Zencastr
00:00:00
00:00:01
Speed1x
Format▸
Share
Embed
Report

EP7 - Albéric Aubron, Cofondateur de Coureurs

KM30
KM30

188 plays · May 8, 2025

Transcript

Speaker: je suis le premier à me dire, vas-y, j'ai rien fait aujourd'hui, fais chier.

Speaker: Mais en fait, c'est bon d'avoir ces temps de pause.

Speaker: Et ça, je l'ai vraiment expérimenté dans plein d'aventures.

Speaker: Des temps d'arrêt, des temps de...

Speaker: où on déconnecte, où on relise ce qu'on a vécu.

Speaker: On ne peut pas être en sprint sur 80 km, on ne peut pas être en sprint sur 4 mois de marche.

Speaker: En fait, on est obligé de s'arrêter.

Speaker: On est obligé d'avoir conscience de ses capacités de vitesse.

Speaker: Et dans l'entrepreneuriat, c'est pareil.

Speaker: Bonjour et bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast des entrepreneurs du sport.

Speaker: Ici, on discute avec ceux qui construisent des projets incroyables dans l'univers du sport.

Speaker: Dans ce nouvel épisode de Kilomètre 30, je reçois Alberic Obron, le cofondateur de Coureur, une entreprise d'innovation événementielle dont le produit phare est un radar ludique qui mesure la vitesse des coureurs dans l'espace public ou dans l'événementiel.

Speaker: Vous l'avez peut-être déjà aperçu en participant à des courses à pied.

Speaker: Ce qui m'a marqué chez Alberic, c'est sa capacité à écouter ses intuitions, son souhait de placer le plaisir et le jeu au cœur de la pratique du sport.

Speaker: Alberic est résolument un amoureux du sport et de l'aventure.

Speaker: C'est pour moi une très belle source d'inspiration pour tous ceux qui souhaitent entreprendre dans le sport, sans forcément passer par les codes classiques de la startup.

Speaker: Bref, j'ai passé un super moment avec Alberic, et j'espère que vous aussi.

Speaker: Pour le contexte, cet épisode a été enregistré en décembre 2024.

Speaker: Bonjour à tous, aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Alberic Obron, le cofondateur de Coureur, une entreprise du sport dans l'innovation et l'événementiel, avec un produit phare, le Radar.

Speaker: Je suis très heureux de t'accueillir ici à Alberic car ton parcours est passionnant, tu es fou d'aventure, tu es un amoureux du sport et je pense qu'on va pouvoir discuter de sujets géniaux ensemble.

Speaker: J'ai une première question d'abord, comment est-ce que ça va?

Speaker: Salut Huitain, ça va bien?

Speaker: Oui, ça va très bien, tant au niveau personnel que professionnel.

Speaker: J'ai fait une bonne dose de sport cette semaine, donc ça faisait un peu longtemps que je ne m'aidais pas à faire plusieurs sorties d'affilée comme ça, donc ça fait du bien.

Speaker: Trop sympa.

Speaker: Je t'envie un petit peu, je t'avoue, parce qu'en ce moment, je suis presque au repos avec un essuie-glace que je me suis fait récemment.

Speaker: Donc, je reprends tranquillement cette semaine.

Speaker: Pour nos auditeurs, est-ce que tu peux te présenter pour qu'on comprenne qui tu es?

Speaker: Oui, bien sûr.

Speaker: Donc, je suis albéric.

Speaker: J'ai monté coureur.

Speaker: Il y a deux ans, avec un ami qui s'appelle Henri Thermont.

Speaker: Tous les deux, en fait, on est des passionnés de sport, d'aventure, d'endurance.

Speaker: Lui, initialement, plutôt cycliste, mais moi, plutôt dans la course à pied.

Speaker: Et tous les deux, en pratique sportive libre, quoi.

Speaker: Pas membre de club, etc.

Speaker: Voilà, pratiques spontanées.

Speaker: Et c'est un peu comme ça qu'on entreprend, spontanément et avec le cœur et la passion.

Speaker: Et tous les deux, on s'est rencontrés par nos études.

Speaker: On est étudié d'ingénieur ICAM.

Speaker: Initialement, je viens de Lyon, donc plutôt du trail.

Speaker: Et puis, j'ai débarqué pour monter la boîte à Nantes depuis deux ans.

Speaker: Ok, trop sympa.

Speaker: J'ai l'impression que c'est assez marquant chez toi, la spontanéité.

Speaker: Je ne sais pas, est-ce que tu peux m'en dire un petit peu plus?

Speaker: Ouais, la spontanéité, c'est marquant.

Speaker: Je pense que je suis un intuitif de nature, aussi socialement.

Speaker: J'aime bien décoder comment fonctionnent les gens et j'aime bien décrypter ce qui se passe dans les relations.

Speaker: Et du coup, ça joue aussi dans ma façon de...

Speaker: de faire j'aime bien m'écouter j'ai appris beaucoup ça dans le sport aussi dans le running faire attention à pas juste mon cerveau mais écouter mes sensations et je pense que c'est les intuitions faire confiance aux intuitions c'est très important pour moi et je pense que dans l'innovation et dans la créativité c'est ça on a besoin de faire confiance à nos intuitions

Speaker: C'est ça qui t'a amené à cofonder Coureur?

Speaker: C'est grâce à tes intuitions?

Speaker: Ouais, c'est ça, c'est parti plutôt d'intuition.

Speaker: Après beaucoup d'échanges, en fait, toujours aller se confronter, que ça ne se passe pas qu'au niveau du tarot, mais aller se confronter à la réalité, aller se confronter au marché, aller se confronter aux experts des domaines et tout.

Speaker: C'était les premières démarches qu'on a faites quand on est arrivés à Nantes, c'est-à-dire qu'on avait notre idée, notre projet.

Speaker: Et puis, on allait toquer chez tous les entrepreneurs du sport, chez tous les acteurs du sport, chez les clubs du running, chez les coachs, et aller...

Speaker: confronter nos idées, essayer de comprendre comment l'écosystème fonctionne, sonder un peu le besoin pour mieux y répondre.

Speaker: L'entrepreneuriat, c'est la confrontation entre l'intuition et la réalité.

Speaker: Pour voir si ton intuition n'est pas trop éloignée du réel.

Speaker: Surtout quand tu parles de ta passion, j'ai l'impression que c'est intimement lié à l'intuition.

Speaker: Aujourd'hui, coureur, vous faites quoi exactement?

Speaker: Alors, coureur, aujourd'hui, notre produit fort, tu l'as nommé, c'est notre radar.

Speaker: Donc, notre activité aujourd'hui, c'est de l'innovation et de l'événementiel.

Speaker: On développe des produits qui incitent à bouger, à faire du sport et du running, à courir, à se mettre en mouvement.

Speaker: Et on les propose sous deux axes.

Speaker: On les propose à la fois sur du mobilier urbain, pour les villes, les collectivités, les aménageurs de l'espace public.

Speaker: et à la fois sur de l'événementiel.

Speaker: Là, ça peut être sur des salons du sport, des villages de course, des entreprises qui vont faire une animation team building.

Speaker: Tout ce qui tourne autour de l'activité physique sportive, on vient proposer de l'animation, soit le radar seul comme ça en location, soit nous, une expertise sur de l'animation running, sprint.

Speaker: Ok.

Speaker: Là, aujourd'hui, le radar, il est dans la ville de Nantes, c'est ça?

Speaker: Oui, ça.

Speaker: On en a deux qui sont développés et fixes dans la ville de Nantes.

Speaker: On les a implantés en janvier dernier.

Speaker: Et puis après, on a un radar événementiel qui tourne un peu partout.

Speaker: On propose la location.

Speaker: Et puis là, on en déploie à Rotterdam au printemps.

Speaker: Comment vous passez de Nantes à Rotterdam?

Speaker: En fait, c'est simple.

Speaker: Nos radars, c'est des vitrines sur l'espace public.

Speaker: Et cet été...

Speaker: Cet été, on a reçu un message sur notre boîte de contact du site internet de coureurs.

Speaker: Et en fait, c'était un gars qui était passé au radar avec sa famille, qui s'est trop amusé avec ses enfants et sa femme à faire des sprints.

Speaker: Et il a dit, je veux le même chez moi.

Speaker: Et en fait, il se trouve que ce gars bosse dans une boîte qui fait l'aménagement à Rotterdam.

Speaker: Et donc, le projet est parti comme ça.

Speaker: C'est quoi exactement la mission de ce radar?

Speaker: Oui, en fait, déjà, peut-être que pour ceux qui ne connaissent pas vraiment, je vais y décrir, en fait.

Speaker: Parce qu'on parle de radar, c'est que les gens imaginent qu'ils se font flasher et qu'ils reçoivent une amante.

Speaker: Ce n'est pas trop le concept.

Speaker: Il faut imaginer vraiment une borne de 2 mètres de haut.

Speaker: avec un afficheur LED qui affiche la vitesse de ceux qui passent devant, comme semblable au radar pédagogique pour les automobilistes.

Speaker: Et donc, en fait, sa mission, en fait, c'est juste donner une donnée instantanée sur la vitesse des gens et ça va les inciter à faire un sprint, à se dépasser.

Speaker: Et donc, nous, on voit, est-ce que c'était la mission initiale?

Speaker: Pas vraiment, mais on voit les gens...

Speaker: se challenger entre eux, en fait, refaire des sprints en famille, entre amis, on a des publics assez divers, on a les habitués de la nuit qui sortent du bar, on a des pits d'activités le samedi soir entre minuit et deux heures du matin.

Speaker: C'est trop marrant, ça.

Speaker: Ça, c'est excellent, quoi.

Speaker: Et ouais, on a retrouvé, ça nous arrivait de retrouver une ou deux galettes sur le bord du radar.

Speaker: Apparemment, des sprints un peu trop poussés.

Speaker: Voilà.

Speaker: C'est trop marrant.

Speaker: J'imagine que ce n'était pas le cas d'usage imaginé de base.

Speaker: Non, pas vraiment.

Speaker: Ce qui est intéressant, c'est que le public cible de ce mobilier urbain, ce n'est pas directement du runner qui, dans sa séance de course, on a des retours de runners qui nous disent « oui, je m'amuse à accélérer à ce moment-là », mais ce n'est pas l'usage le plus marquant.

Speaker: Le plus marquant, c'est vraiment les familles, les gens qui viennent jouer, qui viennent et qui se font 10 sprints.

Speaker: Certains viennent faire leur séance de fractionnés pour voir à quelle vitesse ils tiennent sur 10 fois le sprint.

Speaker: Mais sinon, on a beaucoup de... Enfin, vraiment de tous les âges.

Speaker: Peut-être qu'on s'arrête au-dessus de 50-60 ans, on n'a pas beaucoup de sprinteurs de stage-là.

Speaker: Ok, ok.

Speaker: Mais là, quand je t'entends parler du radar, on l'imagine bien, un produit hardware qui est au cœur de la ville.

Speaker: Moi, ce que je me demande, c'est comment on en vient à créer un tel produit?

Speaker: Parce que ce n'est pas instinctif, je trouve, et c'est assez original.

Speaker: Comment c'est arrivé, en fait, cette idée de lancer un radar en ville?

Speaker: Comment ça arrivait?

Speaker: C'est marrant en fait.

Speaker: Au début, on avait... C'est-à-dire qu'on a lancé Coureur, on s'est lancé sur un autre secteur, on s'est lancé sur du petit événementiel sportif.

Speaker: On voulait créer des courses de quartier.

Speaker: qui permettent de se challenger régulièrement, proches des zones d'entreprise.

Speaker: Puis on a lancé quelques cours, ça prenait, mais c'était vraiment long.

Speaker: On mettait beaucoup d'énergie pour peu de retours.

Speaker: Et on rencontrait, ce que j'expliquais au début de notre échange, on rencontrait pas mal les acteurs du sport.

Speaker: On allait questionner un peu dans...

Speaker: dans ces domaines, jusqu'à rencontrer un élu de la ville de Nantes, Francky Trichet, donc on lui présente nos événements, et en fait, à ce moment-là, il lançait un appel à expérimenter sur la ville, la problématique, c'est comment on peut améliorer la santé des Nantais, en fait, c'est un appel à expérimenter sur la santé globale, quoi.

Speaker: La santé, mais pas de la santé pour soigner, mais de la santé préventive, tout ce qui tourne autour de la santé.

Speaker: Et donc, on a dit à l'élu, c'est simple, avec nos événements, ça va être super pour les lanterres, on va dynamiser le sport et tout.

Speaker: Il a dit, bon les gars, c'est sympa, mais ça ne touche pas assez de monde, c'est trop petit votre truc.

Speaker: Et donc on s'est un peu retrouvé autour de la table au bout d'après six mois de travail et on s'est dit « si on n'avait rien fait, qu'est-ce qu'on ferait pour faire bouger les gens pour qu'ils fassent du sport dans l'espace public? »

Speaker: Et en fait, on avait vu sur les réseaux sociaux et nous-mêmes, on s'était amusés devant des radars pour voiture.

Speaker: On s'est dit, mais on va le faire, ce produit.

Speaker: On va le faire, ce produit spécialement fait pour les humains, quoi, pour les coureurs, qui va afficher, qui va pousser les gens à faire un sprint, quoi.

Speaker: Et c'est comme ça qu'on l'a fait.

Speaker: On a postulé à l'appel à expérimenter.

Speaker: Ils ont adoré.

Speaker: Ils ont soutenu.

Speaker: Et puis après, derrière, on est allé chercher d'autres subventions.

Speaker: Et puis, on a déployé les radars comme ça à Nantes.

Speaker: Et puis, ça a lancé notre activité.

Speaker: Avec ton associé, vous êtes tous les deux ingénieurs de formation.

Speaker: C'est quoi la roadmap pour créer un produit comme celui-ci?

Speaker: Est-ce que c'est un produit que vous avez imaginé de toute pièce, en fait?

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Ben non, là, oui, c'est ça.

Speaker: Au début, donc on ne fait pas tout en interne.

Speaker: On a sous-traité d'abord à l'ICAM, qui est notre ancienne école d'ingénieurs.

Speaker: On a fait bosser des étudiants en dernière année.

Speaker: Parce que l'ICAM fonctionne comme ça en dernière année, il y a des...

Speaker: Il y a des élèves qui travaillent en bureau d'études et l'ICAM facture des projets à des clients pour professionnaliser un peu leur cursus.

Speaker: Donc on avait fait ça à nos étudiants, donc on s'est dit on va les faire bosser, c'est sympa.

Speaker: Et donc c'est ce qu'on a fait.

Speaker: Donc d'abord, on a pensé, on a dessiné au début, on a dessiné le produit, comment on aimait le... comment on l'imaginait.

Speaker: Et puis après, on a lancé, on a fait tout un... Je prends ma casquette ingénieur, mais on a fait tout un...

Speaker: un cahier des charges technique d'usage, comment on veut utiliser le produit.

Speaker: On l'a filé à l'ICAM pour qu'il développe le technique, on l'a filé à un studio de design pour qu'il nous fasse un produit design qui soit compréhensif, qui rappelle un peu le côté radar qu'on connaît tous.

Speaker: Oui, et donc ça s'est fait un peu de petit à petit.

Speaker: On a sorti une V1.

Speaker: Enfin, c'est les radars qui sont sur Nantes.

Speaker: Et puis ensuite, on allait chercher un autre bureau d'études électroniques pour travailler à une V2 un peu plus industrielle.

Speaker: On allait chercher un...

Speaker: un métallier nantais pour avoir un produit plus fini.

Speaker: C'est-à-dire que moi, la roadmap, je reviens un peu sur ta question, il faut sortir un premier produit.

Speaker: Pour moi, il faut sortir des trucs et puis ensuite les...

Speaker: les améliorer.

Speaker: Ça a pris combien de temps pour sortir la première version du produit?

Speaker: On a lancé les études en septembre et en janvier, on l'a posé.

Speaker: Et là, aujourd'hui, il y a une deuxième version qui est sortie, c'est ça?

Speaker: Oui, il y a une deuxième version qui est sortie pour l'événementiel et on sort une troisième version pour Rotterdam.

Speaker: Qu'est-ce qui va changer dans la version Rotterdam par rapport à celle de Nantes?

Speaker: Qu'est-ce qui va changer?

Speaker: C'est tout l'algorithme.

Speaker: On a amélioré l'algorithme sur la façon de détecter et on a optimisé la vitesse de l'algorithme pour qu'il affiche plus rapidement la vitesse.

Speaker: Il faut qu'il y ait une expérience un peu plus instantanée dans le passage.

Speaker: On a amélioré le capteur, on a pris un capteur un petit peu mieux aussi.

Speaker: Et puis, l'électronique, on a simplifié notre façon, on a fait...

Speaker: les cartes électroniques alors qu'on utilisait sur les protos c'était tout câblé à la main donc on a fait les cartes électroniques pour pouvoir multiplier un peu et puis on a amélioré la structure pour simplifier un peu l'usinage en gardant une structure plus solide

Speaker: pour l'espace public.

Speaker: Parce qu'il y a un enjeu de l'espace public, c'est qu'on est confronté à tous les usages, à déformer des usagers de l'espace public.

Speaker: C'est vous qui vous dites qu'il faut que ce soit suffisamment résistant pour ce type d'usage?

Speaker: Ou clairement, il y a des normes à respecter?

Speaker: Il y a des normes à respecter.

Speaker: Nous, c'est l'entre-métropole qui nous les a présentées.

Speaker: et donc on doit les respecter alors on avait de la chance pour les premiers radars c'était l'expérimentation donc on peut être un peu juste sur les normes et ils acceptent ça parce que pour pouvoir expérimenter facilement et créer des projets et du coup il y a une vraie dynamique à Nantes et ça on a beaucoup de chance de faciliter l'innovation et l'expérimentation

Speaker: sur l'espace public.

Speaker: Vos autres clients, ce sont des événements sportifs, si j'ai bien compris?

Speaker: Oui, exactement.

Speaker: Pour raconter un peu l'histoire, on a posé le premier radar en janvier dernier et on a été pas mal relayé dans les médias

Speaker: On avait sollicité quelques médias locaux, mais ensuite, ça a été un peu l'effet boule de neige.

Speaker: On a eu de la chance là-dessus.

Speaker: Ça nous a permis d'être connus assez rapidement.

Speaker: Pendant les mois qui ont suivi, on a été assez contactés.

Speaker: Les gens voulaient louer notre radar.

Speaker: Nous, on avait développé du mobilier urbain.

Speaker: Face à cette demande directement sur notre site internet ou au téléphone, on a développé tout de suite un produit pour l'événementiel qui est facilement transportable.

Speaker: Pour l'anecdote, avant que sorte ce produit, en fait, on avait transporté un radar de Nantes chez Microsoft à Paris pour un événement team building.

Speaker: Ça avait été l'épopée, quoi.

Speaker: Parce que le putt était intransportable.

Speaker: On avait dû retirer le plot béton.

Speaker: Ça avait été un truc fini à deux heures du mat avant l'événement.

Speaker: Mais c'était génial.

Speaker: Et donc, on s'est dit, bon, là, il faut qu'on fasse vraiment un produit facilement transportable et qu'on personnalise aussi en fonction des événements.

Speaker: Là, on l'a fait pour Mice Republic.

Speaker: Petit clin d'œil aussi à Ronan que tu as eu en podcast.

Speaker: Oui, exactement.

Speaker: On l'a fait pour Mice Republic, pour les 20 kilomètres de Paris.

Speaker: Voilà, on le stick complètement.

Speaker: Et du coup, ça fait un produit qui est personnalisé pour une marque, pour un événement, pour un sponsor, et qui permet de faire une activation et de marquer un peu les esprits aussi, parce que c'est une donnée qu'on n'a pas en fait nos vitesses de pointe.

Speaker: C'est-à-dire qu'on sait qu'Mbappé, il fait des pointes à 36, mais nous, on n'ose rien, en fait.

Speaker: On ne sait pas combien on vaut, quoi.

Speaker: Non, non, c'est vrai.

Speaker: Donc, même nos montres, en fait, nos montres ne nous guisent pas, enfin, elles ne sont pas assez fiables pour nous donner une vitesse de pointe, quoi.

Speaker: Donc nous, on propose cette expérience.

Speaker: Et ça, c'est une expérience qui est pour les participants de la course, c'est ça?

Speaker: Oui, alors ça dépend des événements.

Speaker: On a fait du passage de la flamme olympique.

Speaker: Donc là, c'est un public très varié, des gens qui viennent voir.

Speaker: On a fait des fanzones des JO.

Speaker: On a fait des événements team building d'entreprise.

Speaker: Donc là, il y a vraiment un challenge sprint où tout le monde passe et on affiche les records sur une télé.

Speaker: On a fait l'inauguration d'un terrain de sport.

Speaker: Donc là, c'est pareil, c'est un événement un peu plus officiel où la mairie fait une présentation et puis les gens peuvent jouer en autonomie.

Speaker: On a fait des événements pour des petits clubs, juste pour faire un jeu avant une course, mais avant un footing.

Speaker: Du coup, ça dépend un petit peu de l'usage qu'on va en faire.

Speaker: Puis on commence à faire et on tourne de plus en plus des événements un peu marketing.

Speaker: Et là, on personnalise le radar.

Speaker: Donc là, on sera probablement sur le marathon de Nantes.

Speaker: On sera aussi dans différentes villes en France avec Miles Republic pour faire des petites compètes de sprint.

Speaker: Donc là, c'est plus pour marquer les esprits avec un radar personnalisé.

Speaker: Et j'ai l'impression que de plus en plus, les événements ont besoin de ce type d'outils pour engager aussi un peu plus leurs participants, se connecter un peu plus à eux.

Speaker: On le voit, pour ceux qui fréquentent un peu les villages de course.

Speaker: des grosses courses.

Speaker: Enfin, déjà, toutes les courses se mettent à avoir un village de course, de partenaires, un village de partenaires.

Speaker: Et même les plus grosses courses, on voit les budgets des marques exploser sur leurs stands.

Speaker: Enfin, j'étais sur la Saint-Élion il n'y a pas si longtemps que ça.

Speaker: Voilà, on voit qu'il y a du budget chez Asix, chez tous les sponsors.

Speaker: C'est...

Speaker: Et chacun veut un peu se démarquer sur comment j'anime, comment j'emmène les gens dans mon univers, comment je les fais essayer mes chaussures pour qu'ils passent à l'achat.

Speaker: Et nous, on a un outil pour ça, pour se démarquer en fait.

Speaker: On a un outil pour créer un peu...

Speaker: un intérêt de s'arrêter dans un stand, de s'arrêter quelque part.

Speaker: Et même, il y a un enjeu, on l'a remonté plusieurs fois sur les courses, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de choses qui sont faites pour les participants des courses.

Speaker: En général, c'est le marathon de Nantes qui m'a donné la donnée, en général, un coureur, il vient avec trois.

Speaker: supporters, enfin trois accompagnateurs et en fait rien n'est prévu pour ces gens ou quasi rien alors que c'est des gens qui sont là qui voient le départ, qui voient l'arrivée qui ne sont pas dix mille trucs à faire et peut-être qu'il y a quelque chose à faire et donc c'est là qu'on intervient sur animer et créer des activités pour tous ces gens qui sont autour des événements sportifs ou non

Speaker: Et ça, c'est vraiment un sujet super pertinent dont on a parlé avec un de mes invités, Charles Galant du T24.

Speaker: On sera peut-être sur le T24 aussi, j'espère.

Speaker: Non, pas en participant, mais j'aimerais bien qu'on arrête à discuter avec Charles.

Speaker: Trop sympa.

Speaker: Effectivement, je vous verrai bien sur ce type d'événement.

Speaker: Oui, ce serait trop chouette.

Speaker: Ok, et tu parlais de la Saint-Élion?

Speaker: Tu y étais pareil pour le radar ou en tant que participant?

Speaker: Non, j'étais en tant que participant cette année.

Speaker: Tu as fait quel format?

Speaker: J'ai fait la complète, enfin la Saint-Élion.

Speaker: Je ne sais pas comment on dit, la Saint-Élion, classique.

Speaker: De Saint-Étienne à Lyon?

Speaker: Oui, ok.

Speaker: Je fais 80 kilomètres, oui.

Speaker: Tu fais beaucoup ce type de distance?

Speaker: Je fais.

Speaker: À chaque fois, c'est une petite souffrance, mais c'est une journée aussi.

Speaker: Mais j'aime bien cette distance.

Speaker: J'aime bien les courses à partir de 30 kilomètres.

Speaker: Ouais, j'aime bien.

Speaker: Et puis la Saint-Élion, moi je suis de Lyon, donc j'ai fait la... Enfin j'ai grandi avec cette course, j'ai fait la 22, la 44, et puis c'était la troisième fois que je faisais la complète.

Speaker: Voilà, je me sens un peu chez moi aussi.

Speaker: Ah ouais, ok, c'est vraiment... C'est la course de... C'est ton quartier, quoi.

Speaker: Ouais, quartier.

Speaker: Normalement, je dis ça, j'imagine qu'il y en a plein à qui de se sentir chez eux.

Speaker: Ouais, bah complètement.

Speaker: Et je sais pas, c'est quoi ta... Je trouve ça intéressant ce sujet, ta pratique du sport, toi.

Speaker: Pourquoi tu cours?

Speaker: Pourquoi tu fais du sport au quotidien?

Speaker: Pourquoi je cours?

Speaker: C'est une bonne question, ça.

Speaker: Ouais.

Speaker: C'est vrai que souvent les gens qui ne courent pas, ils se demandent vraiment pourquoi les gens courent.

Speaker: Les gens qui courent savent très bien que ça leur fait un bien fou.

Speaker: La course à pied ça a toujours été ça, soit on aime, ça on ne comprend pas.

Speaker: Je me souviens très bien, la première fois que je me suis mis à courir, je devais être à peu près au collège, et je m'étais dit dans la tête, est-ce que je suis capable de courir?

Speaker: En fait, je me souviens, est-ce que je suis capable de rentrer chez moi en courant?

Speaker: Je ne sais pas, il devait y avoir un kilomètre cinq ou deux bornes.

Speaker: Et puis, j'avais réussi en fait.

Speaker: Ça a été le premier succès.

Speaker: En fait, je pense que ça a été un peu ce mécanisme-là qui m'a fait de plus en plus courir.

Speaker: C'est un peu, est-ce que je suis capable?

Speaker: Et en fait, j'y arrive.

Speaker: Et du coup, ça me permet de...

Speaker: Ça m'a permis de développer un peu ma volonté, quoi.

Speaker: Et mon envie d'avancer, de me dépasser, quoi.

Speaker: Et c'est ça que j'aime beaucoup dans la course.

Speaker: À la fois, on se dépende, ça fait du bien.

Speaker: Après, on est... Je suis allé courir à midi, là, juste cet après-midi.

Speaker: Je suis détendu, quoi.

Speaker: C'est agréable dans tout le corps.

Speaker: Mais en même temps, ça forge le mental, quoi.

Speaker: Et ça, j'aime beaucoup dans la course.

Speaker: Ça forge...

Speaker: la soif de plus grand, quoi.

Speaker: Et je trouve que c'est ça qui me plaît, dans les sports d'endurance, quoi.

Speaker: Et je ne peux que te rejoindre là-dessus.

Speaker: Est-ce que c'est pour ça aussi que tu vas viser des distances d'ultra aussi?

Speaker: Pour aller chercher, voir jusqu'où tu es capable d'aller?

Speaker: Oui, peut-être.

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Je dis peut-être.

Speaker: Je ne sais jamais vraiment pourquoi je m'inscrit à un truc un peu long.

Speaker: Sachant que je ne fais pas non plus des ultras.

Speaker: Le plus gros truc que j'ai fait, c'est...

Speaker: C'est la Saint-Élion ou la Picariège cet été, qui a une course de 70 bornes, mais qui fait 7000 dénulés.

Speaker: Il y a un peu de... Ah ouais, c'est costaud ça.

Speaker: Mais ouais, il y a un côté d'être longtemps dans la nature, je ne sais pas, d'être quelque chose de grand, quoi.

Speaker: C'est aussi par curiosité.

Speaker: En vrai, je me retrouve beaucoup là-dedans.

Speaker: Moi, j'ai d'abord commencé par la course sur du plat, et après le trail en pleine nature.

Speaker: C'est vrai qu'il y a quelque chose de très contemplatif dans le trail, et le fait de se retrouver au milieu de la nature, à n'en plus pouvoir avoir des...

Speaker: des pics d'énergie et des gros d'un aussi se demander ce qu'on fait là pendant des heures et des heures sans compte qu'on est petit ouais c'est vrai que bah et en même temps on y arrive et en même temps on peut

Speaker: On est tout petit face à la montagne.

Speaker: J'aime bien aussi le côté contemplatif, la solitude, se retrouver face à soi-même un peu aussi réellement.

Speaker: Et puis je sais pas, dans une course on ment pas, on rigole pas, on blague pas, on est nous.

Speaker: Et je trouve que ça fait du bien, c'est naturel et en même temps dur.

Speaker: Ça fait un jeu à augmenter, je le redis mais je le pense à moi.

Speaker: Non mais je suis vraiment assez d'accord avec toi.

Speaker: Il y a vraiment quelque chose de beau dedans, qui est aussi propre à la découverte de chaque parcours.

Speaker: Et justement, dans ton parcours, je l'ai mentionné en introduction, j'ai l'impression que l'aventure, la découverte,

Speaker: Ça fait presque partie de toi.

Speaker: Est-ce que tu peux me dire ce que ça t'évoque chez toi à l'aventure?

Speaker: À l'aventure?

Speaker: Qu'est-ce que ça évoque?

Speaker: C'est... Je rebondis, mais...

Speaker: J'ai pas mal baroudé, voyagé.

Speaker: Je suis pas mal parti à l'aventure depuis le début de mes études.

Speaker: Et je sais pas, l'aventure, pour moi, c'est un peu l'audace d'aller là où tout le monde n'irait pas naturellement.

Speaker: D'aller chercher un peu, d'aller creuser les endroits que l'on ferait pas.

Speaker: Et que je suis parti, par exemple, ça sera plus concret, mais...

Speaker: J'ai fait pas mal de voyages, d'abord je suis allé en Inde, ensuite en Amérique du Sud, et puis là dernièrement on a été à Istanbul à vélo avec trois copains dont Henri avec qui je monte la boîte.

Speaker: Et puis on a choisi, on a pris des vélos de route et on a choisi de passer par tout l'école des Alpes.

Speaker: Et c'était ça notre aventure quoi, de partir avec le moins de trucs possible.

Speaker: Mon vélo chargé avec la bouffe faisait 25 kilos.

Speaker: En fait, ceux qui connaissent un peu l'aventure à vélo, ils se rendent compte que ce n'est pas grand-chose.

Speaker: Sachant qu'on dormait sous tente, on avait notre gamelle.

Speaker: Tu étais en full autonomie.

Speaker: J'étais en full autonomie.

Speaker: Et un poids normal de vélo, je ne me rends pas du tout compte parce que je ne l'ai jamais fait.

Speaker: Un vélo de route, c'est 8 kilos.

Speaker: Après, il y a tout le chargement.

Speaker: Ok.

Speaker: Donc vous faites ça, vous partez à 3, à 4, c'est ça?

Speaker: Oui, à 4 et on part le 1er octobre quand l'école commence à fermer.

Speaker: Et en fait, ce qui fait qu'on base l'école avec nos vélos de route, nos chargements un peu sous la neige, sous la pluie.

Speaker: Et en fait, c'était juste... C'était féerique, c'était féerique.

Speaker: On était seuls dans la montagne, on arrive, le deuxième jour, on part de Grenoble, on se prend une journée de pluie, on passe le col de la Croix de Fer, mais trempé, mes freins qui lâchent, c'était le deuxième jour, il n'y avait rien qu'à l'aise.

Speaker: Donc, on sonne chez les gens et en fait, on nous accueille.

Speaker: Il y a un côté que j'aime bien dans l'aventure, c'est qu'en fait, on devient si petit qu'on va demander aux gens de l'aide et avec l'humilité de se dire « bon, là, on s'est fait une sacrée saucée, on ne peut rien faire tout seul ».

Speaker: Et donc, ouais, se laisser solliciter un peu les uns les autres, se laisser aider.

Speaker: Et puis en fait, c'est ce qui fait qu'on rencontre des gens géniaux qui ne demandent rien, qui nous accueillent, nous donnent des lits, un repas.

Speaker: Et par le lendemain, on ne les reverra plus, quoi.

Speaker: C'est génial de pouvoir faire des rencontres et d'avoir aussi l'audace d'aller toquer chez les gens, l'humilité d'être là où on en est.

Speaker: J'aime beaucoup cette aventure un peu comme ça, spontanée, où on peut se mettre aussi dans des difficultés raisonnables, mais on est toujours capable de se dépasser pour aller chercher les solutions.

Speaker: Ok, c'est vraiment trop sympa.

Speaker: Donc, vous avez fait Grenoble-Istanbul?

Speaker: On est parti de Lyon, ouais.

Speaker: Ah, de Lyon, ok.

Speaker: On a fait Lyon jusqu'à Istanbul.

Speaker: En fait, on devait aller, donc c'était en septembre 2021, 2020, donc 2020 anti-Covid.

Speaker: Donc, on part avant le deuxième confinement et on devait aller à...

Speaker: On est allé au Monténégro et rentré en France pour ensuite faire le tour de la Corse en kayak.

Speaker: Le tour de la Corse qu'on n'a jamais fait, puisque confinement.

Speaker: Mais donc, on est partis.

Speaker: Et en fait, quand on est partis, tous les pays se sont fermés derrière nous.

Speaker: Donc d'abord la France, ensuite l'Italie.

Speaker: Et donc, on avançait.

Speaker: On est arrivés au Monténégro.

Speaker: Les gens, on ne savait même pas trop si on allait pouvoir passer à cause des règles.

Speaker: On s'est passé.

Speaker: on rentre au Monténégro et puis on se dit « bon, on va où?

Speaker: » Et puis quelqu'un, quelques jours avant, nous avait dit « ouais, vous êtes plus très loin d'Istanbul ».

Speaker: On regarde sur une carte, on se dit « bon, voilà, tout ».

Speaker: Et j'aime bien cette aventure-là, c'est ce côté un peu spontané.

Speaker: Et du coup, on est allé à Istanbul, aux portes de l'Asie,

Speaker: Alors que ce n'était pas du tout le projet.

Speaker: Et tous les quatre, on était disponibles à changer de projet et puis à y aller.

Speaker: Et donc, on a traversé des pays géniaux.

Speaker: L'Albanie, la Croatie, c'était magnifique.

Speaker: Aussi, la Slovénie, la Bosnie, je ne les fais pas dans le genre, mais ce n'est pas grave.

Speaker: La Macédoine, la Bulgarie, on se caillait en Bulgarie.

Speaker: Et puis, on est arrivé en Turquie...

Speaker: à Istanbul on a dû arriver le 15 décembre ah ouais donc vraiment deux mois ouais ça deux mois et 70 jours je me dis il faut quand même avoir le temps pour partir faire ce genre d'aventure mais faut le prendre oui c'est vrai faut le prendre ouais c'est peut-être ça faut le prendre on sortait de tous les quatre des études on s'était promis un peu de se prendre une année pour tester les sports d'endurance à fond voilà

Speaker: On était partis à vélo, après on avait aménagé un van, on est partis en Suède, faire des expéditions de ski de randonnée, de ski nordique, au nord du cercle polaire.

Speaker: Et ça c'était avec la même bande de potes?

Speaker: Ouais, ça c'était la même bande, avec l'objectif de le faire le plus sérieusement possible, même si on a toujours cette spontanité.

Speaker: Sérieusement, c'est-à-dire qu'on allait chercher des sponsors, on a fait du test matériel pour Décathlon, pour une tente d'Alpi, pour des masques, on a été équipé par Vaud, on allait chercher des financements, on a eu des sponsors aussi sur notre vanne.

Speaker: Et donc ça, c'était important pour nous de le faire au-delà de l'aspect aussi, ça facilite la fiabilité du projet.

Speaker: Le faire de manière la plus propre aussi, tout en voyageant simplement, c'était une façon aussi de valoriser le projet et de nous engager vraiment dans ce qu'on faisait.

Speaker: Et de ne pas le considérer comme des vacances.

Speaker: Vraiment, on a eu une expérience qui nous a fait grandir.

Speaker: Et d'ailleurs, un de nous, Gaël Meunier,

Speaker: continue à vivre d'aventure.

Speaker: Et donc lui maintenant il fait des conférences en entreprise sur l'audace, sur la prise de décision, les risques.

Speaker: Donc il fait le parallèle entre le monde de l'aventure et le monde de l'entreprise.

Speaker: J'aime beaucoup sa vision.

Speaker: Il organise aussi des festivals d'aventure à Lyon.

Speaker: C'est quoi un festival d'aventure?

Speaker: Festival d'aventures, donc il y a un festival de films très connu qui s'appelle Montagnansène, j'imagine que beaucoup connaissent.

Speaker: Donc là, c'est du film, quoi.

Speaker: La projection de films d'aventures.

Speaker: Et lui, il organise un festival qui a à la fois deux films et il fait des conférences, table ronde, échanges avec les aventuriers et le public pour qu'il y ait un peu plus de liens, pour que les gens puissent rencontrer un peu les aventuriers, quoi.

Speaker: Ok, donc tu as un entourage de… Ton entourage, c'est les sportifs, des aventuriers, des gens qui sortent de leur zone de confort?

Speaker: J'ai un entourage d'audacieux, ouais.

Speaker: D'audacieux, ouais, qui sortent de leur zone de confort, ouais, exactement.

Speaker: Cette bande-là, en tout cas, entre trous, c'est souvent pour... Enfin, on a un petit rituel, d'ailleurs, tous les ans, entre copains, on s'organise un triathlon entre copains, on est entre 6 et 10 au départ, et c'est la guerre, quoi.

Speaker: C'est au premier qui arrivera.

Speaker: Et on balise ça à l'avance et on fait sur du Alpha Iron Man comme distance et c'est rigolo.

Speaker: Entre nous, on se fait nos ravitos.

Speaker: Ah ouais, c'est trop sympa de faire ça.

Speaker: Ouais, c'est sympa.

Speaker: C'est détente.

Speaker: Voilà un peu l'ambiance de ma bande de copains.

Speaker: Tourner autour du sport, c'est vraiment cool.

Speaker: Il y a aussi une aventure dont tu m'avais parlé avant qu'on fasse cet épisode.

Speaker: Ta marche en Amérique du Sud de Santa Cruz à Cusco.

Speaker: Moi, ça m'a un peu bluffé, cette histoire.

Speaker: Je pense que ça vaut le coup de la raconter.

Speaker: Est-ce que tu peux entrer un peu dans le détail sur cette aventure des fous?

Speaker: Oui, bien sûr.

Speaker: En 2018, j'avais quatre mois d'été, j'étais étudiant à l'ICAM, l'école d'ingénieurs.

Speaker: Et donc, ils nous proposaient de partir quatre mois.

Speaker: En fait, l'objectif, c'était de sortir de son confort et de créer un projet de toute pièce.

Speaker: Et donc, moi, j'avais décidé de relier à pied...

Speaker: Santa Cruz et Cusco parce que j'avais envie de montagne.

Speaker: L'Amérique du Sud, la Cordillère des Andes, ça me faisait rêver, c'était montagne à perte de vue.

Speaker: Et donc j'ai pris mon sac à dos, ma tante, et puis je suis débarqué à Santa Cruz.

Speaker: Et puis j'ai marché, pas directement depuis l'aéroport, j'ai pris une petite voiture pour aller un peu dans l'antagne.

Speaker: Et puis là, j'ai traversé la Bolivie et le Pérou en solitaire pendant deux mois.

Speaker: Et ensuite, deux mois avec Henri, qui est mon associé aujourd'hui.

Speaker: Et ça, j'ai beaucoup aimé parce que j'ai découvert le pays d'une façon assez lente.

Speaker: Et à la rencontre des gens qui n'ont pas l'habitude de voir des touristes parce que simplement, ils sont dans un vieux village paumé au milieu de rien en Bolivie.

Speaker: Et en fait, c'était lent et long et tout ce que j'aimais, de la montagne, de l'effort.

Speaker: Et c'était la première fois, en 2018, j'avais 20 ans, c'était la première fois que je me retrouvais seul aussi.

Speaker: Une vraie solitude où je partais seul.

Speaker: On part souvent avec des copains, on part souvent avec sa famille, avec...

Speaker: dans le monde professionnel, avec un cadre de gens qu'on connaît, qui est rassurant.

Speaker: Là, je suis parti seul, je me suis retrouvé seul dans les montagnes, parfois avec des jours entiers, des semaines où je n'avais pas de réseau.

Speaker: Et j'avais juste à vivre, à avancer, à trouver où est-ce que j'allais récupérer de la nourriture et où est-ce que j'allais dormir.

Speaker: Et c'était mes seuls soucis.

Speaker: Et ça m'a fait énormément de bien, surtout à cette période où il se passait plein de trucs aussi...

Speaker: perso dans mon choix, dans mon cursus un peu scolaire et professionnel.

Speaker: Et donc, je pense que ça m'a forgé.

Speaker: Ça a été la première expérience de ma vie où je suis rentré avec une vraie fierté de ce que j'avais fait, même si ça paraît un peu débile de juste marcher.

Speaker: Mais c'était grand, lent, long et je retrouvais vraiment avec soi-même dans le silence et dans le sport.

Speaker: C'est génial comme projet.

Speaker: Là, tu regardes vraiment le parcours avant de regarder la destination.

Speaker: Tu marches, tu rejoins un point, deux points entre eux.

Speaker: Ça a été dur à un moment aussi de me dire, parce que je voyais beaucoup de choses, mais en même temps, je ne voyais pas grand-chose.

Speaker: C'est-à-dire que...

Speaker: Les gens qui sont allés au Pérou ou en Bolivie, tout de suite, ils pensent au désert de sel, le canyon d'Arequipa au Pérou, des choses que j'ai... En le désert de sel, je suis passé, mais le canyon, non.

Speaker: J'ai dû faire une croix sur les trucs touristiques de base et me dire, en fait, moi, ma façon de voyager, c'est ça, c'est à pied et lentement et en choisissant de ne pas aller voir les...

Speaker: de toutes les choses, de ne pas être exhaustif sur ce qu'il faut voir quand on voyage dans ces pays-là, et plus de découvrir les montagnes.

Speaker: Et puis, c'est génial.

Speaker: Et puis, il m'est arrivé des trucs improbables qui n'arrivent jamais.

Speaker: Un soir, je me suis installé au bord d'un village, et puis je me couchais très tôt, je me couchais avec la nuit, donc plutôt vers 18-19 heures, et je me mettais dans ma tente, je faisais mon dîner, et puis j'allais me coucher.

Speaker: J'étais en caleçon dans mon sac de couchage.

Speaker: Et puis j'entends des gars qui arrivent, qui me disent « Ouais, sortez, sortez, sortez de là!

Speaker: » En espérant, que je n'oserais pas prononcer, parce que ça va être chaotique dans ce podcast.

Speaker: Et puis je sors, là j'étais en caleçon dehors, une quinzaine de gars autour de ma tance qui me disent « Les mains en l'air! »

Speaker: Et j'étais braqué avec des lances-pierres.

Speaker: C'était lunaire le truc.

Speaker: Et en fait, ils se demandaient ce que je foutais là et ça n'avait jamais vu quelqu'un passer à ce endroit-là.

Speaker: Et juste, je ne sais pas, je peux juste m'attendre une nuit, rien.

Speaker: Ils ont fouillé mes affaires et tout.

Speaker: Ils ont vu un couteau, mais c'était pour faire la cuisine, quoi.

Speaker: Mais il n'y avait rien de dangereux.

Speaker: Je leur ai expliqué que j'étais gentil.

Speaker: Je leur ai dit, si vous voulez, je m'en vais.

Speaker: Ils m'ont dit, non, c'est bon, tu peux dormir.

Speaker: Mais ça a été un moment un peu bizarre de se retrouver les mains en l'air comme ça.

Speaker: Voilà, les petites anecdotes récolottes.

Speaker: C'est trop marrant, mais t'as le droit de... Enfin, je sais pas comment ça marche.

Speaker: Tu pouvais faire du camping sauvage un petit peu où tu voulais.

Speaker: À vrai dire, je connais pas vraiment la règle officielle.

Speaker: Je pense qu'il y en a pas vraiment, en fait.

Speaker: C'est-à-dire que les gens le font pas.

Speaker: C'est tellement grand qu'il y a pas de règles sur les... Il y a des règles dans les parcs, dans les grands parcs nationaux où il y a des zones où on peut dormir.

Speaker: Mais dans le reste du pays, je ne saurais même pas dire.

Speaker: Et donc on n'a jamais eu trop de problèmes.

Speaker: On a eu quand même des policiers qui sont venus nous voir, parce qu'on était dans des endroits privés, mais on ne savait pas vraiment quand on était avec Henri à la fin.

Speaker: Mais bon, ils ne connaissaient pas vraiment.

Speaker: Ils ont pris en photo nos passeports, mais pas la bonne page.

Speaker: Et toi, tu as parlé d'un... Enfin, je ne sais pas ce que tu retiens de plus beau de ce périple.

Speaker: Qu'est-ce que je retiens?

Speaker: C'est dur tes questions, mais j'aime bien.

Speaker: Qu'est-ce que je retiens?

Speaker: D'un aspect juste du décor, enfin je veux dire, déjà c'était la grandeur des montagnes de l'Amérique du Sud, c'est juste énorme.

Speaker: En fait on passe des vallées, les Alpes à côté c'est rien en fait, on passe des vallées mais c'est monstrueux quoi.

Speaker: On est à 4000 mètres sur un plateau, tu montes un col à 5000 et là, tu as des glaciers énormes.

Speaker: C'est juste démentiel.

Speaker: Ça, c'est un peu sur l'aspect paysage.

Speaker: Qu'est-ce que je retiens sinon de grand?

Speaker: Je pense que ça m'a fait...

Speaker: prendre conscience de... Je sais pas, j'ai beaucoup appris sur moi-même, sur ma façon... sur ma façon d'être... Je sais pas, d'être...

Speaker: sur mes capacités à aller au bout d'un projet comme ça, je pense que je me suis forgé aussi une envie de dépassement.

Speaker: Comme c'était vraiment la première fois que je me retrouvais seul, j'ai expérimenté que quand on est seul, il n'y a pas de... Ce que je disais sur la course aussi, il n'y a pas de... On ne blague pas, enfin...

Speaker: On pense juste, quoi.

Speaker: J'ai eu des... J'ai eu des... Je pense que c'est étonnant.

Speaker: J'ai eu des émotions hyper fortes, mais hyper... Hyper vraies.

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: Seul, quoi.

Speaker: Je suis quelqu'un d'assez émotif.

Speaker: Je me dévoile un peu, mais je suis quelqu'un d'assez émotif.

Speaker: Assez sensible.

Speaker: Enfin, très sensible.

Speaker: Et j'ai eu des joies profondes en marchant, en repensant à des choses, mais juste en contemplant le moment, quoi.

Speaker: et à verser des larmes en fait juste de joie d'être dans la montagne avec le soleil qui se couche avec aussi une relecture de ma journée en me disant en fait j'ai fait que des bonnes choses aujourd'hui je peux être que fier de ce que j'ai fait dans la simplicité de ce que j'ai fait et voilà j'ai juste marché aimé ma journée simplement quoi

Speaker: Je pense que ce type de récit, de discours, c'est important aussi de l'avoir dans notre société aujourd'hui où on est hyper connecté, on se compare beaucoup.

Speaker: C'est difficile de... Ouais, c'est dur.

Speaker: C'est dur.

Speaker: Parce que c'est... On ne vit pas du tout dans le...

Speaker: Enfin, on vit dans un monde où on est hyper sollicité, quoi.

Speaker: Donc, c'est difficile d'avoir le temps de s'arrêter, quoi.

Speaker: De s'arrêter, de... Ouais, et de ne pas être efficace.

Speaker: Ça, c'est difficile d'avoir le temps de ne pas être efficace.

Speaker: Je pense que... Je pense surtout, dans l'entrepreneuriat, on nous dit beaucoup d'être...

Speaker: Je ne sais pas, moi, j'en rencontre pas mal d'entrepreneurs.

Speaker: Il y a toujours ce côté, bon, t'en es où?

Speaker: T'as levé?

Speaker: T'as pas levé?

Speaker: C'est quoi ton chiffre d'affaires?

Speaker: C'est quoi ton rendement un peu?

Speaker: Et en fait, c'est important pour l'équilibre de vie d'avoir des temps comme ça où on n'est pas efficace, des temps gratuits un peu.

Speaker: Et moi, je me le dis à moi-même parce que je suis le premier à...

Speaker: et mes proches qui m'entendront se marrons, mais je suis le premier à me dire « Vas-y, j'ai rien fait aujourd'hui, fais chier.

Speaker: » Mais en fait, c'est bon d'avoir ces temps de pause.

Speaker: Et ça, je l'ai vraiment expérimenté dans plein d'aventures.

Speaker: Des temps d'arrêt, des temps où on déconnecte, où on relit ce qu'on a vécu.

Speaker: on prend le temps d'aimer le quotidien.

Speaker: Ouais, le temps de... En fait, dans le sport, on ne peut pas être en sprint, en fait.

Speaker: On ne peut pas être en sprint sur 80 kilomètres.

Speaker: On ne peut pas être en sprint sur 4 mois de marche.

Speaker: En fait, on est obligé de s'arrêter, quoi.

Speaker: On est obligé d'avoir conscience de ses capacités de vitesse, quoi.

Speaker: Et dans l'entrepreneuriat, c'est pareil, quoi.

Speaker: Ouais, on ne peut pas faire du sprint tout le temps, quoi.

Speaker: C'est cool que tu parles d'entrepreneuriat.

Speaker: D'ailleurs, je partage ta philosophie de vie, mais je trouve ça vraiment difficile au quotidien de pouvoir l'appliquer.

Speaker: Effectivement, dans un monde pro, on est très sollicité, d'autant plus en tant qu'entrepreneur.

Speaker: Toi, est-ce que tu peux me dire si c'est pour ça que tu as entrepris dans le sport spécifiquement?

Speaker: Ouais, j'ai écouté ma passion, en fait.

Speaker: J'ai écouté aussi un domaine dans lequel je me sens légitime, que je connais, avec mon regard aussi, du sport, mon regard de la course, mon regard de l'aventure, en fait.

Speaker: Mais qu'il ne peut pas le regard de tous, mais qu'il y en ait un.

Speaker: Et...

Speaker: Oui, j'avais envie d'entreprendre parce que j'aime bien créer, j'aime bien piloter un projet de A à Z. J'aime bien le risque en fait aussi.

Speaker: Oui, j'aime plus l'audace quoi.

Speaker: Donc je ne sais pas, les deux se sont mêlés.

Speaker: J'avais envie d'uniter aussi dans ma vie.

Speaker: Oui, la question d'unifier sa vie, de ne pas être complètement binaire perso pro.

Speaker: Ça me travaillait.

Speaker: Je pense qu'aujourd'hui, l'entrepreneuriat et l'entrepreneuriat dans le sport me permettent de vivre ça, quoi.

Speaker: Me permettent d'unifier ma vie parce que quand je vais courir, en fait, je le fais pour moi, même si je le fais, c'est bon pour la boîte.

Speaker: Enfin, voilà, je suis...

Speaker: C'est bon pour la boîte que je connaisse la course, que je pratique.

Speaker: Quand je vais à la Saint-Éléon, je le fais pour moi.

Speaker: Je ne le fais pas pour faire du business.

Speaker: Mais en même temps, ça me permet de rencontrer des acteurs du running sur les stands.

Speaker: J'avais envie d'unité.

Speaker: Je pense que c'est pour ça un peu aussi que je suis allé là-dedans.

Speaker: Je pense que ça peut parler à beaucoup de personnes qui peut-être se disent « j'ai envie d'écouter cette petite voix ou d'écouter ma passion et de voir qu'on peut créer des projets dans des domaines qui nous passionnent ».

Speaker: Il y a une thématique que j'aime aborder dans ce podcast, tu l'as déjà un petit peu abordé, mais c'est le kilomètre 30, toi qui connais la course, tu sais de quoi je parle, le mur du marathon.

Speaker: le moment où tu peux prendre une grosse tarte dans la gueule où t'es déstabilisé en fait ton corps ton mental peut te dire oui mais ton corps te dit non à ce moment là c'est une vraie difficulté à dépasser faut se mobiliser il y a de l'expérience aussi peut-être qui joue derrière la gestion du kilomètre 30

Speaker: Est-ce que toi tu as des anecdotes, ce que je trouve le parallèle intéressant entre le sport et l'entrepreneuriat, des anecdotes dans ton parcours professionnel qui te font penser à ce kilomètre 30?

Speaker: Oui, déjà le kilomètre 30, le mur du marathon, ce n'est pas inévitable.

Speaker: Non, j'égule pour refaire le parallèle avec la course!

Speaker: Toi, tu n'as jamais connu... Ça m'est arrivé de le prendre, d'ailleurs.

Speaker: Oui?

Speaker: Si, si, si.

Speaker: Ça m'est arrivé de ne pas du tout le prendre, quoi.

Speaker: D'accélérer au kilomètre 28 et de finir plus rapide, quoi.

Speaker: Et donc, ce n'est pas inéditable.

Speaker: Mais bon, dans l'entrepreneuriat, on s'en prend toujours un des murs.

Speaker: Là, je pense, tout à l'heure, je parlais de la façon dont on a pivoté, qu'on a lancé le radar et que maintenant, c'est ce qui fait toute notre activité.

Speaker: Quand on a rencontré... En fait, ce qui est rigolo, c'est qu'un an après, on l'a revu plusieurs fois, Francky Trichet, et puis il nous a dit un an après, quand je vous ai vu la première fois et qu'on lui avait présenté nos événements,

Speaker: Et il nous dit, en fait, c'était lunaire.

Speaker: Et je pense qu'on s'est pris.

Speaker: Je pense qu'on s'est pris.

Speaker: En fait, on a senti qu'il n'accrochait pas du tout.

Speaker: Le mieux qu'on s'est pris, c'est juste... En fait, on est arrivé avec un projet.

Speaker: Il ne nous l'a pas vraiment dit, mais il nous a fait comprendre que ça n'avançait pas.

Speaker: Que ça allait pas.

Speaker: Et...

Speaker: Et là où on a bien su rebondir, c'est qu'on a pivoté, qu'on a sorti quelque chose qui a bien marché.

Speaker: Donc on a fini la course, on s'est pris le mur, mais on a bien fini la course.

Speaker: Et comment est-ce que toi, tu expliquerais la difficulté, finalement, qui vous a poussé à créer quelque chose de nouveau?

Speaker: Donc, il y a toujours, je pense, du positif dans le fait de se remettre en question et de changer de posture, créer quelque chose de nouveau.

Speaker: Qu'est-ce qui...

Speaker: Qu'est-ce qui a fait que vous n'étiez pas forcément pertinent sur votre premier projet?

Speaker: Ce qui a fait qu'on n'était pas pertinent, c'est qu'on n'était pas assez gros, en fait.

Speaker: Je pense que c'était... On se prenait, en fait, ce qui était lunaire, comme il disait, ce qui était décalé de la réalité, c'est qu'en fait, on se prenait pour... On arrivait en se prenant pour le marathon de Paris, en fait, alors qu'on faisait 300 dossards, quoi.

Speaker: Et donc, c'était ça qui était décalé, quoi.

Speaker: Et avec beaucoup d'assurance, en fait.

Speaker: Pourtant, on n'en a pas beaucoup, mais je pense que c'est pour ça que... Ce qui est marrant, c'est qu'il nous a dit ça plus tard, quoi.

Speaker: Il nous a dit ça un an après, en lui disant, en fait, votre truc, au début, c'était n'importe quoi, quoi.

Speaker: Et aujourd'hui, vous êtes encore dans le monde de... J'ai l'impression que c'est un truc important pour toi, la partie événementielle.

Speaker: Est-ce que vous continuez d'organiser?

Speaker: Qu'est-ce que vous faites chez Courreur là-dessus?

Speaker: Oui, en fait, on fait beaucoup d'animation et on organise des courses.

Speaker: D'ailleurs, on l'a fait pour la ville de Nantes, c'est rigolo aussi.

Speaker: Après, pour les estives de Nantes qui sont un festival de sport, on le fait pour une association qui s'appelle l'Union pour l'enfance.

Speaker: Là, ça va être la deuxième année qu'on le fait.

Speaker: On organise une course solidaire.

Speaker: où on fait courir les gens en relais sur des boucles pendant deux heures.

Speaker: Cette année, ça sera à Angers.

Speaker: En fait, on l'organise, mais on n'a pas... C'était notre concept de base de créer des courses de toutes pièces, des ligues récurrentes.

Speaker: C'était ça qui était décalé, peut-être, pour la réalité, même si je pense que ce concept pourrait repartir quand on aura un peu plus de moyens.

Speaker: Ok, trop bien.

Speaker: C'est quand la prochaine course, du coup, peut-être pour les gens qui écoutent?

Speaker: Ouais, on fait une course en... Alors, il faut que je choque mon agenda en même temps, pour les gens qui écoutent.

Speaker: On fait une course le 16... J'ai un événement.

Speaker: C'est pas tout de suite l'hiver et moi fournis.

Speaker: Voilà, le 23 mai.

Speaker: Non, le 16 mai, pardon.

Speaker: Le 16 mai, arrangé une course avec l'Union pour l'enfance.

Speaker: Comment est-ce que vous, vous voyez votre croissance?

Speaker: C'est peut-être un peu pour faire un état des lieux général et comprendre où est-ce que vous en êtes, où est-ce que vous voulez aller.

Speaker: Comment on grossit pour une structure comme la vôtre?

Speaker: Peut-être en termes de revenus aussi, comment ça fonctionne en fait?

Speaker: J'ai bien compris, il y a la location qui prend de plus en plus de place auprès des événements sportifs.

Speaker: Il y a le fait d'organiser des événements, travailler avec les villes.

Speaker: C'est quoi la suite pour vous?

Speaker: On aimerait être la référence running sur de l'animation ludique, que ce soit sur l'espace public ou sur de l'élancielle.

Speaker: Et donc là, on développe à nouveau avec Nantes un nouveau produit.

Speaker: qui s'appelle le Lièvre, qui va sortir au printemps sur la ville de Nantes.

Speaker: Et en fait, on va installer sur 200 mètres des lènes et avec une borne...

Speaker: à une borne de départ, on va pouvoir l'utilisateur, on va pouvoir choisir une vitesse et ça va déclencher un flux lumineux à la vitesse choisie.

Speaker: Et du coup, chacun pourra tester, essayer de suivre ce lièvre.

Speaker: On s'inspire d'une technologie qui existe dans les meetings d'athlés qui s'appelle la WaveLight.

Speaker: Et le but, c'est d'en donner cet objet ludique dans l'espace public.

Speaker: pour créer des zones de sport.

Speaker: Le but, c'est aussi de proposer ce nouveau produit dans l'événementiel, pour avoir d'autres façons d'animer les événements.

Speaker: Ça, c'est une des perspectives.

Speaker: C'est du développement produit, d'augmenter notre gamme.

Speaker: Après, on a travaillé avec Nantes aussi sur des parcours de René à Nantes, comment on balise des parcours à Nantes.

Speaker: Là, on a

Speaker: On a eu un peu un état des lieux avec Strava, avec nos connaissances personnelles, avec du sondage, etc.

Speaker: Où est-ce qu'il faut passer?

Speaker: Où est-ce qu'il faut baliser pour ancrer une pratique dans le territoire?

Speaker: Et du coup, là, on accompagne...

Speaker: un peu plus large que l'animation avec un produit, mais du coup, on n'a pas eu de la vie sur l'usage, sur la pratique du running libre.

Speaker: Donc ça, c'est une perspective aussi de développement, sachant qu'au plus se baser, notre cœur d'activité, c'est sur l'innovation produit et de l'animation de ces produits-là.

Speaker: Ok, trop sympa.

Speaker: Est-ce que vous voyez d'autres cas d'usage de ces innovations que les villes ou les événements sportifs pour ce type de produit?

Speaker: Pour l'instant, notre difficulté, c'est plutôt de resserrer les cibles que de les ouvrir.

Speaker: Parce qu'on touche déjà beaucoup de gens différents.

Speaker: Du coup, c'est toujours complexe quand on s'adresse à plein de typologies de clients différents.

Speaker: Quand on travaille avec des clubs de sport, des associations, des entreprises, des municipalités, des acteurs de...

Speaker: de l'espace public, des aménageurs.

Speaker: En fait, déjà, on touche vraiment beaucoup de choses.

Speaker: Alors, c'est sûr, on pourrait trouver d'autres pratiques, d'autres sports dans lesquels ce serait intéressant de se mesurer...

Speaker: Je sais que, par exemple, dans le rugby, on regarde beaucoup les performances de vitesse des athlètes.

Speaker: Ce serait un rigolo de faire une acceleration avec le monde du rugby.

Speaker: En fait, on va toucher un monde qu'on ne connaît pas déjà.

Speaker: On connaît un petit peu parce qu'on est toute l'équipe de France.

Speaker: Mais qu'on ne connaît pas bien.

Speaker: Donc, il y a plein de... Voilà, ça pourrait être assez large.

Speaker: Là, l'autre but, c'est plutôt d'être focus sur une cible de client et de dupliquer.

Speaker: C'est comme ça qu'on est rentable et c'est comme ça qu'on est performant aussi.

Speaker: Et puis c'est vrai qu'il y a un potentiel assez fou de duplication entre toutes les villes qui pourraient être candidates pour ce type d'innovation.

Speaker: Le marché du running est immense.

Speaker: Il faut se mettre dans la tête qu'on parle de 13 millions de coureurs en France.

Speaker: Il y a 5 millions de coureurs qui courent toutes les semaines.

Speaker: il y a plus de 7000 événements par an de course 7000 événements sur l'année c'est juste énorme en fait donc il y a vraiment de quoi faire des jazz dans cette niche qui n'est à mes yeux pas si niche que ça

Speaker: Oui, c'est clair.

Speaker: Clairement, ça fait sens.

Speaker: C'était aussi pour me rendre compte un petit peu les cas d'usage potentiel.

Speaker: Mais je capte les enjeux actuels.

Speaker: C'est vraiment trop intéressant.

Speaker: Moi, j'ai appris plein de choses sur cet épisode.

Speaker: L'importance de se challenger.

Speaker: Aussi, le fait de travailler sur des enjeux de limites santé publiques, de prévention...

Speaker: C'est vraiment passionnant.

Speaker: En plus, je trouve que tu as une approche de l'aventure, de l'écoute de soi, de la pratique du sport qui est très libre.

Speaker: Je trouve que c'est une belle source d'inspiration pour les gens, à la fois d'un point de vue perso, mais aussi d'un point de vue pro.

Speaker: Merci pour...

Speaker: Merci pour ton témoignage, Alveric.

Speaker: C'était vraiment un plaisir d'échanger avec toi.

Speaker: Avant de terminer cet échange, j'aime bien poser une question un peu marrante à la toute fin.

Speaker: Et en plus, celle que j'avais préparée pour toi, je pense que tu parleras un petit peu.

Speaker: Alors, si tu devais choisir courir sous la pluie pendant 5 heures ou expliquer à des non-coureurs pourquoi tu fais ça pour le plaisir?

Speaker: C'est dur.

Speaker: Les deux me donnent envie, en fait.

Speaker: Et c'est ça qui est dur.

Speaker: Non, courir sur la pluie, ce n'est pas facile.

Speaker: Mais en fait, au bout d'un moment, on y est.

Speaker: On y est, quoi.

Speaker: C'est plus simple, je dirais, courir sur Ubli pendant 5 heures.

Speaker: C'est plus simple que de parler à des non-coureurs.

Speaker: Parce que vraiment, les non-coureurs, pour eux, c'est impensable.

Speaker: C'est un autre monde, en fait.

Speaker: C'est un autre monde.

Speaker: Ok, trop marrant.

Speaker: Je pense que j'aurais choisi... Par simplicité.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Et puis, comme tu dis, une fois qu'on est dedans, en fait, après, à la limite, on prend du plaisir.

Speaker: J'ai l'impression, tu vois, il y a une forme de constance aussi.

Speaker: Après, il pleut, c'est bien, tant mieux.

Speaker: Ça rafraîchit le corps.

Speaker: Il y a du positif dedans.

Speaker: J'avais fait la Saint-Élion en 2019.

Speaker: Pour ceux qui ont participé, c'était pris la pluie du début de la fin.

Speaker: J'avais fini en 10 heures.

Speaker: C'était 10 heures de pluie.

Speaker: 10 heures de pluie non-stop.

Speaker: L'enfer.

Speaker: L'enfer pour un noue coureur.

Speaker: Non, mais là, c'était vraiment dur.

Speaker: On était rincés, quoi.

Speaker: Ok, ok.

Speaker: Non mais des belles anecdotes.

Speaker: Il faut pousser les gens à aller courir et à se dépasser pour découvrir des choses sur eux-mêmes.

Speaker: Merci Elberic pour ton partage.

Speaker: Si les gens veulent te contacter, ça se passe comment?

Speaker: et bien c'est sur notre site internet qui s'appelle coureur.club ou allant sur insta coureur.club voilà ok et puis sinon on va me retrouver sur sur l'indeed c'est à l'indeed là où vous voulez en fait ok ça marche coureur coureur.club

Speaker: merci Victor c'était trop sympa merci pour d'avoir mené un peu le podcast aussi avec je sais pas avec le sourire avec le smile avec le dynamisme et passion aussi c'était chouette d'échanger avec toi carrément non non mais vraiment plaisir partagé la passion c'est vraiment important important pour moi c'est ce que j'essaie de mettre en avant dans ce podcast donc tant mieux si tu l'as ressenti

Speaker: Trop cool.

Speaker: Encore une fois, merci.

Speaker: Je te dis à très bientôt, Albéric.

Speaker: Salut Victor, à bientôt.

Speaker: Voilà, c'était Kilomètre 30.

Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.

Speaker: Si vous êtes encore là, je vous invite à suivre l'aventure Kilomètre 30 sur les réseaux, principalement LinkedIn et Instagram.

Speaker: Et si vous souhaitez faire des retours, évidemment, je les prends avec grand plaisir.

Speaker: Je vous dis surtout à bientôt pour le prochain épisode.

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Recommended