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S01E07 - On a tout vu le pilote de Phénomène Raven

On a tout vu
On a tout vu

522 plays · Jun 14, 2023

Entre un plan machiavélique pour manipuler des parents, l'intersectionnalité des luttes syndicales au lycée et le cross-dressing (mais dans son genre assigné à la naissance) on a clairement tout vu et tout compris du premier épisode de Phénomène Raven (That's So Raven) "Mother Dearest" écrit par Bob & Doug Keyes diffusé en janvier 2003 sur Disney Channel. Nous soutenir : patreon.com/OnaToutVu [https://www.patreon.com/OnaToutVu] Nous suivre : twitter.com/onatoutvu [https://twitter.com/onatoutvu] | instagram.com/onatoutvu_podcast [https://www.instagram.com/onatoutvu_podcast/] | nileane.fr/@onatoutvu [https://nileane.fr/@onatoutvu] Un podcast Drama Queerz & What a Coinkyd Inc. Productions, présentée par Agathe Mametz, Morgann Gicquel et Niléane Dorffer. Photo du podcast Pauline Martinez. Mixage et compositions sonores assurée par Arnold Savary.

Transcript

Speaker: Moi je pense m'habiller d'une très jolie robe rouge fléau, je pense que ça sera plein de fleurs et tout, et je pense que j'enverrai des confichis partout dans le... Et s'il n'est pas encore mort, infiltrez-vous dans l'hôpital et faites quelque chose.

Speaker: Parce qu'on n'en peut plus.

Speaker: Oui parce que l'épisode sort dans presque un mois à peu près, donc ça veut dire qu'on a vraiment le temps quoi.

Speaker: Jean-Marie tu peux le faire, vas-y, tu peux le faire.

Speaker: On est tous avec toi.

Speaker: Alors non, non, non, par contre...

Speaker: On est tous avec toi, Aladien.

Speaker: Tante celle.

Speaker: Ça fait un petit moment qu'on ne s'est pas parlé, qu'on ne s'est pas retrouvés autour d'un épisode de On a Tout Vu.

Speaker: Alors, vous ne le voyez pas, mais Nylian fait des effets de zoom avec sa webcam.

Speaker: On a vraiment upgradé de ouf pour cet épisode 7 de On a Tout Vu.

Speaker: Mais comme d'habitude, il y a pas mal de trigger warning dont il faut vous prévenir pour vous assurer que vous allez pouvoir écouter l'épisode d'aujourd'hui.

Speaker: Sachez que dans l'épisode, il est question de syndicats.

Speaker: Effectivement, on se syndique pour des lockers.

Speaker: Et donc, si vous n'aimez pas les syndicats, ne nous écoutez pas.

Speaker: Attention, il y a des gens qui volent la signature de leurs parents à l'école.

Speaker: Ça c'est ponteux.

Speaker: Mais il y a aussi des booties!

Speaker: Des booties!

Speaker: Des petits culs.

Speaker: Enfin, des gros culs.

Speaker: D'une taille relative.

Speaker: Allez, c'est parti!

Speaker: Allez, meuf, je dois vous avouer, cette musique m'a manqué.

Speaker: J'avoue, ça fait trop du bien.

Speaker: En anglais, tu sais, on dit « it grows on me ».

Speaker: Ça commence à être de mieux en mieux quand je l'entends à chaque fois.

Speaker: Ça me fait plaisir.

Speaker: Ça grandit sur toi comme le cordyceps dans Last of Us.

Speaker: Oh, c'est horrible.

Speaker: Comme d'habitude, c'est Morgane qui vous parle et je suis accompagnée de mes formidables co-animatrices.

Speaker: Nous avons d'à côté Agathe.

Speaker: Bonjour à tous, comment vous allez?

Speaker: Et Nilean?

Speaker: Moi, c'est Nilean, oui.

Speaker: Tout à fait, c'est moi.

Speaker: C'est toi?

Speaker: Parfait.

Speaker: Ça va bien.

Speaker: Nilean a été remplacée par un robot dans cet épisode.

Speaker: Ce n'est pas du tout suspect.

Speaker: Oui, je suis Nilean, pas tout ce qui est.

Speaker: Non mais en fait, ChatGPT a pris le contrôle de ce podcast.

Speaker: Oh mon Dieu.

Speaker: Et comme on l'a dit dans notre tweet du 1er avril, Agathe a également été remplacée par une intelligence artificielle.

Speaker: Il ne manque plus que toi, Morgane.

Speaker: Bientôt, tu seras remplacée également.

Speaker: Non!

Speaker: On va parler aujourd'hui d'une série assez incroyable qui est Phénomène Raven, That's So Raven, en version originale.

Speaker: Mon dieu, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore.

Speaker: Oui, une série de mon enfance.

Speaker: Moi, je me souviens des toutes petites bribes, mais je me demande si ça n'a pas été aussi un petit peu de mon enfance.

Speaker: Les filles, je les ai vues dans le futur et c'est une bonne série.

Speaker: Et déjà, inspiré par cette série, sachez que dans le premier épisode, on parle des 3 C. Et je pense que ces 3 C, il faut qu'on en parle aussi à nos chers auditeurs et auditrices.

Speaker: Les 3 C, c'est commente, parce que c'est très important de commenter sur le podcast où vous pouvez, sur Spotify, sur Apple Music, pour nous donner un petit peu de la force.

Speaker: Apple Podcast, sur Apple Podcast.

Speaker: Oui, Apple Podcast aussi, effectivement.

Speaker: Nous avons aussi un autre C qui est le deuxième.

Speaker: C'est comment ça?

Speaker: T'as pas partagé le podcast partout à tes parents, à ta famille, à tes amis?

Speaker: Je veux de faire du forcing, hein?

Speaker: Légèrement.

Speaker: Tu verras, le troisième C, c'est pas du tout du forcing, parce que le troisième C, c'est « crache ta thune ».

Speaker: Mon Dieu, j'assume pas juste ce qu'on est en train de se faire.

Speaker: Non.

Speaker: car nous avons un Patreon.

Speaker: Et pour réussir à faire ces merveilleux épisodes, nous avons besoin d'argent.

Speaker: En fait, c'est surtout pour oster ce merveilleux podcast.

Speaker: Donc, si jamais vous avez la possibilité de le faire, n'hésitez surtout pas.

Speaker: Ça nous donne encore plus de force que les deux premiers essais.

Speaker: Mais sinon, ce n'est pas grave, vous faites comme vous voulez.

Speaker: Nous, on est de toute façon très contentes que vous nous écoutez.

Speaker: Et en plus, à l'heure où on vous parle, on a dépassé les mille écoutes sur les cinq premiers épisodes.

Speaker: Et ça, c'est trop cool!

Speaker: Qui ça, c'est le genre?

Speaker: Non, mais c'est vrai parce qu'en fait, on ne le dit pas trop, mais en fait, faire un podcast, ça prend du temps.

Speaker: Il faut regarder les séries, ça c'est long.

Speaker: Il faut passer du temps avec vous et ça, c'est pas très bien.

Speaker: Moi, je n'aime pas passer du temps avec vous, franchement.

Speaker: Les filles, on est obligés d'enregistrer un podcast.

Speaker: Là, on va passer quoi?

Speaker: Encore une heure ensemble?

Speaker: Et ça va bien.

Speaker: Et ça y est, gros, c'est bon.

Speaker: Non, mais ça prend du temps aussi sur le montage et tout.

Speaker: Donc, c'est vrai qu'un petit peu d'aide financière et...

Speaker: Et puis d'être de bouche au rail, ça nous ferait du plaisir, ça nous ferait du bien.

Speaker: Est-ce qu'on ne sauterait pas dans l'épisode à pieds joints?

Speaker: Oui.

Speaker: Je dois dire d'abord, je m'excuse d'avance pour cette série, puisque je l'ai choisie.

Speaker: Liliane, elle a fait son 49.3, elle nous a proposé sa série d'enfance.

Speaker: Moi, je vous propose qu'on se pose quelques petites questions sur ce qui s'est passé avant cet épisode pilote et qu'on parte sur notre segment de « Previously On ».

Speaker: Alors déjà, il faut dire que sinon, on ne comprend pas.

Speaker: Phénomène Raven, c'est une série où la personnage principale, elle a des visions.

Speaker: Elle a des visions un peu sporadiques, c'est pas quand ça vient.

Speaker: Et quand elle les a, elle les interprète très mal parce qu'elles ne sont pas très claires.

Speaker: C'est des petits extraits sans contexte.

Speaker: On peut se demander, avant que la série ne commence, dans cette histoire, dans ce lore, d'où vient ce pouvoir, à votre avis?

Speaker: À mon avis, je pense qu'il y a un bail avec Karl Marx.

Speaker: C'est quoi?

Speaker: Cette série, non.

Speaker: C'est totalement hors contexte.

Speaker: Mais en fait, je pense que cette série, c'est une métaphore du capitalisme et des oppressions.

Speaker: Je pense que tu en parlais des syndicats tout à l'heure, Morgane, je pense que tu as raison de le dire.

Speaker: À mon avis, après avoir lu Karl Marx et après avoir regardé ce qu'a fait Robespierre en France, elle a développé un pouvoir de la révolution, un super pouvoir, et il est basé sur le fait d'avoir des visions de futur.

Speaker: Et les visions sont souvent idéales.

Speaker: Oh mon Dieu, c'est la meilleure réponse!

Speaker: Je ne sais pas comment me sentir.

Speaker: Moi, j'avais quelque chose de beaucoup plus terre à terre.

Speaker: J'imaginais un bail plus à la Sabrina l'apprentie sorcière, où en fait, à un certain âge dans sa famille, les femmes de la famille ont un pouvoir qui arrive.

Speaker: Un peu comme, je vous spoil un tout petit peu, Turning Red, le Pixar, où on se dit

Speaker: en pandarou et à un certain âge, là, je me disais peut-être que c'est un truc comme ça ou en fait, un jour, elle s'est réveillée, elle voyait les trucs et sa mère était genre « Ah oui, c'est normal, oui.

Speaker: » En fait, toutes les femmes de la famille, on voit ce qui se passe.

Speaker: Le plot, c'est un peu que personne ne sait au début.

Speaker: Au début de la série, elle est la seule à savoir qu'elle peut avoir des visions.

Speaker: Oui, c'est un peu ça.

Speaker: Mais d'ailleurs, Morgane, en fait, elle est très, très proche de ce qui est sûrement le lore, parce qu'en fait, on ne sait pas trop le lore de la série.

Speaker: Mais il y a des épisodes dans la série qui vont assez loin, en fait, dans le background de la famille de Raven.

Speaker: Et il y a un épisode où elle rencontre sa tante

Speaker: qui a le même pouvoir qu'elle et elle ne le sait pas.

Speaker: Et puis sa tante lui confie.

Speaker: Elle lui dit « Oui, moi, j'ai toujours eu ça depuis l'adolescence.

Speaker: Maintenant, c'est à ton tour et ça a sauté une génération, ça a sauté sa mère.

Speaker: » C'est un truc héréditaire.

Speaker: C'est un peu la seule réponse qu'on a.

Speaker: Ah non, il y a une deuxième réponse qui est un peu étrange où il y a un épisode où Eddy, on verra, c'est le meilleur pote à Raven, il y a un épisode en particulier, je ne sais plus dans quelle saison, où il voit passer une comète dans le ciel et c'est une comète qui vient tous les 600 ans, un truc comme ça.

Speaker: Et tout le monde est fasciné par cette comète.

Speaker: Et Eddie, lui en particulier, il fixe la comète dans les yeux et ça lui donne le pouvoir d'avoir ces visions.

Speaker: Mais à la différence de Raven, Eddie peut contrôler les visions, il peut choisir quand est-ce qu'il les a.

Speaker: Et ça va très très loin, ça va vraiment très très loin parce que en plus, c'est dit, il fait n'importe quoi avec ce pouvoir, lui, il décide de le dire à tout le monde et d'en faire sa réputation, de se faire des amis avec ce pouvoir, de prédire les gens, de faire l'avenir des gens.

Speaker: Oh, la gênance!

Speaker: Mais attends, il faut rappeler quand même que c'est une série qui est une sitcom d'épisodes de 20 minutes parce qu'en fait, quand on l'explique comme ça, on dirait qu'on est sur une série Netflix.

Speaker: Non!

Speaker: Avec des robots, des dinosaures, des aliens et tout.

Speaker: Mais en fait, non, c'est une série qui se passe dans un collège américain.

Speaker: C'est Disney Channel?

Speaker: Oui, c'est sur Disney Channel.

Speaker: Et c'est l'ambiance Disney Channel.

Speaker: Moi, j'avais déjà vu le premier épisode de la série parce que c'est une série que je regardais quand j'étais gosse chez ma grand-mère.

Speaker: Moi, je n'avais pas Disney Channel.

Speaker: Je faisais partie de ces gens qui n'étaient pas Disney Channel quand j'étais gosse.

Speaker: Donc je pouvais le voir uniquement quand j'étais chez ma grand-mère et elle nous servait avec ma soeur des petites tartines au Nutella.

Speaker: On s'est installés dans son canapé un peu trop gros et puis voilà, on était bien confortables et puis on avait Disney Channel.

Speaker: J'avais l'impression d'être une ado, j'avais 10 ans et j'avais l'impression d'être une ado.

Speaker: Hyper agréable, très beau souvenir.

Speaker: C'est une série des années 2000 qui est sortie en 2003, qui a duré jusqu'en 2006.

Speaker: Il n'y a que 4 saisons de pile 100 épisodes.

Speaker: Oh wow, ils ont fait exprès tu penses?

Speaker: Je pense qu'ils ont fait exprès de s'arrêter à 100 parce qu'ils ont vu que ça s'essoufflait.

Speaker: Mais ils ont fait exprès de s'arrêter à 100, je crois.

Speaker: Oui, parce que c'est assez étrange parce que chaque saison n'a pas le même nombre d'épisodes.

Speaker: C'est une des premières séries où je vois ça.

Speaker: Ils ont 22, 23, 27 et 20 pour vraiment faire pile 100.

Speaker: Donc...

Speaker: Et pour expliquer un peu plus sur les séries Disney Channel, surtout à cette époque-là, c'est moins le cas maintenant, mais surtout à cette époque-là, c'était un peu des usines de la production où pendant un mois, ils filment tout.

Speaker: Ils ont juste les scénaristes, ils ont plein d'idées d'épisodes qui se tiennent d'un seul tenant.

Speaker: Et du coup, ils enregistrent tout à la suite.

Speaker: Il n'y a pas forcément de progression dans l'histoire.

Speaker: Il n'y a pas d'histoire qui domine le tout.

Speaker: C'est juste au fur et à mesure, ils vont quand même essayer de faire évoluer les personnages, de leur donner un peu plus de profondeur.

Speaker: Mais c'est très superficiel.

Speaker: Ce n'est pas du tout l'objectif.

Speaker: L'objectif, c'est d'avoir que des épisodes d'un seul tenant qui peuvent être diffusés à n'importe quelle heure de la journée sur Disney Channel et de pouvoir les diffuser dans le désordre.

Speaker: Ça se voit complètement parce qu'entre le premier et le dernier épisode, la seule chose qui change, c'est qu'ils ont pris cinq ans, les acteurs.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Jouette.

Speaker: Est-ce que c'est pas ce genre de série où ils passent une journée à faire toutes les scènes qui se passent dans la patinoire, de tous les épisodes, et en fait, du coup, ils ont un ordre, enfin, ils ont un tableau avec les costumes que doivent mettre les acteurs.

Speaker: « Mais non, change-toi, mets le t-shirt vert, mets le t-shirt rouge, c'est ça.

Speaker: » C'est exactement ça.

Speaker: Mais d'ailleurs, ça se sent, il y a un fil.

Speaker: Phénomène Raven n'est vraiment pas une série que je regardais quand j'étais petite, même si j'ai dû voir deux ou trois épisodes comme ça a passé.

Speaker: Mais j'étais une enfant de Disney Channel, moi, je regardais ça tous les après-midi quand j'entrais du collège, de l'école primaire et du collège.

Speaker: Et genre, pour moi, mon gros souvenir, c'était Lizzie McGuire.

Speaker: Et la guerre des Stevens, qui s'appelle aussi Drôle de Frère.

Speaker: Et Drôle de Frère, j'ai l'impression que c'est le même décor, c'est le même lycée.

Speaker: Donc en fait, moi, dans mon imaginaire, quand ils faisaient Phénomène Raven à la patinoire, par exemple, c'était le moment où Drôle de Frère, ils allaient dans le décor du lycée, quand ils partaient au machin, et tu vois, ça tournait comme ça en boucle.

Speaker: Et la seule chose qui change, c'est les plans de coupe de la ville où c'est censé se passer.

Speaker: pour essayer de donner un lieu fictif de là où ça se passe.

Speaker: Et donc là, on est à San Francisco.

Speaker: Et c'est pour ça, en fait, tu penses qu'on a l'impression que tout le monde... Le lycée dans lequel tous les personnages de séries vivaient, c'était le même lycée?

Speaker: C'est parce que c'était vraiment le même lycée, en fait?

Speaker: Oui.

Speaker: D'accord.

Speaker: C'était pas une vue de l'esprit qu'on était gosses de dire « C'est marrant quand même, les locker rooms, c'est vraiment la même chose ».

Speaker: Non, c'était vraiment le même.

Speaker: OK, mais ça me rassure.

Speaker: Et sur ma santé mentale, ça me rassure.

Speaker: Nyléane, est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi toi, tu as choisi cette série?

Speaker: Moi, j'ai choisi cette série parce que, alors déjà, je l'adore.

Speaker: Et Ravenne,

Speaker: La personnage principale, je la kiffe.

Speaker: Parce que c'est, pour l'époque en tout cas, pour les années 2000, c'est la seule série Disney avec une personnage qui est noire, elle est afro-américaine, elle est ronde, elle n'est pas dans les standards de beauté forcément des jeunes femmes.

Speaker: Elle n'est pas toute skinny comme Anna Montana.

Speaker: Voilà, et ce n'est pas non plus du truc où c'est... Ce n'est pas un conte de fées.

Speaker: C'est pas Anna Montana, typiquement, où c'est une star et tout, où ce n'est pas d'autres, où c'est des sorciers.

Speaker: Elle, elle a quand même le boire magique aussi.

Speaker: Oui, mais du coup, c'est plus un instrument qui va faire... On verra chaque épisode à une petite morale qui... C'est vraiment un petit truc d'apprentissage, en fait, pour les ados.

Speaker: Et c'est trop bien.

Speaker: La simplicité de la série, je l'aime bien.

Speaker: Mais aussi, j'aime beaucoup cette série parce qu'elle va tellement loin dans les gags.

Speaker: C'est n'importe quoi.

Speaker: C'est vraiment... Ils partent d'une seule vanne et ils l'attirent, ils l'attirent, ils l'attirent, ils l'attirent, jusqu'à ce que ça explose.

Speaker: Le schéma d'un épisode de Phénomène Raven, c'est toujours le même, où elle fait n'importe quoi à cause d'une vision et elle va très, très, très loin.

Speaker: Et à la fin, ce n'est plus tenable.

Speaker: Il faut qu'elle dit, elle avoue tout et il faut qu'elle en tire les leçons.

Speaker: C'est toujours ça, le schéma.

Speaker: Mais en fait, du coup, il n'y a qu'une seule morale parce que tu disais qu'il y avait plusieurs morales.

Speaker: arrête de croire en tes visions, essaye de comprendre qu'en fait il se passait un truc avant, un truc après.

Speaker: Raven, si elle était sur Twitter, ce serait la meuf qui s'énerverait parce qu'elle a vu un tweet hors contexte.

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: En tout cas, c'est une série full complètement années 90.

Speaker: Même si elle est sortie en 2003, on est complètement dans le jus dès le départ.

Speaker: Moi, j'ai lancé l'épisode.

Speaker: On se retrouve sur un truc en quatre tiers.

Speaker: On a la musique, les plans de coupe de San Francisco, le lycée.

Speaker: Vraiment, genre, j'étais en mode, allez go, c'est très bien.

Speaker: Ça rappelle mon enfant.

Speaker: C'est bon, je suis dans le mood.

Speaker: C'est oufissime.

Speaker: Moi, j'étais sur un site de streaming en plus pour le voir.

Speaker: Donc, parfait.

Speaker: 360p, c'était nickel.

Speaker: J'étais vraiment dans les bonnes conditions pour l'avoir.

Speaker: T'aurais dû regarder ça sur une télé cathodique.

Speaker: Je lui ai donné le code Disney+, elle est quand même allée sur un site de streaming.

Speaker: On te juge, on te cancelle.

Speaker: J'ai plus les bouts, j'ai plus que des applaudissements.

Speaker: Dans la love track.

Speaker: Mais d'ailleurs, on a une love track qui est moins perceptible dans le pilote que dans l'épisode final.

Speaker: Oui, il y a des rires enregistrés.

Speaker: Ça se fond bien dans le décor, je trouve.

Speaker: On n'est pas sur un truc un peu comme dans Friends où c'est très appuyé, les gens s'arrêtent de parler pendant 5 secondes.

Speaker: Ça rentre un peu plus dans le flow, j'ai l'impression.

Speaker: Je ne sais pas ce que tu en penses?

Speaker: Je pense qu'en fait, là, clairement, c'est des réenregistrés.

Speaker: C'est-à-dire que ça n'a pas été filmé devant une live audience et que du coup, il n'y a pas ce côté théâtral où on s'arrête pour laisser les gens rire ou applaudir.

Speaker: Et ça se sent dans le mix que vraiment, genre, les rires arrivent et descendent.

Speaker: En fait, c'est pour ponctuer plus qu'autre chose.

Speaker: Et en fait, moi, je m'en suis rendu compte en regardant l'épisode final qu'il y avait derrière enregistré.

Speaker: Et je me suis dit, mais attends, il y en avait dans le pilote.

Speaker: Et je suis revenu voir le pilote et je me suis rendu compte qu'il y en avait.

Speaker: Mais je pense qu'ils sont utilisés avec beaucoup plus de parcimonie.

Speaker: Et ça se sent dans la façon dont c'est... La conséquence, c'est que ça fait que les épisodes ont l'impression qu'ils vont beaucoup plus vite qu'un épisode de Friends.

Speaker: Parce que justement, Agathe a dit, il y a des pauses et tout exprimées pour les rires parce que ça fait partie du spectacle.

Speaker: alors que là ils sont rajoutés au dessus et ça fait pas partie du screenplay et donc forcément l'épisode va beaucoup plus vite les actions vont plus vite et n'attendent pas ça

Speaker: C'est un truc que j'avais oublié parce que ça fait longtemps qu'on ne les a pas vus, ces sitcoms comme ça.

Speaker: Mais en fait, tu parlais de théâtralité Morgane en disant « Ouais, Friends était devant un public et tout ».

Speaker: Mais je trouve que Raven aussi est filmé un peu.

Speaker: Le jeu d'acteur, c'est un jeu de comédie sur une scène, en fait.

Speaker: Ils se positionnent, tu vois les acteurs se déplacer, faire des...

Speaker: des pas chassés pour se placer devant la caméra et tout.

Speaker: Et ça se sent que c'est beaucoup improvisé, il n'y a pas trop de mise en scène au-delà de « là, tu vas te mettre à côté de machin ».

Speaker: Et c'est tout, en fait.

Speaker: Et les acteurs, ensuite, se débrouillent avec ça.

Speaker: Et donc, ça donne un côté authentique.

Speaker: Mais c'est pour ça que j'adore le jeu d'acteurs dans Phénomène Raven.

Speaker: J'adore.

Speaker: Tout est super exagéré.

Speaker: Les expressions, surtout de Raven Simonnet qui joue Raven, c'est son nom.

Speaker: L'actrice s'appelle Raven Simonnet.

Speaker: Même Orlando Brown, j'adore ses expressions et tout, il va très très loin.

Speaker: Je l'ai adoré dans Seigneur des Anneaux.

Speaker: Est-ce que je peux faire une minute?

Speaker: Morgan se la pète parce qu'elle sait comment ça fonctionne.

Speaker: Allez, allez, allez.

Speaker: Bon, je ne vais pas mettre le jingle cette fois-ci.

Speaker: Mais en fait, aux États-Unis, pendant très longtemps, jusqu'au dans les années 2010, on va dire, il y avait vraiment cette différence entre les multi-caméras show et les single camera show.

Speaker: Parce que justement, ça impliquait des jeux différents, des façons de faire différentes.

Speaker: Single Camera Show, c'était souvent beaucoup plus cinématographique.

Speaker: Donc, tout ce qui est HBO est du single camera.

Speaker: Là où les Disney Channel et compagnie, ou Scrubs, ou toutes les sitcoms, on était souvent sur des multicams.

Speaker: Et ça a un côté très théâtral.

Speaker: Et le jeu est très théâtral.

Speaker: Et ça se sent dans le montage parce que les plans de coupe ou machin, ou ce genre de choses, c'est toujours dans le même axe.

Speaker: Et ça se sent énormément dans la réalisation.

Speaker: Et je trouve qu'il y a un petit côté bonbon qui va avec l'époque.

Speaker: Il faut quand même féliciter les acteurs qui, je trouve, arrivent à tenir leur scène malgré le fait qu'il y ait très peu de montage.

Speaker: Du coup, ils se lancent sur une scène, ils l'enregistrent pendant une minute.

Speaker: J'imagine qu'ils le reprennent plusieurs fois.

Speaker: Mais malgré tout, il n'y a pas de montage pour les aider sur des prises ou quoi.

Speaker: Et c'est assez fluide, en fait.

Speaker: Tu ne le vois pas.

Speaker: Et même sur des trucs un peu compliqués, comme on le verra à la fin de l'épisode.

Speaker: On va.

Speaker: on va partir sur notre première scène après justement le petit montage de waouh on est à San Francisco petite musique petit machin ça y est on est dans les 90's on arrive sur une scène on est dans une salle de classe et on a le Terminator des profs c'est trop drôle Petracelli c'est super drôle Petracelli quitte

Speaker: qui grosso modo, genre, est un... Comme je disais, un terminator, c'est-à-dire, il a une vision qui permet de voir qui sont les élèves qui ont la réponse ou pas à ces questions.

Speaker: Et forcément, il n'interroge que les élèves qui n'ont pas la réponse.

Speaker: Donc, clairement, on est sur une série de SF tout de suite.

Speaker: Il y a déjà des robots, il y a déjà une IA qui veut tuer les gens et tout.

Speaker: Clairement, moi, je vous le dis, on n'est pas dans un truc normal.

Speaker: La science-fiction est présente.

Speaker: On a vraiment un overlay sur l'écran qui rouge en première personne de monsieur Petracelli qui regarde les élèves avec écrit sur l'écran.

Speaker: Alors lui, il ne sait pas la réponse.

Speaker: Après, il regarde un autre élève.

Speaker: Lui, il ne sait pas la réponse.

Speaker: Je vais l'interroger.

Speaker: Lui, il est en train de stresser.

Speaker: C'est un robot.

Speaker: Il y a Raven qui lève la main parce qu'elle connaît la réponse et donc il ne veut absolument pas l'interroger.

Speaker: Et donc il interroge quelqu'un qui n'a pas la réponse.

Speaker: Et puis à nouveau, il pose une nouvelle question.

Speaker: Cette fois-ci, Raven n'a pas la réponse.

Speaker: Et le prof le voit.

Speaker: Donc, il va vouloir interroger Raven.

Speaker: Je trouve que c'est une super façon d'introduire le personnage sans qu'elle ait dit grand-chose.

Speaker: Même si ça la présente un peu comme une première de la classe au début, ce qui n'est pas l'impression étant l'attribut principal de Raven dans la série.

Speaker: Enfin, de ce que j'ai vu.

Speaker: C'est-à-dire tout.

Speaker: Mais il y a un... Comment dire?

Speaker: Je trouve que dans sa façon d'être, elle se démarque déjà parce qu'elle ne craint pas l'autorité.

Speaker: Et on va le voir dans les quelques secondes qui viennent après.

Speaker: Mais dès le départ, elle est en mode genre « Je sais, j'ai ma main bien levée ».

Speaker: Et quand la vision bionique va sur un autre élève, elle se déplace littéralement pour dire « Hey, I'm here!

Speaker: » Et ça, ça m'a fait beaucoup rire.

Speaker: Oui, j'avoue, elle se lève et tout.

Speaker: Elle dit « Hey, juste pour vous dire, je lève la main depuis dix minutes.

Speaker: » Voilà, c'est juste pour vous tenir en courant.

Speaker: Je retourne m'asseoir, mais j'ai levé la main.

Speaker: C'est trop marrant.

Speaker: Le personnage est hyper attachant.

Speaker: T'as trop envie qu'elle y arrive.

Speaker: Malheureusement, c'est une loser qui casse des trucs à chaque fois.

Speaker: Elle n'a pas la réponse.

Speaker: Et arrive le phénomène Raven.

Speaker: « Title drop ».

Speaker: Oui, première vision.

Speaker: Voilà donc première vision où elle voit ses camarades qui lui disent bravo Raven ils sont en train de l'applaudir bravo bravo tu lui as vraiment tenu tête à monsieur Petracelli

Speaker: Et moi, à ce moment-là, je ne comprenais plus rien parce que je ne savais pas que c'était le principe de la série.

Speaker: Et donc, j'étais là genre « qu'est-ce qui se passe?

Speaker: » Et à partir de ce moment-là dans l'épisode, je me suis dit « en fait, cette série est pionnière dans l'histoire de la série télé ».

Speaker: à inventer des choses bien avant toutes les autres.

Speaker: Et pour moi, on était déjà dans le flash-forward de Lost.

Speaker: Ça y est, on avait mis en place des systèmes narratifs qu'aucune autre série n'avait fait avant elle.

Speaker: Et je suis parti vraiment dans mes notes dans un gros délire de... Non, mais en fait, cette série... Et je vais vous le prouver dans cet épisode de Phénomène Raven.

Speaker: Cette série est emblématique de l'histoire de la télévision aux États-Unis.

Speaker: Ouais, j'aspire même pas ça.

Speaker: Ce qui est drôle, c'est qu'il y a toujours un effet qui sera toujours le même quand elle a sa vision, c'est-à-dire qu'on centre la caméra sur elle et puis d'un coup, sa pupille se dilate et devient jeune fluo.

Speaker: Il y a un zoom sur elle, ça fait « pfff » et on rentre dans une scène qui est tournée avec une caméra en surexposition, donc tout est très blanc.

Speaker: Comme dans un rêve.

Speaker: Les lumières sont... C'est mal filmé, en fait.

Speaker: C'est pas si mal filmé que ça, parce que ce qu'il faut voir, et moi, je trouve ça intéressant, c'est qu'ils ont essayé de réduire le budget au maximum, et toutes les visions qu'on voit, même si c'est effectivement surimposé, c'est exactement le plan qu'on verra plus tard.

Speaker: Donc, c'est littéralement un flash-forward.

Speaker: Ils n'ont pas tourné une scène en plus pour faire la vision.

Speaker: Et pour ça, en tant que productrice, je dis chapeau.

Speaker: Rires

Speaker: Moi, je trouve que le fait qu'on n'ait qu'une partie, parce que du coup, on ne voit pas ce qui se passe juste avant, juste après, c'est une sorte de contre-pouvoir à son pouvoir.

Speaker: C'est-à-dire qu'elle n'est pas surhumaine, c'est un contre-pouvoir et c'est un peu comme les pouvoirs nuls des gens, genre tu peux te téléporter, mais uniquement dans les toilettes.

Speaker: C'est un truc-là, en fait.

Speaker: Elle a joué à tu préfères et elle a perdu.

Speaker: Mais donc là, elle a la vision et elle se prend d'assurance.

Speaker: Elle voit qu'elle va être félicitée par ses camarades pour avoir tenu tête à monsieur Petracelli.

Speaker: Et donc, elle se lève dans la salle de classe et elle dit « Monsieur Petracelli, ça suffit, vous ne faites qu'embarrasser les élèves ».

Speaker: Et je ne sais plus ce qu'elle dit, mais en gros, elle lui tient tête pour de vrai.

Speaker: Et elle dit « Mais d'ailleurs, tous mes camarades sont avec moi ».

Speaker: style!

Speaker: De manière tétrétrale, du coup, t'as tous les camarades de classe autour d'elle qui s'éloignent littéralement, qui déplacent leur chaise pour s'éloigner d'elle.

Speaker: Mais on rejoint ici le point que soulevait tout à l'heure Manika, c'est que oui, elle parle de ses camarades.

Speaker: On est déjà dans le marxisme, on est déjà dans la lutte des classes, littéralement la classe!

Speaker: Et elle essaye de tenir tête à l'autorité.

Speaker: Elle fait « I know my rights », « je connais mes droits ».

Speaker: C'est ça.

Speaker: C'est une série révolutionnaire.

Speaker: Et en fait, cette série commence où les gens ne sont pas syndiqués.

Speaker: C'est ce que tu disais, Morgane, au début.

Speaker: Dans ce premier épisode, on le voit, les gens ne sont pas encore syndiqués.

Speaker: Elle est toute seule face à l'autorité et du coup, elle n'y arrive pas.

Speaker: Et c'est un arc narratif qu'on va explorer jusqu'au bout, vous allez voir.

Speaker: Non mais je vous dis, cette série est une révolution autant en termes de télévision qu'en termes de politique.

Speaker: Ah oui, c'est clair.

Speaker: Attention, Jean-Marie Le Pen, on arrive.

Speaker: Bien évidemment, ça ne marche pas.

Speaker: Elle se fait du coup engueuler.

Speaker: Et ce qui va lancer le plot, c'est que le prof demande à voir ses parents et elle en même temps pour discuter de son comportement.

Speaker: Et on arrive à la vision qui s'est passée exactement comme dans sa vision, puisque c'est exactement le même plan.

Speaker: Et en fait, tout le monde était ironique.

Speaker: Tout le monde était ironique?

Speaker: Mais non!

Speaker: Je sais pas, moi j'ai senti ça comme un « Ah bah bravo Raven d'avoir réussi à lui tenir tête ».

Speaker: Moi je le voyais comme juste de la lâcheté, genre ils sont vraiment en train de la féliciter qu'elle l'ait tenue tête, mais bon ça a servi à rien parce qu'ils n'ont pas été avec elle, juste ça quoi.

Speaker: Non, j'accepte, je me range de l'avis de la majorité.

Speaker: Il n'y a pas encore l'intersyndicale, tu vois, c'est juste... Elle est un syndicat, elle toute seule, mais elle n'a personne à l'avis.

Speaker: Et on arrive au générique.

Speaker: Le générique.

Speaker: Ah mon Dieu, et franchement, c'est un des meilleurs générings de la télé dans les années 2000, quoi.

Speaker: Il est incroyable.

Speaker: Nanananananana...

Speaker: Je vais arrêter parce que c'est très gênant.

Speaker: Mais vous savez... Je t'attendais à ce moment.

Speaker: Tu nous avais dit que tu allais chanter.

Speaker: That's a revenge.

Speaker: Et la fin, elle fait... Yeah, that's me.

Speaker: Oui.

Speaker: C'est magnifique.

Speaker: Je me souviens de la VF où elle dit « Ouais, c'est moi!

Speaker: » C'est génial.

Speaker: Et je vous avoue que j'ai eu une vision très étrange.

Speaker: Moi aussi, à mon tour, j'ai eu une vision.

Speaker: Je me suis dit « Bordel, Mister V lui a tout piqué, en fait.

Speaker: » Ah bon?

Speaker: Je ne sais pas qui est Mister V. Vous ne connaissez pas Mister V, mais les gens qui connaîtront Mister V se font « Ah putain, elle a tellement raison, c'est vrai ».

Speaker: Vous voyez, encore un bouleversement que la révolution qu'est That's a Raven.

Speaker: Moi, j'étais assez contente parce que c'est un générique qui, pour une fois, de toutes les séries qu'on a vues, sauf peut-être Sense8, mais c'est un générique où le générique est déjà formé.

Speaker: où dès l'épisode pilote, on a des extraits, des épisodes qui vont venir et ça met un peu plus en confiance sur « ok, je suis en train de regarder un produit fini ».

Speaker: Néanmoins, ça m'a spoilé l'épisode.

Speaker: Ah bon?

Speaker: Pourquoi ça t'a spoilé?

Speaker: Et j'en parlerai tout à l'heure, mais la résolution de l'épisode est dans le générique et du coup, moi tout de suite, je l'ai enregistré et je vous parlerai quand ça arrivera.

Speaker: Ok, d'accord.

Speaker: Petite info, on a tout vu.

Speaker: D'ailleurs, ce générique, qui est un des meilleurs génériques de la télé, je l'ai dit, dans les années 2000, a été écrit par l'actrice principale, Raven.

Speaker: Oui, c'est ce que j'allais dire.

Speaker: C'est aussi par Orlando Brown et Annelies Van Der Poel, qui jouent les deux meilleurs amis de Raven.

Speaker: Il chante aussi dans la chanson.

Speaker: C'est merveilleux.

Speaker: C'est vraiment une production familiale, en fait.

Speaker: Il y a un moment de rap.

Speaker: Il y a un petit couplet de rap dans la chanson.

Speaker: Ça, c'est Orlando Brab.

Speaker: Mais c'est génial.

Speaker: On apprend des choses sur ce podcast, les amis.

Speaker: On apprend des choses.

Speaker: C'est fou parce qu'on arrive à tenir.

Speaker: Ça va être l'épisode le plus long.

Speaker: On est jamais fait sur un épisode de 20 minutes, en fait.

Speaker: En sortant du générique, qu'est-ce qui se passe?

Speaker: Eh bien, ce qui se passe, c'est qu'on a notre premier exemple de sexisme.

Speaker: Puisqu'un autre incident arrive, il y a un jock, donc un athlète un peu débile, tel qu'on le voit en cliché partout dans les séries américaines de ces années-là, qui utilise le locker du meilleur ami de Raven.

Speaker: Et la raison pour laquelle il a réquisitionné ce locker, c'est parce qu'il y a une fontaine à côté, et c'est la fontaine où viennent s'abreuver les jolies filles du lycée.

Speaker: On parle de petits oiseaux, de mésanges.

Speaker: C'est la fontaine.

Speaker: Le cringe pour moi a commencé à arriver à ce moment-là.

Speaker: Oui, voilà.

Speaker: Moi, j'étais déçue quand j'étais gamine au collège et au lycée.

Speaker: On n'avait pas de locker comme ça, on n'avait pas de petit casier personnel.

Speaker: Et moi, je me suis toujours dit, quand j'étais à l'école primaire, quand j'arriverai au collège, j'aurai enfin mon petit casier et je pourrais mettre ma DS dedans.

Speaker: Et ça n'est jamais arrivé.

Speaker: Pareil, en vrai, j'ai eu ce même truc.

Speaker: Et pire encore, moi, ils ont vraiment mis des lockers deux ans après que je sois partie du collège.

Speaker: Et vraiment, quand j'ai appris ça, j'étais d'une tristesse absolue.

Speaker: Deg.

Speaker: Parce que ça avait l'air d'être le point central de beaucoup de discussions dans les séries américaines, les lockers.

Speaker: Genre, comment tu le décores, ce qu'il y a dedans, etc.

Speaker: Et du coup, je ne sais pas, ça a créé un espèce de fantasme.

Speaker: Et aussi, le fait est qu'à cause du fait qu'on n'avait pas de locker, maintenant j'ai une scoliose et un tassement de verted, donc j'aurais bien aimé ne pas avoir apporté mes livres en permanence.

Speaker: Mais c'est un autre débat.

Speaker: Si seulement il y avait eu un syndicat pour te protéger au collège?

Speaker: Pour mon anecdote vie personnelle, j'étais dans un collège à La Réunion qui était sur une énorme pente.

Speaker: Le collège était vraiment dans une pente.

Speaker: Et n'imaginez pas genre un seul bâtiment, c'est plein de petits bâtiments éparpillés sur une pente avec plein d'escaliers qui relient les bâtiments entre eux.

Speaker: Et donc, comme se fait au collège, il y a cinq minutes entre chaque cours.

Speaker: Et donc, si tu avais la malchance d'avoir un cours qui était dans les salles tout en bas et que le cours juste après, il était tout en haut, tu avais 500 marches.

Speaker: 500 marches?

Speaker: 100 casiers.

Speaker: Et donc, il fallait faire les 500 marches avec ton gros sac à dos.

Speaker: Tu es magnifique petite gamine, avec ton gros sac à dos, tu dois faire les marches.

Speaker: Non, mais ton collège, j'étais dans le volcan, en fait, directement, quoi.

Speaker: Collège Jean-Albany, big up.

Speaker: Big up, la réunion.

Speaker: Donc oui, ça je le disais, je suis en train de relire mes notes, mais c'est le même lycée que dans les Imaguayors et dans le frère.

Speaker: Il n'y a pas vraiment de dépaysement si vous avez déjà vu au moins un épisode d'une série télé américaine de votre vie avec des lycéens.

Speaker: Ça set up le bi-plot, le deuxième plot de l'épisode où Eddy va essayer de récupérer son casier.

Speaker: Tandis que Raven, de son côté, elle va essayer d'éviter la sanction avec son prof en faisant en sorte qu'il ne rencontre pas ses paroles.

Speaker: Et sa première idée, évidemment, c'est d'aller voir son petit frère.

Speaker: Avec un plan trop bien, parce qu'il est... Donc là, on se tépait, on est dans la chambre de Corey, qui est son petit frère dans la maison de Raven.

Speaker: Corey est tellement cool que... Ah mais oui, il est trop cool.

Speaker: Que je me rappelais de son prénom dix ans plus tard.

Speaker: Alors que Joey, je ne sais toujours pas qui c'est.

Speaker: Mais...

Speaker: Plus de Corey, moins de Joey, s'il vous plaît.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Et donc, Corey, il est sur sa chaise, à son bureau, dans sa chambre.

Speaker: Incroyable.

Speaker: Et il est filmé dodo pendant que Raven lui parle.

Speaker: Et Raven lui dit « J'ai besoin d'un maître de la... » Pas de la déception, c'est quoi en français?

Speaker: Si, ouais, de la déception.

Speaker: « D'un maître de la tromperie. »

Speaker: J'ai quelqu'un de machiavélique, j'ai besoin de ton aide.

Speaker: Et là, il y a Koury qui sent sa chaise et qui se tourne avec les deux mains liées comme un grand méchant.

Speaker: De James Bond.

Speaker: Alors qu'il a 10 ans.

Speaker: C'est un petit gamin.

Speaker: Oui, c'est un tout petit gamin.

Speaker: Et déjà tellement badass.

Speaker: Et il accepte en lui proposant un plan merveilleux qu'on vous a du coup déjà expliqué qui est l'étroissé.

Speaker: Comment te le podcast?

Speaker: Comment ça t'as pas partagé?

Speaker: Et crache ta tueuse!

Speaker: Non, les vrais 3C, c'est « Cadeau, Compliment and Cry ».

Speaker: Le plus important, « Cry », il dit à la fin.

Speaker: Je suis sûre que vous avez envie d'avoir d'autres 3C, donc j'en ai fait une petite liste.

Speaker: Sur Internet, j'ai trouvé « Crazy, Creepy and Constipated ».

Speaker: J'ai trouvé « Cœur, Corps et Conscience ».

Speaker: Alors ça, c'est le bof.

Speaker: Moi, j'ai adoré « Café, Clop, Coca ».

Speaker: C'est très drôle.

Speaker: T'as demandé à Tchelle GPT?

Speaker: Non, je suis allée sur Google cette fois-ci.

Speaker: Une campagne de Call of Toulouse, c'est un 3C, donc ça fonctionne à mon avis.

Speaker: J'ai trouvé ce que ferait Macron, c'est une réforme conforme au Conseil constitutionnel.

Speaker: Attends, celle-ci, je te la donne.

Speaker: Usul organiserait une émission avec C ce soir avec Karim Ressouli Karim avec un C évidemment et quant à moi je retournerai sur Twitter après ce qui est une catastrophe avec de la censure et tout est creepy là-bas magnifique magnifique magnifique poireau j'applique le micro quand même

Speaker: Du coup, elle prend ses conseils à cœur, décide... Lui a fait une connerie à l'école, du coup les parents appellent, vont l'engueuler.

Speaker: On découvre les parents, qui moi je le trouve super cute.

Speaker: Le père est entretenu, la mère est trop cute, ils ont l'air trop gentils les deux.

Speaker: J'avais aucune idée de à quoi il ressemblait entre le gamin machiavélique et la meuf qui peut voir dans le temps.

Speaker: Honnêtement, moi je voulais voir les parents.

Speaker: Et j'étais un peu déçue qu'ils soient gentils en vrai.

Speaker: Oui!

Speaker: Mais je m'intercepte pour vous demander, à votre avis, c'est quoi leur métier à chacun des deux parents?

Speaker: Alors, moi, ce que j'ai pensé, en vrai, j'ai eu faux quand j'ai regardé toute la série, mais ce que je pensais,

Speaker: c'est que le père était un père à la maison parce qu'il surfait beaucoup sur pas mal de choses un peu woke dès les années 2000 et du coup je me suis dit c'était une belle image à donner cette idée qu'un père pouvait être aussi un père de foyer et donc pour moi il n'avait pas de boulot et à part élever ses enfants ce qui est un boulot on ne va pas se mentir et de l'autre côté il y avait la mère qui je l'imaginais plus mais je pense que c'est drôle de frère je l'imaginais un peu genre c'est

Speaker: ou avocate, ou un truc un peu sérieux comme ça.

Speaker: Alors moi, quand j'ai vu la mère, elle avait cette tenue, vous savez, qui était beaucoup dans les années 2000, qui était le t-shirt manche longue avec la chemise au-dessus à manche courte.

Speaker: Du coup, tu as deux...

Speaker: T'as une superposition de deux couches de t-shirts.

Speaker: Et en fait, moi, ça me fait penser aux costumes que portent certaines infirmières ou des internes en médecine dans les hôpitaux.

Speaker: Alors, je me suis dit peut-être qu'elle fait partie de ça, de toute quelle infirmière.

Speaker: Et le père, moi, je me suis dit, si jamais dans une...

Speaker: dans une grande métaphore du capitalisme, alors peut-être que lui-même, c'est un boss, et il est probablement le boss de sa boîte de travaux dans des appartements, dans des maisons, des trucs comme ça.

Speaker: C'est très spécifique.

Speaker: Attends, tu nous demandes de faire des travaux à la maison de magie?

Speaker: Non, mais c'est pas nous, on les fait.

Speaker: Non, ça implique.

Speaker: Non, ça implique dans l'émission.

Speaker: Je vous donne les réponses, parce que j'aime bien avoir ce rôle de vous donner les réponses.

Speaker: Le père, il est chef cuisinier.

Speaker: Mais oui, on l'apprend dans le dernier épisode.

Speaker: Ça, c'est évident dans le dernier épisode.

Speaker: Et la mère, c'est Morgane qui l'a dit, je crois.

Speaker: Non, c'est qui?

Speaker: Je ne sais plus.

Speaker: L'une de vous deux a raison.

Speaker: Elle est avocate.

Speaker: Ah, j'ai dit avocate!

Speaker: Mais non!

Speaker: Elle est avocate.

Speaker: Alors, je rappelle que je suis scénariste.

Speaker: Si jamais vous voulez me contacter, c'est... Et oui.

Speaker: Et je n'ai pas réalisatrice aussi.

Speaker: Alors, en fait, on va faire un jeu à boire à chaque fois que je rappelle mon métier pour prendre un shot.

Speaker: Non mais attendez, c'est important qu'on se le dise parce qu'on déconne, on déconne, mais toutes les semaines, Morgane, elle nous sort une dinguerie en mode « mais tu sais que j'ai travaillé avec machin?

Speaker: » et je suis en mode « bordel de merde ».

Speaker: Mais elle dit ça en plus normal dans des conversations.

Speaker: Ce matin, j'ai vu un de ses tweets en mode « ah, c'est drôle, c'est drôle ».

Speaker: Et en fait, c'était genre un des Youtubers que je regardais quand j'avais 15 ans.

Speaker: Dans quelle dimension?

Speaker: Rayac Thomas Sanders en fait je pense que Thomas Sanders c'était pas tant un youtubeur c'est le mec qui a inventé Vine dans ma tête genre le mec le mec était vraiment le visage de Vine mais ouais j'ai fait aller voir Kill in the Blank regardez que le premier et le dernier épisode et vous aurez tout vu on le fera si tu veux on le fera le truc trop méta et pendant tout l'épisode je suis en mode ah oui et d'ailleurs j'ai écrit cet épisode ah ça va durer 6h

Speaker: pour revenir à notre merveilleux épisode, les parents engueulent Corey qui essayent sa méthode des 3C.

Speaker: Et Raven prend des notes.

Speaker: Et en fait, ça ne fonctionne pas parce qu'ils ont compris, ils savent et ils sont en mode genre « n'ose pas nous complimenter, n'ose pas nous faire des câlins et n'ose surtout pas pleurer!

Speaker: » T'as le père, il tombe un peu dans le panneau au début.

Speaker: Parce qu'il y a Corey, il lui fait un câlin, il dit « je suis désolé papa!

Speaker: » Et t'as le père qui est en mode « non! »

Speaker: Et donc Tania, la mère, elle lui dit « ça suffit Victor!

Speaker: » Donc là, c'est là où le plot commence vraiment, c'est-à-dire que tant pis, Corey, il n'a pas le droit, il va se faire punir, et c'est au tour de Raven d'être avec ses parents, et là, ses parents lui disent, ils ne sont pas encore au courant de la connerie de Raven, ses parents lui disent « bravo pour ta conduite, t'as été super, t'as des bonnes notes en ce moment, tiens, voici un téléphone!

Speaker: » Et oui!

Speaker: Et c'est très marqueur du début des années 2000, parce que ce n'est pas un téléphone portable.

Speaker: Oui, ce téléphone.

Speaker: C'est un téléphone fixe sans fil qu'elle peut avoir dans sa chambre.

Speaker: Mais en fait, c'est présenté comme étant genre le Graal.

Speaker: Et en le voyant, c'est tout là genre « Ah putain, c'est le dernier iPhone!

Speaker: » Mais même pas, c'est un téléphone fixe.

Speaker: Pour les gens qui nous écoutent, qui sont nés après les années 2000, un téléphone fixe, c'est ce qu'on avait à la maison.

Speaker: Et ça ne pouvait pas aller plus loin que 15 mètres de la base.

Speaker: Tu ne pouvais pas aller dehors avec ton téléphone fixe, ce n'était pas possible, même s'il n'y avait pas de fil.

Speaker: Et c'est ça qu'on lui offre.

Speaker: Quand ses parents lui offrent le cadeau, en fait, ils lui font « Tu vas voir, c'est la plus belle chose que toutes les ados veulent avoir.

Speaker: » Et elle répond « Est-ce que c'est LeBron James?

Speaker: » Oui!

Speaker: Et elle dit « I like them tall.

Speaker: » Je les aime grands.

Speaker: Ma question, c'est qu'est-ce que vous auriez aimé comme cadeau?

Speaker: Qu'est-ce que c'est le truc que vous auriez aimé quand vous étiez ado?

Speaker: Sûrement un téléphone aussi, en fait.

Speaker: Moi, c'est trop cliché, moi!

Speaker: Vas-y, on te juge, on va te juger.

Speaker: Mais non, mais c'est pas ça, mais c'est juste qu'avec toutes les blagues qu'on a faites juste avant, moi, c'était une caméra.

Speaker: Ah bah oui, mais super.

Speaker: Je voulais absolument avoir ma caméra et genre, j'ai fait chier mes parents pendant genre 5 ans pour avoir mon caméscope et à chaque fois que j'avais des bonnes notes ou quoi que ce soit, ou qu'il y avait des anniversaires ou un Noël ou machin, j'étais genre et du coup, je vais avoir un caméscope et mes parents ne pouvaient plus.

Speaker: Et toi, à l'époque où tu étais ado, c'était des caméras où il fallait tourner, c'est ça?

Speaker: Avec un tournoi?

Speaker: Pour que ça tourne?

Speaker: Exactement.

Speaker: Et ça coûtait 45 000 francs à l'époque.

Speaker: Ancien franc, bien évidemment.

Speaker: En fait, ce que mes parents ont essayé de faire, c'est qu'ils me donnaient une pièce à chaque fois.

Speaker: Donc, j'ai eu la manivelle en premier.

Speaker: Ensuite... Les légos.

Speaker: Les légos avant là.

Speaker: J'adore parce que Morgane, en fait, elle est réalisatrice et scénariste.

Speaker: Par contre, elle-même est un personnage unifacette, monofacette.

Speaker: Tu sais que les personnages bien écrits ont plusieurs facettes en général.

Speaker: Morgane?

Speaker: Elle, elle n'a qu'une personnalité, c'est elle est réalisatrice.

Speaker: On peut toujours deviner sur scène.

Speaker: Non mais je vais me syndiquer.

Speaker: Je vais me syndiquer contre... On n'a pas le temps du tout parce qu'il y a une vision numéro 2 qui arrive.

Speaker: Non attends, attends, attends, parce que d'abord, elle se sert de son téléphone.

Speaker: Ah oui, il m'a dit.

Speaker: Et par là, elle révolutionne encore le monde de la série.

Speaker: Parce que dix ans avant 24 heures chrono, elle invente le split screen.

Speaker: Ah oui.

Speaker: qui est que on se retrouve à l'écran.

Speaker: Non, mais je crois que vous n'imaginez pas.

Speaker: Le split screen n'existait pas avant Phénomène Raven.

Speaker: On se retrouve avec, sur le même écran, deux choses en même temps.

Speaker: Moi, j'étais en mode... Je sais que je viens d'une époque où il y avait des caméras à manivelle, mais quand même, pour moi, c'était une révolution.

Speaker: Pour expliquer, ce n'est pas clair.

Speaker: On voit juste le split screen, c'est juste qu'à gauche de l'écran, il y a Raven au téléphone et à droite, il y a Eddie à l'autre bout du téléphone.

Speaker: C'est juste ça.

Speaker: Exactement.

Speaker: Ok, d'accord, très bien.

Speaker: Que moi, je pensais que c'était 24 heures chrono qu'il avait inventé cinq ans plus tard, mais pas du tout.

Speaker: Mais je voulais en profiter parce que le moment où ses parents lui offrent le téléphone, on voit enfin, pour la première fois, la chambre de Raven qui est tout en haut de la maison, qui est sous les toits.

Speaker: Et sa chambre, elle est découlée de manière assez fantaisiste et tout, c'est trop bien.

Speaker: Et j'aimerais vous demander, du coup, vous pensez c'est quoi que sa passion, en fait?

Speaker: Une petite passion vêtements, on va pas se mentir.

Speaker: Oui, carrément.

Speaker: Le stylisme en général.

Speaker: C'est très subtil dans le décor, mais... Mais c'est important parce que ça fait partie de son personnage et c'est pour ça aussi, ça explique en partie pourquoi elle se déguise tout le temps dans la série.

Speaker: Là, on voit qu'elle se déguise dans le premier épisode, mais en fait, ça se passe dans toute la série.

Speaker: Elle se déguise tout le temps, au moindre prétexte.

Speaker: C'est ridicule.

Speaker: Donc voilà.

Speaker: C'est un peu comme ce TikToker-là, je ne sais pas si ça vous parle, un TikToker qui a genre 15 000 déguisements, et à chacun de ses sketchs, il a toujours des déguisements différents qui sont plus ridicules les uns que les autres, ça ne vous parle pas du tout?

Speaker: Absolument pas.

Speaker: Allez regarder, je suis sûr qu'il y a des gens qui m'écoutent, qui savent de qui je parle, il est trop mignon, et il fait plein de blagues très drôles.

Speaker: Est-ce qu'il y a des gens qui nous écoutent, qui connaissent TikTok?

Speaker: C'est bien, je me sens super vieille d'un côté, parfois beaucoup trop jeune.

Speaker: C'est génial.

Speaker: Très bien.

Speaker: Bon, la vision.

Speaker: La vision.

Speaker: La nouvelle vision en étant au téléphone.

Speaker: Et donc, elle est au téléphone avec Eddy et puis d'un coup, elle a une deuxième vision et c'est que son prof voudra absolument voir sa mère.

Speaker: Oui, parce que le plan, pour expliquer, le plan dont ils sont en train de parler au téléphone, c'est...

Speaker: On va te remettre, ça fait déjà 46 minutes qu'on enregistre.

Speaker: Oui, on n'arrive pas à avancer.

Speaker: On parle trop de trucs, on n'arrive pas à avancer dans l'épisode du public.

Speaker: Prenez-vous un coca, tranquille, café-clope aussi.

Speaker: Voilà, on se pose.

Speaker: Faites votre vaisselle.

Speaker: Elle élabore un plan.

Speaker: Voilà, et le plan, c'est de faire semblant d'être malade pour que ce jour-là, il n'y aille pas, en fait, tout simplement.

Speaker: Et là, elle a la vision que ça ne va pas marcher parce que son prof voudra quand même voir sa mère quoi qu'il arrive et il a l'air assez autoritaire sur la question.

Speaker: Et donc, elle a une idée parce qu'elle est dans cette chambre du coup de styliste avec des costumes partout.

Speaker: Elle voit un chapeau, elle se dit « je vais me déguiser en amère ».

Speaker: Et c'est là que j'ai été spoilé par le générique.

Speaker: Parce qu'en fait, dans le générique, on la voit avec les vêtements violets assez machin où elle rentre dans la classe.

Speaker: Et comme c'est des vêtements qui sont assez, comment dire, on les reconnaît tout de suite d'un

Speaker: du point de vue de couleur, de style, de machin.

Speaker: Et du coup, quand elle voit les vêtements, j'ai fait deux plus deux et j'ai fait « Ah ok, elle va se déguiser, très bien.

Speaker: » Trop smart.

Speaker: J'aurais pu écrire cette épisode.

Speaker: L'audience de Disney Channel, c'était peut-être pas aussi smart.

Speaker: Pendant ce soir, on a le bi-plot, c'est comme ça que tu l'appelais, Nylène, le plot secondaire avec le bully qui, en fait, visiblement, mange du poulet, un poulet, genre dans le locker de son... Il était un poulet entier dans sa vie.

Speaker: qu'il sort du casier qu'il a volé Eddy.

Speaker: Et donc, Eddy, là, il lui dit, c'est pas possible, c'est mon casier, c'est mon casier.

Speaker: Et donc, le bully lui dit, t'as pas de souci, j'ai une solution.

Speaker: Tiens, voilà, je te note le numéro de mon casier avec la combinaison, tu peux prendre mon casier à la place.

Speaker: Et donc, il va au casier, qu'on lui dit, en fait, il voit qu'il y a déjà d'autres personnes qui sont là et qu'il partage déjà les casiers.

Speaker: Alors, il est en mode, mais alors, qu'est-ce que vous faites là?

Speaker: En fait, visiblement, le bully vole les casiers de tous les gars.

Speaker: Des meilleurs emplacements?

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: Et en plus, du coup, tous les losers se retrouvent à devoir partager un casier.

Speaker: Et Edith n'est pas très content.

Speaker: Et c'est à ce moment-là qu'on commence à parler de syndicats, parce qu'il a une certaine envie d'y aller et d'en découdre.

Speaker: Et en fait, on pointe du doigt une personne qui l'a fait et qui a une minerve.

Speaker: Clairement, ça s'est mal passé.

Speaker: Il n'arrive même pas à tourner la tête pour dire non.

Speaker: Vraiment, le pauvre, c'est... Et du coup, on arrive à quelque chose d'essentiel dans le marxisme,

Speaker: qui est que dans la lutte, on ne peut pas y aller tout seul.

Speaker: Il faut y aller à plusieurs, il faut se syndiquer.

Speaker: On commence déjà à disséminer cette question qu'ensemble, on est plus fort que tout seul.

Speaker: Je suis morte parce que je savais que ça nous ferait parler de gauchisme.

Speaker: Vous en faites tellement des tonnes.

Speaker: arrive Raven déguisée dans une musique incroyable que tu m'as demandé d'enregistrer, Néléa.

Speaker: Par pitié, oui.

Speaker: Parce qu'il y a un gamin qui passe en skate, elle lui dit « C'est un couloir, c'est pas l'autoroute!

Speaker: » C'est merveilleux.

Speaker: Alors, mais là, j'adore, parce que du coup, pour se déguiser en sa mère, elle s'est déguisée, et c'est pour ça que je relate peut-être beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup à Raven et à la série en général.

Speaker: Parce que bon, disons que c'est une zouz...

Speaker: c'est une famille afro-américaine etc et elle imite vraiment la typicale mère la typicale mère afro c'est très exagéré oui c'est très très très exagéré mais c'est un peu quand même ça c'est une personnalité très forte avec l'autorité et tout et aussi c'est très très drôle du coup à la troisième personne et moi elle me fait beaucoup penser à ma mère je le dis honnêtement donc voilà coucou à la maman de Nyléane qui nous écoute sûrement

Speaker: Elle se déguise avec des énormes seins, des énormes fesses.

Speaker: Il y a une sorte de bodysuit où vraiment, quand elle bouge, ça fait bloum bloum bloum dans tous les sens.

Speaker: Et ça va être le problème d'ailleurs.

Speaker: À l'heure de l'épisode, c'est ce costume qui va lui poser le problème.

Speaker: Ça va devenir un problème.

Speaker: Moi, j'ai noté, la grosse phobie vient de rentrer dans le chat.

Speaker: Ah oui, là, on est là.

Speaker: Les séries télé-américaines, ça ne s'arrête pas.

Speaker: Je me suis posé la question... Enfin, ce qui est drôle, c'est que je me suis posé une question que le personnage d'Eddie va lui poser.

Speaker: Donc, je me suis dit, c'est bien.

Speaker: Ils se sont posé la question quand ils ont écrit ça, qui est, mais en fait, elle ne ressemble pas à sa mère.

Speaker: Et Eddie, viens la voir, elle lui fait, mais tu ne ressembles même pas à ta mère.

Speaker: Merci, Eddie.

Speaker: Ça me fait du bien d'avoir quelqu'un de mon côté.

Speaker: Il me dit carrément que tu ne ressentes pas ta mère, mais on dirait que tu l'as mangé.

Speaker: Oui, du coup, la grossophobie est là.

Speaker: Le cringe est présent.

Speaker: Moi, je n'ai pas noté les répliques qui me dérangent.

Speaker: Je ne les ai pas assez soucis.

Speaker: C'est bien que vous soyez là en contrepoir.

Speaker: On est un petit peu fidèles quand même.

Speaker: On essaie de critiquer.

Speaker: Il ne faut pas qu'on soit unilatéralement du côté de Ryzen.

Speaker: Et puis dans l'esprit du marxisme, on censure aussi certaines choses.

Speaker: Et donc, elle a un passing gigantesque, parce qu'elle arrive et tout le monde croit que c'est sa mère, tout le monde croit que c'est une daronne, c'est le passing sur 20.

Speaker: Même le bully, elle passe devant le bully, elle commence à le taper en mode « tu t'arrêtes » et en fait, moi, ça m'a posé la question de la violence légitime.

Speaker: Parce que dans les...

Speaker: Le niveau de gauchisme.

Speaker: Podcast pas beaucoup trop loin, j'attends!

Speaker: Le niveau de gauchisme.

Speaker: C'est ce soir à Cabrisouli, ils se sont posé la question.

Speaker: Et je trouve que c'était une vraie bonne question.

Speaker: Pourquoi les Black Blocs n'ont pas le droit de casser des pancartes, des machins, alors que Raven, parce qu'elle enfile un costume de maman africaine, afro-américaine, elle a le droit de taper des gens?

Speaker: J'ai une réponse pour toi, qui n'est pas tant sûre.

Speaker: Enfin, si, ça vient répondre un petit peu.

Speaker: Parce que je l'ai noté, moi, sur le féminisme.

Speaker: Parce qu'en fait, elle vient... Il y a une éléane qui, en moi, je n'en peux plus.

Speaker: De quoi vous parlez?

Speaker: En fait, quand elle arrive, elle commence à faire un peu du rentre-dedans avec un élève qui, du coup, est censé être plus jeune qu'elle vu ce qu'elle essaye de faire.

Speaker: Et elle est un peu en mode genre, je ne sais plus ce qu'elle lui dit, mais elle flirtouille un peu en mode « Ah, t'es trop mignon », je ne sais plus ce qu'elle dit exactement.

Speaker: Fleur Touille, elle lui fait un coup de popote quand même.

Speaker: Voilà, exactement.

Speaker: Comme je dis, c'est du rentre-dedans, littéralement.

Speaker: Et en fait, c'est une vision du féminisme qui est très années 90, qui est, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait que les mecs qui soient toxiques.

Speaker: Les meufs peuvent l'être aussi.

Speaker: Les femmes peuvent aussi faire du rentre-dedans.

Speaker: Elles peuvent aussi taper les gens.

Speaker: Et en fait, je ne suis pas certaine que ce soit de la violence légitime, mais plus du côté, à ce moment-là, le girl power, c'est de faire la même chose que les mecs.

Speaker: Elle se permet de faire n'importe quoi elle aussi.

Speaker: Voilà, exactement.

Speaker: C'est bien, c'est bien.

Speaker: J'aime bien.

Speaker: Le bully a peur de la maman, du coup, quand même, tu vois.

Speaker: Ah ouais, ça marche!

Speaker: La violence fonctionne.

Speaker: Je pense que c'est une morale à garder de cet épisode.

Speaker: C'est exactement la morale de l'épisode.

Speaker: La violence fonctionne.

Speaker: C'est comme ça qu'on l'appellera l'épisode, d'ailleurs.

Speaker: La violence fonctionne.

Speaker: Mais c'est comme ça, autant le dire maintenant, pour le biplot, c'est comme ça qu'elle réussit à récupérer le caddie.

Speaker: Le caddie.

Speaker: Le casier dédié.

Speaker: Non, pas le caddie.

Speaker: Le caddie de haïsier.

Speaker: En allant voir le boule et en se faisant passer pour la mère d'Eddie, en lui disant « C'est toi qui as pris le casier de mon baby boy!

Speaker: » Elle lui rentre dedans à nouveau.

Speaker: Et à la fin de l'épisode, pour conclure ce biplot, en fait, l'union qui s'est créée avec Eddy et les nerds vont voir le boule, qui au départ est un peu en mode genre « Ouais, je ne vais pas laisser machin ».

Speaker: Et à ce moment-là, passe derrière dans le fond la mère qui a volé un vélo, by the way, à ce moment-là.

Speaker: Oui, elle est à vélo.

Speaker: Elle passe à ce moment-là, elle le fixe du regard.

Speaker: Et du coup, voilà, c'est l'intersadical.

Speaker: Les luthes se rejoignent.

Speaker: Et à ce moment-là, le plot A et le plot B coïncident.

Speaker: Et c'est ce qui fait qu'il lâche et il est en mode genre « Ok, j'arrête ».

Speaker: Il n'a pas trop l'invaincu.

Speaker: Comme quoi, voilà, la convergence des luttes, c'est extrêmement important.

Speaker: Et là, c'est la convergence des plots.

Speaker: Du coup, qu'est-ce qui se passe dans le plot A?

Speaker: Ah d'ailleurs, j'aimerais parler de la convergence des luttes aussi parce que j'aimerais revenir une seconde sur la légitimité et la violence.

Speaker: Le professeur lui-même est hyper violent durant tout l'épisode.

Speaker: Il agresse ses élèves verbalement, il gueule...

Speaker: Il fait peur, quoi.

Speaker: Lui aussi, il est dans une agression.

Speaker: Mais il est horrible, ce prof. Il a un côté très Macron.

Speaker: Ça connecte vraiment au plot du bully aussi.

Speaker: C'est aussi un gars qui parle fort et qui a des muscles.

Speaker: Alors là, c'est juste qu'il a une notoriété.

Speaker: Et du coup, dans les deux cas, c'est la même chose, je trouve.

Speaker: C'est clairement l'autorité non méritée des deux côtés.

Speaker: Et d'un côté, on a une autorité qui est représentée par le prof qui a énormément de mal à... En plus, tu viens de me faire découvrir un truc sur la morale de cet épisode, je te jure, sans rigoler, c'est incroyable.

Speaker: Parce qu'en fait, on a un truc sur l'autorité du prof qui n'est pas méritée et où il en abuse, clairement, de ce pouvoir.

Speaker: Oui, oui, oui.

Speaker: On a l'autorité du bully qui abuse aussi de son pouvoir par la force des choses.

Speaker: Et ça pose la question de, entre tout ça, qu'est-ce que c'est que l'autorité parentale?

Speaker: Et c'est une morale de cette histoire que moi, j'ai trouvée très intéressante, sur laquelle on va venir à la fin.

Speaker: Mais gardez ça en tête, chers auditeurs et auditrices.

Speaker: Je suis contente, parce que je ne savais pas où j'allais avec ma théorie.

Speaker: Et tu as rebondi sur un truc fantastique, et je me dis, c'est pas à jeter.

Speaker: On le coupera pas au montage.

Speaker: Le truc s'est sauvé tout seul.

Speaker: Donc on revient sur le plot A où Raven arrive enfin dans la salle de classe.

Speaker: On dit enfin, parce que nous ça fait 20 minutes, mais elle, c'était à peu près 30 secondes qu'elle est en train de danser dans les couloirs de son lycée.

Speaker: Elle arrive...

Speaker: Et quand elle danse, je pose ça là, mais il y a un espèce de montage très chelou, très lynchéen pour moi.

Speaker: Et vraiment, lynché San Francisco, dans ma tête, il y a une connexion qui se fait.

Speaker: Mais je ne sais pas pourquoi, sur la musique et tout, soudain, à un moment donné, ils font un espèce de montage clip.

Speaker: Je ne sais pas si vous vous souvenez, ça dure vraiment genre 10 secondes.

Speaker: Mais allez revoir l'épisode pilote, vous verrez, il y a un moment qui est surréaliste dans la façon dont c'est monté, où elle danse dans le couloir et où il y a des cuts très chelous.

Speaker: Bref, voilà.

Speaker: Donc, elle rentre dans la classe.

Speaker: Je te laisse le micro, Agatha.

Speaker: Et ça se passe plutôt bien, en vrai.

Speaker: Le prof lui dit bonjour, machin.

Speaker: Et en fait, par contre, tout de suite, il demande « Mais où est Raven?

Speaker: » Et elle fait « Bah non, mais elle est malade, elle est dans la voiture, machin.

Speaker: » Elle est en train de pleurer.

Speaker: Et là, sa prophétie se réalise à nouveau.

Speaker: Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout.

Speaker: Oubliez ce que j'ai dit.

Speaker: Bah si!

Speaker: Ah non, oui, non, oui, non, t'as raison.

Speaker: Et là, le prof demande, mais en fait, moi, je veux absolument voir Raven et sa mère en même temps.

Speaker: Et c'est là où va se jouer la comédie de cette fin d'épisode, c'est que du coup, Raven va devoir sortir de la salle, se rhabiller en Raven en elle-même, elle va revenir à nouveau, et puis le prof va lui faire à ce moment-là, et c'est là que la prophétie se réalise, ben moi, je veux absolument voir votre mère aussi, quoi.

Speaker: Donc, il y a un ping-pong comme ça où, en fait, elle va devoir se changer plusieurs fois, plusieurs fois, plusieurs fois.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Et ce qui est assez fou, c'est qu'il ne la cloque pas en tant que sa mère.

Speaker: Un peu débile.

Speaker: Oui.

Speaker: Un peu débile, non.

Speaker: Donc, il y a deux, trois minutes comme ça où elle échange.

Speaker: Alors, il y a une fois qui est plutôt drôle où, en fait, il y a une bibliothèque qui les a parlé d'eux.

Speaker: Du coup, elle enlève juste son chapeau.

Speaker: Et sa perruque.

Speaker: Et sa perruque.

Speaker: Et voilà, c'est bon.

Speaker: Elle est de nouveau sa mère ou elle retire sa mère.

Speaker: Et ce qui fait qu'au final, lui, il n'en peut plus et a juste envie de rentrer.

Speaker: Il sort de là.

Speaker: Donc, encore une fois, la lutte fonctionne.

Speaker: C'est comme Macron réussit à un moment donné à l'épuiser.

Speaker: Il finit par partir.

Speaker: Malheureusement, Macron revient, mais M. Patrachéli, pas.

Speaker: Et à ce moment-là, la dernière vision arrive, et c'est la vision des parents de Raven qui rentrent dans la classe en cherchant M. Patrachéli.

Speaker: Ce qui est génial, c'est qu'ils font des teasers, mais qui durent vraiment 20 secondes.

Speaker: À chaque fois, il va se passer ça.

Speaker: Et puis, une minute plus tard, il y a la réponse de qu'en fait, ça ne se passait pas vraiment ça.

Speaker: En fait, il n'y a jamais de vision qui s'extende sur un épisode entier, j'ai l'impression.

Speaker: toujours... Non, oui, il y en a toujours plein dans... Du solanotte, quoi.

Speaker: Dans chaque épisode, il y en a toujours plein, oui.

Speaker: Il y en a plus dure.

Speaker: Et du coup, les parents, effectivement, rentrent bien dans la classe, mais une fois que Raven, déguisé en sa mère, a réussi à le faire partir... Ah, mais oui, alors...

Speaker: C'est plutôt malin, je trouve.

Speaker: Oui, parce que si elle revient dans la salle, c'est parce qu'elle vient d'avoir la vision.

Speaker: Elle dit « Ah merde, mes parents vont débarquer.

Speaker: » Et M. Petracelli, il m'a dit qu'il était en train de partir.

Speaker: Donc, il faut que je retourne dans la salle, m'assurer que M. Petracelli parte très vite.

Speaker: pour qu'ils ne croisent vraiment pas mes parents.

Speaker: Mais du coup, c'est elle qui se met dans la mauvaise situation.

Speaker: Parce que M. Petracelli, il part, et si elle n'avait pas eu la vision, et si elle n'avait pas décidé d'agir sur sa vision, il ne se serait sûrement pas croisé, en fait, le prof et les parents.

Speaker: C'est de sa faute.

Speaker: Oui.

Speaker: Tu dis ça, mais ils ne se croisent pas.

Speaker: Les parents ne croisent pas M. Petracelli, mais les parents arrivent dans la classe et tombent sur Raven, déguisé en sa mère fantasmée.

Speaker: Oui, c'est ça, parce qu'en fait, elle ne ressemble pas du tout à sa mère.

Speaker: Donc en fait, au tout début, elle est au dos et ses parents la prennent pour Madame Petracelli.

Speaker: Oui.

Speaker: Ils sont un peu étonnés parce qu'au téléphone, ils ont bien eu un Monsieur Petracelli.

Speaker: Alors ça, ça m'arrive tout le temps.

Speaker: Ça me dit quelque chose, ce genre d'anecdote.

Speaker: Ça m'a parlé un peu aussi.

Speaker: Mais les parents, ils sont très intelligents parce qu'en fait, ils sont trompés, mais seulement 10 secondes, parce qu'ils voient une photo du prof sur un tableau de liège dans la salle de classe.

Speaker: Alors déjà, excusez-moi, mais quel prof a un article de lui-même accroché sur le truc?

Speaker: Vraiment, on est re sur l'autorité pas méritée.

Speaker: On est vraiment sur une question d'égo qui est un petit peu trop loin.

Speaker: Je n'ai même pas lu ce qu'elle avait écrit parce que c'était vraiment un vrai article de journal.

Speaker: J'aurais dû le lire.

Speaker: Mais oui, tu étais sur un site de streaming en 200p.

Speaker: Et donc, en fait, les parents s'étonnent parce que, en fait, visiblement au téléphone, M. Petracelli leur a dit « Ouais, apparemment, votre gamine, elle a répondu, elle a été un petit peu violente en classe, elle a essayé de faire la révolution, machin, insolente.

Speaker: » Et en fait, Mme Petracelli, donc Raven déguisée, leur fait « Non, mais vous inquiétez pas, en vrai, tout va bien, il n'y a pas de souci et tout.

Speaker: » Et donc, ils sont un petit peu étonnés.

Speaker: Et puis, quand ils comprennent le bail, en fait, il y a un truc hyper chou qui se passe.

Speaker: où en fait tout le monde est au courant de la situation, tout le monde comprend que c'est Raven.

Speaker: Raven a compris que ses parents avaient compris aussi.

Speaker: Ils vont faire semblant qu'ils n'ont pas compris et ils vont se parler comme si jamais Raven était vraiment Madame Petraccieli et j'ai trouvé ça hyper chou.

Speaker: Oui, il y a un échange où ils parlent...

Speaker: où Raven parle d'elle-même à la troisième personne, elle dit « Oui, mais Raven avait peur que ses parents soient déçus parce qu'ils disaient que c'était l'enfant modèle.

Speaker: » Ils étaient très fiers d'elle.

Speaker: Les parents sont là et forcément, ils répondent aussi un peu au premier degré.

Speaker: Et c'est touchant.

Speaker: Et c'est là qu'on rejoint la morale.

Speaker: On arrive à cette idée que l'autorité parentale, plus elle est stricte, en fait, plus ce qu'elle va donner, c'est des enfants qui vont mentir.

Speaker: Et que la situation n'est peut-être pas complètement, entièrement de la faute de Raven,

Speaker: mais aussi des parents qui ont induit en elle cette peur que si jamais elle leur disait la vérité, elle se retrouverait dans une situation où elle ne peut pas leur faire confiance.

Speaker: Et ça, j'ai trouvé ça assez beau qu'on puisse, dans les années 2000, dire ça sur la parentalité, parce que c'est quelque chose qui, je pense, on ne le dit pas assez, que des parents stricts, ça donne des enfants qui mentent.

Speaker: Et c'est du génie, parce que c'est pile l'audience de la série?

Speaker: et de la chaîne de Disney Channel.

Speaker: C'est-à-dire que Disney Channel, du coup, il faut imaginer des pré-ados qui regardent ça.

Speaker: Souvent, ils regardent ça, les parents ne sont pas loin dans la maison.

Speaker: Je trouve que c'est du génie de parler autant aux enfants qu'aux parents.

Speaker: Je suis d'accord.

Speaker: Et puis ça change effectivement des plots où l'antagoniste de l'enfant, c'est systématiquement le parent qui ne comprend rien, qui est méchant avec lui, et c'est un antagoniste régulier de chaque épisode.

Speaker: Alors que là, il y a un truc que j'aime beaucoup, que j'ai beaucoup aimé dans ces deux épisodes qu'on a vus.

Speaker: Enfin, on a tout vu, mais...

Speaker: le premier et le dernier épisode, c'est que les personnages résoutent très très vite des plots, c'est-à-dire que ça va très vite.

Speaker: Il y a un problème, on le résout et ça crée un nouveau problème.

Speaker: Et là, pareil, les parents comprennent qu'ils ont été un petit peu trop stricts avec Raven, ils avaient trop d'ambition pour elle, mais en fait, tout de suite, ils se remettent en question.

Speaker: Ils se disent « Ah, peut-être qu'on n'a pas fait notre taf correctement en tant que parents, on va essayer de changer et tout. »

Speaker: Et donc Raven est en mode, ok, ça y est, la supercherie est terminée.

Speaker: Donc elle enlève son chapeau, elle enlève sa perruque.

Speaker: Et là, les parents font, oh mon Dieu, il s'agissait de Raven depuis le début.

Speaker: Incroyable.

Speaker: C'est très mignon.

Speaker: Ce moment est trop bien.

Speaker: Et elle leur demande... J'ai mis l'extrait d'ailleurs.

Speaker: Oui, je l'aime.

Speaker: Et du coup, elle demande à son père « Mais pourquoi... À quel moment vous avez su que c'était moi?

Speaker: » Et il lui répond « Trahi par le cul.

Speaker: » Qui est peut-être l'extrait que je posterai sur Twitter.

Speaker: Oh yes, super!

Speaker: Bonjour Twitter!

Speaker: Écoutez-nous!

Speaker: Et là, c'est fini.

Speaker: Il y a encore un truc après ou pas?

Speaker: Non, l'épisode se termine là-dessus, sur l'idée qu'en fait, ils se sont rendus compte que... Si, il y a la petite scène où il lui enlève son téléphone comme punition.

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Mais que pendant deux semaines, et on sent que c'est pas... Et elle dit à son téléphone « Appelle-moi! »

Speaker: C'est ça!

Speaker: Il y a un petit gag où elle parle avec... On pense qu'elle parle à quelqu'un en contre-champ, mais en fait, pas du tout.

Speaker: Elle parle à son téléphone en disant « Je suis désolé, t'es trahi ».

Speaker: En plus, c'est un téléphone trop cute avec des paillettes et tout.

Speaker: C'est vrai, je ne sais pas si je l'ai dit tout à l'heure, mais j'adore le design du téléphone avec la coque semi-transparente et tout.

Speaker: En parlant de coque semi-transparente, on voit dans la classe...

Speaker: Un iMac première génération, le premier iMac star des années 2000 des ordinateurs personnels et des ordinateurs dans les écoles.

Speaker: Je suis très content d'avoir ce petit moment de time capsule dans la salle.

Speaker: Qui fait son apparition avec un petit ding!

Speaker: Ah bon, un email?

Speaker: Ah oui, c'est vrai!

Speaker: Oh, I've got mail!

Speaker: C'est un coup.

Speaker: Du coup, il y a toute une scène, en fait, toute la scène où, en fait, Raven se fait passer pour Madame Petracelli et que les parents essaient de lui parler et tout.

Speaker: C'est ce que tu disais, Morgane, tout à l'heure sur le fait que c'était une seule caméra.

Speaker: On voit Raven nous faire face, faire dos à ses parents pour pas que ses parents voient sa tête.

Speaker: Et elle fait plusieurs choses.

Speaker: Donc, d'abord, elle est sur...

Speaker: le tableau en train d'écrire des choses, puis après elle se déplace, elle remet les chaises en place, après elle revient sur son ordinateur, etc.

Speaker: Et en fait, tout ça se fait sur un plan séquence.

Speaker: Et c'est assez bien fait parce que du coup, on a le visage de tous les personnages en même temps.

Speaker: C'est très théâtral comme mise en scène.

Speaker: On peut voir l'évolution de leur visage, des expressions faciales, tout en comprenant qu'eux ne se voient pas et ne communiquent pas.

Speaker: Il y a un filtre dans leur communication.

Speaker: Alors pour le coup, je dirais que c'est pas théâtral, mais pour le coup, c'est extrêmement scématographique et pour moi, ça rentre dans la révolution de cette série.

Speaker: Et vraiment, non mais premier degré, il y a un truc où au théâtre, quand les personnages se font dos, on accepte qu'ils pourraient se faire face aussi.

Speaker: On accepte qu'ils sont dans la même pièce, qu'ils s'entendent ou quand il y a un aparté, cet aparté n'est que pour le public et c'est une pause hors du temps.

Speaker: Là, on n'est pas du tout là-dessus.

Speaker: Le cadrage, en fait, permet de montrer des émotions qui sont différentes d'un côté et de l'autre et qui nous font nous ressentir des émotions à nous en tant que spectatrices, qui sont faites uniquement par la façon dont sont positionnés les gens dans l'image.

Speaker: Et ça, c'est quelque chose qui ne peut être que cinématographique, parce qu'au théâtre, vous pouvez être assis à droite, à gauche, etc.

Speaker: Vous n'aurez pas les mêmes émotions, vous ne verrez pas les mêmes choses.

Speaker: La façon de décider clairement dans un carré, quatre tiers, où est-ce qu'on va mettre tel visage et tel visage, c'est vraiment un choix de réalisation.

Speaker: Et moi, ça m'a touché aussi ce petit plan séquence.

Speaker: Dis-le, que je dis de la merde alors.

Speaker: C'est bon, non?

Speaker: C'est ce que je viens de faire, mais en un peu plus longtemps.

Speaker: Et sans jingle.

Speaker: Fais un jingle, Agathe dit trop de choses.

Speaker: On a besoin d'un jingle pour toutes les trois, alors.

Speaker: Dans Kill James Bond, elles ont une petite spray bottle quand elles deviennent trop horny sur quelque chose.

Speaker: Nous, il nous faudrait une petite cloche quand on dit trop de choses.

Speaker: Moi, je pense qu'on ne peut pas se fier à nos avis comme ça, qui sont forcément subjectifs.

Speaker: Il y a une chose qui nous permet de pouvoir prendre des décisions tout à fait impartiales, et ce n'est pas le conseil constitutionnel, c'est la science.

Speaker: Les mathématiques, je vous propose qu'on note l'épisode pilote de Phénomène Ravenne.

Speaker: Avec notre notation « friends » pour est-ce qu'on est fan?

Speaker: Est-ce que l'épisode était réac?

Speaker: Est-ce que c'était irrévérencieux?

Speaker: Est-ce qu'on s'est ennuyé?

Speaker: Est-ce que la narration tient la route?

Speaker: Est-ce que c'était drôle?

Speaker: Et quel est le niveau de sexisme?

Speaker: Toujours noté sur six.

Speaker: Pas six genres, le chiffre.

Speaker: Ça va être compliqué parce que je pense qu'il y a des choses où c'est très bon et d'autres où il y a encore un petit peu de travail, mais c'est normal, c'est l'époque.

Speaker: Est-ce qu'on est fan?

Speaker: Moi, je suis très fan, oui.

Speaker: Je suis très fan.

Speaker: Donc, 6.

Speaker: 6, ouais, non, mais vraiment, alors, je ne regarderai pas ça chez moi en train de manger le soir, mais par contre, en tant que gosse, franchement, je kiffais.

Speaker: Raven, c'est une super actrice.

Speaker: Même les acteurs secondaires, ils tiennent bien leur rôle.

Speaker: Même, je trouve, plus que le travail nécessaire pour le rôle.

Speaker: C'est top.

Speaker: Oui, l'énergie qu'ils investissent dedans, ça m'étonne toujours aujourd'hui.

Speaker: Par contre, tu dis que je ne regarderai pas ça en mangeant, mais j'ai re-bingé tout Phénomène Raven il y a deux ans, en fait.

Speaker: Et je m'en souviens encore.

Speaker: C'est trop bien.

Speaker: C'est trop bien.

Speaker: J'adore.

Speaker: Du coup, on part sur un 6?

Speaker: Oui.

Speaker: Allez, trop bien.

Speaker: Allez, notre première série à 6 sur 6.

Speaker: À quel point c'était Reac?

Speaker: C'est très de gauche, quand même, malgré tout.

Speaker: Il y a la grossophobie, mais malgré tout, ce dont on parlait depuis le début, à mon avis, je lui mettrais un petit 2 sur 10, quand même, pour la grossophobie.

Speaker: Mais c'est vraiment le seul point qui m'a vraiment choqué.

Speaker: Le petit sexisme.

Speaker: Alors, on a une note spécifique pour le sexisme.

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Mais j'essaie de réfléchir.

Speaker: Est-ce que dans la...

Speaker: Vraiment, il y a la grossophobie qui est vraiment le gros point noir de tout ça.

Speaker: Allez, trois peut-être.

Speaker: Ouais, je mettrais peut-être un trois.

Speaker: Un petit deux?

Speaker: Je pense qu'il y a un trois.

Speaker: La grossophobie est vraiment dans le cœur de l'épisode.

Speaker: C'est ça, ouais.

Speaker: On a un fatsoot.

Speaker: Et c'est présenté comme quelque chose que même si elle fait une erreur en faisant ça, c'est pas du tout pointer du doigt comme étant une erreur de le faire en étant avec un fatsoot ou ce genre de choses.

Speaker: Et je pense notamment à la scène où elle est aux toilettes et où elle refait des blagues là-dessus et on s'arrête vraiment là-dessus, c'est un peu lourd.

Speaker: Mais j'ai le contre-argument de l'identité, c'est-à-dire que c'est... Je m'en voudrais de ne pas le mentionner à nouveau, c'est-à-dire que c'est une famille afro-américaine et que ça, c'est un stéréotype afro-américain, mais qui est aussi pas mal réapproprié des...

Speaker: des familles racisées et tout, des gens, des Africains et autres.

Speaker: Moi, je suis une enfant métisse.

Speaker: Et c'est vrai qu'on aime se moquer de nos mères, nos mèmes, on aime se moquer de nos mères comme ça.

Speaker: C'est vrai que sur l'agrophosphobie, c'est pas trop.

Speaker: Est-ce qu'on est ce cliché, Morgane, des femmes blanches qui sont plus vexées que les concernées?

Speaker: Ok, d'accord.

Speaker: Je ne sais pas ça, mais... On met un 2,5 alors?

Speaker: Ok.

Speaker: ça met tout le monde d'accord à quel point cet épisode était irrévérencieux ça veut dire quoi ça déjà?

Speaker: en fait c'était un peu pensé par rapport à Friends où il y a un humour qui peut parfois ou Stargate enfin je sais que vous n'avez pas pensé ça sur Stargate mais où il peut y avoir un humour un peu cynique ou un peu genre en fait c'est un humour qui est un peu en avance sur son temps

Speaker: qui remet en question l'autorité.

Speaker: Et pour moi, il y en a là-dedans, puisque dès le départ, elle se pose sur quelque chose de... On pourrait imaginer qu'une série Disney Channel, la morale, ce soit écoutez vos profs.

Speaker: L'autorité, c'est quand même quelque chose de cool et machin.

Speaker: Ce n'est pas du tout le cas ici.

Speaker: Non, c'est des constructions de ça, au contraire.

Speaker: Je pense que du coup, c'est assez irrévérencieux en ça.

Speaker: Alors, c'est fait de manière gentille, c'est exprimé avec des contextes qui sont normaux.

Speaker: On n'est pas sur des gars qui brûlent des poubelles.

Speaker: Contrairement à nos gars sûrs parisiens.

Speaker: Spéciale caisse dédiée.

Speaker: Casseur dédiée.

Speaker: Oh, joli!

Speaker: Pour deux poupelles brûlées, on vous offre un épisode de podcast.

Speaker: Mais quand même, je le mettrais un petit 4 sur 10.

Speaker: Ouais, moi aussi.

Speaker: Sur 6.

Speaker: Je vous suis, je vous suis.

Speaker: 4 sur 6.

Speaker: Est-ce qu'on s'est ennuyé?

Speaker: Non.

Speaker: T'as pas le temps de t'ennuyer du tout, en fait.

Speaker: Ça va mille à l'heure.

Speaker: 0-0.

Speaker: Est-ce que la narration tient la route?

Speaker: Oui.

Speaker: Plutôt?

Speaker: Oui, six.

Speaker: Je mettrais cinq.

Speaker: Il y a quelques petits trucs.

Speaker: Pour moi, le fait de la réutilisation... Non.

Speaker: Alors, on va s'expliquer après.

Speaker: Non.

Speaker: À chaque fois qu'elle a une vision, c'est littéralement juste... Ils reprennent le plan qui va venir trois trucs après.

Speaker: Oui, mais c'est trop bien!

Speaker: mais si c'est trop bien c'est trop bien parce qu'imagine ça serait pas le même plan et tout tu pourrais te non c'est trop bien

Speaker: Ce qui m'a gêné au niveau des visions, c'est plutôt le fait qu'il n'y ait vraiment que 30 secondes entre le moment où elle a sa vision et le moment où ça se réalise.

Speaker: J'aurais bien aimé avoir au début de l'épisode une vision de long terme et puis peut-être au milieu des visions qui se passent comme ça, mais avoir une grande vision de long terme, ce serait cool aussi.

Speaker: Et qu'elle ne se rende pas compte qu'à chaque fois, elle ne voit qu'un petit bout de ce qui se passe et qu'elle ne peut pas prendre une décision là-dessus.

Speaker: Et de la voir à chaque fois prendre la décision tout de suite fait que, est-ce que ça tient vraiment la route?

Speaker: Au bout de deux fois, tu devrais avoir compris.

Speaker: Elle va passer ses saisons entières jusqu'au dernier épisode à faire ça.

Speaker: 100 épisodes!

Speaker: 100 épisodes!

Speaker: Un petit 5 sur 6?

Speaker: Est-ce que c'était drôle?

Speaker: Oui, 6.

Speaker: Ah oui, c'était plutôt drôle.

Speaker: Je ne mettrais pas un 6 sur 6, parce que comme ça, je nous réserve ce 6 sur 6 à une série qui est vraiment hilarante, mais celle-ci était hyper on point sur les trucs qu'elle veut faire rire, je trouve.

Speaker: Moi, comme je dis, il y a juste les blagues qui m'ont fait cringer.

Speaker: C'est vraiment quand elle est comme sa mère, entre guillemets.

Speaker: Quand elle arrive et qu'elle fait du ronde dedans, dans le couloir, c'est un peu cringe.

Speaker: Quand elle... Toute la partie dont on n'a pas parlé, mais quand elle est aux toilettes, qui vraiment est une scène que j'aimerais enlever de ma tête, parce qu'elle m'a vraiment cringé.

Speaker: Et du coup, pour ça, moi, je lui enlèverais au moins...

Speaker: Moi, j'irai à 4 pour être honnête.

Speaker: Ah bah, ok, moi, je te suis sur 4.

Speaker: Ok.

Speaker: Marion, elle est déçue parce que c'est sa série, tu vois, celle qu'il propose tout.

Speaker: Vas-y, mais tout au maximum, tranquille.

Speaker: Y'a pas de problème, en fait.

Speaker: C'est juste sur ça.

Speaker: En termes de sexisme, on en est où?

Speaker: Il y a une petite pointe.

Speaker: Il y a une petite pointe.

Speaker: Donc deux.

Speaker: Le sujet n'est finalement pas tant à aborder que ça.

Speaker: C'est vrai que ça ressurgit un petit peu.

Speaker: Donc moi, je serais tendance à tenter de mettre une note assez basse quand même malgré tout.

Speaker: Moi, je suis assez d'accord.

Speaker: Alors, je suis en train de regarder à combien on est.

Speaker: Le petit calcul pili-bouloup.

Speaker: Morgan n'est pas une machine, par contre, il utilise des machines pour calculer.

Speaker: On est à 23,5, ce qui est exactement la même note que le pilote de Stargate SG.

Speaker: Mais non, sans déconner.

Speaker: C'est pas mérité de la part de Stargate SG.

Speaker: Sachant que plus le score est haut, moins l'épisode est bon.

Speaker: Ça, tu peux répéter, mais personne ne comprendra.

Speaker: Moi, je trouve que c'est une note.

Speaker: Ça, je suis assez d'accord avec toi.

Speaker: Je pense qu'il est temps de passer à un nouveau segment qui a été inventé par l'une d'entre vous.

Speaker: Je ne dirai pas laquelle.

Speaker: Je vous laisse deviner qui rigole le plus.

Speaker: Et...

Speaker: vous connaissez nos rires depuis le début.

Speaker: Oui, bien sûr.

Speaker: Qui est donc le... On joue à la main game?

Speaker: Exactement.

Speaker: Le Tuck Marie Kill.

Speaker: Si vous ne connaissez pas le Fuck Marie Kill, c'est un petit jeu où on se demande avec qui on a envie de coucher, avec qui on a envie de se marier et qui on a envie de tuer.

Speaker: Alors là, le problème, c'est que c'est des mineurs, donc on ne va pas faire avec qui on a envie de coucher.

Speaker: Mais au studio, on a le droit de se marier avec des mineurs, ce qui est assez effrayant.

Speaker: C'est une pente un peu raide sur laquelle tu as Morgane.

Speaker: Disons avec qui on aimerait être potes.

Speaker: J'espère que tu vas nous sortir de la sauce Twitter dans la prochaine fois.

Speaker: Quoi qu'il en soit, nous avons inventé le Toc Marie Kill.

Speaker: Et en fait, la première question au lieu de fuck, c'est qui on va Force Femme ou Force Masque dans la série?

Speaker: Je ne pensais pas utiliser ces termes, mais en fait, entre le hypno-fétiche de la dernière fois et ça maintenant, on est vraiment sur un podcast hyper kinky.

Speaker: Et attendez, parce que vous n'avez pas encore entendu le jingle qui va pour le Tuck Marie Kill.

Speaker: C'est un jingle?

Speaker: C'est encore Arnold qui a fait ça là?

Speaker: Mais Arnold, arrête d'écouter ce qu'il y a. T'es pas obligé d'obéir à Morgane tout le temps Arnold, si tu nous écoutes.

Speaker: Non mais alors, attends, parce qu'il faut le traduire un petit peu, parce que je pense qu'à part 4 personnes qui ont agouté ce podcast, je pense que personne ne va comprendre ces termes.

Speaker: Donc en fait, le TOC, quand on dit TOC, c'est une méthode qu'utilisent les femmes trans pour apporter des jeans un peu serrés sans trop de problèmes.

Speaker: C'est d'une manière très élégante quand je dis comme ça.

Speaker: Et donc, en fait, quand tu dis Force Femme, Force Masque, c'est imaginons un personnage qui transitionnerait volontairement.

Speaker: Lequel on aimerait pouvoir qu'il fasse ça.

Speaker: Donc, comment on procède?

Speaker: Il faut qu'on dise... Il faut que toutes les trois, on trouve un personnage...

Speaker: Je peux commencer si vous voulez?

Speaker: Oui, vas-y.

Speaker: Moi, ça fait très cliché.

Speaker: Vraiment, je m'excuse d'avance.

Speaker: Mais en fait, c'est le père qui, pour moi, pourrait potencier.

Speaker: En fait, je me dis que si jamais Raven était dans une famille de lesbiennes, je trouverais ça beaucoup trop cool.

Speaker: Et alors certes, peut-être le fait que la première fois où on le voit, il est en train de cuisiner d'un point de vue de stéréotype, ça a sans doute joué dans ma décision.

Speaker: Et c'est très problématique.

Speaker: Néanmoins, je trouve qu'il a un côté très tendre.

Speaker: Son enfant vient lui faire un câlin, il est tout de suite attendri, etc.

Speaker: Il ne représente pas une vision de la masculinité telle qu'on peut le voir dans beaucoup d'épisodes de séries ou ce genre de choses.

Speaker: Et du coup, je me suis dit que ça pourrait être quelque chose de très intéressant et ça pourrait même être le plot d'une série où Raven a une vision

Speaker: du coup de sa nouvelle mère et de ce que ça sous-entend de la transition et du coup de comment elle accompagne son parent dans cette histoire et dans cette transition.

Speaker: Tu viens de judo cette idée parce que pendant toute ton explication j'étais en mode bordel qu'est-ce que c'est cringe?

Speaker: Est-ce que c'est vraiment la première et la dernière fois qu'on fait cette...

Speaker: C'est parti.

Speaker: En fait, elle a eu une vision plus tard et tout.

Speaker: D'un coup, je suis en mode, c'est la meilleure idée du monde.

Speaker: C'est vrai que je suis passé très vite de « je me désolidarise ».

Speaker: Ah, c'est vrai que c'est marrant.

Speaker: J'aime beaucoup.

Speaker: Moi, j'aime bien le père comme ça.

Speaker: Moi, c'est plutôt la mère que je ferais transitionner dans un genre masculin, personnellement.

Speaker: Moi, je rejoins Morgane sur le père.

Speaker: En revanche, je marie la mère.

Speaker: Oui, du coup, c'est la question maintenant.

Speaker: Moi, je marie la mère.

Speaker: Pourquoi tu hésites comme ça?

Speaker: Moi, c'est Eddie que je trouve cool.

Speaker: Eddie, je le trouve cool.

Speaker: Il a l'air très fun.

Speaker: Il a l'air super sympa.

Speaker: Il commence à se syndiquer et tout.

Speaker: Donc, il va devenir un petit gauchiste et tout.

Speaker: Il va faire partie des caissons sûrs.

Speaker: Moi, je dis Eddie, je veux bien.

Speaker: Moi, je pense que ce serait plutôt Raven.

Speaker: Moi, je t'ai kiffé.

Speaker: Elle était hyper chouette comme personnage.

Speaker: On passe du bon temps avec elle.

Speaker: Je pense qu'elle doit un peu être relou à la fin à vouloir contrôler ta vie parce qu'elle a le futur de tout ce qui se passe dans un quart d'heure.

Speaker: C'est à ce moment-là que j'en profite pour dire que Raven Simonnet

Speaker: aujourd'hui est mariée avec une femme elle est mariée avec Miranda Madeille mais pourquoi tu l'as pas dit dès le début ça en fait c'est la chose la plus importante de cet épisode en fait c'est l'idéane j'avais prévu de le dire mais j'ai jamais pensé jusque là du coup elle est mariée avec Miranda Madeille je sais pas qui c'est mais voilà depuis 2020 voilà ça va toutes les personnes qui ont un an de famille en simonais ont validé moi je pense dans ce podcast et

Speaker: Je crois que c'est son prénom, non?

Speaker: Raven Simonnet.

Speaker: Raven Simonnet en entier, c'est son prénom.

Speaker: Ah d'accord.

Speaker: Et du coup, qui on tue?

Speaker: C'est compliqué, parce que tous les personnages... Je pense que c'est le prof. Moi, je tue le prof. Oui, c'est évident, le prof. Alors, moi, je vais vous choquer.

Speaker: Je pense que je tue Raven, parce qu'elle représente un danger pour l'humanité.

Speaker: Elle est offensive!

Speaker: elle est inoffensive jusqu'au moment où elle fait un culte où les gens la suivent dans une secte où elle leur prouve qu'elle voit l'avenir et où elle crée une nouvelle religion elle prend des tu vois je pense que c'est un pouvoir qu'elle n'utilise pas assez qu'elle pourrait utiliser pour renverser des états et devenir une dictatrice non au contraire ça c'est ce qui se passe si son pouvoir est dans d'autres mains et comme je vous l'ai dit au tout début là hop hop hop tout se lit quand l'épisode où Eddie a le pouvoir très brièvement d'avoir les visions comme Raven

Speaker: lui il en fait n'importe quoi et justement il crée un gang il y a plein de gens qui le suivent et il fait n'importe quoi avec son pouvoir et tout de suite ça le dépasse et tout de suite ça le met dans la merde alors que Raven moi je trouve qu'il est très rationnel par rapport à son pouvoir et il arrive à le gérer et sinon tous les super-héros du monde ont des pouvoirs qui pourraient être entre de mauvaises mains une catastrophe pour l'humanité est-ce que Superman tu le cancèles aussi?

Speaker: mais bien évidemment moi c'est mon côté Lex Luthor d'accord

Speaker: marxisme.

Speaker: Exactement.

Speaker: Il n'y a pas d'homme providentiel de la République.

Speaker: Ah, je t'adore!

Speaker: Mais mon Dieu.

Speaker: Du coup, pour des lendemains qui chantent, que va-t-il se passer dans l'épisode final?

Speaker: Et je vous propose du coup un nouveau jingle encore tiré de cet épisode qui est dans l'œil de Raven.

Speaker: All right, Raven!

Speaker: quelles vont être les prédictions des gens qui n'ont pas vu.

Speaker: Agathe, je te laisse commencer.

Speaker: Je n'ai pas du tout réfléchi à cette question, Morgane.

Speaker: C'est pour ça que je te l'ai donné?

Speaker: Je me demande ce que vous allez dire.

Speaker: À mon avis, je pense qu'on le voit dans le dernier épisode, donc je me suis un peu spoilé puisque je réponds à cette question après avoir vu le dernier épisode, mais c'est une sitcom qui ne change pas.

Speaker: Tout va se passer comme d'habitude.

Speaker: J'aurais apprécié malgré tout que Raven en apprenne un peu sur ses pouvoirs et qu'elle comprenne qu'en fait, il ne faut pas juste prendre un...

Speaker: un extrait de vision du futur comme ça, sans contexte, ça m'aurait bien plu.

Speaker: Mais bon, c'est pas ça la question, la question c'est qu'est-ce qu'on peut imaginer de drôle à faire avec le futur de Death's Arrivingt.

Speaker: J'aurais bien aimé, effectivement, que tout le monde ait ce pouvoir-là.

Speaker: Ça aurait été drôle que ça se partage soit un truc... Ou alors que les parents, l'un après l'autre, et ce truc-là, on voit comment est-ce que chacun l'utilise.

Speaker: Ça aurait pu être drôle.

Speaker: Je n'irai pas beaucoup plus, je suis désolée.

Speaker: Il n'y a pas de souci.

Speaker: Il y a Nylian qui nous a posé la question, en plus, d'imaginer un épisode de Raven.

Speaker: Et en vrai, c'est quelque chose où je me suis dit, de toute façon, a priori, on voit la recette, on sait que ça va rester la même chose en boucle.

Speaker: Donc, je n'imaginais pas forcément qu'il y ait une fin à un moment donné qui soit très conclusive.

Speaker: Mais par contre, j'ai imaginé un épisode qui est très dark parce que j'aime beaucoup twister les choses.

Speaker: J'adore.

Speaker: Je pense que quand tu vas voir là où je suis allé, tu ne vas peut-être pas autant adorer.

Speaker: Mais de me poser la question, dans un contexte aussi fun, léger, etc., qu'est-ce qui se passe si on introduit du drame?

Speaker: Et ça m'intéressait beaucoup de voir que, clairement, elle ne va jamais apprendre l'idée que quand elle voit quelque chose, elle ne voit qu'un petit bout et qu'elle n'a pas le contexte et qu'elle finit par provoquer ce qui va se passer.

Speaker: Et j'imaginais une situation où son père se retrouve condamné à mort à cause d'elle.

Speaker: Waouh!

Speaker: Oula!

Speaker: Et oui, vraiment, on est dans du dark absolu.

Speaker: Pourtant, un quart d'heure, du coup.

Speaker: Exactement, dans un quart d'heure, elle voit tout de suite le truc.

Speaker: Mais en fait, plein de petites choses qui font que... En fait, en voulant... Parce que j'imaginais une situation où il se retrouve accusé à tort de quelque chose.

Speaker: Forcément, c'est extrêmement émotionnel pour Raven.

Speaker: Donc, elle en fait des caisses, elle en fait encore plus pour essayer de prouver son innocence.

Speaker: Et en cédant de ses visions, elle finit par aggraver de plus en plus la situation.

Speaker: Et en faisant tout ça, elle finit par provoquer quelque chose qui, du coup, n'est pas ultra fun pour elle.

Speaker: Son père finit par être exécuté dans ce scénario formidable.

Speaker: Et ses visions... Qu'est-ce qui se passe, là, sur les podcasts?

Speaker: Pourquoi on est arrivé là?

Speaker: J'adore, j'adore.

Speaker: Et ses visions changent de sens.

Speaker: Et en fait, elle finit par avoir des flashbacks où elle peut passer du temps avec son père avant sa mort.

Speaker: Et ça devient quelque chose d'extrêmement émotionnel et on finit la série comme ça.

Speaker: Mais je... Je suis à terre, Morgane.

Speaker: Je veux voir ça.

Speaker: Je me sens pas bien, là.

Speaker: Pourquoi tu nous fais ça, là?

Speaker: Il faut que j'arrête d'écrire des scénarios, je suis désolé.

Speaker: Non, mais c'est une trop bonne idée, c'est une trop bonne idée, j'adore.

Speaker: Non, je ne suis pas d'accord.

Speaker: Fais ça avec d'autres personnages, pas avec moi.

Speaker: J'aime bien le fait de se dire, en fait, cette série parle de destin, elle en parle de manière drôle, et en fait, du coup, on retourne le truc parce que le concept de destin, c'est un truc...

Speaker: hyper courant dans les scénarios dramatiques, de se dire « En fait, quoi qu'on fasse, on y arrivera ».

Speaker: Et en fait, cette série a une feature qui correspond énormément au genre, en fait, mais qui ne l'utilise pas.

Speaker: Alors, c'est vrai que du coup, appliquer le dramatisme sur une série comme ça, je trouve que c'est nickel, effectivement.

Speaker: Il y a Néléane qui fait la tête.

Speaker: Je vous écoute.

Speaker: Vous avez gâché ma série!

Speaker: Vous avez sali ma série!

Speaker: Mais peut-être que si c'était beau, ce serait aussi un épisode où du coup, Raven comprend qu'elle peut changer le destin.

Speaker: Au contraire, et d'avoir... Ça, ça serait incroyable.

Speaker: Mais en fait, que c'est un pouvoir supplémentaire qu'elle les bloque, qu'en fait, elle n'est pas obligée de faire... Et en fait, presque que ce soit l'apothéose de la fin de... C'est un truc très courant, ça aussi, dans les films et les séries qui parlent de destin.

Speaker: C'est à la fin de faire... Ben non, j'ai le droit de changer les choses.

Speaker: Et en fait, je vais dans une...

Speaker: dans un chemin C, pas le A, pas le B, le C, je détruis tout.

Speaker: Et du coup, en fait, comme elle a changé définitivement la timeline, en fait, elle n'a plus jamais de vision du futur, parce qu'en fait, elle a quitté cette timeline, ou elle a des visions, pareil.

Speaker: Du coup, chers auditeurs et auditrices, est-ce que le père de Raven sera toujours en vie, à la fin des 120 épisodes?

Speaker: Est-ce que Raven pourra enfin changer les choses?

Speaker: Vous le saurez en écoutant le prochain épisode de On a tout vu la semaine prochaine.

Speaker: D'ici là, plein de poutous et regardez plein de séries collo.

Speaker: Merci.

Speaker: Un gros bisous.

Speaker: C'était l'épisode 7 de On a tout vu.

Speaker: Vous êtes revenus après la pause, c'est incroyable.

Speaker: Merci de nous avoir écoutés.

Speaker: C'était un podcast toujours avec Menika Faldon-Agat-Mahmetz, Miliane Dorfer et Morgane Gickel.

Speaker: La musique est composée par Arnold Savary et la photo du podcast a été prise par Pauline Martinez.

Speaker: N'hésitez pas à nous suivre un peu partout, à nous écouter, à nous partager et vous pouvez nous soutenir sur Patreon.com slash On a tout vu.

Speaker: On se retrouve la semaine prochaine pour

Speaker: la fin de Phénomène Raven.

Speaker: En plus, mets-nous dans un site onatouvu.com.

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