... Ouais, là, je parle plutôt de la nutrition de course.
Speaker: Après, évidemment, il faut bien se nourrir hors course.
Speaker: Mais je trouve que c'est ça, typiquement, le genre de hack où tu te dis...
Speaker: Parfois, il suffit de faire les 20%.
Speaker: Dans les 20%, il y a bien se nourrir pendant la course pour être sûr que ça ne prend pas beaucoup plus d'efforts.
Speaker: Ça ne prend aucun temps de prendre des gels.
Speaker: Au lieu de s'entraîner pendant... Il y en a qui vont jusqu'à 25 heures par semaine.
Speaker: En fait, si tu t'entraînes 25 heures et que le jour de la course, tu as une mauvaise stratégie de nutrition, c'est un peu dommage.
Speaker: Ouais, mais je pense que c'est un truc qui va parler beaucoup parce que je trouve ça hyper dur à préparer.
Speaker: Comment tu t'es documenté là-dessus?
Speaker: Sur quoi tu te fondes en fait pour faire tes choix?
Speaker: Je comprends qu'il y a des tests que tu fais à l'entraînement, mais est-ce que ça suffit?
Speaker: Comment tu sais que tu vas dans la bonne direction là-dessus?
Speaker: en fait c'est pas si compliqué que ça à partir du moment où tu comprends qu'un humain peut absorber 100 grammes de glucides par heure bon bah tu vois que dans un gel il y a 30 grammes tu prends 3 gels par heure
Speaker: t'as 90.
Speaker: Jusque là, ça va, tu vois.
Speaker: Et je pense que parfois, on se surcomplique.
Speaker: Mais en fait, une fois que t'as compris ça, c'est bon, t'as 90% du game de la nutrition.
Speaker: Et c'est juste une question de tester où, au début, pendant mes entraînements, je prenais...
Speaker: Je prenais un gel, ça peut être un gel, une pâte de fruits, n'importe quoi, en une heure.
Speaker: Après, j'en prenais deux.
Speaker: Après, j'en prenais trois ou deux et demi.
Speaker: Tu n'es pas obligé de les prendre en entier.
Speaker: Ou même de ne pas prendre un gel d'un coup.
Speaker: Mais souvent, à la fin de mon marathon, de mon Ironman, là, j'avais vraiment l'estomac en vrac.
Speaker: Donc, en fait, je les prenais tout doucement, petit à petit.
Speaker: Et je me faisais un gel en dix minutes.
Speaker: Mais au moins, j'arrivais encore à m'alimenter.
Speaker: Ouais, ok.
Speaker: À la fin de mon marathon, j'arrivais plus à bouffer, tu vois.
Speaker: Ouais, je me prends.
Speaker: Sur un Ironman, c'est décuplé, du coup, parce que tu... Ouais, après, sur le vélo, c'est quand même beaucoup plus facile.
Speaker: Ah ouais.
Speaker: Parce que, entre guillemets, t'es posé sur ton vélo.
Speaker: C'est chill.
Speaker: C'est chill.
Speaker: T'as juste à pousser des watts et boire de la boisson isotonique et manger des gels.
Speaker: On parle un peu du vélo.
Speaker: T'as un nouveau vélo depuis peu...
Speaker: Oui, j'ai un très beau vélo.
Speaker: J'ai un très beau vélo et en fait, ça fait un peu partie de... Enfin, je ne t'ai pas expliqué du coup un peu la jeunesse de ce projet d'Ironman.
Speaker: Ce n'était pas vraiment prévu.
Speaker: Moi, je m'étais dit, je fais un Ironman pour le défi parce que je me suis mise au triathlon et donc je finis le jeu.
Speaker: Et après, c'est un peu...
Speaker: J'avais l'intention d'arrêter, de faire autre chose de ma vie.
Speaker: J'ai commencé mon job chez Serena.
Speaker: Tu voulais cocher une case, quoi.
Speaker: Tu te dis, je fais un Ironman.
Speaker: Ouais, je sais pas si t'es coché une case.
Speaker: C'est un rêve que j'avais.
Speaker: Et je m'étais dit, je sais pas à quel moment je vais le réaliser, mais j'aimerais bien un jour en faire un.
Speaker: Et plus parce que moi, ce qui m'a beaucoup apporté dans le sport, et j'avais commencé par un half notamment, c'était de casser des barrières mentales.
Speaker: Et en fait, je trouvais ça assez puissant.
Speaker: Je me souviens très bien de la première fois où j'ai couru deux heures d'affilée dans ma vie.
Speaker: Parce que j'avais un half qui allait être en trail.
Speaker: Donc, le semi-marathon était dans les montagnes près d'Annecy.
Speaker: Et donc, je savais que j'allais mettre plus que deux heures pour faire ce semi.
Speaker: Enfin, il se trouve que c'était moins qu'un semi, puisque ça montait, donc il le raccourcisse un peu.
Speaker: Mais...
Speaker: Je m'étais dit, mais en fait, je ne peux pas courir pour la première fois deux heures d'affilée le jour de la course.
Speaker: Donc, j'étais sortie chez moi et j'avais couru pendant deux heures.
Speaker: Et après, j'étais rentrée et je m'étais dit, bon, en fait, tu fais une heure trente, tu fais une heure quarente cinq, après tu fais deux heures.
Speaker: Et ça, c'est un truc qui me plaît énormément et que c'est ça.
Speaker: En fait, c'est une des choses qui me drive le plus de faire beaucoup de sport.
Speaker: C'est de réussir à casser des barrières mentales petit à petit.
Speaker: Et de te dire qu'en fait, rien n'est impossible, il faut juste y aller à petits pas.
Speaker: Ça paraît bête.
Speaker: Très philosophique tout ça.
Speaker: Donc la prochaine étape, c'est un DK Ironman.
Speaker: On va peut-être pas aller à petits pas jusqu'à un DK Ironman.
Speaker: Ça va faire beaucoup de pas.
Speaker: Mais non, je pense qu'évidemment, il faut quand même... Rien n'était impossible.
Speaker: C'est bien de dire ça, je pense, d'un point de vue mindset.
Speaker: Après, il faut aussi quand même se fixer ses propres limites.
Speaker: Je pense que c'est possible.
Speaker: Tu peux faire un DK Ironman après ce que c'est moi, ce que j'ai envie de faire.
Speaker: Pas forcément.
Speaker: Mais...
Speaker: Mais ta question c'était le vélo.
Speaker: Et en fait, petit à petit, je m'étais dit, j'arrêterai, je ferai autre chose.
Speaker: Et j'étais hyper contente d'avoir fait un Ironman, mais je n'avais pas forcément de désir d'en refaire.
Speaker: Par contre, j'avais envie de continuer à faire du tri, parce que ça, j'aimais beaucoup le fait de m'entraîner.
Speaker: J'aime beaucoup la prépa, le rythme dans lequel je me mets, etc.
Speaker: Et donc je m'étais dit, j'aimerais bien essayer de...
Speaker: de pas juste le faire pour le défi, parce que moi, c'était plus une aventure, en fait, l'Ironman, mais de le faire en mode compète, comme quand j'étais petite et que je faisais de la voile, tu vois, parce que j'aimais beaucoup ça et je voyais qu'en fait, j'étais pas mauvaise et qu'en fait, si j'optimisais deux, trois trucs, étant donné que je l'ai vraiment fait un peu en freestyle, enfin, mon Ironman, je l'ai fait sur le deuxième prix D4, vélo de route, sur un vélo vraiment où le mec, il a réparé la veille, il m'a dit « Bon, mademoiselle, par contre, la prochaine fois, vous vous faites pas sur ce vélo, quoi! »
Speaker: Donc, j'avais pas trop optimisé le truc et je m'étais dit, si je continue le triathlon, j'aimerais bien peut-être faire des halfs, donc un format qui est plus gérable, entre guillemets, parce que c'est quand même assez long pour que ça te pousse dans tes retranchements, mais en même temps, l'entraînement, c'est pas 15 heures par semaine.
Speaker: Est-ce que c'est le même raisonnement que quand tu compares un marathon à un semi?
Speaker: Tu te dis que le semi, c'est plus accessible.
Speaker: C'est court, mais pas trop.
Speaker: Oui, c'est challengeant.
Speaker: Mais le marathon, c'est encore un autre exercice.
Speaker: Parce que tu as le mur.
Speaker: C'est vraiment pas du tout le même exercice.
Speaker: Et donc, je m'étais dit...
Speaker: faire un half enfin pourquoi pas continuer mais faire des half mais du coup en mode compète comme ça je teste d'autres choses quoi j'essaie d'aller vite ce qui m'est jamais arrivé en triathlon d'essayer d'aller vite et donc en fait à ce moment là
Speaker: J'avais plutôt ce mindset-là.
Speaker: Et puis, il se trouve que j'ai une conversation où, en fait, il y avait Amaury, qui était en stage chez nous, chez Serena, dans mon équipe, qui faisait beaucoup de triathlons.
Speaker: Et à un moment, il se retrouve à parler avec Marc, qui est le fondateur de Serena, de triathlons.
Speaker: Il rigole.
Speaker: Ah, chez Racine Carré, qui est mon équipe, c'est un critère de recrutement maintenant, de faire du triathlon, etc.
Speaker: Et puis, de fil en aiguille,
Speaker: Amaury, il commence à parler plutôt de moi et du fait que je fasse du traitement parce qu'il est très fort, mais je pense qu'il n'aime pas se mettre en avant.
Speaker: Donc, il parlait directement de « Ah, ok!
Speaker: » Et donc, il commence à expliquer à Marc qu'en fait, j'avais plutôt un bon niveau et que je n'étais pas si loin de réussir à me qualifier au championnat du monde et que c'était quelque chose qui était dans l'ordre des possibles.
Speaker: Et en fait, trois jours plus tard, Marc est venu me voir.
Speaker: Il m'a fait « Malik, ça va ».
Speaker: Pourquoi tu ne m'as pas dit?
Speaker: Il me fait 3h37 au marathon, mais il faut me dire ces choses-là.
Speaker: Moi, j'ai dit, mais pourquoi?
Speaker: Enfin, cool.
Speaker: Tu ne te regardes pas, en fait.
Speaker: C'est très personnel.
Speaker: Non, mais en fait, on a commencé à discuter.
Speaker: Il m'a demandé si moi, je voulais continuer.
Speaker: Et je lui ai dit, c'est marrant que tu m'en parles maintenant, parce que justement, je pensais à faire de la compétition.
Speaker: Mais pas sur full, parce que déjà, ça demande énormément de temps.
Speaker: Et voilà.
Speaker: J'avais un job à plein temps, je ne pouvais pas juste être maître de mon emploi du temps, en tout cas pas autant que nécessaire pour s'entraîner 15-20 heures par semaine.
Speaker: Et je lui dis aussi, en fait, être vraiment en mode compète sur Ironman, c'est un gros budget et je ne suis pas prête à faire ça.
Speaker: Et là, il me dit, non, mais ça, c'est pas des problèmes.
Speaker: Quoi?
Speaker: On va s'arranger.
Speaker: Et donc, en gros, il me fait comprendre qu'il trouve ça génial et qu'il faut que je le fasse.
Speaker: Et que Serena, si moi, j'ai l'impression de ne pas avoir de temps, de ne pas avoir de budget, etc., ils vont m'accompagner.
Speaker: Et donc, en fait, Serena, du coup, m'a fait un cadeau exceptionnel qui est de déjà m'encourager à fond dans un projet perso.
Speaker: Enfin,
Speaker: tous les employeurs feraient ça, je pense.
Speaker: Non, mais c'est incroyable.
Speaker: Oui, je pense que c'est assez révélateur aussi du mindset du fond, de un peu se dire que comme il y a plein d'entrepreneurs qui bossent sur Serna, forcément, tout le monde a toujours plein d'idées.
Speaker: Et quant à des personnes qui ont plein d'idées, il vaut mieux les encourager, je pense, que
Speaker: que les limiter et que du coup après ils soient frustrés et je pense que c'est une recette qui marche plutôt bien nous dans notre équipe et ça a fait qu'ils m'ont dit bon bah évidemment je vais pas bosser à mi-temps parce que c'est pas trop la logique mais c'est un job où déjà je peux
Speaker: pas mal m'organiser comme je veux parce qu'en fait quand t'es investisseur t'es un peu à droite à gauche t'es un peu à des cafés par-ci par-là t'as des événements le soir après t'as des événements le matin donc en fait t'es un peu si tu veux réussir à t'organiser tu peux pour pouvoir t'entraîner et donc ils m'ont dit bon bah
Speaker: on va pas t'aménager tes horaires, mais c'est juste toi qui va prendre la liberté dont t'as besoin.
Speaker: Et je pense que s'ils me l'avaient pas dit, moi, je l'aurais pas fait de moi-même, tu vois.
Speaker: J'aurais pas osé me dire « Bon, bah, les gars, je vais rouler de 7h à 10h du mat, et puis on se retrouve après.
Speaker: » Et après, ils m'ont dit « On t'offre un vélo, et ce dont t'as besoin.
Speaker: » Et donc, en fait, moi, je leur ai dit « Bon, bah, j'ai besoin, en gros, d'un coach. »
Speaker: d'un vélo ça c'est un peu le principal après le reste c'est plutôt accessoire et genre d'un vrai vélo avec des capteurs de puissance etc des choses qui vont me permettre vraiment de passer au niveau dessus et en fait en triathlon le vélo ça peut paraître anecdotique mais ça l'est pas du tout parce que en fait purement avec de l'aéro moi je savais que je pouvais gagner sur Ironman au moins 20 minutes juste en ayant un vélo c'est un truc de fou
Speaker: Donc, c'est quelque chose qui va me permettre aussi de step up.
Speaker: Oui, ça te met en confiance.
Speaker: Du coup, là, on est en plein dans... Pour reprendre un peu la structure de l'échange, on est en plein dans le kilomètre 21.
Speaker: Tu es pleine balle, tu es pleine d'énergie.
Speaker: Ton employeur te dit qu'il te soutient dans ce projet, voire même vous construisez ce projet ensemble.
Speaker: Donc, le fait que... Enfin, quand tu m'en as parlé, je me suis dit, attends, mais c'est un truc de fou.
Speaker: Il faut bosser chez ça, là.
Speaker: Oui.
Speaker: C'est un exemple, je pense, qui est cool à partager.
Speaker: Justement, maintenant, tu parlais des 20 minutes à gagner.
Speaker: Comment est-ce que tu vas gagner plus de temps que ta première expérience d'Ironman?
Speaker: Oui, alors... En fait, il faut que je m'améliore en vélo.
Speaker: En plus d'avoir un bon vélo.
Speaker: C'est dur, ça?
Speaker: Est-ce que c'est dur?
Speaker: Je ne sais pas encore te dire, parce que j'ai commencé l'entraînement vraiment bien structuré en octobre, donc ça fait deux mois.
Speaker: Et je n'ai pas encore refait mes tests de FTP qui, en fait, mesure un peu... C'est comme ta VO2 max, mais pour le vélo.
Speaker: Donc, je te dirai en janvier quand j'aurai fait tout ça.
Speaker: Mais, en fait, le vélo, à la fois, c'est beaucoup de volume et c'est aussi beaucoup d'intensité pour s'améliorer et, en fait, réussir à augmenter ta FTP.
Speaker: Donc...
Speaker: C'est dur.
Speaker: Comme dans tout, dans le sport, c'est de la discipline, du temps et des efforts et un peu de sacrifice pour réussir à caser tes séances.
Speaker: Mais après, c'est pas sorcier.
Speaker: C'est pas comme la natation où c'est un sport très technique et, entre guillemets, tu peux capter bien les mouvements et avoir des bonnes intuitions ou tu peux ne pas en avoir.
Speaker: Le vélo, c'est un peu plus...
Speaker: un peu plus barbare, tu vois.
Speaker: C'est plus... T'es un peu un bourrin et puis ça marche.
Speaker: Ok.
Speaker: Et toi, t'as pas de levier, du coup, sur la natation?
Speaker: C'est plus sur le vélo, quoi?
Speaker: J'ai un petit levier sur la natation.
Speaker: Enfin, j'aimerais bien gagner quelques minutes.
Speaker: Mais là, on parle, tu vois, de réduire d'un chrono de 1h07 à 1h05.
Speaker: Ouais, ok.
Speaker: Bon.
Speaker: Deux minutes, ce serait déjà génial, mais ce n'est pas énorme.
Speaker: Sur une échelle, il faudrait que je gagne 45 minutes.
Speaker: Sur toute la course?
Speaker: Sur toute la course, à peu près.
Speaker: Mais j'ai pas mal de leviers sur les transitions, parce que moi, à Barcelone, j'étais posée, j'avais mis de la crème solaire.
Speaker: Donc, je pense que j'avais fait mes transitions en 8 minutes, peut-être même plus.
Speaker: Ce n'était pas du tout le but de me dépêcher.
Speaker: Donc là, j'ai pas mal de leviers.
Speaker: Tu as accompagné ou pas aux transitions?
Speaker: Ça marche comment?
Speaker: Non, en fait...
Speaker: Quand tu sors de la natation, tu arrives dans le parc à vélo.
Speaker: Tu arrives plutôt dans une zone de transition où tu enlèves ta combi, tu te mets en habit de vélo.
Speaker: C'est hyper bien.
Speaker: Sur Airman, c'est très bien organisé.
Speaker: Une fois que tu es en tenue, tu es sur un banc, c'est toi qui te changes.
Speaker: Après, tu vas dans le parc à vélo, prends ton vélo.
Speaker: Pareil, en rentrant après tes 5-6 heures de vélo, tu déposes ton vélo dans le parc à vélo, tu vas te changer et tu repars sur la course à pied.
Speaker: Ok.
Speaker: T'as pas la même tenue pour faire du vélo et pour courir?
Speaker: Si.
Speaker: T'as la même tenue, mais c'est plutôt que tu changes de chaussure, t'enlèves ton casque, tu prends 2-3 gels qui sont dans ton sac de ravitaillement.
Speaker: C'est vrai, quand on les voit sur les vidéos, les athlètes qui font leur transition... Ça prend moins de 9 minutes.
Speaker: C'est un truc de fou, mais t'as l'impression que c'est une voiture de Formule 1.
Speaker: Ils retirent leurs chaussures de vélo et ils enfilent directement sur son chaussette leurs chaussures?
Speaker: Ouais, alors moi, je fais pas ça.
Speaker: Moi, je mets des chaussettes.
Speaker: Ça doit avoir des ampoules de foudre.
Speaker: Non, ouais, en fait, généralement, eux, ils roulent pieds nus.
Speaker: Et ensuite, je pense que la plupart, ils mettent des chaussettes quand même pour courir.
Speaker: Alors, j'en ai vu.
Speaker: J'ai vu des vidéos de mecs qui...
Speaker: qui enfilent direct leur chaussure.
Speaker: Ils mettent juste du talc.
Speaker: Après, il y a des chaussures qui sont un peu plus adaptées.
Speaker: Mais je... Alors là, peut-être que je m'avance.
Speaker: Mais il me semble que grosso modo, si t'es un pro, tu roules pieds nus et après, tu mets des chaussettes et tu vas courir.
Speaker: Mais moi, je mets des chaussettes tout le temps parce que... Voilà, je suis encore un peu... J'ai pas atteint ce niveau encore.
Speaker: tu parles de bosser chez Serena est-ce que tu peux m'expliquer peut-être plus dans le détail ce que tu fais comprendre un peu peut-être aussi la façon de ton rôle à évoluer chez Serena mais c'est quoi ton rôle aujourd'hui?
Speaker: Oui, écoute, moi, je suis investitieuse sur le fonds Racine Carré.
Speaker: Donc, grosso modo, Racine Carré, c'est un fonds un peu particulier chez Serena parce que c'est un fonds qu'on co-gère en partenariat avec Make Sense.
Speaker: Make Sense qui est une association dans le secteur de l'impact qui existe depuis une quinzaine d'années.
Speaker: qui avait pas mal d'activités dans l'entrepreneuriat social, environnemental, notamment un incubateur.
Speaker: C'est là que Tougou Tougou a été incubé d'ailleurs, back in the day.
Speaker: Et en fait, grosso modo, juste pour comprendre un petit peu et de faire de la jeunesse de Racine Carré, en fait, Serena et Racine Carré, les cofondateurs se connaissaient déjà depuis pas mal d'années avant de créer un fonds ensemble.
Speaker: Notamment, les fondateurs de Serena avaient pas mal aidé les cofondatrices de Make Sense à lever leur premier fonds.
Speaker: Et après, en fait, on a décidé de répondre à un appel d'offres de place.
Speaker: Donc, en fait, en VC, généralement, soit tu vas toquer à la porte de plein d'investisseurs différents, qu'on appelle des LP, et tu récupères petit à petit un ticket.
Speaker: Donc, ça prend beaucoup de temps.
Speaker: Et en ce moment, les conditions de marché sont plutôt tendues.
Speaker: Donc, c'est assez dur de lever des fonds.
Speaker: Soit parfois, tu as, par exemple, une assurance ou une mutuelle qui dit « moi, j'aimerais bien faire un fonds impact ».
Speaker: Donc, il faut un appel d'offre et que le meilleur gagne.
Speaker: Ils examinent les dossiers et après, tu peux gagner la gestion d'un fonds.
Speaker: Comment tu te différencies, du coup, pour gagner la gestion d'un fonds?
Speaker: Tu fais un partenariat avec Make Sense.
Speaker: Donc, typiquement, là, c'est la MGEN, donc la mutuelle des profs, qui a décidé de faire un fonds impact de 87 millions.
Speaker: Et il y a eu plusieurs candidatures et
Speaker: Et en fait, Serena s'est dit « Bon, on aimerait bien lancer un fonds Impact.
Speaker: » Ils étaient devenus sociétés à mission.
Speaker: Ça devenait assez important pour eux d'investir sur ces sujets.
Speaker: Mais ils n'étaient pas forcément hyper légitimes sur les questions de mesures d'impact, etc.
Speaker: Et à contrario, Make Sense avait déjà levé un premier fonds, mais n'avait pas non plus les 15 ans d'expérience de Serena déclarée.
Speaker: derrière pour de scaling de boîtes.
Speaker: En revanche, ils étaient déjà assez avancés sur tout ce qui est le sujet d'impact, ils étaient déjà bien connectés dans ces mondes-là.
Speaker: Et donc, ils se sont dit, c'est assez nouveau, c'est assez fou d'ailleurs.
Speaker: Maintenant, ça paraît normal, entre guillemets, parce que Racine Carré, ça existe depuis quelques années, mais...
Speaker: Mais un fonds de VC capitaliste qui s'associe à une ONG, ça n'arrive pas tous les jours.
Speaker: Et donc, ils se sont dit, en fait, on va faire une équipe hybride avec la moitié des personnes de chaque organisation.
Speaker: Et c'est comme ça qu'ils se sont différenciés, justement, pour gagner la gestion de ce fonds.
Speaker: OK.
Speaker: D'un point de vue général, tu disais qu'il faut aller chercher de l'argent auprès de LP ou trouver d'autres sources d'argent.
Speaker: Tu peux expliquer comment un fonds évolue dans le temps et pourquoi il y a plusieurs fonds au sein d'un fonds d'investissement?
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Alors, il n'y a pas toujours plusieurs fonds au sein d'une société de gestion?
Speaker: Serena, c'est un fond plutôt gros.
Speaker: Donc en fait, au fur et à mesure du temps, souvent tu lèves ton premier fond, tu lèves un deuxième.
Speaker: Si tu as de la bonne perf sur le premier, tu arrives à lever un troisième.
Speaker: Ça marche un peu comme ça.
Speaker: Et typiquement, Make Sense, ils avaient levé un seul premier fonds.
Speaker: Là, ils viennent de lever leur deuxième fonds.
Speaker: Donc, c'est assez cool.
Speaker: Et après, disons qu'un fonds, généralement, tu as une période d'investissement.
Speaker: La market practice, c'est que ça dure cinq ans à peu près.
Speaker: Après, tu as une période de cinq ans où tu gères les réinvestissements.
Speaker: Donc, tu vas remettre de l'argent dans les boîtes qui ont bien marché.
Speaker: pour essayer de nous typiquement on a à peu près moitié moitié de nos fonds qu'on garde pour les deuxièmes tickets ou les troisièmes enfin pour le follow on on appelle ça et l'autre moitié qu'on a déjà investi dans les premiers tickets de toutes nos boîtes et
Speaker: Tu as 5 ans où tu investis, 5 ans tu réinvestis et après c'est plutôt la fin de déploiement où tu vas essayer plutôt de sortir tes boîtes, donc de les revendre.
Speaker: Et là, c'est une période que moi je ne connais pas encore parce qu'on n'est pas dans cette période avec Racine Carré, mais c'est le moment stratégique où tu vas savoir si ton fonds va faire de la bonne perf ou pas.
Speaker: Est-ce qu'il est rentable ou pas?
Speaker: Est-ce qu'il est rentable?
Speaker: En fait, tout simplement, est-ce que tu as réussi à rendre l'argent que tu avais prêté tes investisseurs et à rendre la perf que tu avais promis dans le deal que tu as fait avec eux?
Speaker: Tu as parlé de réinvestissement.
Speaker: À quelle étape de croissance des boîtes Serena peut investir?
Speaker: Nous, on investit du pré-side à la série A. Sur notre fonds généraliste, on peut même investir un petit peu après.
Speaker: Mais grosso modo, on fait quand même beaucoup de pré-side-side, série A, un petit peu de série A. Donc, nous, chez Racine Carrier, on met des tickets entre 1 et 4 millions, à peu près.
Speaker: Donc, sur des tours entre 2 et 8 millions, on va dire.
Speaker: Souvent, on prend la moitié du tour parce qu'on est... Souvent, on a investi en lead ou en co-lead, ce qui veut dire qu'on prend la majorité du tour.
Speaker: Ok, c'est un choix?
Speaker: Quel est l'intérêt de mettre en place cette stratégie pour vous?
Speaker: En fait, tu as vraiment deux types d'investisseurs qui font deux métiers assez différents, on va dire, les leads et les follow.
Speaker: C'est tout simplement qualité ou quantité.
Speaker: Tu as des fonds qui décident de mettre des petits tickets dans plein de boîtes et du coup, ils ont plus de chances qu'il y en ait plusieurs qui pètent.
Speaker: Genre Kima, par exemple?
Speaker: Genre Kima, exactement.
Speaker: Et c'est la stratégie un peu spray and pray, on dit.
Speaker: Et après, tu as les fonds de leads qui vont se dire, bon, nous, on va faire une stratégie plus qualitative.
Speaker: On va faire plutôt 5 investissements par an et pas genre 20.
Speaker: Par contre, on va mettre des gros tickets, on va être très présent, on va avoir une place au board.
Speaker: Donc en fait, ce n'est pas le même métier.
Speaker: Parce qu'un fond de follow, ton métier, c'est de faire plein de deals, de gérer beaucoup de volumes, d'être au courant de telle boîte qu'ilève, etc., de réussir à avoir le droit d'avoir de la place dans les tours.
Speaker: Et quand tu es un investisseur lead, c'est plutôt toi qui crées les tours de table.
Speaker: Si tu veux avoir un entrepreneur, tu lui dis « mec, si je te donne de mignon, tu fais quoi?
Speaker: » Et donc, en fait, c'est toi qui mets une term sheet, qui fixe la valorisation du coup et qui va ensuite suivre l'entrepreneur sur plusieurs années.
Speaker: Donc, en fait, une grosse partie de ton métier, ce n'est pas juste investir de l'argent, c'est passer du temps avec les entrepreneurs des boîtes que tu as en portefeuille.
Speaker: Et essayer de leur faire des intros, de les aider sur tel ou tel sujet.
Speaker: Et nous, chez Serena, ça a toujours été la politique, notamment parce que la moitié des équipes chez Serena, ce n'est pas des investisseurs.
Speaker: tu as une grosse partie qui sont des ce qu'on appelle des operating partners donc eux en fait c'est des anciens entrepreneurs qui ont monté une deux trois boîtes parfois ou qui ont été execs dans des gros scale-up et
Speaker: Et qui aujourd'hui sont plutôt dans un moment où ils veulent transmettre tout ce qu'ils ont appris et éviter à nos entrepreneurs en portefeuille de faire les mêmes bêtises qu'ils ont fait eux.
Speaker: Ils ne sont pas fait que des bêtises d'ailleurs.
Speaker: Peut-être connaître le même succès que certains connaissent.
Speaker: Voilà, c'est ça.
Speaker: Mais grosso modo, c'est un peu de les aider à fast-track sur les sujets où ils peuvent fast-track.
Speaker: Et donc, tu en as qui sont spécialisés dans les go-to-market aux US, le produit, les RH.
Speaker: Et donc, en fait, ça nous permet de... Quand tu vas avoir un entrepreneur, c'est une proposition de valeur qui est assez attractive parce que tu dis, je ne vais pas juste te donner de l'argent.
Speaker: Si tu veux faire ton go-to-market à l'étranger, je peux t'aider sur ça et ça.
Speaker: On a des experts qui peuvent t'aider.
Speaker: OK.
Speaker: Petite question maintenant plus tournée sur toi, tes forces.
Speaker: Dans quoi est-ce que tu es très forte dans ce métier?
Speaker: Je pense que le retour que j'ai de mon équipe, c'est que ça ne fait pas très longtemps que je fais ce métier.
Speaker: Mais je pense que j'ai assez vite compris que ce qui était important dans ce métier, c'était de cultiver ton réseau et de créer des relations avec soit des personnes dans le dos de fond, soit des entrepreneurs, soit des business angels, etc.,
Speaker: et moi c'est aussi la partie du métier que j'aime le plus c'est que en fait tu noues des liens avec d'autres personnes qui généralement en plus dans le secteur de l'impact sont passionnées à peu près par les mêmes sujets donc c'est quand même plutôt sympa parce que souvent c'est des personnes assez intéressantes et
Speaker: je dirais que mes forces c'est plutôt le relationnel et réussir à avoir des vraies relations parce que généralement ce qui est plus sympa c'est de travailler avec des gens que tu apprécies et que tu apprécies en retour c'est quand même tout de suite un peu plus naturel et donc j'ai
Speaker: J'ai très vite mis beaucoup d'efforts pour développer mon réseau.
Speaker: Grosso modo, ça veut dire déjeuner avec tous les VCs qui investissent dans l'impact en France, à l'étranger, au UK, en Allemagne, etc.
Speaker: Et donc, j'ai passé pas mal de temps à faire ça.
Speaker: Et je pense que c'est ça qui a un gros ROI maintenant.
Speaker: C'est que la plupart des boîtes que moi, j'ai poussées jusqu'à dans notre portefeuille, enfin toutes en fait, c'est des boîtes où c'est un d'elles qui m'avait dit que telle boîte avait levé et j'avais eu l'info un peu avant parce que je prenais des nouvelles régulièrement, etc.
Speaker: Donc, c'est un métier où le relationnel est assez important et je pense que c'est aussi ça qui marche plutôt bien de mon côté.
Speaker: Tu l'entretiens comment?
Speaker: Si tu as des tips à donner à entretenir un bon réseau.
Speaker: Le Serena Run Club.
Speaker: Tout le monde en entend parler parce que je saoule tout le monde avec mon Run Club.
Speaker: En gros, moi, je me suis dit en arrivant, j'étais assez surprise en arrivant à Vici de voir combien d'événements de networking il y avait et combien de temps ça prenait dans ta semaine.
Speaker: Et donc...
Speaker: C'était en fait trois jours après avoir fini mon Ironman que j'ai fait mon premier jour chez Serena.
Speaker: Donc moi, j'avais encore des courbatures.
Speaker: Sans transition.
Speaker: Oui, vraiment sans transition.
Speaker: Et je m'étais dit, mais en fait, je ne vais jamais avoir le temps de faire du sport.
Speaker: Il faudrait que je réussisse à faire les deux.
Speaker: Et là, avec Juliette, qui est aussi investisseuse chez Serena dans une autre équipe, on s'est dit, mais en fait, pourquoi est-ce qu'on ne ferait pas un run club?
Speaker: Comme ça, nous, on fait notre sport.
Speaker: Mais en fait, en même temps, on rencontre du monde.
Speaker: Et en plus, c'est un moment un peu plus informel, plus convivial que tu as des cocktails networking ou ta coupe de champagne à la main.
Speaker: Totalement.
Speaker: Et donc ça, c'est un exemple.
Speaker: Mais en fait, je pense que mon tip, c'est d'être authentique, de faire ce que tu aimes et de le partager avec les autres.
Speaker: Et moi, le Run Club, c'est exactement ça.
Speaker: En fait, moi, ça me saoule de faire des soirées à rallonge avec des cocktails, etc.
Speaker: Donc, je me suis dit, bon, on va courir ensemble.
Speaker: Et puis, comme ça, on apprend à se connaître.
Speaker: Et c'est comme ça.
Speaker: Enfin, c'est une des manières que j'aime utiliser pour rencontrer du monde.
Speaker: C'était quoi tes belles surprises via ce Run Club?
Speaker: Mes belles surprises via ce Run Club, en fait, je n'avais pas beaucoup d'expectations en créant ça.
Speaker: Je me suis dit que c'était vraiment le truc où je voulais résoudre un problème que j'avais, moi, de devoir aller à des événements de networking.
Speaker: Et faire du sport.
Speaker: Et faire du sport.
Speaker: Et donc honnêtement, ça a vraiment... Le fait que maintenant, on a fait plusieurs runclubs avec plus d'une centaine de personnes, on en a fait dans cinq pays différents, il y a eu plus de 500 personnes qui ont fait nos runclubs, c'est vraiment un succès que je n'attendais pas forcément, tu vois.
Speaker: Et donc je pense que la belle surprise, c'était de voir à quel point j'étais pas la seule qui aimait faire ça, parce que visiblement, il y a plein d'autres gens qui sont contents de venir.
Speaker: Et c'était peut-être la flexibilité de ce genre d'événement où en fait c'est tellement facile d'organiser un run.
Speaker: Tu vois là, il y a deux semaines, il y a peut-être trois semaines, on était à Helsinki pour Slush qui est une conférence de tech où il y a énormément de VC d'entrepreneurs.
Speaker: En fait, tu organises un run club.
Speaker: Il se trouve que là, on a fait un petit déj après.
Speaker: On a fait un club avec Finishers, que tu dois connaître, qui est une boîte dans le sport.
Speaker: Donc, il y avait un tout petit peu de logistique parce que tu réserves un café, etc.
Speaker: Mais à la fin, réunir du monde pour aller courir tous ensemble, c'est une manière tellement facile d'organiser un événement.
Speaker: Et en visite, comme c'est important d'être visible pour ton réseau, etc.,
Speaker: ça nous a permis de faire ça de manière ultra simple.
Speaker: Et quand t'as un job qui part un peu dans tous les sens, où à la fois t'as beaucoup d'événements, mais tu dois avoir des moments où tu te poses pour réfléchir un petit peu plus sur les boîtes sur lesquelles tu bosses en ce moment, t'as aussi beaucoup de meetings, en fait, avoir une solution hyper simple qui te
Speaker: prends pas beaucoup d'énergie mentale pour continuer à cultiver ton réseau, même dans les périodes de rush, franchement, ça fait plaisir.
Speaker: Oui, total.
Speaker: Trop stylé.
Speaker: Franchement, ça fait un peu écho aux conversations que j'ai eues avec Lucas Lopez, qui est le fondateur de Net & Connect, où il a voulu s'émanciper un petit peu des événements un peu boring d'entreprise, grâce au sport justement.
Speaker: Donc ça crée, ça casse un peu le...
Speaker: la gêne ou la difficulté à interagir avec les gens.
Speaker: En fait, tout le monde est en short.
Speaker: Tu transpires, t'es dégueu à la fin, mais bon, c'est pas grave, t'es naturel.
Speaker: On a quand même pas mal parlé de ton projet, de la façon dont il a été construit avec ta boîte.
Speaker: Peut-être un dernier mot sur l'objectif derrière aussi.
Speaker: Tu m'avais parlé de
Speaker: lever de l'argent?
Speaker: Est-ce que c'est toujours d'actualité?
Speaker: Oui, toujours.
Speaker: En fait, un des objectifs de ce projet, c'est de lever des fonds pour une association qui fait de la recherche pour la mycoviscidose, qui est une maladie des poumons.
Speaker: Et en fait, j'ai souvent fait des projets pour cette cause.
Speaker: Notamment, c'est un peu la manière dont j'ai commencé à faire du triathlon, etc.
Speaker: Et c'est une cause qui me tient énormément à cœur parce que j'ai un de mes proches qui a cette maladie.
Speaker: Et donc, c'était important pour moi de...
Speaker: Quitte à faire quelque chose de si dur, autant utiliser toute cette énergie qui est mon énergie, mais aussi toutes celles des autres, parce que la plupart de mon entourage trouvent ça super, ils sont hyper encourageants, etc.
Speaker: Et je me suis dit que ce serait quand même dommage de ne pas utiliser ça pour quelque chose
Speaker: Donc je lève des fonds pour une association qui s'appelle ABCF, qui est basée à l'hôpital Necker et qui soutient la recherche, enfin l'association soutient la recherche qui est basée à l'hôpital Necker, qui essaie de trouver des nouvelles manières de guérir cette maladie, qui est une maladie chronique aujourd'hui.
Speaker: et en fait moi ça me donne énormément d'énergie quand j'ai pas la motivation et que j'ai une grosse semaine au taf et qu'en fait il faut que je me lève à 6h pour qu'elle ait un entraînement en fait c'est ce genre de moment où savoir pour quelle raison tu fais cette course et quand c'est une cause qui te tient autant à coeur directement le réveil tu te lèves et y'a pas de soucis parce que tu sais pourquoi tu le fais c'est trop beau
Speaker: et moi ça m'aide vraiment de me dire que je le fais pour cette cause et je pense que la course n'aurait pas la même saveur s'il n'y avait pas ça derrière
Speaker: Oui totalement ça donne tout de suite beaucoup de sens et de l'énergie comment on peut t'aider pour ça comment les gens peuvent participer à la cagnotte?
Speaker: Eh bien ils peuvent il y a un lien que je pourrais mettre on le mettra en description ça marche donc ils peuvent donner des sous sachant que c'est un don qui est déductible d'impôt à sa hauteur de 66% donc globalement si tu donnes 100€ en fait ça te coûte que 33€ parce que tu payes 66€ d'impôt de moins
Speaker: Et ça, c'est la meilleure manière de m'aider.
Speaker: Et puis après, en général, les patients qui ont la muco, ils doivent faire beaucoup de sport.
Speaker: Ça fait vraiment partie de leur traitement pour réussir à garder une bonne capacité pulmonaire.
Speaker: Donc en fait, c'est aussi véhiculer un peu le message du sport pour la santé d'un point de vue plus macro.
Speaker: mais faites quand même des dons on a besoin d'argent en fait c'est ça bon super c'est un projet incroyable on a parlé un petit peu du départ du kilomètre 21 maintenant on arrive au kilomètre 30 le moment des doutes peut-être qu'avant qu'on passe à ce petit jeu est-ce que tu peux me donner un de tes kilomètres 30 me parler un peu d'un moment difficile que tu as vécu
Speaker: Que ce soit en course ou en perso, on peut taper large.
Speaker: En fait, je n'ai pas un seul gros kilomètre 30.
Speaker: J'en ai plusieurs, on va dire.
Speaker: Et j'ai réfléchi ça.
Speaker: Je pense même à des kilomètres 30 qui sont arrivés assez tôt.
Speaker: Même quand j'étais enfant.
Speaker: J'ai un exemple de quand j'étais enfant et peut-être un qui est plus récent.
Speaker: mais typiquement moi quand j'avais à peu près 12 ans j'ai habité à Berlin pendant un an et j'ai décidé d'aller à l'école allemande parce que je me disais que je voulais apprendre l'allemand et que c'était nul d'être au lycée français
Speaker: Et j'y allais vraiment pleine de motivation, c'était moi qui avais voulu faire ce choix.
Speaker: Et en fait, c'était une année qui était hyper dure, où les personnes dans ma classe, elles se connaissaient depuis tout petit, et ils n'étaient pas hyper accueillants, et je me retrouvais à faire mes récré avec mon frère, vraiment la loose totale!
Speaker: Et ça, c'était... C'est un moment où, justement, le fait de faire de la voile, ça m'a beaucoup aidée.
Speaker: Parce qu'en fait, c'était un sport où... Bon, quand t'es sur l'eau, t'as pas besoin de parler allemand, déjà.
Speaker: Ça, c'est un bon point.
Speaker: Et puis, c'est un sport où on était au même niveau, en fait.
Speaker: Parce qu'on savait faire, c'était pas... Y'avait pas la barrière de la langue.
Speaker: Et c'est marrant parce qu'en réfléchissant à tous mes kilomètres 30, il y en a pas mal où c'est le sport qui m'a vraiment aidée à me remotiver.
Speaker: Bref.
Speaker: Tu vois, moi, juste avant de rejoindre Serena, je bossais sur un projet de boîte pendant à peu près six mois.
Speaker: Et vraiment, avec mon associé, on bossait comme des malades.
Speaker: On s'était dit, si on veut être vraiment des grandes entrepreneurs, il faut qu'on bosse...
Speaker: tous les jours, qu'on prenne pas de week-end, qu'on prenne pas de vacances, enfin vraiment le road to burnout.
Speaker: Et en fait, après six mois, on a décidé d'arrêter le projet parce que, plein de raisons, mais c'était un marché assez compliqué dans le secteur des crédits carbone, on n'arrivait pas à trouver des clients payants.
Speaker: Et en fait, moi, je me suis dit au bout d'un moment, bon, il faut stop, j'ai un prêt étudiant remboursé, je peux pas me permettre de faire ça pour toujours.
Speaker: Et en fait, c'est juste après que je me suis inscrite pour l'Iron Man.
Speaker: Et justement, tout à l'heure, je te parlais du fait que j'avais un peu ce rêve de faire un Iron Man, mais je m'étais dit, il faudrait que je trouve la bonne fenêtre de tir parce que ça prend beaucoup de temps et donc je n'avais pas forcément prévu de le faire si tôt.
Speaker: Et après, là, typiquement, c'est en arrêtant ma boîte où je m'étais dit, mais en fait, merde, je n'ai pas prévu le coup d'après.
Speaker: Je n'ai pas de job, je n'ai rien de line-up.
Speaker: Et c'est à ce moment-là où je me suis inscrite à l'Ironman en me disant, bon, au moins, je n'ai peut-être pas de truc de prévu, enfin, line-up d'un point de vue pro, mais ça me donne aussi cette fenêtre de tir.
Speaker: Et c'est un peu ça qui m'a permis de me remettre dans une bonne énergie et un peu de retrouver le mojo.
Speaker: Donc grâce au kilomètre 30, tu es sorti de ton kilomètre.
Speaker: Ouais, c'est un peu ça, si tu y penses.
Speaker: Est-ce que tu peux revenir très brièvement sur les raisons de la difficulté à monétiser sur le marché carbone?
Speaker: Parce que je pense que ce n'est peut-être pas évident pour tout le monde de comprendre les mécanismes sur ce marché.
Speaker: Alors c'est dur d'être... Mais moi je comprends rien.
Speaker: En fait, grosso modo, un crédit carbone, c'est une tonne de carbone qui est évitée au séquestré.
Speaker: Et depuis quelques années, tu as pas mal de mécanismes qui permettent à des entreprises privées, généralement, de...
Speaker: financer ce genre de projet qui séquestre ou évite des tonnes de CO2 pour des raisons environnementales, typiquement vouloir avoir une stratégie net zéro, par exemple.
Speaker: Et donc, en fait, par exemple, Nestlé ou Danone, ils se disent « bon, nous, on émet du CO2 »,
Speaker: Donc, on va vouloir acheter des crédits carbone, ce qui revient à financer des projets, par exemple, dans l'agriculture régénérative, qui permettent d'absorber du carbone dans les sols, et donc de séquestre ce carbone pour X nombre d'années.
Speaker: Et en achetant un crédit carbone, en fait, c'est juste le mécanisme financier à travers lequel Nestlé va pouvoir avoir cet impact environnemental positif.
Speaker: OK.
Speaker: Et la réalité, du coup, pour cette difficulté?
Speaker: En fait, la réalité, alors ça n'a pas juste à faire avec le marché, c'est aussi que nous, on s'était positionnés sur une assurance dans le secteur des crédits carbone, où en fait, généralement, si tu es un développeur de projet, donc celui qui, par exemple, plante des arbres pour vendre des crédits carbone ensuite à Nestlé ou Danone, quand tu es développeur de projet, la plupart des assurances qui peuvent te protéger contre un sinistre,
Speaker: Si tu as un sinistre, par exemple, ta forêt brûle, tes tonnes de CO2 se relâchent dans l'atmosphère, les assurances vont te rembourser en cash.
Speaker: Elles vont te dire « ta forêt est assurée, 100 000 euros, tu peux aller replanter ».
Speaker: Sauf qu'eux, ils ont déjà vendu les crédits carbone.
Speaker: Les tonnes de CO2 sont déjà enregistrées dans la balance sheet de Nestlé, par exemple.
Speaker: Et
Speaker: Et là, tu as un souci où, en fait, c'est le développeur de projet qui est responsable de ses crédits carbone et donc qui va contractuellement.
Speaker: C'est lui qui est en faute.
Speaker: Et donc, en fait, tu as pas mal d'assurance qui commence à se développer.
Speaker: Et de les réclamer, de réclamer ce qu'il a vendu?
Speaker: En fait, techniquement, contractuellement, ils doivent redonner des crédits carbone à Nestlé, qu'ils soient intègres, tu vois?
Speaker: Parce que sinon, pour eux, pour Nestlé, c'est un gros sujet de greenwashing, un peu scandale.
Speaker: Toutes les forêts brûlent et donc, en fait, leur crédit carbone, c'est du bullshit total.
Speaker: Donc, en fait, tu as pas mal de modèles d'assurance qui se sont lancés.
Speaker: Tu en avais une en Suisse, notamment, une aux US et une au UK, qui permettent de ne pas rembourser l'agriculteur en cash, mais de le rembourser en crédit carbone.
Speaker: En achetant, en fait, tu achètes des futures de crédit carbone et puis tu...
Speaker: Tu as toi-même, soit tu te fais assurer par une assurance, soit tu as toi-même acheté des crédits carbone qui te permettent de les utiliser au moment venu quand il y a un sinistre.
Speaker: Donc, grosso modo, c'est ça le mécanisme.
Speaker: Ça paraît un peu niche.
Speaker: Il y a quelques boîtes sur ce marché, mais en fait, nous, on s'est plutôt dit qu'en voyant, en fait, il y a nos concurrents en Suisse qui ont levé...
Speaker: Un assez gros tour, c'était autour de 8-10 millions.
Speaker: Enfin, pour de l'earlistage, c'était un assez gros tour.
Speaker: Quelques mois après qu'on ait commencé à bosser sur ce sujet, et en fait, eux, c'était genre l'ancien CEO de AXA, l'ancien CEO de Alliance Europe.
Speaker: Et on s'est dit, bon, en vrai, peut-être qu'étendez qu'on ne vient ni du monde d'écrit le carbone, ni du monde de l'assurance.
Speaker: Et l'assurance, c'est assez spécial quand même de réussir à convaincre les assurances de te réassurer.
Speaker: Parce qu'au début, tu commences en tant que courtier.
Speaker: Et donc là, on s'est dit, bon, en fait, stop.
Speaker: C'est génial l'entrepreneuriat, mais moi, je pense que j'étais assez consciente aussi du fait que ce soit dur.
Speaker: Et je ne suis pas du genre à sous-estimer le travail qu'il y a derrière.
Speaker: Et c'est pour ça que je suis assez admirative aujourd'hui des entrepreneurs avec lesquels je bosse.
Speaker: Donc, je m'étais dit, en fait, c'était aussi un de mes kilomètres rangs, tu vois, de me dire, bon, je vais prendre un CD, je vais être employée.
Speaker: Et en fait, c'est tellement dur que je n'avais pas la force de faire ça à ce moment-là dans ma vie.
Speaker: Ok, trop intéressant.
Speaker: On va rester sur le thème du kilomètre 30.
Speaker: Je préparais des petites cartes pour les gens qui écoutent mais ne voient pas.
Speaker: Ce sont des cartes à thème.
Speaker: Je te propose d'en tirer trois, mais une à une, avec un thème écrit dessus.
Speaker: Est-ce que tu veux bien nous dire le premier thème?
Speaker: Le syndrome de l'imposteur.
Speaker: Ah, le syndrome de l'imposteur.
Speaker: Donc, je te raconte une histoire sur le syndrome de l'imposteur.
Speaker: Voilà, exactement.
Speaker: Est-ce que ça te parle, ça?
Speaker: Oui.
Speaker: C'est marrant parce qu'en VC, tu as vraiment un truc avec quand tu es VC et que tu n'as pas bossé en startup, tu as le syndrome de l'imposteur.
Speaker: Et on dit souvent qu'avant, en fait, que tu sois entrepreneur, que tu exites, que tu gagnes de l'argent, que du coup, tu deviennes VC après.
Speaker: Il y a un peu deux types de VC.
Speaker: Il y a ceux qui ont toujours été VC et ceux qui étaient entrepreneurs avant et qui ont exite et qui maintenant investissent leur argent ou l'argent des autres.
Speaker: Et donc, souvent, on parle pas mal du fait qu'en étant junior, si t'as pas vu ce que c'était qu'une startup, t'as ce syndrome-là.
Speaker: Et c'est marrant parce que moi, on m'a beaucoup demandé au début, quand je suis arrivée en Vici, « Ah, mais comme toi, t'as vu ce que c'était qu'une startup et que t'as bossé en opérationnel, même si tout est relatif.
Speaker: J'ai bossé pendant trois ans, mais bon, pendant trois ans, tu vois quand même deux, trois trucs.
Speaker: » Et on me disait « Mais du coup, tu dois être beaucoup mieux placé pour comprendre les boîtes, etc.
Speaker: Et du coup, t'as moins le syndrome de l'imposteur. »
Speaker: Et c'était marrant parce que moi, en fait, la seule chose que ça m'a appris de bosser dans une boîte et d'être VC après, c'est que c'est pas bosser dans une startup qui va t'empêcher d'avoir le syndrome de l'impostage.
Speaker: Parce qu'en fait, bon, t'as vu une boîte parmi des milliards de modèles.
Speaker: Moi, comme tu disais tout à l'heure, c'était une marketplace B2C.
Speaker: ça n'a rien à voir avec les boîtes biotech que j'accompagne aujourd'hui.
Speaker: Donc, je pense qu'à la fin, le syndrome de l'imposteur, il y a une partie d'expérience, évidemment, et peut-être que tu l'as moins au bout d'un moment, mais il y a quand même une grosse partie où c'est plutôt un mindset.
Speaker: Posture un peu.
Speaker: Ouais, c'est une question de posture.
Speaker: Et je pense que t'as plein de VCs qui n'ont jamais mis les pieds dans une startup, qui sont quand même des excellents VCs, ou pas d'ailleurs.
Speaker: Mais à la fin, si tu...
Speaker: Si tu travailles à apporter de la valeur à ton niveau et avec humilité, c'est quand même la meilleure manière, à la fin, de ne plus avoir de syndrome de l'imposteur.
Speaker: Parce que si tu dois exit le licorne avant de ne plus l'avoir, je pense que 99,99% des personnes l'auraient encore.
Speaker: Et même les entrepreneurs, je veux dire.
Speaker: Oui, absolument.
Speaker: On voit le taux d'échec.
Speaker: Ça remet aussi les choses en place.
Speaker: Ok, trop intéressant.
Speaker: Alors...
Speaker: Le sacrifice.
Speaker: Le sacrifice, je pense que ça résume très bien ce qui m'attend en 2026.
Speaker: Mais je pense que quand tu fais du sport, généralement à plus haut niveau, ou en tout cas sur des distances plus longues, tu es amené à sacrifier pas mal de choses.
Speaker: Et moi, c'est quelque chose que...
Speaker: que j'ai un peu appris à faire avec bonheur, parce que c'est un peu maso de dire ça, mais de manière positive.
Speaker: En fait, moi, le sacrifice, maintenant, je sais que c'est un choix et qu'à partir du moment où ton sacrifice, c'est un choix et où tu dis que... En fait, moi, je sais qu'en janvier, février, mars, avril et mai...
Speaker: Je ne vais pas voir... Je ne vais voir personne dans ma vie à part ma team chez Serena et mes copains qui font du sport.
Speaker: Exactement.
Speaker: Et je sais aussi que c'est un choix et que c'est beaucoup de sacrifices de ne pas voir toutes les autres personnes que j'aime et de ne pas faire toutes les autres activités que peut-être je voudrais faire, de ne plus aller en soirée, de ne pas avoir d'alcool, etc.
Speaker: Mais je ne sais pas, je l'aborde avec un peu une...
Speaker: un peu de recul où je me dis bon c'est 6 mois dans ma vie c'est pas grand chose et puis à la fin je sais que c'est un choix de faire ce sacrifice donc je suis ok avec ça ok trop stylé ouais faut se mettre all in en termes d'heures ça a représenté quoi ton entraînement au pic pic pic
Speaker: Au pic, ça va être 20h.
Speaker: Mais je pense qu'il y aura peut-être une ou deux semaines à 20h.
Speaker: Pas plus.
Speaker: Voir 18, tu vois.
Speaker: Bon, ce mot, ça va être janvier, 10h.
Speaker: Février, mars, 12h à 15h.
Speaker: Avril, mai, 15h et plus.
Speaker: Enfin, tout ce que je puisse faire.
Speaker: Donc... Au ligne à ce moment-là, quoi.
Speaker: Au ligne à ce moment-là.
Speaker: Ok.
Speaker: Trop stylé.
Speaker: Hâte de te voir.
Speaker: Bah, de pas me voir, du coup.
Speaker: Alors, la dépendance à l'adrénaline et aux résultats, etc.
Speaker: C'est intéressant parce que je n'ai pas l'impression d'être assez bien placée pour parler de ça.
Speaker: Parce que comme je n'ai jamais fait des très bons résultats, je ne me sens pas tant concernée.
Speaker: Quoique, la dépendance à l'adrénaline, je pense que c'est un vrai sujet quand tu prépares des très longues distances.
Speaker: Je pense que...
Speaker: Ce que tu entends par ce sujet, c'est le fait de devenir un peu addict au sport et peut-être de moins prendre du plaisir, mais de plutôt être juste dans un mindset de perf total.
Speaker: Je pense que moi, j'ai été assez intentionnelle sur le fait de me fixer des limites.
Speaker: C'est ce dont je parlais tout à l'heure.
Speaker: Je n'ai pas envie de faire un décarrière de man.
Speaker: Ça m'a l'air horrible!
Speaker: Même si certaines personnes se disent pas là avec un Iron Man, évidemment.
Speaker: La question, c'est le curseur.
Speaker: Mais... Je... Enfin, je dirais que...
Speaker: Moi, je fais ce genre de course pour moi.
Speaker: Je pense que tout le monde dit ça, mais en fait, je sais pourquoi je le fais.
Speaker: Est-ce que ça m'apporte?
Speaker: Et c'est moins une question de pur objectif sportif.
Speaker: D'ailleurs, parfois, on me dit « mais du coup, tu es passionnée de triathlon, etc.
Speaker: » Et en fait, je leur dis « mais je ne sais même pas si je suis passionnée de triathlon.
Speaker: » Enfin, j'adore la course, j'adore nager, j'adore faire du vélo.
Speaker: Mais est-ce que ma passion, c'est le triathlon?
Speaker: Franchement, non.
Speaker: Ça peut paraître contre-intuitif, mais c'est quelque chose que j'adore faire à cette phase de ma vie.
Speaker: Mais après, j'aurais plein d'autres phases de ma vie.
Speaker: La vie est très longue.
Speaker: J'ai commencé le traitement, j'avais 23 ans.
Speaker: Je faisais plein d'autres choses avant.
Speaker: Donc, je pense qu'il faut savoir se poser ses limites et aussi...
Speaker: comprendre est-ce que tu recherches la pure adrénaline?
Speaker: Moi, je recherche plus l'apprentissage, en fait, d'apprendre des choses sur moi-même.
Speaker: Et donc, peut-être que ça m'aide à ne pas être juste dépendant des hormones que sécrète ton corps quand tu finis du sport.
Speaker: Oui.
Speaker: Beaucoup de personnes peuvent le voir comme une drogue.
Speaker: Oui, et je pense que c'est un vrai sujet et qu'il vaut mieux en être conscient.
Speaker: Et moi, je me souviens, avant mon premier Ironman, j'appréhendais un petit peu l'après et je m'étais dit « Bon, ok, on va... » Bon, déjà, je commençais mon job chez Serena, donc ça m'a quand même bien rempli mon agenda et ma tête.
Speaker: Mais je pense que ça m'a aussi beaucoup aidée à ne pas rester addict au sport et à vraiment baisser le rythme parce que j'avais autre chose.
Speaker: Mais il faut trouver autre chose, quoi.
Speaker: Oui, ok.
Speaker: Trop cool.
Speaker: On passe le mur du marathon, là.
Speaker: On est passé par la petite difficulté qu'on a quand on court un marathon, les grosses crampes, les muscles qui peuvent tétaniser.
Speaker: Si on ne gère pas bien sa nutrition.
Speaker: Absolument.
Speaker: Mais toi, ça ne t'arrive jamais.
Speaker: De moi, ça ne m'arrive pas.
Speaker: C'est vrai, en plus, j'ai très souvent crampé.
Speaker: Oh, top.
Speaker: Trop de chance.
Speaker: Oui, c'est bon.
Speaker: Justement, une trop bonne préparation.
Speaker: Là, l'idée de ces dernières minutes, c'est d'arriver sur le kilomètre 42, plutôt l'arrivée.
Speaker: Et c'est plus des questions de perspective que j'ai envie de te poser, plus sur la vision, le futur.
Speaker: On a assez peu parlé du marché du sport, mais ça m'intéresserait d'avoir ton avis en tant qu'investisseuse.
Speaker: Comment est-ce que tu vois ce marché quand on regarde les dynamiques générales, tout ce qui se passe aux Etats-Unis?
Speaker: Est-ce que tu pourrais donner ton insight un peu sur la façon dont tu vois qu'il évolue et les opportunités sous-jacentes, peut-être qu'ils peuvent parler aux entrepreneurs ou peut-être même aux personnes qui veulent s'intéresser à investir dans ce secteur?
Speaker: Oui, totalement.
Speaker: Je pense que c'est un univers... Enfin, c'est passionnant ce qui se passe en ce moment avec le sport, parce que tu vois, encore il y a 5 ans, 10 ans encore plus, personne courait.
Speaker: Maintenant, tu te balades sur les quais de Seine, tu vois des hordes de personnes qui font des run clubs, toutes les courses qui sont sold out en 30 secondes, voire moins.
Speaker: Hum...
Speaker: Donc c'est sûr qu'il y a un momentum, il y a un truc qui est en train de se passer dans le sport.
Speaker: C'est aussi la raison pour laquelle nous, on a toujours voulu investir dans le sport avec Racine Carré, et on l'a fait cette année.
Speaker: Parce qu'en fait, avant, on ne trouvait pas forcément, et on a senti un peu qu'il y avait un momentum qui se créait dans le running, et donc on a investi dans Cocha, et je sais que tu as interviewé Ben, notamment le cofondateur de Cocha, qui est une app de coaching IA pour le running.
Speaker: Et donc, je pense que ce qui est intéressant, c'est qu'en ce moment, il y a déjà une tendance un peu plus globale sur le fait que les personnes vivent plus longtemps et vivent mieux plus longtemps.
Speaker: Donc, tu vois, en parallèle d'un mouvement massif de personnes qui se mettent au sport, et bon, je pense que ça reste un peu une bulle, mais c'est une bulle qui...
Speaker: un petit groupement de personnes qui finalement va grandir peu à peu et je pense qu'il y a vraiment une tendance de fond de personnes qui se mettent au sport et notamment au running.
Speaker: Et t'as ça et en parallèle t'as aussi pas mal de trends sur la longévité, t'as pas mal de boîtes qui se montent sur mesurer tes biomarqueurs, ton âge biologique, comment être en meilleure santé plus longtemps.
Speaker: Et je pense que la tendance de fond c'est tout simplement que t'as...
Speaker: un vieillissement de la population, des personnes qui vivent beaucoup plus longtemps et qui ont un peu la volonté, comme elles savent qu'elles vont vivre plus longtemps, de vivre en bonne santé.
Speaker: Donc en tout cas d'un point de vue pur d'ici, il y a pas mal de boîtes qui se montent, que ce soit dans le running, donc Cocha par exemple,
Speaker: que ce soit Strava qui soit devenu maintenant une très grosse boîte qu'en fait tout le monde connaît alors que moi je me rappelle utiliser Strava je sais pas en 2019 ou en 2018 et encore j'étais pas dans les premières personne connaissait quoi c'était un truc de niche donc en fait au fur et à mesure que ce marché ne devient plus une niche mais devient un marché de masse ça commence à intéresser les VCs qui avant avaient pas de modèle économique sur ce genre de marché ok
Speaker: Et je pense qu'il y a quelque chose qui se fait en parallèle sur la longévité et les sujets de bien-être, et qu'il y a aussi beaucoup de choses à faire sur ces sujets-là, même si on n'a pas encore trouvé d'investissement sur ces sujets chez Racine Carrey.
Speaker: Ok, toi, c'est des sujets qui t'excitent?
Speaker: Tu te verrais, je ne sais pas, dans le futur, monter des boîtes dans ce secteur?
Speaker: C'est une bonne question.
Speaker: Moi, je suis avant tout driveée par l'impact.
Speaker: L'impact, ça veut un peu tout et rien dire.
Speaker: Mais je ne sais pas si je montrais une boîte dans les traînes de longévité, de biomarqueurs, etc.
Speaker: Parce que je trouve que tu as un impact assez fort, mais sur une population très restreinte de personnes qui peuvent se permettre d'acheter tous ces tests qui coûtent
Speaker: souvent assez cher.
Speaker: Après, tu as aussi une étape 2 qui est inclure la prévention dans la santé du plus grand nombre.
Speaker: Donc réduire les coûts.
Speaker: Donc réduire les coûts de la science maladie et donc rembourser ce genre de solution, évidemment.
Speaker: On n'en est pas encore là tout de suite, mais je pense que ça arrivera.
Speaker: Mais j'avoue que je me suis plus toujours vue faire un projet plus dans le climat parce qu'en fait, à titre perso, je ressens plus une urgence sur ces sujets-là que des sujets dans le sport ou la longévité, même si...
Speaker: En réalité, le projet que je suis en train de faire avec Serena, moi, c'est un peu mon petit projet entrepreneuriel du moment, même si ce n'est pas une boîte et que je ne le monétise pas.
Speaker: Pas encore, probablement pas du tout.
Speaker: Mais en tout cas, ça nourrit le côté entrepreneur de moi qui s'est dit, je vais prendre un CDI et je vais être employée.
Speaker: Et donc, c'est sûr que c'est aussi des projets qui m'animent et je n'écarte pas cette possibilité.
Speaker: Ok, trop stylé.
Speaker: J'ai trois questions à te poser, trois questions qui amènent des réponses courtes.
Speaker: Si tu devais donner un seul conseil à quelqu'un qui démarre aujourd'hui, ce serait quoi?
Speaker: Qui démarre dans quoi?
Speaker: Dans l'impact.
Speaker: Dans l'impact?
Speaker: Par exemple.
Speaker: Je dirais de...
Speaker: de faire ton métier avec tes tripes, ainsi l'investissement impact, par exemple.
Speaker: Et notamment parce qu'aujourd'hui, on dit que climate tech is dead, que le climat a ses sauts 2021, l'impact aussi, notamment avec tout ce qui se passe aux US.
Speaker: Et...
Speaker: Et à la fin, les trends changent tous les 2-3 ans.
Speaker: Et tu ne peux pas changer ta carrière tous les 2-3 ans.
Speaker: Donc, plutôt d'être aligné avec ce que tu fais et de trust your gut un peu, parce que c'est la meilleure manière d'être le plus heureux dans ton taf, malgré le fait que les trends changent un peu plus souvent.
Speaker: Ok, excellent.
Speaker: C'est quoi le truc que personne ne dit sur la réussite dans le sport de haut niveau et que toi, tu as compris?
Speaker: Franchement, pour moi, je ne suis pas encore à très haut niveau.
Speaker: Je dis ça en toute immobilité parce que je pense qu'à mon niveau, on peut encore ne pas avoir de talent.
Speaker: Mais c'est juste, le travail, ça paye.
Speaker: C'est tout simple, en fait.
Speaker: Et je trouve que c'est tellement vrai dans le sport, en tout cas dans le sport d'endurance où tu as besoin de zéro technique.
Speaker: Dans l'entrepreneuriat, ce n'est pas vrai.
Speaker: Il faut du talent, il faut du temps, il faut de la chance.
Speaker: Mais franchement, quand tu prépares un Ironman, alors certes, on n'est pas tous fait pareil, mais à la fin, le travail, ça paye.
Speaker: Et normalement, c'est un peu A plus B. Si tu t'entraînes, ça marche.
Speaker: Et c'est ça qui est aussi assez satisfaisant.
Speaker: Oui, clairement.
Speaker: Je vais mieux m'entraîner du coup pour mes prochains marathons.
Speaker: Qu'est-ce que tu veux qu'on retienne de toi dans 20 ans?
Speaker: Wow.
Speaker: Dans 20 ans, j'espère que je ne serai pas juste un souvenir.
Speaker: Je serai encore là, normalement, si tout va bien.
Speaker: Mais qu'est-ce que je veux qu'on retienne de moi?
Speaker: Pour moi, c'est assez important de rester alignée avec moi-même et d'avoir un peu cette... Je parle parfois de droiture morale, de me dire qu'en fait, j'essaie de faire les choses bien et de faire de mon mieux dans tout ce que je fais.
Speaker: Et c'est tout bête, ça paraît un peu anecdotique, mais je trouve que se forcer à être plus vertueux à chaque fois et de ne pas se permettre de faire les choses mal ou de déraper un peu d'un point de vue éthique ou sur la qualité de ton travail, c'est quelque chose que je valorise énormément parce qu'en fait, ça te permet d'être aligné en tant que personne et d'être plus épanoui dans ta vie.
Speaker: Donc, je dirais, si on trouve que je suis quelqu'un qui est aligné avec ses valeurs et qui, moralement, n'y dévie pas, enfin, en tout cas, pas trop.
Speaker: On dévie toujours peut-être un petit peu.
Speaker: Voilà, personne n'est parfait.
Speaker: Mais je pense que je serais assez contente si on retient ça.
Speaker: OK, c'est un beau projet.
Speaker: On va essayer.
Speaker: Je te souhaite, je te souhaite que... Attention parce que les gens vont suivre très près.
Speaker: On arrive au terme de ce marathon.
Speaker: Merci d'avoir couru ces 42 km ensemble.
Speaker: C'était fatigant.
Speaker: C'était un peu plus long que prévu, mais j'ai trouvé les conversations ultra intéressantes.
Speaker: On a parlé de ton parcours perso, ton parcours pro, ce qui te motivait.
Speaker: Moi, je suis trop content parce que j'ai appris à mieux comprendre tes sources de motivation.
Speaker: Et je pense que c'est un message qui pourra parler à beaucoup de personnes qui, peut-être, qui cherchent leur voie, qui cherchent à monter des projets, à bien s'entourer.
Speaker: Et tu donnes des conseils ultra intéressants pour ça.
Speaker: Donc, merci pour tout, Alix.
Speaker: C'était trop cool d'échanger avec toi.
Speaker: Avec grand plaisir.
Speaker: Merci Victor.
Speaker: Un dernier mot peut-être pour les personnes qui nous écoutent, pour te suivre, ou pour te contacter.
Speaker: Comment ça se passe?
Speaker: On peut me contacter, j'ai mon LinkedIn qui est plutôt actif, c'est les joies du métier de VC.
Speaker: Il y a mon mail aussi, dans ma bio, je réponds plus facilement par mail que sur LinkedIn.
Speaker: Et après, si vous voulez suivre mes aventures de Road to Kona pour essayer de me qualifier au championnat du monde d'Ironman, j'ai un compte Insta qui s'appelle Iron-Alix.
Speaker: Et là, c'est un peu les backstage un peu plus informels.
Speaker: Et puis, venir au Serenarun Club, où on fait ça tous les deuxièmes lundis du mois sur Paris.
Speaker: Un run avec entrepreneurs, investisseurs et toute personne de la communauté
Speaker: de l'écosystème de la tech est bienvenue.
Speaker: Donc, n'hésitez pas.
Speaker: Ok.
Speaker: Je vais mettre tous les liens en description.
Speaker: C'était un plaisir, Alix.
Speaker: Merci.
Speaker: Merci beaucoup.
Speaker: On est derrière toi pour ton Ironman.
Speaker: Je vais avoir besoin.
Speaker: Tu vas te qualifier, c'est sûr.
Speaker: C'est gentil.
Speaker: A très bientôt.
Speaker: A bientôt.
Speaker: Ouais, allez.
Speaker: Super, bien joué.
Speaker: Voilà, c'était Kilomètre 30.
Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.
Speaker: Si vous voulez soutenir l'aventure, ça se passe sur Kilomètre 30 Podcast sur tous les réseaux.
Speaker: Évidemment, si vous avez des retours, des idées, de sujets à aborder ou même des recommandations d'invités, je les prends avec grand plaisir.
Speaker: N'hésitez pas à m'écrire.
Speaker: Sur ce, je vous dis à très vite pour le prochain épisode.






