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Ludovic Borie: Nous enregistrons cet épisode le 6 mai 2025 et ces dernières heures, deux événements majeurs ont eu lieu.
Cyril: Merci.
Ludovic Borie: Le premier, c'est OpenAI qui est en train de conclure un deal de 3 milliards de dollars avec Windsurf, l'environnement de développement agentique.
Ludovic Borie: 3 milliards de dollars.
Ludovic Borie: pour un IDE qui permet d'accélérer la productivité du développeur.
Ludovic Borie: On sent qu'il se passe quelque chose.
Ludovic Borie: En parallèle, hier soir, gros événement, le premier meet-up Lille AI Code était organisé à Eurotechnologie et j'ai pu y assister.
Ludovic Borie: Je vous propose dans cet épisode de faire un petit compte-rendu de l'événement et en profiter pour discuter avec mes camarades de tout cet écosystème en train d'évoluer à vitesse grand V. Je reçois Cyril Lacauche et Bertrand Gressier.
Ludovic Borie: Bonjour messieurs, pouvez-vous vous présenter?
Ludovic Borie: Cyril?
Cyril: Bonjour à tous, je suis Cyril Lacquet, j'ai 42 ans, j'habite à Lille, dans le nord de la France, je travaille chez Kima.
Cyril: Je suis développeur depuis très longtemps, je suis responsable d'équipe de développement chez Kima et j'utilise les outils d'IA quotidiennement avec mes équipes.
Cyril: deux.
Ludovic Borie: Ça fait quoi Kima, en deux mots?
Cyril: Chez Kima, on fait du contrôle qualité.
Cyril: Donc on accompagne nos clients pour vérifier la conformité des produits dans les usines, la conformité des process, on délivre des certifications, on fait des audits.
Cyril: On a également des laboratoires dans lesquels on peut vérifier les produits de manière très précise.
Cyril: Donc on fait tout type de contrôle qualité partout dans le monde, on est simile dans le monde et donc on opère dans quasiment tous les pays du monde.
Cyril: Donc dans une même journée, moi je peux me promener virtuellement le matin en Asie à Shenzhen,
Cyril: sur l'heure du midi en France avec vous et cet après-midi j'irai au Brésil ou au Mexique certainement.
Ludovic Borie: Ok.
Ludovic Borie: Bertrand.
Bertrand: Je m'appelle Bertrand Grécier, j'ai plus de 42 ans et je suis dans le métier du dev depuis maintenant plus de 20 ans.
Bertrand: Actuellement je suis architecte logiciel chez ADEO depuis quelques années.
Bertrand: Dans mon rôle, j'accompagne les équipes sur la partie engineering pour les bonnes pratiques.
Bertrand: Je les accompagne pas mal sur le design logiciel par rapport aux besoins business pour s'assurer que ça matche au niveau de l'architecture qu'on veut mettre en place.
Bertrand: Et là, ces derniers mois, au niveau de l'IA, je fais pas mal de veille parce que je vois que ça a un gros impact aussi bien sur les pratiques de dev, dans les métiers du développeur qui est en train de changer, mais aussi sur la partie implémentation, la manière dont on conçoit certains applicatifs.
Cyril: Merci.
Bertrand: Et c'est pour ça que je m'intéresse vraiment de près à cet écosystème qui évolue très vite.
Ludovic Borie: Alors, vous travaillez tous les deux dans des grosses entreprises.
Ludovic Borie: C'était un peu ça qui m'intéressait, moi, d'avoir un petit peu votre point de vue sur l'impact que tous ces nouveaux outils peuvent avoir sur les pratiques de développeurs en grande entreprise.
Ludovic Borie: pratiques.
Cyril: Julien Robidet.
Ludovic Borie: Donc, j'imagine qu'on...
Ludovic Borie: Ok, j'imagine que vous ne pouvez pas faire n'importe quoi et c'est ce qu'on va essayer d'aborder dans cet épisode.
Ludovic Borie: Alors déjà un petit retour d'expérience, hier soir on a assisté à un meetup où il y a 4 personnes de l'écosystème lillois, je vais bêtement oublier de citer leur nom, Cyril je sais que tu en connais un, tu pourras au moins le citer, Julien,
Cyril: Tu peux donner tous les noms si tu me donnes deux minutes.
Bertrand: en votre place.
Ludovic Borie: Ok.
Ludovic Borie: Donc, l'idée de ce meet-up, c'était hier soir de créer un premier événement pour présenter les outils, les différents cas d'usage autour des outils d'IA génératifs, que ce soit pour le développement, mais pas que.
Ludovic Borie: Ça a parlé un petit peu de marketing ou ça a parlé de pratiques entrepreneuriales.
Ludovic Borie: Qu'est-ce que vous en avez pensé de l'événement, Bertrand?
Bertrand: Je trouvais ça intéressant déjà qu'il y ait un premier meet-up sur Lille sur ce sujet-là.
Bertrand: J'ai bien aimé l'intro parce qu'en fait ça bouge vraiment très très vite au niveau des informations en termes d'IA.
Cyril: Merci.
Bertrand: Ce qui est vrai le jour J n'est plus forcément vrai la semaine suivante.
Bertrand: et déjà d'avoir plusieurs feedbacks sur des personnes qui le pratiquent dans leur métier, dans différents exemples aussi, sur la partie marketing c'est intéressant, ce que le gars a pu présenter sur ce sujet là.
Bertrand: Sur la partie code, c'est un sujet que je connais mieux et je vois que déjà c'est intéressant parce que par rapport à ce qui a été présenté et ce qu'on peut faire aujourd'hui, il y a déjà des gros deltas, c'est ça qui est assez fou sur cet environnement là.
Bertrand: Et puis, c'est intéressant aussi de pouvoir discuter et de voir d'autres personnes sur l'île sur ce sujet-là.
Cyril: J'avais l'impression l'impression l'impression que ça était plus orienté pour les freelancers et pour les personnes qui veulent monter une entreprise.
Ludovic Borie: Ça s'adressait à qui, à votre
Bertrand: Vu le titre...
Ludovic Borie: Parce que... Parce qu'il y avait...
Cyril: en tant qu'indépendant ou micro-entreprise.
Cyril: C'était très bien, ce qui a été dit, c'était aussi applicable en grande entreprise, mais quand la population présente, ça me semblait plutôt des personnes du monde de là, des startups ou en création d'entreprise.
Ludovic Borie: Alors, on était quand même dans l'incubateur du premier étage, Euratek.
Ludovic Borie: Alors, il y a peut-être un biais aussi sur le lieu.
Cyril: Sûrement?
Ludovic Borie: Il y avait un peu tous les âges.
Ludovic Borie: Ils se présentaient comme anciens développeurs qui avaient envie de recoder aussi un petit peu.
Ludovic Borie: On sentait des gens frustrés dans leur expérience expérience par...
Ludovic Borie: On a envie de faire un prototype et puis tout de suite, on va être frustré par le fait que des développeurs ou développeuses vont nous dire « Ah, ok, ça va prendre un mois pour faire ce site vitrine et puis tester ça et puis faire de l'A-B testing et puis faire tous ces trucs.
Ludovic Borie: » Et on sentait qu'ils avaient eu cette expérience-là dans leur vie et qu'ils cherchaient des outils et des moyens pour pouvoir tester, prototyper hyper vite.
Ludovic Borie: quelque chose, et que ces nouveaux outils leur permettaient peut-être de faire ça.
Cyril: Merci.
Ludovic Borie: Est-ce que vous avez eu le même ressenti sur le besoin initial?
Bertrand: ça donnait l'impression que c'était très orienté agence de com en fait on a besoin de faire un site assez rapidement sur un lieu sur un événement des choses comme ça et donc là pour le coup ces outils là ils sont extrêmement bien adaptés en fait et c'est vrai que
Bertrand: Sur ce cadre-là, je trouvais que c'était bien à jour et peut-être de couvrir un peu moins la partie développeur.
Bertrand: Ils l'ont quand même couvert, cette partie-là, mais peut-être que ça s'est adressé un peu moins à cette population-là, en effet.
Cyril: Il Il y en avait deux d'entre eux qui lançaient une nouvelle entreprise en vue d'accompagner
Ludovic Borie: parties.
Ludovic Borie: Vas-y Cyril, excuse-moi.
Cyril: toute entreprise qui a envie de se lancer dans la partie agents, IA.
Cyril: Le Meetup va aussi évoluer en fonction des profils qui vont contribuer.
Cyril: C'est Julien Robidet et Pierre-Yves Bazaznak qui lancent un nouveau business, une nouvelle entreprise qui s'appelle OCO.
Cyril: On leur souhaite bonne chance dans leur création.
Bertrand: Oui, puis donc clairement dit, c'était une V0, l'idée c'était déjà de réunir la population lilloise intéressée par le sujet, et après c'était quand même très collaboratif, derrière l'idée que les prochains événements vont aussi se forger par rapport aux personnes motivées de parler de ce sujet-là dans le nord de la France en fait aussi.
Cyril: Est-ce Est-ce que c'est en anglais?
Ludovic Borie: Ils ont présenté en trois familles de logiciels.
Ludovic Borie: La première famille, c'était la famille de Vibe Coding, qui est un mot que je n'aime pas trop, mais je n'arrive pas trop à dire pourquoi.
Ludovic Borie: ça.
Cyril: On peut trouver un épisode en français?
Ludovic Borie: Peut-être, mais je ne sais pas pourquoi, moi, Vibe Coding, je ne peux pas m'empêcher de voir Brice Denis.
Ludovic Borie: Tu vois?
Bertrand: C'est ça, tu te vois avec une planche de surf, faire ton code.
Ludovic Borie: Exactement, je trouve ça nul.
Ludovic Borie: C'est comme ça.
Cyril: Il y a un côté un peu nonchalant.
Ludovic Borie: Ouais.
Cyril: Il y a un côté nonchalant dans le nom, on va être côté cool.
Cyril: Il y a un côté cool aussi, tu vois.
Ludovic Borie: Ouais, et puis...
Ludovic Borie: Je pense que c'est ce qu'ils ont voulu, mais il n'y a rien de cool.
Ludovic Borie: Je ne sais pas.
Ludovic Borie: Ils ont présenté des outils comme Lovable, entre autres, qui fait ça, où tu promptes et tu vois ton interface se dessiner dessiner pour prototyper très rapidement.
Ludovic Borie: Après, ils ont présenté une deuxième famille d'outils qu'ils ont appelé Visual Programming,
Ludovic Borie: avec entre autres WeWeb qui là va générer aussi des composants composants composants et une dernière famille qui sont les agentiques IDE comme Curser et Windsurf.
Ludovic Borie: Leur parti pris, c'était de dire que plus on avance dans les familles et plus on a besoin d'un niveau d'expertise.
Ludovic Borie: Et j'ai l'impression que c'est votre avis.
Ludovic Borie: Qu'est-ce que vous pensez, vous, à des outils de pur vibe coding et de visual programming?
Cyril: C'est super bien quand tu veux créer quelque chose de très simple.
Bertrand: Donc,
Cyril: Par exemple, tu dis, je veux lancer le site internet du boulanger avec qui je suis devenu copain.
Cyril: Et sur ce site-là, je vais pouvoir faire un peu de commandes de manière très simple.
Cyril: Tu expliques...
Cyril: à Lovable, à Bolt ou à un autre concurrent en lui parlant, en discutant à l'oral, tu lui expliques ce que tu veux et il va te faire ce site là en quelques minutes.
Cyril: Ensuite, tu vas te rendre compte que le design ne te convient pas forcément, tu vas lui demander de changer.
Cyril: Ça marche très bien.
Cyril: Par exemple, hier, pendant le talk, j'ai essayé de générer
Cyril: l'exemple qui était nommé, qui était un Rubik's Cube avec 10 faces qui étaient solutionnés en 3D, en live.
Cyril: Lovable n'a pas du tout réussi à le faire, il a explosé assez rapidement, il n'avait même plus à compiler son propre code.
Cyril: Sur Bolt, il a réussi à générer une application qui fonctionnait bien, sauf que graphiquement, ce n'était pas du tout un cube en 3D.
Cyril: On voyait les différentes faces, mais ce n'était pas aussi beau que la démo qu'on a pu avoir hier soir.
Cyril: C'est des bons soucis quand tu veux faire des petites applications, mais dès que tu vas vouloir contribuer à un système d'information qui est plus global, ils ne sont pas faits pour ça.
Cyril: Ils sont faits pour bootstrapper des MVP et ils vont évoluer.
Bertrand: En fait, c'est ça.
Bertrand: En fait c'est ça, après c'est aussi très dépendant des modèles et ça c'est aussi ces nouvelles compétences qu'on doit acquérir en fait parce que derrière ces fronts, ces clients là que tu utilises, derrière il y a plein de modèles, des LLM différents qui ont des forces et des faiblesses et finalement là les outils que tu as utilisés, la démo du cube qui marche bien c'est sur du Gemini 2.5 Pro qui sait bien le faire, mais si tu utilises un modèle peut-être un peu plus ancien, plus ancien dans l'IA c'est peut-être quelques mois,
Bertrand: en fait il sera moins bon pour faire certaines choses il y en a qui sont meilleurs pour certaines choses d'autres moins bons et en fait tu peux arriver à le faire et puis pour répondre à ta question aussi pour certains cas d'usage assez simple
Bertrand: Ça donne un peu des capacités à faire.
Bertrand: On connaît tous le Excel, c'est l'outil à tout faire pour arriver déjà à... On est capable de faire un petit SI dans du Excel.
Cyril: Merci.
Bertrand: Ça ne demande pas des compétences de fou.
Bertrand: Et au bout d'un moment, si c'est trop compliqué, ça devient ingérable, un peu comme nos applications qu'on peut faire.
Bertrand: On peut quand même faire le parallèle avec ça, tant que ça reste simple, c'est quand même faisable.
Bertrand: Tu vois, des créés, moi je me suis amusé à créer un jeu pour m'aider à m'entraîner pour mon passage de grade au judo.
Bertrand: Et en fait, j'ai pu faire un jeu dynamique où ça m'annonçait le nom des prises, ça me faisait comme des cartes qui défilaient avec la voix.
Bertrand: Et en fait, ce jeu-là, j'ai fait que prompter ce que j'avais besoin.
Bertrand: Et le truc était hyper fonctionnel et je pouvais l'utiliser sur mon téléphone.
Bertrand: Donc pour ça, ce genre de truc, c'est génial, tu vois.
Ludovic Borie: Ouais, mais d'accord, mais tu l'as fait, toi, dans un cadre développeur, peut-être plus avec un IDE agentique, sûrement.
Bertrand: Pas du tout.
Bertrand: Là non, c'était Gemini, je crois qu'il y a l'équivalent sur ChatGPT, où tu as un mode, comment on appelle ça?
Ludovic Borie: Vraiment?
Bertrand: C'est un mode écran, en fait c'est un mode où derrière, il va directement générer le code et te faire le rendu du résultat.
Bertrand: Donc tu vois, à peine le code, c'est surtout que tu as le rendu qui est fait.
Cyril: Sous-titrage Société Radio-Canada
Bertrand: Donc en fait, là je n'étais pas du tout un IDE.
Bertrand: en mode voilà mon besoin et puis je suis allé étape par étape, tiens, voici le nom des prises que j'ai besoin, rajoute-moi la voix, puis en fait à force de questions réponses de rajouter, j'ai complété mon jeu tout doucement pour aller jusqu'à un moment donné, je suis satisfait, c'est ce que j'avais besoin, je n'avais pas besoin d'un truc très compliqué, c'est exactement ce que j'ai besoin de goût.
Ludovic Borie: Mais tu vois, Cyril, hier, a essayé de faire juste l'exemple proposé avec le Rubik's Cube.
Ludovic Borie: Ça n'a pas marché.
Ludovic Borie: On est en plein dans un pic de hype où des nouveaux outils, il y en a un toutes les semaines, qui te promettent quand même de créer des applications en partant de rien, très simples et tout ça, mais ça ne marchait pas et tu ne t'en sors pas.
Ludovic Borie: On...
Cyril: C'est parce que je n'ai pas utilisé le bon outil pour faire le jeu.
Bertrand: Et en plus, quand tu regardes les influenceurs.
Bertrand: C'est ça.
Cyril: Si j'avais voulu faire ce jeu-là, je n'aurais pas utilisé ces outils-là.
Cyril: Je fais exactement le même jeu, mais je le fais avec Cursor ou avec Windsurf ou autre chose et je sélectionne les bons modèles que moi-même, je vais y arriver.
Cyril: Il y a Levels.io qui est un Twitter assez connu.
Cyril: qui a pu développer un jeu vidéo en 3D assez rapidement, d'avion de combat, juste en vibe coding.
Cyril: Il ne connaissait rien du tout au développement du jeu vidéo, il a juste demandé à Claude de le faire pour lui, et ça lui a permis de lancer un jeu qui aujourd'hui lui rapporte, je crois, environ 100 000 dollars par mois, dans un temps de grandeur là, c'est...
Cyril: je dis peut-être des bêtises, mais c'est plusieurs dizaines de milliers de dollars par mois en tout cas, même s'il a eu un pic au premier mois, juste en vibe codant et en discutant avec un texte, avec un chat.
Bertrand: C'est fou.
Bertrand: C'est fou.
Cyril: Donc c'est possible, ce qu'on voit dans les vidéos et dans les pubs, parce que tous les outils ne permettent pas de le faire.
Cyril: Et hier, je voulais tester avec les outils qui étaient annoncés et recommandés.
Cyril: Mais peut-être que le fait de faire un Rubik's Cube 10 phases était trop compliqué.
Cyril: Peut-être que si j'avais demandé un Rubik's Cube 3 normal, ça aurait fonctionné.
Bertrand: Oui, puis en fait, peut-être que le détail qu'on n'a pas eu, c'est que tu ne sais pas combien il y a eu d'aller-retour, parce que des fois, ça ne marche pas du premier coup.
Bertrand: Et en fait, tu demandes, tu dis que ça ne fonctionne pas, il retravaille.
Bertrand: En fait, tu n'as pas non plus le détail.
Bertrand: Est-ce que ça a été fait one shot, toi?
Bertrand: On ne sait pas.
Cyril: Souvent, les gens sont un peu de Marseille, ils vont te dire... dire... Les gens, souvent, ils vont te dire...
Ludovic Borie: détail.
Ludovic Borie: En fait, c'est toujours ça, c'est c'est se méfier de... Quand ton métier, c'est de vendre l'IA, évidemment que tu vas enjoliver tout ce que tu peux faire avec l'IA, quoi.
Ludovic Borie: Moi, j'ai travaillé avec vous il y a, je ne sais pas, 10-15 ans, truc comme ça, je pense, facile.
Cyril: C'est ça.
Ludovic Borie: Et à l'époque, on travaillait chez ADO.
Ludovic Borie: À l'époque, il y avait des pratiques de développement qui étaient assez rigoureuses.
Ludovic Borie: Vous aviez une rigueur dans le résultat attendu qui était assez affirmé sur la qualité de code.
Ludovic Borie: On dirait que c'était du craft sur la couverture de code, sur le test, sur la qualité
Ludovic Borie: Et j'ai ce souvenir de vous et de ce travail avec vous.
Ludovic Borie: Qu'est-ce que ça change aujourd'hui dans les pratiques de développement, dans vos équipes, d'utiliser des outils dont le code est en partie généré?
Ludovic Borie: Hier soir, ils disaient aussi, il y a des trucs que les développeurs détestent faire, ça permet de générer des tests.
Ludovic Borie: C'est vachement cool.
Ludovic Borie: Les tests, vous n'avez plus besoin de les écrire.
Ludovic Borie: Et puis regardez, ça va itérer, itérer, itérer jusqu'à ce que vos tests soient verts.
Ludovic Borie: Mais moi, ça me fait hyper peur.
Ludovic Borie: rouge.
Ludovic Borie: Et donc, c'est quoi, vous, derrière votre réflexion vis-à-vis du craft et vis-à-vis de tous ces outils qui sont en train de sortir et qui vous aident à
Ludovic Borie: Cyril?
Cyril: C'est vrai que le craft, il y a un côté d'être fier du travail qu'on a pu faire, d'être fier du travail bien fait.
Cyril: C'est ça qui ressort aussi dans le craft.
Cyril: Et donc, je peux comprendre que pour certaines personnes, vu qu'on délègue une partie importante de son travail à un ordinateur, on perd un peu de cette fierté-là parce qu'on n'a pas soi-même...
Cyril: bâti la totalité de l'oeuvre qu'on a créée mais pour moi ça reste du craft quand même parce que je vois l'IA plutôt comme un pas comme quelque chose qui va me remplacer dans mon travail mais quelque chose qui est un outil qui va augmenter mes capacités à faire et je suis tout le temps aussi responsable
Cyril: d'accepter le code qui a été généré qu'avant.
Cyril: Je ne peux pas dire ce code-là a fait un bug, mais ce n'est pas moi, c'est à cause de l'IA.
Cyril: Je suis responsable du commit et de la pull request qui va être faite dans l'application.
Cyril: Donc, on ne change pas trop nos exigences en termes de qualité.
Cyril: par rapport à avant.
Cyril: Par contre, ce qui change grandement, c'est l'efficacité, je trouve.
Cyril: Parce que des tâches qui étaient estimées à un certain nombre de jours de développement avant, pas toutes, mais certaines, si elles sont bien décrites
Cyril: et si elles ont un scope bien défini et qu'elles ne touchent pas à 5 applications dans ton système d'information, vraiment, tu peux réussir à la faire en moitié moins de temps facilement, sans forcément suivre toutes les recommandations de comment faire le meilleur prompt du monde, juste en vibe codant, désolé Ludo, mais en discutant avec ton IDE et en lui envoyant le ticket linéaire ou Jira qui va bien,
Cyril: derrière il va réussir à faire quasiment la totalité de ce qui a été demandé il faut juste que le modèle il ait accès au code et que ton projet soit assez bien documenté avec des règles pour guider l'IA en fait ça marche extrêmement bien c'est bluffant, c'est grisant donc sur les parties de sortes
Ludovic Borie: Bertrand.
Bertrand: De notre côté, je vais reprendre quasiment tout ce que tu as dit.
Cyril: Merci.
Bertrand: C'est-à-dire qu'au final, c'est les développeurs, c'est l'équipe qui est responsable du projet et du code qui est écrit.
Bertrand: On ne donne pas les clés du camion à l'IA qui le fait à notre place et on est content.
Bertrand: Donc toutes les pratiques de qualité de développement, en fait, l'exigence, elle est exactement la même.
Bertrand: Et au final, c'est une pool request qui est validée par des humains.
Bertrand: Aujourd'hui, on peut avoir de l'assistance sur aussi la revue de code, sur la revue de paire, on peut le faire.
Bertrand: Mais c'est toujours un humain qui clique sur « Valider ».
Bertrand: Et donc ça, c'est hyper important encore aujourd'hui et encore, je pense que pour quelques temps, on ne va pas tout de suite donner les clés du camion à l'IA pour dire, en fait, ce qu'on fait, est-ce que ça respecte toutes les exigences aussi de sécurité, d'accessibilité, de scalabilité, enfin tous les trucs en TIL, si on peut en anglais?
Bertrand: Et en fait, ça, c'est hyper important aujourd'hui quand même de garder la compétence.
Bertrand: Par contre, c'est vrai que ce qui change, et toi, quand ça est arrivé, ce qui s'est passé là chez nous, c'est qu'on a donné des licences GitHub Copilot à tous les devs qui le voulaient.
Bertrand: Et moi, je l'ai pris aussi, le train, à ce moment-là, où au début, c'était sympa, ça t'aidait un peu.
Bertrand: Des fois, il y avait beaucoup d'hallucinations.
Bertrand: Souvent, ça te faisait quand même aussi beaucoup perdre de temps, parce qu'en fait, il a inventé des trucs qui étaient incroyables, mais ça n'existait pas.
Bertrand: Donc, en fait, ça te faisait pas mal perdre de temps.
Bertrand: Donc, c'était comme un... Comment dire?
Bertrand: directement intégrer à l'IDE, ça t'aidait un peu, mais sans plus.
Bertrand: Et finalement, toute cette partie de ça peut écrire du code à ta place, c'est ultra récent.
Bertrand: Ça date seulement il y a quelques mois, en fait.
Bertrand: Avant, ça n'existait pas du tout.
Bertrand: C'était pas mûr du tout.
Cyril: Pour moi ça fonctionne bien depuis c'est que seulement depuis novembre que les outils que je teste fonctionnent bien j'ai l'impression qu'avant c'était pas efficace je perdais du temps mais depuis Noël disons je gagne beaucoup de temps dans mon quotidien
Bertrand: Et donc, pour revenir à ta question,
Ludovic Borie: Mais alors, je vais...
Cyril: C'est Noël.
Bertrand: C'est les derniers modèles.
Bertrand: C'est bon.
Ludovic Borie: Je vais vous poser une question.
Ludovic Borie: quotidien.
Ludovic Borie: Mais si je pousse un peu le truc, là on parle de même pas 6 mois, quoi.
Ludovic Borie: et vous êtes en train de dire que c'est l'humain qui a encore la responsabilité de cliquer et de valider pour obtenir un résultat qualitatif.
Ludovic Borie: Vous n'avez pas peur que dans six mois, on atteint un tel niveau de complexité facilement
Ludovic Borie: que très facilement, vous allez avoir des pull requests de 5000 lignes, 10 000 lignes, qui soient hyper complexes, trop dures à lire, vous les avez générés hyper rapidement, ça répond à des besoins qui sont bien plus complexes qu'avant, et vous soyez en incapacité humaine à les valider vous-même.
Ludovic Borie: Et donc là, en fait, vous n'avez plus la maîtrise.
Bertrand: Ça, c'est une très bonne remarque.
Bertrand: En fait, pour le moment, vu que c'est l'humain, finalement, ça va être l'humain peut-être le facteur limitant, je ne sais pas, mais en tout cas, c'est l'humain qui valide toujours.
Cyril: Merci.
Bertrand: Et donc, si tu as pull request, aujourd'hui, on n'accepte pas une pull request qui est illisible, trop grosse.
Bertrand: C'est...
Bertrand: Aujourd'hui, on peut le faire aussi.
Bertrand: Tu def pendant trois semaines et puis tu fais une grosse paire.
Bertrand: Et en fait, personne ne va vouloir refaire une revue de ça.
Bertrand: Ça va être extrêmement compliqué.
Bertrand: Après, ça dépend aussi de la taille aussi de ce que tu vas faire.
Bertrand: Donc, par rapport à ce que tu dis, si d'un seul coup, tu commences à dire « je donne un peu les clés du camion, c'est tellement trop gros.
Bertrand: De toute façon, je n'aurai jamais le temps de faire de la revue.
Bertrand: » Et puis tu blind merge, je ne sais pas.
Bertrand: Je fais confiance.
Bertrand: En gros, si tu fais ça, c'est « je fais confiance ».
Bertrand: Je ne sais pas si on est aujourd'hui prêt à aller jusque là, en tout cas sur des choses un peu moins sensibles.
Bertrand: On peut s'autoriser à faire peut-être ça des fois, mais sur des parties qui sont au cœur de métier, sur lesquelles tu veux avoir du contrôle, aujourd'hui on n'est clairement pas prêt, en tout cas chez nous, à faire ça.
Cyril: À mon avis, c'est comme dans tous les sujets nouveaux.
Ludovic Borie: Cyril, c'est quoi ta vision?
Cyril: Tu vas avoir des personnes qui vont être assez conservateurs, comme on l'est, de dire que le code de l'IA, c'est à l'humain de le valider pour pouvoir le supporter en production.
Cyril: Et on va avoir d'autres points de vue en fonction de l'évolution de la technologie qui vont commencer à dire « mais non, en fait, ça fait gagner tellement de temps l'IA, ne perdons pas de temps à relire le code.
Cyril: De toute façon, l'IA, si on veut faire évoluer ce même code plus tard, ce sera son problème de le faire évoluer. »
Cyril: malheureusement mais ça va arriver d'avoir cette discussion de où est-ce qu'on met le curseur dans l'acceptation du code et moi je ne peux pas te prédire ce que je vais penser dans un an mais pour l'instant on garde les mêmes pratiques en termes d'exigence de qualité et d'échange entre les développeurs et de maîtrise parce que je n'ai pas envie du tout
Bertrand: Merci.
Cyril: de me retrouver dans une situation où le modèle d'IA est down et donc il n'est pas accessible.
Cyril: Et du coup, je ne peux plus faire évoluer le code parce qu'il n'y a que lui qui le comprend.
Cyril: Aujourd'hui, s'il y a un problème en prod, c'est moi qui suis responsable de le régler, pas unir.
Cyril: Merci.
Ludovic Borie: Et alors ça me permet de transitionner vers un autre sujet.
Ludovic Borie: Aujourd'hui, le coût financier de l'utilisation de ces outils est proportionnel à la complexité demandée ou la complexité du projet, parce que c'est relatif à la taille du contexte et donc c'est à la taille de votre projet, etc.,
Cyril: Merci.
Ludovic Borie: Si on demande à une IA d'écrire une bonne partie du code, c'est aussi faire grossir d'autant plus vite le projet et ça s'auto-nourrit financièrement ce truc, ça grossit encore plus vite et tout ça.
Ludovic Borie: Comment vous gérez les coûts, les budgets et vos limites de complexité dans vos pratiques de dev tous les jours?
Ludovic Borie: Parce que ces outils fonctionnent forcément à travers des et donc au nombre de tokens et plus le projet est gros, plus le projet est complexe et plus chaque demande coûte cher.
Cyril: Alors oui, tu peux aussi faire tourner les modèles en question localement et je pense que c'est quelque chose qui va arriver de plus en plus à l'avenir.
Ludovic Borie: C'est ça, hein?
Bertrand: et
Cyril: J'ai posté un article de blog à ce sujet-là justement hier
Cyril: donc aujourd'hui la plupart des gens ils utilisent ces outils en délégant un modèle qui est dans le cloud et donc tu payes forcément à chaque fois mais si tu as un ordinateur assez puissant ou un serveur local dans lequel tu peux faire tourner des modèles d'IA qui sont capables tu vas déplacer le contenu
Bertrand: perdu.
Ludovic Borie: Excuse-moi Cyril, je voulais me muter.
Ludovic Borie: Je crois que j'étais muté sans faire exprès.
Ludovic Borie: Excuse-moi.
Cyril: Je me suis auto-démuté, mais tu me dis si je dis des bêtises, Ludo, je peux me muter tout seul.
Ludovic Borie: Non, non, vas-y, vas-y, excuse-moi.
Ludovic Borie: C'est moi.
Ludovic Borie: Ouais.
Cyril: Non, mais du coup, c'est juste pour dire qu'il y a plusieurs façons d'utiliser ces outils.
Bertrand: Vas-y, rembobine, t'en étais où?
Cyril: On peut les utiliser aussi en local.
Cyril: Dans le coup, les coûts sont totalement différents, parce que tu investis dans une machine sur laquelle tu vas amortir dans le temps.
Cyril: Donc, sinon, pour les coûts, pour moi, les coûts aujourd'hui sont assez quasiment négligeables.
Cyril: à l'échelle d'un coût de développement en tout cas dans les pays comme la France.
Cyril: C'est vrai que peut-être dans des pays plus exotiques où les coûts de développeurs sont divisés par 5.
Cyril: Alors oui, le coût de l'IA correspond à une proportion très importante, mais aujourd'hui on parle de quelques dizaines voire centaines de dollars par mois
Cyril: pour vraiment bénéficier pleinement de ces outils et comparé au salaire et au coût total chargé, que ce soit en interne ou en prestation, c'est négligeable et ça fait gagner bien plus de temps que le coût que ça rajoute.
Cyril: Donc, même si ça te couche maximum 5% de plus au grand max par rapport au coût que tu n'avais pas avant ces outils, comme ça te fait gagner pour moi environ...
Cyril: je dirais 20% minimum d'efficacité au global, on s'y retrouve pleinement.
Cyril: Merci.
Bertrand: Pour compléter, déjà pour le coup, en effet, avec GitHub Copilot, ça marche avec des forfaits.
Bertrand: Donc là, la licence pro, je crois que c'est 20 dollars par mois et c'est du tout compris.
Bertrand: C'est-à-dire que derrière, c'est un forfait d'usage, il doit y avoir des rates limite derrière, mais aujourd'hui, on n'est pas trop impacté.
Bertrand: Mais là, ce n'est pas un usage via API.
Bertrand: C'est vrai que pour avoir testé du cloud code, aujourd'hui, ça peut aller très vite.
Cyril: Merci.
Bertrand: Tu joues deux heures avec, tu construis ton avide pour 30-40 dollars.
Bertrand: Après, quand ça a un coût personnel, c'est cher.
Bertrand: Comptez un TGM à 450 euros par journée.
Bertrand: en fait ça coûte pas si cher que ça mais ça c'est encore ça on raisonne on est super early on raisonne aujourd'hui là en mai 2025 en fait si tu regardes le coût que ça faisait déjà les modèles ils n'étaient pas assez costauds pour faire ça mais tu rembobines que de 6 mois même moins en arrière
Bertrand: Ça coûtait encore bien plus cher que ça.
Bertrand: En fait, on arrive où les modèles s'améliorent et aussi, ils demandent de moins en moins de puissance de calcul.
Bertrand: Faire tourner ces modèles-là sur une machine, c'était totalement utopique il y a quelques mois.
Bertrand: Aujourd'hui, ils arrivent à les fin-tuner, à les distiller suffisamment pour qu'en fait, tu arrives à avoir des modèles un peu plus spécialisés qui tournent sur ton Mac.
Bertrand: Ça, c'est des choses qui arrivent.
Bertrand: On n'est que maintenant...
Bertrand: En fait, ce qui se passe, c'est qu'il y a des investissements énormes qui sont mis là-dessus parce qu'en fait, de toute façon, le marché, il se rend bien compte que ça ne scale pas du tout aujourd'hui.
Bertrand: Si d'un seul coup, on décide tout le monde de faire de l'IA dès demain, en fait, on n'a pas la puissance de calcul pour ça, ça ne marcherait pas.
Bertrand: Il n'y a pas assez de data centers.
Bertrand: Alors, ils construisent plein de data centers, mais même aujourd'hui, ce n'est pas suffisant.
Bertrand: Donc, en fait, ils sont obligés de les améliorer.
Bertrand: Tu regardes un peu, c'est pour ça que...
Bertrand: DeepSeek avait posé des gros problèmes, notamment à Nvidia, parce qu'en fait, ils se sont dit, pour une fraction du prix, je le fais quasiment aussi bien.
Bertrand: Et là, il y a le DeepSeek R2 qui va sortir, et ça va être la même vague.
Bertrand: Ils sont en train, sur des puces plus simples,
Bertrand: ils vont arriver encore à un nouveau fraction du nouveau prix.
Bertrand: Donc en fait, j'ai l'impression que si tu te projettes en avant, vu les recherches et les développements qui sont mis dans les nouveaux modèles, ça ne va plus être tant un problème que ça.
Cyril: Merci.
Bertrand: Ça va tourner sur ton téléphone portable, ces trucs-là.
Bertrand: Alors peut-être des modèles plus spécialisés, mais... Totalement.
Ludovic Borie: Il n'empêche qu'aujourd'hui, on est quand même dans le flou.
Ludovic Borie: Parce qu'on paye un coût aujourd'hui, je ne sais pas, on va dire 10 centimes la requête, ce qui ne doit être pas si loin de ça.
Ludovic Borie: Et ces 10 centimes, on sait qu'ils perdent de l'argent sur ces 10 centimes aujourd'hui.
Ludovic Borie: Il y a eu des tels investissements partout.
Ludovic Borie: Ce sont des entreprises qui crament de l'argent tous les mois.
Bertrand: non c'est pas qu'un pari parce qu'en fait si tu prends juste un peu de recul et tu regardes en fait la courbe ça suit quand même pas mal cette courbe là en fait en termes d'efficience énergétique versus qualité
Ludovic Borie: Donc le vrai coût, on ne le connaît pas.
Ludovic Borie: Tu dis que c'est un pari sur l'avenir, sur le fait que demain, les 10 centimes seront rentables parce que ça sera bien plus efficace.
Ludovic Borie: C'est un pari.
Ludovic Borie: C'est un pari.
Ludovic Borie: On est d'accord?
Cyril: oui
Ludovic Borie: Ok.
Ludovic Borie: Ok.
Ludovic Borie: Quand même, on est obligé de toucher un mot sur... Quand on parle d'efficience énergétique, on parle aussi de data centers qui sont principalement aux Etats-Unis aujourd'hui.
Ludovic Borie: Donc ça veut dire avec des refroidissements qui ont consommé pas mal... Des data centers basés sur des refroidissements qui ont consommé pas mal de flottes.
Ludovic Borie: Potentiellement, l'électricité utilisée est aussi assez carbonée.
Bertrand: Merci.
Ludovic Borie: Donc, pour faire tourner tous ces modèles et entraîner tous ces modèles, aujourd'hui, l'efficacité écologique et énergétique, elle n'est pas terrible, terrible.
Ludovic Borie: dégueulasse.
Ludovic Borie: moi.
Ludovic Borie: Mais c'est quelque chose dont il faut, j'imagine, se préoccuper quand même.
Cyril: Je comprends la crainte.
Cyril: L'écologie, c'est important.
Cyril: Il faut faire attention à ne pas faire n'importe quoi.
Cyril: On ne veut pas brûler la planète.
Cyril: C'est la seule planète qu'on ait.
Cyril: Il faut qu'on fasse attention, c'est clair.
Cyril: Mais aujourd'hui, ça apporte tellement d'avancées en termes d'efficacité que je pense que ça ne vaut pas le coup de s'arrêter parce qu'on a un risque d'impact environnemental qui soit trop fort.
Cyril: Au contraire, je pense que ça va nous ouvrir tellement de portes qu'on pourrait être bien meilleur derrière
Cyril: pour améliorer l'efficacité énergétique, pas seulement du développement, mais de toutes les choses qui existent dans le monde.
Cyril: Donc il ne faut pas, sous couvert de protection environnementale, arrêter de faire de l'IA.
Cyril: Je pense qu'il y a beaucoup plus de choses à gagner qu'à perdre, même de ce point de vue-là, à moyen terme.
Cyril: Même si oui, au début, comme tout changement, il y a des frottements et ça coûte de l'argent parce que ce n'est pas efficace les premières versions.
Bertrand: intéressant ce que tu dis parce qu'en fait pour moi je le mets au même niveau même plus qu'un changement de paradigme.
Bertrand: C'est un peu comme l'arrivée d'internet.
Bertrand: Je le vois comme ça.
Bertrand: Je suis dans la tech depuis plus de 20 ans.
Bertrand: L'arrivée d'internet a créé un énorme bouleversement dans la manière dont on concevait nos applications.
Bertrand: On n'était plus sur du monolithe.
Bertrand: On a connu tous les bouleversements, les transformations qu'on pouvait avoir dans l'IT à ce niveau-là.
Bertrand: Et puis là, il y a l'IA qui arrive et qui crée un changement de paradigme énorme sur lequel, en plus, c'est compliqué parce qu'en fait, on ne voit pas le bout de la route.
Bertrand: On ne sait pas trop jusqu'où ça va.
Bertrand: Aujourd'hui, on a des intuitions.
Bertrand: Il y a aussi beaucoup de marketing.
Bertrand: Il y a énormément de hype.
Bertrand: On essaie de nous vendre un peu tout et n'importe quoi dessus.
Bertrand: Et c'est vrai que ça peut être assez stressant sur cette route-là.
Bertrand: On ne sait pas trop où ça va.
Bertrand: Par contre, ce qui est certain, c'est que
Bertrand: ça crée un changement de paradigme énorme et que ça... Et donc ben ouais, comment on fait avec ça?
Bertrand: Il faut quand même... C'est important de prendre le train, de comprendre comment ça marche.
Bertrand: Et évidemment, ça peut créer des problématiques environnementales, etc.
Bertrand: qu'il ne faut surtout pas renier.
Bertrand: Mais il faut essayer de faire au mieux par rapport à tout ça.
Ludovic Borie: Bon, ok.
Ludovic Borie: Parenthèse refermée, mais c'était important de l'évoquer.
Ludovic Borie: Rentrons un petit peu dans le vif du sujet pour vous.
Ludovic Borie: Quels sont vos outils du quotidien?
Ludovic Borie: Votre petit coup de cœur en mai 2025, parce que peut-être que dans deux mois, ça ne sera pas les mêmes outils, mais là demain, vous devez faire du développement.
Ludovic Borie: ordi?
Ludovic Borie: Vim?
Ludovic Borie: Comme...
Bertrand: Quand je fais une commit, c'est encore du VI.
Bertrand: Moi je suis rentré au début avec Cloud Code.
Ludovic Borie: Bertrand, qu'est-ce que tu utilises?
Bertrand: Je voulais sortir de GitHub Copilot, je le trouvais assez limité.
Bertrand: Même si aujourd'hui ils ont fait des normes mises à jour pour ne pas perdre le train.
Bertrand: J'ai commencé à faire du cloud code.
Bertrand: Là, c'est en mode terminal.
Bertrand: Et puis, en promptant, ça modifie ton projet.
Bertrand: J'ai trouvé ça intéressant, de ce fait-là, d'être quand même proche de ton code à ce niveau-là.
Bertrand: Et je n'avais pas testé des curseurs Windsurf, je ne suis pas rentré dedans.
Bertrand: Et là, ce que j'utilise aujourd'hui, ce que j'aime bien utiliser, c'est plutôt ROOCODE, R2O, C-O-D-E.
Bertrand: qui est un fork de clean parce qu'en fait ils sont assez bas niveau.
Bertrand: Un windsurf, il va te biaiser un peu le modèle, il ne va pas te donner 100% du modèle parce que derrière tu payes un forfait mensuel et en fait derrière l'idée c'est quand même que ce soit rentable pour eux dans ce 20$ là.
Bertrand: Là tu payes à l'usage, en fait c'est un mode API et il y a des mises à jour, des updates de ce plugin là dans VS Code
Bertrand: Presque tous les jours, c'est un truc de fou, en fait.
Bertrand: Et ça me permet de tester, d'expérimenter des nouvelles pratiques autour de comment je développe.
Bertrand: Et notamment, une des dernières mises à jour qu'ils ont faites, que j'aime bien, c'est pas où... Parce que sinon, la complexité, et c'est là où, en fait, le nombre de fois, quand tu commences dedans, c'est...
Bertrand: Tu promptes, ça te fait du code et puis au bout d'une heure, tu mets toi la poubelle parce qu'en fait, tu es parti dans un cul-de-sac.
Bertrand: Tu vas souvent dans des cul-de-sac quand tu codes directement et finalement, comme quand on code directement sans réfléchir, on a aussi les mêmes problématiques.
Bertrand: Et là, ce que j'aime bien avec RooCode, c'est qu'il y a un mode architecte.
Bertrand: Tu peux discuter par ping-pong sur la conception, ce que tu veux faire.
Bertrand: Et une fois que tu sais, ok, là, j'ai un bon plan, je suis content.
Bertrand: Tu peux même sauvegarder le plan dans un markdown.
Bertrand: Et puis après, tu passes en mode exécution.
Bertrand: Même là, ils ont rajouté un mode orchestrator.
Bertrand: En fait, il peut découper ça en petites tâches à faire, qui peut utiliser même des modèles qui coûtent beaucoup moins cher.
Bertrand: Parce que tu n'as pas besoin d'avoir un gros modèle pour faire des petites tâches.
Bertrand: Le gros modèle, il sert pour réfléchir à du global, mais des petites tâches, un petit modèle, ça suffit.
Bertrand: Et donc, moi, c'est mon gros coup de cœur à l'utilisation.
Bertrand: Ce qui me permet aussi de suivre toutes les updates qu'il y a dans les pratiques et qui arrivent de semaine en semaine.
Cyril: Exactement.
Bertrand: De semaine en semaine, il y a des changements.
Ludovic Borie: Donc, Rookode, c'est sous la forme d'un plugin VS Code.
Ludovic Borie: On est d'accord?
Bertrand: Exactement.
Bertrand: À cause de ça, j'ai quitté Jade Brains.
Ludovic Borie: Ok.
Ludovic Borie: Cyril, t'es parti chez JetBrains aussi?
Cyril: Non, moi je suis chez Cursor, c'est aussi un plugin, enfin c'est un fork de VS Code, donc on retrouve les codes de VS Code, et c'est un concurrent entre guillemets du modèle Rookode, sauf que là c'est une entreprise qui vend un abonnement, alors que Rookode c'est un projet open source dans lequel tu lui donnes tes clés d'API, donc c'est complémentaire on va dire, mais c'est sur le même mode de fonctionnement, mais du commercial c'est un peu différent.
Bertrand: C'est ça.
Cyril: Ça fonctionne quasiment pareil et ça fonctionne très bien surtout.
Cyril: Et maintenant, on peut utiliser des plugins directement dans JetBrains en IntelliJ, pour les développeurs Java par exemple ou Python.
Cyril: Comme ça, ils gardent l'IDE habituel, ils ne sont pas obligés de faire une migration vers VS Code et ils ont les plugins Windsurf ou autres qui peuvent fonctionner directement ou augmentent code dans l'IDE JetBrains.
Cyril: et ça fonctionne aussi très bien je pense que les différences entre les différentes options en termes d'expérience utilisateur elles sont à la marge chacun a son petit avantage que l'autre n'a pas et ils se rattrapent les uns les autres il y a vraiment une course effrénée chaque semaine quasiment tous les outils sortent des releases avec des nouveautés soit pour rattraper leur retard par rapport à un concurrent soit pour rajouter leur façon de voir les choses et après c'est les concurrents qui vont devoir se rattraper
Cyril: On ne peut pas changer d'idée tous les jours pour tout tester, mais il faut bien suivre l'actualité pour rester sur le meilleur cheval.
Ludovic Borie: Mais comment on sort du pic de hype comme ça?
Ludovic Borie: Parce qu'on sait qu'il y a un pic de hype, un creux de déception, et puis un plateau de productivité un peu plus tard.
Ludovic Borie: Là, on n'est clairement pas du tout encore au plateau de productivité.
Ludovic Borie: On est en train de naviguer à vue entre les différents outils.
Ludovic Borie: Donc, il y a plusieurs questions.
Ludovic Borie: Vous avez quelqu'un qui onboard dans votre équipe?
Ludovic Borie: Vous lui dites de faire quoi?
Ludovic Borie: C'est quoi?
Ludovic Borie: Quelle est la marche à suivre?
Cyril: Avant qu'on arrive à parler d'outils d'IA, il va y avoir un certain nombre de choses à présenter à cette personne pour qu'il comprenne bien dans quelle entreprise il travaille, etc.
Cyril: Bien sûr, et dans quelle équipe il va s'intégrer.
Cyril: Mais assez rapidement, on va lui partager notre façon de fonctionner sur l'IA.
Cyril: Et donc, on a une boîte à outils qui est mise à disposition des, si on parle des développeurs.
Cyril: Ils vont pouvoir choisir entre différents outils qui sont déjà validés et qui sont pris en charge par l'entreprise pour éviter de leur dire, débrouille-toi tout seul avec ton compte personnel gratuit.
Cyril: Et après, tout le code de l'entreprise se retrouve envoyé dans tous les serveurs de tous les IDE existants.
Cyril: Ce n'est pas ce qu'on veut.
Cyril: Donc, on les accompagne et on va leur fournir de quoi utiliser les bons outils
Cyril: Après, on n'impose pas un outil, du coup, parce qu'on pense qu'un développeur, il sera plus efficace s'il utilise le meilleur outil de son point de vue.
Cyril: Maintenant, si les gens me demandent des outils complètement farfelus, à des prix exorbitants et que personne d'autre utilise, ce n'est pas sûr que je le référence tout de suite.
Cyril: Mais les développeurs, ils sont adultes et donc la plupart du temps, ils s'accordent
Cyril: sur des outils en commun.
Cyril: Et en fait, chez nous, on a pour l'instant, on n'a que trois outils qui sont vraiment utilisés.
Cyril: Les plus communs, c'est Copilot, GitHub, Windsurf et Cursor.
Ludovic Borie: Et si ton développeur ou ta développeuse n'est pas adulte, mais est junior, et qu'elle est complètement
Cyril: Ah bah souvent les juniors sont adultes heureusement, donc si on leur explique bien les choses, ils comprendront pourquoi il y a des restrictions dans l'entreprise sur les outils qu'on veut utiliser actuellement.
Cyril: C'est des choses qui peuvent peut-être être amenées à évoluer, peut-être qu'on sera plus flex dans quelques temps, quand on aura un peu moins peur de cette bête noire qu'elle y a. Pour l'instant on pourrait faire contrôler chaque outil, vérifier que les données ne sont pas envoyées n'importe où dans la planète, avant de donner l'autorisation à cet outil d'accéder à notre code.
Cyril: Mais pour les juniors, qu'est ce qui se passe?
Cyril: On va les accompagner comme un junior en général.
Cyril: Une réaction qu'on voit souvent chez les juniors, c'est la peur.
Cyril: de l'intelligence artificielle aussi parce qu'ils comprennent déjà ils comprennent pas bien le développement alors déléguer ça à une IA ils vont pas forcément être capables eux de relire le code proposé par l'IA et donc ils ont pas forcément confiance dans le fait d'accepter le code que l'IA leur a proposé parce qu'ils ont pas cette expérience que d'autres peuvent avoir pour juger
Cyril: de la qualité et que les choses ont été faites comme il fallait.
Cyril: Et donc, j'ai des juniors, par exemple, qui sont un peu plus frileux quand ils veulent vraiment apprendre le développement.
Cyril: Donc, après, ça dépend du niveau de maturité du junior en question.
Cyril: Assez rapidement, une fois que le junior, il est...
Cyril: ils sont formés au développement, ils vont commencer à faire de plus en plus confiance à l'IA.
Cyril: Et en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il faut faire très attention quand on relie les pull requests, soi-même ou celle des autres, parce que là, en ce moment, il y a quand même beaucoup de gens qui l'utilisent sous ces modèles,
Cyril: Et donc, il y a le risque qu'il y ait une pénétration de code imbitable qui entre et qui soit validée.
Cyril: Elle est plus forte qu'en ce moment qu'elle l'était il y a six mois.
Ludovic Borie: Pour le coup, je suis d'accord avec toi.
Ludovic Borie: Je trouve que la lecture de Pull Request n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui.
Ludovic Borie: Et c'est même hyper subtil.
Ludovic Borie: C'est facile de laisser passer des petits trucs qui avant n'auraient juste pas existé parce que ça ne serait pas venu à la tête de la personne d'écrire quelque chose.
Ludovic Borie: Bertrand, tout à l'heure, vous avez dit...
Ludovic Borie: que c'était possible d'héberger ses propres modèles et que c'était l'une des manières que le code de ton entreprise n'aille pas entraîner les prochaines itérations des modèles d'OpenAI ou quoi.
Ludovic Borie: Quelles sont les autres options?
Bertrand: Alors, il n'y a pas d'autre option.
Bertrand: On est responsable de notre code, on ne veut pas alimenter d'autres modèles sur le marché.
Bertrand: Donc, en fait, c'est vrai qu'il faut être extrêmement vigilant par rapport à ça.
Bertrand: Il y a toute une part de fou.
Bertrand: Sur toutes les API publiques, finalement, on ne sait pas exactement ce qui se passe avec ce que tu vas lui donner.
Cyril: Merci.
Bertrand: C'est pour ça qu'on limite quand même les possibilités des développeurs avec seulement ce qui est validé.
Bertrand: Avec Copilot, il y a plusieurs modèles utilisables dans GitHub Copilot.
Bertrand: Tu peux faire du Gmini Flash, tu peux faire du OpenAI.
Bertrand: tu as du code 3.7 aussi qui est validé donc ça tu peux l'utiliser et ça tourne c'est garanti par GitHub parce que là c'est eux qui hostent les modèles et derrière ils se garantissent que c'est bien cloisonné isolé et que ton code qui sera dans ton IDE qui va passer dans leur modèle en fait il est bien protégé pour ça
Bertrand: Et après, tu as d'autres manières de faire.
Bertrand: Via Vertex, nous, on a du GCP.
Bertrand: Donc, tu es capable de faire tourner tes modèles aussi sur ce type d'environnement.
Cyril: Merci.
Bertrand: Il y a du Vertex dans GCP pour faire ça.
Bertrand: Donc, il n'y a pas utilisé les API publics avec des keys sur lesquels on peut pas s'autoriser à faire ça.
Ludovic Borie: Ok, et c'est quoi la politique pour la peine?
Ludovic Borie: Tu génères une clé API pour chaque développeur en disant « tiens, voilà ta clé Vertex, que tu donnes à tes outils, cursors, etc.
Ludovic Borie: » et tu peux piloter comme ça l'usage de chaque personne?
Bertrand: Oui.
Bertrand: Alors ça, ça reste vraiment un cas à la marge.
Bertrand: Aujourd'hui, on ne le fait pas.
Bertrand: Moi, je fais ce genre de choses parce qu'on fait de la veille.
Bertrand: Il y en a qui font de la veille qui font ça.
Bertrand: Aujourd'hui, c'est clairement l'exception.
Bertrand: Le cas nominal, c'est aujourd'hui, en tout cas chez nous, c'est du copilot avec les modèles validés par GitHub Copilot, mais en mode clé d'API, via Vertex, aujourd'hui, les développeurs, la plupart, ne l'ont pas.
Ludovic Borie: Ok, Cyril, toi qui fournis la possibilité à tes équipes d'utiliser Cursor ou ce genre d'IDE, comment vous faites?
Cyril: Donc, comme je disais tout à l'heure, on va fournir de quoi avoir les licences pour les développeurs quand ils utilisent des modèles qui sont dans le cloud.
Cyril: Sinon, s'ils veulent utiliser des modèles différents ou s'ils veulent directement les clés d'API pour s'intégrer avec certains outils, comme par exemple Roocode, on va pouvoir donner une API key, mais par équipe.
Cyril: On ne va pas le faire à l'individu et ça va permettre quand même de suivre les coûts et de savoir quelle équipe consomme quoi, même si aujourd'hui, encore une fois, ça reste à la marge.
Cyril: Sinon, tu peux faire tourner des modèles comme Mistral.
Bertrand: Par contre, c'est les APIQ.
Bertrand: Ah oui.
Cyril: Si tu as une machine un peu boostée, pas mal de RAM, un bon CPU, tu peux faire tourner des modèles en local qui savent très bien
Cyril: Mais ça reste encore plus un cas à la marge pour le coup.
Ludovic Borie: Est-ce pour vous, c'est la fin de pratiques qu'on a poussées pendant des années comme le pair programming?
Cyril: Du tout.
Cyril: Tout à l'heure, justement, je voulais réagir.
Cyril: Tu disais, la relecture de pull request, c'est encore plus important.
Cyril: Donc, je suis d'accord qu'il faut faire attention à la revue de pull request, mais il y a aussi d'autres façons, et il y a toujours d'autres façons de relire le code.
Cyril: C'est de le faire en pair programming, de le faire en mob programming,
Cyril: particulièrement en ce moment, le fait de développer tous ensemble, toute l'équipe, quand je dis toute l'équipe, je parle de 3-4 personnes, sur une même fonctionnalité pour apprendre l'usage de l'intelligence artificielle ensemble, c'est super efficace, parce que non seulement on développe le code métier qu'on a besoin de faire, mais on apprend aussi les pratiques de dev et quelles sont les différentes options et les différentes façons de faire d'interagir avec l'IA, et donc des fois, tu n'as même pas besoin, en ce moment, je trouve que des fois, on ne fait pas de pull request, enfin, on ne fait pas de revue de code
Cyril: parce que le code a déjà été fait avec plusieurs personnes.
Cyril: Donc, entre guillemets, la revue est déjà implicite.
Cyril: Et en ce moment, je recommande vraiment à tout le monde de faire du pair, parce qu'on est dans une phase d'apprentissage.
Cyril: Et donc, c'est le meilleur moment de se challenger, d'avoir d'autres points de vue, de partager ses connaissances avec les autres.
Cyril: C'est encore plus, je pense, important maintenant que ça l'était avant qu'on ait cette révolution.
Bertrand: et
Ludovic Borie: Tout à l'heure, tu as parlé, tant que j'y pense, de dire, moi, un prérequis pour bien cadrer mes pratiques de développement, c'est que mon IA, elle est axée à ma documentation, qu'elle est axée à mes tickets, mon ticket Jira avec mes specs, etc.
Ludovic Borie: C'est des choses qui sont intégrées dans Cursor, Windsurf et ce genre de choses.
Ludovic Borie: Le fait de pouvoir plugger, je ne sais pas, je suis en train de développer telle tâche Jira.
Ludovic Borie: Va chercher l'info.
Cyril: Bertrand, tu connais bien aussi les serveurs MCP, je peux te laisser répondre peut-être.
Bertrand: C'est une excellente question parce qu'en fait, dans l'écosystème IA, ce qui est en plein boom en ce moment, ces dernières semaines, c'est ça.
Bertrand: C'est les outils que tu vas… comment tu fais pour augmenter ton IA?
Bertrand: Tu as tes modèles, très bien.
Bertrand: Tes modèles, ils ont tes points forts, tes points faibles.
Bertrand: Le problème d'un modèle, c'est qu'il est entraîné à une date T et derrière, on ne peut plus rien lui faire rentrer dedans.
Bertrand: Après, il y a le contexte que tu vas lui donner, mais le modèle, oui, il est fini.
Bertrand: Il est fini à une date donnée.
Bertrand: Et pour améliorer, pour augmenter ton modèle, il y a des serveurs MCP
Bertrand: Et là, il en existe de plus en plus.
Bertrand: T'as le serveur MCP dans Google, tu vas voir, c'est fou.
Bertrand: Il y en a vraiment maintenant pour quasiment tout.
Bertrand: T'as des serveurs MCP GitHub.
Bertrand: Donc, tu mets ta clé GitHub et après, t'as accès à ton Git.
Bertrand: T'as des serveurs MCP qui sont capables de faire du...
Bertrand: de broser des sites web, des serveurs MCP un peu pour tout.
Bertrand: Ou alors une autre problématique, hier quand on était à la soirée Vibe Coding, le speaker se plaignait que les versions des librairies qu'il utilisait, elles n'étaient pas à jour parce que forcément, quand le modèle a été entraîné, il avait ces versions-là et entre-temps, la vie continue et donc ça s'améliore.
Bertrand: Aujourd'hui tu as des serveurs MCP, il y en a un qui s'appelle Context 7, puis il y en a d'autres, qui permet de résoudre cette problématique-là.
Bertrand: Et donc tu rajoutes finalement ces outils-là supplémentaires à ton modèle.
Bertrand: Lui derrière, ils sont déclarés, il sait qu'il peut les utiliser.
Bertrand: Et en fait, quand tu lui demandes par exemple, tiens, ajoute-moi telle librairie, en fait il sait qu'il peut se référer à cet outil-là, l'utiliser pour avoir, tiens, si je fais du Spring,
Cyril: Merci.
Bertrand: C'est quoi la dernière version Spring que je vais utiliser, du Nest ou peu importe, pour être à jour.
Bertrand: Et finalement, on est capable d'améliorer.
Bertrand: C'est quelque chose qui devient ultra important maintenant, en plus des modèles.
Bertrand: C'est donner des capacités supplémentaires avec des serveurs MCP, qui est un protocole qui est émergé, qui est poussé par Cloud Anthropic il y a peu en fait.
Ludovic Borie: Cyril?
Ludovic Borie: Tu avais...
Cyril: En parlant des serveurs MCP, ça me fait venter.
Cyril: Je voulais parler d'un des serveurs MCP qui est extraordinaire.
Cyril: C'est le fait de pouvoir discuter avec ta base de données en tant que développeur.
Cyril: Je trouve que c'est vraiment le truc le plus impressionnant.
Cyril: Parce que tu peux donner un accès direct, une connexion à ta base de données
Cyril: de développement, pas de production, je vous en conviens, mais toujours est-il que tu peux discuter avec le schéma de ta base de données et demander à l'IA de faire tes requêtes SQL à ta place et de trouver un meilleur moyen d'accéder à des données, etc.
Cyril: Donc, ça m'est arrivé plusieurs fois d'avoir des demandes ad hoc où on me demande « est-ce que tu peux me donner telle donnée, croiser avec telle donnée, etc.
Cyril: » Je copie-colle le message, vraiment,
Cyril: dans l'IA, dans le cursor qui a accès au MCP de la réseau de données, et il me sort la data en CSV en une minute chrono.
Cyril: Si j'avais dû le faire moi-même, ça m'aurait pris beaucoup plus de temps.
Cyril: Non pas seulement parce que je suis rouillé en SQL, mais parce que c'est difficile d'avoir 250 tables en tête en même temps, alors que pour lui, c'est facile.
Bertrand: C'est ça, c'est logique.
Cyril: Et ça, c'est vraiment un truc qui change la donne, je trouve.
Ludovic Borie: Et tout à l'heure, tu as dit, Bertrand, il suffit d'aller sur Google pour chercher les serveurs MCP, mais tu vas encore sur Google alors?
Bertrand: De moins en
Bertrand: De moins en moins.
Bertrand: En fait, si tu veux le numéro de téléphone d'un bon estaminé, par exemple...
Bertrand: tu demandes encore, tu vas peut-être encore chercher dans Google, mais c'est vrai que de moins en moins, tu as raison.
Bertrand: Et puis, il y a différents modèles, notamment le modèle Deep Search.
Bertrand: Des fois, tu as besoin de faire une recherche très profonde qui t'aurait peut-être pas mal de temps sur un sujet que tu veux creuser.
Bertrand: En fait, tu as des modèles Deep Search qui existent là.
Bertrand: Sur Gemini, ça existe.
Bertrand: Sur OpenAI, maintenant, ils le font tous.
Cyril: Merci.
Bertrand: Là, Claude aussi le fait.
Bertrand: C'est récent.
Bertrand: Et c'est incroyable ce qu'il peut te faire.
Bertrand: Ça te fait gagner littéralement des heures et des heures.
Ludovic Borie: On a tous expérimenté au moins une fois le fait de poser une question.
Ludovic Borie: On voit bien que le modèle en a foutrement aucune idée.
Ludovic Borie: Et donc, il te répond.
Ludovic Borie: On dit qu'il hallucine.
Ludovic Borie: On peut aussi dire qu'il te pipote.
Ludovic Borie: Un truc avec beaucoup d'aplomb pour te répondre quelque chose.
Ludovic Borie: Et là, on a des modèles de plus en plus complexes à...
Ludovic Borie: avec potentiellement des serveurs MCP qui vont permettre au modèle d'aller chercher la réponse à gauche, à droite, si je comprends bien, de sourcer les choses et d'avoir une réponse normalement la plus pertinente possible.
Ludovic Borie: Vous n'avez pas peur que ça ait un effet pervers, que vous allez faire de plus en plus confiance à la réponse?
Ludovic Borie: filet.
Ludovic Borie: Comment faire confiance à la réponse?
Ludovic Borie: C'est ça ma question.
Cyril: J'ai pas confiance.
Bertrand: C'est une bonne question.
Cyril: J'ai pas confiance dans la réponse.
Cyril: Quand il me demande d'installer des librairies qui sortent de nulle part, je vais quand même vérifier avant ce que fait cette librairie parce que quand il hallucine des fois, il peut te donner des choses à faire qui sont pas du tout ce que tu attends, ce que tu veux.
Cyril: Donc il faut faire attention quand on donne l'accès à...
Cyril: à sa machine, à un outil qui est pour le coup assez prédictible, il faut faire très attention aux commandes qu'on exécute.
Cyril: Il ne faut pas lui faire confiance du tout.
Ludovic Borie: Mais on a tendance à être feignant en tant que développeur.
Ludovic Borie: Et on sait que si on fournit des outils comme ça, la majorité des gens vont se dire « c'est cool, on fait confiance ».
Ludovic Borie: Non?
Ludovic Borie: Vous ne croyez pas?
Cyril: En fait, si tu fais confiance à l'outil, tu vas rapidement avoir des problèmes si tu fais confiance à l'outil.
Ludovic Borie: Ça me fait peur un peu de me dire « c'est trop... »
Cyril: Je ne te donne pas d'e-prompte avant qu'il n'y ait plus rien qui marche.
Cyril: Je pense qu'au moins une fois sur dix, il fait n'importe quoi et il faut riverter.
Cyril: Donc, ça oblige à avoir un niveau d'attention de tous les instants.
Ludovic Borie: Par exemple, hier soir, la personne, une des personnes, une des présentations a fait, donc en disant, voilà, on peut faire du vibe coding, mais on peut aussi faire du vibe marketing.
Ludovic Borie: Et elle m'a effrayé.
Ludovic Borie: Elle a dit, on peut aussi faire du vibe research.
Ludovic Borie: Je me dis, mais quelle horreur.
Ludovic Borie: Quelle horreur, en fait, c'est...
Ludovic Borie: Il n'y a pas un truc caché derrière qui dit que pour un outil de génération statistique, on ne doit pas faire du Vibre Research malgré tous les serveurs MCP du monde.
Cyril: Merci.
Ludovic Borie: C'est quoi Cyril, par exemple, ton retour d'expérience sur le fait d'arriver à linker TetiKéJira, d'arriver à linker toutes les...
Ludovic Borie: les requirements de tes tâches en disant ça doit être fait comme ça, comme ça, comme ça, ce sont ça les normes, et pourtant le résultat ne va pas correspondre à 100% à ce que tu lui as demandé.
Ludovic Borie: constat?
Cyril: En fait, ça peut quand même correspondre à son portail, ce que tu lui as demandé.
Ludovic Borie: Ou pas?
Cyril: Ça peut.
Cyril: Parce que si tu lui expliques d'abord, tu lui partages ton ticket Gira, comme tu disais, tu lui partages ton design, tu lui donnes des accès à toutes les informations des prérequis, tu lui expliques comment ta code base fonctionne, tu lui donnes accès à ton code, et tu lui dis maintenant que tu as compris ce qu'il fallait faire, génère-moi la checklist de tous les points d'acceptance de ce qu'on va faire ensemble.
Cyril: et après tu lui demandes de générer la totalité de la solution, et à la fin tu vas pouvoir vérifier avec lui lui si la solution qui a été réalisée, elle correspond bien, elle coche bien toutes les cases des prérequis que tu as définies au démarrage avec.
Cyril: Et donc c'est même, je pense, beaucoup plus efficace que la capacité d'un humain d'avoir tous les prérequis en tête
Cyril: pour un développement assez conséquent.
Cyril: Parce que moi, j'ai une limitation en nombre de tokens qui est bien inférieure au modèle que j'utilise pour développer, malheureusement.
Bertrand: T'as vu?
Cyril: Et donc, je pense que si on utilise bien l'outil et que tu lui définis bien clairement la liste des points à vérifier à la fin du développement, et tant que tout n'est pas vert, c'est que ce n'est pas bon.
Cyril: Et je pense que c'est plus efficace aussi à ce niveau-là, c'est plus qualitatif
Cyril: Non seulement c'est plus rapide, mais je pense qu'on peut faire plus de qualité aussi quand on utilise bien ces outils.
Ludovic Borie: Mais on est dans un contexte cadré à la limite dans le développement, c'est-à-dire que toi, tu as envie d'arriver à un résultat et tu es en capacité à dire « voilà le résultat que j'ai envie d'atteindre ».
Ludovic Borie: Mais quand on fait de la recherche, c'est qu'on ne connaît pas le résultat attendu d'une manière ou d'une autre.
Cyril: Ah non, pour la recherche,
Ludovic Borie: Comment tu valides que le résultat attendu d'un truc dont tu ne connaissais pas la réponse?
Bertrand: Et quand tu parles de recherche, tu peux préciser?
Bertrand: La recherche fondamentale, c'est quoi comme recherche que tu parles?
Ludovic Borie: Eh bien, justement, c'est quelque chose qui m'a paru un petit peu flou hier soir.
Ludovic Borie: Ça ressemblait à de la recherche fondamentale.
Ludovic Borie: Il a dit qu'ils ont écrit un article de psychologie et qu'ils ont aidé à se sourcer, à se documenter grâce à de l'IA.
Ludovic Borie: Et que ça leur avait fait accélérer énormément leur recherche.
Ludovic Borie: Et en fait, peut-être, mais n'empêche qu'il faut aller vérifier chacune des affirmations qui ont été générées.
Cyril: C'est sûr.
Ludovic Borie: et c'est hyper dur et on peut avoir la tentation de juste pas le faire quoi
Cyril: Il n'y a pas très longtemps...
Bertrand: Ça, ça sort de un peu.
Bertrand: Vas-y.
Cyril: une petite anecdote il n'y a pas tellement de temps on a dû faire une recherche assez approfondie sur une thématique auquel je ne comprenais rien et on a utilisé des outils de recherche de ce type là et c'était très bien documenté à la fin un petit léger inconvénient dans la liste des acteurs du marché qui étaient les plus importants à connaître il y en avait un qui n'existait pas
Cyril: Parce que si tu ne vérifies pas, c'est possible que dans le résultat qu'on te donne, alors 90% de ce qui a émergé comme données était vrai et m'a permis de gagner beaucoup, beaucoup de temps par rapport à si j'avais fait cette même recherche moi-même.
Cyril: Mais il y avait un point important qui a été mis en avant qui n'était pas
Cyril: Mais ça fait gagner quand même, je ne sais pas,
Ludovic Borie: Apparemment, Apparemment, il y avait un avocat aux États-Unis qui générait aussi tous ses plaidoyers avec de l'IA et qui citait plein de jurisprudence qui n'existait pas, quoi.
Cyril: 80% du temps de recherche en fait.
Ludovic Borie: Et qui a été rayé du barreau comme ça, quoi.
Bertrand: C'était au début.
Bertrand: C'est vrai qu'il y a quelques temps, il y a longtemps dans l'IA, pareil, c'était il y a un an.
Bertrand: C'était vraiment l'âge préhistorique de l'IA.
Bertrand: Enfin, de l'IA que nous, on connaît, parce que l'IA, ça fait des dizaines d'années que ça existe.
Bertrand: Au début, il y avait beaucoup, beaucoup d'hallucinations.
Bertrand: En fait, il y en a quand même de moins en moins, parce qu'en fait, les modèles sont de plus en plus gros.
Bertrand: Il y a de plus en plus de paramètres.
Bertrand: Et la capacité aussi d'improviser,
Bertrand: tu peux la régler aussi.
Bertrand: En fait, c'est quelque chose qu'on n'a pas forcément en notion.
Bertrand: D'ailleurs, dans les outils, là, si on reparle juste vite fait de code, en fait, tu peux dire le niveau que tu lui autorises à improviser.
Bertrand: Et ça va de 0 à 2, je crois.
Bertrand: Et par défaut, il est réglé sur 95%.
Bertrand: En fait, tu lui laisses 5% d'improvisation.
Bertrand: Et donc, tu peux encore avoir un petit peu d'alucination, mais ça, c'est un paramètre que tu peux régler.
Bertrand: il ya des modèles donc là c'est notebook lm par exemple où tu donnes toutes tes sources et il a il n'a pas il n'a pas du tout la possibilité d'improviser en fait il va venir citer toutes les sources qu'il a utilisées pour venir faire son pour faire son compte rendu pour répondre à la question que tu as demandé donc en fait il ya aussi moyen et ça c'est quelque chose qui est quand même aussi nouveau c'est que c'est quand on
Bertrand: On doit comprendre les modèles, les limitations et puis aussi comment les utiliser.
Bertrand: Et ça, c'est quelque chose aussi un peu nouveau par rapport à ce qu'on veut faire.
Bertrand: Et des fois, si là, ton critère, c'est 0% d'hallucination, tu autorises 0% d'hallucination, ça, c'est des choses qu'il faut le paramétrer.
Bertrand: Il va prendre plus de temps à réfléchir.
Bertrand: Et puis, dans ces cas-là, il peut te dire, je ne sais pas.
Bertrand: Aujourd'hui, on y arrive quand même.
Bertrand: Mais c'est vrai que ce n'est pas le cas nominal.
Ludovic Borie: Pour conclure, conclure, on peut encore aujourd'hui, en 2025, parler de fractures numériques avec plein de gens qui ont raté le virage de l'Internet et de la connaissance et de ce qu'il est possible de faire.
Ludovic Borie: Il y a un deuxième virage qui va sûrement se faire et une deuxième fracture qui sera peut-être encore plus grave sur la croyance de tout ce qu'on va voir et tout ce qu'on va lire et tout ce qu'on va entendre.
Ludovic Borie: Comment vous accompagnez les gens autour de vous sur ces sujets-là?
Ludovic Borie: Si c'est un des outils que vous utilisez tous les jours, est-ce que vous êtes papa tous les deux, je crois?
Ludovic Borie: Est-ce que vous sensibilisez déjà vos enfants à ces outils-là?
Ludovic Borie: Comment vous les présentez à vos enfants?
Bertrand: Moi, j'ai deux enfants, j'ai deux ados même maintenant, de 14.
Bertrand: Donc, en plus, c'est brevet, là, cette année, et bac, donc troisième et première.
Bertrand: Et en fait, depuis que c'est grand public et que c'est vraiment utilisable, je leur explique, je les forme comment bien l'utiliser.
Bertrand: A mon temps, c'était plutôt les encyclopédies dans les bibliothèques.
Bertrand: C'est un peu plus vieux.
Bertrand: Mais on faisait déjà des copiers-collés.
Bertrand: Et puis après, sur Internet, on faisait aussi des copiers-collés de ce qu'il y avait dans Wikipédia.
Bertrand: Donc là, tu peux...
Bertrand: La facilité, c'est aussi de faire un copier-coller sans réfléchir.
Bertrand: J'ai donné la question du prof, voire même, je n'ai même pas réfléchi.
Bertrand: J'ai pris la photo, puis je vais balancer la photo de l'exercice, puis je réponds, donne-moi la solution.
Bertrand: Toi, elle n'a même pas pris la peine de le lire.
Bertrand: Si tu fais ça, en effet, tu as tout perdu.
Bertrand: Par contre, si tu sais l'utiliser pour ses forces, être capable de réexpliquer ou resynthétiser.
Bertrand: Moi, j'explique par exemple à ma fille comment l'utiliser pour...
Bertrand: reformuler un petit peu pour son plan ou des choses comme ça.
Bertrand: Et en fait, dans ces cas-là, ça peut faire des élèves augmentés aussi.
Bertrand: On parle de codeur augmenté, ça peut faire des élèves augmentés où si tu essayes d'utiliser et pas juste en mode copier-coller sans réfléchir, ça te donne des capacités de personnalisation qui sont juste incroyablement folles.
Cyril: Moi, Moi, je vais aller dans le même sens que Bertrand.
Bertrand: Par contre, c'est vrai qu'il faut prendre le temps de les utiliser et pas juste tricher.
Bertrand: En tout cas, c'est ce que j'essaie de faire avec mes enfants.
Cyril: Ce que j'essaie d'expliquer, c'est que
Cyril: l'intérêt quand on est à l'école, c'est d'apprendre à faire les choses par soi-même.
Cyril: Si c'est pour faire faire tous ses devoirs à une IA, certes, au collège, l'IA, c'est faire tous les exercices que l'enfant va avoir en devoir, clairement.
Cyril: Donc, clairement, avec chaque GPT, un élève de collège n'a plus de devoir à faire, ou presque.
Cyril: Mais si on explique que la valeur n'est pas dans le résultat qu'on donne à la maîtresse ou au professeur le lendemain, la valeur est dans l'acquisition de la connaissance qui permet de le faire soi-même.
Bertrand: Merci.
Cyril: Par contre, on peut montrer que l'intérêt, c'est d'utiliser l'IA pour améliorer son travail, pointer des choses qui peuvent être des manquements ou des tournures de phrases qui ne sont pas forcément bonnes, des erreurs de conjugaison, des fautes.
Cyril: Là, l'IA à l'école a tout son sens.
Cyril: Mais il ne faut pas donner un compte chez un GPT Pro à un collégien, sinon il terminera l'année peut-être avec des bonnes notes, mais avec aucune compréhension de ce qui s'est passé dans l'année.
Ludovic Borie: Et encore, comme sur l'âge internet, vous, vous êtes deux professionnels de l'informatique, vous êtes hyper sensibilisés à ça.
Ludovic Borie: Je me dis, ce n'est pas le cas de tout le monde.
Ludovic Borie: Je me dis, il y a toute une génération qui prend énormément de risques, qui va avoir la tentation de cet outil un peu magique et qu'il va falloir accompagner vraiment fortement.
Cyril: Mais c'est pas seulement les...
Bertrand: C'est clair que l'école a son rôle à jouer, là.
Cyril: J'ai un décalage dans la vidéo.
Ludovic Borie: Ouais, Cyril.
Cyril: Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas que les enfants qui sont à l'école qui ont ce risque.
Cyril: Parce qu'en fait, toutes les personnes qui ne sont pas en maîtrise de comment fonctionnent l'informatique et l'intelligence artificielle peuvent avoir le même réflexe
Cyril: de l'utiliser comme il ne faudrait pas et de se retrouver à envoyer des plaidoiries avec des articles de loi qui n'existent pas.
Cyril: Donc, le risque, il est vraiment partout.
Cyril: Par exemple, quelque chose que j'ai fait très récemment, il y a seulement quelques semaines, c'est d'envoyer à...
Cyril: toutes les personnes qui ont des postes un peu de management dans l'entreprise, un mail pour leur donner les clés pour comprendre comment ça fonctionne à l'intérieur.
Cyril: Parce qu'on sait très facile de se rendre compte comment ça fonctionne de l'extérieur en tant qu'utilisateur.
Cyril: Il y a tellement de pubs et d'outils qui émergent tous les jours qu'on en entend parler tout le temps.
Cyril: Donc, on voit bien ce que l'IA peut faire.
Cyril: Mais comment ça marche dedans?
Cyril: Ça, c'est un peu plus délicat.
Cyril: Et donc, il y a plein de vidéos de vulgarisation et en moins d'une heure, tu peux être déjà un peu, pas calé, mais au fait, en fait, c'est ni plus ni moins que des statistiques qui viennent te pondre le prochain mot qui correspond le mieux au prompt que tu lui as envoyé.
Cyril: Et donc une fois que tu as compris ça, tu comprends qu'en fait l'IA, ce n'est pas la vérité, c'est juste ce qu'il y a de plus probable.
Cyril: Et rien qu'avoir cette connaissance-là diffusée dans la tête de tout le monde, et pour les enfants c'est vrai, et même pour des adultes qui ne sont pas dans des technophiles, je pense que ça va les aider derrière à faire des meilleurs choix plus tard.
Ludovic Borie: puis une fois de plus, pouvoir aussi accompagner les professeurs à minima, qui doivent avoir besoin d'aide.
Bertrand: Merci.
Ludovic Borie: Écoutez, je vous remercie, ça fait plus d'une heure qu'on parle.
Ludovic Borie: Pour clôturer l'épisode, comme d'habitude, je vais vous demander deux petites recommandations.
Ludovic Borie: Une première recommandation culturelle, un truc qui vous a plu, un film, une série, un outil ou je ne sais quoi.
Ludovic Borie: Et puis, une petite recommandation d'Estaminé que j'essaye d'alimenter sur une carte que vous pouvez retrouver sur estamitech.fr.
Ludovic Borie: Il y a une petite carte où vous pouvez retrouver toutes les recommandations d'Estaminé.
Ludovic Borie: des invités.
Ludovic Borie: commencer?
Bertrand: Je peux commencer.
Ludovic Borie: Vas-y Bertrand.
Bertrand: Au niveau culturel, moi j'ai regardé il n'y a pas longtemps la série Netflix avec Astérix, le combat des chefs.
Bertrand: Je suis très friand de l'humour d'Alain Chabat.
Bertrand: J'ai bien aimé cette série qui se regarde très vite.
Bertrand: Au niveau estaminé, pas loin de chez moi, à Templemar, il y a un estaminé qui s'appelle La Clé des Champs qui fait de la très bonne nourriture, un menu simple, c'est du fait maison.
Cyril: Alors Alors moi, je voudrais recommander un livre que je viens de terminer.
Bertrand: J'aime bien y aller de temps en temps.
Bertrand: C'est quelque chose que je recommande.
Ludovic Borie: Ça marche, merci.
Cyril: qui s'appelle « Do Reset ».
Cyril: C'est un livre sur la méditation et comment la méditation bien utilisée peut t'aider dans ta vie de tous les jours à être plus efficace et à trouver la sérénité dont tu peux avoir besoin.
Cyril: Quand tu vois quatre outils d'IA qui sortent tous les jours, ça permet de retrouver un peu de sérénité et de calme dans toutes les choses qui bougent dans le monde.
Cyril: Sinon, Sinon, une autre recommandation que j'ai, c'est de lire le livre aussi sur les 7 habitudes des personnes efficaces.
Cyril: Je trouve que c'est un livre qui permet vraiment de structurer son mode de fonctionnement et de faire en sorte d'arriver à faire beaucoup plus de choses que quand on se laisse un peu vivre.
Cyril: et en mettant un petit peu de méthode dans son organisation au travail et en perso on peut faire énormément plus de choses et c'est un livre qui a changé beaucoup ma façon de fonctionner donc je le recommande parce que j'espère que ça fera pareil à plein d'autres et oui et pour l'estaminé je recommande la Maniguet c'est un restaurant qui est à la Madeleine Madeleine je vous recommande la Maniguet
Ludovic Borie: Super, merci beaucoup.
Ludovic Borie: Super.
Ludovic Borie: Merci beaucoup.
Ludovic Borie: Moi, je vais me permettre aussi une petite reco culturelle.
Ludovic Borie: J'ai regardé la série Adolescence, justement, sur Netflix, qui est une série en quatre épisodes tournée en plan séquence, qui est à la fois sur l'écriture et le côté artistique m'a bluffé, touché, tout ce que vous voulez.
Ludovic Borie: C'est génial.
Ludovic Borie: Regardez Adolescence.
Ludovic Borie: Et puis, ça vous...
Ludovic Borie: Aussi dans le rapport des ados aux réseaux sociaux, au rapport des hommes à la masculinité, c'est à regarder cette série.
Ludovic Borie: Voilà, et puis aussi une dernière annonce.
Ludovic Borie: J'aurai la chance d'être en clôture du DevFest où on va essayer d'enregistrer un épisode de podcast en live où on pourra débriefer du DevLil, pardon, ma langue à fourcher.
Ludovic Borie: Et...
Ludovic Borie: Et voilà, si vous venez au DevLil en juin, n'hésitez pas à venir le vendredi en fin d'après-midi.
Ludovic Borie: On essaiera de se poser en mode estaminé.
Ludovic Borie: Donc, on pourra partager un verre ensemble et débriefer du DevLil et partager nos impressions sur les deux jours de conférence.
Ludovic Borie: Merci beaucoup Bertrand Cyril.
Ludovic Borie: Je vous dis à bientôt.
Cyril: Merci Ludo pour l'invitation.
Ludovic Borie: Salut!
Cyril: Ciao!
Bertrand: Merci beaucoup.
Bertrand: Merci.
Bertrand: Allez, salut.




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