Transcript
Speaker: Très vite, quand tu montes un média, tu te rends compte qu'il y a trois sujets qui sont très importants.
Speaker: C'est quoi un bon contenu?
Speaker: Que veulent les partenaires?
Speaker: Comment est-ce qu'on optimise le coût de production?
Speaker: Les athlètes de haut niveau, leur expertise numéro un, c'est leur corps.
Speaker: Raconter sa propre histoire, c'est aussi un talent qui se retrouve d'ailleurs beaucoup plus chez les créateurs de contenu que chez les athlètes de haut niveau.
Speaker: Le fondamental de ma vision du sport, c'est de faire un marathon à 80 ans.
Speaker: J'ai vraiment vécu la dépression de plein fouet.
Speaker: C'est un long chemin.
Speaker: Tu vois, là, aujourd'hui, extradérien, j'y suis aussi autant attaché parce que ça a été ma bouffée d'air.
Speaker: Bonjour et bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast des entrepreneurs du sport.
Speaker: Je suis Victor Nalgnas et aujourd'hui je reçois Barthélémy Fent, le fondateur de Extraterriens et de Stories.
Speaker: Cet épisode il est passionnant pour trois raisons.
Speaker: C'est une masterclass de contenu, d'entrepreneuriat et de sport.
Speaker: Bref, tout ce qu'on recherche quand on écoute Kilomètre 30.
Speaker: Pour information, on a enregistré cet épisode en septembre 2025.
Speaker: Incroyable, super.
Speaker: Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Barthélémy Fent, le fondateur d'Extraterriens.
Speaker: C'est le podcast sport de référence qui est devenu un média avec plus de 5 millions d'écoutes cumulées.
Speaker: Barthélémy Fent a créé quelque chose d'unique dans l'écosystème.
Speaker: Il interview les plus grands athlètes dans l'intimité pour décrypter leurs méthodes,
Speaker: en tirer des leçons sur la performance, sur la santé, sur le sport, le bien-être, toujours dans l'optique de mieux comprendre les fonctionnements du corps humain, mais aussi de progresser, avec plus de 300 athlètes interviewés à ton actif, toi tu es ancien sportif toi-même, notamment dans le tennis, tu as fait du rugby, crossfit, etc.
Speaker: Run, trail, irocs, beaucoup de sport, on aura l'occasion de revenir dessus.
Speaker: Barthes a réussi à transformer sa passion pour le sport en une boîte qui tourne, notamment grâce à son podcast.
Speaker: Je pense que c'est des sujets passionnants dans le cadre de Kilomètres 30.
Speaker: et en parallèle il est en train de créer son propre studio de podcast qui s'appelle Stories dont on va parler ensemble évidemment puisqu'on enregistre aujourd'hui chez Stories merci beaucoup de me recevoir dans tes studios Bart bref pour moi Bart c'est un parcours ultra inspirant d'une personne qui a réussi à capitaliser sur sa passion du sport et créer une boîte qui
Speaker: qui fait sens pour lui.
Speaker: C'est vraiment le principe même de Kilomètre 30, mêlé entrepreneuriat et sport.
Speaker: Merci encore de m'accueillir, Bart.
Speaker: C'est un grand plaisir de pouvoir échanger avec toi.
Speaker: Petite confession, je t'avoue que tu étais parmi mon top invité dans ma tier-list quand j'ai lancé Kilomètre 30.
Speaker: Je suis ultra content de pouvoir échanger avec toi aujourd'hui.
Speaker: Merci beaucoup.
Speaker: Merci pour l'intro, hyper sympa.
Speaker: Ça fait un petit moment qu'on échange, on se connaît.
Speaker: J'étais content de le faire.
Speaker: Merci d'avoir joué le jeu.
Speaker: Aujourd'hui, on est hyper transparent, donc on est chez Stories.
Speaker: Mais je t'ai dit de venir pour les journées test.
Speaker: Tu as joué le jeu, je savais que tu comprendrais la démarche un peu entrepreneuriale.
Speaker: Merci d'être venu jusqu'ici dans les studios.
Speaker: Trop bien et bravo pour ce que tu fais.
Speaker: Je suis content de...
Speaker: de passer là, tu vois je vois tes invités, j'ai pas encore tout écouté mais c'est des gens que je connais, des gens dont j'aime bien le boulot aussi que ce soit Max, que ce soit Lucas et d'autres donc bien joué pour ce que tu fais, bravo.
Speaker: Merci beaucoup pour rentrer dans le vif du sujet est-ce que tu peux te présenter Bart pour que nos invités comprennent un peu qui tu es
Speaker: Je vais essayer de ne pas redire ce que tu as dit.
Speaker: C'était très précis.
Speaker: Moi, j'ai 35 ans, je ne suis pas pas de petits garçons.
Speaker: J'essaie de croquer la vie à pleines dents.
Speaker: C'est vraiment mon mantra.
Speaker: J'ai un deuxième mantra qui est d'essayer d'être le plus généreux possible.
Speaker: Généreux de mon temps, généreux de mon énergie.
Speaker: Ce sont des trucs qui me tiennent, peut-être aussi des choses sur lesquelles je dois travailler.
Speaker: Je suis un grand passionné d'entrepreneuriat.
Speaker: Je n'ai pas beaucoup été salarié dans ma vie.
Speaker: J'ai eu beaucoup d'échecs, ce que je préfère dire, et quelques petites réussites.
Speaker: Mais j'ai l'impression que plus j'avance, plus je suis capable de transformer des échecs en apprentissage et en rebond.
Speaker: Donc voilà, et aujourd'hui, fondateur de deux sociétés, Extraterriens, qui est un média, vraiment, avec...
Speaker: Un modèle économique, on en reparlera, mais qui est essentiellement orienté sur les marques et les partenariats qu'on peut faire avec eux de co-création de contenu.
Speaker: Et Stories, qui est vraiment un studio qui a pour ambition d'ouvrir plusieurs lieux à Paris, en France et en Europe.
Speaker: En tout cas, c'est tout le mal que je nous souhaite.
Speaker: Et là, on ouvre notre premier lieu, 14 euros du lac, à Montparnasse.
Speaker: Et voilà, le but, c'est vraiment de passer un peu de...
Speaker: du virtuel, le média, où c'est beaucoup de contenu sur Internet, mais de l'amener dans le réel.
Speaker: Et aussi, ça partait d'une problématique que j'avais, moi, d'avoir des studios qui soient quali, pro, avec des équipes attentionnées.
Speaker: On a eu des petites touches, avec le papier matifiant pour la peau, avec Emeline, qui fait du super boulot et qui, elle, apporte vraiment la...
Speaker: la compétence vraiment immobilière, déco, et moi la partie plus un peu audiovisuelle et aussi capitalisée sur la notoriété que je peux avoir dans le monde de la création de contenu et du podcast.
Speaker: Donc c'est le lancement et je me régale.
Speaker: Voilà pour les présentations.
Speaker: Et après, humainement, j'essaie de être généreux, j'ai beaucoup d'énergie.
Speaker: Moi, je suis quelqu'un qui passe par l'humain.
Speaker: J'aime créer des équipes, créer des projets où on s'entend bien, on s'amuse.
Speaker: Voilà un petit peu pour le résumé.
Speaker: C'est trop cool.
Speaker: Et effectivement, ce que tu décris sur ta personnalité, je le ressens tout de suite.
Speaker: La première fois qu'on s'est vus, on s'est rencontrés à travers un run en Vendée, on a couru tous les deux.
Speaker: Déjà, peu de personnes acceptent de le faire dans ce contexte-là.
Speaker: Mais vu que tu es passionné de sport, je me suis dit que c'était une des meilleures façons de le faire.
Speaker: Et tu es spontané, tu mets tout de suite à l'aise.
Speaker: Je pense que ça fait aussi partie des attributs qui font de toi quelqu'un de bon en interview et donc de quelqu'un d'inspirant, comme je le disais tout à l'heure.
Speaker: Le sport fait vraiment partie intégrante de ton parcours.
Speaker: Est-ce que tu pourrais me dire pourquoi?
Speaker: Je reviens juste sur ce que tu as dit juste avant de mettre à l'aise les gens.
Speaker: J'étais un grand timide, moi.
Speaker: Comme quoi, tu as tout ce travail.
Speaker: Un des autres mantras que j'ai, c'est que tout ce qu'on peut estimer comme des points faibles, c'est des choses qu'on peut transformer en force.
Speaker: Moi, je suis un grand timide.
Speaker: Au début, j'avais peur de parler de moi.
Speaker: Du coup, j'apprends à mettre à l'aise les autres pour qu'ils parlent d'eux.
Speaker: Et ça me meuble, tu vois, un peu.
Speaker: Et...
Speaker: C'est une forme d'écoute et de poser des questions.
Speaker: C'est un truc qui se travaille et ce n'est pas toujours naturel.
Speaker: Pour en revenir au sport et à ta question, j'ai des parents qui sont très sportifs.
Speaker: Ma mère a fait énormément de vélo en club, beaucoup avec son père, mon grand-père.
Speaker: Mon père a fait beaucoup de judo, il a fait les championnats de France Junior plusieurs fois.
Speaker: Ça fait partie un peu de la culture familiale.
Speaker: À la télé, c'était les JO, c'était Roland Garros, c'était le Tour de France.
Speaker: J'ai des souvenirs d'été entier, passé avec mes grands-parents.
Speaker: où le seul moment où j'avais le droit de regarder la télé, c'était la dernière heure avant l'arrivée des étapes.
Speaker: Donc j'ai suivi les Pantani, les Jan Ullrich, les Richard Viancq, Armstrong aussi, bien sûr.
Speaker: Sinon, les matinées, c'était dans le jardin.
Speaker: Il y avait un grand mur chez mes grands-parents où il y avait un espèce de muret qui était à hauteur d'un filet de tennis.
Speaker: J'avais le droit d'avoir ma raquette de tennis, une balle en mousse et je tapais la balle pendant des heures et des heures et des heures.
Speaker: Je me faisais engueuler parce que derrière moi, il y avait le potager qui était un potager de tomates, de salades, de fraises.
Speaker: que faisait mon grand-père, et les balles ou les coups de raquettes défonçaient les tomates.
Speaker: Donc j'ai passé des heures et des heures là-dessus à faire de la zone 2, à taper une balle dans un mur tout blanc, tout seul.
Speaker: J'ai beaucoup construit un peu ça dans cette solitude.
Speaker: Et aujourd'hui, m'entraîner en équipe, c'est hyper important pour moi.
Speaker: C'est un truc que je construis.
Speaker: J'ai lancé un petit programme d'entraînement qui s'appelle Rocks Evolution pour...
Speaker: les athlètes qui veulent progresser sur Aerox.
Speaker: Et tu vois, j'accorde une importance hyper particulière à le faire en équipe.
Speaker: Est-ce qu'il y a un groupe WhatsApp?
Speaker: Est-ce qu'on échange?
Speaker: Est-ce qu'on partage?
Speaker: C'est hyper important pour moi.
Speaker: Et là, j'ai même envie de passer sur des entraînements en commun, tu vois, et de rajouter une dynamique collective.
Speaker: Donc voilà, c'est un peu ça.
Speaker: Moi, le sport, je n'avais pas le choix.
Speaker: C'était une obligation.
Speaker: C'était une obligation.
Speaker: Aller courir aussi avec mon père.
Speaker: Et moi, j'étais sur le vélo et je suivais.
Speaker: Donc, c'est comme se brosser les dents.
Speaker: On fait des randos l'été, on fait du ski l'hiver, on court toute l'intersaison.
Speaker: Et quand on va chez les grands-parents, on est inscrit dans tous les clubs, dans tous les trucs.
Speaker: Moi, les colos de vacances, je vais leur faire de la pub, c'était l'UCPA.
Speaker: J'ai fait tous les stages, tennis, sport d'eau et tout.
Speaker: Je me régalais et je suis très content là-dessus.
Speaker: Je suis très content d'avoir vécu ça parce que
Speaker: Aujourd'hui, il pleut, c'est pas grave, je vais courir.
Speaker: Il n'y a pas le choix.
Speaker: J'arrive à trouver du plaisir, même par 5 degrés, s'il pleut à torrent.
Speaker: Je suis content de me dire, je cours, mais je le fais dans un... C'est dur, c'est compliqué, il fait froid, personne ne court.
Speaker: Moi, je le fais.
Speaker: Je prends du plaisir.
Speaker: Tu as parlé de... Tu as parlé de... Tu étais papa.
Speaker: Est-ce que c'est quelque chose que tu...
Speaker: tu inculques à tes enfants?
Speaker: Oui, complètement, c'est un gros sujet.
Speaker: Là, je me rends compte, parce que je fais encore plus de sport que mes parents en faisaient, et je me dis où est la frontière entre...
Speaker: donner le goût de l'effort, transmettre l'obligation du sport, le devoir de s'entraîner, le devoir de cultiver le mouvement dans la famille et cultiver même l'amour du dépassement avec une frontière un peu invisible qui est l'obligation, la souffrance, le fait de forcer aussi son enfant.
Speaker: Moi, je vais courir souvent avec mon fils.
Speaker: Souvent, il y a des pleurs, il y a des chutes, il y a des « Papa, j'ai envie de rentrer, j'ai envie d'arrêter ».
Speaker: Il y a des fois, papa, je n'ai pas envie d'y aller.
Speaker: J'apprends à trouver des subterfuges, des méthodes de manipulation infantile.
Speaker: Aujourd'hui, on sait pas.
Speaker: Est ce qu'on va courir?
Speaker: On va courir dans les marais salants ou on va courir sur le port?
Speaker: C'est ce genre de choses qu'on le dise.
Speaker: Qu'on le dise ou pas, c'est de la manipulation.
Speaker: C'est du marketing avec.
Speaker: Exactement.
Speaker: Ça, c'est le premier truc.
Speaker: J'ai lu des bouquins sur les manipulateurs et tout et les faux choix.
Speaker: Il n'y a que deux options aujourd'hui.
Speaker: C'est le port ou les marais salants.
Speaker: C'est le bois ou le lac.
Speaker: Ça, c'est purement de la manipulation.
Speaker: Et avec les enfants, on le valorise parce que ça permet d'amener du jeu, d'amener du choix sans en être.
Speaker: Mais c'est des choses avec lesquelles je me...
Speaker: C'est des questions que je me pose.
Speaker: À quel point on va trop loin.
Speaker: Pour mon fils, c'est hyper important.
Speaker: Là, on l'inscrit aux échecs, on l'inscrit à du judo aussi pour lui faire découvrir plein de choses.
Speaker: C'est important qu'il fasse de tout.
Speaker: qui découvrent la diversité des sports.
Speaker: On parle de l'enfance.
Speaker: Il y a une question que tu as beaucoup posée à tes invités.
Speaker: Quel est ton premier souvenir de sport?
Speaker: J'ai ces souvenirs dans le jardin de mes grands-parents.
Speaker: Je pense qu'ils sont un peu plus tard, quand j'ai commencé à faire du tennis.
Speaker: Mais je crois que mon premier... Vraiment, si je reviens à la base, j'ai fait de la gym.
Speaker: J'avais 4 ans et j'ai un souvenir qui m'a marqué.
Speaker: J'étais le plus jeune d'un groupe de gym, d'enfants.
Speaker: Et on faisait du gainage, on faisait des trucs méga durs.
Speaker: On faisait du cheval d'arçon, on faisait des barres parallèles.
Speaker: Et il y avait... C'était une heure de plaisir.
Speaker: Il y avait une piscine avec des balles de mousse.
Speaker: On passait à se jeter dedans, à faire des sauts, à faire des sauts périlleux, des trucs de dingue.
Speaker: Ça, j'adorais.
Speaker: Mais à la fin, il y avait une heure de gainage à faire la planche, à faire la chaise, à faire... Tu restes en position assise, je ne sais plus le nom, mais... Et j'ai des souvenirs où j'en pleurais.
Speaker: Et à chaque fois qu'il y en avait un qui abandonnait, toute l'équipe devait recommencer.
Speaker: C'était des pompiers qui t'entraînaient, des militaires?
Speaker: Et j'ai des souvenirs où c'est moi qui faisait recommencer tout le monde et j'en pleurais.
Speaker: C'est un trauma presque.
Speaker: Maintenant, j'en rigole, mais à l'époque, je sais que mon père était là et il réagissait bien.
Speaker: Il me disait « Tu sais, t'es le plus jeune, t'es le plus petit.
Speaker: C'est normal, en fait.
Speaker: Ils sont tous plus grands que toi. »
Speaker: Et j'ai aussi des souvenirs d'autres enfants qui me disaient « Ouais, c'est pas grave, moi aussi ça m'arrive, la semaine dernière c'était moi » et j'avais cette envie de me battre pour les autres qui était forte.
Speaker: Et ça, c'est un truc que j'ai gardé.
Speaker: Souvent, je me bats plus pour les autres que pour moi.
Speaker: C'est pour ça, les entraînements en équipe, c'est pour ça que ça te stimule?
Speaker: Oui, c'est important.
Speaker: Je suis beaucoup plus motivé quand je monte un projet à plusieurs ou quand je m'entraîne à plusieurs que quand je le fais seul.
Speaker: Ça, c'est sûr.
Speaker: Trop stylé.
Speaker: Est-ce que tu peux revenir un petit peu sur ton parcours plus pro pour le coup?
Speaker: Tu as parlé que l'entrepreneuriat avait une place plus importante que le salariat dans ton parcours.
Speaker: Est-ce que tu peux revenir un petit peu dessus en détail et comprendre comment est-ce que tu en es arrivé là?
Speaker: J'ai fait une école d'ingénieur.
Speaker: que j'ai fait une école d'ingé, après j'ai bossé en agence web où j'ai fait un peu de dev, un peu de chef de projet, un peu de sales aussi.
Speaker: J'ai compris que le sales, ça me plaisait bien.
Speaker: Donc c'est à ce moment-là que je me suis dit tiens, c'est intéressant.
Speaker: J'ai lu un bouquin qui s'appelle « La semaine de 4 heures » et du coup, j'avais eu très envie de monter des boîtes.
Speaker: Je me suis tourné vers l'entrepreneuriat à ce moment-là.
Speaker: Je suis allé voir un copain d'école qui s'appelle Léo.
Speaker: On a fait un peu nos 400 coups de l'entreprenariat.
Speaker: On a essayé plein de trucs, vendre des e-books, vendre des formations, commencer à faire des funnels.
Speaker: On voulait vendre des produits aussi un peu physiques.
Speaker: Et finalement, c'est avec des blogs.
Speaker: En créant des blogs, on a commencé à dégager nos premiers revenus.
Speaker: On a créé aussi une petite agence qu'on a fait bien grossir, qui a bien marché.
Speaker: En parallèle de ça, on a repris les études
Speaker: à l'ESCP parce qu'on sentait qu'on n'allait pas assez vite.
Speaker: Au bout d'un an et demi, on avait fait plein de trucs, mais on faisait des petites dizaines, des petites centaines, des petits milliers d'euros.
Speaker: Mais ça s'arrêtait un peu là.
Speaker: Et ce qui est assez marrant, c'est qu'on s'est inscrit dans un Master's Pay à l'ESCP qui coûtait très cher.
Speaker: Et c'est à ce moment-là que tout a réussi, que tout a commencé à marcher, qu'on a commencé à avoir des revenus conséquents sur nos différents business.
Speaker: Et
Speaker: J'ai fait un choix que je ne considère pas forcément comme étant le meilleur maintenant après coup.
Speaker: Dans ce semestre à l'ECP, je me suis associé pour monter un autre projet, un site de rencontre.
Speaker: J'ai mis un peu en pause une relation avec Léo, qui était un associé avec qui ça marchait super bien.
Speaker: J'ai compris après coup que ce qui est important, c'est plus...
Speaker: la qualité de la relation, la qualité de l'association que tu as,
Speaker: et à quel point tu es capable de traverser des tempêtes ensemble plutôt que le business en lui-même.
Speaker: Léo est parti sur plein de projets qui cartonnent maintenant.
Speaker: Il est dans des boîtes qui font plusieurs millions de chiffres d'affaires.
Speaker: Nous, avec le site de rencontre, ça s'est très mal passé parce que je pense que c'est un business model très compliqué.
Speaker: L'association ne marchait pas.
Speaker: On s'est séparés au bout de deux ans.
Speaker: Et à ce moment-là, j'ai lancé Extraterriens.
Speaker: Je me sentais vraiment aligné.
Speaker: Je me disais « Waouh!
Speaker: J'aime ce que je fais.
Speaker: Je comprends le modèle économique.
Speaker: » Pendant un petit moment, je faisais des tout petits revenus, mais j'en faisais un peu.
Speaker: Et j'ai repris un job dans le monde un peu de la start-up, de la levée de fonds, de l'accompagnement d'entrepreneurs.
Speaker: C'était hyper bien.
Speaker: J'ai trop appris dans une boîte qui s'appelle « School Lab ».
Speaker: Je suis passé d'une petite équipe à une équipe qui a grandi, avec de plus en plus de projets.
Speaker: J'ai appris énormément le management.
Speaker: J'ai appris vraiment la vente aussi, un peu grand compte.
Speaker: J'ai appris à scaler la formation aussi.
Speaker: J'ai appris vraiment beaucoup, beaucoup de choses.
Speaker: Et en parallèle de ça, j'avais extra-terriens le soir.
Speaker: Et Extraterriens avait trois ans à ce moment-là.
Speaker: Et c'est à ce moment-là que j'ai quitté School Lab et je me suis dédié à fond sur Extraterriens avec vraiment l'ambition de passer d'un podcast qui était à l'époque 100% audio, qui n'avait pas de vidéo, que je faisais en partie en présentiel, en partie à distance, et de le faire vraiment d'aller à 100% et de...
Speaker: d'en faire un média.
Speaker: C'était un peu ça.
Speaker: J'espère que je n'ai pas été trop long, que c'était intéressant.
Speaker: Pas mal de rebonds, pas mal décousus.
Speaker: Et finalement, après coup, ce qui revient toujours, c'est la création de contenu.
Speaker: Avec un gros... J'ai toujours été sur le market.
Speaker: et sur la vente et c'est ça qui me drive et j'ai toujours été sur du management et vraiment créer des bonnes équipes, créer des équipes soudées et c'est ça qui marche pour moi tu vois déjà c'est un parcours qui me parle beaucoup en plus je suis passé par l'ESCP aussi et
Speaker: Aujourd'hui, j'en suis à une phase où j'ai du mal à savoir si prendre un job ou se lancer de façon indépendante, quel choix faire qui est le plus pertinent.
Speaker: C'est cool aussi d'avoir tes insights et de comprendre.
Speaker: Tu t'es déjà posé la question de où est-ce que tu apprendrais le plus?
Speaker: Ouais, et je me rends compte que en étant entouré d'autres personnes qui ont de l'expérience, c'est quand même... Tu vois, être dans une... avoir le sentiment d'appartenir à une équipe, construire un projet commun, je trouve que c'est des choses qui me motivent énormément aussi.
Speaker: Je me rends compte que là où j'ai pris le plus de plaisir, là où j'ai le plus appris, c'était dans des environnements en gros équipe de sport et on va au combat tous ensemble.
Speaker: C'est intéressant ce que tu dis.
Speaker: Ouais.
Speaker: Parce qu'on fait beaucoup la part belle à l'entreprenariat en disant que c'est une des meilleures écoles.
Speaker: Mais être tout seul, il faut savoir s'autogérer, s'autodiscipliner, vraiment avoir un très bon sens des priorités, de savoir ce qui est important.
Speaker: Moi, je ne l'avais pas au début.
Speaker: J'ai eu des mentors dans ma première année et demie de CDI.
Speaker: J'avais quelques personnes qui m'ont vraiment mentoré, qui m'ont vraiment appris beaucoup de choses, mes associés aussi.
Speaker: Et même en reprenant un job à un moment, je trouve que tu apprends aussi beaucoup.
Speaker: Et je pense que, peu importe que ça soit de l'entreprenariat ou du salariat, c'est de te dire dans quel environnement, avec quelle personne, dans quel type de projet je vais être stimulé intellectuellement et je vais apprendre le plus.
Speaker: Oui, totalement.
Speaker: Et je trouve que c'est un critère qui est clé de mon côté.
Speaker: C'est des gens qui me comprennent, qui ont beaucoup d'empathie aussi.
Speaker: Je trouve que c'est une des limites au salariat que je trouve...
Speaker: parfois difficile d'évoluer dans des équipes où forcément il y a des contraintes dans tous les cas mais des gens qui manquent de profondeur humaine et d'empathie et d'essayer de comprendre comment on peut améliorer les choses.
Speaker: mais trop intéressant.
Speaker: Du coup, est-ce que tu peux revenir sur... Tu as parlé des débuts d'extraterriens, et notamment le fait que tu jonglais entre ton job précédent et tes interviews.
Speaker: Comment est-ce que tu peux revenir sur le début, tes premières interviews?
Speaker: Est-ce que tu te souviens de tes premières interviews?
Speaker: Écoute, ouais, j'avais... Déjà, je m'étais pas mal... Enfin, c'est allé très très vite.
Speaker: Tu vois, je crois que je me suis séparé de mes associés de ma boîte précédente au mois d'avril.
Speaker: Et j'ai lancé le podcast le 1er juillet 2019, exactement.
Speaker: Donc, vraiment, je suis allé à fond et je suis allé à 100%.
Speaker: J'ai acheté deux micros.
Speaker: J'avais regardé un peu ce que faisait Mathieu Stéphanie.
Speaker: Je m'étais un peu inspiré de quel type de micro lui, il utilisait et comment il gérait.
Speaker: J'ai acheté tout pareil.
Speaker: Je ne me suis pas posé de question et je me suis dit, je vais copier.
Speaker: Moi, je suis quelqu'un, quand je ne sais pas, je copie.
Speaker: Tu vois, et c'est un truc.
Speaker: Ça aussi, c'est un conseil.
Speaker: Les Français ont beaucoup de mal avec la copie, avec les droits d'auteur, le côté un peu puriste.
Speaker: Mais...
Speaker: Franchement, le nombre de boîtes en France qui se sont lancées en copiant des boîtes américaines et tout, on ne le dit pas parce que c'est très mal vu.
Speaker: Il y en a énormément, tu vois, et notamment des grands entrepreneurs qui sont très présents sur les réseaux et qui n'ont pas forcément des boîtes qui marchent super bien.
Speaker: Copier, ça marche très, très bien.
Speaker: Copier une DA, copier des stratégies, copier des prix, copier des go to market.
Speaker: ça marche très très très bien pour commencer et lancer des projets donc moi j'avais sur la partie technique j'avais tout copié sur Mathieu il avait fait des articles de blog et je lui ai dit il avait fait des articles de blog il avait documenté le truc j'avais tout copié moi aujourd'hui je suis très content qu'on nous copie sur Extraterien et je le dis ça veut dire qu'on fait du bon boulot et que les gens s'imaginent qu'en nous copiant ils pourront faire aussi bien et c'est hyper touchant en fait
Speaker: Donc, je fais ça et moi mes premières interviews, j'ai demandé au réseau.
Speaker: J'avais un peu de chance parce que j'avais quand même créé un peu de contenu sur Medium à l'époque, qui est une plateforme de blogging.
Speaker: Et du coup, j'avais quelques entrepreneurs un peu quali qui me suivaient, qui m'avaient recommandé des athlètes.
Speaker: Donc, mon tout premier interview, c'était Arthur Guérin-Boéry qui faisait de l'apnée et j'étais trop content.
Speaker: Et franchement, j'ai pris une claque parce que j'avais un peu le truc.
Speaker: j'avais le syndrome Tim Ferriss et Mathieu Stéphanie.
Speaker: C'est-à-dire que j'écoutais leur podcast et c'était des invités exceptionnels, souvent qui ont beaucoup réussi, soit qui ont vendu des livres à des millions d'exemplaires ou qui ont monté des boîtes énormes avec des levées de fonds et tout.
Speaker: Et là, je me disais, le sport de haut niveau, je ne le connaissais pas très bien.
Speaker: Je connaissais encore moins l'apnée.
Speaker: Et là, j'arrive chez Arthur.
Speaker: Et à l'époque, ça va beaucoup mieux maintenant.
Speaker: Mais il habite dans une résidence.
Speaker: Ce n'est pas un HLM, mais au plein cœur de Montreuil.
Speaker: C'était neuf, mais c'était tout petit.
Speaker: C'était un peu le bordel aussi.
Speaker: Et il m'explique que c'est chaud, que c'est vraiment chaud, qu'il galère un peu à joindre les deux bouts.
Speaker: je sais qu'aujourd'hui ça a beaucoup venu pour lui, que c'est beaucoup développé, que c'est cool, mais tu vois, j'ai vraiment vu une forme de galère, tu vois?
Speaker: Et ça, ça m'a marqué.
Speaker: Je me suis dit, OK, c'est pas les paillettes, c'est des petits apparts, c'est des galères un peu financières.
Speaker: Donc, je l'ai fait avec lui.
Speaker: Mon tout deuxième épisode, c'était avec Hélène Gomme, qui était une escrimeuse de l'équipe de France et qui avait la maladie de Crohn.
Speaker: OK.
Speaker: Voilà, c'était comme ça mes premiers épisodes.
Speaker: Et après, je suis allé chercher des personnalités qui étaient déjà passées sur des podcasts.
Speaker: Et ça, ça a très bien marché.
Speaker: C'était des gens qui comprenaient, qui connaissaient un peu la valeur du podcast.
Speaker: Et des gens, du coup, qui m'intéressaient.
Speaker: Il y a eu Marie-Amélie Le Fur.
Speaker: Il y avait Vincent Dufrane aussi.
Speaker: Et à ce moment-là, en plus, on était trois, quatre podcasts qui se lançaient un peu au même moment de mémoire.
Speaker: Il y avait dans la tête d'un coureur, il y avait championne du monde, il me semble.
Speaker: Où est-ce qu'elle est arrivée un peu plus tard?
Speaker: Je ne sais pas.
Speaker: Et eu course épique aussi.
Speaker: Et ça, c'est assez marrant parce qu'aujourd'hui, on est presque des dinosaures tous et on est encore là.
Speaker: Donc, ça fait plaisir.
Speaker: Après, il y en a plein d'autres.
Speaker: Je suis désolé pour ceux que je n'ai pas cités, ceux qui sont arrivés un peu au même moment ou un peu après.
Speaker: Mais c'est cool parce que
Speaker: Il n'y avait que l'audio en plus à l'époque.
Speaker: On se tient un peu la bourre.
Speaker: Il y avait de l'entraide aussi un petit peu.
Speaker: Donc, c'était une belle période.
Speaker: Tu te rappelles de ta posture un peu avec tes invités?
Speaker: Et si tu me mets en perspective aujourd'hui, comment tu préparais tes interviews?
Speaker: Comment tu étais avec tes invités?
Speaker: Ce serait intéressant de comprendre ça.
Speaker: Moi, à l'époque, je voulais vachement lire l'histoire.
Speaker: J'étais vachement...
Speaker: En fait, j'avais deux types de podcasts qui m'intéressaient.
Speaker: Soit les podcasts où il y avait beaucoup de storytelling, mais quelqu'un qui racontait très bien son histoire.
Speaker: Soit les gens qui étaient capables vraiment de rendre très accessible quelque chose de compliqué.
Speaker: Donc les pédagogues et ceux qui avaient une capacité de transmission très élevée.
Speaker: La transmission plutôt prise chez Tim Ferriss, le storytelling plutôt chez Mathieu Stéphanie.
Speaker: Maintenant, aujourd'hui, ce qui m'intéresse de plus en plus...
Speaker: C'est de plus en plus l'apprentissage.
Speaker: Je suis très intéressé par les invités qui sont capables de me citer des chiffres, me citer des études, me citer des expériences, me citer des livres, me faire des métaphores, avoir des punchlines.
Speaker: Ça, ça m'intéresse.
Speaker: Et de plus en plus, le storytelling, notamment dans le sport, j'ai un peu fait le tour.
Speaker: J'en ai fait 300.
Speaker: Il reste toujours des très belles histoires et j'irai toujours en chercher, bien évidemment.
Speaker: Mais déjà, je sais mieux les sourcer.
Speaker: Et je me rends compte que raconter sa propre histoire, c'est aussi un talent que tout le monde n'a pas, que je ne prétends pas avoir non plus, et qui se retrouve d'ailleurs beaucoup plus chez les créateurs de contenu que chez des athlètes de haut niveau, qui n'ont pas l'habitude de forcément raconter leur histoire, savoir...
Speaker: faire passer des émotions, transmettre quelque chose, ils ne sont pas tous... Certains l'ont naturellement.
Speaker: C'est un talent que tous n'ont pas et qui parfois fait que... Moi, je ne le cache pas.
Speaker: Sur 300 interviews, il y a des interviews où je me suis fait un peu chier.
Speaker: Mais ça fait partie du jeu, tu apprends.
Speaker: Et ce que moi, j'ai appris de ces interviews-là, c'est me dire, OK, j'ai quelqu'un en face de moi qui...
Speaker: dont l'histoire ne m'intéresse pas, en fait, finalement, parce que le parcours est très classique dans le monde du sport, parce que peut-être il a été un peu facile, parce que je ne vois pas les difficultés, je ne vois pas les axes de réflexion aussi.
Speaker: Ce qui est intéressant quand tu racontes une histoire, c'est la personne, comment est-ce qu'elle a réfléchi?
Speaker: pour prendre des décisions, pour faire des choix, et que toi, tu puisses te dire « Ah, ok, je comprends pourquoi elle a pris telle décision à tel moment.
Speaker: » Et ça, je trouve ça inspirant.
Speaker: Mais il y a des gens qui ne sont pas capables de te le transmettre.
Speaker: Et du coup, moi, tous ces interviews un peu ratées, je me disais « Ok,
Speaker: Qu'est-ce que je vais aller chercher d'autre finalement?
Speaker: De la technique, aller chercher des routines, aller chercher de l'ambition, aller chercher des petits conseils un peu plus techniques.
Speaker: Et c'était ça un peu ma posture.
Speaker: Comment tu anticipes du coup ça?
Speaker: Est-ce qu'il y a parfois des sportifs qui n'ont pas trop pris la parole dans des podcasts précédemment?
Speaker: Comment tu prépares des questions plus techniques si tu sais que ton invité va plus galérer à faire plus de storytelling?
Speaker: J'ai une formule magique que je peux te donner, c'est le quoi, pourquoi, comment.
Speaker: Je te donne un exemple.
Speaker: Quelle est la première chose que tu fais le matin?
Speaker: Petit café.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: C'est réconfortant.
Speaker: Comment est-ce que tu bois ton café?
Speaker: Chaud, avec une tasse.
Speaker: Comment tu le fais ton café?
Speaker: café filtre j'aime bien le petit la douceur que ça procure tu as pas un café intense qui t'éclate les papilles c'est plus un truc doux que tu peux boire avec plusieurs gorges ok mais toujours en posant ces trois questions je sais je sais l'émotion que cette procure je sais pourquoi pourquoi tu bois du café fil donc tu as je comprends ta réflexion je
Speaker: Je comprends les émotions que tu as et je comprends vraiment pourquoi tu kiffes cette habitude de boire du café.
Speaker: En fait, quand tu poses le pourquoi, tu poses la question de quelle est la réflexion derrière, comment tu as choisi et le comment.
Speaker: Qu'est-ce qui est important pour la personne et comment est-ce qu'elle l'exécute?
Speaker: Donc tu rentres un peu dans la technique.
Speaker: Tu fais comment ton café?
Speaker: Moi, j'essaye d'arrêter le café.
Speaker: Si tu me demandes le pourquoi, c'est parce que j'en bois tellement que ça me fait trembler.
Speaker: Et comment j'ai arrêté le café?
Speaker: Je leur fais un clin d'œil.
Speaker: J'ai remplacé avec « bonjour ».
Speaker: Ça m'a aidé à faire du substitut.
Speaker: Et sinon, en vacances, c'était très facile d'arrêter complètement le café.
Speaker: Mais quand je bosse, c'est ancré dans mes routines d'écriture, de boulot.
Speaker: C'est un truc qui me... C'est plus le goût qui me réveille.
Speaker: D'un seul coup, je rentre dans un personnage.
Speaker: Il y a une réflexion avec la tasse de café à côté.
Speaker: Justement, c'est intéressant de comprendre un petit peu le recul que tu as pu avoir sur toutes les interviews que tu as pu mener.
Speaker: tu parles beaucoup de tes apprentissages dans le contenu que tu partages sur les réseaux.
Speaker: Est-ce qu'il y a des éléments que tu aimerais partager sur ce que tu retiens des échanges que tu as faits avec des grands sportifs, avec des gens qui ont des routines incroyables?
Speaker: C'est dur, c'est une question hyper générale volontairement, mais est-ce qu'il y a des éléments qui te marquent que tu as envie de partager?
Speaker: Ouais, franchement, il y en a tellement.
Speaker: Après 300 rencontres, ça serait hyper dur de te dire, il y a ce petit truc qui a changé toute ma vie.
Speaker: Mais dans les grands apprentissages, je pense que les athlètes de haut niveau, ils ont développé une écoute de leur corps qui est surdéveloppée et une connaissance de leur corps.
Speaker: Ils sont très à l'écoute d'eux-mêmes.
Speaker: Leur premier outil, c'est leur corps.
Speaker: Donc,
Speaker: leur expertise numéro un, c'est leur corps.
Speaker: Donc ça, c'est un truc naturellement que j'ai développé en les rencontrant, que j'ai naturellement aussi développé à leurs contacts.
Speaker: C'est comment tu développes tes sensations, comment tu t'écoutes.
Speaker: Et une des meilleures manières de le faire, je trouve, c'est le carnet d'entraînement.
Speaker: Le carnet pour écrire tes émotions après une séance, comment tu t'es senti après une compétition.
Speaker: Qu'est-ce que tu as réussi?
Speaker: Qu'est-ce que tu as échoué?
Speaker: L'art du debriefing.
Speaker: Et ça, je trouve que c'est un outil formidable, l'écriture, le carnet.
Speaker: Je suis très content que tu sois venu avec un carnet.
Speaker: C'est un excellent outil pour mieux comprendre ses émotions, mieux débriefer, mieux écrire ses souvenirs et être capable vraiment d'apprendre.
Speaker: Tu l'appliques au quotidien?
Speaker: Ouais, j'écris tous les jours.
Speaker: J'écris tous les jours.
Speaker: J'ai un framework d'écriture dont je me suis plus inspiré d'un homme qui s'appelle James Clear, qui a écrit Atomic Habits, qui est un des bouquins qui a changé ma vie.
Speaker: C'est un des bouquins vraiment...
Speaker: fondamentaux dans ma construction que je recommande à tout le monde, on pourra en parler un peu plus, mais ça c'est hyper important pour moi.
Speaker: Une autre chose que je retiens aussi des athlètes, c'est qu'ils ont une résistance à la douleur qui est extrêmement élevée et ils arrivent en fait avec des petites astuces dont on maintenant, qu'on pourrait dire que c'est de l'auto-hypnose, que c'est de la préparation mentale et tout, mais qui sont très naturelles chez eux.
Speaker: exemple, fixer un point.
Speaker: Si tu te mets à fixer un point, 10 secondes, 30 secondes, 1 minute, tu vas peu à peu avoir ta vision de tes périphériques qui va devenir floue.
Speaker: Et en fait, il y a eu des études scientifiques qui ont montré que quand tu travailles ta vision périphérique, tu débloques des zones du cerveau et qu'à l'inverse, quand ta vision périphérique commence à devenir floue et commence à se fermer,
Speaker: tu deviens de moins en moins sensible à certaines zones.
Speaker: C'est pour ça que le téléphone est catastrophique.
Speaker: Parce que tu passes des heures et des heures à te fermer des zones du cerveau.
Speaker: Mais dans le sport, c'est un outil hyper puissant.
Speaker: Quand tu cours, tu fixes un point.
Speaker: Rien que le fait de te concentrer sur le point, déjà, tu arrêtes de penser à la douleur.
Speaker: Donc, les pensées parasites, elles s'en vont.
Speaker: Et en plus, sans le savoir, tu fermes des zones du cerveau qui sont des zones sensorielles.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Parce que la vue, notamment, est ton premier capteur sensoriel parmi nos cinq sens.
Speaker: C'est celui qui prend le plus de place dans le cerveau.
Speaker: Avec le corps, les émotions, l'estomac.
Speaker: Mais en tout cas, c'est celui qu'on conscientise le plus.
Speaker: Donc ça, c'est des petits trucs, des hacks de performance que j'ai retenus.
Speaker: Est-ce que ça suffit, selon toi, ce hack quand tu es dans la pain cave en ultra et que tu...
Speaker: Tu es au bout du roulo dans la dernière montée.
Speaker: Tu as parlé avec pas mal de trailers.
Speaker: Est-ce que tu peux revenir sur quelques conseils?
Speaker: L'ultra trail, c'est hyper intéressant parce qu'à la différence de 95% des sports,
Speaker: c'est extrêmement long.
Speaker: Il y a beaucoup d'émotions qui se jouent.
Speaker: Si tu regardes la majorité des sports, toujours en une heure, même en moins.
Speaker: Il y a des sports qui sont extrêmement courts, où tout joue sur un geste, sur une minute, quelques minutes, quelques instants.
Speaker: D'autres qui vont être un peu plus long, avec tous les sports d'équipe, les sports d'affrontement, le tennis...
Speaker: où c'est plus long, mais il y a quand même beaucoup de pauses et il y a beaucoup d'environnement extérieur.
Speaker: Et ce qui est passionnant avec l'Ultra, c'est que tu es tout seul et ça dure très très très longtemps.
Speaker: Et donc le coup de fixer un point, il va marcher 10 secondes.
Speaker: Et ce qui est hyper intéressant avec ce sport, c'est que tu peux utiliser, si tu es dans ta pen cave, entre...
Speaker: Si tu es dans ta pain cave au 120ème kilomètre et qu'il t'en reste 30, il te reste plusieurs heures de douleur et que tu aurais beau utiliser tous les outils un peu connus de préparation mentale, tu vois, comme te dire, tu peux te répéter 100 fois mes chaussures sont des ressorts, mes chaussures sont des ressorts, tu vois, ce genre de truc, il y en a qui le font.
Speaker: Ça a un peu sa limite.
Speaker: Tu as deux options.
Speaker: Soit tu les utilises tous un an et après tu boucles.
Speaker: Ou soit tu trouves déjà ceux qui sont hyper pertinents pour toi.
Speaker: Ça, c'est une autre chose.
Speaker: Je pense que l'outil fondamental de préparation mentale, c'est ta motivation profonde.
Speaker: C'est pourquoi tu es là.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Pourquoi tu es là?
Speaker: Ça, c'est vraiment l'outil le plus efficace.
Speaker: Et encore une fois, je pense l'écrire régulièrement, tous les jours.
Speaker: Pourquoi je me suis inscrit à cet ultra?
Speaker: Pourquoi je m'entraîne dur?
Speaker: Pourquoi je suis là?
Speaker: Pour ne pas l'oublier, en fait, le jour J. Et plus, d'ailleurs, tu l'écris et même tu passes une heure devant ta feuille blanche à te dire « Mais pourquoi je cours ce 150 kilomètres?
Speaker: » Plus c'est des phrases qui vont te venir à toi et
Speaker: Ça peut rester un mystère au milieu de la course.
Speaker: Mais plus le jour J, tu vas avoir des souvenirs de ce que tu as écrit et plus tu vas cultiver vraiment ce désir, cette motivation profonde.
Speaker: Donc ça je pense que c'est vraiment l'outil numéro un et après l'outil numéro deux c'est de décomposer.
Speaker: Tu vois les ultra trainers ils le disent tous, c'est là tout de suite maintenant j'ai envie d'abandonner mais peut-être que en haut la crête là, en 500 mètres, peut-être que ça ira mieux, peut-être que ça veut revenir.
Speaker: L'objectif numéro un c'est d'aller à 500 mètres.
Speaker: Et puis l'objectif numéro deux c'est 500 mètres d'après, l'objectif numéro trois donc vraiment découper.
Speaker: Les tennismans le disent pareil, point par point.
Speaker: Tu vois, ça, c'est un truc qu'on réputait beaucoup au tennis, c'est point par point.
Speaker: Tu peux être à 6-0, 5-0, 40-0, le match n'est pas terminé.
Speaker: Point par point, si tu te mets à gagner tous les points à partir de maintenant, tu peux renverser le match.
Speaker: Donc, la première chose, c'est de gagner ce point-là.
Speaker: C'est instant présent ce point-là.
Speaker: Donc, ouais, c'est les deux choses qui...
Speaker: Ça peut paraître des fondamentaux, mais c'est important de se les répéter très souvent.
Speaker: Ok, incroyable.
Speaker: Là, aujourd'hui, ça, c'est pour revenir un petit peu sur l'extraterrien.
Speaker: On comprend un peu le recul que tu as sur ces plus de cinq ans d'échanges avec les invités.
Speaker: Et toi, aujourd'hui, c'est quoi la différence de posture que tu as entre il y a cinq ans et aujourd'hui?
Speaker: Et au-delà de ta posture?
Speaker: c'est quoi les différences que tu vois dans le business en tant que tel?
Speaker: Parce qu'au début, tu crées ton audience, tu la construis, tu fidélises les gens.
Speaker: À partir de quand il y a le sujet de toutes les actions que je mène, peut-être qu'il faut que ça rapporte aussi pour que ça s'équilibre à un moment donné?
Speaker: Est-ce qu'il y a eu un moment... Je pense que le moment fatidique, c'est le moment où tu as...
Speaker: t'as pas d'autre source de revenus.
Speaker: Il faut se mettre un peu dans la gueule du loup, il faut y aller, il faut se faire un petit peu de mal.
Speaker: Moi, j'avais un peu de chance, j'ai eu un an et demi de chômage.
Speaker: Et je le dis, et on le dit, un pôle emploi, c'est le premier investisseur de l'entrepreneuriat français, on a une chance exceptionnelle.
Speaker: Moi, pendant ces un an et demi-là, ça m'a permis de recruter un caméraman, de m'acheter des petits outils de création de contenu, d'acheter des caméras, de réinvestir dans du matériel, de pouvoir tout réinvestir.
Speaker: J'ai pris aussi une première alternante.
Speaker: Maëlys, qui est là, dans le couloir, ça a été mon... Elle m'a sauvé.
Speaker: Extraterraire ne serait pas là.
Speaker: Donc,
Speaker: Moi, j'ai tout réinvesti.
Speaker: À la fin de l'année, avec le comptable, il ne reste pas grand-chose.
Speaker: Dans la boîte, je réinvestis tout.
Speaker: Je me mets à risque parce que je kiffe, parce que je crois à Donf dans ce projet.
Speaker: La dimension économique, on l'a eu assez rapidement.
Speaker: Ce n'est pas ma partie tasse de thé, mais avoir un fichier Excel, se noter les revenus, se noter les dépenses que tu as, ça devient assez vite important.
Speaker: Moi, aujourd'hui, c'est une partie sur laquelle je me fais entourer, je m'entoure.
Speaker: Je me fais accompagner parce que ce n'est pas forcément là où je prends du plaisir, mais c'est un passage obligé pour grandir et pour aller à l'échelle.
Speaker: C'est aussi un truc que je vois.
Speaker: Monter un média à deux, c'est intéressant parce que très vite, quand tu montes un média, tu te rends compte qu'il y a trois sujets qui sont très importants.
Speaker: Le sujet numéro un, c'est vraiment la qualité de ton contenu.
Speaker: La qualité de ton contenu, c'est ce qui va driver de l'audience, construire ta marque, faire que des gens vont venir et revenir consommer ton média parce qu'ils aiment et ils savent que Extraterrien, c'est un rendez-vous tous les mardis matin, tous les vendredis matin à 6h en podcast audio.
Speaker: Qu'ils aillent courir, qu'ils soient sur leur vélo, qu'ils prennent la voiture, qu'ils cuisinent, on sera là.
Speaker: et on fera un excellent épisode.
Speaker: Ça, c'est la qualité du contenu.
Speaker: Ou t'abonner sur Instagram parce que tu sais que les Reels, ils sont inspirants et ils sont cools.
Speaker: Ou les stories sont hyper cool.
Speaker: Donc ça, c'est la première chose.
Speaker: C'est vraiment la qualité de ton contenu.
Speaker: La deuxième chose qui est fondamentale, c'est le coût de ta production.
Speaker: C'est ce contenu-là, combien il te coûte à produire.
Speaker: Et ça, tu le fais pour tous les contenus?
Speaker: Plus tu grandis, plus tu dois apprendre à le structurer sur tous les contenus.
Speaker: Donc, ce n'est pas facile.
Speaker: Ce n'est pas évident.
Speaker: Au début, notamment quand tu recrutes... Enfin, moi, quand j'ai recruté Maëlys, qui était en alternance, maintenant, ça va faire deux ans et quelques.
Speaker: Elle est là, donc tu vois, elle a grandi, mais elle faisait tout.
Speaker: Elle était au fourreau, au moulin.
Speaker: Moi aussi.
Speaker: Moi et mon temps, un mois, je me payais, un mois, je ne me payais pas.
Speaker: Comment est-ce que tu le valorises aussi?
Speaker: Il faut être honnête.
Speaker: Je suis très transparent là-dessus.
Speaker: Moi, j'ai mis beaucoup de temps avant de me verser un salaire.
Speaker: Je suis très transparent là-dessus.
Speaker: Ce n'est pas...
Speaker: Ce n'est pas la source de revenus la plus facile et la plus évidente, mais le coût de la production.
Speaker: Donc nous, aujourd'hui, on sait, une vignette YouTube, ça nous coûte tant.
Speaker: Un montage de podcast en vidéo, ça nous coûte tant.
Speaker: Un montage de vidéos courtes, ça nous coûte tant.
Speaker: Et on a une grille et on sait tout exactement.
Speaker: combien ça nous coûte.
Speaker: Et après, on incorpore des frais fixes de production de contenu.
Speaker: Et le troisième pilier qui est fondamental, c'est tes sources des revenus, tes marques, tes partenaires, tes clients avec qui tu travailles.
Speaker: Donc en fait, tu as trois pôles.
Speaker: Et c'est important...
Speaker: Je pense que les créateurs de contenu qui bossent bien avec les marques, c'est les gens qui arrivent soit très vite à sous-traiter un des pôles à des gens qui connaissent bien ou qui ont des gens qui ont tout de suite ce mindset un peu là en tête ou les gens qui arrivent à avoir le cerveau qui jongle en trois.
Speaker: Donc moi, je recrute beaucoup de gens qui ont
Speaker: au moins l'ADN sur deux pôles.
Speaker: Pour qu'ils puissent comprendre, c'est quoi un bon contenu?
Speaker: C'est quoi un bon partenaire?
Speaker: Que veulent les partenaires?
Speaker: Comment est-ce qu'on optimise le coût de production?
Speaker: Un truc assez...
Speaker: Exemple tout concret, on était à l'UTMB.
Speaker: On est à l'UTMB, on le fait financer avec un partenaire, on fait du super contenu avec un partenaire.
Speaker: Là, nos coups de prod, on les fait grossir parce qu'on va louer une salle, on va prendre un régisseur son, on va amener de la lumière, amener beaucoup de matos.
Speaker: Ok, cool.
Speaker: Donc là, c'est financé.
Speaker: Maintenant, comment est-ce qu'on va chercher de l'audience?
Speaker: On s'est mis derrière la ligne, on voyait tous les autres essayer de faire des belles photos, des trucs.
Speaker: Nous, on était avec nos téléphones portables et on faisait en 4 heures, on a fait 15 vidéos.
Speaker: On a fait 8 millions de vues sur un week-end.
Speaker: On a pris un certain nombre d'abonnés non négligeables sur cette période-là, mais ça ne nous a coûté pas cher.
Speaker: Ma hélice, derrière la ligne d'arrivée, moi derrière la ligne d'arrivée, téléphone, on filme, on met un petit message, on publie.
Speaker: Et boum, on fait grossir le long.
Speaker: Tellement plus agile que sortir la cam, exporter... Ouais, exactement.
Speaker: Un jour, j'aimerais bien le faire, tu vois.
Speaker: Et j'étais à côté d'autres médias qui étaient là et qui le faisaient.
Speaker: Tu vois, qui font les lignes d'arrivée, qu'on connaît, qui font des super belles images.
Speaker: Et bravo à eux, parce que franchement, ils ont... Moi, je les ai vus bosser, j'étais juste derrière eux, tu vois.
Speaker: Et je leur ai dit, je leur ai dit, les gars, chapeau.
Speaker: Franchement, c'était inspirant.
Speaker: Et ils ont millimiltré le truc, pardon, pour aller super vite.
Speaker: Euh...
Speaker: Ils sont hyper bons sur cette prod de contenu.
Speaker: Par contre, ça leur coûte plus cher, ils sont deux.
Speaker: Et ça leur coûte du matos.
Speaker: Comment ils répartissent les rôles?
Speaker: Il y en avait un, les deux cadrés,
Speaker: Il y en a un qui prend les photos, l'autre qui filme.
Speaker: Celui qui filme, il sait tout de suite ce qui est intéressant, ce qui n'est pas intéressant.
Speaker: Il sortait son ordinateur, il dérochait, il prenait 15 secondes, il mettait l'effet ralenti un peu connu, il mettait le texte.
Speaker: Le texte était déjà préparé.
Speaker: Donc, il savait qu'il allait filmer en amont, quoi.
Speaker: Exactement.
Speaker: Le deuxième lui disait les petites infos, genre le temps ou ce genre de choses.
Speaker: Je crois qu'il faisait un airdrop et celui qui avait pris les photos reprenait le compte et publie.
Speaker: C'était à publier.
Speaker: En quasi live.
Speaker: En quasi live.
Speaker: Ils étaient quasiment plus rapides que nous.
Speaker: qui étions tout seuls avec nos téléphones.
Speaker: Alors moi je peux te dire que nos téléphones ils surchauffaient, il n'y avait plus de réseau, il y avait... Dès qu'on faisait une vidéo un peu trop longue, tu vois, eux, chacune de leurs vidéos dure 20 secondes.
Speaker: C'est trop smart.
Speaker: Nous, il y a des moments où on ne voulait pas faire de cut, l'arrivée elle était un peu longue, elle durait une minute, une minute trente, parce que la personne fait l'aller-retour et tout, mais tu as envie de le capturer et tout.
Speaker: En fait, pas de réseau, téléphone qui surchauffe, ok, t'apprends.
Speaker: Bon, à partir de maintenant, on fait que des 15 secondes, tu vois.
Speaker: monté directement sur Insta, pas de musique, parce qu'il y a tellement de bruit, je ne pouvais pas écouter une musique.
Speaker: Eux, je voyais qu'ils avaient les musiques préenregistrées, donc c'était inspirant aussi.
Speaker: Mais ça correspondait bien, tu vois.
Speaker: Et en fait, ça ne nous a pas empêché de faire des millions de vues.
Speaker: Et un autre truc que j'ai remarqué, tu vois, à ce moment-là, c'est que tout le monde se battait pour avoir la belle photo, la belle image de l'arrivée, tu vois.
Speaker: Et nous, on s'est dit, il y a un truc que les autres ne font pas.
Speaker: C'est des petits moments un peu... Des petits moments un peu annexes, des petits...
Speaker: Des petits trucs de performance, des petits trucs un peu humoristiques que les autres n'ont pas.
Speaker: Et nous, avec notre rapidité, on les avait.
Speaker: Donc, on a eu des petites images.
Speaker: Il y a eu un athlète qui s'est incliné auprès de Camille Bruias, qui était deuxième.
Speaker: Il s'est incliné.
Speaker: Du coup, on a capturé ce moment-là.
Speaker: On l'a partagé.
Speaker: On fait un million de vues sur une vidéo de 15 secondes.
Speaker: Il y avait Théo Détienne qui est venu avec un masque.
Speaker: On savait qu'il allait faire une petite blague, donc on l'a surveillé.
Speaker: On a fait partie des deux, trois comptes qui l'ont tout de suite publié.
Speaker: Ça a marché.
Speaker: Il y a eu une joëlette aussi.
Speaker: Historiquement, il y a eu la première joëlette qui a terminé la CCC de 100 km.
Speaker: Ça, ça n'a rien à faire sur des gros médias institutionnels.
Speaker: Ça n'a rien à faire sur des médias à 100% performance.
Speaker: sur Extraterriens, moi je trouve ça cool, on l'a mis, on l'a fait, ça a fait beaucoup de vues et c'était exceptionnel, c'est une super vidéo.
Speaker: Pour te répondre, c'est important d'avoir ces trois pôles en tête.
Speaker: Comment est-ce que tu peux générer des vues facilement à pas trop cher?
Speaker: Si tu as du budget, tu optimises un peu tes coûts de prod aussi pour avoir un peu de ratio.
Speaker: Je parle de plus en plus à des gens qui ont des gros médias, des équipes de 20-25 personnes.
Speaker: Quand...
Speaker: Quand tu as une marque qui te vient de voir, si tu arrives à lui vendre quelque chose à 10 000, par exemple, pour simplifier, il faut généralement que tes coûts de prod pur, ça soit un tiers.
Speaker: Essaye de ne pas trop dépasser.
Speaker: Et que le reste, du coup, les 70%, donc 3 000 euros, le reste, ça sera un peu ta gestion de projet et tous tes frais transverses et ta marche.
Speaker: Point...
Speaker: Et ça, ce n'est pas facile.
Speaker: Tu vas te mettre dans le mindset de dire, OK, là, je vais vendre un truc à telle marque.
Speaker: Ça leur met 20 000.
Speaker: Du coup, je leur ai vendu 20 000.
Speaker: Du coup, en frais de prod, il faut que ça me coûte ça.
Speaker: Quand tu es tout petit, à notre taille, ce n'est pas encore faisable sur tous les projets.
Speaker: Mais il faut qu'on y arrive petit à petit.
Speaker: Même aujourd'hui, on en est très loin.
Speaker: Il faut être honnête.
Speaker: Moi, je retire mon salaire de quasiment tous les coups de prod.
Speaker: Il y a plein de trucs aussi qu'on optimise petit à petit.
Speaker: Pour rentrer dans ces 30%?
Speaker: Petit à petit, oui.
Speaker: C'est un objectif, c'est une étoile polaire.
Speaker: Donc vraiment, garder ces trois pôles-là en tête.
Speaker: Si tu veux que ton média puisse vivre et être un peu rentable,
Speaker: Désolé, j'ai dégrissé complètement sur les coûts de l'UTMB.
Speaker: Mais du coup, ça te dit bien, nous, on est venus sur un événement, on a fait des prods hyper quali pour les marques parce qu'on avait le budget pour.
Speaker: Ça nous finançait notre présence là-bas.
Speaker: Tout le temps en restant, on s'est dit, comment est-ce qu'on va chercher de l'audience avec les moyens du bord et le temps qu'on peut y allouer, notre expérience, nos outils.
Speaker: Et en étant un peu filou, tu peux faire des grosses choses.
Speaker: Et comment tu prépares en amont ces partenariats qui rendent le projet aussi jouable?
Speaker: Moi, aujourd'hui, c'est 50% de mon temps.
Speaker: Donc, c'est calendrier, tu es au carré sur les gros événements de l'année.
Speaker: Tu sais qu'à cet endroit-là, tu vas devoir négocier des partenaires.
Speaker: C'est comment?
Speaker: J'aimerais... Je m'entoure de gens encore une fois.
Speaker: On a recruté Charlotte dans l'équipe qui est hyper forte et qui commence... On commence à essayer de structurer un peu la partie commerciale.
Speaker: Je l'ai beaucoup fait à l'opportunité.
Speaker: Je l'ai beaucoup fait à...
Speaker: au feeling, au coût, tu vois.
Speaker: Là, on commence à avoir un calendrier sur un an à l'avance et à se dire, OK, maintenant, on connaît nos séries, on a nos powerpounds qui sont faites et on va commencer à aller chercher les marques.
Speaker: Tu vois, pour chaque événement, on a une dizaine, quinzaine de marques cibles et on commence à les bosser.
Speaker: Et si...
Speaker: deux mois avant l'événement, on n'a rien.
Speaker: On se dit, ok, on va peut-être... On annule peut-être.
Speaker: Et tu leur vends quoi concrètement, Omar?
Speaker: On leur vend de la visibilité.
Speaker: Il y a plein de manières de le faire.
Speaker: Soit c'est de les inclure dans ton contenu, de faire des podcasts avec eux, de faire des reels avec eux, soit vraiment de leur faire acheter de l'espace publicitaire pur et dur, ou sinon même de la prenant marque blanche.
Speaker: Tu vois, des fois, là, sur l'UTMB, on a une marque qui a un peu annulé au dernier moment, mais c'est pas grave, ça arrive.
Speaker: Mais tu vois, ils voulaient qu'on leur fasse des vidéos.
Speaker: Ils savaient qu'on était là, ils savaient qu'on avait du temps libre.
Speaker: Eux, ils n'avaient pas le temps de produire des reels et tout.
Speaker: Ils organisaient des runs testing, des runs communautaires.
Speaker: Bon, ils avaient besoin d'un cadreur qui prend et qui leur fait les vidéos.
Speaker: Bah, ok, on leur fait, quoi.
Speaker: Ils ont la petite touche extraterrière et ça matche.
Speaker: Et ça, c'est pas un marque blanche, du coup, c'est un contenu que tu leur vends et ils font ce qu'ils veulent.
Speaker: Oui, exactement.
Speaker: Et là, on est plus une boîte de prod qu'un média à part entière.
Speaker: Mais ça fait partie du truc.
Speaker: Tu regardes tous les gros médias qui s'en sortent bien.
Speaker: Ils ont une boîte de prod à côté.
Speaker: Du coup, le média facture à la boîte de prod et la boîte de prod absorbe aussi d'autres clients.
Speaker: Et donc, ça fait partie du jeu et c'est un truc qu'on va faire petit à petit.
Speaker: Et poser le pion des studios et de stories, c'est une façon d'avancer vers devenir une boîte de prod et ouvrir un business de production.
Speaker: Oui, rentrons dans le vif du sujet.
Speaker: Stories, je suis très curieux de connaître un petit peu les dessous, le pourquoi.
Speaker: Je sais que je me suis un petit peu renseigné, avec Emeline, vous vous êtes rencontrée il y a peu de temps.
Speaker: Oui.
Speaker: Il y a eu une sorte de match entre vous et vous vous êtes dit, on va lancer un studio de podcast.
Speaker: Comment?
Speaker: Pourquoi?
Speaker: L'idée d'avoir un studio et d'avoir un lieu, c'est une idée qui a toujours été présente chez moi pour plusieurs raisons.
Speaker: Déjà, pouvoir un peu créer sa marque, son identité visuelle, optimiser aussi un petit peu tes coûts de production.
Speaker: Ça faisait partie un peu de la stratégie.
Speaker: Et aussi, moi, j'aime beaucoup les dynamiques de lieux.
Speaker: J'aime beaucoup... J'adore le monde de l'hôtellerie.
Speaker: J'adore le monde de la restauration.
Speaker: J'adore les belles boutiques de running.
Speaker: D'ailleurs, je pense qu'il y a tellement de choses qui pourraient être faites dans le monde du sport qui ne sont pas encore optimisées dans l'expérience.
Speaker: Décathlon...
Speaker: C'est une boîte formidable, mais quand tu vas dans un magasin, il y a plein de trucs sur lesquels l'expérience est cool, mais elle pourrait être encore améliorée.
Speaker: Encore, je trouve qu'ils ont fait énormément de progrès.
Speaker: C'est une boîte fantastique, je trouve.
Speaker: Mais bref, moi, j'aime bien toutes ces dynamiques-là.
Speaker: Le fait de louer un studio, ça le voyait.
Speaker: J'ai vu quelques boîtes qui avaient popé un peu.
Speaker: Donc ça me trottait un peu dans la tête.
Speaker: Et Emeline, on s'est rencontré pour la petite histoire quand même.
Speaker: C'est marrant, c'est que son mari Jérémy, il vient dans le petit running club que j'ai créé tous les lundis soir.
Speaker: Donc c'est un entrepreneur à succès.
Speaker: Il vient courir et préparer un marathon.
Speaker: On est devenu pote, on est devenu ami tous les lundis à passer une heure et demie, deux heures ensemble.
Speaker: et à partager des choses ensemble.
Speaker: Puis on est parti une fois en week-end, puis une deuxième fois, puis une troisième fois.
Speaker: Donc, je rencontre Emeline.
Speaker: Emeline, c'est une machine de guerre, d'organisation, de gestion de projet, d'exécution, franchement.
Speaker: Moi, je l'appelle l'impératrice de l'immobilier, parce que pour moi, il y a très peu de femmes aujourd'hui qui ont sa rapidité d'exécution dans l'immo, parce que c'est vraiment une pure investisseuse immobilier.
Speaker: Je connais un peu l'étendue de son petit empire, et pour moi, c'est une vraie impératrice, et elle est partie de zéro.
Speaker: Papa garagiste, donc un peu entrepreneur, mais beaucoup de galères, beaucoup sur le terrain et les mains dans le cambouis au sens propre.
Speaker: Donc voilà.
Speaker: Et elle, elle achète du coup le lieu dans lequel on est.
Speaker: Elle a cette idée de faire un lieu et en fait on en parle et moi je lui dis assez rapidement, moi ça peut m'intéresser, je peux t'apporter de la visibilité, je peux t'apporter des connaissances en audiovisuel, je peux apporter mon réseau aussi parce que je suis très proche des créateurs de contenu.
Speaker: Et j'aime créer une brand, et j'aime créer une marque et un ADN.
Speaker: Et puis, on est parti comme ça.
Speaker: On est parti un peu comme ça.
Speaker: C'est vrai qu'on se connaissait assez peu, on avait assez peu bossé ensemble.
Speaker: Je pense qu'Emeline, elle avait aussi envie de s'associer.
Speaker: Il y a plein de choses qu'on a mal faites, tu vois, dans l'association, dans le truc, sur les travaux, elle a géré d'une main de maître.
Speaker: Là, on ouvre officiellement dans... Normalement, on doit avoir le site qui est prêt ce soir, tu vois.
Speaker: Donc, on doit lancer la commercialisation ce soir.
Speaker: Il y a plein de trucs qui ne sont pas parfaits.
Speaker: Il faut l'accepter.
Speaker: Je trouve qu'avec Emeline, on a aussi des moments un peu difficiles sur l'humain.
Speaker: Mais en fait, moi, j'aime bien rencontrer les crises au début.
Speaker: En fait, elle, ça peut la faire un peu stressée.
Speaker: Moi, ça me rassure.
Speaker: Je me dis, OK, on fait tous les mauvais sujets maintenant.
Speaker: Et on se voit que c'est le long terme qui va nous donner raison qu'on est complémentaire.
Speaker: Parce que quand tu es radicalement différent...
Speaker: Quand tu es radicalement différent, il y a des crises au début.
Speaker: Je sens qu'elle est un peu plus introvertie, moi je suis un peu plus extravertie.
Speaker: Elle, c'est une J en puissance, moi je suis une P en puissance.
Speaker: Là je parle MBTI pour les éditeurs et les éditrices, je ne sais pas si ça parle.
Speaker: Faites vos tests de personnalité.
Speaker: Voilà, exactement.
Speaker: Elle, elle est ultra organisée, ultra carré.
Speaker: Moi je suis un opportuniste.
Speaker: Je suis un spontané, je réagis.
Speaker: Je suis bon sous la pression au dos du mur et je suis moins bon quand il faut faire des plans et planifier.
Speaker: Ça me demande du temps, ça me demande de l'effort.
Speaker: Elle, c'est tout l'inverse.
Speaker: Elle est ultra organisée, ultra schedule et le dernier moment, ça ne lui plaît pas.
Speaker: bon bah tous ces trucs là on les ajuste ça va bien marcher moi je suis sûr qu'on va cartonner on a déjà parce que c'est un modèle qui est existant il y a une demande qui est forte on voit aussi que le marché se développe on apporte beaucoup beaucoup de choses sur la qualité de l'hospitalité t'as vu le lieu il est très beau les toilettes elles sont sublimes dans les toilettes c'est tout bête mais on a mis des tampons des serviettes du démaquillant
Speaker: un peu de déo voilà tu vois plein plein de trucs qu'on a pensé pour que ça soit nickel que ce soit un lieu d'exception donc voilà on lance on va voir où ça donne mais moi je suis hyper confiant là dessus clairement et l'emplacement aussi ouais l'emplacement est très cool je suis sorti de la gare Montparnasse en 5 minutes à pied je suis arrivé au studio
Speaker: On a compté 3 minutes 45 En fonction de quelle sortie de métro tu sors Je ne suis pas sorti par la bonne sortie Mais oui On s'est amusé à compter ça Et ouais On est bien C'est dans un quartier qui est un peu calme Et on espère que ça va être cool On vit trop fanny On est visible sur la rue aussi Donc on va On va essayer De faire notre mieux
Speaker: Donc là, les enjeux, j'arrive, vous lancez tout juste.
Speaker: Il y a encore plein de choses qui sont en train d'être mises en place.
Speaker: Déjà, c'est ultra quali.
Speaker: Je pense qu'il y a plein de studios qui, en termes d'expérience justement, vont avoir des difficultés à égaler ce que vous préparez.
Speaker: Ce n'est pas à moi de le dire.
Speaker: C'est les clients qui vont peut-être le dire.
Speaker: Mais ça c'est ultra important et du coup travailler avec des créateurs qui voudront revenir finalement et les fidéliser concrètement.
Speaker: Je pense que ça passe beaucoup par l'expérience qu'on crée, l'ambiance derrière les équipes.
Speaker: Je suis arrivé, j'étais tout de suite dans le bain avec les équipes et tout et j'étais tout de suite à l'aise.
Speaker: Ça, je pense que c'est un élément qui est hyper cool.
Speaker: On va essayer.
Speaker: Moi, je serai là sur place tout le mois de septembre, tout le mois d'octobre.
Speaker: Je ne sais pas quand ça sortira.
Speaker: On va te filer le pré-montage.
Speaker: Normalement, ça doit aller très vite.
Speaker: On essaiera au phonique pour que tu vois à quel point ça rend bien.
Speaker: Le but c'est vraiment de faciliter la vie des créateurs.
Speaker: Merci pour tous ces compliments, c'est beaucoup Emeline qui a fait 95% du job, donc vraiment du lancement.
Speaker: Moi je vais être vraiment sur la commercialisation, la fidélisation, la marque, les équipes aussi.
Speaker: On est en stress.
Speaker: Merci de nous dire que c'est bien dès le lancement.
Speaker: Je sais que moi, je suis du genre à dire à Emeline, t'inquiète, on va améliorer avec le temps.
Speaker: Et elle, c'est non, tout doit être bon le jour J. Donc forcément, des fois, ça fait des petites étincelles, mais c'est ça qui est beau aussi dans l'entrepreneuriat.
Speaker: Et aujourd'hui, je pense qu'on va être hyper fiers de ce premier lieu.
Speaker: Et même si là, aujourd'hui, on ne devait rien bouger, c'est quand même pas mal.
Speaker: C'est hyper cool.
Speaker: Est-ce que tu peux expliquer un petit peu le modèle d'un studio de podcast?
Speaker: Qu'est-ce qui fait que ça tourne un studio?
Speaker: Il y a deux modèles.
Speaker: Il y a un modèle purement de location du lieu
Speaker: avec une brique de service, où en fait tu viens, du coup c'est à l'heure, tu viens, c'est à l'heure, tu te poses, pour les podcasteurs on fournit le pré-montage, et même sur YouTube aussi la synchronisation avec les micros, caméra HD, micro HD, tous tes derniers cris, super lampes, et tu as un régisseur qui s'occupe,
Speaker: de t'aider à utiliser le lieu comme tu as vu avec le réglage des caméras, des petits conseils aussi, l'équipe est en train de se former donc ça va être de mieux en mieux là-dessus, d'avoir une vraie reco sur tiens, installe-toi comme ça, ton profil est comme ça, tiens, t'as la peau qui brille un peu, tiens ton verre d'eau, mets-le plutôt ici, tiens ta voix, pose-la, c'est vraiment quelque chose qu'on a envie d'apporter donc location plus une brique vraiment de conseils coaching tu vois?
Speaker: Avec les fichiers.
Speaker: L'idée, c'est vraiment de repartir avec ces fichiers tout près.
Speaker: Il y a un deuxième modèle de post-production.
Speaker: Vraiment, là, tu es une société de service où là, du coup, on a recruté des mini-makers, des...
Speaker: monteurs vidéo qui vont venir et à qui on va sous-traiter.
Speaker: On aura une personne qui va vraiment faire la gestion de projet avec ces équipes-là.
Speaker: C'est un double modèle.
Speaker: Je pense que l'idée, c'est...
Speaker: On a les chiffres, on les partagera quand on aura fait.
Speaker: On n'a pas envie de se prononcer, mais on a envie que le lieu soit bien rempli.
Speaker: Déjà, si le lieu est rempli, c'est ça l'essentiel pour nous.
Speaker: C'est quoi les leviers pour le remplir au max?
Speaker: Au max, il va y avoir mon média, celui d'Emeline aussi, mine de rien.
Speaker: Pour les gens qui ne me connaissent pas bien aujourd'hui, on fait 200 000 écoutes par mois sur le podcast en audio.
Speaker: Il y a la chaîne YouTube qui va avoir 30 000 abonnés avec pas mal de vidéos qui commencent à souvent passer les 10 000, 20 000 vues pour moi.
Speaker: Extraterrien, c'est 60 000 abonnés bientôt sur Instagram.
Speaker: LinkedIn, on approche les 80 000 abonnés.
Speaker: Voilà, la newsletter, 10 000 abonnés aussi.
Speaker: Donc ça, c'est des gros leviers où on va pouvoir parler, où on parle déjà de ce projet.
Speaker: Emeline, pareil, sur LinkedIn, sur Insta, elle est très très forte.
Speaker: Elle va lancer son podcast, elle va lancer son média aussi pour faire rayonner vraiment le lieu à sa juste valeur.
Speaker: Donc ça, c'est une première chose.
Speaker: La deuxième chose, c'est que moi, j'ai tissé beaucoup de relations avec des créateurs de contenu, des gens aussi qui sont présents et des gens que j'invite, que j'invite directement, qu'on fait une soirée d'inauguration avec tous ces gens-là pour qu'ils voient le lieu, pour qu'ils le trouvent beau et tout.
Speaker: qui viennent tester.
Speaker: Il y a, je pense, un intérêt à faire des agents, des alliances stratégiques avec des agences aussi, de vidéos, de productions.
Speaker: Donc là aussi, j'ai de la chance.
Speaker: Je connais bien ce milieu-là.
Speaker: Je pense qu'il n'y a pas besoin d'avoir 10 000 agences, mais d'avoir deux ou trois qui t'aiment bien, qui te référencent bien.
Speaker: Je pense que c'est ultra pertinent.
Speaker: Et après, SEO.
Speaker: SEO, ça reste un levier de recherche.
Speaker: J'ai besoin d'un studio, je tape.
Speaker: Donc ça, c'est une première chose.
Speaker: Google Maps aussi.
Speaker: Je vais te demander de mettre 5 étoiles et de mettre un petit commentaire avec la petite photo.
Speaker: J'ai vu que la page était en construction.
Speaker: Si t'es OK.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et après, le plus gros levier, je pense, pour n'importe quelle boîte, ça reste le bouche à oreille.
Speaker: Donc, si t'as passé un bon moment...
Speaker: Si tu es content de tes contenus, ça va savoir.
Speaker: Et puis après, je pense qu'il y a un effet organique qui se fait naturellement.
Speaker: Si l'épisode qu'on fait ensemble marche bien, qu'il y a un créateur de contenu qui voit la vidéo et qui nous demande « tiens, j'ai envie de tourner dans le même décor, où est-ce que je peux le faire?
Speaker: » Tu le rediras naturellement.
Speaker: Et puis voilà, on espère que tout ça mis bout à bout, on va devenir un lieu de référence à Paris.
Speaker: Voilà.
Speaker: Oui, c'est la différenciation avec la compétition, si on peut appeler la compétition, ou les autres acteurs qui sont déjà positionnés sur des studios.
Speaker: Comment vous voyez les choses, les axes un peu singuliers?
Speaker: Écoute, moi déjà, j'ai un point de vue très particulier sur les concurrents, c'est que moi, je les prends pour mes potes.
Speaker: Je regarde ce qu'ils font, ça m'intéresse, j'écoute, j'ai beaucoup d'estime.
Speaker: En fait, j'ai beaucoup d'estime pour mes concurrents parce qu'à chaque fois, je vois toutes les galères par lesquelles ils sont passés.
Speaker: Je vois ce qu'ils ont fait, je vois ce qu'ils ont bien fait, je vois ce qu'ils ont mal fait.
Speaker: Et du coup, j'ai de l'empathie parce que je vois à quel point c'est dur.
Speaker: Franchement...
Speaker: Sortir ce lieu-là en six mois, les gens ne se rendent pas compte.
Speaker: Moi, je ne m'en rendais pas compte.
Speaker: J'avoue, je me suis fait engueuler par Emeline.
Speaker: Je lui ai dit, écoute, je suis désolé, je ne me rendais pas compte de à quel point c'est intense.
Speaker: Donc, moi, j'ai toujours des bonnes relations.
Speaker: Et une deuxième chose pour laquelle il faut avoir des très bonnes relations avec ses concurrents, selon moi, c'est que soit c'est eux qui vont te racheter, soit c'est toi qui vas les racheter.
Speaker: Et c'est difficile de racheter une boîte avec qui tu ne peux pas te saquer avec les concurrents.
Speaker: Donc, les entrepreneurs qui sont un peu jeunes et qui ont un peu cette dynamique, tu vois, des fois de se dire, j'aime pas mes concurrents, blablabla, on se regarde du coin de l'œil et tout.
Speaker: C'est vrai, mais en fait, t'as tout intérêt à tout de suite créer une relation, à mettre le...
Speaker: à percer un peu l'abcès et se dire « Écoute, tu fais du bon boulot.
Speaker: Ouais, il faut qu'on garde une certaine distance.
Speaker: Ouais, il y a certains secrets.
Speaker: Bravo pour ça.
Speaker: Ça, tu le fais bien.
Speaker: Je t'avoue directement qu'on va s'en inspirer.
Speaker: » Et de toute façon, on a intérêt à être en bonne relation parce que si toi, demain, tu es en liquidation judiciaire, qu'est-ce qui va te racheter?
Speaker: C'est moi.
Speaker: Si demain, toi, tu as envie de grossir et que tu as envie de racheter un très bon lieu ou une très belle boîte, j'espère que ce sera la mienne que tu auras envie de racheter en premier.
Speaker: Du coup, il y a tout intérêt à garder des très bonnes relations, presque d'entraide.
Speaker: Je pense qu'il faut aller jusqu'à une certaine mesure.
Speaker: Mais en tout cas, avoir des relations très cordiales et particulières.
Speaker: Après, il y a des boîtes énormes
Speaker: C'est dingue, tu vois, par exemple, Doctolib, ils étaient en concurrence féroce avec mon docteur.
Speaker: Et je le sais de source sûre, désolé si ça se sec, c'est un truc qu'il ne faut pas le dire, mais pendant des années et des années, dans les équipes commerciales, dans les équipes...
Speaker: des deux côtés, c'était il faut qu'on fasse mieux que l'autre, il faut, tiens, eux ils ont fait ça, il faut qu'on le fasse, tiens, machin, et c'était une bataille féroce.
Speaker: Franchement, c'était féroce, et c'était un truc qui les motivait.
Speaker: Et le jour où il y a eu le rachat de mon docteur par Doctolib,
Speaker: Il y a eu un truc dans l'ADN où je crois que ça s'est pas trop mal passé parce qu'en fait, finalement, il se tirait la bourre, mais il y avait beaucoup de respect et d'humilité par rapport à ça.
Speaker: Et je trouve que c'est la compétition saine et le sport est un hyper bon.
Speaker: Je trouve que le sport est un
Speaker: Un très, très bon exemple.
Speaker: Quand tu vois Novak, Rafa et Roger en tennis, tu te dis « Waouh, c'est magnifique.
Speaker: » Quand tu vois sur la ligne de départ d'un marathon, Célacier et... Non, Bekele et Kipchoge qui se font un check et qui se respectent.
Speaker: Dans l'ultra, quand tu vois Kylian qui fait une grosse accolade à Jim ou à François, ça fait hyper plaisir.
Speaker: Bon, ce n'est pas comme ça...
Speaker: C'est pas tout ça, mais c'est légende.
Speaker: Et là, je n'ai pas cité que des légendes.
Speaker: Et chez les femmes, c'est exactement pareil.
Speaker: Je pense à Laure Manodou qui avait des bonnes relations avec ses concurrentes.
Speaker: Je pense à Moresmo aussi.
Speaker: C'est une vraie leçon.
Speaker: On se tire la bourre, mais on se respecte.
Speaker: Et je pense que dans le business, c'est pareil.
Speaker: inspirant le lier le sport je sais pas si c'était exactement le sens de ta question mais en tout cas c'est comme ça que je l'ai interpellé le sens c'était aussi de savoir en gros c'est quoi vos points différenciants ou tu vois les éléments qui vont dire un créateur moi je vais aller là et pas ailleurs
Speaker: Le point qu'on a mis en place, c'est... Déjà, il y a des fondamentaux.
Speaker: Il faut que tes décors soient beaux.
Speaker: Il faut que tes caméras soient premium et que ton son soit excellent.
Speaker: Déjà, si tu as fait ça, tu es très bien.
Speaker: Ensuite, il faut être dans un lieu proche d'un lieu de passage.
Speaker: Nous, on est à Montparnasse.
Speaker: C'est un lieu qu'on a étudié.
Speaker: On a vu qu'il y en avait beaucoup aux rives droites.
Speaker: Ça a commencé à être un peu la guerre.
Speaker: On a vu qu'il y en avait moins aux rives gauches.
Speaker: On est juste à côté de Montparnasse.
Speaker: Le but, c'est de capter un peu ce flux-là.
Speaker: Ça reste un business d'immobilier, de physique.
Speaker: Donc, l'emplacement est bon.
Speaker: Ça, c'est les fondamentaux.
Speaker: Ensuite, où est-ce que tu fais vraiment ta différence?
Speaker: Je pense qu'il y a nous.
Speaker: C'est un facteur humain qu'on ne peut pas nier.
Speaker: Hier, j'ai invité Alexandre Dana à faire un podcast test.
Speaker: J'invite toi aujourd'hui.
Speaker: Alexandre je connais très bien, on se connaît beaucoup, on se connaît moins mais je vois ce que tu fais sur LinkedIn, j'aime, je t'apprécie et j'ai envie de construire une relation avec toi et je sais que peut-être tu reviendras parce que tu sais que s'il y a un souci je sais que je peux appeler Marthe et tu sais que tu peux me faire confiance et ça c'est hyper important je pense
Speaker: Mais ça, ce n'est pas suffisant.
Speaker: Il y a la partie hospitalité, donc tout ce qui se passe en dehors du studio, des toilettes hyper propres, hyper belles, avec des produits pour les femmes, pour les hommes qui veulent vraiment se débarbouiller.
Speaker: La qualité de la formation qu'on est en train de faire avec nos équipes, tu vois, ce n'est encore pas assez rapide à mon goût, il n'y a pas encore assez de conseils à mon goût.
Speaker: C'est normal, c'est le tout début.
Speaker: Ils sont arrivés hier, les pauvres.
Speaker: Mais c'est un truc sur lequel on va vraiment mettre des effets de levier.
Speaker: Et nous, on s'est beaucoup inspirés des codes du luxe, de la restauration haut de gamme, de l'hôtellerie haut de gamme, d'aller dans ces lieux, de voir comment est-ce que les gens nous parlent, comment est-ce que les gens gèrent les problèmes, comment les gens nous font des réductions.
Speaker: Quand tu vas au Ritz, on ne te dit pas j'ai un code promo.
Speaker: On dit la maison vous offre quelque chose.
Speaker: C'est toujours un cadeau.
Speaker: Il y a plein de choses comme ça.
Speaker: On s'est entouré de ces gens-là.
Speaker: On a une copine qui boche chez Chanel.
Speaker: Incroyable les conseils qu'elle nous a donnés.
Speaker: C'est sur des petits trucs.
Speaker: On va essayer de le mettre petit à petit.
Speaker: Voilà.
Speaker: Je crois que j'ai dit pas mal.
Speaker: Ce que tu dis, ça me fait aussi rebondir sur mon expérience perso en tant que créateur.
Speaker: J'ai monté un studio chez moi avec un peu les moyens du bord, mais avec des lumières, 3 cams, des micros, tout quali assez similaire équipé en Sony avec du bon matos.
Speaker: Et la réalité, c'est que même en l'ayant fait de mon côté,
Speaker: En fait, c'est ultra technique.
Speaker: Il faut comprendre tous ces enjeux.
Speaker: En fonction de la lumière et de l'entrée de lumière que tu as dans ta pièce, tu dois toujours t'adapter.
Speaker: Les lumières, c'est un truc de fou.
Speaker: Il faut toujours pouvoir vérifier ton matériel et faire en sorte que... Rien qui garantit que le contenu derrière, si tu ne vérifies pas bien si tu n'es pas assez technique, il sera quali.
Speaker: Et je trouve que cette expertise-là, en tant que créateur,
Speaker: Se dire que je peux croiser un peu les bras et me dire que l'équipe Stories va le faire ultra clean, je trouve une valeur énorme pour le créateur.
Speaker: On espère, on a envie de mettre vraiment beaucoup d'expertise technique.
Speaker: Notre positionnement est assez clair, c'est d'avoir un positionnement assez haut de gamme.
Speaker: On veut que ça reste accessible pour des créateurs de contenu, des startups, des infopreneurs et tout.
Speaker: Donc, on ne va pas facturer dix fois plus cher...
Speaker: comme peuvent le faire des sacs Chanel, où il y a des marges stratosphériques.
Speaker: Non, ce n'est pas le but, mais par contre, cette qualité de service, cette petite attention, cette qualité technique, on lui met un peu de valeur, c'est sûr.
Speaker: Trop cool, hyper inspirant.
Speaker: Je vous souhaite évidemment de remplir à fond l'ouverture.
Speaker: On va changer un peu de sujet et parler d'une question qui me tient beaucoup à cœur dans le podcast, qui fait écho au nom du podcast, ton kilomètre 30.
Speaker: Pour les personnes qui nous écoutent, le kilomètre 30, c'est un peu le mur du marathon.
Speaker: C'est la difficulté qu'on peut rencontrer où on a l'impression de tout remettre en cause.
Speaker: C'est vraiment un moment difficile quand on l'a expérimenté en course à pied, de se remobiliser, de passer au-delà des crampes et parfois d'accepter d'être dans un moment de dande, peut-être pour repartir aussi plus fort après.
Speaker: Quel est ton kilomètre 30, toi?
Speaker: J'ai eu une petite phase.
Speaker: C'est une belle question, je trouve.
Speaker: C'est une belle métaphore.
Speaker: Notamment pour tous les coureurs, on sait qu'on rebondit.
Speaker: On sait que ça passe.
Speaker: Pas toujours.
Speaker: Des fois, ça dure longtemps.
Speaker: Mais on sait qu'au prochain marathon, il faudra le repousser, celui-là.
Speaker: J'aime beaucoup la métaphore.
Speaker: La question est très bien posée et bien jouée pour ça.
Speaker: J'ai eu une période un peu dure dans ma vie et je pense qu'elle s'est passée juste avant que je lance Extraterriens et ça a duré encore un petit peu après.
Speaker: Mais j'ai eu un moment où je me suis fait virer de ma boîte qui était le site de rencontre.
Speaker: J'ai eu un divorce, enfin, divorce, on n'était pas mariés, mais je me suis séparé de la mère de mes enfants.
Speaker: Et en plus, j'ai enchaîné tout de suite après avec une relation ultra toxique dans laquelle je suis tombé dans certaines drogues, clopes, alcool.
Speaker: Et c'était quasiment quotidien.
Speaker: Et je ne m'en cache pas.
Speaker: Je me suis flingué la santé.
Speaker: J'ai...
Speaker: J'arrivais à bosser parce que je tenais le coup.
Speaker: Et au bout d'une année, j'ai fait une grosse dépression.
Speaker: J'ai fait une grosse dépression.
Speaker: Donc, j'ai vraiment tout cumulé.
Speaker: Le boulot, ça n'allait pas.
Speaker: C'était le tout début d'extraterrien qui me faisait rebondir.
Speaker: Le boulot, les émotions, la relation amoureuse, plein de trucs, la santé et tout.
Speaker: Et aujourd'hui, je suis hyper content d'avoir rebondi de ça.
Speaker: C'est un long chemin.
Speaker: J'ai vraiment vécu la dépression de plein fouet.
Speaker: C'est un long chemin.
Speaker: Les gens ne s'en rendent pas compte autour parce que souvent, tu fais bonne figure.
Speaker: Souvent, tu ne le laisses pas trop transparaître et tu n'as pas trop envie d'en parler parce que tu sens qu'au bout d'un moment, ça...
Speaker: ça saoule les autres, t'as peur de saouler les autres avec ça.
Speaker: Et ouais, je sais qu'aujourd'hui, je me suis soigné un peu de ça.
Speaker: Je ne sais pas si tu as des questions plus particulières là-dessus, mais c'était un peu ce moment de ma vie.
Speaker: Aujourd'hui, extradérien, j'y suis aussi autant attaché parce que c'était ma bouffe aider un peu.
Speaker: C'était le moment où je m'éclatais vraiment, c'était le moment où je faisais un truc où je me sentais à ma place, je faisais des trucs qui me plaisaient.
Speaker: Je rencontrais des personnalités exceptionnelles et ça me permettait d'échapper à tout ce cumul de parasites que j'avais autour de moi.
Speaker: C'est ça qui m'a soigné.
Speaker: J'étais vraiment accro à certaines drogues.
Speaker: Les drogues de la jet set, j'étais dedans et c'est hyper dur de s'en sortir.
Speaker: Je m'en suis sorti un peu comme ça.
Speaker: Je suis hyper content de là où j'en suis.
Speaker: Je suis content aussi d'être passé par là.
Speaker: parce que amoureusement je sais ce que je veux je sais ce que je veux, je sais ce que je vaux je sais ce que j'aime et aujourd'hui j'ai rencontré la personne pour moi et j'en suis convaincu et je pense que c'est en se cassant les dents avant qu'on sait beaucoup mieux ce qui nous fait du bien
Speaker: Entrepreneurialement, j'ai tellement appris sur la gestion des associés, sur comment choisir ses associés, sur dans quel ordre faire les choses, sur comment lever des fonds.
Speaker: Bref, je ne regrette pas du tout.
Speaker: Je prends ces expériences, je les accepte.
Speaker: Il y a quelques années, je t'aurais dit, quand je venais d'en sortir, je me disais, vraiment, j'ai perdu deux années, trois années de ma vie.
Speaker: Là, maintenant, je me dis...
Speaker: qu'est-ce que j'ai pris en expérience mais franchement et là aujourd'hui je me sens invincible beaucoup plus fort que avant et parce que j'ai appris la résilience j'ai appris un truc hyper dur qui est la résilience t'as appris t'as gagné en connaissance de toi ouais exactement ça c'est sûr et je remarque aussi que t'as pas de tabou t'as pas trop de difficulté à parler de ça
Speaker: Non, franchement, je n'en ai pas.
Speaker: Moi, je pourrais parler de tout.
Speaker: Il y a des sujets que je garde un tout petit peu sous silence, mais c'est plus stratégique qu'autre chose.
Speaker: Mais je serais complètement OK d'en parler.
Speaker: Et moi, je suis de plus en plus ouvert à communiquer sur mes émotions, ce que je ressens, et aussi à me détacher des émotions des autres.
Speaker: Je les entends.
Speaker: Si tu es triste, je suis une éponge à émotions.
Speaker: Donc si tu te mets à pleurer, je vais avoir les émotions qui vont me venir et je vais peut-être pleurer.
Speaker: Ça m'est arrivé il y a trois jours avec Xavier Tevenard qui parlait de la maladie de Lyme sur scène devant une petite centaine de personnes.
Speaker: à nous faire comprendre que peut-être qu'il ne reviendra jamais au top niveau.
Speaker: Et lui, je sentais que sa gorge se serrait.
Speaker: J'ai versé une larme littéralement en pleine interview.
Speaker: Mais par contre, j'ai à apprendre à ressentir le truc.
Speaker: Je dis « Ok, ça, ce n'est pas mon émotion, c'est la sienne ».
Speaker: Je l'ai vécu, c'est OK, ça lui appartient.
Speaker: Moi, ça va, en fait.
Speaker: Moi, ça va.
Speaker: Je suis content d'avoir de l'empathie pour lui maintenant.
Speaker: Je suis même heureux.
Speaker: Je suis content d'avoir ressenti la tristesse partagée.
Speaker: Mais moi, je l'ai juste vécu 10 secondes.
Speaker: Le temps dure une émotion, en fait.
Speaker: Une émotion, je crois que ça dure 60 secondes ou un truc comme ça.
Speaker: Avant qu'elle passe.
Speaker: Et du coup, je suis très à l'aise avec ça.
Speaker: Parler de mes zones d'ombre, parler de mes points forts, de mes points faibles, je suis hyper à l'aise avec ça.
Speaker: Tu crois que c'est un des éléments qui fait que tu es à l'aise en interview?
Speaker: L'empathie ou le fait de se projeter.
Speaker: Pour faire les interviews?
Speaker: Ouais, le fait d'être... de pouvoir échanger, de pouvoir connecter avec les gens de façon peut-être plus intime, plus profonde.
Speaker: En tout cas, ça fait partie de mon style.
Speaker: On a rencontré beaucoup d'auditeurs à Chamonix durant cette fameuse semaine UTMB.
Speaker: Désolé aux personnes qui vont écouter plusieurs mois longtemps avant, mais UTMB 2025.
Speaker: Beaucoup de gens viennent nous voir pour nous dire « J'adore cette sensibilité, j'adore que tu vis les interviews, que tu es réellement intéressé, que tu sors du script. »
Speaker: Tu vas toujours plus loin, tu vas toujours un peu vraiment chercher au plus profond de l'invité et on sent que tu es vraiment intéressé, que ça te passionne.
Speaker: Et donc ça, c'est un des retours qu'on nous fait le plus et ça, ça me fait vraiment plaisir.
Speaker: Non, mais ça se sent, c'est clair.
Speaker: Tu as parlé de l'UTMB, c'est vrai que je n'ai pas creusé tout à l'heure.
Speaker: C'est comment l'ambiance sur place, de façon générale?
Speaker: Je n'ai jamais vécu, j'ai vu regarder, suivi à travers des médias comme le tien.
Speaker: C'est comment de l'intérieur?
Speaker: C'est difficile de te dire vraiment, de te décrire comment c'est.
Speaker: Mais déjà, Chamonix, c'est une très belle ville, je trouve.
Speaker: C'est bon, c'est beau.
Speaker: Tu es dans un cadre agréable.
Speaker: C'est devenu un peu, avec Annecy, mais je trouve que c'est un peu devenu la capitale mondiale du trail, la capitale historique, tu vois.
Speaker: C'est un peu...
Speaker: La Mecque, le Jérusalem, le Vatican, c'est un lieu sacré, Chamonix.
Speaker: Donc, c'est très beau.
Speaker: Il y a beaucoup de jolies maisons, même des très belles boutiques.
Speaker: Les marques s'en sont emparées, mais pour le meilleur et pour le pire.
Speaker: ça a son charme.
Speaker: Tu viens dans un petit train de montagne, tu vois, qui est un tout petit train.
Speaker: C'est bondé parce que ça afflue.
Speaker: Tu as un petit train toutes les demi-heures.
Speaker: Tu imagines que c'est un petit truc qui est plus petit qu'un métro et tu en as un toutes les demi-heures avec des gens qui arrivent avec des sacs de ski, de rando énormes.
Speaker: Et tout le monde, 100% des gens sont habillés en randonneur, en montagne, des fois un peu plus hipster, des fois un peu plus old school.
Speaker: Tu as tous les sports.
Speaker: C'est vraiment pour les amoureux.
Speaker: Tu vois, si tu veux faire du business, ça ne sert à rien d'aller à Chamonix.
Speaker: Tu vas aller plutôt à Annecy, dans la route d'or, la course à pied.
Speaker: Si vraiment, tu es un amoureux de la montagne, tu vas à Chamonix.
Speaker: Vraiment, on avait pris un hôtel.
Speaker: On sortait de l'hôtel.
Speaker: On allait à droite, à 50 mètres, il y avait la piste de parapente.
Speaker: On allait à gauche, à gauche.
Speaker: même 10 pas, on montait directement dans une forêt où on pouvait faire 1000 mètres de dénivelé vertical.
Speaker: Donc, tu as du parapente, tu as du vélo, tu as des trailers, tu as tous les sports d'hiver qui y sont.
Speaker: Tout le monde en fait.
Speaker: Tout le monde le vit.
Speaker: La semaine à l'UTMB, c'est une semaine particulière parce qu'il y a les médias, les marques qui sont là aussi.
Speaker: Tu as des animations dans tous les sens.
Speaker: C'est une semaine qui beaucoup de gens comparent à Disneyland.
Speaker: Moi, je n'aime pas cette comparaison-là parce que ce n'est pas la foire non plus.
Speaker: Ça reste professionnel et il y a une atmosphère autour du sport, autour du bien-être, du dépassement qui est là.
Speaker: Et c'est un truc à voir.
Speaker: Donc, moi, je te recommande et je recommande à tout le monde.
Speaker: Peut-être que le maire de Chamonix va m'engueuler.
Speaker: Peut-être que les Chamonix-Arbes vont m'engueuler.
Speaker: Mais...
Speaker: Venir vivre la journée d'arrivée à l'UTMB, c'est un truc à voir une fois dans sa vie ou le départ.
Speaker: Pas obligé de prendre un logement dans Chamonix, prenez-le à Salanches, venez en train, il y aura un peu de monde, c'est folclos.
Speaker: Mais c'est exceptionnel.
Speaker: Je préfère que ce soit des Français qui viennent en train plutôt que des étrangers qui viennent en avion aussi, tu vois?
Speaker: C'est un truc à voir.
Speaker: Il se passe une atmosphère unique.
Speaker: Il sera plus à l'arrivée que dans les fanzones, genre Valorsine ou...
Speaker: Ouais, Robin, des genoux dans le gif va m'engueuler, mais je ne trouve pas ça exceptionnel, Valorsine.
Speaker: Le trailer arrive, tu gueules, il passe.
Speaker: Et après?
Speaker: Et après, il n'y a plus rien.
Speaker: Tu as ça pour les 10, 15, 20 premiers et après, ça se tasse beaucoup.
Speaker: Coup de bol, cette année, Kortenay arrivait tard, mais une fois que Kortenay est passé, généralement, ça s'en va beaucoup.
Speaker: Mais l'arrivée, il se passe un truc.
Speaker: Tous les spots valent le coup.
Speaker: En vrai, tous les spots valent le coup.
Speaker: La semaine avant que la course démarre, ça vaut le coup.
Speaker: Enfin, avant que l'UTMB démarre et qu'il y ait les petites courses, ça vaut le coup.
Speaker: Tout vaut le coup.
Speaker: L'arrivée de la TDS, ça vaudrait le coup.
Speaker: L'arrivée de la CCC.
Speaker: Donc, l'idée, c'est d'être un peu partout, je pense.
Speaker: L'idée, c'est de voir un peu tous les spots.
Speaker: Moi, j'ai un peu tout fait.
Speaker: J'aime bien.
Speaker: J'ai plus le courage de faire les nuits à Courmayeur et d'être le matin à Champelac.
Speaker: Même si c'est des moments de course exceptionnels, j'ai plus la force pour ça.
Speaker: Mon rôle, c'est plutôt d'être sur le village et de rencontrer les athlètes, les marques et notre public.
Speaker: Donc, c'est là que je dépense beaucoup d'énergie, mais que j'en prends aussi beaucoup et
Speaker: C'est ce que me disait beaucoup Goulven de Fresh Touch qui pour le coup est très implanté aussi sur ce genre d'événement.
Speaker: Autre question qui est plus attrait à ta routine de sportif.
Speaker: On a parlé un petit peu de tes sports, des événements que tu préparais.
Speaker: Est-ce que tu peux rentrer un peu dans le détail sur ton entraînement?
Speaker: Comment est-ce que tu t'entraînes?
Speaker: C'est quotidien ou quasi quotidien.
Speaker: Comment est-ce que tu l'intègres dans ton équilibre de vie professionnelle en tant qu'entrepreneur aussi?
Speaker: Je pense que c'est une question qui peut beaucoup intéresser les gens qui nous écoutent.
Speaker: Oui.
Speaker: C'est vraiment d'avoir les déquilibres.
Speaker: C'est un terme qui ne me parle pas trop.
Speaker: Je trouve que c'est difficile de trouver une bonne balance.
Speaker: J'ai eu des phases où je bosse beaucoup, j'ai eu des phases où je fais beaucoup de sport.
Speaker: Pour moi, l'équilibre est en vacances.
Speaker: Pour moi, l'équilibre est en vacances où tout est un peu plus calme et tout.
Speaker: Mais c'est un truc...
Speaker: Moi, je vais m'entraîner tous les jours.
Speaker: Je vois qu'avec l'âge, je ne peux pas tenir à faire de la haute intensité tous les jours.
Speaker: Donc, de plus en plus, j'apprends à alterner séances d'intensité, séances plus de décrassage et de zone 2 d'endurance fondamentale.
Speaker: Grosso modo, ça ressemble à une séance sur deux, à peu près.
Speaker: J'ai eu des phases où j'ai vraiment essayé
Speaker: de mettre beaucoup plus de volume d'entraînement.
Speaker: J'étais crevé au boulot.
Speaker: Je suis allé trop vite.
Speaker: Je ne suis pas allé progressivement.
Speaker: Tous les athlètes nous le disent.
Speaker: Et encore, les athlètes, parfois, ils ne le ressentent pas trop parce qu'ils ont des zones de récup de ouf.
Speaker: Et nous, on bosse, tu vois.
Speaker: En tant qu'entrepreneur, tu vois, ça reste un boulot taxant.
Speaker: Ça te prend la tête.
Speaker: Tu penses la nuit quand tu vas pisser.
Speaker: Tu te prends le matin quand tu te réveilles, le soir quand tu te couches.
Speaker: Je prends H24, donc ça a un coût mental qui est très élevé sur la récupération, je trouve.
Speaker: Et aussi, en plus, je ne parle même pas quand tu fais des tournages partout en France, que tu montes un studio et tout, c'est pas de la récup, ça.
Speaker: Et moi, j'ai un énorme respect pour les militaires, les pompiers, les gens qui sont sur les chantiers, les...
Speaker: les éboueurs, même les conducteurs de bus, de trains, tous les boulots un peu physiques et tout, même le personnel soignant, des gardes et tout, mais ils sont, pour moi, c'est eux les vrais héros.
Speaker: Moi, quand je me plains après deux heures de zone 2 et le lendemain, je fais une séance à aérox où je me suis mis une cartouche et je me plains parce que je suis fatigué, parce que je n'ai pas bien dormi au boulot,
Speaker: Mais eux, qu'est-ce que j'y mets?
Speaker: J'imagine même pas.
Speaker: Et ceux qui arrivent à jongler avec la vie pro, franchement, chapeau.
Speaker: Donc, il faut en mettre l'église au centre du village.
Speaker: Moi, à côté, je ne suis rien.
Speaker: Donc, moi, je n'ai pas trop l'équilibre.
Speaker: J'apprends encore en marchant.
Speaker: J'essaye de faire tenir mes séances entre 50 minutes et 1h20.
Speaker: J'essaye d'inclure le soir, via l'application GoWoo, d'une petite routine de mobilité de 10-15 minutes, parce que je pense que c'est important.
Speaker: J'essaye de varier avec de l'endurance, de l'explosivité, parfois de la force, parfois de la résistance, travailler un petit peu partout.
Speaker: Je pense que la clé, c'est vraiment la diversification.
Speaker: Déjà de travailler tous les muscles, mais de les travailler différemment aussi, ce n'est pas facile parce que c'est un peu contradictoire avec la spécialisation et c'est difficile de trouver le temps pour tout faire.
Speaker: Mais c'est un peu... Moi, j'ai envie de me challenger, mais le fondamental de ma vision du sport, c'est de faire un marathon à 80 ans.
Speaker: Vraiment.
Speaker: Mon but, c'est pas de faire 100 kilomètres dans 6 mois, dans 18 mois ou dans 3 ans.
Speaker: Si je peux faire un 100 km à 70 ans, je serais tellement heureux.
Speaker: Moi, les gens qui me font rêver, c'est ces entrepreneurs qui ont 80 ans, 90 ans, qui bougent encore tout le temps, qui font encore un peu de sport tous les jours, qui ont la tête sur les épaules et qui parlent encore super bien.
Speaker: Ça, ça me fait rêver.
Speaker: performer, ok, je le fais au quotidien parce que c'est ce qui me drive, tu vois, de me mettre une prochaine compétition, c'est ce qui me motive.
Speaker: C'est ce qui me permet d'avoir un plan et d'avoir une structure.
Speaker: Parce qu'aujourd'hui, il n'existe aucune...
Speaker: Il n'y a aucun coach, si je vais le voir et je lui dis écoute, fais-moi courir un marathon à 80 ans.
Speaker: Je ne connais aucun coach qui est capable de me fournir un plan.
Speaker: Est-ce que tu aurais envie de le tenir?
Speaker: Voilà, exactement.
Speaker: Et je pense que le meilleur plan, c'est moi d'avoir ça en tête et d'avoir des étapes intermédiaires.
Speaker: Et les étapes intermédiaires, c'est faire un peu d'irocs, faire un peu de mobilité, beaucoup courir.
Speaker: me lancer des challenges qui me prennent du temps, qui m'enthousiasment, apprendre des choses, des nouvelles disciplines, me refaire un baptême de parapente, me faire un baptême de plongée, partir une semaine, faire de l'escalade et de la Via Ferrata parce que je n'en ai pas fait assez.
Speaker: Tu vas faire ce genre de choses.
Speaker: Et c'est ça, je pense, le fondamental.
Speaker: Et donc ça, moi, je commence à le faire.
Speaker: Je ne le fais pas assez, mais j'essaye tous les trimestres de me faire un petit challenge sportif un peu nouveau.
Speaker: Dans la découverte.
Speaker: Oui, dans la découverte et d'être débutant.
Speaker: Là, dans trois semaines, je vais grimper le Mont Blanc.
Speaker: Bon, ben voilà, petit challenge.
Speaker: Fin d'année, je vais aller...
Speaker: piloter une voiture de course.
Speaker: Ce n'est pas hyper bien pour l'écologie, mais je le fais une fois.
Speaker: C'est un cadeau qu'on m'a offert.
Speaker: Je considère que c'est du sport et que je vais m'éclater, je vais le faire.
Speaker: Je vais me faire après une semaine de kites.
Speaker: Je ne sais pas quoi, mais essayer d'avoir quelques jours ou petites sessions tous les trimestres où j'apprends un nouveau truc que je ne connais pas.
Speaker: Et ça, je pense qu'on peut tous le faire
Speaker: Même sans budget, tu vois?
Speaker: Même sans budget, tu te dis, OK, je trouve un pote qui me prête une planche de surf.
Speaker: Pendant une journée, je regarde toutes les vidéos YouTube et pendant quatre jours, je me focus vraiment pour essayer de faire du surf et tout.
Speaker: Et j'essaie d'apprendre le plus possible juste pendant quatre jours et je vois ce qu'il en est.
Speaker: Déjà, je me dis, c'est un truc cool à faire.
Speaker: Et tu trouves un pote pour quand tu veux, tu peux.
Speaker: Tu trouves un pote pour te prêter la planche.
Speaker: S'il faut, tu viens en stop.
Speaker: C'est un peu plus compliqué avec une boucle, j'avoue.
Speaker: Tu as des expériences de stop un peu?
Speaker: Oui, j'en ai fait pas mal, mais je dis ça parce que tu peux trouver, vivre chez l'habitant, tu peux, tu prends une tente, tu plantes ta tente de camping.
Speaker: Ou même, j'avais rencontré Grégoire Dossier il n'y a pas si longtemps.
Speaker: Il s'est fait le défi de David Goggins, faire deux marathons en deux jours.
Speaker: Je crois que tu cours 6 km toutes les heures ou un truc comme ça.
Speaker: Je ne sais plus exactement, mais je vois.
Speaker: C'est trop cool.
Speaker: Et il les a fait ces 80.
Speaker: à 2 kilomètres et t'es allé en 48 heures, je trouve ça trop cool, ça lui a coûté sa paire de baskets il s'était un peu entraîné tu vois et je pense qu'on peut tous mettre du piment dans notre quotidien un peu sportif même à bon niveau tu vois et je pense que l'important pour les 100 ans, donc c'est déjà de le garder en tête, enfin si on veut courir à 100 ans, c'est déjà de l'avoir en tête d'avoir conscience et avoir plein de défis intermédiaires, continuer à apprendre et d'avoir un maximum de diversité
Speaker: super conseil je pense que on peut retenir celui-ci pour terminer notre échange j'ai toujours quand même une dernière question c'est plus sur le ton de l'humour qui est là pour rigoler surtout tu préfères faire un irox avec tes pires invités ou faire un dîner de 3h avec tes meilleurs invités mais vous parlez que de météo
Speaker: Oula!
Speaker: Bon, franchement, les deux me feraient plaisir.
Speaker: Donc, je vais prendre les deux.
Speaker: Vraiment, les deux, je kifferais.
Speaker: Je pense qu'au bout de trois heures, à parler de météo, on serait peut-être chiés, mais je pense que dans les 300...
Speaker: Des alpinistes qui pourraient me parler de météo.
Speaker: Non, pas par principe, je vais prendre l'Irox parce que déjà, mes pires invités, ils étaient géniaux.
Speaker: Comment on n'aurait pas beaucoup de beaucoup parlé?
Speaker: Et je pense que mes pires invités, ils ont un gros cardio.
Speaker: Donc, je pense qu'ils seraient meilleurs que moi.
Speaker: Et donc, c'est bien pour ça d'avoir, de faire un temps sur Irox.
Speaker: Incroyable.
Speaker: Voilà.
Speaker: Bon, ça fait plaisir.
Speaker: Merci beaucoup, Bart, pour cet échange.
Speaker: Merci à toi.
Speaker: Merci à toi.
Speaker: Encore merci d'être venu au studio.
Speaker: Trop cool et longue vie à Kilomètres 30.
Speaker: Longue vie Astoriz, longue vie extraterrien.
Speaker: Et dernier point, si les gens qui nous écoutent veulent te contacter, veulent en savoir plus sur des sujets qu'on a abordés, opportunités, comment ça se passe.
Speaker: Le mieux, c'est Insta, Bart.fent, parce que sur LinkedIn, je ne peux plus recevoir de gens.
Speaker: Donc, le mieux, c'est Insta.
Speaker: Je n'aime pas trop les notes vocales.
Speaker: J'aime bien y aller de façon concise, au début, quand on ne se connaît pas.
Speaker: Trop cool.
Speaker: Le message est passé.
Speaker: Merci beaucoup, Bart.
Speaker: Merci à toi.
Speaker: À plus.
Speaker: Merci beaucoup d'avoir écouté Kilomètre 30.
Speaker: Si vous voulez soutenir l'aventure, n'hésitez pas à suivre le podcast sur les réseaux sociaux.
Speaker: C'est Kilomètre 30 Podcasts.






