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S01E11 - On a tout vu le pilote du Prisonnier

On a tout vu
On a tout vu

471 plays · Jul 12, 2023

Entre l'anitadeaphobie - cette peur que quelque part à tout moment - un canard vous observe, les communautés adultes fans de LEGO et les ingénieurs du Kentucky qui se reconvertissent dans la bande-dessinée Disney est-ce qu'on a vraiment tout vu et tout compris du pilote du Prisonnier "Arrival" écrit par George Marksetin & David Tomblin diffusé le 29 septembre 1967 ? Nous soutenir : patreon.com/OnaToutVu [https://www.patreon.com/OnaToutVu] Nous suivre : twitter.com/onatoutvu [https://twitter.com/onatoutvu] | instagram.com/onatoutvu_podcast [https://www.instagram.com/onatoutvu_podcast/] | nileane.fr/@onatoutvu [https://nileane.fr/@onatoutvu] Un podcast Drama Queerz & What a Coinkyd Inc. Productions, présentée par Agathe Mametz, Morgann Gicquel et Niléane Dorffer. Photo du podcast Pauline Martinez. Mixage et compositions sonores assurée par Arnold Savary. The Scrooge Mystery est disponible par ici : www.thescroogemystery.com [https://www.thescroogemystery.com/]

Transcript

Speaker: Pourquoi j'ai pas eu le moment où on parlait d'anceste?

Speaker: En plus, c'est trigger warning.

Speaker: Trigger warning.

Speaker: Cet épisode ne parlera pas d'anceste.

Speaker: Mais ça enregistre, ça, ça y est.

Speaker: Mais ça enregistre.

Speaker: D'accord, vous êtes comme ça.

Speaker: On parle à celui-là.

Speaker: Moi, j'ai un trigger warning qui n'a rien à voir pour une fois.

Speaker: Si vous avez une peur fondamentale des ballons-sondes, vous savez, ces ballons qui permettent de voir la météo, tout ça, etc., ne regardez pas la série d'aujourd'hui.

Speaker: Je pense que c'est une peur très spécifique, comme celle qu'un canard vous observe quelque part à un moment donné, qui est une peur qui a été inventée par Gary Larson, l'anitadéaphobie.

Speaker: Voilà, petit moment culture.

Speaker: Je la redis.

Speaker: L'anitadéaphobique est la peur qu'un canard quelque part t'observe.

Speaker: Alors, c'est très bizarre ce que tu viens de dire, Morgane, parce que j'ai eu l'impression d'être observé par des canards toute la semaine.

Speaker: Je ne sais pas pourquoi.

Speaker: Mais oui!

Speaker: Mais pareil!

Speaker: Donc, ce n'était pas des ballons-sondes, tout va bien!

Speaker: C'était des canards à l'intérieur.

Speaker: Non mais moi, en fait, le ballon-sonde, en plus, je l'ai appelé le chewing-gum géant.

Speaker: Donc je vais peut-être juste reformuler ce que tu as dit.

Speaker: Moi, j'aurais peur des chewing-gums géants, parce que ça colle et tout, et ça te bouffe.

Speaker: C'est un peu plus flippant qu'un ballon-sonde qui peut être abattu par une fusée soviétique à tout moment.

Speaker: Je suis assez d'accord avec toi.

Speaker: Et puis on va voir du chewing-gum ou du ballon-sonde, ce qui sera le plus effrayant dans cet avant-dernier épisode de la saison.

Speaker: On a tout vu.

Speaker: J'ai retenu la respiration, c'était un petit peu long.

Speaker: Est-ce que tu étais persuadé que le générique disait on a tout vu?

Speaker: On a tout vu sur France Inter.

Speaker: 15h, 16h.

Speaker: Non, c'est pas les mêmes.

Speaker: Merci de nous écouter, je suis comme toujours accompagné de mes incroyables co-animatrices d'un côté.

Speaker: Agathe Mamet, Minika Fulton, retrouvez-moi sur tous mes réseaux sociaux, vous connaissez l'adresse.

Speaker: Moi, c'est Nilean, et juste Nilean, et j'ai l'air trop nul à chaque fois à côté, tu vois.

Speaker: Vous dites vos blazes et vos CV, ouais.

Speaker: Bon, mais Morgane, elle est réalisatrice pour Vixi.

Speaker: Comme d'habitude, comme d'habitude.

Speaker: Oui, hollywoodienne.

Speaker: Et c'est l'épisode spécial.

Speaker: Mais oui!

Speaker: Mais oui, justement!

Speaker: On est arrivé à l'épisode que je voulais qu'on fasse depuis la création de ce podcast.

Speaker: En fait, j'ai créé tout ce podcast pour vous forcer à regarder Le Prisonnier.

Speaker: Parce que je n'ai pas assez de gens qui veulent regarder cette série.

Speaker: Mais moi, je me suis bien amusé.

Speaker: C'était un très bon épisode, je trouve.

Speaker: je me suis amélioré depuis Stargate tout va bien Stargate aussi était une bonne série la vérité c'est juste qu'on a été un peu critiques dessus parce que c'est à vieillir et le prisonnier je pense qu'on va être un peu pareil parce que c'est pas une série toute neuve c'était très drôle de s'en moquer et donc c'était bien en soi

Speaker: Quoi qu'il en soit, Le Prisonnier dont on va parler aujourd'hui est considéré par beaucoup comme l'une des séries emblématiques du monde de la série télé.

Speaker: C'est une série qui a été la première à faire ce qu'on appelle une mini-série puisqu'elle ne dure que 17 épisodes en une seule saison dans les années 60 puisqu'on est en 67 quand elle sort sur 17 semaines.

Speaker: Non, il y a 12 chapitres, non?

Speaker: C'est pas ça?

Speaker: En fait, c'est parce qu'ils se sont dit qu'ils allaient faire une demi-saison de 12 épisodes.

Speaker: Du coup, ils ont commencé par 12 chapitres, 12 épisodes.

Speaker: Et voyant le succès grandir, grandir, grandir, ils se sont dit « vite, vite, vite, il faut qu'on trouve une fin ».

Speaker: Et comme ils n'avaient pas l'idée de continuer, ils n'ont fait que 5 épisodes de suite.

Speaker: Et comme il n'y a pas eu de break dans la diffusion, ça a fait une mini-série de 17 épisodes diffusés sur 17 semaines.

Speaker: D'accord.

Speaker: Pour la petite histoire.

Speaker: Mais surtout, c'est une série qui a, comme on l'a tout vu, complètement changé le paysage audiovisuel à cette époque, notamment en introduisant une fin qui est extrêmement particulière.

Speaker: Et j'ai beau en parler, vous ne l'avez pas vu, donc...

Speaker: C'est un truc de fou parce que cette série, quand tu la regardes, en fait, toutes les trois secondes, tu fais « Hé, mais attends, mais j'ai déjà vu ce truc quelque part dans une série des années 2000.

Speaker: » Et en fait, le nombre de rêves où je fais « Mais attends, mais en fait, c'est ça, en fait.

Speaker: » Vous allez voir, on va en parler.

Speaker: Mais en fait, Morgane, dis-nous, est-ce que cette série est l'origine de toutes les séries de complotisme, en fait, qui se passent ensuite?

Speaker: En fait, de toutes les séries... Tu vois, enfin, c'est pas Koh-Lanta, quoi, cette fois-ci, comme on est sur la chose.

Speaker: Je pense qu'effectivement, on doit énormément de choses aux prisonniers.

Speaker: Et même au-delà, et je pense qu'on va en parler, il y a des films qui s'en sont clairement, clairement inspirés.

Speaker: Aujourd'hui encore, on a l'héritage de ce genre d'écriture, qui est de prendre un plot très simple, une base de plot très, très simple, et ensuite d'en tirer pour dire énormément, énormément de choses.

Speaker: Et en fait, je me demande, du coup, tu nous as répondu, mais ils ne savaient pas où ils allaient avec cette série quand ils ont commencé.

Speaker: Au début, ils avaient les premiers épisodes, c'est ça, et ensuite, ils ont fait, qu'est-ce qu'on peut faire après-derrière?

Speaker: Et c'est un peu ce qu'a fait J.J.

Speaker: Abrams.

Speaker: Est-ce qu'ils ne savaient vraiment pas?

Speaker: Ça a l'air super bien ficelé, moi, j'ai l'impression.

Speaker: En fait, il y a l'acteur principal qui est Patrick McGowan, qui est aussi le créateur de la série.

Speaker: En fait, il a joué pendant cinq saisons, si je ne dis pas de bêtises, un agent secret dans une série qui s'appelle Agent Secret.

Speaker: Parce qu'ils n'avaient pas beaucoup d'imagination sur les titres à l'époque.

Speaker: Et surtout, il n'y avait pas assez de contenu pour qu'on disait « vous l'avez piqué ».

Speaker: Aujourd'hui, ça aurait été un petit peu plus difficile d'appeler un truc que juste Agent Secret.

Speaker: Et il avait envie, je pense, de faire quelque chose d'un petit peu plus philosophique, métaphysique.

Speaker: Et je pense qu'on est justement sur l'accomplissement de ça.

Speaker: Alors, il ne savait pas où est-ce qu'ils allaient.

Speaker: Ils n'avaient pas forcément d'idées.

Speaker: On va en discuter dans l'épisode d'aujourd'hui.

Speaker: Mais on sent dès le départ qu'il y a une certaine envie.

Speaker: Moi, ça m'a fait un petit peu penser, en vrai, à Matrix.

Speaker: Oh, waouh!

Speaker: Alors, ce n'est vraiment pas du tout la référence que j'avais?

Speaker: Mais OK, pourquoi Matrix?

Speaker: Ah oui, parce que le complot.

Speaker: Matrix, parce qu'il y a aussi cette histoire d'être dans un monde qui n'est pas le vrai monde, où tout le monde joue un rôle, où tout le monde, on donne une espèce d'étiquette, et le prisonnier le fait très bien.

Speaker: Mais moi, à quoi j'ai pensé?

Speaker: J'ai pensé au Truman Show direct, en fait.

Speaker: Attendez, c'est le moment où on a une droppe toutes les insouves.

Speaker: C'est ça, toutes nos références.

Speaker: Alors du coup, moi, j'ai vu Sal la semaine dernière, c'était super cool.

Speaker: La semaine dernière, j'ai vu un super film avec des lunettes hyper bizarres, bleues, hyper bizarres.

Speaker: C'était chelou.

Speaker: Mais bref.

Speaker: Je n'ai absolument pas la raison.

Speaker: Attends, mais ça me dit quelque chose.

Speaker: Non, ça ne vous dit rien?

Speaker: Non, ce n'est pas grave.

Speaker: Je vous propose qu'on plonge dans notre nouveau segment, qui est de vous demander à vous deux quel est le previously on?

Speaker: Nous avons donc vu le premier épisode du prisonnier, Arrival, l'arrivée.

Speaker: C'est Denis Villeneuve, en tant que l'affaire, les refs.

Speaker: Est-ce que vous pourriez me dire ce qui se passe avant cet épisode?

Speaker: Moi, je pense, si ça vaut que j'y vais, j'y aille.

Speaker: Moi, je pense que c'est un mec qui s'appelle James Bond et qui est au service de la royauté.

Speaker: Parce qu'au Royaume-Uni, il y a un roi, en fait.

Speaker: Non, il y avait une reine.

Speaker: Non, une reine à l'époque, ouais.

Speaker: Et du coup, il y a le MI6 qui a des agents secrets partout.

Speaker: Et du coup, lui, il est agent secret, sauf que c'est un bad guy.

Speaker: C'est vraiment typical, James Bond, mais early stages de James Bond, où il commence à être bad guy et il commence à prendre son indépendance et il se décide « ça suffit, je me pars ».

Speaker: Oui, parce qu'en fait, il faut l'expliquer.

Speaker: Pour l'instant, on vous a raconté cette série.

Speaker: Tout ce que vous savez, c'est qu'il s'appelle Le Prisonnier et que The Truman Show a ensuite été inspiré par ce film-là.

Speaker: Mais...

Speaker: Il y a une scène d'intro qui est hyper chouette.

Speaker: En fait, c'est un previously on, justement, de l'épisode 0 qu'on ne verra jamais ou peut-être qu'on verra plus tard dans la saison 5 en mode « Eh si, on tournait l'épisode 0 à un moment.

Speaker: Peut-être qu'ils vont faire ça, je ne sais pas.

Speaker: » Mais nous, ce qu'on voit, en tout cas, c'est une sorte de previously on où, en fait, tu as des scènes qui...

Speaker: qui passent les unes après les autres de manière hyper vite.

Speaker: Tu vois juste vraiment trois secondes de chaque scène où tu vois ce mec qui va récupérer, comment dire, dans une voiture, qui va dans un parking et puis tu as une porte cachée et il va donner une lettre à un mec qui ressemble à un méchant James Bond et il repart en mode ça y est, j'ai terminé.

Speaker: Et il se fait passer pour mort.

Speaker: C'est ça qu'on voit dans ce Previous Leon.

Speaker: Il a eu une voiture incroyable, monoplace jaune.

Speaker: Oui!

Speaker: Une sorte de Batmobile.

Speaker: C'est une voiture de WiiWi d'univers parallèle, en fait, où WiiWi est jaune.

Speaker: En fait, ce qui est génial en plus dans cette intro, c'est qu'il y a des symbolismes à chaque plan.

Speaker: Est-ce qu'il y a des choses qui vous ont marquées dans cette intro en termes de symbolisme?

Speaker: Moi, ce que j'ai juste remarqué, c'est que c'est monté très vite.

Speaker: J'ai fait pause sur des plans pour voir ce qui se passe, parce que sinon, je ne comprenais pas.

Speaker: J'allais ça aller trop vite.

Speaker: Ce qui est cool, c'est que cette intro va devenir le générique de début de chacun des épisodes.

Speaker: Donc, on va vous le rappeler à chaque fois, cette espèce de previously end, de ce qui a pu se passer avant la série, puisqu'effectivement, comme on le dit, la série commence après ce moment de démission.

Speaker: Ce qu'on comprend dans cette scène, c'est qu'il démissionne de quelque chose, a priori d'assez secret, puisque l'univers, la façon dont c'est fait, est assez...

Speaker: le décor, on parle de M.E.C.X., de James Bond, on est vraiment dans ce genre d'esthétique-là.

Speaker: Puis il y a la musique qu'on associe au vieux Hitchcock aussi.

Speaker: Clairement.

Speaker: Je suis assez d'accord.

Speaker: Mais il y a une petite couche supplémentaire que moi j'aime beaucoup, qui est justement, je parlais de symbolique, la voiture.

Speaker: En fait, ce qui est intéressant avec sa voiture, c'est qu'elle est très très basse.

Speaker: Et elle est tellement basse qu'elle passe sous la barrière du parking, par exemple.

Speaker: Il prend quand même son ticket pour rentrer, mais on voit que ça ne sert à rien en fait, parce qu'il est déjà anticonformiste.

Speaker: Et quand il va dans le fameux bureau sous une porte dérobée, sur la porte, il y a marqué « way out » « sortie ».

Speaker: Et il s'en sert pour rentrer, pour aller me donner sa démission.

Speaker: Donc, on a plein de petites choses comme ça.

Speaker: Et on arrive à une présence menaçante à l'écran, littéralement.

Speaker: Ça me fait tellement penser à Bambi.

Speaker: Oui.

Speaker: On est d'accord?

Speaker: Ok, j'ai la bonne règle.

Speaker: Pourquoi Bambi?

Speaker: Parce que dans Bambi, en fait, c'est un truc qu'on apprend, je crois, aux réalisateurs.

Speaker: On leur montre la scène où la mère de Bambi se fait tuer.

Speaker: Et en fait, c'est sous plusieurs scènes.

Speaker: Et progressivement, on voit d'abord la mère de Bambi et de l'autre côté, sur une autre scène, un chasseur.

Speaker: Et puis, les allers-retours entre les deux personnages vont se faire de plus en plus vite.

Speaker: Et à un moment, ils vont arriver dans le même plan.

Speaker: donc tu vas voir juste les pieds de la maman de Bambi sortir du plan et les pieds du chasseur rentrer dans l'autre plan et un moment tu vas les voir en même temps et en fait au fur et à mesure ils se rapprochent jusqu'à ce qu'ils tirent.

Speaker: En fait c'est un peu ce qui se passe aussi dans cette intro, c'est à dire que progressivement tu vois la menace qui est cette Batmobile

Speaker: qui est plus qu'une Batmobile parce que c'est un corbillard.

Speaker: En fait, on en a littéralement un corbillard qui le suit.

Speaker: Il y a même un plan à un moment donné du corbillard, donc de la place du mort, où on voit la route et on voit la petite voiture jaune qui est derrière et qui est du coup cadrée, surcadrée par le truc.

Speaker: Et donc, on a cette présence mortelle qui est signifiée à l'écran vraiment par l'idée de la mort vient le choc.

Speaker: Ah oui, c'est vraiment genre le mec avec sa faux, quoi.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Ouais, donc...

Speaker: Est-ce que vous avez remarqué ce qu'il y a écrit sur la plaque d'immatriculation de la monoplace jaune de Ouïoui?

Speaker: Ah non!

Speaker: Je l'ai vu et je me suis dit qu'elle va le noter, donc je ne vais pas le noter moi.

Speaker: Alors, je l'ai noté et je n'ai absolument aucune idée de si c'est important.

Speaker: C'est écrit... C'est écrit Karl avec un K 20C.

Speaker: Donc, je me dis Karl, Karl Marx, 20 cm3, c'est le moteur.

Speaker: La taille de la Russie.

Speaker: Voilà, donc auditeurs, auditerices, inventez une signification à cette plaque d'immatriculation, je vous en prie.

Speaker: Mais Nika, tu parlais tout à l'heure justement de l'inspiration des séries de complotisme.

Speaker: On pense forcément à X-Files.

Speaker: Pardon, je vous enterrons dans votre grand cerveau.

Speaker: Moi, je parle de trucs.

Speaker: Mais justement, j'allais faire un lien avec ce que tu viens de dire.

Speaker: Pardon, je m'énerve, je snappe.

Speaker: J'essaye d'inclure tout le monde dans cette conversation.

Speaker: Mais du cas, tu parlais justement des séries qui s'en sont inspirées et on pense à X-Files notamment.

Speaker: Et ce que fait une Eliane, c'est exactement ça, c'est-à-dire d'aller chercher les petits détails, d'aller chercher, etc.

Speaker: C'est une culture qui a été apprise dans les années 80-90, des petits indices qui sont disséminés partout.

Speaker: Et cette série, Le Prisonnier, qui est sortie à une époque où on ne pouvait pas enregistrer ce qu'on voyait à la télé, etc., n'a vraiment...

Speaker: enfin explosé déjà au moment où c'est sorti, mais a eu un espèce de suivi de gens à travers les âges parce qu'il y a une espèce d'obsession autour de chaque plan, qu'est-ce que ça veut dire, est-ce qu'on va trouver, etc.

Speaker: Tu as dit quand est-ce que c'est sorti?

Speaker: 67, oui, normalement je l'ai dit.

Speaker: J'ai fait mes devoirs.

Speaker: C'est vrai que j'ai vu un film cette semaine aussi où il y avait des plans hyper fixes tout le temps.

Speaker: Est-ce que c'est le même avec les Netflix?

Speaker: Ah oui, c'est le même, mais je crois que j'ai vraiment vu le même.

Speaker: Et puis en plus, il y a des moments où on voit les choses de très très très près.

Speaker: Mais les canards, les canards du début de l'épisode.

Speaker: Et il y avait canards partout.

Speaker: C'est insupportable.

Speaker: Mais oui, insupportable.

Speaker: C'est celui-là, c'est ce film?

Speaker: Oui.

Speaker: J'ai l'impression d'être exclu complètement de cette conversation.

Speaker: Bah écoute, regarde des films, que le surtoir.

Speaker: Oui, c'est vrai, putain.

Speaker: Au lieu d'en faire.

Speaker: Mais oui, tu fais trop des films en fait.

Speaker: À la fin, du coup, tu ne te souviens plus.

Speaker: Mais vous savez, en plus, parce que ça me fait penser à ça.

Speaker: Pardon, on déraille Morgane.

Speaker: Mais c'est fait pour, c'est fait pour.

Speaker: Oui, ça me fait penser à ça.

Speaker: Moi, vous savez, quand j'ai fait des études, j'étais fasciné par les langues.

Speaker: Et du coup, c'est comme ça que j'ai choisi ma première licence en études supérieures.

Speaker: J'ai fait une licence de suédois.

Speaker: Je n'ai pas terminé, c'est très mal passé et tout.

Speaker: Du coup,

Speaker: Du coup, on a tout vu en suédois, ça donne quoi?

Speaker: Je sais pas.

Speaker: Je vais pas tenter.

Speaker: J'allais... Oui, mais ça m'a aidé.

Speaker: Véridique, mais Véridique Nileann avait du ça.

Speaker: Ah, Véridique, j'ai fait une licence d'art de suédois que j'avais laissé trouver.

Speaker: On vient de dropper du Nileann Lore.

Speaker: Tout ça pour dire... On se rapproche de l'axe, je veux pas dire, mais continue.

Speaker: Oula, d'accord, très bien.

Speaker: Tout ça pour dire que j'étais... Moi, je kiffais les pays nordiques et toute la culture qui se entoure, machin.

Speaker: Et pourquoi je pensais à ça?

Speaker: Oui, parce que le film que... Ça m'en vient pas, mais le film c'est Agathe a vu.

Speaker: C'est pas loin, c'est pas loin de la Finlande.

Speaker: Tu sais, là où il y a Nightwish et tout.

Speaker: Mais c'est ça, c'est dans le Nord et tout.

Speaker: Et il y a plein de gens qui parlent des langues nordiques et ça m'a trop fait penser à ça.

Speaker: Et en plus, tu vois, quand j'étais jeune, à un moment, j'ai même eu une phase où j'avais envie d'étudier à l'université de Yves Killa.

Speaker: Tu vois, c'est genre...

Speaker: Loin, loin, loin dans le Nord.

Speaker: Il y a trois heures de jour en hiver.

Speaker: Moi, je peux raccrocher les wagons et dire qu'il y a Nightwish dans mon documentaire sur Picsou.

Speaker: Mais c'est ça!

Speaker: C'est ça, le film qu'on a vu!

Speaker: Ah, mais oui!

Speaker: Mais oui!

Speaker: Ah oui!

Speaker: Mais oui, putain, merci Morgane.

Speaker: Attends, mais la meuf avec les lunettes bleues!

Speaker: Mais oui, c'était toi Morgane!

Speaker: C'est toi la lunette bleue!

Speaker: Putain, ah mais d'accord!

Speaker: 100% c'est elle.

Speaker: Mais d'accord!

Speaker: Tu vois, j'étais pas sûre!

Speaker: Oui, il y a full finlandais et tout.

Speaker: Et c'est pour ça, il y a une zouze, elle est à côté d'un canard et l'ordre finlande.

Speaker: Mais oui!

Speaker: C'est ça, c'est le film The Connect.

Speaker: Tout se connecte.

Speaker: Mais oui.

Speaker: Ah, c'était sûr.

Speaker: Et en plus, il y a Angry Birds et tout.

Speaker: C'est n'importe quoi, ça mélange tout ce film.

Speaker: Ok, ça va beaucoup mieux.

Speaker: Maintenant, j'ai le nom.

Speaker: Ton film Morgane, c'est quoi déjà?

Speaker: J'ai l'impression de c'est d'être dans un anniversaire surprise.

Speaker: Le rouge.

Speaker: Le mystère rouge.

Speaker: Un truc comme ça.

Speaker: The Scrooge Mystery qui est disponible sur Apple TV.

Speaker: Avec des canards.

Speaker: Mais oui, il y a beaucoup de canards qui nous regardent beaucoup.

Speaker: Je suis trop marre.

Speaker: Je suis trop marre.

Speaker: Non mais voilà, c'est ça le problème avec les films qui sont réalisés par les mêmes personnes qui jouent dedans.

Speaker: Tu vois, à la... Enfin, dans... Ouais, c'est comme le prisonnier.

Speaker: Je sais plus si je parle de The Scrooge Mystery ou si je parle du pilote de The Prisoner.

Speaker: Mais oui, les personnes se rajoutent dedans et après transitionnent.

Speaker: Non, ça n'a aucun sens.

Speaker: On est d'accord que le prisonnier, c'est une série sur la transition.

Speaker: Ah bah ça, je...

Speaker: J'avoue, je le vois pas encore.

Speaker: Mais si, puisqu'il a un dead name, Patrick.

Speaker: Oui, on a eu cette info.

Speaker: Moi, je l'ai noté Patrick, parce qu'en fait, c'est... Moi, je l'appelle James tout le long, désolé.

Speaker: Un point en moins.

Speaker: Tu sais, parce qu'elle parlait d'un film, ça me revenait pas.

Speaker: Non, mais je vois tout à fait.

Speaker: Je vais être incapable de continuer.

Speaker: Et donc, en fait, il se retrouve... Donc, il rentre chez lui, maintenant qu'il a resign.

Speaker: Ce qui est toujours le générique.

Speaker: Oui, ça ne fait pas comment j'ai fait un quart d'heure les mêmes.

Speaker: Ça fait 20 minutes.

Speaker: Et donc, il prend une valise et il met ses affaires à l'intérieur et notamment, il met des brochures d'un... Non, ce n'est pas une brochure, c'est des photos d'une paradisiaque.

Speaker: Qui a fait ça?

Speaker: Qui un jour s'est décidé d'imprimer avec son imprimante Canon en trois couleurs une photo d'une île déserte et fait « Oh, c'est là que je vais aller, mais des fois que je ne m'en souviendrai pas, je vais quand même le mettre dans ma valise.

Speaker: » Surtout que les imprimantes des années 60, mon dieu.

Speaker: Là, il se fait gazer.

Speaker: On voit du gaz qui... Non mais c'est vrai!

Speaker: Elle est Cérès!

Speaker: Macron d'émission!

Speaker: Macron d'émission!

Speaker: C'est ce genre d'émission, zone interdite!

Speaker: Il se fait gazer par la petite serrure de sa porte.

Speaker: C'est la mort qui vient de chercher qui le gaze.

Speaker: Mais oui, d'accord, c'est de ça que vous parlez.

Speaker: Vraiment, je vannais et tout, mais je ne voyais pas de quoi vous parliez.

Speaker: Et il s'endort et se réveille dans un lit.

Speaker: Et il est arrivé...

Speaker: Où est-ce qu'il est arrivé?

Speaker: Eh ben, DuckTales.

Speaker: Il n'arrive pas à DuckTales.

Speaker: Attends, il y a peut-être une chance que j'ai noté le nom du bail.

Speaker: Your Village, c'est ça?

Speaker: Le village, exactement.

Speaker: Il arrive au village.

Speaker: Ton village.

Speaker: Voilà, ton village.

Speaker: Donc, personne qui écoute, voilà.

Speaker: Patrick est chez toi.

Speaker: il est temps de vous raconter ma théorie moi je pense qu'il n'a jamais quitté sa chambre et qu'il a été digitalisé dans un jeu vidéo

Speaker: Ouh!

Speaker: Ah oui, donc Matrix, tu vois, c'est bien ce que je disais.

Speaker: On est dans la Matrix.

Speaker: Alors, je vais vous donner mes arguments pour ça.

Speaker: Alors attends, je te jure, si jamais c'est ça le plot de la fin de la saison 5, je te jure, c'est la putain de Masterclass.

Speaker: Dans un jeu vidéo spécifiquement.

Speaker: Année 60, un jeu vidéo, tu es sûr?

Speaker: La ville est vide et il n'y a que des PNJ qui font rien, en fait.

Speaker: Par contre, en gros, l'épisode va se dérouler entièrement dans cette ville.

Speaker: et on va visiter des coins de la ville au fur et à mesure.

Speaker: Et ça va être hyper chouette et à un moment tu fais « Oh mon dieu!

Speaker: » Ça va être trop bien, vous allez voir.

Speaker: C'est un teaser de la suite de l'épisode.

Speaker: Mais en fait chaque personnage est...

Speaker: un PNJ en fait un rôle et tout comme si jamais j'étais en train de jouer à Final Fantasy 2 voilà c'est ma théorie on y reviendra et vous allez voir à quel point ça correspond ok ok très bien ok ok mais moi c'est là que tu dis justement chaque personnage a un rôle et tout machin un rôle non joueur et c'est là que j'ai pensé au Truman Show parce qu'on dirait vraiment le début de Truman Show où tous les gens sont des acteurs chaque commerçant est un acteur et tout

Speaker: Et après, j'ai l'impression qu'on se rend compte que les personnages, ce sont tous des vrais gens qui sont tous emprisonnés aussi, je ne sais pas, d'une certaine manière.

Speaker: Mais au début, j'avais l'impression que c'était des PNJ qui faisaient partie du jeu.

Speaker: Je pense qu'il faut revenir à la narration de manière un peu chronologique parce que sinon, les gens ne vont pas capter.

Speaker: Donc il se réveille dans cette pièce.

Speaker: Dans la chambre.

Speaker: Dans cette chambre.

Speaker: Et donc il sort de la chambre.

Speaker: Et c'est une belle ville qui ressemble un petit peu au tropique.

Speaker: Paradisiaque.

Speaker: C'est pas exactement ça, il n'y a pas de palmiers, mais c'est une belle ville très verte, très chouette-orient.

Speaker: On dirait presque la comté dans Le Seigneur des Anneaux, le truc.

Speaker: C'est vrai.

Speaker: Avec une plage au bout.

Speaker: et il n'y a personne en fait pour l'instant tout est vide alors du coup il se balade et en fait je me suis dit on est dans Je suis une légende mais avec Christian Clavier Quoi?

Speaker: C'est quoi Je suis une légende?

Speaker: C'est le film avec Will Smith qui d'ailleurs est une adaptation d'un film des années 60 qui s'appelait The Omega Man avec Charlton Heston

Speaker: qui est un mec tout seul, sans personne, sans rien.

Speaker: Il y a eu une épidémie de zombies.

Speaker: Il voit un mec tout en haut d'un clocher.

Speaker: Alors là, c'était vraiment comme dans Zelda Bressos de Wiles.

Speaker: C'est pas une femme sur le clocher?

Speaker: Tu as dit quoi?

Speaker: C'est une dame sur le clocher?

Speaker: J'ai l'impression qu'il voit une dame en haut du clocher.

Speaker: J'ai vu cet épisode de métro, en fait.

Speaker: Le respect est mort.

Speaker: Moi, je l'ai vu chez les voisins.

Speaker: Mon voisin, regardez l'émission!

Speaker: Et vis-à-vis, en fait... Vous n'avez pas les sous-titres, alors du coup, j'ai rien compris.

Speaker: Je vous envoie le Citizen Kane des séries télé.

Speaker: Tu regardes ça dans le métro.

Speaker: Regardez le mystère rouge, là.

Speaker: C'est bon.

Speaker: En fait, il arrive quand même à avoir une vue globale de la ville et donc il se dit qu'il faut qu'il se débrouille pour rentrer chez lui.

Speaker: Là, je me suis dit, j'ai vu cet épisode de Mike Lai et Carlito.

Speaker: À un moment, ils sont tous les deux à poil dans une forêt et doivent rentrer chez eux.

Speaker: Je ne regarde pas Mike Lai et Carlito.

Speaker: Je connais l'émission Super Cream qui s'appelle Nus et culottés.

Speaker: C'est pareil.

Speaker: C'est deux mecs qui se retrouvent nus à un endroit dans le monde.

Speaker: mais littéralement à poil.

Speaker: Et ils doivent trouver moyen de s'habiller au fur et à mesure de l'émission en allant rencontrer les gens, en leur demandant des vêtements et en leur demandant refuge, etc.

Speaker: Il appelle le téléphone et il fait « Est-ce que je peux... » La meuf du téléphone lui fait « Est-ce que tu as un numéro de téléphone? »

Speaker: Et je n'ai pas compris.

Speaker: Ah, mais si, le numéro!

Speaker: Mais oui!

Speaker: On lui demande quel est ton numéro.

Speaker: Ah, mais d'accord!

Speaker: Parce qu'en fait, on est... Ah, mais je n'ai pas compris non plus!

Speaker: Bah oui, à ce moment-là, on ne peut pas le savoir.

Speaker: Parce que tout le monde a un numéro dans le monde du prisonnier.

Speaker: De 1 à on ne sait pas combien.

Speaker: D'ailleurs, j'avais une question.

Speaker: Si vous étiez enfermé dans ce village, quel serait votre numéro?

Speaker: Ça n'a aucun sens, ta question.

Speaker: c'est toi Morgan c'est quoi ton numéro?

Speaker: moi je ferais 22 parce que j'aime beaucoup le numéro 22 et que j'ai une secte avec le numéro 22 07 82 et bien je vais dire et c'est clairement pas je ne dis pas ça parce que tu as dit 22 parce que j'ai l'impression qu'on va te dire que je suis une copieuse mais je vais dire 21 parce que je me souviens que je ne savais pas faire mes tables de multiplication à l'époque quand j'étais gamine il n'y avait qu'une seule que je retenais la table 7 c'était 3 fois 7 ça fait 21

Speaker: Et d'ailleurs, j'ai retrouvé, en faisant les recherches sur la série, une pub qu'a fait Renault dans le prisonnier, où en fait, ils disent, regardez, il y a cette nouvelle Renault qui est incroyable, et en fait, c'est la Renault 21.

Speaker: Et donc, la personne a le badge numéro 21 et se retrouve à s'enfuir grâce à la Renault 21.

Speaker: J'ai la voiture.

Speaker: J'ai la voiture, trop bien.

Speaker: Mais la pub, elle est contemporaine de la sortie de la série ou est sortie?

Speaker: Je pense quelques années plus tard.

Speaker: Ah oui, donc une REF, c'est tellement un phénomène populaire qu'on va pouvoir faire une REF en juste mettant un numéro sur quelqu'un et tout le monde va comprendre que c'est le prisonnier, c'est ça en gros?

Speaker: Exactement, exactement.

Speaker: L'impact du prisonnier, on est à peu près sur le même délire que Dr. Wu ou Lost aujourd'hui, pour vous donner une idée.

Speaker: On est vraiment sur quelque chose de culturel.

Speaker: à tel point que quand le final est sorti, il y a des gens qui sont allés chercher l'acteur principal qui avait écrit les deux derniers épisodes pour aller le taper.

Speaker: Donc, il a dû s'enfuir en hélicoptère pour la petite histoire.

Speaker: Comme dans le pilote?

Speaker: Exactement, c'est fou, la réalité dépasse la fiction.

Speaker: Il rejoint la fiction, je ne sais pas.

Speaker: Il tombe sur un taxi?

Speaker: Non mais attends, du coup, juste avant le taxi, le téléphone qu'il utilise, moi j'ai noté très important qu'il a une forme de L majuscule

Speaker: Et ce n'est pas anodin, parce que... Alors, oui, il y a une forme de N majuscule, et ce n'est pas anodin, non, non, non, parce qu'en fait, il y a une esthétique globale qui commence à se montrer, à pointer un petit peu.

Speaker: Et moi, j'adore, je vais vous parler d'esthétique beaucoup.

Speaker: Et ce téléphone en L majuscule, il m'a marqué dès le début.

Speaker: Je me suis dit, oula, c'est trop bizarre, ce téléphone.

Speaker: Alors évidemment, il y avait des téléphones qui avaient cette forme, des gros téléphones, machin, avec le combiné qui vient devant ta bouche, à angle droit.

Speaker: Mais là, quand même, il a une esthétique assez anguleuse, assez marrante.

Speaker: On commence effectivement à avoir des petits moments de... Ah, il y a un petit côté futuriste, j'ai envie de dire.

Speaker: Dans le sens où, déjà, on ne l'a pas dit, mais quand il sort de chez lui, la porte fait un bruit, une espèce de... très automatique.

Speaker: On est presque dans du Star Trek sur certaines choses, mais dans un environnement très champêtre, très classique, très machin.

Speaker: Vas-y, je te laisse reprendre sur le taxi.

Speaker: Il y a une taxi woman en béret, en marinière rouge.

Speaker: Tout le monde a un peu des marinières, des trucs très colorés.

Speaker: Je dirais qu'ils sont tous bretons, en fait.

Speaker: En plus, quand tu vois la ville qui est un petit peu une colline et tout, et qui est entourée de sable, t'as l'impression d'être... Comment elle s'appelle cette ville qui a un château?

Speaker: Saint-Malo?

Speaker: Ah, la fameuse ville de Bretagne, Grandville, où il y a le Mont-Saint-Michel.

Speaker: T'as l'impression d'être à Mont-Saint-Michel.

Speaker: Qui est en Bretagne, je le rappelle.

Speaker: Oui, d'accord.

Speaker: Ça colle avec les Bretons.

Speaker: Et donc, le taxi arrive et lui dit, en fait, je t'emmène sur 200 mètres.

Speaker: Il lui dit « emmène-moi le plus loin possible ».

Speaker: Elle lui répond « le voyage rapide n'est disponible qu'au sein de la zone de tutoriel ».

Speaker: Ah oui, c'est ça.

Speaker: Elle lui dit « local only ».

Speaker: C'est que, voilà, moi, je fais que du transport local.

Speaker: Je ne suis pas SNCF, non plus.

Speaker: On lui dit aussi qu'il n'y a pas de police dans ce village, qu'ils n'en ont pas besoin.

Speaker: Donc là, je me dis « putain, en fait, c'est un village de gauchos.

Speaker: Très bien, on aime beaucoup ».

Speaker: Et elle lâche un autre indice qui nous titille.

Speaker: Elle dit à la fin, quand ils arrivent, du coup, à destination, parce qu'elle conduit, elle conduit, elle conduit.

Speaker: Elle lui dit « le prix, ça coûte deux unités ».

Speaker: Oui.

Speaker: Donc, vraiment, une unité in-game.

Speaker: Oui.

Speaker: qu'il n'a pas.

Speaker: Voilà, 3 PO.

Speaker: Et elle lui dit, c'est pas grave, vous me paierez la prochaine fois.

Speaker: Alors, c'est là où je me suis dit qu'il y a un truc qui clochait.

Speaker: Est-ce qu'un taxi qui te dit, tu paierais la prochaine fois?

Speaker: C'est chelou.

Speaker: C'est parce que t'es Parisienne.

Speaker: La Réunion, tranquille.

Speaker: Surtout qu'en plus, elle lui parle en français quand elle arrive.

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Elle lui demande en français.

Speaker: Où désirez-vous aller?

Speaker: Et du coup, il est en mode, mais pourquoi vous me parlez en français?

Speaker: Donc, il y a un petit côté international dans ce village qui commence à pointer du bout de son nez.

Speaker: Mais d'ailleurs, dans The Scrooge Mystery, quand Morgane parle anglais, elle fait des fautes d'anglais.

Speaker: Et c'est trop marrant parce qu'elle a maturé la situation.

Speaker: Maintenant, elle ne fait aucune faute d'anglais.

Speaker: Il y a une progress story.

Speaker: Moi, je trouve qu'elle avait un bon accent anglais.

Speaker: Alors, peut-être que j'ai le mal, mais en vrai... Non, c'était des fautes de grammaire mineure.

Speaker: J'avoue que c'est assez ouf de l'avoir discuté avec un illustrateur mondialement connu.

Speaker: C'est quand même un truc de fou.

Speaker: En anglais.

Speaker: Alors, chers auditeurs, chers auditrices, je n'étais absolument pas au courant qu'on allait parler de mon film pendant deux semaines.

Speaker: C'est juste que ça me fait penser.

Speaker: Oui, mais je comprends.

Speaker: Forcément, forcément.

Speaker: Et là, il y a un panneau où il y a écrit, je ne sais plus ce qu'il y a écrit dessus, Tea Coffee, un truc comme ça, non?

Speaker: En fait, il y a pas mal de panneaux qui indiquent un peu partout, un peu tout.

Speaker: En fait, c'est à l'excès, c'est-à-dire que vraiment, on se rend compte que... C'est un peu ça.

Speaker: Tout est très labellisé.

Speaker: On sent qu'on est dans un univers où on aime bien étiqueter les choses.

Speaker: Ah, d'accord.

Speaker: Tu nous parlais de la typo en disant « Agathe, elle va avoir un truc à dire sur la typo ».

Speaker: Et j'étais un peu embêté en voyant la typo en mode « Mais pourquoi vous voulez que je parle de la typo?

Speaker: » C'est devenu, j'ai compris.

Speaker: En fait, c'est la typo dont on a tout vu, en gros.

Speaker: Elle est vachement proche.

Speaker: C'est vrai qu'il y a un faux air.

Speaker: J'y avais pas... J'avais pas vu ça comme ça.

Speaker: Et j'ai ma théorie, du coup.

Speaker: Alors, je suis désolé.

Speaker: En fait, c'est même pas une théorie.

Speaker: En fait, je vous l'annonce.

Speaker: Tout était prévu.

Speaker: Et du coup, l'affiche, le poster, on a tout vu, c'est dans les décors de Friends du premier épisode et avec la typo du prisonnier qui est le dernier épisode.

Speaker: Incroyable.

Speaker: Incroyable.

Speaker: Bravo.

Speaker: Mic drop.

Speaker: Mic drop.

Speaker: Cette pochette d'album du podcast concerne à la fois le premier et le dernier épisode de la saison 1.

Speaker: Voilà.

Speaker: Incroyable.

Speaker: Et donc, le podcast s'arrête maintenant.

Speaker: C'est la fin.

Speaker: C'est la fin.

Speaker: Bon, évidemment, Agathe connaît le nom de la police et sa variante, mais abonnez-vous au Patreon, ce sera dans les infos.

Speaker: Elle s'appelle numéro zéro, la police.

Speaker: Oh, interesting, interesting.

Speaker: Une fois que le trajet en taxi s'arrête, il se retrouve dans une petite boutique où le mec parle en italien.

Speaker: Je n'avais pas capté qu'il parlait des langues différentes.

Speaker: C'est parce qu'il y avait le son du métro derrière.

Speaker: Il lâchait juste des...

Speaker: Oui, elle entendait les voix du métro multilangues.

Speaker: Là, j'étais à Belleville.

Speaker: Alors, j'ai entendu qu'elle était à Belleville.

Speaker: Du coup, il était en Pacasin, donc j'ai pas compris.

Speaker: Mais du coup, c'est là qu'il demande une carte à un commerçant?

Speaker: Exactement.

Speaker: Et là, c'est très difficile d'avoir une carte.

Speaker: D'avoir une bonne carte.

Speaker: C'est hyper donjon de Zelda, d'aller dans un magasin, trouver la carte cachée.

Speaker: Et c'est une carte où il y a écrit juste « il y a des montagnes dessus ».

Speaker: Toutes les montagnes sont labellisées « montagne ».

Speaker: « Montagne ».

Speaker: « Chez vous », il y a écrit « la maison du vieil homme ».

Speaker: Qu'est-ce que c'est que ce truc?

Speaker: Si j'avoue, c'est vrai.

Speaker: Et là, en deux formats, en format noir et blanc et en format couleur.

Speaker: Et c'est la même carte.

Speaker: Il y en a juste une en noir et blanc et une en couleur.

Speaker: Du coup, il est un peu exaspéré.

Speaker: Il décide de partir et le mec qui tient l'échoppe lui dit une phrase.

Speaker: qu'on entendra beaucoup dans cette série et qui deviendra une espèce de trademark qui est « Be seeing you » à la revoyure.

Speaker: Alors en soi, ce n'est pas une phrase très particulière, mais elle indique quelque chose.

Speaker: Tout le monde l'a dit.

Speaker: Il y a une espèce de conformisme dans cette société où tout le monde dit tout le temps « Be seeing you ».

Speaker: Et deuxièmement, il y a cette idée que le village est tellement petit, tellement fermé, que de toute façon, vous allez vous recroiser quoi qu'il arrive.

Speaker: Et ça vient faire écho à la personne qui était dans le taxi qui lui disait « mais de toute façon, on se reverra et vous me paierez à ce moment-là ».

Speaker: Mais Morgane, comment on revient à rencontrer un illustrateur hyper solide comme ça?

Speaker: Un jour, j'ai démissionné.

Speaker: On m'a enlevé de force au Kentucky.

Speaker: Et du coup, je m'ennuyais un peu.

Speaker: J'ai pris une caméra et j'ai essayé de filmer les gens là-bas.

Speaker: Il y en avait un, il dessinait Picsou.

Speaker: Ce que j'ai adoré dans Le Mystère Rouge, c'est qu'il y a George Lucas à un moment.

Speaker: Il y a une frame avec George Lucas.

Speaker: C'est mon moment préféré.

Speaker: Et il y a 10 secondes avec Steven Spielberg.

Speaker: Oui, ils sont à côté, ils sont sur la même photo.

Speaker: Oui, tout à fait.

Speaker: Ah oui, mais parce que vous n'avez pas dû voir la version... Enfin, ça dépend de laquelle version vous avez vue, mais il y a une version où il y a 10 secondes de Spielberg qui parle à l'écran.

Speaker: Énorme!

Speaker: On n'a pas eu la version exclue.

Speaker: Voilà, vous avez... Mais alors, toi qui es réalisatrice et qui as fait des trucs, tu vois, dans Le Prisonnier, j'ai remarqué qu'il y a beaucoup de... Ça s'est monté super vite.

Speaker: Les coupes sont un peu... Oui.

Speaker: Alors...

Speaker: Est-ce que c'est un nom?

Speaker: Bref.

Speaker: C'est Bref qui a inventé ça, je pense.

Speaker: Alors, ça s'appelle le jump cut.

Speaker: Quand on fait des coupes assez rapides.

Speaker: Là, en fait, je pense qu'il y a une certaine économie de la narration.

Speaker: C'est-à-dire qu'il fonctionne beaucoup sur des symboles.

Speaker: et on le voit d'ailleurs au tout début dans le générique qui est comme ça, très très cuté, il y a cette espèce de vision où on a un truc de « on va vous expliquer, on va vous raconter l'histoire très rapidement ».

Speaker: Et ça marche, moi je trouve que surtout pour une série des années 60 qui aurait pu être beaucoup plus lente, et c'était l'habitude à l'époque, vous regardez les premiers épisodes de Doctor Who, on est sur quelque chose de très lent,

Speaker: La même année sort 2001, le film le plus lent de l'histoire de l'espace.

Speaker: Cependant, un film excellent, j'adore.

Speaker: Là, on est sur quelque chose de beaucoup plus dynamique.

Speaker: On va directement au truc.

Speaker: Il faut montrer qu'il n'y a personne, puis montrer qu'il y a un mystère.

Speaker: Qui sont ces gens?

Speaker: Qu'est-ce qui se passe?

Speaker: Pourquoi il est là?

Speaker: Et c'est un petit peu sa recherche.

Speaker: Et en fait, on est avec lui du début jusqu'à là.

Speaker: C'est vrai que les jump cuts, ensuite, sont devenus hyper populaires, notamment avec YouTube?

Speaker: Avec TikTok, c'est partout en fait maintenant ce truc-là.

Speaker: Je trouve qu'effectivement, ce film est monté comme s'il avait été monté il y a dix ans.

Speaker: Pas il y a beaucoup plus longtemps, je n'ai pas noté la date.

Speaker: C'est quoi?

Speaker: Les années 70?

Speaker: On est 67. 67?

Speaker: Moi, j'ai noté un commentaire qui était que je me sentais un peu floué parce que vous aviez parlé de lampes à lave sur le Discord et que je n'ai pas encore vu de lampes à lave.

Speaker: J'étais en mode, où sont mes lampes à lave?

Speaker: Tu n'as pas vu de lampes à lave?

Speaker: Pour le moment, non.

Speaker: Pour l'instant, j'ai pas vu de lampes à lave, mais il y en aura un.

Speaker: Là, on en est?

Speaker: Ok, d'accord.

Speaker: Là, pour l'instant, j'ai déçu.

Speaker: J'étais, ok, il y a des blages et tout, machin, super.

Speaker: Si, je crois qu'il y en a une dans sa chambre où il se réveille.

Speaker: Il y en a une, il me semble.

Speaker: Normalement, oui.

Speaker: Normalement, oui.

Speaker: En fait, il y aura un peu partout.

Speaker: C'est un truc... Je sais pas, c'est marrant.

Speaker: Les lampes à lave, c'est les lampes... Qui ressemblent à des suppos, et à l'intérieur, c'est des lampes avec les bulles qui montent et qui descendent.

Speaker: Et apparemment, si tu les exploses, tu meurs, un truc comme ça.

Speaker: On m'avait dit, surtout ne fais pas tomber ça, parce qu'après, sinon, ça fait des... Les gens d'Urmaine, ça, non?

Speaker: Je sais pas, peut-être.

Speaker: Est-ce que... Attends, attends, est-ce que je découvre en direct que c'est ma mère qui me disait ça pour que je fasse attention à ne pas le faire tomber?

Speaker: Tu veux que je demande à TchadGPT?

Speaker: On peut demander à TchadGPT.

Speaker: C'est dangereux ou pas?

Speaker: Pendant ce temps-là, moi, j'ai une question.

Speaker: Pourquoi les canards, spécifiquement?

Speaker: Tu aurais pu interviewer de n'importe quelle hauteur, en fait.

Speaker: Pourquoi un mec, il dessine des canards?

Speaker: Alors, cela peut être dangereux de casser une lampe à lave, car le conscient contient une substance chauffée et toxique.

Speaker: Ah ah!

Speaker: Donc, il n'y avait pas de... Ta mère avait raison.

Speaker: Elle n'a pas menti.

Speaker: Donc, les canards, oui?

Speaker: Oui, pourquoi lui, spécialement?

Speaker: Parce que c'est d'où le nom, le Mister Picsou, c'est de se demander pourquoi il y a des gens qui sont passionnés de canards.

Speaker: C'était un peu ça, le début du film.

Speaker: Ça, c'est un vrai truc que j'ai découvert avec ton film, qu'il y a des gens qui sont passionnés de... Ouais, c'est leur passion.

Speaker: Et ça, je l'avais moins avec d'autres trucs qui sont peut-être plus évidents dans la passion et de pourquoi, là, un canard qui a de l'argent, qu'est-ce que...

Speaker: pourquoi ça crée autant de... C'est super beau quand les fans en parlent.

Speaker: Quand ils parlent de pourquoi ils adorent Picsou et ce que le personnage représente pour eux, c'est super beau.

Speaker: Je ne saurais pas les imiter, je ne saurais pas mieux dire qu'eux, donc je ne vais pas oser le faire, mais allez voir un film!

Speaker: Et puis tu leur laisses la parole, quoi.

Speaker: C'est un film sur ce que c'est que d'être fan.

Speaker: C'est ça qui m'intéressait beaucoup.

Speaker: On est un peu full circle.

Speaker: Moi, j'ai une idée de ce sur quoi le film est vraiment.

Speaker: Mais on va le voir plus tard.

Speaker: Il arrive il y a un nain, du coup, qu'il accueille dans une nouvelle baraque où il est.

Speaker: J'ai fait un petit jump parce que là, il ne se passe pas des choses intéressantes.

Speaker: En fait, il est dans un endroit et puis il sort d'un endroit.

Speaker: Non, mais en fait, il se fait appeler au... Comment dire?

Speaker: chez numéro 2 qui habite dans un dôme vert.

Speaker: Palpatine, du coup.

Speaker: Mais on lui dit « Viens, bonjour, je m'appelle numéro 2?

Speaker: » On l'appelle pour dire « Allez voir numéro 2, il est au dôme vert.

Speaker: » On l'appelle à un téléphone où il y a un 6 dessus.

Speaker: Oui, où il y a un gros 6 dessus.

Speaker: Ah ouais?

Speaker: Et il se retrouve avec une personne de petite taille qui vient lui ouvrir et qui est en habit de majordome.

Speaker: Et en fait, ce qui est assez intéressant, c'est qu'ils ont cadré à un moment donné où on ne voit pas la personne qui ouvre la porte parce que sa taille fait qu'elle est en dessous du cadre.

Speaker: Et en fait, du coup, on a l'impression d'avoir cette espèce d'automatisme des portes qui s'ouvrent parce qu'on voit les portes s'ouvrir comme par magie, mais en fait, la personne est en dessous.

Speaker: Et j'ai trouvé ça assez intéressant parce que ça vient déjà mettre en question de qui tient les ficelles de tout ça?

Speaker: Est-ce que c'est un véritable automatisme?

Speaker: Ou est-ce que cet automatisme est un peu... C'est super intéressant!

Speaker: Est-ce que c'est les petits gens qui s'occupent des automatismes de notre vie?

Speaker: Est-ce que c'est si avancé que ça, tout ça?

Speaker: Du coup, c'est le numéro 6.

Speaker: Est-ce qu'à la fin, il va devenir le numéro 3?

Speaker: Je vais la faire.

Speaker: Je suis désolée.

Speaker: Je vais la faire.

Speaker: C'est pas grave.

Speaker: Moi, elle arrivait plus tard, donc tu lâches, je te la laisse.

Speaker: Il n'y a pas de souci.

Speaker: Mais c'est ça.

Speaker: Est-ce que ce podcast est juste une joute verbale?

Speaker: On essaie de sortir les blagues avant les autres.

Speaker: Le plus rapidement possible.

Speaker: Attends, attends, attends.

Speaker: J'ai un truc à raconter avec Angry Birds.

Speaker: Non, attends.

Speaker: Je n'ai pas le contexte.

Speaker: Il ne savait même pas que ça venait de Finlande, Angry Birds.

Speaker: Le fait que ce soit inspiré de Picsou, c'est un truc de dingue, je trouve.

Speaker: Parce que tu as réussi à t'aider.

Speaker: Un mec avec Angry Birds, c'est un truc de dingue.

Speaker: C'est énorme!

Speaker: Et donc, le nain ouvre la porte?

Speaker: Est-ce qu'on a le droit de dire nain?

Speaker: Non, non, normalement, on dit personne de petite taille.

Speaker: Personne de petite taille ouvre la porte.

Speaker: Mais dans le Green Dome, là, on est dans le Green Dome, déjà.

Speaker: Oui, oui, exactement.

Speaker: On n'aura pas dit ce que c'est le Green Dome, on s'en fout.

Speaker: Continue.

Speaker: C'est un bâtiment en forme de capitale, un peu.

Speaker: Avec un toit vert.

Speaker: Voilà.

Speaker: Et au centre de ce bâtiment, il y a le Big Boss, le deuxième Big Boss, j'imagine, vu qu'il s'appelle le numéro 2.

Speaker: Et moi, je ne suis surnommé Palpatine tout le long, parce que pour l'instant, je ne connais pas de plus gros Big Boss.

Speaker: Moi, je l'ai appelé le Master.

Speaker: Parce qu'on est clairement dans un épisode de Doctor Who, excusez-moi.

Speaker: Clairement.

Speaker: Clairement.

Speaker: Doctor quoi?

Speaker: Et là, on arrive à l'esthétique...

Speaker: Oui, alors, pas pitié.

Speaker: Il ouvre la porte et en gros, on est dans une sorte de... C'est incroyable.

Speaker: Les appartements de Dark Vador, en fait, en gros.

Speaker: Alors, les appartements de Dark Vador, mais si quelqu'un aujourd'hui faisait un reboot de Star Wars avec une esthétique rétro-futuriste, telle la série Hello Tomorrow, sortie sur Apple TV+, l'an dernier, où en fait, c'est une série tout à fait moderne, qui imagine un futur dans lequel on a une esthétique du futur tel qu'imaginé dans les années 70?

Speaker: Donc, dans les années 70, on imaginait le futur avec une telle esthétique.

Speaker: Et aujourd'hui, il y a une esthétique rétro-futuriste qui cherche à faire ça, à réincarner cette esthétique-là.

Speaker: Et donc, cette série, elle n'est pas du tout rétro-futuriste parce que c'est contemporain.

Speaker: Et elle imagine ce futur, et c'est trop bien, elle imagine ce futur avec cette esthétique-là, très années 70, très... Alors, c'est là que j'ai dit que c'était Giscard Punk.

Speaker: Giscard Punk.

Speaker: du nom de notre cher président.

Speaker: Giscard Punk, c'est un terme inventé par un designer qui s'appelle Florent Deloison, qu'on salue.

Speaker: Coucou, big up.

Speaker: Voilà, c'est lui qui a inventé, donc il faut dire que c'est lui quand même.

Speaker: C'est une esthétique où, typiquement, quand VGE était président, mais même un peu Mitterrand, ça a traîné sur Mitterrand, mais même un peu avant VGE,

Speaker: C'est vraiment où... C'était un peu on imaginait le futur.

Speaker: C'était l'expansionnisme total, l'accélérationnisme total sur la technologie et tout.

Speaker: Les TGV, les TGV de couleur orange, les stations RER, les premières stations RER dans Paris qui ont esthétique un peu cuivre avec des... Je ne sais pas si vous avez vu les chatteliers, les premières photos, quand ça vient d'être inaugurées, il y a des meubles un peu loufoques au milieu du lobby.

Speaker: Il y a des bulles semi-translucides.

Speaker: Voilà, machin, c'est...

Speaker: c'est très drôle, c'est très coloré, il y a beaucoup d'angles, c'est très arrondi cependant, c'est convex, concave, c'est pas anguleux, anguleux.

Speaker: Et donc, dans Le Prisonnier, on a full cette esthétique-là.

Speaker: Et je trouve ça marrant, j'arrive à la fin de mon truc, je trouve ça marrant parce que contemporainement à cette série,

Speaker: cette esthétique, c'est le futur idéal.

Speaker: C'est-à-dire, c'est le futur dont tout le monde rêve, le futur technologiste.

Speaker: Je ne suis pas sûr.

Speaker: L'élite en rêve.

Speaker: Si, totalement.

Speaker: Nous, on a le biais dystopique de ce truc-là.

Speaker: C'est-à-dire qu'aujourd'hui, même quand il y a des œuvres rétro-futuristes, c'est souvent de la dystopie.

Speaker: Mais à l'époque, non, non, c'est le futur dont on a envie.

Speaker: Moi, j'ai envie de dire même à l'époque, parce que je te conseille, et je conseille vivement aux gens qui aiment beaucoup cette esthétique, de voir « Fahrenheit 451 », l'adaptation du bouquin de Bradbury par François Truffaut.

Speaker: qui, du coup, pour le dire très rapidement, fin de l'année 451, c'est censé être la température à laquelle les livres brûlent.

Speaker: Et donc, en fait, les pompiers sont là pour brûler des livres dans cette société.

Speaker: Et on est exactement dans cette esthétique, parce que c'est contemporain, c'est réalisé dans les années 70, on est dans la même époque, avec ce même rétro-futurisme qui est futuriste à l'époque.

Speaker: Et en fait, pareil, ça sert déjà de parler d'une dystopie.

Speaker: 1984 le fait aussi très très bien, l'adaptation filmique, encore une fois.

Speaker: Brasil, plus tard, essaiera de venir le choper.

Speaker: Est-ce que 1984 est dans cette esthétique?

Speaker: Je ne sais pas, je n'ai pas vu.

Speaker: Il y a un petit peu.

Speaker: On est un peu plus sur une tendance un peu plus punk, ce qu'on verra dans les années 80 plus tard.

Speaker: Mais on a quand même un petit peu ce côté, ou même Orange Mécanique.

Speaker: Orange Mécanique, on est sur un espèce de présent qui n'est pas tout à fait le présent.

Speaker: Et énormément des meubles, énormément de la déco, etc.

Speaker: Et très arrondi avec ses fauteuils en forme d'œuf, vous savez.

Speaker: Et d'ailleurs, c'est là-dedans qu'on a.

Speaker: Là, c'est la dent qu'il est assis, numéro 2.

Speaker: C'est les mêmes fauteuils que dans Men in Black, dans la scène du recrutement, où ils sont tous dans des fauteuils comme ça, un peu trop loin de la table basse.

Speaker: Et moi, je trouve ça assez drôle que quelqu'un qui est assis dans un 9 traite quelqu'un d'autre de 6.

Speaker: Voilà, c'était... Oh là là!

Speaker: Des fois, j'oublie que vous êtes trans.

Speaker: J'oublie que vous sortez des bails comme ça, c'est marrant.

Speaker: On serait très manquant de célèbres, si on n'était pas trans, c'est ce genre de blague?

Speaker: Mais du coup, ce n'est pas un 9, c'est le 2, lui.

Speaker: Oui, excuse-moi, je...

Speaker: Et oui, du coup, le type d'Angry Birds, il a mis un easter egg, l'oeuf doré, dans son nom.

Speaker: Parce qu'il aimait bien ce que faisait Don Rosa avec ses... C'est ça, avec Picsou.

Speaker: Ça va être le pire épisode, le pire épisode.

Speaker: Pourquoi le pire épisode?

Speaker: C'est le meilleur épisode.

Speaker: C'est le meilleur épisode, hein, pour l'instant.

Speaker: Je pense que ça se passe très, très bien.

Speaker: Et je suis désolé, je suis très contente parce que maintenant, on a enfin la création du personnage.

Speaker: Parce qu'on n'a pas eu, parce que c'est un jeu vidéo.

Speaker: C'est un RPG, on est censé avoir une création de perso.

Speaker: Alors là, ce n'est pas la création du perso, c'est la création du petit déjeuner du perso, mais quand même, il ne prend pas.

Speaker: Est-ce que tu veux du thé, du café?

Speaker: Tu veux du bacon?

Speaker: Oui, numéro 2 lui sert un petit déj.

Speaker: Est-ce que tu veux du zeu, des pas zeu, machin?

Speaker: Je ne sais pas quoi, à la fin, il y en a marre, Patrick.

Speaker: Mais en fait, tout est fait.

Speaker: C'est ça qui est super intéressant, c'est qu'en fait, tu lui poses les questions, mais il sait déjà les réponses.

Speaker: Et c'est pour ça que quand il lui dit, par exemple, vous voulez des oeufs?

Speaker: Oui, combien?

Speaker: Deux.

Speaker: Et là, il ouvre la cloche et il y avait déjà deux oeufs de faits.

Speaker: Il y a cette idée de « on a votre dossier, on a toutes vos photos, on sait toute votre vie ».

Speaker: Et il y a ce petit côté où il lui dit « ah c'est drôle, je ne savais pas que vous preniez votre thé avec du citron ».

Speaker: Alors que clairement, ils ont le citron de près qui est dans le thé déjà.

Speaker: On ne s'est même pas remarqué.

Speaker: C'est tellement subtil.

Speaker: En fait, je me suis rendu compte un peu de ça, mais inconsciemment.

Speaker: Et c'est un truc que j'ai envie de dire par rapport à cette série.

Speaker: C'est que les personnes qui réalisaient ce truc, donc Patrick, c'est le plus sur mon famille,

Speaker: Patrick McGowan.

Speaker: Patrick McGowan.

Speaker: C'est un putain de génie, je pense.

Speaker: En vérité, à mon avis, c'est un putain de génie parce que son œuvre est contrôlée du début à la fin.

Speaker: Et c'est ce d ont on parlait avec Alexandre Astier la semaine dernière.

Speaker: Mais je trouve que Patrick le fait beaucoup mieux.

Speaker: Déjà, moi.

Speaker: C'est que c'est le personnage principal et donc il réalise tout ça, donc il co-réalise.

Speaker: Mais tous les plans, tu sais qu'ils sont bien travaillés pour avoir tout ce qu'il y a dedans, le chant, le contre-champ, le rythme.

Speaker: Et je sais que le montage, ça devait être hyper chiant à faire à l'époque.

Speaker: Tout est calculé.

Speaker: Le montage, il est nickel.

Speaker: Les plans, ils sont nickels.

Speaker: Le mixage aussi, il est super.

Speaker: Je pense qu'il y a un petit chouille de rythme manquant, mais en même temps, c'est parce que cette série, elle la voulait comme ça.

Speaker: Et pour ça, Respect Eternel, c'est une masterclass.

Speaker: Je suis assez d'accord.

Speaker: Je te rejoins pas mal là-dessus.

Speaker: On y apprend d'ailleurs le plot de ce que va être la série.

Speaker: Pourquoi il est là?

Speaker: Oui, parce qu'il lui dit, du coup... Il lui fait plein de reproches.

Speaker: Il lui dit, je sais tout sur toi, je sais tout sur ta vie, mais il lui fait plein de reproches et il lui fait le reproche surtout qu'il a démissionné.

Speaker: C'est-à-dire qu'apparemment, il lui en veut d'avoir démissionné.

Speaker: Démissionné de quoi?

Speaker: Du coup, on se débat.

Speaker: Si, on sait.

Speaker: Moi, je n'ai pas vu s'il l'a dit, non.

Speaker: Non, c'est le grand secret.

Speaker: C'est ça, on imagine qu'il a démissionné des renseignements secrets, peut-être pas, on sait pas forcément, mais le concept est là.

Speaker: Il a démissionné quelque chose, il ne veut pas dire pourquoi il a démissionné, on veut savoir pourquoi Patrick a démissionné.

Speaker: Mais peut-être qu'il a démissionné, mais d'un bail sombre, pas des renseignements secrets.

Speaker: C'est un bail sombre en soi, ok d'accord, mais c'est pas un bail sombre légitimé, tu vois.

Speaker: C'est un bail sombre underground réprimé, tu vois.

Speaker: Tout est possible.

Speaker: Mais je regarde Morgane dans les yeux, en cas où, pour laisser des indices.

Speaker: Dis-nous les solutions, bordel de merde!

Speaker: Et je ne comprends pas forcément ses réactions.

Speaker: Parce que si jamais j'ai découvert que... Peut-être qu'ils ne le découvrent pas, mais de ce que donne l'impression la série et le montage, c'est que c'est la première fois qu'ils se retrouvent dans une salle comme ça, où ils voient l'envers du décor, que cette ville, c'est visiblement un décor de cinéma, basiquement.

Speaker: Ils devraient péter un câble, en fait.

Speaker: Moi, si j'étais lui, je serais en mode « Non, mais les gars, ça y est, gros! »

Speaker: vous arrêtez les gars, en fait, bah cut hop, on s'arrête moi j'en parle mes affaires, à bientôt et en fait il reste là, il prend le café, machin et il s'énerve pas, et même parfois il rigole, tu vois, aux blagues et tout, et c'est là où je me suis dit le perso doit avoir alors il a l'air un peu énervé, il a l'air un peu sur les nerfs quand même tu vois, mais il doit avoir des bails de problèmes de mémoire et c'est là où je me suis dit, est-ce qu'il est pas pré-nouaché par hasard?

Speaker: On revient au hypno-fétiche?

Speaker: D'ailleurs, il y a une scène d'hypno-fétiche plus tard dans l'épisode.

Speaker: Mais vas-y.

Speaker: Mais tu l'interromps, c'est super intéressant ce qu'elle dit.

Speaker: Je crois que ce personnage est un peu comme dans Memento.

Speaker: Il a une mémoire à court terme uniquement.

Speaker: Et en fait, il doit arriver... Comment dire?

Speaker: Non, mais j'ai l'impression que... Non, c'est pas ça.

Speaker: Je suis pas au bon endroit, c'est ça?

Speaker: Moi, j'adore ce que tu disais.

Speaker: Je vois tes paroles.

Speaker: À chaque nouvelle scène, j'ai l'impression qu'il redémarre sa façon de communiquer avec le monde.

Speaker: Il redécouvre des choses.

Speaker: Tu vois, si jamais, à mon avis, ce n'est pas le tout début de son histoire avec cette chaîne de télévision ou whatever it is, ou les agents secrets.

Speaker: Parce que c'est soit une chaîne de télé, soit une expérimentation du gouvernement.

Speaker: En gros, c'est les deux options qu'on a. Et...

Speaker: Ça fait un moment, visiblement, qu'il y est.

Speaker: Donc, il a probablement quitté, il a démissionné en disant « En fait, je veux partir.

Speaker: » Mais intradigétiquement, donc en fait, il était toujours dans la matrice.

Speaker: Ça fait un moment qu'il y est.

Speaker: Maintenant, il vient d'arriver.

Speaker: À mon avis, oui, puisqu'il a démissionné.

Speaker: Mais parce que probablement que c'était déjà une expérience qu'il y avait déjà à l'époque où il était agent secret.

Speaker: C'est juste que c'est une nouvelle saison.

Speaker: Pour moi, c'est ça.

Speaker: Il était déjà dans cette série.

Speaker: Mais oui, mais on voyait, il était genre dans Londres, dans le vrai monde.

Speaker: On n'a rien vu d'autre.

Speaker: On n'a pas vu d'humain.

Speaker: Au tout début, on le voit dans Londres.

Speaker: Morgane, tu essaies de nous manipuler, mais je sais la vérité.

Speaker: Je connais la vérité.

Speaker: David Vincent les a vus.

Speaker: Je suis sûr que c'était la première série et qu'ils sont sur une seconde série.

Speaker: C'est ma théorie.

Speaker: Et la seule raison pour laquelle il serait pas en train de péter un câble, c'est qu'il perd la mémoire progressivement.

Speaker: Ou alors, il est con.

Speaker: C'est aussi possible, il est juste très con.

Speaker: Moi, j'ai l'impression qu'il a une colère très sourde et on la voit d'ailleurs exploser à certains moments.

Speaker: Notamment, j'ai un drop au moment où le...

Speaker: Numéro 2 lui dit, en fait, on veut savoir pourquoi vous avez démissionné, on veut savoir pour qui vous travaillez, si ces raisons, elles sont idéologiques ou si elles sont parce que vous allez travailler pour quelqu'un d'autre, etc.

Speaker: Et en fait, devant l'étalage du fait qu'en fait, il le contrôle parce qu'il savent toute sa vie, du coup, Patrick leur répond.

Speaker: Je ne vais pas faire de l'argent avec vous.

Speaker: Je vais résoudre.

Speaker: Je ne vais pas être poussé, filé, stampé, indexé, briefé, débriefé ou numérosé.

Speaker: Ma vie m'appartient.

Speaker: Et numéro 2 lui répond « Vous êtes sûr?

Speaker: » Il répond « Oui ».

Speaker: On sent quand même qu'il y a une tension là-dedans.

Speaker: On sent qu'on arrive au thème principal de la série qui est l'individualisme, la liberté individuelle, de à quel point on est prisonnier du monde, de son travail, de pas mal de choses, de la condition sociale...

Speaker: de dire bonjour d'une certaine manière, etc.

Speaker: Et en fait, on arrive pour moi à quelque chose qui est que cette série a été écrite par un génie, mais clairement un génie autiste qui est face au monde, qui ne comprend pas forcément pourquoi on s'enferme à devoir toujours dire bonjour d'une certaine manière ou manger toujours de la même façon, etc.

Speaker: Et d'ailleurs, de savoir que son breakfast est toujours de la même façon, avec deux œufs du bacon, fait de cette manière, machin, ça, clairement, on est sur quelque chose d'autiste.

Speaker: Et je trouve ça assez fou de le voir.

Speaker: Et il va en prison parce qu'il est autiste.

Speaker: C'est exactement ça.

Speaker: C'est la morale de cette série.

Speaker: Je trouve ça incroyable, en fait, dans les années 60, dans un conformisme absolu, surtout en Angleterre, où on est sur des choses extrêmement figées, de réussir à montrer une allégorie de ce que c'est qu'être neurodivergent dans un monde qui ne l'est pas, et de voir un petit peu comment on se cogne là-dessus, et cette question de, en fait, peut-être qu'il a juste démissionné parce qu'il n'en pouvait plus, point, à la ligne, mais en fait, on ne

Speaker: le croit pas.

Speaker: C'est-à-dire qu'il le dit d'ailleurs à un moment donné dans cet échange.

Speaker: Je vous ai donné mes raisons de ma démission.

Speaker: Et on lui dit, ouais, mais on aimerait être sûr quand même.

Speaker: J'arrive pas à croire que c'est aussi simple.

Speaker: Ça va être comme la fin de Lost.

Speaker: Je sens que ça va être comme la fin de Lost.

Speaker: Morgane, je le sens arriver.

Speaker: Non, mais c'est pas ça!

Speaker: Je le sens arriver.

Speaker: Oh non!

Speaker: On en est où dans l'épisode, là?

Speaker: On en est au moment où le master montre toutes les régénérations du personnage.

Speaker: Il y a cette scène qui est hyper clichée dans Doctor Who, qui est au moment où le grand méchant fait « Regarde, docteur! »

Speaker: Je sais tout de toi.

Speaker: Et d'un coup, là, on voit, il y a un montage avec les douze incarnations précédentes du docteur.

Speaker: Et on a exactement ça dans cet épisode-là aussi, où le master lui fait numéro deux, lui fait « Regarde, je sais tout de toi.

Speaker: » Et là, il lui montre toutes les photos de lui enfant.

Speaker: Ah oui, c'est vrai.

Speaker: C'est clairement pas le début de son histoire avec ce docteur.

Speaker: Est-ce que tu essaies de nous embrouiller?

Speaker: Ouais, autiste, machin.

Speaker: On s'en branle.

Speaker: Non, mais... Morgan, le plot de la série, c'est que toute sa vie, depuis qu'il est enfant, parce qu'en vérité, tout vient de s'écrouler dans ma tête.

Speaker: Parce qu'en fait, j'avais une autre théorie qui était... Pour moi, l'acteur est mal choisi, parce qu'il n'arrive pas à exprimer suffisamment ses émotions avec son visage.

Speaker: Et donc, je me dis, la seule raison pour laquelle ils ont fait ça, c'est que... C'est parce qu'il masque!

Speaker: C'est parce qu'il masque!

Speaker: Il est choisi depuis qu'il est enfant, mais en fait, oui, c'est parce qu'il est aussi, ce bordel de merde!

Speaker: Parce que c'est le réalisateur qui s'est dit, vas-y, je vais mettre devant, machin, comme Astier, comme toi, dans ton putain film Morgane.

Speaker: Franchement, vous...

Speaker: Les réalisateurs, producteurs, machin, mes couilles, là.

Speaker: Et t'as remarqué que dans le mystère rouge, c'est trop marrant qu'une réalisatrice soit aussi présente à l'écran, tu vois?

Speaker: C'est une question qui se pose à chaque fois.

Speaker: Pourquoi se mettre à l'écran?

Speaker: Comment?

Speaker: Qu'est-ce que ça veut dire?

Speaker: Et donc, voilà, jusqu'où?

Speaker: Et qu'est-ce que ça dit de nous aussi?

Speaker: Je suis tout à fait d'accord avec vous.

Speaker: Et pourquoi le faire avant sa transition, Morgane?

Speaker: C'était quoi le projet, en fait?

Speaker: Il faudra poser la question à Patrick, moi je pense...

Speaker: parce que clairement, il veut nous dire quelque chose.

Speaker: Du coup, il finit par se sortir de cet endroit.

Speaker: Il fait une petite balade.

Speaker: Et là, on va arriver au grand méchant qui n'est pas le master, qui est le ballon sonde.

Speaker: Ou le chewing-gum géant.

Speaker: Le chewing-gum géant.

Speaker: C'est là que j'ai noté.

Speaker: What the fuck, le chewing-gum blanc qui mange les gens en faisant un bruit de fantôme.

Speaker: Ce montage était assez incroyable avec des cuts super malins.

Speaker: on part sur une lecture de notes alors qu'est-ce que j'ai fait super mal en fait c'est parce que j'ai redécouvert ma phrase en même temps et waouh j'ai fait cette réflexion mais c'est vrai parce que du coup on voit le chewing-gum géant qui arrive et qui vient parce qu'ils sont devant une grande place où il y a de l'eau il y a des fontaines et tout les gens vivent un peu leur vie entre guillemets ils se baladent

Speaker: Ça fait très Disneyland.

Speaker: Il y a un côté très Disney, il y a une petite musique.

Speaker: Et Palpatine, il lui dit, regarde, tout le monde est heureux, tout le monde vit bien ici, tu peux être bien ici aussi si tu veux bien accepter que tu vas y rester.

Speaker: Et là, par contre, tout le monde s'arrête, la musique s'arrête, tout le monde se fige parce qu'il y a un délinquant ou quoi.

Speaker: Et effectivement, ce ballon son, ce chewing-gum blanc va venir sur le délinquant et va venir le manger lentement.

Speaker: Et c'est pour ça que je dis que les cuts sont super là parce que du coup, il y a

Speaker: Il y a des cuts trop bizarres où on voit le ballon, on voit le monsieur, et puis après, le monsieur, il est écrasé par de la toile de type plastique, je ne sais rien, par une bâche blanche, comme s'il était en train de se faire manger par le chewing-gum.

Speaker: Et je vais faire des cauchemars, je pense.

Speaker: Et il y a beaucoup des plans qui sont... Ce qui rajoute le côté un petit peu étrange, comme quoi David Lynch n'avait rien inventé avec Twin Peaks, il y a beaucoup de plans qui sont à l'envers.

Speaker: C'est-à-dire qu'ils ont lancé le ballon d'un sens ou dans un autre, en mettant le plan à l'envers.

Speaker: Comme personne ne bouge, on ne le voit pas, mais on a cette impression qu'il y a un truc qui n'est pas naturel, on ne saurait pas mettre le doigt dessus.

Speaker: C'est uncanny!

Speaker: Et c'est exactement ça, la uncanny valise.

Speaker: Et c'est vrai que tout le monde s'arrête.

Speaker: Est-ce que c'est des automates?

Speaker: Parce qu'ils s'arrêtent vraiment, genre, d'un coup?

Speaker: Peut-être que, genre, ils sont juste en mode, il y a le ballon qui a pop, ne bougez pas.

Speaker: Enfin, ils sont tous habitués à, genre, il ne faut pas bouger.

Speaker: Sa vision est basée sur le mouvement.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Non, mais ils connaissent très bien le ballon, ils sont en mode, ne bougez plus.

Speaker: Et oui, c'est un peu flippant comme ça.

Speaker: Après ça, on l'emmène faire un entretien d'embauche.

Speaker: Moi, je croyais que c'était un examen médical.

Speaker: Genre, on l'envoie voir un docteur.

Speaker: Non, c'est pas un docteur.

Speaker: Il y a un examen médical plus tard, mais à ce moment-là, on va lui déterminer quel est son boulot.

Speaker: Quel va être son boulot dans cette société?

Speaker: Et on lui demande un truc où il s'énerve, on lui demande s'il a des allergies, des machins, des trucs, on lui demande, et niveau politique, comment?

Speaker: Et c'est là où il explose.

Speaker: Il pète un plomb.

Speaker: Vous avez juste fait un plomb de race, religion, hobbies, ce que vous voulez lire, ce que vous voulez manger, ce que vous êtes, ce que vous voulez être, des maladies de famille, des politiques.

Speaker: Il pète un plan.

Speaker: Alors, c'est trop marrant parce que cet expert-là, il utilise un espèce de... Alors, j'imagine que c'est censé être un ordinateur ou un calculateur, mais analogique, c'est-à-dire avec plein de roues crantées en bois qui sont superposées et...

Speaker: je sais pas, qui forment un arbre de roues crantées en bois, et ils tournent des roues crantées en mode comme ça, ils sont en train de faire des calculs avec, c'est trop bizarre!

Speaker: On dirait un gamin qui joue avec un truc qui n'a aucun sens, avec des capelas d'une autre génération!

Speaker: Et donc, c'est ça qui l'explose quand il lui demande ses politiques.

Speaker: En fait, moi, il y a eu un côté... Moi, j'ai noté, si jamais vous voulez savoir ce que c'est que la dysphorie, regardez cette scène.

Speaker: La raison pour laquelle j'ai mis ça, c'est qu'en fait, moi, je me suis senti très, très proche de Patrick à ce moment-là.

Speaker: qui est dans un rapport avec le monde où clairement on sent que chacune des questions soit le « mais genre », soit il y a quelque chose où on nie une certaine réalité de lui-même et le monde veut le voir d'une façon et lui n'a pas envie qu'on le voit de cette façon.

Speaker: Le fait que ça se bloque sur la question de c'est quoi votre politique?

Speaker: J'avais presque l'impression que la question qu'on lui avait posée, c'est c'est quoi votre genre?

Speaker: Et que ce soit le truc sur lequel il explose en mode, mais en fait, un, ça ne vous regarde pas.

Speaker: Et de deux, je sais très bien que la raison pour laquelle on est là, c'est ça.

Speaker: C'est-à-dire qu'en fait, on n'arrête pas de tourner autour du pot, autour du problème qui est ici.

Speaker: Mais en fait, vous avez un problème avec moi et la question de qu'est-ce que c'est que l'identité derrière?

Speaker: Vraiment, moi, c'est là, à ce moment-là, où j'ai marqué, en gros, en fait, il est 6, 6, le chiffre, 6, entre guillemets, voilà, enfin, 6 genres, tous ce genre de questions, bref, voilà.

Speaker: Je crois que je ne mesure pas l'ampleur de la métaphore filée qu'est cet épisode, en fait.

Speaker: Mais tu l'avais vu dans le métro aussi!

Speaker: Je crois que je m'attendais à autre chose, parce que Le Prisonnier, quand tu dis... La série s'appelle Le Prisonnier, tu as l'impression que tu vas aller voir Les Evadés, en fait.

Speaker: Ou Prison Break.

Speaker: Un truc un peu sombre, sale, avec Morgan Freeman.

Speaker: j'avoue j'avoue Hollywood qui met les noirs en prison évidemment on adore

Speaker: Et c'est pas du tout ça, c'est plutôt The Good Place en vérité.

Speaker: Cet épisode ressemble beaucoup plus à The Good Place.

Speaker: Le lien est très très fort.

Speaker: Du coup, quand les dialogues se passaient, je les ai vachement pris au premier degré.

Speaker: Je les ai promis au premier plan.

Speaker: Ok, ils sont en train de checker s'il est toujours bien brainwashed en fait.

Speaker: C'est ça que je me suis dit quand j'ai vu ça.

Speaker: Et en fait, tout ce que tu me dis, à mon avis, c'est parce que tu as vu la suite de la série, et donc tu comprends aussi, tu n'as pas vu le premier épisode, parce que je ne sais pas quand tu avais quel âge, quand tu l'as vu, et tu n'as pas dû te dire « Oh mon Dieu, ils sont en train de parler de transidentité, je ne sais pas quoi!

Speaker: » Ils sont en train de parler politique, c'est la vraie question.

Speaker: Je ne sais pas si tu as dit ça, je ne sais pas si la majorité des gens ont dit ça.

Speaker: Ils ont dû se dire qu'il y a beaucoup de questions qui se posent et je pense que la série réussit ça.

Speaker: Réussit à ouvrir toutes les questions et à dire il se passe un truc bizarre et vous ne comprenez pas tout, c'est normal, vous allez voir.

Speaker: Et vous allez revoir cet épisode 1 dans un an quand on aura sorti tous les épisodes et là vous allez faire « Oh my god, tout était là ».

Speaker: Et c'est là où tu vois un bon film, une bonne série.

Speaker: C'est un truc qui te dispose des éléments et puis après tu les revois à la fin, tu fais « C'était là en fait ».

Speaker: Ils n'ont pas sorti du chapeau en fait, c'était bien prévu.

Speaker: On a vraiment trois prismes super différents, parce que du coup, Morgane voit des trans partout, on a déjà dit ça dans ce podcast.

Speaker: Toi, tu vois des cadars partout?

Speaker: Non, moi, ce que je voyais, c'était vraiment juste l'esthétique de tout ce qui se passe.

Speaker: C'est-à-dire, j'étais fasciné, mais aussi dans la réalisation de la série en elle-même.

Speaker: Et oui, dans cette scène, ce qui m'a marqué, ce n'est pas du tout ce qu'ils se disent, c'est le calculateur en bois.

Speaker: Qui, effectivement, est très beau.

Speaker: Il est un peu hypnotisant.

Speaker: Non, il n'est pas spécial.

Speaker: Non, mais il est un peu hypnotisant.

Speaker: Comme du brainwash.

Speaker: Exactement, il est hypnotique.

Speaker: Comme l'hypnofétiche.

Speaker: Et d'ailleurs, en parlant d'hypno-fétiche, il rentre chez lui où l'attend une maid.

Speaker: Voilà, donc une transphème qui est déjà dans ça.

Speaker: Une femme de chambre, grosso modo.

Speaker: Une femme de chambre, exactement.

Speaker: Qui, du coup, lui a été assignée et qui, clairement, est là pour lui soutirer des informations.

Speaker: Des infos!

Speaker: Lui s'énerve, casse des choses et lui demande

Speaker: Je ne sais pas vraiment.

Speaker: Vous n'avez jamais pensé.

Speaker: Vous n'avez jamais essayé de trouver.

Speaker: vous vous êtes jamais demandé, vous n'êtes jamais demandé ce qui se passe, vous n'avez jamais essayé de creuser, de chercher un petit peu.

Speaker: Parce qu'en fait, elle est tout aussi au courant que lui, que le monde dans lequel ils sont n'est pas un vrai monde entre guillemets, qu'elle lui dit des gens essaient de s'enfuir et tout.

Speaker: Et qu'en fait, ces gens se sont toujours retrouvés happés par le chewing-gum.

Speaker: Je comprends mieux la métaphore Matrix, bien sûr.

Speaker: Bah oui.

Speaker: Quand tu dis tout ça, c'est évident.

Speaker: Voilà.

Speaker: This is the Matrix, mais 40, 50 ans plus tôt.

Speaker: Il y a Médica qui est en train d'avoir un reveal.

Speaker: En fait, je me sens très bête parce que j'ai l'impression de ne pas avoir savouré correctement un beau cadeau que tu nous as fait.

Speaker: De nous offrir ça, tu vois.

Speaker: Et du coup, j'ai envie de revoir cet épisode et de voir la suite et de voir toute la série et me dire, ok, si c'est vraiment une inspiration pour les Wachowski qui sont dans mes réalisatrices, que je mets un peu sur un pied et tout, deux, pour comme ça, ça tient bien?

Speaker: Il faut que je revoie ce truc-là en ayant conscience de ça et en essayant de me poser des questions.

Speaker: Parce que c'est une série où tu as envie de t'arrêter toutes les 5 secondes sur des plans en disant qu'est-ce que veut dire ce plan?

Speaker: C'est quelque chose d'assez cool.

Speaker: Et c'est pour ça que ce podcast existe.

Speaker: Oui, on a fait Phénomène Raven la semaine dernière.

Speaker: C'était trop bien, d'ailleurs.

Speaker: C'était la meilleure série.

Speaker: Mais ce n'est pas une série où tu t'arrêtes toutes les trois secondes en disant qu'est-ce que veut dire ce plan de Harry en train de faire la patrie.

Speaker: C'est comme un parcours de licence.

Speaker: On a fait L1, L2, L3.

Speaker: On a fait Daball.

Speaker: le côté un peu joyeux avec le syndicalisme et on s'est interrogé sur comment on applique ça dans un système capitaliste.

Speaker: L2, on a vraiment vu la dépression et comment les hommes cis, blancs, hétéros gâchent tout et prennent tout le centre de l'attention.

Speaker: Et en troisième, on est sur notre L3 de philo, sur l'ouverture vers le monde et comme quoi nous sommes tous des prisonniers et prisonnières.

Speaker: Oui.

Speaker: Tu penses que Don Rosette est prisonnier aussi de son œuvre?

Speaker: Je pense que c'est une question qui se pose, effectivement.

Speaker: Et d'ailleurs, tout le chapitre sur sa dépression en parle très, très bien.

Speaker: Je ne sais pas pourquoi je rigole là-dessus, mais j'attrape en vol.

Speaker: Parce qu'il a réussi quand même à se remettre aussi d'une opération lourde et tout.

Speaker: Enfin, c'était...

Speaker: Ça pose la question de la limitation du corps et de l'esprit dans nos passions, dans nos envies.

Speaker: Et ce qui fait de nous un fan ou un artiste, bref, ce sont des questions assez intéressantes.

Speaker: Moi, il y a un truc qui m'a fait rire, c'est qu'il lui envoie un type pour réparer son autoradio qui a explosé là, et il en profite pour essayer de partir.

Speaker: Et il essaye de s'enfuir.

Speaker: Il part en courant.

Speaker: Là, on a une scène très Truman Show, pour le coup.

Speaker: Ils le suivent de bout en bout avec plein de petites caméras.

Speaker: Il y a des caméras partout, dans les statues, dans les buissons.

Speaker: Et même le mec qui dirige les caméras dans une espèce de salle de contrôle ressemble au mec qui réalise le Truman Show.

Speaker: Donc vraiment, le lien est assez fort.

Speaker: J'avoue, j'avoue.

Speaker: Mais alors, arrêtons-nous sur la salle de contrôle?

Speaker: parce qu'il y a un détail important.

Speaker: La salle de contrôle, il essaie d'imaginer Auditoris, c'est une salle ronde, circulaire, avec au centre des trois pélos, et sur tous les pourtours, des écrans partout avec des consoles.

Speaker: Et au milieu, il y a deux fauteuils qui sont reliés entre eux sur un tourniquet,

Speaker: Et sur chaque fauteuil, il y a un type qui est devant un ordinateur.

Speaker: Imagine un tourniquet géant avec une tige, à chaque bout de la tige, il y a deux mecs.

Speaker: Et c'est trop marrant parce que le tourniquet, il tourne comme ça.

Speaker: Et moi, j'ai vu ça en arrière-plan.

Speaker: Il tourne.

Speaker: Il ne peut pas tourner d'une manière, Morgane, de toute façon.

Speaker: Le tourniquet tourne.

Speaker: Moi, je me suis dit, mais à quoi ça fait?

Speaker: Tourner!

Speaker: Sur ce tourniquet.

Speaker: Parce que c'est pas... Ils ont pas une plus-value à tourner comme ça dans la salle.

Speaker: Mais ça fait futuriste, Nylian.

Speaker: Eh oui, mais je sais, je sais, oh là là!

Speaker: Il faut voir que les ordinateurs sur lesquels ils sont, en fait, pour moi, ressemblent beaucoup.

Speaker: On dirait une grue avec deux caméras à chaque bout.

Speaker: mais des caméras qui n'auraient pas d'objectif.

Speaker: Et donc, on a un peu cette impression qu'ils sont en train de pointer des endroits d'une carte géante qui serait autour d'eux.

Speaker: Et qu'en fait, en faisant ça, ils arrivent à chercher plus ou moins où est le prisonnier.

Speaker: Le fait qu'ils ne s'arrêtent pas fait qu'effectivement, c'est juste un truc continu.

Speaker: Non, mais ça me va si tu me donnes une explication.

Speaker: Après, et là, c'est moi qui vais encore plus loin là-dedans, mais moi, ça me fait penser beaucoup à la critique du Panopticon de Foucault.

Speaker: Ma licence de philo revient en...

Speaker: Oui, évidemment.

Speaker: En vrai, ce qu'oublie Foucault dans cette critique, c'est que normalement, le public, les gens peuvent aller ensuite observer les Joliers, et qu'en fait, c'est un système de surveillance qui est un petit peu en tripartite pour s'assurer que personne ne fait de la merde, quoi qu'il arrive.

Speaker: Mais ce qu'en fait Foucault, c'est de dire que quand on surveille en permanence, on punit, d'où le titre de son bouquin « Surveiller et punir ».

Speaker: Sachez-moi que j'ai eu 19 ans, Foucault.

Speaker: Moi, j'ai 11, donc je ne suis pas sur le même.

Speaker: J'ai pris l'explication de texte, le truc des gens qui ne savaient rien.

Speaker: Mais je pense que clairement, on est sur une vision du panopticon qui est un autre concept qu'ont pris les sœurs Wachowski quand elles ont fait Matrix, puisqu'on parle du panopticon aussi dans Matrix, qui est truffé de références de philo aussi quand on regarde ça.

Speaker: Bon, la course-poursuite tourne mal.

Speaker: Il y a un effet hyper bizarre de se retrouver devant une œuvre qui a inspiré toutes les autres que t'aimes, en fait.

Speaker: Oui!

Speaker: Je sens qu'elle est très perturbée, putain.

Speaker: T'as l'impression à la fois de vivre quelque chose de spécial, « Waouh, je suis en train de voir ça!

Speaker: » Et en même temps, c'est frustrant, en fait, de se dire « Bordel, les génies de mon enfance sont juste des putains d'humains qui ont juste copié sur des gens, en fait! »

Speaker: Comme tout le monde.

Speaker: Comme dans le Mister Picsou.

Speaker: Le Mister Picsou, qui est un film que je vous conseille vivement de regarder, on est exactement là-dessus.

Speaker: Moi, j'essaie de faire des relances parce que je trouve que c'est rigolo comme il te faut filer.

Speaker: Et en fait, à la fin, j'aime pas plus.

Speaker: Vas-y, Morgane, parle-nous du... De toute façon, on est à 1h17.

Speaker: Qu'est-ce qu'on va faire?

Speaker: Vas-y, parle-nous du... Qu'est-ce qu'on va faire?

Speaker: On est sur cette idée qu'il n'y a pas de création, que la création, elle vient justement de l'inspiration de ce qui nous enthousiasme, de ce qui nous touche, et de se demander à chaque fois pourquoi ça, ça nous touche?

Speaker: Qu'est-ce qui, à un moment donné, fait que?

Speaker: Et le mystère Picsou, la grande révélation, c'est qu'on est sur de la métaphore, c'est-à-dire qu'on prend un canard qui a de l'argent pour parler de l'humanité, de l'être humain et de ses complexités.

Speaker: Dans Le prisonnier, on est sur quelque chose d'assez similaire.

Speaker: On est sur de la métaphore, on parle de cet homme pour parler d'autre chose, de quoi on le verra et on le découvrira.

Speaker: Mais à travers ça, forcément, on est déjà sur plus.

Speaker: Et donc, on n'est pas en train de regarder quelqu'un qui est en train de courir avec un chewing-gum géant qui le suit.

Speaker: C'est ça qui est intéressant.

Speaker: C'est ça qui est génial.

Speaker: C'est qu'avec cette image-là d'un mec qui est en train de courir avec un chewing-gum géant qui le suit, on parle d'autre chose.

Speaker: Et je pense que c'est pour ça que ça nous reste et que c'est pour ça que c'est resté à travers les créateurs qu'on aime et qu'on adore aujourd'hui.

Speaker: Donc il y a une poursuite entre... Enfin, il est dans une voiture de golf.

Speaker: J'avance un petit peu.

Speaker: Il est dans une voiture de golf.

Speaker: Sur la plage.

Speaker: Sur la plage de la baie de Saint-Michel.

Speaker: Et il y a cette boule de chewing-gum géante qui veut absolument pas... Enfin, qui veut essayer de le capturer.

Speaker: L'intercepter.

Speaker: Et lui aussi, de la même façon que le mec qui s'est fait choper à Disneyland, lui aussi, la boule de chewing-gum l'avale, en quelque sorte.

Speaker: Et là, il y a un cut au noir.

Speaker: On se dit, game over.

Speaker: C'est fini.

Speaker: Après le premier épisode, il se réveille à l'hôpital.

Speaker: Il se réveille à l'hôpital.

Speaker: Alors là, pour l'hôpital, esthétique.

Speaker: Du coup, je suis la neuf esthétique.

Speaker: Point à point d'esthétique, l'hôpital dans lequel il se réveille, tous les lits sont des lits avec des couvertures rouges et des soudras blancs et des oreillers blancs.

Speaker: Et je me suis dit, j'ai vu cette scène, je me suis dit, mais attends, mais c'est marrant parce que

Speaker: J'ai déjà vu ça quelque part.

Speaker: Est-ce que vous avez déjà vu ça quelque part, vous?

Speaker: Genre des lits comme ça, où vraiment rouge et blanc.

Speaker: Minecraft?

Speaker: Exactement.

Speaker: Je me suis dit, c'est dans Minecraft que le lit par défaut... Aujourd'hui, maintenant, les lits changent de couleur.

Speaker: À la base, les lits dans Minecraft, c'est une couverture rouge, oreiller blanc.

Speaker: Donc moi, je me suis dit, attends...

Speaker: Ok, c'est une corrélation très petite, il n'y a que deux exemples.

Speaker: Mon Dieu, il y a un lit, c'est comme dans Minecraft.

Speaker: Mais il y a un pattern, il y a un pattern, c'est obligé, il y a un pattern.

Speaker: Donc, j'ai cherché.

Speaker: J'ai cherché.

Speaker: Alors, oui, il n'y a pas d'origines story très spécifiques au lit rouge et blanc.

Speaker: Par contre, c'est vraiment...

Speaker: Il y a deux choses.

Speaker: C'est une couleur qui était beaucoup utilisée au Royaume-Uni dans les services de santé et les services publics pour justement l'immobilier rouge et blanc.

Speaker: Il faut cacher le sang.

Speaker: Et oui.

Speaker: Mais le deuxième truc plus intéressant, c'est que c'était une combinaison de couleurs rouge et blancs

Speaker: qui étaient très utilisés pour signifier quelque chose de très moderne et une esthétique très écarlate, sens rouge, mais très éclairée, très brillante.

Speaker: Non, Agathe vient de refaire une référence à Docteur Who en nous parlant de Gallifrey.

Speaker: C'est l'épisode où on a nos traumas et on se partage nos traumas, ok?

Speaker: C'est une thérapie collective, ce n'est pas un podcast.

Speaker: Bon bref, voilà, les lits rouges et blancs m'ont marqué et c'est marrant.

Speaker: Non, mais clairement.

Speaker: Et d'ailleurs, en parlant de rouge, on l'emmène à un moment donné devant une salle où l'hypno-fétiche fait son retour, qui est une salle baignée d'une lumière rose, rouge-rose, et des gens sont assis par terre en train d'écouter des mantras.

Speaker: L'hypno-fétiche est clairement de retour.

Speaker: Et au bout d'un couloir rose, à un moment, il y a un type trop bizarre qui... Qui a un oeuf!

Speaker: Qui fait du yodel devant un oeuf!

Speaker: extrêmement bizarre.

Speaker: Il fait ses exercices de voix, voilà, on est re sur la transidentité.

Speaker: L'œuf, la voix, tout.

Speaker: L'hôpital, c'est un peu le moment où on va avoir l'envers du décor, mais pas de la production, mais plutôt pour les acteurs.

Speaker: C'est comme si on était dans la salle où les acteurs se préparent avant de monter en scène.

Speaker: parce qu'on voit qu'il y a d'autres personnes aussi, notamment, je crois qu'il le connaît, c'est ça?

Speaker: T'as un collègue?

Speaker: Oui, qui s'appelle Cobb.

Speaker: Cobb, j'ai jamais dit son nom.

Speaker: Il est alité, il se souvient pas de grand-chose.

Speaker: Lui aussi, visiblement, a l'impression de vivre dans la matrice, comme Patrick, jusqu'à aller se suicider, parce qu'il va se suicider dans un épisode, parce que pour lui, c'était sa seule façon de sortir de la matrice, ce qui est hyper triste.

Speaker: Exactement, exactement.

Speaker: Mais, à noter, on ne le voit pas suicider.

Speaker: C'est-à-dire qu'il lui parle... Moi, je me suis dit, on ne sait pas.

Speaker: Ensuite, il va parler avec un médecin qui le sculpte, qui lui dit, tout va bien, on vous garde une journée, mais en vrai, tout va bien.

Speaker: Et quand il revient, on lui dit, il vient de sauter par la fenêtre.

Speaker: C'est la version officielle.

Speaker: Et on assiste à son enterrement avec une jeune femme qui porte le numéro 66, je crois, ou 9, 9, je ne sais plus, il y a des 6 partout dans cette histoire.

Speaker: Le sens que tu mets derrière, 66 et 69 sont très très différents.

Speaker: Est-ce que c'est le diable?

Speaker: Est-ce que c'est le love interest?

Speaker: Tout est possible.

Speaker: Il va, du coup, à sa sortie d'hôpital, après l'enterrement, voir numéro 2.

Speaker: Et numéro 2 a changé.

Speaker: Oui.

Speaker: C'est le nouveau numéro 2.

Speaker: Est-ce que vous avez une idée de pourquoi on a changé de numéro 2?

Speaker: Aucune idée, non.

Speaker: Et en plus, à ce moment-là, je me suis surtout dit que ça ruine mes plans de l'appeler Palpatine.

Speaker: Parce que c'est plus le même type, donc on va se perdre un peu trop.

Speaker: Palpatine a des clones.

Speaker: Somehow, Palpatine returned.

Speaker: Donc, tu peux le faire.

Speaker: Donc, Palpatine reste.

Speaker: Somehow, number two returned.

Speaker: On a dit au parc... Mais ça, c'est avant ou après le bail de l'électropasse?

Speaker: où la dame, la femme lui dit... C'est avant, c'est avant, c'est avant.

Speaker: Et Patrick leur fait arrêter de trafiquer mon cerveau.

Speaker: Et donc, j'avais raison.

Speaker: Il y a un putain de brainwash.

Speaker: Je savais, je savais que sur cet épisode, on serait déjà en train de se dire... Alors, c'est ça, non, c'est ça, non, c'est ça!

Speaker: C'est pas ça?

Speaker: Je sais pas.

Speaker: Je n'en sais rien.

Speaker: Moi, je ne pense pas.

Speaker: Moi, je ne l'ai pas vu comme ça, en tout cas.

Speaker: Je n'ai pas vu qu'il y avait un brainwash.

Speaker: Je pense que c'est plus une question de « je n'ai rien, j'ai aucun problème, laissez-moi tranquille ».

Speaker: Je ne sais pas s'il résiste purement.

Speaker: C'est ça, c'est plus de la résistance.

Speaker: Et quand il va voir le nouveau numéro 2, le nouveau numéro 2 lui ressort exactement le même speech que l'ancien numéro 2, qui est de lui dire « on veut savoir pourquoi vous avez démissionné ».

Speaker: Et notamment, il y a ce petit échange que moi, j'aime beaucoup.

Speaker: Nous avons besoin de savoir où vos sympathies vont.

Speaker: Et il répond « Vous savez où elles sont ».

Speaker: Et en fait, en anglais, il y a un petit jeu de mots, puisque c'est « We want to know where your sympathy lies ».

Speaker: avec le mot « mensonge, lie ».

Speaker: Donc, c'est « où est-ce que c'est?

Speaker: » mais aussi, on veut savoir si vous mentez.

Speaker: C'est un petit peu ça, la question.

Speaker: Et donc, quand il lui répond « vous savez très bien où elles sont, you know very well where they lie », il y a encore cette question de « le mensonge est assez présent dans cette conversation ».

Speaker: Vous savez où est-ce qu'il y a des trous?

Speaker: C'est ça!

Speaker: D'ailleurs, j'ai oublié de le dire, mais quand on lui fait son analyse, il doit mettre à un moment donné un cylindre dans un trou et il met spécifiquement le cylindre dans un trou carré en mode « je suis anticonformiste, regardez ».

Speaker: Et à ce moment-là, le trou se transforme en rond pour bien montrer qu'ils ont… Quoi?

Speaker: J'ai pas remarqué.

Speaker: Vous l'avez pas vu?

Speaker: Non, j'ai pas vu tout.

Speaker: C'est quand il est face au mec qui a l'ordinateur en bois, là.

Speaker: Oui.

Speaker: Il prend le cylindre, il le met dans le carré, et à ce moment-là, le carré se transforme en rond, en mode, mais en fait, dans cet univers, tout va se morfer pour correspondre à ce qu'on veut de nous.

Speaker: Et il n'y a pas d'anticonformisme possible.

Speaker: J'étais en changement entre la 5 et la 8, donc je n'ai pas vu.

Speaker: T'avais que l'audio du cylindre du carré.

Speaker: Donc, il s'en va en mode, il est toujours de nouveau pas content.

Speaker: Et number 2, number 2, il y a un gars qui lui demande qu'est-ce qu'on fait avec lui.

Speaker: Et il répond, il n'est pas coopératif, il y a un état de choc visiblement, mais en vrai, il est hyper important.

Speaker: Donc, on ne peut pas prendre de mesures extrêmes, à savoir le buter.

Speaker: Donc, il est hyper important.

Speaker: Pourquoi?

Speaker: Question.

Speaker: Mais j'ai pas le droit de poser des questions parce que visiblement, les questions sont des poids que tu mets aux autres et les réponses sont des présents pour soi-même.

Speaker: Oh!

Speaker: Blum, blum, blum!

Speaker: C'est beau, c'est beau, c'est beau.

Speaker: Est-ce que t'es marqué sur un panneau à un moment?

Speaker: Ah!

Speaker: Je ne l'ai pas vu, tu vois.

Speaker: Je ne l'ai pas vu, je ne l'ai pas vu.

Speaker: Alors que moi, j'ai noté, quand la dame lui parle qu'il faut un électropasse pour bypass les gardes.

Speaker: Le ballon?

Speaker: Le ballon, voilà.

Speaker: Pour bypass le ballon pour aller dans l'hélicoptère, pour s'enfuir.

Speaker: Moi, j'ai juste noté, contrairement à Agathe, LOL, électropasse premium pour avoir de la bière illimitée à la buvette du festival!

Speaker: Parce qu'électropasse!

Speaker: Festival d'été bien réputé, évidemment, à la baie de Saint-Michel.

Speaker: Et on revient à Saint-Michel, tu vois.

Speaker: On est bien sur le... Peut-être qu'ils ont même inspiré le nom de l'électropasse qu'on utilise à la baie de Saint-Michel.

Speaker: Non, je vais trop loin.

Speaker: Je sais pas, je sais jamais.

Speaker: Tu sais que ça n'existe pas, ce festival.

Speaker: Ah, d'accord.

Speaker: C'est juste moi qui fais n'importe quoi.

Speaker: Je me suis dit, ça fait un fait de nom de festival.

Speaker: Il y a deux informations qui sont lâchées, moi, que j'aime bien, que je vais vous mettre à la suite dans la discussion avec numéro 2.

Speaker: Enfin, ils veulent demander, mais pourquoi vous êtes parti?

Speaker: Et il répond.

Speaker: Et je ne me suis pas parti.

Speaker: Je me suis réagi.

Speaker: Les gens changent, exactement.

Speaker: Il dit « Je ne suis pas parti, j'ai démissionné.

Speaker: » Très important, c'est une décision de ma part.

Speaker: Ce n'est pas de la lâcheté, ce n'est pas ma change.

Speaker: J'ai fait un choix politique.

Speaker: Il faut le dire d'ailleurs à Emmanuel Macron, qui dernièrement dans la loi a laissé tomber, c'est quoi déjà?

Speaker: L'abandon de poste.

Speaker: C'est-à-dire maintenant, l'abandon de poste est considéré comme un licenciement présumé.

Speaker: Alors que ce n'est pas le cas.

Speaker: Alors que ce n'est pas le cas.

Speaker: Exactement.

Speaker: Il y a une différence entre abandonner son poste

Speaker: et démissionner.

Speaker: Et ce qu'il dit aussi à ce moment-là, quand on lui donne enfin son numéro, qui est le numéro 6, avec un petit badge, il leur répond une phrase qui est très, très célèbre dans Le prisonnier.

Speaker: Je ne suis pas un numéro, je suis une personne.

Speaker: Et c'est ce qu'on retrouvera dans le générique après, plus tard, où il le dira très très souvent, je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre.

Speaker: Moi, ma théorie par rapport au fait que Number 2 a changé, c'est la même que dans Hunger Games, parce que

Speaker: dans Hunger Games aussi, t'as aussi ce principe où ils font une micro-société et il y a aussi un poste de pilotage qui ressemble énormément au poste de pilotage de l'opprisonnier et le réalisateur du Hunger Games est

Speaker: T'es pas réalisatrice aussi, Morgane, d'ailleurs?

Speaker: Pardon, parce que je crois que j'ai fait quelques fures.

Speaker: Le réalisateur de Hunger Games meurt.

Speaker: Enfin, genre, il se fait buter à la fin du Hunger Games 1 parce que le président n'est pas content de son travail, en fait.

Speaker: Et donc, ils vont changer de réalisateur dans l'épisode 2 de Hunger Games.

Speaker: en disant « vas-y, tu vois l'impression qu'on va te mettre réalisateur?

Speaker: Maintenant, tu fais le job ».

Speaker: Et à mon avis, c'est numéro 1 qui a buté numéro 2 et il a dit « maintenant toi, tu es numéro 2, tu vas faire le job ».

Speaker: En gros, c'est ça à mon avis, la théorie.

Speaker: Tu as tout à fait deviné, c'est exactement ça.

Speaker: Ce qui instaure quelque chose d'assez cool dans la série qui est que chaque épisode a un nouveau numéro 2.

Speaker: Yes!

Speaker: Ah ouais!

Speaker: Ah!

Speaker: Ok!

Speaker: Cette info me donne plein d'idées, d'accord.

Speaker: Du coup, il essaye de s'échapper, ça ne marche absolument pas.

Speaker: Avec l'hélico?

Speaker: Avec l'hélico, en fait, il leur montre... Parce que l'hélico est contrôlé à distance, c'est trop marrant!

Speaker: J'adore.

Speaker: Je sais pas, moi je trouve ça trop drôle.

Speaker: Moi j'imagine Elon Musk qui contrôle la flotte de Tesla.

Speaker: Voilà, achetez pas une Tesla.

Speaker: Je suis sûr qu'un jour Elon Musk va vous la mettre à l'envers.

Speaker: Il va falloir payer pour Tesla Blue, sinon il prend le contrôle de ta Tesla et il te plante.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Excusez-moi, j'avais une micro-coupure, j'ai pas bien entendu ce que vous disiez, mais en fait il prend l'hélicoptère et donc il s'envole et d'un coup il met peut-être la...

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: C'est ça.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Il arrivait à un mur invisible.

Speaker: En fait, ce qu'il faut savoir, c'est que Ménika est dans le métro en train d'enregistrer cet épisode.

Speaker: Regarde, joue un MP3 de mort de métro.

Speaker: En fait, dans les jeux vidéo, notamment quand tu es dans un avion, quand tu contrôles un truc qui vole, quand tu fonces vers un mur invisible, automatiquement, le jeu va te faire détourner le truc.

Speaker: Le jeu prend le contrôle de ton avion.

Speaker: Et on revient au... Et en fait, il dit non, on revient dans la ville.

Speaker: Et donc, on est de nouveau dans un putain de triple A.

Speaker: Eh bien, écoute, j'ai un argument qui va étayer ta théorie, qui est que pendant ce temps-là, regarde une meuf qui, du coup, est censée être plus ou moins la veuve du mec qui est censée être mort.

Speaker: Ça avait beaucoup de sensé, mais voilà.

Speaker: Et qui, du coup, lui a donné le fameux électropasse pour qu'il puisse ne pas se faire bouffer par le chewing-gum.

Speaker: Et à ce moment-là, elle regarde, elle est un peu assez émue par la situation.

Speaker: Et derrière elle, il y a un vieux mec qui joue aux échecs et qui lui dit « Est-ce que vous voulez jouer?

Speaker: » Et elle dit « Je ne sais pas jouer.

Speaker: » Il dit « Ne vous inquiétez pas, je vais vous apprendre.

Speaker: » Et la seule chose qu'il lui dit pour lui apprendre, c'est « We're all pawns, my dear.

Speaker: » On est tous des pions, ma chère.

Speaker: « Tu joues, t'as pas toi. »

Speaker: Avec l'accent.

Speaker: We're all bones, mes dear!

Speaker: Mes dear!

Speaker: Il faut lui dire qu'en fait, ce qu'elle vient de faire, ce n'est pas de l'insubordination.

Speaker: Elle ne l'a pas aidée à s'échapper.

Speaker: Elle fait partie du grand jeu.

Speaker: C'est pas de ta faute.

Speaker: Il lui dit « c'est pas de ta faute ».

Speaker: C'est ça.

Speaker: Énorme, j'adore.

Speaker: Voilà.

Speaker: Et c'est comme ça qu'elle se rend compte qu'en fait, il ne va pas s'échapper cette fois-ci.

Speaker: Voilà.

Speaker: Ouais, c'est vrai, c'est vrai.

Speaker: Moi, j'avais compris comme elle dit non, j'ai pas envie de jouer.

Speaker: Et lui, il répond, si, regarde, tu es en train de jouer.

Speaker: C'est un peu ça aussi.

Speaker: Je suis assez d'accord.

Speaker: Mais que grosso modo, tous les gens dans ce village sont des pions et on le voit assez bien dans la façon dont ça se passe.

Speaker: Le propos, c'est que tu es en train de jouer au jeu, tu n'y peux rien.

Speaker: Mais la conclusion, c'est tu n'y peux rien.

Speaker: C'est ça, le truc.

Speaker: C'est ça, c'est ça.

Speaker: La dernière référence que j'avais, parce que j'ai quasiment réussi à citer toutes les références qu'elle me faisait penser de cette série, c'est Wandavision, qui est aussi l'histoire d'une ville qui est brainwashed et qui... où t'as un personnage principal qui... Très bonne référence.

Speaker: Dont la volonté devient la volonté de tous, malgré eux, et ils font des actions qu'ils ont pas envie de faire, ou ils ont l'impression de vouloir les faire, mais en fait ils les font pas correctement comme ils aimeraient eux.

Speaker: et qui est contrôlé par une puissance supérieure.

Speaker: Ça n'a rien à voir, du coup, mais... Je pense qu'il y a des thèmes qui se retrouvent, qui ont des inspirations.

Speaker: On tient quelque chose.

Speaker: L'épisode se termine, du coup, il n'a pas réussi à s'enfuir.

Speaker: On a ce plan incroyable de son visage qui zoome vers la caméra avec des barreaux de fer qui se ferment.

Speaker: Alors ça... On n'est plus dans le Giscard Punk!

Speaker: T'as pas besoin d'avoir un title drop quand tu vois ça.

Speaker: T'as pas besoin d'écrire le prisonnier quand tu vois ton personnage principal avec juste des barreaux devant, tu sais que ça s'appelle le prisonnier.

Speaker: Et c'est assez malin.

Speaker: Disons que clairement, pour moi, je trouve que la subtilité est partie par la fenêtre de prison.

Speaker: C'est ça le problème.

Speaker: Ou alors juste un meilleur PNJ.

Speaker: Un fichier de meilleure qualité pour mettre sur sa tronche.

Speaker: Dommage.

Speaker: Et là, on arrive à ce générique de fin avec un symbole qu'on voit beaucoup, beaucoup, beaucoup dans le village, qui est un monocycle, une grosse bicyclette avec un très gros trou.

Speaker: Et je ne sais absolument pas ce que c'est que le symbole qui est derrière.

Speaker: Du coup, je voulais vous demander... Certains le portent même en tant que brassard ou sur les épaulettes et tout.

Speaker: Pourquoi un tel symbole?

Speaker: C'est l'un des premiers vélos où la roue avant est énorme et la roue arrière est minuscule et la selle est sur la roue avant.

Speaker: Et c'était apparemment très difficile à conduire.

Speaker: Oui, j'imagine.

Speaker: Il y a des youtubeurs qui sont en mode « j'ai testé le vélo du début du XXe siècle ».

Speaker: C'est marrant de les voir se casser la gueule dessus.

Speaker: Je n'avais remarqué que c'était un thème commun à l'épisode, donc je ne sais pas te dire.

Speaker: Et j'ai vu des modèles de ce vélo à Berlin, dans le Berlin-Deutsch-Betastisse-Museum.

Speaker: C'est trop marrant.

Speaker: On revient à l'Allemagne.

Speaker: Oui, tout à fait, bien sûr.

Speaker: avant de terminer sur un truc à rien avoir, est-ce que vous savez ce que ça veut dire, AFOL?

Speaker: Parce que moi, j'ai appris ça dans The Scrooge Mystery.

Speaker: AFOL.

Speaker: Oui.

Speaker: A-F-O-L.

Speaker: Bien sûr.

Speaker: C'est génial.

Speaker: Adult fan of Lego.

Speaker: Et c'est trop bien.

Speaker: Est-ce que d'ailleurs, Nylène, est-ce que c'est pas une identité que tu as d'être AFOL?

Speaker: C'est totalement.

Speaker: C'est qu'un drapeau AFOL?

Speaker: Ce serait génial!

Speaker: Ce serait quand même ça... Immédiatement.

Speaker: Parce qu'on enregistre durant le mois de la fierté.

Speaker: N'oubliez pas de mettre votre pépé en arc-en-ciel.

Speaker: Comme certains podcasts.

Speaker: Certains le font pour frimer.

Speaker: Néanmoins, sans se baser à nos avis purement subjectifs, on a la science pour nous aider.

Speaker: La science.

Speaker: Et nous avons le système de notation « Friends ».

Speaker: Friends pour fan réacquis, révérencieux, ennui, narration qui tient la route ou pas, drôle, sexisme.

Speaker: En termes de fans, à quel point on est fan du prisonnier après ce premier épisode?

Speaker: Moi, je suis plutôt fan.

Speaker: Moi, je suis très fan.

Speaker: Est-ce qu'on lui donnerait le numéro 6?

Speaker: Oh!

Speaker: Non, mais tu vois, attends, tu ne peux pas commencer à faire ça, Morgane, parce qu'on en a 4 à noter.

Speaker: Non, combien de 6?

Speaker: On en a 6 à noter, mais on ne va pas donner 6 à chaque, en fait.

Speaker: Non, non, de toute façon, React, je pense que c'est moins React.

Speaker: Enfin, j'imagine.

Speaker: Est-ce que c'est React?

Speaker: Il ne me passe pas le test de BGL, cet épisode-là.

Speaker: Ah, c'est vrai!

Speaker: Ouais.

Speaker: Ils sont tous blancs comme des culs.

Speaker: En fait, c'est des gars qui se... Bref, on n'y est pas encore.

Speaker: Donc on est fan.

Speaker: Oui, on est fan.

Speaker: Parfait, je note.

Speaker: Mais du coup, la question suivante, c'est est-ce qu'on est réac?

Speaker: Parce que c'est réac.

Speaker: Moi, je ne suis pas réac.

Speaker: Est-ce que la série est réac?

Speaker: J'ai mis ma pépère corcel.

Speaker: Non, la série, oui, du coup, il y a... C'est la Bretagne.

Speaker: Mais ça te dénonce quand même un certain côté.

Speaker: J'ai l'impression que toutes ces choses-là sont présentées comme étant la prison, comme étant quelque chose de... Je ne sais pas, moi, j'ai des yeux neufs sur le truc, je découvre la série.

Speaker: Non!

Speaker: Juste, non, je n'ai pas d'impression que pour l'instant, qu'il y ait une overcritique sur la forme, sur les personnages en soi, je ne sais pas.

Speaker: En fait, ce que je veux dire, c'est que la plupart du monde dans lequel il l'est est a priori présenté comme quelque chose de méchant.

Speaker: Oui, de dystopique.

Speaker: Et que du coup, le côté réac m'a l'air d'être pas présenté sous un bonjour.

Speaker: C'est-à-dire, quand je dis réac, c'est est-ce que la série... Il ne faut pas trouver des excuses à une série qui n'a pas essayé de chercher à faire ça.

Speaker: Oui, bien sûr.

Speaker: On ne va pas se mentir, ça ne fait pas partie de la dystopie, le fait que ce soit réel.

Speaker: Oui, je pense que c'est vraiment une critique de la bidérité de genre.

Speaker: Je t'adore.

Speaker: Vous lui mettrez combien sur 6?

Speaker: Sur 6? 3?

Speaker: Oui, le message, je pense qu'il est progressiste.

Speaker: Enfin, je pense qu'il est clairement progressiste, le message.

Speaker: Après, dans la réalisation, il n'y a rien qui pousse à donner une note supérieure à 3, mais rien qui pousse à lui mettre une note inférieure à 3.

Speaker: Je suis d'accord.

Speaker: Donc, je donnerai 3 aussi.

Speaker: À quel point c'est irrévérencieux?

Speaker: le boule de Schwingen quand même c'est fou oui en fait j'arrive pas à savoir si à l'époque aujourd'hui aujourd'hui non en fait on baigne dans ce genre d'histoire là en fait donc en fait j'ai envie de lui mettre 0 on y va en sub en 2023 mais je pense à l'époque c'est une révolution je devais lui mettre 6 à l'époque en fait je suis assez d'accord avec toi mais oui mais il y a tellement de trucs qui sont des révolutions à l'époque

Speaker: donc en fait c'est peut-être le truc à la mode de faire des trucs je sais pas je redis encore 2001 est sorti en 68 puis c'est le bail un peu de l'époque d'être en mode on envisage ce que c'est le futur et toutes les mauvaises tournures ou les bonnes tournures que ça peut prendre donc au contraire c'est très classique

Speaker: Je mettrai un 3 pour la connexion entre le présent et le passé.

Speaker: Est-ce qu'on s'est ennuyé?

Speaker: Non, non, non.

Speaker: C'est étonnant parce que le montage est fait de manière assez rapide, mais parfois, ça manque un petit peu de stakes et de réaction du personnage.

Speaker: Alors, c'est peut-être parce qu'il est autiste, mais comme il intériorise beaucoup, si jamais on n'est pas dedans, et moi, quand j'attendais mon bus tout à l'heure, je n'étais pas dedans, je n'étais pas dedans.

Speaker: Surtout qu'on a regardé en même temps The Scrooge Mystery.

Speaker: C'est trop dur de switcher entre les deux à chaque fois.

Speaker: En fait, est-ce qu'on n'est pas en train de noter le Scrooge Mystery en même temps?

Speaker: On aurait dû faire ça.

Speaker: Une bien meilleure blague vient de disparaître sous nos yeux.

Speaker: Est-ce qu'on est fan?

Speaker: Bah oui, bien sûr!

Speaker: Du coup, ça me manquait un peu de rythme, voilà, parfois.

Speaker: De réaction, du moment où il s'énerve.

Speaker: Il se met en colère qu'une seule fois dans cet épisode et j'aurais aimé le voir plus souvent comme ça.

Speaker: Donc je ne lui mettrais pas... On ne s'est pas ennuyé, mais quand même, on s'est un peu ennuyé.

Speaker: Un petit 1?

Speaker: Un 2?

Speaker: 2, allez.

Speaker: Le rythme n'est pas évident à suivre pour un spectateur de 2023, quand même.

Speaker: Oui, c'est clair.

Speaker: Est-ce que la narration tient la route?

Speaker: Ça dépend.

Speaker: Est-ce qu'on parle de... Est-ce que c'est cohérent dans l'œuvre?

Speaker: Ou est-ce que, d'un point de vue extérieur, tu comprends ce qui se passe?

Speaker: Est-ce qu'on ne comprend rien de ce qui se passe, en fait?

Speaker: Est-ce que la narration, c'est la façon de raconter l'histoire?

Speaker: C'est-à-dire qu'il peut y avoir des mystères qui sont inhérents à la narration.

Speaker: Donc, tu ne sais pas pourquoi il est là ou pourquoi il est démissionné, etc.

Speaker: Mais il y a des questions... À aucun moment, je suis perdu, du coup.

Speaker: C'est ça, la question.

Speaker: Est-ce que Sense8, par exemple, la narration ne tient pas la route?

Speaker: Là, j'étais perdu!

Speaker: où tu ne sais pas du tout, du tout, du tout ce qui se passe.

Speaker: Là, je trouve qu'on est sur une narration assez classique, même très moderne pour l'époque, avec le montage, etc.

Speaker: Il n'y a pas de trucs qui m'ont fait me dire... À part, moi, le chewing-gum géant, il y a un côté un peu... Vous n'auriez pas pu trouver un truc un peu plus menaçant, mais...

Speaker: Oui, mais j'ai Skarpunk.

Speaker: C'est typical en méchant j'ai Skarpunk, ça.

Speaker: Est-ce qu'on mettrait peut-être un petit 5 sur la narration qui tient la route?

Speaker: D'accord.

Speaker: Allez, va pour 5.

Speaker: Est-ce que c'était drôle?

Speaker: Non.

Speaker: Si cette série ne cherche pas une émotion, c'est bien l'humour.

Speaker: Donc on va nous mettre zéro.

Speaker: Et au niveau du sexisme?

Speaker: Les ousts sont neuneux.

Speaker: Les ousts sont très neuneux.

Speaker: Je lui mettrais un bon fin.

Speaker: Attends, je dis « Lé », mais il n'y en a qu'une, non?

Speaker: Non, il y en a deux.

Speaker: Il y a la maid et il y a la copine de l'autre.

Speaker: Et d'ailleurs, on voit Cobb en vie à la fin et il dit à numéro deux « Ne soyez pas trop durs avec elle, elle a beaucoup pleuré à mon enterrement. »

Speaker: qui est un... Je trouve assez beau cette idée de... En fait, ils l'ont utilisée pour essayer de soutirer les informations encore aux prisonniers.

Speaker: Ça n'a pas marché.

Speaker: Elle va se faire punir, mais essayez de ne pas la buter, s'il vous plaît.

Speaker: Mais oui, elles sont traitées comme des objets.

Speaker: Eh bien, pas pour six, alors?

Speaker: Non, mais quand même, je ne mettrais pas 6.

Speaker: Non, je ne mettrais pas 6.

Speaker: Je mettrais 5, mais il n'y a pas de sexisme volontaire.

Speaker: Mais c'est beaucoup d'involontaires, c'est beaucoup de ce qu'il n'y a pas, en fait, je trouve, qui justifie cette note.

Speaker: Eh bien, on est exactement comme pour le pilote de Camelot.

Speaker: On est sur un 24 sur 36.

Speaker: Waouh!

Speaker: Incroyable!

Speaker: Je pense que ça prouve que cette notation a du sens.

Speaker: Parce que ce sont deux épisodes qui... Parce que des patterns émergent.

Speaker: Voilà, qui se... Les graphes et tout à la fin.

Speaker: Si vous avez une Kaamelott, vous aimerez le prisonnier.

Speaker: C'est les mêmes.

Speaker: C'est les mêmes.

Speaker: Mais peut-être à la fin, on a toujours, Nora, on pourra pondre un algorithme pour recommander plein de trucs à des gens.

Speaker: Ça serait génial.

Speaker: Moi, j'adorerais, j'adorerais, j'adorerais ce genre de choses.

Speaker: Bon, puisqu'on est à la fin, à la fin de Scrooge Mystery...

Speaker: Il nous reste encore quelques petites choses.

Speaker: Allez, je refais après.

Speaker: Du coup, il y a notre petit segment pour se demander qu'est-ce qui nous attend au prochain épisode.

Speaker: Parce que pour une fois, vous n'avez pas vu le dernier épisode du Prisonnier.

Speaker: Je vous ai laissé complètement la surprise.

Speaker: Parce que le prochain épisode, on va l'enregistrer toutes les trois dans la même pièce.

Speaker: Et je me dis, ce sera encore plus génial de parler du dernier épisode du Prisonnier.

Speaker: Du coup, voici venu le temps de l'œil de Raven.

Speaker: Du coup, du coup, du coup, du coup, comment va se terminer la série Le Prisonnier?

Speaker: Il va se déprézinoïfier, à mon avis.

Speaker: Du coup, moi, je me penchais à la fois entre Truman Show, parce que jusqu'au bout, je suis resté quand même sur l'idée que ça me fait beaucoup penser à Truman Show.

Speaker: Donc, à la fois en mode Truman Show, où chaque épisode, parce que je me suis aussi demandé, c'est peut-être toi qui me l'as demandé, mais d'imaginer à quoi chaque épisode va ressembler dans la série.

Speaker: Pour moi, chaque épisode, ça va être une tentative d'évasion.

Speaker: et du coup c'est le Truman Show en boucle mais avec des twists et à chaque tentative d'évasion on découvre des trucs en plus sur tous les mystères qui ont été mis en place et avec peut-être même encore d'autres mystères qui vont être mis en place

Speaker: Et voilà, c'est tout.

Speaker: Et à la fin, du coup, au dernier épisode, eh bien, on aura enfin une évasion qui fonctionne parce que, avec toutes ces tentatives précédentes, il a accumulé assez de knowledge et assez de connaissances sur le monde qui l'entoure et sur les failles du monde qui l'entoure.

Speaker: Est-ce que tu veux dire que c'est un... roguelike?

Speaker: Ah ah ah!

Speaker: Oui!

Speaker: Ah ah ah!

Speaker: Le jeu vidéo jusqu'au bout!

Speaker: Oui, j'aurais peut-être pu dire ça.

Speaker: Et à la fin, tu bats le buzz final parce que tu as compris tout ce qui se passait.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Il va bâcher la boule blanche.

Speaker: Est-ce qu'il va exploser?

Speaker: Est-ce qu'il va venir?

Speaker: En fait, il va comprendre que c'est une boule.

Speaker: Parce que ce n'est pas un chewing-gum, c'est juste une boule avec de l'hélium à l'intérieur.

Speaker: Il va arriver avec une aiguille.

Speaker: C'est la fin de la série.

Speaker: Ce serait génial!

Speaker: Peut-être qu'il va découvrir qu'il n'y en a pas qu'une seule.

Speaker: Il y a une usine à chewing-gum blanc géant.

Speaker: Et il va y aller, il va saboter ça.

Speaker: Comme ça, il n'y a plus de chewing-gum blanc géant.

Speaker: Ils ne peuvent plus en refaire.

Speaker: Ma véritable théorie, c'est que...

Speaker: Si c'est effectivement, comme tu le proposes, Morgane, une métaphore de la société et que c'est juste qu'il n'est pas conforme à la société et qu'il ne peut rien y faire, il y a seulement deux solutions possibles.

Speaker: Soit il trouve des pères, une nouvelle famille, comme dans Fahrenheit 451, soit il met fin à ses jours et on retombe sur la fin de Kaamelott où il va décider que la seule façon de sortir de cette oppression, c'est de se tuer.

Speaker: Joyeux.

Speaker: On a hâte de... Ça nous a manqué, c'était pas là, j'ai rentré mon studio.

Speaker: C'était où, ça?

Speaker: J'ai hâte qu'on soit dans un studio pour parler du suicide du personnage principal.

Speaker: Ou alors, Patrick va transitionner.

Speaker: Non, jamais.

Speaker: Vous pouvez faire les deux?

Speaker: Vous pouvez dire qu'il y a pas les deux?

Speaker: Si, transitionne vraiment, je te ferai un cadeau, je sais pas quoi, mais je te trouve un truc, je t'amène un truc.

Speaker: Ce serait incroyable.

Speaker: Moi, j'avais une question.

Speaker: À votre avis, qui est le ou la numéro un?

Speaker: J'avoue, je ne suis pas penché sur la question.

Speaker: Et en même temps, le pilote ne m'a pas donné envie de savoir.

Speaker: Parce que je me suis dit, c'est un peu dommage.

Speaker: Parce que si ça se sait, ça va se savoir peut-être dans le final lui-même.

Speaker: En tout cas, j'espère que si ça se sait, ça sera dans le final lui-même.

Speaker: Et si c'est dans le final lui-même, ce n'est pas un big deal.

Speaker: C'est mon espoir.

Speaker: J'ai l'impression que ça ne va pas être le cas.

Speaker: Mais j'espère que ce n'est pas un big deal.

Speaker: Mais c'est peut-être parce que je suis une meuf en 2023 et que j'ai un peu trop vu l'autre robe de « il y a un grand méchant qui voit tout, un Palpatine qui revient dans tous les neuf films et qui finalement tire toutes les ficelles ».

Speaker: J'ai un peu envie que ce soit autre chose.

Speaker: Et parce que j'aimerais bien voir une autre représentation du déterminisme qu'un grand méchant qui pilote tout.

Speaker: Non?

Speaker: Très bien.

Speaker: Je te propose donc une version où ce n'est pas le grand méchant qui pilote tout, mais si jamais on est toujours dans cette métaphore de la société, peut-être que

Speaker: Lorsque Number 2, en hélicoptère, montre à Patrick ce bâtiment dans lequel les choses sont prises collégialement, visiblement pour le village, peut-être qu'en fait, Number 1, c'est ce bâtiment et c'est démocratiquement les gens du village qui, comme dans un grand jeu du loup-garou, s'oppriment eux-mêmes.

Speaker: J'adore cette idée.

Speaker: J'aime beaucoup, beaucoup l'idée aussi.

Speaker: Ça veut dire que c'est pas ça.

Speaker: Je l'ai eu.

Speaker: Mais oui, du coup, c'est chiant.

Speaker: Morgane, arrête de parler.

Speaker: Alors, moi, je ne dirais qu'une chose, c'est qu'Agathe est la plus proche.

Speaker: Ah, d'accord.

Speaker: Mais c'est trop bien.

Speaker: Pour le coup, pour moi, c'est collectif.

Speaker: Et sinon, l'autre proche, c'est si jamais on est dans un film.

Speaker: Mais honnêtement, si c'est une émission télé vraiment...

Speaker: le Truman Show et c'est un coup-pied-coller c'est pas possible que ce soit une émission de télé mais ici une émission de télé numéro 1 c'est les audiences et parce qu'en fait ça serait aussi un jeu de mots avec le vote qui valait être numéro 1 dans les audiences genre ils ont inventé Secret Story toutes les semaines il y a un Prime ils éliminent les gens c'est incroyable avec Benjamin Castelty

Speaker: Cette idée de numéro un dans les audiences fait que j'apprécie bien cette théorie-là aussi.

Speaker: On va voir.

Speaker: C'est collectif, mais il faut voir quelle approche les ont pris, c'est quoi l'oppression, quelle est la metaphor de l'oppression, etc.

Speaker: Oui.

Speaker: Écoutez, on le saura la semaine prochaine avec notre premier épisode enregistré, toutes les trois dans la même pièce.

Speaker: J'ai très, très hâte de me mettre.

Speaker: Ça va très bien se passer.

Speaker: Ça va très, très bien se passer.

Speaker: Ça va être incroyable.

Speaker: On va parler pendant cinq heures du final du Prix des Donniers.

Speaker: On va pouvoir se lancer des objets dessus.

Speaker: Oui!

Speaker: ça va être génial et bah écoutez merci pour cet épisode qui était entièrement sur The Scrooge Mystery un film que vous pouvez retrouver sur Apple TV et Prime Video et oui ah oui je voulais dire un truc sur The Scrooge Mystery avant de terminer s'il vous plaît j'ai le doigt sur le générique

Speaker: Non, mais c'est émouvant ce que je veux dire.

Speaker: Quand il y a Don Rosa, à la fin du film, il montre sa collection de BD

Speaker: venez d'écouter le plus épisode numéro 11 de On a tout vu, une coproduction Drama Queers et What a Coing Eating Productions présentée par Agathe Mametz, Morgane Jickel et Nylian Dorfer qui est en train de bouder.

Speaker: On remercie vivement Arnold Savary pour la musique du podcast et le mix sonore ainsi que Pauline Martinez pour la photo du podcast.

Speaker: On se retrouve la semaine prochaine pour savoir qui est le numéro 1, même si on sait que c'est nous le numéro 1 dans votre cœur.

Speaker: Et d'ailleurs, on voulait remercier aussi nos deux stars, Clara Soe et Mira Adastra, qui nous soutiennent sur Patreon.com slash onatouvu.com si vous avez envie de les rejoindre.

Speaker: Be seeing you!

Speaker: Et rejoignez-nous sur Discord!

Speaker: Non, moi je boot!

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