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Thomas Lesenechal: Bienvenue sur Hyperpass, le podcast qui dévoile les stratégies de croissance des entrepreneurs les plus inspirants de la formation professionnelle.
Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'être avec Sylvain Tillon.
Thomas Lesenechal: Salut Sylvain, comment ça va?
Sylvain Tillon: Salut Thomas, merci de m'inviter, c'est cool.
Thomas Lesenechal: Ben écoute, avec plaisir!
Sylvain Tillon: En plus, ça prévient dans les entrepreneurs inspirants, donc ça fait plaisir.
Thomas Lesenechal: Écoute, un plaisir de te recevoir aujourd'hui pour échanger à propos de ton parcours, du BAU et de tout ce qui va t'intéresser.
Thomas Lesenechal: Écoute, pour commencer, est-ce que tu peux commencer par te présenter pour notre audience?
Sylvain Tillon: Sylvain, 43 ans, a lancé Sido, une agence de conseil en formation, enfin en pédagogie, il y a 17 ans maintenant.
Sylvain Tillon: Et le Bahu, il y a 5 ans, selon un rêve un peu fou, on avait écrit un business plan il y a 17 ans de deux pages.
Sylvain Tillon: Avec trois grands principes, on veut s'éclater, on veut gagner notre vie et on veut faire des projets que l'on croit.
Sylvain Tillon: Et le rêve ultime serait de créer l'école dans laquelle nous, on aurait aimé être étudiants.
Sylvain Tillon: Ça nous semblait impossible.
Sylvain Tillon: sauf que j'ai rencontré, enfin j'ai participé aux premières sessions de la Rocket School, une école qui forme des commerciaux en alternance et que j'avais trouvé assez incroyable parce que j'avais rencontré des apprenants talentueux, brillants et fous.
Sylvain Tillon: Et j'avais adoré ça et j'étais ressorti, j'ai été voir le boss Cyril, je lui ai dit putain j'aurais dû faire cette école parce que tu touches mes deux passions, le sales, le marketing et la formation.
Sylvain Tillon: Mais bon, tu l'as fait, tu le fais bien, tant pis pour moi, j'avais qu'à me réveiller plus tôt, il y pensait avant.
Sylvain Tillon: Mais c'était resté quand même dans un coin de tête, et quand je me suis fait sortir ma start-up, parce qu'après Sido, je suis parti faire une start-up pour les commerciaux, un logiciel pour les commerciaux, sortir par mes investisseurs, je suis allé voir la boss de Sido, et je lui dis, putain, tu te rappelles à l'époque qu'on avait parlé de ça?
Sylvain Tillon: Là je me fais un peu chier, je suis dispo.
Sylvain Tillon: Est-ce que ça te ferait marrer?
Sylvain Tillon: Est-ce que tu serais ok de me financer ce projet et que je tente de lancer l'EBU?
Sylvain Tillon: Une école qui forme donc des adultes en reconversion uniquement.
Sylvain Tillon: initialement un premier métier qui est concepteur pédagogique ou Digital Learning Manager et depuis 18 mois un deuxième métier qui est chef de projet IA sur un modèle un peu différent où il n'y a pas de diplôme à la fin mais c'est nous qui cherchons les employeurs et on s'attache à avoir un programme qui répond aux attentes des employeurs et non pas un référentiel
Sylvain Tillon: potentiellement obsolètes, datées et plus complètement adaptées, avec beaucoup de projets, beaucoup de concrets, beaucoup d'accès à des logiciels payants, mais qu'on ouvre gratuitement pendant toute la formation, afin qu'il y ait un vrai portfolio et que nos étudiants puissent montrer qu'ils savent faire et pas uniquement qu'ils ont compris.
Sylvain Tillon: Voilà un peu le principe de l'école depuis 5 ans.
Sylvain Tillon: On a fait 10 promos à Lyon, 5 à Paris, 3 à Nantes, en franchise à Paris-Nantes, 10 à Lyon sur Digital Learning, et on a lancé notre troisième à Lyon sur l'IA, et une quatrième qui arrive bientôt.
Thomas Lesenechal: Ok, super, félicitations.
Thomas Lesenechal: Ce que je te propose, c'est qu'on rentre un petit peu plus en détail sur ces différents parcours.
Thomas Lesenechal: Ce qui va m'intéresser, c'est tout d'abord à qui est-ce qu'ils s'adressent, ces parcours?
Thomas Lesenechal: Tu en as parlé rapidement, mais ça m'intéresse qu'on creuse un petit peu à la fois le parcours de concepteur pédagogique et le parcours dans l'IA.
Thomas Lesenechal: Et je voudrais savoir un petit peu aussi quel est le format de ce parcours et comment est-ce que vous l'avez pensé, notamment en termes d'objectifs pédagogiques?
Sylvain Tillon: Bonne question tiens.
Sylvain Tillon: Déjà le parcours, on s'est posé la question pour nous si on devait en embaucher un, parce que l'idée de départ c'était de les former pour qu'ils soient aussi bons, assez bons, pour venir bosser chez nous.
Sylvain Tillon: Et on est très exigeants chez Sido.
Sylvain Tillon: Et on a peu de turnover, peu de départs, donc il fallait vraiment qu'il soit des cadors en sortant.
Sylvain Tillon: Et on se pose la question, nous aussi, en tant qu'employeur, c'est quoi le rythme idéal pour nous?
Sylvain Tillon: Plus une contrainte, c'est qu'on prend des gens qui ne sont pas du tout issus de la formation ou de l'IA.
Sylvain Tillon: Par exemple, notre major de promo 1 est un ancien footballeur pro, puis entraîneur des gardiens pro d'un club de foot, et n'avait jamais vraiment utilisé l'ordi dans un cadre professionnel.
Sylvain Tillon: Il arrive chez nous à 40 ans, se reconvertir.
Sylvain Tillon: On avait détecté qu'il avait un raisonnement algorithmique, qu'il était plutôt très futé et qu'il allait bien bosser et vite.
Sylvain Tillon: Et c'est ça qu'on va rechercher.
Sylvain Tillon: Par contre, on ne va pas l'envoyer dans l'entreprise après une semaine de cours parce qu'en une semaine, il n'aura pas appris grand-chose.
Sylvain Tillon: Dans les deux cas, on démarre, c'est aussi un truc qu'on a un peu reproduit de la requête, mais eux qui faisaient un bootcamp de trois mois avant de faire une alternance d'un ou deux ans.
Sylvain Tillon: On a cinq premières semaines à l'école sur les deux sujets pour qu'ils aient une partie théorique et qu'ils travaillent sur un premier projet en autonomie et pour qu'ils arrivent en entreprise en ayant déjà fait quelque chose et en étant autonomes.
Sylvain Tillon: Souvent, on les envoie dans des boîtes où ils n'auront pas vraiment de référents experts.
Sylvain Tillon: Digital Learning, les bots, c'est à peine ce que c'est qu'un LMS, elles savaient qu'il fallait y aller, mais ils avaient besoin de quelqu'un qui prenait ça en main.
Sylvain Tillon: Donc nous, il fallait qu'ils aient déjà touché des LMS, qu'ils aient déjà intégré une première formation dedans, qu'ils aient compris comment ça marche.
Sylvain Tillon: Pour l'IA pareil, il n'y a pas toujours d'experts en interne, il n'y en a pas du tout.
Sylvain Tillon: Et justement, ils sont là pour guider les projets, pour écouter les besoins, pour créer des protos en totale autonomie.
Sylvain Tillon: Donc, on a ces cinq premières semaines au début.
Sylvain Tillon: Et après, c'est un rythme d'à peu près d'une semaine de cours toutes les six semaines.
Sylvain Tillon: 6 semaines en entreprise où il n'y a pas de taf, rien à préparer, rien à relire de quoi que ce soit pour l'école.
Sylvain Tillon: parce qu'il est important pour moi qu'il n'y ait pas de charge mentale en fait parce qu'il va y avoir du boulot en entreprise il faut pas qu'ils aient un truc qui traîne qui fait qu'ils n'arrivent pas à s'investir vraiment dans leur boîte donc pendant les 6 semaines on les laisse tranquilles on a accès à eux via un discord ils peuvent nous poser des questions on les met aussi dans un réseau où ils sont pas tout seuls mais ils ont pas de boulot pour l'école et par contre la semaine où ils revenaient à l'école on prévient à son player de consulter que c'est une semaine de vacances et qu'ils sont pas là parce qu'ils vont bosser sur un projet court assez intense
Sylvain Tillon: Ça, c'est un autre truc que j'ai récupéré de mes années prépa.
Sylvain Tillon: Moi, j'ai adoré mes prépas il y a longtemps.
Sylvain Tillon: Et du coup, on est sur des formats... Alors, ils n'ont pas de taf le soir, mais leur 9h-17h, ils en prennent plein la tête.
Sylvain Tillon: Et c'est là où c'est un peu marrant, où ils voient plein, plein, plein de choses.
Sylvain Tillon: Et ils s'entraident aussi normalement entre eux.
Sylvain Tillon: Donc, cette semaine, on leur demande de les oublier.
Sylvain Tillon: Mais du coup, c'est sur une année, sur 52 semaines.
Sylvain Tillon: Ils ont en gros 11 semaines de cours, ils ont 52 jours sur l'année, sur 52, et beaucoup de présence en entreprise passées les 5 premières semaines d'initiation et de prise en main des principaux outils.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Thomas Lesenechal: Il me semble que vous avez un processus de sélection qui est assez spécifique pour ces différents parcours.
Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous en parler?
Thomas Lesenechal: Il y avait, je crois, notamment des tests à l'époque, on en avait parlé.
Thomas Lesenechal: Si c'est toujours le cas, ça m'intéresse d'en savoir un petit peu plus sur cette dimension-là.
Sylvain Tillon: C'est un processus itératif qu'on n'a pas fini, on recherche d'autres choses encore.
Sylvain Tillon: Un truc qu'on n'arrive pas toujours à détecter, c'est des profils qui réfléchissent vite et bien, mais qui n'arrivent pas à produire.
Sylvain Tillon: On a eu récemment un ou deux par promo.
Sylvain Tillon: C'est frustrant parce que tu partages la consigne, la personne la comprend, elle est capable de te la réexpliquer, de modéliser ce qu'il faudrait faire.
Sylvain Tillon: et c'est tout et là on a il nous manque un truc là dessus donc on cherche ça un peu
Sylvain Tillon: Évidemment, c'est des tests un peu différents des deux côtés.
Sylvain Tillon: Côté digital learning, on va vérifier plutôt la capacité à écrire de façon synthétique et compréhensible, et à comprendre des sujets complexes, et être curieux de tout et n'importe quoi, parce que tu peux être concepteur pédagogique sur un nouveau train d'atterrissage des avions, comme une nouvelle assurance vie, ou une nouvelle règle pour protéger l'environnement sur tel sujet.
Sylvain Tillon: là où on y a c'est plus un raisonnement algorithmique une appétence au numérique et à la bidouille à la recherche en général enfin la recherche d'infos et donc ce pas du tout les mêmes tests mais on a des tests pour essayer de retrouver ces infos là plus
Sylvain Tillon: Après, on est un peu difficile, parce qu'on a la chance de recevoir beaucoup de candidats.
Sylvain Tillon: Probablement lié au fait que c'est nous qui cherchons les employeurs pour l'alternance principalement.
Sylvain Tillon: Et du coup, ça attire du monde.
Sylvain Tillon: Mais il faut qu'on fasse une sélection là-dessus pour identifier ceux pour qui on pourra être un employeur.
Sylvain Tillon: Donc on a un premier filtre, et le deuxième filtre, c'est aussi l'employeur.
Sylvain Tillon: Parce que pour une promo de 20, j'en sélectionne à peu près 30.
Sylvain Tillon: Et c'est sur ces 30-là que je vais présenter 3 profils à chaque employeur.
Sylvain Tillon: Et je vais essayer de présenter 3 employeurs à chaque candidat.
Sylvain Tillon: ce qu'on arrive à peu près à faire mais pour autant ça peut ne pas fiter et je vais pas plus loin que trois des deux côtés dans l'idée si sur les trois il n'a aucun qui colle c'est soit que j'ai rien compris à ton besoin en tant qu'employeur soit que tu es trop exigeant par rapport à ce que je peux t'amener comme candidat soit que tu espères qu'il sache déjà faire j'ai un employeur il a demandé à un candidat alternant IA de lui créer un agent
Sylvain Tillon: il n'a pas encore vu ça.
Sylvain Tillon: Sinon, il n'a pas besoin de faire l'école, en fait.
Sylvain Tillon: Il va savoir faire ça à la fin des cinq premières semaines, mais pourquoi tu demandes ça?
Sylvain Tillon: Parce que je veux être sûr qu'il soit capable de faire.
Sylvain Tillon: Oui, mais ce n'est pas d'autre modèle, donc il va falloir que tu me fasses confiance à moi comme quoi on va les former là-dessus.
Sylvain Tillon: mais pas d'attente qu'ils sachent faire ça.
Sylvain Tillon: Donc, normalement, il n'y a pas trop de tests côté employeur, c'est plus une logique des gens qui se connaissent.
Sylvain Tillon: Tu sais, tu as un moyen d'âge à l'école où c'est 41 ans.
Sylvain Tillon: On fait aussi une sorte de test de personnalité un peu pour voir comment ils bossent en termes d'autonomie, en termes de fonctionnement managériel et ce qu'ils recherchent un peu comme projet.
Sylvain Tillon: On reçoit aussi beaucoup d'anciens freelance qui ont envie de retravailler en équipe parce que ce n'est pas toujours simple d'être seul.
Sylvain Tillon: Et après, on a aussi des gens qui ont eu un souci pro-perso dans les trois dernières années.
Sylvain Tillon: C'est là que j'ai pris une petite dose d'humilité où j'ai vraiment des gens brillants qui n'ont pas eu la chance que j'aie eu moi qu'on me dise « gamin, t'es pas trop con, tu y arriveras ».
Sylvain Tillon: Eux, on leur a dans l'ensemble jamais dit ça.
Sylvain Tillon: Et ils arrivent chez nous après un management toxique un peu violent, après un burn-out un peu dur.
Sylvain Tillon: Après un divorce perso, ou envie de changer de vie, on repart à zéro.
Sylvain Tillon: On attire aussi, est-ce que c'est via notre com, est-ce que c'est via notre image, ou via notre fonctionnement, pas mal de personnes qui sont récemment diagnostiquées TSA, troubles du syndrome autistique, du spectre autistique, pardon, et qui, du coup, s'acceptent un peu plus, et ça va un peu plus dire, voilà les conditions dans lesquelles je peux être efficace, et dans lesquelles je peux m'épanouir.
Sylvain Tillon: Voilà des profils qu'on a, on a aussi pas mal de LGBT qui...
Sylvain Tillon: ont eu des parcours compliqués parce que des parents qui n'ont pas toujours compris, donc qui n'ont pas pu faire toutes les études qu'ils auraient aimé faire et qui, à 30-40 ans, se disent « mais en fait, j'ai envie d'un job où je m'éclette et où je peux vraiment faire ce que j'aime et pas juste un job alimentaire ».
Sylvain Tillon: Voilà, c'est très divers et c'est là où c'est génial.
Sylvain Tillon: C'est les croisés tous les matins, moi j'apprends énormément d'eux.
Sylvain Tillon: Vraiment ils sont très très bons, c'est assez bluffant, faut vraiment que je t'invite sur une promo, que tu viennes voir comment ils bossent, j'ai pas 5 minutes de retard, j'ai pas une demi journée d'absence parce que il faut que ça marche, ils ont pas le droit à l'erreur ces gens là.
Sylvain Tillon: T'imagines à 40 piges tu repars au SMIC ou un tout petit peu plus, t'as quand même généralement une famille des proches, des gens qui comptent sur toi, ouais il faut qu'à la fin de l'année t'aies ton salaire et que t'aies réussi ta reconversion.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Thomas Lesenechal: Si on rentre un peu plus dans le détail de la pédagogie sur chacun des parcours, imaginons que j'intègre une des promotions à la fois sur le parcours côté pédagogie et côté IA.
Thomas Lesenechal: Qu'est-ce que je vais apprendre concrètement?
Sylvain Tillon: Salut, c'est un peu bizarre, on ne donne pas toujours de correction ou de fiche de ce qu'il aurait fallu faire.
Sylvain Tillon: On a une logique un peu comme 42 de projet, où tu vas travailler sur des missions où dès les cinq premières semaines en digital learning, tu dois créer un module learning pour une association qu'on a choisie.
Sylvain Tillon: On a travaillé par exemple pour une association qui forme au chess boxing.
Sylvain Tillon: C'est un sport qui mélange boxe et échec.
Sylvain Tillon: où ils ont fait aussi un petit learning pour Sèvresa, mon asso qui lutte contre la désinformation, où l'association est là.
Sylvain Tillon: Ils ont une masse d'outils, ils ont un client qui arrive physiquement dans la salle, qui dit « Voilà, mon besoin, c'est que j'entraîne des gamins de Seine-Saint-Denis au chessboxing, autant les règles de la boxe ils comprennent vite, autant les règles des échecs, c'est plus compliqué.
Sylvain Tillon: » Et j'ai besoin d'un truc ultra gamifié, puisqu'en fait, ils n'ont pas beaucoup de temps...
Sylvain Tillon: et il faut leur donner envie, vite.
Sylvain Tillon: Parce qu'ils n'ont pas le droit de faire la boxe, ils n'ont pas compris le jeu des échecs.
Sylvain Tillon: Et ils donnent les principales infos, et après, ils trouvent le meilleur mécanisme, les meilleures strates, pour que ces gamins apprennent les principaux déplacements, et qu'ils aient envie de faire les deux.
Sylvain Tillon: Voilà un exemple, et ils vont devoir créer et le module, et l'héberger sur un LMS.
Sylvain Tillon: On a cinq partenaires, on bosse avec 360 Learning, Rise Up, Didask, Teach Up depuis peu,
Sylvain Tillon: on a évidemment du Moodle et d'autres, j'en oublie.
Sylvain Tillon: On a eu du Doceos.
Sylvain Tillon: On teste en fonction aussi des employeurs parce qu'on veut que nos étudiants soient prêts à travailler sur les LMS de leur employeur.
Sylvain Tillon: Donc on peut aussi les faire bouger un peu par promo.
Sylvain Tillon: Si ton employeur a 360, il faudra que tu bosses sur 360 pour arriver chez lui en connaissant comment ça fonctionne.
Sylvain Tillon: Même si la logique finalement d'un LMS est le même un peu partout.
Sylvain Tillon: En IA, c'est un peu la même logique.
Sylvain Tillon: On fait venir une assaut.
Sylvain Tillon: On avait fait venir par exemple l'assaut du club de foot de la Duchère, qui est un club incroyable.
Sylvain Tillon: C'est le premier club de foot à mission en France.
Sylvain Tillon: Et qui a un vrai rôle.
Sylvain Tillon: C'est un stade dans la cité.
Sylvain Tillon: Et ils accueillent beaucoup de jeunes de la cité pour leur donner envie d'apprendre à nouveau.
Sylvain Tillon: Et ils ont même des cours de soutien scolaire au club pour les obliger à faire des cours en plus de l'entraînement de foot qui les éclate.
Sylvain Tillon: Et là, l'enjeu, c'était comment leur faire gagner du temps au niveau admin grâce à l'IA.
Sylvain Tillon: vérifier que les licences ont bien été déposées, que l'argent a bien été touché, ils avaient une alternative qui faisait ça à deux tiers temps, de faire des tableaux Excel de vérif, et on leur a montré comment on pouvait automatiser ça, nos étudiants leur ont créé l'automatisation pour gagner du temps, non pas pour que l'alternative soit virée, mais pour qu'elle fasse des tâches plus intéressantes que simplement d'avoir vérif dans des Excel.
Sylvain Tillon: Autre con, je me rappelle, c'était les convocations pour les matchs, où c'était l'enfer, ils communiquent que sur WhatsApp, parce que les parents n'ont pas de mail et les enfants n'ont pas de mail encore,
Sylvain Tillon: et tu as l'équipe 1 qui choisit ses 15 joueurs, et en fonction de ses 15 qui sont pris, tu as l'équipe 2, équipe 3, équipe 4.
Sylvain Tillon: Et c'était un enfer pour qu'ils se partagent les infos entre les coachs, pour savoir qui était dispo ou pas dispo.
Sylvain Tillon: Et on leur avait automatisé un petit bot dans WhatsApp pour que ces infos soient récupérées automatiquement, que les jeunes puissent dire « je suis dispo ou pas dispo », que ça rentre dans un fichier, que l'autre coach ait tout de suite les infos, qu'il n'ait pas à attendre la transmission par le coach d'avant, et que ce soit le plus fluide possible.
Sylvain Tillon: Donc voilà ce qu'ils vont faire dès les 5 premières semaines.
Sylvain Tillon: Après, en digital learning, on va aller plus loin, on va faire un peu de réalité virtuelle potentiellement, on va faire du podcast, je crois que c'est leur prochaine semaine, apprendre à faire du podcast pro.
Sylvain Tillon: Toujours ce que je dis en fonction des attentes du marché, on fait beaucoup d'IA maintenant aussi en digital learning, parce qu'ils maîtrisent ces outils, qu'ils sachent juste que ça peut produire ou pas.
Sylvain Tillon: Moi je vais être très fan du double H de 8gen par exemple, moins fan d'outils qui vont écrire du texte pas toujours très bon, très fan d'Autriss, le produit français qui produit des learnings qui sont accessibles.
Sylvain Tillon: En IA ils vont aller jusqu'à apprendre à installer des modèles de langage sur des serveurs sécurisés pour qu'on ait une certaine souveraineté dessus, qu'on puisse fine-tuner aussi par rapport à des enjeux spécifiques ou à des bases de connaissances spécifiques.
Sylvain Tillon: Donc ouais on va aller assez loin.
Sylvain Tillon: Sachant qu'ils ne vont pas tous utiliser toutes ces compétences.
Sylvain Tillon: Moi, l'idée, quand même, c'est qu'ils soient employables dans les cinq prochaines années.
Sylvain Tillon: Tout en leur rappelant, attention, ça bouge très vite.
Sylvain Tillon: Et si vous continuez pas à faire votre veille et que vous ne vous mettez pas en apprentissage continu, moi, je ne vous garantis pas que dans 3-5 ans, vous ayez encore du boulot.
Sylvain Tillon: Mais c'est presque la principale chose qu'on leur apprend.
Sylvain Tillon: C'est de nouveau apprendre à apprendre.
Sylvain Tillon: Et on les rassure, on les prend par la main pour leur trouver un premier employeur qui leur fait confiance et qu'après, ils vivent leur vie.
Sylvain Tillon: Je viens de sortir mes deux études d'insertion.
Sylvain Tillon: Sur l'IA, c'est très récent, parce que la première promo, on a lancé 18 mois.
Sylvain Tillon: La deuxième, il y a 12 mois, donc ils viennent juste de sortir de l'école.
Sylvain Tillon: On est quand même à 85% de personnes qui ont un job à la fin.
Sylvain Tillon: Ce qui est cool, ce sont des profils en reconversion qui étaient potentiellement au chômage depuis longtemps et qui n'ont pas toujours de diplôme.
Sylvain Tillon: On n'a pas beaucoup de diplômes, enfin, on a moins de diplômes, de gens diplômés sur l'IA que sur Digital Learning.
Thomas Lesenechal: De toute façon.
Sylvain Tillon: On a 25% qui ont moins que Bac plus 2 en IA.
Sylvain Tillon: Là, en Digital Learning, on a quand même un niveau un peu plus élevé au niveau diplôme de base.
Sylvain Tillon: Et on est à 88,7% d'insertion.
Sylvain Tillon: Alors, la salle je viens de la sortir sur mon site, j'ai oublié, mais dans ce zone-là, 88%.
Sylvain Tillon: Et c'est cool quand même de se dire qu'il y a 80% qui ont réussi leur reconversion, sachant qu'ils n'ont pas été diplômés.
Sylvain Tillon: Nos formations ne sont pas diplômantes.
Sylvain Tillon: Notre seul enjeu, c'est l'insertion.
Thomas Lesenechal: Ok.
Thomas Lesenechal: Alors, c'était ma question suivante.
Sylvain Tillon: Au contraire de certains organismes qui parfois surventent des diplômes qui ne permettent pas de trouver du boulot.
Thomas Lesenechal: Du coup, tu parles de cette notion d'insertion.
Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous parler un petit peu des débouchés, une personne qui aurait suivi un parcours chez vous en pédagogie ou en IA?
Thomas Lesenechal: Quels sont les métiers visés?
Thomas Lesenechal: Et est-ce que tu as des exemples qui te parlent de success story, entre guillemets, des gens qui ont eu des transformations qui sont intéressantes suite à une formation chez vous
Sylvain Tillon: Je te parlais de Benoît qui était joueur de foot et qui est aujourd'hui consultant formateur chez Emelops, une des plus belles agences pour moi en France, dans le sens où la fondatrice a passé un doctorat en 2008, je crois, sur le sujet de l'IA.
Sylvain Tillon: Donc ce n'est pas une récente IA qui a découvert l'IA qui est générative, c'est quelqu'un qui a une vision beaucoup plus large, qui accompagne des grandes entreprises sur le sujet et que lui s'est vite fondu là-dedans et forme des gens de très haut niveau aujourd'hui.
Sylvain Tillon: après avoir fait une formation chez nous.
Sylvain Tillon: De Lucie, qui est aussi première promo du BAU Digital Learning cette fois-ci, qui était prof de FLE, français langue étrangère, qui était en Allemagne pendant le Covid, tout a fermé, plus de taf, c'est très dur prof de FLE.
Sylvain Tillon: En Digital Learning, je crois qu'on est à 28% d'anciens enseignants qui viennent se reconvertir chez nous.
Sylvain Tillon: et qui est aujourd'hui conceptrice pédagogique, digital learning manager, à l'école hôtelière de Lausanne, qui fait des projets incroyables.
Sylvain Tillon: C'est une dalle géniale, qui est en plus très orientée open source, donc qui a une vraie vision aussi de l'impact du numérique et de la souveraineté des données pour la formation.
Sylvain Tillon: C'est des parcours très divers, et c'est ça que moi j'adore à l'école, c'est de voir ces gens qui évoluent, après beaucoup recherchés aux employeurs de l'alternance,
Sylvain Tillon: Et là, mon réseau et l'image de l'école et le fait qu'on n'y emploie pas, on envoie plutôt dans des PME nos alumnis, nos candidats alternants.
Sylvain Tillon: Parce que les grandes entreprises, de toute façon, prendre un alternant à 41 ans, c'est chelou.
Sylvain Tillon: Ils ne savent pas faire, ça ne rentre pas dans les codes.
Sylvain Tillon: C'est plus cher qu'un alternant de 20 ans.
Sylvain Tillon: et pas toujours simple à encadrer par un manager qui n'a pas toujours 40 ans non plus, où ils ne sont pas toujours à l'aise avec ça.
Sylvain Tillon: Plus des jobs vachement plus silotés, où nous on leur donne un accès à une vision un peu globale de ce qu'on peut faire avec l'IA pour qu'ils soient vraiment là en projet transverse.
Sylvain Tillon: L'objectif c'est que ce soit les nouveaux chefs de la transformation digitale des années 2000, et qu'en 2025 il y ait quelqu'un qui soit là pour cette transformation IA,
Sylvain Tillon: et qui soit là pour aider aussi bien quelqu'un qui a besoin de bien prompter ou de mettre en place un petit agent ou de créer des protons internes mais qui a cette vision un peu complète.
Sylvain Tillon: On ne forme pas des architectes de l'IA de demain ni des devs pour coder un nouveau LLM.
Sylvain Tillon: On forme des gens qui savent utiliser les outils existants ou qui savent les détourner, les functionner mais pas des gens qui vont les créer, créer des nouveaux.
Sylvain Tillon: On ne forme pas des ingénieurs back plus suite.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Thomas Lesenechal: En termes de volume à date, combien de personnes est-ce que vous avez formé sur chacun des parcours pour que notre audience puisse comprendre un petit peu ce que ça représente aujourd'hui?
Sylvain Tillon: est sur une moyenne de 20 étudiants par promo donc on est sur 200 étudiants à lyon digital learning et on a un tout petit peu mentionné à parce que marche enfin on a lancé ça il ya 18 mois des 18 mois le métier n'existait pas donc j'ai galéré à trouver pour mes emplois je me suis arraché pour pour la prospection et il ya trois mois là pour l'autre promo
Thomas Lesenechal: Ok?
Sylvain Tillon: j'ai eu beaucoup de demandes d'employeur je suis pas les prospecter j'ai eu 38 demandes d'employeur qui m'ont rempli un formulaire comme quoi il voulait recruter un chef de projet hier mais je n'ai démarré qu'à 15 parce que j'ai eu beaucoup d'abandon d'employeur faute de budget où c'est pas le bon moment où on n'est pas mature en fait on sait pas quoi lui faire faire ça va demander de l'investissement ce que je leur rappelle comme que il pourra tout faire gratos
Sylvain Tillon: Et même c'est un investissement aussi en termes de transformation d'entreprise, de changement d'habitude, de process, de logiciels potentiellement internes.
Sylvain Tillon: Et beaucoup m'ont dit aussi, en fait là c'est un peu la crise chez nous et c'est pas la priorité de tout transformer.
Sylvain Tillon: Je ne suis pas sûr que ce soit un bon choix stratégique, mais en tout cas c'est la réponse qu'on m'a faite.
Sylvain Tillon: Et donc du coup, on a démarré qu'à 15, un peu frustrant, parce qu'il y a une demande latente, pour autant peu de directions qui prennent vraiment en main le sujet.
Sylvain Tillon: Aujourd'hui, l'IA, c'est presque plus pris en main par les salariés qui font du shadow IA et qui font des trucs dans leur coin, qui apprennent par eux-mêmes, que par la direction qui a une vision de comment accompagner ça, comment faire ça bien, comment mettre en place une vraie logique d'usage intelligent,
Sylvain Tillon: pour gagner du temps, ou être plus productif, ou plus efficace.
Sylvain Tillon: Parce que perso, moi, ça ne me fait pas gagner tant de temps que c'est Alia.
Sylvain Tillon: Ça me permet d'être bien plus efficace, de faire plus dans le même temps.
Sylvain Tillon: Mais un exemple con, je suis un grand fan de Gamma, parce que je ne vois pas les couleurs, je déteste PowerPoint, je ne sais pas faire.
Sylvain Tillon: Gamma me permet de faire des trucs propres et simples, donc des supports de présentation.
Sylvain Tillon: Et maintenant, je n'arrive plus à un rendez-vous commercial sans présentation.
Sylvain Tillon: Avant, avec PowerPoint, j'arrivais à poil, parce que je n'aimais pas ça, j'allais y passer 3 heures pour faire un truc moche.
Sylvain Tillon: Maintenant, je passe 40 minutes sur Gamma.
Sylvain Tillon: C'est plus efficace, mais c'est 40 minutes que je ne prenais pas avant.
Thomas Lesenechal: Hum, intéressant.
Sylvain Tillon: Voilà pourquoi pour moi, l'IA n'est pas toujours du gain de temps.
Sylvain Tillon: Par contre, ça me permet de faire un peu plus et mes clients sont plus contents.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Thomas Lesenechal: On a parlé du type de personnes que vous formez, de ce qu'ils allaient apprendre, des débouchés.
Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous parler du modèle économique du BAU, comment ça se structure économiquement?
Sylvain Tillon: Très bonne question, parce que c'est un des piliers clés aussi.
Sylvain Tillon: C'est de la tendance.
Sylvain Tillon: Donc, c'est financé par l'employeur et l'OPCO.
Thomas Lesenechal: Ok.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: Point.
Sylvain Tillon: Il y a peu d'impact des aides publiques, parce que de toute façon, quand tu as 40 piches, tu n'as plus d'aides, ce que je trouve très injuste, mais c'est comme ça.
Sylvain Tillon: C'est l'employeur qui compense, parce qu'aujourd'hui, on est plus cher que ce que l'OPCO prend en charge.
Sylvain Tillon: On est un peu plus cher, on n'est pas au prix des écoles de commerce, mais on est à 9800 euros la formation sur 12 mois.
Sylvain Tillon: ce qui a un peu un impact là parce que je suis des employeurs qui me disent on n'a pas de sous mais c'est pas tant le coût de la formation que merde faut que je paye quelqu'un au SMIC et finalement je suis pas sûr d'avoir les moyens de payer quelqu'un au SMIC non plus
Sylvain Tillon: Après, ça nous permet d'être peu impactés par les décisions gouvernementales, parce que dernièrement, il y a quand même eu pas mal d'annonces, pas mal de changements.
Sylvain Tillon: Et je ne parle pas des contrôles, je parle juste que les règles changent en cours de route.
Sylvain Tillon: Pour moi, c'est plutôt une bonne chose.
Sylvain Tillon: Il y avait trop d'aides, ce qui créait trop d'effets d'aubaine.
Sylvain Tillon: Et des gens qui étaient pris en alternance, non pas pour être embauchés à la fin, mais parce que ça ne coûtait rien.
Sylvain Tillon: Chez nous, ça a toujours coûté un peu cher.
Sylvain Tillon: Et quand un employeur te prend en tant qu'alternant, c'est pour investir sur toi.
Sylvain Tillon: C'est moins que ce que j'imaginais.
Sylvain Tillon: Mais je suis à 57% qui sont gardés par leurs employeurs à l'issue de la formation.
Thomas Lesenechal: Ok, c'est intéressant, ça c'est important en effet.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Sylvain Tillon: Après, ça, c'est qu'un bout du business model, très honnêtement.
Thomas Lesenechal: Ok, vas-y, alors explique-nous.
Sylvain Tillon: Il n'y a pas de surcoût, il n'y a pas de coût caché, je ne demande rien aux étudiants, parce que je veux que ce soit gratuit pour mes étudiants, et que du coup ça donne la chance à tout le monde.
Sylvain Tillon: Mais, dès le début, j'ai dit et écrit que mon modèle c'est les anciennes ESC, à l'époque où elles faisaient bien le boulot.
Sylvain Tillon: Avec une école top niveau, avec des gens incroyables, avec des ambassadeurs qui sont nos alumni, qui sont ultra forts.
Sylvain Tillon: Et une école accessible pour que ça donne la chance à tout le monde.
Sylvain Tillon: Par contre, là, on gagnera notre vie.
Sylvain Tillon: J'avais annoncé ça il y a 5 ans, c'est plutôt vrai aujourd'hui.
Sylvain Tillon: C'est sur les programmes sur mesure, les master's pay, les MBA.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: Nous, on n'en fait pas, mais anciennement, ce qui était autour de l'ESC, qui était finalement pas trop cher, il y a 25 ans, 23 ans, 22 ans, j'en sais plus, 23 ans, ça a coûté 6 000 euros l'année, j'avais fait 3 pré-étudiants, ça m'a coûté 300 euros à rembourser par moi pendant 5 ans, ce qui était tout à fait faisable en tant qu'entrepreneur.
Thomas Lesenechal: Toi, tu as fait le M. Lyon?
Sylvain Tillon: Exactement.
Thomas Lesenechal: Ok.
Thomas Lesenechal: Je pense que ce n'est plus ça, malheureusement, le coup aujourd'hui.
Sylvain Tillon: C'est 19 000.
Thomas Lesenechal: C'est dingue, franchement.
Sylvain Tillon: Plus compliqué, parce que là, tu fais les emprunts pour les 3 années, il faut que tu embauses 1 000 euros par mois pendant 5 ans.
Thomas Lesenechal: J'ai vu des chiffres passer là-dessus hier, c'est costaud.
Sylvain Tillon: Va créer ta boîte.
Sylvain Tillon: Moi, je n'ai plus créé ma boîte parce que 300 euros par mois, c'était jouable.
Sylvain Tillon: 1 000 euros par mois, putain!
Sylvain Tillon: Il va falloir que tu te sortes un sacré salaire dès le début, c'est pas simple.
Sylvain Tillon: Donc voilà, moi je suis plus sur ce modèle d'avant, de l'école pas trop chère, où les étudiants sont payés dès le début, donc tu peux faire une vraie sélection.
Sylvain Tillon: Parce qu'il y a aussi ce côté important pour moi d'avoir une sélection de gens très bons, à qui je peux garantir un boulot, parce que je suis sûr d'en faire des tueurs.
Sylvain Tillon: Et par contre, comme ils sont très bons, les employeurs disent « Ah, mais ce serait cool que tu formes le reste de mes équipes, ou d'autres gens qui ont vu passer nos étudiants en disant « Nous, j'ai pas d'alternant à prendre, je veux que tu formes tous mes collaborateurs avec votre méthode, votre façon de faire. »
Sylvain Tillon: Et là, on n'est pas si cher que ça, parce que finalement j'avais pris du marché, on est dans une moyenne haute peut-être, on est plus cher qu'un freelance évidemment, mais on n'est pas les plus chers non plus sur le marché, mais c'est ça qui nous permet de rentabiliser l'ensemble et qui fait qu'on peut s'éclater, faire des plus petites promos quand il y a un peu moins de besoin, et quand même garder notre chiffre d'affaires et continuer à grandir et faire des beaux projets.
Thomas Lesenechal: Ok, donc juste pour bien comprendre, tu as une partie du chiffre d'affaires qui va être faite sur le modèle avec les étudiants et tu fais aussi de la formation auprès des entreprises avec en cheval de trois, entre guillemets, tes étudiants qui te permettent de développer à la fois des relations entreprise, d'être identifié comme un acteur majeur sur des thématiques où il n'y a pas 36 000 personnes qui forment, alors notamment sur...
Sylvain Tillon: Exactement.
Thomas Lesenechal: sur la partie conception pédagogique, digital learning.
Thomas Lesenechal: C'est une autre affaire sur l'IA.
Thomas Lesenechal: On pourra parler d'ailleurs de comment est-ce que tu te différencies là-dessus.
Thomas Lesenechal: Mais du coup, tu as un modèle économique qui est double, c'est ça, avec deux typologies de clients que tu adresses aujourd'hui.
Sylvain Tillon: Il n'était pas double au début.
Sylvain Tillon: Premières années, j'ai eu que l'alternance.
Thomas Lesenechal: Oui?
Sylvain Tillon: Un, pour une question de temps et deux, une création de marque.
Sylvain Tillon: Parce que dans les trucs bizarres, dont on va parler, j'imagine après, je n'ai pas de commerciaux, je ne fais pas de prospection.
Thomas Lesenechal: Ok, on va parler d'acquisition juste après, c'est ce qui va intéresser notre audience.
Thomas Lesenechal: Tu fais un bon teaser.
Sylvain Tillon: Et l'année dernière, on avait des plus grosses promos parce que l'alternance marchait un peu mieux.
Sylvain Tillon: Et on a fait, c'est une des questions que tu vas me poser aussi, on a fait 800 000 roadshifts d'affaires sur la partie formation.
Sylvain Tillon: 75% via l'alternance, 25% via la formation B2B.
Sylvain Tillon: Cette année, on fait toujours 800 000 roadshifts, mais on fait 50-50.
Thomas Lesenechal: Ok, super intéressant.
Sylvain Tillon: Parce qu'on a baissé les groupes d'alternance, on a moins d'employeurs, et je ne prends pas d'étudiants, je ne veux pas qu'ils payent.
Sylvain Tillon: S'il n'y a pas d'employeurs, ils ne viennent pas, point.
Sylvain Tillon: Parce que ça veut dire qu'ils ne auront pas de job au bout.
Sylvain Tillon: S'ils n'ont pas d'employeurs, ils ne pourront pas pratiquer.
Sylvain Tillon: Mais pour autant, heureusement, on a pu compenser par plus de demandes B2B.
Thomas Lesenechal: Ok, on va reparler un petit peu plus tard de la partie acquisition.
Thomas Lesenechal: Ce qui m'intéressait aussi, c'est cette notion de franchise.
Thomas Lesenechal: Alors, je ne sais pas si tu parles exactement de franchise, mais notamment le développement que vous avez eu dans différentes villes.
Thomas Lesenechal: Je trouve que c'est un modèle intéressant et qu'on ne voit pas forcément beaucoup, à ma connaissance, dans la formation professionnelle.
Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ce choix et de ce que ça a impliqué pour vous?
Sylvain Tillon: Alors choix ou non choix, je ne sais pas.
Sylvain Tillon: J'ai 43 ans, je me suis cramé dans des projets et mon équilibre pro-perso est super important aujourd'hui.
Sylvain Tillon: Je suis un gros bosseur, j'adore ça, mais pour autant j'ai des limites, je les ai atteintes plusieurs fois et donc je ne veux pas retoucher ça.
Sylvain Tillon: Et clairement, Paris, j'avais énormément de demandes et d'employeurs et de candidats.
Sylvain Tillon: L'inconvénient de Paris, c'est que les candidats considèrent que si tu es une bonne école, tu devrais être sur Paris.
Sylvain Tillon: Ils sont peu près à se déplacer, notamment parce qu'en plus, les loyers parisien sont très élevés, donc c'est compliqué d'avoir son appart à Paris et de venir se former à Lyon.
Sylvain Tillon: Même si moi, j'en ai quelques-uns des étudiants qui le font, mais très peu et que j'avais une grosse demande.
Sylvain Tillon: Et que j'ai rencontré deux entrepreneurs assez dingues, parce que j'ai dû dire sur LinkedIn, ça fait chier, j'adorerais faire un baillu à Paris et...
Sylvain Tillon: Et je ne peux pas, et je n'ai pas vraiment envie de le faire moi, parce que je n'ai pas envie de me retrouver à devoir aller ouvrir les bureaux un matin si mon directeur, ma directrice est malade, parce qu'on est une toute petite équipe.
Thomas Lesenechal: Ce qui arrive.
Sylvain Tillon: Et je ne veux pas avoir à gérer ça, je veux le faire gérer par quelqu'un.
Sylvain Tillon: D'où j'ai trouvé deux entrepreneurs géniaux, Christophe et Laurent, qui m'ont dit « Nous, on est prêts à le faire avec toi. »
Sylvain Tillon: On a notre agence à côté, donc on a déjà les compétences, alors c'était sur Digital Learning.
Sylvain Tillon: Ils sont venus suivre des cours chez nous, on les a formés à notre méthodo, à notre programme pédagogique, et ils ont vraiment fait comme nous à Paris.
Sylvain Tillon: C'était incroyable.
Sylvain Tillon: avec la même méthode, toutes les mêmes valeurs, enfin ils étaient presque plus accrochés aux valeurs que nous, c'était vraiment extra.
Sylvain Tillon: Ils ont fait 4 promos, 3 promos, 4 promos, et ils ont lâché la main parce que finalement ça prenait trop sur leur activité tout court, trop de temps, et ils faisaient plus du tout de conception pédale, ils n'arrivaient plus à le faire, alors ça leur permettait de bien vivre.
Sylvain Tillon: mais ils n'avaient pas la taille critique pour pouvoir continuer à faire les deux.
Sylvain Tillon: Donc ils sont repartis faire la conception PEDA.
Sylvain Tillon: Je suis sûr qu'on se recroisera dans pas longtemps pour reparler d'une question d'école ensemble.
Sylvain Tillon: Mais ça s'est fait un peu comme ça.
Sylvain Tillon: Honnêtement, ce n'est pas le meilleur plan financier de faire une franchise.
Sylvain Tillon: C'est ça que je veux partager quand même.
Sylvain Tillon: Je n'ai aucun regret.
Sylvain Tillon: Je continuerai à le faire parce que
Sylvain Tillon: Je ne veux pas, moi, avoir ça à gérer.
Sylvain Tillon: Pour autant, pour ce que ça rapporte et pour le temps que ça prend, parce que c'est quand même moi qui fais le marketing pour le Bayou Global, je reçois beaucoup, moi, les demandes des employeurs parce que je suis le premier à installer sur le sujet et que je me rends visible sur le sujet et que je veux être visible.
Sylvain Tillon: Donc, ça me prend quand même du temps de les aider parce que finalement, c'est moi qui fais le call avec l'employeur qui veut un candidat et qui j'ai dit, vu là où tu es placé, appelle plutôt mes collègues de Paris.
Sylvain Tillon: Je leur passe le brief et c'est eux qui vont te trouver candidat.
Sylvain Tillon: Mais c'est moi qui ai fait un peu stack-lease pour eux, en partie.
Sylvain Tillon: Et donc c'est du temps et ça ne me rapporte pas tant que ça parce que je n'ai pas de commission entre nous.
Sylvain Tillon: On a un prix fixe par étudiant pour qu'ils utilisent la marque Le Bayou et qu'ils suivent notre programme.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Sylvain Tillon: Et c'est comme ça qu'on se développer plus par non-envie de grandir.
Thomas Lesenechal: Ok, très bien.
Sylvain Tillon: Parce que c'est un truc important, je suis mauvais manager.
Thomas Lesenechal: On va parler.
Thomas Lesenechal: Ok, ah oui, c'est bien de le savoir.
Sylvain Tillon: Alors je sais pas si c'est peut-être pas le bon mot, j'aime produire et je suis pas beaucoup au bureau donc je suis pas trop là en tant que manager, ce qui fait que je bosse très bien avec des intrapreneurs, je leur dis voilà on va aller là, t'as un mois, fais comme tu veux et t'as une liste de tâches sur laquelle on se met d'accord, je suis pas là tous les jours à vérifier ce que t'as fait pas fait, je laisse beaucoup d'autonomie de liberté, ce qui peut fatiguer aussi d'ailleurs les collaborateurs, ce qui fait que moi j'ai un peu plus de turnover dans l'agence.
Sylvain Tillon: Je vais avoir des gens qui changent tous les 4 ans parce qu'ils ont envie de faire autre chose, voire envie de créer leur propre mode, vu que je les ai mis dans une position d'entrepreneur.
Sylvain Tillon: Ils sont entrepreneurs.
Sylvain Tillon: Mais à diriger, tu peux avoir une équipe de 5-6 entrepreneurs.
Sylvain Tillon: Au-delà, ça devient compliqué.
Sylvain Tillon: Ça demande du temps et une envie de le faire.
Sylvain Tillon: Et moi, je n'aime pas ça.
Sylvain Tillon: Je n'aime pas être au bureau, je n'aime pas être chez les clients, je n'aime pas produire, je n'aime pas être dans mon coin.
Sylvain Tillon: pas nécessairement les accompagner eux.
Sylvain Tillon: Je leur donne les libertés de faire, mais pas nécessairement leur dire comment il faut faire, parce que je ne suis pas sûr d'avoir la meilleure façon de faire moi.
Thomas Lesenechal: Ok.
Thomas Lesenechal: On reviendra un petit peu plus tard sur l'équipe, à quoi ça ressemble en termes de structuration.
Thomas Lesenechal: Je voudrais maintenant qu'on parle d'acquisition.
Thomas Lesenechal: Alors, il y a une spécificité avec ce type de structure, c'est qu'il me semble une acquisition qui est double.
Thomas Lesenechal: C'est que d'une part, tu dois aller chercher des étudiants.
Thomas Lesenechal: mais tu dois aussi aller chercher des entreprises.
Thomas Lesenechal: Moi, j'avais travaillé sur le lancement d'une école qui s'appelle Cybersup, et c'est vrai que je m'étais rendu compte que c'est du taf d'aller chercher les étudiants, mais ensuite, il faut trouver des entreprises pour les matcher.
Thomas Lesenechal: Donc, je pense que c'est assez intéressant d'échanger sur ce modèle spécifique.
Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous parler de, lorsque tu as lancé le BAU, donc sur la partie pédagogie, comment est-ce que tu vas aller chercher, alors d'une part, tes premiers étudiants, mais aussi les premières entreprises qui ont accepté de collaborer avec ces étudiants?
Sylvain Tillon: C'était le plus simple et le plus naturel.
Sylvain Tillon: Entreprise, c'était nos clients.
Sylvain Tillon: Parce qu'en fait, on a lancé l'école aussi parce que nos clients nous disaient qu'on a besoin de quelqu'un en plein temps.
Sylvain Tillon: Vous êtes trop fort, Sido, pour faire des projets, vous nous faites des trucs incroyables.
Sylvain Tillon: On a aussi besoin de quelqu'un pour maintenir notre LMS, pour animer notre comité d'apprenants, pour nous créer des formations simples.
Sylvain Tillon: Ce qu'on ne sait pas faire chez Sido.
Thomas Lesenechal: Alors peut-être que tu recontextualises qui est Sido, moi je le sais, mais pour notre audience qui ne le saurait pas.
Sylvain Tillon: Pardon.
Sylvain Tillon: Pardon.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: Cido, agence de conseil en pédagogie, qui compte une vingtaine de salariés et qui produit des formations présentielles, licentielles hybrides, canonissimes, en étant agnostique d'outils, beaucoup de surmesures.
Sylvain Tillon: Et on bosse sur des beaux clients pour des formations généralement stratégiques, où ils ont vraiment besoin de mesurer l'impact à la fin.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: Mais pour autant, il y a des formations parfois réglementaires où il faut qu'elles existent, pas besoin qu'elles soient très jolies, on s'en fout, il faut juste que les gens les suivent, point.
Sylvain Tillon: Et là, Sido, on ne sait pas trop faire parce qu'on va se prendre la tête, on va être un peu cher.
Sylvain Tillon: Et donc, les clients nous disaient, on sent qu'il faut digitaliser, on a besoin de quelqu'un à plein temps.
Sylvain Tillon: Est-ce que vous ne voudriez pas nous louer un petit Sido pour six mois le temps de lancer la dynamique?
Sylvain Tillon: Et nous, on ne voulait pas devenir une ESN.
Sylvain Tillon: Et donc, j'aurais dit, je vais créer une école pour vous former des mini Sido.
Sylvain Tillon: Voilà aussi comment c'est né en partie sur notre expertise.
Sylvain Tillon: Et c'est nos consultants, nos chefs de projet, nos graphistes qui vont former ces mini Sido avec vraiment notre méthode, notre façon de faire.
Sylvain Tillon: plusieurs avantages à ça donc j'avais les ressources internes et ça a surtout ultra valorisé les gens en interne qui ne se rendaient pas compte à quel point ils avaient une expertise folle sur le marché parce que comme ils bougent peu, il n'y a pas de turnover, ils sont là depuis 10 ans en moyenne ils ne savent même plus qu'ils sont génialement bons et là ça leur a permis de se rendre compte qu'ils apportaient vraiment quelque chose et de voir des gens qui avaient envie d'apprendre auprès d'eux donc les premiers employeurs c'était nos clients
Sylvain Tillon: Aujourd'hui, c'est des gens qui nous suivent sur les réseaux, suivent notre newsletter.
Sylvain Tillon: On a une baisse de newsletter avec 35 000 abonnés sur Substack.
Thomas Lesenechal: Super.
Sylvain Tillon: Et aussi, c'est via ça, plus nos alumni, qui partagent une belle image de l'école, ou des employeurs qui parlent entre eux en disant « Putain, j'en ai trouvé, ils sont vraiment bons, ils sont au bahut.
Sylvain Tillon: » Donc la prochaine fois que tu cherches quelqu'un, ne pose pas des questions, prends quelqu'un du bahut.
Sylvain Tillon: Donc, bouche à oreille.
Sylvain Tillon: Et après... Non, sur Digital Learning, je ne prospecte plus.
Sylvain Tillon: Sur IA, j'ai commencé.
Sylvain Tillon: Je peux te raconter comment j'ai fait.
Sylvain Tillon: Côté candidats, première promo.
Sylvain Tillon: Pareil, entre les gens qui nous suivaient, plus notre newsletter, on a 800 candidats pour 25 places.
Thomas Lesenechal: Ça, c'était sur la partie pédagogie, c'est ça?
Sylvain Tillon: Ouais, c'est la partie pédale, ouais.
Thomas Lesenechal: 800 candidats, c'est nice.
Thomas Lesenechal: C'était quand ça?
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: en 2020, pardon, pour la promo de septembre 2020.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: En juin, on a eu un nombre de candidats hallucinants.
Sylvain Tillon: Aujourd'hui, on a toujours entre 100 et 200 candidats par promo pour 20 places.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: Sur l'IA pareil on a 142 candidats pour 20 places.
Sylvain Tillon: Sachant que 142 candidats qui sont allés au bout du process, qui sont bien dispo pour du présentiel, qui ont fait tous nos tests qui sont longs et chiants, je préviens.
Sylvain Tillon: Mais c'est un des moyens de vérifier s'ils sont vraiment motivés, si ils ont envie d'aller au bout et nous de vérifier s'ils ont les compétences, soft skills de base pour y arriver.
Sylvain Tillon: Et comment on les trouve?
Sylvain Tillon: C'est beaucoup de bouches à oreilles, beaucoup de réseaux sociaux, beaucoup de newsletters.
Sylvain Tillon: Plus depuis maintenant quand même deux ans, ils nous aident énormément.
Sylvain Tillon: Et merci à eux, ils font un super boulot.
Sylvain Tillon: France Travail.
Sylvain Tillon: Je fais deux webinaires avant chaque promo.
Sylvain Tillon: Là, sur le prochain, je crois que j'ai déjà 350 inscrits.
Sylvain Tillon: Alors, je n'aurai pas 350 candidatures.
Sylvain Tillon: Je vais peut-être en récupérer 20, 30, 40.
Sylvain Tillon: sur l'eau il y en a un tiers peut-être qui sera intéressante parce qu'entre ceux qui viennent au webinaire parce qu'ils pensent que c'est obligatoire quand t'es demandeur d'emploi tu reçois un truc qui dit tiens une nouvelle formation qui est gratuite qui garantit un job et c'est envoyé par ton conseiller tu dis bon peut-être qu'il faut que j'y aille quand même pour montrer que je cherche un peu donc il y a aussi ces profils là mais il y a aussi des gens incroyables franchement ça m'a aussi changé d'image là-dessus où t'as des gens qui sont à France Travail qui se font accompagner et qui sont très bons
Thomas Lesenechal: Bien sûr.
Sylvain Tillon: et qui mérite qu'on leur donne un coup de main pour retrouver de l'emploi, et qui ne sont pas juste des touristes et qui ont vu de la lumière.
Sylvain Tillon: Donc là, j'ai 300 personnes, je vais avoir peut-être 20, 30 candidats ou 40 candidats, à nous de sélectionner derrière, de faire tous les process, plus les entretiens.
Sylvain Tillon: Et on en fait généralement deux avant chaque promo pour avoir une masse critique autour de 30 candidats pour qu'il n'y ait 20 qui démarrent à la fin.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Thomas Lesenechal: Donc, tu vas avoir cette notion de bouche à oreille qui est importante.
Thomas Lesenechal: Vous aviez des actifs quand même, tu parles de newsletters, de personnes qui vous suivez sur les réseaux sociaux et tu as aussi le partenariat.
Thomas Lesenechal: Alors, c'est peut-être un grand mot, partenariat, mais en tout cas, le soutien de France Travail qui vous permet d'aller générer des candidats potentiels via des webinaires.
Thomas Lesenechal: Et ça, je sais qu'on l'avait fait aussi avec Grosse Tribe.
Thomas Lesenechal: C'est vrai que c'est un levier.
Thomas Lesenechal: Il y a une fois, vous en avez 800 inscrits.
Thomas Lesenechal: C'est un levier qui est très puissant.
Thomas Lesenechal: Après, ça demande un peu de lobbying, entre guillemets, quoi.
Sylvain Tillon: Attention, c'est pas nécessairement gratuit.
Sylvain Tillon: Nous, c'est parce qu'on garantit un job, donc on va le sortir du marché du chômage.
Thomas Lesenechal: Bien sûr.
Sylvain Tillon: Ça les arrange aussi.
Sylvain Tillon: Ils nous demandent quand même des stats.
Sylvain Tillon: On a un peu de reporting à faire.
Sylvain Tillon: Et si c'est juste une icône avec un diplôme et que vous ne montrez pas une insertion élevée, ce n'est pas dit qu'ils le fassent très souvent.
Sylvain Tillon: Nous, ça fait cinq ans qu'ils nous accompagnent parce qu'on sort nos stats d'insertion, qu'ils suivent nos candidats, qu'ils voient qu'il y a un taux de satisfaction très élevé et du boulot.
Sylvain Tillon: Ce n'est pas un service offert à des entreprises, ce qui est normal, parce que c'est l'argent public qui passe à chercher ces candidats, parce qu'ils n'envoient pas tous les candidats de la région.
Sylvain Tillon: Ils font quand même un pré-filtre à...
Thomas Lesenechal: Oui, il y a une segmentation en effet.
Sylvain Tillon: qui est quand même bien faite, et ils sont présents lors du webinaire, enfin franchement c'est du boulot de leur côté aussi, et vraiment encore merci, parce que je trouve ça cool qu'ils fassent ça.
Thomas Lesenechal: C'est bien.
Thomas Lesenechal: Alors, sur la partie pédagogie, vous aviez des actifs qui ont été, je pense, un peu des avantages concurrentiels, qui étaient qu'il y avait déjà une clientèle existante sur Sido, que vous aviez une newsletter, que vous aviez une présence sur les réseaux sociaux.
Thomas Lesenechal: Sur l'IA, tu avais peut-être un peu moins d'actifs à exploiter.
Thomas Lesenechal: Comment est-ce que ça s'est passé pour aller chercher les premiers clients?
Thomas Lesenechal: Et comment est-ce que ça se passe aujourd'hui?
Thomas Lesenechal: Peut-être une logique un petit peu différente?
Sylvain Tillon: On s'est positionné vite pédagogie plus IA.
Sylvain Tillon: Nos formations, c'est IA et pédago.
Sylvain Tillon: On apporte ça auprès de boîtes de formation principalement.
Sylvain Tillon: Sachant que c'est partie de mon collègue génial, Yuri Min, qu'on a embauché à peu près en septembre 2020 pour faire une thèse sur comment améliorer l'engagement dans le e-learning.
Sylvain Tillon: Son hypothèse a été de mettre des agents type Adibu dans les e-learnings pour nous guider, pour répondre aux questions, pour nous faire des coups à la volée après une vidéo par exemple.
Sylvain Tillon: Sauf qu'en 2020, c'était très compliqué et très très cher à faire.
Sylvain Tillon: Que novembre 2022, GPT est arrivé et pour lui, ça a été une révolution complète.
Sylvain Tillon: Il a plongé dedans, il s'est noyé dans le sujet et il est devenu un des experts français de l'IA pour la formation.
Sylvain Tillon: Donc on avait quand même un début d'image sur l'IA.
Sylvain Tillon: Et après, c'est un entrepreneur, on aime les défis tous les deux.
Sylvain Tillon: Moi, il me faisait des choses vraiment dingues et je lui dis « putain, c'est con qu'on ne partage pas tes connaissances à des étudiants parce que je suis sûr que ce sera des jobs dans les entreprises demain.
Sylvain Tillon: » Et on y allait un peu comme ça, on disait « on va aller, on se donne six semaines et on lance l'école.
Sylvain Tillon: » Donc là, je suis allé prospecter quand même parce que je n'ai pas trouvé les employeurs tout de suite parce que j'ai beau l'avoir annoncé sur LinkedIn,
Sylvain Tillon: Un chef de projet IA, déjà, c'est un terme qui n'existait pas presque il y a 18 mois, comme Digital Learning Manager il y a 5 ans.
Sylvain Tillon: Donc il a fallu trouver un nom qui soit assez englobant pour qu'il puisse être aussi bien formateur que potentiellement concepteur de POC ou accompagnateur de la transformation IA.
Sylvain Tillon: Et là, j'ai quand même prospecté dans des boîtes de logiciels de la région, des boîtes qui gagnent de l'argent, plus des OF qui s'étaient formés chez nous sur ces sujets-là en disant « bon, c'est cool, tu as une sensibilisation, mais si tu veux vraiment passer à l'échelle, prends-nous quelqu'un ».
Sylvain Tillon: D'ailleurs, par exemple, là, on a une école, ça peut paraître fou, de pâtisserie qui fait du distanciel à Paris, que j'avais formé sur le sujet.
Sylvain Tillon: Et le boss m'a rappelé un an après la formation en me disant « En fait, cool tout ce que tu as mis en place, mais il faut qu'on aille beaucoup plus loin, j'ai besoin de quelqu'un de dédié, qui nous a pris une alternance IA, qui leur a déjà créé un premier chatbot, là, j'ai vu, pour apprendre, enfin, qui a créé des personas de demande de cake design pour des mariages. »
Sylvain Tillon: pour leur apprendre à poser les bonnes questions et à savoir présenter le meilleur cake design en fonction du persona qui a été imaginé par cette conceptrice.
Sylvain Tillon: Et trop content qu'ils arrivent là-dessus, parce que pour moi, il y a vraiment plein de choses à faire dans le monde de la formation et de l'IA.
Sylvain Tillon: Donc on a quand même beaucoup d'employeurs dans ce monde-là, qui est notre premier réseau, plus des agences IA, parce qu'elles ont besoin de formateurs, de consultants en plus, plus maintenant, enfin, quelques PME qui prennent le virage et qui disent, on voit qu'il se passe des choses, mais on n'y comprend rien, on a besoin de quelqu'un pour gérer un peu ça.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: mais c'est encore, c'est bien plus lent que ce que j'imaginais.
Sylvain Tillon: Je pensais que ça prendrait plus vite et que les boîtes diraient « ok, si t'as quelqu'un qui est bon, je te le prends parce que j'en ai besoin.
Sylvain Tillon: » Et pour l'instant, on n'en est pas là.
Thomas Lesenechal: Ouais, c'est le début, ouais.
Thomas Lesenechal: Sur la prospection, comment est-ce que tu t'y es pris?
Thomas Lesenechal: C'est du email, LinkedIn, téléphone?
Thomas Lesenechal: Tu vas taper à la porte.
Sylvain Tillon: Assez ciblé via réseau LinkedIn, c'est qui les boîtes qui sont dans un groupe autour de réflexion autour de l'IA ou des boîtes qui sont dans le numérique, je lis via par exemple Digital League qui est un cluster dans la région.
Thomas Lesenechal: Ok.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: J'ai pris des boîtes que je connaissais où j'ai des gens en contact niveau 1 sur LinkedIn en disant « Tiens, on s'est déjà croisés, là je lance une promo là-dessus, est-ce que ça peut vous intéresser?
Sylvain Tillon: » Dispo pour en discuter.
Sylvain Tillon: Donc quand même très ciblé, j'ai pas fait du masse du tout, pas fait de quanti, parce que je voulais une réponse, ça n'empêche que certains ont cru que c'était de l'automatisation, parce qu'aujourd'hui on reçoit tellement, certains m'ont dit « mais en fait je t'ai pas répondu, je croyais que c'était un mail automatique », je me suis dit « bah non, en fait je t'ai envoyé un vrai message », parce que du coup je relançais quand même aussi, mais plutôt à la main, parce que j'avais pas besoin d'en contacter 500 non plus, avec 60 boîtes j'allais en trouver 15 qui allaient me dire « ok ça m'intéresse d'en savoir plus ».
Thomas Lesenechal: Et puis la segmentation est ultra importante dans la prospection.
Thomas Lesenechal: Vaut mieux en effet contacter 50, 100 boîtes que faire un truc grosse maille où on va contacter centaines de boîtes.
Thomas Lesenechal: Et de toute façon, en effet, aujourd'hui, il y a une surexposition au message de prospection qui fait que les gens, ils ont un radar où tu dis « Oula, pourquoi il m'ajoute celui-là?
Thomas Lesenechal: » « Ok, qu'est-ce qu'il veut?
Thomas Lesenechal: » Et c'est là où…
Sylvain Tillon: Plus j'ai une question, un problème de temps, alors du coup j'ai même pas ajouté des gens, c'est vraiment des gens dans mon réseau, donc j'ai la chance d'avoir beaucoup de gens dans le réseau déjà, parce que je voulais pas qu'il y ait ce risque qu'ils acceptent pas, ou qu'ils aient pas envie, et moi je pouvais pas assurer 100 rendez-vous sur les 4 semaines avant la promo,
Sylvain Tillon: parce que j'anime des formations, parce que j'ai d'autres choses aussi à faire.
Sylvain Tillon: Donc, il valait mieux que ce soit très ciblé sur 20 personnes qui étaient vraiment intéressées, plutôt que d'avoir plein de curieux qu'il faut qualifier.
Sylvain Tillon: Je n'avais pas ce temps-là.
Sylvain Tillon: Donc, c'est un temps que j'aurais peut-être pu déléguer, mais que j'ai choisi de ne pas faire.
Sylvain Tillon: Et après j'ai besoin de les connaître un peu ces employeurs.
Sylvain Tillon: Il y a un côté confiance aussi, de bien comprendre les missions qu'ils veulent proposer, que ce ne soit pas un effet d'aubaine, et que ce ne soit pas un guet-apens ou un traquenard pour mes étudiants.
Sylvain Tillon: Parce qu'ils sont fragiles quand ils arrivent chez moi, je te l'ai dit, ils n'ont pas confiance en eux, on ne leur a jamais dit qu'ils étaient bons, et ils peuvent facilement se faire briser.
Sylvain Tillon: Alors on a la chance d'avoir 5% de taux d'abandon sur nos formations, donc une personne par promo de 20, généralement qui abandonne.
Sylvain Tillon: A chaque promo on a eu un abandon.
Sylvain Tillon: Pourquoi?
Sylvain Tillon: Je n'en sais rien.
Sylvain Tillon: mais à chaque fois on a eu enfin si je connais les raisons de chacun mais pourquoi une personne à chaque fois mais pourquoi si peu c'est aussi parce que les ampleurs sont bien choisis que je les connais
Sylvain Tillon: qu'ils n'ont pas envie de me faire de crasse.
Sylvain Tillon: Il y a un truc de... Ils savent que je me suis mouillé, que j'ai fait bien mon boulot, que j'ai fait une bonne sélection, mais parce qu'on a créé une relation de confiance.
Sylvain Tillon: Ce n'est pas seulement des gens que j'ai prospecté en disant « J'ai un étudiant, prends-le, tu vas voir, c'est génial.
Sylvain Tillon: » On est dans un écosystème et ces gens-là, on se croise.
Sylvain Tillon: Peu physiquement, parce que moi, je suis peu présent dans les événements, je suis très mauvais pour ça et je n'aime pas ça.
Sylvain Tillon: Mais on se croise sur LinkedIn et sur la newsletter ou via des listes d'emails dans lesquelles on est.
Thomas Lesenechal: Ok, alors intéressant que tu parles de LinkedIn, je voulais le mentionner.
Thomas Lesenechal: Toi, tu es relativement visible sur LinkedIn.
Thomas Lesenechal: Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, tu as atteint ce niveau de visibilité et qu'est-ce que ça apporte à ton activité?
Sylvain Tillon: Beaucoup moins que ce que les coachs LinkedIn veulent bien raconter, parce que j'ai quand même 78 000 abonnés, je crois.
Sylvain Tillon: Notre page, le bahut, on a 9100, j'ai arrivé ce matin, je crois.
Sylvain Tillon: Pourquoi?
Sylvain Tillon: Parce qu'en 2017 à peu près, j'ai été mis en avant par LinkedIn dans les trois profils à suivre.
Sylvain Tillon: On a ça sur la home, généralement on a Macron, Jean-Covici et Michel-Édouard Leclerc.
Sylvain Tillon: Il y a eu Sylvain Tillon un jour, enfin pendant une semaine, et j'ai reçu 8 000 invitations d'une semaine.
Sylvain Tillon: J'avais à peu près 4000 contacts, je suis passé à 12 000, à l'époque j'acceptais tout le monde, ce que je ne referais pas aujourd'hui.
Sylvain Tillon: Et à partir de ce jour-là, je me dis « tiens, j'étais presque plus sur Facebook, moitié pro, où je partageais ce que je vivais dans ma boîte et mes aventures.
Sylvain Tillon: » Et je me dis « tiens, j'ai quand même 12 000 personnes qui sont potentiellement intéressées par ce que je raconte, je vais m'efforcer à faire un post par semaine pour partager des trucs sur ma vie, ma boîte, mes aventures pro. »
Sylvain Tillon: Je me suis créé un personnage où je ne parle pas de ma vie de famille, de mon sport, de ma passion pour la bouche ou le vin.
Sylvain Tillon: Je parle boulot, mais en essayant d'avoir un angle d'expérimentation, d'innovateur ou de personne qui fait des choses potentiellement un peu différemment, mais qui partage en toute transparence ce qu'il fait.
Sylvain Tillon: sans obligation de faire, parce qu'il y a des semaines où je ne publie pas, parce que je n'ai pas d'idée, parce que je n'ai pas le temps, parce que je n'ai pas envie, parce que c'est du temps à rédiger, parce que je ne fais pas faire ça par IA.
Thomas Lesenechal: Mmh.
Sylvain Tillon: Je peux parfois me faire aider par IA pour qu'ils me réécrivent, ou qu'ils me posent des questions pour voir comment le rendre plus intéressant.
Sylvain Tillon: Mais ce n'est pas l'IA qui rédige à partir d'un prompt.
Sylvain Tillon: C'est quand même moi qui pose mes idées, j'aime garder ce truc-là, j'aime écrire en fait.
Sylvain Tillon: Moi, c'est un peu mes mémoires en plus LinkedIn.
Sylvain Tillon: Je partage mes idées et parfois, c'est aussi un moyen de lancer un débat pour construire un peu plus ma réflexion sur un sujet.
Sylvain Tillon: Donc c'est du temps à rédiger et c'est du temps à suivre parce que j'ai la chance du coup depuis 2017 d'avoir pas mal de réactions sur mes posts.
Sylvain Tillon: Et en fait, ça fait partie du boulot que de répondre aux commentaires, que de répondre aux messages privés, que de faire vivre ce réseau-là.
Sylvain Tillon: Donc j'ai joué ça depuis 2017, c'est monté un peu organiquement, parce que j'ai l'effet d'automatisation particulière dessus.
Sylvain Tillon: Aujourd'hui je suis à 78 000, moi je suis à titre perso.
Sylvain Tillon: Mais où en plus je brouille un peu le message en ce moment, je me rends compte, enfin depuis 5 ans maintenant, parce que j'ai aussi lancé une association qui s'appelle C'est vrai ça, qui lutte contre la désinformation, qui vérifie ce qu'elle a raconté sur LinkedIn, où on a 110 000 abonnés, donc c'est cool, mon asso a plus d'abonnés que moi.
Sylvain Tillon: Mais où je vais beaucoup intervenir sur ces sujets, parce que ça me touche énormément,
Sylvain Tillon: Et parfois, peut-être que je brouille un peu les messages, c'est quoi mon job vraiment?
Sylvain Tillon: Est-ce que c'est juste d'être un petit con sur LinkedIn ou est-ce que c'est d'être un directeur d'école?
Sylvain Tillon: Je ne suis pas sûr que ce soit clair pour tout le monde.
Sylvain Tillon: Mon vrai job, c'est directeur d'école, c'est celui-là qui me paye.
Sylvain Tillon: Mais j'avoue que je passe mes nuits, mes week-ends, mes pauses à vérifier de l'info et à troller un peu.
Sylvain Tillon: J'adore ça.
Thomas Lesenechal: Je vois ça.
Thomas Lesenechal: Il est régulièrement, je vois, c'est vrai ça, dans les postes.
Thomas Lesenechal: Je voulais aussi qu'on parle d'un dernier élément sur la partie acquisition, c'est la notion de recommandation.
Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, tu commences à avoir un petit peu de volumétrie sur tes apprenants.
Thomas Lesenechal: Est-ce que tu vois aujourd'hui de plus en plus de recommandations qui viennent à la fois via des apprenants que tu as placés, via des entreprises dans lesquelles ces apprenants ont été placés ou via des gens de ton réseau?
Thomas Lesenechal: Est-ce qu'aujourd'hui, c'est quelque chose qui est important pour le BAU?
Sylvain Tillon: Attends, je voulais juste revenir sur LinkedIn où malgré cette visibilité, malgré des posts qui font, je ne sais pas, 100, 150 likes en moyenne sur l'année, je n'ai pas de temps de demandes entrantes.
Thomas Lesenechal: Je t'en prie.
Thomas Lesenechal: Merci.
Sylvain Tillon: Enfin, je n'en ai pas trois par jour.
Sylvain Tillon: J'en ai.
Sylvain Tillon: Il y a aussi une audience séchanceuse qu'il faut accepter.
Sylvain Tillon: Ou quand tu vas au rendez-vous, quand tu appelles quelqu'un, tu te dis « Ah tiens, j'ai ton dernier poids, j'ai trouvé ça très cool.
Sylvain Tillon: » Il n'a généralement pas laissé de traces.
Sylvain Tillon: Mais pour autant, ça crée ce lien.
Sylvain Tillon: Je suis assez mauvais dans les liens sociaux dans la vraie vie.
Sylvain Tillon: Et LinkedIn me permet de garder contact avec des gens, de partager notre façon de faire, de partager des idées, des valeurs pour voir si on est aligné et si on a envie de travailler ensemble.
Sylvain Tillon: mais je ne génère pas mes 10-4 chiffres par jour grâce à LinkedIn.
Sylvain Tillon: Loin de là.
Sylvain Tillon: Je voulais juste redire ça.
Sylvain Tillon: Ça participe vraiment au truc, mais c'est presque plus du marketing, d'être présent, de montrer que tu es là, plus que de générer du lead à court terme.
Thomas Lesenechal: Oui, tout à fait.
Sylvain Tillon: Il faut accepter que ça prendra du temps, ou ça m'engénère, mais pas...
Sylvain Tillon: ce qui est parfois annoncé par certains.
Sylvain Tillon: Mais parce que je n'ai pas non plus une action de push.
Sylvain Tillon: Je suis en pool uniquement, enfin je reçois et je pousse peu de choses.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: Et je ne vais pas être dans les messageries des gens pour leur partager, que je fais des formations ou autre.
Thomas Lesenechal: Hum-hum.
Sylvain Tillon: Et c'était la deuxième question, c'était...
Thomas Lesenechal: La recommandation, est-ce qu'aujourd'hui tu vois de plus en plus de recommandations suite aux différents apprenants que vous avez formés d'une part, qui sont placés aussi en entreprise, des entreprises avec qui vous allez collaborer?
Thomas Lesenechal: Si on prend par exemple à la fois côté apprenant et côté entreprise, est-ce que tu as une idée à peu près du pourcentage qui vienne via bouche à oreille ou recommandation?
Thomas Lesenechal: Si tu ne l'as pas, c'est juste échanger un peu cette notion de recommandation, ce que ça implique aujourd'hui pour le BAU.
Sylvain Tillon: Tu as parlé tout à l'heure de cheval de Troie, et je crois que c'est le bon terme, c'était l'idée de départ.
Sylvain Tillon: Alors non pas que ce soit pour gagner la guerre, juste pour placer des gens qu'on a très bien formés et qui ont envie de rebosser avec nous en plus.
Sylvain Tillon: Donc en plus, c'est marrant, c'est un enjeu qualité super important sur la formation, où il ne faut pas juste qu'ils aient un job à la fin, il faut en plus qu'ils en soient ultra satisfaits et qu'ils se soient faits éclater par leur formateur.
Thomas Lesenechal: Mm-mm.
Sylvain Tillon: pour qu'ils disent eux un jour, si je veux faire un complément, c'est ce que je vais rappeler.
Sylvain Tillon: ou si mon collègue a envie de se former, il faut absolument qu'il aille voir Sido et le BAU.
Sylvain Tillon: Et ça, c'est vraiment... Alors, c'est un stress aussi, parce que ça t'oblige à avoir un niveau de qualité qui est maximal tout le temps.
Sylvain Tillon: Mais je ne sais pas faire autrement.
Sylvain Tillon: C'est ce que j'aime, et ça porte ses fruits, parce qu'aujourd'hui, les appels viennent, si on n'a pas de prospection, uniquement de notre newsletter où on partage des contenus et où on montre notre savoir-faire et de nos anciens, ou des recommandations des anciens employeurs.
Thomas Lesenechal: Ok, ok, trop bien.
Thomas Lesenechal: Écoute, je pense qu'on a pas mal échangé sur la notion d'acquisition.
Thomas Lesenechal: Je voulais aussi parler de la structuration.
Sylvain Tillon: Mais tout ça prend du temps.
Sylvain Tillon: Attention, c'est cool, mais la boîte Cido a 17 ans, donc je ne suis pas parti de zéro quand j'ai créé le BAU.
Thomas Lesenechal: Ouais, bien sûr.
Sylvain Tillon: Et moi, le BAU, pendant 3 ans, je n'ai pas eu de demande en 30 de formation.
Sylvain Tillon: Très peu.
Sylvain Tillon: Maintenant j'en ai tous les jours ou presque, mais ce n'était pas le cas.
Sylvain Tillon: Parce que voilà, c'est un choix long terme et pas non plus hyper croissance parce que c'est assez mesuré.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: On est aujourd'hui 6 dans l'équipe, BAU, plus de 20 chez SIDO.
Sylvain Tillon: Donc je peux aussi compter parfois sur SIDO quand il y a besoin de surplus.
Sylvain Tillon: On n'externalise rien, on ne sous-traite pas.
Sylvain Tillon: On ne demande pas des freelances d'aller à notre place en formation.
Sylvain Tillon: On ne part que sur les sujets qu'on maîtrise nous et sur lesquels on a notre façon de faire.
Sylvain Tillon: Et ouais, on m'entrape peut-être à 10, mais je n'irai pas au-delà parce que je te dis, de toute façon, je n'ai pas envie de manager, je n'ai pas envie de gérer tout ça.
Sylvain Tillon: Ce que j'aime, c'est qu'on garde du temps et en plus, on a des trucs où on se limite
Sylvain Tillon: à trois jours max de formation par semaine, par personne, pour garder du temps de veille, pour garder des moments d'éclate, d'autres projets.
Thomas Lesenechal: Sinon c'est... Alors tu me fais une belle transition en parlant un petit peu de l'équipe.
Sylvain Tillon: Et on ne va pas chercher à optimiser le taux d'emploi de chacun de nos collaborateurs, le taux de chiffre d'affaires de chacun.
Thomas Lesenechal: Comment est-ce que vous vous structurez aujourd'hui en interne?
Thomas Lesenechal: Quels sont les différents profils qui font partie de l'équipe et leurs responsabilités?
Sylvain Tillon: Alors ça a un peu bougé, j'ai lancé l'école avec Rachel Lafaye, une nana géniale, intrapreneur aussi.
Sylvain Tillon: On était deux entrepreneurs à lancer ça et à partir dans ce Paris fou.
Sylvain Tillon: Aujourd'hui, c'est structuré un peu différemment, parce que déjà on a deux sujets, donc on a deux directrices de promo, on va dire, enfin deux directeurs de promo, qui font les sélections de candidats, qui même maintenant gèrent les demandes d'employeurs.
Sylvain Tillon: et qui gèrent les demandes entrantes pour la formation B2B.
Sylvain Tillon: Ce sont vraiment des vrais DG de leur sujet.
Sylvain Tillon: Moi qui suis sur la partie market, plus j'adime des formations, et j'ai un formateur quasi full-time, enfin full-time, 3-5ème, quand il y a des semaines pleines, mais on ne fera pas plus que ça.
Sylvain Tillon: Et un autre qui est mixe,
Sylvain Tillon: DevIA plus formateurIA.
Sylvain Tillon: Et là, j'en ai embauché un troisième formateurIA plus marketing un peu avec moi.
Sylvain Tillon: Et j'en ai probablement un quatrième.
Sylvain Tillon: Mais c'est des mix formateur plus autre chose.
Sylvain Tillon: Anto, c'est un jeune docteur aussi.
Sylvain Tillon: Il a fait une thèse en sciences cognitives.
Sylvain Tillon: Là, il a fait un livre blanc incroyable sur l'IA d'éducation.
Sylvain Tillon: En formation, il s'est pointé.
Sylvain Tillon: Les gens l'avaient imprimé pour lui demander de le signer.
Sylvain Tillon: C'était ouf, t'imagines?
Sylvain Tillon: dans une grosse grosse boîte à Paris.
Sylvain Tillon: Putain, je ne l'imaginais pas, on ne l'a même pas nous imprimé, donc il faut que je l'imprime, parce que je vais faire le learning tech en janvier, et je vais l'imprimer pour le donner.
Sylvain Tillon: Mais ce livre-plan, il l'a passé en temps homme, je pense, une vingtaine de jours.
Sylvain Tillon: Il est dense, il y a du taf.
Sylvain Tillon: Il s'est fait aider d'IA pour le rédiger à la fin, mais ses recherches dessus, c'est vraiment balèze et passionnant.
Sylvain Tillon: Moi, je trouve ça génial à lire.
Sylvain Tillon: Mais voilà, on accepte cet investissement market,
Sylvain Tillon: Pour que les gens le lisent, en disant, ok, sur l'IA l'éducation, eux, ce ne sont pas des gens qui disent que l'IA va remplacer les profs.
Sylvain Tillon: Pour autant, ils ne disent pas que l'IA, c'est de la merde.
Sylvain Tillon: Ils sont nuancés, c'est basé sur de la science, c'est cool, j'ai envie de bosser avec eux.
Sylvain Tillon: Voilà le positionnement qu'on veut avoir et sur lequel on se bat, mais qui demande du temps de veille.
Sylvain Tillon: Après, c'est ce que j'aime, moi.
Sylvain Tillon: Ouais.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Thomas Lesenechal: Donc pour synthétiser, sur chacune des structures, tu as un DG et tu as des gens qui font de la formation mais qui ne font pas que ça.
Thomas Lesenechal: C'est-à-dire qu'ils vont aussi faire du contenu, du marketing et être un peu transverse en interne pour pouvoir...
Sylvain Tillon: Parfois des projets fun, Yuri qui s'est amusé à développer Sidonie, qui est une IA pour co-animer des formations de présentiel tout seul, une IA donc conversationnelle mais orale, que tu peux appeler pour qu'elle lance une vidéo, qu'elle lance ton support, qu'elle lance un quiz que tu as prêt à préparer, mais que tu peux aussi appeler pour qu'elle réponde aux questions des étudiants si tu n'as pas su expliquer ce qu'était un rag et qu'ils n'ont pas compris et que tu n'arrives pas à trouver la bonne image pour l'expliquer.
Sylvain Tillon: tu lui dis, salut Cidonie, j'ai une question pour toi, s'il te plaît, est-ce que tu pourrais expliquer ce que c'est un rag?
Sylvain Tillon: Et elle prend la parole.
Sylvain Tillon: Donc on s'est développé ce genre de choses, ça a été un peu de temps aussi.
Sylvain Tillon: Et pour l'instant, ce n'est pas un produit, c'est un truc pour nous qui nous fait marrer, qui nous différencie.
Sylvain Tillon: Et une sorte de travail de recherche qui faisait marrer Yuri, parce qu'il voulait travailler sur des trucs un peu denses, un peu costauds.
Thomas Lesenechal: Ok.
Sylvain Tillon: Et c'est ça qui fait que lui, il s'éclate à faire tant de temps de la formation et des gros projets comme ça.
Thomas Lesenechal: Ok, super.
Thomas Lesenechal: Je voulais aussi, maintenant qu'on a parlé de l'équipe, qu'on parle un peu des outils que vous utilisez en interne.
Thomas Lesenechal: Toi, je sais que tu as bossé dans le SaaS, il me semble que tu dois tester pas mal d'outils, tu parlais de Gamma.
Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de stack d'outils que vous utilisez et peut-être que tu voudrais faire découvrir à notre audience?
Sylvain Tillon: Airtable, pour tout ce qui est formulaire candidat, suivi candidat.
Sylvain Tillon: Fireflies pour l'enregistrement des visios, et ça va dans Airtable pour compléter ce qu'on a comme info sur le candidat.
Sylvain Tillon: Fireflies qui est l'enregistrement de visios agnostiques, qui peut aller sur Teams, Zoom, Meet, parce que c'est bien quand tu as que du Meet, mais comme moi, je dois travailler avec des employeurs qui parfois n'ont le droit de travailler que sur Teams.
Thomas Lesenechal: Hum.
Thomas Lesenechal: Hum.
Sylvain Tillon: J'avais besoin d'un outil qui allait partout.
Sylvain Tillon: Digiformat pour la gestion de l'information, on a automatisé pas mal de choses aussi,
Sylvain Tillon: Par exemple, on s'est créé un outil de suivi et relance de factures qui est lié à notre compte bancaire, à notre rave et à notre en-fou parce qu'en formation il y a plein de petites factures entre le reste à charge, l'opco, le machin.
Sylvain Tillon: Et elle a un suivi vachement plus clair qu'on sait vibe coder.
Sylvain Tillon: On sait aussi vibe coder un outil de matching pour m'aider, enfin pour aider maintenant les directeurs, les directrices de l'école.
Sylvain Tillon: Mais à l'époque pour moi où je n'ai pas une mémoire infinie, j'ai beaucoup de promos, trop.
Sylvain Tillon: et j'avais parfois du mal à trouver les trois meilleurs candidats de façon la plus objective possible à présenter à chaque employeur.
Sylvain Tillon: Cet outil tape dans nos deux BASER tables candidats employeurs et sur chaque nom d'employeur j'ai un petit bouton matching
Sylvain Tillon: dans lesquels on a mis, nous, nos critères, les lois de mangent géographique, la connaissance du secteur, le niveau technique, les formes de management souhaitées, et je ne sais plus quoi, je ne sais plus quoi.
Sylvain Tillon: Et ça nous sort les cinq candidats dans la base qui correspondent le mieux en termes de pertinence à cet employeur par rapport à ce qu'on sait de lui, ce qu'on sait de nos candidats.
Sylvain Tillon: Moi, sur ces cinq, je choisis les trois que je vais lui présenter, parce que je les connais, parce que ça se trouve, il y en a un qui a déjà vu quatre employeurs, ça n'a rien de leur représenté une nouvelle fois.
Sylvain Tillon: Et ça m'écrit un laïus de pourquoi j'ai pensé à Ahmed, pourquoi Julie et pourquoi Damien.
Sylvain Tillon: Chose que je faisais souvent à l'oral, parce que j'arrivais à leur dire « Je pense à lui parce qu'il a fait ça et ça peut être trop cool.
Sylvain Tillon: » Mais elle écrit, je ne prenais pas le temps parce que j'en ai trop.
Sylvain Tillon: Des mises en relation, j'ai compté à peu près.
Sylvain Tillon: Pour faire une promo de 20, c'est 120 mises en relation.
Thomas Lesenechal: Bye.
Sylvain Tillon: 120 présentations de candidats.
Sylvain Tillon: donc ouais non c'est j'arrive pas toujours à le faire donc l'il ya me le fait donc je vérifie j'ai la main dessus et après j'ai tout le tabou j'ai tout mon corps bande de suivi de laquelle étape ils en sont à quel endroit je les perds à quel endroit je gagne et c'est donc ça on sait pas écouter ça aussi par exemple et bon à gamme à pour faire mes présentations qu'est ce que j'ai comme outil faire face gamme à plus claude aujourd'hui sur partie sur claude que je trouve bien plus intéressant puissant moins fainéant juste
Thomas Lesenechal: Sur l'édito, c'est vraiment puissant, je trouve.
Thomas Lesenechal: Sur l'éditorial, il est costaud.
Sylvain Tillon: Mais même sous ma enquête d'insertion, j'ai fait GPT, Claude Gemini.
Sylvain Tillon: C'est un branleur, pardon, pour le terme.
Sylvain Tillon: Gemini m'a mis des erreurs, je lui ai demandé de vérifier, il m'a racheté d'autres erreurs.
Sylvain Tillon: Par contre, il était mieux pour analyser ou justifier à l'écrit chacun des chiffres, mais malheureusement, ils étaient faux.
Sylvain Tillon: Là où Claude, j'ai vérifié la main, c'était nickel.
Sylvain Tillon: Alors je lui ai demandé d'être un peu plus verbeux pour un peu plus mettre de texte et d'explication derrière chacun des chiffres.
Sylvain Tillon: Aujourd'hui, je suis de nouveau sur Cloud.
Sylvain Tillon: Ces trois outils, je serais prêt à payer un peu plus cher s'ils devaient monter parce que je ne saurais plus m'en passer.
Thomas Lesenechal: Ok, très clair.
Thomas Lesenechal: On arrive sur la fin de ce podcast.
Thomas Lesenechal: Si tu devais partager un conseil à un dirigeant d'organisme de formation qui veut accélérer sa croissance, qu'est-ce que ce serait à ton avis?
Sylvain Tillon: Penche-toi sur les publics en reconversion.
Sylvain Tillon: Il y a des métiers qui disparaissent.
Sylvain Tillon: C'est vrai, c'est assez factuel.
Sylvain Tillon: Moi, je reçois beaucoup de jeunes, de développeurs juniors, de traducteurs, de voix off, de gens qui faisaient du sous-titre et d'autres.
Sylvain Tillon: Et aussi ceux qui n'existent pas.
Sylvain Tillon: J'avais regardé, on forme 20 000 responsables de com en trop par an par rapport aux offres d'emploi qui existent sur ce métier-là.
Thomas Lesenechal: All right.
Sylvain Tillon: Donc des gens qui vont devoir se reconvertir, même jeunes, plutôt que d'aller bosser sur des jobs qui n'étaient pas pour eux.
Sylvain Tillon: et qu'il y a un vrai marché là-dessus.
Sylvain Tillon: Alors c'est un marché différent, peut-être un peu plus exigeant, mais tellement plus intéressant, parce que tu as des gens qui sont ultra motivés, et ultra responsables quand il y a d'informations.
Sylvain Tillon: Et pour moi, il y a presque un truc à jouer sur des boîtes qui ont des expertises sur des secteurs, pour créer leur école.
Sylvain Tillon: Alors non pas l'école L'Oréal,
Sylvain Tillon: pour embaucher tous les gens, mais l'école d'une boîte, ces gens vont partir d'ailleurs, donc c'est une nouvelle BU, c'est un business de former des gens de très bon niveau, qui ont déjà un réseau, comme nous on avait, et ça fidélise et ça valorise les collaborateurs, un truc de fou.
Sylvain Tillon: Je sais que nous, c'est un des trucs qui ressortent tous les ans, lors des entretiens annuels, c'est qu'ils sont trop fiers d'être intervenus, même une journée dans l'année.
Sylvain Tillon: mais d'avoir partagé ce qu'ils faisaient, d'avoir montré leur job, d'avoir partagé leur savoir-faire, ça, on ne se rend pas compte à quel point c'est cool pour un collaborateur qui fait complètement autre chose au quotidien.
Thomas Lesenechal: Hum.
Sylvain Tillon: Donc voilà, c'est tenter ce lobbying-là et d'imaginer qu'on n'est pas obligé d'avoir des diplômes.
Sylvain Tillon: On peut financer la formation d'alternance sans diplôme.
Sylvain Tillon: Si vous avez besoin, vous me trouvez sur LinkedIn, vous me demandez, je vous dirai comment on fait.
Sylvain Tillon: C'est par la reconnaissance conventionnelle.
Sylvain Tillon: Il y a une zone grise, les opcos financent comme s'il y a un diplôme.
Sylvain Tillon: Et comme vos candidats sont déjà diplômés, ce que c'est la reconversion, dans l'ensemble, ce qu'ils veulent, c'est un job.
Sylvain Tillon: Et ce qu'il faut leur garantir, c'est un portfolio qu'ils sachent faire pour de vrai et qu'ils puissent se montrer.
Sylvain Tillon: Mais voilà, je pense qu'il y a un truc à jouer.
Sylvain Tillon: Regardez ça parce que plutôt que de se battre sur du parcours sup où tout le monde y va à coup de marketing et d'argent fou et de candidats plus ou moins intéressés et intéressants, il y a un truc à jouer sur ces univers-là.
Thomas Lesenechal: Ok, super.
Thomas Lesenechal: Pour ceux qui souhaiteraient te retrouver, échanger avec toi et suivre ton actualité, où est-ce qu'ils peuvent le faire?
Sylvain Tillon: Sydologie.substack.com c'est ma newsletter où je partage mes aventures, ma veille et tout.
Sylvain Tillon: Mes collègues partagent aussi des tutos et des réflexions sur l'IA.
Sylvain Tillon: Et LinkedIn.
Sylvain Tillon: Alors je n'ai plus beaucoup de place de connexion parce que sur LinkedIn on est bloqué à 30 000 connexions.
Sylvain Tillon: Je suis à 29 901 je crois ce matin.
Thomas Lesenechal: Ah, ok.
Thomas Lesenechal: Donc il faut qu'ils se bougent s'ils veulent t'ajouter.
Sylvain Tillon: L'avantage c'est que je supprime tous ceux qui likent des fake news trop régulièrement ou trop évidentes.
Sylvain Tillon: Parfois j'essaie de faire des tris pour enlever des gens et qu'il n'y a jamais été en contact et qu'il n'y a pas de sens qu'on soit en contact.
Sylvain Tillon: Mais j'ai pas beaucoup de place donc j'accepte qu'une personne sur trois.
Sylvain Tillon: Donc si vous voulez m'ajouter, envoyez-moi un petit message de pourquoi.
Sylvain Tillon: Si vous êtes dans le monde de la formation, généralement je vous accepte parce que je vois le lien.
Sylvain Tillon: Si vous faites complètement autre chose, mais que vous pensez vous reconvertir en formation ou que vous vouliez en savoir plus après ce podcast, mettez-moi un petit mot suite au podcast avec Thomas et je vous ajouterai avec plaisir, on en discutera.
Sylvain Tillon: Mais s'il n'y a pas de petits mots, j'ai tendance à refuser pour rester en dessous des 30 000 pour pouvoir ajouter des employeurs, des candidats et continuer à avoir des contacts nouveaux.
Thomas Lesenechal: Ok, super.
Thomas Lesenechal: Bah écoute, merci beaucoup Sylvain, c'était super complet, très riche.
Thomas Lesenechal: C'était super, merci.
Sylvain Tillon: Merci à toi, c'est cool pour cette invitation.
Sylvain Tillon: Merci de m'avoir donné le temps de partager un peu tout ça parce que tu as creusé des sujets qui sont rarement creusés.
Sylvain Tillon: Donc c'est cool.
Sylvain Tillon: Ça se voit que tu connais bien le truc aussi.
Thomas Lesenechal: Super, merci.
Sylvain Tillon: À bientôt.
Thomas Lesenechal: A bientôt.






