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Ep. 7 : Et si nos différences étaient une force ... et révélaient la beauté du lien

Conversations Intimes
Conversations Intimes

180 plays · Jul 15, 2025

Dans cet épisode de Conversations Intimes, on plonge dans le sujet des différences dans le couple – et plus spécifiquement, les différences dans la manière d’être, de ressentir, de vivre l’amour… et la sexualité. On y parle de nos propres contrastes – feu et douceur, besoin de solitude et besoin de lien, expressions opposées de l’amour, désirs qui s’éveillent différemment – et de comment ces écarts, qui auraient pu nous éloigner, sont devenus des forces profondes dans notre relation. On évoque aussi : * Le poids des règles non dites dans le couple (héritées de notre éducation, de la société ou de notre famille), * Les langages de l’amour et tout ce que ça change de les comprendre, * La colère, la frustration, les émotions comme messagères plutôt que comme menaces, * Cette idée que parfois, l’autre révèle des parts de nous qu’on avait mises de côté – et que c’est un chemin vers plus de complétude personnelle. * Les différences dans l'expression du désir, de l'érotisme et de la sexualité à travers les "Erotic Blueprints". Ce podcast, c’est un partage vrai, incarné, parfaitement imparfait , sur ce que c’est que d’aimer quand on est si différents. Si toi aussi tu vis dans un couple où vous n’avez pas "tout en commun", si tu te demandes comment faire pour s'aimer sans se ressembler, si tu cherches à mieux te comprendre et mieux rentrer en lien… alors cet épisode est pour toi. Parce qu’on peut être profondément connectés, même en étant très différents. Parce qu’il n’y a pas une seule bonne manière d’aimer. Bonne écoute. Avec le cœur, Laura et Vincent Et si tu veux en savoir plus sur les accompagnements de Laura (stages, ateliers, accompagnements individuels) pour réenchanter ta féminité, ton couple et ta sexualité : www.lauraparisio.com [https://www.lauraparisio.com/]

Transcript

Speaker: Salut!

Speaker: Bienvenue dans Conversations Intimes, le podcast où l'on explore l'amour, la sexualité et la relation en profondeur.

Speaker: Moi c'est Laura.

Speaker: Et moi c'est Vincent.

Speaker: Ici on te partage nos expériences, nos prises de conscience, mais aussi des outils concrets et des clés pour nourrir l'amour, l'intimité et le plaisir.

Speaker: Parce qu'aimer, c'est une aventure et qu'on apprend tous les jours.

Speaker: Sans filtre, sans tabou, on plonge dans ces sujets en toute honnêteté et vulnérabilité.

Speaker: Alors installe-toi et bienvenue dans Conversations Intimes!

Speaker: Bonjour à toi!

Speaker: Salut!

Speaker: Bienvenue dans ce nouvel épisode de Conversations Intimes!

Speaker: Comment tu vas mon amour?

Speaker: Ça va, je me remets de l'épisode pile et logistique pour le casque!

Speaker: La logistique reste toujours un bon problème pour moi.

Speaker: À travailler dessus, d'ailleurs.

Speaker: Ce sera intéressant d'aller faire du pass-work dessus.

Speaker: Et toi?

Speaker: Moi, ça va très bien.

Speaker: Je suis contente de parler de ce sujet aujourd'hui.

Speaker: En fait, nous, comment on trouve nos sujets de podcast?

Speaker: C'est un petit peu en fonction de ce qu'il y a autour de nous.

Speaker: Donc...

Speaker: Les sujets qu'on va entendre auprès de nos amis, auprès des personnes qu'on fréquente, qu'est-ce que c'est les sujets qui remontent.

Speaker: Et donc, il y a un sujet qui est pas mal remonté ces derniers jours dans mes conversations.

Speaker: C'est le sujet des différences dans le couple, de comment on fait quand il y a deux personnes qui sont très différentes l'une de l'autre.

Speaker: Parce que c'est vrai qu'on a souvent ces croyances ou ce mythe qu'on doit avoir les mêmes passions, on doit avoir les mêmes centres d'intérêt, on doit tout partager ensemble, les mêmes hobbies, qu'on doit avoir la même manière de voir le monde.

Speaker: Et moi, ça me fait sourire parce que pour le coup, toi et moi, on est très, très, très différents.

Speaker: Très différents.

Speaker: Et c'est vrai que j'ai pu le voir comme ça aussi pendant un moment dans notre relation en me disant mais attends on n'est pas du tout sur la même longueur d'onde, on ne voit pas les choses de la même façon, c'est problématique.

Speaker: Et finalement avec le temps je me suis rendu compte que ces différences c'était aussi notre force.

Speaker: pour plein de raisons, et que c'est pas parce qu'on est différent que ça peut pas le faire en fait.

Speaker: Moi je trouve que plutôt que de s'intéresser à ce qu'on a les mêmes passions, est-ce qu'on a les mêmes hobbies et toutes ces choses-là, c'est plutôt est-ce qu'on a des valeurs communes.

Speaker: Et pour le coup on est très différent mais on a les mêmes valeurs, la valeur de liberté, la valeur d'honnêteté, etc.

Speaker: la valeur de fidélité d'entretenir le lien et de respect et donc du coup ça c'est notre socle commun mais pour autant on n'aime pas du tout les mêmes choses on ne s'intéresse pas aux mêmes trucs on n'a pas la même manière de communiquer on n'a pas la même manière de voir le monde d'agir ouais tu veux rajouter un petit peu sur tout ça

Speaker: Je pense que c'est bien résumé, maintenant ça peut être intéressant de développer ces sujets-là, parce que t'as dit quand même pas mal de choses là, en une intro.

Speaker: C'est bien spécial.

Speaker: Donc du coup, déjà rien que notre manière d'être qui est différente, on peut déjà commencer à développer sur ça, parce que tout le monde est deux personnes complètement différentes.

Speaker: Ouais.

Speaker: Dans notre manière d'agir et de s'exprimer physiquement et verbalement déjà.

Speaker: On est très différents, je vais être plus posé.

Speaker: Dans le couple, on va parler du couple peut-être en premier.

Speaker: Dans le couple où moi je suis plus posé, plus force douce et tranquille dans mon coin à faire mais dans l'ombre, on va dire.

Speaker: Et toi t'es plus feu, t'es plus présente, t'es là quoi.

Speaker: je suis là aussi, mais c'est juste des manières de s'exprimer qui sont différentes.

Speaker: Donc rien que déjà ça, il a fallu quand même qu'on apprenne à le découvrir, qu'on était vraiment différent et qu'on s'accueille sous tous ces aspects-là, l'un et l'autre.

Speaker: Donc ça, ça a été quand même pas mal de taf déjà en disant, moi je suis pas comme toi, toi t'es pas comme moi.

Speaker: Mais bon, ça peut le faire.

Speaker: Mais dans les débuts,

Speaker: on peut avoir tendance à vouloir faire en sorte que l'autre soit comme nous.

Speaker: Donc, ça a demandé quand même un bon équilibrage en 20 ans de relation quand même.

Speaker: Et du coup, c'était pas... Ça a causé, je pense, ça a pu causer, tu me dis ce que t'en penses, mais ça a pu causer quand même pas mal d'incompréhension déjà.

Speaker: Ouais.

Speaker: Clairement.

Speaker: J'ai un exemple très concret qui vient quand tu parles de ça.

Speaker: Et en fait, moi, ce qui m'a beaucoup aidée, c'est d'apprendre à me connaître aussi, vraiment, parce que sur le coup, je ne me rendais pas compte de tout ça, mais l'exemple en question, c'est que...

Speaker: Moi, j'ai un côté très ermite.

Speaker: J'aime bien être dans mon coin.

Speaker: On habite dans la forêt.

Speaker: Moi, ça me branche bien.

Speaker: Je suis quelqu'un qui aime bien voir du monde, mais à petite dose, parce que je suis sensible et que pour moi, c'est beaucoup.

Speaker: Et toi, tu es quelqu'un de très sociable.

Speaker: Tu adores voir du monde, tu adores avoir des discussions, tu parles avec tout le monde.

Speaker: Et moi, je n'ai plus tendance à avoir des relations plus intimes, profondes avec les gens, en petits comités.

Speaker: Et je me rappelle que pendant une période de notre couple, il y a très longtemps de ça, toi, tu avais toujours envie de faire des sorties partout, voir du monde, tout ça, et tu me disais, bon, ben, on y va, machin, et je disais, waouh!

Speaker: J'ai pas trop envie, j'ai plutôt envie de rester à la maison, j'ai un peu la flemme.

Speaker: Et en fait, à cette époque, comment toi tu réagissais?

Speaker: C'est que tu me disais « Bon, bah j'y vais pas quoi.

Speaker: » Parce que tu voulais pas me laisser toute seule.

Speaker: Et donc, ce qui s'est passé au bout d'un moment, c'est que j'ai culpabilisé parce que je me disais « Le pauvre, du coup, je dis non, mais du coup, il fait plus rien, il sort pas, vas-y Laura, motive-toi, fais les choses. »

Speaker: Et donc, du coup, quand il y avait des trucs, des propositions, je le faisais.

Speaker: Mais du coup, ça me fatiguait parce que je n'en avais pas envie.

Speaker: Et finalement, j'allais à l'encontre de moi.

Speaker: Je n'écoutais pas ce qui était juste pour moi.

Speaker: Et avec le temps...

Speaker: on s'est autorisé à faire différemment.

Speaker: C'est-à-dire qu'on s'est autorisé à ne pas forcément toujours faire les choses ensemble.

Speaker: Moi, à m'autoriser à me dire que finalement, j'ai besoin de ces moments de retrait et encore plus maintenant qu'on a un enfant, des moments où je me retrouve seule et toi, tu as toujours ce besoin de voir du monde.

Speaker: Et donc, du coup, toi, tu sors.

Speaker: Tu sors souvent avec notre fils en plus.

Speaker: Et du coup, moi, ça me permet de rester toute seule.

Speaker: Mais c'est grâce au fait que j'ai pu mettre des mots sur ce besoin de solitude et que finalement, quand tu sortais, moi, ça ne me posait pas de problème.

Speaker: Je ne me sentais pas abandonnée.

Speaker: Au contraire, ça venait nourrir un besoin chez moi.

Speaker: Et donc maintenant, c'est très courant.

Speaker: Toi, tu fais plein de trucs.

Speaker: Tu sors à droite, à gauche.

Speaker: Notre fils, il est comme toi, donc il adore.

Speaker: Et moi, ça me permet d'avoir ces moments de ressourcement qui sont très précieux pour moi.

Speaker: Et donc finalement, au lieu d'être un problème,

Speaker: c'est quelque chose de super cool parce que, en fait, c'est très complémentaire.

Speaker: C'est-à-dire que dans ces moments où, toi, ça te nourrit, en faisant quelque chose complètement différent de moi, moi aussi, ça me nourrit, quoi.

Speaker: Ouais, mais tu parlais de frustration tout à l'heure, c'est intéressant, du coup moi c'est ce qui est resté aussi beaucoup là, et tu parlais de frustration, enfin tu parlais pas de frustration, c'est peut-être moi qui ai eu ça qui a sauté dans ma tête quand tu disais, bah tu te forçais du coup à faire quelque chose, donc du coup c'était pas juste pour toi.

Speaker: Et moi, ce n'était pas juste pour moi aussi, parce que je me forçais, du coup, d'une certaine manière, il n'y avait peut-être pas cette conscience à l'époque, mais je me forçais aussi à rester avec toi.

Speaker: Et en fait, il y avait ce truc de « je voulais rester avec toi » parce que j'avais envie d'être avec toi et de passer du temps avec toi, parce que ça fait partie de mes besoins premiers, aussi de passer du temps avec la personne que j'aime.

Speaker: Mais il y avait, je pense, aussi le truc du devoir.

Speaker: On a un couple, donc du coup, on doit faire ensemble.

Speaker: Et si toi, tu ne veux pas sortir, moi, je ne vais pas sortir.

Speaker: Et puis après, il y a les questions de... Ouais, mais si je sors, en fait, peut-être... Enfin, il va y avoir des embrouilles derrière, tu vois, ou comment elle va le vivre.

Speaker: Tu sais, tu pars dans plein de suppositions après et tu vas projeter tout un tas de trucs, peut-être qui m'appartenaient aussi, tu vois, parce que...

Speaker: Même si, je crois, j'ai le souvenir de... Moi, tu sortais, tu vois.

Speaker: Enfin, à cette époque-là, il y avait le taf aussi, donc tu partais beaucoup avec le taf.

Speaker: En fait, si, en fait.

Speaker: Je ne me posais pas de questions, tout allait bien, mais c'est vrai que je le vivais aussi personnellement comme une sorte d'abandon.

Speaker: Tu t'en souviens?

Speaker: Même si je ne le vivais pas trop mal, en soi, ça venait quand même me titiller un peu, parce que...

Speaker: je le comprenais, il n'y avait pas d'embrouille, c'était ok, ça faisait partie du truc, mais bon, je préférais être avec toi.

Speaker: Tu captes?

Speaker: Ouais.

Speaker: Et vu que toi, tu n'avais pas le choix d'une certaine manière parce que ça faisait partie de ton taf, moi, je pense qu'à cette époque-là, je me disais, moi, j'ai le choix en fait, parce que ça ne fait pas partie de mon taf, c'est juste que j'ai le choix de rester ou de partir.

Speaker: Mais si je pars, si je fais le choix de partir,

Speaker: Peut-être que tu vas le vivre comme un abandon.

Speaker: Mais vu qu'on n'en parlait pas de ouf, ou peut-être qu'on en parlait un petit peu, mais il n'y avait pas encore cette conscience, tu sais, parce qu'encore dans ces croyances de « on doit tout faire ensemble, machin, et si elle me dit ça, c'est peut-être pour moi, tu sais, elle dit ça pour me rassurer, pour des trucs, mais en fait, si il faut, elle ne le pense pas vraiment, et en fait, si je sors et qu'elle m'a dit que c'était bon…

Speaker: et que je vais rentrer s'il faut avoir m'en mettre une.

Speaker: On entend pas mal de trucs comme ça, tu vois, des meufs, souvent, les mecs, peut-être c'est les mecs aussi qui font ça, mais non, mais vas-y, fais ce que tu veux.

Speaker: Tu capes, tu vois, cette phrase.

Speaker: Non, mais moi, ça va, t'inquiète, tu vois.

Speaker: Et toi, tu fais ton truc et en fait, ça va pas.

Speaker: Donc, je pense qu'il y a ce conditionnement aussi, je suis en train de capter à l'instant, qu'il y a ce conditionnement de, vas-y, t'inquiète, gère, fais ce que t'as envie, moi, ça me gêne pas, mais en fait, derrière, tu sais que ça fait la gueule et tu ramasses, quoi.

Speaker: Donc, tu fais pas.

Speaker: Tu mets le doigt sur un sujet important dans le couple, c'est qu'on va avoir tendance à projeter sur l'autre nos propres besoins et nos propres désirs.

Speaker: C'est-à-dire que toi, ce n'est pas ton truc forcément de rester tout seul et tu aimes bien sortir.

Speaker: Et donc, du coup, quand tu étais tout seul et ce que tu ressentais, tu projetais ça sur moi.

Speaker: Donc, tu avais l'impression que quand moi, j'étais toute seule, je ressentais la même chose alors que moi, j'ai des besoins différents de toi.

Speaker: Et donc, du coup, ce n'est pas du tout le cas.

Speaker: Et d'où l'importance d'apprendre à se connaître mutuellement.

Speaker: On en a parlé moult et moult fois dans plein d'épisodes, mais de vraiment apprendre à connaître l'autre, de poser des questions sur comment toi tu vois les choses, c'est quoi tes besoins, qu'est-ce qui est important pour toi, pour arrêter de projeter qui on est sur l'autre, mais d'offrir à l'autre ce qu'il est en fait.

Speaker: Et je crois que c'est ce qu'on a appris, c'est qu'on est différents.

Speaker: Et donc, finalement, quand tu me laisses toute seule, moi, tu ne me laisses pas toute seule.

Speaker: Je suis ravie d'être toute seule, en fait.

Speaker: Ce n'est pas un problème.

Speaker: Et donc, du coup, de changer de...

Speaker: de regard sur ça.

Speaker: Et quand je t'écoute parler aussi, moi, ça me fait penser à ce sujet.

Speaker: J'en parlais hier soir avec une copine à moi, que finalement, dans le couple, il y a plein de règles non écrites de comment on doit fonctionner, de comment on doit agir, comment on doit interagir ensemble, qu'est-ce qu'on doit faire ensemble.

Speaker: Et c'est souvent des règles non écrites qu'on a héritées de notre éducation, qu'on a héritées de notre modèle parental, qu'on a héritées des couples qu'on a vus autour de nous.

Speaker: qu'on a hérité de ce qui est véhiculé aussi au niveau sociétal.

Speaker: Et donc, on a plein de comportements dont on parle très peu.

Speaker: On ne dit pas, parce que pour nous, c'est des règles qui sont normales et ça fait partie de ce qu'on a appris.

Speaker: Et donc, on agit en fonction de ça.

Speaker: Mais souvent, toi, les règles que tu as intégrées ne sont pas forcément celles que moi, j'ai intégrées.

Speaker: Parce que toi, le couple...

Speaker: parentale que tu as eue n'est pas le même que le mien donc on n'a pas été exposé aux mêmes choses et donc du coup il peut y avoir plein plein plein de malentendus sur tout ça et donc encore une fois le besoin d'en parler de communiquer de parler de comment on envisage les choses quoi après moi je vois la frustration du coup parce que c'est un mot que je crois qui me colle bien un peu et maintenant en fait je crois que je le vois comme quelque chose qui est bénéfique dans un sens parce que ça a permis de

Speaker: J'ai l'impression qu'il faut passer par les frustrations pour changer certaines choses, tu vois.

Speaker: Et du coup, le fait que... Je parle personnellement, du coup, que je sois passé par plein de frustrations qui me pesaient, m'ont permis peut-être un peu de...

Speaker: de me prendre en main, tu sais.

Speaker: Bon, bah, ok, alors là, ça me frustre, bah, tant pis, en fait, je suis tellement frustré que je vais quand même le faire et on verra où on va en discuter, où je vais l'exprimer, tu vois, et...

Speaker: Du coup, les frustrations, je pense que c'est vraiment un bon... Comment tu dis?

Speaker: Ça vient mettre le doigt sur ce qui a besoin d'être changé.

Speaker: Un bon signal d'alarme, tu sais.

Speaker: Sur, OK, je suis frustré, qu'est-ce qui me frustre?

Speaker: C'est ça qui me frustre.

Speaker: Est-ce que je reste dans cette frustration et du coup, je m'enferme dans quelque chose où j'essaie de faire changer l'autre alors que l'autre...

Speaker: il est ce qu'il est, je pourrais tout faire à part créer de nouvelles frustrations, il n'y a rien qui va changer, ou est-ce que j'utilise cette frustration pour justement changer mon regard et faire différemment en fait, est-ce que je redeviens acteur de mes émotions, de moi en fait, de ma vie?

Speaker: Donc on est passé par pas mal, en tout cas moi, et je pense toi aussi, on est passé quand même par pas mal de frustrations en s'empêchant d'eux, ou en projetant sur l'autre,

Speaker: Ah merde, j'ai oublié mon truc.

Speaker: On est passé par tout ça, voilà, on est passé par tout ça pour en arriver là où on en est aujourd'hui.

Speaker: On vit encore des frustrations qu'on continue de développer, de s'exprimer l'un à l'autre, et du coup, c'est ce qui nous permet de grandir aussi.

Speaker: Oui, et quand tu parles de la frustration, moi, ça me parle des émotions.

Speaker: Et que finalement, on a tendance à penser que quand on ressent des émotions dites négatives, moi, je préfère les appeler désagréables que négatives, on va croire qu'il y a un problème, qu'il y a un gros problème et qu'il faut faire plier l'autre.

Speaker: Et finalement, moi, les émotions, maintenant, je les vois vraiment comme des messagères, comme un signal que quelque chose doit changer.

Speaker: dans mon comportement, dans ma manière de faire et que ce n'est pas une tare de vivre ces choses-là.

Speaker: C'est juste un signal, par exemple, si je ressens de la colère, de me dire, en fait, cette situation, elle ne te convient pas.

Speaker: Tu ne te sens pas respectée ou tu ne te respectes pas toi-même.

Speaker: Et donc, il y a des nouvelles choses à mettre en place et cette énergie de la colère vient m'aider à me positionner et à faire les choses différemment.

Speaker: Et donc, si on ne passe jamais par des émotions négatives ou désagréables, en fait, on ne change jamais et on ne va jamais vers ce qui nous correspond plus, finalement.

Speaker: Donc, de changer de regard aussi sur nos émotions.

Speaker: Plutôt de se dire qu'on les subit, de les accueillir, d'essayer de les regarder en face, de s'autoriser à les vivre.

Speaker: Parce que moi, c'est ce que j'ai vraiment appris avec notre fils quand il était petit.

Speaker: C'était que quand il vivait des frustrations, quand il vivait de la colère, quand il vivait de la tristesse...

Speaker: la meilleure chose que je pouvais faire, c'est de juste accueillir son émotion et d'être là avec lui, de ne pas essayer de la changer, de ne pas essayer de le distraire, de ne pas essayer de lui trouver des solutions, de juste le prendre dans mes bras ou de rester présent avec lui, de laisser vivre son truc.

Speaker: Et finalement, une fois qu'il avait vécu son truc, ça allait mieux et il trouvait ses propres solutions, même pour un petit garçon en fait. »

Speaker: Et nous, on n'a pas été éduqués comme ça, notre génération, c'est culturel, c'est vrai que notre génération à nous, il y a eu tous les travaux sur l'éducation positive, le travail, pour moi, que j'adore, d'Isabelle Filioza, donc on apprend des nouvelles choses, mais nos parents à nous, ils n'ont pas

Speaker: étaient baignés là-dedans.

Speaker: Ils étaient dans une autre culture, une autre génération.

Speaker: Et donc, du coup, on n'a pas appris ça.

Speaker: Nous, on a plutôt appris à mettre de côté nos émotions, à ne pas montrer notre colère et donc à mettre toutes ces choses-là de côté.

Speaker: Et finalement, ça nous fait du mal, quoi.

Speaker: Ouais.

Speaker: C'est intéressant, du coup, que tu parles de colère parce que je voulais en venir.

Speaker: Tu parlais d'émotions et déjà dans notre différence à toi et moi d'exprimer nos émotions et surtout la colère, en fait.

Speaker: Où toi, tu vas avoir une colère très explosive et je me souviens de...

Speaker: On s'est peu embrouillés, mais on s'est déjà embrouillés.

Speaker: Et dans les embrouilles qu'on avait à l'époque où on vivait au Croc, des pétages de câbles, tu vois, où toi, tu vas avoir l'expression de la colère, un volcan.

Speaker: Tu sais, t'es sanguine de ouf.

Speaker: Et moi, pour l'avoir été pas mal sanguin plus jeune, je me suis beaucoup coupé de ça parce que ça m'a causé pas mal de tort.

Speaker: Donc, du coup...

Speaker: comment je réagissais à ton explosion de colère, de frustration, de tout ça, ça me faisait, ça me figeait, tu sais, tout.

Speaker: Et du coup, je partais.

Speaker: Du coup, ça me faisait partir.

Speaker: Tu me rejetais, en fait.

Speaker: Comme toi, tu as dû rejeter ta propre colère, en fait, tu as rejeté cette facette de moi.

Speaker: Oui, je n'arrivais pas.

Speaker: Ça me terrorisait, je pense, d'une certaine manière.

Speaker: Tu sais, je n'arrivais pas à réagir dessus.

Speaker: Donc, du coup, je partais.

Speaker: Donc, ça créait encore plus pour toi sûrement de colère, tu vois.

Speaker: Moi, ça me faisait culpabiliser.

Speaker: Enfin, je me traitais de tous les noms.

Speaker: Enfin, bref, tu vois, je n'arrivais pas à assumer.

Speaker: Je ne sais pas parler, blablabli, blablabla.

Speaker: Mais d'avoir appris l'un de l'autre sur ça, à s'exprimer, justement, à ajuster un peu et à oser exprimer nos émotions, quelles qu'elles soient, ça a permis de venir mettre de l'harmonie dans tout ça et maintenant de...

Speaker: Et on ne passe plus par ces phases de où toi, tu vas... Peut-être un jour, ça va revenir, on ne sait pas, tu vois.

Speaker: Mais pour l'instant, en tout cas, ça fait un bon moment qu'il n'y a plus ces phases de colère.

Speaker: Et moi, j'arrive déjà plus à parler maintenant.

Speaker: Donc déjà, voilà, dans l'expression de nos émotions, déjà, on est encore très différents, toi et moi.

Speaker: Ou comme tu vas exprimer l'amour aussi, tu vois.

Speaker: Tu vas exprimer ton amour pour moi d'une autre manière que je vais l'exprimer pour toi.

Speaker: Et du coup, ça me fait penser à...

Speaker: dans les milieux aussi dans lesquels on a grandi, tu vois aussi, parce que tu as parlé de ça tout à l'heure, moi l'émotion elle n'était pas, du coup tu connais ma mère et tout ça, donc du coup tu sais c'est très plat quoi, en termes d'émotion, donc du coup je pense que je me suis construit sur ce truc de pas trop exprimer les émotions, j'en vis beaucoup, mais du coup je les garde à l'intérieur, comme ma mère qui va en vivre beaucoup et qui va quand même pas mal les garder,

Speaker: Mais du coup, je vais être plus dans le faire, dans toutes ces choses-là, notamment pour le langage de l'amour, on va dire.

Speaker: Toi, tu vas être beaucoup plus expressif que moi.

Speaker: On parle des embrouilles et maintenant de l'amour.

Speaker: Oui, mais ça fait partie aussi des choses.

Speaker: Il y a quelque chose qui est plutôt populaire qui s'appelle « Les 5 langages de l'amour ».

Speaker: Donc, on peut retrouver plein d'informations partout sur ce sujet.

Speaker: Peut-être qu'il y en a parmi vous qui sont déjà familiers avec ça, mais moi, ça m'a beaucoup aidée à changer mon regard, en fait.

Speaker: je vais les dire brièvement mais les 5 langages de l'amour c'est le premier ça serait les paroles valorisantes donc dire à l'autre lui faire des compliments lui dire des mots d'amour tout ça donc ça passe vraiment par le verbe il y a les services rendus donc finalement l'amour qui est exprimé de manière très concrète par sortir la poubelle rendre service aller chercher des trucs participer dans la maison enfin ça peut être très vaste c'est des services rendus

Speaker: Il y a les cadeaux.

Speaker: Donc, il y a des personnes qui vont se sentir aimées quand ils reçoivent des cadeaux et donc qui vont faire des cadeaux pour exprimer leur amour.

Speaker: Il y a le temps passé ensemble, donc la présence, où il y a des personnes, c'est vraiment leur temps qu'elles donnent et c'est comme ça qu'elles montent leur amour.

Speaker: Et donc, c'est comme ça qu'elles l'attendent aussi parce que souvent, on va projeter notre manière d'être sur les autres et c'est ce qu'on va attendre de l'autre.

Speaker: Et le dernier, c'est les actes de tendresse, les câlins, toutes ces choses-là.

Speaker: Et moi, j'ai trouvé ça génial quand j'ai découvert ces langages de l'amour parce que j'ai compris pourquoi j'avais plein de frustrations vis-à-vis de toi et que j'ai toujours remis ton amour en question alors que mes copines m'ont toujours dit « mais tu vois pas qu'il est folle de toi ce mec?

Speaker: » Il est fou, qu'il est fou.

Speaker: Il est folle de toi, il est fou de toi.

Speaker: Pardon.

Speaker: Et en fait, j'ai découvert que moi, mon langage de l'amour, à moi, c'est les paroles valorisantes.

Speaker: Donc moi, comment je te montre mon amour, c'est en te faisant des compliments, en te disant la merveille que tu es, ce que je vois chez toi, à quel point je t'aime, je peux te faire des grandes sérénades et des déclarations d'amour.

Speaker: Et donc, vu que je suis comme ça,

Speaker: Moi, je m'attendais pour que tu me montres ton amour, que tu sois comme ça aussi.

Speaker: Mais tu n'es absolument pas comme ça.

Speaker: Ce n'est pas du tout ton langage de l'amour à toi.

Speaker: Et donc, je ne pensais pas que tu m'aimais autant.

Speaker: Et en fait, j'ai réalisé que ton langage de l'amour, c'était les services rendus.

Speaker: Donc en fait, toi, tu me montres ton amour au quotidien en faisant des choses tout le temps.

Speaker: Ouais.

Speaker: Et donc, quand j'ai appris ça, j'ai fait un espèce de flashback d'observation, de commenté avec moi, et je me suis dit, ça, mais en fait, il m'aime de ouf, parce qu'il est tout le temps, tout le temps, tout le temps en train de faire des choses pour moi, quoi.

Speaker: Et du coup, comment toi, enfin, qu'est-ce que toi, ça t'a amené cette compréhension dans l'autre sens?

Speaker: Bah, en fait, ouais, moi, j'étais pas du tout dans tout ça, mais...

Speaker: De ce que je peux me rappeler, c'est que du coup, moi, je me suis pas mal jugé sur tout ça.

Speaker: Tu vois, le fait que tu t'exprimes beaucoup, que tu me fasses des foules d'éclats, je me suis beaucoup jugé parce que je ne suis pas capable de faire ça.

Speaker: Donc, je pense qu'à partir du moment où j'ai découvert qu'il y avait toutes ces choses, enfin, tous ces langages-là que tu viens de dire, du coup, j'ai pu me ranger dans une case

Speaker: Et du coup, ça m'a vachement apaisé, en fait, parce que je me suis dit, bon, ben, j'ai pas un problème.

Speaker: Parce que, ben, c'est juste que je suis différent dans ma manière de m'exprimer pour ça, en fait.

Speaker: Et du coup, en même temps, là, je réfléchis et...

Speaker: Et je me dis, en fait, je ne crois pas qu'on est une case, tu vois, qu'on se range tous dans une case.

Speaker: Je pense qu'on a tous les langages, tous ces langages de l'amour, tu vois, tous et toutes, ces langages de l'amour, c'est juste que je le vois un peu comme un muscle qui va être, mon muscle, il va être plus développé, moi, dans les services rendus, toi, dans l'expression, tu vois.

Speaker: Mais on a tous ce genre de truc-là à un moment donné, parce que du coup, je me suis reconnu, là, tu les as rappelés, je me suis reconnu dans...

Speaker: Dans le temps passé, moi, je donne mon temps, tu vois, à toi, ou à Lino, ou bref, tu vois.

Speaker: Donc, il y a aussi ça.

Speaker: Donc, en fait, voilà, le truc, c'est de ne pas s'enfermer dans un langage, parce qu'on en a tous plein, je pense qu'on les a tous, tous, mais plus ou moins développés.

Speaker: Donc, voilà, enfin, tout ça, pour revenir à ce que ça m'a apporté ou comment je le vois, c'est juste que ça m'a vachement apaisé, en fait.

Speaker: Et que du coup, je me suis beaucoup moins flagellé que ce que je pouvais le faire.

Speaker: Parce que je me comparais beaucoup à toi dans cette expression-là où moi, je me disais, putain, mais pourtant, j'essaie de donner tout ce que je peux, mais ça, je n'arrive pas à le donner.

Speaker: Et du coup, je le vivais hyper mal, tu vois?

Speaker: Ouais, et tu faisais des trucs tout le temps et que je te disais... Mais de croire que tu m'aimes pas et que je te dis ça, tu te dis mais putain, mais elle veut que je fasse quoi de plus, quoi, en fait?

Speaker: Elle n'est jamais contente, elle n'est pas satisfaite, c'est jamais assez, quoi.

Speaker: Ouais, j'ai pu me dire ça.

Speaker: Tu m'as déjà dit le... Mais c'est jamais assez, en fait.

Speaker: Ouais, parce que moi, je donnais tout mon être, quoi.

Speaker: Ouais!

Speaker: Et du coup, de ne pas être vu pour ça, c'était compliqué en fait.

Speaker: Je sais pas comment faire autrement.

Speaker: Le reste, je suis pas capable en fait.

Speaker: Je sais pas, j'y arrive pas.

Speaker: Mais par contre, en freestyle ponctuellement, je vais te balancer une phrase, tu vois, et voilà.

Speaker: Mais j'ai tout donné dans la phrase.

Speaker: Voilà, j'ai donné toute ma vie dedans.

Speaker: Allez bim, il y avait quatre mots, mais voilà, c'est bon.

Speaker: Il n'y avait pas de quatre mots, mais... Oui, et c'est rigolo maintenant parce que maintenant que je suis consciente de ça, quand, je ne sais pas, c'était récemment où j'avais besoin d'une moustiquaire et tu es partie le matin et tu as fait une demi-heure de route pour aller me ramener la moustiquaire, j'étais même pas au courant, quoi.

Speaker: Et pour que je sois bien et pour que j'arrête de me faire bouffer parce que je me fais bouffer de partout...

Speaker: Et en fait, t'es revenue, je t'ai pris la moustiquaire et je t'ai dit, moi aussi je t'aime.

Speaker: Et donc, il n'y avait pas besoin que tu me dises par des paroles valorisantes ou par tes mots, tu me l'as montré par tes actes en fait.

Speaker: Et les actes, c'est ton langage de l'amour à toi.

Speaker: Et il y a aussi peut-être cette compréhension que ce n'est pas parce que moi, je ne fais pas des actes comme toi que je ne t'aime pas comme toi.

Speaker: Ouais.

Speaker: c'est juste que je m'exprime différemment.

Speaker: Toi, tu parlais du temps passé ensemble et des services rendus, mais moi aussi, j'ai le temps passé ensemble, donc on se retrouve là-dessus.

Speaker: Mais effectivement, je suis d'accord avec toi sur qu'on a peut-être un petit peu de tout, mais on va avoir des langages prépondérants.

Speaker: Et donc, de connaître ce phénomène-là, d'en discuter, peut-être de refaire des flashbacks sur « Ah putain, ouais, il y a ça!

Speaker: » Mais en fait, oui, on n'a pas de problème, c'est juste qu'on communique différemment notre amour, quoi.

Speaker: Ouais.

Speaker: Tu sais que c'est hyper important, en fait, de découvrir ça.

Speaker: Vraiment, ces langages de l'amour, ça paraît con, un truc, enfin, c'est un petit bouquin, en plus, qui paye pas de mine et tout, et ça paraît très néo-spirituel, je sais pas quoi, enfin, bref, j'ai pas la définition, mais c'est, en fait, c'est hyper important, parce que moi, d'avoir découvert, en fait, ces langages-là, ça m'a permis de faire la paix avec même mon entourage, et

Speaker: avec mon père, déjà.

Speaker: Moi, ça a été gigantesque, tu vois.

Speaker: Moi aussi.

Speaker: Bah ouais, tu vois, de dire, putain, mais en fait, il m'aime mon père, alors que j'ai toujours... Alors, j'y croyais sans y croire, je me disais que mon père m'aimait parce que j'étais son fils, mais tu sais, vu que moi, c'était pas ma manière de donner de l'amour et que mon père, bah du coup, enfin voilà, on est hyper différents dans ça, bah je me disais que mon père m'aimait

Speaker: parce que j'étais son fils, mais je n'avais pas de preuves concrètes, tu vois, vu que ce n'était pas mes preuves perso.

Speaker: Donc, d'avoir découvert ça, en fait, je me suis dit, putain, mais en fait, il m'aimait de ouf.

Speaker: Le gars, il s'est tué au travail pour... Enfin, il a passé son temps au travail pour subvenir à nos besoins parce que lui, c'est sa manière, son langage de l'amour, c'est de subvenir aux besoins de sa famille, tu vois?

Speaker: Que sa famille ne manque de rien.

Speaker: Peut-être pas subvenir aux besoins, mais que sa famille, qui est toujours tout ce qu'il faut, en fait, qui est toujours à manger, de l'électricité, du chauffage, de l'eau, voilà, pour lui, c'est ce qui importe le plus, tu vois.

Speaker: Ce qui importait, et peut-être ce qui importe toujours le plus.

Speaker: Donc, d'avoir découvert ça, je me suis dit, putain, en fait, je mets trop, donc du coup, ça m'a permis de faire la paix.

Speaker: Et après, ainsi de suite, sur tout mon entourage.

Speaker: Donc, en fait, voilà, c'est pas minimiser, finalement, ces langages, ils sont hyper, hyper importants, en fait.

Speaker: Et de les comprendre, ça permet vraiment de...

Speaker: d'harmoniser le lien avec soi et avec l'autre, de rééquilibrer un petit peu tout, et de vraiment limiter la frustration qu'on peut vivre dans certaines passes, en fait.

Speaker: Oui, ça me parle beaucoup de ce que tu dis, parce que j'ai eu la même chose.

Speaker: Moi, j'ai toujours cherché la reconnaissance de mon père, j'ai cherché ses mots d'amour, et donc j'en faisais toujours plus et plus pour « là, ça va papa, tu m'aimes?

Speaker: » « là, ça va, ça va?

Speaker: » Et il ne me disait jamais ce qu'il pensait, mais en fait, je me suis rendu compte qu'il a le même langage de l'amour que toi,

Speaker: Et qu'à chaque fois que j'ai eu besoin de lui, il a toujours, toujours, toujours, toujours été là.

Speaker: Et je me suis retournée et je me suis dit, waouh, mais en fait, il m'aime énormément.

Speaker: Et en fait, je n'ai pas besoin de courir après son approbation puisque l'amour est déjà là, en fait.

Speaker: Et donc, du coup, ça m'a beaucoup calmée, donc déjà dans mon rapport à lui, mais aussi parce que souvent, le père, c'est...

Speaker: Le rapport qu'on a au père, c'est aussi le rapport qu'on a au monde extérieur et à la société.

Speaker: Et donc, du coup, j'ai arrêté de courir après la reconnaissance de tout le monde à l'extérieur.

Speaker: Parce que grâce au fait que j'ai réalisé que l'amour était déjà là et que je n'avais pas besoin de courir après quoi que ce soit.

Speaker: Et comme par hasard, j'ai trouvé un mari qui a le même langage de l'amour que mon papa.

Speaker: Comme par hasard.

Speaker: C'est des petites choses et des fois c'est dans des choses simples aussi qu'on va changer toute sa vision des choses, on va changer beaucoup de croyances, d'accepter qu'on est deux êtres qui ne sont pas pareils, qui sont différents et que finalement il peut y avoir de la richesse là-dedans.

Speaker: Et que pour pouvoir pallier à ces différences, pour moi, c'est d'apprendre à se connaître déjà soi.

Speaker: Parce que c'est compliqué de communiquer qui on est, nos besoins, nos désirs, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de nous si nous-mêmes, on ne se connaît pas.

Speaker: Et la discussion pour pouvoir se connaître mutuellement et comprendre d'où vient l'autre, pourquoi il agit comme ça.

Speaker: Et donc, plutôt que de projeter sur l'autre et de donner à l'autre ce que moi, j'attends,

Speaker: Du coup, moi, je sais que quand j'ai envie de te faire plaisir et que j'ai envie de te montrer mon amour, maintenant, je vais peut-être te faire un petit plat ou je vais te rendre service sur un truc qui va être cool pour toi.

Speaker: Et toi, tu m'as écrit des chansons.

Speaker: Alors, du coup, si j'ai envie d'entendre tes mots d'amour, c'est très enregistré.

Speaker: Et donc, du coup, je peux les réécouter.

Speaker: Et c'est marrant parce qu'à chaque fois que je l'écoute, je pleure.

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: Oui.

Speaker: Ouais, donc c'est aussi de se connaître et comment on peut se retrouver entre les deux, d'être fidèle à son langage de l'amour aussi.

Speaker: Mais quand je veux vraiment faire une preuve d'amour, plutôt de donner à l'autre qui je suis, de lui donner ce qu'il est.

Speaker: Je prends souvent l'exemple du cadeau d'anniversaire.

Speaker: où souvent on va faire un cadeau d'anniversaire à l'autre en fonction de nous, ce qu'on aime, et on va se dire « Ah, ça c'est génial et je vais lui donner ».

Speaker: Et en fait, est-ce qu'on ne peut pas plutôt s'intéresser vraiment à la vie de la personne?

Speaker: Qu'est-ce qu'elle aime?

Speaker: Qu'est-ce qui lui fait plaisir?

Speaker: Et d'offrir un cadeau en fonction de ça qui t'a demandé à l'autre « En fait, tu as envie de quoi?

Speaker: C'est quoi qui te ferait du bien?

Speaker: C'est quoi qui te ferait plaisir? »

Speaker: C'est ce qu'on a fait avec notre fils, du coup, il n'a pas beaucoup de surprises pour ses anniversaires, mais au moins, il a quelque chose qu'il aime et dont il a besoin, quoi.

Speaker: Donc, voilà.

Speaker: Ouais.

Speaker: Je suis en train de réfléchir au truc de... Est-ce que, tu vois, dans ces différences de l'amour, j'essaie de me rappeler si j'ai mal vécu nos différences, tu sais, d'expression de l'amour?

Speaker: Et je crois pas avoir mal vécu ton expression de l'amour envers moi.

Speaker: Par contre, j'ai mal vécu ma non réciprocité dans ma manière de... Ça se dit?

Speaker: Ouais.

Speaker: C'était pas pareil ma manière de te donner cet amour.

Speaker: Oui, t'as complexé ou tu t'es dit que ta manière à toi était mauvaise.

Speaker: Ouais, exactement.

Speaker: Mais du coup, je me suis jamais senti, donc dans ces différences-là qu'on a, dans nos expressions, je me suis jamais senti...

Speaker: En tout cas, je n'ai pas le souvenir, mais pas aimé, tu sais?

Speaker: Parce que je le voyais quand tu me l'exprimes, comme tu pétis, comment tu es avec moi et tout.

Speaker: Donc, je l'ai toujours vu, en fait, l'amour que tu as pour moi, que tu as pu avoir et que tu as toujours pour moi, dans ces différences-là.

Speaker: Mais par contre, je me suis vachement défoncé, quand même.

Speaker: Hum...

Speaker: Donc ouais, bref, c'était une petite parenthèse que je viens de titter.

Speaker: Et ouais, c'est intéressant pour moi.

Speaker: C'est un sujet central que tu décris parce que c'est vrai qu'on est très conditionné à rentrer dans des moules.

Speaker: Et donc souvent, quand on rentre pas dans ce moule-là, on peut penser qu'on a soi-même un problème.

Speaker: et on avait parlé du désir dans les autres podcasts que finalement quand on rentre pas dans l'idée du désir spontané de je ressens du désir tout le temps pour la personne avec qui je vis et qu'on est plutôt dans un désir réactif donc un désir qui va répondre au plaisir c'est à dire qu'on va prendre le temps de se caresser de s'embrasser de tout ça et là le désir il monte en fait on va se dire qu'il y en a un problème alors que finalement de nouvelles études ont montré que c'était des désirs normaux les deux

Speaker: Et donc, il y a beaucoup, beaucoup de gens.

Speaker: Moi, je sais, en séance, j'ai reçu beaucoup de femmes qui pensaient qu'elles avaient un problème parce qu'elles rentraient plutôt dans le désir réactif que dans le désir spontané.

Speaker: Et donc, c'est pour ça que des outils comme ça et des nouvelles connaissances comme ça aident beaucoup à se dire « Mais finalement, je n'ai pas de problème.

Speaker: Tout va bien.

Speaker: » C'est juste qu'il n'y a pas juste une manière de faire et il y en a plein. »

Speaker: Et c'est un petit peu ça dont on parle dans ce podcast.

Speaker: Et c'est ce qu'on a beaucoup appris.

Speaker: Nous, on a été beaucoup dans le conditionnement et dans ce qu'on nous impose.

Speaker: Et c'est ce qui a créé beaucoup d'incompréhension et de problèmes entre nous deux.

Speaker: Et plus on a ouvert nos horizons, plus on s'est renseigné, plus on a appris des choses, plus on a discuté, plus finalement on s'est dit qu'on n'avait pas de problème.

Speaker: On a plutôt appris à communiquer, à s'ajuster mutuellement.

Speaker: Ouais.

Speaker: Ouais, accueillir l'autre dans ce qu'il est pleinement, quoi.

Speaker: Et s'accueillir déjà soi.

Speaker: Ouais.

Speaker: Parce que c'est ce que tu dis.

Speaker: Ouais, déjà, s'autoriser déjà, ouais, ouais, c'est ça.

Speaker: S'autoriser à être soi, en fait.

Speaker: Ben, tu veux dire que dans ton cas, ton amour est valable?

Speaker: Ouais.

Speaker: Et qu'il n'y a pas de problème, en fait.

Speaker: Ouais.

Speaker: Et qu'avec nous, toutes nos différences, déjà, qu'on peut avoir, ben, toi et moi, ben, il y a ce truc de, on ne doute pas de l'amour de l'un de l'autre, en fait.

Speaker: Non.

Speaker: la profondeur de cet amour-là, alors qu'on est putain différent, quoi.

Speaker: Sur la forme, sur la forme.

Speaker: Ouais, et finalement, moi, je trouve que nos différences ont été une grande ressource.

Speaker: Quand on plonge un petit peu dans différents enseignements sur le couple, notamment sur le sujet de la thérapie imago, qui a été développée par...

Speaker: Arville, ouais, c'est ça.

Speaker: Arville Hendrix, pardon.

Speaker: Et sa femme.

Speaker: Il parle d'un sujet que je trouve très intéressant, c'est que souvent, on va se mettre en couple avec quelqu'un qui va venir révéler chez nous

Speaker: des parts de nous qu'on a refoulées dans notre enfance.

Speaker: Donc, je m'explique.

Speaker: Je prends un exemple basique, ça ne veut pas dire que ça nous concerne, mais imaginons que moi, dans mon enfance, j'ai été refoulée dans mon côté créatif, qu'on m'a dit « toi, tu n'es pas une créative, toi, tu es une intellectuelle » et qu'on m'a mis cette étiquette sur moi parce que c'est comme ça qu'on me percevait.

Speaker: Et que finalement, pour rentrer dans ça et correspondre à ce qu'on me disait, j'ai mis de côté mon côté créatif.

Speaker: Et un jour, je me retrouve à me mettre avec quelqu'un qui est très, très, très créatif.

Speaker: Et finalement, j'adore ce côté-là chez lui.

Speaker: Et je me dis, ah mais moi, je ne suis pas ça.

Speaker: Mais finalement, grâce à l'autre, je peux me rappeler...

Speaker: que je suis ça, et donc je peux arrêter de refouler cette partie-là et me la réapproprier et me l'autoriser dans ma vie.

Speaker: Donc ça peut être ça, mais ça peut être toute une multitude de choses en fait.

Speaker: Sur le fait, par exemple, je peux prendre ton exemple à toi, tu vois, toi tu as toujours admiré mon côté très communicatif où j'apprends des choses et je diffuse, je transmets, et tu m'as toujours dit que tu admirais beaucoup ça chez toi et que toi tu n'avais pas du tout ça.

Speaker: Et finalement, on se retrouve à faire ce podcast ensemble où toi aussi, tu parles de tes enseignements, de ce que tu as appris et que finalement, en fait, c'est quelque chose qui était naturellement présent chez toi.

Speaker: C'est juste que c'est une part de toi que tu as refoulée quand tu étais enfant.

Speaker: et que grâce à ce miroir qui est le couple, tu peux t'autoriser à réhabiliter dans ta vie et te dire, mais en fait, moi aussi, j'ai des choses à transmettre.

Speaker: Peut-être pas de la même manière, peut-être pas exprimées de la même façon, avec ta manière de communiquer à toi, mais toi aussi, t'apprends plein de choses et tu peux transmettre des choses sur ce que t'apprends, quoi.

Speaker: Ouais.

Speaker: Là, c'est hyper intéressant.

Speaker: Enfin, je connaissais pas le nom de ton truc, donc du coup, je suis en train de réfléchir vachement sur ma vie, là.

Speaker: En train d'analyser plein de trucs.

Speaker: C'est hyper intéressant, je vais aller creuser plus.

Speaker: Mais le premier qui m'est sorti, déjà, c'est... Donc, du coup, sur... Sur ce que je vais apprendre de toi, sur le positionnement, tu sais, sur se positionner et dire les choses.

Speaker: Et en fait, du coup, ça m'a fait remonter à... Pendant que tu parlais, à... OK, d'où ça vient et tout, machin.

Speaker: Et...

Speaker: j'ai toujours été associé à « toi, t'es un doudou, toi, t'es une bonne patte, toi, t'es gentil, toi, t'es calme, toi, t'es compréhensif, toi, t'es blablabla, tu vois, tous ces trucs-là.

Speaker: » Donc, du coup, je me suis identifié à ça.

Speaker: Donc, forcément, j'ai rejeté ma part où je vais step up, tu vois, où je vais vraiment me positionner, dire ce que je pense, tu vois, où…

Speaker: Ouais, voilà, me positionner tout simplement en fait.

Speaker: Et là où j'ai appris beaucoup de toi et j'apprends toujours de toi sur ça, c'est vraiment à me positionner et à voir que, ben, en se positionnant, on peut être quand même aimé.

Speaker: Tu vois?

Speaker: Et au bout du bout, si je vais même creuser un peu plus dans le truc, le fait de ne pas me positionner crée du conflit.

Speaker: Tu vois, parce que je gardais pour... Donc, pour ne pas créer de conflit, pour être aimé, je venais créer du conflit à l'intérieur de moi qui, forcément, à un moment donné, venait en créer à l'extérieur parce que ce conflit, il avait besoin de s'exprimer, tu vois.

Speaker: Et du coup, avec tout ça, je ne créais rien de très positif.

Speaker: Et en fait, du coup, à partir du moment où j'ai commencé à me positionner, alors ça n'a pas été facile, ça n'allait toujours pas forcément tout le temps, mais je me suis rendu compte que

Speaker: Ah putain, alors au début c'était un peu maladroit, peut-être, mais au fur et à mesure ça s'est réajusté, et au fur et à mesure j'ai eu des exemples concrets de « ah tiens, là je l'ai mieux dit, je me suis mieux positionné, c'est moins sorti en mode adolescent rebelle, c'est sorti en « voilà, je m'exprime », tu vois, et putain j'ai été accepté, je ne me suis pas fait embrouiller, je n'ai pas été rejeté,

Speaker: je suis toujours aimé, finalement, il n'y a pas de conflit.

Speaker: Putain, c'est rigolo, parce que pour moi, c'est un conflit de se positionner, tu sais, c'est créer un truc de tension, tu vois.

Speaker: Et je me suis dit, putain, mais c'est rigolo.

Speaker: En créant un conflit, entre guillemets, comme je le pouvais le percevoir, ben, en fait, il n'y a pas de conflit.

Speaker: Dans le conflit, il n'y a pas de conflit, alors que quand je ne veux pas de conflit, il y a du conflit.

Speaker: C'est rigolo, hein.

Speaker: Enfin bref, je suis en train de philosopher tout seul et de m'analyser...

Speaker: Quand tu évites le conflit, il y a beaucoup de non-dits.

Speaker: Il y a plein de choses où finalement, tu n'es pas honnête, tu n'es pas authentique avec l'autre.

Speaker: Tu fais à la base pour faire plaisir à l'autre, pour éviter les conflits, mais finalement, tu ne dis pas ta vérité.

Speaker: Et donc, à un moment donné, ça ressort.

Speaker: Et moi, je me rappelle, je disais, mais pourquoi tu ne me l'as pas dit, en fait?

Speaker: Pourquoi tu ne me l'as pas exprimé?

Speaker: Enfin, je n'étais pas au courant.

Speaker: Et du coup, ça crée...

Speaker: ça crée du conflit, comme tu dis, en voulant l'éviter.

Speaker: Et il y a aussi un truc, souvent on projette sur l'autre.

Speaker: Moi, je projetais le fait que quand tu me disais non ou oui, c'était un vrai oui ou un vrai non.

Speaker: Parce que moi, quand je te dis oui et quand je te dis non, je le pense en fait.

Speaker: Il n'y a pas de...

Speaker: Il n'y a pas de... Non, peut-être que, attends, je vais lui laisser prendre la décision à ma place et tout.

Speaker: Et donc, pour moi, quand tu me disais oui à quelque chose, pour moi, tu en avais vraiment envie.

Speaker: Mais finalement, tu disais oui pour me faire plaisir.

Speaker: Donc, tu ne le vivais pas de la même façon, tu le vivais mal.

Speaker: Et peut-être qu'inconsciemment, je le vois souvent, on attend que l'autre prenne la décision à notre place.

Speaker: On va dire oui, mais on attend que l'autre dise non, mais t'inquiète.

Speaker: Mais quand on est comme moi et qu'on sait se positionner, en fait, moi, quand tu me dis oui, j'entends oui, quoi.

Speaker: Ouais, ouais, ouais.

Speaker: Ouais, c'est intéressant de faire pour... pas pour faire plaisir à l'autre, parce que ça, ça éclate tout, en fait, hein.

Speaker: On peut faire plaisir à l'autre sur des choses, mais le fait de ne pas dire sa vérité... Oui, mais si ce n'est pas juste pour soi, tu vois, de l'autre à 100%, alors que toi, ton tout crinant ou ça te casse les pieds de faire quelque chose, ça va créer du conflit, parce que tu ne vas pas être présent dans ce que tu vas faire avec l'autre, ou tu vas être là, parce qu'il faut que tu vas faire la gueule, s'il faut...

Speaker: Dans tous les cas, tu vas vibrer le truc.

Speaker: Donc, qu'on soit conscient ou pas des fréquences énergétiques, dans tous les cas, les choses ne se passent.

Speaker: Et que même si ce n'est pas exprimé, tu sens quand une personne à côté de toi, elle fait la gueule ou qu'elle n'est pas bien ou qu'on le capte plus ou moins tous, tu vois.

Speaker: Je crois, je pense.

Speaker: Donc, même si ce n'est pas exprimé verbalement, ça va se palper à un moment donné, quoi.

Speaker: Donc, ça va ressortir la tension, elle va être palpable, quoi.

Speaker: C'est un grand classique chez les femmes, même si on n'est pas toutes comme ça, mais de...

Speaker: « Ça va?

Speaker: » « Ouais, ouais, ça va, ouais.

Speaker: » Tu sais, le truc de « Oui, tout va bien, mais finalement, ça ne va pas du tout.

Speaker: » Et donc, je vais attendre que toi, tu me poses des questions.

Speaker: Mais souvent, les hommes, tu as répondu « Ça va, donc ça va.

Speaker: » Et du coup, je vais être énervée.

Speaker: Et donc, il y a plein de trucs insidieux, alors que finalement, mais ça, ça vient souvent de notre enfance et de notre société, de ce qu'on a appris.

Speaker: Je ne jette pas du tout la pierre sur ça.

Speaker: mais que finalement, on se dit pas, et c'est ça qui crée les conflits, quoi.

Speaker: Ouais.

Speaker: Donc ouais.

Speaker: Donc c'est hyper important de s'autoriser vraiment à être soi, d'en discuter, d'être ok avec ce que l'autre veut vivre, veut faire, veut, tu vois, de ne pas le prendre vraiment, de ne pas le prendre personnellement, quoi.

Speaker: Et d'oser être soi, en fait.

Speaker: Doser être soi, rien que ça part d'un truc tout con de regarder un film, tu vois, ou de trucs tout cons.

Speaker: Dans notre grande différence, à ce niveau-là, cinématique aussi, enfin, toi et moi, on est complètement différents.

Speaker: On n'a pas les mêmes goûts dans la vie en général, quoi.

Speaker: Et du coup, plutôt que de m'enfermer, moi, regarder un film à l'eau de rose quand même, le truc, les coups de foudre, machin.

Speaker: Les comédies romantiques.

Speaker: J'aime bien des fois, mais il faut vraiment qu'elle soit stylée, mais c'est vraiment pas mon truc, tu vois?

Speaker: et de je sais que ç a a pu être sujet de ou comme toi mes trucs de science-fiction ça tire dans tous les sens ou c'est le bordel de A à Z ça clignote c'est agressif tu vois mais du coup je sais que ça a pu être sujet de conflit rien que ce truc là tu vois de

Speaker: choisir un film qui nous plaît.

Speaker: On passe 4 heures à choisir.

Speaker: On a tous les trucs.

Speaker: On n'arrive pas à trouver sur plein de plateformes, on n'arrive pas à trouver un truc commun.

Speaker: Mais du coup, plutôt que de se frustrer à essayer de chercher, de passer 4 heures à chercher un truc qui nous plaît alors qu'au bout du bout, on va faire tous les deux des concessions et on va regarder un truc de merde.

Speaker: Mais qu'on est OK de regarder de la merde tous les deux.

Speaker: Rien que le fait de s'autoriser à ce qu'on a chacun un ordi,

Speaker: tu vois, où il y en a un qui met le casque, qui regarde son ordi, on est ensemble, on est ensemble, mais on ne regarde pas la même chose, et c'est ok, par contre, le lien, il est là, chacun dans notre coin, il y a quand même un lien, parce que, bah, on peut être à côté sur le canapé, et

Speaker: et chacun dans notre truc et on passe quand même un bon moment l'un avec l'autre alors que d'apparence on n'est pas forcément l'un avec l'autre parce qu'on est chacun dans notre film mais il y a quand même un lien physique qui est présent tu vois et que des fois on se coupe et on va discuter d'un truc en dehors du film tu vois

Speaker: Oui, et moi, ça me fait penser aussi à ce côté que j'ai.

Speaker: Moi, je suis tout le temps en train d'apprendre des choses.

Speaker: Je lis plein de livres.

Speaker: J'adore tout ce qui est conférences, tout ce qui est interviews, tout ce qui est débats, tout ce qui est… J'adore apprendre.

Speaker: C'est ma passion, quoi.

Speaker: Et j'ai beaucoup eu cette tendance à vouloir, vu que j'apprends des trucs et ça me fait des eurekas et tout ça, et donc à te faire regarder ce que je regarde, à te faire lire ce que je lis, à vouloir changer ta manière de voir le monde et te dire « Mais regarde, il y a vraiment ça et tout. »

Speaker: Et finalement, mais ce n'est pas ton truc en fait.

Speaker: Et toi, ta manière d'apprendre, elle est différente, elle est dans le concret, elle est dans la vie, elle est dans l'expérience.

Speaker: Et que finalement, moi avec le temps, au lieu de vouloir te faire regarder, je t'ai expliqué ce que j'avais appris, qu'est-ce que ça venait réveiller chez moi.

Speaker: Et toi, tu m'apprends à apprendre aussi par l'expérience directe et à faire des choses.

Speaker: Et donc, du coup, on se nourrit mutuellement là-dedans.

Speaker: Mais on n'essaye pas de se changer mutuellement.

Speaker: Je n'essaye pas de t'embarquer en permanence dans mes trucs à moi.

Speaker: Et en fait, tu as le droit de ne pas être comme moi, en fait.

Speaker: Et c'est OK.

Speaker: Ouais, mais tu sais que là, du coup, tu as dit deux mots qui sont hyper importants, c'est d'apprendre et d'expliquer.

Speaker: de vouloir apprendre à l'autre, ça peut amener une certaine tension.

Speaker: Énergétiquement, je les vois vraiment différents, ces deux mots.

Speaker: Tandis que de venir m'expliquer, si tu veux venir m'apprendre un truc, comment je vais le prendre?

Speaker: Ça veut dire que moi, je ne sais pas et que moi, c'est moins bien que toi parce que tu veux m'apprendre un truc alors que je ne t'ai rien demandé.

Speaker: Du coup, ça va créer une énergie

Speaker: dans ce sens-là.

Speaker: Tandis que si tu viens vers moi et que tu m'expliques ce que toi, tu as capté, j'ai le choix d'adhérer, de plonger dedans et de vouloir apprendre, mais ça vient de moi, ou de juste écouter et de dire « Ok, cool, stylé, moi, on verra comment je vais le vivre.

Speaker: » Et c'est vraiment deux trucs différents de...

Speaker: de partager à l'autre ou de vouloir éduquer l'autre tu captes?

Speaker: ouais c'est complètement différent et c'est énorme ouais ça change toute la donne en fait c'est pas la même énergie ah ouais ouais et du coup je le vois très palpable dans ce que t'as dit là parce que c'est du concret en fait

Speaker: Et ce que j'aimerais aussi, c'est qu'on a parlé de l'amour, du couple, la vie de tous les jours, mais j'aimerais aussi parler du sujet de la sexualité et des différences qu'on peut avoir l'un l'autre.

Speaker: Donc déjà, il y a le fait qu'on est homme et femme et donc du coup...

Speaker: En règle générale, bien évidemment, il y a toujours des exceptions à tout.

Speaker: On est différent dans l'expression de notre désir, on est différent dans l'expression de notre plaisir, tout simplement parce que déjà physiologiquement, on n'est pas câblé de la même façon.

Speaker: Mais ça, franchement, je pense que ça vaut le coup qu'on fasse un épisode entier là-dessus parce qu'il y a tellement de choses à dire là-dessus.

Speaker: Et moi, c'est vraiment mon sujet parce que j'accompagne les femmes...

Speaker: à se réapproprier leur intimité, à réenchanter leur sexualité.

Speaker: Et pour pouvoir faire ça, c'est vraiment à se connaître, savoir comment on fonctionne, savoir comment on est faite.

Speaker: Et finalement, qu'on n'a pas un problème, qu'on est juste différent de la personne en face de nous.

Speaker: Et on a parlé des cinq langages de l'amour.

Speaker: Moi, il y a un autre truc qui m'a beaucoup plu, que j'ai découvert.

Speaker: Après, c'est un outil comme un autre.

Speaker: Il y en a plein.

Speaker: Ça ne veut pas dire que c'est l'outil principal et de référence, mais je l'ai trouvé très intéressant.

Speaker: C'est les « Érotique Blueprint » de Miss Jaya.

Speaker: Donc ça, c'est la version anglaise.

Speaker: Moi, je suis moitié anglaise, ma mère est anglaise, donc j'apprends beaucoup, beaucoup de choses en anglais.

Speaker: J'adore ça.

Speaker: Mais je crois qu'en France, si je ne me trompe pas, il y a une version similaire qui a été développée, qui comprend plus d'érotypes, justement.

Speaker: Ça s'appelle « Les érotiques » et ça a été développé par Laura Pinson.

Speaker: et qui fait un petit peu comme les langages de l'amour, c'est les langages du désir, les langages du plaisir.

Speaker: Et dans les érotiques blueprints de Miss Jaya, donc en gros, c'est quel est mon type érotique à moi?

Speaker: Elle parle de cinq différents types érotiques, et elle parle du sensuel, donc ça c'est les personnes, et donc c'est hommes ou femmes, peu importe,

Speaker: Mais c'est les personnes qui vont aimer qu'il y ait une belle ambiance, que ça soit peut-être bien rangé, qui vont aimer se faire caresser de la tête aux pieds avec une plume, qui vont aimer vraiment prendre le temps, rentrer dans les cinq sens, la lenteur.

Speaker: Moi, ça me fait penser beaucoup à l'énergie du taureau, quoi!

Speaker: comme toi t'es.

Speaker: Et donc voilà, il y a ça.

Speaker: Je sais que ce sensuel parle à beaucoup de femmes.

Speaker: Il y a le type sexuel.

Speaker: Donc ça, c'est vraiment les personnes qui vont aimer l'orgasme, le contact avec les organes gintaux, la nudité.

Speaker: Et finalement, pour moi, ce type-là, c'est celui qu'on a mis beaucoup en avant dans notre société.

Speaker: Quand on regarde les films, on voit souvent, on s'embrasse, on s'arrache les fringues, bim, bam, boum, on y va, orgasme, ça dure 2 minutes 30.

Speaker: On sait très bien que ça ne marche pas comme ça, mais voilà.

Speaker: Et que souvent, si on ne correspond pas à ce truc-là, on va penser qu'on a un souci, alors que c'est juste une manière dont le désir et le plaisir peuvent s'exprimer.

Speaker: Un autre des types, c'est le kinky.

Speaker: Le kinky, c'est tout ce qui est en dehors du rapport classique missionnaire.

Speaker: Tout ce qui sort un petit peu de l'ordinaire, on va dire.

Speaker: Ça peut être les jeux de pouvoir, les jeux de domination, de jouer avec des sextoys, par exemple.

Speaker: Voilà.

Speaker: Là, je vous laisse votre imagination aller où elle veut, parce que le kink, c'est quelque chose de très large.

Speaker: C'est tout ce qui sort de la sexualité classique, finalement.

Speaker: Et il y a l'énergétique.

Speaker: Donc ça, c'est les personnes qui, même quand on les approche de loin, qui vont commencer à sentir la connexion, qui ont vraiment besoin d'un temps de connexion, de regard.

Speaker: Pour moi, ça se rapproche beaucoup aussi de ce qu'on peut...

Speaker: étudié dans tout ce qui est tantra, néo-tantra, taoïsme, où on va beaucoup travailler avec l'énergie sexuelle et ça peut être quelque chose de subtil, c'est-à-dire qu'on peut avoir des orgasmes sans être touché parce qu'on va venir...

Speaker: toucher autour de notre champ énergétique.

Speaker: C'est un type qui est intéressant aussi et plus mystique, on va dire.

Speaker: Et le cinquième dont elle parle, c'est le shapeshifter, si je ne me trompe pas, qui en gros, tue tout.

Speaker: Tue autant le sensuel que le sexuel, que le kink, que l'énergétique.

Speaker: Et je trouve que c'est super intéressant ça, parce qu'en fait, souvent dans un couple, on n'est pas pareil.

Speaker: On n'est pas aligné.

Speaker: Ce que j'ai retrouvé, moi, chez les couples, c'est que des fois, il y a des hommes qui sont très sexuels et des femmes qui sont sensuelles.

Speaker: Et donc, du coup, pour se retrouver au milieu, c'est compliqué.

Speaker: Et donc, déjà, de savoir...

Speaker: qui a cette différence de savoir comment on fonctionne soi-même, de savoir comment l'autre fonctionne, peut nous permettre aussi des fois de se retrouver au milieu.

Speaker: Des fois d'aller plus vers l'autre et vers ce qui lui plaît, et des fois que l'autre vienne vers nous et ce qui nous plaît.

Speaker: Des fois on peut avoir le même et donc c'est sympa, mais ça permet aussi

Speaker: Même s'imaginons une femme est sensuelle, un mec est sexuel, qu'est-ce qui nous empêche d'aller tester l'énergie éthique pour voir s'il n'y a pas quelque chose qui nous plaît à tous les deux là-dedans ou d'aller tester le kink et s'il n'y a pas quelque chose qui nous plaît tous les deux là-dedans.

Speaker: Et moi, ce que j'ai remarqué quand j'ai découvert ces érotiques blueprints, c'est que je suis tout, mais j'ai été différents types à différents moments de ma vie.

Speaker: Hum.

Speaker: Comment tu vois les choses, toi, là-dessus?

Speaker: Ouais, parce que, en fait, je suis en train de réfléchir à exactement ce que tu viens de dire.

Speaker: Et au-delà de ma vie, parce que moi, je me reconnais dans tout, aussi, et je suis tout, mais même au-delà d'à différents moments de ma vie, j'ai envie de dire, même c'est à différents moments de ce qu'on va vivre, en fait, tu vois.

Speaker: C'est pas, j'ai eu une période où j'étais un tel quand j'avais, je te dis, une connerie 20 ans, après 25 ans, j'étais ça, blablabla.

Speaker: C'est… Je ne sais rien.

Speaker: Si on va faire sept fois l'amour, tous les jours l'amour dans la semaine, tu vois, s'il faut, je vais être… Tu n'en as dit que cinq, donc on va dire cinq, c'est faux.

Speaker: Je vais être… Je n'en sais rien.

Speaker: Lundi, s'il faut, je suis un peu fatigué, tu vois, ou…

Speaker: je suis dans ma tête, c'est un peu ce qu'on a vécu, voilà, tu vois, où j'avais besoin de... Après, du coup, là, c'est du très perso, mais là, ce qu'on a vécu, je ne sais plus quand, avant-hier ou hier... C'est la dernière fois qu'on a fait avec moi.

Speaker: Oups, virgule.

Speaker: Du coup, j'avais besoin de ce moment de... d'être aimé, d'être lové, j'avais besoin de... parce que j'étais dans ma tête, j'étais dans plein de pensées qui me parasitaient, donc j'avais besoin de...

Speaker: de sensualité.

Speaker: Enfin, je sais même pas, ouais, j'avais besoin de coucouline, en fait.

Speaker: J'avais besoin de soin, de coucouline.

Speaker: Donc, on est passé, on est passé par cette phase, et encore, ben, tu vois, regarde, on est passé par cette phase-là, à un moment donné, qui nous a amenés sur une autre phase après, qui nous a amenés sur une autre phase, et on a exploré, je crois, toutes les phases.

Speaker: Plusieurs types.

Speaker: Ouais, quasiment toutes les phases, tu vois, de...

Speaker: À ce moment-là.

Speaker: Donc du coup, en fait, ces phases-là, si on les laisse s'exprimer, je pense qu'on les a toutes, encore une fois, comme les langages de l'amour, avec effectivement peut-être des trucs qui sont plus développés, encore ce muscle-là qui va être plus développé.

Speaker: Mais j'ai l'impression qu'en tout cas, il est possible, après peut-être pas pour tout le monde, vraiment, mais il est possible de toutes les expérimenter, même au cours d'un même rapport.

Speaker: Et d'en être conscient, justement, de toutes ces... C'est hyper intéressant, en fait.

Speaker: Tu m'en as parlé il n'y a pas si longtemps que ça.

Speaker: Et du coup, là, t'en parlais, j'écoutais à fond, puisque j'imprime pas forcément beaucoup.

Speaker: Et du coup, je savais pas ce que c'était le cinquième que t'as dit.

Speaker: C'est pour ça que du coup, j'étais « Ah!

Speaker: » Jure, ça porte ce nom.

Speaker: Ouais.

Speaker: Mais parce que j'étais imprimé.

Speaker: Mais du coup, voilà, de connaître un peu toutes ces phases-là, je le mets au même niveau que de connaître les cinq langages de l'amour parce que, putain, ça change la donne de ouf, en fait, dans la relation.

Speaker: Et de se rejoindre dans ce que l'autre est plus développé, ça peut créer, du coup, quelque chose d'encore différent parce qu'on peut mixer, j'en sais rien, j'oublie encore les noms que t'as dit, mais un truc kinky, celui-là je le connais, je le reconnais pas....

Speaker: tu l'as bien retenu celui-là celui-là je l'aime bien le kinky et sensuel si il y en a un qui est kinky et l'autre qui est sensuel et bien ok pourquoi pas se rejoindre au milieu à créer un espace kinko sensuel oui donc c'est intéressant on peut co-créer pas mal de choses voilà

Speaker: Et partir du principe aussi que je parlais des différences hommes-femmes, mais je pense que c'est important quand même de le préciser aussi.

Speaker: Le corps d'une femme a besoin de beaucoup de temps pour s'ouvrir.

Speaker: On est fait comme ça, en fait.

Speaker: Il y a besoin de temps pour sortir de la tête et vraiment redescendre dans le corps.

Speaker: Et encore, je dis ça, la dernière fois qu'on a fait l'amour, t'étais dans cet état-là, t'étais dans ta tête beaucoup.

Speaker: Et donc, du coup, t'avais besoin d'un temps pour redescendre dans ton corps et finalement laisser ton corps s'ouvrir.

Speaker: Mais aussi garder ça en tête, c'est qu'on est souvent fait différemment.

Speaker: Et donc, du coup, souvent, une femme a besoin de plus de temps.

Speaker: Mais bien sûr, il y a des exceptions à ça.

Speaker: Et donc, d'aussi laisser cet espace-là.

Speaker: Moi, ça me fait penser à un jour où tu m'as dit...

Speaker: J'adore qu'on fasse l'amour, qu'on passe des heures à faire l'amour.

Speaker: Mais des fois, j'aimerais bien un truc plus simple.

Speaker: J'aurais ce qu'on pourrait pas se faire.

Speaker: Petite masturbation tranquille.

Speaker: Et voilà, ça suffit.

Speaker: Et au début, j'ai réfléchi.

Speaker: Je me suis dit, bah ouais, en fait, il n'y a pas de problème.

Speaker: Du moment que ce n'est pas juste une pénétration directe et que mon corps est fermé et que non, ça, je ne suis pas d'accord et ça, c'est non négociable.

Speaker: Mais ouais, explorer d'autres trucs et juste rester sur ça et faire des trucs plus légers qui durent moins de temps et où c'est plus facile parce que tu as la flemme et que tu as juste envie d'une petite stimulation mutuelle.

Speaker: Pourquoi pas?

Speaker: Et donc, c'est comment je peux m'ouvrir aussi à l'autre et comment l'autre peut s'ouvrir à moi et comment on peut alterner et des fois se retrouver entre les deux, quoi.

Speaker: Après, ça demande pas mal de courage, finalement.

Speaker: Je réfléchis aussi à ça.

Speaker: Ça demande beaucoup de courage de s'exprimer dans ce domaine-là.

Speaker: Et d'oser dire les choses, tu captes?

Speaker: Ah ben oui, c'est bien.

Speaker: Parce que certes, il y a tous ces langages-là, mais tu vois, je me mets à la place de peut-être quelqu'un qui va se reconnaître dans le truc kinky.

Speaker: Mais vu que c'est hyper tabou, tu sais, ou que tu peux vite être... Pour les femmes, mais peut-être pour les hommes aussi, tu vois.

Speaker: Après, ça peut être vite... Il y a des connotations assez...

Speaker: point de vue, je ne sais pas, négative, même si ce n'est pas trop ça que j'ai envie de dire, mais qui, voilà, assez rabaissante, on va dire, ou base dessus.

Speaker: Si c'est quelqu'un qui se reconnaît dans ça, putain, il faut y aller, en fait, tu vois, pour oser l'exprimer.

Speaker: Donc, ça demande vraiment de créer un espace dans le couple, de confiance, dans lequel on se sent accueilli dans toutes les choses qu'on a exprimées avant dans cet épisode, tu vois?

Speaker: Et je pense qu'en fait, tout ce qu'on vient d'exprimer, et encore, on en a raté plein, mais de s'accueillir rien d'autre dans nos différences...

Speaker: d'être ok avec ça dans les langages de l'amour, en fait, tout ça, c'est encore une fois un gros préliminaire, en fait, finalement, à oser s'exprimer dans la chambre.

Speaker: Ou ailleurs, on fait l'amour où on veut.

Speaker: Mais du coup, voilà, quand on sent sécurité, je pense, dans ces espaces-là avant la chambre, peut-être que ça peut amener aussi la personne qui se reconnaît dans le kink ou autre, tu vois, à oser le dire et à oser s'exprimer.

Speaker: Ouais.

Speaker: Je pense que c'est le dernier espace où on ose s'exprimer, j'ai l'impression, parce que finalement...

Speaker: peut-être tu me diras si je me trompe, mais j'ai l'impression que c'est dans cet espace-là où nous, on s'exprime plus maintenant.

Speaker: Tu captes?

Speaker: On va plus oser se dire les choses, on va plus se dire, mais parce que ça fait hyper longtemps qu'on taffe sur déjà se respecter soi, être OK avec nous, tout ça.

Speaker: On travaille sur nous, on travaille sur notre relation de couple avant la chambre à coucher.

Speaker: Et j'ai l'impression que depuis un certain temps, il y a l'espace chambre à coucher qui est venu se greffer dans ce truc-là.

Speaker: Peut-être que je me trompe, tu vois.

Speaker: Non, non, non.

Speaker: C'est en termes de libération sexuelle, en fait, de s'autoriser pleinement.

Speaker: Moi, je vais parler en tant que femme parce que je trouve que c'est important et je suis désolée, mais les hommes et les femmes sur ce sujet-là, on n'est pas égaux du tout, quoi.

Speaker: Même si, au jour d'aujourd'hui, on nous fait passer le message que la femme est libérée sexuellement.

Speaker: On voit des femmes à poil de partout sur les pubs.

Speaker: Il y a eu la révolution sexuelle.

Speaker: Il y a eu tout ça.

Speaker: Dans les faits, ce n'est pas vrai.

Speaker: Dans les faits, il y a toujours de ce qu'on appelle en anglais du slut-shaming, donc si t'es une femme et que t'as plusieurs partenaires sexuels, souvent t'es une chaudasse, t'es une salope, t'es une fille aux mœurs légères, t'es pointée du doigt, alors que si t'es un mec qui couche avec plein de nanas, t'es un player quoi, genre t'es un boss.

Speaker: Et donc, du coup, même si on est dans un couple depuis longtemps, moi, c'est mon cas, même si toi, tu n'es pas du tout comme ça, que tu ne m'as jamais jugée pour ma sexualité, que tu as toujours été ouverte, qu'au contraire, tu es très heureux d'avoir une femme qui est ouverte sur la sexualité, c'est comme si moi-même...

Speaker: j'avais intériorisé tout ça.

Speaker: C'est-à-dire que même dans l'espace du couple où je me sens en sécurité et que je sais que la personne avec qui je vis m'accueille dans tout ce que je suis, moi-même, je n'arrivais pas à m'accueillir pleinement dans mon expression sexuelle.

Speaker: Et même seule, c'est-à-dire qu'il n'a plus arrivé où j'ai des sessions seule à me faire des sessions d'auto-plaisir et d'auto-érotisme, où j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un dans la pièce qui me dit « espèce de salope, qu'est-ce que tu es en train de faire en fait? »

Speaker: Alors que c'est mon propre corps, il n'y a personne, c'est ma vie personnelle, j'ai le droit de jouir de mon corps, et pour autant, je sens cette pression-là.

Speaker: Et donc, même dans le couple, où je suis accueillie pleinement, j'ai eu beaucoup ce truc, ah ben non, tu ne peux pas te lâcher sur ça, et tu ne peux pas aller sur ça, parce que sinon, il va croire que tu es ci, il va croire que tu es une salope, il va croire que tu es une chaudasse, et du coup, il ne va pas t'aimer, parce qu'une femme qui est une salope, on n'en veut pas à la maison, voilà.

Speaker: Toutes ces choses qu'on peut se raconter à cause de tous ces conditionnements sociétaux.

Speaker: Et honnêtement, c'est des trucs, c'est très lourd, quoi.

Speaker: Parce que ça va sur des générations et des générations et des générations.

Speaker: Les femmes qui ont été réprimées dans leur sexualité, mais c'est un truc qui date depuis tellement, tellement longtemps, quoi.

Speaker: Et donc, du coup,

Speaker: même si on a plein de connaissances, même si on est en sécurité, pour moi, ça a été beaucoup un travail de moi à moi de me ramener cette sécurité dans mon corps, de m'autoriser à le faire, de le sentir déjà de moi à moi, que ce soit à travers l'auto-érotisme, que ce soit à travers la danse, que ce soit à travers plein de choses comme ça, de le sentir suffisamment de fois que je peux être très sexuelle et sensuelle,

Speaker: et en même temps être en sécurité.

Speaker: Et en fait, c'est comme si à chaque fois que j'ai eu ces sessions toute seule, je réinformais mon système nerveux,

Speaker: que c'est ok, tout va bien Laura, tout va bien, tu peux.

Speaker: Et plus j'ai fait ça, plus finalement j'ai pu me laisser aller aussi dans notre sexualité, parce que toi aussi tu m'accueilles, donc c'est important, parce que si on a une personne en face qui nous juge, même si soi-même on est en sécurité avec soi, c'est pas évident de se lâcher avec quelqu'un qui nous juge, j'ai même envie de dire ça...

Speaker: te coupe la chic direct.

Speaker: Mais voilà, c'est un long travail de déconstruction, de rééducation.

Speaker: Et ce poids sur les femmes, il est très, très, très lourd.

Speaker: Et il est inscrit dans nos systèmes nerveux, dans nos ionis, dans nos cerveaux, dans nos inconscients.

Speaker: Et je pense que d'avoir aussi des hommes en face qui disent « ça va, c'est OK », ça ne change peut-être pas tout, mais ça aide aussi énormément.

Speaker: Parce qu'il y a beaucoup d'hommes qui aspirent à être avec des femmes libérées sexuellement, mais finalement, s'il y a du jugement, la femme ne pourra jamais se libérer.

Speaker: Ouais, ouais, ouais.

Speaker: Ouais, parce que j'allais te poser la question, mais depuis tout à l'heure tu réponds à la question de… C'est-à-dire du coup, c'est un sujet, on en a beaucoup parlé de ça, de comment tu te jugeais par rapport à tout ça, et que j'avais beau te rassurer, te disant « moi franchement, vas-y, viens, on s'amuse, je m'en fous au royal, il n'y a pas de jugement zéro ».

Speaker: et au contraire, viens, on explore, parce que c'est trop stylé.

Speaker: Donc, j'ai toujours valorisé ça, au contraire, tu vois, mais du coup, il y avait quand même, on a eu beaucoup de discussions, on a eu beaucoup, beaucoup de discussions, et du coup, j'allais te demander, comment ça se fait, qu'est-ce qui a fait qu'aujourd'hui, tu...

Speaker: tu t'exprimes plus librement dans ce domaine-là et que tu te lâches de plus en plus, tu vois.

Speaker: Pour moi, c'est la pratique, la pratique, la pratique, la pratique.

Speaker: Et c'est pour ça que dans les espaces que je propose, dans mes retraites, dans les ateliers, dans les accompagnements, c'est vraiment à ça que j'invite les femmes, surtout dans mes retraites où c'est vraiment des espaces d'expérimentation, où c'est comment retrouver de la sécurité dans son corps, comment calmer son système nerveux et comment venir

Speaker: amener une autre histoire.

Speaker: Une histoire de « je suis actrice, c'est mon corps, j'ai le droit de faire ce que je veux, le plaisir est mon droit de naissance.

Speaker: » Et c'est quelque chose qui ne se fait pas en une fois, c'est quelque chose qui se construit sur la durée.

Speaker: Parce que si on a 40 ans comme moi et que pendant 40 ans de sa vie, on a entendu ces choses-là, ça ne va pas s'arrêter du jour au lendemain.

Speaker: Mais on peut venir planter des graines petit à petit, petit à petit, et avoir des...

Speaker: des pratiques de soi à soi et c'est pas des pratiques qui sont désagréables, j'ai envie de dire, c'est des pratiques où on se réapproprie son corps, on se réapproprie son expression sexuelle, on se réapproprie qui on est en tant que femme au-delà de ce qu'on a voulu nous imposer pour nous calmer, pour fermer notre bouche, pour nous manipuler, pour plein de trucs.

Speaker: Je vais pas rentrer dans ces sujets-là parce que c'est mon côté très revendicatrice, donc je vais pas rentrer là-dedans, mais...

Speaker: Mais il y a une grande, grande, grande déconstruction.

Speaker: Et pour moi, c'est l'expérience.

Speaker: C'est autant l'expérience de moi à moi et toutes ces conversations qu'on a eues ensemble et l'expérience que j'ai pu vivre avec toi.

Speaker: C'est-à-dire de voir aussi que quand je me lâche et que je me laisse aller...

Speaker: t'es à fond et c'est pleinement accueilli, quoi.

Speaker: Et c'est OK.

Speaker: Donc, pour moi, c'est toujours ça.

Speaker: Il n'y a pas de c'est le couple qui m'a aidée à ou c'est mon travail personnel et mes processus à moi.

Speaker: C'est vraiment un mélange des deux en ce qui concerne l'amour et les relations sexuelles, en fait.

Speaker: Ouais.

Speaker: J'allais synthétiser dans ça aussi, là.

Speaker: Mais je pense pas que si j'avais pas fait ce processus avec moi, je me laisserais autant aller.

Speaker: Parce que j'ai vraiment mis une autre information dans mon système nerveux, c'est que je suis en sécurité, je suis aimée telle que je suis.

Speaker: Et donc, je le sens maintenant vraiment quand je suis avec toi, quoi.

Speaker: Hum.

Speaker: Donc du coup, ça passe... Enfin, de ce que du coup, je comprends, ça passe vraiment par... J'ai l'impression déjà, dans un premier temps, de... de... de se reconditionner, en fait.

Speaker: Le travail, il est de soi à soi et de se reconditionner.

Speaker: Pour moi, c'est se déconditionner et se rééduquer, ouais.

Speaker: Ouais, voilà.

Speaker: Donc de se... Alors du coup, est-ce que...

Speaker: Parce que du coup, je suis curieux, là.

Speaker: Est-ce que ça passe par des phrases?

Speaker: Est-ce que c'est des choses dans ces moments-là où... Tu sais, moi, j'ai toujours besoin de concret, de choses concrètes, tu vois.

Speaker: Et dans ce que tu dis, je l'entends et je te vois pratiquer, tu vois.

Speaker: Et je sais, donc du coup, OK, mais... Du coup, je crois que je ne t'ai jamais demandé, du coup.

Speaker: Mais est-ce que ça passe par... Par... Ce reconditionnement, tu vois, ce déconditionnement et ce reconditionnement, est-ce qu'il passe par...

Speaker: par des phrases que tu vas te dire dans la tête, tu vois, est-ce que tu vas te dire, tu sais, c'est de l'auto-hypnose, tu sais, enfin, je sais pas, tu sais, quand tu répètes un mantra, tu captes le truc, est-ce que tu vas te répéter quelque chose pendant que tu vas pratiquer, j'en sais rien, de la danse sensuelle, de toucher le corps, tu vois, est-ce que c'est des choses que tu vas te...

Speaker: te dire et qu'au bout du bout, tu vas les intégrer dans ta chair, donc du coup, tu vas pouvoir les exprimer à l'extérieur, ou est-ce que ça passe par autre chose, en fait?

Speaker: Tu vois, c'est comment concrètement?

Speaker: Est-ce que tu arriverais à me dire ou est-ce que c'est une question piège de merde?

Speaker: Non, non, ce n'est pas une question piège du tout, c'est très clair pour moi parce que c'est ce que j'enseigne, donc il n'y a aucun problème de répondre à ça.

Speaker: Pour moi, c'est passé par des outils

Speaker: où on a été empêché et de se réapproprier ça.

Speaker: Je vais donner des exemples très concrets.

Speaker: De s'autoriser à bouger.

Speaker: Le mouvement, le bassin, de venir bouger son corps, même quand on fait l'amour, de laisser le corps bouger spontanément.

Speaker: Donc, j'autorise le mouvement.

Speaker: de s'autoriser le son, parce qu'on est là en train de dire qu'il faut crier dans le lit, mais souvent les femmes, on a été empêchées de parler parce qu'on est trop, parce qu'il ne faut pas dire des choses comme ça, parce qu'il faut rester une petite fille sage.

Speaker: Et donc du coup, on est bloquées au niveau de la gorge.

Speaker: Et donc de motoriser le son, de motoriser à vocaliser, ce n'est pas forcément des « ah, ah », ça peut être des « ah ».

Speaker: Tu vois, d'autoriser le vrai son, pas le son des films porno et du truc qui est fait pour faire plaisir à l'homme.

Speaker: De m'autoriser mes vrais sons à moi qui peuvent être très primales.

Speaker: Donc, de laisser sortir le son.

Speaker: J'ai envie de dire que par expérience et pour le vivre dans les espaces que je propose, le son, c'est peut-être le truc le plus challengeant.

Speaker: Je le vois vraiment.

Speaker: Moi, il m'a fallu beaucoup de temps avant d'y arriver.

Speaker: Et dans les espaces que je propose, c'est peut-être le truc qui sort en dernier et je comprends vraiment pourquoi.

Speaker: Il y a le fait de m'autoriser la présence complètement à moi-même, la présence à mon toucher, de toucher les différents espaces de mon corps, de toucher des endroits où on m'a dit, souvent pour la majorité des femmes, quand on est une petite fille, on nous fait comprendre que notre sexe est séparé de notre corps et que c'est un espace où on n'a pas le droit de toucher, il ne faut pas y aller.

Speaker: C'est interdit.

Speaker: Et donc, d'oser retoucher cet endroit-là, d'oser aller regarder Mayoni, d'oser lui dire des mots d'amour parce qu'effectivement, ça passe aussi par ça, par me dire des choses, par me dire je suis en sécurité quand je ressens des émotions, par me dire que je m'aime, que j'aime mon corps, que j'aime mon ventre, même s'il est trop gros, que j'aime mes seins s'ils ne correspondent pas.

Speaker: Et de petit à petit, amener une autre information.

Speaker: et de laisser mon corps bouger spontanément avec par exemple les mouvements d'énergie, de ce qui peut se déployer dans moi et de m'autoriser.

Speaker: Donc voilà, pour moi c'est vraiment, donc il y a tous ces outils-là, et après il y a plein plein d'autres choses, mais je ne vais pas en parler pendant deux heures non plus, mais c'est finalement de m'autoriser des choses qui ont été insidieusement interdites, c'est-à-dire qu'on ne s'en rend même pas compte. »

Speaker: Et que plus, par exemple, on s'autorise le mouvement dans notre sexualité, plus l'énergie sexuelle peut bouger et plus notre corps peut s'ouvrir et plus on peut ressentir et plus on peut se laisser aller.

Speaker: Plus on va laisser le son, le vrai, primal, pas le son qui fait plaisir, sortir, plus on va pouvoir s'exprimer.

Speaker: Notre gorge et notre sexe sont reliés, donc plus on va pouvoir sentir dans notre sexe aussi.

Speaker: Enfin, voilà.

Speaker: C'est vraiment dans les espaces de moi à moi, motorisé.

Speaker: Et donc, plus je m'autorise quand je suis toute seule en sécurité, que je n'ai pas l'impression d'être jugée et que tout va bien, plus finalement, je m'autorise à le faire avec toi.

Speaker: Et tu le vois maintenant, quand on fait l'amour, mon corps, il bouge, j'ondule mon bassin, des choses qu'avant, j'étais plutôt figée, quoi, où ça bouge, j'ose le son, j'ose des trucs, même si on avait l'impression d'avoir une sexualité complètement épanouie, c'est chose très simple.

Speaker: peuvent être très simples mais qui ne le sont pas du tout quand on vit dans un corps de femme, en fait, ça vient changer beaucoup de choses.

Speaker: Et finalement, on a moins besoin de connaître des techniques ou des astuces et tout ça parce que notre corps, il sait.

Speaker: Et donc, c'est vraiment ça que j'ai appris.

Speaker: C'est que mon corps, quand je le laisse faire, quand je l'autorise, quand il peut s'ouvrir en sécurité, en fait, il sait trop de trucs.

Speaker: Il est câblé pour ça, en fait.

Speaker: Il est câblé pour le plaisir.

Speaker: Ouais, donc du coup, en fait, c'est aussi... Et puis, c'est commencé, dans tout ce que tu dis, c'est déjà peut-être commencer par un petit peu, de sortir un petit son, de sortir un petit mouvement, de pas aller en mode « Allez, il faut tout que je lâche », parce que du coup, j'ai l'impression, en tout cas, c'est ce que moi, j'ai l'impression que je vivrais, c'est que je me mettrais trop de pression à vouloir vivre tout ça, en me disant « Putain, machin, je sais que j'irais me juger à fond là-dessus, dans ma non-capacité à, tu vois?

Speaker: » Et du coup, je suis en train de me dire que si moi, je devais faire cette chose-là,

Speaker: en tant que femme, peut-être que déjà, ça me rassurerait déjà en me disant, bon, déjà, si je sens un « ah », c'est stigé, tu vois.

Speaker: Si je n'en ai pas sorti, tu vois, ou si je bouge comme un piqué, je m'en fous, tu vois.

Speaker: Un piqué, il peut bouger, regarde.

Speaker: Et si je commence juste à bouger un tout petit peu,

Speaker: Un tout petit peu avec des micro-mouvements, mais c'est déjà merveilleux en fait.

Speaker: C'est énorme, c'est ça.

Speaker: J'ai l'impression que je le vois comme déjà quelque chose pour quelqu'un qui serait très gêné et figé dans ce domaine-là.

Speaker: Déjà de faire un tout petit peu, c'est déjà ça de gagné.

Speaker: C'est déjà ça de pris.

Speaker: Et putain, bravo quoi!

Speaker: Mais c'est ça.

Speaker: Et du coup, de le faire avec soi et de le faire après, de le ramener avec le partenaire, tu vois, ou la partenaire, déjà, c'est énorme.

Speaker: Et tu as parlé de corps, de plaisir, tu vois, et déjà, je pense que pour les jugements qu'il y a sur les corps et tout, peut-être que déjà de voir son corps d'une autre manière, donc certes, il peut avoir des...

Speaker: J'en sais rien, tu peux avoir des gros seins, des petits seins, de la cellulite, un gros bide, un petit bide, tout maigre, tout maigre, j'en sais rien, des muscles, pas de muscles, on s'en fout, tu vois, des poils, pas de poils, des tâches, on s'en fout, tu vois, c'est juste se rappeler que le corps, putain, il te génère trop de plaisir.

Speaker: Il y a plein de boutons sur le corps qui vont te générer du plaisir déjà en termes d'organes génitaux, tu vois, ou de zones érogènes, érogènes.

Speaker: Et même au-delà de ça, en bouffant, tu peux éprouver du plaisir.

Speaker: En regardant quelque chose, tu peux éprouver du plaisir.

Speaker: L'air sur ta peau, tu peux éprouver... En fait, le corps, c'est un putain d'outil de plaisir.

Speaker: J'allais dire un gros mot.

Speaker: Un gros outil de plaisir.

Speaker: Je me suis coupé dans mon gros mot.

Speaker: Tu as le droit de dire des gros mots.

Speaker: Je voulais dire un peu... T'en dis tout le temps, alors!

Speaker: De plaisir sa mère, quoi.

Speaker: Tu vois, je voulais dire.

Speaker: Ça met l'accent à fond dessus.

Speaker: Oui.

Speaker: Ouais, donc du coup, de changer de regard sur ça, juste en se rappelant que ton corps, en fait, il est pas là, il te veut pas du mal, il est pas là pour te faire du mal, en fait, il est juste là pour que tu vives une expérience humaine dans le kiff, tu vois, il est câblé pour t'apporter du kiff, en fait, donc...

Speaker: Peut-être que de se rappeler ça, j'en sais rien, c'est ce que j'imagine, peut-être que de se rappeler ça et d'aller le chercher, de se rappeler qu'on peut avoir du plaisir dans le corps, peut-être que ça permettrait de changer de vision du corps et d'arrêter de se comparer aux photos de télé, de machin, j'en sais rien, tu vois, de partout, et juste de ramener petit à petit une autre vision et un autre mouvement, du kiff et du souffle, bref, de tout ce qu'on dit, quoi.

Speaker: Mais ce que j'ai appris par l'expérience, c'est que ça ne se passe pas comme ça, en fait.

Speaker: Que c'est douloureux pour beaucoup de gens de vivre dans un corps, et de vivre dans un corps de femmes où on te montre à longueur de temps des nanas photoshopées et que toi, tu ne ressembles pas à ça.

Speaker: Il y a des industries entières qui se sont construites sur ça et qui font des milliards sur l'insécurité des femmes, en fait.

Speaker: Il y a des hommes aussi, mais là, je suis une femme, donc je pars des femmes.

Speaker: Et que ça peut être très, très souffrant, finalement, de vivre dans ce corps et qu'il ne suffit pas de se dire « Bon, mon corps, c'est une machine à plaisir et voilà.

Speaker: » Mais ça demande du temps et que chaque étape, comme tu disais, est essentielle et que c'est progressif.

Speaker: Et que finalement, moi, j'aime bien cette idée-là de quand on découvre qu'il y a une autre manière de faire, au lieu de se dire « J'ai un problème, je veux à tout prix y aller, j'y arrive pas, j'y arrive pas, j'y arrive pas », c'est juste de se dire « Ok, j'ai un problème. »

Speaker: J'étais pas consciente de ça, et du coup ça ouvre le champ des possibles.

Speaker: Et donc du coup je vais juste transmettre l'information à mon corps que c'est possible, qu'il y a une autre réalité qui est possible, et je vais lui laisser le temps, son temps à lui, son timing à lui.

Speaker: Et souvent quand je guide les femmes dans des pratiques,

Speaker: C'est pas « Oh, mais vas-y à fond, mais force-toi!

Speaker: » Non, non, non, non, non!

Speaker: Fais ce qui est déjà là.

Speaker: Vas-y tranquillement.

Speaker: On y va doucement.

Speaker: Et tout est OK parce que chaque étape est essentielle.

Speaker: Chaque étape vient nous apprendre quelque chose sur nous.

Speaker: Et on est toutes uniques, tous uniques.

Speaker: On a tous une histoire qui nous est propre.

Speaker: Et donc, il n'y a pas une méthode qui convient à tout le monde.

Speaker: Mais par contre, l'expérience directe, le fait de revenir dans le corps...

Speaker: En fait, pour moi, c'est une voie essentielle et qui aide beaucoup à revenir à cet état de plaisir que tu t'écris.

Speaker: Et en effet, notre corps est une machine de technologie orgasmique et de plaisir de dingue.

Speaker: Mais malheureusement, notre éducation, la société dans laquelle on vit, notre culture, les expériences qu'on a pu vivre dans notre vie sexuelle peuvent nous avoir empêché l'accès à ça.

Speaker: Parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est que

Speaker: Notre corps va mettre en place des systèmes de protection par rapport à tout ça, parce qu'on a vécu telle chose et donc notre corps, vu qu'il est là pour nous, il va vouloir nous protéger de choses comme ça et donc il va mettre en place des armures, des tensions, des engourdissements.

Speaker: L'engourdissement, c'est le fait de ne pas sentir en fait.

Speaker: Et pour que notre corps se détende, pour que notre corps baisse les armes et laisse s'ouvrir, il y a besoin d'aller délier les tensions, il y a besoin d'amener de la sécurité, il y a besoin d'amener de l'amour, et ça, ça met du temps.

Speaker: Et plus on va respecter le timing de notre corps, plus il va pouvoir s'ouvrir en toute sécurité, en fait.

Speaker: Et il y a plein d'outils qui peuvent aider à délier ces tensions, mais c'est un cheminement qui est progressif.

Speaker: Et c'est vrai que de pouvoir le faire pour soi et d'avoir le privilège de le partager avec quelqu'un qui est ouvert à ça et qui nous offre cet espace de sécurité à deux, c'est merveilleux.

Speaker: Ouais.

Speaker: Et finalement, du coup, en écoutant tout ça, je me dis, mais ça peut s'appliquer à l'homme aussi.

Speaker: Bien sûr.

Speaker: Ces choses-là, tu vois, parce qu'ailleurs, on parle de la femme, mais en fait, du coup, je me reconnais dans plein de trucs...

Speaker: Et je me dis, putain, si l'homme s'autorise à faire la même chose, c'est juste magnifique, parce que nous aussi, on est plein de conditionnements, on est plein de blocages, on est plein de bordels, en fait, tu vois, aussi.

Speaker: Et c'est ce que tu fais toi aussi, ou non, moi?

Speaker: De m'autoriser.

Speaker: Oui, oui, c'est ça, et d'y aller petit à petit.

Speaker: Donc, c'est hyper important aussi pour... Tout ce que tu viens de partager, finalement, ça s'applique, voilà, c'est juste, s'il y a des gars qui écoutent, franchement, ça peut s'appliquer à nous aussi, quoi.

Speaker: Bien sûr.

Speaker: Et de s'autoriser en tant qu'homme à vivre toutes ces choses-là, à rentrer à l'intérieur de soi, à s'exprimer, à faire les choses en fonction de ce qui est juste pour nous, ça amène... Ça fait toute la diff, en fait.

Speaker: Ça change complètement la relation à soi et à l'autre, du coup.

Speaker: Et du coup, tout ce qu'on a partagé...

Speaker: avant, sur tout ce qu'on disait de s'accueillir l'un l'autre, avant la chambre à coucher, amène de la libération dans la chambre à coucher, et finalement, c'est un cercle vertueux dans la sexualité, oui, voilà.

Speaker: Et ce qui se passe dans la sexualité amène de la libération avant la sexualité, donc ce qu'on a dit.

Speaker: Donc, finalement, c'est un putain de cercle vertueux, quoi, tu vois?

Speaker: D'entretenir tout ça, je le vois comme une spirale qui fait que ça peut fatiguer, ça demande beaucoup d'énergie et de recalibrage quand même, mais c'est que positif en fait.

Speaker: Oui, et moi, c'est vraiment ce truc-là, et c'est ce que je répète depuis, c'est qu'il y a des courants qui vont dire qu'il faut que tu fasses ton travail personnel avant de te mettre en couple, que tant que tu n'es pas allé voir tes blessures, prendre soin de tes blessures, ne te mets pas en couple, reste célibataire.

Speaker: Et il y a des courants qui vont dire, non, non, non, ce n'est pas ça, le couple, c'est la clé, c'est là où tu vas grandir, c'est là où ça va te mettre face à tes blessures et où tu vas pouvoir grandir.

Speaker: Moi, je suis entre les deux.

Speaker: Parce que mon expérience personnelle à moi, et ce que je vois chez toi aussi, c'est que ce qui apporte dans notre couple et dans notre épanouissement personnel à chacun, c'est les deux en fait.

Speaker: Ouais.

Speaker: c'est de faire ce processus sur soi pour apprendre à se connaître, pour se regarder avec authenticité, pour savoir quels sont nos besoins, nos désirs, tout ça.

Speaker: Pour moi, c'est primordial que ça soit dans notre vie intime, notre sexualité, notre rapport au monde.

Speaker: Et en même temps, le couple m'aide à capter plein de choses, me met en miroir plein de choses que je n'avais pas forcément identifiées, me permet de grandir.

Speaker: Et donc, pour moi, c'est les deux.

Speaker: Et je crois que je suis encore moins d'accord avec le truc de guéris toutes tes blessures avant de te mettre en couple parce que

Speaker: quand on est isolé dans une montagne ou dans un monastère et qu'on se dit faire beaucoup de travail spirituel et des choses comme ça, c'est génial.

Speaker: On va comprendre des choses sur nous, mais on ne se confronte pas à l'autre.

Speaker: Et l'autre est vraiment un gros miroir de toutes nos parts inconscientes, en fait.

Speaker: Et donc, ça peut être des fois peut-être une stratégie d'évitement.

Speaker: « Ah ben non, quand je suis avec l'autre, je suis trop confrontée.

Speaker: » Ben oui, forcément, ça vient réveiller des choses chez toi, quoi.

Speaker: Donc, moi je dis ça parce que forcément dans mon expérience personnelle, c'est au bout de dix ans ensemble que j'ai commencé à apprendre à me connaître, que j'ai commencé à grandir et donc je l'ai fait de mon côté et je l'ai fait aussi avec toi.

Speaker: Et donc pour moi, le un, c'est pas un versus le deux, c'est le un et les deux et comment trouver un espace entre les deux, entre la liberté d'être soi et l'importance du lien et d'être en lien à deux et de se retrouver au milieu entre les deux quoi.

Speaker: Ouais, puis finalement, si tu attends d'avoir fini de travailler pour faire quelque chose, toute ta vie, ça va être du travail, donc tu vas rien foutre de ta vie, en fait.

Speaker: Donc tu vas s'accrocher de ta vie.

Speaker: C'est ça.

Speaker: C'est comme pour les thérapeutes, de travailler à fond.

Speaker: En fait, tu apprends dans le lien à l'autre, en fait.

Speaker: Donc si tu attends d'avoir guéri toutes tes blessures avant d'être thérapeute, d'ouvrir ton cabinet, tu ne feras jamais thérapeute de ta vie, parce que toute ta vie, tu vas travailler sur tes blessures.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Voilà.

Speaker: Et tu seras confronté toute ta vie, mais il n'y a que vraiment en étant en lien avec l'autre.

Speaker: Donc le travail n'est jamais fini.

Speaker: C'est juste ça.

Speaker: Et d'être ok avec ça, c'est cool en fait.

Speaker: Et je crois que le mot « travail » me dérange un petit peu.

Speaker: Moi, c'est plutôt... Ce que j'aime bien, c'est apprendre à se connaître, amener de la conscience sur ce qu'on est, amener de la conscience sur nos mécanismes inconscients, parce que finalement, l'inconscient dirige la majorité de notre vie.

Speaker: C'est-à-dire que ce qu'on a engrammé de 0 à 8 ans...

Speaker: va définir notre manière d'être au monde.

Speaker: Et peut-être qu'on n'a pas envie d'agir en fonction de tout le temps, de ce qu'on a vécu dans notre enfance, et que oui, on a vécu une certaine enfance, c'est la réalité, c'est ce qui s'est passé, mais qu'aujourd'hui, notre réalité, elle est différente, et qu'on a envie aussi de se mettre à jour dans nos mécanismes, et que, enfin, moi, je sais que tout ça m'aide beaucoup, m'amène beaucoup de paix, me fait beaucoup de bien, mais ce n'est pas le cas de tout le monde, et on n'est pas tous obligés d'être passionnés par ce sujet-là, quoi.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Donc voilà.

Speaker: Ouais.

Speaker: Bah cool!

Speaker: Bah cool!

Speaker: Voilà, bon bah ciao!

Speaker: Allez, salut!

Speaker: Il faut qu'on s'arrête parce que ça fait 1h22, donc on va s'arrêter là.

Speaker: Moi je commence à avoir la bougeotte en plus.

Speaker: Ouais, moi j'ai très envie de faire pipi.

Speaker: Ouais, j'ai aussi envie.

Speaker: Donc bah merci pour votre écoute, j'espère que ça vous a plu.

Speaker: C'est vrai qu'on est allé un petit peu en longueur, mais c'est important aussi pour nous de parler de concret, de ce qui se passe et de donner des exemples.

Speaker: Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Speaker: Si vous sentez que ça peut être cool de partager cet épisode, n'hésitez pas non plus.

Speaker: Et on vous dit à bientôt.

Speaker: À tous.

Speaker: Pour de nouvelles aventures.

Speaker: Je vais dire une connerie, mais non, en fait, elle est restée.

Speaker: Non, c'est bon.

Speaker: Tu gardes ta connerie.

Speaker: OK.

Speaker: Des gros bisous, on vous embrasse.

Speaker: Des bisous.

Speaker: Au revoir.

Speaker

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