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[Commu du Nord] ChtiteDev

L'EstamiTech
L'EstamiTech

201 plays · Sep 3, 2024

Avec la participation de : - Marie Dubremetz [https://piaille.fr/@mardub] (qui remercie son laboratoire CDHU [https://www.uu.se/en/centre/digital-humanities-and-social-sciences/about-us] pour son soutien) - Laëtitia Diverchy [https://www.linkedin.com/in/diverchylaetitia/]- Thanh Lan Doublier [https://www.linkedin.com/in/thanhlandoublier/]- Jacqueline Rwanyindo [https://www.linkedin.com/in/jacqueline-rwanyindo/] Liens des ChtiteDev :   https://mobilizon.fr/@chtitedev https://www.linkedin.com/company/chtitedev Merci à toutes les Chtitedev qui nous ont aidées, en particulier celles qui ont tenu le stand au devfest et aux fidèles des premiers jours (elles se reconnaîtront !) Merci à Emmanuelle Gouvart et Fanny Demey pour leur soutien et relai. Recommandations : * https://sparkoh.be/ * Code moi un mouton avec Zénika * https://lescogiteurs-science.fr/ * https://cafecitoyen.org/ * https://www.echodesgnous.org/ * https://www.raoull.org [https://www.raoull.org/] * Femmes invisibles - Comment le manque de données sur les femmes dessine un monde fait pour les homme de CAROLINE CRIADO PEREZ * https://www.afrogameuses.com/ * Dorra Bartaguiz [https://www.linkedin.com/in/%F0%9F%92%8Edorra-bartaguiz-457b5315/] (CTO Arolla, co-autrice Software Craft).

Transcript

Speaker: Dans ce deuxième épisode, consacré aux communautés du Nord, j 'ai le plaisir de recevoir les ChtiteDev Habituée d 'habitude à des meet -up orientés autour d 'une techno ou du craft, j 'étais curieux de discuter avec elle de leur initiative, de ce groupe créé par des femmes de la tech pour des femmes de la tech. J 'accueille donc Marie, Laetitia, Lan et Jacqueline. Bonjour à vous, pouvez -vous vous présenter ? Laetitia. Bonjour, enchanté.

Speaker: Moi c 'est Laetitia Diverchi, je travaille à Zeneca actuellement en tant que DevOps. Je suis dans la tech depuis environ 6 ans suite à une reconversion avec avec une POI, où avant j 'étais chercheuse dans la physique fondamentale. Ok, Marie ? Alors moi c 'est Marie, je suis ingénieure de recherche dans un pôle universitaire de lettres et humanité.

Speaker: Je suis l 'Iloise de naissance, je suis aussi libériste enthousiaste, membre de l 'association Raoul et je suis l 'ancienne fondatrice d 'un groupe en Suède qui s 'appelait Uppsala Women Coding. Aujourd 'hui, je suis une des co -fondatrices et membre de Schütteberg. Jacqueline.

Speaker: Alors moi, c 'est Jacqueline, donc, développeuse depuis plus ou moins cinq ans. L 'Ile -Ouest d 'adoption, je viens de Liège, en Belgique, et je suis active, du coup, chez l 'HT -dev, mais aussi au sein du groupe Meetup Software Crafting. OK. Et Lan ? Alors moi, je m 'appelle Lan, je suis data ingénieur MLops, et je suis dans la tech depuis cinq, six ans. J 'ai fait une petite pause pour raison de santé,

Speaker: Et en parallèle de j'tite Dev, je suis dans l 'orga de Clonor. Et je suis speaker aussi. Ok. Bah écoutez, vous avez toutes des profils différents et des parcours différents. Alors, on va essayer d 'explorer ça et essayer de comprendre un petit peu comment vous avez fait pour vous retrouver tout ensemble dans une même organisation. Et qu 'est -ce qui a motivé la création de j'tite Dev ?

Speaker: Si Laetitia, tu veux bien prendre la main et nous expliquer un petit peu tout ça ? Oui. Alors je te laisse à bientôt un an. En fait, c 'est Marie, un jour, qui a envoyé un message via les réseaux sociaux pour savoir qui serait dispo pour regrouper un peu les femmes dans la tech sur l 'île, parce qu 'elle connaît ça en Suède et elle n 'a pas vu d 'équivalent sur l 'île.

Speaker: Donc il y a mon DT de Zénica, Nicolas, qui a capté son message, l 'a diffusé au sein de Zénica. Donc je me suis dit, allez, pourquoi pas, parce que c 'est vrai que ça manque d 'entraide pour les minorités. Donc j 'ai répondu à l 'appel et ensuite Zénica a gentiment prêté ses locaux pour qu 'on puisse faire notre premier point de rencontre. Du coup, on a rencontré Jacqueline, qui est dans les premiers et dans les

Speaker: dans les meet -up qu 'on suivit, Lan qui nous a rejoint, et tout plein de personnes. On va citer par la suite. Je pourrais rajouter qu 'en Suède, les groupes non mixtes sont assez courants et posent pas de problème, donc quand je suis arrivée, quand je suis revenue à Lille, j 'ai l 'impression d 'un gros vide.

Speaker: Donc oui, je me suis dit, j 'ai envoyé un message sur Mastodon et il y a une centaine de personnes qui ont relayé ce message. C 'était juste, bonjour, en tant que femme à Lille, je me sens un peu isolée dans la tech. Est -ce qu 'il y a d 'autres femmes dans ce cas -là ? Et il y a une centaine de personnes qui ont relayé sur Mastodon, ce qui m 'étonnait parce que je savais même pas qu 'il y avait 100 personnes sur Mastodon.

Speaker: Je remercie beaucoup toutes ces personnes qui ne me connaissaient pas et qui ont relayé ça et qui ont fait que le message a pu parvenir aux bonnes oreilles et aux bonnes personnes. Ça se passe comment en Suède ? Comment tu connaissais l 'initiative là -bas ? En fait, là -bas, ça existe dans les grandes villes. Il y a des choses comme le Pink Programming, les Pie Ladies qui existent, qui sont sur Stockholm, sur Jotabog, sur Malmö.

Speaker: Et j 'ai rencontré une femme dans la petite ville où j 'habite, Uppsala, et j 'ai dit, on va faire un groupe. Et c 'est elle qui a spontanément dit, on le fait non mixte. J 'étais un peu étonnée. En tant que française, je sais pas, je disais, pourquoi, on a un groupe d 'inclusion, mais on exclut. Elle a dit non mixte. Ok, je l 'ai fait. Puis ça paraissait naturel. Voilà. Pourquoi ça paraît si naturel en Suède et pas en France ?

Speaker: Alors, je vais peut -être un peu nuancer mes autres co -fondatrices pourront me dire si c 'est plus naturel maintenant. Je pense qu 'en Suède, déjà, les politiques d 'inclusion sont assumées. Donc même dans le milieu professionnel, tout ça, j 'avais même été embauchée. Ils cherchaient aussi à avoir des équipes

Speaker: des équipes égales en termes d 'hommes et de femmes, c 'est courant et ça pose pas problème là -bas. Je dirais qu 'il y a une politique pour ça. Aussi, c 'est plus avancé au niveau droit égalité homme -femme, au niveau des droits parentaux. Vous avez deux mois de bonus si monsieur et madame prennent le même temps pour le congé parental.

Speaker: Jacqueline, tu es donc l 'une des premières à avoir rejoint le groupe. Comment est -ce que tu as entendu parler d 'initiative ? Et toi, qu 'est -ce qui t 'a motivé à te dire « tiens, c 'est une super idée, j 'ai envie d 'y aller » ?

Speaker: C 'est grâce à l 'application Meetup que j 'avais depuis un moment. Étrangement, je viens de Belgique. En Belgique, je voyais à Liège. En tout cas, dans mon coin, il n 'y avait pas vraiment d 'événements. Et en déménageant à Lille, j 'espérais vraiment tomber sur ce type d 'événements tech, de manière générale, peu importe la thématique. C 'est grâce au compte Zénica que je suivais, tout naturellement. Je crois que je me suis inscrite sur un maximum de groupes Meetup tech de la région lidoise. Ça a apparu sur mon fil d 'actualité, je me suis inscrite.

Speaker: Ça veut dire que les premiers événements, vous êtes passés par le Meetup de Zenika qui vous a donné une visibilité forte. En fait, même encore maintenant, on passe par les groupes Meetup des entreprises qui nous accueillent.

Speaker: C 'est une volonté de notre part pour être aussi... Déjà, on n 'est pas encore sur un statut associatif, donc ça veut dire qu 'on n 'a pas de frères engagés. Et de l 'autre côté, ça nous permet de toucher à chaque fois des communautés différentes parce que peut -être que la personne qui va suivre le groupe de meet -up de Zenika, ce n 'est pas les mêmes personnes qui vont suivre le groupe de meet -up de Daxa ou d 'une autre boîte.

Speaker: Ok. Et est -ce que vous avez fait 100 % de vos événements en non mixité avez tout un profil différent. Qu 'est -ce qui se passe dans un événement shtite dev ? De quoi parlez -vous ? Et en tant que femme de la tech dans le Nord, qu 'est -ce qui pourrait me motiver à venir à un de vos événements ? Moi, je peux parler des premiers événements.

Speaker: Donc au début, quand on était pas nombreuses, on était restés au Sanzenika, mais après on a réussi un peu à bouger, on était allés à se faire, à ça... Et je crois que c 'est tout de mémoire. Le tout premier événement, ça a été vraiment pour essayer de rassembler les femmes dans la tech, pour essayer...

Speaker: de pouvoir discuter en toute liberté de ce que l 'on rencontre dans nos différentes missions, dans nos différents métiers. Après, on a essayé d 'alterner tout le temps une conf tech, une conf non tech pour que tout le monde puisse se retrouver à peu près tous les mois. En tech, tech, on a fait le TDD d 'aujourd 'hui,

Speaker: On a parlé aussi du bénévolat, pour pouvoir faire du dev en tant que bénévole. On a aussi parlé, on a eu des sujets soft, entre guillemets soft, comme l 'augmentation, la promotion, on a eu, oui, des sujets, on a alterné, et oui, on a cette particularité de voter nos sujets à la fin de chaque meet -up.

Speaker: Ok, c 'est cool. Comment vous recueillez les propositions ? En fait, les filles qui sont présentes, elles proposent et elles le veulent dans le sujet. Et après, on vote, on a chacune trois voix. Et le sujet qui récorte le plus de votes, c 'est celui qui sera présenté le mois d 'après. Et précisons les filles qui se sentent confortables de parler de leur sujet. Et je ne sais pas que vous avez

Speaker: C 'est relativement aisé, sur 20 filles on arrive à chaque fois d 'avoir au moins 5 ou 6 sujets de proposer des volontaires spontanément et elles sont toutes très compétentes sur les sujets.

Speaker: Et en tant que corga de conf, j 'ai eu vraiment un gros changement. Déjà, par exemple, sur Claude Nord cette année, on a organisé un tremplin pour les nouveaux speakers avec Software Crafts. Et... euh, Craft Records, si je me trompe pas. Avec Craft Records. Et vraiment, on a eu beaucoup de participantes.

Speaker: Et dans les participantes, il y a un duo qui vient de Stidef qui a été retenu et une autre spiqueuse. Donc c 'est vraiment un gros problème pour les conférences tech en France et même à l 'étranger d 'avoir des spiqueuses. Et là, pour le coup, on en a eu grâce au tremplin, mais on en a eu aussi qui sont des filles de Stidef qui ont participé au CFP. Il y a vraiment une grosse différence du nombre de propositions qui ont été émises par des filles par rapport à l 'an dernier.

Speaker: Bah oui, alors je fronçais le sourcil, c 'est vrai. Honnêtement, c 'est un problème que ce soit homme ou femme, tu vas dans n 'importe quel meet -up, je pense que tu demandes à la fin, est -ce que vous voulez présenter quelque chose ? Il n 'y a pas un quart de la population qui va proposer quoi, c 'est... Avant ? Ça donne envie aussi, je pense qu 'on se sent plus en sécurité entre guillemets,

Speaker: Et du coup il y a plus de personnes qui osent proposer des sujets qui n 'auraient pas proposé avec d 'autres personnes. Ça je pense que le côté non mixité apporte aussi beaucoup de sécurité et le fait que ce soit vraiment très bon enfant. On est paradoxalement beaucoup par rapport à ce que j 'ai pu voir des fois en meet -up. Et de l 'autre côté on est assez peu pour très bien se connaître.

Speaker: Et comment est -ce que vous gérez le fait que vous ayez des profils complètement différents pour proposer des sujets qui, dans la globalité, vont essayer d 'intéresser tout le monde ? Est -ce que c 'est un sujet pour vous ou pas ? Ou alors, par curiosité, vous vous dites, de toute façon, c 'est de l 'ouverture d 'esprit et puis on y va, quoi. Personnellement, je ne me suis pas trop posé la question. Je suis plus sur l 'ouverture d 'esprit et le fait que des personnes

Speaker: osse proposer quelque chose et s 'initier à parler devant tout le monde, pour que tout le monde puisse s 'entraîner, passer un bon moment. J 'étais plus dans cet état d 'esprit -là. Comme les filles, elles votent, le sujet qui va être retenu, c 'est un sujet qui va susciter de l 'intérêt. Puisque on l 'a choisi et on l 'a pas choisi que nous en tant qu 'organisatrices. C 'est un sujet qui a été choisi aussi par les participants. Ok. Oui, Marie.

Speaker: J 'allais dire que, je retourne un peu la question, si vous êtes un meet -up qui ne fait pas de vote, comment vous -même, un organisateur de meet -up, vous garantissez que votre sujet ne va pas ennuyer votre audience ? Si vous avez choisi vous -même, vous avez dit « Tiens, j 'aime bien ce speaker, je vais lui dire de venir ». Qu 'est -ce qui vous garantit que vraiment ça intéresse vos auditeurs ? Vous n 'avez pas fait de sondage ? – Historiquement. – Nous, on l 'a fait.

Speaker: Non mais c 'est sûr, je trouve ça un canon comme façon de fonctionner. Mais c 'est vrai que historiquement j 'ai le sentiment que la plupart des meetups fonctionnent sur leurs acquis un petit peu et tournent autour d 'un écosystème tech. Alors il faut venir des gens qui parlent de l 'écosystème, Java ou je ne sais quoi. Et puis ceux qui sont intéressés s 'inscrivent et ceux qui ne sont pas intéressés,

Speaker: ne viennent pas et souvent il y en a qui viennent de toute façon à chaque fois parce qu 'ils sont intéressés par le buffet à la fin et c 'est le principe de la plupart des meet -up mais là le fait que vous ayez réussi à créer une émulation c 'est vraiment cool. Et puis de temps en temps ce qu 'on fait après le repas c 'est qu 'on fait des jeux de société et peut -être que ça aussi ça participe aux côtés un peu très amicales qu 'on va avoir les unes envers les autres.

Speaker: Ah ok, donc ça peut se finir assez tard. Oui, c 'est possible. Mais pour les femmes et puis pour les mamans aussi qui ont besoin de partir tôt, on essaie quand même de respecter que les choses soient finies, qu 'on ait fini les votes vers 8 heures. Parce que quand on est une femme, le temps est limité.

Speaker: On peut avoir ces problématiques -là, donc on fait attention quand même à ce que l 'élément principal soit accessible le plus possible aux femmes qui ont des contraintes de temps, des contraintes de mobilité, c 'est aussi diffusé en visio. Je ne sais pas si on peut rajouter quelque chose. C 'est vrai qu 'on ne l 'a pas précisé que tous nos meet -up, ils sont hybrides sur place et en visio.

Speaker: Il faut simplifier la vie des personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Mais pas enregistrer. Donc vous pouvez faire votre talk en toute sécurité, ça ne va pas se retrouver. Si vous bafouillez, si vous ne vous sentez pas sûr de vous, vous n 'en faites pas. Ça reste entre nous. On a enregistré une fois parce que Marie... Parce que j 'ai demandé parce que je voulais regarder moi -même, mais on l 'a gardé dans notre structure interne et ce talk n 'est pas public.

Speaker: Qu 'est ce que je voulais dire ? Donc en fait c 'est diffusé en direct live et c 'est disponible sur une plateforme de streaming.

Speaker: Même pas, on utilise les logiciels de visio un peu classiques. Comme ça les personnes peuvent vraiment interagir avec la personne qui présente en fait. C 'est pas qu 'il y a un sentiment d 'exclusion parce que tu vas juste suivre le talk. Non, tu vas quand même pouvoir échanger, tu vas quand même pouvoir poser des questions.

Speaker: Ok. Vous venez certaines de villes un petit peu différentes. Vous avez des expériences de vie un petit peu différentes. J 'aimerais maintenant que vous me parliez de votre expérience de femme de la Tech dans le Nord. À quoi ça ressemble pour vous ? Qu 'est -ce que... Qu 'est -ce que vous avez observé qui est un petit peu particulier dans le Nord ? Moi, je ne suis pas de la région. Je suis arrivé ici, ça commence à faire quelques années maintenant, il y a un peu plus de 10 ans.

Speaker: Oui, je peux me lancer, oui. Alors déjà, dans ma vie culturelle, il n 'y a pas énormément de différences entre la Belgique et l 'Ile en tout cas. On reste assez voisins et même, pareil, qu 'on est un peu cousins. Donc j 'ai pas eu une culturelle. Et en tant que femme dans la Tech, je pense qu 'il y a un problème qui est plus occidental, en fait, et voilà, quand je suis en Belgique ou quand je suis à l 'Ile,

Speaker: ça ne change pas énormément grand chose. Il n 'y a pas que du négatif aussi, j 'ai des super collègues aujourd 'hui, je suis dans une super équipe, ça se passe très bien. Après le fait est que quand on est une femme dans la tech, on va forcément subir à un moment donné des certains préjugés. Moi très souvent ça arrive qu 'on est très étonné que je ne sois pas la tête, je n 'ai pas le profil apparemment. Parfois ça peut être rigolo, parfois ça peut être un peu fatiguant. C 'est ce type d 'expérience qu 'on retrouve à l 'IA.

Speaker: En fait, être une femme de la texte, ce qui change, c 'est qu 'on va avoir une expérience assez différente de nos collègues masculins. C 'est que, par exemple, c 'est normal, voire habituel, qu 'il n 'y ait qu 'une seule fille dans l 'équipe, s 'il y en a une. Donc, qu 'on se retrouve dans une équipe avec dix hommes et une femme, c 'est quelque chose de totalement normal actuellement.

Speaker: En fait c 'est pas normal, ça crée une expérience assez différente, c 'est que justement ces microagressions, on n 'a pas forcément d 'autre occasion d 'échanger dessus que quand on est en non mixité comme chez Citydev, il y a aussi des fois ce type d 'initiative dans les entreprises, moi je l 'ai connue quand j 'étais chez AXA,

Speaker: Et c 'est vraiment super sympa de pouvoir échanger entre nous, de se dire là concrètement, je ne sais pas si c 'est un problème avec moi, mes compétences, ou si c 'est parce qu 'il n 'y aurait pas autre chose, notamment parce que je suis une femme. Ça malheureusement ça arrive régulièrement. Je ne sais pas si...

Speaker: Je sais pas si, Ludovic, tu voulais parler plus de l 'environnement dans le Nord pas de Calais par rapport aux autres villes. Je dirais que ce que j 'ai ressenti pour avoir... J 'habite encore en Suède parce que j 'y travaille encore. C 'est pas sans avoir essayé de m 'intégrer au tissu lillois. J 'ai essayé de travailler à Lille. Je suis allée à tous les meet -ups il y a 15 ans possibles et imaginables. Et malgré ça,

Speaker: Au bout d 'un an de chômage, j 'ai été embauchée par le Suède et rebelote 4 ans plus tard, encore du chômage, j 'envoie mes CV à Lille, tout ça, et rebelote, c 'est la Suède qui me réengage. Je me suis posé des questions, est -ce que c 'est moi ? Pourtant, pardon, en Suède, ça va, j 'ai les compétences, mais à Lille, je ne les ai pas. Après, je peux dire que Lille a aussi cet effet particulier, qu 'il y a beaucoup de l 'industrie du retail.

Speaker: Tout ça, et ça, ça influence quel profil on va embaucher. Il faut venir avec le profil retail, tout ça, et pas toutes les femmes vont être formées à ça. Il va y avoir des famtech, moi je suis une famtech de l 'île, mais je vais pas être formée à ça. Tu es docteur Marie, non ?

Speaker: Je suis docteur en traitement automatique des langues, officiellement. Est -ce qu 'il n 'y a pas un sujet aussi autour de la gestion des doctorants en France, plus globalement, qui fait peur ou je ne sais pas ?

Speaker: Il y a de ça aussi, mais après quand j 'ai cherché du boulot il y a 15 ans, j 'avais un master en traitement automatique des langues et on me regardait très bizarre, le NLP c 'est quoi ce truc ? J 'ai dit bon bah non, c 'est drôle, c 'est sur toutes les lettres.

Speaker: Oui et je me suis demandé, on peut se blâmer soi -même en tant que personne qui cherche un boulot et se dire bon c 'est de ma faute, il faut que je fasse mieux, il faut que j 'ouvre mon profil, il faut que j 'aille à l 'étranger mais ça, ça ne questionne pas la communauté finalement.

Speaker: et où on peut se dire, mais est -ce qu 'il n 'y a pas autre chose ? Est -ce que la communauté m 'a donné les pouvoirs pour me sociabiliser, trouver des gens qui me ressemblent, avec qui je pourrais émuler ? Est -ce que quelque chose peut être fait de là ? Et même si ce n 'est pas parfait, est -ce que ça peut aider ? Dans ce que tu dis, en fait, il y a deux choses. Il y a d 'un côté les recruteurs, et ça aussi j 'ai vécu. Moi, j 'ai un recruteur qui m 'a clairement dit, mais c 'est trop bien, tu es une fille, t 'es racisée, t 'es en fauteuil roulant.

Speaker: Je suis juvienne, c 'est en principe pour coder, c 'est pas pour qu 'on me dise une évidence que je peux avoir dans le miroir. Mais de l 'autre côté, les communautés lidoises, elles sont plutôt sympas. Mais le problème, c 'est que des fois, c 'est difficile de se sentir safe parce que quand vous arrivez à des événements où vous êtes la seule fille sur 30 personnes, vous vous questionnez quand même beaucoup sur

Speaker: Qu 'est -ce que je fous là en fait ? Pas forcément que vous vous sentez pas en sécurité, c 'est juste que vous vous posez quand même des questions de est -ce que en fait je suis bien à ma place ? Alors que professionnellement vous avez peut -être le même titre professionnel que les autres personnes qui sont dans la salle. Mais c 'est juste que comme il vous ressemble pas, il y a toujours un effet où on se dit mais qu 'est -ce que je fais là quoi Quand je suis arrivé il y a 10 ans,

Speaker: Dans les meet -up, il y a une vraie culture du Nord qui est festive, tournée autour de la bière, donc de l 'alcool, un petit peu. Et ça va jusque dans les meet -up, ça. C 'est une particularité du Nord. Est -ce que c 'est un truc qui vous a... Ouais, quand même, ouais. Avant j 'étais à Paris et à Toulouse, les meet -up, c 'est pas la même ambiance à la fin des meet -up.

Speaker: C 'est pas pareil. Est -ce que c 'est un truc qui vous a marqué ou qui fait partie du problème ou pas vraiment ? Personnellement, j 'ai connu que Lille pour travailler dans l 'informatique.

Speaker: Sur le coup, c 'est vrai que ça marque de voir ça, mais après... J 'ai eu l 'occasion de faire pas mal de confs un petit peu en France, surtout sur Paris et sur Lyon. C 'est vrai que c 'est moins marqué de ce côté très tourné autour de la bière, mais après je pense qu 'on en a conscience, parce que souvent on vit ici ou on a grandi ici, donc en soi,

Speaker: on sait que ça fait partie un peu d 'une sorte de culture, donc c 'est pas quelque chose qui nous choque spécifiquement dans la tech. Moi, je dois pas être choqué plus que ça. Exactement. Très bien. J 'ai aussi une question. Est -ce que, pour la peine, comme vous avez un côté très participatif, est -ce que vous avez des problèmes de no -show à chaque meet -up ?

Speaker: Des inscribes qui ne viennent pas quoi Oui, je pense que c 'est un peu ça. Il y en a un peu moins. On avait vu dans d 'autres meet -up. Et nous, il y a des personnes qui nous contactent pour nous dire qu 'elles ne viennent pas.

Speaker: Ça c 'est une très belle possibilité, c 'est qu 'on s 'excuse, les personnes s 'excusent en disant je suis vraiment désolée. Au niveau de nos shows, il me semble que j 'ai des éléments de comparaison parce que j 'ai fait Uppsala Women Coding où c 'était le meetup classique, on a notre propre meetup, il y a 500, enfin je peux compter à peu près 500 qui ont un jour cliqué sur le bouton.

Speaker: Oui, je veux bien être abonnée à UPSALA Women Coding, mais on n 'était jamais, à plupart des événements, on n 'était jamais plus de 5 ou 6 avec beaucoup de nos shows. Et là, en fait, nos meet -up, on s 'inscrit sur le meet -up, mais aussi on informe via email. Sur la mailing list, on a 40 inscrites et on est à peu près une vingtaine, petite vingtaine par meet -up, je dirais.

Speaker: Moi il me semble que je peux vous dire à peu près trois personnes près qui sera Comparativement en fait, on a très peu de nos shows. On est très fiables. Avec le jog, moi j 'ai organisé le GDG pendant pas mal d 'années.

Speaker: Et globalement, la statistique, c 'est 50 % de personnes qui s 'inscrivent vraiment sur Meetup, je viens à l 'événement et qu 'on ne voit pas quoi. On est clairement en dessous de ça. Là, on fait plutôt des bons chiffres. Je ne sais pas, peut -être qu 'on va en avoir 20 d 'inscrits et 17 qui vont venir ou qui seront en visio et dont deux qui seront déjà excusés en avance en disant désolé, je n 'ai pas pu aller chercher les gosses.

Speaker: Et je crois qu 'il y a aussi peut -être qu 'on va avoir un problème pour venir physiquement, mais on va pouvoir se connecter en ligne. Du coup, on reste quand C 'est l 'objectif. Mais compagnie ? Oui. Parce que ça demande une certaine logistique à chaque fois. Il faut filmer, il faut faire la presse, il faut se connecter, il faut tout ça. On a de la chance, c 'est qu 'on a... Enfin, c 'est pas de la chance en fait. C 'est que quand on a des entreprises qui nous contactent pour nous accueillir,

Speaker: ça fait partie un peu de nos exigences, ce n 'est pas la seule, mais c 'est de pouvoir avoir à disposition une salle de réunion avec du matériel de visioconférence. Vous avez fait pour savoir quel genre de contenu on peut s 'attendre à trouver chez les J'tites d 'Eve ? ? Marie qui a fait le NLP déjà.

Speaker: Oui, j 'avais fait une présentation sur l 'NLP. Jacqueline avait fait TDD. On a eu l 'accessibilité numérique sur mobile, comme ces derniers meet -up qu 'on a fait. Non, ce n 'était pas Fanny, c 'était Aya.

Speaker: Et c 'était la première fois qu 'elle donnait une présentation, donc on est très contente. Et Fanny était présente. Et Lanthier avait fait l 'associatif où elle nous avait présenté vraiment tous les moyens de s 'investir quand on est dev, se donner du temps. Et en parlant d 'association, est -ce que c 'est quelque chose qui vous tente ou vous n 'en voyez pas du tout l 'intérêt pour l 'instant ?

Speaker: Et c 'est quoi l 'avenir de Jtite Dev pour vous ? Vous m 'avez dit que vous allez fêter vous un an, c 'est ça ? Ouais. Un an ? Ben finalement c 'est pas beaucoup. Un an ça permet de prendre ses marques, de se créer un petit noyau dur. C 'est quoi Jtite Dev en 2025 ? ? Continuer sur une conf' par mois si on peut. Essayer d 'être un peu plus sur

Speaker: qu 'on soit un peu plus connu par d 'autres entreprises pour grandir un peu, essayer de casser un peu les normes pour changer quelques trucs, c 'est un peu compliqué. En fait, je pense que tu poses la question de l 'ambition de je te dis de Dev,

Speaker: Et là, on va dire qu 'on fait par étapes nos transitions. Au départ, quand j 'ai lancé le message, c 'était il manque un espace où il n 'y a que des femmes et où on n 'est pas sans personne dont trois femmes dans l 'enfee. On le crée et on voit ce qui se passe. Là, ça marche bien. Alors maintenant,

Speaker: Je pense que notre désir maintenant, c 'est d 'avoir innové, faire un meet -up avec un garde d 'enfants ou une garde d 'enfants.

Speaker: Et voilà, de casser les codes et de faire de l 'innovation sociale. Voilà, dépoussiérer un peu les codes. En fait, c 'est toujours continuer à essayer de faire des choses qui sont plus proches de nos problématiques. Ce serait aussi pourquoi pas faire des après -midi de coworking, parce qu 'il y a des femmes qui se sont lancées en indépendante et qui se retrouvent assez isolées. Vraiment, c 'est essayer de coller aux problématiques qu 'on peut avoir en tant que femmes de la tech, qui sont des fois les mêmes que celles des hommes de la tech, pour le coup. Mais à notre sauce,

Speaker: Un meet -up par mois, c 'est le groupe de meet -up le plus actif sur l 'île. C 'est énorme se dire un meet -up par mois.

Speaker: autour de tout ça, de prévoir un lieu pour l 'allaitement si besoin, pour se reposer. Et vous l 'avez dit, aller chercher des femmes speakers, il faut aller les chercher pour les mettre en confiance et les aider. Et ça se fait pas tout seul, quoi. Donc à quel point déjà votre avis sur le DevFest ?

Speaker: et sur toutes les initiatives qui ont été faites, que devraient faire les autres meet -up ? Est -ce que vous pensez qu 'il y a un effort, qu 'il manque quelque chose, que ce soit dans les meet -up ou dans les entreprises pour soutenir ce genre d 'initiative ?

Speaker: Alors au niveau du Defest, moi c 'était ma troisième année au Defest. La deuxième année en tant que speaker, c 'est ma troisième participation au Defest. Donc sur le Defest de l 'île, j 'ai pas mal de recul. Et moi je dis toujours, si c 'est un événement, je me suis pris une claque. Parce qu 'aller au Defest, c 'est un des événements les plus inclusifs que j 'ai vus.

Speaker: C 'est dès le début, je me souviens, la première année, le Mesef qui dit, bah non, la grossophobie, le sexisme et tout ça, c 'est pas accepté ici. Ça peut paraître bête, mais on sent tout de suite qu 'on est un peu bienvenue et qu 'on a notre place ici.

Speaker: tous les efforts en termes d 'inclusion, que ce soit aux questions d 'handicap ou la side -allaitement et tout ça, moi j 'ai trouvé que c 'était, même si la side -allaitement par exemple n 'a jamais été utilisée pour l 'instant, c 'est vraiment quelque chose qui, c 'est vraiment un green flag qui est renvoyé aux femmes de dire ben vous avez votre place ici, vous pouvez être maman et vous pouvez continuer à avoir votre vie professionnelle. Donc moi je trouve que c 'est vraiment des initiatives super intéressantes.

Speaker: Après au niveau des autres groupes de meet -up, ce que je vais voir c 'est que des fois ça va pas coller pour des femmes notamment avec enfants, c 'est au niveau des horaires. La majorité des meet -up lillois sont au soir. Je vois peut -être plus de femmes quand je vais à des meet -up le midi. Je pense par exemple à Asper qui fait les sperm lunch et je croise peut -être plus de femmes à ces meet -up là que je vais en croiser dans les meet -up auxquelles je me rends le soir.

Speaker: Donc c 'est peut -être qu 'il y a une réflexion à voir aussi sur l 'heure des meet -up. Enfin nous, on fait nos meet -up le soir, donc je suis un peu... On n 'est peut -être pas les mieux placés pour dire ça, mais il y a vraiment une réflexion de se dire si les femmes ne viennent pas à vos meet -up, c 'est peut -être parce qu 'elles ont des obstacles que vous, vous n 'avez pas en tant qu 'hommes, et peut -être que pour en discuter, il faudrait peut -être que vous inclurez des femmes dans votre organisation. Ça devrait peut -être être plus proche des problématiques que peuvent rencontrer les femmes.

Speaker: Je voulais juste aussi remercier le DevFest d 'avoir surtout mis 50 -50 en termes de speakers et spiqueuses. Ça montre que oui c 'est possible et non c 'est pas la faute de la société et on se décharge du problème comme ça. Là il y a vraiment eu un effort qui est notable.

Speaker: Merci beaucoup. Les solutions de garde, on essaie de travailler là -dessus, mais s 'il y a un autre meet -up qui veut implémenter des solutions de garde et planter le drapeau en premier, allez -y les gars, on vous soutient, ça serait trop bien. Ça nous aiderait aussi à se projeter parce que quand même on a une femme sans enfant, l 'idée que le jour où on va peut -être avoir des enfants, c 'est fini, la vie sociale, meet -up, tout ça, c 'est ciao, parce qu 'il faudra les garder.

Speaker: Ensuite, je ne sais pas s 'il y a d 'autres progrès qui peuvent être faits. Est -ce qu 'on peut citer les actions concrètes qu 'on aimerait que les hommes fassent ?

Speaker: Je pense, oui, Lan a dit d 'intégrer plus de femmes dans l 'organisation des meet -up pour qu 'elles prennent part aux décisions. Je dirais un truc qui peut être fait si vous avez du pouvoir en tant qu 'homme.

Speaker: que vous avez de la visibilité, un truc que vous pouvez faire, c 'est si un meet -up est grossièrement excluant, que je sais pas, il y a 10 speakers, il n 'y a pas une seule femme, tous les speakers, c 'est la même tête, et tout ça, bah, refusez de parler. J 'ai vu ça faire sur LinkedIn, et magiquement, l 'organisateur a trouvé trois femmes d 'un coup. Vous pouvez le faire, et dire pourquoi, et vous engagez, et dire non, moi ça me met mal à l 'aise que vraiment, il n 'y a que des hommes blancs,

Speaker: là ça commence à me mettre vraiment mal à l 'aise et non je viendrai pas parler ou vous pouvez aussi

Speaker: Qu 'est -ce qui peut être fait ? Si vous êtes patron, manager, vous pouvez aussi... Recruter plus de femmes. Recruter plus de femmes, encourager les femmes qui sont dans votre équipe, dans leurs idées. Par exemple, ma patronne, elle me laisse du temps pour faire Ch'ti Dev. Merci patron. Il y a en fait, il faut se dire, c 'est que chez Ch'ti Dev, une grande majorité de nos membres, c 'est des filles qui sont en reconversion, c 'est des filles qui sont juniors.

Speaker: Et pour elles c 'est un peu double peine, c 'est qu 'en ce moment le marché n 'est pas favorable aux juniors mais en plus elles ont la double peine d 'être une femme donc on va plus facilement remettre en question leurs compétences parce qu 'elles n 'ont pas le profit type du développeur. Donc il y a vraiment aussi cette idée de encourager l 'emploi des femmes et pour leurs compétences pas juste parce que c 'est des femmes.

Speaker: des moments en journée, peut -être des meet -up entre midi et deux.

Speaker: Les meetups, ça m 'a beaucoup interrogé à l 'époque où je les organisais. Pour une des raisons que vous citez, le soir c 'est compliqué. Je pense aussi que la population globale de développeurs, ça fait plusieurs fois que je le dis, mais j 'ai le sentiment qu 'on vieillit un petit peu tous. Et que tous les développeurs qui avaient la vingtaine et qui participaient au premier meetup, aujourd 'hui ils ont la trentaine et donc ils sont parents et donc le soir c 'est aussi plus compliqué.

Speaker: On en est tous là. Et ça pose d 'autant plus la question de la responsabilité de l 'employeur dans l 'auto -formation et dans le temps qu 'on a à consacrer à nos communautés. C 'est vrai que j 'apprécie beaucoup, en ma part, ce qu 'essaie de faire se faire avec les meet -up du midi. C 'est une formule qui est sympa. Si vous arrivez à le reproduire, je trouve que c 'est une bonne idée.

Speaker: Bon, les modes de garde, il faudra y réfléchir pour un. Oui, si on peut profiter de notre visibilité publique, les obstacles qu 'on a, c 'est parfois des entreprises qui sont un peu frileuses, des enfants dans nos salles.

Speaker: Voilà, si vous êtes une entreprise qui est ouverte à l 'idée d 'avoir des enfants dans une salle, on a un petit peu de sponsoring à niveau garderie. Alors le rêve, ce serait une entreprise qui aurait carrément une crèche d 'entreprise.

Speaker: Je ne sais pas si la Noël existe, mais voilà, s 'il y a des entreprises qui veulent nous aider sur ces problématiques, elles sont bienvenues. Aussi, n 'oubliez pas de préciser, si vous avez des accès PMR, on travaille l 'inclusion, mais au sens large aussi. On essaie de vérifier, faire un minimum. Je pense que là, on peut en parler mieux.

Speaker: On essaie au maximum d 'avoir des locaux qui sont accessibles, sinon on s 'en sort. Pour l 'instant, on n 'a pas eu de problème où ça a été bloquant pour quelqu 'un. C 'est toujours moi qui suis bloquée, donc c 'est moins grave. Mais c 'est quand même compliqué des fois en termes de logistique.

Speaker: Après, voilà, ça fait partie, en fait, je trouve que c 'est assez révélateur du marché tech qu 'on a sur l 'île, quoi. Ça veut dire qu 'on a encore des entreprises dont les locaux sont inaccessibles. Franchement, sur la plupart du temps, ça va. Il y a vraiment... Ou alors, ça va être des problèmes d 'inaccessibilité qui sont assez partiels. C 'est -à -dire que les locaux sont accessibles, mais il y a une marche pour rentrer dans le bâtiment, donc on va pas pouvoir rentrer. Ou alors, on va me dire

Speaker: Alors là, l 'événement, il est accessible, mais tu auras pas accès aux toilettes. Donc, ça peut être... Enfin, c 'est pas trop gênant quand c 'est sur une journée, mais par contre, quand vous allez chercher du travail, si vous vous dites, je ne peux pas aller toute seule jusqu 'au bureau, vous vous dites que ça va pas être possible, en fait. Donc vous oubliez totalement des entreprises où vous ne pouvez pas rentrer toute seule. Je pourrais rajouter que ce qui...

Speaker: Ce qui est intéressant avec j'tite Dave, c 'est qu 'on travaille l 'inclusion d 'abord et on verra, enfin, la technique c 'est important mais c 'est pas le sujet, enfin j 'ai l 'impression que dans les autres meetups c 'est oh non, on voit tout de suite la technique qui est le meilleur speaker, qu 'est -ce que ça veut dire le meilleur speaker, et ensuite l 'accessibilité tout ça, on verra appeler l 'inclusion, c 'est...

Speaker: c 'est bien mais c 'est pas la priorité quoi. Et là c 'est la priorité, c 'est l 'inclusion et avoir des personnes qui représentent des minorités directes dans votre organisation ça permet de se poser les questions tôt et de prendre les bonnes habitudes tôt et de ne pas avoir une dette, j 'allais dire sociale, après. On a pris les mauvaises habitudes et après on ne peut plus organiser une conférence accessible parce que tu comprends on organise ça toujours dans cette même entreprise qui nous donne le buffet.

Speaker: On n 'a pas hésité à sortir de notre zone de confort parce qu 'en soit la zone de confort pour nous c 'était Zénica, une grosse partie des événements étaient fait chez Zénica et on a quitté Zénica quand même par la suite. On remercie énormément Zénica parce qu 'ils ont permis à HTDEV de naître mais on avait des problèmes d 'accessibilité, on a été voir ailleurs si c 'était pas plus simple ailleurs et puis ça permet aussi de toucher d 'autres personnes.

Speaker: Parce que des fois aussi, c 'est une question géographique. La métropole illoise, on a des transports en commun, mais on ne se téléporte pas. Donc pouvoir changer d 'endroit, c 'est aussi pouvoir changer de public, faciliter la vie de certaines personnes qui ne sont peut -être pas dans le centre -ville de l 'île, qui ne sont pas sur la Madeleine ou tout proche de l 'île. Vous avez parlé tout à l 'heure du fait qu 'il y avait de plus en plus de personnes qui étaient en reconversion.

Speaker: Est -ce que c 'est quelque chose qu 'au sein de JTDev vous avez observé et qui sont des personnes en galère tout simplement, perdues, parce que l 'univers de la tech est hyper vaste et on ne sait pas trop vers qui se diriger. C 'est quoi l 'état des lieux un petit peu ? La majorité des filles de JTDev et la majorité des femmes de la tech sont issues de reconversion. C 'est vraiment un constat qu 'on peut facilement faire quand on échange avec des femmes de la tech.

Speaker: c 'est que notamment pour tous les métiers techniques, souvent c 'est des femmes qui font des reconversions. C 'est rarement leur première intention de devenir informaticienne, développeuse, DevOps ou testeuse. C 'est quelque chose qui intervient plus tard dans leur vie. Je ne sais pas, Laetitia et Jacqueline, tu es aussi issue de reconversion ? Laetitia, c 'est sûr, tu es issue de reconversion, Jacqueline,

Speaker: Moi, j 'ai tenté, à 18 ans, j 'ai tenté une école d 'informatique, mais je sais pas, pour différents facteurs, ou pour vraiment le fait que je sois une femme, j 'ai été vers un autre chemin. Et puis finalement, oui, j 'ai fait de petites formations en cours qui m 'ont permis de travailler dans ce milieu que j 'aime beaucoup. Et Laetitia ? Quelle est ton expérience de la première approche d 'un job en tant que reconvertie ? Moi, j 'ai fait ma reconversion avec une POI.

Speaker: avec SOGETI à l 'époque. P .O .I, excuse -moi, P .O .I ? Oui, c 'est... Oh là, je ne me souviens plus la vraie association. C 'est une reconversion avec Pôle emploi. Projet de reconversion, d 'aide de reconversion en insertion, je crois, quelque chose comme ça. Et c 'est avec Pôle emploi, en fait, qui finance la reconversion. Et après, au bout de deux mois et demi, on est embauché dans l 'entreprise qui a participé à cet événement.

Speaker: Et après il faut aller en mission. Et moi mon expérience, la reconversion, en deux mois et demi on voit pas grand chose surtout quand on vient pas du tout du monde de l 'informatique. Et je dois beaucoup à la personne chez qui je suis allée lors de ma première mission. C 'est vraiment l 'encadrant que j 'ai eu à Onet Julien et il a vraiment été top. Je dois beaucoup à cette personne là en fait parce que c 'est lui du coup qui m 'a tout appris.

Speaker: Vraiment faut tomber sur les bonnes personnes. C 'est des fois quand on tombe sur... Enfin j 'ai vu d 'autres personnes dans ma formation de gros coercion, elles ont pas eu la même chance et du coup c 'était beaucoup plus compliqué. Je pense que c 'est valid pour tous les juniors, homme pour femme. C 'est la première expérience, c 'est assez déterminant sur le fait que tu vas rester ou non dans la tech. Ça peut être un milieu vraiment génial, comme ça peut être l 'enfer sur terre pour certains.

Speaker: ça dépend vraiment des personnes sur lesquelles on tombe. Et ça c 'est vrai que c 'est assez au petit bonheur la chance. D 'où l 'importance des meet -up chez Def, par exemple, pour ces personnes -là, si elles n 'ont pas une personne derrière qui peut leur expliquer que ça va vraiment dépendre de la personne sur qui ils sont tombés, qu 'il faudrait qu 'ils aillent un peu peut -être voir ailleurs, peut -être aller vers là ou autre, ou juste s 'entraider.

Speaker: Par exemple, Docker, quand j 'ai fait la conférence, c 'était principalement parce qu 'il y avait beaucoup de personnes qui se posaient des questions dessus et qui voulaient avoir un peu plus d 'infos. Du coup, pour les aider à avoir un peu plus d 'infos, plus d 'idées sur cette notion -là, on a pu le faire.

Speaker: Faire profiter du réseau ? Faire profiter du réseau et donner des rôles modèles, comme ils disent en anglais. Parce que si vous ne pouvez pas faire pure web -dev, ce n 'est pas grave. Il y a plein d 'autres profils. Moi, je ne suis pas dev, je suis ingénieur en humanité numérique. Je viens des lettres classiques à l 'origine. Donc rien à voir.

Speaker: On peut être testeuse. Et pour ça, même moi, je trouvais que ça me manquait de voir des exemples. Et en fait, si d 'autres personnes ont fait des reconversions issues de différents profils, de profils littéraires, de profils, je sais pas, droit, physique, tout ça, elles vont peut -être donner des profils dans lesquels vous pourrez vous rapprocher si vous venez de ces mêmes bacs grandes.

Speaker: Et c 'est ça, même si ta première expérience est un peu compliquée, te dire qu 'en fait il y en a d 'autres qui y arrivent, ça peut t 'aider aussi à tenir. Moi je sais quand je recherchais un emploi, il y a des moments, j 'ai dit non mais c 'est bon, j 'arrête, je quitte la tech. Et c 'est le fait de me dire bah non, les filles elles sont là, elles existent donc c 'est possible. Voilà.

Speaker: Et si on parle aussi de reconvertis et associatifs, ne négligez pas en tant que meet -up le pouvoir des reconvertis. Par exemple, nous, les filles, elles sont venues, on est venues avec nos bagages, nos compétences, et on a ajouté nos pierres à l 'édifice. Je pense en particulier à Aurore Rénier, qui était graphiste. Et à un moment, on a eu besoin de faire un logo, et puis elle nous a dit, mais vous prenez pas la tête, moi je vous le fais en une après -huitie, je vous le fais quoi. Et du coup,

Speaker: Il a fait mieux que tu as le GPT. On a pu arriver au Dayfest avec des stickers avec notre logo, des t -shirts avec notre logo, alors qu 'on n 'a qu 'un an d 'existence. Je pense qu 'on parle souvent de la puissance des soft skills, mais on les voit vraiment se révéler dans des réseaux comme Steedev.

Speaker: Aura nous a aidé pour le logo, mais il y a plein de personnes qui se sont reliées au DevFest aussi. Et même au niveau du réseautage qu 'on vient de faire, on parlait de Cidev à leurs entreprises, à leurs camarades de promo et tout ça, il y a vraiment eu...

Speaker: C 'est un peu moche de dire ça mais c 'est un peu fait tout seul au final parce que chacune a rapporté sa petite pierre et puis on a fait une jolie montagne pour l 'instant. Dans notre équipe, j 'allais dire les principales investies.

Speaker: Ça va être Laetitia, moi, Lan et Jacqueline. Et Jacqueline, elle a porté ce côté community management, grand public, vers LinkedIn, qui manquait, parce que moi, LinkedIn, je n 'y connais rien. Laetitia, elle a joué de ses contacts, elle était déjà intramurusse, intralille, alors que moi, je n 'y suis pas, vu que je suis en Suède. Et elle a ce pouvoir organisationnel, comme c 'est une maman.

Speaker: Elle est au taquet. Ensuite, Lan a apporté une profonde connaissance du réseau Lilwa, parce qu 'elle est très experte network. Elle a une expertise inclusion aussi que moi, je n 'ai pas du tout. En fait, moi, je suis juste bavarde. C 'est un pouvoir. Le pouvoir d 'initier, quand même. On a tout Venant de Suède. Mettre la première énergie, la première pierre. OK. Avec les allumettes.

Speaker: Il y a une notion de mentora aussi derrière tout ça, un petit peu, qui pourrait venir. Est -ce que quelqu 'un arrive et dit salut, je suis paumé ? Est -ce que vous voyez ? Moi je sais qu 'il y a plusieurs filles qui m 'ont contactée sur LinkedIn, qui venaient du site dev en disant on a discuté vite fait donc moi je ne suis pas du tout physionomiste donc c 'est assez compliqué. Mais en disant j 'ai discuté, j 'aimerais me reconvertir dans la data, l 'IA, tu en penses quoi ? Tu penses quoi de cette formation ?

Speaker: Et je pense que je ne suis pas la seule à avoir été contactée dans ce sens -là, juste pour avoir un avis extérieur sur leurs situations et sur leurs envies. Ça se fait tout naturellement au final, puisque du coup, vu que les personnes se sentent un peu plus en sécurité, elles arrivent un peu plus facilement à demander de l 'aide à telle ou telle personne qui est dans un sujet qu 'elles aimeraient aborder et hop. OK. Il y a des personnes qui ont demandé justement à faire ce genre de rapport.

Speaker: Et vu que ça se fait naturellement, on n 'a pas de plus investiguer sur le sujet. Peut -être plus tard en grandissant où il y aura vraiment plus personnes expérimentées. Il n 'y a pas eu besoin aussi qui s 'est vraiment détaché. Si elles ont besoin, elles savent nous contacter facilement. Si les organisateurs de Conf cherchent des speakers, ils peuvent se tourner vers vous ?

Speaker: on va relayer l 'information. Après, on ne va pas pousser les filles. On a déjà été contacté par exemple par d 'autres groupes de meet -up qui ont du mal à recruter des spiqueuses. Si on n 'a personne qui sont dans ce scope -là, on ne va pas les inventer non plus. Ce n 'est pas le but de la vannef. Donc on va partager l 'information parce que c 'est la chose qu 'on peut faire. On va toujours dire aux filles qu 'on est open. Si elles ont besoin de répéter des confs, si elles ont besoin d 'un avis ou d 'un coup de main, je pense qu 'on sera toutes là.

Speaker: pour ça, mais on ne peut pas faire beaucoup plus pour l 'instant. Peut -être que par la suite on pourra, mais pour l 'instant c 'est déjà pas mal en fait. On fait avec ce qu 'on a dans le frigo. Comme tout le monde.

Speaker: Mais oui, il ne faut pas hésiter à aller voir nos événements, voir qui a déjà parlé, de quel sujet ça a été parlé, et nous contacter pour qu 'on relaye à la fille en question, parce que, je crois que Jacqueline peut en parler mieux que moi, les talks, ça se re -talk. Oui, voilà, ça m 'est arrivé, donc j 'ai fait une presse sur le TDD, puis j 'ai été contactée par François de chez AXA, et hop, j 'ai fait un DBL chez eux.

Speaker: Bon super, bah écoutez ça fait 50 minutes qu 'on discute, je voudrais terminer par quelques petites recommandations de votre part culturelle ou tech ou d 'un petit test aminé si vous avez ça sous la main.

Speaker: C 'est ce que je disais aux autres, j 'ai pas spécialement d 'idées sur ce genre de choses. Par contre je suis beaucoup tournée vers l 'accessibilité de la science et du numérique pour les enfants. Personnellement moi je pense que si on veut plus de femmes dans la tech, il faut commencer à casser les stéréotypes dès l 'enfance.

Speaker: Du coup, je serais plutôt d 'avis à faire un peu de pub sur Code Moi Mouton qu 'on fait à Zénica pour essayer d 'aller dans des écoles primaires pour apprendre le scratch et découvrir des petits robots pour coder ou aller dans des événements qui parlent de science pour les enfants pour pouvoir les éveiller comme il y a les catalogues cogiteurs pour vraiment la science pure ou ou d 'autres événements, j 'ai plus les noms en tête, qui sont un peu en Belgique ou sur l 'île.

Speaker: N 'hésite pas à me relayer les noms si ça te revient. Je les mettrais en description. Marie ? Alors, je ne sais pas si c 'est estéminé au sens large ou au sens... Enfin, au sens large ou au sens juste welch du terme, quoi. Mais je dirais, s 'il y a un resto à Lille que j 'aime bien, c 'est le Café Citoyen tous les derniers mardis du mois, vu qu 'il y a Peuchetinux,

Speaker: C 'est un peu inévitable, ça fait un peu 20 ans qu 'ils sont là, donc 15 -20 ans. Ils existent depuis longtemps. C 'est des dinosaures à Lille. C 'est génial. Du coup, en recommandation culturelle, j 'écoute beaucoup les Codegnous, qui est un podcast qui est dérivé de Ch'tinux, et c 'est toujours très bien documenté. Et toutes les deux semaines, l 'actualité du livre est l 'histoire.

Speaker: Ok, cool. Lan ? Alors moi ce serait un livre et ce serait « Femmes invisibles comment le manque de données sur les femmes dessine un monde fait pour les hommes » de Caroline Criado -Pérez. C 'est un petit peu dérivé de mon domaine pro mais je trouve que c 'est vachement important parce que c 'est vraiment un gros problème qu 'on a dans la texte, c 'est le manque de femmes.

Speaker: et je pense qu 'on néglige les conséquences que ça aura dans le futur, notamment sur nos droits en fait. Et en termes d 'estaminés, moi j 'aime bien l 'estaminé Lillois dans le violier. Et Jacqueline Désolée, j 'ai pas trop co -estabiné, mais par contre niveau culturel, il y a Afro Gamers, qui est une association qui tend à valoriser et encourager l 'intégration des femmes noires, mais aussi des minorités techniques dans l 'industrie du jeu vidéo

Speaker: Elles font un travail vraiment super. Et j 'ai pensé aussi à une personne, Dora Barthaguiz, qui est très active sur les réseaux, qui est dev et CTO chez Arola et qui communique énormément sur le craft légionnel. Ok, super. Écoutez, je vous remercie énormément. C 'était hyper enrichissant, au moins pour moi, de découvrir votre initiative. Je sais à quel point

Speaker: Guider une communauté demande de l 'énergie et de la volonté, mais c 'est aussi hyper enrichissant de faire ça. C 'est toujours plein de rencontres. Et j 'ai l 'impression que c 'est aussi ce qui vous anime de rencontrer, de partager et de prendre du plaisir à faire tout ça. Ça fait avancer tout le monde dans le bon sens. Donc un énorme merci. Je vous souhaite une bonne soirée à toutes les quatre. Et puis on se retrouvera pour un prochain épisode de l 'Estamitek. À bientôt.

Speaker: À bientôt, merci. Merci Ludovic. Merci beaucoup.

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