Transcript
Speaker: Salut!
Speaker: Bienvenue dans Conversations Intimes, le podcast où l'on explore l'amour, la sexualité et la relation en profondeur.
Speaker: Moi c'est Laura.
Speaker: Et moi c'est Vincent.
Speaker: Ici on te partage nos expériences, nos prises de conscience, mais aussi des outils concrets et des clés pour nourrir l'amour, l'intimité et le plaisir.
Speaker: Parce qu'aimer, c'est une aventure et qu'on apprend tous les jours.
Speaker: Sans filtre, sans tabou, on plonge dans ces sujets en toute honnêteté et vulnérabilité.
Speaker: Alors installe-toi et bienvenue dans Conversations Intimes.
Speaker: Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast de Conversations Intimes.
Speaker: Alors ça fait un petit moment qu'on n'est pas revenu derrière le mic, comme tu dis mon amour.
Speaker: Parce que c'est une période particulière pour nous deux.
Speaker: Vincent et moi on a passé enfin toi un petit peu plus tôt que moi mais on a passé le cap de la quarantaine et on se rend compte que cette fameuse crise de la quarantaine c'est pas un mythe et qu'il se passe vraiment quelque chose dans nos mondes intérieurs respectifs et donc ce qui est super intéressant c'est qu'on vit en parallèle
Speaker: qu'on le vit en miroir, qu'on ne vit pas les mêmes choses à l'intérieur, que les transformations sont différentes, mais qu'on vit ces processus en parallèle.
Speaker: Et donc, vu que ça fait un petit moment qu'on n'a pas fait d'épisode, on s'est dit « Ah, sur quoi on va parler?
Speaker: » On s'est posé des questions, on s'est dit « Bon, parler de ça, du plaisir, de tout ça.
Speaker: » Et après, il y a juste eu, je crois que c'est une copine à nous qui a dit « Mais,
Speaker: pourquoi vous ne parlez pas de ce que vous vivez là maintenant en fait?
Speaker: Et finalement dans ces périodes de... Alors c'est la quarantaine, ça peut être la trentaine, ça peut être des épreuves qu'on traverse dans la vie, enfin peu importe, pourquoi vous ne parlez pas de comment le couple vous soutient dans cette période-là?
Speaker: Donc voilà, c'est un épisode très personnel encore une fois.
Speaker: Pour changer, ouais.
Speaker: Ouais, pour changer parce que en fait, ça fait 20 ans qu'on est ensemble et finalement nos plus grands enseignements sur le couple, c'est ce qu'on a vécu et c'est ce qu'on a réussi à transformer et donc on a envie de parler à partir de ça.
Speaker: Qu'est-ce que t'en penses mon amour?
Speaker: J'en pense que c'est hyper intéressant et qu'on va voir comment tout ça va se construire.
Speaker: Et que je pense qu'il y a pas mal de choses à partager parce que ça a été un long parcours avant d'arriver à notre communication d'aujourd'hui.
Speaker: Ça n'a pas toujours été comme ça, qu'on a pu échanger.
Speaker: Donc, je pense qu'il y a pas mal de choses à partager.
Speaker: On verra ce qui viendra au fur et à mesure du podcast.
Speaker: Enfin, de l'épisode.
Speaker: Mais ouais.
Speaker: J'en pense que du bien, comme d'hab.
Speaker: Parce que c'est vrai qu'en 20 ans des épreuves, on en a traversé plein.
Speaker: En fait, c'est la vie.
Speaker: Moi, je ne crois pas trop à la quête du bonheur absolu.
Speaker: Je pense que le bonheur, c'est des moments et que dans la vie, il y a autant des moments magnifiques que des moments moins bien.
Speaker: Et que souvent, dans le couple, on va valoriser les moments positifs, on va valoriser la passion, on va valoriser la connexion, l'alchimie, tout ça.
Speaker: mais que finalement le couple ça peut être un espace super soutenant pour nous aider mutuellement à traverser les épreuves de la vie en fait et que moi ce que je vois souvent chez les couples c'est que quand on est face à des choses comme ça c'est souvent l'un contre l'autre on va essayer de faire passer son message prouver qu'on a raison et finalement chacun va rester dans cette position et on va être l'un contre l'autre
Speaker: et c'est ce qui nous est arrivé aussi à des moments dans notre vie.
Speaker: Et ce que je trouve très beau, là, dans ce qu'on traverse, c'est qu'on est ensemble.
Speaker: On est l'un avec l'autre.
Speaker: On est une équipe face à nos épreuves et ce qu'on traverse, en fait.
Speaker: Et donc, les épreuves, ça peut être quelque chose d'extérieur et de très tangible, et des fois, les épreuves, c'est des processus intérieurs.
Speaker: Ça ne se voit pas à l'extérieur, mais on le vit profondément à l'intérieur de soi, et ça vient bouger beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses.
Speaker: Ouais, et c'est pas parce qu'on passe par une passe, du coup, difficile, que c'est la fin de quelque chose, on a besoin de repli, ça veut pas dire qu'on a plus envie d'être avec l'autre, ou que du coup, on est en rejet de l'autre, c'est juste que des fois, il y a des moments d'intérioriser les choses, et du coup, de se replier.
Speaker: Et du coup, c'est important de pas le prendre personnellement, donc c'est important de discuter, et pour ça, bah, de...
Speaker: d'expliquer à l'autre d'où on vient et de tout ce qu'on va développer au fur et à mesure de l'émission.
Speaker: Mais ce n'est pas parce que c'est difficile que c'est mort ou que le couple ça ne va plus ou c'est parce que ça fait trois ans qu'on est ensemble, ça fait sept ans, blablabla, tous les trucs qu'on entend.
Speaker: C'est juste des réajustements des fois qu'on a besoin de faire intérieurement.
Speaker: C'est très intéressant ce que tu dis parce que je pense que par le passé, quand tu avais ces moments de repli, qui sont des moments pour faire le tri avec toi-même, pour comprendre ce qui se passe à l'intérieur de toi, par le passé, j'ai pu le prendre comme un abandon en fait.
Speaker: De me dire, moi j'ai envie de l'aider, moi j'ai envie d'être là pour lui, mais il se retire dans sa grotte et de le prendre personnellement.
Speaker: Et finalement, avec le temps, j'ai appris que moi aussi, j'ai besoin de ces espaces.
Speaker: J'ai besoin de me retrouver aussi toute seule, des fois, pour comprendre ce qui se passe.
Speaker: Et que quand tu le fais, maintenant, je ne le prends plus personnellement.
Speaker: Je sais que tu es dans un processus et que tu as besoin de prendre ton espace et que c'est OK, en fait.
Speaker: Ouais.
Speaker: Mais on ne nous apprend pas ça.
Speaker: Du coup, tu as dit ça.
Speaker: Mais même à l'époque, tu sais, je pouvais peut-être me poser des questions.
Speaker: En fait, ça n'allait pas à l'intérieur, mais je ne captais pas vraiment pourquoi ça n'allait pas.
Speaker: Je n'arrivais pas à prendre beaucoup de temps pour moi.
Speaker: Je n'avais pas cette conscience, tu sais.
Speaker: Et du coup, même de dire « Putain, mais en fait... »
Speaker: S'il faut, ça ne va pas dans le couple.
Speaker: S'il faut, je ne suis plus... Tu sais, de remettre en question les choses, alors qu'en fait, c'est juste un temps de... Il y a besoin d'un temps pour intégrer les événements qui se passent.
Speaker: Mais quand tu n'as pas cette conscience, c'est compliqué de capter ça, en fait.
Speaker: Et ça s'apprend.
Speaker: Ça se développe.
Speaker: Pour moi, c'est vraiment...
Speaker: Tout part de la discussion de comment on va être accueilli, de comment on va accueillir l'autre, de comment on va communiquer sur ça, mais c'est pas facile à mettre en place.
Speaker: Ça demande un effort à la base.
Speaker: Après, ça n'en est plus un.
Speaker: Mais il faut vraiment pousser la chose, quoi.
Speaker: Ben, c'est vrai que j'aurais tendance à dire que c'est une qualité masculine d'essayer de trouver des solutions face à un problème, mais en fait, quand je dirais ça, ben, ce serait mentir, parce que moi, j'ai aussi ce truc-là, et jusqu'à preuve du contraire, je suis une femme, et je sais que par le passé, quand...
Speaker: Toi, personnellement, tu as été confrontée à des épreuves et à des moments de dépression, des moments où tu allais moins bien, des moments de flou.
Speaker: En fait, il y avait comme la part coach à l'intérieur de moi qui voulait à tout prix t'aider, à tout prix trouver des solutions pour toi, pour que tu sortes de ton truc.
Speaker: Parce que peut-être, je pense qu'intérieurement, j'avais peur en me disant...
Speaker: cet homme qui arrive à faire tant de choses dans la vie, là je le vois faible en fait, et donc il faut pas, il faut qu'il retourne dans la vie, il faut qu'il agisse, et donc j'accueillais pas ce que tu vivais.
Speaker: En fait, je voulais te trouver des solutions, je voulais te dire comment faire, parce que j'avais l'impression de capter ce qui te faisait du bien, et finalement, tu te repliais encore plus, parce que c'est pas ça que t'avais besoin.
Speaker: Ouais, mais même moi, je savais pas ce que j'avais besoin.
Speaker: Parce que j'étais dans le même processus que toi, j'essayais de me trouver des solutions, de me dire, putain, ça craint, je suis en dépression, je suis vraiment une merde.
Speaker: Ça craint, faut pas que je sois comme ça.
Speaker: Quel exemple je montre, comment ma femme me perçoit, comment les gens me perçoivent, comment moi je me perçois.
Speaker: Je suis passé par tous ces trucs d'autodestruction qui viennent vraiment empirer le phénomène dépressif.
Speaker: Donc du coup, je suis passé par ça aussi.
Speaker: Par ce genre de choses.
Speaker: Alors qu'aujourd'hui, pour moi, le mot dépression, on en a fait tout un truc, mais pour moi, je trouve que c'est super une dépression quand on arrive à la prendre en conscience et qu'on arrive à construire quelque chose par-dessus.
Speaker: Parce que c'est le moment où tu es éclaté au sol, tu as un puzzle qui est éclaté au sol et en fait, tu as le pouvoir de choisir comment tu vas reconstruire ton puzzle.
Speaker: Si tu as envie, tu commences par les coins.
Speaker: Si tu as envie, tu commences par le centre, mais tu sais, tu ne vas pas faire comme tout le monde te dit.
Speaker: Tiens, commence par les bords, parce que c'est là, en fait, tu es éclaté, donc c'est toi qui choisis.
Speaker: Donc, c'est un moment, en fait, où tu redeviens finalement maître de ta vie, sans être en même temps.
Speaker: Tu vois, c'est vraiment quelque chose de particulier quand même.
Speaker: Ça dépend aussi de comment tu vois le truc.
Speaker: C'est-à-dire qu'avec le temps, moi j'ai appris à comprendre que ces états dépressifs, c'était aussi des moments où peut-être la vie ou ce qui se passait dans mon intérieur, c'était un moment de dire « bon ben, ce que je vis depuis, ça ne me convient plus, c'est plus ça », et donc de laisser mourir.
Speaker: ce moment-là et de renaître à quelque chose de nouveau.
Speaker: Et je trouve génial ta métaphore du puzzle parce que c'est un peu ça, c'est éclaté dans tous les sens.
Speaker: Comment le mode de fonctionnement que j'avais avant me convient plus?
Speaker: Bon, qu'est-ce que je décide?
Speaker: Mais avant de pouvoir reconstruire quelque chose, ce que j'apprends avec le temps, c'est qu'il y a besoin de sentir ce qui ne va pas.
Speaker: C'est qu'il y a besoin pendant un temps de se plaindre de ce truc-là, de passer par ce que j'appelle un peu la phase de victimisation, parce qu'en fait, on en a besoin avant de pouvoir comprendre les enseignements d'une période, avant de pouvoir reconstruire quelque chose de différent.
Speaker: il y a besoin de passer par « mais pourquoi le monde s'acharne sur moi?
Speaker: » « Pourquoi c'est comme ça?
Speaker: » et de vraiment le vivre.
Speaker: Et plus on va s'autoriser à le vivre, plus finalement après on peut construire quelque chose de différent.
Speaker: Et...
Speaker: Mais je sais que dans ces périodes de victimisation, moi, ça me fait du bien de te parler de tout ça.
Speaker: Ça me fait du bien de te dire que je me sens perdue, que c'est à cause de ci, que c'est à cause de ça.
Speaker: Et toi, tu m'apprends vraiment ça.
Speaker: C'est ta capacité à ne pas trouver des solutions, à juste m'écouter en fait.
Speaker: à écouter ce qui est là, à ne pas prendre personnellement ce que je te dis en disant « Attends, il faut que je trouve à tout prix une solution.
Speaker: Si c'est moi qui ne fais pas ça comme il faut, s'il faut, il y a ça qui ne va pas.
Speaker: » Et de juste m'accueillir dans ce que j'ai à dire, en fait.
Speaker: Ouais.
Speaker: Tu veux en parler un peu plus?
Speaker: C'est important de parler de ce que tu viens de dire, de trouver des solutions.
Speaker: C'est à double tranchant, j'ai envie de dire, d'une certaine manière, parce que...
Speaker: on a envie de trouver des solutions pour la personne qu'on aime, parce qu'on l'aime, parce qu'on a envie qu'elle aille bien, parce qu'on a envie de l'accompagner, pour X raisons positives.
Speaker: Et dans un sens aussi...
Speaker: ça peut aussi amener dans la pensée de l'autre.
Speaker: Donc moi, ça a pu m'apporter ce genre de pensée de... En fait, je ne suis pas capable de trouver moi-même des solutions.
Speaker: Je suis une merde.
Speaker: Pourquoi je ne le vois pas?
Speaker: Enfin, tu vois, ça peut amener encore ce processus d'auto-sabotage et d'auto-destruction.
Speaker: Donc, c'est assez compliqué, ce truc de solution.
Speaker: Et j'ai l'impression... En tout cas, je me sens...
Speaker: si je me sens plus accueilli par toi, si juste tu m'écoutes et que tu ne cherches pas à me trouver des solutions, je vais me sentir beaucoup plus en sécurité, du coup, à trouver moi-même mes propres solutions, mais
Speaker: Je trouve que c'est bien de donner des solutions aussi, si c'est demandé.
Speaker: Oui.
Speaker: Si la personne demande, écoute, là, je suis en galère, je suis en galère, je n'arrive pas à capter, c'est flou, putain, tu ne peux pas me montrer, enfin, je ne sais pas, me partager ton point de vue sur telle ou telle situation.
Speaker: Qu'est-ce que t'en penses?
Speaker: Tu vois, s'il y a le « qu'est-ce que t'en penses?
Speaker: », « qu'est-ce que t'en dis?
Speaker: » ou quelque chose, ok, c'est que là, on est ouvert peut-être à recevoir quelque chose.
Speaker: Mais voilà.
Speaker: Moi, j'aime beaucoup cette chose que tu fais souvent quand...
Speaker: je suis en pleurs ou quand il y a plein de choses qui me traversent et que je suis là et que je te raconte tout et tu m'écoutes et tu m'écoutes et tu m'écoutes et tu n'essayes pas de dire quoi que ce soit, juste t'es là avec moi.
Speaker: Et quand j'ai fini de tout lâcher, à la fin, tu me dis souvent, est-ce que je peux t'aider sur quelque chose?
Speaker: Est-ce que tu as besoin de quelque chose?
Speaker: Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi?
Speaker: Et donc, du coup,
Speaker: ça me permet à moi de voir si j'ai des besoins particuliers et que je n'arrive pas à remplir moi-même et de me dire peut-être « Ouais, ben des fois, c'est juste « J'ai besoin d'un câlin, donc vas-y, fais-moi un câlin ».
Speaker: Et donc, c'est d'oser demander ce que j'ai besoin.
Speaker: Et aussi, des fois, c'est juste me dire « Mais en fait, non, j'ai besoin de rien, tout va bien, merci, j'avais juste besoin de parler, j'avais juste besoin d'être entendue ».
Speaker: Et que finalement, ce que je me rends compte souvent,
Speaker: c'est que quand on se permet de se dire dans sa plus grande vulnérabilité d'être honnête avec l'autre et donc déjà d'être honnête avec soi-même et de raconter ce qui se passe vraiment dans notre monde intérieur et d'avoir quelqu'un en face qui écoute vraiment, en fait je ne me rends compte que souvent mes solutions je les trouve toutes seules.
Speaker: Que le fait d'en parler, il y a des choses qui émergent, il y a des solutions qui émergent, il y a des pistes qui émergent et que vu que ça vient de moi,
Speaker: C'est prise de conscience, mais en fait c'est beaucoup plus puissant que si c'est toi qui me le dis, parce que du coup c'est intégré, c'est compris à l'intérieur de moi, alors que souvent quand ça vient de l'extérieur, ok, ouais, peut-être, et des fois la personne à l'extérieur elle peut voir des choses que nous-mêmes on voit pas encore.
Speaker: Notre inconscient, c'est ce que je ne sais pas que je ne sais pas.
Speaker: Et souvent, notre inconscient, il est beaucoup plus visible par les gens à l'extérieur de nous.
Speaker: Mais vu qu'on n'en est pas conscient, même si on nous le dit, il y a un truc qui fait « ça ne résonne pas ».
Speaker: Mais quand on s'autorise à parler, à vraiment parler à partir de ce qui est vrai pour nous, en fait, peut émerger plein de pépites de sagesse.
Speaker: Et que finalement... Excuse-moi, excuse-moi.
Speaker: Vas-y, vas-y.
Speaker: Parce que je me rends compte, du coup, en t'écoutant, que finalement, c'est pas facile aussi à savoir ce que c'est nos besoins.
Speaker: C'est pas facile de parler.
Speaker: Donc, c'est vraiment quelque chose, encore une fois, qui se construit et que pour le savoir, il faut déjà vouloir chercher ce qui nous plaît, essayer de se rappeler ce qui nous plaît, parce que...
Speaker: Je ne sais pas, je pense que ça parlait à pas mal de gens, mais en tout cas, je parlais à partir de mon expérience aussi d'enfants et parents, tu sais, du parent.
Speaker: Tiens, mets ton blouson, il fait froid.
Speaker: Tiens, mange ça, sinon tu vas avoir faim.
Speaker: Tiens, comme on peut faire aussi nous, tu vois, avec les enfants.
Speaker: Donc, du coup...
Speaker: nos besoins, d'une certaine manière, sont remplis en avance avant même qu'on les conscientise, tu vois, par quelqu'un d'autre, en fait.
Speaker: Donc, de se réapproprier ses besoins, ses envies, tout ça, c'est aussi, encore une fois, c'est un long processus, déjà, de se poser la question « qu'est-ce que j'ai réellement envie, en fait?
Speaker: » Donc, c'est un sujet, encore une fois, qui est, je pense, qui pourrait être développé dans...
Speaker: sur d'autres points, quoi.
Speaker: Ouais.
Speaker: Dans d'autres dimensions, peut-être.
Speaker: Parce que c'est un gros sujet.
Speaker: Oui, le fait d'arriver à ressentir qu'est-ce qui est là.
Speaker: Parce que finalement, c'est très juste ce que tu racontes.
Speaker: Quand on est petit, même nos besoins les plus vitaux, on ne va pas les écouter.
Speaker: Moi, ça me fait penser à l'école où tu vas demander d'aller faire pipi parce que tu as envie de faire pipi et qu'on te dit « non, pas maintenant, tu vas à la récré, quoi ».
Speaker: Donc, c'est… Bon, après, je comprends qu'il y a des aspects logistiques et qu'il y a tout ça, mais finalement, on ne te permet pas d'écouter ce qui est là.
Speaker: Tu dois manger à certaines heures, tu ne dois pas manger quand tu as faim.
Speaker: Et donc, du coup, petit à petit, enfin, tu vas apprendre à te dissocier de tes besoins réels et d'apprendre à…
Speaker: honorer tes besoins vitaux quand on te dit « en fait, c'est maintenant ».
Speaker: Et donc du coup, ce que ça a comme conséquence avec le temps, c'est qu'on ne sait même plus ce qu'on veut, on ne sait même plus ce qu'on a besoin.
Speaker: On a tellement eu l'habitude que ce soit les gens à l'extérieur qui nous disent qu'on a tendance à demander à l'extérieur.
Speaker: Alors que finalement, la clé, c'est de revenir à « ok, j'ai envie de quoi là?
Speaker: J'ai besoin de quoi?
Speaker: » Peut-être de manger quand on a faim, de dormir quand on est fatigué, de se réveiller quand on n'a plus sommeil, et de commencer par des choses comme ça pour revenir en contact avec ses besoins.
Speaker: Et c'est vrai que dans le couple, c'est encore moins évident parce que le couple est souvent le reflet de la relation parentale qu'on a eue.
Speaker: et si on a une mère ou un père qui anticipait tous nos besoins qui nous a dit non c'est pas comme ça ne t'écoute pas il faut que ça soit comme ça ben en fait dans le couple ça devient la même chose et on n'ose pas poser nos besoins parce que souvent on n'a pas été écouté quand on était enfant et donc du coup on sait même pas ce qui est là quoi
Speaker: Et en même temps, c'est un super bon endroit pour apprendre tout ça, quand on a l'espace pour.
Speaker: Je vois le couple comme un espace de sécurité, de confiance, on est là l'un pour l'autre, on est là pour se soutenir, on est une équipe, on est là pour se monter l'un l'autre.
Speaker: En se donnant des espaces de réflexion comme ça, du coup, c'est un endroit où on peut vraiment apprendre à
Speaker: à poser nos besoins, nos envies, tout ce genre de choses quand l'autre nous y permet, quoi.
Speaker: Nous y permet.
Speaker: Pourri la phrase.
Speaker: Ouais, mais c'est pas ce qui est véhiculé dans notre société que le couple, c'est être une équipe, en fait.
Speaker: Souvent, ce que j'entends beaucoup et ce que j'ai eu tendance à faire moi aussi pendant des années ensemble, c'est
Speaker: c'est que j'ai voulu te faire correspondre à une certaine image que j'avais de l'homme, de cette espèce d'avatar, de l'homme parfait que j'imaginais pour moi et de ce qu'il était, et d'essayer de te faire rentrer dans ce moule-là en te changeant, en fait, et que finalement, je passais à côté de la merveille que tu étais déjà et de tout ce que tu avais à m'enseigner, du fait que tu étais différent de cette image que j'avais projetée sur toi.
Speaker: Et donc, il y a aussi, pour faire équipe,
Speaker: il y a aussi le prérequis d'accepter l'autre tel qu'il est en fait.
Speaker: D'être amoureux de vraiment la personne qu'on a en face de nous et pas amoureux ou amoureuse d'une image qu'on a projetée de l'homme parfait ou de la femme parfaite et d'essayer de faire rentrer l'autre dans ce moule-là en fait.
Speaker: Et d'aimer l'autre tel qu'il est.
Speaker: Mais finalement...
Speaker: Notre plus grand besoin, j'ai l'impression, et notre plus grand désir, en tout cas pour ma part, c'est quelque chose qui est fort pour moi, c'est d'être aimée telle que je suis.
Speaker: Mais comment je peux être aimée telle que je suis?
Speaker: Si finalement je ne me montre pas telle que je suis dans ma vérité, dans ma vulnérabilité, dans mes failles, dans ce qu'on peut appeler mes défauts, dans tout ce que je suis en fait.
Speaker: Si finalement je vais m'adapter, si finalement je vais changer qui je suis, si je vais t'envoyer des messages et te dire ce que je crois que tu as envie d'entendre plutôt que ce que je...
Speaker: J'ai envie de te communiquer, moi.
Speaker: Comment tu peux m'aimer pour qui je suis si je ne me montre pas telle que je suis, finalement?
Speaker: C'est passé par... Finalement, ça passe vraiment par des processus personnels de voir se transformer soi avant que les choses changent à l'extérieur.
Speaker: C'est très, très personnel.
Speaker: C'est comment je vais m'investir personnellement dans mon propre bien-être et dans mes propres réflexions et dans tout ce que je capte qui sont conflictuels en moi, qui me posent un souci.
Speaker: c'est comment je vais m'investir pour pouvoir transmuter ces choses-là en premier.
Speaker: Et après, une fois que j'ai l'impression que ça se met même en place tout seul, parce que si j'arrive à me comprendre, si j'arrive à me donner du temps, si je suis OK à dire que finalement j'ai des failles, mais que j'ai envie de les changer, ces choses-là, parce qu'elles me cassent les pieds, t'as capté, j'ai pas dit l'autre mot?
Speaker: faillite.
Speaker: Du coup, si j'ai vraiment envie de m'investir dans tout ça, eh bien,
Speaker: je vais me donner les moyens de m'apporter du kiff.
Speaker: Donc du coup, forcément, d'une manière indirecte, je vais apporter aussi cette même chose à l'autre en face de moi et dans le couple.
Speaker: Mais ça parle vraiment de soi, quoi.
Speaker: Nous, ça fait 20 ans qu'on est ensemble et pendant 10 ans de notre vie, on n'avait pas entamé de processus personnel, de connaissances de soi, de choses comme ça.
Speaker: Et donc, on ne vivait pas les choses comme on les vit aujourd'hui.
Speaker: Et c'est vrai que le fait que chacun de notre côté, on ait commencé à essayer de comprendre d'où on venait, nos mécanismes, pourquoi on réagissait de telle ou telle façon, ben en fait, le fait de plonger en soi, ben en fait, a transformé notre couple.
Speaker: Ouais.
Speaker: le fait d'apprendre à se connaître, d'apprendre à connaître ses besoins, d'apprendre à connaître qui on est, ses désirs les plus profonds, d'apprendre à connaître qu'est-ce qui nous empêche dans la vie par rapport au milieu dans lequel on a grandi, peut-être de ce qui s'est passé pour nous à l'école.
Speaker: Notre passé a une grande influence sur qui on est aujourd'hui.
Speaker: Ce n'est pas à rester dans le passé, c'est toujours là en fait.
Speaker: Et c'est vrai que ces processus qu'on a fait chacun de notre côté nous ont permis de transformer aussi notre couple en quelque chose de différent.
Speaker: Et au-delà de ça, moi, je ne suis pas de l'école de dire « juste travaille sur toi et ton couple sera différent ».
Speaker: Non, en fait, c'est une danse.
Speaker: C'est-à-dire qu'en comprenant qui je suis, en comprenant mes mécanismes, je vais agir différemment dans le couple.
Speaker: Et le couple, en se transformant parce que je me transforme, va venir m'apporter un autre miroir qui va me permettre de comprendre aussi des choses sur moi et de changer des choses sur moi.
Speaker: J'ai envie de parler de cet exemple personnel qui
Speaker: du processus d'amour de moi-même.
Speaker: L'amour de moi-même, ça a toujours été un gros sujet.
Speaker: Je me suis beaucoup maltraitée.
Speaker: J'ai une voix intérieure qui est un bourreau qui me fouette à longueur de temps.
Speaker: Je n'ai jamais vraiment aimé mon corps.
Speaker: J'ai toujours été complexée, tout ça.
Speaker: Et en fait, pour moi, ce processus d'amour de moi, parce que je peux dire qu'aujourd'hui, j'ai beaucoup, beaucoup plus d'amour pour moi,
Speaker: il est passé par les deux.
Speaker: C'est-à-dire qu'il est autant passé dans mon rapport de moi à moi, dans mon corps, de comment je m'autorise à sentir ce qui se passe, à me toucher, à me dire des mots d'amour, à me sentir comme, en fait, ma sensualité et tout ça ne dépend pas de mes formes ou de mon corps, mais que c'est quelque chose qui est présent à l'intérieur de moi et que j'en suis la source.
Speaker: Et donc ça, ça m'a énormément aidée à me réconcilier avec mon corps, mais aussi avec moi.
Speaker: Et en même temps, le fait que... C'est cette phrase, j'en parle souvent parce qu'elle m'a marqué qu'un jour, tu m'as dit... Parce que je doutais de plein de choses et que j'avais peur que tu ne m'aimes plus.
Speaker: C'est mon grand truc depuis toujours.
Speaker: J'ai peur que tu ne m'aimes plus et que tu m'abandonnes.
Speaker: Et tu m'as dit...
Speaker: Ça fait tant d'années qu'on est ensemble, j'ai vu les pires parts de toi et je suis toujours là en fait.
Speaker: Et je t'aime dans tout ce que tu es.
Speaker: Et en fait, de t'entendre dire ça, pour moi, ça a eu un impact énorme parce que ça m'a dit « mais si lui, il est capable de m'aimer même dans mes ombres, dans le truc dégueulasse, dans toutes ses parts que j'essaye de rejeter de moi et que lui-même ne les rejette pas ».
Speaker: En fait, peut-être que moi aussi, je peux les accepter.
Speaker: Peut-être que moi aussi, je peux les aimer.
Speaker: Et donc voilà, c'est comme une danse entre les deux.
Speaker: Ce n'est pas que le couple qui va me changer.
Speaker: Ce n'est pas que moi qui va changer le couple.
Speaker: Moi, je le sens vraiment comme une danse entre les deux.
Speaker: Qu'est-ce que tu en penses, toi?
Speaker: Du coup, je réfléchissais à ce qui m'a permis de changer...
Speaker: Autant, enfin, tu vois, de me développer dans le couple, mais déjà à l'intérieur de moi, tu sais, de comment apporter plus de légèreté ou d'amour, tu vois, aussi.
Speaker: Pour toi-même?
Speaker: Ouais.
Speaker: Et il y a quand même beaucoup la parole qui m'ont beaucoup aidé de me libérer, tu sais, de la parole, parce que je parlais peu au début de notre relation, enfin, je...
Speaker: Je ne savais pas vraiment parler.
Speaker: Je parlais d'un milliard de choses.
Speaker: On discutait non-stop de plein de trucs, mais finalement, de ce qui me traversait profondément,
Speaker: J'en parlais peu parce que je pense que je n'avais jamais ressenti l'accueil, le soutien quand je partageais quelque chose de personnel plus jeune.
Speaker: Tu vois, limite, je pouvais ressentir de...
Speaker: de l'extérieur comme quoi c'était une marque de faiblesse, tu sais, du coup que ça allait se retourner contre moi, il y a des choses personnelles que j'ai pu partager par le passé qui ont été prises et qui, tu vois, je me suis repris dans la gueule, tu vois, qui ont été intégrées par les personnes qui me sont revenues dans la gueule, donc du coup...
Speaker: Je pense que je me suis un peu formé sur le truc de « je suis solo dans mes problèmes, je vais les résoudre tout seul parce que dès que j'ouvre ma bouche, je m'en reprends une derrière ».
Speaker: Mais d'avoir découvert finalement que dans mon couple, parce que c'est passé par mon couple déjà et c'est l'endroit où tu passes quand même beaucoup de temps dans ta vie quand tu es dans un long couple, où avec la personne avec qui t'es, tu passes quand même pas mal de temps.
Speaker: de me sentir accueilli.
Speaker: Alors, ça n'a pas été tout le temps le cas, comme ça a été exprimé au début, mais ça s'est construit.
Speaker: Et finalement, c'était quand même un espace où j'ai pu développer ma parole de manière active et récurrente.
Speaker: Je pense que c'est ce qui m'a beaucoup aidé.
Speaker: à me faire confiance, à développer de l'amour pour moi, voir que finalement, je n'étais pas seul.
Speaker: Finalement, je peux partager quelque chose, je peux être soutenu par quelqu'un d'autre, en l'occurrence par toi.
Speaker: Je peux être accueilli sous toutes mes formes, je peux arriver à me positionner aujourd'hui, je ne dis plus oui juste pour faire plaisir.
Speaker: Si j'ai envie de dire non, je sens que je suis aimé quand même.
Speaker: mais je me suis respecté pour moi vraiment la parole ça a développé énormément de choses et puis même encore même à travers ce podcast là encore une fois c'est la même chose donc je crois que c'est un gros sujet pour moi la parole et que du coup dans le couple c'est là où je me sens soutenu c'est là où je me sens accueilli c'est là où je me sens en sécurité donc du coup ça me permet de grandir
Speaker: Si tu devais décrire concrètement qu'est-ce qui t'a permis de libérer ta parole?
Speaker: J'avais envie déjà d'aller mieux, envie de faire confiance, envie de nous faire confiance, envie de me faire confiance.
Speaker: Après, moi vraiment, la parole s'est beaucoup développée, comme on l'a dit dans la précédente émission, c'est les cercles d'hommes déjà.
Speaker: Ça, ça a été énorme.
Speaker: D'avoir pu poser des mots avec des gens que je ne connaissais pas et d'être accueilli, d'avoir limite un câlin à la fin, de l'amour, de me sentir aimé alors que je suis faible, entre guillemets, ça, ça a été énorme.
Speaker: Mais surtout des hommes en fait?
Speaker: Oui, je pense que ça a été ma principale blessure, de toute façon.
Speaker: Ça a été l'homme.
Speaker: Après, la femme, c'est pas mal quand même.
Speaker: J'ai quand même un bon dos sur la femme.
Speaker: Mais je pense que le premier, peut-être en étant moi-même un homme, ça a été peut-être mon premier gros coup dur.
Speaker: Ma relation à l'homme, donc à moi-même.
Speaker: Mais c'est vrai qu'en tant qu'homme, on vous apprend dès tout petit à, on dit en anglais, « suck it up », quoi.
Speaker: C'est genre « suck it up », c'est comme on peut dire en français.
Speaker: « Prends sur toi ».
Speaker: Voilà, « prends sur toi », en fait.
Speaker: Et donc, ce n'est pas du tout mis en avant le fait que ça peut faire du bien de parler de ce qu'on vit et que…
Speaker: Ça peut permettre de trouver des solutions, d'en parler, ça peut permettre plein de choses en fait.
Speaker: Et c'est vrai que les femmes ont tendance à beaucoup parler entre nous et donc ça peut être plus facile de se déposer, de parler à partir de sa vulnérabilité, de moins se sentir jugée alors que pour vous les hommes c'est un vrai challenge d'oser parler.
Speaker: Ça peut l'être, ouais.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et l'air de rien, le rapport à la mère, comment la mère a été avec le petit garçon, va beaucoup impacter comment l'homme va se sentir dans sa relation.
Speaker: Si quand il était petit, on lui a dit « Pleure pas, sois courageux, sois fort, avance, t'es un mec », ben en fait, l'homme plus tard, face à sa femme, il va reproduire la même chose.
Speaker: Inconsciemment, quoi.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais, ouais, bah c'est inconditionnant, de toute façon, c'est... Vas-y, j'ai pas le droit d'être faible, faut que j'avance quoi qu'il arrive en fait.
Speaker: Ouais, et c'est peut-être redéfinir la faiblesse en juste vulnérabilité et ce que je vis, quoi.
Speaker: Ouais, et puis c'est ok, hein, et puis moi, comme je l'ai déjà dit, c'est dans les moments où je vais pleurer que je me sens le plus fort et le plus confiant d'une certaine manière, et voilà, que je me sens un pur bonhomme, quoi!
Speaker: Non, mais c'est vrai.
Speaker: Parce que j'ose et que j'ai suffisamment confiance en moi et en ma propre sécurité, auto-sécurité, que du coup, j'ose pleurer, en fait.
Speaker: Qu'est-ce qu'il y a?
Speaker: Enfin, c'est OK.
Speaker: Moi je dis souvent que dans la société dans laquelle on vit, ça demande beaucoup plus de courage pour un homme d'oser sa vulnérabilité, d'oser se dire, d'oser parler, d'oser montrer ses émotions, parce que c'est quelque chose qui est à contre-courant.
Speaker: Alors que de ravaler sa salive, c'est très courant et donc c'est un espèce de truc qu'on a l'habitude, alors que d'oser ça, finalement on rentre vraiment dans son pouvoir personnel.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et après, j'ai appris en parlant, du coup, donc c'est aujourd'hui que je dis ça.
Speaker: Et je prends souvent cet exemple du film Minority Report.
Speaker: Cels qui ont la ref, ils capteront sûrement, ou ceux qui l'ont pas, de toute façon, j'explique.
Speaker: Mais c'est de faire le tri pour moi de parler, c'est de mettre plein d'écrans d'ordinateur devant les yeux.
Speaker: Voilà, je vais parler.
Speaker: Quand je me sens accueilli, tu vois, quand l'autre ne m'interrompt pas, je vais parler, parler, parler, parler.
Speaker: Du coup, ça fait sortir des choses de moi.
Speaker: Du coup, ça me permet d'avoir...
Speaker: une vue d'ensemble de ce qui me traverse et petit à petit de faire du tri.
Speaker: Vu que c'est à l'extérieur de moi, je peux le voir d'une certaine manière.
Speaker: parce que c'est plus en moi, je marrone plus autour de ça, c'est à l'extérieur, c'est ok, c'est parti dans l'air, tu vois, peu importe, et du coup, ça me permet de faire du tri, et du coup, d'aller sélectionner certains fichiers, tac, tac, celui-là, j'en veux pas, ok, c'est pas celui-là, ok, c'est pas, ah, ça, putain, c'est celui-là, en fait, qui titille un peu, donc du coup, je vais aller sur celui-là, et du coup, ça me permet de trouver aussi moi-même mes propres, ma solution, ou tiens, ou de capter ce qui me, vraiment, ce qui vient vraiment m'agacer pleinement, en fait.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ou ce que je traverse, ce qui m'attriste, peu importe.
Speaker: Donc, c'est aujourd'hui, en tout cas, à travers toutes les expériences qu'on a traversées, tout ce que j'ai pu travailler sur moi, tous les exemples que j'ai même pu avoir en miroir à l'extérieur, que je peux dire que la parole, c'est la base de tellement de résolutions de problèmes, en fait.
Speaker: La parole est vraie.
Speaker: Ah ouais, de ouf!
Speaker: Ouais, la parole qui parle d'un espace d'authenticité, en fait.
Speaker: Ouais, et qui parle de soi, de dire « tu fais ci, tu machin, tu le truc, tu, tu, tu, tu », tu vois, on s'en fout.
Speaker: Non, moi, je me sens comme ça à travers cette action-là.
Speaker: Ok, tu es peut-être l'élément déclencheur de cette action, mais tu n'es pas responsable de comment, d'une certaine manière, je vais le prendre, de quelle blessure elle va réveiller chez moi, de à quoi elle me fait penser, de toutes ces choses-là.
Speaker: Non, ça, ça m'appartient.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ce que tu racontes là, c'est ce qu'on a découvert dans le couple au bout du très bon moment qu'on était ensemble.
Speaker: C'est que le couple, non seulement c'est un espace où tu peux prendre beaucoup de plaisir à être à deux, à découvrir la passion, avoir une alchimie, avoir tout ça, mais que le couple, c'est une grande aventure qui te met face à toi-même en fait.
Speaker: C'est de vivre avec quelqu'un tous les jours qui, quand il va dire quelque chose, va venir appuyer sur des espaces qui sont sensibles chez toi.
Speaker: C'est-à-dire que je donne toujours cet exemple de, t'es dans ta voiture, tu vas voir quelqu'un qui te coupe la route, si t'es de bonne humeur et que tout va bien, tu vas dire, oh c'est pas grave, et tu vas peut-être même faire un sourire à la personne et tu vas laisser passer.
Speaker: Si par exemple, t'as vécu des choses qui t'ont agacé dans la journée et que la personne te coupe la route, c'est bon, ça vient appuyer sur tout ce qui t'a agacé et donc tu vas réagir.
Speaker: Et donc, dans cet exemple, on voit bien que le seul élément commun à ces deux situations, c'est moi-même.
Speaker: C'est-à-dire que la personne, elle m'a coupé la route dans tous les cas, mais si moi, j'ai réagi, c'est parce que c'est venu appuyer quelque chose chez moi.
Speaker: Et donc, c'est vrai que dans le couple, enfin en tout cas, nous, c'est ce qu'on avait tendance à faire ou ce que moi, j'avais tendance à faire, c'est quand quelque chose que tu disais venait réveiller une émotion chez moi, tu étais responsable de cette émotion.
Speaker: Tu me mettais en colère.
Speaker: À cause de toi, j'ai ça.
Speaker: À cause de toi, je sens ça.
Speaker: Et en fait, avec le temps, j'ai appris que ces choses qui se réveillaient, elles m'appartiennent.
Speaker: Et que c'est aussi de ma responsabilité de prendre la responsabilité de mes réactions.
Speaker: Alors, c'est sûr que si tu m'as parlé comme une merde et que tu m'as insultée...
Speaker: En fait, que ça vienne réveiller quelque chose chez moi ou pas, une blessure, c'est hors de question.
Speaker: Mais je n'ai pas d'exemple précis là, mais quand tu dis quelque chose et que ça vient réveiller peut-être ma blessure d'abandon que j'ai eue et que j'ai toujours ou des choses comme ça, mais en fait, c'est mon histoire qui fait que ça se réveille.
Speaker: Et donc aussi me rappeler de ça.
Speaker: Et d'arrêter peut-être de toujours dire c'est toi, c'est toi, c'est toi, c'est toi, c'est toi, c'est toi.
Speaker: Et de venir explorer qu'est-ce qui se passe chez moi.
Speaker: Pourquoi je réagis comme ça?
Speaker: Pourquoi ça me met en pétard?
Speaker: Pourquoi ça me rend triste?
Speaker: J'ai envie d'expliquer un truc qui nous est arrivé l'autre jour.
Speaker: C'était récent.
Speaker: J'avais eu plein de prises de conscience vu qu'on est dans ce processus des 40 ans et que j'ai eu la phase très down et là ça remonte et je commence à capter plein de trucs sur moi-même, sur mes modes de fonctionnement.
Speaker: Et je descends, tu étais en train de travailler sur ton site internet et toi et l'ordinateur, ça fait 10 000.
Speaker: Chaque fois que tu te mets à bosser sur ton site internet, ça te rend fou.
Speaker: Tu n'as pas de patience et ça te rend fou.
Speaker: Et moi, j'arrive et t'étais en train de faire ça.
Speaker: Et donc, je t'ai pas demandé si t'étais disponible à m'écouter, si t'avais de l'espace.
Speaker: Non, je suis arrivée et j'ai commencé à déballer tout ce que j'avais pris, toutes mes prises de conscience.
Speaker: Et comme on l'entend, je suis quelqu'un de plutôt animée.
Speaker: Donc, j'étais là... Et je parlais et c'était des trucs, mais j'étais trop fière de moi, quoi.
Speaker: J'étais trop fière d'avoir compris.
Speaker: Et pendant que je te parlais, que je te disais un truc qui était super important pour moi, t'as baissé la tête et t'as continué à faire ton truc, mais...
Speaker: Tu m'écoutais, tu vois.
Speaker: Mais moi, quand j'ai vu que t'as baissé la tête, ça m'a heurtée de fou, quoi.
Speaker: Genre, ça m'a fait mal.
Speaker: Et genre, je t'ai regardée, je suis montée, je suis partie dans la chambre et j'ai pleuré.
Speaker: Et j'ai pleuré.
Speaker: Et en fait, grâce à tous ces processus intérieurs que je fais, grâce à tous les outils que j'ai appris depuis ces années-là, je me suis posée, j'ai dit « Ok ».
Speaker: Donc la part blessée de moi, la petite fille qui a besoin qu'on la valide et qui a besoin qu'on l'écoute et qu'on voit qu'elle est importante, en fait, elle avait besoin de pleurer.
Speaker: Donc je l'ai laissée pleurer.
Speaker: Et une fois que je l'ai laissé pleurer, je me suis dit, mais attends Laura, t'es arrivé, il était en train de faire son truc, il était concentré sur son ordi, tu ne lui as pas demandé, et je ne peux pas te reprocher de ne pas être 100% présent alors que je ne t'ai pas demandé, que je ne t'ai pas exprimé mon besoin d'être entendue.
Speaker: Et donc du coup, une fois que j'ai laissé cette part de moi pleurer, que j'ai discuté avec elle et que je lui ai expliqué, je suis redescendue.
Speaker: Je t'ai dit, je t'ai expliqué, je t'ai dit « voilà ce qui s'est passé pour moi, mais je capte, t'as rien fait ».
Speaker: Et tu m'as rien dit, t'as même pas réagi, t'as juste écouté ce qui était là et tu m'as dit « ouais ouais, j'ai senti que t'étais triste ».
Speaker: Et en fait, t'avais pas besoin de partager quoi que ce soit puisque j'avais déjà compris ce qui se passait chez toi en fait. »
Speaker: Et en fait, je trouve ça génial parce que ce qui fait que j'ai pleuré, ce n'est pas toi.
Speaker: C'est ma blessure à moi de la petite fille qui n'a peut-être pas toujours été entendue dans ce qu'elle avait à dire, que peut-être ce que je disais, ça n'allait pas et qu'il fallait que je parle différemment et qu'il ne fallait pas que je m'exprime de cette manière-là et que finalement, c'est cette part-là de moi qui est blessée.
Speaker: Et c'est ça que s'est venu réveiller.
Speaker: Et du coup, après, je me suis dit « Waouh, c'est génial!
Speaker: » Tout ce qu'on a appris depuis ces années parce que du coup, il n'y a pas eu de conflit.
Speaker: Du coup, j'ai pu venir prendre soin de la petite fille à l'intérieur de moi et j'ai pu comprendre ce qui se tramait et tout va bien, en fait.
Speaker: Et je me rends compte qu'avec le temps,
Speaker: avant on avait besoin d'un conflit et après je partais me balader dans la forêt et quand je partais je me disais oh putain alors c'était ça alors c'est parce que ça a réagi sur cette blessure à moi et je prenais conscience des choses et après on se retrouvait et on en parlait et maintenant je me rends compte qu'à force mais même pendant que ça se passe je vois ce qui se passe quoi
Speaker: Et donc, du coup, je peux prendre la responsabilité et je ne suis pas là en train de te jeter toutes mes émotions et toutes mes blessures en disant que toi, tu es le responsable.
Speaker: Je ne sais pas si c'est clair ce que j'exprime.
Speaker: Pour moi, ça l'est pleinement, mais j'ai l'impression que c'est très clair.
Speaker: Du coup, ça me fait penser à moi, cette action maintenant, parce que je me rappelle de cette action.
Speaker: Et...
Speaker: Et du coup, je me vois et peut-être ça aurait été... Je n'ai pas réussi à le faire, mais ça aurait été intéressant aussi que je me positionne dans ma non-disponibilité.
Speaker: Il y avait, moi, forte envie de t'écouter parce que j'aime t'écouter, j'aime qu'on discute et j'ai senti pleinement que tu avais besoin de me partager toutes ces choses-là.
Speaker: Et en même temps, j'avais le besoin d'être à fond dans ce que j'étais en train de faire aussi.
Speaker: Et comme tu as dit, ça me prend la tête de ouf.
Speaker: Je les conchis, les ordinateurs.
Speaker: Il fallait que je dise un gros mot quand même, ça fait longtemps.
Speaker: Du coup, oui, je n'aime pas ça.
Speaker: Du coup, j'étais tellement absorbé dans ce truc-là.
Speaker: Ça me saoulait tellement.
Speaker: J'avais tellement envie de finir.
Speaker: Et surtout, j'avais l'élan pour que...
Speaker: j'étais vraiment mis de partager entre ces deux situations, tu vois.
Speaker: Et je pense que ça aurait été vraiment important que te sentes en venir, parce que j'ai clairement capté que, comme dans la dynamique dans laquelle t'étais, que, bah,
Speaker: j'aurais dû dire, ok, je capte, mais je ne suis juste vraiment pas dispo et j'ai besoin de finir mon truc, tu vois.
Speaker: Mais je n'ai pas réussi à le faire.
Speaker: Et du coup, parce qu'on le fait finalement, tu as vu quand je sors de l'atelier, que toi, tu es à fond sur ton ordi, tu es en train de travailler.
Speaker: Moi, je sors de l'atelier, j'ai fait un bijou, je dis, ah, Téma, regarde le truc, machin.
Speaker: Et tu me dis, attends, je ne suis pas dispo, mon amour.
Speaker: Et du coup, je reviens dix minutes après, hop, non, tu es dispo.
Speaker: Enfin, tu vois, mais tu me le dis, tu vois.
Speaker: ou quand moi je suis en train de souder et que tu viens je le dis peu c'est vrai je suis en train de réaliser quand même que mais je capte pas vraiment sur le coup mais je suis en train de réaliser peut-être que je le dise un peu plus parce que tu le captes des fois je suis en train de souder tu captes que je suis concentré je t'écoute parce que j'ai tellement envie de t'écouter tu vois mais je suis en même temps dans ma soudure qui me prend la tête souvent
Speaker: des fois, on ne va pas dire souvent.
Speaker: Mais du coup, tu captes-toi et tu t'extrais de la situation.
Speaker: Et alors, du coup, tout ce que je suis en train de dire, je réalise, enfin, je le savais déjà, mais je le re-réalise, on va dire, c'est hyper important d'avoir une écoute proactive, en fait.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Donc, de vraiment, quand on échange avec quelqu'un, d'avoir une écoute proactive.
Speaker: Quand quelqu'un vient nous parler,
Speaker: parce qu'on sent que la personne a besoin de se déposer ou que c'est un moment qu'on va co-créer et tout, ben en fait, d'être 100% là dans le truc, parce que sinon, ça peut générer un milliard de frustrations et de culpabilité pour la personne qui s'est dit après, putain, en fait, j'étais pas à fond, j'ai capté que ça l'a blessé, tu vois.
Speaker: Donc, en fait, ça crée quelque chose de pas très constructif et de, entre guillemets, négatif, tu vois.
Speaker: Donc, c'est vraiment ultra important de poser les choses et de prendre un temps.
Speaker: Et en plus, ce temps-là, il est vraiment stylé.
Speaker: Tu partages un moment intime avec la personne que t'aimes.
Speaker: Putain, elle peut prendre le temps de le faire, tu vois.
Speaker: Et ose, je me parle là en même temps, de dire... Après, prendre le temps, je le fais, je kiffe.
Speaker: Mais de oser ou d'avoir... J'aimerais bien être plus réactif, tu vois, dans mon truc, de dire...
Speaker: Que mon envie de t'écouter soit toujours présente, mais que j'arrive à la mettre de côté quand je suis vraiment occupé à faire quelque chose qui est important pour moi et qui me casse les pieds et tout ça.
Speaker: Donc, d'arriver vraiment à être plus conscient de ces deux parts en moi et de me positionner pleinement.
Speaker: Donc voilà, je fais en même temps ma demande à l'univers.
Speaker: À toi-même.
Speaker: Moi-même, je suis l'univers.
Speaker: Oui, ça me fait penser à l'importance de créer des espaces dédiés parce que quand on veut parler de ce qui nous traverse, que ce soit les prises de conscience où c'est génial et c'est trop bien ou les moments plus difficiles, de vraiment checker avec l'autre s'il y a l'espace.
Speaker: Et quand l'autre nous dit non, peut-être d'apprendre à ne pas le prendre personnellement et de se dire que l'autre, en me disant non, il est le gardien de cet espace parce qu'au moins, quand il me dira oui, il sera complètement avec moi.
Speaker: Oui,
Speaker: C'est pas facile, hein?
Speaker: Non, c'est pas évident.
Speaker: C'est très bien de ne pas prendre personne avec moi.
Speaker: Non, c'est pas évident du tout.
Speaker: Mais l'aventure du couple, il n'y a rien qui est évident, en fait!
Speaker: C'est super confrontant de vivre à deux sur plein de choses.
Speaker: Mais on peut aussi rester dans le « c'est juste confrontant et c'est la faute de l'autre et il vient réveiller tout ça chez moi ».
Speaker: Et on peut aussi se dire « ok, c'est confrontant, mais qu'est-ce que ça vient réveiller chez moi?
Speaker: Qu'est-ce que ça peut me permettre d'alchimiser, de transmuter, de guérir et de faire différemment dans ma relation?
Speaker: » Parce que oui, quand j'étais une petite fille, j'agissais d'une certaine manière en réaction à mon environnement, mais ça, ce n'est plus ma réalité en fait.
Speaker: Ma réalité aujourd'hui, elle est différente.
Speaker: Et donc, comment je peux changer mes comportements, être moi en réaction et faire les choses différemment à partir de l'adulte que je suis et de tout ce que j'ai appris en fait.
Speaker: Donc, ouais.
Speaker: Ouais, et je viens de regarder, en préparant un petit peu le podcast, on avait noté deux, trois trucs et...
Speaker: Et j'avais noté le droit d'aller mal et d'être perdu en fait, c'est de s'autoriser aussi dans la vie à se dire que la vie c'est pas tout le temps génial et que c'est pas tout le temps des pics de bonheur et que pour ressentir qu'on est heureux, on a besoin de traverser des moments où on l'est moins en fait.
Speaker: Et moi, c'est vrai que j'ai... Ça me dérange de plus en plus cette espèce de dictature du bonheur.
Speaker: J'ai une amie qui a écrit un livre qui s'appelle « La dictature de la lumière » et c'est vraiment ça.
Speaker: Il faudrait qu'on aille tout le temps bien, tout le temps bien, tout le temps bien, mais ce n'est pas vrai.
Speaker: Ce n'est pas comme ça qu'on fonctionne.
Speaker: La nature nous le montre aussi avec les saisons.
Speaker: Elle a des moments d'expansion et elle a des moments de retrait.
Speaker: C'est pareil pour nous en tant qu'être humain.
Speaker: On a des moments d'expansion et on a des moments de contraction.
Speaker: Et donc, c'est s'autoriser aussi dans le couple.
Speaker: Déjà, de soi à soi, s'autoriser à aller pas bien.
Speaker: Arrêter de vouloir changer à tout prix le truc et de se dire « Ok, je suis dans une période où je vais pas bien et peut-être que je vais comprendre pourquoi et peut-être qu'il y a des choses à changer dans ma vie.
Speaker: Peut-être que j'ai des bilans à faire. »
Speaker: Et des fois, c'est un décalage dans le couple.
Speaker: Et donc, des fois, on peut avoir l'impression que l'autre nous tire vers le bas.
Speaker: « Combien de fois j'ai entendu ça?
Speaker: » On peut le voir comme ça.
Speaker: C'est sûr, c'est une option.
Speaker: Mais on peut aussi voir que... Parce que moi, je vais bien.
Speaker: Parce que moi, j'ai les ressources.
Speaker: Je peux être là pour l'autre, en fait.
Speaker: Et je peux l'écouter.
Speaker: Et je peux l'aider dans ça, même si des fois, j'ai rien à dire et que c'est l'autre qui va trouver ses solutions. »
Speaker: pour la simple et bonne raison que moi non plus je vis pas des moments d'expansion tout le temps et qu'il y a des moments où moi aussi je vais être dans des moments de contraction et je vais aller moins bien et que même si l'autre va bien il pourra être là pour moi et que finalement on est une équipe et qu'on est là l'un pour l'autre on partage notre vie on partage le même foyer on partageait la même chambre maintenant c'est plus le cas ça va faire deux ans qu'on partage plus notre chambre mais tout va très bien je vous rassure mais
Speaker: Toi t'es la personne avec qui je passe le plus de temps dans ma vie, avec qui je partage le plus de choses et donc du coup si j'ai pas le droit d'aller pas bien, si j'ai pas le droit d'exprimer qui je suis, si j'ai pas le droit d'exprimer ce qui se passe à l'intérieur de moi c'est dur quoi!
Speaker: C'est souffrant alors que je peux avoir quelqu'un avec qui on s'accompagne mutuellement, avec qui on est une équipe, avec qui dans les moments difficiles, on peut se soutenir mutuellement et se dire que même si le monde dans lequel on vit, il est dur et que des fois, ce n'est pas toujours évident, on n'est pas tout seul en fait.
Speaker: J'ai pas mal de fois entendu.
Speaker: Ah, tu voulais continuer?
Speaker: Parce que du coup, dans le même...
Speaker: dans le même esprit, j'ai entendu pas mal de fois aussi, je vais pas partager à l'autre que je vais mal, parce que l'autre déjà a passé sûrement une journée au taf de merde peut-être, donc je vais pas lui rajouter de la merde en plus sur sa merde.
Speaker: Ça fait trois fois que je dis merde, maintenant.
Speaker: Comme ça on comprend bien.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et du coup, de garder les choses pour soi qui vont forcément créer des conflits intérieurs, et à un moment donné, ça va sortir à l'extérieur pour X raisons.
Speaker: Et...
Speaker: Et du coup, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce genre de choses, sauf si on prend l'autre pour notre poubelle émotionnelle et que tous les jours, on lui rajoute un déchet supplémentaire parce qu'on n'a pas envie de changer les choses et qu'on a juste envie de se plaindre et qu'on a juste envie de rester négatif et pas de trouver de solution et de s'embourber dans notre crotin, tu sais?
Speaker: Donc là, l'autre devient notre poubelle émotionnelle, et là, effectivement, on vient drainer l'autre, on devient un vampire énergétique, on vient lui prendre tout ce qu'il a à lui, parce que nous, on va tellement pas bien, on n'a tellement pas envie de trouver, ou on n'arrive pas aussi à trouver, on n'a pas la conscience, on a…
Speaker: C'est pas très grave, ça arrive.
Speaker: On n'arrive pas à trouver de solution.
Speaker: Du coup, on va aller puiser chez l'autre l'énergie qui fuit chez nous.
Speaker: Merde, j'ai perdu le fil.
Speaker: Mais voilà, du coup, je disais que je ne suis pas d'accord, du coup, forcément avec ça, sauf dans ces cas-là, parce que personnellement, quand tu viens me dire, que tu viens te confier, que tu viens me dire que tu ne vas pas bien, qu'il y a ça et ça qui te traverse, que tu te sens mal, que il y a toutes ces choses-là, eh bien, moi, je le vois comme quelque chose de, OK, elle vient me se confier à moi, ça veut dire que je deviens
Speaker: entre guillemets, ta source de sécurité, tu vois, que tu te sens suffisamment à l'aise, en sécurité et accueilli pour que je devienne le réceptacle de ton mal-être présent, tu vois.
Speaker: Donc, moi, personnellement, je m'en sens hyper honoré parce que je me dis, putain, ce qu'on a réussi à co-construire aujourd'hui fait en sorte que, bah, du coup, même si pendant une semaine, peu importe le temps que ça va pas, bah,
Speaker: que tu viennes te confier, qu'on essaie de co-construire quelque chose ensemble, que ce soit juste par l'accueil, que ce soit par l'échange de points de vue, par toutes ces choses-là, je me dis « Waouh, putain, on a construit vraiment un truc trop stylé.
Speaker: » Et que du coup, je deviens vraiment ton co-équipier de vie.
Speaker: Donc voilà, c'est encore à double tranchant, cette chose-là de...
Speaker: Si on cherche à aller bien, si on a juste envie d'exposer des choses sans prendre l'autre, comme je l'ai dit tout à l'heure pour sa poubelle, ça peut construire quand même pas mal de belles choses.
Speaker: Je ne sais pas si je suis parti trop loin ou si ce n'était pas très bien ce que j'ai dit.
Speaker: En tout cas, moi, je l'ai très bien compris.
Speaker: On se comprend, c'est beau.
Speaker: C'est vrai que dans ce podcast, on a beaucoup parlé d'intimité, on parle aussi de sexualité.
Speaker: Et pour moi, tout ça, c'est lié.
Speaker: C'est-à-dire que quand je me sens suffisamment en sécurité avec l'autre pour pouvoir lui parler de ce qui me traverse, pour parler avec authenticité, pour parler avec vulnérabilité de ce que je vis et qu'on a des échanges et qu'on peut s'aider mutuellement et qu'on peut s'accompagner mutuellement...
Speaker: En fait, ça ouvre la porte à une intimité où je me sens en sécurité pour pouvoir me lâcher dans qui je suis et libérer ma pleine expression, où je peux être authentique aussi dans ma sexualité.
Speaker: Et moi, c'est ce que je vois beaucoup dans notre couple.
Speaker: C'est plus on est authentique dans notre communication, plus on est authentique dans ce qu'on vit, plus on est authentique dans tout en fait, dans nos failles, dans tout.
Speaker: plus finalement dans notre sexualité c'est la même chose en fait où on se laisse aller de plus en plus où on se lâche de plus en plus parce qu'on se sent suffisamment en sécurité toi et moi pour dire que l'autre ne va pas me juger l'autre ne va pas me renvoyer dans la gueule ce que j'ai laissé aller à ce moment là
Speaker: et que ça va me retomber dessus et que finalement on peut vivre des moments de sexualité, d'intimité complètement exaltée où on se laisse vraiment aller parce que, putain, faut pas se mentir, la sexualité c'est le sujet le plus chargé qui existe.
Speaker: Il y a tellement d'interdits, de tabous, de choses comme ça que quand on fait l'amour on n'est pas totalement soi, on va s'empêcher plein de choses quoi.
Speaker: Et donc le fait d'avoir ces espaces en dehors de la chambre à coucher, pour moi en tout cas,
Speaker: me permet de me laisser complètement aller parce que je me sens en sécurité émotionnellement, je me sens en sécurité physiquement, je me sens en sécurité tout court en fait.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et d'ailleurs, en ce moment, on a une super sexualité de fou.
Speaker: On se confie beaucoup.
Speaker: Juste au moment où on se confie beaucoup et on passe par des étapes qui ne sont pas évidentes chacun de notre côté, mais qu'on arrive à partager ça, qu'on arrive à en parler ensemble, qu'on se sent accueilli, qu'on se sent aimé, qu'on ne se sent pas jugé.
Speaker: Je ne sais pas si c'est une coïncidence, mais en tout cas, notre sexualité, elle se libère de ouf.
Speaker: Mais de ouf en ce moment...
Speaker: ça fait des années qu'elle se libère sur plein de points, mais là, c'est vraiment dans notre expression et dans oser faire ce qui est à l'intérieur de nous et des fois, ce qui, sociétalement, va être vu comme quelque chose de mauvais et de pas bien et de bah, bah, bah, on peut se laisser aller tous les deux et kiffer.
Speaker: Et du coup, on a une connexion de malade en dehors
Speaker: Et dans notre chambre à coucher aussi.
Speaker: Et donc souvent, on peut croire que quand ça ne va pas, il n'y a plus rien qui se passe au niveau intime.
Speaker: Donc des fois, effectivement, c'est le cas et il n'y a pas d'espace pour ça et c'est OK.
Speaker: Mais là, ce que je vois dans cette période qu'on vit tous les deux, c'est que même si ce n'est pas toujours ouf à l'intérieur de nous et qu'il y a plein de questionnements et qu'il y a plein de choses qui se passent, on a une vie intime et sexuelle qui est très active en ce moment.
Speaker: Hum.
Speaker: J'ai pas capté, c'est intéressant du coup ce que tu viens de ce parallèle, ce rapprochement que t'as fait.
Speaker: Mais effectivement, ça donne de la matière à réfléchir maintenant.
Speaker: Et c'est vrai.
Speaker: C'est vrai que c'est fortement aussi probable que ça y contribue à le fait que
Speaker: qu'on parle de plus en plus de choses personnelles, intimes, même encore maintenant, nos nouvelles captations, on va dire peut-être de notre âge ou de l'air du temps, bref, on s'en fout, de parler de nos nouveaux processus en profondeur et de manière très active en ce moment.
Speaker: fait que finalement, ça entretient, augmente, je ne sais pas, sécurise, renforce notre lien.
Speaker: Et on se fait confiance mutuellement, en fait.
Speaker: On se fait confiance, on se dit plus de choses, on ose se dire les choses maintenant de manière plutôt directe aussi.
Speaker: Donc, ouais, c'est des beaux préliminaires, finalement.
Speaker: Qui aurait cru?
Speaker: Ouais, c'est vrai.
Speaker: Que des préliminaires pouvaient prendre cette forme de « Ah putain, je sens qu'il y a tout qui part en live à l'intérieur de moi, que tout ce que je pensais qui était n'est plus, qu'il y a toute une partie de moi qui est en train de mourir et que finalement, ça peut se passer comme ça.
Speaker: » Je me sens écouté et accueilli sous toutes mes failles, dans tous mes traverses.
Speaker: donc du coup je suis en sécurité donc forcément je pense qu'il y a un impact dans la chambre à coucher quoi parce que je me sens accueilli quotidiennement sous toutes mes coutures et aimé donc du coup on peut explorer aussi ouais c'est intéressant et pour moi le maître mot dans tout ça c'est l'acceptation en fait c'est accepter l'autre tel qu'il est
Speaker: Et pour moi, c'est un processus qui est toujours en cours.
Speaker: Je ne dis pas qu'il y a un début et une fin, c'est vraiment quelque chose qui est en cours.
Speaker: Le fait d'apprendre à m'accepter moi-même dans toutes mes parts, dans mes failles, d'amener de l'amour dessus, de discuter avec toutes ces parts de moi, de faire tous ces processus avec les outils que j'ai appris depuis des années, m'apprend à t'accepter en fait.
Speaker: À t'accepter dans ce que t'es, à t'accepter dans ce que j'aurais pu juger avant comme quelque chose de faible ou de
Speaker: mais de voir que c'est juste ta vulnérabilité et que toi aussi, tu as le droit d'aller pas bien et que toi aussi, tu as le droit de traverser des choses et que c'est ok.
Speaker: Et que finalement, au bout du bout, on est tous des enfants blessés qui interagissent les uns avec les autres.
Speaker: Et des fois, de me rappeler ça, que toi aussi, tu as été blessé et que toi aussi, tu réagis à partir de ça.
Speaker: Et donc de t'accepter là-dedans en fait, de t'accepter tel que tu es, de ne pas essayer de vouloir te changer pour que tu correspondes à ce que moi je crois que tu es, qu'il faut.
Speaker: Parce qu'en fait quand j'essaye de te changer, je fais ça, quand j'essaye de te changer, c'est ce que j'essaye de faire à moi-même en fait.
Speaker: J'essayais de me changer en permanence, me dire que ce que j'étais, ça n'allait pas, que je rejetais plein de parts de moi, qu'il fallait que je me répare, que j'étais un problème à élucider et à réparer, et que finalement, en apprenant à m'accepter dans tout ce que je suis, même s'il y a des parts de moi où je ne suis pas super contente avec, mais moi, je les connais, je les accepte et je peux agir autrement si je veux, m'apprendre beaucoup à t'accepter toi, en fait.
Speaker: Oui.
Speaker: Et ça me dit de... Parce que moi, je m'autorise à être une humaine parfaitement imparfaite avec tout ce que je suis, je peux t'accueillir et t'accepter dans l'humain parfaitement imparfait que tu es et de me rappeler ça, en fait, tout le temps.
Speaker: Oui, on a tendance à proposer à l'autre notre processus transformateur propre
Speaker: Et finalement, ce n'est peut-être pas celui de l'autre.
Speaker: Donc, c'est intéressant de voir finalement ce qu'on peut partager ou transmettre à l'autre.
Speaker: C'est vraiment quelque chose qui nous est vraiment personnel et que du coup, ça ne peut marcher qu'avec nous, d'une certaine manière.
Speaker: Ça part de nous, oui.
Speaker: Exactement.
Speaker: Donc, d'où l'écoute proactive, de voir comment l'autre est.
Speaker: Écoute proactive ou écoute active?
Speaker: Je ne sais pas, proactif, c'est cool.
Speaker: Ça va bien, proactif?
Speaker: Ça fait publicité de quelque chose, non?
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Une écoute active?
Speaker: Tu m'as cassé mon truc, là.
Speaker: On reste sur proactif, si tu veux.
Speaker: Oui, grave, proactif.
Speaker: Professionnel, un truc carré.
Speaker: Ah merde, je ne vais plus le dire.
Speaker: Non, c'est pas mal.
Speaker: Bravo, voilà, tu vois.
Speaker: Je suis fâché, je ne me sens pas accueilli.
Speaker: Tu t'es contrarié, mon amour.
Speaker: Je rigole.
Speaker: Mais ouais, enfin, le couple, quoi.
Speaker: Ouais.
Speaker: C'est vraiment quelque chose, hein.
Speaker: Et encore une fois, pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure, le fait de m'accepter dans toutes mes parts, de m'accepter comme je suis, d'arrêter de rejeter plein de choses de moi me permet d'être comme ça avec toi.
Speaker: Mais le fait de le vivre aussi dans le couple et de me sentir complètement acceptée et de me sentir pleinement accueillie m'aide aussi à le faire avec moi-même.
Speaker: Donc, ce n'est pas juste je règle mon problème avec moi et je change mon couple.
Speaker: Pour moi, c'est vraiment une danse entre les deux, quoi.
Speaker: que notre couple peut nous révéler plein de choses, que notre couple peut nous faire grandir à travers le miroir qu'est l'autre, à travers ce que vient réveiller chez moi l'autre, que ça soit dans le bon ou dans le mauvais, parce que l'autre peut nous montrer plein de choses merveilleuses qu'on a mis de côté, et finalement, en regardant l'autre, on peut se dire « mais attends, si j'admire autant ce truc chez l'autre, c'est peut-être parce que c'est chez moi, et que ce truc-là, je l'ai rejeté il y a longtemps, et que finalement, grâce à l'autre, je peux me rappeler que je suis comme ça, quoi ».
Speaker: donc ouais pour moi c'est vraiment le couple peut me faire grandir et le fait de faire des processus avec moi même peut aussi transformer mon couple et que finalement ça va dans les deux sens et que effectivement si on est tout seul à le faire ça peut marcher ça peut parce que forcément le couple c'est toi moi et l'entité couple c'est une troisième entité donc quand l'un change ça va changer aussi le couple mais c'est vrai que quand on est les deux aussi dans cette démarche c'est génial ça va beaucoup plus vite quoi
Speaker: Ouais.
Speaker: Faut avoir l'envie.
Speaker: Ouais.
Speaker: De s'investir à fond.
Speaker: Voilà, pour moi, c'était l'intention dans ce qu'on a partagé aujourd'hui, et peut-être c'était un petit peu brouillon, mais c'est pas grave, il y a sorti ce qu'il y avait besoin de sortir, mais c'était de montrer que le couple...
Speaker: Oui, il y a tous les côtés kiff, passion, tout ça, mais que même dans les moments durs, même dans les moments qui ne sont pas reluisants, en fait, ça peut être un espace d'épanouissement énorme, un espace de soutien, un espace de sécurité, un espace qui vient nous nourrir profondément.
Speaker: et que finalement, dans ce qu'on traverse tous les deux chacun de notre côté, on le traverse chacun de notre côté, mais on le traverse aussi ensemble et qu'on s'apporte mutuellement et que finalement, moi, je me sens plus forte et encore plus l'envie d'aller vers ce qui me parle beaucoup et peut-être qui peut me faire peur ou tout ça parce que je sais que je suis avec toi et que je suis soutenue et que je ne suis pas tout seule.
Speaker: Que oui, j'ai les ressources en moi pour faire plein de choses, mais que j'ai aussi quelqu'un à côté de moi qui est une ressource, quoi.
Speaker: Hum.
Speaker: Et qu'on peut s'aider.
Speaker: Et c'est ce que je te disais récemment.
Speaker: Et je me disais, ouais, c'est pas facile et tout, mais on est tous les deux, en fait, mon amour.
Speaker: Et on peut s'aider.
Speaker: Et donc, du coup, c'est peut-être plus facile parce qu'on est l'un avec l'autre, en fait.
Speaker: Ouais, ces périodes-là, ça peut être génératrice d'énormément d'amour.
Speaker: Ouais.
Speaker: Moi, je me sens amoureuse, mais comme jamais, quoi.
Speaker: Ouais, pas rien.
Speaker: Ça fait 20 ans et j'ai l'impression que je t'ai jamais autant aimée
Speaker: Alors, je t'ai toujours aimée, mais différemment, mais là, je sens une profondeur dans notre lien, une connexion, un amour qui est tellement fort, et moi qui ai toujours eu peur que tu te barres avec une autre et que tu me laisses toute seule et que je sois abandonnée, ben en fait…
Speaker: ça a vachement calmé ça chez moi, je me sens dans un espace de sécurité, je remets plus ton amour en question, je sais que tu m'aimes et que tu es là et que tu m'aimes dans tout ce que je suis et que peu importe ce que je traverse, peu importe ce qui se passe pour moi, en fait tu es là quoi.
Speaker: Et ce n'est plus quelque chose que je mentalise, c'est quelque chose que je sens dans tout mon être parce que la vie me l'a montré et remontré et remontré.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais, ces périodes basses peuvent être vraiment d'un grand soutien finalement, tout dépend de comment on va poser son regard dessus en fait.
Speaker: Si on le voit comme quelque chose de négatif et destructeur, forcément on va s'enfermer dans ce truc-là qui est relou, à mon couple ça va plus, blablabla.
Speaker: Mais si on le voit comme un espace d'évolution, de transformation, d'amour, de co-création, de toutes ces choses-là, bah...
Speaker: Ok, c'est une période qui n'est pas forcément festive, joyeuse, où les échanges dynamiques et rigolos sont omniprésents.
Speaker: Et du coup, ça peut être vraiment quelque chose de très, très, très constructif.
Speaker: Ouais, sortir de l'idée que le... Pardon?
Speaker: que le couple c'est que pour des moments heureux et que ça doit tout le temps être bien et qu'on doit prendre que du plaisir dedans alors oui bien évidemment mais il y a aussi les autres moments et dans les autres moments ça peut être des moyens de grandir des moyens de comprendre des moyens d'être soutenu et que en fait tout est génial en fait
Speaker: tout est génial et que plutôt que dès que ça ne va pas de prendre la porte, de fuir et de partir, non, de revenir et de se confronter à soi-même, d'essayer d'écouter ce qui est là, de le partager avec l'autre et de se dire avec authenticité en fait.
Speaker: Et ça, ce n'est pas évident parce qu'on ne nous a pas appris à faire ça.
Speaker: On nous a appris à rentrer dans des rôles, à se mettre de côté pour correspondre à ce qu'on nous attend de nous.
Speaker: pour qu'on nous aime.
Speaker: Putain, mais moi, qu'est-ce que j'ai joué comme rôle pour qu'on m'aime, pour rentrer dans des choses que je croyais qu'on attendait de moi juste pour me sentir aimée, en fait.
Speaker: Mais quand j'ai fait ça, je n'étais pas authentique.
Speaker: Je donnais à l'autre ou à toi ce que je pensais que tu attendais de moi, mais je n'étais pas moi-même.
Speaker: Et donc, du coup, comment je peux être aimée profondément pour qui je suis et donc de me rapprocher au plus près de l'amour inconditionnel?
Speaker: Si finalement, moi-même, je me mens à moi-même et que je ne montre pas la vérité de qui je suis, quoi.
Speaker: Bam!
Speaker: Donc voilà.
Speaker: Je pense qu'on va finir sur ça.
Speaker: Ouais, c'était une belle phrase.
Speaker: Tu veux rajouter quelque chose, mon amour?
Speaker: Non, j'ai passé un bon moment.
Speaker: Ouais, ça va la reprise.
Speaker: Ça va la reprise, je suis allé avec beaucoup de recul.
Speaker: Mais c'est comme d'hab en fait, c'est toujours ce même truc chez moi, les choses qui me font du bien, j'y vais un reculon ou j'y vais pas.
Speaker: C'est chiant quand même comme truc, je vais beaucoup saboter le truc alors que je sais que ça me fait du bien, je vais avoir la flemme, je vais trouver plein d'excuses.
Speaker: alors que ça me fait profondément du bien et je passe un réel bon moment en plus, tu vois, donc c'est intéressant, comme de m'acheter un coussin pour en mettre entre mes genoux, putain, j'ai mis des mois à dépenser 17 euros dans le coussin, tu vois, ça fait deux nuits, je dors avec, j'ai le dos, il est presque coincé, mais bon, il faut aussi afficher, je ne sais pas si ça me fait du bien encore, mais bon, voilà, tout ça pour dire que les choses qui font du bien, enfin voilà, je constate que j'y vais avec un reculon, comme je viens de le dire.
Speaker: Mais ce que je trouve beau, c'est que maintenant, t'en as conscience.
Speaker: Oui.
Speaker: Et j'y vais.
Speaker: Et j'y vais quand même.
Speaker: Et donc, t'y vas.
Speaker: Ouais.
Speaker: Donc, malgré le fait de savoir que... Ah!
Speaker: Bah, vu que t'as pris conscience de tes mécanismes, de ce qui se passe à l'intérieur de toi, bah, en fait, t'y vas quand même.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Même si ça fait peur, même si c'est pas confortable, même si je peux me juger beaucoup avant, bah, finalement, j'y vais et je kiffe.
Speaker: Tout va bien.
Speaker: Si je kiffais pas, j'arrêterais.
Speaker: mais en l'occurrence, je kiffe.
Speaker: Bref, voilà, c'était mon petit mot de la fin, ma petite prise de conscience instantanée.
Speaker: Merci pour votre écoute, merci pour ton écoute, toi qui nous écoutes.
Speaker: Ça fait beaucoup d'écoute.
Speaker: Si tu veux partager tes avis, si tu as des questions, si tu as quoi que ce soit, n'hésite pas à nous les poser, tu peux les mettre en commentaire de l'épisode.
Speaker: Si tu veux, tu peux partager avec des personnes que tu penses que ça peut parler.
Speaker: et puis voilà j'espère que ce sujet t'a plu et on se retrouve bientôt je ne sais pas quand pour de nouvelles aventures et de nouvelles conversations intimes à bientôt






