Transcript
Speaker: Salut à tous et bienvenue dans ce dernier épisode de l'année 2025.
Speaker: Alors déjà un petit mot pour vous remercier, vous qui écoutez.
Speaker: Cette année, à chaque conférence ou meet-up auquel j'ai participé, il y a toujours eu un mot sympa de quelqu'un pour me parler du podcast.
Speaker: Franchement, merci pour ça.
Speaker: Croiser et pouvoir discuter avec des développeuses et des développeurs passionnés, je n'en demande pas plus.
Speaker: Pour moi, c'était l'objectif et c'est largement atteint.
Speaker: Je suis ravi de pouvoir continuer l'Est Amitech en 2026.
Speaker: Pour cet épisode, j'avais envie d'une petite discussion sans fil conducteur, mais avec un thème, la hype.
Speaker: pas.
Speaker: Alors qui mieux que Nicolas Delceau, développeur expérimenté, passionné, ne ratant pas un événement tech dans la métropole lilloise pour en parler.
Speaker: Salut Nicolas, est-ce que tu peux te présenter?
Speaker: Alors oui, moi c'est Nicolas, je suis développeur depuis l'an 2000.
Speaker: Le bug, bug, c'était toi?
Speaker: Non, en fait j'ai commencé en septembre 1999, dans une entreprise qui faisait des logiciels de réseaux de neurones pour l'industrie, mais ils n'avaient pas des milliards de métaparamètres, donc ça marchait un peu moins bien.
Speaker: J'ai été développeur Java pendant 15 ans.
Speaker: Alors, je développe toujours en Java, mais ce n'est plus mon activité principale.
Speaker: Aujourd'hui, j'ai évolué vers des rôles de conseil d'architecte en intégrant d'abord Capgemini, puis Zenica, où je travaille encore aujourd'hui.
Speaker: Au sein de Zenica, je suis à la fois architecte, comme je l'ai dit, en mission chez différents clients de la métropole.
Speaker: Je pense que tout le monde les connaît, toujours un peu les mêmes.
Speaker: Et je suis également directeur technique de l'agence de Zenit Alil, où j'aide les consultants à grandir et à se positionner sur les différentes technologies qui sont susceptibles
Speaker: Cool, ok.
Speaker: Bon, je t'avais croisé à CloudNord, et je m'étais dit, tiens, ça pourrait être sympa, tu participes à vraiment tous les événements de la métropole, ça serait sympa qu'on fasse un petit épisode tous les deux pour parler de la tech dans le Nord.
Speaker: Et tu m'as dit, ouais, carrément, moi j'ai envie de parler de Hype en ce moment.
Speaker: Première question pour toi, Nico.
Speaker: hype?
Speaker: Je ne vais pas pouvoir faire une réponse rapide.
Speaker: Vas-y, on est posé, on a le temps.
Speaker: En fait, j'ai expliqué pourquoi je voulais en parler.
Speaker: Une ESN, comme à peu près n'importe quelle entreprise qui travaille dans le monde de l'informatique, elle évolue dans un environnement où il y a des gros acteurs qui essayent de modeler le marché.
Speaker: les GAFAM, les boîtes chinoises, des boîtes où à chaque fois il y a des dizaines de milliers de personnes qui travaillent sur chaque produit, et ils essayent de te pousser à utiliser certaines technologies ou pas.
Speaker: Les entreprises, face à ça, ce qu'elles font, c'est qu'elles mettent en place des outils d'études des tendances.
Speaker: Alors ces outils d'études des tendances, t'en connais certains, il y en a un qui est hyper connu, c'est le TechRadar de Southwark.
Speaker: Il y a Sphère qui fait des livres blancs, il y a les sondages qui sont publiés par GitHub, par JetBrains, par Stack Overflow, le State of DevOps, State of Web, etc.
Speaker: Tous ces éléments-là, ils prétendent donner aux gens une idée des tendances informatiques du moment.
Speaker: Et quelque part, la hype, c'est le moment où la tendance, j'ai envie de dire, déborde un peu la raison.
Speaker: C'est-à-dire le moment où on se dit « Ouais, Ouais, absolument, il faut absolument faire ça ».
Speaker: faire.
Speaker: Vous ne pouvez pas y échapper.
Speaker: » C'est le métavers.
Speaker: Il y en a beaucoup.
Speaker: Ah, le métavers!
Speaker: Il y a le métavers.
Speaker: Je me suis dit, de quoi on pourrait parler?
Speaker: On pourrait parler de bases de données orientées objets, forcément, de no-codes, il y en a plein de... On va y revenir après, mais tu vois, le métavers, ce qui est intéressant, c'est qu'il a une particularité commune avec le sujet dont je vais essayer de parler le moins possible.
Speaker: qui est le sujet dont tout le monde nous rebat les oreilles depuis trois ans.
Speaker: Et comme ça, normalement, les auditeurs, n'oubliez pas, on est fin 2025, d'accord?
Speaker: On est à un moment où les gens ne peuvent plus acheter de RAM parce que le prix de la RAM a explosé.
Speaker: Et donc, le métavers, en fait, c'est un truc, la première incarnation du métavers, je ne sais pas si tu te souviens, c'était un truc qui s'appelait Second Life.
Speaker: Oui.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et en fait, c'était l'idée que
Speaker: vous allez vous balader dans un monde en 3D qui n'est pas développé par des développeurs de jeux vidéo, qui est moche, qui est inefficace, dans lequel il y a de la pub pour à peu près tout le monde, et dans ce monde virtuel, vous allez faire des achats.
Speaker: Et ces achats vont apparaître dans le monde réel.
Speaker: Je n'ai toujours pas compris aujourd'hui pourquoi ce n'est pas des développeurs de jeux vidéo qui ont fait ça, parce qu'ils auraient fait ça bien mieux.
Speaker: À l'époque de Second Life, tu avais déjà des jeux vidéo qui étaient nettement plus beaux.
Speaker: Sans doute, parce qu'en fait,
Speaker: Non mais, comme on ne comprend pas pourquoi le métavers de Facebook est aussi moche aujourd'hui.
Speaker: Alors, ma théorie, c'est que le métavers, comme Second Life, comme tous ces trucs-là, trucs-là, les gens qui les développent, c'est des gens qui sont comme nous, baignés de références science-fictionnelles.
Speaker: Ils ont lu des bouquins de cyberpunk, ils se disent que dans le cyberpunk, les gens vivent en réalité virtuelle, on va développer une réalité virtuelle.
Speaker: Mais comme en fait, ils ont la prétention d'être plus intelligents que tout le monde et qu'ils ont un besoin technique particulier qui permettra d'autres personnes d'injecter du contenu 3D dedans,
Speaker: En fait, ils se disent, plutôt que de faire, je ne sais pas moi, de permettre aux gens de créer des objets dans mon jeu en 3D, on va leur fournir un SDK qu'ils vont pouvoir intégrer dans... Ils vont faire des appels serveur-to-server.
Speaker: Ils vont mettre en place une architecture digne d'un grand système d'entreprise pour faire littéralement un jeu vidéo.
Speaker: Et ça ne marche jamais.
Speaker: C'est un truc qui est incroyable.
Speaker: Les mecs
Speaker: investissent des fortunes.
Speaker: J'ai vu passer un truc comme quoi il y avait une banque qui avait investi 100 millions de dollars dans le
Speaker: 100 millions de dollars dans un mauvais jeu en 3D qui est moins bon que Mario Galaxy sur la
Speaker: Mais Second Life, c'était même à l'époque...
Speaker: Il y a plein de gens qui ne s'en souviennent sûrement pas, mais il y a eu une campagne électorale dans Second Life.
Speaker: Il y avait Ségolène Royal qui faisait des clips.
Speaker: Il y a un clip qu'on doit retrouver, j'imagine, où on voit Ségolène Royal dans Second Life pour faire un clip politique.
Speaker: C'est ce truc où, en fait, c'est pour ça que c'est un très bon exemple de hype,
Speaker: c'est que c'est un truc où il y a une promesse qui est faite aux utilisateurs, les utilisateurs s'emparent de la promesse, la démultiplient au-delà de toute pour moi, en tant qu'ingénieur, au-delà de toute raison, et puis en fait, ils injectent dans cette promesse technologique des promesses de changement, de paradigme de vie, etc., des mots que tu vois dans les journaux en public quand tu es en pleine hype, tu vois, c'est...
Speaker: tel secteur économique est mort à cause d'une innovation
Speaker: Genre, un bon exemple, c'est la blockchain.
Speaker: La blockchain, ça va tuer toutes les bancs.
Speaker: Bon, il s'avère qu'aujourd'hui, la blockchain, ça permet de faire des casinos en ligne et du blanchiment d'argent.
Speaker: Ce n'est pas aussi puissant que d'avoir cassé une banque.
Speaker: Donc la hype, quelque part, c'est l'ensemble des moments dans l'évolution de la technologie où d'un seul coup, on a une espèce de caisse de résonance qui se met autour du monde de développeurs et où on dit aux développeurs, vous devez penser forcément à cette technologie-là.
Speaker: Vous devez intégrer forcément cette technologie-là.
Speaker: alors alors ça c'est la définition, mais si on revient, repartons dans les années 2000.
Speaker: des hypes, il y en a eu plein de petites.
Speaker: Il y a plein de petites.
Speaker: Moi, je me souviens, je ne sais pas, je travaillais pour Airbus à l'époque.
Speaker: Et puis, on avait Struts.
Speaker: OK, super.
Speaker: Et puis, le projet d'à côté, il y avait Struts 2.
Speaker: On s'est dit, ils ont tellement de chance.
Speaker: Et puis ça, c'était notre hype à nous, parce qu'il y avait Struts 2 et ça paraissait tellement mieux.
Speaker: Et puis, quelques années après, il y avait d'autres paradigmes qui apparaissaient avec du GWT.
Speaker: On était en « Ouah, GWT, ça a l'air fou, on code tout en Java et ça va être incroyable avec plein de composants et on partage tout côté front et back tout en Java ».
Speaker: Et c'était une hype.
Speaker: On a passé toutes les années 2010 à se dire, tiens, il y a un nouveau framework JavaScript qui sort toutes les semaines.
Speaker: C'était la blague à l'époque.
Speaker: d'avant.
Speaker: Et ça a continué, ça a continué.
Speaker: Sauf que
Speaker: Après, tu as parlé de la blockchain, tu as parlé de... Il y a eu les NFT aussi, il y a eu le cloud.
Speaker: Le cloud, quand même, quand le cloud est apparu, c'était un virage technologique aussi.
Speaker: On en a parlé dans le dernier épisode.
Speaker: Et qu'est-ce qui fait pour toi que... Moi, j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'il y a quand même des nouvelles choses qui apparaissent, apparaissent, dans le cycle de la hype,
Speaker: Les attentes sont aussi énormes?
Speaker: J'ai l'impression que les attentes sont bien plus énormes qu'avant.
Speaker: Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Speaker: En fait, il y a un truc qui est... Je comprends tout à fait.
Speaker: Le phénomène, c'est le fameux phénomène de... Tu arrives et tu te dis, regardez, là, je peux écrire mon code plus rapidement, plus facilement, de manière plus sûre.
Speaker: Toi, en tant que développeur, tu dis « Ok, j'ai un nouvel outil dans ma boîte à outils.
Speaker: Je ne sais pas encore exactement à quoi il sert.
Speaker: Je ne sais pas encore exactement où le positionner.
Speaker: » Tu parlais de Struts et de GWT.
Speaker: GWT, quand il est apparu, je ne sais pas si tu te souviens, les gens de chez Google disaient « On a utilisé GWT pour écrire Gmail.
Speaker: » C'est vrai.
Speaker: Tu te souviens que tu avais ce truc-là?
Speaker: Ouais, c'est vrai.
Speaker: Et tu te souviens que... Je doute un peu, quoi.
Speaker: GWT.
Speaker: Pas une seule fois.
Speaker: Il n'y a pas une ligne de Gmail qui n'est pas du JavaScript écrit par un mec à la main.
Speaker: Et j'ai une coupure réseau.
Speaker: Non, tout va bien, tout va bien.
Speaker: Et donc, ça, on l'a eu pour GWT.
Speaker: Le cloud, t'en parlais.
Speaker: Moi, j'en ai parlé... Alors, je reviendrai à la hype après, mais... mais... Le cloud, moi, j'en avais parlé dans une conférence que j'ai faite à Snokant sur l'histoire des modes.
Speaker: Donc, c'est un truc, tu vois, que je commence à traîner depuis 5-10 ans, cette idée de comment évoluent les tendances en informatique.
Speaker: Et en fait...
Speaker: Là, le cloud, c'est un peu l'inverse de la height, quelque part.
Speaker: Même si aujourd'hui, tu as des gens qui disent que ça coûte cher pour ce que ça apporte, ça apporte quand même énormément à partir du moment où tu es une organisation d'intérêt significative.
Speaker: Si tu t'appelles Ludovic ou Nicolas et que tu veux gérer tes photos, tu ne vas pas faire du cloud.
Speaker: Tu vas les mettre sur ton at, dans ton salon.
Speaker: Ça coûtera moins cher que n'importe quelle offre au cloud au bout d'un certain temps.
Speaker: Mais quand tu es une entreprise que tu as besoin de garantir la stabilité, la capacité de ton système à fournir un service, le cloud, c'est super pratique.
Speaker: charge.
Speaker: En fait, à chaque fois, tu as une promesse.
Speaker: GWT, c'est un super exemple de hype.
Speaker: GWT, pour les développeurs Java, donc j'imagine qu'il n'y a pas que des développeurs Java qui t'écoutent.
Speaker: Donc je vais détailler un tout petit peu ce que c'est, parce que j'en ai encore fait cette année du GWT.
Speaker: Moi, je suis vieux.
Speaker: J'ai le droit de utiliser des vieilles technologies parce qu'en fait, je considère que ce n'est pas si
Speaker: Et donc, GWT, c'est une technologie qui permettait aux développeurs en Java, quand ils écrivaient une application web, d'écrire le code de leur application côté serveur en Java avec Spring et le code du client en Java avec GWT.
Speaker: En fait, GWT était transpilé en JavaScript pour faire des écrans qui étaient intégralement générés avec du JavaScript
Speaker: Et en fait, à débugger quand tu es dans ton navigateur, avec ton inspecteur de code, c'est absolument un enfer.
Speaker: C'est un truc que tu ne comprends pas du tout ce qui se passe.
Speaker: JavaScript.
Speaker: Sous-entendu, pour toi développeur Java, le JavaScript, c'est quand même un peu sale.
Speaker: Donc tu n'as pas intérêt à faire.
Speaker: Aujourd'hui, moi j'ai tendance à penser que les gens qui disent ça, c'est les mêmes que ceux qui disent tu ne devrais pas faire des CSS, tu ne devrais pas faire du HTML.
Speaker: Et globalement, ils se trompent parce qu'en fait, ils rajoutent des couches d'abstraction, d'abstraction, d'abstraction sur des trucs qui, en fait, ne sont pas compliqués.
Speaker: Oui, mais il faut aussi le contextualiser.
Speaker: À l'époque, le JavaScript n'était pas ce qu'il est aujourd'hui.
Speaker: Les navigateurs n'étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui.
Speaker: Et donc, c'était un peu sale dans le sens où il y avait Internet Explorer 6, 7, 8 et compagnie.
Speaker: Et oui, il fallait faire plein de hacks.
Speaker: On ne savait jamais trop quand ça marchait et comment ça marchait.
Speaker: Et on n'était pas outillés.
Speaker: Il n'y avait pas les mêmes consoles développeurs qu'aujourd'hui.
Speaker: Il n'y avait pas tout ça.
Speaker: C'était quand même
Speaker: un univers un peu plus complexe.
Speaker: Oui, c'est vrai que moi, je me souviens qu'il fallait débugger dans Internet Explorer, il fallait penser à télécharger le débuggeur fourni dans un coin caché du site de Microsoft qui débugait très très mal.
Speaker: positionnés.
Speaker: On mettait un point d'arrêt avec un console.log dedans et le débuggeur s'arrêtait
Speaker: Pour en revenir à la hype,
Speaker: On est vraiment dans cette idée de... Donc, tu vois, GWT, ça marche bien.
Speaker: Tu as oublié une autre technologie qui a fait une hype de fou.
Speaker: Un truc, ça a changé le
Speaker: Et plus personne ne s'en souvient.
Speaker: Dis-moi tout.
Speaker: C'est Flash.
Speaker: Ah oui, il y a eu Flash.
Speaker: Flash, c'est ce qui était, sachez pour ceux qui n'ont pas eu la chance ou le malheur de connaître cette époque, qu'au début, les gens faisaient du Flash pour faire des animations, et puis après, Adobe, qui était propriétaire de la technologie, a rajouté la capacité d'écrire des applications style applications de bureaux avec Flex,
Speaker: Donc, tu faisais ton écran dans ton navigateur avec ton explorateur de fichiers, ton bidule, et ça faisait des parfaites applications d'entreprise, tristes, utilisables néanmoins, et qui apportaient des services.
Speaker: Et en fait, ce qui était super intéressant pour les entreprises, c'est que ça permettait de déployer une application à grande échelle dans un environnement qui était correctement packagé et qui était correctement isolé des contraintes du navigateur.
Speaker: Donc, Flash, pareil, il y a une promesse, c'est que tu as une technologie qui te permet de faire un truc, et paf, tout le monde s'en empare, tout le monde se jette dessus, tout le monde doit faire du Flash.
Speaker: A l'époque, il ne faut pas oublier, les sites des avaient du Flash.
Speaker: sais, tu avais toujours une partie, pour éviter que tu puisses faire du copier-coller ou je ne sais pas quoi, ils utilisaient Flash parce que c'était un conteneur opaix.
Speaker: Isolé.
Speaker: C'était une sandbox, finalement.
Speaker: Exactement.
Speaker: Donc là, tu avais vraiment cette notion de...
Speaker: d'isolation et puis de promesses.
Speaker: On revient à la même chose.
Speaker: On revient à cette idée que chaque technologie apporte une promesse.
Speaker: politicien.
Speaker: Les promesses n'engagent que ceux qui y
Speaker: Mais est-ce que, à ton avis, il y a cette notion de promesse avec la hype, mais est-ce que le vrai virage
Speaker: qui a donné du volume à toutes les hypes de la tech, ce n'est pas le fait que certaines hypes ont eu un impact plus social et organisationnel qu'uniquement technique.
Speaker: Parce que, OK, GWT, bon...
Speaker: C'est de la tech.
Speaker: On permet à des développeurs de faire des choses, mais pour les utilisateurs, pour l'organisation, ça ne change pas grand-chose.
Speaker: Par contre, le cloud, ça change plein de paradigmes.
Speaker: L'IA, même si on ne veut pas le prononcer, ça change encore d'autres paradigmes.
Speaker: On en parlera après, mais je pense que c'est avant tout une histoire de promesses.
Speaker: Moi, je vois plusieurs facteurs qui ont augmenté l'impact des modes informatiques.
Speaker: Le premier facteur, c'est qu'il y a des entreprises qui ont compris qu'elles pouvaient externaliser leurs
Speaker: Quand tu t'appelles Google, quand tu t'appelles Facebook, que tu développes ton framework web, tu as l'intention de le déployer à l'échelle de ton système, qui est l'échelle du monde.
Speaker: Quand tu es Facebook et que tu mets en place React, tu sais très bien que quand il va être utilisé, il va être déployé sur 5 milliards de devices.
Speaker: Tu n'as pas envie de te foirer.
Speaker: correct.
Speaker: Toi, petit développeur, tu te dis, je vais pouvoir utiliser les mêmes outils que les développeurs de Facebook, c'est super cool.
Speaker: Ou pas?
Speaker: Et en fait, tu le fais.
Speaker: Et en faisant ça, qu'est-ce que tu
Speaker: Parce que le projet open source, tu te dis qu'il partage tes valeurs, mais en vérité, il partage un peu tes valeurs.
Speaker: Il partage surtout la valeur de si tu utilises React pour développer ton application et que tu utilises la dernière version de React, tu bêta-tests leur développement.
Speaker: Ça a deux avantages pour eux.
Speaker: Premier avantage, la qualité de leur framework augmente.
Speaker: Deuxième avantage, si jamais ils ont l'intention de te recruter, tu connais déjà les technologies qu'ils
Speaker: Oui, et puis troisième avantage, si c'est foireux, ce n'est pas eux qui empêlent les pots cassés, quoi.
Speaker: Alors Facebook, à la rigueur, ils ont malgré tout le... Comment dirais-je?
Speaker: Le... Ils l'utilisent.
Speaker: Voilà, ils l'utilisent pour Facebook.
Speaker: Et là, dans ce coup, tu as une échelle de 4 milliards d'utilisateurs.
Speaker: Effectivement, tout à l'heure, on parlait de GWT, pas forcément très utilisé.
Speaker: Angular, je ne sais pas quel est son niveau d'usage au sein des multiples produits de Google.
Speaker: résonance.
Speaker: L'un des trucs que tu vois beaucoup quand tu regardes un peu l'histoire des frameworks web, web, c'est que certains indicateurs de popularité des langages
Speaker: évolue en fonction des annonces.
Speaker: temps.
Speaker: Nous, chez Zeneca, au moment où on s'est dit, on va mettre en place un TechRadar, on s'est rendu compte que c'était des outils qui n'ont aucune espèce de méthodologie correcte.
Speaker: En gros, gros, le TechRadar de Southwark, tu prends les ingénieurs expérimentés de Southwark, tu les mets dans une même pièce, et tu leur qu'est-ce que vous voulez qu'on propose à nos clients pour les six prochains mois.
Speaker: Alors quand je dis ça, ça paraît un peu diffamatoire.
Speaker: C'est la méthodologie qui est expliquée dans leur bouquin.
Speaker: Quand tu lis les détails de la construction du TechRadar, ils expliquent qu'ils font comme ça.
Speaker: Mais en fait, quand on a commencé à bosser là-dessus chez Zenika, on s'est dit qu'il y a peut-être moyen de mesurer ça un peu plus correctement.
Speaker: Qu'est-ce qui te fait penser qu'une technologie est populaire?
Speaker: Il y a plein de choses.
Speaker: Chez Sphere, il y avait Didier Girard qui avait une habitude assez marrante.
Speaker: Il regardait par exemple Google Trends.
Speaker: Il regardait le volume de recherche Google autour d'une techno et il s'amusait à comparer les volumes de recherche.
Speaker: Pour lui, il y avait...
Speaker: Il y a un volume de recherche qui suit un petit peu le cycle de la hype avec un volume de recherche hyper fort au début.
Speaker: Et puis après, ça descend, ça descend.
Speaker: Et un truc assez stable, ça veut dire que tu sais à peu près où tu en es dans la hype de ton produit.
Speaker: Donc ça, c'était une des façons de faire.
Speaker: Et puis après, tu vas rechercher, je ne sais pas, le nombre d'offres d'emploi relatives à ta techno, ce genre de choses.
Speaker: C'est des indicateurs sociétaux que je cherche comme ça, moi, de mon côté.
Speaker: Nous, ce qu'on s'est dit, c'est qu'il y avait peut-être des moyens assez simples, assez basiques de mesurer ça.
Speaker: Littéralement, ce qu'on a compté, c'est le nombre d'étoiles sur le nombre de forks sur GitHub, le nombre de téléchargements.
Speaker: Donc on a actuellement, si vous allez chercher sur LinkedIn, j'ai fait une présentation sur le TechRadar, et on a produit un rapport qui mesure la popularité comparée d'angulars, de vues et de rares.
Speaker: en utilisant simplement ces trois indicateurs.
Speaker: Ce qu'on observe de façon claire, c'est que le nombre d'étoiles a des grands pics à chaque fois qu'ils annoncent des nouvelles versions.
Speaker: Alors, mettre une étoile dans GitHub, ce n'est pas un geste
Speaker: Mettre une étoile dans GitHub, c'est cliquer sur un bouton et dire « moi je trouve que c'est cool ».
Speaker: Par contre, on observe un peu la même chose sur le nombre de forts.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a des gens, par exemple...
Speaker: Quand React a annoncé la sortie de React Native, on a vu un nombre de forks qui augmenter.
Speaker: Parce que les gens se sont dit, c'est une technologie intéressante, ça mérite qu'on travaille dessus.
Speaker: Donc en fait, il y a des moyens de mesurer la popularité.
Speaker: Et quand tu mesures la popularité avec des indicateurs qui sont un peu propres, tu vas constater qu'effectivement, il y a des éléments qui permettent d'impacter la popularité de ton framework.
Speaker: Tu vas faire des annonces, tu vas en parler en conférence,
Speaker: Tu vas avoir, typiquement, ce n'est pas un hasard que ce métier est apparu il y a moins de 10 ans, tu vas avoir des devrelles dont le boulot, ça va être de faire le tour des conférences pour dire que ta techno est la meilleure, etc.
Speaker: En fait, ce que tu vas faire, c'est que tu vas saturer l'espace mental des gens.
Speaker: Tu vas faire en sorte que les gens ne puissent pas penser à autre chose que ton idée, au minimum sur ton sujet, et idéalement sur ton sujet et autour.
Speaker: Mais genre les dévrails, c'est un peu un métier... C'est moi ou c'est un métier qui se perd un peu?
Speaker: C'est-à-dire que j'ai quand même que je les vois moins en conférence, tu vois?
Speaker: Oui, mais c'est normal, c'est parce que les employeurs de ces gens-là n'ont pas les moyens de les payer et d'acheter des barrettes de RAM en même temps.
Speaker: Littéralement?
Speaker: L'un des trucs qui a popé, que j'ai vu passer cinq fois sur LinkedIn la semaine dernière, c'est Sébastien Blanc, qui est justement DevRel, qui a bossé dans un certain nombre de boîtes influents.
Speaker: Toute son équipe marketing a été virée d'un
Speaker: Et les équipes marketing sont virées dans ces cas-là, dans toutes les boîtes américaines, quand vous regardez des annonces sur la dernière année de gens qui se font virer, ils vous disent toutes « on se fait virer ».
Speaker: Notre organisation se réorganise pour
Speaker: On se transforme pour l'IA.
Speaker: Mais en vrai, il ne se transforme pas tant pour l'IA qu'à cause des coûts de l'IA.
Speaker: Oui, ou peut-être, si on reprend la promesse de l'IA, parce qu'on ne va pas y échapper...
Speaker: Dans la promesse de l'IA, il y a aussi la possibilité de créer du contenu, même documentaire, même marketing, marketing, à coût moindre que quand j'ai une équipe marketing.
Speaker: Est-ce qu'ils ne sont pas juste victimes de cette promesse-là?
Speaker: Si, complètement.
Speaker: Et donc, ça, c'est...
Speaker: Je fais pas mal d'autopromotions ce soir.
Speaker: On a fait une conférence avec mon collègue Mathias, qui est le DT de Zenka Lyon.
Speaker: positivement?
Speaker: » où on parle de l'intelligence artificielle dans la science-fiction et dans le monde actuel.
Speaker: Et on essaye de voir dans quelle mesure ça colle.
Speaker: On se pose des questions comme par exemple, quand on vous prédit l'IA général, tu fais le... L'IAG.
Speaker: Ouais, la singularité, l'IA général, etc.
Speaker: dans six mois, est-ce que c'est possible?
Speaker: Et cette question-là, la réponse, elle est simple, c'est est-ce que tu es capable de définir ce que c'est que l'intelligence?
Speaker: Non, tu n'es pas capable.
Speaker: Non, mais après, de ce que j'avais compris de la singularité, c'était aussi de se dire que l'IA va être assez puissante pour s'améliorer d'elle-même.
Speaker: Oui, c'était pareil.
Speaker: C'est une promesse qui est incroyable.
Speaker: Il y a un super bouquin qui parle de ça, qui a été écrit par Franck Herbert, qui est l'auteur de Dune.
Speaker: Il a écrit un bouquin qui s'appelle Destination Vide, dans lequel il y a des gens qui sont envoyés dans l'espace, et leur boulot, c'est de créer une intelligence artificielle.
Speaker: vénérer?
Speaker: » en fait, tout le thème de cette conférence, c'est qu'aujourd'hui, les gens qui vous parlent de la manière dont l'IA va transformer le monde, c'est des gens qui ont lu des bouquins de SF, comme nous, ou qui ont vu des films de SF, qui ont été baignés dans la SF
Speaker: Parce que c'est une ambition culturelle de notre monde, de parler du futur et d'essayer de l'envisager.
Speaker: comptant.
Speaker: Ils ont dit, oui, on peut faire une intelligence artificielle qui est plus intelligente que nous.
Speaker: on peut faire une intelligence artificielle qui va répondre à nos cas de volonté.
Speaker: Et un exemple qu'on donne dans cette conférence, celui-là, en fait, quand on a réussi à le formaliser, j'ai trouvé ça génial, Donc les gens vous disent, les mecs d'OpenAI et compagnie te disent, il faut qu'on soit les premiers à faire l'intelligence artificielle parce que comme ça, on pourra la contrôler et elle ne tuera pas tout le monde.
Speaker: Oui.
Speaker: Ils disent ça, hein?
Speaker: quand tu es devenu intelligent, tu ne t'es pas dit que tu allais tuer tout le
Speaker: Pourquoi une intelligence artificielle, une fois qu'elle émergerait à la conscience, se dirait « je vais tuer tout le monde pour les transformer en trombones pour alimenter mon usine de trombone? »
Speaker: Non, mais pas parce que moi, je le comprends en termes de notion de manichéisme.
Speaker: Nous sommes les gentils et donc nous aurons le contrôle de quelque chose extrêmement puissant.
Speaker: Mais ne vous inquiétez pas parce que nous sommes les gentils.
Speaker: Et je pense que c'est surtout ce côté-là qui est un peu flippant.
Speaker: En vérité, la seule personne qui pense à tuer tout le monde à partir du moment où on lui met un tout petit peu de pouvoir entre les mains, c'est un sociopathe.
Speaker: Ça allume à quoi.
Speaker: Littéralement, les gens qui vous disent « quand l'intelligence artificielle deviendra réellement intelligente, elle va tous nous tuer pour nous remplacer », c'est parce que c'est ce que eux feraient spontanément et que la société les empêche de faire.
Speaker: Tu vois ce que je veux dire?
Speaker: C'est un point qui est extrêmement important.
Speaker: Moi, si je fais une intelligence artificielle demain, elle ne va pas tuer tout le monde.
Speaker: Elle va sûrement pas faire ça.
Speaker: Elle va me raconter des blagues, elle va essayer de me faire réfléchir, etc.
Speaker: Elle va me parler d'un musée ou d'un truc comme ça.
Speaker: Elle va sûrement pas essayer de buter tout le monde, ce serait complètement con.
Speaker: je veux dire, le truc est vraiment complètement con.
Speaker: Et en fait, l'idée de la hype en tant que que promesse exagérée, c'est ça.
Speaker: C'est qu'aujourd'hui,
Speaker: avis.
Speaker: Aujourd'hui, Aujourd'hui, tout le monde vous dit, il faut utiliser de l'intelligence artificielle.
Speaker: Donc là, ça a un effet caisse de résonance.
Speaker: Il y a tellement de monde qui vous dit, il faut faire de l'intelligence artificielle que vous n'êtes pas capable d'envisager autre chose.
Speaker: utile.
Speaker: Parce que c'est juste un générateur de contenu plausible.
Speaker: Tu vois ce que je veux dire?
Speaker: Avant que l'intelligence artificielle dévore toutes les idées de l'informatique, il y a deux sujets dont les gens parlaient beaucoup qui ont complètement disparu aujourd'hui, c'est le craft et le
Speaker: qualité.
Speaker: Quand tu utilises une intelligence artificielle,
Speaker: Est-ce que tu es capable de faire des tests qui te démontrent que ton intelligence artificielle marche comme tu le penses à chaque fois?
Speaker: Tu vois, ton fameux TDD.
Speaker: Tu ne peux pas.
Speaker: Mais c'est le principe.
Speaker: Non, mais c'est vrai.
Speaker: C'est une autre façon de voir le développement informatique.
Speaker: C'est peut-être le chine ou le tému de l'informatique.
Speaker: On s'en fout de faire un petit peu de trucs nuls parce que de toute façon, tu as mis 10 minutes à le faire ton truc nul.
Speaker: Alors au pire, tu mets la poubelle et tu refais un autre truc nul en 10 minutes.
Speaker: La réalité, c'est le temps que ton développeur aurait mis pour aller se prendre un café de toute façon.
Speaker: à ce tarif-là, j'appelle Mechanical Turk, ça marche aussi
Speaker: Littéralement, aujourd'hui, ce qu'on voit, quand on essaye de réfléchir à quoi ça peut servir réellement à l'intelligence artificielle, on va le mettre dans la main des développeurs, parce que les développeurs qui sont déjà super balèzes pour relire 10 lignes de code et comprendre que le collègue n'a pas fait d'erreur dans sa PR,
Speaker: tu vas leur envoyer un LLM qui va écrire 50 000 lignes de code en une journée et le développeur, c'est sûr, il va tout comprendre.
Speaker: Évidemment qu'il y a une notion de responsabilité qui est hyper dure à encaisser pour l'humain parce que pour l'instant, on est quand même responsable de ce qui est produit et il faut l'encaisser.
Speaker: N'empêche que, pourquoi est-ce que ça hype autant les gens?
Speaker: La réalité aussi, c'est que
Speaker: Les développeurs et développeuses, c'est un genre de personnes qui saoulent beaucoup les entreprises.
Speaker: ça coûte cher, c'est long, ça soupire, ça ne respecte pas les specs, ça se plante dans l'implémentation et dans la réflexion du produit, ça a du mal à communiquer, ça ne s'intéresse pas au business, et plein de choses, et plein de choses, et plein de choses.
Speaker: Et ça, c'est historique.
Speaker: Et donc, la promesse de l'IA, justement, qui fait toute sa hype, c'est de se débarrasser de l'humain un peu chiant.
Speaker: Ouais, et...
Speaker: Si tu regardes, cette promesse, elle n'est pas réaliste, fait.
Speaker: Mais non, bien sûr qu'elle n'est pas réaliste.
Speaker: Mais parce qu'il faut quand même... Il y a la part de responsabilité du fait De toute façon, si on n'a jamais su dire à des développeurs et développeuses développeuses quoi faire exactement, je ne suis pas sûr qu'on arrive à dire à une IMA, à une IA, quoi faire exactement.
Speaker: Oui, oui.
Speaker: Tu vois, moi, quand j'ai commencé à bosser, l'agilité n'existait pas.
Speaker: Alors les mecs se disent, et il a vu des dinosaures.
Speaker: L'agilité n'existait pas, on faisait du cycle en V. Quand on faisait du cycle en V, on faisait des spécifications fonctionnelles générales, spécifications fonctionnelles détaillées et spécifications techniques, qui étaient censées garantir, parce qu'elles documentaient absolument tout, tout, que ce qui allait sortir serait
Speaker: Et on passait des mois à faire ça.
Speaker: On passait des mois à faire ça, et à la fin, il y avait quand même des trucs qui n'étaient pas implémentés comme les specs le voulaient.
Speaker: Aujourd'hui, les gens ont abandonné cette culture de l'écrit exhaustif, qui serait super pratique avec un LLL, et ils se disent, on va utiliser les méthodes de l'agilité, on va faire du vibe loading, on va faire des boucles de feedback extrêmement
Speaker: Mais, Mais, et on est d'accord, ça c'est la promesse.
Speaker: mais c'est la promesse de l'IA utilisée en tant qu'augmentation du développeur.
Speaker: En fait, je devrais dire en tant que multiplicateur du développeur.
Speaker: Littéralement, c'est un multiplicateur.
Speaker: C'est-à-dire que si tu es un développeur qui est capable d'être à une productivité supérieure à 1, l'IA, ça va te faire aller beaucoup plus haut.
Speaker: Si tu es à une productivité qui est inférieure à 1, ça va te faire aller beaucoup plus
Speaker: Et ce truc-là, c'est un cas particulier de l'usage de l'IA.
Speaker: Moi, ce qui m'intéresse,
Speaker: Parce qu'en fait, quand tu mets des IA à la place des IDE des développeurs pour les faire coder plus rapidement, essaies d'augmenter le bras de levier du développeur sur le
Speaker: Mais il y a d'autres usages de l'IA.
Speaker: Il y a l'usage de l'IA dans ton application.
Speaker: Tous les moments où tu te dis, je ne vais pas écrire un algorithme intelligent, je vais appeler un LLM qui va répondre à ma
Speaker: Et ce qui est intéressant, c'est le thème d'une conf de Tristan Nito,
Speaker: c'est qu'on n'a peut-être pas les moyens de se payer l'IA pour tout ça.
Speaker: On n'a peut-être même pas les moyens de se payer l'IA pour les mettre dans les mains des développeurs.
Speaker: Mais aujourd'hui, comme ça correspond, comme tu l'as dit, à une promesse productiviste, productiviste, tous les gens qui sont au pouvoir, qui considèrent que les développeurs sont lents, sont inefficaces, sont imprécis, ils se disent, et franchement, comme de toute façon le développeur, c'est une boîte noire, il lui donne un suivi et puis il balance du code,
Speaker: Le contenu de la boîte noire, que ce soit un développeur ou une IA, ça ne change
Speaker: Ça, c'est l'état
Speaker: Il y a des gens qui croient à
Speaker: Ça me permet de... On va se rééloigner un petit peu de l'IA.
Speaker: Je vais quand même te poser la question.
Speaker: travailles.
Speaker: Comment, toi,
Speaker: tu gères ces 25 ans de carrière?
Speaker: Comment tu gères ton parcours de carrière avec toutes ces hypes et ces connaissances qu'il faut quand même ingérer, à minima pour avoir un jugement?
Speaker: sur la techno en question et te dire, tiens, ok, je dois respirer, je regarde ça avec de la hauteur.
Speaker: Mais pour avoir de la hauteur, il faut de l'expérience.
Speaker: Pour avoir de l'expérience, il faut quand même s'y intéresser un minimum.
Speaker: Bon, tu mets un doigt dedans et puis voilà.
Speaker: Donc, en fait, tu participes au truc.
Speaker: Comment on avance là-dedans?
Speaker: Il y a...
Speaker: La première chose, c'est... Est-ce que toi, tu fais passer des entretiens d'embauche, des trucs comme ça?
Speaker: Bon, il faudrait embaucher pour ça.
Speaker: Malheureusement, ce n'est pas trop la bonne période, mais j'en ai fait passer par le passé.
Speaker: Dans les entretiens d'embauche, il y a une question qui était très souvent posée quand j'étais jeune et que les gens ont arrêté de poser parce qu'ils se sont rendus compte que ça n'apportait rien.
Speaker: C'était la question, est-ce que tu sais où tu te vois dans 5 ans?
Speaker: Cette question-là, quand j'ai commencé à bosser, à chaque entretien, je l'avais.
Speaker: Et il y avait une réponse stéréotypée.
Speaker: Dans cinq ans, je serai chef de projet d'une équipe de plus de dix personnes.
Speaker: Je disais ça, les gens étaient peinards.
Speaker: Moi, je ne voulais pas, ça m'emmerdait, être chef de projet quand j'avais 25-30 ans.
Speaker: Vraiment, ce n'était pas un truc qui me faisait plaisir.
Speaker: Donc, moi, je disais, je serais expert
Speaker: Expert technique, ça veut dire, tu t'intéresses à des différentes technologies.
Speaker: Pourquoi différentes?
Speaker: Parce que ça n'a pas toujours été le cas, ça.
Speaker: Je serais expert technique, mais expert technique, ça pouvait être... Oh, je suis expert, je ne sais pas, Oracle Server, quoi.
Speaker: Ouais, expert weblogique.
Speaker: Exactement, ça aurait été ta voie toute tracée.
Speaker: Il y en avait plein.
Speaker: Il y en avait plein.
Speaker: Et en fait, il y a plusieurs choses qui peuvent aider à éviter de tomber dans cette ornière-là.
Speaker: La première, de mon point de vue,
Speaker: mais il faut que j'arrive à regarder mon historique personnel correctement.
Speaker: La première, c'est d'avoir une culture de la veille.
Speaker: Alors, une culture de la veille, ce n'est pas un truc incroyable.
Speaker: Une culture de la veille, c'est faire comme dans la série télé Mad Men.
Speaker: Une série télé qui n'est plus toute jeune.
Speaker: Cette série télé, ça se passe dans le milieu de la pub aux États-Unis dans les années 50.
Speaker: Et il y a un truc qui m'avait marqué, c'est...
Speaker: l'un des premiers épisodes, ou le premier épisode, tu vois le personnage principal qui arrive au bureau, bureau, il ouvre son journal sur son bureau, et il lit son journal.
Speaker: Il bosse, hein?
Speaker: Quand vous faites de la veille, vous n'êtes pas en train de jouer ce terme.
Speaker: Moi, je le déteste.
Speaker: Les développeurs qui te disent, je vais jouer avec Kubernetes.
Speaker: Vas-y, le fun de la vie, quoi.
Speaker: Je vais jouer avec Datadog.
Speaker: Waouh, super!
Speaker: Je vais jouer avec Kubernetes.
Speaker: fort.
Speaker: Vous n'avez aucune raison de vous amuser à faire ces trucs-là.
Speaker: Ça ne marchera pas.
Speaker: La vérité, c'est que ces outils-là, vous les utilisez et vous les étudiez parce que vous considérez qu'ils sont intéressants.
Speaker: intellectuelle.
Speaker: Dans cet ordre-là, la veille, aujourd'hui, effectivement, vous avez tous des lecteurs de flux RSS ou des moyens divers et variés de récupérer des informations.
Speaker: Moi, un truc que j'ai compris assez rapidement, c'est
Speaker: Il faut toujours essayer de regarder les deux faces de la
Speaker: Essayer de trouver... L'un des gros problèmes du monde d'aujourd'hui, c'est de créer des bulles.
Speaker: sociales.
Speaker: Ton réseau social préféré, il va te mettre que les gens qui sont d'accord avec toi.
Speaker: Il faut essayer de trouver des voies qui sont un peu à l'extérieur.
Speaker: Des gens qui font un peu autrement.
Speaker: Par exemple, moi, en tant que développeur Java, très vite, je me suis intéressé à s'il se passait dans le JavaScript.
Speaker: swing.
Speaker: Le web, entre 2000 et 2010, c'était un truc balbutiant, parce que comme tu disais, les navigateurs n'étaient pas mûrs.
Speaker: Mais en fait, faire du JavaScript sur le web, on pouvait faire des trucs hyper intéressants.
Speaker: Donc moi, je regardais ce qui se passait là, alors que ça ne me servait théoriquement à rien.
Speaker: En vérité, ça servait quand même à quelque chose, parce que c'est là que j'ai appris qu'on pouvait faire des fonctions qui retournaient des fonctions, qui appelaient d'autres fonctions, etc.
Speaker: vous pouvez faire des beaux bazar, et c'était hyper intéressant pour rentrer doucement dans la programmation fonctionnelle.
Speaker: C'est pareil, en fait, tous ces termes, programmation fonctionnelle, programmation par aspect, c'est des trucs qui, a priori, sont hyper théoriques, que les seules personnes qui vont en avoir besoin, c'est des développeurs de frameworks, mais en fait, quelque part, si vous tombez sur une application un peu compliquée, que vous avez un problème un peu tordu, ce problème, vous allez l'étudier.
Speaker: D'accord?
Speaker: Donc, en fait, je vais rephraser pour que ce soit bien clair,
Speaker: Pour moi, il y a une première partie qui est la veille.
Speaker: La veille, ce n'est pas essayer des outils.
Speaker: Moi, j'entends des gens qui disent « pour faire un peu de veille, j'ai développé une application en Rust ».
Speaker: Ça, ce n'est pas de la veille.
Speaker: La veille, c'est simplement lire des articles sur Rust ou sur tous les sujets qui vous intéressent.
Speaker: l'informatique.
Speaker: Si vous pensez que c'est intéressant de voir ce qui se passe, je vais donner mon exemple dans le monde de la voile,
Speaker: C'est cool, parce que vous arriverez à faire des pass-trails normalement à un moment, sur la performance, sur la sécurité, sur le fait de pouvoir déployer une solution.
Speaker: Vous arriverez à faire des
Speaker: Une fois que vous avez fait de la veille, il faut utiliser les moments où on vous demande de faire des explorations pour exploiter cette veille.
Speaker: que moi, j'ai écrit des applications avec du stockage dans des fichiers,
Speaker: avec du stockage dans des bases de données graphes, avec du stockage dans des bases de données... Alors, des arborescences.
Speaker: Donc, c'était JCR, mais en fait, c'est un peu un équivalent de LDAP ou un truc comme ça.
Speaker: En fait, à chaque fois, il faut essayer des choses.
Speaker: Essayer de changer vos habitudes.
Speaker: Je ne sais pas si tu as déjà fait cet exercice-là qui était à un moment hyper tendance.
Speaker: C'était les gens qui faisaient des exercices de TDD en se mettant des contraintes.
Speaker: En disant, on va faire
Speaker: un tour de TDD et on va pas écrire... Ou des fonctions de moins de 10 lignes.
Speaker: Ou ce genre de choses.
Speaker: Tout un tas de trucs sur... On va essayer d'augmenter le jeu de contraintes.
Speaker: Et ça, c'est super intéressant.
Speaker: C'est aussi des exercices qui méritent d'être faits.
Speaker: Pour ça, aujourd'hui, dans une application, vous écrivez des tests.
Speaker: Les tests, c'est un super endroit pour faire ça.
Speaker: Pour se dire, tiens, aujourd'hui, je vais essayer de... C'est quoi le dernier truc que j'ai fait?
Speaker: Ah oui, j'en avais fait un où j'avais dit, dans mes tests, il n'y aura que des streams.
Speaker: ne vais jamais écrire de boucle fort sur une collection ou sur une
Speaker: Il y a des moments où ce n'est pas facile, mais en même temps, c'est comme ça qu'on apprend.
Speaker: Et en fait, vous devez vous ménager des espaces d'apprentissage qui vous emmènent dans la direction qui vous intéresse.
Speaker: Mais l'espace, il est aussi temporel.
Speaker: C'est hyper compliqué.
Speaker: Parce que toi, tu dis, pour tenir dans le temps, ça passe par l'acculturation, très bien, et donc se ménager d'un espace de veille, lecture, curiosité, ce que tu
Speaker: mais on a eu...
Speaker: progresser, nous, dans un luxe incroyable.
Speaker: Franchement, on avait le temps.
Speaker: aujourd'hui?
Speaker: L'espace temporel, il est hyper difficile.
Speaker: On va tous vers le futur à la même
Speaker: Ben ouais, mais... mais... En fait, je vais essayer de répondre un peu mieux à ta question.
Speaker: Aujourd'hui, effectivement, on est dans un monde excessivement connecté.
Speaker: où on voit tout le temps... En fait, on est dans un monde connecté à l'Instagram.
Speaker: C'est-à-dire que tu vois énormément de choses et tu vois ce que les gens veulent montrer.
Speaker: Et les gens, ce qu'ils veulent montrer, c'est toujours leur succès.
Speaker: Il n'y a personne qui va montrer les 17 fois où il s'est planté.
Speaker: Il n'y a personne qui va montrer... Je ne sais pas, là, tu vois, quand je me suis présenté, par exemple, l'un des trucs que je n'ai pas dit, c'est que dans mon expérience professionnelle, j'ai changé 10 fois de boîte.
Speaker: Sur ces 10 changements de boîte, il y en a 4 où j'ai été viré.
Speaker: En fait, les gens, l'immense majorité de leurs échecs, de leurs foirades, etc., ils n'en parlent pas.
Speaker: Et comme ils n'en parlent pas, toi, tu te dis, les mecs réussissent des trucs incroyables.
Speaker: Oui, mais au-delà de ça, ça, regarde, là, là, on est revenu à une époque où il sort des frameworks ou des trucs toutes les semaines, et...
Speaker: Là, tu as trois, quatre boîtes qui se font la guerre et qui sortent un nouveau truc la semaine d'après, qui changent un petit peu la façon de faire.
Speaker: Là, tu as même des IDE qui sortent.
Speaker: On a eu les mêmes IDE pendant 15 ans.
Speaker: Puis d'un seul coup, tu as un IDE qui code à ta place, qui est en train de sortir toutes les semaines par un gars-femme différent.
Speaker: Et comment tu... Enfin, Enfin, laisser passer la tempête, ce n'est pas facile en vrai.
Speaker: Alors, ce n'est pas facile, mais tu viens de le dire.
Speaker: Là, littéralement, c'est la tempête.
Speaker: Il y en a qui vont survivre, on le sait.
Speaker: Il y en a peut-être qui vont survivre.
Speaker: Il y en a qui vont se naufrager.
Speaker: Normalement, tu ne sors pas de chez
Speaker: Là, littéralement, on est dans une espèce de tempête complètement invraisemblable avec des géants qui courent dans tous les sens.
Speaker: Toi, tu es un nain au milieu des géants et tu te dis, je vais essayer de monter sur l'épaule de celui-ci ou de celui-là pour avancer plus vite.
Speaker: Moi, aujourd'hui,
Speaker: ce que je fais, c'est que je mets mes mains dans mes poches au coin du feu et j'attends.
Speaker: Alors peut-être que c'est un luxe de ma part, mais j'en suis pas sûr.
Speaker: L'un des points que je voulais te remettre en mémoire là-dessus, c'est un truc qui est assez intéressant.
Speaker: C'est qu'aujourd'hui, on te dit, si tu veux des...
Speaker: Je reviens à mes applications web, parce que c'est ce que je fais.
Speaker: Si tu veux développer une application web, tu dois mettre en place du multicloud, tu bernettes, tu dois utiliser React, tu dois utiliser une base de données distribuée, tu dois utiliser du Kafka, tu dois utiliser ceci,
Speaker: Tu peux faire ça.
Speaker: Tu peux faire ça.
Speaker: Là, tu seras l'équivalent des plus grands.
Speaker: Tu vas pouvoir te claquer les bretelles.
Speaker: Mais moi...
Speaker: Chez moi, j'ai une petite machine, un nettop, qui fait tourner un serveur Apache sur lequel il y a des applications écrites en PHP qui me servent tous les jours.
Speaker: Et je n'ai pas besoin de plus.
Speaker: Et ces applications PHP, leur font que c'est du HTML.
Speaker: Il n'y a pas de JavaScript.
Speaker: Ce que je veux dire par là, c'est qu'effectivement, aujourd'hui, vous avez des géants qui vont à une vitesse avec une puissance qui est complètement inimaginable.
Speaker: Franchement, on n'a pas moyen d'imaginer ce que c'est de vivre aujourd'hui dans une boîte comme Google ou Facebook ou autre.
Speaker: Je pense que les mecs, ils doivent être complètement siphonnés.
Speaker: Il doit leur arriver des dingueries chaque jour.
Speaker: Mais comme on n'est pas dedans, comme on est à l'extérieur, on peut se permettre de regarder le truc d'à côté et de dire qu'on n'est pas obligé de plonger la tête la première dans toutes ces folies.
Speaker: On peut peut-être attendre un peu.
Speaker: Alors, OK, autre question.
Speaker: On se met un peu dans l'écosystème lillois.
Speaker: Il y a quand même même eu une chute vertigineuse, de mon point de vue, tu le confirmeras peut-être, du nombre de missions, des postes ouverts.
Speaker: Les salaires sont un peu en berne.
Speaker: Les embauches de jeunes, franchement, je n'aimerais pas être à leur place.
Speaker: Les embauches de trop expérimentés, je ne suis pas hyper sûr non plus.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Bref, c'est compliqué.
Speaker: C'est compliqué, là.
Speaker: Moi, je suis à Euratech, je suis dans une startup slash PME.
Speaker: On va dire ça.
Speaker: Je crois que maintenant, c'est une PME, non?
Speaker: Ben ouais, ça fait 8 ans.
Speaker: Donc voilà.
Speaker: Et c'est cool.
Speaker: On vit notre vie, mais on voit les gens littéralement mourir, les autres boîtes littéralement mourir autour de nous, fermés.
Speaker: Et y compris dans mon domaine de l'agriculture, on voit quand même pas mal de boîtes qui sont en réelle difficulté.
Speaker: Et on se dit, nous, il ne faut pas qu'on rate le coche.
Speaker: On doit être meilleur que les autres.
Speaker: Et
Speaker: Et ça met une pression.
Speaker: Ça met une pression de « il faut sortir le truc qui nous vend, il ne faut pas qu'on rate un virage ».
Speaker: Ça nous fait flipper le virage qu'on pourrait rater en tant que petite entreprise qui se doit de se démarquer de la concurrence.
Speaker: Donc, il y a quand même une course malgré nous à ça.
Speaker: Et on ne peut pas rester au coin du feu, les mains dans les poches.
Speaker: Interdit.
Speaker: Il y a plusieurs façons néanmoins.
Speaker: Je vais d'abord dire un truc.
Speaker: Tu dis qu'en ce moment, c'est difficile.
Speaker: Ce n'est pas difficile, c'est très difficile.
Speaker: On a eu des relations avec nos grands clients qui sont les deux boîtes vedettes de la famille Mullier.
Speaker: Je laisse les gens deviner, normalement c'est facile pour les développeurs lidois.
Speaker: On a eu des trucs très très durs à partir de 2024.
Speaker: C'est-à-dire C'est-à-dire que c'est des boîtes où ils ont modifié leur relation avec les ESNs.
Speaker: Et les ESN ont par ailleurs un marché global qui est un peu plus tendu.
Speaker: Donc en fait, on s'est retrouvé dans des situations où avant, quand on répondait à un appel d'offres, on était une boîte parmi cinq à répondre.
Speaker: Aujourd'hui, on est une boîte parmi cent.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et ça, c'est difficile.
Speaker: Surtout que, sans vouloir critiquer les commerciaux des ESN, il y en a, en fait, parfois, ils font du spam.
Speaker: C'est-à-dire qu'ils vont renvoyer des réponses à absolument tous les appels d'offres sans se soucier de la qualité ni de l'adéquation de leurs consultants vis-à-vis de leurs réponses.
Speaker: Simplement pour tuer, bourrer la boîte à lettres du client et puis que, de temps en temps, ça tombe sur eux.
Speaker: Donc oui, effectivement, la période est compliquée.
Speaker: Et c'est le moment idéal pour te parler d'un bouquin qui ne parle pas du tout d'informatique.
Speaker: un bouquin qui s'appelle Thermodynamique de l'évolution.
Speaker: Je l'ai mis dans les notes de l'épisode.
Speaker: C'est un bouquin qui m'a été recommandé par un pote qui s'appelle Antoine Michel.
Speaker: Il dirige une petite boîte qui est au port de l'île, qui s'appelle Douap.
Speaker: Il fait des logiciels d'infiltrométrie pour la construction des maisons passives.
Speaker: En fait, quand tu construis ta maison, ils font un test d'étanchéité de la maison.
Speaker: Donc, ils mettent un truc sur la porte, ils aspirent, ils soufflent, paf.
Speaker: Ils ont développé une super application au début qui était en JavaFX.
Speaker: C'était trop rigolo.
Speaker: Et en fait, il m'a conseillé ce bouquin qui a été écrit par un spécialiste en thermodynamique.
Speaker: Il a une théorie à lui.
Speaker: C'est un vieux savant qui a écrit sa théorie avant de mourir.
Speaker: Et globalement, ce qu'il dit, c'est que d'une part, le monde va toujours vers plus de complexité.
Speaker: les grands éléments simplificateurs, ça n'existe
Speaker: D'autre part, que l'évolution, elle se fait en alternant des phases de croissance, quand tout va bien, et des phases de crise.
Speaker: Mais les phases de crise, ce n'est pas des phases de décroissance.
Speaker: C'est des phases où, en fait, le système se rééquilibre.
Speaker: En fait, c'est une espèce d'oscillation autour d'un idéal.
Speaker: Et globalement, l'idée, c'est que
Speaker: En fait, quand t'approches de la phase de crise, les choses commencent à devenir dures.
Speaker: Je vais paniquer personne, parce que tout le monde est déjà en flip.
Speaker: La vie est déjà assez merdique, mais la crise va arriver.
Speaker: Parce qu'en fait, il faut réguler un tas de choses.
Speaker: Et en fait, les crises, elles arrivent de plein de façons différentes.
Speaker: ce qui me permet de rebondir sur ta situation.
Speaker: En fait, oui, aujourd'hui, en tant qu'entreprise, en tant qu'entrepreneur, c'est difficile de se dire, il y a cette espèce d'énorme vague qui nous arrive dessus, soit on la surfe, soit on se fait écraser.
Speaker: Et ça, c'est valable pour tout un tas de sujets.
Speaker: Enfin, ça, je pense que tu en... On en parlait tout à l'heure, le virage du cloud, c'était ça.
Speaker: Il y a 10-15 ans, les gens, ils disaient, si vous ne passez pas dans le cloud, vous êtes foutus.
Speaker: Est-ce que c'est vrai, est-ce que c'est pas vrai?
Speaker: La réalité est un peu plus nuancée que ça.
Speaker: Aujourd'hui, les gens disent, si vous ne prenez pas le virage de l'IA, vous êtes
Speaker: Il y a un truc, moi, que j'ai en tête, c'est que quand tu es une entreprise, par exemple, qui fait de la logistique, logistique, les colis, soit ils arrivent, soit ils n'arrivent pas.
Speaker: T'as pas besoin d'un algorithme super intelligent qui tourne sur une machine à 150 000 boules pour que ça marche.
Speaker: Tu as besoin d'un algorithme qui est écrit proprement et qui est correctement testé et qui est prédictible.
Speaker: solution.
Speaker: Les autres solutions n'existent plus actuellement.
Speaker: typiques.
Speaker: Tu regardes un programme de conférence actuellement, de conférence tech.
Speaker: horrible.
Speaker: La moitié des sujets, c'est de dire...
Speaker: Je sais, et encore la moitié, t'es généreux, hein?
Speaker: Mais parce qu'il n'y a rien d'autre qui... Toute l'énergie aussi est mise là-dedans.
Speaker: Donc ça veut aussi dire que quand il y a Spring Boot 4 qui sort ou quoi, ou Java 25, la réalité est qu'il y en a plein qui s'en foutent.
Speaker: Parce que ce n'est pas le sujet du moment.
Speaker: Et donc, il n'y aura pas de conférence sur ces sujets-là.
Speaker: Et donc, l'un des trucs à ne pas oublier, qui a un lien fort avec la hype,
Speaker: Ça revient à ce que je disais tout à l'heure.
Speaker: Aujourd'hui, on a des entreprises qui investissent des sommes suffisantes pour arrêter la faim dans le monde sur
Speaker: Aujourd'hui, des boîtes comme OpenIA, Google et compagnie, leurs investissements dans l'IA étaient des milliards de
Speaker: Il y a des mecs qui ont dit...
Speaker: si au lieu d'essayer de faire de l'IA, vous essayez de faire n'importe quoi, promis, on n'a plus aucun problème dans le
Speaker: Littéralement.
Speaker: Et au lieu de ça, qu'est-ce qu'ils font?
Speaker: Ils investissent des sommes absolument incroyables dans l'IA, et pour rentabiliser ces sommes, ils sont bien obligés de faire en sorte que tu ne puisses voir que ça.
Speaker: Est-ce que tu as un ordinateur Microsoft, par hasard?
Speaker: Ouais, j'en ai un, mais qui est un.
Speaker: Donc moi, j'ai fait une mission d'audit il n'y a pas longtemps pour un client de la métropole.
Speaker: mission.
Speaker: Un ordinateur avec Windows 11.
Speaker: C'est par ailleurs une entreprise qui est grande utilisatrice des services de Microsoft.
Speaker: Ils ont du SharePoint, ils ont Outlook, ils ont tous les logiciels Microsoft, auquel tu
Speaker: l'un des marqueurs classiques du désespoir d'une équipe marketing, c'est quand tu commences à voir le logo absolument partout en énorme.
Speaker: Parce qu'en fait, les mecs n'ont tellement pas confiance dans ce qu'ils font qu'ils sont obligés de te gaver avec.
Speaker: En fait, Windows 11, aujourd'hui, des logos copilot, tu en as dans tous les logiciels.
Speaker: Même Notepad.
Speaker: Je ne sais pas si tu imagines.
Speaker: Notepad, c'est le truc.
Speaker: Quand tu commences à bosser 1999, il y avait une version du code source de Notepad.
Speaker: Jusqu'il y a trois ans, c'était le même.
Speaker: Le logiciel n'avait pas
Speaker: Et aujourd'hui, d'un seul coup, ils ont rajouté une fonctionnalité.
Speaker: Ils n'ont pas rajouté une fonctionnalité genre la coloration syntaxique, la gouttière pour avoir le nombre de colonnes.
Speaker: Copilot.
Speaker: Les gars, en fait, ils ont une seule chose à faire dans leurs objectifs cette année, c'est d'entrer du Copilot partout pour que tu l'utilises.
Speaker: C'est littéralement cette hype
Speaker: Et puis, il faut rajouter 365 à la fin du nom aussi.
Speaker: C'est très important.
Speaker: Oui, aussi, oui.
Speaker: Mais alors, au bout d'un moment, quand tu fais du Copilot PowerPoint 365, au bout d'un moment, ça ne devient pas très lévis.
Speaker: C'est le même truc.
Speaker: Il commence à y avoir des gens qui se disent aujourd'hui, bon, GitHub, GitHub, arrêtez de nous gaver avec Copilot, quoi.
Speaker: on préfère parler sur un GitLab je sais pas où plutôt de continuer à être emmerdé avec du copilot qui va nous casser les oreilles
Speaker: trucs.
Speaker: Et Et là,
Speaker: Oui, il y a déjà un... C'est bon, j'ai un bouton d'album.
Speaker: C'est faux.
Speaker: Aujourd'hui, on en est à... Effectivement, quand on dit ça, ça fait vraiment le vieux mec qui est gris.
Speaker: Le vieux mec qui dit non, mais React, ça prendra jamais.
Speaker: Non, mais Docker, c'est une passade.
Speaker: Etc.
Speaker: Parce qu'en fait, sur toutes les hype, t'as ce truc où le mec qui veut te vendre un truc, il arrive, il te promet la lune.
Speaker: A chaque fois.
Speaker: Tous.
Speaker: Le cloud, c'est génial, ça va diviser ta facture par 10.
Speaker: Ce n'est pas vrai, mais par contre, ça apporte d'autres choses.
Speaker: React, c'est génial, ça va te permettre de faire des superbes applications avec des composants réutilisables, avec une logique métier, etc.
Speaker: On s'en fout, en fait, c'est des pages HTML, mais ça permet quand même de faire des applications qui sont beaucoup plus ergonomiques et beaucoup plus puissantes et qui correspondent à des usages métiers beaucoup plus pertinents.
Speaker: Mais ça, on peut le dire aujourd'hui, parce qu'on n'est plus dans la hype.
Speaker: En fait, l'outil est redevenu un outil.
Speaker: L'outil n'est plus un support de
Speaker: Et ça, c'est la partie la plus compliquée.
Speaker: Je comprends tout à fait le point de, en tant qu'entreprise, on ne peut pas se permettre de dire à nos clients « l'IA générative, non, ce n'est pas pour nous.
Speaker: Regardez, ça ne sert à rien.
Speaker: Laissez tomber.
Speaker: revoir.
Speaker: » Parce que, en fait, tu as une équipe marketing, malgré tout, qui te dit « les clients, ils veulent en avoir.
Speaker: » Il y a des clients qui veulent du tout.
Speaker: Bah tiens, je peux te En fait, il y a plein de niveaux autour de ça.
Speaker: Par exemple, nous, dans notre boîte, nos clients, ils ne veulent pas d'IA, quoi.
Speaker: Ils n'en veulent pas parce que ça leur fait peur ou ce que tu veux.
Speaker: Cela nous, en interne, pour se valoriser, pour valoriser nos compétences, pour être sûr que notre produit est quand même OK,
Speaker: il y a de l'IA générative qui est en train d'émerger à l'intérieur de notre produit.
Speaker: Nos clients n'en savent rien et jamais on leur dira.
Speaker: Mais pour notre propre valeur interne, on se sent obligé d'y aller.
Speaker: Et on a trouvé un usage qui nous paraît pertinent, cool, qui fait gagner du temps à nos clients et donc on est content.
Speaker: Et ça nous paraît OK de le faire.
Speaker: Mais ne pas le faire aurait été... On aurait eu un petit pincement de... On passe à côté.
Speaker: Après, tu vois, ça, c'est le truc typique... Ouais, avec le temps, là, pour un talk que je prépare avec un collègue, on s'est amusé à lister le nom du langage de programmation qu'on
Speaker: D'accord.
Speaker: Moi, j'ai dit, je vais me limiter à tous ceux pour lesquels j'ai produit du code dans Codingame qui a fonctionné.
Speaker: Rien que comme ça, il y en avait 10.
Speaker: Et en fait, fait, mon impression avec le temps, c'est quand tu fais ta veille, tu observes des tonnes de trucs.
Speaker: bon.
Speaker: Les gens parlent de jouer avec des tonnes de choses.
Speaker: D'accord?
Speaker: Et globalement, à chaque fois que tu découvres une nouvelle technologie, on t'a mis un nouvel outil entre les mains.
Speaker: Et toi, tu te dis, tu es comme le gamin avec son jouet avec les trous où il y a des carrés, des ronds, des croix, des trucs comme ça.
Speaker: Et puis, tu essayes de mettre le truc dedans.
Speaker: C'est-à-dire, par exemple, cette base de données gras est-ce que je peux stocker des informations sur mes clients dedans?
Speaker: Ça marche bien.
Speaker: Ce framework, un bon exemple que j'ai là-dessus, c'est la programmation réactive.
Speaker: Spring Reactor, RxJava, RxPouetPouet, c'est des trucs où, avant, tout le monde nous parle de l'IA, il y avait des gens qui disaient, c'est super intéressant, ça vous permet un gain en performance extrêmement significatif.
Speaker: Et c'est vrai, il y a des cas dans lesquels les performances sont nettement améliorées avec ces outils-là.
Speaker: Alors ça a un peu buzzé, il y a des gens qui ont dit « ouais, c'est intéressant, c'est cool, etc.
Speaker: » Et puis en fait, on s'est rendu compte que oui, ça résout des problèmes, mais ça complique un certain nombre de choses et c'est utile seulement dans certains cas où tu as vraiment besoin de beaucoup de performance.
Speaker: Donc en fait, c'est redevenu un outil.
Speaker: Un outil, c'est un truc sur lequel tu as des pour et tu as des contre.
Speaker: Tu as des cas d'usage et tu as des cas dans lesquels il n'est pas intéressant.
Speaker: En fait, la hype, c'est la situation dans laquelle
Speaker: Les mecs vous mettent l'outil entre les mains avec des paillettes dans les yeux, tu vois.
Speaker: Ils mettent des paillettes absolument partout, de toute façon.
Speaker: Ils t'en foutent plein la gueule, là.
Speaker: Et toi, t'es là en train de dire « Ah ouais, c'est beau,
Speaker: » Et quand tu dis « Voilà, on a essayé de le mettre en place dans notre entreprise sur un cas où on pensait que ça fonctionnait.
Speaker: » En fait, d'un seul coup, t'es repassé à une méthode d'ingénieur.
Speaker: C'est-à-dire qu'on t'a donné une innovation technique, t'as cherché le cas d'usage dans lequel c'était pertinent pour ton métier,
Speaker: Tu l'as mis en place dans ce cas d'usage en sachant quels étaient les avantages et les inconvénients.
Speaker: Moi, je connais une boîte de la métropole comme ça, où ils se servent de LLM pour faire du mapping de références produits.
Speaker: Ils ont plein de fournisseurs, et puis en fait, globalement, ils disent, pour la référence dans notre boîte, on va avoir ces références.
Speaker: Là, je sais, c'est différent.
Speaker: Au début, ils avaient un algorithme qui était maintenu du bout des bras par des développeurs, parce qu'évidemment, dès qu'un fournisseur change de référence, il faut changer les mappings.
Speaker: Et puis à un moment donné, ils en ont eu marre et ils ont mis en place un LLM.
Speaker: Et ils m'expliquaient que, l'ancien collègue que je connais là-bas me disait, c'est la meilleure idée qu'on ait eue.
Speaker: Parce qu'on est passé d'un taux de succès de nos mappings qui était de 80% à 100%.
Speaker: Dans ce cas-là, tu te dis bingo, vous avez trouvé l'idée du siècle, vous avez réussi à utiliser cet outil pour un usage valide.
Speaker: Mais en fait, aujourd'hui, tu es dans la hype au sens où les mecs te mettent des boutons partout en te disant il va falloir que tu utilises de l'IA, le monde entier te dit exactement comme pour le metaverse, tu ne pourras pas te passer de l'IA dans le futur,
Speaker: d'application.
Speaker: Et moi, je suis convaincu qu'aujourd'hui, on est encore dans la phase fait d'artifice où les mecs disent, typiquement, Rust, super langage de programmation, d'accord?
Speaker: À un moment donné, il y a des gens qui disaient
Speaker: Il faut tout réécrire en Rust parce que c'est hyper génial.
Speaker: Moi, j'ai appris à coder en Rust pour ça.
Speaker: Les mecs disaient, le garbage collector est dans le compilateur, le compilateur est super sympa, vous allez écrire du super code.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Écrire en Rust, c'est vraiment incroyablement cool.
Speaker: Mais par contre, qu'est-ce que c'est compliqué?
Speaker: Qu'est-ce que c'est fastidieux?
Speaker: C'est un langage qui est un compilateur qui est extrêmement exigeant.
Speaker: Donc c'est super approprié dans le cas où tu as des ressources systèmes qui sont limitées, où tu as un besoin de performance important, et où tu veux une certaine sûreté de fonctionnement en évitant tous les problèmes d'out-of-meme-re.
Speaker: Point final.
Speaker: Là, je vous ai donné les domaines dans lesquels Rust, c'est utile.
Speaker: Une fois qu'on sait dans quel domaine c'est utile, on peut se dire que chez nos clients, pour une ESN comme Zenica dans la métropole,
Speaker: Rust, c'est utile en tant qu'outil intellectuel, comme moyen de réfléchir sur ce qu'on fait, en tant qu'outil de veille, mais on ne fera jamais une mission où on en en fera.
Speaker: Je pense que le seul client qu'on pourrait avoir dans la métropole qui serait susceptible de faire du Rust, mais qui n'en fait pas, c'est OVH.
Speaker: À part eux, et peut-être Exotec, mais pour en avoir parlé avec eux, ils m'ont dit non, non, non, on fait du C++ parce que toutes nos lits sont en C++.
Speaker: Alors, ça fait une heure qu'on discute.
Speaker: On va essayer de se projeter rapidement sur 2026.
Speaker: métiers?
Speaker: Alors, 2026, à mon c'est une année où on va continuer à entendre parler de l'IA, mais je pense que le discours va commencer doucement à changer.
Speaker: Alors, je ne vais pas dire que j'espère, mais plutôt je pense.
Speaker: Donc en fait, on va continuer à utiliser de l'IA, mais on va essayer de le faire d'une autre façon.
Speaker: J'ai par exemple un collègue qui m'expliquait que chez son client, ils ont mis en place un outil de revue de code qui est basé sur un LLM.
Speaker: En fait, globalement, le LLM, il lui a filé dans son prompt l'ensemble des règles de l'équipe avec différents fichiers de config.
Speaker: Je ne sais plus comment ils s'appellent des fichiers.
Speaker: Ce n'est pas très important.
Speaker: codage.
Speaker: Et quand tu fais une PR, le bot passe, il relie ton code, il a chargé dans son prompt tes règles et il est capable de valider ton code.
Speaker: Donc là, c'est intéressant parce qu'en fait, il va accélérer ta revue de code en te déchargeant de la partie pénible de « Ah mais non, mais ta variable, il ne fallait pas laver, tu n'as pas le bon nombre de lignes de code ».
Speaker: Donc en fait, on va avoir encore énormément d'assistance de la part de l'IA.
Speaker: Et je pense qu'il y a des endroits où, sincèrement, c'est une bonne idée.
Speaker: Il y a vraiment des endroits où ça va marcher.
Speaker: En revanche, je pense qu'on n'a pas encore identifié les points de valeur du truc.
Speaker: Donc en fait, ça veut dire que pendant toute l'année 2026,
Speaker: On va avoir des gens qui continuent à essayer des trucs où on commence à savoir que ça ne marche pas trop bien, mais ils vont continuer à dire, il faut absolument que vous fassiez ça.
Speaker: Et quel sera l'impact pour toi sur l'écosystème, l'îloi?
Speaker: Alors, il y a une partie de l'impact qui est connue, c'est que les clients vont nous demander, et les entreprises vont nous demander de plus en plus dans les CV d'avoir une ligne maîtrise copilot ou je ne sais pas quoi.
Speaker: apparaître.
Speaker: C'est des choses où moi, j'encouragerais les gens à avoir une approche, comme je disais, une approche ingénieure, donc une approche critique, et d'être capable de dire au client, je l'ai utilisé, effectivement, je sais dans quel cas ça m'a apporté des choses et dans quel cas ça ne m'a rien
Speaker: Ce que ça veut dire, c'est que vous devez être capable de savoir quand vous faites quelque chose d'efficace
Speaker: Et ça c'est un truc, c'est valable aussi à en rire.
Speaker: Je vais vous donner un exemple.
Speaker: Functions.
Speaker: Je savais que la façon efficace de le faire, c'était d'écrire un script qui se connecte à la console GCP et qui récupère les trucs.
Speaker: Pas de bol, ça dépendait d'autorisation que je n'avais pas.
Speaker: Donc en fait, j'ai dû utiliser la méthode d'une efficace qui était cliquer dans l'interface de GCP pour récupérer le code source à chaque fois.
Speaker: Et en fait...
Speaker: inférieure.
Speaker: D'être capable de dire, là j'apporte de la valeur et là je n'apporte pas de valeur.
Speaker: Si vous êtes capable de faire ça, vous serez capable d'adopter de l'IA d'une façon raisonnable.
Speaker: Parce que vous allez dire, ok, dans ce scénario-là, ça me sert.
Speaker: Dans ce scénario-là, ça ne
Speaker: Et ça, c'est beaucoup plus important que tout le reste.
Speaker: Vous pouvez arriver dans une équipe où les mecs vous disent « Allez, hop, on va utiliser tel techno, tel framework.
Speaker: Nous, on est plutôt Cloud Code ou on est plutôt ChatGPT ou on est plutôt je ne sais pas quoi.
Speaker: » Vous, vous allez être capable de dire « En fait, tout ça, c'est que des variantes d'un même outil conceptuel.
Speaker: Et je sais dans quel cas ça me
Speaker: » Toi, tu es capable de dire dans quel cas ça te sert bien un LLM?
Speaker: Ouais...
Speaker: prototypage.
Speaker: On a envie de tester des idées hyper rapidement.
Speaker: C'est le LLM qui le fait pour nous.
Speaker: Et la review est devenue particulièrement pertinente depuis, je dirais, un mois sur GitHub.
Speaker: Il y a quelque chose qui a changé.
Speaker: Je...
Speaker: Vraiment, ils sont passés à une étape au-dessus aussi dans les runners.
Speaker: pertinents.
Speaker: Et donc, ouais, on voit un usage qui est rentré dans la
Speaker: Mais bon...
Speaker: Ça pose beaucoup de questions.
Speaker: On voit aussi qu'on a la tentation de temps en temps de développer des fonctionnalités faites par l'IA qui n'ont pas de recul, qui vont nous inciter à la fainéantise.
Speaker: aussi.
Speaker: Il y a des jours où je suis fasciné, il y a des jours où je flippe.
Speaker: c'est en me disant je n'ai pas la maîtrise ou alors tiens cette fonctionnalité va arriver et je ne comprends pas 100% de ce qui est fait donc la part de responsabilité est un peu perdue c'est vachement dur là tu mets le doigt sur un truc hyper important et je pense que ça fera un élément de conclusion intéressant intéressant moi l'un des trucs que j'ai appris en déçu temps avec mes collègues ces derniers mois six dernières années
Speaker: c'est qu'il faut bien comprendre que, quel que soit l'environnement dans lequel tu travailles, en tant que développeur, ton métier, c'est un métier de la connaissance.
Speaker: que, tu vois, tu disais tout à l'heure, même si c'est un LLM qui écrit le code, c'est moi qui suis responsable.
Speaker: Donc, si c'est toi qui es responsable, ça veut dire qu'en fait, le code qui a été écrit, tu dois l'assumer comme le
Speaker: Et si tu dois assumer le code comme le tien, tu dois le comprendre.
Speaker: Et cette notion-là, elle est hyper importante.
Speaker: Tout à l'heure, tu parlais de Struts.
Speaker: L'une des premières boîtes dans lesquelles j'ai bossé, j'ai fait une mission où je devais faire la maintenance d'une application écrite en Struts.
Speaker: Alors, sachez, pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, Benny, que Clyde McLanahan, l'auteur de Struts, il a son arrobas auteur dans tous les fichiers du truc, et bien le code Java qu'il écrivait n'était pas le code le plus élégant de l'univers.
Speaker: Et pourtant, quand vous aviez un problème de stress, vous deviez aller débloquer son code, vous deviez aller voir ce qu'il avait fait pour comprendre pourquoi votre application ne marchait pas.
Speaker: Aujourd'hui, si tu utilises un LLM, le LLM écrit du code, tu dois comprendre chaque ligne et chaque mot de ce qu'il a
Speaker: Et Et ça, c'est hyper important, c'est ce qui va permettre aux gens de continuer à progresser.
Speaker: Parce qu'effectivement, le LLM, il est susceptible d'écrire du code n'importe comment.
Speaker: Oui, mais demain, tu sors d'école et tu te dis, super, je vais créer ma boîte ou je ne sais pas quoi.
Speaker: le risque, il est là.
Speaker: Alors là, il y a un truc hyper intéressant, c'est que la personne qui fait ça, si elle a de la chance, sa boîte marchera.
Speaker: Si elle a de la chance, il passera de la phase startup à la phase industrielle.
Speaker: Et au moment où il passera à la phase industrielle,
Speaker: Je le garantis, un nouveau métier qui va émerger, on le voit déjà apparaître aux Etats-Unis, c'est le métier de correcteur de code
Speaker: Et scoop, un correcteur de code LLM, ce n'est pas un junior, c'est quelqu'un comme moi.
Speaker: Ça va vous coûter
Speaker: Vous avez deux possibilités dans la vie.
Speaker: Soit vous montez votre startup et vous vous dites, je vais comprendre ce que je fais.
Speaker: Éventuellement, c'est un LLM qui l'écrit, je gagne un peu de temps, mais je comprends ce que je fais.
Speaker: soit je m'en fous, je ne comprends pas ce que je fais, je mets en prod, et un jour ou l'autre, je viendrai dans votre bureau pour comprendre à votre place le code que vous avez
Speaker: Donc ça, c'est un peu ta prédiction de Minard?
Speaker: Ouais, moi, je pense qu'aujourd'hui, en fait, tu disais, quand tu es un peu expérimenté, ça peut être compliqué.
Speaker: Moi, aujourd'hui, je te dis, quand tu es vraiment expérimenté, aujourd'hui, ça va être vraiment cool, parce qu'on va arriver dans des situations où les mecs ont fait tout vaille coder,
Speaker: Et on va se taper des missions hyper intéressantes où il faudra dé-vive coder.
Speaker: Ok, cool!
Speaker: Bon, écoute, je te propose que ce soit le mot de la fin.
Speaker: Ça fait une heure et quart.
Speaker: On a parlé de plein de choses.
Speaker: C'était vraiment super.
Speaker: Pour terminer, je te demanderai deux petites choses que tu n'as peut-être pas préparées.
Speaker: C'est une petite recommandation culturelle, un truc que tu as vu, écouté, entendu, lu, ce que tu veux, il n'y a pas longtemps, qui pourrait te plaire.
Speaker: Et la deuxième chose, c'est ton estaminé préféré.
Speaker: Mon estaminé préféré?
Speaker: Alors, je vais commencer par la recommandation culturelle.
Speaker: C'est un bouquin de science-fiction que j'ai lu cet été qui s'appelle Utopia, qui a été écrit par Camille Le Boulanger.
Speaker: C'est une utopie.
Speaker: Et c'est une utopie qui commence par la Constitution, l'équivalent de la Constitution.
Speaker: Et la première phrase de la Constitution, c'est « Il n'y a de propriété que d'usage.
Speaker: Et les Staminés... J'en ai un en tête, c'est les Staminés de la Vieille.
Speaker: oui, et sinon, il y a aussi celui, les Staminés Gantois, à côté de l'Herminajour.
Speaker: Celui-là, il est vraiment bien, les Staminés Gantois.
Speaker: Allez, je prends les deux.
Speaker: La Vieille, on l'a déjà proposé, je crois, et Gantois, je le connais aussi.
Speaker: Super.
Speaker: Écoute, Nicolas, je te souhaite de belles fêtes de fin d'année, comme à tous les auditeurs.
Speaker: Et puis, en espérant que vous profitez des veilles aussi pour vous reposer, vous éloigner des défaites, pardon, pour vous reposer, vous éloigner un petit peu de l'informatique.
Speaker: On a besoin de... Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai besoin de calme et...
Speaker: Et de respirer un grand coup.
Speaker: Il faut respirer un grand coup, là, c'est important, pour repartir sur 2026 extrêmement en forme.
Speaker: Je ne sais pas ce que tu en penses, Nicolas.
Speaker: Quand tu fais 25 ans dans l'informatique, tu te rends compte que ce n'est pas un sprint, c'est un marathon.
Speaker: Donc, il ne faut pas courir trop.
Speaker: C'est exactement.
Speaker: C'est bien quelque chose que j'aurais répété cette année, tiens.
Speaker: Prenez, respirez.
Speaker: La carrière est longue.
Speaker: épisode.
Speaker: passionnant.
Speaker: Bonne soirée à tous.
Speaker: Salut!





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