Transcript
Speaker: Les meilleurs athlètes du monde, ils ont pas besoin d'argent, ils ont besoin d'être les meilleurs athlètes du monde.
Speaker: Le titre au JO, il s'est joué à 5,7 cm.
Speaker: Donc voilà, pour ceux qui nous regardent, c'est la longueur d'une main.
Speaker: On va regarder toutes les données des athlètes pour aller optimiser la performance et aller chercher les 1 ou 2 % de performance qu'il leur manque pour aller gagner l'UTMB ou une médaille d'or aux Jeux Olympiques.
Speaker: T'as beaucoup plus à mettre en argent dans un performance scientist parce que
Speaker: La visibilité qui va être associée à la victoire derrière, elle est fondamentale et énorme.
Speaker: Je m'étais transformé de l'étudiant qui posait des questions au data scientist qui pouvait potentiellement l'aider.
Speaker: Et là, c'est lui qui posait les questions.
Speaker: On n'a pas besoin de lever 2 millions pour avoir une super boîte.
Speaker: Je vais devenir un monkey geek.
Speaker: C'est le terme.
Speaker: qu'on a avec des copains c'est les moines codistes en fait il ya certaines techno ou quoi qu'on a développé qui sont bien supérieurs par rapport à ce qu'ils font dans certaines écoles équipe du world tour par exemple mais non même club de top 14 on essaye de faire ruisseler cette connaissance justement sur le grand public et ça c'est vraiment important
Speaker: Bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast des entrepreneurs du sport.
Speaker: Je suis Victor Namias et aujourd'hui je reçois Joseph Mistralet, le fondateur de Enduro.
Speaker: Honnêtement, j'ai trop aimé cette conversation parce qu'on parle de sport, de data.
Speaker: Joseph, c'est un passionné de sport et aussi de mathématiques.
Speaker: Ça se ressent vraiment dans les conversations.
Speaker: On a évidemment parlé de l'UTMB et son rôle dans les victoires respectives de Tom Evans et de Rooscroft.
Speaker: Pour info, cet épisode a été enregistré en octobre 2025.
Speaker: Voilà, j'ai toujours du mal avec les délais, mais on essaye petit à petit de rattraper le retard.
Speaker: Allez, je vous souhaite une très bonne écoute.
Speaker: Salut Joseph.
Speaker: Salut Victor.
Speaker: Ça va?
Speaker: Ouais, très bien et toi?
Speaker: Nickel.
Speaker: Je suis ultra content de te recevoir, parce que tu rassembles...
Speaker: plein d'aspects qui m'intéressent dans le sport et dans l'entrepreneuriat.
Speaker: J'aime bien présenter mes invités un petit peu avant de commencer la conversation.
Speaker: Si je ne dis pas de bêtises, Joseph Mistralet, tu as 28 ans, tu es diplômé d'XHEC, tu es data analyst et aussi performance scientist, tu es passionné de maths et passionné de sport.
Speaker: Je pense que c'est un combo qui est gagnant dans ce que tu fais.
Speaker: Tu es issu de la montagne, si je ne dis pas de bêtises, argentière, près de Chamonix, au cœur un peu de l'effervescence et de tout ce qui s'est passé récemment à l'UTMB.
Speaker: Tu as monté un laboratoire de la performance, qui s'appelle Enduro, et l'idée derrière ça, c'est d'aider les athlètes à optimiser leur performance à travers une analyse fine de la donnée.
Speaker: Et plus récemment, tu as brillé en accompagnant Tom Evans et Ruth Croft,
Speaker: lors de leur prépa et jusqu'à leur victoire à l'UTMB en 2025.
Speaker: Félicitations pour ça.
Speaker: Encore une fois, je suis trop content de pouvoir échanger avec toi.
Speaker: Merci beaucoup, merci pour la présentation.
Speaker: Effectivement, c'est ça, c'est deux passions qui se mettent en commun pour créer un peu cet écosystème.
Speaker: Donc, hâte de pouvoir en discuter avec toi.
Speaker: Oui, carrément.
Speaker: J'aime bien aussi demander à mes invités de se présenter.
Speaker: Est-ce que tu peux dire qui tu es, Joseph?
Speaker: Je pense que tu as très bien fait le boulot.
Speaker: Non, c'est ça.
Speaker: C'est vraiment, je pense...
Speaker: Oui, encore une fois, c'est ces deux mondes qui sont un peu rentrés, qui étaient assez éloignés il y a quelques années, il y a 4-5 ans, même quand je me suis lancé il y a 3 ans, c'était vraiment assez difficile de comprendre comment ça pouvait fonctionner.
Speaker: Et je me suis lancé un peu contre vent et marée au début.
Speaker: J'étais intimement persuadé que ça pouvait fonctionner.
Speaker: Et on a réussi à montrer que ça pouvait le faire sur les dernières années.
Speaker: Donc c'est vraiment cool et on amène des gens avec nous.
Speaker: On essaie justement aussi d'éduquer, de créer un peu cette communauté.
Speaker: Donc c'est quelque chose de sympa, oui.
Speaker: Quand tu dis on, tu parles de qui?
Speaker: Je parle d'enduro en général.
Speaker: En fait, je déteste parler de moi.
Speaker: Même quand j'étais tout seul dans la boîte, je disais toujours on parce que je trouve que ça avait plus de force.
Speaker: Je sais pas.
Speaker: Mais maintenant, on est six dans la boîte.
Speaker: Mais quand je dis on, c'est aussi tout ce qu'on a réussi à créer avec des partenaires, avec des experts de la performance, avec NutriPure, avec...
Speaker: Avec Roof et Tom, justement, tout ce mouvement autour d'Enduro qui est plus qu'une entreprise, je pense, mais plus un mouvement à ce niveau-là.
Speaker: C'est tellement stylé.
Speaker: Est-ce que tu peux décrire Enduro pour les personnes qui écoutent?
Speaker: Comprendre un peu le spectre d'action derrière.
Speaker: Enduro, c'est un laboratoire de la performance.
Speaker: Donc, c'est...
Speaker: un labo qui est mis à disposition ce qu'on va faire c'est qu'on va regarder toutes les données des athlètes donc ça peut être très très précis c'est du lactate, du glucose de la cadence, du sommeil etc pour aller optimiser la performance et aller chercher les 1 ou 2% de performance qu'il leur manque pour aller gagner l'UTMB ou une médaille d'or aux Jeux Olympiques donc c'est ça c'est vraiment très holistique dans sa vision et en fait on fait pas mal de choses à côté parce qu'on accompagne des marques, on accompagne des athlètes
Speaker: On a aussi un média.
Speaker: Là, c'est plus data pour la performance, c'est plus data pour le média.
Speaker: Comment est-ce que tu viens éduquer?
Speaker: J'étais obligé de faire ça au début parce que personne ne connaissait ou personne n'y croyait.
Speaker: Personne ne comprenait.
Speaker: Oui, exactement.
Speaker: J'ai dû mettre un côté ludique dans cet aspect de data et l'utiliser pour potentiellement... C'est un truc qui me plaît beaucoup, mais faire comprendre notre sport, soit le trail ou les sports d'endurance,
Speaker: au monde en justement de donner des choses très factuelles.
Speaker: Et du coup, par exemple, de pouvoir répondre à la question qui est le meilleur trailer du monde aujourd'hui, personne, tout le monde te donne une réponse différente.
Speaker: Et là, justement, c'est vraiment pour mettre en lumière et pour éclairer avec de la data.
Speaker: Donc, il y a cet aspect média qui est très important pour nous aussi.
Speaker: Qui est le meilleur trailer du monde en ce moment?
Speaker: Oh là là!
Speaker: Il va durer deux heures et demie ou une heure dans le podcast?
Speaker: On va rester sur une heure du coup.
Speaker: Et Tom Evans, bien sûr.
Speaker: Tu as mentionné quelques données.
Speaker: Il y a un sujet qui m'a interpellé.
Speaker: Tu dis récupérer de la donnée.
Speaker: Comment on récupère toutes les données?
Speaker: Ça peut se faire en une fois au lab ou ça se fait sur la durée?
Speaker: Comment ça fonctionne?
Speaker: On a plein de sources diverses, pas mal de capteurs différents.
Speaker: Déjà, la principale donnée qu'on peut réussir à récupérer, c'est toute la donnée de Strava ou de Garvin ou de Coros des années précédentes.
Speaker: Parce que j'ai besoin d'avoir les historiques des athlètes.
Speaker: Les athlètes sont propriétaires de cette donnée?
Speaker: Oui, oui.
Speaker: On ne se pose pas trop la question dans le trail parce que leur équipe ne va pas être propriétaire de leurs données.
Speaker: Je crois qu'en foot, il y a eu beaucoup plus de débats sur qui est propriétaire de leurs données.
Speaker: Et surtout, il y a un sujet qui m'a toujours intéressé.
Speaker: Tu joues en NBA, tu changes de club, est-ce qu'ils peuvent utiliser contre toi les stats?
Speaker: C'est vraiment un truc qui m'intéresse.
Speaker: Honnêtement, s'ils y ont accès, je ne vois pas comment ils ne le garderaient pas en tête.
Speaker: C'est un truc qui m'intéresse plutôt bien.
Speaker: Il y a quoi d'autre?
Speaker: Et oui, on regarde toutes ces données.
Speaker: On travaille un peu avec Quentin Fillon-Maillet et lui, il nous a envoyé ces données depuis 2004 ou 2005.
Speaker: C'est honnêtement d'avoir un athlète qui y a fait aussi confiance aussi tôt, parce qu'en 2004, mais si moi, en 2021, j'étais précurseur, alors lui, en 2004, il était... C'est assez fort.
Speaker: Du coup, on réclame ça.
Speaker: Et après qu'est-ce qu'on fait?
Speaker: On fait passer pas mal de tests en labo Donc soit chez nous Soit on les envoie un peu aux quatre coins du monde Pour justement avoir le plus possible De points de données
Speaker: Et ça, par exemple, en labo, tu chopes quoi comme information concrète que tu ne pourrais pas faire à la maison?
Speaker: Il y a énormément de trucs.
Speaker: Ça peut être de la VO2, justement les seuils, la dégradation des seuils, pardon.
Speaker: C'est quoi la dégradation des seuils?
Speaker: En fait, tu fais ton test de VO2max, donc tu as des petits virants seuils, c'est à partir de quel moment tu rentres dans une autre zone et du coup, tu vas commencer à...
Speaker: à produire, en tout cas à ne pas consommer ton lactate.
Speaker: Et ça du coup c'est fondamental pour savoir si tu es économe dans ton effort et tu vas pouvoir être bon.
Speaker: Et du coup ça en fait on remarque qu'il se dégrade pas mal avec la distance et du coup tes seuils au kilomètre zéro de l'UTMB, au kilomètre 100 de l'UTMB ça va pas être les mêmes.
Speaker: Ils évoluent dans le temps.
Speaker: Oui exactement.
Speaker: Et il y a ça, il y a la consommation de glucides,
Speaker: Il y a le ratio entre les glucides que tu brûles, entre ceux qui étaient déjà présents dans ton corps ou ceux qui sont ingérés pendant l'effort, la sudation, enfin, pas de forme de force, il y a un milliard de choses à faire.
Speaker: Et ça, ça prend du temps à tout récupérer?
Speaker: Oui, mais ça se fait sur une, deux, trois saisons où en fait on demande un protocole spécifique et après on le fait aussi sur le terrain lors des différentes compétitions, donc ça c'est intéressant.
Speaker: Oui, j'avais entendu un moment où tu parlais il me semble à Nico de Running Addict où tu parlais de Tom Evans récupérer des infos après une compétition.
Speaker: Mais ça c'est cool parce que c'est un des points importants en Ultra Trail où c'est une épreuve justement qu'on ne fait pas l'entraînement et du coup
Speaker: on ne fait jamais 110 km à l'entraînement et du coup c'est important justement d'avoir ce genre d'objectif B pour permettre de comprendre un peu plus justement son corps après tout cet effort et du coup c'est vrai qu'on avait eu la chance de faire ça sur une compétition un peu secondaire où en fait justement on avait pu le tester directement après et c'était vraiment intéressant
Speaker: Ok, trop cool.
Speaker: Est-ce que tu peux du coup présenter le spectre de vos interventions?
Speaker: Parce que c'est vrai que quand on regarde enduro, on a peut-être déjà vu passer, en tout cas pour les coureurs ou les sportifs d'endurance, les Enduro Report sur Strava ou sur les autres plateformes.
Speaker: Est-ce que tu peux donner un petit peu votre champ d'action?
Speaker: J'ai l'impression qu'il y a du athlète de haut niveau, performance ultra poussée.
Speaker: Derrière, il y a aussi aider les athlètes comme moi, par exemple, qui ont envie d'améliorer leur perf.
Speaker: Alors l'Enduro Report, je ne sais pas si vous connaissez, mais je vous conseille d'aller regarder.
Speaker: Sur le site, vous verrez, c'est une analyse que vous pouvez ajouter sur toute votre sortie Strava.
Speaker: Donc en fait, vous faites votre sortie et nous, on vient vous calculer le coût du vent, du dénivelé, de la température, etc.
Speaker: Et ça, c'est assez puissant parce que ça vous permet de comprendre comment les conditions extérieures et les paramètres extérieurs ont justement coûté et du coup, de pouvoir comparer réellement deux sorties en termes de RPE, en termes même de temps entre les deux.
Speaker: Et ça, c'est quelque chose qui est assez intéressant.
Speaker: Et je pense que c'est vraiment la philosophie de base d'enduro, c'est de se dire « Ok, on a notre vitrine d'athlètes de haut niveau et c'était la partie immergée de l'iceberg jusqu'à l'Utemberg où on n'en parlait pas trop, on était vraiment concentrés à fond. »
Speaker: En tout cas, moi, je le vis à 200% depuis trois ans, mais les gens n'étaient pas au courant qu'on était aussi fort là-dessus.
Speaker: Et pour le coup, l'aspect média, l'aspect un peu plus grand public, ça, c'est vraiment la partie émergée où, en fait, on essaye de faire ruisseler cette connaissance justement sur le grand public.
Speaker: Et ça, c'est vraiment important.
Speaker: Pour rentrer un peu plus en détail, je me suis dit, allez, pendant trois ou quatre ans, je teste huit ou neuf business models différents pour voir justement comment ça marche.
Speaker: Et après, soit on prend un et on le fait à fond, soit on se pousse.
Speaker: Mais vraiment, il y a cette logique de... On a cette vitrine et comment est-ce qu'on peut faire profiter justement de cette analyse data au plus grand nombre?
Speaker: Et honnêtement, c'était super important parce qu'on ne pouvait pas se lancer directement justement avec des gens qui n'étaient pas encore éduqués.
Speaker: Et du coup, on les a éduqués grâce aux victoires sur le TMB pour ensuite pouvoir progresser là-dessus.
Speaker: C'est un produit d'appel, le report?
Speaker: Pour toi, ça correspond à quoi?
Speaker: Au début, j'ai eu l'idée, et on l'a montée avec Alodie Boissounet, qui était une super fille monstrueuse en data et en tech.
Speaker: Au début, même pas, c'est juste de pousser de l'innovation, d'essayer de comprendre un peu plus.
Speaker: Et je me souviens même, les gens me disaient mais ça sert à rien, faire un truc qui sert et qui est monétisable.
Speaker: Et en fait, à l'époque, il y avait quoi?
Speaker: Il y avait 100 personnes dessus, c'est rien du tout.
Speaker: Et en fait, le but, c'était justement d'apporter même de la visibilité, que ce soit pour Enduro, parce qu'actuellement, il y a 5000 personnes qui l'ont.
Speaker: C'est-à-dire que tous les jours, il y a 5000 fois le mot enduro qui apparaît sur les réseaux.
Speaker: Et il y a des gens qui disent « Ah, mais trop bien enduro, j'ai le report.
Speaker: » Donc le fait qu'ils associent enduro au report, pour moi, c'est totalement bizarre parce que c'est 1% de tout ce qu'on fait.
Speaker: Mais en fait, ça nous donne pas mal de visibilité.
Speaker: Ça nous permet justement aussi d'éduquer un peu les gens sur les impacts.
Speaker: Et en fait, quand ils regardent l'impact du vent, ils disent
Speaker: C'est énorme.
Speaker: Je suis trop fort.
Speaker: Et un dernier truc, je pense, c'est après, on va essayer potentiellement de créer des collabs et ça peut être un produit d'appel pour les plans de pacing.
Speaker: C'est aussi un des trucs qui fait partie du ruissellement, c'est de se dire comment est-ce qu'on peut automatiser un peu notre vision des choses pour les athlètes d'un niveau au grand public.
Speaker: Et du coup, on fait des plans de pacing qui sont sortis il y a trois semaines, là.
Speaker: Donc si vous cherchez un point de pacing pour le marathon de Paris, pour l'UTMB, pour des trails comme ça, on est capable de le faire.
Speaker: Je n'ai pas vraiment fait de com' parce que pour moi, c'est... Mais c'est vrai que c'est un sujet qui peut être vraiment intéressant et qui apporte un peu plus de finesse en fait là-dessus.
Speaker: Oui, complètement.
Speaker: Mais du coup, comment est-ce que ça fonctionne concrètement?
Speaker: J'ai fouillé un peu, j'ai vu sur le site qu'il y avait des plans de pacing pour des courses spécifiques, par exemple Nice prochainement.
Speaker: Ça marche comment?
Speaker: Parce que j'ai vu, dans le site, tu devais donner tes informations, tes prédictions.
Speaker: Ça peut être aléatoire.
Speaker: Dans mon cas où j'ai fait un ultra, c'était un 80 avec 4 500 de D+.
Speaker: Bravo.
Speaker: En 17h.
Speaker: Attention, bravo.
Speaker: Ma prédiction, je ne savais pas, en fait.
Speaker: J'avais du mal, je n'étais pas accompagné et tout.
Speaker: Du coup, très amateur, mais c'est compliqué, du coup, de se positionner là-dessus, non?
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Mais là, c'est juste qu'on laisse les gens le faire ou sinon ils peuvent aussi donner leur index et nous, on leur calcule justement un temps.
Speaker: Ça peut être intéressant.
Speaker: Après, à terme, et c'est là que c'est deux mondes qui viennent de se rencontrer, c'est le monde du report, donc l'analyse des stats et ce pacing plan.
Speaker: Et en fait, quand la personne s'inscrit sur le report,
Speaker: On vient justement, avec son accord bien sûr, prendre toutes ces données pour voir quel est son niveau, mais surtout construire ce qu'on appelle la matrice de coureur qui est sa capacité à être fort en montée, en descente, par rapport à la température, par rapport à la technicité, etc.
Speaker: Là où actuellement on a une matrice assez globale, qui est dédiée à la course forcément, on vient calculer cette matrice de coureur,
Speaker: Là, pour le coup, on vient la personnaliser et ça qui est fort dans ce dashboard, c'est qu'il s'entraîne au fur et à mesure et elle devient de plus en plus personnalisée.
Speaker: Et comme ça, on va être capable justement à terme de dire, vu ton état et si on a suffisamment de sorties, s'il a fait vraiment tout ce qu'il faut, on va pouvoir lui dire, tu peux valoir tant à cet autre truc, être plus précis encore que fait LiveTrail, et du coup, donner un élément, donner un pacing pour cette course et essayer qu'il aille au bout.
Speaker: Incroyable.
Speaker: Et du coup, la stratégie de monétisation pour ça, c'est de le faire en one shot, pour l'instant, course par course?
Speaker: Oui, parce que ça prend quand même pas mal de temps de faire une course.
Speaker: Rien qu'une analyse de course, ça peut prendre jusqu'à deux ou trois jours avec deux gars parce qu'on va récupérer des anciens résultats, parce qu'on regarde justement très très bien le GPX, toute la partie technicité, etc.
Speaker: Donc, on est en train d'aller beaucoup plus vite là-dessus.
Speaker: Mais ouais, du one shot et après potentiellement, je ne sais pas.
Speaker: En fait, c'est vraiment, je travaille un peu à la passion dans la mesure où, et honnêtement, ce n'est pas moi qui m'occupe de cette partie.
Speaker: J'ai des gars qui travaillent et qui sont forts dessus.
Speaker: En fait, je les laisse avancer là-dessus.
Speaker: Et après, soit on fera des bundles où en fait, ils payent pour trois ou quatre plans dans l'année.
Speaker: Soit il y a un abonnement aussi pour avoir des fonctionnalités supplémentaires.
Speaker: Ou sinon, en fait, rien que de faire des partenaires avec des marques où en fait, ils sont présents sur le dashboard.
Speaker: Et en fait, le dashboard, moi, je suis assez fan du gratuit, tu vois?
Speaker: parce que je trouve qu'il y a un côté, tu apportes de la valeur aux gens et en fait, si on a beaucoup de personnes qui l'utilisent, ce sera facile de monétiser mais au moins, c'est gratuit pour l'utilisateur.
Speaker: Ça apporte de la valeur aux marques.
Speaker: Exactement, c'est ça parce que c'est quand même des gens qui sont à fond data, qui sont hyper éveillés justement à cet aspect data.
Speaker: Donc, s'ils voient passer un petit offre pour une application de copy coaching, d'acheter des gels, forcément, ils vont faire confiance parce qu'on a cette notion d'expertise à ce niveau-là.
Speaker: Campus coach, c'est si t'es au hasard?
Speaker: C'est si t'es au hasard.
Speaker: Non, parce qu'on travaille un peu avec eux, justement.
Speaker: Et du coup, ça peut être vraiment intéressant.
Speaker: Ils font très bien la partie coaching.
Speaker: Nous, on ne l'a pas mise en œuvre.
Speaker: On est plus sur du ruissellement de ce qu'on fait avec les élites.
Speaker: Mais du coup, si...
Speaker: Les gens voient leur report, ils disent « Ok, là j'ai fait 108% de mon volume de la semaine dernière.
Speaker: » Là, nous on met un petit truc, c'est peut-être un peu trop.
Speaker: Si vous voulez plus d'informations, vous pouvez aller.
Speaker: En fait, ce n'est même pas de la mise en avant, c'est un conseil qu'on leur donne, mais de bonne foi.
Speaker: Il n'y a même pas de vente de produits.
Speaker: Tu vois ce que je veux dire?
Speaker: Non, c'est juste logique.
Speaker: On peut rentrer dans la partie business un peu.
Speaker: Tu as parlé de 8-9 business models différents que tu avais testés.
Speaker: Moi, je suis curieux d'entrer un petit peu dans le détail de comment a évolué Enduro, d'où c'est parti et quel a été le cheminement pour construire le produit qui existe aujourd'hui.
Speaker: Il y a eu pas mal de trucs d'introissance.
Speaker: En fait, je te dis encore, c'est quelque chose d'assez passionnel.
Speaker: Moi, j'étais persuadé que ça pouvait intéresser des gens.
Speaker: Et du coup, je me suis dit, je me lance et j'optimise la performance des athlètes de haut niveau.
Speaker: C'est très bien.
Speaker: C'est génial.
Speaker: On s'éclate.
Speaker: Ça rapporte bien parce que ça permet de vivre, mais quand on veut faire tourner une boîte derrière, ce n'est pas suffisant parce qu'il y a un problème de scalabilité, notamment sur le fait qu'on a des non-competing agreements entre les différents athlètes.
Speaker: On ne peut pas prendre le concurrent de l'athlète sur la même course parce que forcément, quand on fait un plan de pacing, c'est un plan de pacing pour l'athlète, mais aussi contre les autres athlètes.
Speaker: Tu dois changer de sport dans ce cas?
Speaker: Oui, du coup je peux avoir seulement deux athlètes en trail, peut-être un trail court, un trail long, mais c'est tout.
Speaker: Pareil, on était en négociation avec Cassandre Beaugrand sur le triathlon, je ne sais pas si on a le droit de le dire ou pas, mais
Speaker: Elle ne voulait pas qu'on prenne d'autres filles, même sur les longues distances alors qu'elle faisait de l'Olympique.
Speaker: Du coup, c'est très compliqué, même pour les hommes, ce n'était pas forcément évident.
Speaker: Forcément, les athlètes se protègent et elle a 100 % raison.
Speaker: Mais ça fait partie du job.
Speaker: Du coup, on a quand même moins de volume, même pas de volume du tout.
Speaker: Et du coup, le but, c'est ensuite, quand je me suis dit qu'il y a quelque chose à faire, il y a une communauté à créer, d'aller plus vers de l'amateur où là, il y a des gens qui sont passionnés et qui ont envie de progresser.
Speaker: Enfin, même faire un UTMB en 46 heures, si tu as d'autres comptes en train de faire de très loin, ça reste quand même un énorme exploit.
Speaker: Et surtout, il y a beaucoup plus de volume à ce niveau-là.
Speaker: Tu le fais en combien de temps, toi?
Speaker: L'UTMB?
Speaker: Je ne sais pas.
Speaker: En vrai, j'avoue que je reste un peu sur les trails courts pour l'instant parce que j'aime bien pousser.
Speaker: Mais si j'arrive à descendre en dessous de 24 heures, ce serait cool.
Speaker: Ah ouais?
Speaker: En vrai, j'avoue que je n'ai jamais mis dessus.
Speaker: Mais c'est vraiment un autre monde.
Speaker: En fait, tu peux être très bon sur les trails courts et être complètement pété.
Speaker: Moi, j'avoue que la longue distance, je pense que j'aimerais bien.
Speaker: Oui, tu es peut-être bien entouré aussi pour avoir envie, non?
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Tu as parlé de monétisation.
Speaker: Comment est-ce qu'on monétise justement avec des athlètes?
Speaker: Comment ça fonctionne?
Speaker: Qui paye pour ce service?
Speaker: Quand on réfléchit à ça, d'instant, je me dis que c'est le sponsor de l'athlète qui va financer sa performance.
Speaker: Du coup, ça augmente sa visibilité.
Speaker: et le retour du sponsor sera plus important s'il performe.
Speaker: C'est ça derrière?
Speaker: Ça dépend, ça dépend beaucoup, ça a beaucoup évolué aussi.
Speaker: Je te donne des exemples avec un peu de financiers, je pense que ça intéressera pas mal les gens qui nous écoutent.
Speaker: J'avais commencé à bosser avec Peter Engel, un athlète, un trailer, notamment sur sa CCC en 2022.
Speaker: Il fait une super course et il gagne.
Speaker: Et là, j'avais bossé un peu avec lui sur le pacing et sur l'utilisation des bâtons, notamment sur la course.
Speaker: Et c'est lui qui m'avait payé.
Speaker: Il m'avait payé 0€.
Speaker: Donc déjà, c'est vraiment le tout début.
Speaker: Il t'appelait comment alors?
Speaker: J'étais juste trop content d'avoir un athlète élite qui s'intéressait à moi parce que je sortais d'études, j'avais à peine fini ma master thésis.
Speaker: Donc honnêtement, j'étais trop content de bosser gratuit.
Speaker: C'est lui qui est venu vers toi?
Speaker: Non, l'anecdote, je la raconte tout le temps parce qu'elle est drôle.
Speaker: J'étais en train d'écrire mon chapitre de ma master thésis sur les capteurs de glucose, les super sapiens.
Speaker: Et en fait, je le vois passer à Cham et je le tape sur l'épaule.
Speaker: Je lui dis, est-ce que je peux te poser deux ou trois questions?
Speaker: En fait, c'est comme ça que je l'avais creusé et on avait pris un café pour discuter de ça.
Speaker: Et après, je m'étais transformé de l'étudiant qui posait des questions au data scientist qui pouvait potentiellement l'aider.
Speaker: Et là, c'est lui qui posait les questions.
Speaker: Et c'est comme ça qu'on avait commencé à bosser ensemble.
Speaker: Mais quand je revois mon briefing à l'époque...
Speaker: C'est une catastrophe.
Speaker: Honnêtement, ça n'a rien à voir avec la puissance qu'on peut avoir aujourd'hui, la finesse, etc.
Speaker: Donc, j'avais commencé à bosser avec lui gratuitement.
Speaker: Après, j'avais très vite travaillé avec Roofcroft, une des premières à m'avoir fait confiance.
Speaker: Et elle m'avait payé, je crois que c'était 250 euros pour son premier briefing.
Speaker: Et d'ailleurs, un truc pour lequel je la remercie vraiment beaucoup, c'est qu'elle avait...
Speaker: comment dire, elle prépare l'UTMB 2023 et en fait elle tombe malade et du coup elle ne peut pas prendre le départ.
Speaker: Et elle avait quand même voulu me payer et justement elle était en mode, non t'as travaillé pour moi, je voulais te payer.
Speaker: Moi ça m'a assez marqué.
Speaker: Après UTMB 2024 c'était toujours elle, où là ça avait augmenté bien sûr et en plus j'avais réussi à récupérer un pourcentage de son prize money.
Speaker: Donc ça va être quelque chose dans les 2005, peut-être quelque chose comme ça.
Speaker: et cette année on a encore passé à un cap et ça doit être à peu près c'est bien c'était différent entre Tom et Roof où Tom c'était un peu plus élevé parce que j'ai quand même passé beaucoup plus de temps avec lui qu'avec Roof mais pour le coup c'était encore eux qui payaient et là pour le coup on va passer soit avec Red Bull mais en tout cas que ce soit le sponsor qui paye parce que ça fait partie de la France et même les athlètes qui viennent me voir ils me disent c'est pas moi qui vais payer je vais demander à mon sponsor de payer c'est totalement normal et honnêtement
Speaker: ça va clairement dans le sens de l'histoire parce que il prenait un risque les athlètes notamment il y a deux ans Roof personne n'y croyait et donc honnêtement elle dit bah ok je dépense de ma poche c'était pas énorme à l'époque mais c'était sympa et après honnêtement je trouve que c'est vraiment la stature du sponsor moderne et moi c'est ce que j'essayais de pousser justement avec Nutribur c'est en mode ok on est ton sponsor bien sûr on donne de l'argent c'est mon rôle de sponsor bien sûr on donne de la nutrition c'est ce que je vais faire
Speaker: Mais par contre, je vais aussi te donner de la performance.
Speaker: Et en fait, c'est de se dire, tu vas apporter... Une autre phrase que j'aime beaucoup, c'est les meilleurs athlètes du monde, ils n'ont pas besoin d'argent.
Speaker: Ils ont besoin d'être les meilleurs athlètes du monde.
Speaker: Ou de continuer, ou de devenir, etc.
Speaker: Parce qu'en fait, 1% de performance, ça va leur faire gagner l'éternité en termes d'une victoire sur l'UTMB.
Speaker: on lui a changé sa vie à Tom c'est devenu une star mais il peut mourir tranquillement c'est vraiment la définition honnêtement ça c'est un truc qu'il n'aurait jamais pu s'acheter et que surtout une marque n'aurait pas pu s'acheter et honnêtement t'as Tom qui gagne tu vends 15% de plus d'ASIC c'est des sommes qui sont monumentales honnêtement t'as beaucoup plus à mettre en argent dans un performance scientist parce que la visibilité qui va être associée à la victoire derrière elle est fondamentale et énorme
Speaker: Et honnêtement, avec la densification du sport, ça a énormément de sens pour une marque d'investir là-dedans.
Speaker: Qu'est-ce que tu entends par densification du sport?
Speaker: Le fait qu'il y ait plus de gens chauds, que le niveau soit monté et qu'une OCC, à l'époque, ça se gagnait, mais il y avait des 15 minutes d'écart.
Speaker: Il faut que je retrouve quand on était petit, on suivait la course.
Speaker: OCC pour les gens qui écoutent, combien de distance?
Speaker: C'est une des petites sœurs de l'UTMB il y a 50 km, donc c'est quand même bien 5 heures d'effort.
Speaker: Mais à l'époque, on avait des écarts de 15 minutes.
Speaker: Moi, quand j'étais petit, quand on suivait la course, maintenant, cette année, ça se terminait à 15 secondes.
Speaker: En fait, c'est juste ouf de voir la densité.
Speaker: Le top 10, c'était lunaire à quel point ils sont arrivés tous en même temps.
Speaker: La CCC, pareil.
Speaker: En fait, les athlètes sont de plus en plus larges.
Speaker: Je donne des chiffres que j'aime bien redonner, mais c'est 15 secondes sur une OCC.
Speaker: Il y a quoi de très marquant?
Speaker: Le final du marathon des championnats du monde qui s'est joué à 3 dixièmes sur 42 kilomètres.
Speaker: Le titre au JO, il s'est joué à 5,7 centimètres.
Speaker: pour ceux qui me regardent c'est la longueur d'une main donc juste t'es le deuxième tu te dis ok qu'est-ce que je vais faire ça je passe à ça honnêtement de la postérité de millions de dollars de reconnaissance de sponsors etc donc c'est quoi est-ce que j'aurais dû manger un oeuf en plus le matin c'est des trucs débiles est-ce que t'es venu en taxi est-ce que si j'avais dormi une heure de plus c'est ridicule ce genre de trucs
Speaker: Et du coup, la question, c'est comment est-ce qu'on peut mettre toutes les choses de mon côté?
Speaker: Je fais déjà tout bien dans ma vie.
Speaker: Je m'entraîne bien, je dors bien, tout.
Speaker: Comment est-ce que je peux faire pour aller chercher?
Speaker: Ce n'est même pas 1%, c'est 0% de performance.
Speaker: Et toi, c'est ce que tu apportes.
Speaker: Tu disais que personne n'y croyait.
Speaker: Je trouve ça super intéressant.
Speaker: Tu arrives comme un outsider.
Speaker: Sur le TV?
Speaker: Quand tu vas convaincre les athlètes, ou même qu'eux s'intéressent à ça...
Speaker: Tu es un peu unique sur ce marché en France, non?
Speaker: En France, oui, c'est sûr et certain.
Speaker: Il y a beaucoup de gens qui poussent, mais c'est vrai qu'il y a trois ans, c'était un peu plus difficile d'avoir vraiment cette vision.
Speaker: Et le côté très mathématique, il n'est pas forcément évident à avoir.
Speaker: Donc ça, c'était important.
Speaker: Alors, personne n'y croyait.
Speaker: C'est vrai qu'à l'époque, quand j'ai commencé, les gens regardaient avec des yeux.
Speaker: Il y avait forcément des mathématiciens.
Speaker: Il y a des gens géniaux en France qui avaient poussé ce genre de trucs dans les différentes fédérations, etc.
Speaker: Mais quand j'en parlais...
Speaker: J'ai beaucoup de mal déjà à trouver l'intérêt de la part de certains athlètes, mais surtout à trouver même des financements qui sont quand même super importants quand tu veux vivre de ça.
Speaker: Donc, ce n'était pas forcément évident.
Speaker: À l'étranger, il y avait beaucoup plus de gens qui y pensaient.
Speaker: Mais c'est pour ça que j'ai eu beaucoup d'athlètes anglo-saxons au début.
Speaker: C'est parce qu'en fait, ils faisaient beaucoup plus confiance.
Speaker: Et quand je dis confiance, ce n'est pas forcément qu'eux y croire, mais c'est aussi être capable de mettre de l'argent sur la table là-dessus.
Speaker: Et en fait, il y a énormément de différence.
Speaker: Un mec qui dit « Ah ouais, j'y crois carrément, ça peut être intéressant, vive la data.
Speaker: » Et quelqu'un qui dit « Ok, je suis prêt à mettre 15 000 ou 20 000 euros par an sur un data scientist pour justement aller gagner une course comme ça.
Speaker: » Un athlète tout seul, surtout dans la course à pied, c'est peut-être compliqué d'avoir ce budget-là?
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Mais après, c'est pour ça que le sport est en train vraiment d'exploser, notamment en trail.
Speaker: C'est des budgets qui sont mettables, honnêtement, par les athlètes.
Speaker: On parlait de contrats à six chiffres.
Speaker: Et du coup, en vrai, sur un contrat à six chiffres, ça vaut largement le coup.
Speaker: Ou même, c'est une dépense qui peut te permettre d'acquérir ce sixième chiffre.
Speaker: En fait, il y a toujours une notion de... Par exemple, je dis à Tom, il a habité deux mois à Argentier avant la course.
Speaker: Et je dis, tu as dû la payer cher, c'est ta maison.
Speaker: il me dit payer non investi et du coup il y avait vraiment cette notion c'est la mentalité exactement en fait je suis pas là je dépense pas j'investis parce qu'il sait très bien que si ça se passe bien en fait honnêtement le choix il est mille fois gagnant il fait fois 10 ou fois 100 sur son investissement parce que et même quand je parle d'éternité c'est qu'il sera plus jamais le même homme donc ça valait largement le fait de payer ce genre de choses totalement totalement
Speaker: Parlons un petit peu d'optimisation.
Speaker: Tes athlètes sont possiblement plus performants que d'autres grâce à de l'optimisation très fine sur plein de données dont tu as mentionné certaines.
Speaker: Il y a peut-être un débat aussi qui peut s'ouvrir là-dessus.
Speaker: Est-ce qu'on peut parler de dopage à ce niveau-là?
Speaker: Il faut revoir la définition de dopage.
Speaker: En vrai, tout peut être du dopage.
Speaker: Manger du sucre, tu peux aussi le voir comme du dopage.
Speaker: Je crois qu'il y a trois points assez importants.
Speaker: Je pense que les spécialistes me contrediront.
Speaker: Sur l'aspect de doping, il y a l'aspect « c'est mauvais pour la santé ».
Speaker: Il y a l'aspect « ça t'apporte un avantage concurrentiel que les autres ne peuvent pas avoir ».
Speaker: Et le troisième, « ça apporte un réel avantage de performance ».
Speaker: Et je crois que quand tu as au moins deux des trois, un truc peut être considéré justement comme une substance dopante.
Speaker: Et honnêtement, non, pour moi, c'est juste un choix, même mille fois non, c'est juste un choix plus smart de leur côté.
Speaker: C'est un investissement.
Speaker: Et honnêtement, je trouve ça impressionnant et trop beau de se dire mon athlète a mis ça en œuvre pour justement mieux performer.
Speaker: Et même plus que ça, c'est...
Speaker: devenu une performance collective.
Speaker: Un sport qui était très individuel à la base, ça devient un sport d'équipe où dans ton équipe, tu as un nutritionniste, un kiné, un prépa mental, etc.
Speaker: Je trouve ça encore plus beau même dans le sport d'avoir ce genre de truc parce qu'il n'est plus tout seul à courir.
Speaker: Il sait très bien qu'il a une équipe derrière et donc c'est une performance collective.
Speaker: Honnêtement, ce n'est pas du tout du dopage.
Speaker: On peut parler de plein de trucs, des cétones, il y a des débats là-dessus.
Speaker: Mais il est plus malin que les autres.
Speaker: En plus, il gagne derrière.
Speaker: C'est génial.
Speaker: Je n'arrive pas à comprendre le débat qu'il y a derrière sur les gens qui croient à ça ou pas.
Speaker: Je veux dire, c'est scientifique, quoi.
Speaker: Maintenant, il y a des preuves, tu vois.
Speaker: Qu'est-ce que tu réponds aux personnes qui te disent les sensations?
Speaker: Oui, tu vois.
Speaker: Déjà, je ne réponds pas parce que... En fait, ça dépend.
Speaker: Quand je vois que l'argument, il est mal fondé, que la personne, elle ne veut pas comprendre, je ne veux pas perdre de temps avec ça parce que... En vrai, j'en suis convaincu, moi.
Speaker: On l'a montré, honnêtement, il n'y a pas besoin d'autres arguments.
Speaker: Je suis quand même assez énervé contre les gens qui, tout le temps, et tu viens de le faire, opposent la sensation à la data.
Speaker: Et ça, c'est une énorme erreur.
Speaker: Au contraire, on fait très attention à la sensation.
Speaker: C'est une data en tant que telle, c'est une information en tant que telle.
Speaker: Donc, on y est vraiment sensible.
Speaker: Un des trucs que je regarde le premier quand tous les jours je regarde le TrainingPix, c'est le commentaire de l'athlète, son RPE.
Speaker: Donc, c'est des trucs qui sont très subjectifs et pourtant, c'est fondamental de se mettre là-dessus.
Speaker: Donc, il faut arrêter de penser ça.
Speaker: Et après, sur l'aspect un peu data, je suis très conscient que ça peut énormément...
Speaker: apporter de charge mentale à l'athlète et ça c'est sûr et certain parce que c'est chiant de regarder ses temps tout le temps de dire ah merde je suis mauvais je suis pas mauvais et du coup là il ya deux écoles c'est pour moi mais ça reste deux écoles de data soit tu le fais mais tu le montre pas ou tu le dis pas à l'athlète donc c'est un truc qu'ils ont un peu poussé à l'incip et que moi je suis totalement en face avec ça c'est invisible monitoring c'est en fait complètement invisible
Speaker: Ou bien sûr, tu récupères des données grâce aux montres, grâce à tous les capteurs que tu fais, mais l'athlète ne le connaît pas et ne le sait pas.
Speaker: Il y a juste son coach qui lui transmette, mais vu que c'est un humain, il ne sait pas s'il l'a utilisé ou pas.
Speaker: Et le deuxième point, c'est au contraire ceux qui sont passionnés de data, et c'est le cas de Tom et de Roof, c'est de se dire, j'adore...
Speaker: voir mon évolution, de comprendre et ça apporte une source de motivation supplémentaire.
Speaker: Pour moi, c'est plus comme ça qu'il faut le voir mais honnêtement, moi je vois mal les athlètes passer à côté soit de la data ou au moins de la scientifisation de l'entraînement parce qu'en vrai, il y a eu des excellents athlètes qui ont réussi à performer sans ça.
Speaker: Je suis d'accord mais honnêtement, avec l'explosion des performances, j'ai du mal à comprendre et à voir comment est-ce qu'on peut être performant sans data.
Speaker: Hyper intéressant.
Speaker: Est-ce que toi, tu as des sources d'inspiration pour...
Speaker: Faire ce que tu fais?
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Je suis à cette place et j'ai grandi avec ce genre de modèle.
Speaker: Forcément, Kylian, au début, qui lance ça et qui avait vraiment cette vision très analytique.
Speaker: J'ai beaucoup accroché avec sa vision, même si il ne le montre pas trop.
Speaker: Il y a quoi d'autre?
Speaker: Il y a le film Moneyball, je ne sais pas si tu connais le stratège.
Speaker: C'est un film sur une équipe de baseball avec justement un data analyst.
Speaker: Moi, c'est ce qui m'a donné aussi envie de faire ce métier-là.
Speaker: Mais non, c'est fou quand même.
Speaker: Oui, mais quand tu vois, c'est exactement la même chose.
Speaker: C'est quel acteur qui joue?
Speaker: C'est Brad Pitt.
Speaker: Je vous conseille d'aller le voir si vous n'avez pas encore vu, il est exceptionnel.
Speaker: Il y a Quado, il y a Olaf Alexander Bu, qui était l'entraîneur des Norvégiens, de Bummenfelt et de Eden, qui ont encore fini sur le podium au championnat du monde longue distance.
Speaker: Scott Johnson, qui est le coach de Tom et de Roof, que j'ai découvert cette année et qui est exceptionnel en termes de gentillesse, de connaissances, d'adaptation, etc.
Speaker: J'ai beaucoup de modèles et honnêtement, je grandis grâce à eux.
Speaker: Et je vais tourner la question autrement.
Speaker: Est-ce que tu as des modèles dans d'autres sports?
Speaker: Ou des sports qui t'inspirent?
Speaker: En fait, le trail, on est à des années-lumière de ce qui se fait dans d'autres sports.
Speaker: En fait, pour comprendre.
Speaker: C'est pour ça aussi ma question tout à l'heure.
Speaker: Je te demandais, est-ce que tu étais un ovni?
Speaker: Personne ne comprenait ce que tu faisais?
Speaker: Comment est-ce que tu as convaincu les gens?
Speaker: Parce que j'ai l'impression qu'il y a un monde entre ce qui se fait dans d'autres sports et le trail.
Speaker: Et toi, tu es en train d'apporter quelque chose qui va probablement construire les bases de ce sport dans le futur.
Speaker: Oui, je reformule un peu la question.
Speaker: Pourquoi est-ce que tu as choisi le trail?
Speaker: C'est une bonne question, merci.
Speaker: Pourquoi est-ce que j'ai... En fait, il y avait plusieurs choses.
Speaker: Je voulais justement travailler là-dedans.
Speaker: Les sports qui étaient le plus poussés, c'était la Formule 1, le vélo, etc.
Speaker: Et en fait, impossible de rentrer dedans.
Speaker: Et franchement, c'était trop compliqué parce qu'il fallait être soit coureur avant, avoir baigné dans l'ambiance des clubs pendant des années, avoir un père qui était cycliste professionnel là-dessus.
Speaker: Et honnêtement,
Speaker: trop compliqué de rentrer dedans.
Speaker: Du coup, je me suis dit « Ok, je vais dans le trail parce que j'avais quand même une expertise là-dedans et je le pratiquais bien.
Speaker: » Et surtout, il y avait moins de data pour plusieurs raisons parce qu'il n'y avait pas d'argent, parce qu'il n'y avait pas de métrix de performance pure comme les watts ou l'allure.
Speaker: Et surtout, c'était des conditions très changeantes et du coup, c'était assez difficile de faire de la statistique dessus.
Speaker: Du coup, je me suis dit « J'attaque un marché qui est difficile, mais au moins, je serais sûr d'être tout seul parce que comme ça, je pourrais vraiment montrer que je suis fort, réussir à aller, c'est un peu de mes rêves, aller gagner de l'UTMB. »
Speaker: en coachant bien sûr mais justement d'aller aider quelqu'un à gagner l'UTMB et ensuite il y avait tellement le côté le trail c'est impressionnant il y a un côté un peu de faire rêver les gens et du coup si j'avais ça je pourrais aller dans d'autres sports pour montrer justement parce que sur le CV c'est quand même quelque chose d'assez important et honnêtement
Speaker: En me retournant sur les sports dans lesquels je n'avais pas été pris, je me rends compte qu'on n'est pas si loin, voire même il y a certaines technos qu'on a développées qui sont bien supérieures par rapport à ce qu'ils font dans certaines équipes du World Tour par exemple, ou même clubs de top 14.
Speaker: Et du coup, je me dis, mais attends, il y a carrément un truc à faire et ça pourrait être justement une des sources de ruissellement ou de revenus supplémentaires.
Speaker: Exactement.
Speaker: Tu as beaucoup de matériel pour lancer ton lab.
Speaker: Comment tu finances tout ça?
Speaker: Quand tu t'es lancé, ça a marché comment?
Speaker: Je mangeais des pâtes pendant deux ans.
Speaker: Tu as dit, c'était dur.
Speaker: Tu as galéré.
Speaker: Effectivement, c'était très... Même une des raisons pour lesquelles je suis reparti à Chamonix, c'est parce que j'avais besoin d'être tout seul.
Speaker: Je ne pouvais pas me payer la bière à 8 euros.
Speaker: Honnêtement, je le dis sérieusement, je trouve que monter une boîte à Paris, c'est très dur parce que tu as plein de tentations.
Speaker: Même un pass navigo, ça coûte super cher.
Speaker: Et du coup, je me suis dit, je vais devenir un monkey geek.
Speaker: C'est le...
Speaker: Le terme qu'on a avec des copains, c'est les moines codistes.
Speaker: C'est ceux qui s'enferment.
Speaker: J'ai codé pendant des heures et des heures.
Speaker: Mais ces deux années de vie ont été quand même très chargées en émotions et en code.
Speaker: Du coup, au début, j'étais vraiment tout seul.
Speaker: J'avais la chance.
Speaker: On a un chalet de famille là-bas qui est partagé à mes grands-parents depuis des années.
Speaker: Honnêtement, je pense qu'ils sont au moins pour la moitié de ma réussite de la boîte parce que j'ai pu avoir un toit pendant ces années-là.
Speaker: Ils auront des parts.
Speaker: Il y avait ça qui était important.
Speaker: Après, j'ai réussi à avoir des petits contrats avec Roof.
Speaker: Première année de CA, on fait 0 euros.
Speaker: Deuxième année, on fait 250 euros.
Speaker: Merci Roof.
Speaker: On les remercie.
Speaker: Et après, j'étais persuadé de mon truc et je sentais qu'il y avait quelque chose à faire.
Speaker: Et après, j'ai eu un contrat avec Morten.
Speaker: Donc tu vois, on doit être en troisième année à peut-être 35 000 euros, quelque chose comme ça.
Speaker: Et peut-être un peu plus.
Speaker: Et après, pour le coup, c'est vraiment parti.
Speaker: Et du coup, les athlètes qui payent un peu plus, on a signé un super contrat avec NutriPure.
Speaker: Justement pour les aider à créer leur team de sport, pour vraiment développer la performance.
Speaker: Et honnêtement, ça fait vraiment plaisir de voir une marque française.
Speaker: J'ai tendance à beaucoup taper sur le français parce que je trouve que ça ne va pas assez vite par rapport à ce que je veux faire.
Speaker: Mais justement, le fait d'avoir justement la confiance d'une marque comme ça qui dise « Ok, on veut faire une stratégie à la Red Bull, on veut justement aller marquer l'histoire. »
Speaker: Tu conseillerais quoi aux marques françaises pour être plus en accord avec tes principes?
Speaker: Il n'y a pas à être en accord avec mes principes.
Speaker: En vrai, honnêtement, il n'y a pas de galère.
Speaker: Moi, je pense juste que si on est dans un sport professionnel, on doit pouvoir avoir des profils comme les mains.
Speaker: Donc, mon rêve, ce serait que l'année prochaine, il y ait 10 data scientists.
Speaker: Mais pas forcément qu'ils aient un rôle prépondérant, mais juste d'être là un peu en analyse, en suivi.
Speaker: Je pense que c'est vraiment important pour... En soi, un sport pro doit avoir des professionnels dans l'encadrement.
Speaker: Honnêtement, je pense qu'on devrait avoir un peu plus ce réflexe d'aller chercher.
Speaker: Tu parlais de mes modèles, par exemple, dans les différents sports.
Speaker: Moi, ils étaient plus anglo-saxons, mais j'ai croisé Jérôme Daré, qui était coach de l'équipe de France de Rugby Asset, qui les a emmenés sur le toit du monde...
Speaker: aux jeux olympiques et honnêtement du coup on a eu un peu un peu discuter de tout ça et c'est cool justement de voir que dans d'autres sports il ya cette vision spécifique où il ya cette je parle par exemple à adrien seguret qui est entraîneur d'équipe de france de trail et qui passe une semaine avec hugo molla parce qu'il est très fan de rugby il le connaît bien et en fait il se dit bah pour être meilleur dans mon rôle d'entraîneur d'équipe de france de trail je vais passer une semaine au stade toulousain pour voir comment est ce qu'ils font est ce qu'il ya des trucs totalement nouveau est ce qui se trouve
Speaker: trompe, et dans ce cas, je peux peut-être leur dire.
Speaker: Mais c'est ouf, en fait, de se dire, il y a des énormes échanges, justement, de connaissances, etc., pour essayer de pousser un peu la chose et de définir un peu plus ce qu'est la performance et d'apprendre des autres.
Speaker: Donc, aller collaborer, quoi.
Speaker: Ouais, je pense que c'est fondamental, en fait, de bien comprendre ça.
Speaker: Oui, ça, c'est la collaboration, c'est juste, on est meilleur.
Speaker: Soi-même, on est nul.
Speaker: Enfin, moi, je me considère comme nul parce qu'il y a plein de trucs d'autres à savoir, des approches différentes.
Speaker: Et honnêtement, c'est vraiment cool de pouvoir compter là-dessus.
Speaker: Mais tes modèles, ils ne sont pas nuls.
Speaker: Qu'est-ce qu'il y a?
Speaker: Tes modèles, tu as dit que tu as mis deux ans à aller plus ou moins les coder, les développer.
Speaker: Comment est-ce que, si on parle un peu produit, comment est-ce qu'on travaille des modèles pour que les gens qui nous écoutent comprennent ça veut dire quoi un modèle?
Speaker: Tu en as parlé dans d'autres podcasts, du coup les digital twins, comprendre un petit peu ça correspond à quoi en fait?
Speaker: Le truc c'est,
Speaker: Moi, j'aime bien me modéliser, comprendre, essayer de modéliser le corps humain, le poumon humain, le mollet humain, et de pouvoir comparer tout ça.
Speaker: C'est ce que j'ai fait pour les victoires là-dessus, pour la deuxième place de Roof l'année dernière.
Speaker: C'est de créer ce...
Speaker: ce modèle d'un athlète et en fait de réussir à pousser.
Speaker: En fait, on prend une cinquantaine de paramètres, on vient modéliser complètement l'athlète.
Speaker: En fait, ces paramètres, c'est la fréquence, la fréquence cardiaque, poids, sexe, taille, âge, plein de trucs comme ça qui sont vraiment intéressants, les différents seuils, la sanité, la transpiration, enfin vraiment plein de détails.
Speaker: Et le but, c'est justement de réussir à voir comment elles sont toutes imbriquées pour ensuite avoir
Speaker: un jumeau numérique, c'est vraiment le terme, et réussir à pouvoir mettre des scénarios spécifiques sur ce jumeau pour voir comment les autres paramètres sont impactés.
Speaker: Du coup, c'est très puissant pour faire des tests, pour éviter de le faire dans la vie réelle et de blesser l'athlète.
Speaker: Ça, c'est dédié aux athlètes de haut niveau?
Speaker: Oui.
Speaker: Pourquoi pas aux athlètes?
Speaker: Parce que je mets une saison à créer un digital team, pour regarder l'implication, etc.
Speaker: C'est quand même assez compliqué.
Speaker: Une saison, c'est quoi pour toi?
Speaker: C'est genre huit mois?
Speaker: Une année, oui.
Speaker: Pour avoir les bonnes données, pour les débiaiser, etc.
Speaker: C'est quand même un truc qui est énorme.
Speaker: À terme, je voudrais vraiment l'automatiser et surtout le rendre un peu plus accessible.
Speaker: Au lieu de prendre 50 paramètres, on en prendrait que 3 ou peut-être ajouter un quatrième.
Speaker: Mais ça pourrait être vraiment intéressant.
Speaker: C'est tellement stylé.
Speaker: Un truc qui peut être assez cool et qu'on veut développer dans le dashboard, c'est que tu te dis que tu es une personne qui s'entraîne, donc toi, tu fais les entraînements.
Speaker: Tu as ton digital twin à côté que tu as créé au moment où tu as commencé ton programme.
Speaker: s'il fait toutes les séances, tu le vois exactement qu'il progresse, etc.
Speaker: Donc, tu peux un peu mesurer le retard que tu as par rapport à ce digital twin.
Speaker: C'est hyper motivant, tu vois.
Speaker: Il n'y a rien de performance, mais il y a vraiment un côté hyper motivant.
Speaker: Je ne sais pas, je réfléchis à plein de trucs où tu dis, aléatoirement, un jour par an, il se met une énorme taule et du coup, tu vois le digital twin qui perd exactement.
Speaker: Ça peut être drôle, tu vois, ce genre de trucs.
Speaker: Et c'est réaliste en plus, parce que c'est la vie aussi.
Speaker: Et du coup, ça met un peu plus...
Speaker: J'adore ce genre d'imprévu.
Speaker: Du coup, ça peut être très amusant d'avoir ce genre de trucs et d'associer ça.
Speaker: Tu as parlé d'un peu de dopage avant.
Speaker: Ça peut être hyper intéressant de créer.
Speaker: J'essaie de le pousser auprès des différentes fédérations, mais ça n'intéresse pas trop.
Speaker: Je ne sais pas pourquoi on se demande.
Speaker: Mais par exemple, au début de l'année, tu fais un digital twin de tous les athlètes qui sont dans ta liste, donc tu sais exactement comment ils sont censés progresser, donc tu mets les séances qu'ils ont faites, parce que forcément, ça serait tout caché, mais ça serait vraiment intéressant.
Speaker: Tu mets ton digital twin, tu mets toutes les séances que la personne est censée a faites.
Speaker: Donc, tu vois justement, au bout de six mois, si c'est le même niveau.
Speaker: Et si, par exemple, tu as une différence entre les deux, tu te dis « Ah oui, j'ai oublié de mettre un stage en altitude.
Speaker: » Ah oui, du coup, ça vient compenser un peu la différence entre le Digital Twin normal, non dopé, du coup, et le Digital Twin.
Speaker: Ça crée des alertes pour les autorités qui surveillent le dopage.
Speaker: Et ça, honnêtement, enfin...
Speaker: C'est une utilisation intéressante de la tech qui n'est pas seulement de la performance.
Speaker: C'est cool pour le sport.
Speaker: On a besoin de cette liberté-là.
Speaker: Et du coup, si on est capable justement de mettre ça en place et après, on ne pourra jamais dire qu'il y a cette différence, donc les DOV, parce que forcément, c'est un attaquer injuste dans tous les sens.
Speaker: Mais honnêtement, le fait de pouvoir dire qu'il y a ce paramètre qui est différent, donc ça correspond à la prise de tel médicament,
Speaker: à telle période de l'année.
Speaker: Du coup, honnêtement, tu as quand même un faisceau de preuves assez fort pour aller tester la personne.
Speaker: Je ne sais pas, ça a du mal à partir et à pousser.
Speaker: Peut-être que c'est certaines personnes qui en ont peur.
Speaker: Je ne sais pas, on va y avoir.
Speaker: Ça va prendre trois ans en fait.
Speaker: Qu'est-ce qu'il y a?
Speaker: Ça va prendre trois ans comme ta boîte.
Speaker: Ça peut être une occasion que ça se passe bien, mais ça pourrait être un beau projet.
Speaker: Et surtout, autant sur l'aspect performance, on est vraiment à la disposition seulement d'une personne.
Speaker: Là, pour le coup, ça reste un projet de bien commun.
Speaker: Ok, c'est méga intéressant.
Speaker: Il y a trop de trucs à creuser dans tous les sujets qui sont liés à la donnée dans le sport.
Speaker: Clairement, tu as un boulevard, c'est pour ça que je trouve que tu es dans une position incroyable, hyper excitante aujourd'hui.
Speaker: On n'a pas trop parlé de ta pratique du sport.
Speaker: Un petit peu, quand même, sur le trail.
Speaker: Est-ce que tu peux juste dire tu fais quoi comme sport?
Speaker: T'en es où en ce moment?
Speaker: Comment tu t'entraînes?
Speaker: T'as des objectifs?
Speaker: Oui, je fais un peu de trail.
Speaker: Et je m'entraîne pour essayer de suivre les athlètes devant.
Speaker: C'est cool et surtout, c'est ma passion.
Speaker: J'adore passer du temps en montagne.
Speaker: C'est vraiment ma façon de couper.
Speaker: C'est génial.
Speaker: En vrai, t'es en montagne, t'as tous les paysages.
Speaker: C'est excellent, c'est un des meilleurs sports au monde.
Speaker: Je suis 100% d'accord.
Speaker: Tu prends des dossards régulièrement?
Speaker: Oui, j'aime bien la compète justement.
Speaker: J'ai un frère jumeau, donc on a toujours été très compète.
Speaker: Moi, je pense que si je suis ici, c'est parce qu'à chaque fois, on se tapait dessus pour être le meilleur et pour faire une pompe de plus et gagner les courses.
Speaker: On s'est pas mal poussé l'un et l'autre.
Speaker: J'ai été blessé pendant deux ans, donc ça a été une période très compliquée de ma vie, justement, parce que je pouvais beaucoup moins faire de sport.
Speaker: C'était une blessure?
Speaker: Fracture de fatigue.
Speaker: Voilà, au tibia, tir inférieur du tibia.
Speaker: C'est terrible, mais là, ça va mieux, et du coup, c'est trop cool de pouvoir passer du temps en montagne.
Speaker: Et en fait, surtout, je suis un peu mon propre cobaye, et du coup, je m'éclate comme un fou à...
Speaker: à faire des protocoles, à tester des trucs, à faire des trucs que personne n'accepterait de faire.
Speaker: Le marathon du Mont Blanc avec un masque, c'est le truc le plus terrible et barbare que tu puisses faire.
Speaker: Et honnêtement, c'est intéressant parce que tu peux avoir des données.
Speaker: J'ai transformé ma chambre en chambre hypoxique.
Speaker: Donc ça, c'est exceptionnel.
Speaker: Je dors.
Speaker: Je teste énormément de choses.
Speaker: Tu dors à combien d'altitude?
Speaker: Je dois avoir 3000, 4000 pour tester.
Speaker: Mais c'est fou parce qu'on a besoin de ce genre de données.
Speaker: Je ne peux pas le faire faire à l'athlète parce que...
Speaker: Donc déjà, au moins, on a la réponse de quelqu'un, d'un humain.
Speaker: Donc, bien sûr, ce ne sera pas Tom, tu vois.
Speaker: Mais au moins, d'un humain classique, où est-ce que je vais avoir un problème?
Speaker: Comment est-ce que mon taux de fer risque de chuter?
Speaker: Ce genre de choses.
Speaker: Donc, c'est des trucs qui sont vraiment intéressants.
Speaker: Et pourquoi ça pose problème, selon toi?
Speaker: Il y a eu des débats autour de la chambre hypoxique dans le sport.
Speaker: C'est du dopage, ça?
Speaker: On peut considérer à un moment que c'est du dopage?
Speaker: C'est vrai qu'il y a des gens qui pensent ça.
Speaker: Il me semble que c'était interdit à un certain moment en Finlande, si je n'ai pas de bêtises, ou dans les pays du Nord.
Speaker: En fait, on n'avait pas la possibilité de posséder une chambre hypoxique, mais c'est impossible de regarder si oui ou non.
Speaker: C'est très compliqué.
Speaker: Honnêtement, c'est une optimisation de la performance.
Speaker: Est-ce qu'on va trop loin?
Speaker: Il y a plein de gens qui ne sont pas d'accord.
Speaker: Mais je pense qu'au contraire, j'ai un très bon argument là-dessus, il y a des gens et ceux qui ont de l'argent qui vont à Ténérife, qui prennent l'avion pour aller sur des îles ou quoi, pour se mettre à 3000 mètres d'altitude pour bosser ses globules rouges.
Speaker: Et du coup, honnêtement, tu dis que c'est un peu du contre-dopage parce que
Speaker: t'as pas d'émission de carbone et en plus ça coûte beaucoup moins cher et ça t'évite de bouger donc honnêtement moi je pense que tout ce qu'il faut le prendre parce que c'est un truc qui est légal et qui est permis non pour le coup c'est juste assez fou faut juste faire gaffe comment tu l'utilises parce que là t'as un risque vraiment de faire de la merde parce qu'il y a plein de problèmes on a parlé du fer tout à l'heure mais ouais effectivement tu peux complètement passer à côté de ton entraînement mais non c'est génial et je trouve ça ouf de réussir à mettre une pression supplémentaire sur le corps et là c'est la pression de l'oxygène
Speaker: Il y a une question que j'aime bien poser qui est en rapport avec le podcast, donc Kilomètre 30.
Speaker: Quel est ton kilomètre 30 à toi, Genef?
Speaker: Le kilomètre 30, c'est mon mur à moi.
Speaker: Ton mur entrepreneurial ou perso?
Speaker: Honnêtement, ça a été dur de monter la boîte, mais je n'ai jamais eu un coup d'arrêt vraiment fort.
Speaker: En vrai, j'aurais du mal à répondre à ta question.
Speaker: Peut-être le truc, ce serait...
Speaker: C'est une question qu'on me pose souvent, c'est est-ce qu'il faut mieux entreprendre tout seul ou à deux?
Speaker: Honnêtement, ma réponse a toujours été, il faut le faire à deux.
Speaker: C'est hyper cool justement d'avoir quelqu'un pour t'aider.
Speaker: Mais je n'ai jamais réussi à trouver quelqu'un avec moi.
Speaker: Oui, parce que là, tu as fondé Enduro solo.
Speaker: Oui, parce que je pense qu'il y a personne qui croyait au projet, qui était assez fou pour se mettre.
Speaker: Peut-être que je suis insupportable à vivre avec.
Speaker: Mais honnêtement, c'est ça.
Speaker: Et plusieurs fois, j'ai eu des super bons gars, un super bon techniquement, etc., mais qui n'ont pas voulu passer le pas, ou on n'avait peut-être pas une vision qui était forcément la même.
Speaker: J'ai quelques exemples en tête, en vrai, j'ai quand même été assez proactif là-dessus.
Speaker: Et il n'y a personne, justement, qui s'est mis un peu dans l'idée ou en tête de faire ça.
Speaker: Donc, ça n'a pas été un mur en tant que tel, mais je me suis quand même posé la question, merde, attends, est-ce que je vais dans la bonne direction?
Speaker: Après, on arrivait toujours à me dire « En fait, je suis persuadé, donc oui, forcément, ça va marcher.
Speaker: » Mais c'est vrai qu'il y avait toujours ce côté en mode « Pourquoi?
Speaker: Pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas aussi chauds que moi?
Speaker: » Et voilà, ça m'a un peu travaillé à un moment.
Speaker: Et là, pour le coup, j'ai réussi à m'entourer de super bonnes personnes, que ce soit en expert extérieur ou même les CDI qu'on a. Et honnêtement, même les partenaires qu'on a, c'est juste super intéressant.
Speaker: Et du coup, ils m'aident aussi pas mal à vraiment structurer et à avoir un miroir pour voir si on va dans la bonne direction, est-ce qu'on ne fait pas de la merde, des choses comme ça.
Speaker: C'est pas du tout une souffrance et du coup j'ai réussi à bien faire la chose maintenant.
Speaker: Mais c'est vrai qu'à une époque j'étais en mode, attends, c'est bizarre qu'il n'y ait personne qui soit chaud.
Speaker: Et avec le recul là, tu le vois comment?
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Est-ce que tu penses que ces personnes ça n'a pas matché?
Speaker: Ouais peut-être, non mais après il y en a qui sont encore des très très bons potes et que j'admire parce qu'ils font des trucs exceptionnels.
Speaker: C'est juste que c'était pas leur passion, c'était pas forcément le sport.
Speaker: Ils avaient d'autres choses à faire, ils ont eu une prolongation à 150k et qu'ils ne pouvaient pas refuser.
Speaker: Il y a ce genre de trucs où tu ne fais pas forcément le poids.
Speaker: Et aussi, je suis assez content parce que je n'ai pas de cofondateur et surtout, je n'ai pas d'investisseur.
Speaker: Du coup, ça c'est trop bien.
Speaker: J'ai tout monté en boostrap et on réussit à faire tourner la boîte.
Speaker: Et ça, c'est assez puissant parce que j'avais trop peur.
Speaker: J'avais fait le master à HEC.
Speaker: C'est marrant, je donne des confs à HEC justement sur la major entrepreneur.
Speaker: Et je leur ai dit, le premier truc que j'ai dit, les gars, on n'a pas besoin de lever 2 millions pour avoir une super boîte.
Speaker: Tu peux carrément avoir un truc qui marche super bien et tout en bootstrapping.
Speaker: Donc, il ne faut pas céder dans les sirènes des VCs et partir en mode, on a besoin d'argent, on a besoin d'argent.
Speaker: Si tu as besoin d'argent, effectivement il faut aller lever etc.
Speaker: Et là honnêtement je n'avais pas forcément besoin, je suis maître de mon bateau, c'est à dire que si je décide d'aller faire du waterpolo demain, je vais faire du waterpolo, il n'y a personne qui me dit non!
Speaker: Et ils n'avaient pas justement un visite qui me dise ok bah ouais en fait il faut faire du mass market parce que ça a plus rapporté.
Speaker: En fait je m'en fous, tant que ma boîte elle fonctionne, tant que moi je m'éclate au quotidien, c'est super important.
Speaker: Et tant que j'ai cette vision un peu long terme où je me dis dans trois ans ça va marcher et que je réussis à payer mes employés, c'est plutôt bien.
Speaker: Je suis tranquille, je fais ce que je veux et honnêtement ma liberté est très importante.
Speaker: Je comprends, c'est quoi ta vision dans plusieurs années?
Speaker: Comment est-ce que tu vois le futur?
Speaker: Denduro.
Speaker: Denduro.
Speaker: Bonne question.
Speaker: En fait, tous les objectifs que je m'étais fixés, ils ont régulièrement été atteints très vite.
Speaker: J'avais trois gros objectifs et on vous a quasiment atteints.
Speaker: Comment est-ce que je vois la suite?
Speaker: En fait, il y a deux choses.
Speaker: Soit...
Speaker: En fait, c'est continuer à grossir parce que je trouve ça vraiment intéressant et on est quand même en train de créer un mouvement assez fort avec justement les boîtes comme NutriPure et tout.
Speaker: On crée un peu un écosystème de performance qui est vraiment cool.
Speaker: Donc soit continuer à grossir jusqu'à ce que j'ai des problèmes RH et je pense appartement des problèmes RH.
Speaker: C'est bon, on arrête à cette taille.
Speaker: Moins de 50 employés.
Speaker: Après, ça va dépendre.
Speaker: Ça va très bien se passer.
Speaker: J'ai tombé sur des mecs excellents à qui je pourrais déléguer justement toutes ces parties-là.
Speaker: Mais ouais, continuer à faire ça, moi je suis assez fasciné par... J'aimerais bien avoir un centre en physique, donc en fait un centre de performance.
Speaker: S'il y a des gens qui sont intéressés, n'hésitez pas à m'envoyer un message.
Speaker: Mais en fait le pitch en une seconde, c'est du coup on coach certains des meilleurs athlètes du monde, enfin on coach et on accompagne.
Speaker: Et en fait on dit souvent en data science, c'est vraiment le pitch, garbage in, garbage out.
Speaker: Donc en fait quand t'as de la donnée, une mauvaise qualité en entrée, t'as de la prédiction de mauvaise qualité en sortie.
Speaker: Et du coup, ce que j'essaie de faire, c'est qu'actuellement, on les envoie un peu à droite, à gauche, à Godborg, en Suède, dans le Colorado, etc.
Speaker: Et c'est jamais, même en Nouvelle-Zélande, c'est jamais le même hémisphère.
Speaker: Et en termes de pression barométrique, c'est pas la même chose.
Speaker: En termes d'humidité, de protocoles, etc.
Speaker: C'est pas la même chose.
Speaker: Du coup, c'est très difficile de comparer des pommes et des pommes, comme ils disent là-bas.
Speaker: Et du coup, moi ce que j'aimerais faire, c'est avoir ce centre, ce laboratoire de testing directement à Chamonix où je peux faire passer tous les athlètes que je veux et vraiment avec les mêmes standards, avec la technicité de l'UTMB, enfin vraiment d'avoir de la spécificité très précieuse.
Speaker: Sauf que c'est pas rentable, t'imagines bien d'avoir que ça pour 5 ou 10 ou 15 athlètes et du coup de l'ouvrir aux amateurs éclairés qui aimeraient justement en fait...
Speaker: être dans ce centre et s'entraîner comme des professionnels et avoir accès à toute l'éducation.
Speaker: Parce que c'est un chalet d'une vingtaine de chambres avec de l'hypoxie et tout, avec des professionnels de santé, un kiné, un nutritionniste qui soit vraiment à temps plein là-dessus pour justement créer cette bulle de performance qui pourrait être intéressante.
Speaker: Et là, qu'est-ce qui te manque aujourd'hui pour que ce projet puisse voir le jour à un moment donné?
Speaker: Je pense que ça va... Toujours un problème de temps.
Speaker: Moi, j'avoue que ce serait un peu mon rêve.
Speaker: Là, j'ai missionné un de mes CDI pour réfléchir vraiment sérieusement là-dessus.
Speaker: Et honnêtement, ça va peut-être se faire.
Speaker: Il y a peut-être un moment où on va trouver les premiers clients.
Speaker: Ce serait cool de tester quand même la traction parce que tu ne vas pas acheter un chalet à 10 millions sans savoir que ça peut intéresser des gens.
Speaker: Mais d'avoir un peu de traction sur des week-ends de stage ou des trucs comme ça.
Speaker: Et après, c'est trop cool parce qu'au niveau recherche, je pense que les marques même pourraient être super intéressées parce que ce serait un labo à ciel ouvert avec plusieurs PhD qui travaillent sur des sujets, tout le matos qu'il faut.
Speaker: Donc en termes de testing, ce serait assez fort.
Speaker: Très bien.
Speaker: Tellement.
Speaker: Je te souhaite que ça fonctionne.
Speaker: Ça donne envie.
Speaker: Ça donne envie d'aller voir.
Speaker: Pour les athlètes, ce serait formidable.
Speaker: On l'a un petit peu mentionné, mais il y a un sujet qui m'intéresse.
Speaker: On en a parlé un petit peu avant de lancer l'épisode.
Speaker: Les appareils connectés.
Speaker: Là, on touche à l'innovation, au mass market aussi, et à la récupération de la donnée dans la pratique du sport.
Speaker: Comment est-ce que toi, tu vois ce marché aujourd'hui et comment est-ce que tu le vois évoluer?
Speaker: C'est un bon point.
Speaker: Le hardware, c'est très compliqué.
Speaker: Nous, on n'irait jamais sur le hardware.
Speaker: On teste plutôt des capteurs pour voir s'ils sont bons, etc.
Speaker: Que les marques nous envoient parce qu'ils sont intéressés justement de retour.
Speaker: Il y a aussi notre visibilité en termes justement de vente et de recommandations.
Speaker: Je pense qu'il va y avoir de plus en plus de capteurs.
Speaker: On va reprendre la fréquence cardiaque, au poignet ou à la ceinture.
Speaker: Mais on voit que ça s'est démocratisé à une vitesse qui est complètement folle.
Speaker: La première qui est sortie, je crois que c'était Polar pour le ski de fond.
Speaker: Je ne dis pas de bêtises.
Speaker: Je n'ai plus la date en tête, mais je te la sortirai.
Speaker: Les années 2000?
Speaker: C'est un peu avant 93, si je n'ai pas de bêtises.
Speaker: La première truc pour le ski de fond là-dessus, quand on voit comment ça a évolué, la précision qu'on a, les temps de charge, etc.
Speaker: Honnêtement, on va plus aller vers du ruissellement de cette technologie.
Speaker: Si on a du lactate en temps réel, ce serait exceptionnel pour mieux comprendre le corps.
Speaker: Et honnêtement, ce que je dis souvent, je pense que le corps n'est pas du tout suffisamment compris, même par les médecins, etc.
Speaker: Il y a plein de trucs, même sur les filières énergétiques, je suis sûr qu'on se trompe assez largement parce qu'on a oublié une réaction au milieu, on ne réussit pas justement à bien calibrer quelque chose.
Speaker: Donc honnêtement, je pense qu'on n'a pas encore toutes les réponses et ce genre de capteurs en temps réel pourront être vraiment intéressants.
Speaker: ok et du coup tu vois ça évolue très vite de nos jours comment est-ce que tu vois les prochaines années il y a des trucs incroyables selon toi qui vont arriver sur le marché ce seraient quoi les trucs les plus fous pour toi?
Speaker: je sais pas prof de la tête en temps réel ça pourrait être vraiment intéressant ouais
Speaker: Et après, en vrai, même tout ce qui est interne, justement, de réussir à avoir un capteur à l'intérieur, par exemple, pour savoir au niveau oxygénation locale, ce genre de choses.
Speaker: Ça, honnêtement, c'est un truc qui me fait un peu peur.
Speaker: Mais honnêtement, je pense que si on veut avoir plus de précision, c'est vers là qu'il faut aller, même pour comprendre un peu plus l'aspect mental, motivation.
Speaker: Si on réussit justement à mettre des capteurs pour capter rien que les flux électriques dans le cerveau, enfin...
Speaker: En vrai, si on veut pousser, on pourra pousser.
Speaker: Il n'y a pas de galère.
Speaker: Ce qu'il faut, c'est garder le plaisir de courir et de libre-arbitre.
Speaker: C'est ça qui est fondamental.
Speaker: Je pense que les deux vont avoir du mal à coagulter.
Speaker: Il y a des sujets éthiques, d'augmenter l'humain, sans parler de l'augmenter, le plugger dans tous les sens pour aller chercher de l'info.
Speaker: La réponse que je fais à ça, c'est oui, effectivement, il y en a qui pensent que c'est tout bêche, etc.
Speaker: En fait, moi, j'utilise beaucoup ça d'un point de vue social pour aider les gens.
Speaker: Je me dis que c'est horrible d'avoir des capteurs de glucose partout, mais si justement, ça permet de comprendre la consommation énergétique avec 30% d'humidité, 40, 50, 60, c'est tout bête, mais on va pouvoir aider les personnes diabétiques justement à plus gérer ça.
Speaker: honnêtement ça reste de la recherche hyper appliquée parce que c'est sur une seule personne mais si on peut le réutiliser derrière moi je trouve ça exceptionnel et c'est clairement ma motivation pour continuer à faire ce que je fais tellement stylé tout ce que vous faites du coup pour ce studio ou comment est-ce que tu appelles ça?
Speaker: Ce serait le PC.
Speaker: C'est en toute humilité Enduro Performance Center.
Speaker: On a repris un peu l'APC de Red Bull qui s'appelle Athlete Performance Center.
Speaker: Il n'y a pas encore de nom défini.
Speaker: Ça se trouve, ce sera un co-branding avec une marque.
Speaker: Ça se trouve, ce sera un peu une clinique en partenariat avec la ville pour justement mettre à disposition des habitants.
Speaker: En bref, ce serait d'avoir un IRM scanner à l'intérieur parce qu'on n'en a pas dans la vallée.
Speaker: Je me dis si...
Speaker: Mon impact.
Speaker: Il n'y en a pas dans la vallée?
Speaker: À Chamonix, il n'y a pas, non.
Speaker: C'est vrai?
Speaker: On est obligé de descendre à Salonche, c'est terrible.
Speaker: Et du coup, si je me dis, qu'est-ce que j'ai fait dans ma vie?
Speaker: J'ai réussi à implanter un IRM, un scanner à disposition de tout le monde dans la ville de Chamonix.
Speaker: C'est stylé, tu vois.
Speaker: Oui, c'est trop stylé.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: Est-ce que là, c'est un modèle qui est assez différent aussi?
Speaker: Un lieu avec beaucoup d'équipements, des infrastructures qui sont ultra coûteuses, des partenariats avec des marques possibles, aller chercher des athlètes pour que ce soit rentable, etc.
Speaker: Comment est-ce que tu...
Speaker: Tu vois ce modèle-là?
Speaker: Est-ce que tu compares à d'autres modèles ou lieux qui pourraient être similaires?
Speaker: Tu as parlé du lieu Red Bull, mais est-ce qu'il y a d'autres boîtes qui attestent la curiosité là-dessus?
Speaker: Il y en a beaucoup.
Speaker: On a fait un mapping hyper complet.
Speaker: C'est Mathieu qui s'occupait de ça.
Speaker: Il était vraiment trop fort.
Speaker: Effectivement, il y a plein d'autres modèles qui sont différents.
Speaker: Certains sont totalement à l'opposé, mais quand tu vois le centre de Renix au Kenya qui...
Speaker: C'est vraiment intéressant, ça reste un centre d'entraînement, mais ça peut aussi se rapprocher d'une clinique privée en France qui fait des accouchements.
Speaker: En vrai, c'est assez large.
Speaker: Tu reprends le campus du PSG qui ont à peu près la même chose, mais qui n'est pas ouvert au public.
Speaker: Il y a vraiment beaucoup de centres.
Speaker: Il y a un lab itinerant de testing, ça pourrait être aussi une petite branche du projet.
Speaker: Il y a pas mal de trucs sur lesquels on regarde en termes de pricing.
Speaker: J'avoue que moi, je n'ai pas encore la tête dedans parce que j'ai laissé les gars avancer là-dessus.
Speaker: Mais il y a beaucoup de bonnes idées, des trucs qui marchent déjà bien.
Speaker: Donc, à voir si ça prend.
Speaker: Mais l'idée, ce sera toujours de ne pas diluer ton capital quand tu vas grandir.
Speaker: Ça, je ne sais pas.
Speaker: En vrai, pour le coup, c'est un projet à 10 ou 12 millions d'euros.
Speaker: Donc, honnêtement, pour les sortir de la poche...
Speaker: Je ne sais pas, voilà.
Speaker: En toute humilité.
Speaker: Mais si, surprise.
Speaker: Non, mais du coup, ça pour le coup, je pense que ça va être important d'aller chercher des différents sponsors, enfin pas des sponsors, des investisseurs.
Speaker: Mais là, pour le coup, on cachera peut-être la boîte en deux, justement avec une partie foncière, et pour justement garder un peu en duro qui fonctionne bien.
Speaker: Honnêtement, pour des gros projets comme ça, je ne suis pas du tout anti-VC.
Speaker: Il faut aller chercher.
Speaker: En vrai, on a des demandes, mais dans tous les sens de fonds qui veulent investir, etc.
Speaker: Honnêtement, je pense qu'on n'aura pas trop de mal à trouver l'argent.
Speaker: C'est un projet IMO en plus, donc relativement facile à financer.
Speaker: S'il y a des gens intéressés, n'hésitez pas.
Speaker: Je pense que... Allez dans les commentaires.
Speaker: Un investissement, c'est surtout un mariage, je pense.
Speaker: Il faut que tu t'entendes très bien avec la personne, il faut que tu sois aligné sur tous les trucs.
Speaker: Et quand tu prends un investisseur, tu le prends pour son argent, mais aussi pour le réseau qui peut t'ouvrir.
Speaker: Et honnêtement, ça joue pas mal, du coup...
Speaker: avoir justement des gens qui seraient vraiment intégrés là-dedans.
Speaker: Tu vois, moi, j'avais toujours dit non, je ne prends pas d'investisseur et j'ai vu que Red Bull avait ouvert un fonds d'investissement à destination.
Speaker: Je me disais, là, pour le coup, je ne le prendrai pas pour l'argent, tu vois.
Speaker: Mais peut-être justement pour le fait de rentrer un peu dans cette galaxie, le fait d'avoir un peu ce nom-là sur le CV.
Speaker: C'est vrai que ça peut être un truc assez cool.
Speaker: Décat aussi?
Speaker: Oui, j'étais avec eux il y a une heure.
Speaker: Des 4 Lampels.
Speaker: On ne discute pas forcément de ça, mais c'est vrai que c'est une belle boîte française.
Speaker: Et du coup, si on peut réussir à pousser aussi, quand on voit ce qu'ils font et les efforts qu'ils montent, qu'ils mettent dans le trail, dans les performances aussi.
Speaker: Là, cet été, au championnat du monde à Tokyo, c'est assez fou, franchement, et c'est assez fort.
Speaker: Honnêtement, c'est une belle marque d'expertise.
Speaker: C'est marrant parce qu'à l'époque, ce n'était vraiment pas du tout la marque connue.
Speaker: En fait, c'était marrant parce que j'ai étudié beaucoup les trucs et je me dis qu'ils sont super forts et personne n'est au courant.
Speaker: Et je trouve ça très bizarre parce que j'étais en mode, mais attends, mais ils ont de la techno et de l'expertise qui n'est pas du tout raccord justement avec leur image de marque.
Speaker: Et je me dis que c'est quand même bizarre de communiquer aussi sur du... Et en fait, là, ils ont fait le changement et là, ça claque quand même un peu plus.
Speaker: Ouais, ça claque de fou.
Speaker: Jimmy Gracie, par exemple...
Speaker: On a abordé des sujets ultra intéressants, Joseph.
Speaker: Merci pour ça.
Speaker: J'ai une toute dernière question avant de terminer cet échange.
Speaker: C'est une question un peu fun que j'aime bien poser.
Speaker: Toi, tu as vraiment le profil maths, passion pour les maths et passion pour le sport.
Speaker: Si tu devais lâcher un des deux, ce serait lequel?
Speaker: Ça veut dire que tu n'as plus le droit de faire deux maths?
Speaker: Ouah!
Speaker: C'est interdit comme question.
Speaker: Je te disais, je ne peux pas répondre.
Speaker: Ouah, attends.
Speaker: Non, mais quand je te dis, c'est mettre des patients, c'est... Est-ce qu'on ne peut pas considérer que les maths, c'est une gymnastique intellectuelle?
Speaker: Mais c'est bon, ça passe.
Speaker: Qu'est-ce que je dirais?
Speaker: Soit je ne réponds pas, soit... J'avoue que je suis quand même... En fait, le fait de faire des maths, ça me permet de vivre des émotions par le sport.
Speaker: Tu vois ce que je veux dire?
Speaker: L'UTMB, même si je ne l'ai pas couru, j'ai eu l'impression de faire du sport parce que je faisais justement cet aspect maths.
Speaker: Et honnêtement, j'avoue que les maths, c'est juste de comprendre le monde.
Speaker: Par exemple, la data pour la politique, c'est un milieu qui me passionne à fond, de voir comment est-ce qu'on comprend un peu l'opinion et comment est-ce que les gens justement les font bouger, les leaders d'opinion.
Speaker: Donc honnêtement, j'avoue que j'aurais un peu de mal à vivre sans maths.
Speaker: Donc je dirais...
Speaker: J'enlève le sport, mais je vivrai le sport grâce à mon métier.
Speaker: Et comme ça, je peux faire du mode pour ce que je veux.
Speaker: Top.
Speaker: Voilà.
Speaker: Ok, bonne réponse.
Speaker: Merci beaucoup, Joseph, pour cet échange.
Speaker: Je passe un super moment.
Speaker: Merci beaucoup.
Speaker: À très vite.
Speaker: Oui, à plus.
Speaker: Salut.
Speaker: Voilà, c'était Kilomètre 30.
Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.
Speaker: Si vous voulez soutenir l'aventure, ça se passe sur tous les réseaux.
Speaker: Kilomètre 30 podcast.
Speaker: Je vous dis à très vite pour le prochain épisode.
Speaker: Dans moins de deux mois, j'espère.






