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[GenAI] Attention, virage dangereux

L'EstamiTech
L'EstamiTech

235 plays · Nov 16, 2025

Dans cet épisode, nous revenons sur l’événement organisé par SFEIR nommé “Onboard GenAI”, accompagnés d’Aurélien Allienne [https://www.linkedin.com/in/aurelien-allienne/], et Sébastien Friess [https://www.linkedin.com/in/sebastienfr/]. Le constat, c’est déjà de dire que nous vivons un virage technologique comme nous avons pu le vivre avec le Cloud il y a plus de 10 ans. Et ce virage, il s’agit de le passer sans encombre… Comment bien appréhender toutes ces nouveautés ? Se tenir à jour ? Se rendre compte des réelles opportunités qui peuvent s’offrir à moi ? Quelle place pour la prestation de service quand tout.e dev.e a de l’expertise à disposition au bout des doigts ? Et finalement, on est obligé de le prendre ce virage ou pas ? Merci à Aurélien et Sébastien pour cette discussion, qui ne sera sans doute pas la dernière ! Les recommandations :  Aurélien : * Le livre “Beyond Vibe Coding: From Coder to AI-Era Developer” de Addy Osmani * L’estaminet “Chtite Brigitte” Sébastien : * Le podcast Super Green Me [https://shows.acast.com/super-green-me] de Lucas Scaltritti * L’Estaminet “La maison commune”

Transcript

Speaker: Cette année, j'ai eu 40 ans.

Speaker: Et chaque année qui passe, je me demande comment ne pas devenir un développeur legacy.

Speaker: Vous savez, c'est cette personne qui a fait le job pendant un temps, mais qui a des difficultés à évoluer, se tenir à jour, et dont on ne change pas les habitudes par peur de le rendre totalement inopérant.

Speaker: Ces dernières années, l'IA générative est venue s'ajouter au problème.

Speaker: Alors quoi faire?

Speaker: Foncer dedans, tête baissée?

Speaker: Voir que ça peut être un outil formidable, une perte de temps dangereuse en fonction du contexte?

Speaker: Se dire que ce n'est qu'une mode passagère, une bulle qui va éclater?

Speaker: Ou alors peut-être un peu tout ça à la fois?

Speaker: Le 10 octobre, j'ai eu la chance d'assister à un événement organisé par Sphère Lille pour parler d'IA, de son impact dans les boîtes du Nord.

Speaker: Pour en débriefer, je reçois aujourd'hui Sébastien Frisse et Aurélien Allienne.

Speaker: Salut messieurs, petit tour de table, présentez-vous, Seb.

Speaker: Bonjour à toutes et à tous, moi c'est Sébastien, je suis chez Sphère depuis 10 ans, j'ai occupé à peu près toutes les fonctions du dev au manager, et depuis quelques mois maintenant, je suis VP Engineering du groupe Sphère.

Speaker: Aurélien?

Speaker: Bonjour à toutes et à tous.

Speaker: Moi, ça fait 15 ans maintenant que je suis chez Sphere, à Lille.

Speaker: J'ai commencé comme développeur back-end et front-end, puis j'ai pris le virage de la data et puis récemment, j'ai fait le gros virage de l'IA générative.

Speaker: Et puis voilà.

Speaker: Cool.

Speaker: Et donc, on est là aujourd'hui parce qu'il y a un mois, tout pile aujourd'hui.

Speaker: Vous avez organisé un petit événement sur l'île, un bel événement même.

Speaker: C'était à la CCI, dans une salle que j'ai découverte, en sous-sol, là.

Speaker: Mais la salle est déjà le lieu.

Speaker: Félicitations, c'est un lieu qui est quand même hyper impressionnant et vraiment canon.

Speaker: Est-ce que vous pouvez présenter un petit peu la genèse de cette journée?

Speaker: Pourquoi vous avez voulu faire ça?

Speaker: Et vas-y, on va aller.

Speaker: Alors cette journée, elle était pour nous primordiale parce qu'aujourd'hui, l'IA générative, tu le dis dans l'intro, c'est incontournable.

Speaker: Mais l'IA générative, on ne sait pas forcément ce que c'est.

Speaker: Et à force de discuter avec nos clients, on s'est rendu compte que notre vision de l'IA générative et la leur n'était pas forcément en adéquation et on voulait partager ça.

Speaker: Et quand je dis « on », c'est surtout le commerce lillois et principalement Camille qui a poussé cette initiative.

Speaker: En expliquant que c'était important pour nous d'être complètement transparent sur ce qu'on pouvait anticiper de l'usage de l'IA générative demain.

Speaker: Alors je te coupe, je trouve ça déjà hyper intéressant.

Speaker: Tu dises, c'est quoi pour toi l'image de l'IA générative point de vue client?

Speaker: En fait, dans ce qu'on identifie, dans ce qu'on a comme discussion, surtout, alors l'initiative avait commencé à germer avant l'été.

Speaker: Donc, il faut remettre ça aussi en contexte.

Speaker: Mais nos clients utilisaient principalement le liage génératif comme un chatbot.

Speaker: Donc, c'est un super chatbot, c'est un super stagiaire.

Speaker: Mais il y a plus que ça à faire.

Speaker: L'automatisation de processus, le fait de pouvoir onborder par exemple de nouveaux collaborateurs grâce à l'IA génératif, tous ces sujets-là par exemple, ce n'était pas forcément adressé.

Speaker: En tout cas, ce n'était pas des idées qu'ils avaient en tête.

Speaker: Donc on voulait montrer la simplicité des solutions en mettant en avant aussi le prisme business que ça peut avoir.

Speaker: On ne parle pas forcément encore de ROI sur ces solutions-là.

Speaker: Mais l'idée, c'était bien de démystifier la technique au service du business.

Speaker: Ok.

Speaker: Donc ça, c'était l'idée de base.

Speaker: Redonner des perspectives de business à vos clients en disant que vous pouvez faire plus que ce que vous faites aujourd'hui et ouvrez-vous un petit peu les chakras.

Speaker: C'est ça.

Speaker: On avait imaginé plusieurs formats, faire une petite matinale un peu...

Speaker: un peu privé avec quelques clients, etc.

Speaker: Au fur et à mesure, on voit que quand même plein de personnes en parlent et on s'est dit, tiens, on se souvient quand le cloud est arrivé, on faisait des on-board Google Cloud, des choses comme ça.

Speaker: Ça faisait parler de nous, ça permettait de mettre un peu le pied à l'étrier et d'ouvrir les chakras de nos clients.

Speaker: Et donc, on s'est dit, plutôt de faire un événement un peu confidentiel, est-ce qu'on ne ferait pas quelque chose d'un peu plus grand?

Speaker: Et c'est là qu'on s'est souvenus de ces premiers on-board qui avaient fait le succès de la vague cloud à l'époque.

Speaker: Et on s'est dit, tiens, on va reprendre une recette qui fonctionne.

Speaker: Et on s'est financée de l'équipe, parce que moi, j'étais peu acteur de l'événement.

Speaker: Et c'est l'équipe qui s'est dit, tiens, on va remettre ça en place et on va trouver un beau lieu et puis on va se lancer.

Speaker: Alors, bon, comme à chaque fois, j'écris une trame et puis tu as dit une phrase et je me dis, tiens, j'ai envie de rebondir dessus.

Speaker: Alors, ce n'est pas très grave.

Speaker: Tu dis, voilà, il y a eu une vague cloud.

Speaker: C'est ce qu'on peut appeler un virage technologique qui a eu il y a, a, je ne sais pas, 10 ans.

Speaker: 10 ans maintenant, oui.

Speaker: Moi, je parlais de Developer Legacy un petit peu en intro, en disant, on vient un peu du même monde, Seb, des gros mainframes et de tout ça, et des cycles en V et de tout ce monde.

Speaker: Il y a eu l'agilité, il y a eu le cloud qui ont remis un petit peu notre façon de travailler en question.

Speaker: Est-ce que, pour vous, là, on est aussi dans un virage technologique qui fait que notre façon de travailler va changer?

Speaker: Seb?

Speaker: Moi, clairement.

Speaker: En fait, on en entend parler depuis 2-3 ans.

Speaker: Il y a plus ou moins de personnes qui s'y ont mis naturellement, d'autres qu'on essaie d'accompagner.

Speaker: Et moi, ça fait quelques mois, je me suis dit que je code un peu moins, pour ne pas dire presque plus.

Speaker: Et en fait, j'ai eu un énième projet perso que j'ai eu envie de développer et j'ai une petite casquette IT chez Sphère et j'avais aussi des besoins de sortir des fois des petits dashboards, des petites solutions.

Speaker: Et je me suis dit, on ne peut pas demander aux gens de se mettre sur ces sujets d'IA sans pratiquer soi-même et essayer soi-même.

Speaker: Et ce que j'ai réussi à sortir en 15 jours de temps, j'étais très impressionné.

Speaker: Ce n'est pas simple.

Speaker: C'est un peu comme avoir... À chaque fois qu'on démarre un projet, j'ai l'impression d'avoir un nouvel adjoint, un nouveau développeur à mon service, mais avec une personnalité tout à fait différente, qui va faire certaines choses très bien, qui va oublier à chaque fois que je lui demande quelque chose de faire ce que je lui ai expliqué la dernière fois parce que je lui ai mal expliqué, je lui ai mal demandé de comment s'en souvenir.

Speaker: Et donc, en fait, moi, je suis assez bluffé.

Speaker: C'est une force de frappe absolument dingue.

Speaker: On en vient même à se demander.

Speaker: Certains SaaS, aujourd'hui, assez communs qu'on peut utiliser.

Speaker: Est-ce qu'on ne va pas les recoder en un mois ou moins même, en version un peu light, parce qu'on n'a peut-être pas besoin de toutes ces fonctionnalités.

Speaker: Et finalement, on va juste avoir un peu de coût d'hébergement et de maintenance de la solution.

Speaker: Et donc, on en est à ce niveau-là.

Speaker: Et on parlait du cloud tout à l'heure.

Speaker: Ce qu'on a mis 7-8 ans pour migrer pas mal d'entreprises, et on se rend compte qu'il en reste quand même quelques-unes à migrer, mais c'est les plus difficiles, c'est celles qui n'ont pas pris le virage au début.

Speaker: En fait, il est en train de se passer la même chose pour l'IA, sauf qu'en fait, on est à des rythmes où toutes les semaines ou tous les mois, on a une annonce majeure où ça change hyper vite.

Speaker: Et donc, on est sur un vrai virage technologique, une vraie rupture et en plus un rythme de changement beaucoup plus élevé que tout ce qu'on a pu connaître jusqu'à présent.

Speaker: Et je pense que la rupture, elle n'est pas que technique, en fait, technologique.

Speaker: C'est une vraie rupture culturelle aujourd'hui qu'on observe.

Speaker: Alors, on l'avait déjà avec le cloud, mais Seb le disait, ça a pris du temps et encore aujourd'hui, tout le monde n'a pas migré.

Speaker: Ce n'est pas pour ça que ta boîte, elle est forcément en péril.

Speaker: Aujourd'hui, je pense qu'il y a quelque chose quand même à avoir en tête, c'est que

Speaker: L'IA est là, tout le monde l'utilise parce que c'est grand public.

Speaker: Et donc mes parents utilisent l'IA quand ils ont une question plutôt que d'utiliser Google par exemple.

Speaker: Donc moi en tant qu'entreprise, comment je fais pour adapter cette solution technologique qui est omniprésente

Speaker: à mes besoins métiers, à ma gouvernance, à mes problèmes de sécurité, de conformité, etc.

Speaker: Et c'est là, en fait, pour moi, le vrai challenge aujourd'hui avec l'IA.

Speaker: Ce n'est pas le socle technique parce qu'il est assez simple.

Speaker: On parle encore d'API, on parle de données.

Speaker: C'est des choses qu'on connaît depuis 30, 40 ans.

Speaker: Mais le changement culturel qu'on doit amener et qui est très rapide, c'est un vrai, vrai challenge.

Speaker: Oui, mais là où je voudrais vous amener un petit peu, c'est...

Speaker: que dans le virage du cloud, il y a quelques acteurs qui ont émergé assez vite, AWS par exemple, où tout le monde allait dessus au début, Google faisait des trucs, Microsoft a sorti Azure assez vite.

Speaker: Bon, très bien.

Speaker: On savait à peu près où aller.

Speaker: On savait, il y a eu plusieurs stacks techniques qui se sont rajoutés, IaaS, etc., qui se sont rajoutés les unes par-dessus les autres assez doucement.

Speaker: On se les a appropriés.

Speaker: ça.

Speaker: Là, aujourd'hui, quand même, en un an, on est dans un espèce d'environnement hyper mouvant.

Speaker: il y a des acteurs, on ne sait pas trop si on peut s'y fier, même OpenAI, OpenAI c'est super, mais on voit bien qu'il y a des articles qui sortent tous les jours sur le fait qu'OpenAI crame beaucoup plus d'argent que ce qu'il devrait, que OpenAI veut injecter des milliards chez Nvidia, que Nvidia injecte des milliards chez OpenAI, on ne sait plus trop où est l'argent, on sait qu'il y a une bulle quelque part,

Speaker: qu'il va rester quelques acteurs à la fin?

Speaker: Vous, vous essayez de donner des pistes structurelles autour de tout ça sur la bonne manière de faire?

Speaker: La réalité, on n'en sait rien, non?

Speaker: Comment on fait pour essayer de garder pied là-dedans, à cette vitesse-là?

Speaker: discuter.

Speaker: Effectivement, on ne sait pas.

Speaker: Tu as cité OpenAI, mais...

Speaker: Hier, quand on refait l'analogie avec le cloud, AWS est apparu.

Speaker: Il a fallu attendre cinq ans avant que Google commence à proposer des premières solutions.

Speaker: Cinq ans avant d'avoir un deuxième acteur sur le marché.

Speaker: Là, les acteurs, tu en as toutes les semaines, tu as une nouvelle annonce, un nouveau produit qui se lance, etc.

Speaker: Donc, il y a des gros qui tractent.

Speaker: OpenAI, Google, Tropic, dans une certaine mesure, des plus petites boîtes aussi européennes.

Speaker: Mais ces acteurs-là, en fait, ils tractent par des idées et des solutions technologiques.

Speaker: Si tu regardes Mointropique a proposé CloudCode, par exemple, une CLI pour les développeurs, tout le monde a suivi parce qu'en fait, il y avait un engouement.

Speaker: On a du Gemini CLI, on a du GitHub CLI, il y a plein de CLI qui se sont créés, donc ça répond à une problématique.

Speaker: Maintenant, ça veut dire, demain, on se projette dans un an, c'est quoi la stack rêvée?

Speaker: En fait, on ne peut pas le savoir.

Speaker: Même d'un point de vue éditeur, je pense qu'ils n'arrivent pas à se projeter aussi loin.

Speaker: Effectivement, il y a énormément d'argent et suivant les accords que tu peux avoir avec tes partenaires, ça va vite changer.

Speaker: Nvidia travaille aussi avec Google, par exemple.

Speaker: Nvidia est un peu transverse là-dedans et un peu débit dans toutes les entreprises qui pourraient fleurir demain.

Speaker: Même quand on voit des annonces énormes avec Oracle, je me suis dit, mais qui a envie d'injecter des milliards chez Oracle?

Speaker: C'est une dinderie quand même.

Speaker: Oracle, c'est un patrimoine colossal dans les entreprises, en fait.

Speaker: Descopé Oracle... Je ne sais pas comment ils font, mais il y a le cloud d'Oracle qui vit bien, qui est dans le top 5, il me semble.

Speaker: Mais toi, tu l'as vécu aussi, je pense, à l'époque des mainframes et tout, dès que tu...

Speaker: Tu sortais des clous un petit peu avec Oracle SQL, tu avais l'avocat qui débarquait ou l'expert Oracle qui débarquait.

Speaker: Personne n'a envie de se marier à ces gens-là, tu vois.

Speaker: Pourtant, ils ont encore des milliards d'euros de chiffre d'affaires, une grosse valorisation.

Speaker: Il faut prendre un prisme différent, il ne faut pas regarder localement ou nationalement ce qui peut se passer.

Speaker: Mets-toi à la place des Américains.

Speaker: Pour eux, c'est une vraie belle entreprise américaine, ils l'utilisent, ils la surutilisent.

Speaker: Le fait que ce soit Cloud Ready, c'est bien.

Speaker: Le fait qu'il y a de l'IA, pourquoi je vais changer en fait?

Speaker: Je suis maillé avec cette entreprise, avec ce fournisseur depuis tellement de temps.

Speaker: Ça me coûterait énormément d'argent de changer.

Speaker: Voilà, c'est mon expérience.

Speaker: Mais effectivement, ça bouge très vite, mais je suis d'accord avec ce que dit Aurélien, c'est qu'il y a quand même des grands principes qui, ces derniers mois, ont commencé à se poser.

Speaker: Tout le monde a parlé au début des assistants.

Speaker: Ensuite, on a commencé à causer agents.

Speaker: On est en train en ce moment de regarder tout ce qui est développement augmenté pour aller plus vite.

Speaker: Et donc ça, c'est quand même des grands use cases qui vont tendre à se généraliser.

Speaker: Et puis après, comme on en parle souvent, il va y avoir du darwinisme numérique.

Speaker: Il y en a qui vont mourir, d'autres, les meilleurs, vont rester.

Speaker: Et le paysage est quand même doucement en train de se dessiner.

Speaker: Ce qui change aussi beaucoup, on en avait un peu discuté avec Aurélien, c'est qu'en fait, c'est des technos qui ont besoin de moyens pour exister, pour faire de la R&D, pour l'entraînement, etc.

Speaker: Donc, partant de là, soit on a une super idée et on est backé par des fonds pour lancer sa solution.

Speaker: Sinon, en fait, c'est surtout les grands qui sont déjà lancés, qui ont les moyens, qui sont financés, qui vont pouvoir continuer de développer et faire de la R&D.

Speaker: Ce qu'on a déjà vu, on utilisait pour la prise de notes des tactiques, on utilise du gamma pour la génération de slides.

Speaker: Mais en fait, tous ces usages-là qui, sur l'année écoulée, avaient un sens parce qu'il n'y avait pas de solution qui savait le faire, petit à petit, on voit déjà que les gros sont en train de fournir des solutions équivalentes à ces acteurs de niche.

Speaker: Et en fait, je pense que là, ils ont connu ces biens.

Speaker: En fait, ils profitent de la hype de démarrage avec des use cases bien précis et qu'en fait, toute cette hype va un peu se tasser, que les gros usages vont être repris par les gros et qu'on va avoir un top 10 mondial.

Speaker: Les Américains sont plutôt bien positionnés.

Speaker: En France, on essaie de trouver un peu notre... de comment se positionner.

Speaker: Et puis tout ce qui est Asie aussi, il y a pas mal de choses aussi chez les clouders asiatiques qui se font.

Speaker: Et même les Chinois sont dans la bataille.

Speaker: Et donc, moi, je pense que ça va se dessiner sur un paysage très proche de celui du cloud avec quelques acteurs en plus.

Speaker: Mais OpenAI est quand même pas mal baqué par Microsoft et par d'autres, quoi.

Speaker: Mais je vais mettre les pieds dans le plat.

Speaker: C'est donc une nouvelle compétence, très bien, des nouvelles pratiques humaines.

Speaker: J'en ai parlé un petit peu dans le dernier épisode où on a parlé d'agilité.

Speaker: et donc ça a redéfini un petit peu les frontières de l'expertise dans les entreprises Didier Gérard qui a fait la keynote de votre événement il a dit plein de choses qui moi m'ont marqué alors il a parlé d'un rôle que j'aime beaucoup qui est le product engineer je sais que moi dans ma boîte on essaye vraiment de s'inculquer ça de dire tout le monde à la main sur le produit intéressez-vous au business rencontrez les clients discutez et puis essayez d'avoir des idées soyez émulateur de votre truc

Speaker: Parce que vous pouvez apporter très vite pour la peine de la valeur ajoutée avec vos idées et votre façon de faire.

Speaker: experts.

Speaker: Plutôt, on a de l'expertise à portée de main.

Speaker: Et alors, comment une société comme Sphère, une ESN, qui est là pour justement depuis toujours apporter une expertise que les autres n'ont pas, comment toutes ces sociétés, vous allez continuer à vivre?

Speaker: Parce que l'expertise, potentiellement, en fait, je n'ai pas besoin d'une expertise.

Speaker: Je l'ai déjà.

Speaker: ça?

Speaker: Aurélien?

Speaker: L'expertise, on continuera à l'avoir.

Speaker: Tu vas avoir des experts IA, des assistants IA qui vont t'amener une certaine forme d'expertise.

Speaker: Mais ce n'est pas forcément l'expertise qui va être adaptée à ton contexte.

Speaker: Ce n'est pas forcément l'expertise...

Speaker: qui permettra d'aller sur la vision de demain, en fait, de ton produit.

Speaker: Le produit, en fait, est central.

Speaker: Si tu demandes à une IA de te produire une archi hexagonale, il va te produire quelque chose qui ressemblera à une archi hexagonale.

Speaker: Est-ce que c'est vraiment ce que tu voulais faire, toi, en tant que développeur?

Speaker: Aujourd'hui, on est encore capable d'être très critique là-dessus.

Speaker: Et nous, c'est ce qu'on essaie de cultiver, en fait.

Speaker: Notre développeur, c'est de garder cet esprit critique, de continuer à grandir, d'apprendre.

Speaker: Parce que

Speaker: les IA en fait ne feront que copier ce qui existe déjà.

Speaker: Donc il y aura quand même de nouveaux frameworks, il y aura de nouvelles librairies, il y aura des montées de versions dans les langages.

Speaker: Et on ne peut pas déléguer tout à l'IA.

Speaker: Sinon on va retrouver, enfin on aura des produits qui vont être hyper similaires à droite et à gauche.

Speaker: On n'aura pas le caractère différenciant du produit que toi tu peux construire par rapport à ton concurrent.

Speaker: Donc ça n'a pas d'intérêt.

Speaker: mission.

Speaker: Mais c'est vraiment ça qui va faire la différence, c'est la capacité à faire travailler l'IA suivant tes propres expériences.

Speaker: Pour être complètement transparent aussi avec toi, les expériences, nous, on les a construites pendant les 15 ans d'XP qu'on a pu acquérir déjà.

Speaker: Pour les plus juniors, c'est un petit peu plus dur.

Speaker: Et donc, ce que j'aime à penser, et on verra si on se trompe, c'est que les juniors, dès le départ, maintenant, doivent suivre les plus seniors pour apprendre le métier.

Speaker: Et pas apprendre en pissant du code pour être un peu vulgaire, mais en essayant de comprendre pourquoi on fait les choses et comment on fait bien les choses.

Speaker: Si on parle... Je suis assez en phase...

Speaker: Parce qu'on se rend bien compte que là, pisser du code, ça va être globalement prompter quelque chose d'une manière ou d'une autre.

Speaker: Et en effet, Seb, tu l'as vu avec tout ton recul.

Speaker: Tu fais des projets persos, tu arrives à aller hyper loin, mais aussi parce que tu vois ce qu'il fait ton assistant et tu dis ça c'est nul, ça c'est bien.

Speaker: Et puis tu tapes un peu à gauche, tu tapes un peu à droite.

Speaker: Exactement, tu fais rentrer pour... Il dit ah ouais, t'as raison.

Speaker: Et d'ailleurs, petite anecdote...

Speaker: petite anecdote, mais ces derniers temps, plusieurs personnes de mon entourage ont eu... Claude peut être vulgaire.

Speaker: Je ne sais pas si ça vous l'a fait, ça.

Speaker: C'est pas vulgaire, il est... Ouais, il peut être un peu trash.

Speaker: Tu lui dis des trucs et il y a deux personnes de mon entourage.

Speaker: Claude a répondu en disant « Putain, t'as raison!

Speaker: » Ça, oui, il peut s'agacer aussi.

Speaker: Mais ce n'est pas possible.

Speaker: En fait, j'ai un vrai stagiaire.

Speaker: En tout cas, il y a une espèce de sentiment de « Vraiment, je suis là pour l'accompagner.

Speaker: » Après, à quel point ça sera vrai dans six mois, un an?

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: Mais en tout cas, aujourd'hui, oui, tu fais rentrer un petit peu le truc.

Speaker: coût.

Speaker: Donc, il y a deux façons d'utiliser l'IA, soit en tant qu'assistant personnel, soit en tant qu'outil d'entreprise.

Speaker: Donc, ça, c'est un sujet.

Speaker: Très bien, j'utilise cet outil pour générer des appliqueurs, pour, je ne sais pas,

Speaker: En complément, faire des agents et augmenter l'expérience de mon application.

Speaker: coût.

Speaker: Comment vous, vous percevez ça quand vous êtes par rapport à votre...

Speaker: Vous arrivez avec votre Mac, vous arrivez avec votre IDE, vous arrivez aussi avec votre assistant et ça fait partie du package.

Speaker: Je prends un sphérien, mon sphérien, il a tous les assistants du monde et c'était le sujet de ta conférence, toi, je crois, je voudrais qu'on en parle.

Speaker: Vous êtes censé être des développeurs augmentés

Speaker: Ça fait partie du package quand je prends un expert quelque part?

Speaker: On commence à en discuter avec nos clients en fait.

Speaker: Donc il y a plusieurs choses.

Speaker: Nous en interne déjà il faut qu'on se fasse aussi des convictions sur l'égard là-dessus.

Speaker: Donc on a des factories où on fait des projets engagement pour des clients.

Speaker: Donc on a commencé nous à se focaliser sur ces factories et c'est ce que j'expliquais à l'événement.

Speaker: Aujourd'hui, lorsque les clients sont d'accord, parce qu'il faut qu'on ait la balle des clients, même si quand tu as des contrats cadres avec des anthropiques, ils te garantissent que les données ne sont pas utilisées pour l'entraînement.

Speaker: Mais bon, il y a quand même des clients, on peut avoir des clients dans différents secteurs qui ne sont pas compatibles avec LIA.

Speaker: Donc ça, il faut quand même qu'on en tienne compte.

Speaker: Mais quand les clients sont d'accord, effectivement, on équipe les personnes de la factory de licence Cloud Code.

Speaker: Pareil, ça va du pay-as-you-go jusqu'à 20, 100, 200 euros par mois en fonction de l'utilisation.

Speaker: Donc on a des power users, on traque un peu les usages.

Speaker: Les personnes qui utilisent régulièrement plus de 100 balles par mois, on leur dit « bon, maintenant, passez sur un abonnement ».

Speaker: Les gens qui ont un abonnement et qui, pareil, tapent des limites, on leur dit « passez à l'abonnement d'après », etc.

Speaker: Donc on commence, on suit ça.

Speaker: Et après, on suit nos projets pour voir.

Speaker: Donc, on a des projets de migration technologique.

Speaker: Ça, c'est du pain béni pour l'IA, en fait, parce qu'ils ont été entraînés sur même du struts d'il y a 20 ans.

Speaker: En fait, c'est connu, c'est documenté.

Speaker: Et donc, tu dois migrer ça sur un React contemporain.

Speaker: Tu peux mettre des screenshots des écrans.

Speaker: Et en fait, les gens chez nous ont passé peut-être un mois un peu à préparer leurs promptes de migration et puis après, un boulot de X années peut être fait en quelques mois.

Speaker: Et potentiellement, c'est des promptes réutilisables.

Speaker: Exactement, c'est ça.

Speaker: Donc avoir des librairies de promptes pour les futurs projets, etc.

Speaker: Et c'est comme ça que tu commences à

Speaker: à gagner en expertise, que tu vas t'accélérer.

Speaker: Après, il y a toujours le problème de, en fait, là, il est sorti des clous et j'ai fait des gros volumes.

Speaker: Donc après, tu as des phases de debug et après, tu peux repasser dessus pour améliorer.

Speaker: Donc nous, aujourd'hui, on mesure au travers des factories, des personnes...

Speaker: Il y a des clients aussi à qui on dit « nous on peut vous vendre une telle compétence » et il peut venir avec son augmentation IA.

Speaker: Êtes-vous d'accord?

Speaker: Oui, non?

Speaker: Il va peut-être vous dire « nous on a déjà une solution en interne et donc il faudra qu'il utilise la solution interne à l'entreprise ».

Speaker: C'est le cas de certains clients en lillois.

Speaker: Et puis, il y en a qui sont intéressés pour avoir un dev augmenté, qui vont payer peut-être un peu plus cher et qui va pouvoir dépoter.

Speaker: Donc, on commence à retravailler un peu sur le modèle économique.

Speaker: Effectivement, tu parlais de notre expertise.

Speaker: En fait, quand on a vu ces trucs-là et qu'on s'y a engouffrés il y a quelques mois, j'ai dit à Didier, est-ce qu'on n'est pas en train de scier la branche sur laquelle on est assise?

Speaker: Et en fait, on se rend compte que c'est comme pour le cloud.

Speaker: En fait, il y a des gens qui ne maîtrisent pas, qui ont besoin d'être accompagnés, qui ont besoin d'avoir des experts dans la techno.

Speaker: Alors maintenant, on est sur des agents qui vont agir.

Speaker: Et puis, on a encore plein de choses à découvrir, comme la réglementation, les cadrer pour ne pas que ça fasse n'importe quoi, etc.

Speaker: Donc, on a une vraie expertise.

Speaker: Et comme le cloud, aujourd'hui, tous les devs, qu'ils soient front ou back, en fait, ils vont déployer dans du cloud, etc.

Speaker: Donc, ça touche tout le monde.

Speaker: Et l'IA, pour moi, c'est en train de devenir la même chose.

Speaker: Même un mec qui fait de l'infra-cloud commence à avoir de l'IA.

Speaker: Et d'ailleurs, c'était nos premiers collègues qui devaient faire des terraformes et des terraformes.

Speaker: C'est les premiers à avoir testé du GitHub, du copilote, et qui disaient, en fait, ça me fait 80% du boulot, je repasse derrière, je vérifie que c'est bon, et j'avance beaucoup plus vite.

Speaker: Et je suis beaucoup plus confiant parce que je n'ai plus qu'à me concentrer sur les quelques problématiques, quoi.

Speaker: Aurélien, c'est quoi un développeur

Speaker: Déjà, ça reste un développeur, parce que même s'il y a un ratio aujourd'hui, alors c'est de parler du 80% généré, il y a 20% quand même où le développeur a encore son rôle à jouer.

Speaker: Après, il y a un choix aujourd'hui sur les outils et c'est aussi aujourd'hui une certaine incertitude.

Speaker: On a parlé de Copilot, on a parlé de Cloud Code.

Speaker: L'approche dans l'usage de l'outil n'est pas la même.

Speaker: Copilot est plus un assistant intégré à ton IDE.

Speaker: attendais.

Speaker: Pour moi, un développeur augmenté, c'est un développeur qui est à l'aise avec l'IA, qui est capable d'identifier des patterns, de les généraliser pour que l'IA puisse faire ce qu'on attend d'elle.

Speaker: J'ai utilisé la comparaison du stagiaire au tout début, c'est typiquement ça en fait.

Speaker: Mon IA, elle arrive, elle sait faire plein de trucs, mais elle ne sait pas forcément les faire dans le cadre que moi j'attends.

Speaker: Il y a toute la partie gouvernance, sécurité, usage des bonnes pratiques de l'entreprise, etc.

Speaker: pour laquelle un développeur augmenté doit prendre un peu de recul pour bien dessiner la manière de travailler avec l'IA.

Speaker: Et ce n'est pas du tooling qui est attendu, c'est plutôt une philosophie, une façon de penser.

Speaker: Est-ce que vous accompagnez aussi les gens autour de la tech?

Speaker: Parce que là, on a parlé des développeurs et des développeuses, mais potentiellement, je ne sais pas, si vous avez une factory, ça veut dire que vous avez des PO, PM, peut-être.

Speaker: Vous avez des PO, PM, pareil, qui doivent s'approprier les outils, des UX, qui jouent avec Figma, les MCP Figma et compagnie?

Speaker: Ça se passe comment?

Speaker: On essaie d'identifier aussi les bonnes solutions pour les POPM parce que sur le marché, il existe des choses qui permettent d'optimiser ou en tout cas d'initier quelque chose.

Speaker: GitHub a proposé SpecKit, il y a des solutions open source comme BIMAT, j'en avais parlé pendant la conférence.

Speaker: C'est déjà des choses qui sont disponibles, sur lesquelles on peut retravailler et qui permettent d'augmenter le métier du PO au-delà du MCP qui va interagir avec Jira.

Speaker: Ensuite, il y a toutes les populations plutôt UX.

Speaker: Et là, les outils comme, tu parlais de Figma, qui n'est pas encore hyper avancé dans le prototypage augmenté,

Speaker: Mais des outils comme Lovable, par exemple, sont hyper intéressants à utiliser.

Speaker: Avec un peu de cadrage, on est capable d'embarquer aussi des populations qui ne sont pas UX par défaut.

Speaker: Pour mener des métiers, ces outils-là peuvent prendre en compte aussi notre design, notre charte graphique.

Speaker: Donc, ça peut être hyper intéressant.

Speaker: Et oui, c'est des choses qu'on fait.

Speaker: Ça passe beaucoup par la pratique parce qu'il faut mettre les mains dedans pour comprendre comment ça fonctionne.

Speaker: Ok.

Speaker: Et après, tu parlais d'accompagnement.

Speaker: En fait, ça fait maintenant quasiment trois ans, avec le démarrage d'OpenAI, qu'on a mis le pied dans l'IA.

Speaker: On avait notre... Enfin, on a toujours, d'ailleurs, notre chat de GPT sécurisé qu'on déploie chez des clients.

Speaker: Et en fait, l'outil, en général, avec un peu d'accompagnement, les gens le prennent assez vite en main.

Speaker: Par contre, pour aller au bout du use case et réfléchir un peu à tout ce qu'il y a autour, là, on a notre filiale de consulting qui est OneVision.

Speaker: qui a un gros boulot par rapport à juste la tech.

Speaker: Eux, souvent, il y a un petit package qui est vendu avec où on va vous aider à industrialiser 2-3 use cases.

Speaker: Ensuite, un temps, c'était avec du RAG ou créer des assistants personnalisés.

Speaker: Maintenant, ça commence à aller un peu plus loin.

Speaker: Il y a des entreprises qui se posent aussi la question de la gouvernance de toute cette IA dans l'entreprise.

Speaker: C'est vraiment leur positionnement.

Speaker: Au-delà des quelques formations au début où c'était vraiment l'art du prompting, comment je structure tout ça,

Speaker: Maintenant, ils vont plus loin et ils vont vraiment dans l'accompagnement de tous les use case et l'aide, c'est tech orga culture.

Speaker: Donc la tech, on l'apporte et eux aussi ont des choses à dire.

Speaker: L'organisation, quelle organisation on met?

Speaker: Des recettes qui marchent bien, c'est d'avoir quelques champions dans les différents services et différents métiers.

Speaker: qui ont un peu une vision, qui sont un peu plus dégourdies avec l'IA générative que les autres et qui vont pouvoir emmener leurs collègues sur l'outil et qui vont pouvoir aider à définir les use cases.

Speaker: Et après, c'est toute une gouvernance à mettre en place.

Speaker: Et puis, il y a les coûts, les modèles, les outils changent très vite.

Speaker: Qu'est-ce qu'on teste?

Speaker: Combien de temps?

Speaker: Combien ça coûte?

Speaker: Est-ce que tes outils, historiquement, tu ne les choisis pas pour trois mois?

Speaker: C'est ça.

Speaker: Tu les choisis même pas pour un mois parce qu'aujourd'hui, c'est plutôt ça.

Speaker: Aujourd'hui, on est sur des outils qu'on teste au moins le mois parce que dans trois mois, on ne va pas s'engager.

Speaker: Et donc, il faut être hyper réactif.

Speaker: Et donc, quand on sait parler des différents profils qu'on accompagne, pour moi, ce que je dirais, c'est plutôt des profils qui sont volontaires, qui sont capables de changer d'un outil à l'autre, d'une façon de penser à l'autre, en disant qu'en fait, c'est le nouveau truc à tester.

Speaker: Et donc, dans les programmes d'ambassadeurs, de champions qu'on met en place, c'est plutôt ces personas-là qu'on va aller chercher.

Speaker: des gens qui ont des idées, qui sont moteurs et qui n'ont pas peur de se mettre aussi en danger sur ces solutions.

Speaker: développeuses.

Speaker: Moi, tu vois, ça fait quand même pas mal de mois que j'utilise Cloud parce qu'il me va bien.

Speaker: Et me dire, j'ai besoin de tester tous les trucs à côté.

Speaker: En fait, je n'ai pas que ça à faire.

Speaker: Et c'est hyper dur, c'est hyper épuisant.

Speaker: Tu as un produit à sortir, tu as des ventes à faire et tout ça.

Speaker: Et

Speaker: Bon, mais c'est bien beau tout ça, mais c'est pas tonable dans le temps.

Speaker: C'est quoi l'idée?

Speaker: Alors, c'est pas à toi de le tester.

Speaker: Il y a des gens qui font ça pour toi.

Speaker: Je t'invite à écouter certains podcasts pour avoir des retours d'expérience.

Speaker: Mais c'est ça l'idée, en fait.

Speaker: C'est d'être plutôt curieux et de voir ce qui peut se faire.

Speaker: Je dis pas que tu vas passer demain à un autre outil que Claude, parce que Claude te correspond.

Speaker: Mais en même temps, il faut garder cette curiosité de dire peut-être qu'il y a un concurrent qui va arriver et que ce concurrent, en fait, il va tout chambouler.

Speaker: Et ce serait dommage, en fait, de prendre un engagement sur une année pour un outil qui, dans deux mois, sera obsolète, en fait.

Speaker: C'est plutôt ça, en fait, que j'essaie de passer comme message.

Speaker: C'est vrai, ça va tellement vite.

Speaker: L'engagement, en fait, doit aussi pouvoir être travaillé rapidement, en fait.

Speaker: Mais n'empêche que l'engagement dans le temps fait que tu rends ton outil pérenne et tu vas remonter en compétences dessus.

Speaker: Lui, il va gagner plus d'argent parce qu'il va durer longtemps et tout ce que tu veux.

Speaker: Et au final, final, c'est l'un des problèmes de Tchat GPT, j'ai compris.

Speaker: Les gens se désengagent, continuent à l'utiliser, mais potentiellement, ils arrêtent de payer, etc.

Speaker: Et 95% des utilisateurs de Tchat GPT ne payent pas.

Speaker: Ce qui rend d'autant plus l'outil volatile et risqué à être investi.

Speaker: Pas tout à fait d'accord.

Speaker: Tu as un autre outil qui est consommé gratuitement.

Speaker: Enfin, tu as d'autres outils plutôt consommés gratuitement et massivement.

Speaker: YouTube, c'est plus de 2 milliards d'utilisateurs.

Speaker: Mais c'est des pubs, ce n'est pas gratuitement.

Speaker: Et qui te dit que demain, on n'aura pas de la pub dans le chat GPT, GPT, dans la version gratuite?

Speaker: Ils en parlent, les Perspectivity et compagnie, mais ils utilisent le ranking.

Speaker: Il y a des choses, notamment la pub.

Speaker: Il y a ça, il y a aussi demain, si on essaie de se projeter, les outils comme ChatGPT ou Gemini, les IA embarqués dans ton navigateur, seront aussi de bons moyens pour les retailers de vendre leurs produits.

Speaker: Donc on peut imaginer une part de commission sur ces plateformes-là comme une marketplace.

Speaker: Valu's.

Speaker: Et qui ont donc parlé de ça, en disant, voilà, potentiellement, c'est aussi l'opportunité business pour nous, on n'a pas le choix que d'y aller, parce que c'est peut-être une marketplace demain, où ChatGPT sera la porte d'entrée à...

Speaker: tout et n'importe quoi, j'ai besoin d'une perceuse, bon, très bien, sors-moi une perceuse, et ChatGPT, je choisis la perceuse pour toi la plus adaptée, potentiellement sur la marketplace qui va qui sera Laurent Merlin, on est hyper content, Laurent Merlin a accès à des milliards d'utilisateurs d'un coup,

Speaker: Et donc, la personne parlait d'une opportunité incroyable pour lui d'accéder à un marché comme ça, mais à un marché, au final, qui sera hyper centralisé, hyper dépendant d'une marge qui sera rognée par un portail.

Speaker: Enfin, on sait ce que c'est, le marketplace.

Speaker: Et Laurent Merlin était déjà une marketplace pour plein de fournisseurs de trucs.

Speaker: Et donc là, ça sera une marketplace de marketplace.

Speaker: Et c'est hyper paradoxal.

Speaker: Et en plus, on sait d'avance que les dés seront pipés.

Speaker: quoi.

Speaker: Comme sur Google, en fait, n'apparaît pas forcément le premier parce qu'il y a d'abord l'encart des pubs, etc.

Speaker: Le SEO est en train de surdéfinir.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Et en fait, c'est déjà une réalité.

Speaker: Il y a, enfin, tout à l'heure, j'ai parlé de MCP, mais il y a un début de protocole qui s'appelle MCP UI.

Speaker: qui permet d'avoir une approche signifiée de comment j'intègre mes propres pages web dans une interface type chatbot.

Speaker: Ça, ça existe.

Speaker: Il y a déjà pas mal d'entreprises, principalement nord-américaines, qui ont testé ça et qui commencent à délivrer des produits sur les plateformes grâce à ça.

Speaker: Et c'est une réalité.

Speaker: Un retailer aujourd'hui, qu'il soit européen, américain ou sur la plateforme asiatique,

Speaker: Il se doit de répondre à cet enjeu, en fait.

Speaker: Sinon, ben, darwinisme, c'est pas lui qui aura la première place, ce sera son voisin.

Speaker: Et pourquoi il n'y a pas d'alternative qui se dessine?

Speaker: Pourquoi des acteurs comme ça, ils ne se disent pas « attendez, là c'est sûr, on va se faire enfumer ».

Speaker: Et il faut qu'on trouve une alternative qui soit… C'est un bon truc européen, normalement, de faire ça.

Speaker: De se dire « tiens, je n'ai pas envie de rentrer dans ce jeu-là, parce qu'ils vont me prendre leur petit 10% et 10% de ma marge, ce n'est pas normal, sur un truc où je n'ai pas eu le choix ».

Speaker: Et donc, en fait, pourquoi, je ne sais pas, il n'y a pas un marché plus ouvert, plus autour de tout ça, qui peut être même envisagé.

Speaker: Aujourd'hui, on n'entend rien de ça.

Speaker: Il faudrait que les entreprises se fédèrent ou que la législation, qu'il y ait un peu de législation qui se met autour de ça.

Speaker: Il y a les AI Act, etc.

Speaker: De toute façon, ça va tellement vite.

Speaker: En fait, ça va plus vite que la plupart des choses qu'on connaît.

Speaker: Les cycles de législation, même s'ils ont fait assez rapide sur le AI Act, on sait que le temps que le problème apparaît, je pense que...

Speaker: Google réfléchit, s'ils ont freiné des cas de fer pour sortir tous les produits IA aussi, c'est parce qu'ils ont vu le coup d'après et qu'ils se disent « on est en train de tuer le moteur de recherche, la pub, qui est notre business principal ».

Speaker: Et donc eux sont un peu en train de freiner, mais ils ne peuvent pas trop freiner parce que sinon ils vont se faire dépasser et on le voit en fait.

Speaker: Ils sont en train de freiner, mais en même temps ils sortent et ils ont été mis en danger par OpenAI qui a dégainé le premier sur le chat de GPT il y a trois ans.

Speaker: Et depuis, ils ont toujours été un peu derrière, mais pas trop non plus, parce qu'il faut qu'ils restent concurrentiels, il faut que les personnes migrent sur les outils de Google pour que ça continue.

Speaker: Et donc, il y a tout un modèle économique à faire vivre.

Speaker: Et aujourd'hui, effectivement, il n'y a pas de grands consortiums ou de grandes entreprises qui se mettent autour de la table pour dire qu'en fait...

Speaker: On est en train de se faire enfumer.

Speaker: Il faut qu'on propose une alternative.

Speaker: C'est le problème de fédérer tout ça.

Speaker: Ça a pris du temps.

Speaker: Mais on sait qu'il y a des précédents.

Speaker: Par exemple, les stores applicatifs sur iPhone et compagnie, ça a pris des années et des années.

Speaker: Mais on voit bien qu'un monopole comme ça, où ils prennent 30% de marge sur chaque vente qui est faite dans une app,

Speaker: C'est pas normal, quoi.

Speaker: Et on n'a pas envie, on le sait maintenant, on n'a pas envie de reproduire quelque chose comme ça.

Speaker: Toi, tu n'as pas envie en tant qu'humain.

Speaker: Maintenant, si on se replace à la place d'un retailer, tu me prends 10% de marge, mais je vends 10 fois plus de produits.

Speaker: Je ne marche pas comme ça.

Speaker: Moi, en tant qu'entrepreneur aussi, je n'ai pas envie de ça.

Speaker: Je n'ai pas envie que quelqu'un, gratuitement, juste parce qu'il y a un monopole sur le canal de diffusion, me bouffe 10% de marge.

Speaker: Je ne peux pas.

Speaker: Tu peux rester sur les canaux de diffusion historiques, le search de Google ou un autre, les plateformes de réseaux sociaux, méta principalement qui a le monopole.

Speaker: C'est juste un nouvel acteur, enfin deux nouveaux acteurs avec un nouveau monopole qui va s'établir.

Speaker: Et effectivement, il n'y a pas d'alternative aujourd'hui évidente.

Speaker: Maintenant, ça va très vite, on n'est pas à l'abri de se dire que dans six mois, il y aura quelque chose de différent, mais ce ne sera pas européen.

Speaker: On ne sait déjà pas se mettre d'accord pour avoir un cloud digne de ce nom européen.

Speaker: Ça m'étonnerait qu'on se mette d'accord sur des pratiques qu'il y a.

Speaker: Et je pense qu'il y a un certain fatalisme aussi quand même de la part des entreprises.

Speaker: Aujourd'hui, qui a les moyens de rivaliser et de se fermer ce canal-là?

Speaker: Donc je pense qu'ils sont en train de se positionner pour y aller, vont essayer de ne pas y perdre trop.

Speaker: Mais ils ont... Enfin, en France, là, j'ai lu une stat ce week-end, c'est 46% des Français qui utilisent l'IA générative quotidiennement, quoi.

Speaker: Mais même la fameuse Madame Michu utilise tous les jours un chat GPT pour lui poser des questions, faire des trucs, quoi.

Speaker: Et on n'a aucun précédent comme ça d'adoption à une telle échelle, à une telle rapidité de toutes les technos de ces 50 dernières années.

Speaker: Petite recueur culturelle, ce matin j'ai écouté un podcast qui s'appelle Émotions,

Speaker: Et Motion parle de plein de choses.

Speaker: Et ce matin, c'était... Est-ce que c'est pertinent d'utiliser ChatGPT en tant que psy?

Speaker: Et en fait, il y a tellement de gens qui l'utilisent

Speaker: en complément ou en remplacement ou par curiosité pour en faire son journal intime et de donner des analyses.

Speaker: Et je trouve ça juste fascinant de se dire... dire... Dans le podcast, la personne qui fait l'enregistrement fait une...

Speaker: Une comparaison que j'ai trouvée assez marrante avec le journal de Tom G. Duzor dans Harry Potter.

Speaker: J'écris et puis le journal te manipule pour t'orienter vers des actes un petit peu horribles.

Speaker: Et il y a tellement de ça.

Speaker: Depuis le mois de novembre, Tchad GPT ne répond plus à des questions médicales.

Speaker: Oui.

Speaker: Ils l'ont remis là, non?

Speaker: Je ne sais pas, je ne suis pas un grand fan de ça.

Speaker: C'est avec quel modèle on peut avoir des relations amoureuses?

Speaker: C'est ce qui va arriver.

Speaker: Mais ce n'est pas Grock qui s'est mis en open bar sur tout ce que tu veux parce qu'il a bien compris qu'il y avait toute une part du marché à prendre?

Speaker: Mais ils doivent annoncer ces tchets GPT d'ici la fin de l'année, avoir une version pour adultes.

Speaker: Mais parce qu'en fait, il y a énormément aussi de gens qui sont seuls et ça leur fait un confident, etc.

Speaker: C'est sûr qu'il y a aussi un marché au-dessus.

Speaker: Le retour du téléphone rose.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Les plus vieux comprendront.

Speaker: Et alors, autre article que j'ai découvert, c'est qu'Amazon était en conflit avec Perplexity, parce que Perplexity, justement, essayait d'automatiser des actions sur le site d'Amazon.

Speaker: Et Amazon a dit « Ah non, non, surtout pas, il faut que les gens y viennent et qu'ils cliquent, cliquent et qu'ils remplissent leur panier avec toutes les suggestions qu'on fait.

Speaker: » « Ben oui, en fait, mais... »

Speaker: C'est ce que le e-commerce et c'est ce que le Roi Merlin et compagnie essayent de faire depuis des années.

Speaker: On a tous travaillé sur des projets de catalogue produit, de suggestion, de si tu achètes une balle, peut-être que tu as besoin de la raquette qui va avec.

Speaker: Et tout ce travail qui a été fait pendant 20 ans et les millions investis autour de tout ça, qu'est-ce qui va se passer en fait?

Speaker: Et que Amazon qui a investi eux-mêmes des milliards dans l'IA se dise « Ah ouais, mais en fait, quand ils l'utilisent sur mon site, c'est nul ».

Speaker: Mais qu'est-ce qu'ils croyaient?

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: Et on commence à voir naître dans des CGV, effectivement, le fait que tu n'aies pas le droit d'utiliser de l'automatisation pour aller sur le site, pour faire certains gestes, etc.?

Speaker: Et c'est des solutions qui sont déjà en place.

Speaker: Les navigateurs comme Atlas, OpenAI ou DIA de ce browser company permettent déjà d'automatiser des gestes.

Speaker: Tu dis juste, je veux commander un ukulélé sur Amazon, en tâche de fond, il va aller chercher les ukulélés qui correspondent à ta recherche et il va juste te proposer le panier, il n'y a plus qu'à payer.

Speaker: Donc on est à deux doigts de dire, finalement, il peut acheter pour moi aussi.

Speaker: Parce qu'il me connaît bien.

Speaker: Parce qu'il me connaît, il sait que ça reste dans l'enveloppe budgétaire que je m'étais donné.

Speaker: Il y a des systèmes aussi aujourd'hui d'alerting où on va pouvoir mettre un petit watcher qui va dire, en fait, quand cet élément sur la page web, je ne sais pas, une robe noire pour tel type d'événement passe en dessous de cette barre financière, tu commandes sans réfléchir.

Speaker: C'est des solutions qui existent, qui sont déjà intégrées dans certains navigateurs.

Speaker: Là, on parle d'usage personnel un petit peu.

Speaker: Si on parle quelques minutes du côté agentique qui va être déployé en entreprise...

Speaker: Qui est déployé.

Speaker: Qui est déployé en entreprise.

Speaker: C'est déjà le cas, en fait.

Speaker: C'est une réalité.

Speaker: Ce n'est pas du futur.

Speaker: Qui est déployé en entreprise.

Speaker: Donc, il y a la gestion monétaire, il y a la gestion du budget.

Speaker: Ça veut dire que chaque appel d'un client, d'une manière ou d'une autre, va coûter un petit peu plus d'argent parce qu'il se passe des choses derrière et compagnie.

Speaker: On doit s'adapter à un modèle, à une plateforme.

Speaker: On doit s'adapter à plein de choses.

Speaker: Quand on regarde la liste des modèles, en général,

Speaker: incroyables.

Speaker: Comment vous arrivez à conseiller autour de tout ça?

Speaker: Parce que conseiller, au moment où vous faites le projet, c'est une chose, mais leur dire pour faire évoluer votre système, votre agent, sur six mois, un an, deux ans, quelle doit être la démarche?

Speaker: En fait, d'un point de vue très technique, depuis un an, il y a quand même quelque chose qui se passe, c'est que les éditeurs commencent à être aussi un peu plus transparents sur quel modèle utiliser dans quel cadre.

Speaker: On a des modèles plus rapides, je prendrais celui de Google par...

Speaker: Par facilité, typiquement il y a des modèles flash et des modèles pro, les modèles flash coûtent moins cher, ils vont plus rapide, il n'y a pas l'aspect raisonnement et donc pour 80% des tâches en fait c'est suffisant parce qu'on n'a pas besoin d'avoir un gros modèle qui réfléchit très longtemps.

Speaker: Et donc c'est plutôt ces modèles là qu'on va utiliser pour nos clients et on gardera les pros là où il faut vraiment réfléchir, digérer une grosse quantité d'informations, travailler je ne sais pas avec un PDF de 50 pages, le pro sera plus adapté.

Speaker: Maintenant, comment on fait pour se projeter vers demain?

Speaker: C'est pareil, ça reste la curiosité intellectuelle qui va nous permettre de faire ça.

Speaker: L'intérêt aujourd'hui des solutions, c'est que c'est que un appel API.

Speaker: Et j'insiste sur le que un appel API parce que ton agent, ce sur quoi tu vas mettre de l'argent sur lequel tu vas investir, c'est pas le modèle qui sera utilisé derrière, c'est pas le framework à la mode agentique, c'est l'ensemble des prompts que tu as pu designer qui permettent à l'agent de faire son travail comme il faut.

Speaker: Et c'est vraiment ça qu'on essaie de

Speaker: clients.

Speaker: Autre chose aussi, on commence de plus en plus à parler d'évaluation.

Speaker: Il y a un an, un an et demi, je suis intervenu chez Google pour expliquer l'un des premiers retours d'expérience qu'on a pu faire avec Kiabi sur la génération de traduction.

Speaker: La génération de traduction, c'est quelque chose qui est faisable depuis très longtemps avec des frameworks historiques.

Speaker: Par contre, comme on s'assure que ce qui est traduit est correct, il y a un ensemble de métriques qu'on peut utiliser pour valider justement la proposition de l'IA.

Speaker: Et ces solutions d'évaluation doivent être au cœur aujourd'hui de l'adoption des agents, parce qu'un agent que tu laisses en autonomie, il va potentiellement faire n'importe quoi à n'importe quand.

Speaker: Pour la peine, c'est c'est quoi le craftman quand tu fais du dev aujourd'hui et que tu développes un agent?

Speaker: Comment tu fais de la qualité?

Speaker: Sur un système mouvant?

Speaker: C'est typiquement ça, en fait, le système d'évaluation.

Speaker: voulais.

Speaker: Aujourd'hui, ton agent, il est, d'une certaine manière, autonome.

Speaker: Le résultat n'est pas prédictif.

Speaker: Et avec deux fois, enfin, tu poses deux fois la même question avec le même agent, tu n'auras pas forcément la même réponse.

Speaker: Le fumet de la température à zéro, quoi.

Speaker: Du coup, tu n'as plus trop d'intérêt à utiliser un système d'IA.

Speaker: Ce qui a l'important, c'est l'aspect génératif.

Speaker: Et donc, il y a des plateformes qui commencent à naître, il y a des solutions qui commencent à naître d'évaluation.

Speaker: Le système d'évaluation, en fait, c'est l'équivalent de ton test unitaire.

Speaker: Ton test unitaire, tu disais, ben voilà, en partant du principe que j'ai telle information, je veux qu'à la fin, en fait, la fonction que je teste me produise tel résultat.

Speaker: Avec un système d'IA, tu peux créer un dataset de questions et de réponses sur lesquelles tu es à l'aise, que tu as validé, tamponné.

Speaker: Tu passes ça dans ton système d'IA et il va te donner un certain nombre de réponses.

Speaker: Ce qu'il faut, c'est calculer la différence entre la réponse générée et la réponse attendue.

Speaker: Donc là, on revient sur des use cases de Natural Language Processing qui sont présents depuis plus de 20 ans.

Speaker: Et donc, il y a des solutions qui existent pour calculer ça.

Speaker: Si ça reste dans les standards acceptables de différence, imaginons que tu as une différence de 10% dans le calcul vectoriel des réponses et des assertions, tu peux dire que tu pars en prod.

Speaker: Demain, tu veux améliorer le modèle existant.

Speaker: Tu peux mesurer avec le même dataset si tu as fait une progression dans les réponses ou si tu as fait une régression.

Speaker: Et après, il y a tous les systèmes d'évaluation qui vont être directement avec l'utilisateur, parce que les systèmes d'IA sont souvent en lien avec l'utilisateur.

Speaker: C'est les fameux pouces vers le haut, pouces vers le bas que tu retrouves sur ChatGPT, Gemini et Cloud.

Speaker: Mais Seb, on n'est pas un peu dans le toujours plus, tu vois?

Speaker: Parce qu'en fait, tu intègres, donc tu vas créer un agent, tu l'intègres à ta CI-CD, potentiellement, tu as un système d'évaluation qui va vérifier que d'une version à l'autre, tu n'as pas une régression trop forte sur la potentialité de ta réponse.

Speaker: Et puis tout ça, c'est des GitHub Action qui vont tourner comme des fous pendant des heures et que tu dois aussi payer et compagnie.

Speaker: Pas forcément.

Speaker: c'est n'empêche c'est du processing c'est c'est ouais ouais t'as des jeux de données test et après tu utilises effectivement ton LLM as a judge et ça marche plutôt bien et tu vas pas le faire à chaque fois parce que tant que ton modèle a pas changé t'es jamais à l'abri d'une hallucination mais bon c'est quand même plutôt bien cadré

Speaker: Par contre, nous, ça fait trois ans qu'on a notre chef GPT interne et dès qu'il y a un nouveau modèle qui sort, dans la semaine, il est implémenté, connecté et puis on teste et puis on le met dans la liste des modèles disponibles pour que les gens puissent le tester.

Speaker: Et souvent, on avait des assistants RH, des choses comme ça, pareil.

Speaker: Tiens, il y a un flash qui est sorti, il répond quasiment aussi bien, on va le pousser en prod et on va voir ce que ça donne.

Speaker: Et puis maintenant, on a parlé aussi à l'onboard, tu as des outils chez les cloud providers sur leurs outils liés à l'IA générative.

Speaker: où eux permettent maintenant de mesurer justement et de faire ces tests de manière automatisée, etc.

Speaker: pour pouvoir déclencher tout ça.

Speaker: Donc c'est sûr que tu ne le fais pas à chaque commit, tu le fais quand tu as des changements majeurs et effectivement ça va coûter un peu plus.

Speaker: Mais encore une fois, ces types d'outils-là vont permettre à des devs de se focaliser davantage sur autre chose, à des POs

Speaker: Pareil, d'être un peu plus sur leur métier.

Speaker: On entend depuis des années, tous les devs râlent souvent sur leur PO qui ne cadrent pas assez bien les US ou qui n'arrivent pas à sortir suffisamment rapidement les US pour la prochaine feature, etc.

Speaker: Et en fait, avec ces outils là, tu as un accélérateur, tu peux vraiment te poser les bonnes questions et te recentrer un peu sur ton métier.

Speaker: Et les devs, c'est un peu pareil.

Speaker: Donc oui, c'est toujours plus.

Speaker: Il faut faire gaffe, effectivement, où on met le curseur et puis on n'en va pas parler, mais il y a aussi tout le côté environnemental de tout ça qui commence.

Speaker: qui commence à faire mal.

Speaker: présent.

Speaker: Ok.

Speaker: Donc au final, ce que vous dites, c'est que la nouvelle compétence IA, c'est un peu tout ça.

Speaker: C'est ça qu'il faut apprendre aujourd'hui, savoir quelles sont les possibilités, comment on intègre ça à notre chaîne de valeur, comment on l'évalue, comment on fait la qualité avec tout ça, comment on se rapproche du PO, c'est tout ça qu'on doit apprendre en tant que développeur aujourd'hui.

Speaker: C'est pas à apprendre, je crois que c'est à réinventer parce qu'en fait tout ce que tu as cité on le faisait déjà avant.

Speaker: Enfin c'est juste qu'on le faisait peut-être moins vite avec des silos peut-être un peu plus forts.

Speaker: L'un des trucs que j'apprécie le plus avec l'IA générative c'est que ça casse quand même ces silos-là.

Speaker: Tu peux prendre toi en tant que développeur une casquette de PO assez facilement, le PO peut commencer à développer

Speaker: une solution qui ne sera peut-être pas prodredi, mais en tout cas, il peut déjà démontrer un petit peu que c'est viable, son idée.

Speaker: Je pense que tout ce que tu as cité, la qualité, on en faisait, l'industrialisation, on en faisait.

Speaker: Les agents, finalement, si on regarde un petit peu de très haut, c'est du microservice.

Speaker: C'est juste un besoin technique, un besoin fonctionnel qui parle à un autre besoin fonctionnel et qui construit la chaîne de valeur.

Speaker: C'est plutôt à réinventer, à se réapproprier les concepts qu'on connaissait déjà dans ce cadre d'IA.

Speaker: Ok.

Speaker: Cool.

Speaker: Seb?

Speaker: Un petit complément?

Speaker: Oui, en synthèse, effectivement, ça permet de s'ouvrir un peu les chakras.

Speaker: Je le disais, moi, je l'utilisais pour des projets personnels.

Speaker: Et en fait, il est venu me poser des questions auxquelles je n'avais pas pensé.

Speaker: Je faisais un truc autour de gestion de mes courses, des menus de la semaine, etc.

Speaker: Il me dit, avez-vous des allergies alimentaires?

Speaker: Est-ce qu'il y a des régimes spéciaux?

Speaker: Est-ce que je dois compter les proportions pour les enfants en dessous de 6 ans?

Speaker: Et en fait, c'est là que je me suis dit, pour des métiers, pour les PO, c'est très bien.

Speaker: Pour des devs aussi, qui doivent prendre des US et qui veulent un peu challenger le truc, c'est parfait aussi.

Speaker: Et donc, effectivement, moi, je suis en phase.

Speaker: Il faut embrasser ce nouveau changement technologique.

Speaker: Ça va très vite.

Speaker: Il y a quand même des grandes tendances et on arrive à lire les grandes tendances pour bien se servir de ces outils et surtout dans quel cas s'en servir.

Speaker: Donc, il faut commencer à s'intéresser à ça et puis il faut commencer à manipuler.

Speaker: Et peut-être que professionnellement, on ne va pas s'en servir tout de suite parce qu'il y a pas mal d'entreprises qui ne vont pas franchir le cap tout de suite.

Speaker: Mais je pense que c'est intéressant de s'y intéresser, d'en voir les possibilités et de commencer à s'approprier.

Speaker: Moi, je n'ai pas fait du cloud et du Kubernetes tout de suite, mais on a commencé à déployer notre première page sur des plateformes à service pour voir un peu ce que ça donnait, ce que ça allait changer de notre métier.

Speaker: Là, c'est pareil, sauf que ça va beaucoup plus vite.

Speaker: Il faut arriver à prendre le train en marche.

Speaker: Je pense que dans un an, ça se sera déjà un peu stabilisé.

Speaker: Mais notamment pour les sorties d'école et pour les gens qui se posent des questions, il faut s'y mettre maintenant pour ne pas rater le train.

Speaker: C'est toujours très intéressant.

Speaker: Quand on est dans les premiers moments d'une techno, on comprend les difficultés, on comprend les enjeux, on voit comment elles ont été résolues, et ce qui va faire qu'on va beaucoup mieux la maîtriser quand elle sera déjà plus mature et que les gens vont s'y intéresser peut-être dans un an ou plus.

Speaker: Dernière question, peut-être plus pour Seb.

Speaker: Quand on a commencé notre métier, chaque entreprise avait tendance à créer ses propres outils en interne et ce machin.

Speaker: Et puis, on est passé dans une phase où on s'est dit, tiens, on va utiliser plein de SaaS parce qu'il y a des gens qui font ça mieux que nous.

Speaker: Et puis là, tu l'as très bien dit tout à l'heure, tu as dit « Ah ouais, mais en fait, le SAS, que je paye une blinde tous les mois parce que j'ai un forfait par utilisateur et tout ça, peut-être que je pourrais le recoder facilement en interne et ce n'est pas si compliqué, je n'ai pas besoin de toutes les fonctionnalités qu'on me propose. »

Speaker: Est-ce que tu penses qu'on va vraiment rentrer dans une mode de réinternalisation des outils, juste par souci économique?

Speaker: Mais qu'est-ce qui va se passer alors pour tout cet écosystème tech qui s'est construit?

Speaker: C'est un peu un flou.

Speaker: Et aujourd'hui, sortir un SaaS, parce que c'est facile de sortir un SaaS, est-ce que c'est une si bonne idée?

Speaker: On ne va pas être inondé de SaaS qui ne marcheront juste pas?

Speaker: Aujourd'hui, je pense que les SaaS existants intègrent de l'IA et font plutôt des belles choses et apportent de la valeur.

Speaker: En fait, ce qui va faire l'avantage d'un SaaS, c'est que l'entreprise en question va avoir du recul sur le geste métier, sur le service à fournir.

Speaker: Et en fait, ils vont déjà avoir 10, 15 ans, ils connaissent le métier et ils savent en détail comment ça doit fonctionner, comment les gens s'en servent, etc.

Speaker: Moi, je te parlais de ça, c'est vraiment pour, je pense, des besoins un peu plus limités.

Speaker: Ou alors, effectivement, si tu as la force de frappe en interne avec de l'IA et des équipes de devs qui peuvent maintenir et que c'est ton cœur de métier, métier, je pense qu'on peut se poser la question.

Speaker: Il y a beaucoup de SaaS qui sont là en marque blanche pour des métiers dans l'assurance ou autre.

Speaker: Et peut-être qu'effectivement, il y a des personnes qui vont se reposer la question.

Speaker: Finalement, ce n'est plus une équipe de développeurs de 30 personnes, mais c'est peut-être une équipe de devs de 3 personnes.

Speaker: Et puis, le besoin va être rempli à 80%.

Speaker: Effectivement, je pense que ça va rechallenger aussi certains modèles économiques, certaines dépendances, et ça va bouger.

Speaker: Nous, je te dis, on se l'est posé sur certains de nos outils encore très récemment.

Speaker: On verra si on voit émerger...

Speaker: plein de produits dans les semaines qui viennent.

Speaker: Il peut y avoir des choses qui émergent et qui vont mourir.

Speaker: Et après, il y a ceux qui vont s'augmenter et qui garderont qu'ils ont survécu à mon avis.

Speaker: Ou des acteurs historiques qui vont prendre les compétences d'autres sas et les ajouter à leur solution actuelle.

Speaker: Merci messieurs.

Speaker: En mot de la fin, je demande toujours des petites recommandations, petites recos culturelles si vous avez, et un estaminé, l'estaminé préféré, ça reste la chose la plus importante.

Speaker: Aurélien?

Speaker: Comme recos, j'ai fini le livre de Adi Osmani, qui se nomme Beyond Vibe Coding, From Coders to AI Era Developers.

Speaker: L'idée, c'est d'expliquer que le métier du développeur change et que ce n'est pas grave.

Speaker: Il donne sa vision.

Speaker: Adios Mani, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est l'un des principaux contributeurs de Chrome.

Speaker: C'est un vrai dev à la base qui a rejoint les équipes de Gemini chez Google maintenant.

Speaker: Et c'est assez intéressant de voir sa vision de l'évolution du métier.

Speaker: Et il donne pas mal de conseils.

Speaker: J'ai vraiment apprécié ça.

Speaker: Et il sort du cadre juste du dev.

Speaker: Il parle aussi FinOps, il parle gouvernance, il parle de plein de choses qu'on n'aime pas forcément en tant que dev.

Speaker: Et donc, voilà, petit cadeau.

Speaker: Ok, merci.

Speaker: Aminé?

Speaker: Je t'y dis Brigitte, dans l'île.

Speaker: Petite Brigitte.

Speaker: Seb?

Speaker: Moi, je quitte un peu le monde du dev, si je peux.

Speaker: J'ai découvert l'année dernière le podcast Super Green Me.

Speaker: C'est un journaliste qui fait sa transition écologique et qui devient végétarien les premières saisons.

Speaker: et qui se pose ensuite dans cette dernière saison la question de son impact sur l'écosystème et la biodiversité, de son alimentation, de ses voyages, etc.

Speaker: Et j'avais raté la dernière saison que j'ai dévorée ce week-end dans mes activités en mode podcast et que je trouve plutôt pas mal quand on se pose la question de son impact, de comment on peut réduire les choses.

Speaker: Lui, il part de...

Speaker: Je me fais un week-end en Italie et je mange de la viande à tous les repas.

Speaker: Je deviens entièrement végétarien et j'essaie de réduire mon impact et de quand même avoir des loisirs.

Speaker: Il est italien, non?

Speaker: Oui, il a un nom Lucas Scaltrity, c'est ça.

Speaker: Mais il est parisien et journaliste parisien avec tout ce qu'il y a avec, je pense, dans le package.

Speaker: Et c'est assez intéressant à suivre.

Speaker: Cool, merci.

Speaker: Et un estaminé.

Speaker: Et un estaminé.

Speaker: Moi, j'ai découvert, en arrivant chez Sphère, la maison commune à Ville-Neuve-Dasque.

Speaker: Et c'est vrai que ça reste un de mes préférés aussi, qui n'est pas très commercial et qui est plutôt un vrai estaminé du Nord.

Speaker: Une valeur sûre.

Speaker: Merci.

Speaker: Une valeur sûre.

Speaker: C'est vrai.

Speaker: Écoutez, je vous remercie tous les deux.

Speaker: Où est-ce qu'on vous retrouve?

Speaker: LinkedIn?

Speaker: LinkedIn, oui.

Speaker: Ça sera le plus simple.

Speaker: Cool.

Speaker: Parfait.

Speaker: Merci d'avoir écouté jusque-là.

Speaker: On se retrouve dans un prochain épisode de Noël.

Speaker: On va refaire... Il y aura deux épisodes là qui vont arriver.

Speaker: Un épisode sur... On va parler de hype.

Speaker: Et puis, on va refaire une petite météo de l'emploi.

Speaker: Je pense que c'est pas du luxe.

Speaker: Salut à tous et à une prochaine

Speaker: Au revoir.

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