Transcript
Speaker: J'ai un bon salaire, j'ai un gros salaire.
Speaker: Je ne suis pas heureux, je suis presque en dépression.
Speaker: J'ai 30 ans, je reprends mes études.
Speaker: Les conseils amicaux, familiaux, ils disent « bah non, ta carrière, qu'est-ce que tu fous à 30 ans, mais c'est trop tard?
Speaker: » Le projet a failli être arrêté 20 fois.
Speaker: Trois mois avant, il y a 300 personnes et que 300 personnes, on perd 70 balles.
Speaker: C'est le travail de fourmis, que personne ne voit l'ombre, toute la merde et la galère que tu as à manger.
Speaker: Les gens disent « c'est facile, vas-y ».
Speaker: Je doute en permanence.
Speaker: tout le temps.
Speaker: Ce que disait Churchill, c'est d'aller d'échec en échec avec enthousiasme.
Speaker: Sans le sport, aujourd'hui, je pense que je serais dans un état compliqué en termes de santé mentale.
Speaker: J'aime bien la phrase qui dit, c'est d'être gentil, soyez vrai.
Speaker: Le sport business va sauver la planète ou l'aggraver.
Speaker: Bonjour et bienvenue sur Kilomètre 30.
Speaker: Pour ce nouvel épisode, je reçois François Singé, un entrepreneur qui a choisi la liberté en multipliant les activités dans le sport, du conseil à la direction du Sportmed Summit, en passant par l'accélération de start-up et les partenariats de la course Marseille Outdoor Experience.
Speaker: On parle dans cet épisode de la réalité de sa méthode.
Speaker: Comment il diversifie son risque avec des modèles à la fois aux fixes et aux variables.
Speaker: Comment il a osé tout plaquer à 30 ans, notamment un gros salaire en entreprise, pour reprendre ses études dans le sport.
Speaker: François nous partage aussi sa routine exigeante pour jongler entre les projets, mais aussi son lien fort, presque viscéral avec l'impact.
Speaker: Allez, je ne vous en dis pas plus et je vous souhaite une très bonne écoute.
Speaker: Hello François, bienvenue sur Kilomètre 30.
Speaker: Salut Victor.
Speaker: Ravi d'enregistrer avec toi.
Speaker: Moi aussi.
Speaker: Depuis le temps qu'on échange?
Speaker: Je t'avoue qu'en préparant ton épisode, en cherchant un petit peu à t'introduire, c'est pas évident, on se rend compte que François fait plein de choses.
Speaker: Du coup, peut-être le plus simple, c'est de te laisser te présenter.
Speaker: D'abord, comment ça va?
Speaker: Déjà, ça va très très bien.
Speaker: On est sur les fêtes de fin d'année, donc la période de Noël est sympa.
Speaker: Et ça va, beaucoup de travail et ça va être l'occasion de pouvoir aussi préciser et puis te raconter un petit peu mon parcours et ce que je fais.
Speaker: Ravis d'être là avec toi.
Speaker: Ravis également.
Speaker: Est-ce que tu peux te présenter du coup, qui est François?
Speaker: Je me définis d'abord comme un couteau suisse du sport business et de l'impact.
Speaker: Cette métaphore du couteau suisse est intéressante puisqu'aujourd'hui j'ai différentes activités.
Speaker: J'ai monté ma structure, ma société qui s'appelle Sport Impact Consulting.
Speaker: Et celle-ci vient apporter un regard sur différentes thématiques.
Speaker: Un, l'accompagnement de startups que j'accélère, dont je permets de connecter à mon réseau sur des enjeux business.
Speaker: J'ai pris la direction des partenariats d'un trail urbain qui s'appelle Marseille Outdoor Experience.
Speaker: On va en parler.
Speaker: On va dire une expérience extrêmement intéressante ici au cœur de Marseille.
Speaker: Et puis j'ai pris la direction générale d'un événement qui s'appelle le Sport Med Summit, qui est un événement plutôt d'inspiration générale et qui met l'impact et la RSE au cœur de son modèle sur des sujets de transition écologique, sur des sujets de féminisation, de place de handicap.
Speaker: les sujets du sport qui ne sont pas forcément très à la performance, mais à l'impact social et environnemental qu'ils dégagent.
Speaker: Voilà un petit peu mon écosystème et ce que je fais aujourd'hui.
Speaker: Ok, donc tu n'as pas un parcours simple, tu n'es pas le fondateur juste d'une boîte, tu es impliqué dans plusieurs projets structurants, donc il y a aussi Fly Cup aussi, dans lequel tu es impliqué, donc Sport Med Summit, Marseille Outdoor Experience, Sport Impact Consulting, tu es au board aussi de
Speaker: de plusieurs startups.
Speaker: Je ne te l'ai pas dit, au bord de plusieurs organisations.
Speaker: Mon objectif quand je te parlais de Couteau Suisse, c'est aussi d'avoir une vision 360 de l'écosystème du sport.
Speaker: Donc je suis en conseil d'administration de sport et citoyenneté qui est un think tank européen.
Speaker: qui travaille sur des enjeux de mesure de l'impact social du sport.
Speaker: Je suis au conseil d'administration de Football Ecologie France aussi, qui met justement les responsabilités au cœur des clubs de foot amateurs et professionnels.
Speaker: Je suis au-de-bord du Planet Sporting Club, qui permet justement à des athlètes, des top athlètes, de prendre la parole sur des sujets et des enjeux de développement.
Speaker: Et puis, comme tu l'as dit, au niveau des startups que j'accompagne, il y a Flycup et puis il y a aussi Tidop,
Speaker: qui est une super organisation aussi à Marseille et qui permet de travailler sur des sujets de formation dans les entreprises par le biais d'athlètes et par le biais de personnalités.
Speaker: Il y a le patron du GIGN, Nana Kiscafondrière à la NASA, enfin bref, comment le sport vient aussi apporter des sujets de formation, notamment Soft Skills, et c'est une mission qui est extrêmement intéressante.
Speaker: Voilà la diversité de projets dans lesquels je suis.
Speaker: Ok, c'est hyper intéressant.
Speaker: Du coup, je pense que ça peut inspirer pas mal de personnes.
Speaker: Tu me parlais aussi d'apport d'affaires.
Speaker: Hier, on s'est rencontrés pour le contexte.
Speaker: On était à l'événement organisé par la Sportech à Marseille.
Speaker: En deux mots, comment est-ce que tu fais de l'apport d'affaires avec différents projets?
Speaker: En fait, ce qui est intéressant aussi dans cet écosystème, c'est qu'une fois que tu as fait tes preuves, en quelque sorte, je donne l'exemple de Marseille ou de l'Expérience qui est le trail urbain, et là je salue Pierre-Alexis et Sébastien qui sont mes deux compères et deux cofondateurs de ce trail urbain, on commence assez souvent les projets, en tout cas il y a beaucoup de personnalités et d'agences aussi qui font ça par de l'importeur d'affaires.
Speaker: Ça peut être à double tranche sur l'apporteur d'affaires, il y en a beaucoup qui en ont marre parce qu'on peut travailler trois mois pour rien.
Speaker: Mais sur ce projet-là, Marseille-Odor Experience, j'ai accepté la mission parce que j'avais un peu de temps.
Speaker: J'ai pris une demi-journée, une journée par semaine et puis très vite.
Speaker: J'ai eu cette chance-là, c'est que 1, l'événement est très premium, très qualitatif et de 2,
Speaker: le monde du running a le vent en poupe aujourd'hui.
Speaker: Kilomètre 30 c'est intéressant, on est quand même sur la métaphore aussi du kilomètre, de la pratique de la course à pied et très très vite énormément de deals sont signés avec des grands groupes, Iron, On, des grandes marques qui viennent s'adosser à cet écosystème du sport, des courses sold out, enfin bref.
Speaker: Et donc on commence par l'apporteur d'affaires qui derrière, lead sur des enjeux économiques et business intéressants quand ça signe.
Speaker: Et une fois que ça s'est fait, c'est préempté, ça marche, qu'est-ce qui se passe?
Speaker: Il y a d'autres organisations qui viennent, la Spartan Race et d'autres en disant « Tiens, j'ai vu que tu avais réussi à mener, à développer une quinzaine de partenariats au sein de cette structure-là, viens nous aider, est-ce que ça te dit?
Speaker: Est-ce que tu veux aussi être apporteur d'affaires? »
Speaker: La politique des petits pas fait que tu acceptes, tu négocies aussi des TGM fixes en plus de ces sujets et puis à la fin tu as un mapping de projet qui t'apporte à la fois du fixe et du variable qui je pense pourront intéresser tes auditeurs puisque l'objectif c'est de se dire moi ma vision à moi c'est la liberté totale
Speaker: Je suis mon propre patron et je choisis avec qui je veux bosser, quand je veux et à quelle fréquence.
Speaker: Il faut délivrer, il faut être carré, il faut être précis, parce que sinon, c'est aussi un petit monde.
Speaker: Si tu es mauvais, on ne te propose pas des choses.
Speaker: Si tu es bon, des portes te s'ouvrent en entrant.
Speaker: Et ça, c'est intéressant.
Speaker: Ok, hyper intéressant.
Speaker: Mais en pratique, il y aura toujours des objections, mais je prends quelqu'un qui est salarié ou...
Speaker: Comment il met ça en place du coup?
Speaker: Celui qui est salarié d'une monostructure et qui est pieds et poings liés à une structure, ça va être compliqué pour lui.
Speaker: C'est le revers de la médaille.
Speaker: Moi par contre, si demain mes missions s'arrêtent, je n'ai plus rien.
Speaker: Je n'ai personne au-dessus.
Speaker: On parle de chômage, on parle de retraite, etc.
Speaker: C'est le pendant aussi de cette liberté totale.
Speaker: Ce crédo de la liberté, je te raconterai aussi mon kilomètre 30 tout à l'heure, pourquoi j'ai choisi cette voie-là.
Speaker: Je te le raconterai.
Speaker: Si j'ai ce parcours-là, c'est parce que ça découle de problématiques qui étaient un peu plus compliquées avant.
Speaker: Et donc cette liberté totale, c'est difficile de revenir en arrière même si parfois, jongler en permanence dans un agenda qui est extrêmement contraint et rempli, ça peut être éreintant et fatigant.
Speaker: Donc c'est la métaphore aussi du sportif, il faut être entraîné, il faut avoir une routine, il faut ne pas être débordé dans ce fameux burn out et donc avoir une certaine rigueur.
Speaker: je commence à enfin pouvoir bien jongler et par contre tu perds plus de temps.
Speaker: C'est-à-dire, il faut savoir être straight to the point comme on dit et ne pas passer trop de temps sur des projets chronophaginants, tu ne peux pas t'en sortir.
Speaker: Comment tu sépares dans ton agenda?
Speaker: Parce que la gymnastique de fou... Écoute, ça ne marche pas aussi simplement que ça.
Speaker: On ne se dit pas, tiens, le lundi, c'est ça, le mardi, c'est ça, le mercredi, c'est ça.
Speaker: Ce n'est jamais comme ça.
Speaker: Parce que des clients, quand tu montes un meeting avec un partenaire, ils ne vont pas te dire, moi, je suis dispo que le lundi, des 8 à 9, pendant que tu bosses pour ce client.
Speaker: Ça ne marche pas comme ça.
Speaker: Donc, c'est une gymnastique totale de calcul qui fait que, un, il y a des missions qui s'arrêtent, d'autres qui arrivent.
Speaker: Donc, tu essaies de jongler et tu dis...
Speaker: Tu ne dis pas oui à tout.
Speaker: Il faut savoir dire non, c'est le fameux adage.
Speaker: Et puis, pareil, j'aime bien la phrase qui dit « cessez d'être gentil, soyez vrai », c'est-à-dire, il faut être cash, il faut délivrer ce que tu peux délivrer, il faut répondre aux critères des clients,
Speaker: en même temps derrière il faut arriver à calibrer ton temps donc moi aujourd'hui la charge mentale comment elle s'abaisse par la pratique du sport on ne parle pas mais tous les matins de 6h30 à 8h je fais du sport ça c'est ce qui me canalise pour ma journée je fais quoi comme sport?
Speaker: je fais du fitness, course à pied, natation, rameur, je varie
Speaker: Ça c'est ma gymnastique, si je n'ai pas ce 6h38, aujourd'hui je ne tiens pas la journée.
Speaker: Si je l'ai, je suis en Navy Seals, en Warrior, et là j'attaque les différents projets, la gymnastique intellectuelle.
Speaker: Et à la fin aussi, ce qui est intéressant, c'est que tu te fais des passes décisives en permanence entre projets.
Speaker: C'est-à-dire que quand tu arrives à bâtir, je donne l'exemple du Sport Med Summit qui est un événement inspirant, je vais faire parler sur scène le patron du défi Monte Cristo ou le patron de Marseille Audor Experience.
Speaker: Sur un partenaire que tu ramènes sur un trail, il peut aussi être activé sur le Sport Med Summit.
Speaker: En fait, à la fin, tout est interconnecté.
Speaker: T-Dubb qui parle avec les athlètes, ils vont avoir un espace sur le sommet pour faire venir des dirigeants et faire un échange entre les athlètes olympiques et les dirigeants.
Speaker: Tu bâtis en fait des projets qui sont différents.
Speaker: et qui viennent être complémentaires parfois et donc là c'est encore plus simple et en plus je vais être cash aussi pour les auditeurs mais je pense que c'est ça qu'ils attendent aussi et ben tu prends des cuts financiers entre tes projets en permanence et ça c'est intéressant aussi mais c'est une gymnastique intellectuelle et c'est aussi une rigueur et je travaille beaucoup il faut aimer ce travail là c'est un travail de passion et le sport pour moi est passionnant pour ça
Speaker: Ok, comment toi tu gères les... Une question d'abord sur ce qui t'inspire, j'ai l'impression que tu es très tourné événement.
Speaker: Oui, de plus en plus.
Speaker: C'est quoi le truc qui t'excite dedans?
Speaker: J'ai bien aimé, je ne t'ai pas dit, mais j'enseigne aussi dans différentes écoles, parce que la transmission est pour moi...
Speaker: inhérentes à qui je suis, c'est-à-dire ce que tu fais là, à un moment il faut essayer de transmettre à d'autres.
Speaker: Et j'ai demandé, j'ai posé cette question hier à une étudiante qui me dit « Moi, mon objectif de vie, c'est de générer des sourires.
Speaker: » Et je trouve que l'événementiel, on passe les galères et le back-office, et en fait c'est de savoir gérer merde sur merde avec enthousiasme.
Speaker: Si je fais un peu vulgaire, ce que disait Churchill, c'est d'aller d'échec en échec avec enthousiasme.
Speaker: C'est un peu ça l'événementiel, c'est que des galères.
Speaker: Là je salue aussi Sébastien Pinchon qui est logisticien sur
Speaker: et l'organisateur du Marseille outdoor expérience, c'est aller de galère en galère, mais derrière, la finalité, c'est de générer des sourires, des gens qui sont heureux de pratiquer leurs courses à pieds, heureux d'aller à un sommet pour s'éduquer, heureux de rencontrer l'autre.
Speaker: Et puis l'humanité qu'il y a derrière l'événement, par définition, tu n'es pas tout seul derrière un écran chez toi, tu partages,
Speaker: Et c'est ça qui me plaît de plus en plus.
Speaker: Et c'est là aussi où je vois, moi qui suis très ancré sur l'humain, ce qui m'apporte le plus.
Speaker: C'est ce qui me passionne le plus.
Speaker: Et on a créé aussi un espace de coworking ici qui s'appelle La Flamme à Marseille pour regrouper, pour fédérer.
Speaker: Et quand je te dis que je suis un couteau suisse, mon objectif principal aujourd'hui à date, c'est de fédérer l'ensemble de l'écosystème du sport de l'impact, que ce soit par le sport santé sur la pratique, sur les co-responsabilités, sur les boîtes que j'accompagne,
Speaker: de transition écologique ou sur des moments inspirants comme le Sport Med Summit, c'est de fédérer, de regrouper tous ceux qui essaient d'avoir ou d'œuvrer pour la transition écologique et sociale de la société qui soit meilleure.
Speaker: Et pour ça, le sport est pour moi incroyable, à la fois sur l'expérience client, l'expérience fan, l'expérience événementielle, sur les sujets de transition écologique et sociale ou de sport santé que ça génère.
Speaker: Et cette transversalité-là, même si le sport, c'est 2,7% du PIB,
Speaker: On a un impact énorme, énorme.
Speaker: Et j'essaie de toucher à tout.
Speaker: L'athlète, l'événement dur, l'événement inspirant.
Speaker: Et à la fin, ma semaine est très complète.
Speaker: Au-delà du sport, est-ce qu'il y a des événements qui t'inspirent?
Speaker: Tu vois des événements où tu te dis « Ah ouais, ça c'est cool ce qu'ils font ».
Speaker: Je ne sais pas s'il y en a certains.
Speaker: Il y en a, et sur différents registres.
Speaker: Ici, le Delta Festival à Marseille est très intéressant, puisqu'il vient d'intégrer ce qu'on appelle un village des solutions, sur des sujets des co-responsabilités.
Speaker: Il y a l'aspect culturel, il y a l'aspect prévention santé, il y a l'aspect jeunesse, il y a l'aspect éducation.
Speaker: Le Delta Festival est très complet ici, sur un volet culturel.
Speaker: Et puis après, sur le volet événementiel, c'est vrai qu'il y en a beaucoup dans le mouvement sportif, mais c'est très diversifié.
Speaker: J'aime aussi aller vers la tendance.
Speaker: Quelles sont les tendances de fond aujourd'hui?
Speaker: Les tendances, oui, la pratique du trail, du running, il y a quelque chose qui se passe.
Speaker: C'est un phénomène de société.
Speaker: Le paddle, il y a des choses qui se passent.
Speaker: On voit des clubs paddle business, on voit la pratique du paddle qui émerge.
Speaker: L'iRox, il y a quelque chose qui se passe.
Speaker: L'iRox, c'est incroyable, cet engouement mondial.
Speaker: J'étais encore avec le patron de l'iRox France avant-hier.
Speaker: Enfin...
Speaker: Je vais aussi vers la tendance, vers les sourires, vers ce que les gens veulent.
Speaker: Et il y a d'autres projets qui s'arrêtent.
Speaker: Ça, c'est le positif.
Speaker: C'est ce que je te raconte là, c'est tout ce qui a marché.
Speaker: Derrière, j'ai essayé d'être apporteur d'affaires et travaillé sur 5, 6, 10 projets.
Speaker: Essayé d'apporter des partenaires à des athlètes, etc.
Speaker: Ça n'a pas marché.
Speaker: Là, c'est des heures que tu passes où c'est un échec.
Speaker: Mais cet échec-là...
Speaker: je m'en nourris de un, et de deux, ça vient contrebalancer tous les projets qui marchent aujourd'hui.
Speaker: Et c'est un effet de levier en permanence, un jeu d'équilibre en permanence, mais on est tous dans des jeux d'équilibre, même pro-perso.
Speaker: Derrière, il y a le perso sur tout ça.
Speaker: Tu fais comment le matin des 6h30 à 9h, j'ai un petit pablo de 8 mois.
Speaker: Il faut gérer aussi en plus derrière ton équilibre de vie.
Speaker: Et c'est ça la difficulté de l'exercice.
Speaker: Tu dors combien de temps par nuit?
Speaker: Je dors 6-7 heures par nuit.
Speaker: Ok, ça reste correct.
Speaker: Ça arrive à atteindre 7 heures.
Speaker: Il faut que je reste sur mes 7 heures minimum.
Speaker: Est-ce que tu aurais un conseil ou plusieurs conseils pour des personnes qui voudraient débuter?
Speaker: Commencer par une verticale et pourquoi pas après l'imbriquer avec d'autres verticales pour que ce soit complémentaire.
Speaker: Par quoi tu commences?
Speaker: Je vois que tu t'es beaucoup entouré.
Speaker: Est-ce que ça fait partie de la réponse, s'entourer des bonnes personnes?
Speaker: De toute façon, je vais encore citer un adage bateau, mais c'est vrai que quand t'es tout seul, tu peux aller très vite.
Speaker: Mais quand t'es avec ta team, ta Navy Seals, j'aime bien cette notion de Navy Seals.
Speaker: La Navy Seals, pour moi, c'est une terminologie plutôt en anglicisme, mais c'est de qui tu t'entoures?
Speaker: et comment parfois je sous-traite certains projets entre guillemets.
Speaker: C'est-à-dire que je bosse ensemble mais je donne une part du gâteau parce que tout seul je ne peux pas dire oui, oui, oui et puis derrière, ne pas pouvoir délivrer de façon premium et correcte.
Speaker: Donc je m'entoure sur plein de sujets, parfois sur de l'automatisation, parfois sur de l'humain derrière avec moi, mais je m'entoure.
Speaker: Effectivement, ça c'est un axe qui est primordial.
Speaker: et tu ne peux pas non plus être dans l'événementiel sans travailler en équipe.
Speaker: Là, ça n'a pas trop de sens.
Speaker: Le premier conseil, c'est d'aller par curiosité.
Speaker: Je vois moi aussi ce qui est assez intéressant d'ailleurs, c'est un truc que je peux te raconter, mais quand j'enseigne, aujourd'hui, j'ai commencé à HEC en janvier, mais je suis à KED, Jodensia, l'EM Lyon, toutes les grandes business schools et les masters en sport.
Speaker: Quand j'enseigne dans une classe,
Speaker: sur 30 ou 40 étudiants, j'arrive tout de suite à voir quels sont les 2-3 qui sortent du lot.
Speaker: Ça paraît un peu pédant de dire ça, mais il y en a parfois 2-3 qui s'intéressent vraiment, qui relèvent la tête, qui posent des questions.
Speaker: C'est parfois 2-3 étudiants que j'ai recrutés ou que j'ai mis dans certaines startups avec lesquelles je travaille.
Speaker: Notamment un Joachim de Kedge.
Speaker: Donc,
Speaker: En fait, ça permet aussi d'aller rencontrer le talent et donc l'étudiant, tu vois, qui s'intéresse, celui qui se lance, celui qui va demander, celui qui va voir le prof à la fin, celui qui vient demander 20 minutes, une demi-heure pour que je lui explique ce que je fais, eh bien, c'est celui-là, c'est celui qui m'intéresse, c'est lui.
Speaker: Ce n'est pas celui qui a un gros pédigré, qui a un gros CV, mais qui s'en fout un peu.
Speaker: Tu vois, c'est celui qui va être dans cette curiosité, cet allant, cet entrain, cette envie.
Speaker: Ça, c'est vraiment le profil que je veux avoir avec moi.
Speaker: Donc, les conseils que je donne, certains étudiants le font très bien.
Speaker: Allez interviewer, interroger des gens dans leur domaine, des experts, dans un sujet qui vous intéresse.
Speaker: Demandez-leur 20 minutes, 30 minutes.
Speaker: Les gens adorent parler d'eux, déjà.
Speaker: Et de deux, demandez-leur 20 minutes sur LinkedIn.
Speaker: J'aimerais juste comprendre ce que vous faites, ça m'intéresse.
Speaker: mettez des premières graines.
Speaker: Déjà, vous allez avoir des retours d'expérience qualitatifs.
Speaker: Parfois, c'est un mec qui donne 30 minutes de son temps, qui est d'un gros calibre, c'est une valeur de conseil qui vaut cher.
Speaker: Et puis ensuite, essayez d'être très curieux pour garder une liberté totale.
Speaker: Et c'est
Speaker: Après, je vais te raconter aussi mon cheminement de carrière et pourquoi j'en suis là, mais ne vous arrêtez pas aux belles étoiles forcément d'un grand groupe du CAC 40 et d'un premier gros CDI.
Speaker: Je sais que ça fait envie, on est étudiant, on veut du pognon, mais à la fin, je ne sais pas si j'ai perdu du temps,
Speaker: Mais j'aurais bien aimé avoir ce conseil plutôt de me dire, sois très curieux, interroge les gens et ensuite fais-toi ton idée, tire ce fil, cette intuition avant de prendre une décision.
Speaker: Mais pas juste ton CV parce qu'il faut de l'ouette, machin, machin, machin.
Speaker: Parfois tu peux aussi y faire ta carrière, c'est bien, mais tu en as aussi beaucoup qui arrêtent et qui se disent « ça ne m'épanouit pas, en tout cas je ne prends pas de plaisir ».
Speaker: Justement, est-ce que tu peux revenir un peu sur ton parcours?
Speaker: Oui, alors moi je sors d'une classe préparatoire à Lille, donc plutôt originaire des Hauts-de-France, moi milieu populaire, petit clin d'œil au Racing Club de Lens, mon club de cœur.
Speaker: Ensuite, je fais une école à Neoma Business School qui est à Rouen, école de commerce.
Speaker: Et puis c'est là où je te dis qu'il y a un point de bascule, c'est-à-dire
Speaker: Cette école de commerce m'enseigne un peu les fondamentaux.
Speaker: On apprend en plus la franche camaraderie que vraiment les métiers dans le dur.
Speaker: J'aurais bien aimé qu'il y ait plus d'experts de leur thématique qui viennent parler aux étudiants, des mecs qui sont concrètement sur le terrain, pas que des théoriciens et pas que de l'académique.
Speaker: Je pense qu'il faut des deux.
Speaker: Et je regrette qu'il n'y ait pas plus de mecs qui ont les mains dans le cambouis pour raconter leurs galères, leurs quotidiens, leurs kilomètres 30.
Speaker: Et donc je fais cette école de commerce et là on me dit tiens une pote d'école de commerce je vais mettre ton CV au sein du groupe Accor il y a un poste Accor Hôtel Fan Experience donc hôtellerie, hôtellerie, digital, fan expérience.
Speaker: Donc là je te donne trois mots qui sont à l'opposé de ce que je fais.
Speaker: Moi, étoile dans les yeux, premier CDI, 30 000 balles, non c'est 28 000 balles par an, en brut, tu dis, putain mais génial, j'ai pas de pognon, j'y vais quoi, groupe du CAC 40, Accor, ici les Mouinos, digital, hôtellerie.
Speaker: Et tu vois, je fais trois ans comme ça.
Speaker: Tu commences dans l'Hospitalité.
Speaker: Hospitalité, exactement.
Speaker: Trois ans.
Speaker: Puis ensuite, une autre boîte, Unibail Rodamco Westfield, foncière immobilière, rien à voir avec des centres commerciaux.
Speaker: En plus, le temple du consumérisme, quand je suis sur des sujets d'éco-assistabilité, bref.
Speaker: Et donc, Unibail Rodamco Westfield, Paris, trois ans aussi.
Speaker: Mais je suis malheureux.
Speaker: Je ne suis pas bien.
Speaker: Je sens qu'au fond de moi, je suis triste.
Speaker: Je ne suis pas habité par ce que je fais.
Speaker: Le digital dans un centre commercial pour mettre des portails captifs Wi-Fi.
Speaker: Je m'en fous, en fait.
Speaker: Ce n'est pas ça qui me drive, qui m'anime, qui me tire vers le haut, qui me donne envie de me lever.
Speaker: mais j'ai un bon salaire, j'ai un gros salaire, je suis passé à 50, 55, 60 avec une équipe, mais je ne suis pas heureux, je suis presque en dépression.
Speaker: C'est à ce moment-là ton kilomètre 30?
Speaker: C'est à ce moment-là mon kilomètre 30 où je me dis comment ça se fait?
Speaker: J'ai une équipe, ma carrière toute race, c'est grand groupe, c'est beau, et en même temps, ce n'est pas si beau que ça parce que c'est très dark au fond de moi.
Speaker: Tu es malheureux.
Speaker: Je suis malheureux.
Speaker: Et qu'est-ce que je fais?
Speaker: J'ai 30 ans à ce moment-là, ça faisait 10 ans que je bossais,
Speaker: Je dis, je reprends mes études.
Speaker: Je fais un move très compliqué contre vents et marées, contre des conseils amicaux ou familiaux.
Speaker: On dit, ben non, ta carrière, qu'est-ce que tu fous à 30 ans, mais c'est trop tard.
Speaker: Je reprends mes études, je fais un master spécialisé en management du sport à Odenseia.
Speaker: Et là, c'est...
Speaker: L'intuition que j'avais toujours eue de bosser dans le sport, parce que j'ai toujours eu cette intuition-là, vraiment au fond de moi, j'avais commencé à regarder Audencia à l'époque pour faire ça, puis je ne l'ai pas fait.
Speaker: Donc dix ans plus tard, je fais ce master spécialisé, je fais une thèse de recherche sur un autre sujet qui commençait un peu à m'animer, qui est l'écoresponsabilité.
Speaker: Donc je fais une thèse sur l'impact des dérèglements climatiques sur la pratique sportive et sur l'organisation d'événements sportifs.
Speaker: Je tire ce fil et c'est là que se révèle en moi vraiment le kiff, le plaisir.
Speaker: Au pied du mur à ce moment-là, du kilomètre 30, au pied de la tristesse contre vents et marées, de me dire « allez, je reprends mes études, je repaye mes études sur un master spécialiste d'audentia, je ne sais pas où je vais, mais je tire ce fil ».
Speaker: m'a amené dans le cheminement ensuite de faire une agence de marketing sportif à Paris qui s'appelle 17 Sports.
Speaker: Et une fois que j'ai fait cette agence, ensuite venir à Marseille et créer un peu tous ces projets.
Speaker: Tu vois le cheminement de se dire, est-ce que dix ans auparavant, si j'avais commencé déjà à bâtir ce que je suis en train de bâtir, j'aurais
Speaker: encore plus d'amplitude, je ne sais pas.
Speaker: Est-ce que j'ai perdu du temps?
Speaker: Des gens me disent « Non, c'est ton cheminement, ce n'est pas du temps perdu, c'est comme ça, tu en es là et tu arrives à ça.
Speaker: » On pense aussi à un cheminement de vie.
Speaker: Je pense que tous les entrepreneurs que tu interviews ont des cheminements, leur kilomètre 30, leur galère, leur souffrance et leurs difficultés.
Speaker: Il y en a toujours, il ne faut pas croire, c'est pas rose tout le temps et c'est compliqué à gérer.
Speaker: Mais si tu veux, enfin, j'ai ce métier passion qui fait que je peux avoir 4-5 activités et que ça me passionne, que ça me passionne vraiment.
Speaker: Et donc, si j'avais eu 4-5 activités dans l'hôtellerie digitale, je ne suis pas sûr que j'aurais eu ce même entrain à te parler comme aujourd'hui, cette fougue et cette passion.
Speaker: Et donc voilà, ça c'est un point important.
Speaker: Et puis aussi, peut-être l'autre kilomètre 30,
Speaker: que je voulais te partager mais qui est un peu différent, qui est que même dans l'impact, même dans la passion, même quand tu portes des sujets de transition écologique et sociale, il y a des gens qui ne t'apprécient pas, il y a des gens qui ont un ego, il y a des gens qui ne travaillent pas en esprit d'équipe et moi ce qui me fait un peu encore souffrir aujourd'hui, c'est que quand on parle de ces sujets de transition écologique et sociale, on n'est déjà pas beaucoup, il y a même dans ces sujets-là des gens qui ne sont pas forcément positifs ou optimistes et qui vont te tirer vers le bas.
Speaker: C'est quoi ça?
Speaker: Des lobbies par exemple?
Speaker: Non, ou des gens qui ont des cabinets de conseil, des gens qui aujourd'hui ne pensent pas à l'équipe, qui ont des égos surdimensionnés, qui se braquent parce qu'ils sont plus sur un sujet.
Speaker: Donc tu vois, il y a
Speaker: Aujourd'hui aussi une mouvance de se dire qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, c'est pas grave, de toute façon on avance.
Speaker: Et mon credo c'est d'avancer avec bienveillance quand même, humilité, mais d'avancer.
Speaker: Et tant pis s'il y en a qui essaient de te mettre des bâtons dans les roues.
Speaker: Et de toute façon, plus tu prends un peu d'importance, plus tu déranges par définition.
Speaker: J'essaie de garder une forme de neutralité aussi politique, la neutralité suisse qui te permet d'agréger aussi du monde.
Speaker: mais des projets d'impact socio-environnementaux de facto sont parfois connotés par un engagement ou un activisme.
Speaker: Et aussi en recommandation, moi j'étais avant très activiste,
Speaker: où je défendais des causes environnementales.
Speaker: Je suis toujours un peu, mais je suis passé du côté de l'advocacy, l'advocate.
Speaker: Être advocacy, c'est plutôt que de dire à une organisation, à un club, une fédé, t'es nul, c'est de la merde ce que tu fais, t'es horrible.
Speaker: Je vais plutôt dire, bon là, tu peux progresser, je vais t'aider, je vais t'accompagner dans ta transformation.
Speaker: Dans une société, il faut un peu des deux.
Speaker: Il faut un peu d'activisme et d'advocacy pour faire avancer une cause.
Speaker: Je constate que j'ai plus d'impact par l'advocacy.
Speaker: C'est le verre et dans la pomme, en rentrant dans l'écosystème, en rentrant dans le club et en diffusant les idées que de dire
Speaker: vous êtes nul avec une forme de pédanterie.
Speaker: Donc voilà, ça c'est peut-être le deuxième conseil.
Speaker: Soyez aussi dans la nuance, dans la rondeur.
Speaker: Tout est gris, c'est jamais blanc et noir.
Speaker: Et puis essayez de faire progresser les causes comme ça.
Speaker: Ok, super conseil.
Speaker: Tu as parlé de ton intuition de travailler dans le sport depuis longtemps.
Speaker: Elle vient d'où cette intuition?
Speaker: Cette intuition, elle vient de la pratique déjà et je pense aussi de la santé mentale pour moi qui est adossée, c'est-à-dire sans sport, sans ces fameuses phéromones, ce n'est même pas le terme phéromones, c'est ce que ça libère dans le cerveau, endorphines, etc.
Speaker: Sans le sport, aujourd'hui je pense que je serai dans un état, et je me livre, compliqué en termes de mental health, on le voit, de santé mentale,
Speaker: Ça sera d'ailleurs une des thématiques du prochain SportMetSemite le 29 avril prochain, la santé mentale des jeunes qui souffrent, la santé mentale des athlètes qui souffrent, la santé mentale des collaborateurs en entreprise qui souffrent.
Speaker: Le sport m'a beaucoup apporté, il m'a toujours planté cette petite graine de me dire « fais du sport, tu verras, ça coquille arrive, ça t'apaise ».
Speaker: ça te rend plus heureux, ça te rend plus optimiste, ça te libère des choses et effectivement ma journée elle commence toujours avec de l'action, de la niac, du positivisme et si je le fais pas par contre je redescends très vite
Speaker: Alors il faut faire attention à ce qu'on appelle la bigorexie, c'est-à-dire cette drogue du sport qui fait qu'à la fin le sport est nocif pour ta santé aussi.
Speaker: Ça en fait trop.
Speaker: Mais ça m'a toujours structuré, encadré, donc je me suis dit tiens, ça m'apporte sur un point de vue personnel.
Speaker: Je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas m'apporter aussi d'un point de vue professionnel et les deux se rejoignent, tu vois, aujourd'hui.
Speaker: C'est pareil sur les conférences que j'essaie d'animer, on essaie de mettre aussi du mouvement.
Speaker: Parce que les gens sont ici parfois, il y a 5 personnes qui partent, et tout le monde pique sur son téléphone.
Speaker: Donc on essaie de dynamiser.
Speaker: Ça c'est important.
Speaker: Et donc voilà, ça apporte à la fois perso et pro.
Speaker: Ok, maintenant j'aimerais te demander quelle est ta zone de génie?
Speaker: Dans quoi tu estimes que tu es vraiment bon?
Speaker: Ouais, là où je pense être bon, c'est dans cette capacité à fédérer et à agréger, je crois.
Speaker: Avec la bienveillance qu'il faut, avec la rondeur et la nuance qu'il faut.
Speaker: Je me rends compte qu'être social ou être sociable,
Speaker: Il y en a qui n'ont pas envie et c'est pas donné à tout le monde non plus.
Speaker: Il y en a qui ne savent pas le faire, il y en a qui sont plus bourrus, il y en a qui n'arrivent pas à être dans cette forme de rondeur et de calme, même si j'ai un tempérament impulsif, mais en même temps, cette capacité à fédérer, à agréger, je l'ai mis à disposition des projets dans lesquels je travaille ou des événements que j'organise maintenant.
Speaker: Donc je crois que ma force, elle vient de là.
Speaker: Ok, trop stylé.
Speaker: On va passer maintenant à la deuxième partie du kilomètre 30.
Speaker: Donc, ces fameuses cartes, pour les personnes qui écoutent mais qui ne voient pas, ce sont des cartes avec des thématiques dessus, il y en a une petite vingtaine.
Speaker: Je te propose d'en tirer trois au hasard dedans et de répondre une ou deux minutes sur chacune pour dire ce que ça t'inspire.
Speaker: Ok, donc je prends au middle au hasard, j'en tire une et ensuite je le dis ou j'en tire trois et ensuite... T'en tires une à une, comme ça...
Speaker: La première, tiens, intéressant.
Speaker: Le doute.
Speaker: Le doute.
Speaker: Le doute.
Speaker: Je doute en permanence, tout le temps.
Speaker: Tout le temps, alors est-ce que ça m'apporte?
Speaker: La remise en question permanente, le stress positif, le doute, rien n'est jamais acquis, jamais.
Speaker: Rien n'est jamais acquis, un projet peut s'arrêter du jour au lendemain, d'où aussi le fait de diversifier, de diluer le risque, diluer le doute.
Speaker: Je dilue le doute en fait en permanence, puisque plus tu as de missions différentes sur des sujets différents, moins entre guillemets,
Speaker: quelqu'un a une emprise sur toi ou un projet a une emprise sur toi et moins tu doutes donc le doute peut être sain et il faut arriver à le canaliser la peur fait partie du doute et je pense que ça peut être positif si c'est embrassé à bras le corps et puis si c'est anticipé et avec une forme d'organisation mais je doute beaucoup ça marche premier le doute deuxième carte allez
Speaker: C'est bon que ça tombe sur moi, celle-ci, le burn-out.
Speaker: C'est extrêmement intéressant, comme par hasard.
Speaker: Le burn-out est pernicieux.
Speaker: Le burn-out peut arriver parce que tu es le yes-man et que tu dis oui à 15 projets, et puis en fait, tu n'as pas la capacité de le suivre.
Speaker: plus ta vie pro.
Speaker: Donc le burn out, attention.
Speaker: Il y a le bore out d'ailleurs, par opposition, qui m'a longtemps habité.
Speaker: Le burn out, c'est vrai qu'il faut faire attention, dans mon cas de figure à moindre, de cette démultiplication de projets, de ne pas tomber dans les travers de j'en fais trop.
Speaker: je crame ma santé physique et mentale et à la fin, en fait, tu fais tout moyen.
Speaker: Donc, dans la sélection aussi des projets, il y a un travail d'analyse permanent de ce que ça m'apporte, ce que ça me coûte et le burn-out que ça pourrait engendrer si jamais
Speaker: Je continue à dire oui, oui, oui, oui.
Speaker: Donc le burn-out est toujours aussi sous-jacent, lié au doute d'ailleurs parfois, de se dire si je doute sur un projet, j'ai travaillé trois fois plus, et puis en fait non, trois fois plus tu ne l'as pas.
Speaker: Ou alors, et c'est un des sujets aussi, que je vais aborder aussi en termes perso, mais j'aime bien lire avant d'aller dormir.
Speaker: En ce moment je n'ai plus le temps de lire avant d'aller dormir.
Speaker: C'est quand même un signe qui n'est pas bon.
Speaker: Pareil, si tu perds du poids, si tu dors moins bien, attention, les premiers signes du burn-out, c'est souvent pernicieux, ça n'arrive jamais, ça claque d'un coup, par contre, ça a été très pernicieux petit à petit, c'est monté crescendo, et quand le vase déborde, attention burn-out.
Speaker: Donc oui, carte intéressante, comme par hasard, qui tombe sur moi, tiens.
Speaker: Et la dernière,
Speaker: Et oui, la pression de la performance.
Speaker: Alors ça, c'est intéressant pour moi.
Speaker: Je vais vous raconter plutôt le passage de ma pratique du sport là-dessus.
Speaker: Parce que pendant très longtemps, je ne l'ai pas raconté, mais j'ai fait du sport non pas au niveau, mais à très grande pression de performance.
Speaker: Je faisais des Ironman.
Speaker: J'ai commencé par un 5 km, un 10, un 21, un marathon, deux marathons, cinq marathons, un Alpha Ironman, un Ironman.
Speaker: avec cet enjeu de la performance de la montre connectée Garmin qui te dit ton temps toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus vite,
Speaker: Et à la fin de l'Iron Man de Nice, j'avais loupé l'Iron Man Dex, parce que j'avais fait une hypothermie, enfin bref.
Speaker: Je me dis qu'est-ce qu'il y a après l'Iron Man?
Speaker: Tiens, le trail, les ultra-trails, 170 bornes, la diagonale des fous, qu'est-ce qu'il y a au-dessus de ça encore?
Speaker: Et en fait, je me suis rendu compte que j'étais un peu esclave de ma montre, c'est-à-dire en permanence faire mieux, plus haut, plus vite, plus fort.
Speaker: plus tellement esclaves du sport plaisir.
Speaker: Et donc cette pression de la performance sportive qui peut être saine et malsaine.
Speaker: C'est pour ça que tes cartes sont intéressantes parce qu'elles sont aussi à nuancer, elles sont grises, elles ne sont pas blancs ou noirs.
Speaker: La pression de la performance peut être très saine parce que tu te mets une pression pour être le meilleur et sans cesse te remettre en question.
Speaker: La pression de la performance dans la pratique du sport a changé.
Speaker: Aujourd'hui, j'ai une montre de temps en temps, mais je ne cherche pas à aller plus vite, plus loin, plus fort.
Speaker: Je cherche à me dire, est-ce que je pourrais faire du sport dans la durée le plus longtemps possible?
Speaker: C'est-à-dire, j'aimerais qu'à 80 ans, je n'ai pas, comme certains ultra-trailers, des genoux complètement pétés.
Speaker: Mon père est radiologue, il m'a aussi dit que le sport à trop haute fréquence et à trop haute dose était nocif.
Speaker: Donc attention aussi aux jeux d'équilibre.
Speaker: Il y a aussi des ultra-trailers où tout va très bien, mais il y en a qui s'esquintent, il y en a qui ont des prothèses de hanche à 60 piges ou des genoux exposés de personnes de 80 ans à 55 ans.
Speaker: Et mon père en a eu.
Speaker: Donc je suis passé sur un sport pratique, régulière, plaisir, bien-être, un sport juste performance, même si de temps en temps, une épreuve sportive où tu as un dépassement de soi, c'est super.
Speaker: Tu vois, j'aimerais bien faire un jour l'UTMB, mais est-ce que je le ferais?
Speaker: Je me pose la question, est-ce que je ferais plutôt les plus petites distances de l'UTMB?
Speaker: Tu vois, les petites, 20, machin.
Speaker: Et à chacun son Everest.
Speaker: Je te dis ça aussi parce que sur Marseille ou Doré Expérience, on a fait un 5 km.
Speaker: Il y a des gens pour qui 5 km, c'est énorme.
Speaker: Et je respecte tout à fait ça et qui se lancent dans la pratique et qui au moins se mettent à la pratique du sport.
Speaker: Parce que moi, le fléau de la performance, le fléau de la société aussi, c'est ces enjeux d'obésité, de sédentarité.
Speaker: Il faut contrecarrer ça.
Speaker: La jeunesse qui reste devant un écran,
Speaker: Donc je préfère qu'ils se disent, moi je me mets une petite pression de performance de mon 5 km et au moins qu'ils se mettent à la course à pied, à la pratique et à la vivacité.
Speaker: Donc tu vois ça, cette carte-là, elle aussi, celle-ci est à nuancer.
Speaker: Mais moi, le sport que je pratique maintenant est un sport
Speaker: sous-jacent qui est toujours là en filigrane qui est un sport plaisir qui me fait du bien en tout cas qui me vide l'âme et qui me permet aussi d'ailleurs de t'avoir des idées parce que pendant que tu es sur ton tapis ou pendant que tu es sur ton rameur à la salle bah tiens t'as du temps pour réfléchir et t'as des idées qui émergent ok ça marche oui
Speaker: Je voulais revenir aussi sur, tu l'as mentionné, l'organisation d'une course à pied, l'aspect très local que ça représente.
Speaker: Est-ce que tu peux être un peu transparent sur un playbook, partager un peu la méthode à suivre pour quelqu'un qui voudrait lancer sa course?
Speaker: Oui.
Speaker: Aussi petite soit-elle, peut-être?
Speaker: Comment on déploie un événement comme ça?
Speaker: Le premier point, c'est qu'organiser est un métier.
Speaker: C'est-à-dire, moi, sur Marseille Audre Experience, je ne suis pas l'organisateur.
Speaker: J'apporte les partenaires.
Speaker: Je suis la direction commerciale, sponsoring, activation.
Speaker: Je ne sais pas organiser en tant que tel un événement.
Speaker: Ça nécessite des compétences.
Speaker: C'est là où Sébastien Pinchon...
Speaker: et très très fort là-dessus, c'est comment j'organise la sécurité, les rendez-vous avec la mairie, la définition des parcours.
Speaker: Il y a plein plein plein de sujets à prendre en compte, de logistique qui sont extrêmement complexes.
Speaker: Quand on organise un événement comme le nôtre qui est un trail urbain de 5, 12, 21 km dans une ville comme Marseille, on ne s'imagine pas.
Speaker: Les gens vont dire « Attendez, votre dossard est à 30 balles et c'est hors de prix.
Speaker: » Vas-y, organise, essaye.
Speaker: Tu vas voir tout ce qui coûte.
Speaker: Les signaleurs, des mecs, enfin bref.
Speaker: Donc, premièrement, c'est savoir bien s'entourer d'experts, c'est-à-dire garder votre expertise.
Speaker: Soit vous vous êtes formé, vous savez organiser, vous avez fait des études pour, ou alors vous vous êtes essuyé les plates sur 4-5 events, ou vous avez appris sur le tas, vous êtes autodidacte, mais vous savez organiser.
Speaker: et vous vous entourez d'un mec à la com, d'un mec au partenariat, d'un mec au truc, vous avez votre petite équipe.
Speaker: Soit, n'y allez pas.
Speaker: Franchement, n'y allez pas.
Speaker: Tu ne peux pas commencer petit?
Speaker: Tu peux commencer tout, tout, tout petit.
Speaker: Même organiser un 5 km dans une ville, ça nécessite d'aller voir la ville, de faire des réunions, de remplir des dossiers, des contrats administratifs, de faire venir les pompiers, la police, le truc.
Speaker: Attention!
Speaker: Combien de temps à l'avance ça se prévoit à une course?
Speaker: Une course sur Marseille ou de l'expérience, au moins 8 mois, 8-9 mois à l'avance.
Speaker: On peut dire une bonne année d'anticipation.
Speaker: Une bonne année de regard d'avant.
Speaker: Donc à l'époque, on était parti d'une... Enfin, c'est Sébastien et Pierre Rexique qui sont partis d'une feuille blanche.
Speaker: On veut mener un Numbai Trail dans Marseille, on a écrit le projet.
Speaker: Puis entre ce que tu écris, ce que tu peux délivrer, puis la date n'est pas la bonne, et puis on te fait changer 15 fois, le projet a failli être arrêté 20 fois.
Speaker: 20 fois.
Speaker: Et finalement, il faut persévérer, il faut lutter, on y va, on y arrive, on galère, on stresse, on doute parce que trois mois avant, il y a 300 personnes et que 300 personnes, on perd 60 000 balles.
Speaker: Et donc, il faut savoir aussi investir quand on organise, c'est-à-dire parfois supporter une année de perte ou deux.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Et ça, qui est capable de dire je perds 20 000 balles la première année?
Speaker: il faut avoir de la trésorerie.
Speaker: Il y a beaucoup de gens qui se lancent et ils n'ont pas de cash.
Speaker: Attention, les gars, parce que vous ne gagnez pas tout de suite des milliers, des cents.
Speaker: Pareil sur la relation avec les partenaires.
Speaker: Combien de fois on est venu me dire « Manon, tu vas nous ramener un partenaire à 30 000?
Speaker: » Attendez, les gars, un partenaire à 30 000 balles, la relation, elle se bâtit d'abord.
Speaker: C'est les premiers deals à 3-4 cas.
Speaker: OK?
Speaker: Il faut l'accepter, ça.
Speaker: 3 000 balles au départ à un an, 3 000 balles, je suis apporteur d'affaires à 20 ou 30 %, 3 000 balles, 3 000 balles, tu ne touches pas grand-chose pour le temps que tu passes.
Speaker: Par contre, tu as cette vision de te dire, ça commence à 3 000,
Speaker: Je fais grandir la relation, l'événement se passe bien la première année, on enchaîne ensuite à 10 000, on enchaîne ensuite à 30 000, puis 100 000.
Speaker: Voilà la vision long terme.
Speaker: Que si j'allais demander direct 30 000, la marque, elle m'aurait dit, dégage.
Speaker: Ou je ne te connais pas, ça n'existe même pas.
Speaker: Par contre, 3 000 balles, je tente.
Speaker: J'ai un petit budget, je tente.
Speaker: Tente-le ensemble, vas-y, viens.
Speaker: Moi, je suis chaud.
Speaker: Parce que je sais que mon événement, il va être qualitatif premium.
Speaker: Je sais, mais tu as intérêt à le délivrer.
Speaker: C'est pour ça qu'il faut bien t'entourer.
Speaker: Et si c'est bien fait,
Speaker: Tu as un boulevard.
Speaker: Tu as un boulevard pour vraiment faire les choses bien, correctement, avec professionnalisme et expertise.
Speaker: C'est pour ça que l'équipe, elle est hyper importante, parce que tout le monde s'apporte.
Speaker: Si la com, elle est merdique, si les partenaires, ils sont nuls, si ton événement est mal organisé, c'est bancal, c'est un jeu d'équilibre.
Speaker: Les trois sont au même niveau.
Speaker: Tout est important dans l'organisation.
Speaker: Donc, tu vois, le conseil que je donne, c'est ça.
Speaker: C'est un, où tu te formes, tu sais organiser, tu commences petit, comme tu l'as dit, et tu grandis et tu grossis.
Speaker: Ça, c'est la strat.
Speaker: et pour approcher des partenaires.
Speaker: Pour approcher des partenaires, moi, c'est assez classique.
Speaker: Pour être tout à fait transparent, je n'étais pas du tout dans l'univers du trail running il y a encore un an et demi.
Speaker: Aucune connaissance de cet univers-là.
Speaker: Aucune.
Speaker: J'étais avec Flakup, plutôt sur les packaging, sur la transition écoresponsable des clubs.
Speaker: Mais je me dis, tiens, regarde donc quelles sont les marques d'autres Urban Trails.
Speaker: classiquement, que fait la concurrence, ou que font les confrères, en gros, c'est même pas une concurrence.
Speaker: Tiens, il y a cette marque-là, LinkedIn, petit mail d'approche, nous organisons un urbain trail, est-ce que...
Speaker: Et puis voilà, tu tentes comme ça, un équipementier, une marque, voilà, ONS a commencé comme ça, je peux le dire, ONS est un petit email sur LinkedIn, qui lead sur un partenariat titre.
Speaker: Donc tu vois, l'approche, c'est juste que tu es là aussi au bon moment, c'est juste que aussi dans les 15 ou 10 partenaires que j'ai signés, tu as 500 qui sont envoyés avant, 500 emails ou 500 contacts.
Speaker: C'est le travail de fourmi que personne ne voit l'ombre.
Speaker: Toute la merde et la galère que tu as à manger.
Speaker: Les gens disent « c'est facile, vas-y, tu dois charbonner.
Speaker: » Et puis qu'est-ce qui fait que toi tu démarques?
Speaker: Les marques, elles sont contactées par 30 événements en même temps.
Speaker: Qu'est-ce qui fait que toi tu démarques?
Speaker: Tu as intérêt à avoir le bon discours, tu as intérêt aussi à savoir pitcher, à y mettre l'entrain et la langue.
Speaker: J'ai aussi vu des organisateurs d'événements, je ne parle pas des nôtres,
Speaker: Mais les mecs, ils ne donnent pas envie.
Speaker: Ils sont là, ils sont mous, ils n'incarnent pas le truc, ils ne donnent pas envie, ils ne projettent pas.
Speaker: Ça s'incarne aussi un sujet.
Speaker: Donc si toi, socialement, tu n'es pas bon, si tu n'es pas dans cette niac, si tu crois moyen, tu es sûr que ça ne va pas le faire.
Speaker: Donc tu as tout ce jeu-là entre le bon momentum, le bon événement et ta capacité à bien vendre qui fait que tu peux y arriver.
Speaker: Ok, dernière question sur l'événementiel sportif, comment on grossit quand on a un événement?
Speaker: C'est quoi?
Speaker: On va chercher plus de dossard mais après on est saturé, on peut pas faire plus qu'on fait quand on s'exporte?
Speaker: Oui, alors c'est un bon point.
Speaker: Comment on grossit?
Speaker: Alors forcément, tu as une jauge qui est limite à un moment, parce que sinon tu délivres un événement qui est de moins en moins qualitatif, ça devient juste la foire d'empoigne.
Speaker: Donc nous par exemple on a commencé à 2300 personnes, 5500 la deuxième année, on vise 8000 et on sera bloqué à 10 000 je pense.
Speaker: Une fois que tu es atteint tes 10 000, qu'est-ce que tu fais?
Speaker: C'est comment tu rends ton événement plus qualitatif, plus premium, avec plus de fan expérience pour augmenter ton panier moyen.
Speaker: Ça c'est si tu vises plus de cash.
Speaker: Parce que tu peux aussi dire, moi je suis bien, j'ai mes 10 000 personnes récurrentes en sold out, j'ai mon pognon, j'ai mon business model, bon ça va.
Speaker: Et puis si un partenaire sortit, j'essaie d'en trouver un autre, donc j'augmente par les partenariats, mon revenu.
Speaker: Et tu vois, on est toujours dans cette quête de la performance.
Speaker: C'est toujours plus haut, plus vite, plus loin, plus de monde, plus d'événements.
Speaker: Et 2-3 en franchise.
Speaker: Le cerveau est câblé comme ça.
Speaker: On ne peut pas dire, j'ai 10 000, je suis bien, j'ai un partenaire, je suis tranquille.
Speaker: Hop, je ralentis.
Speaker: Rarement on se dit, je ralentis.
Speaker: On ne parle pas de décroissance dans le sport ou de business model régénératif.
Speaker: On pourrait en parler, mais tu vois, ça, on n'en parle pas.
Speaker: Décroissance, c'est un mot qui... J'ai trop flippé.
Speaker: Donc, qu'est-ce que tu fais?
Speaker: Tu le rends plus premium?
Speaker: Tu proposes des expériences supplémentaires pour augmenter ton panier moyen de vente sur un dossard.
Speaker: Ton dossard part de 30 à 35.
Speaker: Si sold out, tu peux aussi dire, je réserve 200 dossards à des partenaires que je vends à 100 balles et ils arrivent à les vendre un peu en mode premium.
Speaker: Tu crées le FOMO, tu crées l'engouement, tu vois?
Speaker: Et puis après, tu dupliques sinon.
Speaker: C'est-à-dire que tu fais un Urban Trail à Marseille, tu le dupliques.
Speaker: Ça existe déjà à Rennes, à Bordeaux.
Speaker: Ce que fait l'agence Playgrande, ça marche très bien.
Speaker: Playgrande, ils ont commencé par des événements, puis deux, puis trois, puis des marathons, puis des trails.
Speaker: Et puis, ils sont en train de grossir.
Speaker: C'est dingue.
Speaker: Parce qu'ils savent organiser.
Speaker: Ils vont vite.
Speaker: Ils s'adossent des fois à des métropoles, etc.
Speaker: Et puis, c'est qualitatif ce qu'ils délivrent.
Speaker: Donc, voilà.
Speaker: C'est une boîte qui marche bien.
Speaker: Ok.
Speaker: Trop stylé.
Speaker: Merci pour les conseils.
Speaker: On va passer maintenant à la dernière étape de l'échange, qui est le sprint.
Speaker: Donc globalement, une vingtaine de questions et qui appelle des réponses très rapides.
Speaker: Bref, allez.
Speaker: Est-ce que tu es prêt?
Speaker: I'm ready.
Speaker: OK.
Speaker: PSG ou OM?
Speaker: OM.
Speaker: Vous auriez dû lancer Fly Cup à Paris plutôt qu'en province?
Speaker: Non, en province.
Speaker: Le PSG est plus engagé RSE que l'OM?
Speaker: Non.
Speaker: Les gobelets réutilisables vont remplacer tous les plastiques dans le sport d'ici 5 ans.
Speaker: Non.
Speaker: Tu cours encore des trails ou tu n'as plus le temps?
Speaker: Je cours encore des trails.
Speaker: Marseille Outdoor Experience va devenir le plus gros trail urbain de France?
Speaker: Bonne question, oui.
Speaker: Les clubs de foot investissent dans l'impact uniquement pour l'image?
Speaker: Oui.
Speaker: Le sport amateur fait plus d'impact RSE que le sport pro?
Speaker: Le sport amateur fait plus d'impact à RSE que le sport pro, oui.
Speaker: Le stade Vélodrome devrait être 100% zéro déchet.
Speaker: Oui.
Speaker: Tu accepterais un partenariat avec Shine pour Fly Cup, par exemple.
Speaker: Les JO 2024 ont vraiment été les jeux les plus durables de l'histoire.
Speaker: Oui.
Speaker: Le sport business va sauver la planète ou l'aggraver?
Speaker: Les deux.
Speaker: Marseille va devenir le hub sportech français avant 2030.
Speaker: Oui.
Speaker: Un événement comme SportMed Summit change vraiment les choses ou c'est du networking?
Speaker: Oui, ça change les choses.
Speaker: Les startups sports lèvent dix fois moins que les startups tech classiques?
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Le trail urbain est plus accessible que le marathon traditionnel?
Speaker: Oui.
Speaker: Les sponsors veulent vraiment l'impact ou juste du storytelling?
Speaker: Les deux.
Speaker: Vous investissez autant dans le sport féminin que le sport en rescuant?
Speaker: Non, malheureusement, je devrais aller plus dans le sport féminin.
Speaker: Ok, bien joué.
Speaker: Bien joué, peut-être... Franchement, merci à toi, François.
Speaker: Merci.
Speaker: Hyper intéressant.
Speaker: Merci, c'était un plaisir.
Speaker: Hyper vaste.
Speaker: Très intéressant comme format.
Speaker: Hyper vaste.
Speaker: Est-ce que toi, tu as peut-être un dernier mot?
Speaker: J'aime bien poser la question, comment on te contacte?
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Écoute, vous pouvez me contacter soit sur LinkedIn, je m'attelle et je m'engage à répondre à chaque demande et à chaque email, n'importe qui, étudiant, 20 minutes, 30 minutes, je prends parce que j'étais dans cette situation-là, donc pas sur LinkedIn ou alors par email aussi et on pourra envoyer mes coordonnées à françois.5g.com et voilà, en tout cas avec plaisir pour échanger et continuer à donner des conseils avec humilité à ceux qui le souhaitent.
Speaker: Ok, incroyable.
Speaker: Merci pour ton temps.
Speaker: Merci, Victor.
Speaker: C'était trop cool.
Speaker: Trop bien.
Speaker: A très vite.
Speaker: Trop cool, à très bientôt.
Speaker: Salut à toi.
Speaker: Salut.
Speaker: Salut.
Speaker: C'est un plaisir.
Speaker: Trop cool.
Speaker: Voilà, c'était Kilomètre 30.
Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.
Speaker: Et je vous dis à bientôt pour le prochain épisode.






