Transcript
Speaker: Quand on a besoin d'héberger un service aujourd'hui, il est naturel de se tourner vers, ouvrez les guillemets, le cloud.
Speaker: Je prends 8 CPU par ici, 32 giga de RAM par là, un peu de disque, du réseau.
Speaker: On apprend à gérer nos coûts, et si on est un peu à l'étroit, curseur à droite et la magie opère.
Speaker: A vrai dire, ça m'a toujours semblé un peu mystérieux.
Speaker: On attend juste que ça marche, et on n'imagine pas vraiment que ça puisse tomber en panne, et qu'il puisse y avoir des vraies problématiques très terre à terre derrière tout ça, et pourtant.
Speaker: Alors quand on m'a proposé de venir visiter un data center, j'ai sauté sur l'occasion.
Speaker: Et dans cet épisode, je vous propose de m'accompagner pour sortir des nuages et remettre les pieds sur terre.
Speaker: Notre guide aujourd'hui se prénomme Damien Hurot.
Speaker: Damien, peux-tu te présenter?
Speaker: Bienvenue!
Speaker: Bonjour Ludovic.
Speaker: Effectivement, on t'a fait visiter notre data center à Lille.
Speaker: Alors, c'est le data center de Comarche.
Speaker: J'y travaille depuis maintenant 5 ans.
Speaker: Et en fait, rien ne m'a prédestiné à travailler dans le data center un jour.
Speaker: Je suis issu d'un petit village, une centaine d'habitants dans les Vosges.
Speaker: Ce n'est pas le côté des Vosges hyper sympa avec les montagnes et le ski.
Speaker: Mais le côté des Vosges, hyper sympa avec les vaches.
Speaker: Mais justement, les vaches en plus, ça te connaît les vaches.
Speaker: Toi qui es dans l'agriculture.
Speaker: Mais justement, les mercredis, il n'y avait pas grand chose à faire.
Speaker: Et les mercredis, j'avais le PC familial avec les 20 heures de Wanadu.
Speaker: Tout le monde les connaît, ça, les 20 heures de Wanadu.
Speaker: Tu es les 50 heures free?
Speaker: Oui, si tes parents étaient d'accord.
Speaker: Il fallait se partager.
Speaker: J'ai commencé par jouer beaucoup aux jeux et il n'y avait plus internet, il fallait bien bidouiller son ordinateur et s'amuser.
Speaker: Je m'amusais à le démonter, remonter un peu dans tous les sens, avec une main, sans les mains, avec les yeux, sans les yeux, etc.
Speaker: Et petit à petit, je suis devenu un peu le geek du village à faire le SAV chez tout le monde, etc.
Speaker: Ensuite, je me suis amusé à héberger les serveurs Counter-Strike pour les copains.
Speaker: Et ensuite, j'ai fait un peu de PHP juste pour m'amuser.
Speaker: Je me souviens de mon premier projet qui était juste un site web pour spammer mes copains.
Speaker: Je mettais une adresse mail et ça faisait un boucle wild en PHP et je pouissais les boîtes mail des gens.
Speaker: Il pouvait le faire à l'époque, oui, c'est ça.
Speaker: Il n'y avait pas d'antispam à l'époque.
Speaker: Ça marchait très très bien.
Speaker: Et justement, sur cette partie Counter-Strike, ça m'émerveillait un peu la puissance que tu avais quand tu souscrivais chez VH.
Speaker: Tu cliquais sur un bouton et là, tout de suite, tu avais un serveur Counter-Strike qui se lançait de nulle part.
Speaker: J'avais du mal à voir la corrélation entre je clique sur le bouton et il y a un serveur qui se lance.
Speaker: Je trouvais ça très fascinant.
Speaker: Et c'est un peu cette question-là qui m'a aiguillé sur le reste de ma carrière en me disant « j'ai envie d'en savoir plus sur comment ça fonctionne ».
Speaker: Donc à la fin de mon lycée, je devais trouver une école.
Speaker: Il n'y en avait pas dans les Vosges qui faisaient de l'informatique.
Speaker: Du coup, quitte à partir, je suis passé à Lille.
Speaker: Et du coup, je suis monté chez les Chetis et j'ai intégré l'ISEN à Lille, qui était une école généraliste à l'époque.
Speaker: Généraliste en électronique et en informatique.
Speaker: Donc j'ai pris tous les modules informatiques que j'ai pu prendre.
Speaker: Et à la fin, je me suis retrouvé à choisir un stage de fin d'année et j'ai choisi OVH parce qu'ils proposaient un stage en Linux et je n'y connaissais rien et ça m'intéressait.
Speaker: L'ISEN aujourd'hui, c'est une DRF dans la région, non?
Speaker: Pour l'info?
Speaker: Il y a Supinfo aussi?
Speaker: Alors oui, Supinfo, oui.
Speaker: Il me semble qu'il y a Epita ou Epitech.
Speaker: Mais l'icène, elle est en dessous.
Speaker: Elle était en dessous à l'époque parce qu'il y avait vraiment un tronçon général.
Speaker: Moi, j'ai eu des cours de physique quantique.
Speaker: Je ne pense pas qu'à Supinfo, il y ait ça.
Speaker: Justement, j'avais du mal à voir le lien, mais vu que l'ISEN est aussi une école avec de l'enseignement, enfin un centre de recherche, ils prenaient les profs du centre de recherche pour faire certains cours.
Speaker: Du coup, je pense que ça meublait des modules et ça nous ouvrait l'esprit, etc.
Speaker: C'est super intéressant ces cours quand même, malgré tout.
Speaker: Et donc du coup, pour répondre à ta question, maintenant je pense que l'ISEN s'est vraiment réorientée sur tout ce qui est, après le virage cybersécurité, et je ne sais pas s'ils vont déjà sur l'IA, mais en tout cas ils ont beaucoup plus de cours sur la cybersécurité, et ce qui est intéressant là-dedans, c'est que pour faire ces cours-là, tu as besoin de savoir développer, tu as besoin de savoir où sont les failles, comment les exploiter, etc., donc
Speaker: Il y a tout un socle commun d'informatique, de développement, et comment marche aussi Linux.
Speaker: Donc je trouve que c'est plutôt bien pour spécialiser et fournir un beau socle pour les étudiants.
Speaker: Et donc du coup, je me suis retrouvé chez OVH, à faire tous ces admins.
Speaker: Sur mon sujet de stage, c'était faire fonctionner des instances SQL dans des zones Solaris,
Speaker: avec des serveurs à l'époque en 2011, avec déjà 50 gigas de RAM.
Speaker: Donc moi je me retrouvais là, à l'époque tu avais 2 gigas de RAM dans ton PC, tu étais content.
Speaker: Là tu avais des instances à 50 gigas de RAM, à 60 CPU, c'était incroyable.
Speaker: Et je me suis bien amusé avec ça, j'y suis resté 8 ans, j'ai migré vers du stockage, j'ai géré quasiment des clusters de plusieurs pétades données pour du web français.
Speaker: Et ensuite, ce qui me plaisait chez OVH, c'était toute la partie, justement, j'étais très intrigué sur la partie hardware.
Speaker: J'aimais bien quand on avait besoin de refaire des modifications techniques sur les serveurs, être dans les discussions.
Speaker: Dès que je pouvais, j'allais dans les data centers.
Speaker: Dès que je pouvais, on n'y allait pas souvent.
Speaker: Mais j'étais tout comme un enfant qui rentrait dans un magasin de jouets, si tu veux.
Speaker: Je regardais tout et c'était passionnant.
Speaker: Et du coup, au bout de huit ans, j'ai eu l'occasion de rentrer chez Comarche pour m'occuper de leur data center.
Speaker: Et d'ailleurs, c'était un ISEN qui l'avait construit, d'ailleurs, qui avait participé à sa construction.
Speaker: Mais la mafia ISEN.
Speaker: Exactement.
Speaker: Je l'ai rencontré dans un événement ISEN et puis il m'a dit « Hey, t'es dans le data center, moi aussi, justement, je suis en train de construire un.
Speaker: » Et un ou deux années plus tard, je l'ai contacté et puis je l'ai rejoint.
Speaker: Donc Comarche qui a leur propre data center.
Speaker: Exactement.
Speaker: Ça fait quoi Comarche?
Speaker: Comarche.
Speaker: Comarche, c'est une boîte polonaise.
Speaker: On est le Capgemini local.
Speaker: On a 6000 employés sur site en Pologne.
Speaker: Et on est présent dans pas mal de pays.
Speaker: Et on a nos propres data centers à nous.
Speaker: Donc on est éditeur de logiciels.
Speaker: Donc on crée des ERP et des logiciels de fidélité.
Speaker: Enfin, beaucoup de logiciels pour le retail, pour la télécommunication et pour l'industrie.
Speaker: Et ces logiciels-là, on les développe, on les héberge nous-mêmes et on vend du SaaS.
Speaker: Donc pour les héberger, on a un data center, voire même deux à Cracovie, un à Varsovie, un à Dresden en Allemagne, et un chez nous, à Leuzen, dans le Nord, et on a ouvert le dernier à Phoenix, Arizona.
Speaker: Ok.
Speaker: C'est quoi les enjeux?
Speaker: J'imagine que c'est une question de temporalité?
Speaker: Pourquoi ils ont créé leur premier data center, à ton avis, à l'époque où aujourd'hui on nous dit, le cloud, tu as les GAFAM et compagnie.
Speaker: Pourquoi Comarche s'est dit, tiens, j'ai besoin de mes propres infrastructures?
Speaker: Alors la réponse, je pense qu'elle est chronologique, parce que quand Comarche avait créé son logiciel, c'est mise à créer des logiciels,
Speaker: Le cloud, tout simplement, ça n'existait pas.
Speaker: Avant, tu mettais ton serveur SQL, t'achetais un serveur, t'installais SQL dessus.
Speaker: Le cloud, c'était pas encore dans les idées des Américains.
Speaker: Et en fait, on va expliquer, par exemple, pourquoi les boîtes migrent dans le cloud.
Speaker: Je vais prendre une boîte fictive, comme par exemple une boîte qui vend des couches, qui s'appelle Hypercouches.
Speaker: C'est ridicule, mais au moins on fera une analogie avec des choses qui existent.
Speaker: Et donc du coup, cette boîte-là qui faisait des couches, elle avait un bureau avec plein d'informaticiens, un grand DSI.
Speaker: Il fallait faire tourner la boutique en ligne.
Speaker: Oui, il n'y avait pas cloud, mais il y avait déjà des boutiques en ligne.
Speaker: Il faut rentrer un peu dans ma petite interprétation.
Speaker: Donc dedans, il y avait la boutique en ligne, il fallait faire tourner l'URP de la boîte, le serveur des fichiers, tous les logiciels pour les bureaux d'études, tous les logiciels pour gérer les machines, etc.
Speaker: Eh bien, quand le cloud est arrivé avec AWS, Elsass, etc., ils ont vu beaucoup de gains.
Speaker: Ils se sont dit, bah oui, le métier d'hypercouche, c'est d'abord de faire des couches.
Speaker: Pas de gérer des serveurs, des clusters Kubernetes avec 800 nœuds, avec Terraform, Omnible, Poupette, etc.
Speaker: Elle n'est pas non plus à devoir gérer un micro data center dans un coin de leur atelier, avec beaucoup de poussière, avec des vibrations, etc.
Speaker: Ce n'est pas son métier de gérer des clims, ce n'est pas son métier de gérer des groupes électrogènes, etc.
Speaker: Donc, de par là, elle va se dire...
Speaker: Avoir un data center, avoir des trucs qu'on ne maîtrise pas suffisamment parce qu'on n'est pas expert, si ça tombe en panne, on pète la prod, nos machines vont arrêter de tourner, ça va être galère, donc si on peut confier tout ça à des gens pour qui c'est le métier, on va y aller.
Speaker: Surtout qu'à l'époque, il y avait des super arguments de la part, à l'époque le premier qui faisait ça c'était Azure il me semble, où ils expliquaient que oui, quand votre charge augmente, tu peux rajouter des ressources, comme ça tu lisses ta courbe et tu n'as pas trop de serveurs en avance, etc.,
Speaker: Ça me faisait un peu rire à l'époque parce que la courbe était toujours en montant, mais elle n'était jamais en descendant.
Speaker: Ça faisait assez rire.
Speaker: Mais voilà, en tout cas, ça permet aussi éventuellement d'avoir des économies d'échelle parce que quand AWS monte un data center, ils vont optimiser leur coût et normalement, ça devrait revenir moins cher que quelqu'un qui ouvre son propre data center dans la pampa pour faire tourner son usine.
Speaker: Donc c'est pour ça que les gens, je pense, utilisent du SaaS et des services managés.
Speaker: L'utilisation de ressources, c'est pas ton métier.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Alors pourquoi Commer s'en a gardé?
Speaker: Parce qu'en fait, c'était de facto devenu le métier de Commer.
Speaker: Parce que quand on s'est mis à vendre du SaaS, etc., on s'est retrouvé à devoir gérer plein de serveurs.
Speaker: En fait, on s'est rendu compte qu'on avait suffisamment une telle critique pour se dire que ça peut devenir une partie intégrante de notre métier.
Speaker: Et c'est devenu...
Speaker: une business unit à nous et du coup on a ouvert des test centers de plus en plus loin pour accompagner nos
Speaker: Ok, donc ils avaient déjà une taille critique?
Speaker: C'est un peu l'histoire d'Amazon, finalement.
Speaker: Sur le papier, Amazon, c'était un peu Hypercouche, qui a créé ses propres premiers data centers.
Speaker: Et un jour, ils se sont dit qu'on a eu la compétence et tout ça.
Speaker: J'ai toujours entendu cette histoire.
Speaker: Je ne sais pas si elle est si vraie que ça.
Speaker: N'empêche que l'histoire est belle, quoi, sur le papier.
Speaker: C'était hyper books.
Speaker: Parce que c'était une librairie, il me semble, à l'époque.
Speaker: Mais effectivement, je pense que les Américains ont beaucoup la culture de « eat your own food ».
Speaker: Donc, dès que tu développes un produit et dès que tu te rends compte que ça marche, tu te dis « ok, il y a une opportunité, on y va ».
Speaker: Et puis, je pense que l'argent n'est pas un problème là-bas.
Speaker: Du coup, ils ont tenté et ça a fonctionné parce que je pense qu'ils sont arrivés au très bon moment.
Speaker: J'imagine mal de clair le faire et que ça fonctionne.
Speaker: Mais c'est Lidl qui veut faire ça, non?
Speaker: Lidl, je veux se lancer, il me semble, aussi là-dedans.
Speaker: Il y a eu un PDF de cloud européen, je ne sais pas quoi, avec Lidl, mais je ne sais pas s'il y a plus.
Speaker: Après, allons un peu au-delà.
Speaker: Si tu es Lidl et que tu as une remise qui ne te sert à rien, où tu peux dire, je peux dédier 30 mètres carrés d'un magasin à mettre des micro-conteneurs tout managés et que tu l'industrialises et que tu pousses tes conteneurs partout, tu arrives à faire un super maillage décentralisé pour tout le monde.
Speaker: Et toi, tu es à quelques millisecondes de pile de chez toi.
Speaker: C'est vrai, c'est vrai.
Speaker: Dans la choix des data centers, tu choisirais une baguette à côté de chez toi, c'est pour être... Tu tiens un truc.
Speaker: Ouais.
Speaker: Bon, et est-ce que pour Comarche, il y a d'autres enjeux qu'on a su le faire?
Speaker: Alors, on a maintenu ça dans l'argument de vente.
Speaker: L'enjeu de souveraineté, c'est quelque chose que vous mettez en avant pour la peine?
Speaker: On maîtrise nos infrastructures?
Speaker: Alors, oui, la souveraineté, c'est un gros sujet.
Speaker: En fait, nous, ça nous permet de vendre un client, enfin un logiciel à nos clients, en mettant toute la stack et de dire que tout est européen.
Speaker: Il n'y a pas un bout qui se trimballe aux Etats-Unis, il n'y a pas juste un frontal qui est en France et se dire qu'on utilise des services Microsoft à la fin.
Speaker: Non, tout est chez nous, tout est européen et on peut le garantir aux clients.
Speaker: Et il y a des gens qui ne veulent pas faire fuiter des choses aux Etats-Unis ou, alors là je dis aux Etats-Unis, mais ça peut être autre chose, ça peut être la Russie, la Chine, etc.,
Speaker: Donc effectivement, nous, c'est un grand argument aussi pour les gens qui veulent rester dans un contexte RGPD en Europe, dans les services franco-polomais.
Speaker: Et aussi, c'est une raison de coût, parce qu'au final, quand on regarde AWS et Google, etc., il y a
Speaker: C'est pratique, on clique, on a des ressources, etc.
Speaker: Mais on regarde rarement le prix.
Speaker: Et le prix, quand on reçoit la facture derrière, on se rend compte qu'il y a beaucoup de frais de bande passante entre les services qu'on ne voit pas, qu'on n'a pas mesuré, qu'on n'a pas anticipé.
Speaker: Il me semble que la calculette AWS est très très compliquée pour pouvoir anticiper nos coûts.
Speaker: Et donc du coup, à la fin, surtout quand on doit sortir, on se rend compte qu'on n'a pas les moyens de sortir.
Speaker: Donc il faut vraiment essayer de comprendre, vraiment aligner les coups l'un en face de l'autre.
Speaker: Et là, on voit qu'AWS n'est peut-être pas si peu cher que ça.
Speaker: Après, grand pouvoir implique grande responsabilité.
Speaker: Tout à fait.
Speaker: Ça veut dire que si jamais il y a un maillon de la chaîne chez Comarche qui ne marche pas, c'est aussi de votre faute.
Speaker: Tout à fait.
Speaker: On a toute la chême de responsabilité.
Speaker: Donc, s'il y a quelqu'un, on ne peut pas dire, ah bah oui, mais il y a un data center qui s'est éteint à l'autre bout de la France, eh bien, votre logiciel de couche ne marche plus.
Speaker: Et là, on dit que c'est de notre faute, ce n'est pas de la faute de quelqu'un d'autre.
Speaker: On ne peut pas se reposer sur quelqu'un d'autre.
Speaker: Ce que je te propose, c'est qu'on reparte un petit peu à la base et que tu nous expliques, c'est quoi un data center pour toi?
Speaker: Un data center, pour moi, c'est un...
Speaker: C'est un bâtiment industriel.
Speaker: Typiquement, on est une boîte avec des grosses arrivées électriques et notre objectif, c'est juste d'avoir des armoires qu'on appelle des racks dans lesquels on met des serveurs et que ces serveurs doivent rester tout le temps alimentés et tout le temps connectés à Internet.
Speaker: Donc, dans la boîte noire, on fait rentrer de l'électricité, de la fibre optique et du refroidissement et en sortie, on sort de la fibre optique.
Speaker: Et c'est marrant parce que
Speaker: Data Center, moi, dans ma tête, au début, je me suis dit, c'est un centre de données.
Speaker: Et donc, en fait, j'imagine ça comme un gros entrepôt dont le premier rôle est de stocker de la donnée.
Speaker: Mais ce n'est plus vraiment ça, en fait.
Speaker: Je pense qu'à l'origine, c'était ça.
Speaker: Parce qu'à l'époque, un Data Center, ça servait surtout à éliminer beaucoup de papiers, à enregistrer beaucoup de choses.
Speaker: Mais maintenant, avec les densités de stockage, le rôle de l'Inta Center, c'est plus du calcul.
Speaker: C'est les Compute Center?
Speaker: Surtout maintenant où il y a beaucoup d'IA, c'est surtout du calcul.
Speaker: Ok.
Speaker: Ah, il me semble que dans les data centers, il y a plein de normes qui existent.
Speaker: Un data center est étiqueté, tiers 1, tiers 2, tiers 3, etc.
Speaker: Ça correspond à quoi, ça?
Speaker: Alors, le tiers, c'est une certification qui est faite par une entreprise qui s'appelle Uptile Institute, qui est mondiale, pour le coup.
Speaker: Donc, les data centers tiers.
Speaker: Si on a un grade dans un pays, ce serait le même sur un autre pays.
Speaker: Donc, les exigences sont mondiales.
Speaker: Et en gros, Thierre, c'est simple, c'est un peu comme tes étoiles sur ton steak quand tu vas chez le boucher.
Speaker: Ça va de 1 à 4 et la note dépend vraiment de la redondance des systèmes, de la capacité à faire des maintenances sans incident et sans perturber le bon fonctionnement du DC.
Speaker: Donc grosso modo...
Speaker: On va de 1 à 4 et par exemple le tier 1, tu as le droit à une SLA plus petite que le tier 4 où tu vas avoir une SLA à 99,995.
Speaker: Donc plus tu rajoutes de 9, plus c'est difficile à tenir parce que tu as moins de downtime qui sont autorisés dans la norme.
Speaker: Donc en fonction de ça, plus tu veux éviter le downtime, il faut éviter le risque.
Speaker: Et plus tu évites le risque, plus tu dois dépenser de l'argent et faire des infrastructures redondantes, compliquées, complexes et chères.
Speaker: Donc par exemple, tier 1, tu pourrais le faire dans ton garage, ton appris de jardin, devant une prise EDF et d'ouvrir la fenêtre.
Speaker: Et là, tu feras un datacenter tier 1.
Speaker: Tier 2, il faudrait le faire dans ton garage, mais il faudrait que ton voisin soit d'accord d'avoir un gros groupe électrogène devant son foie et une clim sous sa fenêtre.
Speaker: Mais tu pourrais quand même le faire.
Speaker: Le tier 3, ça commence à être un peu plus compliqué.
Speaker: Tout doit être doublé, il faut deux sources électriques différentes.
Speaker: Alors, quand je parle de sources électriques différentes,
Speaker: EDF ne compte pas, c'est-à-dire qu'une source électrique, c'est un groupe électrogène qui est fourni du courant.
Speaker: Si tu souscris l'abonnement EDF, c'est pour remplacer temporairement un groupe électrogène, mais c'est plus pour du confort économique, mais en tout cas, quand tu passes la certification tiers, on ne compte que le groupe électrogène.
Speaker: Ah d'accord, ok.
Speaker: Je pense que c'est peut-être fait par des Qataris ou autre.
Speaker: Mais bon, c'est comme ça.
Speaker: Au moins, il s'assure qu'à toute ligne arrive électrique.
Speaker: Il y a un groupe électrogène en secours.
Speaker: Le réseau mutualisé n'est pas une source potentielle.
Speaker: Tu peux te connecter à la grid électrique.
Speaker: C'est du confort, mais ça ne compte pas.
Speaker: C'est une source autonome.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et du coup, il faut aussi deux réseaux de froid pour refroidir.
Speaker: Parce que du coup, quand tu consommes 10 kW de serveur, il faut 10 kW de chaleur.
Speaker: Un serveur, c'est ni plus ni moins qu'un grippe.
Speaker: Toujours le qui rentre, c'est ressortir d'énergie.
Speaker: Donc du coup, par cette énergie-là, il faut l'évacuer.
Speaker: Donc soit tu fais des data centers qui sont troués, soit tu mets des circuits d'eau, et dans ce cas, les circuits d'eau, il en faut au moins deux, pour être sûr que s'il y en a un qui tombe en panne, il n'y a pas trop de température dans ton data center.
Speaker: Typiquement, nous, dans notre data center, si on perd nos clims, on prend à peu près un degré par minute.
Speaker: impressionnant.
Speaker: Donc on fait tout pour l'éviter.
Speaker: Et tiers 4, du coup, c'est le plus haut tiers qu'on connaisse.
Speaker: Donc là, ça devient compliqué.
Speaker: Il faut que les systèmes de secours soient là, mais soient non dépendants les uns avec les autres.
Speaker: C'est-à-dire que si tu as deux circuits d'eau, ils ne doivent jamais se toucher ni se croiser.
Speaker: Si tu as une vanne qui permet de joindre les deux circuits d'eau ensemble, si un jour tu dois maintenir cette vanne, tu dois la remplacer, tu es obligé de couper les deux circuits, tu n'es pas tiers 4.
Speaker: Donc il faut vraiment que tout soit redondé et indépendant.
Speaker: Et il faut aussi une réserve d'eau glacée, donc il faut mettre un énorme truc sur ton toit ou autre qui est isolé, pour garder de l'eau fraîche, pour pouvoir, au cas de défaut de tes pompes ou de tout ton moteur de refroidissement, enfin tout ton réseau de refroidissement, tu sois capable de refroidir tes serveurs sans ces pompes.
Speaker: Donc c'est des entreprises d'ingénierie industrielle spécialisées qui sont capables de concevoir des bâtiments comme ça?
Speaker: C'est des bureaux d'études.
Speaker: Toi, tu arrives, tu dis « je veux un tiers, un, deux, trois, quatre.
Speaker: » Et puis après, il faut demander aussi à un architecte, etc.
Speaker: Mais ils te font les plans, ils te font tout, tu payes et tu as ce que tu veux.
Speaker: Donc tu as les noms des bureaux d'études qui savent faire ça?
Speaker: Dans lesquels il faut investir aujourd'hui?
Speaker: Parce que tu as 500 milliards qui vont être investis sur chaque continent pour faire des...
Speaker: Il faudra laisser des questions dans les commentaires en répondant.
Speaker: Excellent.
Speaker: Mais oui, il y a beaucoup de bureaux d'études.
Speaker: Il y en a des indépendants et sinon il y en a rattachés aux grands groupes, genre les grands groupes de BTP qui ont tous les leurs.
Speaker: Donc, ce n'est pas difficile à trouver en tout cas.
Speaker: Ok.
Speaker: Il y a quelques certifs qui vont avec?
Speaker: Je ne sais pas si tu voulais compléter, excuse-moi.
Speaker: Ce que je voulais dire, c'est que faire certifier un data center tier 3, tier 3, tier 4 ou autre, c'est quand même 100 000 euros par an.
Speaker: Du coup, il y a beaucoup de data centers qui, soit un certif qui est obsolète parce qu'ils l'ont fait certifier un jour et ça suffit pour eux,
Speaker: Soit il y en a qui sont très bien mais qui ne sont pas connus parce qu'ils n'ont pas envie de dépenser 100 000 euros pour rien dans leur datacenter.
Speaker: Donc c'est de la marque mais qui coûte assez cher.
Speaker: Et pour mettre un peu de comparatif, un datacenter sérieux de nos jours c'est tier 3 et un datacenter bancaire par exemple ou de l'armée c'est tier 4.
Speaker: Pour donner un peu un niveau.
Speaker: Le bancaire pour toi ils sont propriétaires de leur datacenter?
Speaker: Là où il y a les plus grosses sécurités, je pense que si ce n'est pas le militaire, c'est le bancaire.
Speaker: Parce que la fuite de données de carte bleue coûte extrêmement cher.
Speaker: Les indisponibilités de paiement, si un organisme bancaire ne fonctionne plus, genre visa ou autre, les catastrophes dans le business partout dans le monde, c'est insupportable.
Speaker: Donc du coup, c'est là où ils mettent le plus de paquets parce que c'est un peu, finalement,
Speaker: Une banque, qu'est-ce que c'est?
Speaker: C'est une base de données dans laquelle il y a des lignes avec l'argent des gens.
Speaker: C'est que ça, une banque.
Speaker: Et donc, en fait, eux, leur matière première, c'est la base de données.
Speaker: Si elle est éteinte, c'est une catastrophe.
Speaker: Du coup, ils mettent les moyens et réduisent tous les risques qu'ils peuvent.
Speaker: Tout redondé, multilocal, machin.
Speaker: Si, par exemple, dans le Nord, je reparlerai un peu, mais on a des très beaux data centers bancaires.
Speaker: Worldline, j'imagine.
Speaker: C'est pas le plus gros.
Speaker: Donc, il y a des certifs.
Speaker: Le bancaire en est une.
Speaker: J'imagine.
Speaker: Tu m'as donné le nom.
Speaker: Alors, bancaire, c'est PCI DSS.
Speaker: C'est P-Bancaire d'Industrie.
Speaker: Alors, en fait, sur toutes les certifications...
Speaker: La première, la plus connue, c'est ISO 27001.
Speaker: C'est celle qui va poser un socle sur ton data center et te dire, déjà je fais des procédures, je me fais auditer pour qu'on puisse voir que j'applique bien mes procédures.
Speaker: J'ai tout un socle de sécurité physique.
Speaker: Donc ça, c'est tout un pan qui explique que je mets des caméras, des contrôles d'accès, avec beaucoup de règles.
Speaker: Typiquement, ils vont nous mettre tout un cadre qui fait que dans tous les cas, ce sera un minimum sécurisé.
Speaker: Et il y a plein d'autres choses sur le plan de continuité, dire voilà, si j'ai une panne, comment on rebondit, toutes les procédures qui disent si ce truc ne marche pas, qu'est-ce qu'on fait, etc.
Speaker: C'est quand même un gros boulot, c'est à peu près, pour nous, c'est quasiment un mois par an de travail.
Speaker: Et ensuite, une fois qu'on est à 27001, cette base, on peut y greffer d'autres certifications type HDS, donc là c'est de l'hébergement de données de santé.
Speaker: Donc à partir du moment où tu as celle-là, tu peux vraiment, alors pareil, il ne faut pas mélanger les...
Speaker: Les oignons et les carottes, il faut mettre des baies HDS, faire tout un coin du data center qui soit uniquement pour les données de santé et pas mélangé.
Speaker: On fait beaucoup débat, le fameux Certif qui a fait beaucoup débat avec Azure en France, non?
Speaker: On a tendance à se dire que l'hébergement de données de santé, ça veut dire qu'on ne va pas confier nos données de santé à n'importe qui et donc du coup on préfère des entreprises françaises, etc.
Speaker: Mais ça reste une certification.
Speaker: Si l'entreprise américaine implante un data center en France et a cette certification... Il n'y a aucune raison de lui refuser.
Speaker: Il n'y a aucune raison de lui refuser, tout à fait.
Speaker: Ensuite, il y a d'autres certifs, FISO 500001, qui dit qu'on gère bien l'électricité, on la mesure partout, on est capable de voir si l'électricité part et qu'on ne voudrait pas qu'elle parte quelque part, etc.
Speaker: Donc ça, c'est très intéressant pour faire des économies et je pense que ça va être bien dans le futur pour voir comment faire des trucs un peu plus green.
Speaker: Et ensuite, il y a la norme PCD Access pour les cartes bleues et Seclum Cloud.
Speaker: Donc là, c'est une norme franco-française, c'est l'ANSI qui l'a mis en place.
Speaker: C'est une norme qui... Enfin, c'est une certification qui permet en gros de faire en sorte que l'État...
Speaker: tout ce qui est marché public, etc., puissent acheter chez toi.
Speaker: Donc dès que t'as cette cloud, tu peux vendre ton hébergement ou autre à des collectivités locales, à l'armée, aux trucs éthiques.
Speaker: Dans ces certifs, j'imagine qu'il y a des obligations de contrôle d'accès aux bâtiments et ce genre de choses.
Speaker: Oui, et là, c'est quasiment tout sur l'ISO 27001 qui pose quasiment toutes les bases.
Speaker: Là-dessus, la PCDSS, elle rajoute... Par exemple, l'ISO 27001 va dire que tu es obligé de contrôler les accès dans les salles et PCDSS va dire que tu es obligé de mettre un contrôle d'accès.
Speaker: mais tu dois t'assurer qu'il n'y a qu'une personne qui passe à la fois.
Speaker: Par exemple, tu vois, il y a différents degrés.
Speaker: Et donc, ça dépend où tu places le curseur.
Speaker: Mais à la fin, tu as des systèmes assez compliqués pour empêcher les gens à passer à deux dans un sas, parce qu'ils peuvent se toucher les murs, donc du coup, tu mets des rayons pour ne pas qu'ils touchent les murs, mais du coup...
Speaker: À la fin, ça donnait des... Je connais une entreprise où ils ont mis un PESPerson, des rayons pour pas qu'ils touchent les murs.
Speaker: Et si tu pousses la vitre du truc, ça sonne.
Speaker: Donc à la fin, c'est très compliqué.
Speaker: Et du coup, une des normes, comme je disais, le plus compliqué, c'est PCDSS.
Speaker: Ça touche le pognon.
Speaker: Ça touche le pognon.
Speaker: Et si tu vois un petit riz qui se promène dans la nature, genre...
Speaker: Genre, je ne sais pas, une boîte de télécommunication qui leak série, tout de suite, ça fait un cirque pas possible.
Speaker: Mais par contre, les banques, on a vu très peu de leaks et c'est normal parce qu'ils prennent peu de risques.
Speaker: Après, il y a différentes couches de leaks.
Speaker: Il y a en effet une data center, d'une manière ou d'une autre.
Speaker: Et puis, si tu mets un logiciel dobé par-dessus, si tu peux en faire...
Speaker: C'est pour ça que... Et c'est par là que ça passe, en général.
Speaker: C'est pour ça que là, je peux rebondir là-dessus sur tout ce qui est données de santé.
Speaker: Il y a beaucoup de gens qui se disent « Ah bah oui, mais je fais un logiciel de santé, du coup, il me faut un hébergement HDS.
Speaker: » Mais en fait, si ton appli n'est pas HDS, ça ne sert à rien de mettre une appli de dobée sur l'hébergement sécurisé.
Speaker: Donc à un moment donné, il faut être sûr que les développements soient HDS ou stricts, même si l'hébergement, nous, on est clean, mais si la fuite vient à côté soft, ça ne sert à rien.
Speaker: C'est une chaîne de valeur, une fois de plus.
Speaker: Bon, et donc tu m'as intrigué un petit peu en disant qu'il y avait plein de data centers dans le nord.
Speaker: Oui.
Speaker: Il y en a combien?
Speaker: Alors, je n'ai pas compté, mais je peux vous en citer quelques-uns.
Speaker: On en a déjà pas mal parce qu'on a un petit acteur local qui s'appelle EVH.
Speaker: Petit acteur.
Speaker: Il en a quasiment 14 en dehors.
Speaker: Donc, du coup, après, il faut toujours interpréter qu'est-ce qu'un data center parce que tu mets deux bâtiments collés, il y a peut-être deux data centers en un.
Speaker: Je ne sais pas comment tu le définis, mais en tout cas, ils en ont beaucoup.
Speaker: Ils en ont beaucoup.
Speaker: Parce que le Graveline, oui, c'est une zone?
Speaker: Au VH Gravelines?
Speaker: Au Roubaix, par exemple, je crois qu'il y en a six ou sept.
Speaker: Comment tu les caractérises?
Speaker: Je n'aurai pas tendance à dire qu'à Roubaix, il n'y en a qu'un.
Speaker: En fait, non, il y a plusieurs bâtiments, il y en a un de l'autre côté de la rue, etc.
Speaker: Donc, ça commence à être... Ils en ont quand même pas mal.
Speaker: Il y a aussi Ethics.
Speaker: Alors, Ethics, ils sont plus particuliers parce que eux, c'est des gens qui vont construire des bâtiments avec des baies
Speaker: Et leur objectif, c'est que les boîtes, notre vendeur de couche, puissent mettre ses propres serveurs dedans.
Speaker: Donc eux, ils font ce qu'on appelle de la colocation.
Speaker: Donc ils vendent des mètres carrés et de l'électricité.
Speaker: Tu vas louer une, deux, trois baies, tu vas payer le courant,
Speaker: Et du coup, c'est des data centers où il y aura beaucoup de passages parce qu'il y aura beaucoup de personnes qui vont venir installer.
Speaker: Mais par contre, ça devient des points de rencontre aussi.
Speaker: Et ça, j'en parlerai peut-être après.
Speaker: Mais c'est ce qui permet aux entreprises de communiquer entre elles, en tout cas.
Speaker: Il y a aussi des banques.
Speaker: Il y a...
Speaker: Au nord de l'île, il y a Euroinformation Télécom, une filiale du CIC, qui a plusieurs gros data centers.
Speaker: Maps.
Speaker: Il y a Worldline, qui est au sud de la métropole.
Speaker: eux pareil ils font du paiement etc il y a Oxia Alos qui est une filiale d'Itachi eux ils font plutôt du SAP ils sont leur propre serveur justement Alos il y a TDF à l'envers ça aussi ils font de la colocation
Speaker: Et voilà, j'oublie certainement beaucoup de boîtes qui ont un petit data center chez eux ou un gros.
Speaker: J'en parle de cette hypercouche.
Speaker: Ça se trouve, il y a une autre boîte qui a encore ses data centers en propre parce qu'elle estime qu'il y a des secrets qu'elle ne peut pas me confier à quelqu'un d'autre.
Speaker: Et dans ce cas, elle garde son data center chez elle.
Speaker: Et il y a un data center de l'armée, ses mersurs sont bonnes dans le vieux Lille, mais j'en t'avais pas plus.
Speaker: Je reviens sur l'éthique, ça, un petit peu.
Speaker: Je pense qu'il faut débunker aussi un truc.
Speaker: Quand on pense aux GAFAM, souvent, on pense qu'ils ont forcément leur propre bâtiment.
Speaker: et 100% de leur infrastructure, il me semble que c'est faux.
Speaker: Et que quand ils ouvrent des zones en France ou à Paris ou des trucs comme ça, ils passent par des gens comme Ethics et ils louent des morceaux de data center.
Speaker: C'est vrai ou pas?
Speaker: Oui, et même nous, Thomas.
Speaker: C'est-à-dire que quand on veut tester un marché, on ne va pas tout de suite dépenser des millions d'euros dans un data center.
Speaker: Donc on va aller louer justement des baies.
Speaker: Alors là, on ne loue plus des baies, on loue des couloirs ou même des salles.
Speaker: Et là, du coup, on va demander des grosses capacités électriques.
Speaker: Il y a même des gens qui remènent leurs propres baies et qui louent juste des salles.
Speaker: Et là, du coup, on va s'implanter très, très, très rapidement au plus proche de nos clients.
Speaker: Et si ça marche, après, on réfléchira pour construire un énorme data center.
Speaker: Par exemple, Google, on a un énorme à Saint-Gilin en Belgique, pas loin d'ici.
Speaker: Mais par exemple, il ne me semble pas que
Speaker: Enfin, il y a beaucoup de data centers parisiens et avec beaucoup de Microsoft, etc.
Speaker: dedans.
Speaker: Donc, effectivement, ça n'a aucun intérêt pour tester un marché, construire un data center en propre.
Speaker: Mais je crois que quand Google a ouvert sa zone, je ne sais pas si c'est encore le cas, mais quand Google a ouvert sa zone à Paris, c'est la colocation avec d'autres personnes et il faut aussi en avoir confiance.
Speaker: Moi, je n'ai pas connaissance d'un data center Google à Paris.
Speaker: Si, si.
Speaker: Il y a une zone.
Speaker: Il y a une zone, mais il n'y a pas de data center.
Speaker: Donc, ça doit être chez quelqu'un.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Exactement.
Speaker: Exactement.
Speaker: Et c'est ce que permettent en fait les certifications.
Speaker: À partir du moment où tu es certifié avec une bonne certification, les entreprises américaines, elles n'ont pas de problème à venir.
Speaker: Elles se disent « Ok, c'est sécurisé, je viens ».
Speaker: Mais il se passe quoi avec un partenaire comme Ethics?
Speaker: Il y a mon chat, il veut participer, je suis désolé.
Speaker: On achète de l'électricité?
Speaker: Tu achètes du kilowattheure?
Speaker: Oui.
Speaker: Donc en fait, tu as un contrat à l'année sur le prix du kilowattheure?
Speaker: Oui.
Speaker: En fait, tu l'achètes.
Speaker: Alors là, on est en plein dedans en plus.
Speaker: Tu achètes du courant.
Speaker: Nous, là, par exemple, on est en train d'acheter du courant pour les deux, voire trois années qui arrivent.
Speaker: Donc on achète sur le marché et on va voir les fournisseurs d'énergie.
Speaker: On leur dit coucou, je vais acheter 10 gigawatts sur 4 ans.
Speaker: Ma puissance crête, c'est ça.
Speaker: Quel prix tu me fais?
Speaker: Et là, en ce moment, on est dans une période de baisse.
Speaker: Du coup, les offres sont valables au maximum 10 jours.
Speaker: Et puis tu dois décider très vite.
Speaker: Et ça te permet éventuellement de t'engager sur 3 ans.
Speaker: Donc si tu as un boom de l'énergie, tu maintiens tes prix sur 3 ans.
Speaker: Mais inversement.
Speaker: Et TIX, eux, ils font l'intermédiaire, c'est eux qui négocient leur propre coût de l'électricité et donc ils revendent de l'électricité qu'ils ont eux-mêmes négociée.
Speaker: Tout à fait.
Speaker: C'est-à-dire que quand tu vendes des bêtes chez eux, et même de manière générale, on parle d'ETIX, mais dans toutes les datations de colocation,
Speaker: Tu vas généralement avoir une baie avec 3 kW dedans, et tant que tu ne dépasses pas, c'est inclus dans le forfait.
Speaker: Et quand tu le dépasses, tu dois acheter des kW supplémentaires, et là tu négocies.
Speaker: Typiquement, quand quelqu'un va prendre un énorme couloir avec pas mal de baies, il va lui-même demander à avoir des tarifs négociés, et il va avoir de l'impact pour descendre les coûts.
Speaker: Voilà.
Speaker: Je remonte un peu à ce qu'on a dit avant, quand on parlait des tasseurs dans le Nord.
Speaker: Nord est une belle terre parce que géographiquement, on se situe au carrefour de trois grandes villes, voire quatre, Londres, Paris, Bruxelles et Amsterdam.
Speaker: Et donc, du coup, ça nous permet d'avoir un croisé de fibres optiques qui est très intéressant.
Speaker: Et au niveau des... Vu qu'il y a eu les LGV qui ont été créés, les lignes à grande vitesse avec les trains, avec les LGV, on a des tracés de fibres qui sont intéressants parce que les fibres optiques, elles passent... Souvent, les grandes, elles passent généralement au niveau des canaux, des VNF.
Speaker: Elles passent au niveau des autoroutes et elles passent au niveau des LGV.
Speaker: Donc, en fait, quand ils créent une autoroute, ils passent des fours en même temps.
Speaker: Ensuite, ils sont vendus à des concessions, etc.
Speaker: Et donc du coup, quand on fait un peu une étoile entre toutes ces lignes-là, on obtient l'île.
Speaker: C'est pour ça que c'est très intéressant, la région, parce qu'on peut arroser pas mal de pays depuis le nord de la France.
Speaker: Et aussi, dans la région, on a la chance d'avoir la famille Mulier qui a beaucoup de maisons-mères dans le coin.
Speaker: Et toutes ces maisons-mères-là, quand il y a une DSI qui a la maison-mère, elle aime bien avoir ses serveurs pas loin.
Speaker: Et donc du coup, on a beaucoup de demandes sur tout ce qui est besoin.
Speaker: On profite de cette industrie-là.
Speaker: Bon, c'est le moment de passer la porte un petit peu du data center.
Speaker: Donc tout à l'heure, tu m'as dit, c'est un bâtiment qui fournit des services à qui on amène de l'électricité et de l'Internet.
Speaker: Le premier sujet déjà, l'électricité.
Speaker: Comment on alimente un data center?
Speaker: Alors, ce n'est pas aussi simple, hélas, que de demander un petit linky chez EDF.
Speaker: Généralement, quand on construit un data center, on le fait en amont, on va déjà demander à EDF si notre bâtiment se situe sur des artères.
Speaker: Donc, une grande ligne électrique de 20 000 volts, on appelle ça une artère.
Speaker: Donc, du coup, on va choisir sur data center, ça ne va pas se compliquer la vie, pour le positionner au niveau d'une artère EDF.
Speaker: Et soit on est à la fin d'une artère, dans ce cas on a un seul lien de connexion, soit on se situe sur l'artère, dans ce cas on est connecté par le côté.
Speaker: ça se fait au niveau de la construction de ta center, ensuite tu payes,
Speaker: pour t'assurer que EDF te fournira toujours de la capacité sur ton data center.
Speaker: Tu te dis, je me projette sur telle année, je vais faire un data center de 5 MW, tu t'arranges pour que EDF provisionne 5 MW dans les années à venir.
Speaker: Parce que ça a l'avantage d'être constant.
Speaker: en termes de consommation?
Speaker: En fait, c'est une rampe.
Speaker: Parce qu'un data center, tu ne passes pas de 0 à 100% d'activité tout de suite.
Speaker: Tu sais que tu construis un data center de 5 MW.
Speaker: Tu vas ouvrir des salles petit à petit et tu vas monter de 0 à 100%, je dirais, sur 5-10 ans, sur un data center normal.
Speaker: et une fois que tu es à 100% généralement tu ne descends pas ta salle est pleine elle est pleine si un client part tu remettras quelqu'un d'autre donc tu vas toujours consommer à peu près la même chose mais toujours un peu plus d'année en année donc voilà et ensuite tu achètes tes contrats d'exister au fil de l'air
Speaker: Tu as quand même une variation de consommation en fonction de, je ne sais pas, en été, il faut refroidir plus, alors tu consommes plus?
Speaker: Alors, c'est une très bonne question, mais c'est un quiz que je pose souvent aux gens.
Speaker: À ton avis, à consommation constante de charge IT, j'ai autant de serveurs dans mon data center, est-ce que ma facture d'excité est plus chère en hiver ou en été?
Speaker: Je dirais en été, parce qu'il faut refroidir.
Speaker: Après, le ratio, je ne sais pas.
Speaker: Alors, en été, je vais consommer plus, mais je vais payer moins cher.
Speaker: Parce qu'en fait, en hiver, c'est toujours l'offre et la demande.
Speaker: En hiver, il y a tout le monde qui veut chauffer en même temps.
Speaker: Les prix d'électricité explosent.
Speaker: Donc, c'est là où tu as le plus d'heures pleines, finalement.
Speaker: Et c'est là, mes factures en hiver coûtent extrêmement cher.
Speaker: En été, elles me coûtent moins cher.
Speaker: Même si je dois allumer mes clims et que je consomme beaucoup plus.
Speaker: Ok, intéressant.
Speaker: Intéressant.
Speaker: Donc, de l'alimentation, tu es branché au réseau, on te garantit un prix et une capacité en entrée?
Speaker: Oui, en électricité.
Speaker: Est-ce que toi, tu dois te garantir cette même capacité en redondance pour X heures?
Speaker: Ça fait partie de ta certif, peut-être?
Speaker: Alors l'autonomie, elle est au choix.
Speaker: Alors là, tu parles des groupes électrogènes, effectivement.
Speaker: C'est-à-dire qu'on est greffé à cette artère-là, mais il n'y a rien qui nous dit un jour qu'il va y avoir l'électricité pour tout le monde.
Speaker: Typiquement, si on a des tensions en improvisation au gaz, c'est déjà produit.
Speaker: L'État aurait pu dire, les data centers, vous êtes contents, mais on n'a peut-être pas besoin de TikTok.
Speaker: On va peut-être pouvoir laisser les gens chauffer avant.
Speaker: Donc ils auraient très bien pu dire, écoutez, les data centers, vous êtes gentils, mais vous vous coupez.
Speaker: pareil, on pourrait dire, on privilégie les hôpitaux plutôt que les data centers, ce qui fait son... Sauf si le data center a les logiciels post-hôpitaux, ça c'est différent.
Speaker: Mais dans ce cas-là, on doit se prémunir, ou alors la grosse tempête, la grosse tempête qui fait que c'est une ligne de tension qui pète.
Speaker: Effectivement.
Speaker: Et dans ce cas-là, on doit avoir nos groupes électrogènes quand même.
Speaker: Donc le groupe électrogène, nous, la taille, elle est équivalente à notre groupe électrogène.
Speaker: Nous, elle fait à peu près 2 mégawatts, donc 2000 kVA.
Speaker: Et c'est à peu près égal à la taille de notre transformateur.
Speaker: Donc en gros, on sait que toute notre charge, on pourra la faire passer sur le groupe électrogène.
Speaker: Et en fait, on a aussi, vu qu'on est tiers 3, on a un deuxième groupe électrogène, parce que je lui ai dit que le tiers, il fallait de la redondance et que c'était d'abord des groupes.
Speaker: Et donc du coup, on a quand même deux groupes électrogènes.
Speaker: Et l'autonomie dépend de toi.
Speaker: En fait, tu prends le risque.
Speaker: Tu peux dire que j'ai un data center en région parisienne, je ne vais pas m'amuser à mettre 50 000 cuves avec des milliers de litres de pétrole.
Speaker: Je vais plutôt en prendre une plus petite et passer un énorme contrat avec Total qui m'assure de me ramener à qui est l'anciterne dans l'heure.
Speaker: Nous, on a de la place, on a mis des cuves, tout simplement.
Speaker: Mais généralement, pour nous, le minimum, on considère que c'est 72 heures, donc trois jours.
Speaker: en 3 jours tu peux appeler ton pompiste préféré même entre Noël et Nouvel An à 3h du matin vu que tu lui feras son chiffre du mois il va venir
Speaker: Ok.
Speaker: Qu'est-ce qu'il consomme dans un datacenter?
Speaker: On a parlé du serveur, on a parlé du refroidissement.
Speaker: J'imagine que c'est les deux choses qu'il consomme.
Speaker: Oui, alors le serveur, c'est ce qu'il consomme le plus.
Speaker: Et le reste des trucs que tu gâches, c'est lié.
Speaker: C'est-à-dire que ton serveur, quand tu veux allumer 10 kW de serveur, il faut refroidir 10 kW.
Speaker: comme je l'ai dit, ces 10 kW là, il va falloir que tu utilises des clims avec des ventilateurs.
Speaker: Des clims, mon réseau d'eau, il a un moteur qui consomme pareil, c'est mon datacenter, il est tout plein.
Speaker: Donc en fait, on a ces pertes liées à la circulation de l'eau, on a ces pertes liées au préchauffage des groupes électrogènes, on a ces pertes liées au clim, et après, on a toutes les pertes mineures liées au bâtiment, l'éclairage, et ça c'est très très marginal.
Speaker: Et on a aussi des pertes liées par exemple aux onduleurs, vu qu'on a des onduleurs pour tenir le temps que le groupe électrogène démarre, il faut quand même qu'on ait du courant.
Speaker: Donc on a quand même des onduleurs, et ces onduleurs-là, ils ont des pertes internes, et leur rendement est beaucoup moins élevé quand ils sont peu chargés.
Speaker: Donc, quand tu vas avoir un data center en phase de montée, tu vas avoir beaucoup de pertes liées à tes onduleurs et avoir tous les équipements qui ont un rendement qui sont tout à fait.
Speaker: C'est un sujet hyper intéressant qui est très dur, je trouve, à...
Speaker: à démocratiser le fait que c'est pas parce que tu n'utilises pas une infrastructure que tu consommes moins d'énergie.
Speaker: Alors un data center vide, c'est horrible écologiquement.
Speaker: C'est-à-dire que t'as tout qu'est conçu pour prendre les 2 mégawatts que je t'ai dit, mais si t'en consommes 10 kilos, tu verras beaucoup de pertes partout, à toutes les échelles.
Speaker: Donc non, il faut que ça soit plein.
Speaker: Pareil quand on me dit...
Speaker: Quand on parle de streaming, moi je trouve ça très bien le streaming, parce qu'en fait, tous tes routeurs internet, ton routeur à ta box te laissent brancher tout le temps, et que tu regardes pas le streaming, elle est branchée.
Speaker: Un routeur qui, s'il envoie, s'il fait marcher tous ses liens optiques, il consomme guère plus.
Speaker: Et donc d'un côté tu as un truc qui est lu à travers internet, et de l'autre côté tu as un film qui est stocké sur un disque.
Speaker: T'as un million de français qui ont un film en HD qui fait 2 gig, 1 million, fois 2 gig partout en France, ok c'est super, t'as un backup du film 1 ou 2 millions de fois,
Speaker: Mais par contre, du coup, tu gâches des discurs.
Speaker: Parce que si je prends le nombre de gigas utilisés par un film qui est dupliqué partout en France, pour moi, c'est du gâchis.
Speaker: Et donc, c'est plus rentable pour moi d'avoir le film à un seul endroit ou à une dizaine d'endroits de façon limitée en France et tout le monde qui vient piocher dessus plutôt que de l'avoir distribué sur tous les ordinateurs de tous les Français.
Speaker: de films qu'ils regardent jamais sur leur disque dur.
Speaker: Donc, c'est toujours la même chose quand il faut regarder dans la globalité si vraiment ça a du sens.
Speaker: Mais c'est très dur pour le commun des mortels de...
Speaker: d'avoir cette notion, évidemment, c'est comme ta voiture, tu vois, tu n'utilises pas ta voiture et ne consommes pas, tu ne regardes pas un film, je ne consomme pas, mais c'est plus subtil que ça, et il faut éduquer autour de ça.
Speaker: Mais là, il faut se rendre compte que dans l'informatique, que tu regardes ou pas ton film en streaming, ta voiture est toujours démarrée dans chez toi.
Speaker: Si je peux faire l'analogie.
Speaker: Donc, que tu ne t'en servais pas, c'est la même chose.
Speaker: C'est exactement ça, ouais.
Speaker: Ok.
Speaker: Donc du coup, quand je parlais de refroidissement, il y a des leviers éventuellement.
Speaker: Je ne sais pas si tu voulais revenir là.
Speaker: Vas-y, vas-y.
Speaker: Il y a des leviers pour faire des économies en ce moment, enfin, des nouveaux vecteurs.
Speaker: C'est que nous, par exemple, dans une baie,
Speaker: on est capable de mettre jusqu'à 22 kW.
Speaker: Pour nous, une haute densité, c'est 22 kW de données, enfin, pardon, pas de données, de consommation.
Speaker: C'est l'équivalent d'une borne électrique, d'une voiture électrique fond de balle.
Speaker: Donc, ce sont un peu les mêmes ordres de grandeur.
Speaker: Et ces 22 kW-là, c'est très compliqué de les dissiper, parce que 22 kW de clim, par baisse, ça commence à devenir gros.
Speaker: Donc maintenant avec les nouveaux serveurs avec pas mal de GPU etc.
Speaker: On fait du Direct Liquid Cooling, donc c'est DLC ça s'appelle, donc c'est des bains dans lesquels on va mettre directement, tremper les serveurs.
Speaker: Donc c'est pas de l'eau, c'est de l'huile.
Speaker: Et ça, ça a été permis par l'avènement des SSD et des NVMe, parce que ça existe depuis longtemps ce concept, mais les disques plateaux ne pouvaient pas aller dedans.
Speaker: Donc maintenant qu'on a tout tient sur des puces, maintenant on peut littéralement plonger les serveurs dans des bains, et vu que l'eau est très très caloriporteuse, enfin l'huile, plus que l'air,
Speaker: tu refroidis directement les composants au lieu d'utiliser de l'air pour refroidir tes composants.
Speaker: C'est du watercooling plus plus quoi.
Speaker: Exactement.
Speaker: Bon, c'est un peu, il y a encore des progrès à faire parce que là pour faire une maintenance, il faut prendre ton serveur, sortir de l'huile.
Speaker: C'est un peu plus compliqué à maintenir.
Speaker: En termes de densité, c'est pas ouf parce que
Speaker: C'est la même chose que d'utiliser un frigo vertical que ton congélateur horizontal.
Speaker: Ton congélateur horizontal prend une place de fou.
Speaker: Là, c'est pareil.
Speaker: Tu ne peux pas mettre les serveurs en liquid cooling debout.
Speaker: Tu es obligé de les mettre dans une espèce de gros congélateur horizontal.
Speaker: Donc ça, c'est les premiers axes.
Speaker: Et je pense qu'avec IA, on va être obligé de passer par là.
Speaker: Donc voilà, un data center, c'est plusieurs mégawatts, plusieurs milliers de KVA en permanence pour un petit data center.
Speaker: Parce que les gros data centers, ils consomment bien plus que ça.
Speaker: Ouais, et c'est devenu...
Speaker: Ouais, c'est incroyable quand même.
Speaker: Après, comparé à un ArcelorMittal à Dunkerque avec ses hauts fourneaux, on est des petits joueurs.
Speaker: Mais on fait de
Speaker: J'imagine que c'est redondé aussi pour le froid?
Speaker: Le froid, oui, nous on a deux circuits.
Speaker: En fait, il faut toujours se dire, ok, deux circuits, c'est pratique en cas de panne, mais c'est aussi pratique pour faire des maintenances.
Speaker: Imagine, je dois changer une clim ou un moteur et je dois louer des équipements, des clims mobiles pour refroidir ma salle, c'est inconcevable.
Speaker: Donc on est obligé de tout redonder et si possible même de faire du N plus 1.
Speaker: Il y a deux choses, il y a 2N et N plus 1.
Speaker: Donc on va dire que je fais du 2N, c'est-à-dire que je double tout.
Speaker: Et si je fais du N plus 1, ça veut dire que si j'ai besoin de 3 clims, j'en mets 3 plus 1.
Speaker: Et parfois, il y a du 2N plus 1.
Speaker: Si vraiment tu as peur, tu as besoin de 2 clims, tu mets 6 plus 1.
Speaker: Et comme ça, tu gardes ta redondance en 2N et tu peux te permettre d'émarcir.
Speaker: Donc après, ça va dépendre du prix de tes équipements et des risques que tu veux prendre.
Speaker: Et c'est tout.
Speaker: C'est qu'une question de marge.
Speaker: Oui.
Speaker: Dans la notion de risque, il y a le risque incendie, qui est un vrai sujet, parce que là, il y a des clims, donc il y a de l'eau qui circule.
Speaker: C'est vrai que je ne t'avais pas posé la question, mais...
Speaker: C'est le risque incendie.
Speaker: Moi, c'est un truc qu'on adore tous.
Speaker: Je pense que quand tu fais visiter le data center, c'est hyper impressionnant.
Speaker: Il y a la pression de l'air, il y a toutes ces notions-là.
Speaker: Tu peux peut-être en toucher deux mots.
Speaker: Oui.
Speaker: Alors, un data center, comme tout bâtiment, c'est exposé à des risques d'incendie.
Speaker: On a même entendu un ou deux data centers ces dernières années qui ont malheureusement volé.
Speaker: Comme je dis, c'est toujours des risques.
Speaker: Donc s'il y a des risques d'incendie, on va essayer de les diminuer au maximum.
Speaker: Donc nous, concernant l'incendie, il y a deux chapitres qui sont importants.
Speaker: Le premier, c'est la détection et le deuxième, c'est l'extinction.
Speaker: La détection, ça peut être l'agent de sécurité ou ton stagiaire que tu mets dans la salle et tu vas lui dire si il y a le feu, tu appelles.
Speaker: Comme au musée, quelqu'un qui est assis dans un coin.
Speaker: Exactement.
Speaker: Je ne sais pas si c'est fiable, mais en tout cas, ce n'est pas efficace.
Speaker: Par contre, c'est un moyen acceptable.
Speaker: On n'a pas choisi celle-là.
Speaker: En détection, sur le marché, il y a deux techniques, voire trois, qui existent.
Speaker: La première, c'est le détecteur type bulbe que tu mets au plafond, la fumée va dessus, ça fait bip bip, un peu comme les détecteurs de fumée dans les maisons.
Speaker: Et le deuxième, nous, c'est la détection précoce, c'est-à-dire qu'on va aspirer de l'air partout dans la pièce, donc il y a un réseau de tuyaux un peu partout, dans le plafond, dans le plancher, et on n'attend pas que la fumée aille au détecteur, on va l'aspirer partout et on va la traiter dès que possible.
Speaker: Et dès que là, on a détecté de la fumée, on passe au chapitre de l'extinction.
Speaker: Il y a un troisième moyen de détection qui est basé sur des caméras.
Speaker: Notamment, ça marche bien en extérieur.
Speaker: Par exemple, tu vas surveiller un tas de bois, admettons.
Speaker: Tu es une industrie ou un stock extérieur qui est inflammable.
Speaker: Tu vas mettre des caméras et tu vas détecter des fumées.
Speaker: Tout le reste ne fonctionne pas.
Speaker: Un détecteur où tu attends que les fumées aillent dedans, tu vas dépendre du vent, tu vas moins être efficace.
Speaker: Donc là, tu vas mettre des caméras.
Speaker: Il y a des produits qui marquent très bien, qui sont capables de déceler des fumées en plein jour.
Speaker: Donc, c'est pas mal.
Speaker: Et le deuxième chapitre, c'est l'extinction.
Speaker: Donc l'extinction, ça peut être... C'est le même gardien que tu me parlais, qui est un extincteur et puis qui arrose.
Speaker: Bon, il faut être sûr que l'extincteur marche, il faut être sûr que l'extincteur soit suffisant.
Speaker: Et le problème dans l'informatique, c'est que tu vis un extincteur sur un serveur, tu ne lui donnes pas beaucoup d'espérance de vie.
Speaker: Donc, ce n'est pas la solution qu'on a retenue.
Speaker: La solution qui existe, c'est de l'extinction automatique.
Speaker: L'extinction automatique, elle est sous deux formes.
Speaker: La première, c'est l'extinction sèche, c'est celle qu'on a choisie.
Speaker: C'est-à-dire qu'on a un stock de bouteilles qui est un mélange d'argon et d'azote, moitié-moitié.
Speaker: Et justement, on va balancer cet air-là, ce gaz-là dans la salle, et on va réduire la tonneur d'oxygène de la salle à moins de 17%, et là, le feu ne pourra plus se propager, il va s'éteindre lui-même, il va mourir, tout simplement.
Speaker: Donc ça veut dire que toutes les portes doivent être fermées en permanence, étanches, tout ça, tout ça?
Speaker: La salle doit être parfaitement étanche, oui.
Speaker: C'est pour ça qu'on ne peut pas adapter ça avec des data centers qui sont aérés avec de l'air extérieur, c'est pas possible.
Speaker: Donc il faut que la salle soit vraiment très très étanche.
Speaker: Donc il y a quand même des clapets pour que le gaz s'en aille, parce que sinon, tu vas péter les murs.
Speaker: Si tu mets 300 bar dans une salle qui est très très hermétique, tes murs vont sauter.
Speaker: Donc il y a quand même des soupapes qui vont chasser l'oxygène.
Speaker: Et après, tu dois tenir ce mélange gaz de là jusqu'à ce que les secours arrivent.
Speaker: Donc généralement, c'est énorme.
Speaker: L'autre solution qui fonctionne aussi dans les data centers, c'est le micro-brouillard d'eau.
Speaker: Donc là, ils balancent... Alors, ce n'est pas des sprinklers comme à Disneyland ou les mecs dans Matrix où là, ils balancent des tonnes d'eau.
Speaker: Non, non, ils pulvérisent vraiment de la micro-gouttelette et ça va saturer ton air en humidité.
Speaker: Et là, le feu va s'éteindre aussi.
Speaker: Mais tu ne peux pas tester ça?
Speaker: C'est une question de coût, une fois de plus, j'imagine.
Speaker: En fait, laquelle solution on ne peut pas tester?
Speaker: Le brouillardant, on peut le tester si vraiment on n'a pas peur.
Speaker: Je ne le testerai pas sur la prod non plus parce que tu ne sais pas si ça ne fait pas des micro-corrosions.
Speaker: Moi, je n'ai pas d'informations dessus.
Speaker: Scalewell a fait une démo où ils l'ont fait, mais je ne sais pas s'ils l'ont fait sur la prod.
Speaker: En tout cas, le gaz, on évite de le faire si on n'est pas strictement obligé de l'utiliser.
Speaker: On teste tout jusqu'au déclenchement final final, mais en tout cas, on teste toute la chaîne de valeur.
Speaker: Tu peux tester la détection facilement.
Speaker: On teste tout jusqu'à le petit détonateur qui fait péter les bouteilles pour faire partie de le gaz.
Speaker: Parce qu'effectivement, quand tu vas balancer ce mélange gazieux dans des pièces, tu vas balancer de la pression, ça va soulever tes dalles de faux plancher, ça va probablement te regarder des cas, je pense, cosmétiques dans la salle.
Speaker: Mais en tout cas, tu auras un peu d'ordre à mettre, mais normalement, les données n'ont rien.
Speaker: Alors, il y a une petite anecdote dans le passé, je ne t'avais pas raconté lors de la visite,
Speaker: Mais il y a un data center, je ne sais absolument pas lequel, mais ils se sont dit, les bouteilles arrivent en fin de vie, parce que tous les 10 ans, il faut faire réapprouver les bouteilles.
Speaker: Et ils se sont dit, on va les faire péter.
Speaker: Ils les ont fait péter, et c'était il y a longtemps.
Speaker: Et ils se sont aperçus que la pression qui passait via les buses pour diffuser le gazelon dans la salle, les buses vibraient tellement, elles sifflaient,
Speaker: Et elles ont fait péter les têtes de lecture des disques durs.
Speaker: Les vibrations ont fait sauter les disques.
Speaker: Donc le DSI, je pense qu'il était dans la merde.
Speaker: Mais depuis, on a des têtes silencieuses.
Speaker: C'est comme l'aéronautique, quand il nous arrive des trucs qu'on capitalise.
Speaker: Donc maintenant, c'est des bus silencieux qui sont mis dans les salles.
Speaker: Mais de toute façon, il n'y a presque plus de disques durs dans les salles.
Speaker: Hyper intéressant.
Speaker: Un point important quand même à Data Center, il faut qu'Internet arrive.
Speaker: Ça se passe comment?
Speaker: Alors...
Speaker: Les liens, ce n'est pas notre métier pour la peine.
Speaker: Nous, on va dépendre des opérateurs nationaux.
Speaker: Donc les opérateurs, c'est les fonds d'accès, mais ce ne sont pas les mêmes que le grand public, même si SFR peut venir dans un data center, Free aussi.
Speaker: Ce ne sont pas les plus gros du tout.
Speaker: Les plus gros, ça va être du Level 3, du Humane, du Colt, des gros opérateurs comme ça.
Speaker: Et donc du coup, nous, en l'occurrence, ce n'est pas nous qui les commandons, c'est nos clients, parce que nos clients, une fois qu'on leur vend notre logiciel, ils veulent s'interconnecter avec notre data center, donc ils vont faire venir leur opérateur, et donc du coup, il y a des gens qui viennent poser la fibre, qui rentrent chez moi, qui mettent ça dans une salle à part, et qui ramènent leur fibre avec 244 brins dedans,
Speaker: Et ensuite, on vient récupérer le signal là et puis on le met sur nos routeurs à nous.
Speaker: Mais du coup, on s'arrange pour faire entrer, quand il y a un client qui s'interconnecte, il va prendre soit deux opérateurs ou un seul, mais deux différents.
Speaker: qui vont passer par des endroits différents dans le data center, qui vont passer dans des chemins dans la rue totalement différents pour éviter les fameux coups de pelleteuse qui parfois coupent des régions entières d'Internet.
Speaker: Donc nous on essaie d'éviter ça, bon après on ne peut pas aller très très loin parce qu'on ne connaît pas toute la carte de France des adductions télécoms, mais en tout cas on s'arrange pour que les opérateurs essaient de ne pas prendre le même chemin.
Speaker: Et toi, tu as quand même la partie routage ensuite entre TB et la salle réseau.
Speaker: Oui, alors ça, c'est notre responsabilité.
Speaker: Mais une fois que l'opérateur est chez moi dans mes salles télécoms, parce qu'il ne rentre pas dans les salles où il y a les serveurs, nous, c'est à nous de faire le branchement avec les fibres qui vont bien.
Speaker: On passe par des chemins aussi différents.
Speaker: On a plusieurs chemins différents et on branche sur des équipements différents.
Speaker: Tout est vraiment fait pour qu'on évite, dans le métier, on appelle ça des single point of failure.
Speaker: Donc, on évite ça au maximum.
Speaker: Bon, un point important quand même...
Speaker: Comment toi, tu gères le... Je me dis, tu penses redondage, redondement... Redondance.
Speaker: Redondance, c'est ça.
Speaker: Tu penses redondance en permanence.
Speaker: Ça ne devient pas une obsession, à force, de te dire?
Speaker: Tu as parlé beaucoup de rationalité entre risque-coût et risque.
Speaker: C'est ça que je voulais dire.
Speaker: Et puis, c'est ça qu'il faut peser, et c'est tout.
Speaker: Moi, mon job à moi...
Speaker: il est décédé les risques.
Speaker: Donc moi, je décède les risques.
Speaker: Je me dis, ah là, on fait deux choses, il y a un risque.
Speaker: Par exemple, là, je vais te parler de mon extinction.
Speaker: L'extinction, le déclenchement est fait par un module pyrotechnique, l'extinction incendie, qui vient faire sauter une petite bouteille pilote, et donc du coup, ça va libérer toutes les autres bouteilles.
Speaker: Et bien ce truc-là, je me suis dit, si ça ne pète pas, qu'est-ce qu'on fait?
Speaker: Et donc du coup, je me suis dit, on va peut-être mettre une deuxième bouteille, et il y aura très peu de chances que les deux bouteilles ne pètent pas ou ne nous éclenchent pas.
Speaker: Et donc du coup, j'ai laissé ça, et je me suis dit, je propose une autre direction.
Speaker: Le divin était énormément cher, parce que c'était beaucoup plus cher que prévu.
Speaker: Et du coup, est-ce qu'on le fait, est-ce qu'on ne le fait pas, c'est ma direction qui prendra le... C'est au-dessus de moi.
Speaker: Donc moi, je vais arriver...
Speaker: Alors, tu me dis, est-ce que c'est difficile?
Speaker: En fait, c'est un état d'esprit où de se dire, ça arrive tout seul dans ma tête.
Speaker: Enfin, moi, avec mon métier, ça fait tilt.
Speaker: Là, ça pue, il y a peut-être un truc.
Speaker: Ce n'est pas un truc que je me force à penser, c'est un truc qui vient tout seul.
Speaker: Et après, ça prend beaucoup de temps à savoir comment on fait pour pallier à ça.
Speaker: Donc, qui doit aller voir, combien ça coûte.
Speaker: Et après, je soumets et c'est ma direction qui prend le risque.
Speaker: C'est l'arbitrage.
Speaker: L'arbitrage, c'est pas le qui le fait, oui.
Speaker: Donc l'impact sur ta vie perso est pesé pour l'instant?
Speaker: Oui, en fait, mon data center, j'ai la chance qu'il soit très très récent, il a été fait en 2018.
Speaker: Donc du coup, tout a bien été conçu, a été inspiré sur les autres data centers qui ont été faits par mon entreprise.
Speaker: Il est aussi, si je peux dire, 2.0, si on utilise des vieux mots.
Speaker: Parce qu'en fait, il est monitoré de partout.
Speaker: Dès qu'il y a un problème, l'alerte remonte, on prête l'alerte.
Speaker: On ne va pas tous les jours, dans toutes les salles, dire « Ah oui, l'onduleur, il est bien vert, super, je passe à l'onduleur suivant.
Speaker: » Non.
Speaker: C'est-à-dire que, par défaut, on sait que c'est vert.
Speaker: Il y a des endroits où c'est comme ça?
Speaker: Je pense que dans les vieilles boutiques, les gens passent et disent « Ah tiens, ce truc sonne!
Speaker: » Il faut savoir qu'un ordinateur, quand il a une alim en panne, il bip.
Speaker: Donc, il y a des fois, il y a des gens qui passent dans les salles et qui font « Ah tiens, ça bip! »
Speaker: c'est que... Avec le bruit que ça fait?
Speaker: Ouais.
Speaker: En plus des trucs rouges, généralement, ça bip.
Speaker: Pourtant, le bip est... Même nous, parfois, on se traballe en entendant que ça bip avant même que ça soit monté sur le système.
Speaker: On va voir ce que c'est, tout simplement.
Speaker: Mais de manière générale, vu qu'il est très, très récent et qu'on doit traiter que juste les alertes et que tout est encore sous garantie, on n'a pas trop, trop de problèmes.
Speaker: Mais tu es passé de l'ISEN, qui est une école généraliste, à me parler de haute tension, d'Internet, de bâtiments, de gestion incendie, de gestion de refroidissement, de groupe électrogène, de... Je dois appeler le pompiste.
Speaker: Ça, c'est cool.
Speaker: C'est la partie du job que tu... C'est la partie qui m'amuse beaucoup parce qu'en fait, je suis de nature très, très curieuse.
Speaker: Et du coup...
Speaker: Le fait de devoir toucher à beaucoup de choses différentes et devoir apprendre beaucoup de choses, ça m'épanouit beaucoup.
Speaker: Donc effectivement, le scope est extrêmement large, mais par contre, c'est hyper passionnant.
Speaker: Le matin, tu ne sais pas ce qui va se passer dans ta journée.
Speaker: Et j'ai du mal, moi, à faire des jobs où je sais que je vais travailler sur un projet pendant six mois et je sais tel jour je saurais ce que je ferais.
Speaker: Non, je préfère avoir un peu le côté de la surprise tous les jours.
Speaker: Ok.
Speaker: Pas trop de grosses surprises pour l'instant?
Speaker: On n'a jamais perdu le courant courant.
Speaker: Sinon, j'aurais peut-être plus mon métier, je ne sais pas.
Speaker: Peut-être qu'on serait débarrassé de moi, mais en tout cas, là, on n'a pas eu de grosses files.
Speaker: On a des gros soucis de choses qui ont été, hélas, mal conçues, où on doit rectifier.
Speaker: C'est beaucoup plus dur à rectifier une fois que c'est en production, mais de manière générale, on n'a pas trop de soucis.
Speaker: Ça roule de l'eau.
Speaker: En tout cas, la visite était passionnante.
Speaker: Si jamais vous qui écoutez, vous avez l'occasion de visiter un data center, faites-le.
Speaker: Ça concrétise un petit peu les services qu'on utilise tous les jours.
Speaker: Merci pour ça, Damien.
Speaker: C'était vraiment très cool.
Speaker: Avec plaisir.
Speaker: Pour terminer, je te demanderai quelques petits trucs comme on fait à chaque fois.
Speaker: D'abord, culturel, si tu veux bien, avec ce que tu veux, une série que tu as vue, n'importe quoi.
Speaker: Alors, moi, je conseille deux chaînes YouTube.
Speaker: La première, c'est Monsieur Bidouille.
Speaker: C'est quelqu'un qui fait de la vulgarisation sur tout ce qui est électricité, autant sur les barrages que les data centers, etc.
Speaker: Donc, il a fait pas mal de vidéos, c'est très bien expliqué.
Speaker: Il a déjà fait des data centers et j'aime beaucoup.
Speaker: Tu as appris grâce à Monsieur Bidouille?
Speaker: Non.
Speaker: Sur les data centers, non.
Speaker: Par contre, il a proposé un data center qui, il me semble que c'est lui qui, en Suisse, où ils avaient fait ça, pas loin d'un barrage,
Speaker: Et du coup, ils arrivaient à maintenir une pression très faible en oxygène, donc un degré très faible d'oxygène, parce qu'ils étaient tous dans un truc.
Speaker: Et du coup, ils n'avaient pas besoin d'extinction.
Speaker: De manière générale, c'était conçu pour être suffisamment pauvres en oxygène pour que ça roule.
Speaker: Et ils utilisaient l'eau, de la retenue d'eau pour refroidir.
Speaker: C'était génial.
Speaker: Ça, j'ai appris ça.
Speaker: Mais mon métier, il ne l'a pas appris.
Speaker: Mais par contre, il m'a appris beaucoup de choses sur tout ce qui était distribution, tension, etc.
Speaker: C'est très intéressant.
Speaker: Le deuxième que j'ai découvert, c'est V2F.
Speaker: Alors, je l'ai découvert il y a peu, mais c'est une personne qui vulgarise de façon extrême.
Speaker: La dernière fois, il y a une des vidéos où il a fait, où il explique comment créer son propre système d'exploitation, même avec le bootloader, etc.
Speaker: Et il est capable de faire des
Speaker: des vidéos où même ma grand-mère pourrait comprendre et en redemander.
Speaker: C'est tellement vulgarisé et prenant qu'on arrive... Je crois que c'est un défi.
Speaker: Je pense que c'est un défi à ce gars.
Speaker: Il va dire, je vais prendre un truc totalement hyper compliqué et je vais essayer de l'expliquer comment il est mortel, comment marche un CPU, etc.
Speaker: Il va expliquer.
Speaker: On t'aura de voir le bootlander de ta grand-mère, donc.
Speaker: Ouais, c'est ça.
Speaker: Et ton estaminé préféré?
Speaker: Alors hélas il a fermé, c'était Del Capel, pas loin de Bayeul.
Speaker: Très très bon, mais bon là maintenant on se retourne sur le point G à Moucron.
Speaker: Je crois qu'on me l'a proposé Del Capel et quand j'ai vu j'ai remarqué qu'il était fermé.
Speaker: Je compte bien tous les faire, qu'on me propose.
Speaker: Je te propose d'aller au point G, ils font des énormes welches qui sont assez sympas.
Speaker: C'est à Moucron, c'est même ouvert le dimanche.
Speaker: Et sinon, en estaminé, plutôt lillois, je propose un chien dans un jeu de ki à Mouvo.
Speaker: Qui n'est pas très loin d'ici.
Speaker: Et il faut y aller le premier mercredi du mois.
Speaker: Il faut un super wedge à 600 grammes qui est infunissable.
Speaker: Je ne sais pas si tu l'as déjà essayé, mais moi, la dernière fois, j'ai regardé sur Google si je pouvais mourir d'avoir trop mangé.
Speaker: Mais l'estaminé est bien.
Speaker: mal.
Speaker: Ok.
Speaker: Écoute, je te remercie une fois de plus, Damien.
Speaker: C'était vraiment passionnant.
Speaker: Où est-ce qu'on peut te contacter si besoin?
Speaker: Vous pouvez me contacter sur Twitter.
Speaker: Ok.
Speaker: Sur Twitter.
Speaker: Je crois qu'avec Damien Hura vous allez trouver sinon mon pseudo c'est Houlbeck.
Speaker: H-O-U-L-B-E-K.
Speaker: Ça marche.
Speaker: Merci à tous.
Speaker: N'hésitez pas à me faire un retour comme d'habitude et puis je vous dis à un prochain épisode.
Speaker: Salut!
Speaker: Au revoir.




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