Transcript
Speaker: Les gens sont quand même prêts à payer cher pour faire du sport.
Speaker: C'est absolument incroyable les chiffres du Tour de France.
Speaker: Quand tu regardes ASO, c'est absolument dingue.
Speaker: Je suis un passionné de sport depuis toujours.
Speaker: Là, tu me lances sur le Tour de France, c'est parti.
Speaker: Je peux en parler des erreurs.
Speaker: Le marché du sport, il est très profond.
Speaker: J'ai eu la chance de faire ce qu'on appelle deux exits, donc de céder deux boîtes.
Speaker: Je me suis rendu compte à quel point c'était difficile de gagner de l'argent dans un exit.
Speaker: J'ai dû faire une dizaine d'opérations de levée de fonds sur les 15 dernières années sur mes boîtes.
Speaker: Ça fait longtemps qu'on a investi dans les startups.
Speaker: Mais la réalité c'est qu'il y a eu très peu de retours sur investissement.
Speaker: C'est la phase la plus risquée dans le financement.
Speaker: Faire émerger des futurs grands champions dans le monde du sport.
Speaker: Bonjour à tous et bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast des entrepreneurs du sport.
Speaker: Je suis Victor Namias et aujourd'hui je reçois Nicolas Lemetteyer, le fondateur de LECAR, un venture studio spécialisé dans le sport et la santé.
Speaker: Là où cet épisode est intéressant, c'est que Nicolas nous partage toutes ses connaissances, à la fois en tant qu'entrepreneur.
Speaker: Il a eu la chance de revendre deux des entreprises qu'il avait cofondées et en même temps, en tant qu'investisseur aujourd'hui.
Speaker: Donc, il a une très bonne compréhension des enjeux de la levée de fonds et je pense que c'est un épisode qu'il faut écouter si on veut lever des fonds dans l'univers du sport.
Speaker: Au-delà des sujets plus techniques du financement, Nicolas nous partage sa passion pour le vélo.
Speaker: C'est son sport et on le ressent.
Speaker: Pour moi, c'est vraiment un épisode ultra enrichissant.
Speaker: Je ne vous en dis pas plus et je vous souhaite une très bonne écoute.
Speaker: Nicolas, bienvenue dans mon studio, dans le studio de Kilomètre 30.
Speaker: Merci de m'inviter chez toi du coup.
Speaker: C'est un grand plaisir de t'accueillir ici dans ce nouveau setup.
Speaker: Tu es la deuxième personne, mon deuxième invité pour inaugurer ce studio, qui est à l'image de mon expérience sportive.
Speaker: Donc tu vois, des objets qui représentent mon parcours dans le sport.
Speaker: Il y a beaucoup d'orange, est-ce qu'il y a une raison particulière à ce orange?
Speaker: Je crois qu'il faut pas être très perspicace pour s'en rendre compte mais c'est vrai que t'as un bon sens de l'observation.
Speaker: Le orange c'est juste une couleur que je kiffe en fait.
Speaker: Donc je trouvais ça sympa de le traduire, je voulais un environnement dans lequel je me sente bien.
Speaker: Tu vois le fauteuil orange, les tasses, les accessoires.
Speaker: Donc c'est une couleur qui m'inspire pas mal.
Speaker: Je suis encore une fois très heureux de te recevoir ici, non seulement pour ton expérience en tant qu'entrepreneur à plusieurs reprises, mais aussi ton expérience en tant qu'investisseur.
Speaker: On va pouvoir parler de sujets incroyables.
Speaker: Mais d'abord, première question, comment ça va?
Speaker: Est-ce que tu vas bien Nicolas?
Speaker: Écoute, je vais très très bien, je suis content d'être à Paris.
Speaker: Comme je te l'ai dit, je viens en général une fois tous les 15 jours à Paris, puisque je vis à Bruxelles, et c'est toujours un plaisir de revenir à Paris de façon plus condensée.
Speaker: sur des sessions de trois jours et voilà j'aime toujours venir ici faire des rendez-vous c'est aussi différent que de faire passer sa vie en visio quand on est un peu en décalage dans notre ville donc maintenant je suis très content d'être là c'est l'été
Speaker: Du coup, je roule beaucoup, donc j'adore.
Speaker: C'est le Tour de France, si c'est la période du Tour de France.
Speaker: Donc voilà, je suis un grand fan du Tour de France.
Speaker: Quand je ne peux pas regarder, je le geek sur mon téléphone pour aller voir les vidéos, notamment sur Instagram le soir.
Speaker: Enfin bref, c'est...
Speaker: J'aime bien cette période, donc tout va bien.
Speaker: Ok, énorme.
Speaker: Comment tu t'organises avec ta vie pro pour avoir le temps de regarder toutes les étapes du tout?
Speaker: Écoute, je ne regarde déjà pas en entier.
Speaker: Et globalement, tu vois, par exemple, aujourd'hui, c'est mort, je ne vais pas pouvoir regarder.
Speaker: C'est excessivement énervant, d'ailleurs.
Speaker: Non mais écoute, le week-end c'est possible de la regarder et en semaine franchement si j'ai la possibilité de pouvoir regarder la dernière demi-heure je vais la regarder et sinon je vais regarder le soir le résumé.
Speaker: Mais par contre je regarde les vidéos, je regarde le résumé, je m'intéresse autour de France
Speaker: Et puis là, je me suis tapé juste avant le Tour de France, la dernière saison sur Netflix, la saison 3 de Tour de France, pour bien me mettre dedans.
Speaker: Donc là, je suis chaud.
Speaker: Je ne l'ai pas vu, mais c'est énorme.
Speaker: Et toi, tu es un féru de vélo.
Speaker: Le sport en général, mais c'est vrai que le vélo, c'est mon sport de prédilection.
Speaker: C'est là où j'ai pris le plus de plaisir.
Speaker: Et c'est le sport aujourd'hui qui me plaît le plus parce que
Speaker: je vais avoir 40 ans.
Speaker: Et globalement, comme j'ai fait énormément de sport, c'est vrai que l'avantage du vélo, c'est que ça permet de me maintenir en super bonne santé.
Speaker: Et c'est moins traumatisant que la course à pied ou autre.
Speaker: Je continue à beaucoup courir, mais du coup, je trouve que le vélo m'apporte
Speaker: cette complémentarité, moins de traumatismes sur mon corps.
Speaker: Et du coup, c'est aussi un sport que tu peux faire.
Speaker: Tu peux rapidement aller rouler avec quelqu'un et discuter avec.
Speaker: Donc, tu crées des connexions aussi.
Speaker: Ça, j'aime bien.
Speaker: Donc, maintenant, j'adore le vélo.
Speaker: Puis, j'aime bien aussi les beaux vélos.
Speaker: Quand tu commences à t'intéresser un peu au matériel.
Speaker: C'est un délire, ça.
Speaker: Oui, mais ça a tellement évolué.
Speaker: Ça a tellement évolué.
Speaker: En 20 ans, c'est fou comment ça a évolué.
Speaker: Moi, quand j'ai commencé le vélo, je n'avais pas encore des pédales à clips.
Speaker: Les pédales à clips, c'est les pédales qui se clipsent, ce qu'on appelle des pédales automatiques.
Speaker: Moi, j'avais une pédale qui se bloquait pour bloquer mon pied dedans.
Speaker: Mon tout premier vélo, je n'avais même pas les vitesses automatiques.
Speaker: J'avais les vitesses sur le cadre.
Speaker: et seulement au bout d'un an ou deux j'ai eu mon premier vélo avec les premières pédales Aclipse Look et puis à l'époque c'était super stylé d'être sur Compagnolo maintenant tout le monde est sur Shimano, sur Stram mais voilà donc ça a grave évolué c'est impressionnant ça explique d'ailleurs aussi en partie la raison de pourquoi ça va si vite aujourd'hui dans le vélo notamment le Tour de France
Speaker: les gens qui connaissent pas le vélo ils s'étonnent de pourquoi ça tombe autant comment ils vont si vite mais parce que déjà rien que le matériel a tellement évolué mais vraiment c'est impressionnant et au delà du matériel c'est que ça passe aussi à travers le textile, les tenues tout est le cyclisme a vraiment vraiment évolué on va pas faire un podcast sur le cyclisme parce que je peux en parler là tu me lances en Tour de France c'est parti je peux en parler les heures
Speaker: Mais on pourrait, parce que l'idée du podcast, c'est aussi de parler de sujets qui passionnent, et tu vois, la pratique du sport, je pense que ça forge aussi quelque part les personnes qui entreprennent dans le sport, et donc je pense qu'on aura tout le temps d'en discuter ensemble.
Speaker: Peut-être pour débuter, pour les personnes qui nous écoutent, est-ce que Nicolas, tu peux te présenter rapidement qui es-tu Nicolas?
Speaker: Du coup, je suis Nicolas.
Speaker: Je suis un passionné du Tour de France, comme tout le monde l'a compris.
Speaker: Mais ce n'est pas ce qui me définit le plus.
Speaker: Je suis entrepreneur, je vais avoir 40 ans cet été.
Speaker: C'est une étape marquante dans la vie d'un homme, en tout cas pour moi ça l'est.
Speaker: A la base, j'ai commencé en voulant devenir cycliste professionnel.
Speaker: Ça n'a pas du tout marché et du coup je suis devenu entrepreneur.
Speaker: Mais avant d'être entrepreneur dans la tech, j'ai eu un parcours plus classique de sales, donc de toutes les fonctions autour du business development, du commercial.
Speaker: J'ai fait tous les jobs qu'on peut imaginer.
Speaker: dans des grosses boîtes, dans des grosses structures, on pourra rentrer plus en détail dessus.
Speaker: Ça fait à peu près 15 ans maintenant que je suis dans ce qu'on appelle la Startup Nation.
Speaker: Donc j'ai cofondé plusieurs startups tech dans des environnements très différents.
Speaker: Une startup dans le monde de la lecture en streaming, une autre qui était un outil de gestion financière pour les entreprises.
Speaker: Et ça fait maintenant un peu plus d'un an que j'ai cofondé l'ECAR, qui est un écosystème dans l'environnement du sport et du wellness, avec pour mission deux objectifs.
Speaker: La première, c'est préempter le risque d'échec des entreprises.
Speaker: les accompagnements, on en trouvera dans le détail.
Speaker: La seconde, c'est optimiser les chances de développer de la liquidité dans l'écosystème.
Speaker: Donc, c'est tout ce qui va toucher à s'assurer qu'il va y avoir de l'argent qui ruisselle pour l'ensemble des parties prenantes.
Speaker: Donc, ça passe par financer les projets, mais ça passe aussi par s'assurer que les projets vont être des assets, qu'ils soient des boîtes, qu'ils soient achetables.
Speaker: Et donc, en fait, de s'assurer que tout le monde va gagner de l'argent dans cette histoire.
Speaker: et donc nous on le fait dans cet écosystème du sport parce que comme tout le monde l'a compris je suis un passionné de sport depuis toujours et je cherchais depuis longtemps à lancer quelque chose dans le monde du sport et en fait les choses se sont faites assez naturellement quand j'ai vendu ma dernière boîte il y a un an et demi où je me suis rendu compte que depuis 15 ans j'avais vu beaucoup beaucoup de projets mourir de boîtes se lancer et s'arrêter au bout de 2 ou 3 ans
Speaker: Et j'ai eu la chance moi de faire ce qu'on appelle deux exits, donc de céder deux boîtes.
Speaker: Et je me suis rendu compte à quel point c'était difficile de gagner de l'argent dans un exit en tant qu'entrepreneur.
Speaker: D'ailleurs, il y a un article qui est sorti il n'y a pas longtemps où en fait, on se rend compte que dans l'écosystème startup d'une manière générale, donc là, je ne parle pas de la sportech, je parle vraiment de l'écosystème.
Speaker: de la vente de startups.
Speaker: En France?
Speaker: International?
Speaker: En France.
Speaker: Je le précise bien.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que l'écosystème startup en France, c'est un écosystème dans l'entrepreneuriat d'une manière générale.
Speaker: C'est-à-dire qu'on ne peut pas comparer une entreprise plus traditionnelle à une startup.
Speaker: C'est un écosystème.
Speaker: C'est important de le préciser.
Speaker: On se rend compte qu'en moyenne, les fondateurs
Speaker: quand ils arrivent à gagner de l'argent dans une session, ils vont préempter à peine 10% du montant de la somme d'argent de l'entreprise qui a été vendue.
Speaker: Ce qui est très peu d'argent, on pourra rentrer dans l'état de pourquoi il y a plein de raisons, pourquoi c'est si compliqué aussi de gagner de l'argent.
Speaker: Mais tout ça, c'est des sujets qui m'ont passionné.
Speaker: Et aussi parce que finalement...
Speaker: La réalité, c'est que ça fait maintenant 15 ans que je suis dans cet environnement startup.
Speaker: J'ai eu la chance, moi, de lever de façon successive beaucoup d'argent.
Speaker: J'ai dû faire une dizaine d'opérations de levée de fonds sur les 15 dernières années sur mes boîtes.
Speaker: J'ai levé de l'argent auprès de Business Angels, auprès de fonds régionaux, auprès de VC, différents acteurs.
Speaker: Et je me suis rendu compte qu'on arrive à un sujet aujourd'hui qui est « on tape le plafond vert ».
Speaker: C'est-à-dire que ça fait longtemps qu'on a investi dans les startups, mais la réalité, c'est qu'il y a eu très peu de retours sur investissement.
Speaker: Très, très peu de retours sur investissement.
Speaker: Et quand il y a des boîtes qui ont été vendues, malheureusement, aujourd'hui, l'argent, il est souvent préempté par les VCs, les fonds d'investissement.
Speaker: Et donc, il y a un vrai sujet, si on veut, de façon pérenne, continuer à ce qu'il y ait de l'argent qui soit investi dans le monde des startups,
Speaker: il faut que l'argent ruisselle sur l'ensemble des parties prenantes.
Speaker: Et je vais m'expliquer, et c'est pour ça que c'est important, c'est qu'il y a différents types d'investisseurs quand on finance une entreprise.
Speaker: La toute première étape, c'est ce qu'on appelle les business angels.
Speaker: C'est-à-dire que c'est eux qui vont...
Speaker: calibrer le premier montant de la levée de fonds qui va te permettre d'aller trouver ce qu'on appelle ton go-to-market, trouver tes premiers clients, etc.
Speaker: Et cette phase-là, elle est super importante parce que sans ces business angels, souvent, tu n'as pas la liquidité pour le faire.
Speaker: Tu estimes que c'est la phase la plus risquée, celle-ci?
Speaker: C'est la phase la plus risquée dans le financement.
Speaker: Parce qu'un business angel, un BA, qui investit dans une boîte à ce moment-là, souvent, la boîte n'a pas de clients.
Speaker: Donc tu investis dans une idée, sachant que la probabilité d'occurrence que l'idée elle change, c'est-à-dire qu'on fasse un pivot, est extrêmement élevé.
Speaker: C'est très rare quand tu as un pitch d'une idée, qu'un an après finalement tu commercialises la même chose.
Speaker: Donc à ce moment-là, tu mises sur l'idée, mais surtout sur la personne et son exécution.
Speaker: Donc c'est là où tu as le plus gros risque.
Speaker: Et quand je dis que c'est un point qui est important, que la liquidité, elle ruisselle aussi par le bas, c'est qu'il faut que ces investisseurs-là, ces business angels-là, ils gagnent de l'argent, qu'ils soient récompensés pour le risque.
Speaker: Parce que sans ces business angels-là, il n'y a pas de boîte plus mature.
Speaker: S'il n'y a pas de boîte plus mature, il n'y a pas de ce qu'on appelle de « venture capital », donc les fonds d'investissement spécialisés dans l'investissement de boîte plus mature, ils ne vont pas investir dans des boîtes moins matures.
Speaker: Et donc, il n'y a pas de boîte ensuite qui arrive à devenir ce qu'on appelle des assets achetables.
Speaker: Donc, il faut absolument s'assurer que de négocier les intérêts des business angels pour qu'ils puissent eux aussi toucher de l'argent et être récompensés pour le risque qu'ils prennent.
Speaker: Oui, clairement.
Speaker: J'ai un peu disgrissé, mais globalement, je suis entrepreneur, investisseur maintenant, toujours passionné de sport, passionné par l'entrepreneuriat et en quête d'aider les entrepreneurs dans cet écosystème pour faire émerger des futurs grands champions dans le monde du sport.
Speaker: Excellent.
Speaker: Effectivement, tu as parlé de plein de sujets, plein de sujets ultra intéressants.
Speaker: Peut-être pour revenir sur un des éléments que tu as abordés, tu as monté des boîtes dans des secteurs complètement différents.
Speaker: Comment tu expliques que le sport, qui a été une constante, j'ai l'impression, dans ton parcours, ne soit pas apparu avant?
Speaker: Pourquoi tu n'as pas monté une boîte dans le sport plus tôt?
Speaker: En fait, dans les faits, j'ai monté une boîte dans le sport...
Speaker: Je pense que c'était ma toute première boîte quand je suis faite.
Speaker: Donc en gros, j'ai fait du sport, ça n'a pas marché, je suis retourné à l'école.
Speaker: Donc en gros, j'avais arrêté l'école, je suis retourné à l'école 4-5 ans après.
Speaker: Je suis passé mon bac en candidalie, puis j'ai fait une grande école de commerce.
Speaker: Bref, tout ça a été, je la fais courte, et puis j'ai commencé à travailler dans des grands groupes.
Speaker: type Pepsi, PepsiCo, donc j'endais des boissons, le Pepsi, sur des fonctions de sales.
Speaker: Je fais ça pendant un peu moins de 10 ans et j'ai monté une première boîte qui s'appelait ventesportives.com, qui n'existe plus.
Speaker: Et l'idée, c'était, je voulais faire une marketplace, un peu comme Private Sports Shop, je ne sais pas si tu connais.
Speaker: Je voulais faire une marketplace de vente d'articles discountés dans le monde du sport.
Speaker: Et donc, en fait, pour ça, j'ai commencé à acheter un...
Speaker: à prendre contact avec des boîtes pour leur acheter des lots, c'était compliqué, j'avais pas de légitimité ou autre.
Speaker: Et donc en fait, je me retrouve à acheter un lot, c'est lunaire, de chaussures qui s'appellent les Five Fingers.
Speaker: Les Five Fingers, c'est des chaussures de barefoot pour les gens qui font de la course à pied et qui veulent avoir une expérience de courir mais sans semelle.
Speaker: Minimaliste, c'est ça?
Speaker: Voilà, très minimaliste.
Speaker: Et la particularité, c'est que c'est comme si tu mettais tes doigts de pied dans une semelle avec les cinq doigts qui sont... Voilà, c'est le particulier.
Speaker: Et j'achète un lot de ce truc et j'ai mis genre 3-4 ans à le vendre, quoi.
Speaker: j'avais ça en stock bon je me souviens pas mais j'en avais tout dans tout mon appart quoi et puis à bout d'un an j'ai pas réussi à craquer ce truc là donc j'ai arrêté et ensuite je suis allé chez des discounters pour vendre mes chaussures enfin bref donc dans les faits j'avais quand même fait un petit truc dans le monde du sport mais qu'on peut qu'on pourrait assimiler un site project aujourd'hui quoi tu vois ok et
Speaker: Mais le sport, en fait, pendant longtemps, je n'ai pas voulu entreprendre dans cet écosystème parce que pour moi, je voyais le sport comme mon exutoire.
Speaker: je voyais comme c'était mon moment à moi.
Speaker: Donc je ne voulais pas, en plus, que ça devienne un moment business.
Speaker: Et c'est seulement après, au bout de quelques années, où je me suis dit, tiens, j'aimerais bien, comme beaucoup, j'ai commencé à m'intéresser avec une approche plus business dans cet écosystème.
Speaker: Je me suis dit qu'il y avait des choses à faire, mais je n'ai jamais trouvé une idée à lancer dans le monde du sport, du sport business, tu vois.
Speaker: C'est quoi les sujets qui t'excitent le plus, toi, dans le sport aujourd'hui?
Speaker: Peut-être avec ta casquette d'investisseur aussi, mais tu vois, j'aime bien poser cette question de me dire, toi, en tant qu'entrepreneur et ton expérience entrepreneuriale, si tu lançais un projet tech dans le sport, ce serait quoi?
Speaker: Je ne sais pas si j'irais forcément dans un projet tech.
Speaker: Je pense qu'il y aurait une dimension tech dans le sens où aujourd'hui, la tech te permet probablement d'aller plus vite,
Speaker: d'avoir des mises à l'échelle plus rapides mais je sais pas si forcément j'irais de suite sur des sujets tech ce qui m'intéresserait si je devais lancer un projet moi en tant que founder dans le monde du sport je pense que j'irais probablement sur du service déjà du B2B et probablement de l'événementiel autour du sport parce que c'est absolument je vais reparler de jour de France
Speaker: Allons-y.
Speaker: C'est absolument incroyable les chiffres du Tour de France.
Speaker: Quand tu regardes ASO, c'est absolument dingue.
Speaker: Quand tu t'intéresses à cet écosystème, c'est fou.
Speaker: Les événements en marge du Tour de France, ce qu'on appelle l'étape du Tour.
Speaker: Tout ça est complètement fou.
Speaker: C'est là où vraiment tu te rends compte à quel point les gens sont quand même prêts à payer cher pour faire du score.
Speaker: Oui, vraiment.
Speaker: Et c'est pas un petit chiffre, c'est absolument hallucinant les chiffres.
Speaker: Donc oui, je pense que j'irais globalement sur des sujets comme ceux-là.
Speaker: En tout cas, je m'intéresserais à ça.
Speaker: Et je m'intéresserais aussi probablement à consolider cet écosystème parce que je pense qu'il y a beaucoup d'acteurs
Speaker: Et je pense qu'il y a des choses malignes aussi à imaginer pour vraiment consolider l'écosystème.
Speaker: Ok, ça c'est un sujet ultra intéressant.
Speaker: Si tu veux bien, rentrons un peu plus en profondeur dans ce sujet et on abordera les autres thématiques dont tu as parlé également.
Speaker: La consolidation.
Speaker: Est-ce que déjà tu peux expliquer peut-être les concepts build and buy?
Speaker: C'est quoi consolider dans un marché?
Speaker: Écoute, en gros, l'idée, elle est simple, c'est de se dire, quand tu développes une boîte, soit tu vas la développer, ce qu'on appelle en organique, donc tu vas la développer avec ta croissance, tu vas faire croître ton entreprise en faisant ton marketing d'acquisition, en allant chercher des clients, etc.
Speaker: Après, tu as une autre façon aussi de développer ta boîte qui est de se dire, tiens, je pourrais acheter d'autres acteurs
Speaker: pour aller encore plus vite finalement.
Speaker: C'est ce qu'on appelle souvent le buy and build, c'est je vais acheter des boîtes, je vais construire du coup à travers le rachat d'entreprise.
Speaker: Et c'est ce qu'on appelle à ce moment-là, ça commence par le rachat d'entreprise, le buy and build, et ensuite la consolidation, c'est l'acte de se dire, maintenant j'ai plusieurs boîtes, j'ai ce qu'on pourrait appeler des business units, comment est-ce que je vais consolider cet ensemble pour mutualiser mes coûts?
Speaker: pour avoir cette approche groupe.
Speaker: Et donc, c'est là où après, tu commences à devenir fort parce que tu vas avoir des effets, en fait, très intéressants sur la consolidation de tes coûts parce que, tu vois, ton marketing d'acquisition, si tu es malin, si tu as construit ton groupe de façon complémentaire, en fait, tes clients qui sont d'une BU peuvent devenir peut-être tes clients d'une autre BU, en fait.
Speaker: Et donc, en fait, tu vas réduire considérablement tes coûts d'acquisition.
Speaker: Donc, c'est ça l'idée.
Speaker: Et après, ce n'est pas propre au sport.
Speaker: La consolidation, c'est quelque chose qui se fait dans tous les secteurs d'activité, dans toutes les industries.
Speaker: Ce n'est pas quelque chose de nouveau non plus.
Speaker: Et dans le sport, est-ce que peut être pour illustrer ça s'applique par exemple aux chaînes de salles de sport par exemple?
Speaker: Alors il y a des acteurs qui font ça.
Speaker: Il y a pas mal d'initiatives concrètement de consolidation dans l'écosystème du monde du sport.
Speaker: Il y a déjà des choses qui se font.
Speaker: Donc oui, par exemple, ça peut être le rachat de salles de sport.
Speaker: mais ça peut être aussi des acteurs dans l'événementiel qui peuvent se consolider entre eux.
Speaker: Donc il y a déjà pas mal de choses qui s'opèrent.
Speaker: En revanche, le marché du sport, il est très profond.
Speaker: Il y a énormément d'entreprises.
Speaker: Et aujourd'hui, une grosse proportion des entreprises sont des boîtes qui font entre 1 et 5 millions d'euros de revenus.
Speaker: Donc, il y a une probabilité, il y a un marché assez profond à consolider pour faire émerger plus de grands champions.
Speaker: Donc, c'est quelque chose de super intéressant.
Speaker: En fait, si tu regardes les choses d'un point de vue investissement, c'est une industrie qui est très intéressante.
Speaker: Et c'est en plus une industrie qui va croître.
Speaker: Encore, demain, parce que le sport est une des composantes pour permettre à l'humain de vivre en bonne santé.
Speaker: Tu vois, au même titre que l'alimentation, que son sommeil, que son hydratation, que sa santé mentale ou autre, c'est pas juste le sport pour s'amuser ou autre, tu vois, c'est pas que du divertissement.
Speaker: Il y a aussi vraiment cette approche sport-santé,
Speaker: Et donc, c'est une industrie qui, quand on la regarde dans son ensemble, va continuer à croître.
Speaker: Et les raisons, le lien sport et santé, c'est selon toi ce qui va faire que ça plus croître dans le futur?
Speaker: Ce sont les subventions qui vont être de plus en plus importantes, c'est la prise de conscience des gens de façon générale?
Speaker: Ce seraient quoi les raisons selon toi?
Speaker: Je pense que la raison pour moi est très claire, c'est qu'il y a de plus en plus de personnes sur Terre qui vivent, les gens vivent de plus en plus longtemps.
Speaker: Mais ils ne sont pas forcément en bonne santé jusqu'à leur fin.
Speaker: Et il y a une différence entre bien vivre jusqu'à la fin et bien vivre en bonne santé jusqu'à la fin.
Speaker: Et la réalité, c'est que souvent, tu commences à avoir une dégradation de ta santé.
Speaker: Et cette dégradation, elle peut durer jusqu'à 20 ans.
Speaker: Pendant 20 ans, en fait.
Speaker: Donc il y a un vrai enjeu si tu t'es amené à vivre plus longtemps, à être en meilleure santé le plus longtemps possible, en fait.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que déjà, tu n'as pas envie de subir ta vie pendant 20 ans parce que tu as des problèmes de santé.
Speaker: Mais aussi parce que ça coûte très cher aux contribuables, aux administrations, à l'État, d'accompagner des personnes qui sont en mauvaise santé.
Speaker: Donc, il y aura de toute façon, de façon naturelle, une prise de conscience.
Speaker: Je crois que je suis quelqu'un d'assez optimiste.
Speaker: Et puis après, il y aura de toute façon aussi des volontés politiques parce qu'il y a de moins en moins d'actifs aujourd'hui.
Speaker: T'as de moins en moins d'actifs qui font aussi des enfants, donc il y a un vrai sujet autour de comment est-ce qu'on va pouvoir accompagner, continuer à financer nos retraites.
Speaker: Bon là, je fais pas du tout de politique, mais ça m'intéresse pas du tout.
Speaker: Mais c'est juste factuel dans tous les cas, c'est juste une réalité.
Speaker: j'ai pas la chiffre précis, je pourrais dire des bêtises, mais pour l'exercice mathématique, s'il y a 10 ou 15 ans, en moyenne, un couple faisait deux enfants, maintenant on est un enfant.
Speaker: Donc en fait, c'est mécanique que si par exemple, tu avais deux jeunes actifs qui finançaient la retraite de trois retraités, si dans 10 ans, tu n'en as plus qu'un et demi, il y a forcément à un moment donné, il va y avoir un vrai sujet, une vraie difficulté.
Speaker: Donc il va y avoir à un moment donné aussi des raisons politiques à faire en sorte
Speaker: que les personnes âgées, déjà, vivent plus longtemps et en bonne santé, mais du coup aussi de s'assurer que ces bonnes habitudes commencent le plus tôt possible.
Speaker: Ça coûte moins cher, en fait.
Speaker: Ça coûte moins cher.
Speaker: Parce que si tu prends des bonnes habitudes tout de suite, le changement est moins complexe.
Speaker: Tu vois, c'est beaucoup plus compliqué, par exemple, de faire changer quelqu'un sur ses mauvaises habitudes alimentaires à 50 ans,
Speaker: que s'il a des bonnes habitudes alimentaires depuis son plus jeune âge.
Speaker: Clairement.
Speaker: Donc en fait, tu vois, c'est pour toutes ces raisons que je pense que, oui, tout ce qui touche à la santé, ça va... Je pense qu'il va y avoir des fortes innovations, je pense qu'il y aura probablement des nouveaux métiers même qui vont émerger dans les 10, 15, 20 prochaines années, tu vois.
Speaker: Je pense qu'il y a plein de choses à faire dans ces industries.
Speaker: Et dans le monde du sport, oui, le sport, c'est une composante concrètement.
Speaker: Et moi, je suis convaincu que c'est une industrie qui va continuer à croître.
Speaker: Ok, trop intéressant.
Speaker: Tu as aussi présenté l'écart tout à l'heure.
Speaker: Il y a une thématique qui me parle particulièrement.
Speaker: Tu as parlé de préempter le risque d'échec.
Speaker: Donc c'est une de vos missions et ça se traduit dans différentes de vos offres.
Speaker: Moi, l'échec, c'est un sujet qui me parle pas mal.
Speaker: J'ai co-écrit un livre qui s'appelle « Pourquoi les entrepreneurs échouent?
Speaker: » dans lequel on a interviewé avec un ami à moi avec qui on a écrit le livre.
Speaker: Il y avait une trentaine d'entrepreneurs et d'experts.
Speaker: L'idée, c'était de comprendre un petit peu
Speaker: pourquoi les entrepreneurs échouent.
Speaker: Donc, on parle beaucoup de l'expérience de ces entrepreneurs très centrés, écosystème tech français.
Speaker: Donc, un univers que j'imagine te parle pas mal.
Speaker: C'est quoi pour toi les... Je ne sais pas, les...
Speaker: ce qu'il faut savoir pour entreprendre c'est quoi préempter le risque d'échec pour toi aujourd'hui et concrètement ta mission elle s'articule comment auprès des entrepreneurs quand tu travailles avec eux
Speaker: En fait, j'ai plusieurs missions en réalité.
Speaker: La première, c'est j'essaye d'évangéliser un maximum ce que ça implique d'entreprendre.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et ça m'arrive parfois d'être assez direct avec des personnes qui aimeraient entreprendre et de leur partager un peu ce que ça va impliquer dans leur vie d'entreprendre.
Speaker: Parce que la réalité, c'est que pendant longtemps, alors ça commence un petit peu à changer.
Speaker: Mais il y a encore 4-5 ans, être startupeur, c'était le job le plus sexy.
Speaker: Oui, vraiment.
Speaker: C'était fou.
Speaker: Tout le monde voulait monter une start-up.
Speaker: C'était stylé.
Speaker: La réalité, c'est que quand tu es startupeur ou entrepreneur, tu travailles beaucoup, toujours, tout le temps.
Speaker: Et c'est dur.
Speaker: Et ça, on commence, les langues se délient de plus en plus.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que l'écosystème, il a vachement changé.
Speaker: Il y a quelques années encore, un entrepreneur, même s'il échouait, il avait la possibilité de recommencer.
Speaker: Et même s'il avait échoué, on pouvait continuer à le financer pour développer des idées, de la croissance ou autre.
Speaker: Et pendant longtemps, l'écosystème startup finançait des entrepreneurs qui avaient des idées
Speaker: dont le job était de faire de la croissance.
Speaker: Maintenant, on finance que des boîtes qui sont profitables.
Speaker: Alors du coup, c'est dur, parce que c'est parfois plus compliqué d'être innovant.
Speaker: Et les entrepreneurs qui innovaient beaucoup sont frustrés parce qu'ils disent « Ah, c'est plus compliqué de lever! »
Speaker: Je pense que du coup, ça permet en tout cas de renormaliser le job tel qu'il était devenu un peu anormal il y a quelques années.
Speaker: Et donc le premier truc, c'est ça, c'est de se dire, c'est un métier qui est compliqué, qui va nécessiter beaucoup de sacrifices.
Speaker: Et beaucoup plus que ce que tu peux imaginer, en fait.
Speaker: Genre, limite, imagine un truc par du principe que ça va être mille fois ça.
Speaker: Et ensuite, imagine là où tu penses être dans un an, et tu prends toi un an et tu te dis ça, ça sera dans trois ans.
Speaker: En gros, ça va être ça, grosso modo, quoi.
Speaker: Donc ça, c'est le premier truc.
Speaker: Le second, c'est... Nous, on essaie d'être ce qu'on appelle un peu...
Speaker: très, je vais utiliser un mot anglais, mais ce qu'on appelle end zone, c'est très proche des dirigeants.
Speaker: Et la particularité qu'on a, c'est qu'on n'est que des entrepreneurs.
Speaker: On a la spécificité d'avoir monté des boîtes, de les avoir montées à l'échelle.
Speaker: Et ce que j'appelle « scaler des boîtes », c'est qu'on a recruté beaucoup de monde.
Speaker: On a fait des vraies entreprises qu'on a revendues.
Speaker: Ce que je définis par une vraie entreprise, c'est qu'on n'était pas solo entrepreneurs en mode freelance et on ne s'appelait pas CEO de notre propre boîte.
Speaker: Et je le dis un peu directe et avec un peu d'humour dans le sens où maintenant sur LinkedIn, tout le monde est CEO de sa boîte.
Speaker: Mais voilà, on a fait des vraies boîtes, des vraies entreprises.
Speaker: Et ça, c'est important parce que c'est ce qui nous permet d'être passé par là et de pouvoir comprendre aussi comment l'entrepreneur, dans quel mindset il est.
Speaker: Et donc, préempter le risque d'échec, c'est s'assurer que l'entrepreneur, il soit dans la bonne...
Speaker: la bonne santé mentale pour exécuter son projet.
Speaker: Et ensuite, c'est de pouvoir l'aider un maximum de part aussi des conseils, on va dire, structurés, qui reposent sur une vraie méthode de travail pour lui permettre d'aller plus vite et d'éviter de faire des erreurs.
Speaker: Donc en fait, ce qu'on cherche à faire, c'est de s'assurer que l'argent qui est alloué va avoir tout de suite le meilleur retour sur l'investissement pour l'entreprise.
Speaker: Et plutôt que de passer par une phase qui serait « c'est ma courbe d'apprentissage pour comprendre comment faire », c'est de partager tout de suite la courbe d'apprentissage pour dire « finalement, tu peux t'éviter ça, tu vas gagner du temps et tu vas économiser de l'argent ».
Speaker: Vous capitalisez sur vos expériences cumulées.
Speaker: Ok.
Speaker: Et le sujet de la liquidité, du coup, il y a préempté le risque d'échec, la liquidité, est-ce que tu peux... La liquidité, c'est s'assurer... En fait, il y a plein de types d'entrepreneurs différents, mais il y a souvent une particularité chez les personnes qui veulent monter un projet, c'est...
Speaker: l'envie à un moment donné de gagner de l'argent alors tu montes pas un projet pour gagner de l'argent avant tout tu montes un projet parce que tu veux résoudre un problème en tout cas c'est ce que je souhaite pour les entrepreneurs parce que si tu montes un projet sans avoir l'envie de résoudre un problème
Speaker: ça va être compliqué de vendre quelque chose qui ne pourrait pas être une solution à un problème.
Speaker: Et c'est un autre sujet qu'on pourrait appeler, ce qu'on appelle souvent le « est-ce que mon produit est indispensable?
Speaker: Est-ce que c'est un « nice to have » ou un « must have »?
Speaker: » Mais en tout cas, si déjà par défaut, tu t'assures de résoudre un problème,
Speaker: tu vas être concentré avec cette envie de résoudre ce problème.
Speaker: Et ça, du coup, ça peut faire de toi quelqu'un de très focus et ça peut être très fort, tu vois, en tout cas pour être résilient dans les moments difficiles.
Speaker: Mais à un moment donné, tu vas faire beaucoup de sacrifices en tant qu'entrepreneur.
Speaker: Ce n'est pas rare de ne pas se payer pendant un an ou deux ans.
Speaker: Et d'ailleurs, finalement, le premier investisseur des startups, ça reste Pôle emploi, qui peut permettre de faire ce gap.
Speaker: Et ça, c'est chouette.
Speaker: Je crois que ça a beaucoup évolué depuis 10-15 ans.
Speaker: Et quand j'en discute maintenant avec les entrepreneurs, j'ai l'impression que...
Speaker: c'est plus court qu'avant et aussi c'est moins intéressant parce que t'as une perte de revenus au fur et à mesure des mois donc ça a l'air de bon c'est un autre sujet mais en tout cas pendant longtemps et franchement si t'avais pas pour l'emploi t'aurais pas pu peut-être monter une boîte quoi donc tu fais des sacrifices et à un moment donné tu vas avoir envie de trop faire un petit peu la cerise dans cette histoire quoi concrètement et donc comment tu fais pour gagner de l'argent si un jour tu veux vendre une boîte
Speaker: Très bonne question.
Speaker: Ça, c'est comment on fait pour vendre une boîte?
Speaker: Première question.
Speaker: Comment est-ce qu'on s'assure de gagner de l'argent quand on vend une boîte?
Speaker: La réponse, c'est ce qu'on appelle l'equity story.
Speaker: L'equity story, c'est quoi l'histoire capitalistique de l'entreprise?
Speaker: Donc, est-ce que tu as déjà levé de l'argent ou pas?
Speaker: Donc, ta première typologie d'entreprise, c'est les boîtes qu'on pourrait appeler bootstrap.
Speaker: Alors désolé, il y a plein d'anglicismes dans cet écosystème.
Speaker: Mais globalement, c'est ni plus ni moins qu'une entreprise qui a été développée sans apport capitalistique externe.
Speaker: donc sans donner des parts de son capital voilà donc tu t'es démerdé pour développer ta boîte la plupart du temps c'est des entrepreneurs qui ont développé leur boîte en vendant ce qui est la base à la base tu vois quand même et donc ça c'est super positif
Speaker: Donc voilà, ça c'est le premier postulat, du coup, tu as 100% de ton capital, ou si tu es avec un associé, il y a un partage du capital.
Speaker: Et donc voilà, il y a quelqu'un qui rachète l'entreprise, tu te partages le capital.
Speaker: Donc là, ce qui est chouette dans un scénario comme celui-ci, c'est que peu importe le montant de vente, tu vas récupérer, si tu as 50%, tu récupères 50%.
Speaker: Si tu vends 100% de ta boîte.
Speaker: Ça, c'est le premier scénario.
Speaker: Le deuxième scénario, on pourra discuter après de la valoriser, comment on valorise une entreprise s'il faut.
Speaker: Deuxième scénario, c'est j'ai fait rentrer différents investisseurs à différentes étapes dans ma vie, dans ma boîte.
Speaker: C'est-à-dire que j'ai fait ce qu'on appelle des augmentations de capital, donc j'ai fait rentrer peut-être une fois ce qu'on appelle les business angels, peut-être une fois des fonds, peut-être des ventures capitaux.
Speaker: Quand tu fais une augmentation de capital et que tu lèves de l'argent, le principe est simple, c'est de dire, c'est un peu une règle par trois.
Speaker: C'est de dire, aujourd'hui, j'ai 100% du capital.
Speaker: Moi, je te donne 10%, 20%, 30%, peu importe la part de gâteau.
Speaker: Mais cette part de gâteau, elle n'est pas gratuite, elle vaut tant.
Speaker: C'est là où on rentre sur ce qu'on appelle la valorisation de l'entreprise.
Speaker: Et ça, c'est le sujet qui peut être le plus complexe pour un entrepreneur.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que l'entrepreneur, la plupart du temps, dans son esprit,
Speaker: moins il donne de capital.
Speaker: Et plus la valorisation est élevée, meilleur le deal pour lui, il est.
Speaker: Autrement dit, je fais rentrer un investisseur pour 200 000 euros.
Speaker: Et je valorise ma boîte 1 million d'euros.
Speaker: Mais ma boîte, par exemple, ne fait pas de chiffre d'affaires.
Speaker: Et je pars du principe que ça, ça vaut 1 million d'euros parce que j'ai fixé ça.
Speaker: Le gars en face, il est prêt à mettre 200 000 euros, par exemple, pour 20% du capital.
Speaker: Donc, j'ai valorisé ma boîte comme ça.
Speaker: Ça arrive la plupart du temps, souvent comme ça.
Speaker: Au doigt mouillé, quoi?
Speaker: Pas au doigt mouillé, c'est souvent l'entrepreneur, il veut rarement donner plus que 10, 15%, 20% de capital.
Speaker: Moi, souvent, j'ai des entrepreneurs qui me disent « Ah non, mais je ne vais jamais donner plus que 20% de capital.
Speaker: » Et donc, en fait, comment ils valorisent la boîte?
Speaker: Ils se disent « J'ai besoin de 300 000 euros.
Speaker: Je ne veux donner que 10%.
Speaker: Donc, ma boîte, 10%, 300 000 euros, ça fait 3 millions. »
Speaker: Donc, il se retrouve avec ça.
Speaker: Alors, si en face de toi, tu as un investisseur qui n'est pas connaisseur dans cet écosystème-là, il va dire « Ok, fine, je te donne 300 000.
Speaker: » Et voilà, la boîte, elle a fait saluer de fonds.
Speaker: Elle vaut en théorie 3 millions d'euros.
Speaker: Et elle a récupéré 300 000 euros.
Speaker: Donc ça, c'est cool.
Speaker: Je prends l'exemple d'un tour.
Speaker: Le risque, c'est qu'en plus, c'est quand tu fais plusieurs tours parce que cette opération, c'est un peu comme une espèce de pyramide de pandie.
Speaker: C'est que tu vas continuer constamment à surévaluer ton entreprise.
Speaker: Et donc, admettons, prenons un scénario où tu as fait deux tours de table ou trois tours de table et que la dernière valorisation de ta boîte, c'est 10 millions d'euros.
Speaker: Ok, quand tu dis tour de table, c'est pour les gens qui écoutent aussi?
Speaker: Des levées de fonds.
Speaker: Des levées de fonds.
Speaker: Et tu as valorisé ta boîte, pour faire simple pour l'exercice, 10 millions d'euros après l'opération, pour que ce soit un chiffre simple.
Speaker: ce tour de table, tu l'as fait il y a 2-3 ans, et là, t'es à bout de souffle, parce que si t'as fait 3 tours de table, ça fait déjà 7-8 ans que t'as développé ta boîte, et tu dis, ah, j'aimerais bien vendre ma boîte, etc.
Speaker: Et ta boîte, t'as réussi péniblement à faire 1 million d'euros de chiffre d'affaires.
Speaker: Donc ta boîte a fait 1 million d'euros de chiffre d'affaires, et tu veux la vendre.
Speaker: Sauf que du coup, il faudrait que tu la vendes 10 millions d'euros.
Speaker: Donc là, tu vas te retrouver dans une difficulté de « qu'est-ce qui se passe si je vends moins que ma dernière valorisation?
Speaker: » Concrètement, si ta boîte valait 10 millions que tu as fait 1 million d'euros, tu ne vas jamais la vendre 10 millions d'euros.
Speaker: Donc ça, c'est le premier sujet.
Speaker: C'est intéressant de le dire aussi.
Speaker: Si ta boîte fait 1 million d'euros, prenons le cas où tu es dans un écosystème où tu as développé ce qu'on appelle un software avec du revenu récurrent, donc c'est des abonnements.
Speaker: Ça, on va partir du principe, parce que c'est là où on valorise le plus le revenu.
Speaker: Aujourd'hui, dans l'écosystème tel qu'il est, on va valoriser le revenu entre x3 et x5.
Speaker: De l'EBITDA?
Speaker: Le revenu.
Speaker: Uniquement si tu as une boîte qui est profitable.
Speaker: Donc, il faut au moins que tu fasses... Tu fais un million d'euros de chiffre d'affaires, tu as 100 000 euros d'EBITDA positif.
Speaker: Là, on va dire, OK, on va peut-être valoriser la boîte dans le meilleur des cas entre 3 et 5 millions d'euros.
Speaker: OK.
Speaker: il y a deux ans t'as valorisé ta boîte 10 millions donc t'as dit à des investisseurs ma boîte elle vaut 10 millions dans deux ans elle va pas valoir 10 tu leur as vendu les gars vous allez faire au moins 2 x 3 donc si t'as valorisé ta boîte il y a deux ans 10 millions ça veut dire qu'il faut que tu la vendes 30 millions
Speaker: Bon, si tu as fait ce résultat-là, qui est un résultat qui arrive très souvent, dans le meilleur des cas, elle va avoir 5 millions, donc deux fois moins que ce que tu as vendu finalement à tes investisseurs.
Speaker: Donc c'est là où il y a cette problématique de la liquidité, c'est admettons que tu en as marre, tu décides d'accepter de vendre la boîte à 5 millions.
Speaker: La question, c'est où est-ce que va aller ces liquidités?
Speaker: Premier scénario, tu as fait rentrer des investisseurs type business angels qui ont tous mis de l'argent sans négocier les clauses.
Speaker: Ce qui est souvent le cas?
Speaker: Alors, si tu as fait, par exemple, là, dans notre scénario, tu avais valorisé ta boîte à 10 millions sur deux ou trois levées de fonds.
Speaker: Si tu as fait deux ou trois levées de fonds, la probabilité que tu aies fait, à un moment donné, rentrer un fonds professionnel est très forte.
Speaker: Donc, dans ce scénario-là, ça veut dire qu'à un moment donné, il y a quelqu'un qui a négocié les conditions.
Speaker: Et négocier les conditions, c'est super important.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que
Speaker: on peut lever de l'argent auprès de business angels.
Speaker: Et... Parce que souvent, les business angels, ils vont investir par fit, tu vois.
Speaker: Il se passe un truc humain entre les deux personnes.
Speaker: Ils vont pas négocier des deals parce que c'est pas leur boulot.
Speaker: Et puis souvent, des business angels sont pas forcément... C'est des personnes, parfois, qui ont gagné de l'argent dans d'autres industries et ça les intéresse d'aller dans l'écosystème startup, tu vois.
Speaker: Mais ils ont pas forcément les codes.
Speaker: Ils savent pas réellement comment ça se passe, tu vois.
Speaker: Donc tu peux le faire.
Speaker: Euh...
Speaker: le sujet, c'est que si tu as eu un fonds d'investissement à un moment donné qui a, du coup, mis de l'argent, eh bien, ce fonds, il a négocié des conditions.
Speaker: Et c'est là où, en gros, ce qui se passe la plupart du temps, c'est que le fonds, maintenant, n'essaye même plus de négocier avec les fondateurs, de discuter la valo, pour deux raisons.
Speaker: Déjà, parce que le fonds, il faut comprendre que c'est pas ton ami, en fait.
Speaker: Donc, il est pas là pour t'expliquer comment ça marche.
Speaker: Et la réalité, c'est que le sujet est tellement clivant chez les entrepreneurs qu'il n'a pas envie de s'embêter à expliquer à un entrepreneur ce que ça implique, la valorisation.
Speaker: Parce qu'il n'a pas envie, c'est tout le temps la même chose.
Speaker: Les entrepreneurs agissent tout le temps « Ah oui, mais moi, ma boîte, elle vaut ça, elle vaut ça, on ne sait pas.
Speaker: » Enfin, il n'a pas envie de se retrouver dans ces discussions, ça le désintéresse complètement.
Speaker: Donc, en gros, ce qu'il va dire aux entrepreneurs, c'est « Ok, combien ça vaut?
Speaker: 10 millions? »
Speaker: Moi, je te crois.
Speaker: Tu me dis que ça vaut 10 millions, j'ai envie de te croire.
Speaker: Du coup, ce qu'on va faire, c'est qu'on va investir, admettons, 1 million d'euros.
Speaker: En revanche, sur une valeur à 10 millions.
Speaker: Je te crois, tu me dis que ça vaut 10 millions.
Speaker: Tu vois, j'ai même pas envie de discuter avec ça.
Speaker: Par contre, si tu la vends moins de 10 millions,
Speaker: Moi, je prends telle somme.
Speaker: Parce que, tu vois, soit je discute tout de suite la valeur, soit je te crois.
Speaker: Par contre, si tu vends ta boîte moins de 10 millions d'euros, je perds de l'argent.
Speaker: Et du coup, là, je ne suis pas un business individual, je suis un investisseur.
Speaker: Donc, je suis là pour me prémunir d'un risque aussi, tu vois.
Speaker: Et du coup, c'est là où, en gros, tu vas te retrouver à dealer ce qu'on appelle des obligations, des liquidités de préférence.
Speaker: Concrètement, c'est des classes d'actions.
Speaker: C'est-à-dire que quand tu crées une entreprise, tu as des actions.
Speaker: Et en fait, tu as différents types d'actions.
Speaker: Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais pour faire simple, il y a des actions qui valent plus que d'autres.
Speaker: Et dans ce scénario-là, du coup, la plupart du temps, tu as des personnes qui sont ce qu'on appelle souvent les investisseurs, qui sont arrivées tardivement dans l'histoire de la vie de l'entreprise.
Speaker: Ils n'ont pas ce qu'on appelle des actions ordinaires.
Speaker: Les actions ordinaires, c'est les actions à la création de la boîte.
Speaker: Ils ont des actions spécifiques qui leur permettent de pouvoir gagner de l'argent si les résultats ne sont pas atteints.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et donc, tout ça pour dire que dans ce scénario-là, tu peux te retrouver dans un scénario où finalement, ça va être ce type d'investisseurs qui vont capter une grosse partie de la valeur de la cession de l'entreprise.
Speaker: Donc ça, c'est le premier point qu'il faut avoir en tête.
Speaker: Le second, c'est que quand tu fais ça, comment tu défends tes business angels historiques?
Speaker: Parce que parfois, ils peuvent aussi être déçus de se dire « mince, la boîte, elle a quand même été vendue. »
Speaker: Et au final, moi, j'ai rien à toucher.
Speaker: Et le second, c'est comment est-ce que toi, tu t'assures, en tant qu'entrepreneur, de toucher de l'argent?
Speaker: Ouais.
Speaker: Et c'est là où, tu vois, pour le coup, il y a une vraie connaissance à avoir quand on monte une boîte, qui est de se dire, déjà, concrètement, c'est quoi la session moyenne d'une boîte dans mon industrie?
Speaker: Et tu vois, par exemple, si tu prends l'écosystème startup tech en France, la cession moyenne d'une boîte en France, c'est entre 6 et 10 millions d'euros.
Speaker: Donc ça fait redescendre un peu certaines valeurs qu'on... Alors oui, tu as peut-être 1 ou 2% des cessions qui vont se faire à 100 millions, 200 millions.
Speaker: Mais tu as peut-être 80% des deals qui vont se faire entre 6 et 10 ou 15 millions.
Speaker: Donc, alors oui, tu peux toujours dire que toi, tu vas te retrouver sur le haut du panier, mais la réalité, c'est que les chiffres sont là.
Speaker: C'est-à-dire que le haut du panier ou peut-être la proportion des boîtes qui sont vendues à 100 millions, c'est peut-être que 1%.
Speaker: Donc, pour donner les chiffres pour les personnes qui s'intéresseraient au sujet, c'est que déjà, sur 100 personnes qui montent une boîte, on considère qu'il y a à peine 1% des boîtes qui vont réussir à se vendre.
Speaker: Premier point, réussir à se vendre.
Speaker: Si tu prends les 1% de la pyramide, ça veut dire que pour une personne qui vend sa boîte 100 millions, on ne part pas sur un postulat de 100, mais sur un postulat de 1 000.
Speaker: Donc, il faut 1 000 personnes qui vont créer une start-up
Speaker: pour avoir une boîte qui se vend à 100 millions.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et si, par exemple, tu regardes aussi la proportion des gens qui vendent à 100 millions, souvent, c'est des gens qui ont levé de l'argent auprès de Venture Capital.
Speaker: Tu as quatre fois plus de chances de vendre une boîte si tu as levé de l'argent, fait ce qu'on appelle une série A, donc auprès de professionnels.
Speaker: Donc là, ça ne veut dire pas des BA, des professionnels.
Speaker: Seulement, il y a seulement 4% des boîtes qui arrivent à lever de l'argent auprès d'une série A.
Speaker: Tu vois, donc, si tu regardes tous ces chiffres, ils sont factuels, en fait, tu vois.
Speaker: Donc, oui, quand tu discutes avec les entrepreneurs, ils te disent tous qu'ils vont faire le Strava du sport, tu vois.
Speaker: Mais dans les faits, déjà, Strava, il n'y en a qu'un seul.
Speaker: Il n'est pas en France, tu vois.
Speaker: Il n'y en a même pas en Europe et il n'y en a même pas en France, tu vois.
Speaker: Donc, voilà.
Speaker: Très longue explication.
Speaker: Mais très intéressant.
Speaker: Et ce qu'il faut retenir en synthèse, si tu veux gagner de l'argent en tant qu'entrepreneur, c'est important, un, de comprendre c'est quoi la boîte que tu veux faire.
Speaker: qui pourraient être les hackers potentiels, de comprendre un peu dans cet écosystème quels ont été sur les 5-10 dernières années les sessions moyennes des startups, pour te dire « Ok, faisons déjà 80% du travail pour essayer de construire derrière une equity story.
Speaker: » Et ensuite, tu vas créer cette equity story en fonction de cette session moyenne pour te donner un maximum de chances de réussir.
Speaker: Donc ça, c'est le premier point.
Speaker: Le second, je dirais, c'est Day One.
Speaker: Pense ta boîte de façon frugale et concentre-toi sur faire du chiffre.
Speaker: Parce que oui, il y a toujours le contre-exemple de la boîte qui avait développé une application qui faisait zéro chiffre d'affaires, qui a été racheté par un acteur, tu vois.
Speaker: Mais c'est toujours le contre-exemple, tu vois.
Speaker: Ouais, c'est toujours une exception.
Speaker: Et d'ailleurs, quand je te dis « Ok, t'en as un deuxième »,
Speaker: Ah non, j'en ai qu'un.
Speaker: Alors que si tu fais une boîte où tu fais du fil d'affaires, tu fais de la rentabilité, tu développes la probabilité de chance que tu as à un moment donné d'avoir quelqu'un qui s'intéresse à toi,
Speaker: est beaucoup plus élevé que si tu te dis je vais faire un produit, je vais lever de l'argent, je vais cramer tout cet argent pour faire le meilleur produit du monde qui génère zéro revenu parce qu'un jour ce produit là ça va être une feature super important pour un acteur qui pourrait me racheter et qui serait prêt à payer ce prix là parce que ça lui ferait gagner tant de temps de RAD concrètement.
Speaker: Ce plaid-là, il est beaucoup plus compliqué.
Speaker: Et puis, en plus, dans un monde où maintenant, le coût de développement technologique a été divisé par 10 grâce aux outils IA, etc., tu vois, au no-code, etc., ce plaid-là, ce scénario-là, il est plus improbable.
Speaker: C'est quelque part moins différenciant aussi de partir là-dessus?
Speaker: Toi, tu es aujourd'hui investisseur aussi.
Speaker: Comment tu te prémunis de ces fameux risques quand tu investis?
Speaker: Écoute, c'est super simple.
Speaker: Déjà, on regarde uniquement des boîtes
Speaker: Donc déjà, on ne regarde que des boîtes dans l'industrie du sport et du wellness.
Speaker: Donc ça, c'est la thèse d'investissement globale de l'écart.
Speaker: Sport, wellness.
Speaker: Deuxième point, c'est qu'on ne regarde que des boîtes qui ont au moins deux années de commercialisation derrière elles.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que ce qui nous intéresse, c'est de comprendre la croissance annuelle observée sur les deux dernières années.
Speaker: Ce qui nous permet, en gros, de pouvoir se forger des convictions sur est-ce que tu as doublé ton chiffre d'affaires, triplé ton chiffre d'affaires, par où tu es parti?
Speaker: Parce que si tu as fait 10 000 euros de chiffre d'affaires la première année et qu'en année 2, tu es à 20 000, ce n'est pas pareil que si la première année, tu as fait 300 000 euros de CR et qu'en année 2, tu es déjà à 1 million de CR.
Speaker: Donc, ça, c'est super important.
Speaker: On regarde ça.
Speaker: On regarde exclusivement des boîtes qui ont réussi à faire ces deux années de commercialisation en bootstrapant, comme je te disais.
Speaker: C'est en ne levant pas d'argent, en se concentrant sur leur chiffre d'affaires.
Speaker: Donc souvent, c'est des boîtes qui ont la particularité soit d'être déjà rentable, soit d'avoir fait un premier tour de table, ce que j'appelle de love money.
Speaker: Donc c'est lever de l'argent auprès des copains, de la famille et qui perd un petit peu d'argent, mais qui ne perd pas beaucoup d'argent.
Speaker: donc ça c'est vraiment ça on regarde et ensuite c'est le troisième élément qu'on regarde c'est l'équipe et c'est qu'est-ce que l'équipe elle veut faire nous on veut comprendre de façon très claire dès le début quelle est l'envie de l'entrepreneur
Speaker: par rapport à l'ambition qu'il a de son projet?
Speaker: Et est-ce qu'on pense qu'il est suffisamment clairvoyant ou pas?
Speaker: Est-ce que du coup, on pense que c'est... Donc, quand je dis clairvoyant, c'est typiquement... Si je suis face à un entrepreneur qui m'explique au bout de 5 minutes de call, qui me dit...
Speaker: On va faire ainsi, puis une série A, puis une série B, puis une série C. Quand je dis ça, série A, série B, série C, c'est du jargon de start-upper pour dire je vais faire à tout plein de levées de fonds, je vais lever tout plein d'argent et des millions et des millions.
Speaker: Du coup, concrètement,
Speaker: Peut-être qu'il va réussir, mais la probabilité qu'il échoue est beaucoup plus élevée que celle qui réussit.
Speaker: Ne serait-ce que déjà réussir à sa série A, où moi je sais que c'est à peine 3-4% des entrepreneurs.
Speaker: Donc sur 100, je me dis qu'il a 3% de chances de réussir.
Speaker: Donc, tu vois, du coup, ça, c'est des sujets qu'on regarde beaucoup.
Speaker: C'est de se dire, est-ce qu'on y croit?
Speaker: Est-ce qu'on pense que la proposition de valeur est suffisamment unique pour avoir cette ambition-là?
Speaker: Et tu vois, tout à l'heure, je te parlais de... Il faut monter une boîte en se disant, est-ce que je résous un problème?
Speaker: Mais si on veut aller plus loin aussi, dans ce qui fait la singularité d'une entreprise, c'est est-ce que ta proposition de valeur, elle est unique ou pas?
Speaker: Et tu vois, je vais prendre un exemple concret pour argumenter ça.
Speaker: Tu vois, dans le sport, il y a beaucoup de personnes qui vendent du textile ou autre.
Speaker: Par exemple, dans le monde du vélo, tu en as plein qui lancent des gammes de textiles de vélo de cuissard ou autre en disant « Ah, mais moi, c'est anti-sure-recyclé bio » ou autre, tu vois.
Speaker: Sauf qu'il y a des gens qui font du tissu recyclé bio en Europe, t'en as 20, 30, 40, 50.
Speaker: Donc t'as pas une proposition de valeur unique, tu vois.
Speaker: En revanche, je vais te donner un exemple concret d'une proposition de valeur unique dans cette même industrie, qui est une des startups dans laquelle on a investi, qui s'appelle Wilma.
Speaker: qui a la particularité d'être fondée par une femme, entrepreneur, et qui a créé un cuissard pour les femmes.
Speaker: Sa particularité, du coup, c'est que déjà, elle adresse un marché spécifique qui est le cyclisme féminin, avec un produit spécifique qui est, les femmes ont des règles, des cycles, et donc, quand tu as ton cycle, que tu veux aller faire du sport, tu peux te retrouver parfois dans une situation délicate.
Speaker: La particularité du produit, sur lequel elle a développé une innovation qui est brevetée, c'est d'avoir un pote, donc une pote chamois qui est interchangeable, dans le cas de votre aton cycle.
Speaker: Et donc ça, ça fait une singularité énorme dans le produit.
Speaker: Et ta proposition de valeur est l'unique, pourquoi?
Speaker: Parce que dans le cyclisme féminin, la plupart des marques qui proposent des produits pour les femmes, c'est à la base des marques pour hommes qui ont développé une gamme pour les femmes, sans les spécificités pour les femmes.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et donc là, tu résous un problème énorme parce que je suis une femme, je veux faire du sport et j'ai mes règles.
Speaker: Et du coup, c'est là où tu as une proposition de valeur qui est unique parce que tu es le seul à le faire.
Speaker: Et donc ça, c'est super intéressant au-delà du fait qu'on peut rentrer un peu plus loin, qui est le marché est super profond, la croissance du cyclisme féminin croît aujourd'hui deux à trois fois plus vite que le cyclisme masculin.
Speaker: ça devient ultra stylé aujourd'hui tu vas sur les réseaux sociaux c'est fou t'as le cyclisme féminin avec le tour de France féminin depuis 3 ans ça explose et c'est que le début ça va être que le début en fait
Speaker: Je pense que dans dix ans, le cyclisme féminin sera au même niveau que le cyclisme masculin.
Speaker: Sachant d'où il part aujourd'hui, la croissance va être folle.
Speaker: Donc, adresser un problème bien spécifique et se différencier par sa proposition de valeur?
Speaker: Ok.
Speaker: C'est vrai qu'on n'est pas trop rentré dans le détail de exactement tout ce que vous faites auprès des entrepreneurs avec l'écart.
Speaker: Peut-être que ce serait intéressant de savoir toutes vos offres.
Speaker: Globalement, on cherche à... L'idée, comme je te l'ai dit, c'est accompagner les boîtes, préempter le risque d'échec et maximiser la liquidité.
Speaker: Donc globalement, on se concentre sur notre proposition de valeur à nous.
Speaker: C'est tout ce qui va toucher à l'entrepreneuriat de ses débuts jusqu'à la fin.
Speaker: la fin c'est quoi pour toi?
Speaker: la fin c'est cédé sa boîte donc c'est s'assurer que c'est pas genre j'ai mis la clé sous la porte c'est la fin de ma boîte mais de façon positive parce que je me suis fait racheter par exemple ou j'ai fait un groupe énorme donc l'idée c'est ça
Speaker: Notre proposition de valeur, elle se résume autour de ça.
Speaker: Et donc, en fait, on a créé ce qu'on appelle un écosystème qui est composé de business units qui ont tous la particularité de s'intégrer les unes entre elles et de se compléter dans la proposition de valeur.
Speaker: Donc, la première chose, c'est que
Speaker: pour préempter le risque d'échec, on accompagne les boîtes de façon structurée sous la forme d'une accélération pour s'assurer qu'elles sont dans la bonne direction.
Speaker: Là, on s'adresse à des entreprises qui veulent lever de l'argent auprès de fonds d'investissement.
Speaker: Comme je te le disais, les 4% de boîtes qui veulent lever de l'argent auprès de Vici.
Speaker: Et là, en gros, on va les auditer sur une cinquantaine de capillages sur leur boîte de façon à les normaliser un maximum
Speaker: pour qu'elles aient un maximum de chances de pouvoir réussir leur levée de fonds.
Speaker: Les normaliser, c'est répondre au code attendu de ces fonds d'investissement.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que nous, on l'a fait, on est passé par là, il y a plusieurs reprises.
Speaker: C'est très financier, quoi.
Speaker: Alors oui, c'est très financier, mais ça peut être très structurel, de se dire comment mon entreprise est structurée, est-ce que tout est documenté?
Speaker: Tu vois, à quel niveau je suis, par exemple, sur mes RH, sur mon juridique, sur ma compliance, tu vois.
Speaker: Et souvent, c'est des sujets qui peuvent, à première vue, être perçus comme un défocus pour une boîte.
Speaker: Mais ce qui fait qu'il y a si peu de dossiers qui sont financés par les VCs, c'est qu'ils financent les meilleurs, en fait.
Speaker: Donc, si tu veux avoir un maximum de chance, il faut, en fait, savoir réellement où tu en es.
Speaker: Quand je dis être où tu en es, c'est qu'il y a souvent une différence entre là où l'entrepreneur pense être dans sa maturité,
Speaker: là où il est perçu dans la tête d'un investisseur c'est marrant ça me fait penser à ce que Jean Delaroche-Brochard disait sur le faut que les entrepreneurs arrêtent de se mentir eux-mêmes du coup ça revient peut-être à ça mais la réalité c'est qu'il y a toujours une différence et c'est franchement moi je le vois c'est tout le temps c'est tout le temps je comprends parce qu'on storytelling un peu tu vois
Speaker: mais à un moment donné, c'est simple, je veux dire, de toute façon, quand tu veux lever de l'argent, le procès sera toujours le même, c'est qu'on va te donner le bénéfice que ce que tu dis est vrai.
Speaker: Mais par contre, on ira le vérifier.
Speaker: Donc, autant dire la vérité de suite, autant ne pas la survendre, parce que de toute façon, ça sera vérifié dans ce qu'on appelle les due diligence.
Speaker: Donc, si tu veux t'assurer un maximum de réussir, autant que tu sois prêt tout de suite et que ces due diligence soient les plus courts possibles, tu vois?
Speaker: Donc ça, c'est aussi un intérêt pour réduire ce qu'on appelle le temps de levée de fonds parce que tu as des levées de fonds qui peuvent durer six mois, un an.
Speaker: Pendant six mois, un an, tu défocuses de ton business parce que tu dois lever de l'argent.
Speaker: Donc ça, c'est la première partie.
Speaker: La seconde, c'est qu'on a une business unit qui vient mettre dans les boîtes des entrepreneurs sur des compétences.
Speaker: Nous, on est très orientés autour du commerce, du revenu, de l'acquisition, marketing, growth, tout ça.
Speaker: Et en fait, on vient faire infuser ça dans les équipes en part-time, de manière à avoir une transmission des compétences auprès des équipes.
Speaker: Ça dure combien de temps?
Speaker: En général, ça dure 3-4 mois.
Speaker: Donc c'est express quand même.
Speaker: L'idée, c'est de ne pas être là en mode on va rester 1000 ans, on veut qu'il y ait une transmission auprès des équipes et que les équipes puissent s'approprier ça.
Speaker: S'approprier les compétences, le mindset, le regard croisé ou le regard frais qu'on peut apporter.
Speaker: Donc ça c'est vraiment, on amène de la compétence concrètement.
Speaker: Le second c'est le financement, donc là on finance des entreprises, plutôt en amorçage.
Speaker: Donc là l'idée c'est de venir créer la bonne enveloppe qui va bien au bon moment de la vie de l'entreprise.
Speaker: De façon à ce que ce soit le bon montant avec les bonnes personnes au moment où la boîte est suffisamment mature pour lui permettre de passer l'étape d'après.
Speaker: Et la quatrième business unit qui va là dans le sens de la transmission de la liquidité, c'est tout ce qui touche autour de la banque d'affaires.
Speaker: Donc, c'est l'accompagnement en levée de fonds.
Speaker: Donc, toujours pareil pour...
Speaker: venir aider les boîtes qui auraient besoin d'être accompagnées dans la durée sur la recherche de financement privée au public.
Speaker: Et le second, c'est la transmission de ta boîte qui peut se faire soit, du coup, tu peux vendre ta boîte, soit aujourd'hui, tu as de plus en plus de scénarios qui peuvent être regardés.
Speaker: Ça peut être session majoritaire, session minoritaire, rachat de boîte, buy and build, consolidation de marché.
Speaker: Il y a plein de possibilités pour pouvoir passer la main.
Speaker: Et l'idée, c'est d'accompagner les parties prenantes de manière à s'assurer que le projet puisse continuer et avec de l'ambition.
Speaker: Ok, donc là, c'est une activité qui est, tu disais, comparable à une banque d'affaires, quoi?
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: Il n'y a pas vocation à être une marketplace dans ce cas de figure?
Speaker: Pour le moment, moi, je définis un peu ce qu'on fait sous la forme d'un écosystème qui se complète.
Speaker: On est cinq associés.
Speaker: Ce qui nous permet aussi d'avoir différents associés en charge de business unit en fonction de l'appétence ou ses compétences.
Speaker: Et ce qui nous permet d'aller beaucoup plus vite que si j'étais tout seul.
Speaker: Donc, nous, on fait ça.
Speaker: Après, on est dans cette industrie depuis seulement un an.
Speaker: On est des petits nouveaux.
Speaker: En revanche, on s'est rendu compte que
Speaker: Il y avait peu d'acteurs verticalisés dans cette approche, dans l'industrie du sport et du wellness, que ce soit aussi bien des accélérations, des boîtes de recrutement, même des fonds d'investissement.
Speaker: Donc nous, notre volonté, c'est vraiment de devenir les experts dans cette industrie, dans tout ce qui va toucher à l'accompagnement des entreprises, donc accompagnement humain, financier et transmission.
Speaker: Donc pour le moment, on le raisonne comme ça et ça nous va bien.
Speaker: Ça marche, ok, trop intéressant.
Speaker: Moi, j'aimerais bien rentrer un petit peu dans le concret des boîtes qui vous font vibrer, sans forcément donner de nom ou quoi, mais sauf si tu peux.
Speaker: Mais dans quoi concrètement vous investissez?
Speaker: C'est quoi les modèles qui sont, selon toi, géniaux dans lesquels investir dans le sport?
Speaker: J'ai vu qu'il y avait différents types de modèles, mais je serais curieux vraiment de savoir ce qui te plaît le plus dans cet écosystème et tout ce qu'on peut faire d'incroyable en créant des entreprises dans le sport.
Speaker: Je t'ai déjà donné un nom, concrètement c'est un pur player online qui vend des vêtements pour le cycling.
Speaker: Nous on regarde tous les types de projets, tout ce qui peut toucher de près ou de loin au sport wellness.
Speaker: Après, on a une sensibilité plus forte sur tout ce qui va toucher le software, parce que moi, je viens de cet environnement.
Speaker: J'aime bien cette industrie, j'aime bien le business model du soft.
Speaker: Et d'ailleurs, on a investi dans une boîte qui a développé un software, qui est ni plus ni moins qu'un ERP.
Speaker: Donc un ERP, c'est le super logiciel spécialisé pour les boutiques de vélos.
Speaker: et les acteurs de la mobilité.
Speaker: Et donc en fait, la particularité, c'est de se dire que c'était des acteurs qui étaient équipés par des logiciels vieillissants.
Speaker: Et lui, il apporte du coup une ergonomie différente, une prise en main plus rapide, des fonctionnalités aussi élargies.
Speaker: Et ça, ça lui permet d'apporter cette singularité dans cette verticale qui est boutique de mobilité et boutique de vélo.
Speaker: Similaire à ce que Loki peut faire?
Speaker: Alors, Lucky, je crois que c'est une marketplace.
Speaker: Oui, c'est vrai qu'ils ont fait leur pivot aussi là-dessus.
Speaker: Dans mon esprit, c'était plus la marketplace qui permettait notamment aux boutiques de commander leurs produits online.
Speaker: Donc, effectivement, sur cette boîte en question dans laquelle on investit qui s'appelle Shifter, on a aussi une marketplace.
Speaker: qui permet du coup aux boutiques de pouvoir commander directement leur marque sur la marketplace et donc de s'équiper.
Speaker: Mais c'est aussi leur outil de facturation, de réservation.
Speaker: Donc c'est vraiment le super outil qu'ils utilisent au quotidien quand ils ont besoin de faire un devis pour un client qui veut venir remplacer une roue, tu vois?
Speaker: Donc là, tu vois, ce qui nous a intéressé dans un projet comme celui-ci, c'est déjà la maturité, puisque aujourd'hui, c'est près de 600 clients, je crois, en France.
Speaker: Je dis peut-être une bêtise.
Speaker: On vérifiera.
Speaker: On vérifiera.
Speaker: Et je crois que c'est plus que 600.
Speaker: OK.
Speaker: Mais donc, la maturité de la boîte...
Speaker: dans un écosystème dans lequel l'innovation, le software, n'avait pas été beaucoup développé sur ces dernières années.
Speaker: Donc ça, c'est quelque chose qui nous intéresse.
Speaker: Et forcément, on se dit que la probabilité, là encore,
Speaker: Pour le coup, de se faire acheter par des acteurs vieillissants qui se diraient, bah tiens, du coup, on a nouppé le coche, par exemple, du software, ce qu'on appelle du SaaS, et donc d'acheter à un acquéreur, tu vois, qui le fait déjà, bah pour eux, c'est beaucoup plus fort que de développer eux-mêmes et d'aller regagner les clients à part, tu vois.
Speaker: Donc nous on regarde tout type de dossier, après on est beaucoup plus sensible au business B2B qu'au B2C et après en revanche tu vois il y a beaucoup de projets qu'on voit qui sont assez similaires dans le monde du sport.
Speaker: C'est similaire dans quel sens?
Speaker: On voit énormément de boîtes qui veulent lancer des applications de coaching, tu vois.
Speaker: Ouais, il y en a beaucoup.
Speaker: Donc ça, c'est... Franchement, c'est... Ouais, c'est énorme parce que, tu vois, t'as l'application de coaching du tennis, du paddle, de l'équitation, du vélo, de la natation, du triathlon et t'en as...
Speaker: T'en as 10 par sport, franchement c'est hallucinant le nombre de dossiers que j'ai pu voir, qui ont tous la même difficulté.
Speaker: En moyenne, tu vends un abonnement à 7 euros par mois, les personnes sont rarement abonnées, plus que quelques mois, parce qu'elles vont s'abonner pour se préparer à une compétition, puis se désabonner.
Speaker: Très compliqué ces sujets-là.
Speaker: Je ne me suis pas forgé de convictions suffisamment fortes pour me dire « demain, j'investis dans un acteur, dans cet écosystème ».
Speaker: Parce que c'est vrai que ça a beaucoup fleurié.
Speaker: On a vu aussi des rachats qui étaient assez récents.
Speaker: Rena par Strava, il me semble que c'est du coaching dédié course à pied.
Speaker: il y a quand même des entreprises qui arrivent à se faire racheter dans ce secteur mais je crois qu'ils avaient au moins 4, 5, 6 ans d'existence c'est pas des éléments qui peuvent aussi te rassurer c'est toujours pareil une fois que Strava a racheté un AKR qui va racheter un AKR?
Speaker: Garmin?
Speaker: Garmin ils ont déjà une solution de coaching in-app pareil pour moi ou autre ouais mais ils l'ont franchement aujourd'hui la tech ne coûte tellement plus cher
Speaker: La réalité, c'est quel intérêt ils auraient à racheter une boîte qui aurait développé ce qui pourrait être perçu comme une super fonctionnalité qu'ils viendraient foutre un jour en marque blanche dans leur solution.
Speaker: Maintenant que c'est fait, je ne pense pas qu'il y aura d'autres opérations.
Speaker: Même Nike ou Adidas Connect, ils ont tous des solutions comme celle-ci.
Speaker: En fait, ils ont déjà leurs solutions.
Speaker: Pourquoi ils iraient en racheter?
Speaker: Comment on peut être attrayant pour des acteurs comme eux?
Speaker: il faudrait plutôt davantage regarder ce qui pourrait les intéresser mais tu vois en tout cas moi je monterais pas une boîte en me disant mon A4 ça sera Adidas ou Nike tu vois j'y crois pas tu vois je vois plus souvent des boîtes qui font il y a aussi beaucoup de boîtes autour de la data mais en vrai
Speaker: qui veulent lancer des projets autour de la data mais en vrai Nike, Strava, Adidas la data ils l'ont déjà et ils l'ont déjà depuis 20 ans donc si c'était un sujet pour eux ça fait longtemps qu'ils seraient dedans et si demain ça devait devenir un sujet ils ont déjà la data donc en fait ils vont internaliser une équipe de super experts en data et ils développeront par eux-mêmes tu vois
Speaker: Ok.
Speaker: Tu vois, je crois pas que... Y'a rien qui me laisse dire, en tout cas, que ces acteurs pourraient... Alors peut-être que de façon marginale, peut-être que dans 5 ans, Adidas un jour rachètera une boîte, tu vois.
Speaker: Mais y'aura pas... Adidas va pas racheter une boîte par an pendant 10 ans.
Speaker: C'est ce que je veux dire.
Speaker: Donc forcément, quand tu vois 10 boîtes dans le monde du coaching, dans le sport, en running, qui veulent lancer ça, autant dans le vélo, dans le triathlon, dans la natation, tu te dis, les gars, ça, on en a vu, on en voit énormément, ça, c'est beaucoup, beaucoup.
Speaker: Après, on voit beaucoup de projets qui développent des choses dans le sport sur lesquelles il n'y a pas de business model.
Speaker: de revenus, c'est-à-dire que des acteurs qui, malheureusement, deux ans après, trois ans après, ne font toujours pas de revenus, je ne sais pas comment ils font pour lever encore un peu d'argent, mais il n'y a pas de revenus.
Speaker: Ça peut être quoi, par exemple?
Speaker: J'ai des exemples en tête, mais que je n'ai pas envie de citer.
Speaker: Sans les citer, mais peut-être des modèles?
Speaker: Pour comprendre concrètement ce qui fait que tu... Par exemple, ça peut être... En fait, les réseaux sociaux... Prenons l'exemple d'un réseau social dans le sport.
Speaker: Un réseau social dans le sport, quel serait son business model?
Speaker: C'est toujours compliqué, ça.
Speaker: Qui paye?
Speaker: Est-ce que c'est toi, moi, en tant que consommateur de sport?
Speaker: Est-ce que je serais prêt à lâcher 3 euros, 4 euros dans un énième réseau social dans le sport?
Speaker: Et ce réseau social, il me permettrait quoi?
Speaker: d'aller voir la vie de mes potes qui font du sport, je l'ai déjà sur Strava, mais qu'est-ce qui me permettrait de faire?
Speaker: Il me permettrait de rencontrer des gens?
Speaker: Est-ce que je serais prêt à payer pour ça?
Speaker: Sujet délicat.
Speaker: On en a parlé avec mon dernier invité, Maxime Verschior, le cofondateur de Mingle, qui a été fondé par Vodou.
Speaker: Et en vrai, ça fait partie de leur sujet en permanence.
Speaker: Comment ils monétisent?
Speaker: Et c'est quoi tes prios?
Speaker: Est-ce que tu veux d'abord être énorme?
Speaker: Déjà, il faut parvenir à l'être.
Speaker: Mais est-ce que tu veux viser à être énorme et potentiellement...
Speaker: Tu as toujours le sujet du winner take all.
Speaker: Donc je dis, tu prends le maximum de parts de marché.
Speaker: Donc là, on revient sur un scénario de, il faut lever le plus d'argent possible, prendre le plus de marché.
Speaker: Si c'est un marché de consumer, donc de particulier, j'ai le plus d'utilisateurs.
Speaker: Et une fois que j'ai 1 million, 2 millions, 3 millions, je vais trouver le moyen d'avoir 2 ou 3% de conversion de gens qui vont payer.
Speaker: Ok, mais dans tous les cas, un winner take all, il n'y en a qu'un.
Speaker: Tu n'en as pas 10 des boîtes qui font du winner take all, tu vois ce que je veux dire?
Speaker: Tu n'en as qu'un seul par définition, tu vois?
Speaker: Et en plus, tu n'es pas assuré de réussir à la fin, tu vois ce que je veux dire?
Speaker: Donc, tu vois, moi, je ne crois plus au pitch aussi des entrepreneurs qui disent « Ah, je vais faire le travail du sport ».
Speaker: En fait, c'est quoi le travail du sport?
Speaker: Parce qu'il y a déjà ce travail pour ça.
Speaker: Donc moi, je ne comprends pas.
Speaker: C'est quoi le travail du sport?
Speaker: Tu vois ce que je veux dire?
Speaker: Donc en fait, ça malheureusement, on voit beaucoup de projets, ça me paraît compliqué.
Speaker: En revanche, je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire dans l'événementiel, dans le business.
Speaker: C'est une industrie qui est... Souvent, c'est soit tu vends des articles de sport, ou tu vends de l'expérience.
Speaker: Tu veux dire dans l'écosystème sportif?
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et après, il y a des boîtes qui font des trucs très chouettes, je trouve, autour de... Ouais, le meilleur... On revient à l'expérience, c'est...
Speaker: Comment je fais pour aller à mon match de foot?
Speaker: Est-ce que je prends une voiture?
Speaker: Comment je me déplace?
Speaker: Genre du covoiturage pour les fans.
Speaker: Donc ça, c'est intéressant.
Speaker: Quelle expérience je vis en tant que fan quand je suis présent au match ou pas présent?
Speaker: Donc ça, ça peut être aussi intéressant.
Speaker: Mais après, on revient au sujet.
Speaker: Sur l'expérience des fans, c'est qui va payer l'expérience des fans?
Speaker: Est-ce que c'est le fan qui paye à travers un membership?
Speaker: Là, on revient sur un sujet qu'il faut vendre des membership.
Speaker: Et même sur 100 personnes qui sont fans, tu n'en as pas 100 qui vont payer un membership.
Speaker: Donc, si, du coup, tu vends des membership, tu sais que tu vas avoir 1 ou 2 ou 3 % de conversion,
Speaker: Est-ce que tu vas réussir à démocratiser ou rendre accessible ton idée si finalement tu peux le faire que pour les gens qui ont une prédisposition à payer?
Speaker: Ouais, clairement.
Speaker: Tu vois, donc c'est pas simple.
Speaker: D'où la difficulté, enfin je comprends du coup ton point sur une orientation plus B2B auprès d'acteurs sur lesquels, enfin en tout cas pour des modèles qui soient plus lisibles quoi.
Speaker: Parfois j'ai l'impression que c'est du B2B, B2C2B.
Speaker: Ouais, B2B.
Speaker: Il y a pas mal de trucs, de modèles comme ça, mais voilà, en tout cas tu vois,
Speaker: On reste très ouvert parce qu'on ne peut pas... On reste curieux aussi, tu vois.
Speaker: Des fois, tu n'es vraiment pas à l'abri de verticales très nichées dans des industries qui peuvent, par méconnaissance aussi, être très intéressantes.
Speaker: Dernièrement, j'ai découvert l'industrie de... Je ne vais probablement pas utiliser les bons éléments techniques, mais qui est les ventes aux enchères de online de chevaux d'élite.
Speaker: Ok, très niche.
Speaker: Tu vois, parce que dans le monde du cheval...
Speaker: t'as différents types de chevaux t'as les chevaux du sport donc le sport c'est ceux qui font du trop qui sautent puis après t'as ce qu'on appelle le grand prix de l'Amérique le super tiercé c'est très select très élétiste et là en fait dans ces industries t'as des échanges de chevaux d'enfants de chevaux de semences c'est un business énorme et en fait c'est parfois un cheval ça vaut 20 millions 30 millions 50 millions
Speaker: Tu vois, et en fait, là, c'est très niché, très verticalisé, mais sur un marché qui est très profond.
Speaker: Et donc ça, c'est des choses qu'on regarde parfois avec beaucoup d'attention parce qu'on se dit, c'est super intéressant.
Speaker: C'est pas l'idée que tout le monde se serait dit, tiens, je vais faire...
Speaker: je vais faire le bon coin pour l'achat d'un poney.
Speaker: Je le stigmatise.
Speaker: Mais qui aurait eu ce qui dit?
Speaker: À part quelqu'un qui vient de cet écosystème, de cette industrie, qui la connaît parfaitement.
Speaker: Ultra intéressant.
Speaker: Donc voilà, on essaye aussi d'être malin.
Speaker: Et puis surtout, on essaye de rester conforme un peu à notre thèse, qui est de se dire, on veut miser dans des entrepreneurs qui ont la volonté
Speaker: de faire des boîtes qui vont être rentables.
Speaker: On ne cherche pas nous à faire des licornes.
Speaker: Typiquement ce mot-là, de toute façon, j'ai toujours trouvé complètement ridicule parce que ça n'existe pas et aujourd'hui d'ailleurs, les chiffres nous le démontrent, on n'a jamais vu les licornes françaises autant en difficulté.
Speaker: Je crois que c'est à peine 13% des licornes françaises qui sont rentables, donc c'est complètement fou.
Speaker: Et je crois qu'elles ont perdu 50% de leur valorisation rien que sur la dernière année.
Speaker: Donc tout ça, ça veut dire que même globalement, ce qu'on considérait comme une licorne il y a un an, il y en a, c'est déjà plus des licornes.
Speaker: Et même en ayant perdu 50% de valorisation, est-ce que, dans tous les cas, la valorisation ne veut rien dire?
Speaker: Parce que t'es valorisé un milliard, si personne te rachète un milliard, du coup, en fait, c'est juste une valorisation théorique qui est très loin de la valorisation réelle de combien il y a de cash à la fin et qui en touche.
Speaker: Donc en fait, nous, on est vraiment concentrés là-dessus, de se dire comment est-ce qu'on fait des choses qui sont utiles, avec de l'impact, comment est-ce qu'on aide des entrepreneurs à réussir, comment est-ce que ça s'assure que toutes ces parties prenantes qui vont contribuer à faire réussir cet écosystème soient incentivées à la réussite, de façon à créer une boucle qui soit super positive.
Speaker: si on a des investisseurs qui investissent, qui gagnent un peu d'argent, ils vont continuer à investir, on va du coup pouvoir continuer à aider des entrepreneurs à innover, à créer des futures belles boîtes, tu vois, et en faisant ça, on contribue de façon active à développer notre écosystème du sport, de la santé, du bien-être, qui nous, nous passionne tous, nous cinq, les associés de Laker, parce que
Speaker: Ce qui nous drive, c'est aussi d'être dans une industrie où on est vraiment profondément persuadé que le sport, comme je te l'ai dit, comme l'alimentation, l'hydratation, le sommeil, c'est super important pour l'être humain.
Speaker: Et du coup, on a le sentiment de faire quelque chose avec impact, tu vois.
Speaker: Clairement, clairement.
Speaker: Et je pense que c'est un facteur de motivation énorme pour vous.
Speaker: Et moi, je ne peux que vous applaudir pour les efforts que vous faites aussi dans cet écosystème qui, je pense, va se structurer, beaucoup grandir.
Speaker: Enfin, c'est passionnant, en tout cas, tout ce que vous faites.
Speaker: Félicitations pour ça.
Speaker: Je vois qu'on a...
Speaker: Le temps passe.
Speaker: Le temps passe, on a pas mal discuté.
Speaker: Il y a deux, trois petits sujets que j'aimerais aborder avec toi.
Speaker: D'abord, dans ce studio, comme je te le disais, il y a des objets qui sont à côté de nous pour décrire aux gens qui ne vont pas voir ce qu'on a en face de nous.
Speaker: Il y a des médailles.
Speaker: Il y a un appareil photo qui est sponso, c'est une édition spéciale de la coupe du monde de foot aux US, une lampe frontale, des lunettes de natation, de la nutrition, petite balle de baseball, un gel de massage après effort.
Speaker: Est-ce qu'il y a des éléments qui te parlent le plus ou si tu veux rebondir sur d'autres objets qui toi?
Speaker: Les éléments qui me parlent, sur ce que je vois, je connais très bien la marque Mortine, que je trouve pas mal, j'ai beaucoup consommé en vélo.
Speaker: C'est quoi le truc?
Speaker: Oui, c'est pour le corps.
Speaker: J'aime bien, moi, je suis sensible à ça aussi, tout ce qui touche à la récupération.
Speaker: Spontanément, je dirais plutôt sur les produits de nutrition.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que c'est le carburant d'un sportif, la nutrition.
Speaker: Et puis, j'aime beaucoup les sujets de récupération pour se sentir en meilleure forme ou autre.
Speaker: Et aussi, pourquoi?
Speaker: Parce que les sportifs, comme ils font du sport, ils se lavent aussi.
Speaker: Ils ont...
Speaker: On est obligé d'avoir des produits un peu spécifiques parce qu'on se lave plus que, par exemple, quelqu'un qui se laverait qu'une fois par jour.
Speaker: Donc, il y a tout un univers aussi.
Speaker: Il y a des sportifs qui ne se lavent qu'une fois par jour.
Speaker: Mais dans tous les cas, tu as aussi un environnement pour donner de la nutrition à ta peau, mieux récupérer, etc.
Speaker: Donc, ça, je trouve ça cool.
Speaker: Donc, ça, c'est les produits comme ça qui éveilleraient mon attention.
Speaker: Ok, intéressant.
Speaker: Et puis, c'est aussi des marques... Et puis, tu as la marque au milieu, la Baum, là, j'ai l'impression que c'est quoi?
Speaker: C'est un gel salé?
Speaker: Parce que c'est quoi?
Speaker: C'est aux légumes?
Speaker: Exactement, c'est aux légumes, c'est aux petits pois, à céleri.
Speaker: Faut que j'aille voir, parce que ça, c'est bon, ça, t'as testé?
Speaker: Alors, le céleri, enfin, le petit pois céleri, c'est rafraîchissant.
Speaker: Je l'ai beaucoup consommé sur des trails longs, quoi.
Speaker: Coriandre aussi.
Speaker: Ouais, coriandre.
Speaker: Ils en ont d'autres, genre patates douces, qui est...
Speaker: qui passe un peu moins bien pour moi, mais du coup, sur la longue durée, pour éviter de s'enfiler que du sucre, c'est plutôt cool comme marque et ça fonctionne bien.
Speaker: Du coup, c'est très niche.
Speaker: Pas tant que ça, t'as tellement de gens aujourd'hui qui font des marathons.
Speaker: Je pense que t'as quand même beaucoup de gens qui consomment aujourd'hui.
Speaker: En tout cas, leur identité de marque est très autour du trail.
Speaker: J'imagine que ça va grossir, mais aujourd'hui, c'est très trail, montagne, course à pied.
Speaker: Franchement, je pense qu'ils font des belles ventes là-dessus parce qu'ils ont des bons canaux de distribution, ils ont une belle présence digitale, des bons partenariats.
Speaker: Et en plus, c'est bon ce qu'ils font.
Speaker: C'est une marque que je dis bien.
Speaker: J'aime bien poser une question aussi qui est, disons, un peu décalée par rapport à ton activité.
Speaker: Donc, toi, dans ton Venture Studio, si vous aviez un test physique pour recruter, quel serait-il?
Speaker: Genre, si tu ne tiens pas 30 secondes en planche, tu ne peux pas évaluer une startup fitness?
Speaker: Je pense que si on devait faire un test physique, alors,
Speaker: Si ça tenait qu'à moi, je dirais, viens, on va faire 100 km de vélo, mais bon, ça ne marcherait pas, parce que la probabilité que je tombe sur quelqu'un qui ait le niveau pour le faire est trop faible.
Speaker: Mais en revanche, je pense que plus facilement, je dirais, on va faire un trotier d'embauche en marchant.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que quand tu marches, les gens sont côte à côte et ils ne se regardent pas.
Speaker: Et tu vas probablement aborder des sujets
Speaker: différemment que si tu avais eu le regard de la personne en face.
Speaker: Et je pense que ça pourrait être très intéressant.
Speaker: Du coup, il y aurait ce côté un peu sportif parce qu'on va marcher.
Speaker: Et je pense que d'un point de vue de recrutement, ça pourrait être assez intéressant.
Speaker: Je ne l'ai jamais fait, mais voilà.
Speaker: ok trop intéressant et j'ai l'impression que les runs aussi se font beaucoup tu vois pour ouais ça il y en a plein maintenant des recrutés, socialisés c'est trop cool recrutés je sais pas mais en revanche oui il y a beaucoup de de runs ou après tu as un apéro ou autre moi je trouve ça trop bien parce que ça permet de tisser des liens ça permet de networker et puis tu le fais avec des gens où tu sais que tu partages au moins une passion commune qu'au moins t'as déjà ça
Speaker: Et puis, à la réalité, c'est qu'on a tous des temps limités aussi pour développer des opportunités ou autre.
Speaker: Donc, je trouve que c'est super de pouvoir... Enfin, moi, je trouve ça... Enfin, en tant que sportif, je peux pas trouver ça pas bien.
Speaker: Donc, je trouve ça cool.
Speaker: Après, voilà, tu vois, là où je nuance sur le rapport par rapport à tout ça, c'est...
Speaker: Je trouve que maintenant, on rentre de plus en plus dans un écosystème où on se compare les uns les autres dans le sport.
Speaker: Je le vois sur Strava.
Speaker: C'est hallucinant.
Speaker: Moi, quand j'ouvre mon Strava, et tu vois, moi, j'ai mes petits métriques à moi que je fais depuis des années, tu vois, et qui sont probablement au-dessus de la moyenne des gens.
Speaker: Et forcément.
Speaker: Du coup, moi, je suis des gens qui sont un peu dans le même délire que moi.
Speaker: Je vous montre à va des fois quand je rentre de 6 heures de vélo.
Speaker: Je me fais ah ouais, genre je suis explosé au sol en fait.
Speaker: Il y a toujours un gars qui a fait, tu vois, qui a fait genre.
Speaker: Et je me dis c'est toujours plus, ça s'arrête pas, tu vois.
Speaker: C'est clair.
Speaker: Et en fait, du coup, maintenant, ça me fait plus marrer, tu vois.
Speaker: Mais je me dis là où ça peut être dangereux, c'est que
Speaker: il y a beaucoup de gens qui commencent le sport tard et du coup ils sont tout le temps dans l'intensité tout le temps tout le temps tout le temps dans l'intensité parce que sur ce travail tu cours en 540 tu vois à la limite t'as un mec qui te poste un commentaire en disant bonne récup tu vois
Speaker: mais tu vois ce que je veux dire c'est fou quoi et donc moi ça me fait un peu marrer mais des fois ça m'inquiète un peu aussi parce que je me dis bah voilà tu vois dans le sport t'as aussi ces moments où il faut faire juste tu vois ton endurance fondamentale tu peux pas être tout le temps dans la perf tu vois aller faire du vélo c'est pas tout le temps être à 30 km heure tu vois
Speaker: et donc je sais pas ce que ça peut donner sur des personnes peut-être moins guéries alors je trouve ça trop cool parce que les gens se bougent mais de l'autre côté est-ce que tout le monde a la connaissance de son corps de son organisme je suis pas convaincu de ça et d'ailleurs je le vois quand des gens qui ont commencé le sport il y en a beaucoup toujours, des gens qui sont blessés moi je vais avoir 40 ans
Speaker: je me suis jamais blessé.
Speaker: Enfin, toutes les blessures que je me suis faites, c'est en vélo quand je suis tombé.
Speaker: Et que je me suis cassé des trucs parce que tu tombes à 40 ou 50 km heure, tu te casses un poignet, tu vois.
Speaker: Mais je me suis jamais fait, je sais pas, une déchirure, un claquage, tu vois, j'ai jamais eu des moments de donne, tu vois, ou autre.
Speaker: Mais parce que je fais du sport depuis que j'ai 5 ans.
Speaker: Et que quand j'ai commencé le sport en club quand j'étais petit, avant d'aller faire du vélo, on m'apprenait l'hydratation, on m'apprenait à manger sur un vélo, on m'apprenait à faire du vélo, tu vois, pour l'exemple du vélo.
Speaker: Et donc en fait, tu vois, on t'apprend... Moi je me souviens, l'hiver, on faisait que s'entraîner à l'époque, à l'hiver, sur pignon fixe, et il ne fallait pas fractionner, il fallait juste développer son cœur.
Speaker: Et quand j'ai commencé le vélo de 5 ans à 15 ans, c'était au cardio-fréquence-mètre, à 105 ou 110 pulses, pour ce qu'on appelle muscler le cœur, tu vois?
Speaker: Et j'ai fait ça pendant 10 ans, 15 ans, tu vois.
Speaker: Tu vois ce que je veux dire?
Speaker: Et il y a des gens, aujourd'hui, ils commencent le sport, tu vois, et ils vont faire une sortie de course à pied, de 45 minutes, ils sont en zone 4, à 105, tu vois.
Speaker: Mais tu vois, tu fais, ah ouais, c'est chaud, tu vois.
Speaker: Mais vraiment, et pour le coup, je pense que je peux, enfin, moi, je me suis pas mal blessé.
Speaker: J'ai toujours été très sportif, quoique il y a certaines périodes de ma vie, je l'étais moins.
Speaker: J'ai l'impression que,
Speaker: On veut tout de suite beaucoup.
Speaker: Peut-être le fait de comparer les performances d'athlètes de haut niveau, de regarder même son entourage proche, de dire « Attends, il va tellement plus vite que moi.
Speaker: » J'ai l'impression que c'est un biais qu'on retrouve chez énormément de coureurs, notamment ceux qui débutent et qui ne se connaissent pas bien.
Speaker: Dans l'endurance, ça se rapporte à la compétition aussi.
Speaker: Parce que c'est des sports durs.
Speaker: Tu as toujours cette notion de compétition, de compétiteur.
Speaker: Donc, de se comparer, c'est le seul truc que je trouve dangereux.
Speaker: Pour revenir un peu à ces runs de network, à Strava, etc.
Speaker: C'est...
Speaker: je trouve que je trouve ça très cool parce que je vois de plus en plus de personnalités sportives comme Mathieu Blanchard ou des gens comme ça qui parlent de ça aussi de plus en plus et je trouve ça trop bien d'expliquer mec c'est ok d'aller faire 100 bornes de vélo en zone 1 ou zone 2 et en fait en vrai tu devrais le faire et la plupart des gens ils savent pas ce que c'est que de faire un travail en zone 1 ou zone 2 juste ils vont courir ils sont à 160 puls genre pendant 45 minutes ils sont au bout de leur vie
Speaker: et ils mettent deux heures à récupérer parce qu'ils sont rouges tellement ils sont montés en pression et en fait pour eux ils sont fait du sport est-ce que c'est du sport qualitatif pour ton corps tu vois
Speaker: Est-ce que du coup, tu vas progresser?
Speaker: Est-ce que tu vas récupérer?
Speaker: Tu vois, et donc, en fait, voilà, mais donc, du coup, oui, c'est trop cool, je trouve ça trop bien, mais il y a aussi cet enjeu, je pense, et ça passe aussi par les clubs, les fédés, de continuer à prendre des jeunes, de leur expliquer comment connaître son corps, et si tu connais ton corps jeune, et bien du coup, tu vas vivre différemment, tu vois?
Speaker: Et tout ça, ça va venir alimenter une approche de ton corps qui va aussi passer par tes étirements, ton alimentation, par compléter les sports les uns entre les autres de façon à avoir un travail harmonieux pour l'ensemble de ton corps.
Speaker: Sauf quand tu es sportif de haut niveau.
Speaker: Si tu es sportif de haut niveau et que c'est ton métier, c'est un autre débat.
Speaker: Mais la plupart des gens ne sont pas sportifs de haut niveau et ça n'est pas leur métier.
Speaker: Ce qui compte, c'est plutôt de bien vivre et de pouvoir juste aussi kiffer le sport sans se blesser.
Speaker: C'est important de le rappeler.
Speaker: J'ai une toute dernière question qui est aussi propre au podcast, qui est en rapport avec possiblement des échecs, des difficultés que tu as rencontrés.
Speaker: Nicolas, quel est ton kilomètre trente?
Speaker: Moi, j'en ai eu plein, plein, plein des échecs.
Speaker: Je pense que j'en ai déjà partagé dans beaucoup, beaucoup d'autres podcasts.
Speaker: Mais...
Speaker: Moi je dirais d'ailleurs même qu'aujourd'hui je me sens toujours un peu en échec, concrètement.
Speaker: J'ai toujours le sentiment de devoir me prouver à moi-même que je vais pouvoir aller plus loin, être meilleur, aller plus vite ou autre.
Speaker: Donc mon kilomètre 30 à moi, je crois que je suis toujours dedans.
Speaker: Je crois que malheureusement je suis toujours dedans et malheureusement depuis longtemps.
Speaker: Et c'est pas grave parce que j'en suis pas malheureux pour autant.
Speaker: J'aime bien ce sentiment de résilience constante parce que j'aime la résilience.
Speaker: J'aime cet état d'esprit, j'aime ce que ça implique d'être résilient.
Speaker: Et pour moi, la résilience, c'est pas quelque chose de « Ah, ça y est, c'est fini, donc je peux ne plus être résilient.
Speaker: » Et donc, en fait, le fait de me sentir constamment dans ce 1m30 m'oblige à être constamment remis en question sur tous les sujets.
Speaker: Et donc, de progresser.
Speaker: Et donc, d'être résilient parce que qui dit progresser, dit sortir de ta zone de confort pour t'améliorer.
Speaker: Et donc, en fait, globalement, je suis toujours dedans.
Speaker: Très intéressant.
Speaker: Et je pense à l'image effectivement de ton parcours qui, je pense, va aider, va éclairer pas mal des personnes qui écoutent et qui veulent se lancer ou se sont lancées.
Speaker: La résilience, c'est quand même un mot très fort.
Speaker: Dans ton parcours où tu as monté plusieurs boîtes, aujourd'hui tu transmets aussi ton savoir.
Speaker: aux personnes que tu accompagnes, tu as vu des erreurs, peut-être que tu n'as pas commis, tu as commis des erreurs qui t'ont peut-être handicapé et ça crée des convictions.
Speaker: Mais je trouve ça vraiment cool de voir l'approche plus comme...
Speaker: le moyen et pas la fin en soi donc être dans une dynamique de continuer persévérer et évoluer une étape après l'autre donc très enrichissant merci Nicolas pour cet échange et on se dit à la prochaine avec plaisir c'était Kilomètre 30 merci beaucoup pour votre écoute à très vite sur les réseaux sociaux et on se retrouve pour le prochain épisode






