Transcript
Speaker: Paradoxalement à d'autres sports, les équipementiers en trail sont très impliqués déjà, pour le coup.
Speaker: C'est chez eux qu'on retrouvera les plus belles enveloppes, les plus beaux budgets, parce que c'est eux qui accompagnent les athlètes à l'année.
Speaker: Je pense qu'avec la croissance de ce sport, et forcément plus ils vendent de chaussures, plus ils vendent de textile, plus leur économie se développe, plus ils pourront offrir des opportunités importantes à leurs athlètes.
Speaker: Mais ce n'est pas eux
Speaker: qui vont révolutionner, à mon sens, le marché.
Speaker: Je te garantis, et Dorian Louvet te le confirmera quand il est rentré à l'agence.
Speaker: Sylvain Cusso aussi, quand il est rentré à l'agence, ça a été les deux premiers dans la course à pied qui sont rentrés à l'agence.
Speaker: Il me parlait de course à pied de trail.
Speaker: Je leur disais que c'était des grandes malades et des jobards.
Speaker: et que jamais de ma vie, un jour, je penserais à faire 10 kilomètres.
Speaker: Bonjour et bienvenue sur Kilomètre 30, le podcast Les Entrepreneurs du Sport.
Speaker: Ici, on discute avec ceux qui construisent des projets incroyables dans l'univers du sport.
Speaker: Alors, je m'adresse ici aux entrepreneurs dans l'âme et ceux qui veulent rejoindre des projets géniaux dans l'univers du sport.
Speaker: J'espère que vous trouverez ici une bonne dose de motivation et d'inspiration.
Speaker: Mes invités sont des entrepreneurs qui nous expliquent vraiment ce que c'est de monter une boîte dans le sport.
Speaker: Alors qu'ils entreprennent pour rendre le sport plus accessible, optimiser la performance des athlètes ou simplement améliorer le bien-être de leurs utilisateurs, vous découvrirez comment sport et entrepreneuriat s'entremêlent pour créer des opportunités uniques.
Speaker: Je suis très heureux de vous partager cet épisode enregistré avec Goulven Kornek, le cofondateur de Fresh Touch.
Speaker: Pour le contexte par rapport aux réponses données par Goulven, on a enregistré cet épisode en décembre 2024.
Speaker: Honnêtement, c'est un épisode assez fou.
Speaker: Goulven est plein d'énergie.
Speaker: C'est quelqu'un de très passionné et il sait transmettre sa passion.
Speaker: J'ai vraiment passé un super moment avec Goulven et je ne peux que recommander cet épisode aux personnes qui s'intéressent au modèle des agences de talent.
Speaker: Bonjour à tous, aujourd'hui j'accueille Goulven Kornek, le cofondateur de l'agence Fresh Touch.
Speaker: Alors en quelques mots, Fresh Touch, c'est une agence de gestion de talent pour les verticales suivantes, santé, éducation, parentalité, business, médias et évidemment le sport.
Speaker: Je suis très heureux de t'avoir sur Kilomètre 30 aujourd'hui, Goulven.
Speaker: Tu es agent depuis un peu plus de 13 ans et le sport a une place particulière dans ton parcours à la fois professionnel et personnel.
Speaker: Tu es devenu l'agent incontournable des sports outdoor en France, voire même en Europe, notamment dans la vertical trail.
Speaker: Tu accompagnes des grands noms comme Mathieu Blanchard, Blandini-Rondel, Pao Capelle et de nombreux autres.
Speaker: C'est donc logiquement que j'ai souhaité t'inviter pour en parler ensemble.
Speaker: Encore une fois, ravi de t'avoir.
Speaker: Comment est-ce que tu vas?
Speaker: Eh bien, écoute, ça va très bien.
Speaker: Alors, au moment où on se parle, ça fait cinq jours, je suis malade.
Speaker: Mais sinon, ça va très bien.
Speaker: Écoute, on est sur une fin d'année assez explosive, puisque comme tu le sais, en sport, il y a les mercato de fin d'année.
Speaker: Donc, du coup, on a beaucoup de sollicitations.
Speaker: Mais globalement, tout va bien.
Speaker: En ce moment, j'ai vu vos actualités, on aura l'occasion de revenir dessus, mais ç a a l'air assez dingue.
Speaker: C'est quoi le mercato en ce moment?
Speaker: Qu'est-ce qui fait que c'est hyper actif dans ton secteur?
Speaker: Que ce soit dans le vertical sport ou dans les autres verticales, la fin d'année, c'est un signe de renouvellement de contrat ou de rediscussion, en tout cas.
Speaker: Et sur la verticale, tout ce qui est santé, business, éducation, parentalité...
Speaker: on est sur un renouvellement de budget, donc on va solliciter les grandes marques, les marques qui votent leur budget annuellement en leur disant qu'est-ce qu'on fait l'année prochaine, on va vous proposer plein d'idées et quels sont vos objectifs.
Speaker: Et sur la vertical sport, c'est la fameuse période où on fait un bilan de tout ce qui s'est passé sur l'année sportive, les côtés bons, les côtés moins bons,
Speaker: On regarde tous les contrats aussi qui sont en rediscussion, donc les contrats qui se terminent d'à-tête.
Speaker: Et là, on va repartir soit en renouvellement avec les mêmes marques, soit aller challenger les marques sur le marché pour trouver de nouveaux équipementiers, de nouveaux distributeurs, de nouveaux partenaires sportifs qui vont signer pour un an, deux ans, trois ans, jusqu'à six ans.
Speaker: avec l'athlète.
Speaker: Donc, c'est en ce moment que ça se passe.
Speaker: C'est des centaines de discussions ouvertes, un peu dans tous les sens, puisqu'aujourd'hui, on a la chance d'avoir une trentaine d'athlètes qu'on représente à l'agence.
Speaker: Ok, incroyable.
Speaker: Oui, c'est ce que j'allais te demander.
Speaker: De ce que j'ai compris, chez Frechetech, vous représentez plus d'une centaine de talents.
Speaker: C'est comme ça que...
Speaker: Oui, c'est comme ça qu'on se décrit.
Speaker: On a signé notre centième talent il y a quelques semaines et on va retrouver dans nos verticales 70 créateurs de contenu, talents ou personnalités publiques impliqués sur le web, en télé, en édition ou à la radio.
Speaker: et 30 athlètes professionnels, donc des sportifs.
Speaker: On dissocie bien les deux parties puisque sur la partie athlète, on va plutôt travailler sur la performance, la création de contenu et l'image de marque qui est importante.
Speaker: On va travailler en priorité sur la performance et la partie créateur de contenu, talent ou personnalité publique.
Speaker: on va représenter plutôt l'image publique du talent.
Speaker: Donc du coup, des campagnes de notoriété, de sensibilisation, d'influence marketing parfois, qui sont un peu plus éloignées que de la team à tête.
Speaker: Mais en tout ça fait de temps et quelques talents, on en a signé deux la semaine dernière, donc 102 aujourd'hui.
Speaker: Félicitations, bravo, ça paraît énorme.
Speaker: Globalement, pour bien comprendre, comment c'est structuré chez vous, chez Fresh Touch, les équipes, vous êtes combien de collaborateurs et quels types de métiers sont nécessaires pour faire tourner votre activité et travailler avec eux?
Speaker: à la fois d'un côté les athlètes, les créateurs de contenu, les talents, et puis de l'autre les marques partenaires?
Speaker: Déjà le fondement d'une agence de gestion, c'est représenter en global un talent, représenter sa carrière, son évolution et son image.
Speaker: Donc, nous, notre rôle, c'est de faire évoluer un talent dans un maillage économique, dans un tissu économique où on va représenter son image, la négociation de ses contrats, sa protection juridique, son conseil en communication et marketing et tout son suivi terrain.
Speaker: Donc, pour tout ça, on va percevoir une commission puisque toutes les agences de gestion, on perçoit des commissions qui peuvent varier en fonction des agences.
Speaker: Et notre enjeu demain, ça va être d'accompagner ces talents vers une augmentation de leur notoriété.
Speaker: Aujourd'hui, je ne me rappelle absolument pas de la question que tu m'as posée, donc il va falloir que tu me la répètes.
Speaker: Je t'ai demandé comment ça fonctionne, en fait.
Speaker: Voilà, c'est ça.
Speaker: Et ça, c'était pour introduire le comment ça fonctionne.
Speaker: Ça, c'était pour introduire le comment ça fonctionne.
Speaker: Et tu verras que souvent, je vais perdre le fil comme ça.
Speaker: Donc, le comment ça fonctionne maintenant, tu as des agents qui sont dédiés vraiment au conseil du talent au quotidien, à être le bras droit du talent au quotidien et à négocier les contrats pour ces talents, pour les talents ou pour les athlètes.
Speaker: Tu vas avoir des assistants.
Speaker: Un pôle d'assistants qui, une fois que le contrat est dealé avec la marque ou avec l'institutionnel, va produire le contenu du contrat avec un assistant.
Speaker: Que ce soit de l'événementiel, que ce soit de la production audiovisuelle ou autre, c'est un assistant qui va prendre le relais et tout produire.
Speaker: Avant cette phase de production, il y a un contrat à signer, donc il y a un service juridique qui rentre en place, et nous on a deux personnes qui sont dédiées au service juridique pour étudier le contrat, faire des allers-retours avec la marque et signer ce contrat-là.
Speaker: À côté de ça, tu as des gens qui vont chapeauter un peu en global, qui s'appellent des responsables talents.
Speaker: Dans les autres industries, ça s'appellerait des directeurs commerciaux.
Speaker: Et là, le responsable talent va avoir une vision globale sur tout le modèle économique de l'agence,
Speaker: et une vision globale sur comment on peut travailler avec un grand groupe, un multi-talent, etc.
Speaker: Donc lui, il va plutôt travailler avec les agents directement et distribuer des missions aux agents directement.
Speaker: Et enfin, tu peux avoir des services dédiés à l'administratif.
Speaker: Donc nous, on a une personne qui est dédiée à l'administratif.
Speaker: et aux prises de déplacement des talents.
Speaker: Donc ça, c'est un poste à temps plein chez nous de prendre des billets d'avion, des hôtels, des trains.
Speaker: Pour le centre de talent, ça fait beaucoup de déplacements à gérer.
Speaker: C'est l'agence qui avance tous ces fonds-là pour les talents lors de toutes les missions.
Speaker: Et c'est une personne qui est dédiée à 100% chez nous à ça et qui va aussi être dédiée à tout l'aspect facturation, devis, etc.
Speaker: Relance auprès des marques.
Speaker: Donc ça, c'est le service administratif.
Speaker: dernier pilier que toutes les agences n'ont pas.
Speaker: Nous, on l'a depuis quatre ans.
Speaker: Donc l'agence a huit ans.
Speaker: Nous, on l'a depuis quatre ans.
Speaker: C'est la partie production audiovisuelle.
Speaker: Donc on a un responsable de production et un monteur en interne qui permet de venir répondre à des propositions de création de contenu pure et spécifique avec nos termes.
Speaker: Donc tu as différents métiers qui se coordonnent au sein de la même agence.
Speaker: Et souvent, je ne sais pas si tu sortiras une vidéo ou pas,
Speaker: Mais je vais le dire, tu vois, derrière moi, j'ai toujours un cadre de la série 10% qu'on a revisité parce que nous, on est à 20%.
Speaker: Très marrant, OK.
Speaker: C'est un cadre comme ont fait mes équipes parce que souvent, dans les appels à candidature, quand on recherche de nouveaux membres dans l'entreprise,
Speaker: je dis, pour moi, 10% est obligé, et fait partie du cursus de formation, tellement que cette série est bien faite, pour comprendre le métier d'agent, il faut avoir vu 10%.
Speaker: Ok, c'est trop intéressant.
Speaker: Dans nos conversations précédentes, tu m'avais parlé du métier d'assistant et le lien entre l'agent et l'assistant et l'importance de ce métier.
Speaker: Peut-être qu'on y reviendra, mais peut-être d'abord, moi j'ai bien compris tous les rôles qu'il peut y avoir dans une agence et la grosse diversité qui est nécessaire dans ces rôles pour que l'agence tourne bien.
Speaker: Toi, dans tout ça, quel est ton rôle?
Speaker: Moi, mon rôle, je ne fais plus grand-chose.
Speaker: Non, je rigole.
Speaker: Aujourd'hui, je devrais être responsable de talent à plein temps, c'est-à-dire chapeauté et supervisé, mais ce n'est pas le métier qui m'anime le plus dans l'agence.
Speaker: Moi, ce qui m'anime vraiment, c'est la représentation de talent, le fait de les rendre populaires.
Speaker: Donc, c'est vraiment le métier d'agent.
Speaker: Aux grandes dames, je pense, de mon associé qui aimerait me voir...
Speaker: plus haut chapeauter la globalité de l'agence.
Speaker: Moi, je me passionne vraiment sur le métier d'agent.
Speaker: Comment faire d'un petit talent que tu trouves sur le marché, que tu découvres, finalement, une personne de super connue.
Speaker: parce que les agents, on n'a pas cette envie d'être connu ou quoi que ce soit.
Speaker: Du moment où on a envie d'être connu, on ne veut pas être agent.
Speaker: Mais moi, je me passionne sur le comment tu peux faire évoluer une personne dans le milieu médiatique, comment tu peux la faire progresser.
Speaker: Et j'aime bien me casser vraiment la tête à ça toute la journée, comment faire
Speaker: de créer des ponts, des parallèles et tout, pour que cette personne évolue vers le haut.
Speaker: Et ça, c'est le métier d'agent, plus que le métier de responsable talent.
Speaker: Donc, j'ai envie de dire, dans l'agence, j'ai deux postes.
Speaker: Pour des questions de gestion d'une aussi grosse agence aujourd'hui, j'ai le poste de responsable talent.
Speaker: Pour mon kit personnel, j'ai gardé quand même des missions d'agent quasiment à 30% aujourd'hui.
Speaker: Ok, c'est fou.
Speaker: Et du coup, tu as parlé de... Tu te casses la tête, en fait, sur comment faire en sorte de faire percer quelqu'un, de l'aider à grandir en tant que talent.
Speaker: Est-ce que tu... Concrètement, tu peux expliquer aux gens comment... C'est quoi la méthode derrière, en fait?
Speaker: Comment est-ce que tu procèdes, toi, pour partir d'un point A avec un talent et l'emmener le plus loin possible?
Speaker: J'ai plusieurs exemples par rapport à ça.
Speaker: Le premier le plus marquant est que tout le monde connaît quand il connaît Fresh Touch.
Speaker: Je ne dirais pas que tout le monde connaît ça, mais c'est Majors Mouvement.
Speaker: Majors Mouvement, c'est un des talents que j'accompagne depuis très longtemps.
Speaker: Ça va faire six ans qu'on se suit.
Speaker: Chez nous, il est rentré, je crois qu'il avait 40 ou 43 000 followers.
Speaker: Et il n'avait que Instagram.
Speaker: Aujourd'hui, Major Mouvement, c'est 3 millions de followers répartis sur 6 réseaux sociaux différents.
Speaker: C'est un podcast qui a fait un million d'écoutes.
Speaker: C'est une newsletter qui est lue par 25 000 personnes toutes les semaines.
Speaker: C'est 500 000 livres vendus.
Speaker: C'est des passages télé très régulièrement.
Speaker: Tous les mois, on est en télé.
Speaker: Et en gros, comment on est parti d'un créateur de 40 000 followers à tout ça?
Speaker: Déjà, il faut, première chose, qu'on ait le profil qu'il veuille se prêter à cet exercice.
Speaker: Avant même d'avoir toute la stratégie d'un agent, il y a le côté créatif d'un créateur de contenu.
Speaker: On oublie souvent, mais un créateur de contenu doit être créatif.
Speaker: Et Grégoire déborde de créativité.
Speaker: Il est capable de produire plus de 2000 contenus à l'année.
Speaker: C'est beaucoup plus que la quasi-totalité des créateurs de contenus que je connais aujourd'hui.
Speaker: Pardon?
Speaker: Et il a ce côté très passionnel dans sa manière de créer.
Speaker: Donc ça, il a tout ce qu'il faut déjà pour être un bon créateur de contenu et pour être une bonne personnalité publique parce qu'il est passionné.
Speaker: C'est un élément sur lequel tu filtres pour recruter des talents?
Speaker: cette passion et cette animation forte pour créer du contenu?
Speaker: Moi, la passion, pour moi, c'est la priorité absolue.
Speaker: Un talent qui veut juste faire de l'argent ne réussira quasiment jamais.
Speaker: Un talent qui est à la base passionné
Speaker: Créatif, ça peut s'arranger, mais passionné, on ne pourra jamais s'inventer la passion.
Speaker: Et c'est tout ce que j'ai retrouvé quand Major Mouvement est rentré à l'agence, c'est ce côté passion.
Speaker: Et c'est ce que j'ai pu retrouver sur la quasi-totalité des gens qu'on a pu après recruter à l'agence, c'est ce côté passionnel de la création de contenu, de leur job, de leur environnement.
Speaker: Donc quand on arrive à détecter ça, c'est top.
Speaker: Après, il nous faut un talent qui est prêt à se prêter au jeu.
Speaker: C'est-à-dire de savoir faire confiance à une personne qui est stratège, parce qu'un métier d'agence, c'est stratège.
Speaker: On n'est pas des lapins de six semaines qui faisons plaisir à tout le monde, on est des stratèges.
Speaker: Donc, c'est comment aujourd'hui, cette personne qui lui est passionnée va se reposer sur quelqu'un qui est intéressé, en gros, et stratégique.
Speaker: Et donc là, on va prendre des décisions à sa place?
Speaker: Prendre des décisions à sa place, sur sa carrière, qu'est-ce que tu vas accepter en collaboration, qu'est-ce que tu vas refuser en collaboration, et au début, qu'est-ce que tu vas accepter qui va te faire monter?
Speaker: Quels sont les gens que tu vas croiser qui vont permettre ton ascension?
Speaker: Quels sont les médias sur lesquels on pourrait te faire passer pour créer cette ascension?
Speaker: Et toutes ces questions-là, tu les poses toute la journée en tant qu'agent de comment je vais... Souvent, on parle d'échecier.
Speaker: Comment je bouge mon échecier pour faire en sorte que l'échec émat ne sera jamais sur le talent à la fin?
Speaker: Donc, c'est toute cette stratégie qui fait que progressivement, ça monte.
Speaker: Typiquement, un de nos plus gros choix audacieux, c'était de signer avec Marabou, la maison d'édition dans laquelle il est.
Speaker: Quand on a signé avec Marabou,
Speaker: à l'époque, il n'était personne en édition, il n'avait jamais écrit de livre, mais c'est juste que j'ai pris la décision de demander à Marabout un plan promotionnel pour Grégoire, qui devait financer eux de leur côté.
Speaker: Et on a eu un alignement des planètes qui a été, comme rarement on a eu le cas en maison d'édition en plus, où
Speaker: On a écrit le bon bouquin, au bon moment, attendu par la presse, avec la bonne maison d'édition.
Speaker: Et on a eu des opportunités qui étaient totalement folles.
Speaker: Quotidien, le journal de 20 heures, des médias qui, pour un créateur de contenu de 150 000 followers à l'époque, n'auraient pas pu voir le jour.
Speaker: Clairement.
Speaker: Et c'est là où l'ascension a commencé.
Speaker: Sorti du premier livre, on nous propose quatre contrats télé.
Speaker: À ce moment-là, on sait qu'on va vexer trois personnes et en choisir qu'un seul.
Speaker: Qui tu choisis?
Speaker: Qui tu choisis?
Speaker: Parce que le projet est intéressant, mais il est aussi stratégiquement intéressant.
Speaker: intéressant et il va te permettre de passer un step.
Speaker: Et tous ces sujets-là, c'est passionnant, mais ce n'est pas au créateur de contenu, au talent, à l'athlète ou autre de les prendre, c'est à son agent.
Speaker: Et je pense qu'un duo, quelque chose qui fonctionne bien, c'est un créateur de contenu qui a confiance à son agent et un agent qui est capable de faire confiance en son créateur de contenu.
Speaker: Parce que la réciprocité de la confiance dans ce domaine, elle est hyper compliquée à trouver.
Speaker: Parce que tu vas dire à une personne « T'inquiète, je pilote, tu ne vas jamais trop comprendre comment je vais piloter, quel choix je vais faire pour t'amener au point suivant.
Speaker: Mais laisse-moi faire, on devrait y arriver.
Speaker: » Sauf qu'un créateur de contenu qui veut tout contrôler,
Speaker: et je peux te garantir que j'en ai vu et j'en connais, il y en a que j'adore et qu'ils ne le savent jamais en travailler ensemble parce qu'ils ont trop un aspect contrôle, du coup, ça ne matchera pas entre l'agent et le créateur de contenu.
Speaker: Donc voilà, c'est comme ça qu'on a créé des carrières et je ne sais pas si c'est très clair, mais c'est par un empilement de choix.
Speaker: Parfois, un agent, il peut être limite blessant, vexant, mais il est toujours là pour soutenir son créateur de contenu,
Speaker: Et s'il y a quelqu'un qui doit sauter à la fin auprès d'une marque, c'est toujours l'agent qui sautera et pas le talent.
Speaker: C'est intéressant, je trouve, la partie projet à mettre en place ensemble.
Speaker: Tu en as parlé pour Majeur Mouvement, l'écriture de son livre, le passage sur des plateaux télé.
Speaker: Moi, ça me fait penser clairement à Mathieu Blanchard aussi, qui aujourd'hui a de nombreuses casquettes.
Speaker: D'ailleurs, très récemment, j'étais présent lors de sa conférence dans un théâtre parisien à Edouard Set, exactement.
Speaker: suite à tes recommandations j'ai passé un super moment et justement ça m'a fait me demander quel est ton rôle toi là dedans dans ces projets qui vont un petit peu au delà du scope initial de Mathieu qui est un athlète professionnel en ultra trail on voit qu'il se diversifie comment on gère toutes ces nouvelles verticales si on peut appeler ça des nouvelles verticales ces nouvelles stratégies avec un athlète comme Mathieu
Speaker: Il faut savoir que Mathieu est un athlète qui est pour le moment ultra performant.
Speaker: Il restera dans les années à venir.
Speaker: Et je touche du bois.
Speaker: J'espère qu'il le restera encore très longtemps.
Speaker: Mais c'est aussi un touche-à-tout.
Speaker: Mathieu, c'est un touche-à-tout, c'est un ultra passionné de data, d'optimisation de la performance.
Speaker: Il le dit dans tous ses podcasts, c'est un passionné de course à pied, c'est un passionné de sport en général, de voile, c'est un passionné de plongée.
Speaker: Il ne se voit pas être monotache dans sa manière de pratiquer son sport, déjà.
Speaker: Pour te donner l'idée, Mathieu, à l'agence, il est géré quasiment par trois personnes différentes.
Speaker: Donc, c'est que vraiment, il a vraiment globé tous les scopes de l'agence et tout ce qu'on peut lui apporter au sens large.
Speaker: Et ce qui est fou, c'est que Edouard Sète, pour reprendre ce schéma-là, avec Mathieu, on fait des conférences en entreprise depuis longtemps.
Speaker: Ce n'est pas nouveau, on intervient sur la performance, sur la cohésion d'équipe.
Speaker: Le trail a beau être un sport individuel, c'est un sport d'équipe.
Speaker: Tu es dans l'équipe Salomon, tu es dans l'équipe ASIC, tu es dans l'équipe, etc.,
Speaker: Et surtout, c'est un travail d'équipe, entraîneur, team manager, agent, athlète.
Speaker: Tu as toute nutritionniste, médecin.
Speaker: Il y a tout le monde qui naît, il y a tout le monde qui travaille autour de la tête.
Speaker: Donc, il intervient depuis très longtemps dans les entreprises.
Speaker: Et là, ce qui s'est passé, c'est que les responsables d'Edouard VII m'ont appelé à la base sur d'autres projets et d'autres talents.
Speaker: Et je leur ai dit, les gars, je crois que j'ai un mec dans le sport qui va relever le défi de faire une conférence grand public où ça sera une billetterie tel un spectacle.
Speaker: et où on va le mettre sur scène pour la première fois devant des personnes qui auront payé entre 25 et 45 euros leur place pour l'entendre parler.
Speaker: ce qui est hyper rare dans le domaine du sport déjà, et ce qui est encore plus rare dans le domaine du trade, parce que je ne me rappelle pas que ce soit fait un jour.
Speaker: À part les trade festivals où tu vas voir des films de festivals et quelques conférences, mais où tu payes 5-10 balles ta place, là, on était dans une config théâtre, donc tu l'as vécu, dans une config où tu as des noms comme clavier ou d'autres grands artistes qui sont montés sur ces planches-là.
Speaker: Donc, on demande à un athlète pro qui passe sa vie en montagne à venir faire un one-man show sportif.
Speaker: Clairement.
Speaker: Le brief, c'était comment on fait une conférence one-man show autour du sport pour intéresser les gens.
Speaker: Au final, à date, Mathieu avait tout l'alignement des planètes pour être le premier, excusez-moi le terme, crash test de l'agence en sport, pour se dire, regarde Mathieu, je te file la scène, elle est pour toi.
Speaker: Maintenant, qu'est-ce qu'on fait sur cette scène?
Speaker: Et ce que j'adore avec Mathieu, c'est qu'il me dit souvent sur ce genre de truc, putain, c'est totalement barré, mais vas-y, go, on y va.
Speaker: Et on le fait.
Speaker: Et Mathieu, c'est un yes man.
Speaker: Je me rappelle, il le dit même sur Insta, pile avant de monter sur scène, il me dit, j'ai réellement 700 personnes qui m'attendent dans la salle, et là, j'ai clairement peur.
Speaker: Mais c'est un truc de fou.
Speaker: C'est un truc de fou de pouvoir proposer ça à un de ses talents et surtout que le talent accepte.
Speaker: Parce que je ne sais pas ce qui est le plus barré, de le proposer ou de l'accepter dans l'histoire.
Speaker: Et c'est ce qui rend finalement... C'est là où on découvre d'autres modèles, d'autres verticales potentielles.
Speaker: Et c'est ce que je disais au début, il ne faut pas oublier que Mathieu est très performant aujourd'hui.
Speaker: Mais qu'est-ce que ça sera Mathieu dans 10 ans?
Speaker: L'agence, elle ne doit pas travailler que sur l'instant T, l'instant T où Mathieu est performant, Mathieu gagne la Diagonale des Fous cette année, il gagne la Maxi Race.
Speaker: Certes, il y a un petit abandon sur l'UTMB, mais en tout cas, il fait quand même potentiellement une très bonne année.
Speaker: Mais par contre, est-ce que dans le 10 ans, Mathieu aura déjà l'envie de continuer à s'aligner sur les courses dans le monde?
Speaker: Est-ce qu'il aura envie?
Speaker: de continuer le sport à haut niveau?
Speaker: Est-ce qu'il ne voudra pas passer sur un côté plutôt conférencier, inspirant ou vivre d'aventure, etc.?
Speaker: Est-ce qu'on ne travaille pas un peu l'avenir à travers ça?
Speaker: Notre métier d'agent, c'est aussi penser au talent dans 5 ans, dans 10 ans.
Speaker: Ce n'est pas de penser à l'instant T, vas-y, je te fais faire ton contrat, tu prends un chèque, tu vas courir pendant 5 ans, pendant 6 ans pour ton équipementier.
Speaker: C'est aussi de, après ces 6 ans, 7 ans, 10 ans, qu'est-ce qui se passe?
Speaker: On a la chance dans le trail d'être dans un sport qui peut durer 20-30 ans.
Speaker: Ça, c'est assez ouf, j'ai envie de dire.
Speaker: Mais on pense forcément à l'après.
Speaker: Mathieu Blanchard, il a 38 ans aujourd'hui.
Speaker: Donc forcément, à 38 ans, tu penses qu'à dans 10 ans, à 48 ans, ça sera peut-être plus lui qui sera le grand papa des sentiers sur les courses.
Speaker: et tu penses à l'après.
Speaker: Et c'est très, très au clair avec lui.
Speaker: Et c'est simple de penser à ça.
Speaker: Et donc, la conférence, c'est parti forcément des verticales qu'on commence maintenant à explorer pour potentiellement faire beaucoup plus demain.
Speaker: Ça me fait directement penser au fait de oser, de prendre des risques et de le faire avec l'athlète.
Speaker: J'ai l'impression que le sujet de la prise de risque chez toi est assez central.
Speaker: Déjà, qu'est-ce que ça t'évoque?
Speaker: de façon générale.
Speaker: On s'emmerde quand on ne prend pas des risques, je suis désolé.
Speaker: On se fait chier royalement.
Speaker: Je suis désolé de ces termes très crus, mais franchement, s'il n'y a pas de risque, il n'y a pas de jeu, il n'y a pas ce côté de potentiellement perdre quelque chose ou de risquer quelque chose.
Speaker: Et du coup, ça devient de la monotonie.
Speaker: Et la monotonie, il n'y a rien de pire, je trouve.
Speaker: Donc non, prenons des risques.
Speaker: Je préfère aujourd'hui qu'un athlète ou un talent me touche un projet fou où il y a quand même 80% de chances de se crasher que rester pendant 10 ans avec un talent sur 100% des chances de réussir tout le temps.
Speaker: Je peux t'en donner des projets où on a pris des gros risques.
Speaker: Et je pense que le plus gros risque qui est pris presse touch, c'est partir dans le trail aujourd'hui.
Speaker: On a essayé de partir dans le crossfit et on avait eu un échange un peu en amont.
Speaker: Je t'avais parlé, j'ai essayé de partir à l'étranger.
Speaker: On est revenu, je peux te garantir en France en pleurant.
Speaker: Avec mon associé, perdre de l'argent, je pense que c'est notre priorité absolue quand on prend des risques.
Speaker: C'est-à-dire que tu vois, quand on a essayé de se lancer dans CrossFit il y a 4 ans, on fait une mise à peu près de 250 000 euros pour intégrer le secteur du CrossFit.
Speaker: Bon, on a essayé pendant 2 ans d'intégrer le secteur du CrossFit.
Speaker: On a bien craché les 250 000 balles pour l'intégrer au milieu du CrossFit.
Speaker: On a réussi à représenter qu'un seul talent.
Speaker: Tous les autres préféraient travailler gratuitement parce qu'ils étaient fans de CrossFit.
Speaker: On a bien compris qu'il n'y avait aucun marché dedans.
Speaker: En tout cas, dans la représentation de talent, il y en a sans doute chez les marques et chez les événements, mais dans la représentation de talent, il n'y en avait pas ou peu.
Speaker: Du coup, on s'est retiré du CrossFit tout en perdant l'argent.
Speaker: Et c'est OK, c'est une prise de risque, c'est une perte, c'est un échec si on veut.
Speaker: Mais on a beaucoup, beaucoup appris dans le milieu du sport.
Speaker: C'est nécessaire selon toi de faire ce choix-là, de prendre des risques pour un potentiel de gain peut-être plus important dans le futur?
Speaker: Oui, parce qu'aujourd'hui, la plus grosse réussite de l'agence, ça reste le milieu de la santé.
Speaker: Quand en 2018, on recrute majeur mouvement, tu penses bien que moi, le milieu de la santé, et Grégoire le sait, je crois que tous les talents de santé de l'agence le savent, que je ne regardais absolument pas
Speaker: aucune vidéo dans le domaine de la santé.
Speaker: Je ne savais même pas les créateurs de contenu qu'il y avait dedans.
Speaker: Et surtout, je mangeais 8 fois Burger King par semaine.
Speaker: Je ne faisais pas de sport.
Speaker: Donc, qu'est-ce que tu veux?
Speaker: Tu veux nous parler de santé?
Speaker: Je disais, oui, oui, écoute, c'est cool.
Speaker: faisons des vidéos pour faire faire des exercices aux gens.
Speaker: Mais par contre, moi, vous me laissez tranquille, les gars.
Speaker: Et au final, je me suis pris de passion.
Speaker: Je me suis pris de passion pour ces gens-là.
Speaker: Tu te prends de passion.
Speaker: Quand tu fréquentes des gens passionnés, ils te transmettent une forme d'intérêt pour leur passion.
Speaker: Et quand je voyais tout l'intérêt qu'avait un Major Mouvement, une Sable Santé, une Les Conseils Pharma de Léa, un M Tonkiné, une Juju Lagigi, une Charline Sage Femme ou un Pédurge, aujourd'hui, alors ils ont tous des noms à bras cadabrantes, mais en tout cas ils ont tous des pseudos.
Speaker: Mais quand tu vois toutes ces personnes-là, ou orgasmer-moi, tu vois, sur les réseaux sociaux...
Speaker: parler, communiquer, échanger de santé sur les réseaux sociaux, de prime abord, ce n'est pas mes sujets phares.
Speaker: Et pour autant...
Speaker: je les trouve de plus en plus intéressants parce que c'est des passionnés qui parlent et ils veulent vraiment transmettre de la bonne information.
Speaker: Je te garantis, et Dorian Louvé te le confirmera quand il est rentré à l'agence, et Sylvain Cusso aussi quand il est rentré à l'agence, ça a été les deux premiers dans la course à pied qui sont rentrés à l'agence, ils me parlaient de course à pied et de trail, je leur disais que c'était des grandes malades et des jobards et que jamais de ma vie, un jour, je penserais à faire 10 kilomètres.
Speaker: Je me retrouve à avoir bouclé de la CCC, tu vois?
Speaker: Ils t'ont donné tant, c'est ce que j'allais dire.
Speaker: En fait, c'est grâce ou à cause de tes talents que tu es devenu féru de sport?
Speaker: C'est ça.
Speaker: Alors, je ne suis pas devenu médecin généraliste, je suis rassuré.
Speaker: Sur la partie santé, il y avait problématique de diplôme et tout.
Speaker: Bref, c'est un peu chiant.
Speaker: Donc, j'ai préféré le trade.
Speaker: Mais en soi, la prise de risque, pour moi, elle est...
Speaker: elle est obligatoire si aujourd'hui tu veux t'imposer sur un marché.
Speaker: Et quand je dis t'imposer, c'est que tu veux vraiment apporter le maximum de la puissance de frappe que tu peux avoir sur un marché.
Speaker: En gros.
Speaker: C'était totalement fou de se dire qu'on allait gérer 60 profils de santé publics en 2018, alors que le marché de la santé en digital n'existait pas.
Speaker: Les créateurs de contenu santé, il y en avait 5 en 2018.
Speaker: Et ça n'existait pas.
Speaker: C'était lunaire de penser qu'un professionnel de santé allait s'impliquer dans des campagnes de prévention pour des marques privées ou des institutionnels publics.
Speaker: Et qu'on est quelques années après et qu'aujourd'hui, c'est l'assurance maladie qui nous appelle pour communiquer, que c'est l'ordre des pharmaciens qui nous appelle pour communiquer.
Speaker: Sur quel facteur vous vous basez pour prendre une décision qui peut paraître irrationnelle à un moment donné?
Speaker: Parce qu'il faut que je te dise, non, alors on fait des études de marché, des stades, des marchands, des trucs, des bordels.
Speaker: Non, je ne fais pas ça.
Speaker: Moi, c'est un peu au working progress.
Speaker: Je teste, je crache, je teste, je crache, je teste, ça réussit.
Speaker: Ah, cool, ça réussit!
Speaker: En gros, c'est ça.
Speaker: Donc, sur quel facteur de marché?
Speaker: Il y a des grandes tendances.
Speaker: Nous, je sais que quand on se met sur le marché de la santé, en 2018, on est loin de s'imaginer qu'une pandémie mondiale arrive.
Speaker: C'est-à-dire qu'on est deux ans avant, à aucun moment, dans ma tête, je me dis, il y a un Covid qui arrive.
Speaker: On ne va pas se mentir.
Speaker: Et on mise sur le domaine de santé, arrive 2020, Covid.
Speaker: Toutes les sociétés crient de peur, de panique, et ce que je comprends, parce que je panique aussi, on ne va pas se mentir.
Speaker: Nous, on a le secteur de l'événementiel, sur lequel on était bien présent, qui s'effondre totalement.
Speaker: plus un seul rond, zéro, et pendant trois semaines, les budgets de toutes les marques gelaient.
Speaker: Et là, trois semaines après le démarrage du premier confinement, premier mail d'une marque nous dit « On est dans le domaine médical, on doit communiquer.
Speaker: Une autre marque, on doit rassurer nos clients sur ça, on doit machin.
Speaker: » Et en gros, on se retrouve pendant l'apadémie à être la seule agence dans le domaine de la santé quasiment à pouvoir répondre à des messages de santé publique.
Speaker: L'obène?
Speaker: Et forcément, je ne me suis pas vanté.
Speaker: On va dire que pendant le Covid, je n'ai pas fait le petit dossier pour être indemnisé à la fin du mois, etc.
Speaker: Forcément, nous, ça a été plutôt un accélérateur.
Speaker: Et comme toutes les agences digitales et tous les agents de créateurs de contenu à l'époque dans le digital, la seule moyenne communiquée pendant le confinement et en 2020, c'était le digital.
Speaker: Donc, tout d'un coup, sur nos agences de gestion, que ce soit nous en santé ou d'autres, en fait, tous les budgets télé, événementiels et tout, ils arrivent à l'agence.
Speaker: C'est incroyable ce qui se passe chez les affaires multipliées par 4.
Speaker: Et là, il se trouve qu'en 2021, la peur qu'on ait, c'est que le Covid, en gros, il commence à passer.
Speaker: Du coup, ces budgets vont repartir.
Speaker: Eh bien non, en fait, la société de consommation, la société a accepté que le digital soit un nouveau pan de communication.
Speaker: et du coup créer des budgets, des focus sur le web et depuis c'est normal.
Speaker: Mais on parle de 2019, DS 2021, l'apprentissage digital et la création de contenu, elle a été monstrueuse.
Speaker: Et là, pour revenir, je te fais des parallèles, des parallèles pipettes un peu dans tous les sens, mais pour revenir sur ton sujet principal qui est la prise de risque,
Speaker: Au départ, c'est toujours incontrôlé et un peu passionnel, la prise de risque.
Speaker: Moi, souvent, je me passionne pour un créateur de contenu, pour un talent.
Speaker: Je deviens passionné, mais pas par la personne.
Speaker: La personne en soi ne me passionne pas tellement.
Speaker: c'est par rapport à la représentativité et ce qu'elle peut devenir.
Speaker: Parce que j'ai un peu un problème limite obsessionnel, un comportement un peu obsessionnel.
Speaker: Je vois un créateur, je vois un athlète, je me dis « putain, je peux aller là, là, là, et je crée l'arborescence avant même de l'y avoir parlé. »
Speaker: il doit te prendre pour un fou quand tu lui parles pour un fou comme les gens qui nous écoutent là en ce moment ils se disent on va l'interner ça sera beaucoup plus simple et puis voilà mais c'est peut-être ce petit comportement un peu obsessionnel qui fait que on prend des risques totalement démesurés
Speaker: franchement, le trail, la santé a été vraiment le plus gros de très loin, puisque c'est ce qui engouffre, ce qui génère aujourd'hui les plus gros chiffres de l'agence, mais aussi ce qui coûte le plus cher à l'agence à gérer, c'est la santé.
Speaker: Et le trail, je pense que c'est le deuxième plus gros risque qu'on ait pris.
Speaker: Mais tu vois, on avait pris un risque pour aller à...
Speaker: Je ne suis pas fier de ça parce que si tu m'entends en plus, c'est devenu limite un ami aujourd'hui.
Speaker: Christophe, je m'excuse encore.
Speaker: On a fait une campagne en Floride pour faire une campagne d'influence en Floride, pensant connaître le marché de l'influence.
Speaker: En France, on s'est dit, en Floride, ça marche pareil.
Speaker: Donc, il y a une marque qui nous confie 250 000 balles, ce qui n'est pas une petite somme, nous disant, voilà, avec cette somme-là, vous allez faire une campagne en Floride.
Speaker: Je te parle de ça, c'était en 2019, un truc comme ça.
Speaker: Donc, c'était il y a longtemps.
Speaker: Et là, en fait...
Speaker: Petite erreur de traduction, je reçois des prix de story de créateurs de contenu sur place.
Speaker: Putain, la Floride, ce n'est pas cher en création de contenu, c'est trop bien et tout, machel.
Speaker: Je signe des devis, je signe des devis, je signe des devis, et j'en signe plein des devis.
Speaker: Parce que pour moi, ce n'était pas cher.
Speaker: 250 000 euros, et puis on me demandait 800 euros, 600 euros, 1000 euros.
Speaker: Je disais, putain, vas-y, je vais lui faire la campagne du siècle.
Speaker: Et puis, la campagne commence, et là, je commence à recevoir des factures qui n'ont rien à voir.
Speaker: avec les montants que j'avais signés.
Speaker: J'ai dit « mais non, alors c'est pas bon là ce qui se passe ».
Speaker: Donc je me fais expliquer le truc et en fait, petite erreur de traduction, aux Etats-Unis, ils comptent les prix en écran de story.
Speaker: Sauf que si tu ne les limites pas dans les contrats, c'est 800 euros l'écran et pas 800 euros le set de story.
Speaker: Donc du coup, moi j'avais des créateurs qui me faisaient 15 écrans juste pour faire augmenter leur cachet parce que je ne l'avais pas limité dans les contrats.
Speaker: Donc du coup, la facture finale, c'est 800 fois 15.
Speaker: D'où l'importance de bien ficeler les contrats.
Speaker: Et du coup, on a dit, bon, ok, la Floride, on reviendra plus tard, on aura mieux compris le marché américain.
Speaker: Ça, c'est le rêve américain, en fait.
Speaker: Et du coup, tu vois, oui, c'est un échec, oui, c'est une prise de risque d'avoir choisi la Floride, mais qui a totalement capoté.
Speaker: Mais en tout cas, c'est ce qui fait le piment aussi de l'entrepreneuriat.
Speaker: Il est resté super longtemps sur la prise de risque, mais en tout cas, moi, c'est un sujet qui me passionne, la prise de risque.
Speaker: Et justement, j'ai presque envie de te faire rebondir sur ça, sur le sport.
Speaker: Tu l'as mentionné un petit peu, le trail.
Speaker: Dans nos échanges précédents, il y avait un élément qui m'a vraiment attiré l'attention.
Speaker: Tu m'as dit, vous êtes à perte sur le trail, vous perdez de l'argent.
Speaker: aujourd'hui sur le trail.
Speaker: Comment est-ce que tu l'expliques?
Speaker: En gros, effectivement, nous, par rapport au volume de com qu'on capte, donc c'est des chiffres qui sont officiels qu'on a pu publier sur nos différents assets, donc il n'y a pas de secret, nous, on est assez transparent sur nos chiffres.
Speaker: On a verrouillé pour 1,1 million d'euros de contrats dans le domaine de l'outdoor l'année dernière.
Speaker: Donc, c'est de l'apport financier.
Speaker: On n'est pas allé chercher ça chez les équipementiers pour la plupart.
Speaker: On est allé chercher ça chez des nouvelles marques qui vont investir sur ce segment.
Speaker: Donc, on a apporté des fonds dans une industrie.
Speaker: Donc, ce qui génère une commission, une commission d'un peu plus de 200 000 euros pour l'agence qui paraît sur le papier hyper confortable.
Speaker: mais au final VS qu'on a investi donc avec mon associé on va investir à peu près 1,1 1,2 millions d'euros sur les 3 prochaines années en trail forcément en gros cette année on va avoir dépensé 350, 370 000 euros en trail pour VS avoir gagné 200, 220 000 euros de commission ce qui fait que les calculs sont clairement pas bons
Speaker: Et on accepte de perdre cette somme.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que si on veut développer un secteur, le développer vite, le développer fort et le développer de manière intelligente, il faut que derrière, on y mette des moyens.
Speaker: Ces moyens, ça passe un par deux, l'humain, donc du recrutement en interne de personnel qui vont travailler sur ça.
Speaker: Aujourd'hui, le trail, c'est quasiment deux agents à temps plein et bientôt une assistante à trois cartons.
Speaker: Donc, c'est trois forces vives chez nous à l'année.
Speaker: et potentiellement l'année prochaine, un nouveau membre qui devrait peut-être rejoindre l'entreprise, c'est du sponsoring de course.
Speaker: On est partenaire de la Maxi Race depuis l'année dernière.
Speaker: On va re-être partenaire de la Maxi Race l'année prochaine.
Speaker: Donc ça, c'est validé.
Speaker: Donc ça, c'est de l'apport financier.
Speaker: Et sur la Maxi Race, comme si ça ne suffisait pas, on s'est dit qu'on allait payer l'hôtel à tous nos talents, créer une énorme house sur place.
Speaker: Et bien, c'est un billet de plus de 60 000 balles qui s'envole.
Speaker: Du coup, c'est une forme d'investissement.
Speaker: Il y a aussi tout le temps de déplacement sur les courses, les hôtels, les vols, les trains, les voitures ou autres, les restaurants, les repas, tout ce que les équipes vont consommer pour aller sur les courses.
Speaker: Et l'année prochaine, effectivement, on vise un autre événement où on sera présent de manière significative, qui sera l'UTMB, qui est quand même la mecque du trail.
Speaker: Par contre, Chamonix en général, que ce soit l'UTMB ou pas, ça coûte une blendeasse.
Speaker: Et donc du coup, ça va être gros...
Speaker: Ça va être un gros investissement financier de la part de l'agence d'être là-bas.
Speaker: En gros, les engagements financiers d'année prochaine se calculent aux alentours de 350 à 458 000 euros pour l'agence, pour, on l'espère, une commission qui soit équivalente à la même chose, voire un peu moins.
Speaker: Parce que l'idée, c'est d'arriver dans le secteur, d'arriver dans le secteur, d'arriver dans le secteur, soutenir des athlètes.
Speaker: Mais on ne va pas faire des miracles.
Speaker: Aujourd'hui, il existe 70 athlètes de trail français qui ont des résultats au niveau international sympathiques.
Speaker: Nous, on va venir en soutenir déjà quasiment une trentaine.
Speaker: Il y en a beaucoup qui ne sont pas encore contactés par l'agence pour diverses raisons, puisque quand on contacte un athlète de trail, on veut aussi développer le point marketing de l'athlète et on va contacter en priorité les personnes qui sont, à nos yeux, peut-être les plus marketing.
Speaker: Ça, on ne s'en cache pas et tout le monde le sait.
Speaker: Mais c'est de continuer aussi à développer cette gestion tout en apportant des opportunités de l'autre côté.
Speaker: C'est un sport qui est en pleine croissance, où les investissements arrivent de manière significative.
Speaker: Ils arrivent sur les événements et bientôt ils arriveront sur les athlètes.
Speaker: Du coup, c'est un risque financier qui est considérable à la taille de notre structure.
Speaker: On reste une grosse et petite agence à la fois.
Speaker: Donc, c'est assez considérable.
Speaker: De ce que je comprends, aujourd'hui, un trailer professionnel vit difficilement avec ses revenus directement liés à son sport.
Speaker: Tu as sans doute le top 7, 8, peut-être 10 français qui vit convenablement, mais ça dépend ce qu'on appelle vivre convenablement.
Speaker: Sur le papier, je considère qu'un athlète qui a moins de 100 000 euros par an, il ne vit pas de son sport, parce que sur 100 000 euros, tu déduis les charges, tu déduis les déplacements, tu déduis la vie courante.
Speaker: tu ne restes pas de quoi épargner ou alors pas de quoi construire une vie sereine, en gros.
Speaker: Donc, c'est sûr que si tu pars du constat de 100 000 euros par athlète,
Speaker: C'est encore aujourd'hui trop peu d'athlètes qui vivent avec ce montant-là à la fin de l'année, parce que tout le monde va se dire « 100 000 euros, qu'est-ce qu'il dit?
Speaker: C'est énorme, 100 000 euros!
Speaker: C'est le prix d'un appartement ou d'une petite maison! »
Speaker: Enfin, une petite maison dans une petite commune d'une grande campagne, qu'on soit d'accord.
Speaker: Mais en gros, tu divises par deux avec les charges des 13,50.
Speaker: 50, si tu dois payer tes vidéastes, ta com, dessus, tu dois payer tes déplacements, tu dois payer ta vie courante et quotidienne, ne serait-ce qu'aujourd'hui, se déplacer sur une course ou
Speaker: un peu loin de chez soi, un athlète international, ça porte bien son nom, c'est international.
Speaker: On aura beau me dire le train et tout, alors oui, je suis conscient qu'il faut faire des efforts sur cette partie très RSE de ce sport, mais ça reste un athlète international, il doit se présenter sur de grandes courses internationales.
Speaker: Et ça, ça a un coût.
Speaker: les équipementiers ne prennent pas tout le temps tout en charge.
Speaker: Alors sur la top élite, oui, mais pas sur les espoirs.
Speaker: Justement, c'est une question que j'avais envie de te poser.
Speaker: C'est quoi le rôle des équipementiers là-dedans?
Speaker: Comment est-ce qu'ils soutiennent les sportifs, trail ou ailleurs?
Speaker: Et est-ce que vous, vous pouvez faire en sorte que les équipementiers soient peut-être plus impliqués pour...
Speaker: pour mettre les athlètes dans les meilleures dispositions en fonction de leurs besoins personnels?
Speaker: Je pense que, paradoxalement, à d'autres sports, les équipementiers en trail sont très impliqués, déjà, pour le coup.
Speaker: C'est chez eux qu'on retrouvera les plus belles enveloppes, les plus beaux budgets, parce que c'est eux qui accompagnent les athlètes à l'année,
Speaker: Je pense qu'avec la croissance de ce sport, et forcément, plus ils vendent de chaussures, plus ils vendent de textiles, plus leur économie se développe, plus ils pourront offrir des opportunités importantes à leurs athlètes.
Speaker: Mais ce n'est pas eux
Speaker: qui vont révolutionner, à mon sens, le marché.
Speaker: Eux, ils soutiennent déjà bien le marché.
Speaker: Pour moi, demain, la personne qui révolutionnera le marché, c'est peut-être des banques, des assurances, ça va être d'autres types de...
Speaker: de sponsors qui arriveront avec le développement de ce sport, qui arriveront avec la médiatisation de ce sport, parce qu'il ne faut pas se leurrer.
Speaker: Aujourd'hui, le trail, il est connu du microcosme du trail, et c'est bien, il y a 1,1 million de pratiquants de trail, il y a 13,5 millions de pratiquants de course à pied sur route, à côté, et puis c'est une progression de 20-30% par an, donc c'est quand même des gros volumes de progressions.
Speaker: Mais ce sport va se développer et est en train de se développer avec des marques qui arrivent dans ce sport, mais qui n'ont rien à voir avec des équipementiers.
Speaker: Et c'est sur ce point-là qu'on doit accentuer.
Speaker: J'ai la chance de travailler aux côtés d'Ilec, qui est un fournisseur d'énergie verte, qui a commencé à investir dans le domaine du trail.
Speaker: et c'est un tout nouveau marché pour eux ils connaissaient rien du tout aux sponsoring sportifs et ils apprennent en même temps que nous à comment travailler avec un trailer pro et c'est ça qui est intéressant parce que ça vient je pense que c'est la première année en 2024 où tu peux vivre du trail sans être chez un équipement entier
Speaker: Malgré que ce soit encore les équipementiers qui soutiennent le plus de sportifs, ils ne peuvent pas soutenir tout le monde.
Speaker: Je ne vais pas les frapper chez ASICS et leur dire « Vas-y, tu me prends mes 35 gars, tu les payes 100 000 euros par an » et puis ils vont me dire « Mais notre économie, elle est où? »
Speaker: Il n'y a pas d'économie derrière ça.
Speaker: Ce n'est pas possible.
Speaker: Alors que si demain, on a effectivement des E-Lake, des La Roche-Posée, on bosse beaucoup avec La Roche-Posée, avec les laboratoires SVR qui commencent à venir investir dans le domaine de la haute d'or parce qu'ils ont aussi des intérêts à aller dans le domaine de la haute d'or.
Speaker: Si je parle de cosmétiques de solaire, c'est la protection solaire, c'est du coup la lutte du cancer du mélanome.
Speaker: c'est potentiellement les cicatrisants pour les courses, etc.
Speaker: Donc, il y a quand même de la réjection.
Speaker: Et pour moi, c'est avec la multiplication des acteurs qui financent le trail qu'on viendra financer de belles carrières et beaucoup plus de carrières et sans doute en faire un sport beaucoup plus sur le haut de la vague.
Speaker: Et c'est en train de changer, c'est vraiment en train de changer.
Speaker: On voit un virage arriver qui est colossal.
Speaker: Comment on va convaincre des marques qui n'ont peut-être vraiment rien à voir de prime abord avec ce sport?
Speaker: C'est quoi la stratégie?
Speaker: C'est des marques avec lesquelles vous échangez déjà, vous avez déjà des relations, vous vous dites, là, clairement, on voit une opportunité dans cette verticale, ce secteur, il faut aller leur parler?
Speaker: il faut les convaincre de collaborer avec nous.
Speaker: Moi, j'ai une chance incroyable, c'est que Fresh Touch, on est 15, on est 15 ou 16, on est 15 pour le moment, je ne sais plus trop, pour l'instant, on est 15 et on a 2700 clients référencés dans notre base de monnaie
Speaker: 1100 clients en activation par an.
Speaker: Et on a surtout des clients avec qui on a une base et une relation de confiance.
Speaker: Parce qu'on travaille depuis des années sur d'autres secteurs, que ce soit dans le business, dans la santé, dans l'éducation, la parentalité.
Speaker: On travaille depuis des années, des années, des années avec eux à construire des projets.
Speaker: Et j'irai même plus loin si je te prends l'exemple de LPG Systèmes.
Speaker: C'est un client qui est encore plus ouf dans la relation parce qu'on ne se considère même plus comme agence
Speaker: client et prestataire.
Speaker: En gros, ça qui est bizarre, c'est que je ne sais même pas si je ne suis pas un membre en quelque sorte d'LPG, tellement que je connais cette boîte.
Speaker: Et en gros, des fois, j'appelle Manda, qui est ma principale interlocutrice, et je dis, Manda, j'ai envie de tester ça.
Speaker: Est-ce que tu me suis?
Speaker: En gros, on ne sait pas si ça va marcher, mais est-ce que tu me suis?
Speaker: Et en fait, on se fait des tests marketing comme ça parce qu'on se connaît bien et parce qu'on sait que l'intérêt, c'est...
Speaker: toujours de faire performer la marque avec le bon talent, et le bon talent avec la bonne marque.
Speaker: Et donc, du coup, on fait des tests réguliers.
Speaker: Je me rappelle, on s'est craché il y a quelques années sur un podcast, on avait lancé tout un truc de podcast, on nous avait coûté assez cher et tout ça.
Speaker: crachage total.
Speaker: Et à côté de ça, on a lancé des retraites LPG pour des kinésithérapeutes.
Speaker: Ça a cartonné.
Speaker: Et on a fait ça trois ans de suite.
Speaker: Ça a cartonné.
Speaker: On a fait des audiences, mais à peine croyables sur les réseaux sociaux.
Speaker: Et donc, du coup, on va aller solliciter en priorité les clients qui travaillent avec nous, qui nous font confiance, qui savent qu'on a cette forme de relation.
Speaker: Quand aujourd'hui, là, j'ai cité le mandarine, mais si j'appelle Jessica de La Roche-Posée, Tibiche de SVR...
Speaker: ça va être le même genre de relation où on va tester des choses, tester des choses pour qu'à un moment donné, ça pop quelque part.
Speaker: Et donc du coup, c'est comme ça qu'on a appréhendé le trail.
Speaker: On allait tester le trail auprès de plusieurs marques qu'on connaissait déjà.
Speaker: Et il y en a beaucoup avec qui on discute encore de comment on peut les imbriquer dans ce sport, etc.
Speaker: Mais parce qu'on les connaît depuis très longtemps, ça fait 8 ans qu'on a Fresh Touch.
Speaker: Moi, c'est 13 ans que je suis agent, donc certains, je les connais depuis 10 ans.
Speaker: Et c'est du relationnel, c'est de l'échange de l'échange.
Speaker: Et parfois, effectivement, on se dit, pourquoi pas, cette marque-là en particulier, j'aimerais bien la faire bosser dans le trade.
Speaker: Et là, je vais la contacter en prospection froide.
Speaker: Mais c'est un peu plus rare.
Speaker: Pour le moment, c'est un peu plus rare.
Speaker: Et justement, sur une marque peut-être qui sort de nulle part, comment est-ce que toi tu... D'ailleurs, je cite des marques depuis tout à l'heure, mais il faut que tu m'arrêtes si tu ne veux pas de marque sur ton podcast.
Speaker: Il n'y a pas de soucis.
Speaker: Je te dis que je ne prends pas 1000 balles à chaque fois.
Speaker: À chaque fois que je parle d'une marque, je ne prends pas 1000 balles, c'est sûr.
Speaker: Tu ne fais pas comme les influenceurs à Los Angeles où tout n'est pas très clair sur les mentions.
Speaker: Jessica, si tu écoutes ce message, il est pour toi 1000 euros par à chaque fois que je cite La Roche-Posée.
Speaker: Merci.
Speaker: C'est important de clarifier les termes.
Speaker: Oui, j'allais te demander, si tu contactes une marque avec laquelle tu n'as pas forcément de lien, qu'est-ce que tu vas mettre en avant?
Speaker: Comment est-ce que tu trouves les singularités, les éléments qui vont faire qu'il y ait une connexion qui pourra se faire entre les valeurs du trail en général et la marque elle-même pour ce qu'elle a envie de défendre?
Speaker: en priorité je regarde souvent ce qu'ils ont fait par le passé si je vois qu'il y a une petite affinité quelque part dans le domaine du sport je vais essayer de leur proposer un concept autour de ça en fait il faut savoir qu'il ne faut pas arriver à mon toc toc j'ai besoin de 100 000 balles ça ne marche pas comme ça
Speaker: C'est que je pense qu'il faut savoir proposer une expérience avant de proposer un chèque.
Speaker: Cette expérience, elle a un coût.
Speaker: Et ça, tout le monde est au courant.
Speaker: Tous les directeurs marketing le savent.
Speaker: Tous les responsables marketing le savent.
Speaker: Ou communication, ils sont au courant.
Speaker: Et tu proposes un concept, une philosophie, une envie de communiquer.
Speaker: Et tu regardes si ça matche.
Speaker: Sur 100 fois que je vais proposer des concepts un peu créatifs et parfois un peu fous, voire certains débiles, ça ne matche peut-être que 2-3 fois.
Speaker: Mais pour moi, je vais retenir les 2-3 victoires et je vais essayer d'analyser pourquoi ça n'a pas marché 97 fois.
Speaker: en fait mais si t'arrives avec TocToc c'est moi je suis l'agent 2 dans tous les cas t'as besoin de moi et puis ça coûte 100 000 alors
Speaker: No way, quoi.
Speaker: Ouais, ouais, ok.
Speaker: Si t'es l'agent du plus grand athlète qui existe et que tu vas chez un équipementier qui rêve de se le payer, ça peut marcher.
Speaker: Mais en gros, si tu vas frapper à la porte d'RTE, la plupart du temps, ils connaissent pas ton athlète.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et eux, ils font des choix affinitaires.
Speaker: Donc, ils font des choix sur l'expérience, sur ce qu'ils ont envie de transmettre.
Speaker: Et ça, c'est des dossiers qui sont énormes.
Speaker: On ne pense jamais, mais le moindre dossier sur l'agence, il fait entre 15 et 60 pages pour juste présenter une idée.
Speaker: Donc, ce n'est pas « j'envoie un WhatsApp et vas-y ».
Speaker: on part sur 10 000 balles, sur 100 000 balles, sur 1 million de balles.
Speaker: Non, ça ne marche pas comme ça.
Speaker: Donc ce que tu dis, c'est qu'il y a une vraie recherche, une vraie strate en amont qui est travaillée avant de contacter ces marques-là.
Speaker: C'est pour ça qu'on me dit aussi au talent global, je ne parle pas que des athlètes, quand vous rentrez dans une agence de gestion, nous on a un contrat, il est à durée indéterminée, mais il n'y a aucun engagement.
Speaker: C'est-à-dire que le talent peut partir en 15 jours s'il a envie.
Speaker: Et ça, ça me tient vraiment à cœur parce que plus le talent reste, plus ça veut dire qu'on fait du bon taf.
Speaker: parce qu'il n'a pas d'engagement de tuer avec nous.
Speaker: Mais aussi, on peut dire à un talent, attention, faire décoller une carrière, ça ne prend pas six mois.
Speaker: Je ne pense pas qu'une personne qui soit rentrée dans une entreprise, elle est finie PDG en six mois de temps.
Speaker: Ça ne marche pas comme ça.
Speaker: Les réseaux sociaux vont peut-être plus vite
Speaker: mais ils ne font pas de miracle.
Speaker: Donc souvent, c'est une relation qui peut durer longtemps.
Speaker: Moi, j'ai déjà vu, je me suis cassé les dents, des fois sur des talents, pendant deux ans et demi, avant deux.
Speaker: connaître vraiment, de savoir où j'allais partir et qu'est-ce que j'allais faire de leur profil.
Speaker: C'est horrible dit comme ça, mais c'est par quelle stratégie passer pour que ce profil-là arrive à évoluer enfin dans un secteur d'activité, dans un domaine d'activité.
Speaker: Et parfois, c'est juste des petits réglages qui sont sur la manière de communiquer, la manière d'être, la manière de faire, d'être perçu aussi.
Speaker: Le être perçu, il est hyper important.
Speaker: entre deux trailers différents, ils n'ont pas la même manière d'être perçus.
Speaker: Entre deux kinés différentes, tu n'as pas la même manière d'être perçus.
Speaker: Et ça marche comme ça dans tous les secteurs d'activité de l'influence, du monde du sport ou autre.
Speaker: De ce que je comprends, c'est qu'il y a un vrai sujet de compréhension humaine qui va bien au-delà des apparences.
Speaker: Et j'ai l'impression que c'est ce qui fait aussi que ton métier est si spécial.
Speaker: Il y a un élément sur lequel j'aimerais bien revenir, tu l'as mentionné assez rapidement, mais je trouve que ça va aussi dans votre stratégie actuelle chez Fresh Touch, les événements sportifs.
Speaker: Est-ce que tu peux revenir un petit peu là-dessus?
Speaker: C'est quoi la stratégie derrière d'être… Déjà concrètement, ça veut dire quoi être présent sur les événements en tant qu'agence?
Speaker: Et c'est quoi la stratégie?
Speaker: À quoi ça vous sert?
Speaker: Pourquoi on est présent en tant qu'agence sur un événement sportif?
Speaker: Il y a trois grands piliers.
Speaker: Le premier pilier, c'est soutenir les athlètes qu'on représente.
Speaker: Ça, c'est la priorité absolue.
Speaker: Moi, j'aime aller les voir au bord des sentiers quand je ne cours pas moi-même, mais j'aime aller les voir au bord des sentiers.
Speaker: J'aime les amener, j'aime les soutenir du mieux que je peux si je peux faire un maximum de choses pour eux.
Speaker: Parfois, ça peut être juste centraliser la presse, ça peut être répondre à leur place en disant non, là, ce n'est pas possible.
Speaker: Là, oui, c'est possible.
Speaker: Ça peut être aller leur
Speaker: Alors c'est con, mais aller leur acheter à manger, si vraiment c'est une charge mentale trop importante, ça paraît con, mais un sportif de haut niveau, il est focus dans son truc, il va préférer que nous on sorte à aller les acheter à manger, plutôt que lui y aller.
Speaker: Et ce qui est logique sur le papier.
Speaker: Et ça marche pareil dans le domaine des talents et autres.
Speaker: C'est être coucouner le talent.
Speaker: Ça, ça va être la priorité absolue.
Speaker: Quand on peut être là en tout cas,
Speaker: on va se substituer à tous les besoins et les envies des talents.
Speaker: Et là, tu enlèves ton ego, tu enlèves tout ce que tu penses représenter et tu es là pour ton talent, point barre.
Speaker: C'est ce que j'ai fait quand j'ai accompagné Dorian à La Réunion et que j'ai fait son assistante, son assistante superbelle, son assistance en 2022.
Speaker: J'étais là pour lui.
Speaker: Dorian, au bout de 35 heures de course à pied, il ne savait même plus comment je m'appelais, clairement.
Speaker: j'avais pas de oui s'il te plaît tu peux me passer ça non c'était brut des échanges bruts etc et je savais que j'étais là pour lui point barre et être là pour les talents ça c'est une priorité la deuxième chose ça va être les événements sur lesquels on est sponsor là
Speaker: Je ne sais pas trop à quoi ça nous sert d'être sponsor d'événements, je ne vais pas te mentir, à part nous faire kiffer.
Speaker: Ça nous fait beaucoup kiffer d'être sponsor de la Maxi Race.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce que moi, j'ai une histoire personnelle avec cette course.
Speaker: C'est la première course que j'ai faite, c'est là où j'ai démarré le trail à titre personnel.
Speaker: C'est là où je me suis reconnecté, en quelque sorte, avec moi sur cette course.
Speaker: Donc du coup, c'était important pour moi de soutenir une course et c'était important de soutenir la Maxi Ice sur cette en tout cas première année qui était 2024 où on était sponsor.
Speaker: L'avantage qu'on a eu, c'est qu'on a pu récupérer des athlètes de par notre sponsoring parce qu'ils ont vu, des athlètes extérieurs ont vu qu'on mettait en avant finalement que Fresh Touch apparaissait quasiment nulle part.
Speaker: Notre seul objectif, c'est mettre en avant une nouvelle fois les talents et les athlètes exclusifs de Fresh Touch à travers des inserts, des QR codes pour aller sur leur compte Instagram, faire des rencontres conso, etc.
Speaker: C'est vraiment mettre l'athlète au cœur du système.
Speaker: Et nous, en fait, dans l'événement, on remet toujours l'athlète au cœur du système parce que sans athlète et sans bénévole, il n'y a pas d'événement.
Speaker: En gros, pour moi, les deux gros piliers, il y a les bénévoles qui sont le pilier numéro un.
Speaker: 90% d'un événement, c'est les bénévoles.
Speaker: Et après, quelques pourcentages, il y a les organisateurs d'événements, les athlètes, les participants, etc.
Speaker: mais on remet l'athlète au coeur du système au coeur du réacteur parce que on vient le mettre en avant donc sur la Maxi Race on avait un stand de 50m² où on avait fait venir des partenaires de l'agence donc c'est là où on a fait découvrir aussi à des partenaires l'univers du trail il y avait Pranarob à nos côtés il y avait SVR à nos côtés Lightback
Speaker: Et LPG l'année dernière, on les a amenés vraiment au cœur du réacteur avec nous.
Speaker: Donc ça permet à des marques de découvrir l'univers et de l'autre côté à des athlètes d'être au cœur du réacteur.
Speaker: Et après, on a aussi un dernier point, c'est être présent sur un fil conducteur où on veut se rendre accessible pour montrer qu'on n'est pas une grosse agence
Speaker: désolé le terme à la con, qui va juste gérer en off derrière, prendre les sous depuis son building à Toulouse.
Speaker: Alors, sachant qu'à Toulouse, les buildings font trois étages, donc on n'est pas à Paris.
Speaker: Mais...
Speaker: prendre le blé aux athlètes depuis Toulouse et de jamais les voir, c'est d'être au cœur du système aussi avec les marques en leur expliquant ce que nous, on veut faire.
Speaker: Quand une marque passe par nous, on s'engage aussi envers la marque que son athlète sera plus médiatisé, plus connu, il fera plus de com', il sera plus professionnel parce qu'on va lui apprendre à être plus professionnel dans sa manière d'être un athlète et la marque va avoir un encadrement.
Speaker: Et ça, c'est important parce qu'on est encore vu, aujourd'hui, les agents, comme les grands méchants loups du système, on fait monter les prix, on rend les athlètes inaccessibles, on fait en sorte que les marques et les athlètes ne se parlent pas.
Speaker: Et en fait, tout ça, moi, je veux le débunker.
Speaker: Un athlète et une marque, elles peuvent très bien se parler.
Speaker: Tous les athlètes de l'agence pourront la tester, les marques aussi.
Speaker: on fait monter les prix, oui, ça, c'est pas faux.
Speaker: On intervient sur le fait que les prix augmentent, et ça, on va pas s'en cacher.
Speaker: Parce qu'on est là pour valoriser l'athlète.
Speaker: Moi, je préfère un athlète avec un peu moins de contrats, mais beaucoup mieux valorisé qu'un athlète qui va avoir 85 contrats différents.
Speaker: Et on va jouer, et j'aimerais que demain, on ait ce côté très partenaire des marques, en disant
Speaker: Si on vous recommande quelqu'un, c'est qu'on sait ce qu'il va donner et ce qu'il va faire par la suite.
Speaker: C'est important d'être présent sur les événements parce que c'est des échanges que je peux maintenant avoir facilement avec des marques comme Baou, des marques comme Campus Coach, des marques comme Oversteam, des marques comme... Je pourrais t'en citer plein, en tout cas, que j'ai rencontré lors d'événements.
Speaker: qui peut-être, je ne sais pas quelle vision ils avaient avant de nous, mais peut-être pas une vision totalement éclairée de tout ce qu'on pouvait faire, et qui maintenant ont une vision où on peut s'entendre sur des termes, même si je pense qu'ils râlent un peu toujours sur la montée des prix.
Speaker: Ok.
Speaker: Je vois clairement l'opportunité de rencontre avec des acteurs qui ont déjà un pied dedans ou pas forcément.
Speaker: Oui, c'est hyper important.
Speaker: Moi, j'ai toujours fonctionné comme ça.
Speaker: La toute première marque avec qui on a fonctionné comme ça en Trails, c'était Iron.
Speaker: Depuis, c'est une grande histoire d'amour parce qu'on est partenaire de la marque Series en Sarmes.
Speaker: On se retrouve sur le Marathon du Mont-Blanc.
Speaker: Là, on déconne bien à la Saint-Élion.
Speaker: Tu vois, ils m'offrent toujours le Bob.
Speaker: de l'arrêtition limitée.
Speaker: Ils m'ont fait courir mes premières courses, ceux qui m'ont eu mes premiers dossards.
Speaker: Justement, c'est un sujet pour moi qui est quand même très important.
Speaker: Tu l'as mis en avant, tu n'as pas toujours été coureur.
Speaker: Dis-moi si je me trompe, je crois que cette année, c'était 14 dossards.
Speaker: Donc, j'ai l'impression que tu aimes l'intensité, tu es un peu fou.
Speaker: C'est quoi qui explique aujourd'hui ton amour pour le trail en tant que pratiquant?
Speaker: Alors, je me suis mis au trail parce que foncièrement, j'étais tombé dans une phase semi-dépressive.
Speaker: J'avais beaucoup du mal à remonter.
Speaker: Tout allait bien professionnellement parlant.
Speaker: Et tu sais quand tu as du...
Speaker: Quand professionnellement parlant, tout va bien, les gens te disent une seule chose, c'est que tu n'as aucune raison de te plaindre.
Speaker: Tu gagnes plutôt bien de ta vie, tu as une entreprise qui fonctionne, tu n'as pas de problème de trésorerie, mais au final, tu travailles 15 heures par jour, 6 à 7 jours par semaine, et tu rentres chez toi le soir, tu es seul.
Speaker: parce que depuis 10 ans tes amis ils ont fait leur route tes vies sentimentales la plupart du temps ça a capoté parce que t'étais tout le temps au travail et du coup j'étais rentré dans une phase très très dark de ma personnalité à plutôt m'enfermer dans des Burger King et me dire que le sport c'était pas pour moi
Speaker: Et en plus, en tant qu'agent, tu as une image que tu renvoies tout le temps où tu peux vite t'enfermer dedans sur ce côté de qu'est-ce que pensent les autres de moi.
Speaker: Et c'était inconcevable d'être nul quelque part.
Speaker: Je ne pouvais pas concevoir ça.
Speaker: Et un jour, il y a un pote qui me dit, ça peut être Grégoire Gimaud, donc de Major Mouvement, qui me dit mais qu'est-ce que tu en as à branler de ce que les gens pensent de toi?
Speaker: Ça, ça résonne un peu.
Speaker: Et puis, je l'accompagne sur son premier trail.
Speaker: Lui découvre le trail en 2021.
Speaker: Il découvre le trail à la Maxi Race.
Speaker: Donc, je l'accompagne.
Speaker: C'est l'année où, à cause du Covid, la Maxi Race était décalée en octobre.
Speaker: Donc, moi, je monte à la Maxi Race avec Justin Hutto, Grégoire, du coup, et Julia, la sœur de Justin Hutto.
Speaker: Et là, je m'occupe d'aller les déposer.
Speaker: Moi, je reviens sur Antti, je vais sur le stand Iron, faire le couillon avec Virginie, qui est une des responsables d'Iron, qui est ma pote.
Speaker: Et du coup, je suis un peu leur course à différentes étapes.
Speaker: Et en fait, je les vois vivre des émotions.
Speaker: Ça, c'est un truc de malade.
Speaker: Je les vois au fur et à mesure vivre des émotions.
Speaker: Ils arrivent, ils passent la ligne d'arrivée.
Speaker: Et Grégoire me dit « Mais plus jamais de ma vie, je ferai cette course.
Speaker: » En gros.
Speaker: Et je le vois avoir vécu plein d'émotions différentes, des positives, des négatives.
Speaker: Il arrive plutôt sur une émotion négative.
Speaker: Et moi, je me dis « Mais attends, d'il est en contrat, je sais faire et je n'ai pas trop de difficultés à le faire. »
Speaker: je me fais chier dans ma vie personnelle parce que je me sens seul en fait à ce moment-là.
Speaker: Et je dis « Ok, je vais essayer de vivre les mêmes émotions et je m'inscris ce jour-là à la Maxi Race de l'année d'après.
Speaker: » Donc 42 km, 2500 D+.
Speaker: Donc c'était la marathon d'expérience exactement.
Speaker: Donc 42 km, 2500 D+.
Speaker: et puis l'année file tu vois ces années là les mois passent tu vois je fais mes petites sorties de 10 bornes comme ça sur du plat clairement oui puis moi je vois le temps de référence sur Marathon de Paris 4h, 4h20 chez une personne qui court un peu je me dis bon c'est bon je ferai 4h, 4h20 sur la Maxi Race ça sera très bien tu vois
Speaker: Sauf qu'à ce moment-là, je ne pense pas que c'est du trail.
Speaker: Donc je prends la ligne de départ.
Speaker: Grosse pression une semaine avant parce que j'avais croisé un trailer quasiment élite qui m'avait expliqué que ce n'était pas tout à fait pareil, le baraton et le traître.
Speaker: Donc, du coup, je prends la ligne de départ et là, je vais faire le pire trail de mon histoire et mettre 9h45, 1088e sur 1182 participants.
Speaker: Donc j'étais plutôt sur la podium de fin que d'arriver, que de début.
Speaker: T'inquiète, je comprends complètement.
Speaker: Ma première Maxi-Eyes, c'était en équipe.
Speaker: C'était cette année.
Speaker: J'ai mis quasiment, pour faire la moitié, les 48 premiers kilomètres jusqu'à Doussard, exactement.
Speaker: J'ai mis à peu près autant de temps que Mathieu pour faire le tour complet.
Speaker: Le tour complet.
Speaker: J'ai pris une petite leçon, c'était mon premier quasiment 50 km, donc ça me parle beaucoup ton histoire.
Speaker: Et ça, c'était en 2022.
Speaker: C'est dessuivi une invitation par Dorian Louvet à l'UTMB qui m'a fait vraiment découvrir qu'est-ce qu'était le trail aujourd'hui, donc un événement trail.
Speaker: Et là, j'ai dit « Ok, en fait, j'ai vécu une émotion malade à la Maxiris.
Speaker: Je suis en train de vivre une émotion de fou furieux sur l'UTMB.
Speaker: J'ai envie que cette émotion, en fait, elle devienne une passion. »
Speaker: Et là, tout s'est enchaîné très vite parce que je suis quelqu'un de très passionnel et passionné.
Speaker: Du coup, en 2023, j'ai fait une saison complète de trail.
Speaker: J'ai fait la Maxi Race et je me suis tout de suite inscrit sur le 90 km.
Speaker: Donc, je suis passé de 40 à 90 cash.
Speaker: Malheureusement, je me suis blessé, donc je suis tombé et j'ai dû arrêter en 2023 la Maxi Race.
Speaker: Et moi, j'ai un esprit de vengeance qui est sans doute...
Speaker: le plus développé de Toulouse.
Speaker: On ne va pas se mentir.
Speaker: Et donc, j'ai dit, je reviendrai en 2024 sur la Maxiris, 90 km.
Speaker: Ils nous ont rajouté 4 km entre temps.
Speaker: Et là, je me suis pris de passion en 2023 pour le trail.
Speaker: En 2024, j'ai confirmé, effectivement, j'ai fait 14 courses
Speaker: j'ai fait deux MDS 120 km, un en Turquie et un en Jordanie, dans le désert, avec des belles équipes de potes.
Speaker: J'ai bouclé la Maxi Race 94 km et j'étais hyper fier de moi parce que
Speaker: Je courais à peine depuis deux ans et je finis 150e en 13h20 pour faire tout le tour du lac et en plus j'avais le smile.
Speaker: J'ai bouclé la CCC de l'UTND, donc la 120 km et 6200 de D+.
Speaker: Là j'étais un peu plus mal puisque j'ai bouclé en 18h, c'est un peu plus compliqué.
Speaker: et j'ai fait dans les courses mythiques la CID la Saint-Élion la Netto Trail et la Nice du thème de Nice le 50 km en gros ça m'a permis de me reconnecter à mon travail le trail
Speaker: de me reconnecter à mon environnement, d'avoir une passion à côté du travail.
Speaker: Et maintenant, le vendredi, je suis content de lâcher le travail et de dire, allez, vas-y, je vais courir.
Speaker: Et surtout, de me créer un réseau de potes, de coureurs.
Speaker: Et puis, il y a une dernière chose, c'est que du moment où tu manages un athlète, moi, j'aime bien savoir
Speaker: qui vivent au quotidien.
Speaker: Et là, en fait, quand je parle d'un talent ou d'un athlète à une marque, je suis capable de leur dire à moi, ma toute petite échelle de couvert amateur, c'est comme ça que ça se passe sur une course.
Speaker: parce que les intensités ne sont pas les mêmes les objectifs ne sont pas les mêmes mais l'effort est relativement identique à la fin donc l'effort surtout émotionnel est identique tu vis les mêmes hauts et bas émotionnels qu'un athlète et je suis capable de l'expliquer à une marque quand très peu d'agents vont être capables finalement de m'expliquer réellement
Speaker: ce que vit un athlète en course.
Speaker: Comme je le vis personnellement en tant qu'amateur, je suis capable de transmettre ce message lors de mes négociations ou quand je parle à un distributeur.
Speaker: C'est peut-être pour ça que je suis un peu plus passionné quand je parle.
Speaker: Oui, ça se sent.
Speaker: Et en même temps, je veux dire, le trail, c'est probablement le sport, en tout cas l'ultra, où tu vas avoir autant de hauts et autant de bas sur une période aussi longue.
Speaker: Ça demande de s'accrocher.
Speaker: Et il y a tellement d'émotions dans ce sport.
Speaker: C'est ça qui le rend peut-être addictif.
Speaker: J'ai l'impression qu'on passe pour des fous quand on...
Speaker: fait des distances pareilles.
Speaker: Mais je pense qu'il faut peut-être le vivre aussi pour comprendre les sensations que ça procure.
Speaker: Le fait de se dépasser, d'aller toujours plus loin.
Speaker: Je trouve ça vraiment beau.
Speaker: C'est ce que je dis souvent.
Speaker: Quand tu es dans la course, j'ai dit « Qu'est-ce que je fous là?
Speaker: Pourquoi j'ai encore pris un dossard? »
Speaker: Et quand tu arrives de la course, tu as oublié ce moment-là où tu as dit qu'est-ce que tu fous là?
Speaker: Tu refais.
Speaker: C'est pour ça que l'année prochaine, je veux absolument faire mon premier 100 miles parce que j'ai envie de continuer à allonger les distances pour aller toujours vivre cette émotion plus longtemps.
Speaker: C'est l'inconnu.
Speaker: C'est aller voir aussi ce que tu n'as jamais vécu.
Speaker: Donc, je comprends complètement.
Speaker: Tu l'as mentionné un petit peu dans certaines de tes réponses, mais il y a vraiment cette partie kilomètre 30 qui est propre au podcast, sur laquelle j'aimerais bien revenir.
Speaker: Est-ce qu'il y a des éléments marquants dans ton parcours entrepreneurial?
Speaker: qui te font penser à ce mur du 30e kilomètre, tu sais, où tu te ramasses bien, où tu commences à avoir des énormes doutes sur ce que tu es en train de faire, où les difficultés se présentent vraiment?
Speaker: Alors, moi, je viens d'une famille entrepreneur, initialement.
Speaker: Je ne viens pas d'une famille ultra aisée, mais je viens d'une famille où j'ai manqué de rien.
Speaker: Je faisais des belles vacances, on pouvait aller skier si on avait envie de skier, on pouvait aller à la mer si on avait envie d'aller à la mer, etc.
Speaker: Tout a un peu basculé quand je devais avoir 14 ans.
Speaker: Mes parents ont perdu leur entreprise.
Speaker: dû à une grosse crise financière.
Speaker: Et ce qui s'est passé, c'est que j'ai vécu vraiment l'inconfort du manque à ce moment-là.
Speaker: Même si eux n'ont jamais voulu nous le faire vivre, quand tu vois tes parents préoccupés
Speaker: et tu vois tes parents se saigner pour essayer de conserver finalement tout ce que tu as toujours eu, c'était très dur.
Speaker: Et je pense que c'est une forme de traumatisme que j'ai eu très jeune, qui a fait que j'ai voulu
Speaker: Parce que moi, ils m'ont beaucoup inspiré, mes parents, dans l'entreprenariat.
Speaker: J'ai toujours voulu copier mes parents sur l'entreprenariat.
Speaker: Surtout ma mère, pour le coup.
Speaker: Et du coup, quand je me suis lancé à 18 ans dans l'entreprenariat, puisque la première boîte que j'ai créée, c'était VRP Multicart.
Speaker: Donc, tu vois, c'était un truc assez simple.
Speaker: Et mes parents, ils m'ont dit « Oui, j'ai du vent.
Speaker: » Et ils n'étaient pas...
Speaker: quand tu leur dis « j'arrête mon BTS, je me mets à mon compte », du coup, ils n'ont pas vu ça.
Speaker: Ils ne m'ont pas trop jugé, mais ils ne m'ont pas non plus encouragé, on va dire.
Speaker: Et j'ai eu la chance quand même d'avoir cette liberté de pouvoir entreprendre.
Speaker: Mais j'ai fait vite n'importe quoi.
Speaker: J'ai fait vite n'importe quoi.
Speaker: Je suis parti très vite dans le milieu de la nuit en gestion.
Speaker: Et là, tu rentres dans une forme d'égocentrisme
Speaker: qui est exacerbée par l'environnement de la nuit.
Speaker: Donc, pour la faire courte, j'ai commencé dans la gestion de personnalité et le booking de personnalité dans le domaine de la nuit, donc DJ, mannequin et star de télé-arité.
Speaker: Et
Speaker: Et quand j'ai commencé dans cet univers, je suis devenu ultra égocentrique.
Speaker: Fallait faire péter du champagne en soirée, il fallait être sur des bons hôtels, toujours avec des bons chauffeurs, etc.
Speaker: Et on crachait un fric monstrueux là-dedans.
Speaker: Mais jusqu'au moment où tu craches du fric, tu craches du fric, tu craches plus de fric que tu en rentres, concrètement.
Speaker: Après, je peux me targuer d'avoir fait la plus grosse soirée de l'héritier de Toulouse.
Speaker: À Paris crachait du fric, j'ai craché beaucoup de fric.
Speaker: Mine de rien, la nuit reste très rémunérateur, on ne va pas s'en tirer.
Speaker: la plus grosse, le plus gros kilomètre 30 que j'ai chopé, c'était en 2016, quand je décide d'arrêter ce milieu-là.
Speaker: Finalement, tous les gens qui se prétendaient amis avec toi, quand tu n'as plus rien à leur apporter, le téléphone n'y répond plus.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et c'est là où j'ai reconsidéré la chose de... Qu'est-ce qui est... En fait...
Speaker: Pourquoi?
Speaker: tu vis dans un monde d'égocentrisme, de paraître de vue, etc.
Speaker: Alors qu'en fait, ce qui est le plus important, c'est la relation humaine.
Speaker: C'est la passion.
Speaker: C'est les échanges.
Speaker: Et donc là, j'ai pris un virage à 360, même je pense qu'on a fait deux tours.
Speaker: Et on a créé Fresh Touch.
Speaker: Donc ça, c'était le premier truc qui m'a heurté.
Speaker: C'est le fait que tout le monde te ferme la porte et que plus personne n'existe.
Speaker: C'est du moment où tu annonces que tu quittes un milieu, il n'y a plus rien qui se passe.
Speaker: c'est très dur émotionnellement parce que t'as l'impression de te faire larguer par tous tes potes toutes tes nanas d'un coup tout le monde qui te largue d'un coup tu condenses toute ta vie tout le monde te largue
Speaker: Donc voilà.
Speaker: Le deuxième mur que j'ai pris, ça rejoint quand je me suis mis au trail, c'est en gros, je me suis aperçu que en travaillant énormément, en me consacrant
Speaker: des dizaines d'heures de travail par semaine.
Speaker: Alors ça montait, ça pouvait monter à 80-90 heures de travail à la semaine.
Speaker: Depuis des années, j'ai une faculté d'absorber beaucoup de travail.
Speaker: C'est une de mes qualités, mais c'est aussi mon plus grand ennemi.
Speaker: C'est que je me suis coupé de beaucoup d'amis personnellement.
Speaker: Et en 2021, 2022, j'avais cette envie de reconnecter, renouer avec des personnes que j'aimais beaucoup, que je connaissais depuis très longtemps, même d'avant, de lycée, etc.
Speaker: Sauf que les gens ont continué à faire leur vie.
Speaker: Ils ne sont plus là.
Speaker: Ils se rappellent vaguement que tu as existé.
Speaker: Et là, ça t'envoie une barrière.
Speaker: J'ai vécu ça surtout à mes 30 ans.
Speaker: J'ai très mal vécu mes 30 ans.
Speaker: Très très très mal vécu mes 30 ans.
Speaker: Et du coup, ça t'envoie une balayette émotionnelle qui te dit « Mais à quoi ça sert d'avoir construit tout ça si tout à côté, c'est vide?
Speaker: » Il n'y a rien.
Speaker: C'est le néant.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et donc là, tu remets en question carrément ta profession, ce que tu fais dans la vie, et tu es capable de rentrer dans un système d'auto-sabotage, de te dire comment je vais faire pour me saboter.
Speaker: Et moi, en fait, mes grands kilomètres 30, en gros, ça va être vraiment à chaque fois très personnel, émotionnel, ma relation avec les gens qui ont évolué ou que j'ai compris malheureusement un peu trop tard de ce qu'étaient les vraies relations.
Speaker: Donc une première fois très professionnelle où tu as tout le monde qui te ferme les portes, tu pensais que c'était amical, il n'y avait pas du tout une once d'amitié.
Speaker: Et la deuxième fois, c'est se rendre compte que tu te réveilles un beau matin, tu as 30 ans, et tu ne te rappelles même pas avoir parlé à un pote avec qui tu étais au lycée depuis 5-6 ans.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et ça, pour moi, en fait, j'ai vraiment connu mes kilomètres 30 là.
Speaker: J'ai pas connu trop de kilomètres 30 dans le business.
Speaker: Je peux pas dire que je suis quelqu'un qui a été... J'ai jamais été endetté.
Speaker: Enfin, j'ai été endetté, mais...
Speaker: jamais à pouvoir ne pas rembourser.
Speaker: J'ai jamais concrètement perdu une boîte par souci d'endettement.
Speaker: Je me suis fâché avec mes associés, ça oui.
Speaker: J'ai eu quatre associés par le passé.
Speaker: Il y en a trois, je suis fâché.
Speaker: On a failli se finir en procès avec un d'entre eux.
Speaker: Et un, ça va encore, mais on ne se voit plus, on va dire.
Speaker: donc voilà en fait moi c'est les relations humaines qui ont toujours été un peu mes kilomètres 30 j'accorde beaucoup d'importance à ce que me dit une personne c'est à dire que si tu me promets un truc il va falloir que cette promesse elle soit tenue et j'essaye d'être également cette personne à qui on peut compter quand je promets quelque chose
Speaker: Donc ça, c'est BKILOBET30.
Speaker: On arrive au bout de notre échange Gouven.
Speaker: Merci beaucoup pour ton témoignage, pour ton parcours entrepreneurial, ton parcours sportif et tous les enjeux qui vont autour de la gestion d'une agence de talent.
Speaker: Vraiment, je pense que c'est un témoignage qui est génial pour les personnes qui nous écoutent.
Speaker: Avant qu'on termine cet échange, j'aime bien poser une petite question un peu rigolote qui te permettra de raconter n'importe quoi si tu le souhaites.
Speaker: C'est une question sur les athlètes.
Speaker: Quelle est la demande la plus folle que tu as reçue d'un athlète avant une course?
Speaker: demande la plus folle que j'ai reçue d'un athlète avant une course?
Speaker: À l'agence.
Speaker: À l'agence.
Speaker: T'es pas obligé de citer de nom.
Speaker: Ah, je ne peux pas citer de nom, là, c'est pas possible.
Speaker: Attends, il me faut quelques secondes pour pouvoir réfléchir.
Speaker: Alors, pour le coup, je n'ai pas reçu beaucoup de demandes folles d'un athlète.
Speaker: Je me rappelle avoir reçu une demande très, très folle d'un DJ à l'époque, quand je travaillais dans le monde des DJ.
Speaker: Mais les demandes d'athlètes, ça va.
Speaker: En vrai, je n'ai pas reçu de demandes
Speaker: très très folle sans doute un Burger King ou un McDonald's style 2 ou 3 heures avant de partir à une course avant la course quand même avant la course ouais ça j'ai reçu une ou deux fois je tairai les noms euh
Speaker: j'ai reçu une demande d'ouverture d'hôtel pour le petit déjeuner, mais bon, ça, c'est pas fou.
Speaker: C'est normal, limite.
Speaker: C'est normal.
Speaker: Il n'y a pas trop de folie.
Speaker: Ah, je n'ai pas reçu tellement de demandes folles des athlètes.
Speaker: On n'a pas trop ce genre d'athlète pour l'instant qui nous a fait des folies.
Speaker: Par contre, la chose la plus folle qui m'est arrivée,
Speaker: c'est que Dorian Louvé nous ait perdu son dossard sur une course officielle UTME à 5 minutes des fermetures des dossards.
Speaker: Donc, on a dû appeler le PC Course pour nous faire rééditer un dossard.
Speaker: Et je te garantis que dans ces conditions-là, c'est très, très dur de faire rééditer un dossard avec des courses aussi prestigieuses que l'UTME.
Speaker: Donc, ça, c'était drôle.
Speaker: En fait, dans ce moment, j'avais envie de le tuer.
Speaker: Mais après, c'était drôle.
Speaker: Il a fait une dodo, c'est ça?
Speaker: Ouais, la dorionite.
Speaker: C'est une maladie assez contagieuse qui peut nous arriver à tous si on fréquente beaucoup trop Dorion.
Speaker: Moi, je suis parti sur une course avec deux chaussures pied gauche.
Speaker: Waouh.
Speaker: Waouh.
Speaker: Magnifique.
Speaker: Et ça prouve à quel point tu cours beaucoup puisque tu avais la possibilité de prendre deux pieds gauches sur la même paire.
Speaker: Ouais, j'ai trois fois la même paire.
Speaker: Donc...
Speaker: critères nécessaires mais pas suffisants pour bien performer sur les courses mais pour la petite histoire si tu veux l'anecdote du DJ dont je t'ai le nom encore aujourd'hui tellement que ç a nous a fait chier à l'époque euh
Speaker: À l'époque, il y avait une chaîne de restauration qui était qu'aux Etats-Unis, qui s'appelait Fab Guys, que tout le monde connaît en France aujourd'hui.
Speaker: Et il me semble que c'était Fab Guys.
Speaker: Si je ne te dis pas de conneries, c'était Fab Guys.
Speaker: Et 24 heures avant son set, qui était dans un gros festival,
Speaker: Ce DJ-là nous dit « Je ne monterai pas sur scène tant qu'un chef cuisinier de cette chaîne de restauration ne m'aura pas fait un burger avant mon set.
Speaker: » C'est-à-dire qu'à ce moment-là, la seule option, c'était de faire venir un chef cuisinier de New York en jet privé,
Speaker: Alors, c'est vraiment pas eco-friendly et je suis désolé pour ça parce que c'était il y a longtemps qu'on ne parlait pas de ce genre de considération à l'époque et je ne l'aurais sûrement pas fait maintenant parce que je trouve ça totalement aberrant écologiquement parlant.
Speaker: Mais du coup, on a fait venir un chef cuisinier des Etats-Unis pour lui préparer un seul burger avant qu'il monte sur scène.
Speaker: Et le chef cuisinier, on l'a remis tout de suite dans un jet pour qu'il reparte aux Etats-Unis.
Speaker: Alors, je n'étais pas responsable de cet événement, mais j'étais à l'époque assistant sur cet événement.
Speaker: Et j'ai assisté à cette scène burlesque et incroyable où même moi, je n'en revenais pas de mes yeux.
Speaker: Je n'arrivais pas à...
Speaker: à réaliser ce qui était en train de se passer.
Speaker: Et voilà.
Speaker: Donc, je pense que dans le milieu artistique, je ne sais pas si ça se fait encore et j'espère vraiment pas, mais il y a encore un chemin à faire sur le pan environnemental immense sur les trajets qui ne servent à rien.
Speaker: Clairement.
Speaker: Et là, avec ton anecdote, je me rends compte aussi des choix que tu as pu faire et ton pivot, quelque part, il fait peut-être sens à ce niveau-là, ce que tu as envie de défendre au quotidien.
Speaker: Et là, ça me paraît assez clair aussi aujourd'hui, la santé, le sport sont des verticales peut-être plus vertueuses que... Mais tu sais, quand tu travailles dans le milieu artistique, tu reçois des listes d'exigences un peu abracadabrantes d'artistes qui veulent ça, ça, ça.
Speaker: Écoute, en tant que soit booker, soit directeur artistique, soit agent en fonction, tu dois venir satisfaire l'artiste.
Speaker: Et on en rigole énormément avec Majeur Mouvement de ma période d'avant.
Speaker: Et j'ai quelques amis, d'ailleurs, avec qui on en rigole de cette période.
Speaker: J'ai quand même conservé deux, trois contacts.
Speaker: Je pense à Géril Chauvin ou Mario Joude, avec qui on en parle encore beaucoup.
Speaker: Et Grégoire, un jour, il me dit « Ah, tu vois, maintenant, je suis devenu quand même un peu populaire.
Speaker: Est-ce que tu penses que moi aussi, je peux t'exiger quelque chose?
Speaker: » Je le regarde.
Speaker: Je savais qu'il avait un sourire en couen, donc je savais que c'était humoristique, ce qu'il me disait.
Speaker: Je dis, ouais, mais tu voudrais m'exiger quoi?
Speaker: Il me dit, moi, j'aimerais bien qu'à chaque fois qu'on se déplace dans un hôtel, j'ai des œufs brouillés au petit-déj.
Speaker: Je dis, ben non, mais si c'est que ça, je te le mets sur la f... Tu t'attends un truc de fou?
Speaker: Ouais, c'était tellement mignon, comme on s'était dit, que je crois que j'ai pris considération de la chose quand même.
Speaker: Tu te dis là, franchement, les personnes que j'accompagne, on est bien quand même.
Speaker: Voilà.
Speaker: Non, non, c'était mignon.
Speaker: C'est tellement mignon.
Speaker: Je me rappellerai toujours de cette anecdote.
Speaker: Franchement, c'est être mignon.
Speaker: Voilà, tu sais tout.
Speaker: Je sais tout.
Speaker: Merci, Koulven, en tout cas, pour cet échange.
Speaker: C'était vraiment passionnant.
Speaker: Si les gens veulent te contacter, te suivre, venir vers toi, comment est-ce qu'ils peuvent procéder?
Speaker: Il y a LinkedIn pour ce qui est un peu plus professionnel, sur toute la partie gestion, talent, agence, etc.,
Speaker: Instagram, c'est plus s'ils veulent voir des réels rigolos dans mes stories où je ne partage que des conneries et de la course à pied parce que Instagram, c'est pour délirer.
Speaker: Ou sinon, après, s'ils veulent travailler avec moi, ils peuvent me contacter sur le site internet et sur la partie adresse mail, c'est moi qui réponds la plupart du temps.
Speaker: Voilà, c'était Kilomètre 30.
Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.
Speaker: Si vous êtes encore là, je vous invite à suivre l'aventure Kilomètre 30 sur les réseaux, principalement LinkedIn et Instagram.
Speaker: Et si vous souhaitez faire des retours, évidemment je les prends avec grand plaisir.
Speaker: Je vous dis surtout à bientôt pour le prochain épisode.






