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Réapprendre à collaborer en 2025

L'EstamiTech
L'EstamiTech

182 plays · Oct 20, 2025

Dans cet épisode, on débrief ensemble de l’AgiLille [https://agilille.fr/], et on en profite pour faire un état des lieux de l’Agilité en 2025, à l’ère de l’IA et du flou qui s’installe dans les rôles de chacun. Merci beaucoup à Johan Dufour [https://www.linkedin.com/in/johan-dufour/] et Nicolas Tondeur [https://www.linkedin.com/in/ntondeur/] pour leur participation ! Quelques liens : * https://nord-agile.org/ * Un forum ouvert dédié au Serious Gaming le 11 décembre https://www.billetweb.fr/agile-games-hauts-de-france-2025 * Le PAF (Post Agile Forum) : https://keikenchiba.org/le-paf/ * Le podcast de Johan, A l’arrache ou quoi : https://www.youtube.com/@JohanDufour-Agile Les recos de Nico : * par la force des arbres (BD) * Estaminet : l’ancienne maison commune hondeghem Les recos de Johan : * Ta gueule c’est agile Patrice Fornalik * Objectif Zéro-sale-con de Robert Sutton * Estaminet : La taverne du westhoek à Quaëdypre

Transcript

Ludovic Borie: Dans une autre vie, j'ai été Scrum Master.

Ludovic Borie: C'était une vie où j'avais besoin de changements, après avoir passé des années dans l'industrie, avec des gros cycles en V, des cahiers de spécifications de plusieurs centaines de pages et des périodes de recettage à n'en plus finir.

Ludovic Borie: Depuis, fort heureusement, les choses ont bien changé.

Ludovic Borie: L'agilité a fait son chemin, on y terre, on teste, des fois on se foire, mais on a aussi appris que ce n'était pas très grave de se tromper.

Ludovic Borie: Mais en 2025, où le monde de la tech ne sait plus trop où il en est, où en est l'agilité dans tout ça?

Ludovic Borie: Pour en discuter, je reçois Johan Dufour et Nicolas Tondeur, deux organisateurs de l'Agile-Île.

Ludovic Borie: Bonsoir messieurs, pouvez-vous vous présenter?

Ludovic Borie: Nicolas.

Nico: Bonsoir, moi c'est Nicolas Tondeur, Nico pour les intimes.

Nico: Je suis joueur, c'est la plus petite définition possible qui me correspond.

Nico: Et étant joueur dans la vie, j'accompagne les équipes, les évolutions d'entreprise, les individus à être les meilleurs eux-mêmes.

Ludovic Borie: Ok, Johan?

Johan: Ça va être dur d'être derrière Nico avec l'histoire de joueur.

Johan: Moi, je ne peux pas faire aussi court, clairement.

Johan: Alors moi, je m'appelle Joanne Dufour.

Johan: Qu'est-ce que je fais?

Johan: Je fais beaucoup de trucs.

Johan: Mon métier principal, c'est d'être coach agile.

Johan: Donc, j'accompagne les équipes, les organisations, les gens à faire mieux.

Johan: On peut aussi résumer comme ça.

Johan: Et je fais aussi des podcasts.

Johan: Un podcast qui s'appelle Alarache Koukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukoukouk

Johan: J'ai du mal à me situer devant le temps parce que ça va tellement vite.

Johan: On fait tellement de choses que j'ai du mal à me mettre dans la timeline.

Johan: Je crois que ça fait 4 ou 5 ans.

Johan: Je suis récemment trésorier de l'association et dans l'organe de l'agilie.

Ludovic Borie: Ok.

Ludovic Borie: Nico, ton rôle dans l'assaut?

Nico: Alors, c'est compliqué les rôles dans l'assaut de l'AgileIle, simplement parce qu'en fait, on est sur une équipe auto-organisée.

Johan: Dinosaure!

Nico: Et donc, on a des rôles officiels devant la loi.

Nico: Mon rôle officiel devant la loi, c'est président.

Nico: Mais au sein de l'association...

Nico: Je suis un peu le PO de l'association et de l'événement parce que je suis souvent celui qui vient embêter pour être sûr qu'on reste dans ce qu'on a dit qu'on ferait, qu'on est dans les bonnes limites ou de se dire, tiens, à cette limite-là, est-ce qu'on doit la repousser?

Nico: Si on doit la repousser, est-ce que ça parle aux utilisateurs ou aux participants, plus exactement?

Nico: Et donc, j'ai un peu ce rôle de PO, gardien du temple.

Ludovic Borie: Bon, en chaîne, est-ce que tu peux me parler pour la peine, monsieur le président, de l'histoire un petit peu de cet asso et de l'événement?

Nico: L'événement, ce n'est pas tout le temps appelé l'Agile Ile.

Nico: Pendant très longtemps, il s'est appelé l'Agile Tour Lille.

Ludovic Borie: Là, j'ai le tour.

Nico: Et il a débuté en 2011, si je ne me trompe pas.

Nico: Le premier événement, c'était 2011, dans la lignée de tous les Agile Tour français, en fait, qui se sont lancés à la même période.

Nico: Et à l'origine, c'était juste un événement organisé par des passionnés.

Nico: Il n'y avait même pas de structure pour porter l'événement.

Nico: Nord Agile est sorti de terre pour pouvoir supporter l'événement et surtout pour pouvoir porter d'année en année le financement de l'événement.

Nico: Pas forcément l'organisation au départ, mais déjà le financement.

Nico: Et puis, à force, il y a d'autres initiatives qui sont sorties de terre au-delà de l'événement en tant que tel.

Nico: Il y a des meet-ups qui ont commencé à avoir le jour.

Nico: Il y a eu plusieurs expérimentations d'organisations de meet-ups liées à Nord Agile.

Nico: Puis, il y a des personnes qui sont arrivées.

Nico: Moi, je suis arrivé dans Nord Agile.

Nico: Si je ne dis pas de bêtises, j'ai dû arriver en 2016 dans Nord Agile.

Nico: vraiment, en investir vraiment dans l'association.

Nico: À un moment où les anciens commençaient à être fatigués, il y avait besoin d'un renouveau dans à la fois l'événement et à la fois la vie de l'association.

Nico: Et puis, depuis qu'on est là, qu'on fait vivre ça avec une équipe qui a beaucoup bougé depuis 2016 quand même, il y a eu beaucoup, beaucoup de mouvements,

Nico: Mais quand même avec quelques personnes qui restent encore depuis ce temps-là, on continue à faire vivre l'événement qui est depuis devenu l'Agile Ile, qui est le moment central de la vie associative.

Nico: Et puis, on a fait vivre avec plus ou moins de succès suivant les années le Scrum Beer, le Meetup Serious Gaming et parfois aussi juste des petits Meetup de conférences ou de présentations de sujets bien spécifiques

Nico: 450 450 maximum.

Ludovic Borie: J.L.?

Johan: C'est 500, non, 400, 500 par jour.

Nico: Notre jour, j'étais à 450 maximum.

Johan: Non, c'est 450, ouais.

Nico: Par jour sur deux jours.

Johan: C'est une super bonne question.

Ludovic Borie: Qui participe?

Ludovic Borie: C'est quoi le profil du participant à la J.L.?

Johan: Il y a quand même pas mal de personnes convaincues.

Johan: Tu vas retrouver des Scrum Masters, des Product Owner, des Product Manager, des Coach Agile.

Johan: Mais ça, c'est sans surprise.

Johan: Et après, en fait, c'est assez variable.

Johan: On a rencontré des managers, des directeurs, des gens qui faisaient du commerce aussi.

Johan: Donc, c'est extrêmement variable.

Johan: Mais en tout cas, ils gravitent tous dans l'univers plus ou moins proche de la tech.

Johan: C'est assez rare d'avoir des profils hors tech, en fait, on va dire.

Johan: Donc, tu auras des ESN, hors IT, pardon, hors IT, hors IT, pardon.

Nico: Or IT.

Nico: Or IT.

Nico: Ouais.

Johan: On aimerait bien avoir des médecins, par exemple.

Johan: Ce serait trop cool.

Ludovic Borie: C'est une première question intéressante.

Ludovic Borie: Pourquoi Pourquoi l'agilité, c'est un truc de tech?

Ludovic Borie: Pourquoi il n'y a pas, je ne sais pas, le service marketing des muliers du retail qui se dit, tiens, je vais faire de l'agilité et m'organiser comme ça, me donner des objectifs itératifs et avancer.

Ludovic Borie: Et pourquoi l'agilité, c'est un truc de tech?

Nico: Je pense qu'on est en fondamental.

Nico: Il y a deux choses.

Nico: La première chose, c'est que l'agilité est issue de la tech.

Nico: Le manifeste agile s'appelle le manifeste pour le développement logiciel agile.

Nico: Déjà, première chose.

Nico: Dès le regroupement des bonnes pratiques qui a amené à la création du manifeste, ça a été teinté tech.

Nico: Il y a eu beaucoup d'initiatives depuis qui font qu'on sait qu'on peut amener les pratiques agiles ailleurs, mais ça a souvent été un T-Tech.

Nico: Et du fait, comme ça a été un T-Tech, c'est entré par l'opérationnel.

Nico: L'opérationnel IT s'est lancé dans l'agile et quel que soit le mode de fonctionnement agile qui était lancé, c'est par là où on est rentré.

Nico: Et depuis, il y a eu plein d'initiatives qui se sont lancées pour aller faire de l'agile dans le management, avec notamment tout ce qu'on a vu autour du management 3.0, de Unfix, de tout ça.

Nico: Aller faire de l'agile, faire du produit en quelque sorte ailleurs aussi, dans le marketing, ceci, cela.

Nico: Le problème, c'est que

Nico: à chaque fois, ça se cloisonne.

Nico: Plutôt que d'essayer de lancer une démarche globale d'entreprise et d'essayer de faire évoluer le système complet vers quelque chose qui soit au service de l'entreprise, de sa stratégie et tout ça, la plupart du temps, on...

Nico: On a travaillé au process, purement au process.

Nico: On a travaillé à la production.

Nico: Et puis, on s'est dit, les dirigeants, les gens qui payaient, on dit, ça suffit.

Nico: Nous, on veut des choses qui soient dans le pur opérationnel sans se dire, mais en fait, peut-être qu'on pourrait nous aussi changer.

Nico: Et ça, c'est un gros problème.

Johan: Je ne sais pas.

Ludovic Borie: Excuse-moi, j'étais muté, excuse-moi.

Johan: Oui, tu étais en mute.

Johan: C'est pour ça.

Ludovic Borie: T'es d'accord avec le constat?

Johan: Lui, ici, clairement.

Johan: En fait, c'est ce que j'allais dire.

Johan: En plus, ce côté historique, déjà, ça a un impact.

Johan: Et après, tu as un côté très silo qui existe dans les entreprises, en fait, sur lequel nous, on lutte.

Johan: On est plus à promouvoir la collaboration de tout le monde.

Johan: Et puis, les éléments de langage, etc.

Johan: Mais il y a la même chose, en gros, entre les AGIS, les TECOS, le métier.

Johan: Tout le monde a son langage et parfois, on a du mal à se comprendre.

Johan: Nous, on veut péter tout ce truc-là et se dire, OK, au final, ce qui est important, c'est la collaboration.

Johan: Moi, j'aime beaucoup aussi le côté stratégique d'entreprise, de dire, OK, c'est quoi la vision?

Johan: Qu'est-ce qu'on fait ensemble?

Johan: Mais il y a encore plein de travail.

Johan: Il y a plein de choses à faire changer, à faire évoluer en termes de mentalité avant d'y arriver.

Ludovic Borie: Mais c'est marrant parce que moi, ma casquette, c'est une casquette tech avant tout.

Johan: Oui.

Ludovic Borie: Et souvent, il y a des sujets d'outillage.

Ludovic Borie: C'est-à-dire quels sont les outils des techs et quels sont les outils que l'entreprise a bien envie d'utiliser.

Ludovic Borie: Et nous, dans une petite structure où on est une trentaine de personnes,

Ludovic Borie: on essaye de porter des projets.

Ludovic Borie: Ces projets doivent avoir un espèce d'outillage commun et c'est toujours un grand débat parce que les outillages de chaque équipe sont différents, les manières de faire de chaque équipe sont différentes.

Ludovic Borie: d'avancer.

Ludovic Borie: C'est tout un univers.

Nico: C'est tout un univers et c'est d'autant plus... Enfin, j'ai envie de dire...

Nico: La démarche agile en tant que telle, elle-même, elle va amener à ce genre de problématiques.

Nico: Parce que comme on essaye de mettre les individus et leurs interactions devant les processus et les outils, comme on essaie à tout moment de dire « on s'adapte à ton contexte », si on s'adapte au contexte de l'individu, chaque personne doit trouver sa manière de fonctionner qui va la rendre efficace.

Nico: Or,

Nico: ça, ça amène un défaut de lecture, ça amène quelque chose d'illisible.

Nico: C'est pour ça qu'il y a de grands frameworks, de gros frameworks qui ont eu le vent en poupe pendant un certain temps et qui continuent à l'avoir, d'agilité d'entreprise,

Nico: pour dire comment nous, on considère qu'il faut faire les choses.

Nico: Ça ne veut pas dire qu'ils répondent aux bonnes choses.

Nico: Ça ne veut pas dire que c'est forcément la solution à tout, mais c'est beaucoup plus lisible d'un point de vue dirigeant, d'un point de vue personne qui se dit « Mais moi, en fait, j'ai besoin de comprendre ce qui se passe dans l'entreprise et d'assurer une certaine uniformité.

Nico: » On ne dit pas à quel niveau de l'uniformité on a besoin de cette uniformité, mais

Nico: on a besoin d'une uniformité.

Nico: C'est pour ça que ces frameworks-là ont eu du succès et continuent à en avoir.

Nico: Heureusement ou malheureusement, ça va dépendre s'ils ont du succès ou pas.

Ludovic Borie: Tu parles de SAFE?

Johan: Ça les rass... Par exemple.

Nico: Notamment, mais pas que!

Ludovic Borie: Mais pas que, parce que, excuse-moi, ça fait vraiment repartir de quelque chose où on dit, bah ok, l'agilité, où on imagine l'agilité, il y a une petite notion de liberté avec.

Ludovic Borie: Je suis agile, donc je suis capable de me déplacer très vite à quelque part, voilà.

Ludovic Borie: Et rajouter tout plein de lignes et de petites étoiles et de petites documentations et de process pour rajouter de la lisibilité et un contexte commun à l'entreprise et un cadre,

Ludovic Borie: c'est... En fait, un cadre, c'est... c'est... On ne peut pas être agile dans un cadre parce qu'on est contraint par ce dit cadre.

Ludovic Borie: C'est vachement dur.

Ludovic Borie: À un moment, le

Johan: être agile je sais pas si on peut dire être agile ou pas mais en tout cas le cadre t'impose une rigueur après est-ce que ce cadre en fait est légitime on va prendre safe parce que c'est un super exemple

Johan: C'est-à-dire, est-ce qu'on est dans l'obligation pour atteindre nos objectifs de poser l'intégralité des choses qui sont écrites dans le schéma alors qu'il est ultra complet?

Johan: Peut-être pas.

Johan: Mais il faut se reposer la question.

Johan: Après, c'est une valeur que moi, je défends parce que c'est important.

Johan: Il faut être proche des valeurs avant tout.

Johan: Parce que c'est ça, le truc.

Johan: Il y a un gars, justement, signataire du Manifeste, qu'on aime bien,

Johan: Alistair Coburn qui justement s'est dit ok il y a plein de frameworks c'est cool votre truc ça le soudait un peu et là crée le coeur de l'agilité justement pour se recentrer en fait sur des valeurs la collaboration la réflexion l'amélioration et c'est marrant parce que j'oublie toujours la dernière et t'inico là tu vas m'aider c'est laquelle la dernière valeur l'adaptation

Nico: L'adaptation au changement, la collaboration, les individus et leur collaboration, et la collaboration avec le client.

Johan: Et la livraison de valeur.

Johan: Enfin, la livraison, en fait, c'est livré, le dernier ouvert.

Johan: Et voilà, en fait, tu as quatre mots.

Johan: C'est cool.

Johan: Pas besoin d'aller plus loin.

Johan: Et après, tu bloques ce que tu veux derrière.

Johan: Nico, tu voulais dire quelque chose?

Johan: Ouais.

Nico: Ouais, je veux dire que, en fait, l'agile est née de cadres.

Nico: Si tu regardes bien tous les signataires du manifeste, les primo-signataires, ceux qui ont écrit le manifeste, c'est toutes des personnes qui avaient créé leur propre framework, leur propre cadre.

Nico: Quand tu regardes Scrum, quand tu regardes XP, quand tu regardes... La volonté, elle est de créer de la valeur, de créer de l'excellence, mais ça n'empêche qu'XP, c'est ultra contraignant, XP.

Nico: Et pourtant, on donne la liberté dans le cadre.

Nico: C'est là où, justement, on en vient aussi à ce qui fait qu'actuellement, l'agile peut être décriée ou il y a beaucoup de personnes qui disent que ça ne marche pas.

Nico: C'est aussi parce qu'il y a des personnes qui...

Nico: qui ont eu une mauvaise interprétation de ce que ça voulait dire qu'être agile, en fait.

Nico: Être agile, ça veut dire être capable, comme tu l'as dit, être capable de pivoter, être capable d'être autonome, être capable de répondre aux besoins le plus vite possible.

Nico: Mais ça ne veut pas nécessairement dire « chacun fait ce qu'il veut, comme il veut, et de manière désordonnée. »

Ludovic Borie: Non, non, oui, bien sûr.

Ludovic Borie: Mais parce que pour moi, de toute façon, à partir du moment où il y a un objectif qui est clair et que c'est l'objectif qui prime, en fait, on ne fait pas ce qu'on veut parce qu'on cherche l'atteinte d'objectifs.

Johan: Oui.

Johan: Oui.

Ludovic Borie: Donc, mon cadre, c'est le résultat.

Nico: Tout à fait.

Ludovic Borie: Mais est-ce que c'est un cadre?

Ludovic Borie: C'est peut-être un peu philosophique, je vais essayer de recentrer un tout petit peu.

Ludovic Borie: Je peux vous demander pour la peine quelles étaient les tendances à l'AgileIle cette année?

Ludovic Borie: Déjà, c'était en juin, il me semble.

Nico: C'était en juin, oui, fin juin.

Ludovic Borie: Quelles étaient les tendances?

Ludovic Borie: Moi, j'ai noté trois, quatre sujets que j'ai lus un petit peu dans le programme.

Ludovic Borie: Je n'ai pas eu la chance d'y assister cette année.

Ludovic Borie: J'imagine bien que ça a parlé d'IA, parce qu'on est obligé de parler d'IA dans n'importe quel podcast, sujet, discussion, thème, voilà.

Ludovic Borie: J'ai vu de la transformation d'entreprise, du numérique responsable, ça c'est intéressant, j'aimerais bien que vous en touchiez un mot, et puis de la collaboration, évidemment, rapport à la collaboration qui reste le cœur du sujet.

Johan: Merci.

Ludovic Borie: Johan, qu'est-ce que tu as retenu, toi, en grande thématique?

Johan: Je vais être franc avec toi, je n'ai pas retenu grand chose parce qu'en fait, en étant dans l'orga, je n'ai quasiment rien vu en fait.

Johan: À part deux, trois keynotes, j'étais plus en train de courir pour faire des choses.

Johan: Après, j'ai discuté avec des speakers.

Johan: Moi, le sujet que j'aime beaucoup en ce moment, et on en a parlé tout à l'heure, c'est le côté agilité à l'échelle.

Johan: Par exemple, il y a eu Rachid Dubois qui a fait la keynote de la première journée, si je ne dis pas de bêtises.

Johan: Justement, pour parler en fait de...

Johan: 4 types de démarches d'agilité à l'échelle.

Johan: Alors, je l'ai vu en replay, ce qui m'a permis aussi de compléter par rapport aux discussions que j'avais eues.

Johan: Et ça, par exemple, c'est un sujet qui est ultra intéressant en matière d'organisation, comprendre aussi pourquoi ça ne marche pas.

Johan: Pourquoi est-ce que les entreprises ne sont peut-être pas prêtes?

Johan: Pourquoi est-ce que ça a mauvaise presse?

Johan: Ce sont des questions qui permettent aussi de comprendre un petit peu l'écosystème dans lequel on évolue et aussi potentiellement, surtout en ce moment, la réputation qu'ont ces frameworks, etc.

Johan: Moi, c'est un sujet qui me tient à cœur et aussi l'aspect de transformation.

Johan: Au final, ça veut dire quoi transformer une entreprise?

Johan: Je ne peux pas t'aider sur ce qui a été programmé.

Johan: Par contre, sur le détail, voilà.

Ludovic Borie: Nicolas.

Nico: Oui, il y a eu les grandes tendances.

Nico: Alors, l'IA, pas énormément, en fait.

Nico: Il y a peut-être une ou deux conférences sur l'IA, mais on n'en avait pas volontairement fait un thème central dans la mesure où il y a beaucoup... En fait, l'année dernière, en 2025, on a encore voulu faire une conférence la plus généraliste possible.

Nico: Ce n'est pas dit qu'on puisse continuer parce qu'il y a...

Nico: L'engouement pour les conférences agiles est en déclin aussi, donc il va falloir qu'on se réinvente.

Nico: Mais l'année dernière, on a voulu se faire le plus généraliste possible.

Nico: Donc quand on regarde les sujets, oui, il y a ces sujets d'IA, il y a eu des sujets autour du produit, de l'organisation produit, de la gestion du produit.

Nico: Beaucoup de retours d'expérience, je pense que c'est ça aussi que les gens viennent chercher, c'est les retours d'expérience de ce que le speaker a rencontré dans son milieu, d'aller dans le trait factuel, dans le trait concret.

Nico: Donc, on est retourné sur des sujets qui restent des sujets d'actualité, mais on a eu la chance de reparler nos estimates, on a eu la chance de reparler, de mettre en place des cadres agiles en se disant, mais est-ce qu'en fait, si on n'en met pas, est-ce qu'en fait, on ne se trompe pas?

Nico: Donc, il y a eu des sujets tout autour de ça, avec bien sûr encore des sujets plus d'ouverture autour du développement personnel, autour de problématiques très spécifiques de « tiens, telle chose dans le produit, qu'est-ce qui se passe? »

Nico: Ça fait quelques années qu'on n'adresse plus directement le développeur dans l'AgileIle.

Nico: Et ça, cette année, c'était encore une fois un sujet qu'on n'a pas adressé spécifiquement.

Nico: Mais je tiens à dire que ce n'est pas nous qui ne l'avons pas adressé, en fait.

Johan: Merci.

Nico: Ce n'est pas l'organe qui ne l'a pas adressé.

Nico: C'est qu'au niveau des propositions de sujets,

Nico: les développeurs ne nous ont pas présenté beaucoup de sujets et ce qu'on a vu présenter, ce n'est pas forcément des sujets qui parlaient aux personnes qui ont voté pour le programme.

Nico: Parce que le programme de l'Agile, on le veut très collaboratif, on le veut ouvert aux participants.

Nico: Donc, on fait ça en meet-up la plupart du temps.

Nico: On récupère des personnes, on invite des personnes à venir nous aider à faire un

Nico: alors c'est un extreme quotation par exemple on utilise parfois ce format là d'extreme quotation pour créer le programme et donc les devs on en a peu on en avait peu les années qui viennent de passer et cette année-ci mais ça s'explique aussi parce qu'en même temps ou presque en même temps que nous il y a le dev Lille en fait deux semaines avant il y a le dev Lille et forcément il y a déjà eu la grande messe des tech des devs deux semaines avant quoi

Ludovic Borie: vrai.

Johan: c'est de leur faute

Ludovic Borie: Mais quand même, super transition.

Ludovic Borie: Parce que, bon, alors, moi, mon podcast, il s'appelle « Let's Tame Tech ».

Ludovic Borie: À la base, je suis tech, c'est mon métier.

Ludovic Borie: Et quand même, j'ai des gens qui travaillent avec moi et on est une équipe et tout ça.

Ludovic Borie: Et on est aussi en charge, nous, de s'auto-organiser, quoi.

Ludovic Borie: Donc en fait, ça fait partie de notre quotidien d'être la meilleure version de nous-mêmes, comme tu disais, Johan.

Johan: Merci.

Ludovic Borie: Et ces cinq dernières années, on a vécu le Covid, comme tout le monde.

Ludovic Borie: On a vécu la mode du télétravail d'un seul coup qui est arrivé en disant « Ah, la collaboration doit changer.

Ludovic Borie: » On est tous chez soi avec le télétravail.

Ludovic Borie: Donc le télétravail, c'est aussi...

Ludovic Borie: peut-être plus de liberté autour des heures de travail, de plein de choses.

Ludovic Borie: Donc ça veut dire de l'asynchronisme, ça veut dire dire une communication qui peut être différente, qui est non-verbale.

Ludovic Borie: Donc c'est plein de changements dans les attitudes aussi et ça a pour moi un réel impact sur la façon dont une équipe va travailler.

Ludovic Borie: Mais c'est aussi, là, on a un retour de boomerang, de, ah ben non, vous revenez tous au bureau.

Ludovic Borie: Donc, j'ai plein de témoignages de gens autour de moi qui disent, ah non, télétravail, il y en a eu beaucoup trop, vous revenez tous au bureau.

Ludovic Borie: Je dis, ouais, d'accord, mais on est 1200 et les bureaux, il y a 800 places, on fait comment?

Ludovic Borie: Et donc, d'accord, vous venez au bureau, mais pas tous les mêmes jours.

Ludovic Borie: Je dis, d'accord, mais si on n'est pas tous là les mêmes jours, comment on fait pour se croiser?

Ludovic Borie: Et c'est tout un paradigme qui a bougé ces dernières années.

Ludovic Borie: Pourtant, le tech est censé être au cœur du truc parce qu'on a envie... Historiquement, il y a toujours eu un problème de communication, selon moi, entre le métier et la tech.

Ludovic Borie: Ils ne parlent pas la même langue, comme vous l'avez dit tout à l'heure.

Ludovic Borie: Et tous ces trucs ont été mis en place pour mieux communiquer.

Ludovic Borie: Et pourtant, le tech a du mal à se saisir du sujet.

Ludovic Borie: c'est quoi votre vision de tout ça en 2025 avec toutes ces modifications qui ont eu lieu et le télétravail et les conforts de vie et les méthodes qui ont évolué et tout ça?

Johan: Tu vois, je vais te donner mon avis par rapport justement au prisme du Técos.

Nico: Merci.

Johan: Comment est-ce que le Técos, par exemple, vit le fait qu'on lui impose un certain nombre de choses est estampillée et agile?

Johan: Est-ce qu'en fait, on l'embarque ou est-ce qu'on lui dit non, non, en fait, tu vas faire ça, ça, ça, parce que c'est écrit justement dans un cadre où on ne lui a pas donné le sens?

Johan: Moi, c'est plutôt la perception que j'ai sur le côté...

Johan: Ouais, bon, alors l'agilité, c'est cool, mais on s'en fout un peu.

Johan: Et puis, ce n'est pas notre problème.

Johan: Alors qu'en réalité, la plupart des techs que je côtoie, que ce soit des juniors ou des experts, sont déjà agiles, en fait.

Johan: Ils sont déjà dans la collaboration, dans leur équipe.

Johan: Ils essaient de livrer de la valeur, en tout cas, se poser la question.

Johan: En tout cas, je n'en connais pas beaucoup qui se considèrent comme des simples pisseurs de code.

Johan: Et ce serait quand même un peu triste, en fait, si c'était le cas.

Johan: Donc tu vois, tu as déjà ce truc-là.

Johan: Et après, est-ce qu'ils ont envie, est-ce qu'ils ont les moyens en matière de temps d'aller plus loin sur ces thématiques-là?

Johan: Est-ce qu'ils considèrent que c'est de leur responsabilité?

Johan: poser.

Nico: Est-ce qu'ils ont la liberté aussi?

Nico: Parce que la plupart des problématiques que tu remontais, Ludo, moi, je ne vois pas nécessairement des problématiques liées spécifiquement au domaine agile, mais aussi des problématiques purement de management.

Johan: Oui?

Nico: Et quand on parle transformation agile, quand on parle management, on se rend compte que c'est souvent « faites ce que je dis parce que je fais » d'un point de vue managérial.

Nico: Et il y a notamment Laurent Morisseau qui en parle très bien, qui dit « on est dans une situation plafond de verre, plancher de verre ».

Nico: où on met en place des choses côté des équipes qui sont censées fonctionner, mais qui marchent sans doute bien au niveau de chacune des équipes individuellement.

Nico: Quand on remonte qu'on pourrait aller plus loin, parce que la philosophie qui est mise en place au niveau des équipes, cette autonomie, cette envie de bien faire…

Nico: La plupart des freins qu'on rencontre ne sont plus des freins au niveau de l'équipe ou au niveau de l'interéquipe, mais au niveau structurel, au niveau RH, au niveau stratégique, en fait, ils se prennent un plafond de verre parce qu'ils ne sont pas écoutés.

Johan: Mh-hm.

Nico: Et inversement, le management essaye de mettre en place des choses.

Nico: Et puis, au moment donné, il y a ce choc de culture dont tu as parlé, mais qui n'est pas uniquement un choc de culture métier tech, qui est aussi un choc de culture stratège-tacticien.

Nico: au niveau des organisations.

Nico: Et donc, eux rencontrent un plancher de verre où ils ne se font pas entendre.

Nico: Et souvent, malheureusement, quand ils n'ont pas les informations qui vont bien, ils reviennent à des vieilles pratiques ou à des choses qui sont ancrées dans la manière dont, eux, ils ont appris les choses.

Nico: On impose des décisions.

Nico: On ne prend pas forcément les... On ne regarde pas le problème.

Nico: Ou en tout cas, on regarde...

Nico: le symptôme, mais on ne regarde pas la cause.

Nico: Et donc, « Ah, tiens, tu parlais du retour sur site suite au télétravail.

Nico: J'ai l'impression que mes équipes sont plus efficaces parce que je ne les ai plus sous la main, parce que je ne les vois plus.

Nico: Bon, allez, on va imposer le retour sur site et tout ça. »

Nico: Est-ce que réellement, c'était ça ton problème?

Nico: Et à chaque fois, retourner à la cause, c'est vachement important.

Nico: Mais comme tu dis, les équipes ont tendance à subir et il y a des mentalités à changer.

Nico: Et c'est là où

Nico: on a une problématique, c'est que pour les managers, maintenant, l'agile est presque devenue une commodité.

Johan: Merci.

Nico: C'est censé, c'est un petit peu le fonctionnement agile, la structuration agile des équipes, c'est vu comme les managers, par les managers, en fait, c'est comme Excel.

Nico: Les gens, ils sont censés maîtriser.

Nico: On n'a plus besoin de faire évoluer ça, sauf qu'il faudrait franchir l'étape d'au-dessus.

Nico: Et oui, l'opérationnel,

Nico: lorsque l'on a fait une transition vers la démarche agile, l'opérationnel est peut-être agile et peut-être n'est pas aussi efficace que ce qu'on aurait espéré, mais c'est peut-être parce qu'il y a

Nico: un braquet supplémentaire à passer, plutôt que de le faire au niveau des équipes, le faire au niveau d'au-dessus.

Nico: Et puis aussi, malheureusement, et ça je sais que je vais titiller l'oreille de Johan, le problème, c'est que la plupart du temps, on s'est lancé dans une démarche d'amélioration des process sans évaluer le vrai impact de ce qu'on mettait en place.

Johan: Oui, c'est moment du moment, Impact.

Ludovic Borie: On rentre en plein dans le truc.

Ludovic Borie: Au-delà de... Comment dire ça?

Ludovic Borie: Au-delà de mesurer l'impact de la transformation des équipes, j'ai l'impression qu'on parle de productivité.

Ludovic Borie: Est-ce qu'on est plus productif quand... Ouais, voilà.

Ludovic Borie: Je veux y venir.

Ludovic Borie: Et parce que...

Ludovic Borie: Moi, ce que j'aimerais bien... Alors, pour les gens qui écoutent, ils ont hoché la tête en disant non, non, non, non.

Ludovic Borie: productivité.

Ludovic Borie: Quelle est la frontière aujourd'hui entre le produit et la tech et l'agilité?

Ludovic Borie: Et est-ce que la vraie tendance d'aujourd'hui et de ces peut-être dernières années, j'espère, ce n'est pas justement de responsabiliser

Ludovic Borie: le tech, le développeur, l'opérationnel, sur la réelle valeur de ce qu'il produit.

Ludovic Borie: L'agilité a eu un méfait, je trouve, de nous faire compter des points de complexité et compagnie.

Ludovic Borie: Avec Scrum, quelle est la taille de mon panier?

Ludovic Borie: Je suis content, ma vélocité a augmenté.

Ludovic Borie: Mais en vrai, on s'en fout de ta vélocité parce que si ta valeur produit ou ta valeur financière ou ta valeur pécuniaire, elle reste à zéro,

Ludovic Borie: tout ce que tu as fait, on s'en fout.

Ludovic Borie: Et donc, est-ce que quand tu dis qu'il faut impacter les gens, passer le braquet d'après, est-ce que le braquet d'après, ce n'est pas plus d'aller expliquer l'impact business que les gens doivent avoir?

Nico: Merci.

Ludovic Borie: et leur dire « Monsieur, j'ai besoin que le mois prochain, monsieur, madame, toute l'équipe, j'ai besoin que vous me rapportiez 100 000 euros.

Ludovic Borie: N'ayons pas peur des chiffres.

Ludovic Borie: Il faut tel chiffre d'affaires.

Ludovic Borie: » Moi, en 20 ans, en tant que dev, on ne m'a jamais parlé de chiffre d'affaires de la fonctionnalité que je développais.

Ludovic Borie: Jamais.

Ludovic Borie: Parce qu'on ne s'est jamais dit que l'équipe tech pouvait s'emparer de ce sujet-là.

Ludovic Borie: Vous en pensez quoi de ça?

Johan: Ton angle est intéressant.

Johan: En tout cas, sur le sujet de la génération de CA, c'est vrai qu'on n'en parle pas.

Johan: Après, souvent, on va parler d'autres KPI, etc.

Johan: Mais déjà, la première question à se poser, c'est quoi la valeur que j'amène à mon utilisateur, par exemple, tout simplement.

Johan: Et ça, je ne vais pas être tout à fait d'accord avec toi parce que

Johan: J'ai été aussi dev il y a 15 ans.

Johan: C'était une question que je me posais en disant ce que je suis en train de produire en termes d'application.

Johan: Je faisais du PHP.

Johan: Désolé, ça arrive.

Johan: Mais faire une web app pour des utilisateurs le plus rapidement possible parce qu'en fait, ils ont une problématique.

Johan: Ça faisait partie de mon mindset et je l'ai appris en entreprise.

Johan: On ne me l'a jamais dit à la fac.

Johan: La fac, c'est « Tiens, tu vas être dev.

Johan: » « Cool.

Johan: » « Pourquoi faire?

Johan: » Et en entreprise, je me le suis pris dans la tronche parce qu'au final, si on produit des choses qui sont inutiles, l'utilisateur, en tout cas, le remontait vite aux équipes tech.

Johan: Est-ce que c'est le cas maintenant?

Johan: C'est une question qu'on peut se poser.

Johan: Est-ce qu'il y a une complexité en matière de métier?

Johan: Oui, ça, c'est sûr.

Johan: Est-ce que les organisations sont beaucoup plus grosses?

Johan: C'est possible.

Johan: Après, tu n'auras pas les mêmes problématiques dans une startup, typiquement.

Johan: Une startup, admettons, tu es 10.

Johan: Oui, en fait, tu auras un peu plus de polyvalence.

Johan: Tu voudras peut-être...

Johan: plus t'intéresser à ce qui se passe, à la valeur que tu produis immédiatement.

Johan: Quand c'est des orgas où il y a des dizaines de milliers, tout est dispatché.

Ludovic Borie: Bien sûr.

Johan: Oui.

Ludovic Borie: Il a fallu que j'arrive en startup pour me rendre compte que moi, avec mon métier, j'avais un impact qui était direct business et qui était pour la peine mesurable.

Ludovic Borie: Mais j'ai travaillé dans les entreprises avant, Mulier,

Ludovic Borie: il ne fallait pas poser ce genre de questions parce qu'il y a du business derrière ça, c'est leur job.

Ludovic Borie: Attention, on ne parle pas chiffres ici et il y aura peut-être un nombre d'utilisateurs, mais savoir le taux de rétention dans un tunnel de conversion, c'était notre job d'améliorer ce taux de rétention.

Ludovic Borie: Je trouve qu'on a beaucoup dépouillé aussi la tech de ces sujets qui pourtant leur donnent vraiment de l'impact.

Ludovic Borie: Nico, je ne sais pas si tu as l'air un peu sceptique?

Nico: Non, je ne suis absolument pas sceptique.

Nico: Je me posais la question de quel est le facteur qui empêche les organisations de donner cette liberté aux devs, aux techs, d'avoir cette information-là.

Nico: Et en fait, je remontais dans ma tête à plusieurs choses.

Nico: Déjà, première chose, la plupart du temps, on est payé autant

Nico: On n'est pas payé à ce qu'on produit.

Johan: Merci.

Nico: Il y a un podcast qui est génial autour de ça qui s'appelle Culture 2000.

Nico: Ils ont fait un épisode dédié.

Nico: Malheureusement, ils ne produisent plus, mais ils sont encore en ligne.

Nico: Ils ont fait un épisode dédié à la notion de temps.

Nico: Et à un moment donné, la notion de temps est devenue centrale au fait de payer les choses, même les choses fabriquées.

Nico: Avant que la notion de temps devienne centrale, j'achetais un marteau chez un forgeron pour l'utilisation que j'allais en faire.

Nico: Et puis à un moment donné, la notion de temps est devenue centrale et plutôt que de payer le marteau pour l'utilisation que j'allais en faire, je payais le temps que le forgeron avait passé à fabriquer le marteau.

Nico: Et je pense que là, il y a une première composante.

Nico: C'est les organisations ont l'habitude de payer les gens autant et pas les payer à l'efficacité aux CA qui produisent et tout ça.

Nico: C'est une première chose.

Ludovic Borie: Mais chez les techs, c'est vrai.

Nico: Et la deuxième chose, chez les techs.

Nico: Oui, chez les techs, c'est vrai.

Ludovic Borie: C'est pas vrai.

Ludovic Borie: Parce que l'équipe commerciale, ça fait partie de la culture, par exemple.

Nico: L'équipe commerciale, ça fait partie de la culture.

Nico: Après, on pourrait se demander aussi, est-ce que c'est bien fait même chez les commerciaux?

Nico: Parce que dans un sens, quand tu travailles à une objectivation individuelle, tu vois, moi, je serais plus parti, moi, je suis partisan des objectivations de groupe quand on est sur des trucs comme ça.

Nico: Mais il y a ça.

Nico: Et puis, il y a aussi le fait que

Johan: Sous-titrage Société Radio-Canada

Nico: Mine de rien, tu parlais des grands groupes, muliers ou autres, on parlait des startups, mais dès le moment où on n'est plus en startup, on commence à être en scale-up, on commence à être en mulier, en fait, les gens qui produisent ne sont pas nécessairement des gens qui appartiennent à mon entreprise.

Nico: Et donc, ce sont des gens qui sont en sous-traitance et potentiellement,

Nico: j'achète un service aux gens, et donc pourquoi est-ce que j'irais m'exposer?

Nico: Je parle vraiment, c'est de l'hypothétique, je n'ai pas creusé cette chose-là plus que ce qu'on en parle maintenant, mais potentiellement, moi qui suis patron, pourquoi est-ce que je dirais à mes sous-traitants, voilà ce que vous me rapportez, sous risque de les voir venir négocier en disant, tu as vu ce que je te rapporte, tu vas me payer un peu plus.

Ludovic Borie: Ouais, mais l'inverse est vrai.

Ludovic Borie: En fait, tu m'as fait juste perdre de l'argent.

Ludovic Borie: Pourquoi je te paierais?

Nico: Bien sûr!

Nico: Ah ben, clairement!

Ludovic Borie: Et je pense qu'il y a beaucoup de prestataires qui seraient beaucoup moins payés.

Ludovic Borie: Non, non, non.

Johan: ça serait compliqué

Nico: Clairement.

Nico: Et c'est une notion de l'impact.

Nico: Après, l'impact, ce n'est pas uniquement le CA aussi.

Nico: Pour être honnête, une des promesses de l'agile, c'était aussi de faire en sorte que les gens se sentent mieux dans leur environnement, limite en produisant la même chose, mais qu'ils se sentent mieux dans leur environnement.

Nico: C'était de limiter le turnover.

Nico: Pour moi, ce sont des vrais impacts.

Nico: Tu parlais de la productivité.

Nico: La productivité, c'est un résultat d'un impact positif que l'agile peut avoir.

Nico: L'agile ne doit pas chercher à aller sur de la productivité parce que déjà, il faut suivre le bon indicateur.

Nico: C'est rigolo parce que c'est ma prochaine conférence.

Nico: Ma prochaine conférence, celle que je suis en train d'écrire, elle est autour de c'est quoi les chiffres qu'on peut suivre et les mauvais chiffres qu'on peut suivre en fait.

Nico: Mais l'impact, c'est surtout qu'est-ce que j'essaye d'améliorer.

Nico: Et je pense que malheureusement, dans nos évolutions agiles, dans beaucoup d'accompagnements agiles, et je parle bien spécifiquement de l'agile,

Nico: Les gens, ils ont oublié de se poser la question, qu'est-ce qu'on essaie d'améliorer?

Nico: Ils ont juste vu un truc qui brillait et ils ont dit, et nous, on veut aussi ce truc qui brille là, sans se dire, mais est-ce que réellement, c'est le truc qui est adapté pour nous, est-ce que réellement, on va améliorer les choses?

Nico: Et si on veut améliorer les choses et s'il y a des choses à améliorer, est-ce qu'on est capable de se dire à un moment donné, oui, on les a améliorés ou pas?

Nico: Le chiffre d'affaires, c'est une des choses qu'on peut améliorer, mais pas que.

Ludovic Borie: Est-ce qu'on ne peut pas considérer le bonheur des gens et la rétention et le turnover et tout ça comme des... des... C'est une métrique soit, mais finalement, s'ils sont plus heureux, est-ce qu'ils ne vont pas être plus investis dans l'entreprise et au final avoir des résultats plus positifs pour l'entreprise?

Ludovic Borie: On disait avec Johan tout à l'heure qu'on devait en permanence jouer avec trois curseurs avant l'épisode.

Ludovic Borie: C'est quelque chose que je dis souvent avec mes collègues.

Ludovic Borie: Il y a le contentement de l'employé, le contentement de nos clients et le contentement de l'entreprise, ou l'intérêt de chacun.

Nico: Ah-hah.

Ludovic Borie: et qu'on doit gérer en permanence le curseur entre les trois et juste dire que si mon employé est très heureux c'est aussi dans l'intérêt de l'entreprise c'est plutôt une conséquence l'entreprise va y gagner quelque chose ah oui oui bien sûr

Nico: si on regarde juste le chiffre d'affaires ça va dépendre mais parfois le chiffre d'affaires c'est pas juste la bonne mesure la marge ça pourrait être une meilleure mesure parce que pour un même chiffre d'affaires si les gars ils produisent deux fois plus vite parce qu'ils sont mieux tu vois

Ludovic Borie: Non, non, mais bien sûr.

Ludovic Borie: Oui, oui.

Johan: Après, c'est une vraie question parce qu'il y a un truc, il y a déjà l'historique et la culture de chaque entreprise.

Johan: Toutes les cultures sont différentes, c'est normal.

Johan: Qu'est-ce qu'ils regardent comme indicateur pour se dire, ok, notre entreprise est capable de survivre parce que souvent, c'est le constat.

Johan: Après, comment est-ce qu'on fait parler des indicateurs entre eux?

Johan: C'est un truc que j'aime bien faire.

Johan: En fait, il y a deux choses sur les indicateurs.

Johan: Un, la lecture dans le temps.

Johan: Comment est-ce qu'ils évoluent dans le temps?

Johan: Et deux, elles évoluent aussi par rapport à quels autres indicateurs dans l'ensemble des choses qu'on est capable de mesurer et suivre.

Johan: Et ça, en fait, c'est juste dire, OK, est-ce qu'on est capable de prendre en considération la satisfaction des collaboratrices et collaborateurs dans l'équation et de le lier à

Johan: Plein d'autres trucs, plein d'autres indicateurs.

Johan: Peut-être le CA, mais peut-être d'autres choses.

Johan: Je ne sais pas.

Johan: Un taux de rétention.

Johan: Il y a plein de choses qui existent.

Nico: Ou même juste au niveau sociétal.

Johan: Niveau sociétal, c'est ça.

Nico: Peut-être que mon organisation, mon entreprise, si je suis meilleur, si je travaille mieux, si je vais vers l'agilité idéale, mais vraiment très philosophique du terme, peut-être que je ne vais pas générer plus de CA ni plus de marge, mais peut-être que je vais coûter moins à la société parce que mes gars seront moins malades.

Nico: En fait...

Nico: suivre le bon indicateur, c'est important, et pour suivre le bon indicateur, il faut se dire

Nico: C'est quoi que je veux améliorer et comment je vérifie que je le fais?

Johan: Oui.

Nico: Et ça, malheureusement, c'est un des gros échecs, je pense, des accompagnements agiles.

Nico: On pourrait le mettre sur le dos des faux agiles.

Nico: On pourrait le mettre sur le dos des ayatollahs agiles.

Nico: On pourrait le mettre sur plein de choses.

Nico: Mais le constat, pour moi, c'est qu'on n'a pas vraiment été prouvé qu'on a changé les choses dans le bon sens.

Nico: Et le Chaos Report nous le montre à chaque fois, quoi.

Ludovic Borie: Mais c'est hyper dur, en vrai.

Ludovic Borie: Mesurer, c'est dur.

Ludovic Borie: Nous, même à toute petite échelle, j'ai essayé plein de fois de mettre en place les DoraMetrics et ce genre de choses.

Ludovic Borie: Donc, j'ai mes petites métriques à moi qui m'intéressent, le nombre de bugs qu'on va générer tous les mois et compagnie, ou en tout cas qui nous sont remontés, les temps de résolution et compagnie.

Ludovic Borie: Mais c'est... Ouais, c'est dur, quoi.

Ludovic Borie: La mesure est dure, mais...

Nico: Oui, Oui, la mesure est dure.

Johan: Ouais, et...

Nico: C'est tout à fait vrai.

Nico: Et trouver la bonne mesure, c'est dur.

Nico: Mais tu l'as dit au départ, l'avantage, si on est dans une démarche agile, c'est qu'on se donne le droit de se tromper aussi.

Nico: Mais par contre, il faut se tromper le plus vite possible.

Nico: Et donc,

Nico: trouver une bonne mesure, un bon rythme de mesure qui va nous permettre de regarder où on va et puis aussi à un moment donné de se dire est-ce que je suis, est-ce que la mesure ou est-ce que ce que je veux faire c'est en rapport avec mon contexte et tu parlais des Dora, pour moi les Dora c'est des mesures d'efficacité d'un système mais c'est pas des mesures de c'est pas nécessairement des mesures de mon système il est bon, tu vois mon système il est efficace

Ludovic Borie: Non, non, c'est un indicateur.

Ludovic Borie: Ouais, c'est ça, c'est un indicateur.

Ludovic Borie: Alors, je suis obligé de vous poser... Excuse-moi, vas-y, Johan.

Johan: Ouais, je veux juste terminer là-dessus.

Johan: La difficulté aussi de la mesure, c'est qu'il faut se poser en fait pour y arriver, pour mesurer le truc.

Johan: Quand on est surchargé d'activité ou quand on est en train de faire des choses, etc., se poser, ce n'est pas une évidence en fait.

Ludovic Borie: Ouais, exactement.

Ludovic Borie: Mesurer un monde mouvant, c'est quelque chose d'encore plus dur parce que la mesure... Ouais, c'est ça.

Johan: Il faut s'arrêter régulièrement, c'est ça.

Johan: Ouais, ouais.

Ludovic Borie: Alors je...

Nico: Je lisais un truc dans la semaine.

Nico: En fait, on est passé d'un monde vu-cas à un monde banni.

Nico: Et le problème du banni, c'est qu'il est complètement imprévisible.

Nico: Et on est tellement dans la réaction et surréaction.

Nico: Et puis là, encore plus maintenant, on voit... Pour les gens qui écouteront le podcast, on est la semaine où on a notre premier ministre qui a démissionné, qui a été remissionné, puis qui va peut-être être remissionné... Enfin, qui veut peut-être redémissionner.

Nico: Mais tout cet environnement

Nico: autour des entreprises, il n'aide pas non plus à être serein.

Nico: Et pour pouvoir mesurer quelque chose, alors on pourrait en parler des heures du sujet que je vais aborder là, mais je vais juste te dire, quand tu vas modifier quelque chose, tu amènes du chaos.

Ludovic Borie: Oui, oui.

Nico: Et pour pouvoir mesurer l'impact de ta modification, il faut que ton chaos soit parti ailleurs.

Nico: Or, on est dans un monde mouvant.

Nico: Et donc, plutôt que de se dire, j'ai fait une modification et

Nico: pour que je sois sûr que cette modification est efficace, il faut que je me donne le temps, il faut que je me donne six mois, un an, un an et demi, en fait, demain, je n'ai pas de résultat, je vais tout de suite réfléchir au truc d'après à changer.

Nico: Sauf que j'ajoute du chaos, j'ajoute du chaos, j'ajoute du chaos et mon système, il n'est jamais à un moment stable où j'ai une mesure qui veut dire quelque chose.

Ludovic Borie: maintenant.

Ludovic Borie: Nous, le métier de la tech s'est beaucoup bouleversé avec l'arrivée de l'IA.

Johan: Oui?

Ludovic Borie: Il faut que j'aborde le sujet.

Nico: Hı hı.

Ludovic Borie: Je considère aussi que ça donne à plein de non-tech la possibilité de produire des choses d'une manière ou d'une

Ludovic Borie: Est-ce que vous avez déjà observé ça, vous?

Ludovic Borie: Ce truc de « de toute façon, si je demande à la tech... »

Ludovic Borie: ça va prendre 10 plombes, et maintenant, je suis capable de le faire moi-même.

Ludovic Borie: Et parce que faire un outil ou quoi, si je sais me débrouiller un petit peu, c'est facile.

Ludovic Borie: Et il y a, je ne sais pas, du no-code ou je ne sais pas quoi, plein de Zapier, plein de Shadow IT qui se développent un petit peu partout, à coups d'IA et à coups de trucs.

Ludovic Borie: Et que la frontière devient... Le chaos, en fait, augmente tous les jours à cause ou grâce à tous ces nouveaux outils qui sont en train d'émerger.

Ludovic Borie: C'est pas encore?

Ludovic Borie: Ouais?

Ludovic Borie: Non?

Johan: Franchement, moi, je ne le perçois pas trop.

Johan: Pas en tout cas dans ce domaine d'application-là.

Johan: C'est-à-dire que les gens avec qui je discute, et il y en a pas mal, ils ne vont pas se dire naturellement, tiens, je vais faire une application que je vais proder et mettre à disposition en new code.

Johan: Clairement, non, pas tant que ça.

Johan: Je suis même assez surpris, en fait.

Nico: Par contre, on voit des nouveaux métiers.

Johan: Oui, par contre, il y a des nouveaux métiers, oui.

Nico: Là, dernièrement, on a vu apparaître des nouveaux métiers, notamment le métier de product builder, qui est une personne qui va justement, en utilisant le no-code, en utilisant sa connaissance du business, va lancer un produit.

Johan: Là, tu as parlé de Product Builder.

Nico: vérifier qu'il y a une appétence pour ce produit, et après le passer dans les mains d'une équipe qui va aller sur cette graine de produit, le faire fleurir, le faire générer de la valeur. »

Nico: Et ça, on en entend parler.

Johan: Mm-hmm.

Nico: Ce qu'on entend parler, moi, ce que j'ai vu au niveau de l'IA, c'est en effet une accélération de la capacité de certains développeurs, mais aussi la peur des plus...

Nico: des plus expérimentés, de se dire, en fait, je vais me récupérer du code de merde et mon boulot, ça va être du débugage de codes pas bien faits à longueur de temps et je ne vais plus faire vraiment ce que j'aime faire, c'est créer des choses complexes et tout ça.

Nico: Il y a des craintes.

Nico: Mais...

Nico: ce n'est pas les seuls, il n'y a pas que les techs qui vont être touchés.

Nico: De plus en plus, on voit des gens qui vont interroger des IA, « Tiens, je suis dans un rôle de Scrum Master, je rencontre telle difficulté, qu'est-ce que je peux faire?

Nico: » Et moi, qui suis en plus de tout ce que je fais, je suis en plus « Serious Game Designer »,

Nico: il y a des gens qui sont venus me voir en me disant « Hey, t'as vu, regarde, j'ai dit, j'ai telle problématique, est-ce que tu peux me créer un Serious Game?

Nico: » Et puis, l'outil, le chat GPT ou Gemini, il aura créé un Serious Game avec des règles et avec les éléments de débrief et tout ça.

Nico: Donc, oui,

Nico: Les outils sont là.

Nico: Est-ce qu'ils feront bien les choses, mieux que nous?

Nico: Je pense qu'il va falloir de toute façon qu'à un moment donné, on échoue aussi, qu'il y ait des grosses erreurs, des gros échecs pour qu'on se rende compte que ça ne peut pas marcher.

Nico: Par contre, je suis assez preneur d'un outil qui va me faciliter la vie sur des problématiques

Nico: l'identification de problématiques là où moi tu parlais de signaux faibles tout à l'heure si je vois pas les signaux faibles parce que je suis que humain d'une part le système il va peut-être le voir mieux que moi et me permettre d'être plus efficace dans mon action là où j'aurais pas vu certaines choses

Johan: T'es humain, c'est ça?

Ludovic Borie: J'aimerais bien qu'on revienne sur le product builder.

Nico: Ouais.

Ludovic Borie: Si je résume, c'est quelqu'un à qui on a donné les clés du business, la possibilité de créer un produit et de mesurer son impact, pour savoir si c'est pertinent ou pas.

Ludovic Borie: Mais ce n'est pas justement ce qu'on dit depuis tout à l'heure, pourquoi tous les techs ne sont pas des product builders?

Johan: Excellente question.

Nico: Parce que le product builder, son rôle, c'est uniquement de démarrer le produit.

Nico: Ce n'est pas de le faire vivre et de le faire évoluer.

Nico: Non, mais tel qu'il est décrit actuellement.

Nico: C'est vraiment ça, son rôle.

Nico: C'est d'être le product owner qui va faire du no-code, qui va créer quelque chose de quick and dirty.

Nico: Et une fois que c'est prêt, là, je le mets dans les mains des gens qui savent faire fructuer ça.

Nico: c'est là la grosse différence que je vois mais tu as raison oui une fois que j'ai fait ça si je le passe à une équipe qui a la main sur le business qui a la main sur la valeur qu'il crée bah en fait on devrait et je dis bien on devrait parce que j'ai pas encore vu d'exemple totalement totalement abouti surtout dans les grands comptes de ça mais on devrait arriver à une équipe autonome qui crée de la valeur et qui n'est pas remis en question

Ludovic Borie: Mais d'ailleurs, tu vois, c'est une culture de savoir jeter ce qu'on a fait.

Ludovic Borie: Ça, c'est un truc aussi qui m'a vachement intrigué chez les techs, historiquement.

Ludovic Borie: Les techs n'aiment pas trop jeter leur travail.

Ludovic Borie: Il y a un truc d'égo, tu vois, de je ne sais pas quoi.

Ludovic Borie: C'est dommage quand même, j'ai travaillé deux semaines et tout.

Nico: C'est le biais de la cousine récupérable.

Johan: C'est pas que les techs.

Johan: C'est pas que les techs.

Johan: C'est très global.

Johan: Et c'est un truc qui est assez humain en vrai.

Johan: Et je sais plus, il y a une expérience, peut-être que tu vas pouvoir m'aider Nicolas dessus.

Johan: J'avais vu un truc trop rigolo.

Johan: C'est des cubes avec un pont.

Johan: Pour les enfants, les jeunes enfants.

Johan: Et en fait, naturellement, quand on va se dire, ok, il y a deux cubes sur le côté, le pont, et...

Johan: Il faudrait... Il Il y a un déséquilibre.

Johan: Il faut enlever ou remettre quelque chose pour remettre en équilibre.

Johan: Naturellement, les gens vont dire je prends un cube et je le rajoute.

Johan: Comme ça, le pont est droit.

Johan: On peut aussi enlever un cube pour le redécé.

Johan: Mais le principal, c'est que le pont existe encore.

Johan: Très naturellement, l'humain va rajouter des choses.

Johan: Nous, on le voit dans les backlogs.

Johan: On va rajouter des fonctionnalités.

Johan: On va les retirer.

Johan: C'est un effort, en fait.

Johan: C'est-à-dire, je prends du recul, je retire, en fait, ce qui ne marche pas.

Johan: Il faut aller mesurer des choses.

Johan: Typiquement, des applications complexes, ce qui se passe, c'est que, ouais, la fonctionnalité qui est utilisée, on ne sait pas trop par combien d'utilisateurs, mais par contre, on ne sait pas quels sont les impacts qu'il y aura derrière si jamais on démantèle le bordel.

Johan: Ça, on l'a entendu plein de fois.

Johan: Et il y a ce côté-là, en fait, qui est aussi important.

Ludovic Borie: Mais là où je veux en venir, c'est que est-ce que demain...

Johan: Ça marche aussi pour la dette technique, hein.

Ludovic Borie: Les product builders, tout le monde ne sera pas product builder.

Ludovic Borie: Et ce n'est pas juste la culture du quick and dirty chez les devs ou la tech qu'il faut inculquer un petit peu plus en disant maintenant tu as tous les outils pour faire du... C'est facile de faire du quick and dirty.

Ludovic Borie: ChatGPT, il va te le faire pour toi et tu vas l'accompagner un peu parce que tu es tech et ça sera facile pour toi.

Ludovic Borie: Tu fais du quick and dirty et tu testes un truc et tu t'intéresses à ce que ça a généré.

Ludovic Borie: et apprends à jeter après on s'en fout tu referas plus propre si t'en vis plus tard c'est pas ça l'avenir là?

Nico: Ça pourrait être l'avenir.

Nico: Après, de toute façon, ce sont déjà des choses qu'on voit.

Nico: Je peux te parler de deux sujets qu'on a vus dernièrement, deux expérimentations qui ont été vues.

Nico: Moi, j'ai eu la chance de pouvoir collaborer avec David Lézé sur ce qu'on appelle le déclin fonctionnel, le fait d'avoir dans nos applications du code qui ne produit plus la valeur qu'il était censé créer au départ, et puis de se questionner sur...

Nico: Que fait-on?

Nico: Est-ce qu'on peut le redorer pour qu'il ait de nouveau cette valeur?

Nico: Est-ce qu'il faut l'enlever?

Nico: Et Rachel Dubois, dont on a aussi parlé tout à l'heure parce qu'elle est venue à l'Agilil, elle nous a fait une keynote, elle parlait dans un de ses posts sur LinkedIn dernièrement du fait que lorsqu'elle accompagne les équipes,

Nico: Elle challenge, elle demande à ses équipes non seulement de qu'est-ce que vous allez apporter sur le sprint dans l'application ou dans le produit, mais aussi qu'est-ce que vous allez être capable d'enlever.

Nico: Et elle demande à chaque fois aux équipes de à la fois proposer des sujets à ajouter, mais aussi proposer des choses à enlever.

Nico: Parce que de toute façon, la frugalité des applications

Nico: Ça va aussi dans le sens de l'éco-responsabilité de nos applis, du RSE, de tout ce qu'on veut.

Nico: À un moment donné, on ne peut pas continuer à avoir des applis qui sont de plus en plus grosses parce que ça a plusieurs impacts.

Nico: Cet éco-impact de nos applications, elles sont gourmandes en ressources et tout ça.

Nico: Mais aussi, on sait que d'un point de vue des utilisateurs,

Nico: Une application, je ne sais plus quel était le chiffre, mais je crois que c'est de l'ordre de la milliseconde.

Nico: À chaque milliseconde de chargement d'une application sur un smartphone, on perd des utilisateurs.

Nico: Et donc, si on réussit à faire des choses frugales qui vont droit droit à la fonctionnalité, qui vont droit à la création de valeur, on sera non seulement mieux pour la planète, mais on sera mieux pour nos équipes et on sera mieux pour nos utilisateurs.

Johan: Et Et Et puis, dans la sphère et la culture agile, c'est un truc dont on parle de plus en plus, c'est le côté simplification.

Johan: Et ça, ça marche pour plein de choses.

Nico: Et puis, c'était même avant l'agile.

Ludovic Borie: Ouais.

Nico: Le Lean, le Kanban, qu'est-ce qu'ils prônent?

Nico: Ils prônent de la simplification.

Nico: Alors certes, à l'origine, c'était dans l'industrie, mais ça reste valable pour l'agile.

Nico: Sauf qu'encore une fois, on a des problématiques de... Et là, on en revient à un autre sujet.

Nico: C'est que dans nos métiers, on est ahistorique.

Nico: On ne regarde pas...

Nico: comment on est arrivé là où on en est, on réinvente les choses à chaque fois et on oublie d'aller regarder les choses qui étaient là avant et qui étaient sans doute très bien.

Nico: Il y avait des choses très bien dans l'avant agile, dans le cycle en V et tout ça, qu'on a oublié, qu'on a dit on ne fait plus parce que c'est tout, on est passé à la suite.

Nico: Et le problème, c'est que c'est même toute la société qui est historique.

Nico: Là, en ce moment, on a l'impression qu'on répète des choses qui se sont passées il y a quelques dizaines d'années

Nico: En se disant, mais en fait, on est déjà passé par là.

Nico: Et qu'est-ce qui se passe?

Nico: C'est la même chose pour les entreprises.

Ludovic Borie: Et pas les choses les plus glorieuses de l'histoire, oui.

Johan: Ne vous inquiétez pas, ce podcast n'est pas sponsorisé par Prozac.

Nico: Non.

Johan: C'est ce que je veux dire.

Nico: Ouais, on pourrait peut-être aller dans le positif.

Nico: Oui.

Ludovic Borie: Petite citation de Estelle Landry qui avait pas mal tourné dans les conférences tech et qui avait fait une conférence qui s'appelait « La gestion de la surcharge fiturale », je crois, et qui parle justement de ça sur...

Ludovic Borie: sur comment supprimer du code et sortir de ça.

Nico: mais

Ludovic Borie: Moi, je suis vraiment persuadé qu'en plus, oui, on veut toujours la fonctionnalité de plus qui nous attend, sans prendre le temps de se dire « ce bouton, vraiment, il est utile ou pas?

Ludovic Borie: » Alors que des fois, on a en plus des trucs un peu bêtes, des soucis de design parce qu'on a trop de boutons, de trucs, de machin.

Ludovic Borie: Peut-être qu'il y en a la moitié qui ne servent à rien et ça demande pas mal de courage des fois de supprimer des choses.

Nico: et de supprimer, et puis de aussi se dire, j'ai pas besoin, est-ce que je peux aller chercher l'information sans avoir la feature disponible?

Johan: Ouais et puis... Hum...

Nico: On entend de plus en plus parler d'expérience de mock testing, mais si on est juste capable de se dire, ah tiens, on va mettre un bouton qui sert à rien, mais on va voir le nombre de fois où il est cliqué, parce qu'il a un nom qui donne quelque chose, et puis seulement s'il est cliqué, là on va développer le truc, on est aussi sur de l'économie d'efforts.

Nico: Tu as les dire, Johan?

Johan: Ouais, j'allais dire, il y a aussi la pression de l'utilisateur qui utilise la fonctionnalité une fois par an.

Johan: Si on lui enlève, il se passe quoi?

Johan: Non mais ça, je l'ai entendu, je l'ai vécu ça, en disant, attends, ça sert à quoi ça?

Ludovic Borie: C'est ce que j'allais dire.

Johan: Attends, il y a Roger, là-bas, il l'utilise pour faire son reporting de l'année, genre un truc ultra chiadé et fiscal, donc tu n'as pas le choix, mais on ne peut pas faire autrement.

Johan: Ah, voilà, ils ne se sont pas posé la question de dire, mais en fait, ça ne sert à rien, ça peut être fait différemment.

Ludovic Borie: On a fait des petites tentatives comme ça chez nous où vraiment l'analytique dit « bon, il y a un ou deux clics par an et c'est peut-être un ou deux clics par erreur ».

Ludovic Borie: Et en fait, non, c'est l'utilisateur qui fait un ou deux clics et qui t'appelle.

Ludovic Borie: Et il te dit « je ne sais plus faire ça ».

Ludovic Borie: « Tu t'en servais?

Ludovic Borie: » Je voulais aussi juste vous poser la question.

Ludovic Borie: J'ai vu que dans le programme de l'Agileil cette année,

Ludovic Borie: il y avait une journée forum ouverte du vendredi.

Ludovic Borie: tiré.

Johan: C'était une expérimentation parce qu'on ne faisait pas ça.

Johan: On a même décalé l'événement d'une journée en avant pour pouvoir tester.

Johan: Qu'est-ce qu'on en a pensé?

Johan: Tu veux dire en tant que participant ou en tant qu'orgueur?

Ludovic Borie: Déjà, expliquer le principe.

Ludovic Borie: Et puis, les deux d'ailleurs, si vous avez un petit retour d'expérience.

Johan: En gros, le forum ouvert, c'est un événement non organisé.

Johan: Bon.

Johan: Les gens viennent et puis on définit des sujets en début de journée en se disant, voilà, moi j'ai envie de parler de telle et telle et telle thématique, j'ai envie de proposer tel Serious Game, j'ai envie de faire ça, tel atelier.

Johan: Et en fait, à la fin, en gros, les gens votent, ils disent, ok, moi ça m'intéresse, etc.

Johan: Les groupes se forment naturellement dans la journée, ce qui fait que chacun va repartir avec ce qu'il a envie d'exposer.

Johan: ou d'apprendre ou découvrir des choses qu'il n'avait absolument pas prévues, contrairement à un programme d'événements où c'est déjà cadré à l'avance.

Johan: Là, c'est vraiment une journée d'échange et de collaboration sur le compte.

Johan: Nico, est-ce que tu veux compléter?

Nico: Ouais, je vais compléter un petit peu.

Nico: Tu disais que c'était une expérimentation.

Nico: Déjà, ce n'est pas nous qui avons inventé le forum ouvert.

Nico: C'est une manière...

Johan: Oui, c'est une expérimentation pour nous, Nord Agile, après l'Agile, on va dire.

Johan: Enfin, collée à l'Agile, on va dire.

Nico: Après l'agilisme, voilà.

Nico: Le forum ouvert, c'est un mode de mise en pratique, de mise en action de l'intelligence collective où, en effet, on ne sait pas quels sont les sujets.

Nico: On peut mettre une thématique parfois, mais on ne sait pas quels sont les sujets qui seront abordés dans la journée.

Nico: Les gens qui seront là sont forcément les bonnes personnes pour aborder les sujets qui seront abordés.

Nico: Et puis, ce qui se passera dans le forum ouvert, c'est la meilleure chose qui pouvait se passer, quoi qu'il arrive.

Nico: Des forums ouverts, il y en a un peu partout en fonction des événements.

Nico: Il y a Grenoble qui en fait un tous les ans en clôture de l'Agile Grenoble.

Nico: Nous, on en fait un aussi assez régulièrement autour du Serious Gaming avec l'Agile Games O de France.

Nico: D'ailleurs, je ne sais pas quand sera diffusé le podcast, mais le prochain prévu, c'est le 11 décembre.

Johan: Merci.

Nico: Donc, n'hésitez pas à vous inscrire.

Nico: Mais on avait déjà fait des tentatives avec l'agilie, on avait déjà fait des tentatives de forum ouvert, soit des forums ouverts libres, complètement indépendants de l'événement, soit des forums ouverts où, en fait, c'était une salle réservée aux forums ouverts durant l'événement.

Nico: Et ce qu'on s'était rendu compte, c'est que le forum ouvert tout seul, il avait du sens, mais ça nous demandait quand même, nous les organes, l'énergie, de faire un événement en plus.

Nico: Et on n'était pas… Il fallait trouver du sponsor, il fallait réserver une salle et tout ça.

Nico: Et l'événement principal, c'est quand même l'Agile.

Nico: Et la plupart des bénévoles, à la fin de l'Agile, ils sont fatigués.

Nico: Et puis, il faut attendre l'année d'après pour qu'ils aient de l'énergie pour redémarrer un événement qui sera l'Agile de l'année d'après.

Nico: parce que c'est une problématique le bénévolat on a tous des boulots très prenants on n'a pas tous le niveau d'énergie que ceux qui sont le plus investis même pas le plus investis ceux qui mettent le plus d'énergie peuvent mettre et tout ça et donc ce qu'on a décidé cette année c'est d'essayer de le coller à l'agilile pour en plus permettre

Nico: aux personnes qui viennent de loin à l'AgileIle de ne pas faire deux fois le trajet, mais d'être là quand même et d'en faire profiter.

Nico: Enfin, eux de profiter et nous d'en faire profiter.

Nico: Le résultat de cette année, il est assez satisfaisant.

Nico: On n'a pas fait carton plein sur les billets, mais comme on n'a pas fait carton plein sur l'AgileIle cette année, parce que comme tous les événements tech, agile ou autre, le sponsoring, à la fois...

Johan: Ça a été dur.

Nico: sponsors qui ont un stand ou sponsors qui payent les places à leurs collaborateurs pour venir, il a été compliqué?

Nico: Mais les sujets étaient plutôt sympas.

Nico: On a eu de très bons retours.

Nico: Je pense que c'est une expérience qu'on va essayer de faire perdurer.

Nico: Et ça, on est encore en cours de préparation de l'Agile 2026.

Nico: On verra ce que ça donne.

Nico: Mais je pense que ça va perdurer.

Nico: Et typiquement, moi, ça m'a permis de réfléchir à un sujet de conférence qui a été pris réellement

Nico: qui a été prise pour Grenoble cette année.

Nico: En effet, ça permet de tester tel atelier, tel sujet.

Nico: Il y a eu des discussions passionnantes.

Nico: On parlait d'impact tout à l'heure.

Nico: Il y avait notamment un...

Nico: un responsable contrôle de gestion qui était là et qui nous disait mais en fait les coachs agiles vous n'avez jamais capable de prouver au contrôle de gestion que vous apportiez de la valeur à l'entreprise donc forcément vous allez de moins en moins être sollicité et là ça permet de vraiment se poser les vraies questions donc c'est des moments très sympas c'était ça le forum ouvert

Ludovic Borie: Excellent.

Ludovic Borie: Ça fait une heure qu'on discute.

Ludovic Borie: J'ai deux questions rituelles.

Ludovic Borie: Je vais vous les poser tout de suite et vous pourrez y réfléchir un petit peu.

Ludovic Borie: Je vous demande une reco-culturelle.

Ludovic Borie: Un livre que vous avez lu, une conférence, un film, n'importe, qui vous a touché ces derniers temps et que vous avez partagé.

Ludovic Borie: Et puis, on est sur l'Estamitech.

Ludovic Borie: Alors, j'aime bien demander à chaque participant son estaminé préféré que je liste sur une carte.

Johan: Merci.

Ludovic Borie: Vous pouvez retrouver sur estamitech.fr.

Ludovic Borie: Et Et voilà.

Ludovic Borie: Donc, ce sont mes deux questions.

Ludovic Borie: En attendant, est-ce que vous avez un petit mot de la fin sur votre métier du moment ou vos envies?

Ludovic Borie: vos prédictions sur 2026.

Ludovic Borie: avis?

Ludovic Borie: Nico?

Nico: Alors, elle est dure, mais ce qui va se passer en 2026, en tout cas là, moi, où je veux diriger mes efforts, c'est à la fois réfléchir à l'après-agile.

Johan: Elle est dure cette question.

Nico: On a lancé des initiatives avec Johan dans une association sœur ou amie de Nord Agile qui s'appelle Kekenshiba, qu'on a créée il n'y a pas longtemps.

Nico: On a lancé une réflexion autour de ce que sera l'après-agile.

Nico: Et donc, on essaie d'organiser un événement qui s'appelle le PAF, le Post Agile Forum, pour essayer de se donner cette vision de l'après-agile.

Nico: Il y a ça d'abord.

Nico: Et puis, je suis assez… On a beaucoup parlé d'alignement, de stratégie et tout ça.

Nico: Moi, j'aimerais vraiment pouvoir commencer à faire comprendre que les entreprises ont besoin de s'aligner stratégiquement et que justement, tu le disais, si on veut créer de la valeur, il faut que tout le monde soit conscient de la valeur qu'on crée et que toute l'organisation soit alignée sur cette création de valeur.

Nico: Et je pense que ça va être mes deux gros sujets en 2026,

Nico: Après, se focaliser sur un seul sujet, Johan et moi, on est plutôt hyperactifs.

Nico: Donc, ça risque d'être compliqué.

Johan: Ce qui est cool, c'est que tu as déjà dit une partie des sujets, parce qu'on a pas mal de sujets en commun, en binôme, en groupe, avec des gens assez fous.

Johan: Mais oui, la transformation aussi de nos métiers, c'est une vraie question.

Johan: Encore une fois, on va citer Rachel Dubois, parce qu'elle en parle aussi beaucoup dans ses posts.

Johan: Elle a fait une conférence à l'Agile en Seine.

Johan: dont elle parle de l'évolution du coach agile.

Johan: Pour rebondir sur ce que tu disais Ludovic tout à l'heure, le côté IA, moi je considère que c'est un outil.

Johan: Moi je vois bien sur ce côté-là, augmentation par IA, mais pas IA qui remplace tout en fait.

Johan: Je ne pense pas que ça ait du sens même de dire que ça remplacera des...

Johan: des personnes.

Johan: Mais l'augmentation par l'IA, moi, je crois que, ouais, au service des humains, c'est une option qu'on va voir d'ici même très rapidement, je pense, fin d'année et la suite.

Johan: Après, réfléchir, les démarches RSE, le numérique responsable, il y a plein de thématiques sur lesquelles, nous, on peut s'interfacer.

Johan: Là, c'est encore flou, mais ça va se dessiner dans le temps.

Ludovic Borie: Moi, je suis assez curieux de ce qui se passe en ce moment.

Ludovic Borie: Il y a des certifs qui sont... Il y a une mode, des certifs dans les entreprises.

Johan: Oui.

Johan: On espère aussi, là.

Ludovic Borie: Il y a la certif Bicorp en ce moment, qu'on entend pas mal, qui a un impact sur la façon dont les gens travaillent et le bonheur en entreprise et plein de choses.

Ludovic Borie: Et la responsabilité de l'entreprise et la responsabilité de chacun.

Ludovic Borie: Je me dis que ça va peut-être aussi prendre un petit peu de place.

Ludovic Borie: Je ne sais pas.

Ludovic Borie: Je l'espère un peu.

Nico: Oui.

Ludovic Borie: Ou en tout cas que le but de ces certifs va prendre de la place.

Ludovic Borie: La certif en tant que telle, personnellement, je m'en fous un peu......................

Nico: Il y a une réflexion que j'ai beaucoup aimée il y a quelques mois, que j'ai vue passer sur LinkedIn.

Nico: Il y a un gars qui disait « Mais pourquoi est-ce qu'avec l'IA, on essaye d'automatiser les tâches que les gens aiment bien faire? »

Nico: Est-ce qu'on n'essaierait pas d'aller automatiser les tâches que les gens n'aiment pas faire?

Nico: Clairement, moi, si on me fournit un robot qui fait la vaisselle, qui fait le ménage et tout ça, je serais super content de passer mon temps à bosser plus, en quelque sorte, c'est très loin, mais arrêtons de demander aux IA de faire les choses que les humains aiment faire et demandons-leur de faire les choses qu'ils n'aiment pas faire.

Johan: 100%.

Johan: Oui.

Ludovic Borie: Ouais, ça... Ouais... Laissez-moi dessiner pendant que mon IA fait la vaisselle, quoi.

Ludovic Borie: C'est ça.

Johan: Mais clairement.

Nico: Par exemple?

Ludovic Borie: Merci à tous les deux.

Ludovic Borie: Nico, est-ce que tu as réfléchi à une petite reco culturelle?

Nico: Oui, une recoque culturelle qui m'a beaucoup touché en début d'année.

Nico: C'est la BD Par la force des arbres.

Nico: L'histoire dessinée d'un mec qui a fait un burn-out et qui est parti s'installer loin de sa famille dans un arbre.

Nico: Elle est magnifique.

Nico: Ça m'a beaucoup touché, beaucoup marqué.

Nico: Elle est très jolie.

Nico: aussi à regarder et puis tu demandais un estaminé moi mon estaminé phare j'y vais pas assez souvent mais c'est l'estaminé de l'ancienne maison commune à Hondgame qui est vraiment sympa un feu de bois pour cuire la viande tout au long de l'année des tables gigantesques où on est 12-15 à table même si on se connait pas il est vraiment sympa notamment y aller le week-end avec la famille et les amis faut pas hésiter

Ludovic Borie: Tu donnes envie.

Ludovic Borie: Johan.

Ludovic Borie: Ouais, ouais, ouais.

Johan: Alors, reco-culturel, je peux t'en donner deux.

Johan: Alors, il y en a une, c'est forcément dans la thématique du jour.

Ludovic Borie: Vas-y, vas-y.

Johan: C'est « Ta gueule, c'est agile » de Patrice Fornalik que j'ai mangé cet été.

Johan: J'ai trouvé ça très cool.

Johan: Et contrairement au titre, c'est pas si subversif que ça.

Johan: C'est très retour terrain, en fait.

Johan: Donc, c'est assez intéressant.

Johan: Donc, lisez-le si vous avez des doutes sur la culture agile, sur ce que vous faites en tant qu'agiste ou tech.

Johan: Pouf!

Johan: Ça va vous rassurer sur un certain nombre de choses.

Johan: En tout cas, moi, j'ai adoré.

Johan: Je l'ai dévoré.

Johan: Le deuxième livre, c'est Objectif zéro sale con de Robert Sutton, qui est un spécialiste américain du management et qui est aussi super intéressant vu le contexte politique du moment.

Johan: Lisez-le parce que la thématique, en tout cas, le titre est assez parlant.

Johan: Au-delà du titre qui est volontairement provocateur,

Johan: C'est l'impact des comportements de personnes qui peuvent être toxiques et nuisibles qui est beaucoup plus puissant qu'on ne l'imagine.

Johan: Et il y a des choses qui existent pour changer ça en entreprise.

Johan: C'est vraiment un expert du management.

Johan: Parce que le titre est un peu très provoque, mais il explique aussi dans son intro.

Johan: Lisez-le.

Ludovic Borie: C'est un expert des sales cons, donc visiblement.

Johan: C'est ça, exactement.

Ludovic Borie: Excellent.

Johan: Et pour mon estaminé préféré, c'est la taverne du Westhook à Quadipre.

Johan: Je suis originaire de Dunkerque, donc forcément.

Johan: Pareil, un peu dans le même délire que toi, Nico.

Johan: Viande au feu de bois, des bancs en bois, une ambiance à l'ancienne, des petits jeux flamands, le jeu de la grenouille qui amuse bien les gamins.

Johan: Voilà, l'ambiance flamande à son paroxysme.

Ludovic Borie: Je vous remercie tous les deux.

Ludovic Borie: J'ai passé un super moment et je pense que moi, c'est des sujets vraiment qui me passionnent.

Ludovic Borie: On pourrait y passer énormément de temps.

Ludovic Borie: N'hésitez pas à venir discuter avec Nico et Johan si vous avez envie.

Ludovic Borie: Vas-y, vas-y.

Johan: Je peux même faire de la pub, je ne sais pas quand est-ce que ça sort, mais je serai au Cloud Nord pour représenter Nord Agile et mes 17 000 mandats, entre autres.

Johan: Mais oui, on est présent au Cloud Nord sous la bannière Nord Agile.

Johan: Ce sera l'occasion de me rencontrer.

Johan: Nico, je crois que tu ne seras pas là, il me semble.

Johan: Ainsi que Maxime Vianne, qui sera aussi là, qui est un des membres de l'assaut du CA et du CA.

Nico: Du CA.

Ludovic Borie: Je serai à CloudNord aussi d'ailleurs.

Johan: ben voilà

Ludovic Borie: On s'y croisera.

Ludovic Borie: Je pense que j'aurai mon plus beau t-shirt de podcaster.

Ludovic Borie: Et puis, il y a pas mal d'événements qui vont avoir lieu d'ici la fin de l'année, en début d'année.

Ludovic Borie: Je vais essayer d'assister à pas mal de choses.

Ludovic Borie: Il y aura CloudNord.

Ludovic Borie: Vendredi, je crois, il y a un événement autour de la GenEI organisée par une boîte du Nord, auquel je vais aussi assister.

Ludovic Borie: Et suivez le podcast, je ferai des comptes rendus de tous ces événements.

Johan: Trop bien.

Nico: Il y a aussi le Northstar product, malheureusement, qui est déjà plein.

Ludovic Borie: Et complet, tout à fait.

Nico: Il n'y a plus de place.

Johan: Complètement sold out.

Nico: Mais il y a aussi celui-là par Jamel et Xavier.

Nico: Donc, ouais.

Ludovic Borie: Tout à fait à la pleine image.

Johan: Tout à fait.

Ludovic Borie: Je suis très curieux de l'événement.

Ludovic Borie: J'ai une collègue qui y va.

Ludovic Borie: J'espère que ça va bien se passer, mais je n'en doute pas.

Ludovic Borie: C'est un petit événement?

Ludovic Borie: Je crois qu'il n'y a pas tant de place que ça.

Johan: J'en ai.

Ludovic Borie: Non?

Nico: Il n'y a pas tant de place que ça, mais c'est un premier événement.

Nico: Et puis, voilà, c'est le product parle.

Ludovic Borie: Ouais.

Ludovic Borie: C'est genre 200 personnes, je crois.

Nico: C'est déjà bien pour un premier événement.

Johan: C'est pas mal quand même.

Nico: 200 personnes, c'est bien.

Johan: C'est pas mal.

Johan: Pour un premier, c'est cool.

Ludovic Borie: Non, non, mais bien sûr, bien sûr.

Johan: Ouais.

Ludovic Borie: Non, non, mais c'est super.

Ludovic Borie: C'est super et j'espère que le programme a l'air très chouette en plus.

Ludovic Borie: Donc, j'espère que ça va bien se passer.

Ludovic Borie: Et puis, la communauté lilloise est toujours aussi active dans tous les domaines.

Johan: On peut les féliciter, Jamel, Xavier.

Johan: Franchement, c'est une bonne initiative.

Ludovic Borie: Donc, c'est cool.

Nico: Absolument.

Nico: Merci à toi.

Ludovic Borie: Merci beaucoup.

Johan: Merci beaucoup à toi pour l'invitation, Ludovic.

Johan: C'était très, très bien.

Ludovic Borie: Merci.

Ludovic Borie: À très bientôt tout le monde.

Ludovic Borie: Salut.

Johan: Salut.

Johan: Ciao, ciao.

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