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Hyperpath #4 - Kévin Allec (Anglify) - Passer de 0 à 2000 apprenants par an sur un marché ultra concurrentiel

Hyperpath - Podcast Formation
Hyperpath - Podcast Formation

43 plays · Jan 6, 2026

Dans ce quatrième épisode du podcast Hyperpath, j’ai le plaisir de recevoir Kévin Allec, fondateur de Anglify, un organisme de formation en anglais qui bouscule les standards de l’apprentissage linguistique à distance. Kévin nous partage comment il a créé une structure solide formant aujourd'hui plus de 2000 apprenants par an. Au programme de cet échange : * L'Apprentissage par le "Matching" : Pourquoi Anglify mise sur une approche holistique et laisse l'apprenant choisir son formateur parmi deux profils sélectionnés sur mesure. * La pédagogie de l'engagement : Comment stimuler la "flamme" chez l'adulte grâce à des tests de personnalité cognitive (méthode Raphaël Grasset) et des binômes de conversation réels avec des étudiants d'universités américaines. * L’Acquisition Multi-Leviers : Les secrets d'une stratégie diversifiée pour ne plus dépendre des catalogues de formation, mêlant affiliation avec des créateurs de contenu, Google Ads et GEO. * Le Pouvoir du Branding : Les coulisses de leur rebranding majeur et pourquoi investir dans une marque forte est devenu leur meilleure barrière à l'entrée sur un marché ultra-concurrentiel. * Délégation et Liberté : Comment Kévin a structuré ses pôles (Sales, Marketing, Ops) pour s'extraire de l'opérationnel. Un épisode indispensable pour les dirigeants d'OF qui souhaitent industrialiser leur passion sans sacrifier leur qualité de vie. Liens utiles : * Le site d'Anglify : anglify.com [https://anglify.com/] * Suivre Kévin Allec sur LinkedIn : linkedin.com/in/kevinallec [https://www.google.com/search?q=https://www.linkedin.com/search/results/all/%3Fkeywords%3DKevin%2BAllec&authuser=1] * Les outils recommandés par Kévin : HubSpot pour le CRM, Notion utilisé comme LMS, et Ringover pour la téléphonie. HyperPath, c'est le podcast qui dévoile les stratégies de croissance des entrepreneurs les plus inspirants de la formation professionnelle. Dans chaque épisode, on part sur leurs traces : comment ils ont fait grandir leur organisme de formation, surmonté leurs galères et trouvé les meilleurs leviers de croissance.

Transcript

Thomas Lesenechal: Bienvenue dans Hyperpass, le podcast qui dévoile les stratégies de croissance des entrepreneurs les plus inspirants de la formation professionnelle.

Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Kevin, le fondateur de Anglify.

Thomas Lesenechal: Salut Kevin, comment ça va?

Kévin Allec: Salut Thomas, ça va très bien, bonne année.

Thomas Lesenechal: Bonne année.

Thomas Lesenechal: Écoute, merci beaucoup d'être présent sur ce podcast, c'est un plaisir de te recevoir.

Thomas Lesenechal: Pour commencer, est-ce que tu peux commencer par te présenter pour notre audience?

Kévin Allec: Yes, bien sûr, moi je m'appelle Kevin Allek, je viens d'avoir 35 ans, je suis le fondateur d'Anglify qui est un organisme de formation d'anglais.

Kévin Allec: C'est une société que j'ai créée il y a à peu près une dizaine d'années quand j'étais étudiant.

Kévin Allec: et qui aujourd'hui représentent mon activité principale.

Thomas Lesenechal: Ok, super.

Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur Anglify?

Thomas Lesenechal: C'est un organisme de formation en anglais.

Thomas Lesenechal: Ce qui va m'intéresser, c'est notamment pourquoi est-ce que tu as souhaité te lancer précisément sur cette thématique-là?

Thomas Lesenechal: Et un petit peu, si tu peux nous donner des éléments en termes d'ordre de grandeur, ce que ça représente comme volume d'apprenants, où vous en êtes un petit peu aujourd'hui?

Kévin Allec: Oui.

Kévin Allec: À l'origine, moi, je viens d'un parcours éducatif qui est tourné sur la pédagogie et l'enseignement, puisque j'ai passé une agrégation d'économie et j'étais attiré par la question de l'enseignement des langues à titre personnel et aussi parce que je trouvais qu'en France, on n'avait peut-être pas le meilleur modèle d'enseignement linguistique.

Kévin Allec: Donc, un peu naturellement, je me suis penché sur la question de la pédagogie des langues.

Kévin Allec: J'ai eu ce sentiment à l'époque qu'il y avait des choses à faire avec le développement de l'économie numérique.

Kévin Allec: A l'époque, c'était le développement d'économie collaborative aussi.

Kévin Allec: Et je me suis lancé un petit peu tête baissée avec la fougue qu'on peut avoir dans les 20 ans dans ce projet entrepreneurial.

Kévin Allec: Ça a mis vraiment quelques années avant que je fasse mon premier euro de chiffre d'affaires.

Kévin Allec: Donc c'était une aventure qui a commencé un peu de manière difficile.

Kévin Allec: Mais aujourd'hui, c'est une entreprise qui fonctionne bien.

Kévin Allec: On a à peu près là sur la dernière année 2000 apprenants sur une année.

Thomas Lesenechal: Ok, super, génial.

Kévin Allec: Oui?

Kévin Allec: Oui?

Thomas Lesenechal: Félicitations.

Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, les formations en anglais, ça doit être dans le top 10 des formations qui sont les plus suivies en France, par exemple sur le CPF.

Thomas Lesenechal: Tu es sur une thématique qui est très concurrentielle.

Thomas Lesenechal: Ce qui va m'intéresser, c'est aujourd'hui, comment est-ce que vous tirez un peu votre épingle du jeu avec Anglify, notamment sur des éléments autour de la différenciation?

Thomas Lesenechal: Qu'est-ce qui fait que lorsque je viens suivre une formation chez Anglify, je vais avoir une expérience qui est différente?

Thomas Lesenechal: chez un autre organisme de formation et ce qui fait que les gens viennent chez toi j'imagine

Kévin Allec: Oui bien sûr, effectivement nous on est sur un marché hyper concurrentiel et qui est aussi un vieux marché, le marché de l'enseignement des langues.

Kévin Allec: Déjà il y a très longtemps il y avait les cours par téléphone, qu'ont pu connaître nos parents sur ce marché, qui a eu beaucoup évolué du coup avec au cours des années 2010 et maintenant 2020 avec les habitudes des gens qui ont

Kévin Allec: qui sont tournées plus sur le en ligne.

Kévin Allec: Donc nous, en plus d'être 100% spécialisés sur l'enseignement à distance et en ligne à travers les outils numériques, notre différenciation, c'est à travers notre approche pédagogique qui consiste à établir un fait principal qui est que c'est l'investissement de nos stagiaires, des apprenants qui va être le principal déterminant de leur progression.

Kévin Allec: Et donc, pour avoir des gens investis, il faut que l'apprentissage soit stimulant.

Kévin Allec: Et c'est un petit peu, si on devait synthétiser notre expérience scolaire, en général, c'est un petit peu ça qui manque dans notre première expérience d'apprentissage linguistique, c'est que c'est assez peu stimulant.

Kévin Allec: Et donc, nous, on essaye pour chaque stagiaire, pour chaque apprenant, d'avoir une approche individualisée au maximum et de comprendre les ressorts des...

Kévin Allec: psychologique, cognitif des gens pour arriver à maintenir leur motivation, disons quand ils viennent nous voir, à un niveau élevé pour que sur un projet qui va durer parfois un an, parce qu'apprendre une langue c'est un projet qui s'ancre dans le temps, maintenir leur investissement, maintenir leur motivation élevée en stimulant, en les éveillant, en les ouvrant à ces perspectives

Kévin Allec: à la perspective d'apprendre une nouvelle langue et aussi d'apprendre une nouvelle culture, parce que la langue vient aussi avec tout son bagage culturel et relationnel.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: Concrètement, demain, si je m'inscris pour suivre une formation chez Anglify, ça va être quoi, mon expérience?

Thomas Lesenechal: C'est quoi un petit peu les grandes étapes du parcours de formation?

Kévin Allec: C'est une super question.

Kévin Allec: Il va d'abord y avoir un positionnement de tes objectifs avec l'anglais, où tu en es en fait par rapport à cette langue.

Kévin Allec: Et on va essayer d'avoir une approche vraiment 360 ou holistique de toi aujourd'hui, c'est quoi ton rapport avec l'anglais, où tu en es et où est-ce que tu veux aller et pourquoi?

Kévin Allec: Et quels sont les moyens que tu as à ta disposition aussi pour y arriver?

Kévin Allec: Ce n'est pas pareil, quelqu'un qui est sans emploi ou quelqu'un qui travaille 50 heures par semaine, on n'a pas les mêmes challenges au niveau concret, au niveau pédagogique.

Kévin Allec: Et donc à partir de ce premier diagnostic, nous, on va sélectionner parmi notre panel de formateurs qui sont formés à notre pédagogie, deux profils.

Kévin Allec: qui nous semblent appropriés pour toi.

Kévin Allec: On va te les soumettre et on va te laisser le choix.

Kévin Allec: Tu vas voir les descriptions, tu vas comprendre qui ils sont.

Kévin Allec: On va te laisser le choix de choisir la personne qui te plaît le plus.

Kévin Allec: Ensuite, on va organiser une entrée en formation.

Kévin Allec: Avant de commencer ton parcours pédagogique, tu vas passer un test de niveau indépendant qui va te donner une idée concrète de ton niveau.

Kévin Allec: Je dis indépendant parce que pour nous, c'est important d'avoir une mesure non biaisée du niveau de départ et du niveau d'arrivée des gens.

Kévin Allec: On va aussi te faire passer un test de personnalité d'apprenant.

Thomas Lesenechal: Merci.

Kévin Allec: C'est un test qui a été développé par un chercheur français en sciences cognitives qui s'appelle Raphaël Grasset et donc qu'on fait passer à tous nos stagiaires pour comprendre

Kévin Allec: Quels sont leurs points forts et points faibles, entre guillemets, d'un point de vue métacognitif, d'un point de vue aussi organisationnel, tout ce qui est hors linguistique, parce que c'est des thématiques qui vont nous intéresser ensuite dans la construction du parcours de formation et dans la méthode qu'on va utiliser pour faire progresser.

Kévin Allec: Donc ça c'est pour la partie début de formation et ensuite tu commences, tu vas commencer une première rencontre avec ton formateur qui va refaire un diagnostic, ça va être là l'étape de la rencontre.

Kévin Allec: Et ensuite on va avancer dans la formation comme ça, semaine après semaine où tu vas avoir en général une heure de cours avec ton formateur en particulier.

Kévin Allec: Et à côté, l'objectif, c'est que tu sois naturellement investi et que naturellement, tu étudies l'anglais en fait, à raison d'au moins deux, trois heures par semaine.

Kévin Allec: Parce qu'il est clair et net qu'une heure de cours de langue par semaine, ça ne permet pas de progresser.

Kévin Allec: Par contre, derrière, si pour chaque heure de cours, tu arrives à naturellement étudier deux, trois heures par semaine, là, on a des progrès qui sont vraiment super.

Kévin Allec: Et c'est ça qu'il faut arriver à mettre en œuvre.

Kévin Allec: Voilà.

Kévin Allec: Alors en plus de ça, on a plein d'autres éléments dans notre dispositif de formation qui va avoir pour objectif de te stimuler.

Kévin Allec: Il y a des cours collectifs aussi thématiques avec des thématiques ludiques et diversifiées.

Kévin Allec: On a aussi par exemple des partenariats avec des universités américaines.

Kévin Allec: où on est en contact avec des professeurs de français aux États-Unis.

Kévin Allec: Et pendant le semestre universitaire américain, on crée des binômes entre certains de nos apprenants et des étudiants universitaires américains qui apprennent le français sur WhatsApp pour créer des binômes de conversations où on va avoir derrière en plus un pédagogue qui va pousser les conversations, qui va pousser à ce que tu échanges

Kévin Allec: et que tu utilises l'anglais dans un contexte qui est en dehors du cadre pédagogique pur, du cocon, du prof ou de la classe, pour que déjà tu puisses t'exercer en situation réelle, entre guillemets, ce qui est un point hyper important aussi pour nous dans la pédagogie.

Kévin Allec: Il y a plein d'autres choses, mais ce sont déjà des points importants.

Thomas Lesenechal: Ok, ok.

Thomas Lesenechal: Pour le coup, ça, c'est vraiment ultra différenciant parce que si tu vas chez un concurrent, il va te mettre en direct avec un prof et c'est à quoi.

Thomas Lesenechal: Ça va être un petit peu, je pense, ce qui va se passer sur le marché.

Thomas Lesenechal: Et l'idée que vous puissiez matcher comme ça avec des étudiants étrangers, ça va, je pense, vraiment permettre d'avoir des éléments différenciants qui vont permettre aux gens de s'orienter chez vous s'ils veulent vraiment devenir...

Kévin Allec: Oui, complètement.

Thomas Lesenechal: autonome en anglais, voire on va discuter un peu peut-être des objectifs pédagogiques des apprenants, mais pouvoir vraiment avoir de l'impact dans leur montant de compétences.

Thomas Lesenechal: Si on parle un petit peu de vos clients aujourd'hui, c'est qui vos clients?

Thomas Lesenechal: Est-ce que c'est des individus, des entreprises?

Thomas Lesenechal: Est-ce que c'est hybride?

Thomas Lesenechal: C'est quoi aujourd'hui la clientèle de Anglify?

Kévin Allec: Alors, on a aujourd'hui principalement des clients particuliers, je dirais à 90%, parce qu'on existe, parce qu'on œuvre sur le marché du compte personnel de formation, et à ce titre-là, on est...

Kévin Allec: on est une sorte d'opérateur de ces fonds publics pour qu'ils soient bien utilisés, pour qu'il y ait un retour sur investissement pédagogique des fonds publics qui sont matérialisés par le CPF.

Kévin Allec: Donc c'est principalement ça, aujourd'hui, notre clientèle, des gens qui vont utiliser ces dispositifs-là ou d'autres dispositifs ou financés personnellement.

Kévin Allec: Il y en a aussi de nombreuses personnes qui passent par des...

Kévin Allec: financement personnel et ensuite on a à peu près 10% de clients qui viennent d'entreprises partenaires qui ont besoin de faire monter en compétences leurs collaborateurs.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: Donc, ce sont des individus qui souhaitent monter en compétences.

Thomas Lesenechal: Quels sont leurs objectifs pédagogiques, si on prend un petit peu les ressorts en termes de motivation?

Thomas Lesenechal: Est-ce que c'est pour un usage professionnel, personnel?

Thomas Lesenechal: Est-ce qu'il y a des projets persos?

Thomas Lesenechal: Qu'est-ce qui fait que les gens viennent se former à l'anglais chez Anglify?

Kévin Allec: C'est principalement des projets professionnels.

Kévin Allec: Les gens se lancer dans l'apprentissage d'une langue à l'âge adulte, c'est un challenge, il faut se le dire.

Kévin Allec: Et donc souvent, c'est motivé par un vrai projet de vie professionnel derrière qui peut être une montée en compétences ou prévue ou subie parfois de...

Kévin Allec: des gens.

Kévin Allec: Et là, c'est vraiment très, très diversifié parce qu'en fait, l'anglais, c'est une compétence transverse et on peut la retrouver un petit peu partout.

Kévin Allec: Alors, il y a des secteurs près où c'est vraiment, on y pense tout de suite.

Kévin Allec: Le secteur aérien, il y a beaucoup de besoins autour de l'anglais.

Kévin Allec: Le secteur du tourisme aussi, il y a beaucoup de besoins de l'anglais, mais il y a vraiment de nombreux cas d'usage, quoi.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: Et est-ce que tu as des exemples de transformation qu'il y a eu chez des apprenants?

Thomas Lesenechal: Je ne sais pas si tu as des exemples en tête de ce qu'ils ont pu mettre en pratique ou quelle a pu être leur transformation une fois qu'ils ont suivi un parcours de formation chez Anglify, un peu des success stories que vous ayez eu par exemple?

Kévin Allec: Oui, on en a plein.

Kévin Allec: On est en train de faire un travail de collecte de ces success stories.

Kévin Allec: Tu as des gens parfois qui sont sans emploi, qui sont à la recherche d'un emploi, qui ont les compétences pour le job, mais souvent, c'est l'anglais qui bloque à l'issue de la formation.

Kévin Allec: Ils rentrent en formation avec l'objectif d'acquérir cette compétence pour retrouver un emploi.

Kévin Allec: Et nous, dans le cadre de la formation, on les prépare aussi à réussir des entretiens professionnels en anglais dans le cadre de leur recherche d'emploi.

Kévin Allec: Et on a plein d'exemples où ça aboutit.

Kévin Allec: Donc, c'est super gratifiant quand ça se passe comme ça.

Kévin Allec: On a des histoires, par exemple, de commerciaux qui sont lancés sur des marchés à l'international et dont on accompagne dans...

Kévin Allec: leur montée en compétence dans le travail de leur pitch, dans le travail du relationnel autour de déjeuner.

Kévin Allec: Il y a vraiment beaucoup de choses, des personnes qui sont sur des postes de direction aussi, dans des entreprises où par exemple il va y avoir une internationalisation, ça peut être du capital ou des filiales ou une volonté de s'étendre.

Kévin Allec: Et donc des personnes un peu clés en France qui sont positionnées sur l'étranger et dont on accompagne très spécifiquement et pour que ça se passe parfaitement.

Kévin Allec: Hum.

Kévin Allec: Hum.

Thomas Lesenechal: Ok, super.

Thomas Lesenechal: Tu mentionnais le fait qu'il y a eu quelques années avant que vous fassiez les premiers euros de chez d'affaires.

Thomas Lesenechal: Qu'est-ce qui s'est passé, par exemple, entre le Anglify il y a cinq ans et le Anglify d'aujourd'hui?

Thomas Lesenechal: C'est quoi un petit peu la différence?

Thomas Lesenechal: Si on prend, par exemple, sur l'offre, qu'est-ce qu'il y a eu de transformationnel?

Thomas Lesenechal: Qu'est-ce qui a changé?

Thomas Lesenechal: On pourra parler d'autres éléments, évidemment.

Kévin Allec: C'est une bonne question.

Thomas Lesenechal: Mais est-ce qu'il y a des éléments très particuliers que toi, tu as craqué ou qui te sentent pertinents de mentionner?

Kévin Allec: Il y a eu deux phases un peu dans l'entreprise.

Kévin Allec: Il y a dix ans, quand j'ai lancé le projet, c'était un projet qui visait à créer une plateforme collaborative d'apprentissage des langues parce qu'à l'époque, il existait déjà Babel et Duolingo, des solutions comme ça d'apprentissage, mais je trouvais que ça manquait cruellement d'oralité et d'interaction.

Kévin Allec: Et donc, le projet, c'était de créer une plateforme de mise en relation, d'échange linguistique.

Kévin Allec: Donc, en fait, je vais apprendre l'anglais, je vais rencontrer un Américain potentiellement qui va apprendre le français.

Kévin Allec: Et en visioconférence, on va développer une relation un peu comme on avait à l'école.

Kévin Allec: Je ne sais pas si tu avais eu des correspondants qui t'envoyaient des lettres, mais version moderne.

Kévin Allec: C'était très difficile de créer un usage et de ne pas virer dans un truc type réseau social.

Kévin Allec: Petit à petit, en appelant les utilisateurs de la plateforme à l'époque, je me suis rendu compte qu'en fait les gens avaient un problème un peu en amont de celui que j'identifiais qui était que déjà quand ils se lançaient dans l'apprentissage d'une langue, ils étaient démunis, ils ne savaient pas par quel bout prendre ce projet.

Kévin Allec: Donc un peu naturellement, j'ai commencé à les coacher, à les orienter sur ce qu'ils devaient mettre en place pédagogiquement dans leur vie, dans leur apprentissage, pour qu'ils aient des résultats.

Kévin Allec: Parce que j'avais acquis une connaissance quand même assez approfondie de la question.

Kévin Allec: Et je voyais que les gens répondaient super bien au fait juste que je n'enseignais pas l'anglais, mais je les guidais dans leur apprentissage.

Kévin Allec: Et je dirais que ça, c'est l'ADN de départ, du coup, de la méthode Anglify.

Kévin Allec: Et puis petit à petit, ça s'est étendu.

Kévin Allec: Du coup, j'ai recruté des enseignants à qui moi je transmets cette partie-là qui est, au-delà de faire un bon cours, mobiliser les gens dans leur parcours.

Kévin Allec: C'était vraiment ça que je faisais quand j'ai vraiment commencé au début.

Kévin Allec: Et donc ensuite, quand ça a pivoté, effectivement, j'ai réalisé qu'il y avait un marché qui était celui de la formation professionnelle et que c'était beaucoup plus...

Kévin Allec: Il y avait un modèle économique qui était « disponible » plutôt que de créer un truc from scratch qui n'existe pas.

Kévin Allec: C'était très difficile.

Thomas Lesenechal: Oui, c'est plus dur.

Thomas Lesenechal: On parlait des difficultés auxquelles étaient confrontés les apprenants.

Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, tu penses que c'est quoi un peu le top 3 des difficultés lorsqu'on veut apprendre une langue?

Thomas Lesenechal: Alors, l'anglais peut-être spécifiquement.

Thomas Lesenechal: Je sais qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui utilisent des applications comme Duolingo ou autre et qui pensent que ça va suffire pour apprendre une langue.

Thomas Lesenechal: Je pense que le résultat est que ce n'est pas suffisant, sinon on serait tous un peu bilingues après avoir passé du temps sur Duolingo.

Kévin Allec: Oui.

Thomas Lesenechal: Qu'est-ce que tu vois comme principaux accueils et difficultés que peuvent rencontrer les apprenants aujourd'hui?

Kévin Allec: Tu as raison.

Kévin Allec: On peut faire une vraie liste à l'après-verre, mais si j'essaye de synthétiser, effectivement, il y a énormément de solutions en ligne aujourd'hui.

Kévin Allec: Donc, quand tu te lances dans le projet d'apprendre une langue et que tu pars sur Internet, tu vas te faire bombarder de méthodes, de promesses, d'applications.

Kévin Allec: Et donc, c'est très compliqué de...

Kévin Allec: d'avoir une vision claire de comment je concrétise ce projet qui est vaste.

Kévin Allec: Et le problème des applications, souvent, c'est que l'enjeu, c'est plus de te faire passer du bon temps que de vraiment t'enseigner quelque chose.

Kévin Allec: Parce qu'on est sur des questions où les développeurs cherchent à avoir de la rétention utilisateur.

Kévin Allec: Donc l'enjeu, c'est plus que tu reviennes plutôt que tu apprennes.

Kévin Allec: Et donc parfois, c'est une distraction.

Kévin Allec: Alors certes, tu apprends des choses, mais c'est plus une distraction et parfois, ce n'est pas forcément approprié aux besoins pédagogiques de la personne.

Kévin Allec: Et puis globalement, moi, j'ai l'habitude de dire qu'on n'apprend pas une langue avec son pouce.

Kévin Allec: Donc, ce n'est pas en cliquant indéfiniment sur des photos de chat, de chien et d'objet que tu vas arriver à avoir tenu une conversation dans la vie réelle.

Kévin Allec: Ça peut être bien à un moment donné pour certains points, mais il va falloir modifier la modalité pédagogique parce que c'est une question de modalité pédagogique.

Kévin Allec: Donc, en fait, derrière, il y a un peu une méconnaissance de...

Kévin Allec: Concrètement, comment est-ce qu'on acquiert une langue étrangère?

Kévin Allec: Et par quel bout doit prendre ce projet?

Kévin Allec: Et donc ça, je dirais que c'est le premier point.

Kévin Allec: Comment est-ce que je concrétise ce projet vaste?

Kévin Allec: Comment je transforme ma motivation en action concrète, efficace, organisée, motivante?

Kévin Allec: Ça, c'est le premier point.

Kévin Allec: Je dirais que deuxième point, après, il y a un enjeu psychologique autour de l'apprentissage des langues.

Kévin Allec: C'est quelque chose quand même de difficile.

Kévin Allec: Souvent, on a eu en France une expérience un peu négative.

Kévin Allec: Donc, il y a cette honte de parler, la peur du jugement.

Kévin Allec: Donc, tout ça, ça peut être des freins aussi chez beaucoup de gens.

Kévin Allec: Et puis, il y a un enjeu organisationnel, c'est que ça demande quand même un certain investissement.

Kévin Allec: Donc, il faut arriver à s'organiser et être assez carré pour rendre concret le projet.

Kévin Allec: Voilà, quelques éléments.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: Alors, on a parlé de ce qui ne fonctionnait pas, ou plutôt des écueils.

Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous parler de ce qui marche demain si moi je veux apprendre l'anglais?

Thomas Lesenechal: C'est quoi aujourd'hui la secret sauce Anglify?

Thomas Lesenechal: Et c'est quoi qui marche pour apprendre une langue?

Thomas Lesenechal: Tu es expert du sujet.

Thomas Lesenechal: Je pense que tu as un bon background aussi en termes de pédagogie.

Thomas Lesenechal: Donc, ça m'intéresse de comprendre un petit peu ce qui fait qu'un projet de montant compétence en langue

Thomas Lesenechal: avec un objectif par exemple professionnel fonctionne ou ne fonctionne pas?

Thomas Lesenechal: C'est quoi un petit peu les éléments d'après toi?

Kévin Allec: Oui.

Kévin Allec: Déjà, moi, je recommande, c'est clair, qu'avoir le soutien d'un enseignant, d'un professeur, c'est quand même un élément qui est vraiment important et qui est vraiment facilitateur parce que tu n'es pas tout seul face à ton projet.

Kévin Allec: Tu as quelqu'un qui va t'accompagner dans ce cursus.

Kévin Allec: Et c'est encore mieux si l'enseignant considère son job et son rôle, pas uniquement de faire cours,

Kévin Allec: mais aussi, en fait, plutôt comme un partenaire de t'aider à, comme je te disais, à atteindre ton objectif et donc à te donner aussi, en dehors des cours, les éléments qui vont faire que tu vas apprendre et que tu vas te investis.

Kévin Allec: Donc, je dirais que c'est quand même une très bonne pratique de prendre un enseignant.

Kévin Allec: Tout seul, c'est vraiment difficile.

Kévin Allec: Et après, je dirais qu'il faut s'éclater, quoi.

Kévin Allec: C'est-à-dire...

Kévin Allec: j'ai du mal à voir des progrès chez des gens qui ne développent pas un certain amour de la matière.

Kévin Allec: Tu vois ce que je veux dire?

Thomas Lesenechal: Ok, ouais, tout à fait.

Kévin Allec: Quand tu arrives à développer une espèce d'affinité ou d'amour de la chose, c'est plus simple tout de suite.

Thomas Lesenechal: Hum...

Kévin Allec: Tandis que si, chaque fois que tu y vas,

Kévin Allec: c'est pénible, tu rejettes inconsciemment ou consciemment le truc.

Kévin Allec: Donc, la première question, c'est comment je peux aimer cette aventure?

Kévin Allec: Comment je peux aimer toutes ces heures que je vais allouer à l'étude de l'anglais?

Kévin Allec: Et tu peux te poser des questions.

Kévin Allec: Et là, déjà, les gens peuvent... Peut-être que ça fait déjà naître en toi des idées.

Kévin Allec: Si demain, je veux apprendre l'anglais, l'espagnol, l'italien ou je ne sais pas quelle langue, comment je peux me rendre...

Kévin Allec: Le truc plaisant.

Kévin Allec: Tes propres idées vont être intéressantes.

Kévin Allec: Parce que c'est ça le premier élément, c'est la flamme qui brûle en toi.

Kévin Allec: C'est vraiment ça.

Kévin Allec: Derrière, il y a mille méthodes, il y a mille choses.

Kévin Allec: On peut en parler pendant des heures.

Kévin Allec: Hum.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: Donc, se faire accompagner par des professionnels, premier point pour mon temps compétence, et deuxième point, faire en sorte d'y trouver un intérêt, et tu parles de la flamme, bien comprendre quels sont aussi les ressorts de sa propre montée en compétence pour rendre ça engageant, pourquoi pas fun?

Kévin Allec: Hum.

Kévin Allec: Exactement, oui.

Thomas Lesenechal: et pouvoir le faire dans la durée parce que comme tu le mentionnais, apprendre une nouvelle langue, ça ne prend pas quelques semaines, c'est plutôt en années pour pouvoir être bien opérationnel et pouvoir tenir l'effort dans la durée.

Thomas Lesenechal: Sinon, ça va être un peu pisalé, ça ne va pas trop marcher.

Thomas Lesenechal: C'est ça le sujet.

Thomas Lesenechal: Ok.

Thomas Lesenechal: Si on parle de vos intervenants, des formateurs, qui sont les formateurs aujourd'hui chez Anglify?

Thomas Lesenechal: C'est quoi leur profil?

Thomas Lesenechal: Est-ce qu'il y a quelque chose de spécifique chez eux?

Kévin Allec: Nous, on travaille avec des formateurs qui sont tous diplômés d'un diplôme de l'enseignement d'anglais.

Kévin Allec: En général, c'est le CELTA.

Kévin Allec: C'est une formation et un diplôme délivré par une institution qui s'appelle Cambridge, qui est pour nous la référence en matière sérieuse sur la question de la formation de formateurs en langue.

Kévin Allec: Et à côté de ça, on essaye de trouver des personnes qui ont la même vision du job que nous.

Kévin Allec: C'est-à-dire que l'objectif, c'est de stimuler les gens dans leur projet parce que c'est ça qui va faire que ça va fonctionner.

Kévin Allec: Et on n'est pas juste là pour faire des cours.

Kévin Allec: On est là pour accompagner des gens, leur transformation.

Kévin Allec: Tout à l'heure, tu as utilisé ce mot et moi, je l'apprécie beaucoup.

Kévin Allec: C'est une transformation que d'apprendre une nouvelle langue.

Kévin Allec: Et donc, il s'agit d'être capable de réaliser ces transformations.

Kévin Allec: Donc, tu as besoin de gens qui soient sociaux, qui aiment profondément, qui sont passionnés.

Kévin Allec: Ça, c'est clair, on cherche des gens passionnés.

Kévin Allec: qui ont prouvé leur capacité en tant que pédagogue et qui sont stimulés aussi à l'idée d'avoir des gens très différents et challengés par l'idée d'arriver à trouver les solutions pour chaque personne....

Thomas Lesenechal: Ok, donc il y a vraiment cette notion de personnalisation de l'apprentissage au travers des intervenants, de tes formateurs, qui est importante si je comprends bien.

Kévin Allec: Oui, complètement.

Thomas Lesenechal: Ok, très bien.

Kévin Allec: Ce n'est pas un workbook que tout le monde va suivre.

Kévin Allec: Chaque formation qui est dispensée est unique et différente des autres................

Thomas Lesenechal: Ok.

Thomas Lesenechal: Ouais, cette notion d'unique, de différenciance, c'est des choses qui sont ultra importantes dans la formation et que moi, je discute beaucoup aussi avec les organismes de formation que j'accompagne.

Thomas Lesenechal: C'est comment est-ce que tu peux avoir une solution qui est unique et différenciante pour que lorsque ton prospect, il échange avec toi, il comprenne comment est-ce que ça va vraiment l'aider spécifiquement dans son cas.

Kévin Allec: Oui, ça fait.

Thomas Lesenechal: Donc toi, tu as quelque chose qui a été pensé spécifiquement pour tes apprenants et tu le disais au début...

Thomas Lesenechal: Ton offre, tu l'as créée aussi en échangeant avec des apprenants et en comprenant comment est-ce que tu pouvais vraiment les aider et quels étaient les ressorts de la montant compétence et de la transformation chez eux, quoi.

Thomas Lesenechal: Alors, on a pas mal parlé d'Anglify, de votre offre.

Thomas Lesenechal: J'aimerais maintenant qu'on parle du sujet de l'acquisition client.

Thomas Lesenechal: L'idée, c'est de donner un petit peu de perspective sur à quoi ça ressemble aujourd'hui l'acquisition client chez Anglify.

Thomas Lesenechal: Mais j'aimerais commencer à te poser la question de comment est-ce que tu as trouvé tes premiers clients?

Thomas Lesenechal: Parce qu'on a aussi une audience où c'est des organismes de formation qui sont en début d'activité.

Thomas Lesenechal: Alors peut-être que tes premiers clients étaient différents de tes clients aujourd'hui, mais comment est-ce que tu les avais trouvés à l'époque?

Kévin Allec: Alors les tout premiers, c'était les utilisateurs de la plateforme que j'avais développée.

Kévin Allec: Ça, c'était vraiment l'amorçage de base avant qu'on soit sur le secteur de la formation professionnelle où là, on vendait des prestations sous forme d'abonnement.

Kévin Allec: Et ensuite, je me souviens que nous, du coup, ce qui nous a un petit peu propulsé, c'était la période Covid où on n'a vraiment pas chômé puisque, en fait, fin 2019, il y a eu la digitalisation du parcours d'achat du CPF, c'est-à-dire que le CPF existait déjà, mais fin 2019, il y a eu le site qui a été lancé, « Mon compte formation ».

Kévin Allec: Et donc, ça a facilité, je dirais, l'adoption de ce dispositif.

Kévin Allec: Alors même à outrance, puisqu'il y a eu toutes ces abus, les escroqueries et tout ça.

Kévin Allec: Mais du coup, nous, on a quand même bénéficié de cette facilitation d'usage de ce dispositif à travers le numérique, qui a été couplé fin 2019, début 2020, par la crise Covid.

Kévin Allec: où en fait du coup on s'est tous retrouvés à la maison et en fait du coup la formation à distance avec ces deux phénomènes là a pris une ampleur vraiment importante et donc je dirais que l'entreprise à partir de ce moment là où on a commencé vraiment à se développer

Kévin Allec: Et au tout début, en termes de canal d'acquisition, c'était les catalogues de formation qui nous ont pas mal réussi, qui n'étaient à l'époque pas forcément… Tout le monde n'était pas encore dessus.

Thomas Lesenechal: Oui.

Kévin Allec: Par exemple, il y avait un catalogue qui s'appelait maformation.fr.

Kévin Allec: où on a été référencés et qui avait à l'époque connu un super développement puisque ma formation.fr s'était proche sémantiquement de mon compte formation.

Kévin Allec: Donc les gens, quand ils voulaient accéder à leur compte formation, souvent ils tombaient sur ce site.

Kévin Allec: Et derrière, nous on était bien référencés sur ce truc-là.

Kévin Allec: Et donc on s'est développé comme ça au début.

Thomas Lesenechal: Ouais, c'est vrai qu'il y avait ces plateformes maformation.fr, topformation, 1, 2, 3 formations où tu pouvais être référencé et ils ont fait ensuite un modèle d'achat au lead et ça existe toujours d'ailleurs, maformation.fr.

Kévin Allec: Ouais, on tourne dessus, nous.

Kévin Allec: Ouais.

Thomas Lesenechal: Ok, ok.

Thomas Lesenechal: Ok, super.

Thomas Lesenechal: Hum...

Thomas Lesenechal: Ok, donc développement de la plateforme à l'époque et les premiers utilisateurs qui venaient de là.

Thomas Lesenechal: Tu as une accélération de l'activité avec l'émergence du CPF et plus précisément de la plateforme en compte formation d'une part et d'autre part un phénomène de marché qui a été lié au Covid.

Thomas Lesenechal: Je me rappelle, moi à l'époque, je dirigeais Grosse Tribe en organisant formation dans le marketing digital et on avait eu aussi une très grosse accélération du fait que les gens étaient motivés pour se former sur cette période.

Thomas Lesenechal: qu'il y avait des financements disponibles.

Thomas Lesenechal: Tu avais plein d'enveloppes dans tous les sens que tu pouvais aller utiliser.

Kévin Allec: Oui.

Thomas Lesenechal: Et je pense qu'il y a une très grosse accélération.

Thomas Lesenechal: Et d'ailleurs, pour certains organismes de formation, sur les années suivantes, il y a eu un retournement.

Thomas Lesenechal: Il y a eu plein d'organismes de formation qui, malheureusement, ont dû se séparer de leurs effectifs.

Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, ça ressemble à quoi l'acquisition client chez OnlyFive?

Thomas Lesenechal: Quels sont les canaux que vous utilisez, les stratégies?

Kévin Allec: Aujourd'hui, c'est une bonne question, c'est beaucoup plus diversifié.

Kévin Allec: Et moi, j'aime bien ce modèle-là.

Kévin Allec: On a une partie sur l'affiliation où on a des créateurs de contenus spécialisés sur les langues.

Kévin Allec: qui offrent parfois des petits cours e-learning, des parcours de formation e-learning, mais qui ne sont pas éligibles à la formation professionnelle, et donc qui ont des audiences parfois assez importantes, qui se positionnent comme des...

Kévin Allec: qui ont identifié Anglify comme étant un partenaire potentiel de confiance en termes de qualité et qui orientent les gens qui sont à la recherche d'une formation d'anglais vers la nôtre.

Kévin Allec: Parce qu'une des problématiques de nos clients quand ils veulent se lancer dans une formation d'anglais, c'est qu'il y a des offres dans tous les sens, c'est très difficile de comparer.

Kévin Allec: Et donc là nous on bénéficie à la fois de leur audience, de leur réseau et aussi de leur notoriété.

Kévin Allec: Ça c'est un premier point.

Thomas Lesenechal: Ok, super.

Kévin Allec: Depuis peu on fait de l'influence aussi, depuis l'année dernière.

Kévin Allec: C'est balbutiant, je ne sais pas encore si ça va être rentable pérenne, on est en train d'explorer ça.

Kévin Allec: On n'a jamais réussi à faire marcher les Meta Ads.

Kévin Allec: Et en revanche, là, on a aussi les Google Ads qui tournent et qui sont efficaces.

Kévin Allec: On a réussi à bien paramétrer les choses.

Kévin Allec: À côté, il y a un peu de tout.

Thomas Lesenechal: Ok.

Kévin Allec: Il y a du SEO.

Kévin Allec: Il y a aussi maintenant l'IA qui, là, on le voit, commence à faire pas mal d'apports d'affaires aussi.

Kévin Allec: Voilà, en quelques mots.

Thomas Lesenechal: Ok.

Thomas Lesenechal: Alors, ça m'intéresse, Alia.

Thomas Lesenechal: C'est vrai que c'est un mot qui est sur toutes les lèvres.

Kévin Allec: Bon.

Thomas Lesenechal: Quand tu parles d'IA, tu parles d'intelligence artificielle qui vous recommande.

Thomas Lesenechal: Vous avez fait un travail pour pouvoir être référencé, comme on faisait du référencement sur Google, directement dans les intelligences artificielles, pour que quand on pose la question « Quelles sont les meilleures formations en anglais?

Kévin Allec: Oui.

Thomas Lesenechal: », il y ait Anglify qui ressortent.

Kévin Allec: On n'a pas fait de travail particulier, mais on a de la chance qu'on a pas mal de gens qui nous découvrent par ce biais-là aussi.

Kévin Allec: Je ne sais pas vraiment comment on fonctionne.

Kévin Allec: Je pense que c'est encore un peu opaque la question du référencement sur les... On appelle ça le GEO, je crois, sur les moteurs IA.

Kévin Allec: Mais pour le moment, on observe, on essaye d'être présent et

Kévin Allec: mais ce n'est pas encore très clair sur comment ça fonctionne.

Thomas Lesenechal: Ok.

Thomas Lesenechal: Alors, ce qui est assez intéressant, c'est que contrairement à d'autres organismes de formation, plutôt que de faire le choix d'être un peu genre monolevier où tu es ultra fort en ads sur Meta, par exemple, et où tu as un petit peu d'organique, toi, tu as plutôt une stratégie où tu as plusieurs streams qui vont te générer tes prospects.

Thomas Lesenechal: Tu parles de l'affiliation, tu as parlé de l'influence.

Thomas Lesenechal: Tu as parlé aussi du paid, notamment sur Google, que tu fais, de l'intelligence artificielle.

Thomas Lesenechal: Comment est-ce que tu l'expliques, cette stratégie?

Thomas Lesenechal: Est-ce qu'avant, vous vous êtes dit, on va à fond sur Meta, et au final, ça n'a pas marché, et du coup, vous avez fait ça?

Thomas Lesenechal: Ou est-ce que c'est un choix délibéré?

Thomas Lesenechal: Ou est-ce que, en fait, ça s'est fait comme ça, naturellement?

Thomas Lesenechal: Parce que c'est assez intéressant, je trouve.

Thomas Lesenechal: Ce n'est pas commun comme stratégie, me semble-t-il.

Kévin Allec: C'est une bonne question.

Kévin Allec: J'ai assez vite voulu essayer de trouver, d'avoir une diversification dans notre acquisition.

Kévin Allec: Je pense que j'ai eu raison parce que j'ai pressenti que les catalogues, c'était bien, mais ça nous exposait.

Kévin Allec: On avait une dépendance hyper forte.

Kévin Allec: Quand tu n'as qu'un seul canal, tu es dépendant de ce canal.

Kévin Allec: Aujourd'hui, les choses peuvent bouger très vite.

Kévin Allec: Donc assez vite j'ai essayé de me diversifier et puis il y a eu des opportunités qui sont présentées au niveau de l'affiliation.

Kévin Allec: Et heureusement que ça a eu lieu parce que à un moment donné les catalogues sont complètement effondrés et rapportaient plus rien du tout.

Kévin Allec: Donc, je dirais que si je n'avais pas eu cette approche, peut-être que l'histoire aurait été différente.

Kévin Allec: Et donc, on a toujours eu cette volonté de diversifier un petit peu les canaux, de voir là où il y avait des opportunités.

Kévin Allec: Et aujourd'hui, qu'on est un peu plus mature, je pense que c'est vraiment clé aussi.

Kévin Allec: Parce qu'au-delà de l'acquisition tactique de prospects et les présences tactiques, moi, j'ai vraiment la volonté de développer une image de marque

Kévin Allec: parce que c'est ça à terme qui va asseoir la pérennité aussi de l'entreprise.

Kévin Allec: Et pour ça, il faut diversifier un petit peu les canaux et travailler aussi sur d'autres questions juste que l'acquisition pure et dure.

Thomas Lesenechal: Oui, tout à fait.

Thomas Lesenechal: Oui, je suis d'accord.

Thomas Lesenechal: Et je me suis toujours fait la réflexion depuis que vous avez fait ce rebranding et que vous avez un magnifique site web.

Thomas Lesenechal: Je me suis toujours dit que c'était ultra important et je le mettais souvent en exemple quand je présentais des marques dans la formation qui étaient, je trouve, bien réussies.

Thomas Lesenechal: J'ai toujours mis en Glify.

Thomas Lesenechal: Je trouve que vous avez un site web qui est hyper quali, qui est très clair, des belles couleurs.

Kévin Allec: Ah, c'est cool.

Thomas Lesenechal: Et ça, ça fait vraiment la différence.

Thomas Lesenechal: Et sur cette notion de branding, d'image de marques...

Thomas Lesenechal: Je pense que ça influence fortement aussi les premières impressions, au-delà du fait que vous avez de la profondeur sur votre pédagogie.

Thomas Lesenechal: La forme fait vraiment remonter le fond et je trouve que c'est hyper important.

Thomas Lesenechal: Et ça va vraiment permettre, sur le long terme, d'avoir des actifs qui sont finalement quasiment à terme une barrière à l'entrée, d'avoir une marque forte.

Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, le contenu, ça va devenir une commodité.

Thomas Lesenechal: On va pouvoir très facilement créer des longs contenus.

Thomas Lesenechal: On va pouvoir créer des articles LinkedIn, des blog posts, etc.

Thomas Lesenechal: Je pense qu'il y a vraiment cette notion de...

Thomas Lesenechal: d'offres et de différenciation qui va être ultra important, mais aussi de bien comprendre quelles sont les barrières à l'entrée.

Thomas Lesenechal: Et c'est vrai qu'une marque forte, je pense que ça va être à terme un élément qui va vraiment permettre de se différencier et de rester dans la durée plutôt que de faire des coups d'acquisition où tu fais de l'acquisition à fond et en fait, les gens qui se forment chez toi ou chez d'autres personnes, c'est la même chose.

Kévin Allec: Oui, donc là, je me suis fait encoyer.

Thomas Lesenechal: Cette notion de marque, elle est ultra importante.

Thomas Lesenechal: Est-ce que tu peux nous parler un petit peu du travail que vous avez fait sur la marque?

Thomas Lesenechal: Est-ce que vous vous êtes fait accompagner?

Thomas Lesenechal: Quelles ont été un petit peu les étapes?

Thomas Lesenechal: Comment vous avez fait pour avoir une marque qui est celle qu'elle est aujourd'hui?

Kévin Allec: C'est une bonne question.

Kévin Allec: On a fait un rebranding et un changement de nom

Kévin Allec: je suis à un an ou deux ans maintenant, et qui était le résultat d'un travail de longue haleine.

Kévin Allec: Pour moi, c'est la première fois que je faisais cet exercice-là, et c'est assez exigeant comme boulot.

Kévin Allec: Mais oui, je me suis fait accompagner par deux planeurs stratégiques,

Kévin Allec: qui ont traduit en quelque sorte ce que je te partage quand je te parle de pédagogie parce que moi je ne suis pas un communicant, j'avais une vision un peu technique, pédagogique plutôt d'expert des choses et elles m'ont aidé à traduire ça en marque, en positionnement en promesse, en message communiquant et que j'adore parce qu'en fait on se renvoie la balle parce que ça fait complètement sens par rapport

Kévin Allec: J'ai réussi à traduire de manière simple, en quelque sorte, ce que j'avais mis en place en termes d'offres et de propositions de valeurs.

Kévin Allec: Donc oui, je me suis accompagné.

Kévin Allec: J'ai fait intervenir aussi un spécialiste en branding, en naming.

Kévin Allec: Il y a pas mal de gens qui sont intervenus.

Thomas Lesenechal: Ok, intéressant.

Thomas Lesenechal: C'est vrai que c'est un travail de longue haleine.

Thomas Lesenechal: Moi, je sais qu'on l'avait fait chez LearnAssembly, une société dans laquelle je travaillais, dans le conseil en pédagogie, organisme de formation.

Thomas Lesenechal: Et moi, je suis plutôt un marketer, webmarketer.

Thomas Lesenechal: Et au début, le branding, j'étais un peu genre, ouais, ok, est-ce que c'est vraiment important de savoir que ça a telle image de marque, etc.

Thomas Lesenechal: En fait, quand tu vois l'impact de belles marques bien pensées sur les chiffres et sur...

Thomas Lesenechal: la mémorisation aussi de la marque et l'impact que ça peut avoir, tu comprends déjà que c'est important et aussi que c'est un travail qui est exigeant et sur lequel on n'improvise pas.

Thomas Lesenechal: Pensez par exemple qu'un marketeur peut faire une image de marque parce que c'est quelqu'un qui est fort en webmarketing par exemple, c'est deux disciplines qui sont totalement différentes.

Thomas Lesenechal: D'où l'intérêt d'aller chercher des experts.

Thomas Lesenechal: Tu parlais de planeurs stratégiques, d'experts en naming, d'experts en branding et d'aller chercher la compétence là où elle est parce que c'est plutôt des chantiers de longue haleine où il va y avoir plein d'étapes différentes avec peut-être des interviews clients, des interviews du dirigeant

Kévin Allec: C'est clair.

Thomas Lesenechal: différents jets sur les plateformes de marque, sur la promesse, etc.

Thomas Lesenechal: Et c'est des exercices qu'on fait.

Thomas Lesenechal: Alors peut-être qu'on les fait une fois qu'on a une structure qui est déjà bien pérenne et qui fonctionne bien, même si évidemment c'est intéressant d'avoir une belle marque dès le début.

Thomas Lesenechal: Mais ça a vraiment un super impact, en tout cas.

Thomas Lesenechal: C'est un super conseil.

Thomas Lesenechal: On a parlé de vos canaux d'acquisition, donc plutôt une acquisition diversifiée.

Thomas Lesenechal: Tu mets aussi l'accent sur la marque qui est ultra importante.

Thomas Lesenechal: J'aimerais maintenant qu'on parle un petit peu de la structuration.

Thomas Lesenechal: Tu parlais d'environ 2000 apprenants sur 2025.

Thomas Lesenechal: Qu'est-ce que ça implique en termes organisationnels, notamment sur à quoi ressemble ton équipe aujourd'hui?

Kévin Allec: Hum.

Thomas Lesenechal: Je crois que tu as un fonctionnement un petit peu particulier et que tu t'es fait accompagner aussi là-dessus pour être un peu moins dans l'opérationnel.

Thomas Lesenechal: Donc, ça va être aussi intéressant d'en discuter.

Thomas Lesenechal: Aujourd'hui, ça ressemble à quoi l'équipe Anglify?

Kévin Allec: C'est une bonne question.

Kévin Allec: Aujourd'hui, il y a une équipe commerciale qui gère uniquement des lits d'entrant, ne fait pas de prospection.

Kévin Allec: Il y a une petite équipe marketing qui travaille à mener des actions, chercher des opportunités, etc.

Kévin Allec: Il y a une équipe aussi opération slash pédagogie qui va gérer tout le suivi des formations, le suivi des formateurs, la satisfaction de clients et aussi du coup qui va travailler avec qui je travaille pour lancer de nouvelles fonctionnalités, lancer de nouveaux services au sein même de la formation.

Kévin Allec: Notre formation, c'est un objet qui est mouvant, qu'on fait tout le temps évoluer.

Kévin Allec: On rajoute des briques, on améliore.

Kévin Allec: Donc voilà, tu as ces trois pôles-là.

Thomas Lesenechal: Ok, donc un pôle sales, un pôle market et un pôle ops.

Thomas Lesenechal: Et au sein de ces différents pôles, tu as des personnes qui sont responsables, tu as mis des head-off, comment ça marche un peu en termes de structuration, d'organigramme si j'ose dire?

Kévin Allec: Ça a pas mal bougé sur les 12-24 derniers mois.

Thomas Lesenechal: Ok.

Kévin Allec: L'année dernière, j'ai fonctionné sans responsable et ça a bien marché grâce à des bonnes opérations.

Kévin Allec: une bonne structuration.

Kévin Allec: Mais donc là, aujourd'hui, il y a un responsable marketing.

Kévin Allec: Je viens de recruter une responsable commerciale qui va gérer l'équipe Sales.

Thomas Lesenechal: Ok.

Kévin Allec: Et il y a une responsable aussi formation, pédagogie, coopération.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: Et ça, c'est des profils que tu as en full-time, en CDI?

Thomas Lesenechal: C'est des profils en freelance?

Kévin Allec: Oui, ça c'est les... Non, ça c'est full-time, oui.

Thomas Lesenechal: Comment ça marche un peu là-dessus sur l'équipe?

Kévin Allec: Ça c'est des CDI.

Thomas Lesenechal: Ok.

Kévin Allec: Et après les formateurs, on travaille sur notre marché, ça marche beaucoup avec... Il y a beaucoup de... La plupart des enseignants, c'est des enseignants plutôt qui sont en prestataire de service, en freelance.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Kévin Allec: Donc là, on a une communauté de à peu près 90 formateurs qu'on a formés à notre méthode et à notre fonctionnement.

Thomas Lesenechal: Ok.

Kévin Allec: Donc des formateurs en Glify qui travaillent avec nous au quotidien

Kévin Allec: pour délivrer les prestations de formation.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: Et sur la partie sales, tu travailles avec des freelances principalement, au-delà de la partie head-off?

Kévin Allec: Non, les sales, ils sont tous salariés.

Thomas Lesenechal: Ok, tous salariés.

Kévin Allec: Oui.

Kévin Allec: Oui.

Thomas Lesenechal: Ok, super intéressant.

Thomas Lesenechal: T'as fait évoluer le modèle, non?

Thomas Lesenechal: Parce qu'à une époque, tu bossais un peu avec des frits ou c'était peut-être du renfort parfois?

Kévin Allec: Oui, on avait eu du renfort, mais c'était un peu à double tranchant.

Kévin Allec: Je n'ai pas réussi à créer un système stable.

Kévin Allec: Finalement, c'est mieux d'internaliser.

Kévin Allec: Pour nous, c'est mieux d'internaliser à 100% la partie commerciale.

Kévin Allec: Ça a été mieux, oui.

Thomas Lesenechal: Ok, je suis assez d'accord.

Kévin Allec: Ben oui.

Thomas Lesenechal: En fait, c'est assez sexy sur le papier de se dire on a des freelances, ils sont payés à la com.

Thomas Lesenechal: Le problème, c'est que c'est des mercenaires.

Thomas Lesenechal: Il y a un moment, ils vont aller chercher ceux qui les payent le mieux.

Thomas Lesenechal: Ça ne permet pas forcément d'avoir de la stabilité.

Thomas Lesenechal: Le jour où tu perds un ou deux freelances, tu n'as plus d'équipe commerciale.

Kévin Allec: Oui.

Thomas Lesenechal: Et l'avantage avec des gens en CDI contractualisés, tout du moins, c'est que tu construis sur le long terme, tu vas peut-être avoir plus d'engagement.

Thomas Lesenechal: Et l'idée, c'est vraiment d'avoir une structure qui peut permettre de franchir différents paliers de croissance, alors qu'avec des freelances, on a tendance à penser que c'est plug and play.

Thomas Lesenechal: Ce n'est pas vraiment le cas.

Thomas Lesenechal: C'est assez complexe de manager une équipe de freelances.

Thomas Lesenechal: C'est d'autres compétences et ça peut être en tout cas pas simple à gérer.

Kévin Allec: Je suis d'accord, je suis d'accord.

Kévin Allec: En tout cas, ce modèle aujourd'hui fonctionne bien.

Kévin Allec: Et puis même avec nous, notre réglementation, tu vois, qui est quand même assez lourde et qui l'est de plus en plus, ça fait sens d'avoir des gens qui sont responsables et qui sont sous ta subordination sur la partie commerciale parce qu'on a un cahier des charges non respecté qui est quand même assez important dans le monde de la formation professionnelle.

Thomas Lesenechal: sur les financements publics, tu veux dire, par rapport au CPF et à Calliope, faire en sorte que ce soit n'importe quoi?

Thomas Lesenechal: Hum hum.

Kévin Allec: Même au-delà de ça, à partir du moment où on délivre des prestations de formation professionnelle, on est dans le champ de la formation professionnelle et il y a des devoirs d'information.

Thomas Lesenechal: Hum hum.

Kévin Allec: On a plein de devoirs.

Kévin Allec: Et du coup, les commerciaux ou conseillers pédagogiques, selon comment on décide de les appeler, ils ont un vrai rôle d'information et leur métier, leur fonction évolue dans un cadre législatif qui est clair et dont il est essentiel de respecter.

Thomas Lesenechal: Bien sûr.

Thomas Lesenechal: Tout à fait.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair sur ton équipe.

Kévin Allec: C'est une bonne question au niveau commercial.

Thomas Lesenechal: J'aimerais maintenant qu'on parle un petit peu des outils que vous utilisez au quotidien.

Thomas Lesenechal: Je parle d'outils logiciels ou méthodologie.

Thomas Lesenechal: C'est quoi aujourd'hui les différents outils qui vous permettent de faire tourner Anglify?

Kévin Allec: On est sur HubSpot comme CRM.

Kévin Allec: on a plugé Ringover.

Kévin Allec: Après nous on est sur la suite Google Workspace, donc sur Google Meet et tout ça.

Kévin Allec: On a Notion aussi comme espace de travail interne et qu'on utilise aussi comme, ça aussi c'est un peu une particularité, on utilise Notion comme LMS, comme plateforme de formation, plateforme de collaboration entre nos clients et nous, les formateurs.

Kévin Allec: Qu'est-ce qu'il y a d'autre d'intéressant?

Kévin Allec: Je crois que c'est déjà pas mal.

Thomas Lesenechal: Sur... Ok.

Kévin Allec: Je dirais que c'est le cœur du modèle.

Kévin Allec: Oui.

Kévin Allec: Oui.

Thomas Lesenechal: Ok, donc Upswad pour le CRM, tu utilises Ringover, ça c'est plutôt pour les appels, Notion pour tout ce qui est centralisation, documentation interne, mais aussi pour la partie LMS, donc Learning Management System.

Thomas Lesenechal: Et est-ce qu'aujourd'hui vous avez une... Tu parlais de la suite Google aussi.

Thomas Lesenechal: Est-ce qu'aujourd'hui vous avez une utilisation de l'intelligence artificielle en interne pour les différents pôles?

Thomas Lesenechal: Ça peut être des opérations, création de contenu, pour le sales analyse.

Thomas Lesenechal: Est-ce que c'est des choses que vous avez développées ou pas encore?

Kévin Allec: Aujourd'hui, je réfléchis.

Kévin Allec: Non, il n'y a rien qui est processé au niveau de l'IA.

Thomas Lesenechal: Ok.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair.

Thomas Lesenechal: C'est des choses que vous allez essayer de développer?

Kévin Allec: Oui, il y a potentiellement des choses à développer, mais c'est vrai que j'avais regardé des opportunités au niveau commercial.

Kévin Allec: Mais bon, je...

Kévin Allec: Je ne suis pas encore convaincu que ce soit là les principaux gains.

Kévin Allec: C'est là où il y a le plus d'impact.

Kévin Allec: Déjà en termes de conception des opérations.

Kévin Allec: Sans mettre de l'IA, je dirais que la base, si tu n'as pas des opérations qui sont déjà conçues

Thomas Lesenechal: Ouais, je suis d'accord.

Kévin Allec: de la meilleure des manières, si tu mets de l'IA dessus tu mets une espèce de technique et en fait tu vois ce que je veux dire il faut commencer par déjà ces obs que ça soit carré parce que tu mets de l'IA sur les trucs pas carré pour moi ouais ouais

Thomas Lesenechal: Donc le premier élément, c'est vraiment la...

Thomas Lesenechal: la structuration des opérations, et ensuite, tu injectes de l'IA si nécessaire, mais tu dis, en gros, il faut que tes structures, tes fondations, on peut dire ça, soient solides pour pouvoir ensuite commencer à essayer de tester des choses avec l'intelligence artificielle.

Thomas Lesenechal: Mais c'est vrai que pour certains, c'est un peu gadget, joujou, ah tiens, j'ai mis de l'IA ici, j'ai mis de l'IA là, ça me permet de faire des transcripts, etc.

Kévin Allec: Oui.

Kévin Allec: Oui.

Thomas Lesenechal: Bon,

Thomas Lesenechal: c'est un peu next to have.

Thomas Lesenechal: Alors que si tu as des bons fondamentaux de structuration, marketing, sales, de tes ops, qui peuvent te permettre de passer de 1 000 à 2 000, 3 000, 5 000 apprenants, et que tu as une bonne visibilité aussi sur le pilotage de ta boîte, je crois que tu avais pas mal travaillé là-dessus aussi, derrière, tu es en capacité de vraiment passer à l'échelle et d'aller chercher du chiffre d'affaires finalement.

Kévin Allec: Oui, complètement.

Kévin Allec: Déjà, bien structuré, la data, tout ça.

Kévin Allec: Après, c'est vrai que Gemini, par exemple, sur la prise de notes des réunions, c'est vrai que c'est marrant, ça marche bien.

Kévin Allec: Je fais des cours de portugais, j'apprends le portugais en ce moment.

Kévin Allec: Et l'autre jour, il y avait Gemini qui tournait sur mon cours de portugais en portugais.

Kévin Allec: Du coup, le cours est en portugais.

Kévin Allec: Il m'a fait une synthèse hyper claire en français.

Kévin Allec: Donc, le truc a réussi à capter.

Kévin Allec: C'était un cours en portugais.

Kévin Allec: Il m'a fait une synthèse en français.

Kévin Allec: Je

Kévin Allec: Je pense que ça devait être paramétré comme ça, mais c'était hyper pertinent.

Kévin Allec: Donc, tu as quand même des outils qui sont assez impressionnants.

Kévin Allec: Et typiquement, peut-être mettre de l'IA dans l'offre à travers comme soutien au parcours pédagogique, au travail des formateurs.

Kévin Allec: Ça, c'est quelque chose qui m'intéresse et que j'aimerais explorer un peu cette année.

Thomas Lesenechal: Ok, super.

Thomas Lesenechal: Alors je crois que tu as une spécificité, c'est que tu vis à - tu es pas l au , et il me semble que tu ne bosses pas 80 heures par semaine, donc ça m'intéressait un petit peu qu'on en parle de ton rapport au travail, de ce que tu avais pu changer, parce que j'imagine qu'il y a peut-être une époque où tu les as faits, ces 80 heures par semaine, de ce que tu avais pu mettre en place pour te permettre de te détacher un petit peu de la structure, et où tu en étais aujourd'hui à ce sujet, parce que je trouve que c'était assez inspirant ce que tu avais pu mettre en place, ouais.

Kévin Allec: Aujourd'hui, je vis un petit peu entre la moitié en France et je voyage un peu la vie à l'étranger, notamment au -

Kévin Allec: C'était une aspiration personnelle pour mon épanouissement d'aller voyager, d'aller explorer d'autres choses.

Kévin Allec: C'est vrai que j'avais un rapport à ma boîte et au boulot qui m'empêchait d'envisager

Kévin Allec: une liberté et un mode de vie pour lequel j'aspirais.

Kévin Allec: Donc j'ai fait un travail un peu sur moi à l'aide d'une coach que j'ai rencontrée qui m'a vachement aidé, mais aussi à l'aide d'un copain qui m'a aidé à structurer les opérations pour être juste plus efficace dans le fonctionnement de la boîte.

Kévin Allec: Et ça marche plutôt pas mal.

Kévin Allec: Il n'y a pas vraiment de limite dans l'amélioration.

Kévin Allec: C'est ça qu'il faut se dire.

Kévin Allec: Tout est gérable.

Kévin Allec: Tu as des entrepreneurs qui gèrent des tonnes de boîtes.

Kévin Allec: En fait, tous les chemins sont possibles.

Kévin Allec: Il n'y a pas d'ambition non réalisable en matière d'entrepreneuriat, je crois.

Kévin Allec: En tout cas, j'aime bien croire ça.

Thomas Lesenechal: Très clair, super.

Kévin Allec: Merci.

Thomas Lesenechal: On arrive sur la fin de cet échange.

Thomas Lesenechal: Ce que j'aime bien demander, c'est si tu devais partager un seul conseil à un dirigeant d'organisme de formation qui veut accélérer sa croissance, ce serait quoi ce conseil?

Thomas Lesenechal: Est-ce que tu as toi un peu des leçons?

Kévin Allec: Je dirais que la base, c'est les clients, donc la satisfaction client, s'assurer que ton service délivre la valeur dont tu souhaites qu'il délivre.

Kévin Allec: Et je dirais que le travail sur la marque, c'est quand même un truc qui n'est pas forcément… Quand tu n'es pas un entrepreneur chevronné, tu ne le valorises pas forcément, mais c'est un actif.

Kévin Allec: Surtout quand tu es un truc 100% en ligne sur lequel, quand il est bien, tous tes investissements, que ce soit publicitaires ou autre, ça va capitaliser.

Kévin Allec: Donc, je dirais ces deux trucs-là.

Thomas Lesenechal: Ok, très clair, merci.

Thomas Lesenechal: Merci, c'était ultra riche, que ce soit sur ton parcours, sur votre offre, sur l'acquisition, sur la structuration.

Thomas Lesenechal: Si les gens veulent te suivre ou échanger avec toi, où est-ce qu'on peut te retrouver en ligne?

Kévin Allec: Alors, j'ai un LinkedIn.

Kévin Allec: J'ai un LinkedIn ou par email.

Thomas Lesenechal: Ok, ton email du coup c'est kevin.anglify.

Kévin Allec: Anglify.com, ouais.

Kévin Allec: C'est ça.

Thomas Lesenechal: anglify.com.

Thomas Lesenechal: Ok, super.

Thomas Lesenechal: Écoute, merci beaucoup.

Thomas Lesenechal: C'était ultra riche, en tout cas.

Thomas Lesenechal: Félicitations pour le travail jusqu'ici.

Thomas Lesenechal: Et je te souhaite plein de bonnes choses.

Thomas Lesenechal: En tout cas, on est là début 2026.

Thomas Lesenechal: Plein de bonnes choses pour 2026, à la fois sur le plan perso et sur le plan pro.

Kévin Allec: Merci Thomas, toi aussi.

Kévin Allec: Bonne année.

Thomas Lesenechal: Salut!

Kévin Allec: Ciao, ciao.

Thomas Lesenechal

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