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S01E10 - On a tout vu le finale de Kaamelott

On a tout vu
On a tout vu

615 plays · Jul 5, 2023

Entre une galaxie lointaine, très lointaine, de l'inceste qui est en fait de la nécrophilie et une structure narrative digne de Citizen Kane et Tibo in Shape on a clairement tout vu et tout compris du final de Kaamelott "Dies Irae" écrit et réalisé par Alexandre Astier diffusé le 31 octobre 2009 sur M6. Nous soutenir : patreon.com/OnaToutVu [https://www.patreon.com/OnaToutVu] Nous suivre : twitter.com/onatoutvu [https://twitter.com/onatoutvu] | instagram.com/onatoutvu_podcast [https://www.instagram.com/onatoutvu_podcast/] | nileane.fr/@onatoutvu [https://nileane.fr/@onatoutvu] Un podcast Drama Queerz & What a Coinkyd Inc. Productions, présentée par Agathe Mametz, Morgann Gicquel et Niléane Dorffer. Photo du podcast Pauline Martinez. Mixage et compositions sonores assurée par Arnold Savary.

Transcript

Speaker: Moi, si je vais particulièrement bien, et je voulais le dire la semaine dernière, mais j'ai oublié de vous le dire au tout début, ce qui fait que je vais plutôt bien, c'est parce que je vous ai vu la semaine dernière.

Speaker: Il y a deux semaines.

Speaker: Oh, c'est trop mignon.

Speaker: Oh, Nylène.

Speaker: J'aime beaucoup.

Speaker: Ça fait plaisir de te voir.

Speaker: Il faut que tu montes plus souvent.

Speaker: Il faut qu'on fasse une émission en direct avec les gens.

Speaker: C'est ça qui serait cool de faire.

Speaker: On a eu la discussion il y a deux jours, Agathe.

Speaker: Je le disais pour que les gens l'entendent parce qu'on est dans la preview, on est au début de l'épisode, avant le lancement de Jingle, en fait.

Speaker: C'était très naturel.

Speaker: C'était le quatrième mur, comme Jaja.

Speaker: Allez, à bientôt, ciao, main jingle.

Speaker: D'ailleurs, l'épisode pilote, on ne l'a pas enregistré la semaine dernière.

Speaker: On l'a enregistré il y a une heure.

Speaker: Morgane.

Speaker: Oh, merde!

Speaker: Prenons ces rires, parce que ce qu'on va regarder maintenant... Alors, oui, gros, gros, gros trigger warning, et pour une fois, un vrai trigger warning.

Speaker: La série qui a été proposée aujourd'hui a été proposée par Agathe.

Speaker: fin du trigger warning.

Speaker: Attention, c'est la quête qu'elle choisit!

Speaker: C'est ça le trigger warning du coup.

Speaker: Comme la dernière fois, il y a de l'inceste qui sort de nulle part et beaucoup, beaucoup de mentions de suicide.

Speaker: Voilà, donc pour les gens qui n'ont pas envie d'écouter ces choses-là, on vous comprend parfaitement.

Speaker: Vous pouvez ne pas nous écouter.

Speaker: Pour les autres, restez.

Speaker: Vous allez voir, ça va être...

Speaker: fun!

Speaker: Merci Agathe!

Speaker: De suicide et surtout il y a une tentative de suicide.

Speaker: Voilà, c'est le fil rouge de l'épisode.

Speaker: Ouais, mais il n'y en a qu'une, donc ça va.

Speaker: Bienvenue dans l'épisode le plus joyeux dont on a tout vu, l'épisode 10, où on va vous parler du final de Kaamelott qui s'appelle exactement comme le pilote d'I.S.

Speaker: Irae.

Speaker: C'est Morgane Jickel qui vous parle et je suis comme d'habitude accompagnée de mes deux co-animatrices.

Speaker: Agathe Mamet, c'est Minika Folden.

Speaker: N'hésitez pas à me follow sur Instagram.

Speaker: Ça change de réseau social.

Speaker: Et moi, c'est Nilean, juste Nilean.

Speaker: Toujours Nilean.

Speaker: Hum...

Speaker: Comme je le disais en intro, merci Agathe!

Speaker: Moi, je les remercie, premier degré!

Speaker: C'est un plaisir, mais j'ai envie de partager avec vous la bonne humeur que j'avais durant mon adolescence.

Speaker: Moi, je me sentais bien, c'était une période de ma vie où j'avais besoin de choses positives qui m'arrivaient.

Speaker: Des séries où il y a des ciels bleus, on voit la mer, voilà.

Speaker: On voit la mer, effectivement!

Speaker: On voit la mer dans le... Il y a des références à Louis de Funès, il y a des relations entre les personnages très fortes...

Speaker: Il y a de la confiance qui est donnée à des gens qui ont fait des erreurs.

Speaker: Tous ces trucs-là sont positifs.

Speaker: Alors évidemment, ils sont enrobés dans un... Il y a beaucoup de barbes.

Speaker: Il y a beaucoup de barbes, c'est vrai.

Speaker: Par contre, il y a plus de femmes dans l'épisode pirate.

Speaker: C'était pas difficile puisqu'il n'y en avait aucune dans l'épisode pirate.

Speaker: Si, il y en a une.

Speaker: Il y avait Guenièvre qui n'était pas jouée par Guenièvre.

Speaker: Qui ça, Guenièvre?

Speaker: C'est qui?

Speaker: C'est la femme d'Arthur.

Speaker: Ok, pardon.

Speaker: Apparemment, il en a eu trois, donc... Ni Léad.

Speaker: Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'on vient de regarder?

Speaker: Tout à fait.

Speaker: Alors, ça commence il y a très longtemps, dans une galaxie très lointaine.

Speaker: Très lointaine.

Speaker: Il y a Aguette qui fait Dark Vador, c'est génial.

Speaker: Elle est au chou.

Speaker: Donc c'est l'histoire de l'empereur Palpatine qui est sur le point de mourir et qui est sur son lit demain.

Speaker: Pas du tout.

Speaker: Et il y a toute la cour de la République Galactique, l'ex-république, l'Empire, tout ça, vous connaissez, et qui vient évidemment payer ses hommages à l'empereur avant qu'il ne meurent.

Speaker: Et finalement, ce final est un grand hommage à Star Wars, la revanche des Sith, parce que, en plus, non seulement c'est la revanche des Sith, mais c'est un mélange, un hommage anti à Star Wars.

Speaker: Et ce qui va se passer, c'est que... Putain, c'est vrai!

Speaker: Je comprends de quoi tu parles, je comprends de quoi tu parles.

Speaker: Il y a l'ordre 66!

Speaker: Oui, non, mais il y a plus que ça, il y a plus que ça.

Speaker: Il y a l'ordre 66...

Speaker: Donc oui, l'empereur Palpatine va évidemment devoir gérer tout ce qu'il a fait, les drames qu'il a commis, les crimes de guerre qu'il a commis avec tous les gens qui viennent lui demander des excuses.

Speaker: Non, pas plutôt des excuses, mais genre des explications.

Speaker: Pas vraiment, Palpatine ne s'excuse pas.

Speaker: Et puis c'est triste.

Speaker: Et à la fin, bat patatra, comme tu l'as dit, l'ordre 66.

Speaker: Et c'est la fin!

Speaker: sur l'ordre 76 où il y a tous les chevaliers qui meurent et voilà j'ai adoré oui et à la fin c'est même écrit direct et de George Lucas c'est un vrai truc ah ouais dans une galaxie après moi j'avais plus l'impression que l'empereur Palpatine c'est le mec qui arrive sur un cheveu de soupe à la fin qui dit à Lancelot voilà il faut que tu lances l'ordre 66 et du coup alors ça c'est Conte Doucou j'ai noté

Speaker: Ah!

Speaker: Parce que pour moi, du coup, ça aurait été Jar Jar Binks qui était en train de mourir.

Speaker: Mais non, c'est Jésus, enfin, c'est Obi-Wan.

Speaker: Ah bah oui!

Speaker: Puisqu'il a perdu tout son sang dans la baignoire.

Speaker: Non, non, non.

Speaker: Moi, j'ai noté, Obi-Wan, c'est Lancelot.

Speaker: Vous n'avez rien.

Speaker: Mais non, c'est quoi?

Speaker: Mais n'importe quoi!

Speaker: Lancelot, c'est Obi-Wan?

Speaker: Alors, pourquoi?

Speaker: Parce que purement les vêtements, en fait.

Speaker: En blanc.

Speaker: Mais c'est des Stormtroopers, c'est pour ça qu'ils sont en blanc.

Speaker: Non, non, non, tu ne comprends rien.

Speaker: Mais c'est une siniléane, c'est la référence.

Speaker: Ils sont tous en blanc.

Speaker: Mais oui, ils sont tous en blanc comme des Stormtroopers.

Speaker: Oui, ok, peut-être.

Speaker: Mais ils croisent un type robé de noir et qui parle vraiment comme le comte Dupou.

Speaker: Oui, oui, ça, je suis d'accord que c'est le comte Dupou.

Speaker: Après, moi, ça pouvait être aussi l'empreur.

Speaker: Quoi qu'il en soit, c'est pas Clone Wars ce qu'on a vu, c'est bien le final de Kaamelott, qui est beaucoup moins drôle que ce qu'on est en train de vous faire croire.

Speaker: Arrête, Clone Wars, c'est pas drôle.

Speaker: Ça commence avec Astier, qui est... C'est bien parce qu'on a du bout de sa vie.

Speaker: Depuis la dernière épisode, on a décidé d'arrêter d'appeler le personnage...

Speaker: Arthur, il s'appelle Astier.

Speaker: Oui, c'est Astier.

Speaker: Il est en pleine déprime.

Speaker: M6 lui demande plus d'épisodes et il ne veut plus en écrire.

Speaker: Il n'en peut plus.

Speaker: Et il a décidé de faire un épisode là-dessus, clairement.

Speaker: Il est au bout de sa life et il a surtout fait une tentative de suicide.

Speaker: Oui, et ça a l'air d'être un gros truc.

Speaker: Et j'ai lu, parce que le synopsis, parce que j'ai acheté l'épisode sur Apple TV, et le synopsis, c'est écrit que la tentative de suicide a eu lieu six mois avant, du coup.

Speaker: Ah.

Speaker: Donc c'est tout récent finalement.

Speaker: Ah oui, il est quand même anémié encore de cette période-là.

Speaker: Il est encore fatigué, donc six mois, c'est beaucoup quand même pour se remettre à l'une anémie, non?

Speaker: Je sais pas, peut-être que quand il n'y avait pas de débrouche de sang à l'époque... Attends, je demande notre chat de GPT, c'est quoi une anémie?

Speaker: Une anémie, c'est quand tu manques de sang.

Speaker: Oui, tu manques de sang.

Speaker: Ah!

Speaker: Et c'est pour ça, en fait, son problème, c'est qu'il n'arrive pas à se lever parce qu'il a perdu trop de... Des litres de sang.

Speaker: J'ai vu, donc six mois, ouais, c'est bizarre.

Speaker: Et là, il est dans un espèce d'HP qui est chez sa mère, si on ne dit pas de bêtises.

Speaker: Et en fait, tout le royaume vient payer ses hommages, sauf qu'en fait, il...

Speaker: Il n'a pas réussi à se tuer.

Speaker: Et donc, du coup, au lieu de rebrousser le chemin, les gens vont lui payer leurs hommages.

Speaker: Ce qui est effectivement une blague assez drôle, je trouve.

Speaker: En mode, bon, écoutez, vous n'êtes pas mort, mais ce n'est pas grave, on va quand même le faire.

Speaker: Et donc, du coup, chacun vient présenter un petit peu ses hommages à quelqu'un qui est encore en vie.

Speaker: Ou presque.

Speaker: Non, la vanne, c'est qu'il y a la mère qui l'a déjà déclarée mort.

Speaker: C'est ça, c'est ça.

Speaker: Au début de l'épisode, il est vivant et puis en fait, il s'endort pendant trois jours et puis la mère a entre-temps le déclin d'or.

Speaker: Ah oui, c'est ça.

Speaker: Et pendant lesquels il fait des rêves.

Speaker: Il y a beaucoup ce tropes de, à chaque fois qu'il ferme les yeux, il a un rêve.

Speaker: Et en fait, ce n'était qu'un rêve.

Speaker: Mais le truc, c'est que

Speaker: Imaginez, Nylian et moi, on n'a jamais vu cette série.

Speaker: On voit des rêves avec des meufs qui arrivent et genre du drama, mais du drama au feu de l'amour, vraiment.

Speaker: Ça a l'air intense.

Speaker: Est-ce que tu te souviens de moi, de machin, de truc?

Speaker: Et puis, elle change.

Speaker: Du coup, tu vois deux personnes différentes.

Speaker: J'ai froid.

Speaker: J'ai froid, réchauffe-moi, machin.

Speaker: Mais qu'est-ce qui se passe?

Speaker: Le premier flashback, surtout, il est dans un lit avec une zouze au-dessus de lui, et il n'a pas de barbe, il est tout rasé, et la zouze lui dit « Mais je n'aime pas quand tu n'as plus de barbe ».

Speaker: Et donc, moi j'ai envie de dire « Ok ».

Speaker: C'est exactement ce que ma mère m'a dit après ma transition.

Speaker: Le laser, c'est ouf.

Speaker: Vous voulez que je vous fuck up encore plus?

Speaker: La Zouz qui est au-dessus de lui, elle est blonde avec des cheveux frisés.

Speaker: Et c'est la meuf de Karadok, le mec qui boit du pâté, qui mange du pâté de biche, de la terrine de biche ensuite dans l'épisode.

Speaker: D'accord.

Speaker: Celui qui bouge tout le temps, là.

Speaker: C'est un peu bête.

Speaker: Voilà, ils sont tous bêtes.

Speaker: Mais oui, c'est celui qui est particulièrement bête.

Speaker: Du coup, il a pécho, sa Zouz?

Speaker: Il a pécho, sa Zouz.

Speaker: De saison avant.

Speaker: Ouh là là là là!

Speaker: Mais pourquoi tu juges polyamour?

Speaker: Je ne juge pas!

Speaker: Mais pas toi!

Speaker: Ça n'a pas l'air d'être dans un consentement absolu, parce que je n'ai pas l'impression qu'ils sont en capacité de consentir ce jeune homme.

Speaker: Enfin, peut-être que si.

Speaker: Ça a duré une saison, on tire, quand même, leur histoire.

Speaker: Ah oui!

Speaker: Elle est devenue reine et tout.

Speaker: Enfin, c'est vraiment... C'est devenu un gros bail.

Speaker: Ah oui!

Speaker: La reine Camilla.

Speaker: On a l'impression que c'est très, très drôle.

Speaker: C'est diamétralement opposé au pilote qu'on a vu.

Speaker: C'est-à-dire que l'ambiance qu'on est, ce sont des plans très longs, très lents.

Speaker: C'est étalonné dans une chambre noire dont tout est extrêmement sombre.

Speaker: Il est vert à Astier du début jusqu'à la fin parce qu'il n'a plus de sang, mais il est vert.

Speaker: Et du coup, ça donne ce truc.

Speaker: On a l'impression d'être passé de l'évolution du court-métrage des tigurants français...

Speaker: au long métrage français qui va gagner un César pour le meilleur acteur et il est en dépression mais comme on le voit dans tous les films français qui existent au monde Maman est morte aujourd'hui Moi je l'ai trouvé un peu dans le même mood que dans Les Pilotes en fait quand même énervé, sec Il bouge moins quand même

Speaker: Et donc, on n'a plus le bruit d'armure constant.

Speaker: Parce qu'ils portent pas d'armure.

Speaker: Je sais pas ce que vous en pensez, mais c'est vrai que depuis le pilote, alors c'est vrai que vous avez pas bien retenu les personnages, mais en vérité, les personnages sont assez bien tenus depuis le pilote.

Speaker: Ils ont tous les mêmes acteurs, sauf Gugnèvre qui a changé.

Speaker: Et ils ont surtout tous la même personnalité.

Speaker: Ils ont juste progressé dans la personnalité.

Speaker: Et ils ont évidemment été fleshed out un peu.

Speaker: Ils sont un peu plus tenus, il y a un peu plus...

Speaker: background sur eux.

Speaker: C'est bien que j'essaie de trouver des mots différents, mais à chaque fois, ils sont en anglais.

Speaker: De l'arrière-plan?

Speaker: Un truc que j'ai apprécié, c'est qu'il y a un fil direct entre le premier et le dernier, à part le fait qu'ils ont le même titre.

Speaker: C'est que le page qui écrit les mémoires de Kaamelott est toujours là.

Speaker: Et en fait, ça s'ouvre sur la question de... Voilà, je suis en train d'écrire votre épopée.

Speaker: Est-ce qu'il ne faudrait pas parler de votre suicide?

Speaker: C'est beau ça.

Speaker: Et du coup, Astier est en mode... Non, moi, je préférerais qu'on me parle de Kaamelott.

Speaker: Il fait oui, j'ai tout noté de Kaamelott, mais...

Speaker: C'était un peu que des cons, donc ça ne va intéresser personne.

Speaker: Jusque-là, je le suis, je suis assez d'accord avec toi.

Speaker: Mais en fait, j'ai trouvé ça génial que ce personnage qui était vraiment dans le background ait toujours ce lien.

Speaker: Et j'adore ces moments-là où, en fait, on parlait de Star Wars, pour moi, c'est le rôle de C3PO et de R2-D2, qui sont des personnages comme ça, liens entre les époques, entre les trucs, et qui sont porteurs de quelque chose et d'un vécu.

Speaker: Et voilà.

Speaker: Donc, le petit côté C3PO qui veut savoir un petit peu...

Speaker: j'ai besoin pour mes mémoires internes de comprendre pourquoi vous avez essayé de vous suicider.

Speaker: Ça lance un truc, j'irais presque dans l'écriture à dire que c'est aussi intelligent que Citizen Kane qui fonctionne en... On a promis d'être gentil avec Agathe sur cet épisode parce qu'elle adore Kaamelott.

Speaker: Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Morgan J.K.L.?

Speaker: Mais on est un peu sur ce côté de un drame est arrivé, quelqu'un est mort, bon là il est presque mort.

Speaker: On va essayer de trouver la réponse à travers sa vie, à travers l'histoire de sa vie.

Speaker: Et forcément, les racines de tout ça viennent sur un souvenir d'enfance qui a été répressé.

Speaker: Je ne peux pas accepter le compliment que tu fais à cette série maintenant, parce qu'on vient de passer une heure et demie la semaine dernière à se foutre sur la gueule sur le pilote, et puis d'un coup, tu le compares au meilleur film du monde, en fait.

Speaker: Mais oui, mais finalement, est-ce que cette série ne serait pas écrite un peu façon Orson Welles?

Speaker: C'est vrai qu'en fait, tu ne peux pas faire ça à Morgan.

Speaker: Il lui ressemble un peu, il a une énorme barbe.

Speaker: Et moi, j'ai dit que c'était Star Wars, ce qui est aussi un autre compliment.

Speaker: C'est vrai, c'est vrai.

Speaker: Je vous ai promis que je ne prenais pas tout ça pour moi, mais c'est vrai que ça me fait plaisir quand même un petit peu de voir que vous êtes un petit peu rentré au moins, malgré tout, dans cette série.

Speaker: Il a suffi d'une semaine.

Speaker: On a pris une semaine pour le clé.

Speaker: Pour réfléchir à nos erreurs.

Speaker: On a reçu... Non mais tu te rends pas compte le nombre de tweets qu'on a reçus de gens qui étaient en mode mais non mais défoncez pas Kaamelott c'est incroyable.

Speaker: On a même Mika qui nous a dit que c'était sa série préférée qu'il fallait aller la chercher et tout.

Speaker: Non mais voilà donc nous on se calme.

Speaker: Le transactivisme ça va 5 minutes.

Speaker: Il a suffisamment à faire à The Voice c'est bon?

Speaker: Pardon?

Speaker: Mika, les gens connaissent Mika.

Speaker: La transseignante pour les gens qui ne connaissent pas.

Speaker: Bien sûr, Mika, qui a présenté l'Eurovision en 2022.

Speaker: Eurovision en Italie, on l'a adoré.

Speaker: Est-ce qu'on regardera les revisions?

Speaker: Il faut qu'ils arrêtent.

Speaker: Le jour où ils auront arrêté, oui, on pourra.

Speaker: On fait le premier, le dernier revisions avec l'Australie.

Speaker: Mais ce qui est important à noter dans ce début de l'épisode, c'est que le père Blaise, le page qui est avec Astier, lui dit « Il me manque deux choses dans mon carnet, dans mes mémoires.

Speaker: Il y a ta tentative de suicide et t'es pas mort parce que Lancelot t'a sauvé.

Speaker: » C'est ça qu'il lui dit.

Speaker: Qui est ton ennemi?

Speaker: Je ne savais pas, mais Lancelot est l'ennemi du roi Arthur dans cette... Il essaie de le tuer.

Speaker: En fait, il est amoureux de Gognèvre et il vole Gognèvre.

Speaker: Ils s'envolent ensemble.

Speaker: C'est qui Gognèvre?

Speaker: Gognèvre, c'est la meuf d'Arthur.

Speaker: Pas la meuf de Karadok.

Speaker: La meuf de Karadok, c'est dame évanouie.

Speaker: Et le second chose, c'est effectivement qu'il n'a pas pu donner souvenirs sur l'épée du rocher qu'il a retirée la première fois quand il était enfant parce qu'il ne s'en souvient plus.

Speaker: C'est ça les deux choses qu'il n'a pas pu raconter.

Speaker: Comme pour le premier épisode, on est sur une économie de moyens.

Speaker: On est vraiment sur un huis clos total.

Speaker: Les gens viennent tour à tour parler avec Astier slash Arthur pour du coup comprendre.

Speaker: Enfin, ce n'est pas forcément comprendre, ils viennent dire un petit peu leur... Payer leur hommage, on dit.

Speaker: Voilà, payer leur hommage.

Speaker: Mais, en fait, à travers ça, on est censé comprendre un petit peu plus les raisons qui ont amené le roi Arthur au suicide, j'ai l'impression?

Speaker: En fait, les raisons, on les a tout à fait.

Speaker: Je vous le dis, c'est parce qu'il n'a pas eu d'enfant.

Speaker: Toute la saison dernière, il a cherché des enfants parce qu'il a baisé la moitié des meufs de l'Angleterre.

Speaker: Et en fait, il se rend compte qu'il est stérile.

Speaker: Et la saison se termine comme ça, en mode, je n'ai pas de descendance, je n'ai pas de futur, je suis entouré de cons et je ne pourrai jamais transmettre de l'intelligence à un enfant.

Speaker: ma vie n'a plus aucun sens, je vais me buter en fait.

Speaker: C'est ça que se termine comme ça l'épisode, la saison 5.

Speaker: Donc elle est dure quand même, et le sujet en plus nous parle à nous en fait aussi en tant que femme trans.

Speaker: Ça nous fait parler à l'époque, c'est pour ça que je vous dis que ça connecte avec... J'imagine, j'imagine.

Speaker: Allez vas-y, essaye de rebondir là-dessus maintenant.

Speaker: Un autre sujet assez léger, pareil comme ça, qui décide de s'écraser contre la tour chez Camelot, c'est... Ça vous ferait plaisir de coucher avec votre demi-sœur?

Speaker: L'inceste.

Speaker: Voilà, je ne sais pas pourquoi.

Speaker: C'est complètement gratuit, ça vient de nulle part.

Speaker: C'est sa demi-sœur qui lui demande s'il veut coucher avec elle.

Speaker: T'as vu dans quel contexte elle veut le faire?

Speaker: Non.

Speaker: Ah mon dieu, vous n'avez pas compris.

Speaker: En fait, la blague, c'est que... La blague, alors déjà, je t'en vais.

Speaker: C'est une blague.

Speaker: C'est une blague morbide, mais elle lui dit « ça vous ferait plaisir de coucher avec votre demi-soeur?

Speaker: » Estier fait « bah non ».

Speaker: Et elle lui répond « ça viendra ».

Speaker: Et en fait, c'est une blague sur le fait qu'elle va baiser son cadavre, en fait.

Speaker: C'est ça la blague.

Speaker: C'est pas uniquement une blague d'inceste, c'est une blague nécrophile, en fait.

Speaker: Ah, je me sens sale!

Speaker: Moi, j'ai cru que c'était que dans la légende du roi Arthur, il avait couché avec sa demi-sœur à un moment donné et que du coup, ça faisait référence à ça.

Speaker: Alors bien évidemment, je n'ai absolument pas vérifié cette information.

Speaker: Mais pourquoi elle fait cette vanne?

Speaker: Je ne comprends pas.

Speaker: Parce qu'elle le déteste, en fait.

Speaker: Ils se détestent.

Speaker: Genre, ils sont ennemis jurés.

Speaker: Ils ont essayé de se tuer l'un et l'autre.

Speaker: C'est la famille qui se déteste.

Speaker: Mais quelle est cette série?

Speaker: Vraiment, on a commencé avec des petits sketchs mignons sur... Eh bien, voilà.

Speaker: Mais c'est pas ça que je voulais vous proposer cette série, en fait.

Speaker: Que se passe-t-il?

Speaker: Que se passe-t-il?

Speaker: Parce qu'il y a du background partout, en fait, maintenant.

Speaker: Et vous, vous n'avez pas pu le voir, en fait.

Speaker: Et vous êtes partis de ce truc-là où, en fait, c'était juste des blagues en carton.

Speaker: Et maintenant, en fait, on a genre des...

Speaker: des histoires, des arcs, des interactions sur les personnages qui sont construits.

Speaker: Et c'est ça que je pense que les gens aiment aussi dans Kaamelott.

Speaker: Ok.

Speaker: Et puis, je disais, l'épisode de la semaine dernière, je disais que c'est quand même extrêmement français, très franco-français comme façon de faire.

Speaker: Je pense qu'effectivement, au-delà de l'humour, il y a cette espèce de... On a une culture de cacher le drame par l'humour.

Speaker: de rigoler des choses pour ne pas s'interroger, pas se questionner, etc.

Speaker: Et souvent, quand on fait des blagues en France qui sont assez problématiques, on va dire « Non, mais ça va, c'était juste une blague, c'était juste de l'humour ».

Speaker: Souvent, ça vient cacher des choses, que ce soit des préjugés, que ce soit des drames, etc.

Speaker: C'est assez intéressant de voir que quand on enlève l'humour, c'est ça qui reste, cette espèce de...

Speaker: de relations entre les êtres humains qui sont en fait très dégradées et très problématiques et très dramatiques.

Speaker: Ok.

Speaker: Ah ah ah, la nécrophilie.

Speaker: Ah ah ah.

Speaker: Du coup, il y a pas mal de personnages qui passent voir Arthur.

Speaker: Donc, on a sa demi-sœur qui lui dit ça.

Speaker: Après, il y a un deuxième pélo.

Speaker: Alors, c'est qui le deuxième pélo?

Speaker: Eh bien, le deuxième pélo, moi, j'ai écrit « J'ai rien compris ».

Speaker: Parce qu'en fait, il parle de... Mais je crois qu'il parle de trucs vraiment très méta.

Speaker: Et j'ai rien compris.

Speaker: Je sais plus qui c'est le deuxième.

Speaker: C'est Bort.

Speaker: C'est celui qui dit dans le pilote « J'ai envie de vivre ma vie au grand jour parce qu'il est homosexuel.

Speaker: » C'est ce personnage-là, en fait.

Speaker: Et c'est là où il y a Merlin qui arrive après, c'est ça?

Speaker: C'est ça.

Speaker: Et Bort, c'est le... C'est qui Merlin?

Speaker: Merlin, l'enfanteur.

Speaker: Tu connais pas Merlin.

Speaker: Non, mais Niel, je peux pas dire que tu connais pas Merlin.

Speaker: Non, si, je connais Merlin l'enfanteur.

Speaker: Il arrive à un moment donné.

Speaker: C'est Dumbledore?

Speaker: Oui, Dumbledore.

Speaker: D'ailleurs, il ressemble à Hagrid, à Astier pendant tout l'épisode.

Speaker: Donc, on a Hagrid dans le lit, on a Dumbledore qui arrive et c'est Merlin.

Speaker: Et c'est lui qui lui dit « Regardez, j'arrive avec des herbes et je vais vous rafistoler.

Speaker: » Ah oui!

Speaker: Ok, je vois qui c'est.

Speaker: Et Astier est en mode genre « Vous m'avez déjà essayé de me rafistoler, vous m'avez donné des antidépresseurs pendant six saisons, ça ne marche pas, donc arrêtez de me donner des choses. »

Speaker: Apparemment, il perd toujours du sang après six mois.

Speaker: Oui, il y a un problème.

Speaker: Il n'arrive pas à reconstruire son sang, en fait.

Speaker: Et donc, Merlin lui fait, non, mais en fait, mon gars, ce n'est pas que tu n'arrives pas à reconstruire ton sang, c'est que tu n'as pas envie de le faire, en fait.

Speaker: Tu as envie de mourir.

Speaker: Et en fait, ton corps ne recrée pas les conditions nécessaires à ce que tu ailles bien.

Speaker: Oui, ça, c'est le moment de Sibouine Shape, où il est en train de dire, mais qu'est-ce que tu fous?

Speaker: Bouge-toi!

Speaker: Il y en a un fou de ta dépression!

Speaker: Tu es déprimé?

Speaker: Arrête!

Speaker: Arrête!

Speaker: Je vous ai pris un cachet d'homéopathie.

Speaker: Je l'ai trempé dans de l'eau minérale.

Speaker: Dans quoi?

Speaker: L'eau minérale que j'ai adoubée.

Speaker: C'est un cachet adoubé, c'est un cachet de chevalier.

Speaker: Saufait-moi cette blague, je ne sais pas comment terminer cette blague.

Speaker: À ce moment-là, j'écris dans mes notes, mais qu'est-ce que je suis en train de regarder?

Speaker: Et on a Karadok, donc le pas fût-fût, qui arrive avec de la terrine de biche.

Speaker: Et qui est roi de Bretagne.

Speaker: Oui, et oui.

Speaker: Non mais...

Speaker: Alors la question c'est d'après vous comment ça arrivait?

Speaker: Je pense que je sais.

Speaker: Parce que tu nous l'as dit tout à l'heure.

Speaker: Vraiment ça n'a aucun sens ma théorie, vous allez voir.

Speaker: C'est que Arthur s'est marié avec du coup a piqué la femme de Karabok.

Speaker: De Karak machin.

Speaker: Bon bref, il lui a piqué sa femme.

Speaker: Ils se sont mariés.

Speaker: Elle est devenue reine.

Speaker: L'autre a fait une tentative de suicide, a perdu son pouvoir ou je ne sais quoi et de machin.

Speaker: Du coup

Speaker: l'autre s'est remarié avec sa femme et du coup comme elle était reine il est devenu roi oui j'ai rien compris j'ai raison j'ai raison mais en plus elle a raison c'est un truc d'escalier c'est incroyable ça n'a aucun sens mais c'est incroyable c'est génial comme plate j'adore j'adore j'adore

Speaker: Nileanne n'a toujours pas compris je n'ai pas compris je repasse ce que tu as dit dans ma tête je ne comprends pas Astier s'est marié avec enfin s'est marié avec la nana de Karadok et ensuite quand Astier a dit je ne suis plus roi elle elle est restée reine et du coup son mari est devenu roi son premier mari est devenu roi ça marche absolument pas comme ça mais c'est incroyable ok d'accord ok il explique beaucoup mieux que toi Morgane ah mon dieu

Speaker: Écoute, on ne peut pas être doué à tout, choisir des bonnes séries à review ensemble et expliquer des choses.

Speaker: Moi, visiblement, j'ai choisi d'expliquer des choses.

Speaker: Il est devenu roi par tour de passe-passe, mais il ne veut plus.

Speaker: Exactement, parce qu'il n'a jamais voulu a priori.

Speaker: Et comme il le dit, au début c'était cool, mais ça c'est très vite... Et en fait, on voit derrière la pensée de Astier, qui est souvent la pensée des gens qui pensent être des génies incompris.

Speaker: Moi, par exemple, j'ai cette pensée-là, qui est de se dire que tout le reste du monde est incompétent, que les gens n'y arrivent pas et qu'ils n'ont qu'à essayer pour voir.

Speaker: Et que quand ils vont essayer, ils vont se rendre compte au bout d'une semaine ou deux semaines qu'en fait, c'est super difficile de faire ce boulot-là.

Speaker: En fait, ce que font les génies incompris, qui sont juste des pervers narcissiques, c'est de créer des conditions de travail qui sont tellement difficiles que non seulement ça les amène au burn-out, mais en plus, personne d'autre pourra suivre derrière parce qu'en fait, ce n'est pas fait pour être fait par une seule personne.

Speaker: Voilà, je vous ai speedrunné ma thérapie en deux minutes.

Speaker: Je suis désolé, Morgane.

Speaker: Moi, ce que je trouve hyper beau avec cet épisode, malgré tout, c'est qu'il essaie d'avoir une... Alors, en anglais, on dit une cloche, mais je ne sais pas comment tu le dirais en français.

Speaker: Il essaie de finir un petit peu la relation qu'il a avec chaque personnage.

Speaker: Je ne sais pas si vous l'avez senti, mais il y a une tendresse quand même entre Astier et tous ses chevaliers.

Speaker: Avec Bohort, il essaie de le rassurer.

Speaker: Merlin, il essaie de lui dire « T'inquiète, ce n'est pas ta faute, mon gars. »

Speaker: même s'il est con, il dit « Non, mais ne t'inquiète pas, Karadok, ça va bien se passer.

Speaker: Si tu n'as plus envie d'être roi, tu n'es plus roi.

Speaker: Tu n'as même pas besoin de te signer aucun papier ni rien.

Speaker: » En fait, si jamais tu ne veux plus l'être, on dit que c'est fait.

Speaker: On dit qu'on a décidé oralement qu'il y avait une passation de pouvoir.

Speaker: Et tu peux l'être amusé de nouveau avec tes amis dans la campagne.

Speaker: Si jamais tu as juste envie du genre de bouffer, bouffe et continue de faire ça.

Speaker: Il a une position de vieux sage.

Speaker: Et en fait, il veut le bien de ses sujets.

Speaker: Il paraît d'être un vieux con.

Speaker: Il a cette attitude de tout le monde me fait chier, mais il ne peut pas s'empêcher d'être gentil.

Speaker: J'ai une théorie là-dessus.

Speaker: Est-ce que, comme tout a l'air d'être vraiment très, très écrit par Astier seul, ou en tout cas peu entouré de co-scénaristes, est-ce qu'on ne pourrait pas considérer ces personnages comme des parts de lui-même?

Speaker: Totalement, oui.

Speaker: C'est autogénographique.

Speaker: Est-ce qu'il ne serait pas en train de se parler à lui-même?

Speaker: De se dire, en fait, tu n'as pas besoin d'être roi, tu n'as pas besoin d'être le gros producteur français que tout le monde attend, etc.?

Speaker: Peut-être que tu peux juste aller t'amuser dans la forêt avec tes potes, en fait.

Speaker: Moi, c'est comme ça que je l'ai vu.

Speaker: Alors, il va y avoir une suite, mais effectivement, là, il démissionne.

Speaker: C'est clairement une démission, mais depuis deux saisons, en fait.

Speaker: On le sait depuis la début de saison 5, il démissionne.

Speaker: Et parce que saison 6, celle qu'on a vue la toute dernière, il présente juste tout le passé.

Speaker: Donc, son passé à Rome, puisqu'il est né à Rome.

Speaker: Donc... T'imagines si Palpatine avait démissionné?

Speaker: ça serait énorme mais du coup il y aurait eu un de ces clones qui aurait repris le pouvoir somehow ça va au Palpatine Return attendez c'est qui Dark Vador?

Speaker: je comprends pas est-ce que c'est Karadok?

Speaker: il faudrait qu'il ait une main forte un acolyte main forte et ce serait lui

Speaker: C'est la terrine de pâté.

Speaker: La terrine de biche.

Speaker: En tout cas, Padmé Amidala arrive.

Speaker: La personne de Gugniel, c'est ça?

Speaker: Je pensais avoir la drop, je ne l'ai pas.

Speaker: Mais en fait, elle lui dit... Vous savez ce tweet qui a beaucoup circulé quand il y a eu l'incendie de Notre-Dame, quand on a fait un petit barbecue dans le 5e?

Speaker: Il y avait ce tweet de « Je me suis enfui de table, j'ai pleuré, c'est pas possible ».

Speaker: Elle lui sort quasiment verbatim ça.

Speaker: J'avoue que c'est vrai.

Speaker: Elle lui dit « Voilà, quand j'ai appris que vous étiez marrant, je ne me champouais plus, je voulais partir, je voulais… » Et c'est vrai.

Speaker: Vraiment, j'ai senti cette même énergie et ça m'a fait apprécier ce tweet davantage.

Speaker: Et c'est un peu comme Rogue One pour filer encore Star Wars.

Speaker: Rogue One a réussi à me faire apprécier encore plus l'épisode 4.

Speaker: Parfois, les préquels arrivent à rajouter encore plus de saveur à une œuvre.

Speaker: Pour moi, ce tweet est une œuvre et Kaamelott vient de lui donner encore plus de goût.

Speaker: Bon là, cependant, en l'occurrence, elle dit à un moment, dans son rant, elle dit « Je crois que j'ai traité votre tante de grosse gouine quand j'ai compris que vous étiez encore vivant.

Speaker: » Eh oui, l'homophobie est revenue!

Speaker: Le grand retour!

Speaker: Mais surtout en plus gratuite.

Speaker: Genre vraiment, il n'y avait pas besoin.

Speaker: Les personnes ne sont pas là.

Speaker: Oui, m ais il y a du regret.

Speaker: Il y a du regret.

Speaker: Est-ce que ça joue encore?

Speaker: Pour s'enfoncer encore, parce que vraiment, je trouve que ce personnage n'a rien pour réussir à la faire s'élever de tout ça.

Speaker: Après l'homophobie, elle décide de le faire culpabiliser de cette tentative de suicide.

Speaker: C'est honteux.

Speaker: Et ça donne ça!

Speaker: Je me suis buté.

Speaker: Si, si, si.

Speaker: Il y en a d'autres, des moyens de se buter.

Speaker: Se jeter du haut d'une falaise, par exemple, ça emmerde personne.

Speaker: C'est assez dur.

Speaker: On est sur une phrase, on dirait les gens de droite qui prennent le métro et qui se plaignent que le métro est en arrêt parce que quelqu'un s'est jeté sur les voies.

Speaker: L'écriture des femmes chez Astier a un problème profond de ce que j'ai pu voir de Kaamelott, qui est qu'il ne comprend pas ce que c'est que l'empathie.

Speaker: Et tout l'humour de Kaamelott, j'ai l'impression, joue beaucoup sur l'idée qu'il n'y a pas d'empathie entre ces personnages, sauf les personnages les plus débiles.

Speaker: Et moi, ça me pose problème.

Speaker: Oh non!

Speaker: J'avais pas remarqué un pattern là-dessus, mais à ce moment-là, c'est vrai que c'est vraiment déprimant, en fait, ce qu'elle dit.

Speaker: Moi, je me sens mal, en fait.

Speaker: Je mets toute l'énergie de mon corps à ne pas rentrer dans un mot explicatif, en fait.

Speaker: Je vais pas le faire!

Speaker: chers auditeurs chers auditrices sachez que à ce moment là vous auriez pu avoir une défense de votre série préférée mais Agathe a choisi de ne pas le faire et ça c'est beau ça c'est très très beau du coup nous passons à la deuxième non non sinon on fait comme la zouze on la fait culpabiliser non mais t'aurais pu quoi là tu fais juste chier le monde en fait

Speaker: Moi, ce que j'aime beaucoup, c'est que juste Arthur répond « Promis, je le referai plus.

Speaker: » En mode comme si c'était un enfant fautif, en fait.

Speaker: C'est quand on l'avait pris sur le fait.

Speaker: Non, mais c'est horrible.

Speaker: Surtout qu'on a les détails et tout.

Speaker: C'est vraiment pas ouf.

Speaker: Ah putain, en fait j'ai envie de vous raconter des choses, mais en même temps j'ai pas envie de saouler tout le monde, donc j'essaie de trouver le bon équilibre.

Speaker: Mais quand même, en parlant d'empathie, Guenièvre et Arthur, Arthur l'a quand même quitté pour une autre femme, et elle est quand même venue à son chevet, donc il y a quand même une relation amoureuse forte entre les deux, beaucoup d'émotions.

Speaker: Et il y a ces tablettes avec l'histoire qui est racontée d'Arthur.

Speaker: Et en fait, Gugniew fait « Non, c'est ton jardin secret, je ne veux pas le lire.

Speaker: » Et elle lui dit « J'ai pas lu les mémoires, mais j'avais peur de tomber sur des trucs qui ne me concernent pas.

Speaker: » Et Arthur lui lance une bombe qui est… Je me suis marié.

Speaker: Ouais, il s'est marié une première fois.

Speaker: Ah oui, c'est vrai.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Avant elle, donc, on imagine.

Speaker: On va essayer la deuxième Yana qu'on voit dans le premier flashback.

Speaker: Avec les cheveux bruns.

Speaker: Qui du coup venait de Rome, on imagine.

Speaker: Exactement, elle s'appelle la Cogna.

Speaker: Est-ce que j'ai pas suivi ce putain d'épisode?

Speaker: Mais pourquoi elle venait de Rome?

Speaker: Parce qu'il est né à Rome et elle le dit, elle parle de quand tu étais à Rome, machin... Parce que c'est elle qui lui critique le fait qu'il n'ait pas de barbe et lui, il est en mode non, mais à Rome, tous les empereurs, ils n'ont pas de barbe et elle, elle est en mode genre ouais, mais machin, il n'en avait pas.

Speaker: Oui, mais il a construit un mur.

Speaker: Bref, je ne vais pas vous refaire tout le truc.

Speaker: Ah oui, Adrien.

Speaker: Adrien, exactement, ça parle d'Adrien.

Speaker: Le mur d'Adrien.

Speaker: Ah oui, le fameux.

Speaker: Un empereur romain, du coup.

Speaker: Et pas quatre nains.

Speaker: Donc...

Speaker: et pas de barbe non plus non plus c'est génial parce que vous allez vous m'offrez la meilleure transition du monde avec Adrien Quétinence vous vous doutez même pas parce que juste après juste après non on l'accepte pas

Speaker: Juste après, on a l'interaction que j'ai la plus aimée de tout l'épisode.

Speaker: Lancelot arrive et il y a un espèce de côté assez intimiste entre Lancelot et Astier.

Speaker: Il faut savoir que Lancelot a essayé de tuer Astier et en allant d'essayer de tuer Astier, il a fini par le sauver.

Speaker: C'est un peu ça le principe.

Speaker: C'est tellement beau.

Speaker: Et du coup, pendant toute cette conversation,

Speaker: Astier écrit sur un petit carnet et lui fait une passation de pouvoir puisqu'il vient d'avoir les pleins pouvoirs oralement de Caradoc.

Speaker: Du coup, il peut les donner à Lancelot par écrit.

Speaker: Il n'aurait pas été roi longtemps.

Speaker: Genre à peu près 5 minutes.

Speaker: Mais c'est les mêmes pouvoirs?

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: C'est le pouvoir de roi de Bretagne.

Speaker: Et comme un grand leader politique que nous connaissons bien, il lui dit

Speaker: Faites mieux.

Speaker: Merci.

Speaker: Alors, ce n'était pas la bonne drape.

Speaker: Il lui dit exactement... Faites les choses bien.

Speaker: Oui, d'accord.

Speaker: C'est presque pareil.

Speaker: Ben non, on n'a encore pas gagné.

Speaker: Vous voyez qu'il y avait un lien avec Edna.

Speaker: Je ne vous laisse pas filer.

Speaker: Incroyable.

Speaker: Incroyable.

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Waouh.

Speaker: Mais... Si tu te manquais là, t'es bien.

Speaker: Non, on ne dirait pas jusqu'à là, quand même.

Speaker: Mais... Au moins aussi bien que Jean-Luc Mélenchon.

Speaker: La barre.

Speaker: La barre est d'une certaine hauteur.

Speaker: Je pensais qu'elle passait enfin autre chose.

Speaker: Non.

Speaker: Non.

Speaker: Mais en tout cas, moi, ce moment entre Lancelot et Arthur, j'ai trouvé ça assez touchant, assez juste et bien joué.

Speaker: Donc, c'est validé par moi.

Speaker: Je ne sais pas si vous l'avez vu, mais Lancelot, il est paumé dans sa vie.

Speaker: Il a un regard dans vitreux.

Speaker: Oui, il a l'air un peu vide.

Speaker: C'est un Nemo Boy.

Speaker: En fait, ça m'a fait penser, je ne sais pas si vous vous souvenez, quand ils ont annoncé la série L'Océan des Anneaux, il y a eu une image de à qui ressemblerait Sauron.

Speaker: C'est exactement le visuel

Speaker: du faux Sauron un peu en mode émo machin alors c'était pas Sauron finalement dans la série non c'est pas ça que je pensais mais c'est un espèce d'adolescent émo blond crâne un peu rasé regard vifre oui si c'est ça que je pensais voilà

Speaker: Oui, dans la série C'est dans les anneaux, il y a trois traits blancs qui sont vraiment pâles et qui viennent dans une sorte de culte.

Speaker: Et oui, quand j'ai vu Lancelot, j'ai pensé à ces types-là.

Speaker: Mais je me suis dit, je n'allais pas en parler parce que qui a vu la série C'est dans les anneaux?

Speaker: Moi, je n'ai pas vu la série, mais j'ai vu quand ils ont fait croire aux gens que c'était Sauron et que tout le monde a pété un câble en mode « mais putain, on dirait quelqu'un qui écoute Nirvana ».

Speaker: Peut-être qu'un jour, on aura tout vu?

Speaker: On a tout vu, Seigneur Zeno?

Speaker: Mon Dieu, on pourra.

Speaker: Est-ce que vous avez noté le conseil que donne Arthur à Lancelot?

Speaker: Genre, il lui dit quelque chose... Faites Dieu.

Speaker: Merci.

Speaker: Ouais, c'était comme de l'eau de roche.

Speaker: JPP de Boulé.

Speaker: Non, en fait, il lui dit un truc spécial qui est en fait un flashback, qui est un fusil de Chekhov du conseil du début de la saison et qui est les grands chefs ont un point commun

Speaker: Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.

Speaker: Je ne sais pas si vous l'avez noté, cette phrase-là.

Speaker: Non, je ne m'en souviens pas.

Speaker: Je ne l'ai pas mise en audio, mais oui.

Speaker: En fait, pour moi, ça rentrait avec le fait mieux.

Speaker: C'est un côté qui est quand même assez...

Speaker: Je trouve cette phrase magnifique, elle est assez juste.

Speaker: J'ai trouvé qu'elle sortait un peu de nulle part, mais j'imagine que tu as d'accord.

Speaker: C'est ça, durant sa période à Rome, Arthur devient centurion, il progresse en grade, etc.

Speaker: Et puis, à un moment, on lui dit, maintenant tu vas être chargé, je ne sais plus quel est son grade, mais général de l'armée romaine.

Speaker: en Angleterre.

Speaker: En Britannie?

Speaker: Je peux en parler?

Speaker: Bref.

Speaker: En fait, lui, il ne se sent absolument pas les épaules de le faire et il se retrouve devant César, qui est joué par Pierre de Bondy.

Speaker: Et en fait...

Speaker: Il y a toute une scène qui est en plan sacroce, d'ailleurs c'est la scène suivante et exactement tournée comme celle de Pierre Mondi à l'époque, c'est-à-dire on le voit que lui, on ne voit pas à qui il parle, et il parle dans le vide.

Speaker: Et en fait, cette grande tirade de Pierre Mondi se finit par ce conseil qui est « les grands chefs ont un point commun, ils ne se battent que pour la dignité des faibles ».

Speaker: Et en vérité, moi, je pense que c'est une boussole qui est tellement importante pour tout.

Speaker: En fait, tu peux analyser tous les personnages de fiction et même les personnages réels par cette phrase-là.

Speaker: Et c'est ce que je trouve que c'est le punch-up et le punch-down dont on parlait tout à l'heure.

Speaker: Il est vraiment dans cette atmosphère-là de...

Speaker: ta seule boussole, c'est de donner de la dignité aux faibles.

Speaker: Je trouve que ces deux mots, côte à côte, résument le projet de la série, de manière très imparfaite, parce qu'on l'a vu, il y a du sexy, mais il y a l'homophobie, etc.

Speaker: Mais malgré tout, il y a des gens stupides, et à chaque fois, Astier essaie de leur donner

Speaker: de la dignité.

Speaker: Et on n'utilise pas assez ce mot dans le vocabulaire militant en ce moment.

Speaker: C'est une bonne idée pour le projet de gauche, en général.

Speaker: Sophie Binet, on pense à toi.

Speaker: Ça va devenir notre mascotte de Renatoumé, Sophie Binet.

Speaker: Ce serait trop bien de l'inviter!

Speaker: On a pauvres!

Speaker: On n'a plus le pouvoir.

Speaker: Tu parles du prochain plan.

Speaker: Moi, j'ai mis « C'est la dépression en un plan ».

Speaker: Ça m'a fait beaucoup penser à un autre grand film dans l'histoire du cinéma qui est Persona, qui est un film de...

Speaker: de Ingmar Bergman, qui est considéré comme un des plus grands films du cinéma.

Speaker: Ce qui se passe, c'est qu'on a effectivement un plan un peu similaire où quelqu'un raconte une histoire un peu difficile et

Speaker: Sans aucune coupure.

Speaker: En plan séquence, on ne voit pas les réactions de la personne en face.

Speaker: Comme au théâtre.

Speaker: D'ailleurs, Bergman était un grand metteur en scène de théâtre.

Speaker: Ce qu'il fait d'un personnage, c'est qu'il filme la première personne qui parle, et ensuite, il remet le dialogue au tout début, et on voit le plan de la personne qui écoute.

Speaker: Et du coup, c'est assez intéressant parce que ça donne un poids aux paroles et on se concentre sur les réactions de ces deux personnages qui sont du coup une femme qui est actrice en dépression totale et de l'autre côté, son infirmière qui vient s'occuper d'elle à son chevet.

Speaker: Donc ça fait un petit lien et je pense qu'Astier a un petit peu ça en tête quand il fait ce genre de choses.

Speaker: Et donc on a effectivement ce plan très lent qui est un travelling pour le coup où la caméra avance vers Astier qui parle, qui parle, qui parle.

Speaker: qui raconte un petit peu... Je ne sais plus exactement de quoi... Est-ce que Niman se souvient par hasard du rêve?

Speaker: C'est un moment que j'aime beaucoup.

Speaker: C'est vrai?

Speaker: Ça me fait plaisir que je fais ça.

Speaker: Là, c'est très réussi.

Speaker: J'ai noté le rêve pour m'en souvenir si vous voulez que je le raconte.

Speaker: Il raconte qu'il a fait un rêve une fois.

Speaker: Et ce que j'ai adoré dans la manière dont il raconte le rêve, c'est que c'est méga réaliste.

Speaker: de quand tu racontes un rêve, en fait.

Speaker: C'est en mode... Bon, là, il y avait un type, je ne comprends pas pourquoi, mais il y avait un type.

Speaker: Et puis, tu sais, comme c'est commencé dans les rêves, on est à cet endroit, mais ce n'est pas normal.

Speaker: Mais dans le rêve, dans le contexte du rêve, je vais quand même avec le flou, etc.

Speaker: Il raconte de manière super réaliste.

Speaker: Et puis surtout, la manière dont... À nouveau, sur la forme, la manière dont il raconte le rêve...

Speaker: Du coup, les petits aspects irrationnels dans son récit de son rêve donnent un aspect très significatif au rêve lui-même.

Speaker: Et c'est trop bien.

Speaker: Vraiment, là, c'est l'apogée de la série.

Speaker: Je suis d'accord avec toi à 98%.

Speaker: Les deux derniers pourcents, c'est qu'on voit la lumière LED qui se reflète dans l'œil d'acier.

Speaker: Et du coup, moi, pendant tout ce moment, j'étais là, genre, je voyais l'équipe de tournage derrière et je l'imaginais tout seul, en pleine dépression, en train de déclamer à une lenteur absolue.

Speaker: Et moi, j'imaginais son contre-champ qui était clairement une caméra sur des rails de travelling avec toute une équipe, le script, la prise de son, le machin qui arrivait tout doucement, tout doucement.

Speaker: Et ça m'a un petit peu sorti de la chose.

Speaker: réalisatrice qui connaît trop.

Speaker: Peut-être.

Speaker: Pour vous donner une idée de la lenteur à laquelle il déclame ses répliques, je vais vous donner la toute fin de ce qu'il parle.

Speaker: Alors, encore une fois, c'est assez difficile.

Speaker: On parle toujours du suicide et on parle de son suicide de manière assez graphique puisque c'était dans une baignoire où il s'est lacéré les poignets.

Speaker: Et l'audio de ce petit moment est assez intéressant parce que, comme je le dis, ça va bien vous montrer la

Speaker: à laquelle il déclame ses répliques.

Speaker: Qu'est-ce que c'est que quelqu'un qui souffre et qui fait couler son sang par terre pour que tout le monde soit coupable?

Speaker: Tous les suicidés sont le Christ.

Speaker: Toutes les baignoires sont le Graal.

Speaker: Voilà.

Speaker: Fun Time, c'est l'épisode sans doute le plus joyeux que j'ai jamais vu de ma vie, surtout pour une série qui est censée être extrêmement humoristique.

Speaker: Et surtout, il le raconte, si je ne dis pas de bêtises, il le raconte à quelqu'un qui...

Speaker: qui n'a pas l'air d'en saisir la portée émotionnelle, et qui est le grand pote de Caradox, si je ne dis pas de bêtises.

Speaker: C'est Perceval, et c'est important que ce soit lui, parce que c'est la figure qui se rapproche le plus d'un enfant pour Arthur.

Speaker: C'est un peu son enfant adoptif, alors même s'ils ont à peu près le même âge.

Speaker: Mais comme il est con, en fait, il l'a un peu adopté.

Speaker: C'est à lui qui confie ce rêve.

Speaker: Ce n'est pas à sa femme, ce n'est pas à des gens importants pour lui, ce n'est pas à d'autres gens, c'est vraiment à son fils adoptif.

Speaker: Ce que j'allais vous dire tout à l'heure aussi, c'est que sur la forme de ce moment, ça m'a fait penser à un truc qui n'est pas la même chose dans l'exercice du cinéma.

Speaker: Il y a un film que j'aime beaucoup qui s'appelle It's a beautiful day in a neighborhood.

Speaker: C'est un biopic de... Roger.

Speaker: Mr. Rogers.

Speaker: Ah oui.

Speaker: Et pas Roger Waters qui fait autre chose.

Speaker: Non.

Speaker: Non, Mr. Rogers qui est une star pour enfants, surtout aux Etats-Unis, qu'on ne connaît pas beaucoup ici à part ses petites chansonnettes.

Speaker: Et il y a une scène dans ce film où Mr. Rogers parle avec le deuxième personnage du film en lui disant « Là, on peut se poser, ils sont dans un resto, on peut se poser et on va juste se regarder dans les yeux ».

Speaker: et souffler.

Speaker: Et là, il s'en suit un moment dans le film où, je ne sais pas combien de temps ça dure cette scène, ça dure peut-être 5 minutes, je ne sais pas, 4 minutes, ça paraît très long en tout cas, et c'est un moment où aucun des personnages ne dit rien, aucun des figurants dans le restaurant ne disent rien, parce que du coup, dans la scène, comment on dit, intradégétiquement, dans la scène, les personnages autour s'arrêtent aussi de parler et de faire du bruit, alors que c'est dans un restaurant,

Speaker: Et la caméra, juste, on fixe Mr. Rogers, fixe Mr. Rogers.

Speaker: Et en fait, on est avec lui.

Speaker: On suit sa pensée sans que... Là, la différence, c'est qu'il n'y a pas de mots prononcés.

Speaker: On suit sa pensée.

Speaker: Et j'ai ressenti ça ici.

Speaker: Et ce que je voulais dire, en plus de cela, c'est que c'est marrant quand même que dans Kaamelott, le seul moment que j'adore, je sais pas si... n'est pas un moment drôle.

Speaker: Ça me permet de souligner le fait que je ne trouve pas cette série drôle, mais du coup, quand elle sort de cet exercice, ça marche très bien.

Speaker: Il y a une bonne écriture.

Speaker: Je pensais que tu allais dire que le seul moment que j'aime dans Kaamelott, c'est quand il ne parle pas.

Speaker: Non, au contraire.

Speaker: Et c'est là qu'on arrive au conte d'Oku.

Speaker: C'est pour ça que je vous parlais de Jésus au début de l'épisode, du coup, parce qu'en fait, il se compare au Christ qui expie tous les péchés de tout le monde.

Speaker: Je ne sais pas si c'est véritablement comme ça que ça marche dans l'histoire, mais au

Speaker: C'est la symbolique du Graal.

Speaker: En fait, ce qui est intéressant, c'est que j'ai toujours l'impression, arrivé au dernier épisode, qu'ils n'ont toujours pas lu la légende d'Arthur, mais qu'ils se sont bien enseignés sur l'imagerie catholique et justement sur qu'est-ce que le Graal et qu'est-ce que ça vient apporter derrière.

Speaker: C'est clairement un point de départ.

Speaker: Effectivement, dans la série, on dit qu'il y a une table ronde avec un chevalier, avec des chevaliers, et en fait, voilà ce qu'on en fait.

Speaker: Après, ils se sont amusés là-dessus.

Speaker: Mais il ne faut pas chercher à se dire « Ouais, non mais attends, c'est Lancelot à la fin qui trouve le Graal » ou je ne sais pas quoi.

Speaker: J'aime plus si c'est ça, en fait.

Speaker: Est-ce que c'est ça?

Speaker: Est-ce que tu te souviens de Morgane?

Speaker: Absolument pas.

Speaker: Je ne suis pas persuadé qu'il trouve le Graal.

Speaker: Je pense qu'il trouve Avalon, qui est l'espèce de paradis des chevaliers de la table au Boulogne.

Speaker: Qu'est-ce que vous racontez?

Speaker: Je n'aime rien de tout ça.

Speaker: et qu'en fait il y a un peu parce qu'en fait ce qui est très intéressant avec la quête du Graal c'est que et c'est un peu ce que Astier essaye de faire ici c'est que c'est une quête personnelle c'est une quête de qui on est et de ce qu'on veut être et en fait

Speaker: Le problème, c'est que ce sont des légendes qui ont été écrites il y a très longtemps, qui du coup ne portent plus du tout les mêmes valeurs que celles qu'on pourrait avoir aujourd'hui.

Speaker: Et donc, la légende arthurienne, elle est plus sur une découverte de soi, mais une découverte de soi par rapport à Dieu, un Dieu qui n'est pas forcément celui qu'on croit parce qu'on est avec des Celtes.

Speaker: Et donc, il y a aussi un travail de mélange entre la culture catholique et la culture celte,

Speaker: C'est plein de choses qui se passent en même temps et au final, le Graal n'est pas si important que ça, un peu comme dans Kaamelott, ça reste un fil conducteur qui fait qu'on sait quel est l'intérêt des gens.

Speaker: Et c'est assez intéressant parce que ça fait partie des premières légendes qui ont une construction narrative moderne.

Speaker: C'est-à-dire qu'on a le McGuffin.

Speaker: Les gens cherchent un McGuffin, qui est le Graal, et à travers ça, on peut raconter des histoires.

Speaker: On l'avait un petit peu avec l'Odyssée, on ne va pas se mentir parce que c'est un peu la même structure.

Speaker: Oui, c'est revenir chez soi.

Speaker: Voilà, c'est ça, c'est d'aller chercher ou d'aller chercher la toison d'or ou d'aller chercher Pénélope qui attend au bout de la jetée.

Speaker: Il y a, à travers ça, on peut raconter des histoires et il y a un lien direct.

Speaker: Mais entre

Speaker: l'Odyssée et les légendes arthuriennes, on est sur des récits beaucoup plus religieux, qui sont là pour apprendre des choses, qui sont là pour servir une morale, et du coup on n'était plus du tout sur un truc tel qu'on raconte des histoires aujourd'hui, c'est-à-dire la construction intérieure et pas la construction sociétale.

Speaker: Je suis tellement contente de t'avoir posé cette question, que tu as pu nous raconter ça, c'est hyper chouette!

Speaker: Moi, j'ai envie de dire, comme ce qui est inscrit au fond de la baignoire, vous m'avez bien cassé les couilles.

Speaker: Parce que ce n'est pas vrai.

Speaker: Mais du coup, je trouve ça marrant que ce soit...

Speaker: La fameuse inscription qu'il y a dans le cas.

Speaker: Moi, ça m'a fait penser.

Speaker: Je me suis dit, est-ce que... En fait, tout est une métaphore de Jésus vers Arthur.

Speaker: Et là, pour le coup, j'ai essayé de faire une transposition de Arthur vers Jésus en me disant, est-ce que Jésus, quand il est mort sur la croix, s'est dit, vous m'avez bien cassé les couilles aussi, quoi.

Speaker: Je pense que c'est le cas, quoi.

Speaker: Pour le coup, littéralement, je pense même.

Speaker: Malheureusement.

Speaker: Orchidectomie, transition, normal.

Speaker: Il y a une dernière métaphore que je ferai avec une autre œuvre, ce serait « En attendant Godot ».

Speaker: En fait, finalement, c'est un prétexte.

Speaker: Donc, dans « En attendant Godot », c'est juste pour le faire gros.

Speaker: C'est une pièce de théâtre, si je ne dis pas de bêtises.

Speaker: C'est une espèce de théâtre où on attend un type et il se passe plein de trucs, on attend un type.

Speaker: C'est un peu la même façon où c'est des gars qui sont là en se disant un jour, un des chevaliers va revenir avec le Graal, on fait quoi?

Speaker: C'est ça qui est marrant.

Speaker: Ils ont tous un but commun, mais ils font rien pour avancer ce but.

Speaker: En vrai dire, les scènes où on voit qu'ils avancent vraiment sur le Graal, ça a peut-être représenté 10 épisodes de la série.

Speaker: En gros, t'as 3 épisodes qui se passent dans un donjon et c'est terminé.

Speaker: Le reste se passe à Camelot et...

Speaker: C'est de l'interpersonnel.

Speaker: Et d'un coup, l'épisode se transforme en Star Wars.

Speaker: Yes, parfait.

Speaker: Je te laisse, Liliane, ton moment.

Speaker: Vas-y, raconte-nous plus en détail.

Speaker: Ah ouais, ça va être court par contre, désolé.

Speaker: Moi, je crois qu'il est mort, ça y est.

Speaker: Non.

Speaker: il y a un fondu vers le noir mais je te dis moi je crois qu'il est mort ça y est c'est fini non je ne crois pas qu'il est mort je n'accepte pas je n'accepte pas cette vérité je refuse le podcast s'arrête ici allez à bientôt il y a un fondu vers le noir et on croit qu'il est mort ça y est et on switch vers l'extérieur il y a Lancelot qui marche avec sa tablette avec les pleins pouvoirs en main comme le tel Maréchal Pétain et du coup il croise enfin le comte Dukou qui est vêtu de noir

Speaker: qui pour moi est l'empereur.

Speaker: Qui s'appelait en fait Méléagant.

Speaker: Méléagant.

Speaker: Méléagant, très bien.

Speaker: Et qui lui dit qu'il faut tout effacer.

Speaker: Il faut effacer tous les chevaliers et faire table rase.

Speaker: C'était beau.

Speaker: À la place de la table blongue, on fait table rase.

Speaker: Ça commence presque pareil.

Speaker: Ça commence presque pareil.

Speaker: Et ce qui se passe, c'est que du coup, l'ordre 66, en fait, c'est l'ordre 66.

Speaker: C'est juste qu'il va demander à tous les Lancelots, tous les clones Lancelots, de tuer les Chevaliers.

Speaker: Et c'est un peu triste.

Speaker: J'ai eu des mauvais flashbacks avec l'envange de Sith.

Speaker: T'as entendu la musique derrière?

Speaker: The Duel of the Fates?

Speaker: En fait, la connexion entre Lancelot et Arthur, ça a toujours été un peu celle du professeur Eric, c'est de Magneto, où Magneto a toujours été du style, et Lancelot aussi.

Speaker: En fait...

Speaker: Lancelot pense qu'il y a des cons et les cons, il ne faut pas faire avec eux, il faut les buter, il faut faire ça en fait.

Speaker: Alors Castier est plutôt en mode, ben ouais, on est entouré de cons, mais il faut faire avec eux parce que c'est le projet, c'est de faire des choses avec des gens.

Speaker: Et Lancelot est en mode, ben non, il faut les exterminer, c'est des cons, ils ne servent à rien.

Speaker: En fait, du coup, c'est très clair.

Speaker: Astier, c'est Obi-Wan Kenobi?

Speaker: Non mais c'est vrai, Lancelot, c'est Anakin et Guéant, c'est... Claude Guéant, ouais.

Speaker: Claude Guéant, c'est le fatiguant.

Speaker: Et voilà, c'est tout.

Speaker: J'ai si mal fait mon casting Star Wars.

Speaker: Vous me corrigez dès que je donne un personnage.

Speaker: Et le page, je ne sais plus comment il s'appelle, qu'on voit depuis le début, c'est B1C3PO qui note toutes les choses.

Speaker: D'ailleurs, tout à l'heure, tu l'as dit, dans Star Wars...

Speaker: Dans Star Wars, à la base, les premiers scénarios écrits par Jean Lucas, c'est R2-D2.

Speaker: C'était du point de vue d'R2-D2 et c'est R2-D2 qui raconte toute l'histoire de Star Wars, toute la saga.

Speaker: Et c'est aussi pour ça que Jean Lucas met R2-D2 dans tous les films.

Speaker: En fait, comme c'est Georges Lucas et qu'il a une intégrité artistique, tout allait être en droïde, donc ça allait faire bip, bip, bip, bip pendant tout le temps.

Speaker: Et on n'aurait rien compris, c'est pour ça que les producteurs lui ont dit « Non, Georges, s'il te plaît, arrête, s'il te plaît.

Speaker: » Alors que Astier, lui, a une intégrité artistique et a tout mis en latin.

Speaker: Ah!

Speaker: Vraiment!

Speaker: Vraiment!

Speaker: Je suis désolé Néliane, mais Astier est supérieur à Georges Lucas sur ce coup.

Speaker: C'est au niveau de Stine Kane, visiblement.

Speaker: Il faut parler mieux des créateurs, s'il vous plaît.

Speaker: Les C5 étoiles, si vous êtes d'accord avec moi.

Speaker: Je peux totalement vous mettre dans la merde.

Speaker: Je leur dis, les C5 étoiles, si vous êtes d'accord avec moi.

Speaker: Donc, on a l'ordre 66.

Speaker: Il y a un mec, je ne sais pas qui ce serait, j'imagine, ce serait le père de Leïa qui vient chercher Obi-Wan pour lui dire, là, c'est la merde...

Speaker: Alors attendez, juste sur la scène où on voit qu'ils sortent la table, qu'ils mettent le feu.

Speaker: Et toute cette scène est faite avec un montage hyper chelou.

Speaker: Alors il y a une musique qui est jolie.

Speaker: Ah oui, c'est catastrophique ça.

Speaker: Mais surtout, c'est très mal monté.

Speaker: C'est aussi bien monté que le pilote.

Speaker: C'est là où tu vois qu'il monte lui-même le truc.

Speaker: Tout est au ralenti.

Speaker: Le plan caméra est un peu dans tous les sens.

Speaker: La caméra est positionnée n'importe comment.

Speaker: On dirait vraiment un film amateur la façon dont la caméra est positionnée.

Speaker: Les lumières ne sont pas bonnes.

Speaker: Et tu as des ralentis avec des effets de superposition entre le plan précédent et le plan suivant.

Speaker: Non mais moi j'ai essayé de me flashouiller après.

Speaker: Là t'es en train de me rappeler un traumatisme de réalisation.

Speaker: La question s'est sortie en quelle année le dernier épisode?

Speaker: 2009.

Speaker: 2009, ok.

Speaker: Mais le film est sorti quand?

Speaker: Il est sorti en 2021 et le niveau de réalisation n'est pas extrêmement supérieur.

Speaker: T'as encore des trucs comme ça qui vont pas, des plans qui sont trop longtemps, d'autres pas assez...

Speaker: À mon avis, c'est un bon scénariste, c'est un bon acteur, c'est un bon compositeur, mais il faut qu'il laisse la main pour la réalisation.

Speaker: Ce n'est pas un bon scénariste, c'est un bon dialoguiste.

Speaker: Et ce n'est pas du tout la même chose.

Speaker: Parce que l'écriture, et ça c'est quelque chose où je me fais souvent clasher sur Twitter à dire que les films sont mal écrits, l'écriture d'un film ne tient jamais ni dans son histoire ni dans ses dialogues.

Speaker: Le dialogue, c'est ce qu'on appelle les dialoguistes, et c'est ce que Théodiar, il n'était pas scénariste, il était là pour écrire des dialogues qui étaient drôles et sympas, et on aime beaucoup ce travail, et c'est dommage qu'il y ait beaucoup moins de gens aujourd'hui qui soient mis en avant pour leur travail de dialogue.

Speaker: L'écriture d'un film, c'est l'écriture visuelle, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on va montrer à l'écran?

Speaker: Parce qu'un réalisateur, il ne vient pas, il ne se dit pas « Oh tiens, qu'est-ce que je vais faire?

Speaker: Qu'est-ce que je vais filmer aujourd'hui?

Speaker: » Tout est écrit dans le scénario.

Speaker: Et parfois, c'est suggéré, mais c'est écrit d'une façon à ce qu'il y ait un voyage de l'œil qui se fasse.

Speaker: Et cette écriture, il ne l'a pas.

Speaker: Le voyage de l'œil.

Speaker: Le fameux.

Speaker: Et bien là, pour moi, le voyage de l'œil, il allait vers le panneau LED qu'on voit dans le reflet de l'œil d'Astier et qu'on se rend compte qu'il est sur un plateau de tournage.

Speaker: Mais là, dans le montage catastrophique avec les flammes et les machins et les trucs, vraiment, et il le fait après, il y a un montage alterné entre lui enfant et lui adulte.

Speaker: Vraiment, c'est ni fait ni affaire.

Speaker: Lui, il est positionné à la droite de l'écran, l'enfant est au centre, donc du coup, l'œil, il fait des zigzags pendant tout le truc, genre...

Speaker: On ne fait plus des films comme ça depuis les années 20, 1900.

Speaker: Donc, à un moment donné, genre en 2009, comment c'est possible?

Speaker: Bref, c'est un autre débat.

Speaker: Désolé.

Speaker: Donc, ordre 66.

Speaker: Et il y a Yoda qui vient le sauver en mode, viens, il faut partir tout de suite.

Speaker: Alors, c'est étonnant.

Speaker: Est-ce que devinez la profession de ce personnage qui arrive?

Speaker: Donc, qui ressemble à un...

Speaker: On dirait moins avec mes... Quel est le grade de... Les techniciens en informatique.

Speaker: Comment est-ce qu'on pourrait le décrire?

Speaker: Il est pêcheur?

Speaker: Il a l'air un peu d'être un pêcheur, mais c'est pas un pêcheur.

Speaker: Pourtant, c'est une sorte de bon samaritain, c'est-à-dire que c'est lui qui vient sauver Arthur quand tout le monde a abandonné.

Speaker: C'est le mec de l'auberge?

Speaker: Non, c'est un vendeur d'esclaves.

Speaker: Ah, je me sens encore plus sale qu'avec la blague où elle voulait se le faire quand il était mort.

Speaker: Mais en mode BDSM?

Speaker: en cerveau?

Speaker: Non, non, non, juste un vendeur d'esclaves qui est pardonné régulièrement parce que l'esclavage est présenté de manière rigolote à la même façon que le sexisme et l'homophobie dans cette série.

Speaker: On a parlé de terrorisme pendant une heure et demie, on n'a pas le droit de critiquer ça.

Speaker: Alors, je retire ce que j'ai dit sur Citizen Kane et Persona.

Speaker: Jusqu'ici, je voulais être gentil, mais non, cet épisode est insauvable.

Speaker: Donc Morgane, Georges Lucas, finalement?

Speaker: Pas mal, George Lucas.

Speaker: Il dénonce l'esclavage dans La Venace Front.

Speaker: Vas-y, sauvé, vas-y.

Speaker: Je vais te sortir de ça.

Speaker: Oh mon Dieu.

Speaker: Je pense que la morale de cette histoire, autant de Star Wars que de Kaamelott, c'est d'arrêter de laisser des mecs blancs écrire des choses.

Speaker: Je pense que c'est ça qui est le bon sens.

Speaker: Je vais regarder quoi, moi, après, Morgane?

Speaker: Je regarde quoi après?

Speaker: Par exemple, une série française incroyable 10% ou drôle de Fanny Rero, qui est certes une meuf blanche, mais qui reste une meuf et qui a des choses à dire.

Speaker: Et qui sait écrire un scénario.

Speaker: Elle sait très bien écrire autant les dialogues que l'image.

Speaker: Et ça, on aime beaucoup.

Speaker: Notamment Drôle, c'est une série courte sur Netflix et ça parle de stand-up, de comiques qui veulent devenir connus, qui commencent dans le milieu et c'est génialissime.

Speaker: Et la série est annulée malheureusement beaucoup, beaucoup, beaucoup trop tôt.

Speaker: Oui, mais elle se tient en elle-même.

Speaker: Ce qui est bien au moins, c'est que vous pouvez la regarder sans avoir de côté de... Je pense qu'on pourrait la faire d'ailleurs sur On a tout vu.

Speaker: Si un jour on arrive à avoir Fanny Réaud en invitée, ce serait incroyable, j'adorerais, mais c'est un autre débat.

Speaker: Si tu nous écoutes Fanny, envoie-nous un DM s'il te plaît.

Speaker: Et donc, ce pêcheur, on va dire que c'est un pêcheur.

Speaker: Ah, mais tu ne sais même pas sa vraie profession?

Speaker: Si, si, si, c'est un esclavagiste, mais... Vous êtes tous traumatisés pour ça.

Speaker: Mon cerveau a dégagé sa très très vite.

Speaker: Le pêcheur l'amène à une barque de pêche pour aller à Rome.

Speaker: Oui, parce qu'en fait, il se dit « Où est-ce que je vais aller?

Speaker: » Parce que Lancelot connaît tout de ma vie, en fait.

Speaker: Donc, il n'y a qu'un seul endroit où je peux aller.

Speaker: En même temps, il a tout écrit dans sa biographie « Où est-ce que je me suis caché toute ma vie?

Speaker: » Donc, forcément que Lancelot a un peu toutes les infos.

Speaker: Et j'adore parce que c'est le moment, en fait.

Speaker: Parce qu'on voit quand même pendant une heure Astier, genre, assis.

Speaker: Elle n'arrive pas à se lever.

Speaker: Et en fait, ce mec lui fait « Maintenant, il faut se lever, il faut prendre le bateau.

Speaker: » Et en fait, Astier lui fait « Non, mais ce n'est pas possible.

Speaker: Physiquement, tu me vois bien.

Speaker: Je ne vais pas prendre le bateau, en fait.

Speaker: Je vais mourir.

Speaker: » Et Venac lui fait

Speaker: Ouais, vous crèverez, mais en essayant de faire quelque chose.

Speaker: Et donc, T-Brain Shape, encore une fois.

Speaker: J'aime bien le genre de morale, voilà.

Speaker: Ok, tu vas crever, mais au lieu de t'habituer sur ton sort et juste te crever parce que t'abandonnes, ne baisse pas les bras, fais quelque chose et probablement tu vas mourir.

Speaker: Probablement que tu vas arriver à la fin que tu veux, c'est-à-dire crever.

Speaker: Tu veux crever visiblement.

Speaker: C'est purement problématique, mais je te rejoins tout à fait sur cette vision de la vie Agathe, donc je ne vois pas te critiquer là-dessus.

Speaker: Désolé, bah voilà, de toute façon les suicidés ne pourront pas m'en vouloir, puisqu'ils sont déjà morts.

Speaker: Allez, on va faire la suite!

Speaker: Oh mon dieu!

Speaker: Générique, Morgane!

Speaker: Vite!

Speaker: La pub!

Speaker: Vite, vite, vite, générique!

Speaker: Non!

Speaker: Non!

Speaker: L'autre bouton!

Speaker: L'autre gauche!

Speaker: Tu fais exprès, Morgane, c'est pas possible!

Speaker: Mais il y a trop de boutons!

Speaker: Vous êtes réalisatrice.

Speaker: Il y a trop.

Speaker: Écoutez... Faites mieux.

Speaker: Merci.

Speaker: C'est insupportable.

Speaker: Donc, il se retrouve à la plage et donc il freine le bateau.

Speaker: T'as un flashback.

Speaker: Enfin, t'as un flash forward.

Speaker: Oui, il se retrouve à Rome.

Speaker: Et donc, t'as probablement un an de flash forward parce que pour faire le bateau entre l'île de Bretagne et Rome, tu dois quand même avoir un bon moment, quoi.

Speaker: L'île de Bretagne étant la Grande-Bretagne, enfin, étant l'Angleterre.

Speaker: Oui, l'Angleterre.

Speaker: et effectivement oui ça a dû lui prendre un petit temps qu'est-ce qu'il fait là?

Speaker: mais c'est sa maison vous comprenez ce qu'il fait là non je comprends rien à la fin c'est sa maison il cherche Rosebud on est en rôde en Citizen Kane il cherche un peu le truc qui la trigger depuis le début

Speaker: Il trouve le drap dans lequel il a dû être bercé quand il était enfant.

Speaker: Et en le touchant, ça lui fait un flashback du truc dont il ne se souvenait pas, qui était qu'à 4 ans, il a tiré Excalibur de la roche.

Speaker: Et du coup, là, il se souvient de son premier sabre laser, tout simplement.

Speaker: Oui, mais c'est comme Ray dans The Force Awakens, quand elle touche le sabre de Luke.

Speaker: et qu'elle a un flashback.

Speaker: Ouais, c'est pratique les flashbacks quand tu touches un vêtement.

Speaker: Je dois avouer, c'est un peu chiant parce que ça m'arrive trop souvent dans la vie.

Speaker: Mais ce moment où tu touches quelque chose et soudain, tu as une partie de ta quête qui vient de se débloquer et tu te dis « Ah, mais oui, c'est vrai que j'avais fait ça.

Speaker: » Moi, je n'ose plus toucher des vêtements.

Speaker: Mon perso, j'ai arrêté.

Speaker: Je vis nu dans mon appartement désormais.

Speaker: Heureusement qu'on est en podcast.

Speaker: D'ailleurs, il y aura des clips vidéo du podcast.

Speaker: allez vous abandonner il y aura Agathe nue dans l'équipe oh là là c'était un selling point gigantesque

Speaker: Mais tu avais presque raison Morgane, la seule chose qui a changé c'est qu'il ne s'agit pas d'un linceau d'enfant, un linceuil, on appelle ça?

Speaker: Oui, un linceuil.

Speaker: Un linceuil d'enfant, mais il s'agit de la robe de sa première femme qu'il a laissée au moment où elle est partie avec son homme, parce qu'en fait elle était vraiment mariée.

Speaker: Comme lui ensuite s'est mariée à une femme alors qu'il était même mariée.

Speaker: Pourquoi la robe de sa femme lui fait penser à quand il était enfant?

Speaker: C'était son premier amour.

Speaker: De la même façon qu'il se souvient de son premier amour, il se souvient de la première fois qu'il a sorti de l'épée.

Speaker: Parce que l'épée, pour les gens qui nous suivent, est une vision très sexuelle des hommes qui n'arrivent pas à voir leur sexe comme autre chose que des objets longs et pointus qui viennent pénétrer le corps des autres.

Speaker: Voilà, c'était Kano.

Speaker: Oui, c'est clairement une notion de pouvoir.

Speaker: C'est clairement une métaphore sur sa capacité à agir sur les choses.

Speaker: Surtout si tu nous dis qu'il s'est suicidé parce qu'il ne pouvait pas procréer.

Speaker: Donc, on est clairement sur un lien assez évident sur son pouvoir et ce que ça vient de dire de ne plus être puissant.

Speaker: L'impuissance.

Speaker: Tata-tata.

Speaker: En fait, ça commence par... D'abord, il va... En fait, il n'a plus envie d'être roi, donc il pose l'épée, il remet l'épée dans le rocher, et il se passe 3-4 épisodes où tout le monde est en mode « alors qu'est-ce qu'on fait avec cette épée dans le rocher?

Speaker: » Tout le monde essaie de l'enlever, il n'y arrive pas, et puis ensuite, il fait « non mais vous me m'avez tous cassé les couilles » et il part chercher un enfant.

Speaker: C'est ça, dans ce genre-là.

Speaker: Mais donc, ouais, c'est clairement une progression de la dépression.

Speaker: Et puis, on revient sur le côté d'impuissance masculine, puisque ce qui a marqué au fond de la baignoire, c'est bien, vous m'avez cassé les couilles.

Speaker: Mais t'as raison.

Speaker: Littéralement, on est sur l'impuissance.

Speaker: On est sur la question de qu'est-ce qu'un homme, s'il ne peut pas procréer?

Speaker: Mais la prochaine fois, il faut qu'on invite Freud à cette émission, en fait.

Speaker: C'est lui qui nous manque.

Speaker: Non.

Speaker: Lui, il va encore nous parler de sa mère et tout, et puis il va nous demander aussi si... Ça vous ferait plaisir de coucher avec votre demi-sœur?

Speaker: Non, non, non, c'est insupportable, on va pas avoir fraude à la table.

Speaker: Tu t'es encore trompé, c'était pas le générique.

Speaker: C'est insupportable.

Speaker: On a ce fameux montage alterné qui est dégueulasse avec lui en train d'être enfant et de jouer avec son sabre laser et lui vieux qui n'a plus de sabre laser qui a un bâton à la place.

Speaker: Donc encore une fois, le côté impuissance, il est parti d'un sexe masculin fort jusqu'à quelque chose qui est un bâton.

Speaker: Voir même à un moment donné, il joue avec le tissu presque comme si c'était la...

Speaker: Comme si c'était le truc.

Speaker: On a aussi la corrida, finalement.

Speaker: C'est vrai, il y a un petit côté corrida.

Speaker: Et là, l'effet le plus incroyable du cinéma.

Speaker: C'est cliché, mais moi je le trouve efficace.

Speaker: Nous arrivons à un ratio qui appelle le cinéma, c'est-à-dire qu'on passe du plein écran à soudain le 16 neuvième, voire cinémascope.

Speaker: Du coup, l'image se rogne, tout simplement.

Speaker: Il y a des bandes noires qui apparaissent.

Speaker: Alors, c'est quelque chose que les gens pensent souvent, mais ce n'est pas ce qui se passe.

Speaker: Eh, ça y est, c'est bon.

Speaker: Eh, ça y est.

Speaker: Morgane, c'est clairement des bandes noires qui apparaissent.

Speaker: C'est quoi si tu veux?

Speaker: L'image se rogne et donc laisse apparaître derrière le fond.

Speaker: C'est un fond noir.

Speaker: D'accord, si tu veux.

Speaker: Mais parce qu'en fait, souvent dans les anciens logiciels de montage, la façon dont ils le faisaient, c'était effectivement de rajouter des bandes noires qui venaient s'apposer à l'image.

Speaker: Sauf qu'en fait, c'est une image qui n'est pas vraie.

Speaker: Le format de l'image est très important parce qu'en fait, dans un monde idéal, il faudrait que

Speaker: l'écran sur lequel tu es en train de regarder le visuel soit en train de se rétrécir à la même façon.

Speaker: Et c'est pour ça que beaucoup d'anciens cinémas avaient des rideaux qui leur permettaient, en fait, ces rideaux bougeaient en fonction de la taille de l'image qui était projetée.

Speaker: Et c'est super satisfaisant de voir ça, d'ailleurs, dans un cinéma.

Speaker: Ah, c'est pour ça?

Speaker: J'adore, avec le petit bruit qui fait... Maintenant, ça se produit surtout au début, quand tu passes des pubs qui sont en 16-10e, j'en sais rien, qui sont très hautes, et on passe au film qui est beaucoup plus étroit.

Speaker: Du coup, il y a les rideaux qui font blablabla.

Speaker: Exactement.

Speaker: Parce qu'en fait, on est bien sur un format d'image et pas sur l'idée que l'obscurité avance et vienne réduire ta vision.

Speaker: Parce que ça, du coup, c'est quelque chose de...

Speaker: presque obscurantiste, si je peux me permettre, sur le cinéma.

Speaker: Néanmoins, cet effet nous indique que la suite de Kaamelott se passera au cinéma et on a un truc qui dit bientôt Arthur redeviendra un héros.

Speaker: Encore une fois, je pose question sur le fait que comme il est incapable d'avoir une descendance et que du coup, on lui a littéralement cassé les couilles, est-ce que redevenir un héros, ça veut dire redevenir un homme?

Speaker: Moi, je le relie beaucoup à la dignité des faibles, le concept de héros dans ce contexte-là.

Speaker: Il a arrêté d'essayer de sauver les gens.

Speaker: Il y a Lancelot qui a pris le pouvoir.

Speaker: C'est bon, allez, vas-y, allez.

Speaker: débrouillez-vous les gars et c'est tout ce qu'il fera dans la première partie du film d'ailleurs il va vraiment s'en battre les steaks d'essayer de sauver les gens il va être en mode de bah c'est cool vous êtes là chouette continuez à être dans la merde avant d'accepter sa mission à nouveau de la même façon qu'Obi-Wan a un peu abandonné après avoir échoué avec Anakin qui est devenu Dark Vador il a dit bah maintenant je vais me reclure dans une grotte de la même façon que Arthur l'a fait

Speaker: avant de sortir et d'aller jusqu'au sacrifice pour sa communauté, pour ses idéaux, pour son espoir.

Speaker: Et alors, on n'a pas encore vécu ce sacrifice dans Kaamelott parce qu'il reste encore deux films, un qui sortira en 2024 et un probablement en 2027.

Speaker: Mais c'est visiblement la suite logique des événements, un peu comme avec Iron Man, un peu avec... Oui, à peu près tous les films Marvel qui existent.

Speaker: Tous les personnages bien écrits, en général, ça se termine par un sacrifice, parce qu'ils doivent aller jusqu'au bout de leurs idéaux.

Speaker: Avec Ragnar Lovebrook dans Vikings?

Speaker: Tout à fait, tout à fait.

Speaker: Et c'est peut-être que c'est l'annonce.

Speaker: Quoi qu'il en soit, on a tout vu, on est persuadés qu'on peut améliorer n'importe quel scénario en Force Femme ou Force Masque, un personnage.

Speaker: Et c'est donc le moment d'arriver à notre nouveau segment préféré qui est le Tuck Mary Kill.

Speaker: Sachez que la personne qui a eu l'idée de ce segment est en train de se faire un face palm.

Speaker: Je regrette mais si fort d'avoir proposé cette chose.

Speaker: Et sachez que je n'étais pas dans la pièce quand cette idée...

Speaker: Moi, je la prouve complètement.

Speaker: Je vous rappelle les règles du Tuck Marie Kill.

Speaker: Comme le Fuck Marie Kill, l'idée est de savoir qui ont Force Femme ou Force Masque, qui est-ce qu'on marie dans cet épisode et qui est-ce qu'on tue.

Speaker: Mes chères co-animatrices,

Speaker: Qui est-ce qu'on force femme ou force masque?

Speaker: Est-ce que vous vous souvenez même des personnages, déjà?

Speaker: Moi, je pense que la demi-sœur, clairement.

Speaker: Pour moi, il y a un choix évident.

Speaker: Pour moi, il y a un choix évident.

Speaker: Pour moi, c'est Astier qui est force femme, oui.

Speaker: Parce que déjà, on lui a cassé les couilles, donc il a déjà fait l'orchidoc-témie, donc c'est bien.

Speaker: C'est une bonne échec.

Speaker: Pour moi, ce n'est pas la partie où on parlait des éclavagistes et tout.

Speaker: Moi, c'est cette partie-là qui me cringe, en fait.

Speaker: Oui, fondatrice du Wikitrans, tu as quelque chose à nous dire sur...

Speaker: En plus, il a déjà fait du laser, donc il est déjà habitué à la douleur et tout.

Speaker: Voilà.

Speaker: Il est dépressif.

Speaker: Troisième point.

Speaker: C'est bon.

Speaker: Mais non.

Speaker: On ne peut pas dire des choses comme ça.

Speaker: Voilà, il ne peut pas avoir d'enfant, quatrième point important.

Speaker: Il a un intérêt spécifique, qui est le Graal, qui l'obsède un petit peu.

Speaker: Il sait tout ce qu'il y a à savoir sur le Graal.

Speaker: Donc, il est un petit peu autiste.

Speaker: Il est clairement.

Speaker: Non, je fais tous les clichés.

Speaker: Vraiment, je suis en rebas.

Speaker: Il a un requin peluche.

Speaker: Il fait du polyamour.

Speaker: Ok.

Speaker: Est-ce qu'elle met Cornichons?

Speaker: Il est entouré de Cornichons, a priori.

Speaker: Ils sont tous abrutis.

Speaker: Pour moi, clairement, Astier, on le forcefemme.

Speaker: Tout va bien.

Speaker: Elle sera beaucoup plus heureuse après.

Speaker: Donc, tout ira bien.

Speaker: Avec qui on se marie?

Speaker: Moi, je... font tout chier.

Speaker: Eh bien, nous avons avec nous Astière qui nous revient de Rome.

Speaker: Moi, j'ai deux propositions à vous faire, mais clairement, c'est Lesbian Unsensifies, parce que j'ai deux propositions, c'est que des femmes.

Speaker: La première, c'est celle qu'on voit pendant trois secondes, qui est sa première femme, qui est vraiment un super personnage et malheureusement qui est obligée de partir au milieu de la saison, donc on la voit pas ensuite.

Speaker: Mais elle était super, et pour le coup, c'est une des seuls personnages qui est pas trop conne et en plus pas méchante.

Speaker: Et sinon, Gugnèvre, à mon avis, je pense, c'est...

Speaker: Une femme douce et aimante qui a quand même voulu prendre soin du roi Arthur alors qu'il a vraiment chié sur la gueule pendant des années.

Speaker: Elle a beaucoup de courage et je l'aime pour ça.

Speaker: Quitte à choisir, je pense que ça pourrait être une bonne partenaire.

Speaker: J'aurais dit que Nièvre aussi, mais j'ai une invitée surprise.

Speaker: Je pense à la meuf du pilote, le chevalier femme.

Speaker: Oh my god!

Speaker: Parce qu'en fait...

Speaker: Genre, I want to fix her.

Speaker: Elle a clairement de l'homophobie intériorisée.

Speaker: Moi, j'ai trop envie qu'elle aille se battre et tuer des gens et ramener des clafoutis à la cerise.

Speaker: Pour moi, Marie, c'est le chevalier femme.

Speaker: Bonne réponse.

Speaker: Et du coup, qui est-ce qu'on tue?

Speaker: C'est Béléagant.

Speaker: Je ne le supporte pas.

Speaker: Voilà, deux cinq minutes, et c'est trop évident.

Speaker: C'est genre le gros méchant, tu vois.

Speaker: Ok, je sors quelqu'un d'autre, ok, d'accord.

Speaker: Oui, moi, je le connais pas.

Speaker: Vous allez dire demi-sœur, évidemment.

Speaker: Qui ça?

Speaker: La demi-sœur?

Speaker: Non, moi, je pense à quelqu'un.

Speaker: J'aurais pas pensé à cette personne si j'avais pas eu son background, mais le mec qui a vendu des esclaves, voilà.

Speaker: Ah oui, c'est vrai!

Speaker: C'est bon, je suis d'accord avec ça.

Speaker: Parce qu'en fait, déjà, son attitude de « vous êtes pas bien, vous allez vous lever » me dérange un petit peu.

Speaker: Oui, un petit win-shake-cord.

Speaker: Voilà, exactement.

Speaker: Et vendeur d'esclaves.

Speaker: À un moment donné, genre « bon, on va le buter ou quoi?

Speaker: » Oui, oui, oui.

Speaker: Je suis d'accord.

Speaker: Agathe a l'air de hocher la tête.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Après, c'est vrai que si tu vas dans cette partie-là de l'histoire, tous les personnages, du coup, ont acheté des esclaves.

Speaker: Donc, ils sont tous habitués.

Speaker: De toute façon, il n'y en a pas beaucoup à sauver, j'ai l'impression, dans tout ce cast.

Speaker: Sinon, la Zouz qui fait un combo de dire Gwyn et de faire culpabiliser machin pour son... C'est Gonièvre.

Speaker: Ok, elle.

Speaker: On la tue.

Speaker: En fait, je préfère tuer un mec, mais...

Speaker: On peut faire un trio de trois meufs, moi ça me va aussi.

Speaker: On la force, masque... Oh mon dieu, non, non, non, non!

Speaker: Et après... Attends, il est où?

Speaker: Et ses têtes en a tous mis!

Speaker: Cette bec va venir acheter les notes.

Speaker: Allez, on va passer surtout aux notes pour savoir que vaut cet épisode.

Speaker: Oui, c'est la notation Lost pour Larmes, Originalité, Sexisme.

Speaker: Et est-ce que ça termine bien la série?

Speaker: Au niveau des larmes, est-ce qu'on a beaucoup pleuré?

Speaker: Non.

Speaker: Alors, est-ce qu'on ne lui donne pas quand même des points sur le contexte?

Speaker: C'est d'un déprimant absolu pour une série qui est censée être humoriste.

Speaker: Ah, pas de bien ta question.

Speaker: T'animes l'émission.

Speaker: Pardon.

Speaker: Pardon, pardon.

Speaker: Non, mais oui, t'as raison.

Speaker: Il y a Nyléane qui m'a littéralement dit... Faites mieux.

Speaker: Faites mieux.

Speaker: On n'a encore pas gagné?

Speaker: Bon, je pense.

Speaker: Bon, du coup, au niveau de l'arme, on met combien?

Speaker: Moi, je retiens surtout le moment que je vous ai dit, qui m'a marqué.

Speaker: Et il est très bien.

Speaker: Cependant, c'est juste un moment dans l'épisode.

Speaker: Donc, un petit malus pour ça, de mon côté.

Speaker: Je ne sais pas, quatre?

Speaker: Ouais, quatre.

Speaker: Moi, je serais partie sur un quatre aussi.

Speaker: Moi, je dois vous dire que c'est de la nostalgie qui parle, mais j'ai la chair de poule à chaque fois que j'entends la musique.

Speaker: Parce que du coup, toute la scène finale se passe sur une musique d'un film avec Louis de Funès.

Speaker: Et à chaque fois que j'entends cette musique, du coup, j'ai la chair de poule.

Speaker: Donc, je mettrai un peu plus, mais 4, c'est bien.

Speaker: En termes d'originalité, je trouve ça assez original de faire un épisode final entièrement en huis clos.

Speaker: surtout sur une grosse série qui est attendue un petit peu voilà de faire ça sur la dépression aussi pareil on n'est pas sur un sujet simple sur les tentatives de suicide il y a certaines choses qui sont faciles dans cette originalité là donc je ne lui mettrai pas tous les points mais pareil je serais assez tenté d'aller vers un 4 par exemple

Speaker: Ok, t'as raison.

Speaker: Au niveau du sexisme, on est toujours bien.

Speaker: On est toujours très très bien dans le sexisme.

Speaker: Ça ne change pas.

Speaker: Il y a très peu de personnages.

Speaker: Il n'y a aucune femme qui se parle, je crois.

Speaker: Et à chaque fois qu'elles sont présentées, c'est soit parce que c'est la mère, soit la sœur, soit la femme.

Speaker: C'est toujours une relation.

Speaker: Le personnage n'existe jamais en tant que tel.

Speaker: Il n'a pas trop d'évolution non plus dans cet épisode.

Speaker: Quoique à part Gonièvre.

Speaker: Est-ce qu'il y a une raison de ne pas mettre six, du coup?

Speaker: C'est qu'il y en a quand même plus que dans le pilote.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Et dans le pilote, on en a mis 5.

Speaker: Je serais tenté de mettre la même note en vrai que le pilote.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Est-ce que ça termine bien la série?

Speaker: C'est compliqué pour vous de répondre.

Speaker: Moi, j'ai envie de dire concrètement non, puisque ça dit que ça va continuer.

Speaker: Donc, ça ne termine pas.

Speaker: Le plan final est littéralement de dire que ça revient.

Speaker: Donc, il n'y a pas de fin.

Speaker: Cela étant dit, il y a quand même, on a l'impression, la fin d'un arc narratif assez important.

Speaker: On sent qu'on revoit tous les personnages et je suis tenté de mettre beaucoup de points par rapport à ça.

Speaker: Le côté de « on vient clore pas mal de relations ».

Speaker: Et pour une série comme Kaamelott, ça me semble assez important parce que les gens ont dû s'attacher à ces personnages.

Speaker: Ok, oui.

Speaker: Mais en même temps, on a l'impression que presque ce n'est pas la même série.

Speaker: Oui.

Speaker: Ah oui, clairement.

Speaker: Moi, je voulais juste une brochette de sketch.

Speaker: En vrai, c'était une brochette de sketch, des sketchs beaucoup moins drôles et beaucoup plus graves.

Speaker: Mais la façon dont c'est fait, on a bien un sketch, deux sketchs, trois sketchs.

Speaker: Chaque rencontre avec quelqu'un est traitée d'une manière où on a la construction.

Speaker: C'est écrit comme des sketchs à chaque fois.

Speaker: Oui, d'accord.

Speaker: Et en vrai, c'est vraiment sur le même niveau, le même ton que les deux dernières saisons entières.

Speaker: Il y a une continuité assez forte, mais c'est vrai que vous ne l'avez pas.

Speaker: C'est vrai que vous regardez les pilotes et vous dites que c'est vraiment pas la même série, et je suis d'accord.

Speaker: Si, je le savais.

Speaker: C'est un vrai bateau de Thésée, cette série.

Speaker: Progressivement, vous connaissez le bateau de Thésée.

Speaker: C'est ce bateau où les Grecs se sont posés la question si jamais on prend une planche, on l'enlève et on en met une autre, est-ce que c'est toujours le même bateau?

Speaker: Et si jamais je fais ça, donc première question, la réponse est souvent oui.

Speaker: La question c'est si jamais j'enlève une nouvelle planche, puis encore une autre, puis encore une autre, et sur un laps de temps de un an, toutes les planches ont finalement été remplacées parce qu'elles en avaient besoin.

Speaker: et il ne reste plus aucune planche de l'original, est-ce que c'est toujours le même bateau?

Speaker: Et finalement, le ton a changé, tout a changé, il ne reste que les personnages et les relations entre les personnages, sinon le projet de la série n'est plus le même du tout.

Speaker: Est-ce que c'est encore la même série?

Speaker: Moi, je pense que oui.

Speaker: Et je pense que c'est le fait de le connecter, c'est mon point de vue de meuf qui a déjà vu la série, mais il clôt toutes les aventures et il en démarre une nouvelle.

Speaker: Je trouve que ça termine très bien.

Speaker: Je pense qu'elle doit avoir le dernier mot.

Speaker: Du coup, quelle note tu mettrais?

Speaker: Je lui mettrais un 5 sur 6.

Speaker: Ce qui nous fait du coup un résultat de 18 sur 24.

Speaker: Sachant que le final de Phenomen Raven était à 2 sur 24.

Speaker: Donc on vient de gagner 16 points.

Speaker: Mais comment c'est possible qu'on était à 2?

Speaker: Je ne me souviens pas.

Speaker: What?

Speaker: Parce que je faudra réécouter l'épisode.

Speaker: L'épisode 9...

Speaker: ce qui s'est passé.

Speaker: Il y a donc un grand écart entre le final de Phénomène Raven, qui ne terminait pas la série, qui n'était pas forcément triste, qui n'était pas forcément original, donc forcément on mettait pas beaucoup de points là-dedans, et n'était pas forcément sexiste non plus, comparé à cet épisode qui coche quand même énormément de cases.

Speaker: Les deux sont assez différents.

Speaker: Il y en a un qui est très émotionnel, l'autre qui est sur une continuité de la... Voilà, c'est évident.

Speaker: En tout cas, tu m'offres un...

Speaker: une très bonne transition, comme d'habitude, sur la suite.

Speaker: Parce que la prochaine série qu'on va regarder nous propose aussi, un peu comme pour Kaamelott, cette idée qu'on a un premier épisode qui nous met un cadre, on sent que la série va aller dans une direction.

Speaker: Et le final, les gens ont clairement pris du LSD pour l'écrire.

Speaker: Et ça n'a aucun rapport.

Speaker: On va vous parler d'une des séries matricielles de l'histoire de la télé, Le Prisonnier.

Speaker: J'espère que vous serez au rendez-vous.

Speaker: Et d'ici là... Faites mieux.

Speaker: Merci.

Speaker: J'adore.

Speaker: C'était On a Tout Vu!

Speaker: Un gros bisous!

Speaker: Vous venez d'écouter l'épisode 10 de On a tout vu, une coproduction Drama Queers et What a Coin Killing Productions présentée par Agathe Mahmoud, Morgan J. Kelly, Nileanne Dorfer.

Speaker: On remercie vivement Arnold Savary pour la musique du podcast et le mix sonore, ainsi que Pauline Martinez pour la photo du podcast.

Speaker: On se retrouve la semaine prochaine pour les deux épisodes finaux, enfin le premier épisode final de cette saison 1 de On a tout vu avec le prisonnier, une série de 1967.

Speaker: Mais que va-t-il donc se passer?

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