Transcript
Speaker: Je prends conscience qu'en fait, ça y est, j'ai décidé dans ma tête d'abandonner 175 km avec 10 000 mètres de dénublé.
Speaker: Laurent, incroyable, tu viens de reprendre 200 places là dans cette montée.
Speaker: J'avais jamais eu cette émotion, l'envie de pleurer qui était montée.
Speaker: Et là, hier, c'est la première fois, 2h58 et 33 secondes exactement.
Speaker: Même pas 5% des coureurs qui vont acheter un pack de photos à 40 ou 50 euros.
Speaker: pour des photos numériques, parfois pas toutes très bonnes.
Speaker: Le soir même, tu puisses avoir tes photos et à des prix beaucoup plus barres, plus de 50 % moins cher que ce qu'on a aujourd'hui sur le marché des offres.
Speaker: On est au-dessus de 10 % pour l'instant du taux d'achat dès les premières courses.
Speaker: En fait, le « on verra plus tard » peut se transformer en « on le fait jamais ».
Speaker: Pouvoir courir un marathon en moins de 3 heures, c'est le rêve de beaucoup de coureurs.
Speaker: Mais s'entraîner dur, courir 42 km et attendre une semaine pour recevoir une photo floue, en plus vendue 45 euros, c'est l'expérience assez déceptive qu'a vécue Laurent.
Speaker: Bonjour à tous, je m'appelle Victor et bienvenue sur Kilomètre 30.
Speaker: Au lendemain même du Marathon de Paris, bouclé en 2h58, j'ai reçu Laurent, le fondateur de Wistiti.
Speaker: Dans cet épisode, on ne parle pas uniquement de chrono ou de la ferveur incroyable des supporters du Marathon de Paris.
Speaker: On parle de la vraie vie d'un entrepreneur.
Speaker: Comment on passe de Google, Microsoft et Payfit
Speaker: à un tour du monde en famille avec 4 enfants pour finir par créer Wistiti, la plateforme qui révolutionne le souvenir sportif en les rendant accessibles et instantanées.
Speaker: Installez-vous confortablement pour ce 20ème épisode de Kilomètre 30 où comme d'habitude, on va parler d'entrepreneuriat et de sport.
Speaker: Bonne écoute!
Speaker: Salut Laurent!
Speaker: Salut Victor!
Speaker: Ravi, ravi de t'accueillir sur Kilomét 30.
Speaker: Merci de m'accueillir.
Speaker: Je suis hyper content d'être là, surtout aujourd'hui.
Speaker: On va en parler, mais c'est un jour un peu spécial.
Speaker: Donc, franchement, cet enregistrement tombe nickel.
Speaker: Donc, je suis ravi.
Speaker: Ça tombe à pic, effectivement.
Speaker: Pourquoi ça tombe à la pic?
Speaker: Écoute, tu as peut-être un peu les mêmes sensations, mais j'ai un peu les jambes qui picotent un peu, puisque nous sommes le lendemain du Marathon de Paris, édition 2026.
Speaker: Et donc, je pense que c'est top qu'on puisse parler des sujets qu'on va aborder aujourd'hui, après une telle épreuve.
Speaker: Et moi, je suis hyper heureux, parce que j'ai accompli l'objectif que je m'étais fixé, et auquel je courais après cet objectif depuis quelques années.
Speaker: Donc...
Speaker: Donc d'autant plus content de pouvoir en parler avec toi aujourd'hui.
Speaker: Maintenant que tu en as parlé, quel objectif?
Speaker: Le sizing était un peu fort.
Speaker: Eh bien écoute, je sub 3 heures sur ce marathon de Paris.
Speaker: Ça faisait quelques années que je m'entraînais pour.
Speaker: C'est beau.
Speaker: Et donc voilà, 2h58 et 33 secondes exactement.
Speaker: Donc ouais, hyper content.
Speaker: Et voilà, journée franchement matinée quasi parfaite, ambiance de dingue.
Speaker: Donc vraiment canon.
Speaker: On est d'accord, l'ambiance était folle, les conditions aussi.
Speaker: Ouais, météo parfaite.
Speaker: Et puis en effet, ambiance de fou, on parle beaucoup de l'essor du running.
Speaker: Je pense qu'on a eu la démonstration hier, cette ferveur, ces encouragements partout, quasiment sur tout le parcours.
Speaker: Ouais.
Speaker: C'est dingue, cette arrivée avec un bruit soit digne de concert.
Speaker: On en parlait juste avant d'enregistrer, mais les claps, claps, claps sur les panneaux, sur le boulevard, le dernier boulevard, c'est dingue.
Speaker: Oui, c'est fou.
Speaker: Et je pense que, je ne sais pas, moi, j'ai tendance à ne pas me rendre compte que c'est quand même une épreuve un peu hors du commun.
Speaker: Un marathon, c'est long, on est peu dans le monde, si tu prends l'échelle mondiale, à courir des marathons.
Speaker: Quand tu le cours, tu te dépasses, tu te dis que... Mais je pense qu'aux yeux des gens qui ne courent pas de marathon ou qui ne courent pas du tout et qui viennent supporter tous ces coureurs, c'est quelque chose quand même d'assez unique.
Speaker: Donc, je trouve ça beau de pouvoir aussi se faire encourager par des gens qui ne te connaissent pas, que tu ne croiseras peut-être plus jamais et qui sont là quand même pour te porter, pour t'aider.
Speaker: Franchement, c'est top.
Speaker: Oui, totalement.
Speaker: Et des gens vont passer presque plus de temps à encourager que certains à courir.
Speaker: Oui, exactement.
Speaker: Cette ferveur, c'était chouette.
Speaker: Oui, totalement.
Speaker: Bravo pour ce chrono de fou.
Speaker: Oui, merci.
Speaker: Merci, franchement.
Speaker: J'ai l'impression d'être un peu sur un nuage aujourd'hui, d'avoir accompli quelque chose de beau.
Speaker: À mon niveau, franchement, c'était costaud.
Speaker: Il a fallu beaucoup s'entraîner, s'accrocher.
Speaker: L'année dernière, j'avais tenté
Speaker: Et puis, il m'avait échappé dans les dix derniers kilomètres qui sont les plus durs, on dit à chaque fois.
Speaker: Donc, j'avais fait 3h06.
Speaker: J'étais ressorti là.
Speaker: On va en parler mentalement, tu vois, avec vraiment un goût amer parce que je m'étais quand même bien donné.
Speaker: Et cette année, bah ouais, j'ai changé plusieurs choses.
Speaker: Je me suis entraîné encore plus dur.
Speaker: Alors franchement, je pensais que l'année dernière, j'avais mis la barre déjà très haute.
Speaker: Oui, oui.
Speaker: Et donc, ouais, de voir au fur et à mesure de la course, de sentir que je le tenais et que si je maintenais mon rythme, je me suis répété beaucoup ça.
Speaker: Je voyais un peu avec ma montre, j'essayais de faire des calculs.
Speaker: Je voyais que j'arrivais à tenir ces 4 minutes 10, 4 minutes 12 au kilomètre.
Speaker: Et donc, voilà, au fur et à mesure des kilomètres, tu te dis, mais voilà, tu sens que tu es plus lucide que l'année d'avant.
Speaker: Tu sens que ça avance et donc tu touches du doigt.
Speaker: Et puis après, tu sens qu'il est pour toi.
Speaker: Et donc, la fin est magnifique.
Speaker: C'est la situation de jour.
Speaker: T'as ressenti quoi en arrivant?
Speaker: En arrivant, franchement, c'est la première fois.
Speaker: Alors, je suis assez émotif et ému, tu vois.
Speaker: On va en parler sur des grosses épreuves, l'UTMB, etc.
Speaker: J'ai de l'émotion parfois qui monte à différents moments.
Speaker: Mais là, sur les arrivées des marathons, j'en ai fait quelques-uns à Paris.
Speaker: Je n'avais jamais eu cette émotion, tu vois, l'envie de pleurer, etc., qui était montée.
Speaker: Et là, hier, c'est la première fois, alors que pourtant...
Speaker: Tu vois, j'étais seul, tu vois, à l'arrivée, etc.
Speaker: Ouais, une vraie émotion de ça y est, tu vois, ce cap est franchi.
Speaker: J'ai beaucoup donné, je me suis beaucoup préparé.
Speaker: Donc, une sorte de récompense de l'intérieur, en fait, qui est montée comme ça.
Speaker: Et donc, ouais, et puis j'étais heureux de, tu vois, verser mes petites larmes et de me dire, voilà, là, t'es...
Speaker: Profite de ce moment, c'est ta récompense, tu t'es donné, tu t'es battu, tu t'es accroché pendant 15 kilomètres sur la fin.
Speaker: Et donc ouais, c'est des émotions que j'essaye aussi d'emmagasiner, on va en parler, mais tu vois, sur ce sujet de la prépa mentale et du mental, c'est hyper important, je pense, de célébrer ces moments-là et de retenir, tu vois, l'émotion qui vient après le combat ou en tout cas le fait de vivre des moments durs, parce que la fin d'un marathon, je pense que quel que soit ton niveau, c'est dur.
Speaker: donc ouais hier vraiment grosse vague d'émotions sur ce tapis vert de la fin et puis après quand tu franchis l'arche que ta souffrance s'arrête t'arrête ta montre et là ouais l'émotion est montée fort mais c'était chouette trop beau effectivement on aura le temps de de recreuser ces sujets là et ta relation à la course à pied mais bon avant de creuser ces sujets Laurent qui es-tu?
Speaker: pour les gens qui nous écoutent qui es-tu?
Speaker: J'ai 42 ans, je m'appelle Laurent, j'habite en région parisienne.
Speaker: Je suis marié à une femme formidable que j'ai rencontrée en école de commerce, qui est entrepreneur, elle aussi.
Speaker: Et je suis le papa de quatre garçons, donc un clan de mecs, j'allais dire.
Speaker: Ma femme est parfois un peu seule, féminine dans la famille, mais voilà, c'est top.
Speaker: Quatre garçons aujourd'hui de 6 à 12 ans, 6 à bientôt 13 ans.
Speaker: Et un passionné d'aventure, d'entrepreneuriat et de défis.
Speaker: J'aime enchaîner parfois un peu les gens, mon entourage, ma famille, ils trouvent que je ne m'arrête jamais.
Speaker: Mais j'aime, ça me fait vibrer des défis comme ça, aller chercher un subtro sur marathon, me lancer dans un projet entrepreneurial.
Speaker: dans un side project d'aventure outdoor.
Speaker: Voilà, tu vois, c'est des projets qui me... J'aime me dépasser.
Speaker: Le dépassement, aussi bien physique que mental, me passionne.
Speaker: Voilà comment je me définis aujourd'hui.
Speaker: Et entrepreneur aujourd'hui dans le domaine du sport, on va y revenir.
Speaker: Et donc, ça aussi, ça me fait pas mal vibrer au quotidien.
Speaker: Effectivement, le sport, c'est ce pourquoi peut-être on se parle aujourd'hui.
Speaker: Si on regarde un petit peu ton parcours, est-ce que tu peux nous décrire un peu les grandes phases de ton parcours pro, puis perso également?
Speaker: Bien sûr.
Speaker: Écoute, moi, le sport, je l'ai, on va dire, découvert de manière tout à fait classique, primaire, collège, lycée.
Speaker: Et je me souviens que j'étais assez frustré au collège-lycée parce que j'étais pas bon, tu vois, enfin, j'ai pas eu de révélation dans un sport.
Speaker: Au collège-lycée, t'enchaînes l'athlétisme, le foot, un peu tous les sports.
Speaker: Et à chaque fois, j'étais pas top, donc tu vois, les...
Speaker: Les interclasses, j'ai gardé un noyau de copains de lycée assez fort, on se voit beaucoup.
Speaker: Et donc, les interclasses de foot, par exemple, moi, j'ai toujours été frustré parce que j'étais nul.
Speaker: Et donc, je n'étais pas dans leur équipe, tu vois, des interclasses de foot.
Speaker: L'athlétisme, OK, je me débrouillais un peu en son longueur, mais je sautais moins loin que les autres.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et j'ai quand même eu une petite révélation, en tout cas, je pense quelque chose qui aujourd'hui peut faire tilt, c'est les tours de terrain, tu vois, l'athlétisme dans le sens course à pied au lycée, où pour le coup, ça embêtait tout le monde de faire les tours de terrain, de se chronométrer, etc.
Speaker: Je me souviens que des copains se planquaient dans la forêt, on avait un stade avec une forêt pour ne pas tourner.
Speaker: Et moi, je trouvais ça assez marrant et je me sentais assez bon, tu vois, assez endurant.
Speaker: Et donc, je faisais ces tours assez sérieusement, etc.
Speaker: Après, j'ai essayé plein de sports, tu vois, le lycée, dans les années, un peu après, pareil, pas de révélation, j'ai essayé le foot une année en club, bon, j'étais pas top, j'ai essayé du ping-pong en club, là, je me suis bien amusé, donc aujourd'hui, voilà, je suis plutôt bon en ping-pong.
Speaker: Ensuite, j'ai fait une école de commerce, donc pas peu de sport, plus de la fête.
Speaker: J'ai été très actif dans le BDE, etc., bureau des élèves.
Speaker: Donc, voilà, moins de sport pendant quelques années.
Speaker: Et puis, en fait, c'est la course qui est revenue plus ou moins par hasard, en courant comme ça pour le fun et pour me sentir bien à Paris.
Speaker: Et puis, un jour, l'envie de...
Speaker: Je voyais un peu les courses, l'envie de me dire « je vais vivre un peu une première course ».
Speaker: Donc première inscription aux 20 kilomètres de Paris, je pense que c'était dans les années 2010-2015.
Speaker: Et là, vraiment une sorte de révélation parce que l'ambiance en fait et l'expérience, ça je vais y revenir, c'est aujourd'hui un peu un maître mot pour moi, c'est l'expérience plus que la course, le nombre de kilomètres, le chrono.
Speaker: J'ai vécu ce jour-là, ouais, une sorte de ferveur, une expérience du peloton, des encouragements, du dépassement de soi, du fait de mettre son dossard, les petites excitations du salle de départ.
Speaker: Et donc, ouais, depuis ce jour-là, je suis devenu un grand passionné de course pour revivre les expériences, pousser les kilomètres, aller en montagne, mais avant tout pour aller chercher, en effet, des expériences à partager avec des gens, des inconnus, des copains.
Speaker: Et c'est un peu, je pense, le lien que j'ai aujourd'hui avec ce sport.
Speaker: Plus que là, évidemment, là, je suis encore une fois hyper heureux d'aller chercher ce chrono, de passer sous les trois heures.
Speaker: Mais je pense que c'est même moins important que ce que j'ai vécu hier.
Speaker: On en parlait sur les émotions, sur le partage, les regards.
Speaker: Je me souviens vraiment d'avoir croisé beaucoup de regards de gens que je ne connaissais pas.
Speaker: Mais tu as ton prénom sur ton dossard du Marathon de Paris, ça, c'est top.
Speaker: parce que des gens t'encouragent avec ton prénom et donc tu communies avec les gens de cette façon-là.
Speaker: Donc voilà un peu mon histoire de la course.
Speaker: Donc aujourd'hui, je me concentre là-dessus.
Speaker: J'ai essayé un peu triathlon un moment, mais en fait, moi je trouve qu'aussi avec mon organisation familiale, le fait que j'ai une famille plutôt grande, ma vie professionnelle, et aujourd'hui l'entrepôt en arrière fait pour s'entraîner, c'est compliqué, donc je préfère me concentrer sur...
Speaker: un sport, la course à pied, avec des résultats qui sont plutôt, moi, que je trouve à mon niveau, encore une fois, top.
Speaker: Et donc, je me concentre là-dessus.
Speaker: Non, mais totalement.
Speaker: Bon, il y a plein de sujets que j'ai envie d'aborder, mais vu que tu parles de ta famille, quel âge ont tes enfants?
Speaker: Écoute, aujourd'hui, le dernier a six ans, il est en CP.
Speaker: Et ensuite, on a fait plus ou moins mathématiquement simple quasiment tous les deux ans.
Speaker: On a fait plus ou moins deux paires avec une petite pause au milieu.
Speaker: Et c'est évidemment, pour moi, un gros pilier aujourd'hui dans ma vie, tu vois, le fait d'avoir ces quatre garçons, ma femme, on s'est construit une vie, ouais, un cocon familial assez important, proche, et on essaye du coup, ouais, de leur transmettre plein de choses qu'on vit au quotidien, je pense que, tu vois, les valeurs de l'entreprenariat, les valeurs du sport, ils suivent, tu vois, hier, voilà, ils étaient tout contents, le...
Speaker: que je leur raconte ce marathon, la médaille, enfin je sens que pour eux c'est aussi des valeurs importantes qu'on essaye de leur transmettre.
Speaker: Et puis du coup aussi on voit qu'au quotidien les enfants sont un peu des éponges, ils appliquent, au-delà d'appliquer les mots et ce que tu essayes de leur transmettre, ils appliquent ce qu'ils voient.
Speaker: Et donc le fait d'être sportif et autres, eux, prennent goût à ça aussi.
Speaker: Donc, c'est super.
Speaker: Et donc, on essaye de leur transmettre ça.
Speaker: On essaye de leur transmettre le goût de la découverte à travers des voyages.
Speaker: On va sûrement en parler.
Speaker: On a fait un grand voyage familial qui a été aussi une expérience folle.
Speaker: Donc, voilà, on essaye de mener notre famille dans ces directions-là.
Speaker: Ok, magnifique.
Speaker: Parlons de ce voyage.
Speaker: Oui.
Speaker: La première fois qu'on s'est… C'est vrai qu'on n'a pas donné le contexte, mais on s'est appelé peut-être il y a plus d'un an, un an et demi.
Speaker: Tu n'avais pas encore lancé West City à l'époque.
Speaker: Tu étais quand même dans une démarche entrepreneuriale, dans le sport.
Speaker: Et tu m'as parlé de ce voyage.
Speaker: J'ai l'impression d'une expérience vraiment marquante.
Speaker: On est ravis qu'on en reparle ensemble.
Speaker: Oui, écoute, on est parti faire un tour du monde en famille pendant un an, à la découverte de 13 pays sur quasiment tous les continents.
Speaker: C'est un projet qu'on avait en tête depuis très longtemps.
Speaker: Ma femme en rêvait depuis notre mariage.
Speaker: On s'est mariés il y a longtemps maintenant, ça ne nous rajeunit pas en 2010.
Speaker: On était assez jeunes à l'époque.
Speaker: Et puis, idéalement, elle voulait qu'on parte faire un tour du monde tous les deux, à l'époque sans enfant, après notre mariage.
Speaker: Et puis, c'est là où c'est amusant avec le recul de voir que j'avais des carcans, en tout cas des images préétablies en tête.
Speaker: Moi, il fallait qu'on commence à travailler après notre école de commerce.
Speaker: La peur de l'incertitude, ça.
Speaker: Donc, j'avais dit non, attends, là, on a des CDI qui nous tendent la main.
Speaker: On ne va pas partir maintenant
Speaker: et tout arraché, donc on commence et puis on verra plus tard.
Speaker: Et en fait, le « on verra plus tard », tu vois, c'est transformé en des années de CDI, de boulot, d'entrepreneuriat au milieu, et puis les premiers enfants qui arrivent.
Speaker: Et on a fini par se dire au moment du Covid en 2020, en fait, le « on verra plus tard » peut se transformer en « on le fait jamais », parce que tu as toujours une bonne raison, soit de professionnel, soit d'être enfermé chez soi avec le Covid.
Speaker: Et donc, ça nous a fait une sorte de tilt et on s'est dit, OK, on va acter un moment qui sera pour nous le bon moment, en tout cas un bon moment pour partir.
Speaker: Donc, on avait anticipé quasiment depuis ce moment-là le fait qu'on partirait à l'été 2023, quoi qu'il se passe.
Speaker: Vous l'avez anticipé combien de temps à l'avance?
Speaker: Et bien, plus de deux ans avant, on s'est dit, voilà, on partira là et donc on va anticiper le budget, le parcours, tout préparer, etc.
Speaker: Et temps 6, puisque évidemment, l'idée, c'était de le faire avec nos quatre enfants, il fallait un budget quand même assez conséquent.
Speaker: Et on travaillait à l'époque, elle, chez Microsoft depuis pas mal d'années.
Speaker: Moi, j'étais chez Google à Paris.
Speaker: Et en fait, ça se passait très bien.
Speaker: Moi, j'étais hyper heureux dans mon job chez Google.
Speaker: Et donc, quand les mois ont passé et que je voyais cette date butoir arriver,
Speaker: C'était plus compliqué pour moi.
Speaker: Elle, tu vois, avait acté le fait qu'elle partirait.
Speaker: Donc, ça a été assez dur, tu vois.
Speaker: On a vraiment la sensation d'avoir, entre guillemets, arraché les sparadraps en se disant, encore une fois, il y a toujours une bonne raison.
Speaker: Et tu vois, moi, la bonne raison, c'était de dire, attends, je suis chez Google quand même.
Speaker: Tu rêves d'entrer chez Google, mais par contre, tu ne pars pas de chez Google.
Speaker: Et en fait, on n'a pas mis longtemps, et c'est un peu ce que je retiens aussi de la leçon d'un projet comme celui-là, on n'a pas mis longtemps avant de se dire, OK, on a pris en fait une super décision et on n'a pas regretté, tu vois, au bout de quelques semaines de ce voyage.
Speaker: Et donc, on est parti à l'été 2023 pour un an de tour du monde.
Speaker: Combien de pays vous avez fait?
Speaker: On a fait 13 pays en tout.
Speaker: On a commencé par l'Asie, et puis ensuite l'Océanie, Australie, Nouvelle-Zélande, Polynésie, Amérique centrale, et on a fini par l'Afrique australe, Afrique du Sud, Namibie, Botswana.
Speaker: Et on est rentrés la veille de la cérémonie d'ouverture des JO à Paris, en pleine effervescence.
Speaker: Vous étiez présent pour célébrer à Paris.
Speaker: Voilà, exactement.
Speaker: On venait d'atterrir, donc ça a été un atterrissage plutôt sympa, en douceur, avec une sacrée ambiance aussi à Paris.
Speaker: Ok.
Speaker: C'était voulu ou... Écoute, non, on a pris des billets au fur et à mesure.
Speaker: Donc, ces billets retour, on ne les avait pas au moment de partir.
Speaker: Et donc, on a forcément regardé aussi un petit peu par rapport à ces JO.
Speaker: Et on s'est dit, ça fera un atterrissage un peu plus en douceur de pouvoir s'immerger, de retrouver une ambiance sympa dans Paris.
Speaker: totalement quels sont tes plus beaux souvenirs de ce voyage en famille qu'est-ce que tu retiens aujourd'hui je dirais que c'est des moments qui peuvent paraître anecdotiques finalement quand tu les prends comme ça maintenant qu'on est retourné dans notre quotidien finalement de
Speaker: de journée un peu à 100 l'heure, etc.
Speaker: Mais c'est des moments un peu suspendus avec les enfants dans des lieux qui paraissent hallucinants.
Speaker: Pour donner un exemple, on a fait un grand tour de l'Australie en camping-car pendant deux mois quasiment.
Speaker: Et donc, tu te retrouves certains soirs au centre de l'Australie, près du fameux rocher rouge Ouluru.
Speaker: Un peu plus loin que ce rocher rouge, donc déjà avec moins de monde, moins de touristes, perdu au milieu d'une sorte de désert où tu as les enfants qui gambadent et tu sens la liberté à l'état pur.
Speaker: Tu sens qu'eux sont complètement en parfaite harmonie, heureux et tant un peu suspendus.
Speaker: Un apéro avec ma femme, comme ça un soir...
Speaker: Ça, c'est des moments, finalement, des petits moments simples, entre guillemets, parce que tu es à l'autre bout du monde, etc.
Speaker: Mais voilà, ces moments un peu uniques où le temps se distant un peu.
Speaker: Et ça aussi, c'est une grande leçon, c'est qu'en fait, au bout de quelques semaines de ce tour du monde, on a vraiment senti que tout le monde se mettait au diapason.
Speaker: d'une vie avec moins d'horaire, moins d'engagement, moins de contraintes.
Speaker: Et donc, tu sens que ton niveau de stress global et même ton corps se détend.
Speaker: Et donc là où au début forcément, et c'était un peu les peurs projetées de nos proches, de nos familles, disaient « mais vous partez à six, les quatre garçons comme ça, pendant un an, 24 heures, 124 avec eux, ce qu'on ne fait jamais dans notre quotidien. »
Speaker: comment vous allez faire.
Speaker: Et en fait, il y a forcément eu évidemment des moments plus durs que d'autres, mais on a senti un relâchement de tout le monde et donc beaucoup moins de tensions qu'au quotidien.
Speaker: Entre eux, ils se sont vachement rapprochés, ils ont vachement joué ensemble.
Speaker: Et donc, pour ça, c'était top.
Speaker: Et après, des rencontres, beaucoup de rencontres un peu uniques.
Speaker: En Amazonie, on a passé quelques jours au milieu de la forêt amazonienne, dans des espèces de tribus.
Speaker: Alors évidemment, qui vit grâce un peu au tourisme, parce qu'ils accueillent des familles, des touristes comme nous.
Speaker: Mais on était 4-5 petits groupes avec eux.
Speaker: Donc, tu as l'impression quand même d'être vraiment loin de tout.
Speaker: Et donc, c'est des villes qui sont à des milliers de kilomètres de toi.
Speaker: Ils t'expliquent qu'évidemment, ils n'ont pas de pharmacie.
Speaker: Leur pharmacie, elle est dans la jungle.
Speaker: Donc, ils te racontent que telle plante va soigner tel mal.
Speaker: Ils te font faire un tour en bateau le soir.
Speaker: Tu as un coucher de soleil incroyable.
Speaker: Ouais, tu découvres des vies, t'as l'impression de vivre rendez-vous interinconnus, tu vois, un peu toute l'année.
Speaker: Donc voilà, les moments inoubliables, c'est des rencontres et des moments un peu comme ça suspendus.
Speaker: Ouais, je vois très bien.
Speaker: Qu'est-ce que tu pourrais dire aux personnes qui, justement, sont pleines de peurs?
Speaker: ou soit se disent c'est pas le moment on attend un peu comme tu l'as fait ouais ouais bah je dirais que en fait c'est pas le moment la réponse maintenant c'est en fait ce sera jamais tu vois le bon moment on est convaincu que si on attend que les planètes s'alignent bah ouais elles s'alignent on n'a jamais vraiment donc
Speaker: On a vraiment cette image, on le dit maintenant, aux quelques copains qui nous en parlent ou des gens qui nous en parlent.
Speaker: Arracher ces sparadraps et sorter un peu de nos peurs préétablies du quotidien.
Speaker: Alors, je suis le premier à dire que ça a été vraiment difficile.
Speaker: J'ai l'image d'un plongeoir hyper haut et donc tu t'approches et en effet, pour sauter, c'est dur, tu recules dix fois.
Speaker: Mais ce que je dis, c'est franchement, vous ne le regretterez pas, c'est certain.
Speaker: Et donc, les quelques personnes avec qui on a pu échanger, qui finalement ont franchi le pas et ont sauté de ce plongeoir, tu n'en as pas un ou une qui nous ont dit « Ouais, en fait, je regrette.
Speaker: » « Je regrette.
Speaker: » « Tu vis quelque chose d'unique.
Speaker: » Donc, voilà, je suis conscient que c'est le lancez-vous qui est difficile, mais franchement, il faut y aller et...
Speaker: Que ce soit un an, que ce soit un mois où chacun a son échelle et chacun selon ses moyens, son programme, etc.
Speaker: Mais c'est vraiment des expériences qui te marquent et qui aussi changent ta perception après de plein de choses au retour et qu'échangent ton cocon familial.
Speaker: Ça fait évoluer aussi pas mal de choses, je pense, dans ta vie.
Speaker: Est-ce que c'est ce voyage qui t'a donné envie d'entreprendre après?
Speaker: Ça a sûrement joué et accéléré.
Speaker: Moi, j'ai toujours gardé ce côté entrepreneuriat.
Speaker: J'ai entrepris il y a une dizaine d'années, une première fois.
Speaker: Et puis, je pense qu'entreprendre, je suis convaincu que ça peut se faire à plein d'échelles sans forcément créer une entreprise.
Speaker: Mais être dans une association, tu as plein de façons, à mon avis, d'entreprendre.
Speaker: te lancer, tu vois, un projet de tour du monde ou même de voyage en famille, c'est quelque part un peu d'entrepreneuriat parce que tu dois faire plein de choses.
Speaker: Mais en effet, au retour de ce tour du monde, ça a quand même, je me pense, accéléré, en tout cas, ouvert plus de portes.
Speaker: Tu vois, le champ des possibles devenait plus accessible, en fait.
Speaker: OK.
Speaker: Et si on parle un peu de ton quotidien aujourd'hui, puisqu'on n'en a pas encore parlé, qu'est-ce que tu peux me dire sur Westity, Laurent?
Speaker: Écoute, Westity, c'est une nouvelle aventure entrepreneuriale qui s'est lancée l'été dernier, 2025.
Speaker: On dit Westity, du coup?
Speaker: Oui, alors tu vois, c'est marrant, c'est une réflexion qu'on a. Je dis que je l'ai lu.
Speaker: Oui, oui, exactement.
Speaker: Mais en fait, tu es la grande majorité des gens qui disent West Titi parce que le nom West Titi va nous amuser, je vais en parler, mais notre sujet principal, c'est autour de l'image, notamment la photo des événements sportifs.
Speaker: On a commencé par les courses à pied, les trails qu'on connaît le mieux.
Speaker: Donc, Wistiti, parce que quand tu prends une photo, tu attends ça à dire Wistiti pour faire sourire les gens ou autre.
Speaker: Et puis, notre idée, notre ADN, c'est d'avoir un esprit un peu communautaire sur cette application pour que des photographes professionnels comme amateurs puissent participer, prendre des photos, etc.
Speaker: Et donc, le oui en anglais, WE, on trouvait que ça faisait du sens.
Speaker: Et puis aussi, d'un point de vue très pragmatique et pratique, Wistiti OUI était pris.
Speaker: Tu vois, il n'y avait pas de nom de domaine dispo, la marque était déposée, etc.
Speaker: Mais en effet, d'écrire « Oui, W, E », eh bien, on voit que tout le monde le lit normalement un peu à la française, au West City.
Speaker: Donc, voilà, on réfléchit quand même.
Speaker: En tout cas, ça fait partie de nos sujets de se dire « Est-ce qu'on le garde écrit comme ça?
Speaker: » Ok.
Speaker: Mais donc, l'idée, ouais, l'idée est venue un peu d'un tilt, tu vois.
Speaker: Moi, j'explique que l'idée est venue quand je préparais le Marathon de Paris 2025, donc, tu vois, printemps 2025.
Speaker: Ça faisait plusieurs années, on va revenir, que je trouvais que l'expérience de la photo sur les courses à pied n'était pas à la hauteur, avec deux enjeux, deux sujets principaux.
Speaker: Le temps d'attente des photos.
Speaker: On est dans un monde aujourd'hui où l'immédiateté, l'instantanéité, prend de plus en plus d'importance.
Speaker: Et donc, attendre deux, trois, quatre jours, une semaine pour recevoir tes photos de ta course, ton émotion est redescendue, t'es retourné bosser ou t'es retourné dans tes autres activités.
Speaker: Et donc, finalement, il y a un peu de notion de trop tard.
Speaker: Tu n'es plus dans l'ambiance.
Speaker: Si tu veux partager tes photos sur les réseaux ou à tes proches, faire un post sur tes réseaux une semaine après le marathon, ça a un peu moins de sens.
Speaker: Et puis, couplé à ça, le prix des photos.
Speaker: Aujourd'hui, qui veut acheter un pack de photos à 40 ou 50 euros pour des photos numériques, parfois pas toutes très bonnes.
Speaker: On trouvait que c'était vraiment excessif.
Speaker: Les dossards ont tendance déjà à remonter.
Speaker: Et donc, en recevant un jour un mail du Marathon de Paris 2025 me proposant de préacheter mon pack de photos à, je ne sais plus, 35 euros au lieu de 45 euros, eh bien, ça a fait un peu de tilt.
Speaker: J'étais à un moment de ma vie, en effet, j'étais un peu en entre-deux.
Speaker: Tu vois, je faisais un peu de préparation mentale à l'époque et puis je...
Speaker: je cherchais une idée de projet dans le sport à monter.
Speaker: Donc, je me suis dit, tu as un peu de temps, tu as des idées, tu veux faire bouger ce monde du sport.
Speaker: Le sujet de la photo, ça fait des années que tu te plains toi-même qu'il n'est pas abouti, qu'il n'est pas top.
Speaker: Fonce, essaye de réinventer cette expérience et c'est de là qu'est né ce projet.
Speaker: J'en ai parlé un peu autour de moi et c'est là que j'ai commencé à trouver des associés potentiels qui sont devenus mes associés.
Speaker: Et donc, on s'est lancé à fond dans l'aventure à l'été 2025.
Speaker: Ok, donc 8 mois d'aventure, plus ou moins.
Speaker: Exactement.
Speaker: Qui est dans l'aventure aujourd'hui?
Speaker: Alors aujourd'hui, on est 5 à avoir cofondé la société.
Speaker: Des personnes côté technique que j'ai rencontrées en commençant à parler de l'application, etc.
Speaker: Donc un développeur et sa compagne qui s'occupent de toute la partie UX design, qui ont bien aimé le...
Speaker: le sujet, le secteur, etc., qui du coup, voilà, ont souhaité, étaient partants pour rejoindre l'aventure.
Speaker: Et puis, un ami que je connaissais déjà depuis quelques années et sa compagne aussi, qui sont des grands sportifs, qui ont un très gros niveau, notamment en marathon et puis triathlon, et qui avait déjà eu l'occasion d'entreprendre dans le domaine du sport, de créer une plateforme qui a bien fonctionné, qui existe toujours, d'échanges de dossards.
Speaker: Il s'appelle comment?
Speaker: Il s'appelle Suica.
Speaker: Ok.
Speaker: qui s'appelait Plan D, puis qui a été rebâtissé sous Ica, et qui du coup connaît bien l'écosystème des courses, les organisateurs, etc.
Speaker: Et aujourd'hui, alors qu'il y a une autre activité, aujourd'hui en fait sur les cinq, je suis le seul vraiment à temps plein, tu vois, au quotidien sur le projet.
Speaker: Eux m'aident quasiment au quotidien, l'équipe technique aussi pour développer, avancer l'application, mais voilà, je suis vraiment le seul à être à 100% sur le projet.
Speaker: Eux ont d'autres métiers ou d'autres activités pro,
Speaker: Et voilà, et donc on avance fort, bien, et puis on a été content parce que dès le début, on a couvert nos premières courses pour prendre ces photos des coureurs, et donc notre promesse à nous, c'est que le jour même de ta course, le soir même, tu puisses avoir tes photos, et à des prix beaucoup plus bas, plus de 50% moins cher que ce qu'on a aujourd'hui sur le marché, les offres dont je
Speaker: Vous allez vous faire détester des acteurs.
Speaker: Des concurrents, oui.
Speaker: Après, c'est le jeu aussi des marchés et de la concurrence.
Speaker: Mais on pense qu'on a notre place.
Speaker: Et puis après, il y a des attentes différentes en étant conscient.
Speaker: Le fait de donner comme ça aussi rapidement les photos dans les mains des coureurs, ça a aussi des contreparties sur le traitement des photos qui est différent de ces plateformes.
Speaker: Donc voilà, il y a de la place, je pense, pour tout le monde.
Speaker: Mais en tout cas, on a énormément d'ambition.
Speaker: On voit que ça plaît.
Speaker: Dès la première course qu'on a couverte en octobre 2025 en région parisienne, c'est évidemment hyper excitant de suivre en temps réel sur ton tableau de bord les premières ventes et de voir qu'il y a vraiment un pic.
Speaker: Dès que tu ouvres les ventes le soir à 20h et que les coureurs sont prévenus, de voir ça, il y a les ventes qui s'emballent.
Speaker: Tu te dis, je touche quelque chose, je réponds à un vrai besoin, une vraie attente.
Speaker: Et donc maintenant, on est à fond et depuis, on accompagne de plus en plus de courses et avec des futurs briques qui vont arriver pour continuer dans la direction de l'instantanéité, en tout cas de raccourcir les temps de traitement et puis après ajouter d'autres services pour, j'en parlais tout à l'heure, cette notion d'expérience au-delà du sujet du produit et du fait qu'on fasse des photos des coureurs.
Speaker: Nous, ce qu'on veut, c'est que le coureur vive une expérience.
Speaker: On est plutôt sur le pendant et surtout l'après.
Speaker: Et on est convaincu que l'expérience de l'après est hyper importante et même joue pour l'organisateur de la course, tu vois, sur l'image.
Speaker: Si demain, tu vois, là, on parlait du marathon de Paris, on est lundi, midi, on n'a toujours pas nos photos.
Speaker: Je trouve ça dommage.
Speaker: Si demain, on arrivait, nous, à proposer des photos, tu vois, hier soir avec là, tu avais déjà tes photos, que tu pouvais les partager, etc.
Speaker: Je pense que l'expérience pour la course est enrichie, tu vois.
Speaker: Et donc, l'organisateur a aussi tout intérêt, à mon avis, à...
Speaker: à faire appel à ce type de service.
Speaker: Ah, écoute, c'est intéressant ce que tu me racontes.
Speaker: Donc, je n'avais pas envie de te couper.
Speaker: Il y a un sujet sur lequel je veux rebondir, c'est l'excitation des premières ventes.
Speaker: Là, tu parles de...
Speaker: Ça fait presque quand tu vois des gens qui ont des e-commerce ou qui ont un pic de vente.
Speaker: Qu'est-ce que ça procure comme émotion?
Speaker: Je me souviens vraiment de cette première après-midi.
Speaker: C'était exactement le 12 octobre.
Speaker: Ça marque 12 octobre 2025.
Speaker: C'était la Levalloisienne, donc un format urbain 10 kilomètres à Levallois-Péret dans le 92. »
Speaker: Et donc, tu regardes le dashboard et puis tu préviens les coureurs que leurs photos sont disponibles, etc.
Speaker: Et là, tu commences à voir, première vente, premier pack photo, tu vois.
Speaker: Et donc, je ne sais pas, c'est à la fois une excitation, une fierté de voir que ton produit marche, tu vois, techniquement.
Speaker: Et puis, encore une fois, que les coureurs adhèrent à ta vision et
Speaker: Et donc, ça, quelque part, ça légitime ton message, le fait de dire « je suis convaincu parce que moi-même, je suis coureur et donc j'ai vécu ces frustrations sur des dizaines de courses auxquelles j'ai participé, de ne pas voir mes photos rapidement et beaucoup trop chères.
Speaker: » Et donc, ça légitime ton message aussi de voir que les coureurs répondent parce qu'ils achètent en masse tes photos, ils sont contents.
Speaker: On a eu plusieurs messages de gens...
Speaker: sur les réseaux, en disant « c'est incroyable, on a déjà nos photos, merci Wistiti » qui nous a envoyé des messages.
Speaker: Les photographes aussi, finalement, pour nous, on a un service comme un tabouret avec trois acteurs de la course.
Speaker: Le coureur à qui on pense en premier, parce qu'on lui met à disposition ce service plus rapidement, de manière plus accessible au niveau des prix.
Speaker: Mais on a aussi l'organisateur et le photographe.
Speaker: L'organisateur, on estime que ça joue pour son image.
Speaker: parce que les gens sont contents d'avoir la photo plus vite, ils vont parler de la course sur les réseaux plus vite, etc.
Speaker: C'est un service clé en main pour eux.
Speaker: Et puis les photographes, mine de rien, c'est aussi le fruit de leur travail.
Speaker: On choisit des photographes professionnels en grande partie.
Speaker: Donc les photos sont belles.
Speaker: On a eu plusieurs retours de gens qui soulignaient la qualité des photos.
Speaker: Et donc eux, pareil, c'est une expérience qu'ils vivent sur le terrain, on est présent avec eux.
Speaker: Ils sont contents parce qu'on en a parlé sur cette ferveur qu'il y a, ils la vivent, ils la ressentent, eux aussi en prenant leurs photos.
Speaker: Et donc, ils sont contents eux aussi, ils ont un tableau à leur échelle de suivi de leur vente des photos en temps réel.
Speaker: Et donc, tu vois, pareil, on a des boucles de messages où ils sont un peu excités, tu sens, de voir qu'ils vendent des photos, ils atteignent des paliers.
Speaker: Donc, ça récompense aussi leur travail de photographe.
Speaker: Donc, c'est finalement ce triptyque qui est excitant pour nous au quotidien.
Speaker: Et en effet, la première course que tu fais, tu es toujours un peu anxieux de te dire « est-ce que ça va finalement prendre?
Speaker: » Et donc, ça aurait pu prendre, mais tu vois, on aurait pu faire trois ventes et se dire « bon, il va falloir retravailler, etc.
Speaker: » Là, tu vois, c'est tout de suite, il y a eu vraiment ce pic.
Speaker: Donc, vraiment canon.
Speaker: Super excitant, j'imagine.
Speaker: Vu qu'on parle d'entreprendre dans le sport...
Speaker: J'aime bien comprendre un petit peu les dynamiques de marché.
Speaker: Comment est-ce qu'on va chercher?
Speaker: Parce qu'aujourd'hui, tes partenaires ou quelque part tes clients, c'est aussi les organisateurs de course à pied.
Speaker: Comment on va aller chercher cela?
Speaker: C'est une bonne question, oui.
Speaker: Aujourd'hui, au-delà du boom qu'il y a sur l'environnement de la course à pied, des trails, il y a de plus en plus d'épreuves, il y a de plus en plus de participants aux épreuves.
Speaker: Le sujet de la photo, on ne l'a pas inventé.
Speaker: Il y a quelques grands acteurs qui sont présents depuis pas mal d'années, donc des acteurs historiques.
Speaker: Et donc, nous, ce qu'on a analysé, c'est qu'il y a plusieurs strates, finalement, de courses en termes de taille d'événements.
Speaker: Donc, tu as vraiment les très gros événements, les très gros marathons de Paris ou internationaux, les très grosses courses en France qui sont organisées souvent par des groupes qui ont plusieurs courses.
Speaker: On parle d'ASO...
Speaker: On parle de Playground, d'Extrasport avec la Sainte-et-Lyon.
Speaker: Ces grands groupes-là, évidemment, ils ne nous ont pas attendus.
Speaker: Ils ont des partenaires qui prennent des photos, qui les prennent plutôt bien.
Speaker: La qualité des photos n'est plutôt pas si mal, mais avec des modèles qu'on dénonce aujourd'hui, en tout cas sur lesquels nous, on veut réinventer les choses.
Speaker: Ça, ça prend du temps, on en est conscient.
Speaker: Tu vois, on a beau être ultra dynamique, ultra ambitieux, tu n'arrives pas comme ça le lendemain en toquant la porte et en disant « on remplace l'acteur existant ».
Speaker: Donc, on sait que ça prendra du temps pour les convaincre, mais donc, on...
Speaker: On échange avec eux aussi sur leurs attentes.
Speaker: Ils n'ont pas la même manière de fonctionner forcément et les mêmes attentes qu'une course locale avec 1000 coureurs ou 2000 coureurs.
Speaker: Sur quoi les événements vont vraiment se différencier?
Speaker: Quelles sont leurs attentes?
Speaker: C'est sûr que les très gros événements comme le Marathon de Paris ou même d'autres, un peu plus petits, mais on sent que c'est un univers qui est un peu plus business.
Speaker: Donc, les attentes vont être beaucoup plus chiffrées.
Speaker: que des événements un peu plus locaux où là, c'est un peu plus ambiance, je vais dire, de club ou ambiance familiale ou associatif.
Speaker: Et donc, nous, pour l'instant, on est rentrés par cette strata entre guillemets d'en-dessous où il y a moins de concurrence aussi.
Speaker: Des courses entre mille, ce qui est déjà des événements assez grands, et
Speaker: on va dire 10 000 coureurs.
Speaker: Il y a de la concurrence, mais moins présente.
Speaker: Et donc, l'idée, c'est qu'en effet, on va voir les organisateurs, on leur propose notre service.
Speaker: Et en fait, on voit que le message qu'on porte de cette instantanéité, de cette accessibilité, touche ces organisateurs.
Speaker: Le fait que ça soit clé en main, ils n'ont rien à gérer.
Speaker: Tu vois, les photographes, c'est nous qui les apportons, qui les plaçons sur le parcours, etc.
Speaker: Eux, en fait, plus tu descends en termes de taille d'événement, moins ils ont le temps à passer, à gérer ce sujet de la photo.
Speaker: Et donc, plus la valeur de ton service monte finalement auprès de ce regard.
Speaker: Et donc, c'est comme ça qu'on se fait notre expérience.
Speaker: On a des événements maintenant de plus en plus grands quand même.
Speaker: Des événements où tu as 6 000, 7 000.
Speaker: On a fait un événement en Normandie avec 8 000 coureurs, ce qui est déjà une organisation avec beaucoup de parcours, du coup, beaucoup de photographes.
Speaker: Mais donc, expérience hyper formatrice pour nous et qui nous permet aussi de nous faire connaître et de monter en expérience.
Speaker: Et dans le modèle économique, est-ce que l'organisateur touche une commission?
Speaker: Ça marche comme une marketplace, c'est ceux qui sont apporteurs d'affaires quelque part?
Speaker: Exactement.
Speaker: Le modèle économique, c'est qu'on est un peu au milieu de ce tabouret dont je parlais tout à l'heure, de ce schéma, où la rémunération principale vient de la vente des photos aux coureurs.
Speaker: Et ensuite, on redistribue une partie de cette vente aux organisateurs de la course qui nous donnent accès finalement à ce chiffre d'affaires et une partie aux photographes qui, par leur travail, permettent de créer ces photos.
Speaker: Tout le cœur de la centrale et le cœur finalement de notre développement, c'est d'ajuster au mieux cette répartition, ce chiffre d'affaires, qui touche quoi, comment on le touche, d'ajuster le prix des photos pour qu'il y ait un volume de vente qui soit le plus fort possible parce que de l'attrait vis-à-vis des coureurs, tu vois que si tu descends trop bas ou tu montes trop, tu perds finalement une partie des coureurs.
Speaker: Donc, on est dans ces ajustements maintenant, mais qui sont intéressants.
Speaker: Oui, totalement.
Speaker: Je t'ai posé la question sur est-ce que l'événement va toucher sa commission ou est-ce que c'est juste une prestation de service, mais quelque part c'est mieux si l'événement touche sa commission, ce qui va peut-être pouvoir plus pousser le produit.
Speaker: Je ne me rends pas du tout compte, les pourcentages sur le marché au global.
Speaker: quelle proportion de coureurs va payer pour sa photo ou ses photos?
Speaker: Oui, historiquement, on n'est pas chez nos concurrents, on n'a pas accès à toutes les datas, à tous les chiffres, mais on a quelques infos, en tout cas, on arrive à voir que la tendance, c'est qu'en fait, ces acteurs-là, historiquement,
Speaker: ont misé, selon nous, se sont un petit peu auto-bloqués, auto-enfermés dans un modèle de marge assez forte.
Speaker: Tu vois, quand tu parles d'un pack photo sur le Marathon de Paris, je crois qu'il est proposé autour de 47 euros, quelque chose comme ça, ou une cinquantaine d'euros.
Speaker: Donc, la marge est vraiment intéressante pour ces acteurs-là, mais du coup, un taux d'achat qui, selon nous, est en dessous de 5%.
Speaker: Donc, tu vois, tu n'as même pas 5% des coureurs.
Speaker: qui vont acheter.
Speaker: Donc, mis à l'échelle d'un marathon de Paris avec 60 000 coureurs, ça reste des milliers de coureurs.
Speaker: Et donc, avec un pack à 50 euros, le chiffre d'affaires est vraiment intéressant.
Speaker: Sur ces très grosses courses, on sait que la rétro-commission que tu donnes au groupe organisateur est aussi importante.
Speaker: On parle d'un tiers en fourchette que tu vas rétrocéder aux organisateurs.
Speaker: OK.
Speaker: Là où, nous, notre pari, on est sûr que ça va être payant et déjà, la direction est vraiment bonne, c'est de baisser nos prix, de rendre accessible la photo plus forte pour monter ce taux d'achat des courants.
Speaker: On trouve dommage qu'il y ait des milliers de photos, des dizaines de milliers de photos qui, finalement, partent, entre guillemets, un peu à la poubelle ou aux oubliettes sur chaque course parce que
Speaker: Il n'y a pas que le prix, mais le prix, le délai, parce que certains coureurs se fichent un peu d'avoir leurs photos.
Speaker: Et donc, nous, on est déjà bien au-delà maintenant de ce taux des 5% d'achat.
Speaker: On est au-dessus de 10% pour l'instant du taux d'achat dès les premières courses.
Speaker: Mais notre ambition, c'est de monter vraiment beaucoup plus haut.
Speaker: On est convaincus qu'avec du service, avec des futures briques qu'on va ajouter aux produits, on peut aller vraiment bien au-delà de...
Speaker: tout ça.
Speaker: Jusqu'où?
Speaker: Jusqu'où on peut aller?
Speaker: Alors, est-ce qu'on peut arriver à 100%?
Speaker: Même 80%, je pense que c'est un peu se mettre dans l'œil.
Speaker: Il y a plein de gens qui, pour plein de raisons, n'ont aucun intérêt à acheter leurs photos ou autres, mais
Speaker: Mais après, tu vois, on parle de la photo, mais il y a plein d'autres choses dans l'expérience de la course que tu peux proposer.
Speaker: Il y a la vidéo qui, évidemment, prend de plus en plus de place.
Speaker: Il y a les souvenirs photos.
Speaker: Tu vois, là, on parle d'une photo numérique que tu vas partager sur Instagram ou sur tes proches, mais tu peux avoir plein d'autres choses.
Speaker: Il y a des cadres aujourd'hui de parcours, tu vois, des souvenirs qu'on te propose, des affiches avec ton chrono, ton parcours, etc.
Speaker: Sur le sujet photo, il y a des choses à faire aussi là-dessus.
Speaker: Tu as des partenariats à faire avec plein d'acteurs sur cet aspect souvenir des courses.
Speaker: Donc, on veut pousser l'expérience, tu vois, vraiment bien plus loin pour, encore une fois, répondre finalement aux attentes ou en tout cas à l'envie de souvenir et d'expérience de la course de beaucoup plus de courage.
Speaker: Oui, totalement.
Speaker: Et c'est marrant parce que quand on s'est appelé il y a, je ne sais plus, il y a peut-être deux semaines pour se caler, pour enregistrer l'épisode, quand tu m'as pitché l'instantanéité, l'expérience, ça m'a tout de suite fait penser au Parc Astérix quand j'étais plus jeune.
Speaker: Tu fais ton attraction et en sortant,
Speaker: Tu as le stand avec tes photos qui sont prêtes à être imprimées et à être mises en cadre.
Speaker: C'est un petit peu ce vers quoi vous voulez tendre, j'ai l'impression.
Speaker: Exactement.
Speaker: Et en fait, le lien pour moi avec ce moment dont tu parles, et il y en a plein d'autres, c'est l'émotion.
Speaker: En fait, encore une fois, on est une start-up tech, une sport tech, on a un produit très tech et on parle de photo numérique.
Speaker: Mais en fait, pourquoi les gens les achètent aussi bien?
Speaker: au-delà du fait qu'elle soit dans l'instantanéité, dispo tout de suite et pas cher, c'est parce que justement, ils sont raccrochés à leur émotion de l'instant vécu grâce à ça, grâce au fait que ça soit instantané.
Speaker: Et donc, tu vois cette photo du parc Astérix, on a plein d'autres exemples.
Speaker: J'ai vu dans les stations de ski parfois, tu as des trucs pareils où tu peux prendre une photo.
Speaker: t'as envie de l'apprendre, en tout cas tu regardes l'écran, tu as un sourire, etc.
Speaker: parce que tu viens de vivre une sensation forte, t'es descendu dans ton grand 8 et tu t'es marré, t'avais les bras en l'air, etc.
Speaker: Et donc de te voir, ton cerveau fait le lien avec ce que tu viens de vivre, etc.
Speaker: Et donc là,
Speaker: Bah pareil, tu viens de vivre un marathon, tu t'es dépassé, t'as pleuré à l'arrivée, t'as tes photos le soir même, tu rentres chez toi, t'as encore les jambes qui piquent.
Speaker: L'expérience et l'émotion vis-à-vis de ces photos n'est pas du tout la même que trois jours après, quand t'es au bureau derrière ton ordi et que tu reçois tes photos.
Speaker: et que tu en as la moitié où on te voit en arrière-plan et que bon, tu vois, après c'est encore autre chose.
Speaker: Donc ouais, l'émotion dans ce genre d'activité, selon nous, est hyper importante.
Speaker: Ouais, mais effectivement, c'est palpable.
Speaker: Et on le ressent aussi sur les réseaux.
Speaker: Typiquement le Marathon de Paris, là...
Speaker: tu te fais inonder de postes, d'où l'aspect clé d'avoir ces photos rapidement.
Speaker: Je comprends totalement cet enjeu.
Speaker: Tu as parlé aussi de tech.
Speaker: Curieux un peu de creuser ce sujet-là.
Speaker: Qu'est-ce qu'il faut pour vous pour que le produit existe finalement, que vous puissiez vendre quelque chose?
Speaker: Il y a plusieurs phases, enfin, ouais, il y a plusieurs moments clés pour nous sur lesquels on travaille un peu en silo et qui sont au cœur du produit.
Speaker: Il y en a, on va dire, ouais, deux, trois principaux.
Speaker: Le premier, ça va être comment rendre le plus instantané possible
Speaker: le fait d'avoir ces photos qui arrivent sur notre plateforme, qui soient reconnues, je vais en parler au niveau des dossards, etc.
Speaker: Donc, la première vraie problématique qu'on a, c'est à partir du moment où un photographe prend la photo avec son boîtier, il est au bois de Vincennes, sur un semi-marathon, le marathon.
Speaker: Comment on fait pour que le plus vite possible, cette photo soit sur la plateforme Westiti?
Speaker: Donc, il y a plusieurs solutions.
Speaker: Aujourd'hui, pour l'instant, le photographe, il doit rentrer chez lui.
Speaker: Et puis, il doit uploader ses photos.
Speaker: Donc, tu vois, selon le temps de trajet et ensuite, selon la qualité de son Wi-Fi chez lui, il peut se passer, tu vois, quelques heures.
Speaker: Donc, le premier travail qu'on fait, c'est ça, c'est comment aujourd'hui, on peut imaginer des solutions tech pour que les photos partent, par exemple, directement depuis au moment où il va prendre la photo ou juste après.
Speaker: Ça, c'est un peu le premier moment, tu vois, à raccourcir ce temps, finalement, ce délai-là.
Speaker: À ça est associé, on y viendra, le traitement de la photo.
Speaker: Et là, c'est presque une notion un peu philosophique.
Speaker: Tu vois, on parle beaucoup avec des photographes.
Speaker: Il y a un peu deux écoles.
Speaker: Donc, il y a deux mondes presque qui se confrontent.
Speaker: On est conscient que nous, le parti pris qu'on prend, c'est de ne pas retraiter les photos.
Speaker: On estime, on a sondé des centaines de coureurs au moment où on a voulu se lancer.
Speaker: L'attente des coureurs, moi je vois ça comme une aiguille que tu vas mettre plus ou moins dans un sens ou dans l'autre, entre le temps d'attente versus le fait de retraiter ta photo.
Speaker: Les retours qu'on a eu, nous, c'est que les coureurs, qui sont des amateurs, qui ne sont pas des grands spécialistes de la photo artistique, préfèrent avoir leurs photos le jour même, pas retraité, parce qu'ils nous disent « Attends, les photographes pro, on est boîtier déjà super, qui fait l'arrière-plan flou, etc.
Speaker: » Donc on sait que nos photos de base sont déjà sympas.
Speaker: Nous, voilà, moi, je préfère l'avoir vite.
Speaker: Donc, nous, on prend le parti pris de dire aux photographes, vous ne retouchez pas vos photos.
Speaker: Certains veulent faire un petit tri rapide, un petit retraitement.
Speaker: Et donc, d'envoyer les photos très vite.
Speaker: Tu les as au format JPG, du coup.
Speaker: Exactement.
Speaker: C'est pas gros, du coup.
Speaker: C'est vraiment... Exactement.
Speaker: Tu télécharges, c'est exploitable directement.
Speaker: Ok.
Speaker: Et après, le deuxième sujet clé qui est le cœur du réacteur, parce qu'on parle de dizaines de milliers de photos par cours, c'est comment on va reconnaître et associer chaque photo au bon coureur.
Speaker: Si on le faisait à la main, je pense que ça nous prendrait plusieurs jours.
Speaker: Et donc, on a un moteur de reconnaissance.
Speaker: en se servant de l'IA qui va reconnaître chaque dossard sur les photos, qui va les associer, qui va du coup créer des galeries.
Speaker: Là aussi, on sait que c'est clairement perfectible.
Speaker: Si je donne un exemple, quelqu'un a le numéro de dossard 1000, mais qu'il a, au moment où sa photo a été prise, son bras qui passe devant le dernier zéro, la photo sera identifiée sur le dossard 100.
Speaker: Parce qu'il faut travailler tous ces algorithmes, etc.
Speaker: Donc ça, pareil, on réfléchit demain comment implémenter.
Speaker: Alors, est-ce que c'est via la reconnaissance faciale qui pose des débats au niveau de la CNI, l'RGPD, etc.
Speaker: En France, c'est compliqué d'utiliser cette technologie.
Speaker: Ah oui, parce que moi, ça m'était arrivé de... Certains acteurs l'ont utilisé.
Speaker: Il y a eu un peu, notamment, un scandale, plus ou moins...
Speaker: C'est un débat, je ne sais pas si on va rentrer dans ce débat-là, mais bref, il y a eu un acteur qui a été épinglé parce qu'il utilisait la reconnaissance faciale sur ses photos.
Speaker: Donc, il y a eu quelques machines arrières là-dessus.
Speaker: Pour l'instant, nous, on creuse le sujet, on veut être dans les clous.
Speaker: Mais voilà, un des gros sujets tech, c'est ça aussi, c'est comment tu vas bien identifier les photos et que les coureurs puissent retrouver leurs photos, les bonnes photos, au bon moment, le plus vite possible.
Speaker: Ok.
Speaker: Ok.
Speaker: Hyper intéressant.
Speaker: Vous travaillez combien d'événements sportifs aujourd'hui?
Speaker: Je ne sais pas si c'est quelque chose que tu veux communiquer.
Speaker: Si, aujourd'hui, on reste pour l'instant vraiment axé course à pied, trail.
Speaker: On a commencé une première phase qui était notre phase un peu de test MVP sur la fin d'année 2025 avec cinq courses.
Speaker: Ok.
Speaker: qui se sont franchement bien passées, plutôt en Ile-de-France.
Speaker: Et là, l'enjeu de cette année, c'est d'accélérer vraiment fort.
Speaker: Aujourd'hui, on a une vingtaine de courses déjà signées pour 2026.
Speaker: On a commencé à s'exporter, entre guillemets, en Bretagne, sur le bassin de l'Arcachon, ailleurs en France, dans la Loire.
Speaker: Et ce qui est intéressant aussi de voir, c'est que chaque événement, et c'est là où l'expérience, je pense, joue beaucoup, c'est qu'on a pour l'instant 0% de churn, puisque tous les événements qu'on fait au fur et à mesure nous disent les lendemains ou les jours d'après, quand on fait un peu un bilan, franchement, on n'a eu que des bons retours.
Speaker: on est reparti ensemble l'année prochaine.
Speaker: Et donc, c'est aussi l'avantage de notre activité, c'est qu'on va être sur de l'incrément d'année en année.
Speaker: Notre base installée de course, si ça se passe bien et que tu vois, on maintient, va grossir d'année en année, tu vois, plus que doubler finalement si on fait ce travail après de prospection.
Speaker: Donc, d'un point de vue commercial, il y a un enjeu énorme d'aller chercher.
Speaker: Exactement.
Speaker: Parce que l'enjeu, on l'a vu ensemble, nous on a des marges peut-être plus faibles que nos concurrents, et donc le volume fera aussi notre croissance.
Speaker: Donc là, on accélère fort, on a vraiment des belles discussions avec des groupes, et donc plusieurs courses aussi d'un coup.
Speaker: Donc c'est intéressant, la période est intense.
Speaker: Ok, je veux bien te croire.
Speaker: Si on prend un peu de hauteur sur le futur?
Speaker: Tu parles d'événements sportifs, de commencer avec la course à pied, mais globalement, ça peut s'appliquer à quoi d'autre comme discipline?
Speaker: On a déjà identifié, en effet, pas mal de verticales en réfléchissant au-delà du sport, dans quel domaine ou comment on peut apporter ce service dans l'instantanéité comme valeur principale.
Speaker: Et donc, typiquement, le milieu professionnel qu'on a un peu exploré, on pense que ça s'applique hyper bien pour une problématique qui est légèrement différente, mais qui est quand même assez liée, qui est...
Speaker: l'expérience et du coup comment on communique sur cette expérience qu'on vit dans un événement professionnel.
Speaker: Je te prends un exemple d'un salon ou d'un événement corporate.
Speaker: Moi, j'étais chez Google à Paris.
Speaker: Il y a plusieurs énormes événements Google avec des clients, des partenaires pendant l'année.
Speaker: Une des problématiques, c'est que les clients qui sont présents ce jour-là vivent une belle expérience, c'est des belles salles et dispositifs vraiment canons, partagent parfois leur expérience le lendemain ou le surlendemain sur LinkedIn, par exemple.
Speaker: Mais en termes de photos, c'est compliqué.
Speaker: Soit ils se sont pris un selfie eux-mêmes, mais pour récupérer des belles photos officielles qui sont en général canons dans les événements pros,
Speaker: C'est compliqué.
Speaker: Soit il faut demander à l'organisateur qui les a une semaine après.
Speaker: Donc ça, typiquement, c'est un vrai enjeu pour nous qu'on est en train d'explorer assez fort.
Speaker: C'est d'apporter ce service aux organisateurs d'événements, de dire non seulement vous allez rendre heureux vos participants parce qu'ils vont pouvoir récupérer des belles photos d'eux qui vont leur servir pour leur LinkedIn, pour leur com, etc.
Speaker: Mais pour votre...
Speaker: et pour votre communication sur l'événement.
Speaker: Imaginez demain que tous les participants aient des belles photos de l'événement et même on pousse le bouchon à dire, vous leur mâchez le travail sur comment ils peuvent communiquer sur cet événement sur les réseaux.
Speaker: Je te donne deux, trois exemples de posts LinkedIn ou les bons hashtags ou autres.
Speaker: En termes d'ambassadeur, tu vois, pour la marque, ça peut être extrêmement important en termes de partage, etc.
Speaker: Donc, voilà, ça, c'est une grosse direction qu'on explore en ce moment.
Speaker: C'est comment réinventer, finalement, pareil, la gestion de l'image des événements B2B avec un dispositif un peu différent pour comment on va faire en sorte qu'il n'y a pas de dossard, tu vois.
Speaker: Donc, comment on fait en sorte que les gens récupèrent leurs photos dans l'instantané?
Speaker: Technologiquement, c'est quasiment près.
Speaker: En tout cas, on a des pistes qu'on explore de reconnaissance.
Speaker: Alors, ça passe plutôt par des reconnaissances de visage, pour le coup.
Speaker: Mais ça, c'est une verticale qui est gigantesque.
Speaker: Le marché des événements pro et B2B est énorme.
Speaker: Totalement.
Speaker: Et après, il y a plein d'autres dans le sport.
Speaker: Ça peut être appliqué à des clubs.
Speaker: On a déjà des clubs qui nous ont approchés, des clubs de foot ou d'autres sports.
Speaker: En début d'année, toutes nos équipes, par exemple, des enfants, les parents seraient ravis d'avoir les photos de leurs enfants un peu officielles.
Speaker: Mais c'est compliqué aussi.
Speaker: Déjà, on n'a pas de photographe.
Speaker: On ne sait pas vers qui se tourner.
Speaker: Donc, tu vois, ça peut être une verticale.
Speaker: Les photos de classe.
Speaker: Moi qui suis papa, franchement, pareil, ce marché, il n'a pas...
Speaker: peu bouger en 50 ans.
Speaker: Les photos de classe, c'est toujours compliqué.
Speaker: J'ai l'impression de les avoir six mois après qu'elles aient été prises, à des prix franchement hauts.
Speaker: C'est peu digitalisé.
Speaker: Tu peux réinventer ça aussi, je pense clairement.
Speaker: Évidemment, on ne peut pas tout faire et il faut être méthodique dans les verticales, mais on sait déjà qu'on a d'autres verticales hyper intéressantes à aller explorer.
Speaker: Pour ceux qui voient la vidéo, on peut voir que je suis un peu crispé quand je me lève ou quand je me rassois.
Speaker: On ne le verra peut-être pas parce que je vais couper peut-être ces parties-là.
Speaker: Mais un lendemain de marathon, ça fait des dégâts.
Speaker: J'ai des douleurs au genou.
Speaker: Je ne sais pas si c'est le cas pour toi aussi.
Speaker: Pas trop.
Speaker: Je suis préservé.
Speaker: T'es bien.
Speaker: Ok, je vais tâcher de me lever le moins possible du coup.
Speaker: Ok.
Speaker: J'ai envie de revenir sur... J'aime bien prendre de la hauteur sur ce qui inspire mes invités.
Speaker: Tu as parlé un petit peu de ski, par exemple, qui pouvait forger un petit peu ce que tu voulais faire du produit Wistiti.
Speaker: Toi, qu'est-ce qui t'inspire?
Speaker: Et là, j'aime bien prendre un aspect un peu tech...
Speaker: Regarder un peu des dynamiques de marché, ce qui se fait aux Etats-Unis ou des endroits qui sont peut-être plus avancés, peut-être d'autres secteurs qui ne sont pas forcément dans le sport mais qui t'inspirent.
Speaker: Qu'est-ce qui t'inspire en fait toi Laurent dans la construction de ton produit?
Speaker: Moi, je suis assez inspiré.
Speaker: J'aime bien les parcours utilisateurs simples et les choses où j'ai tendance à me dire, en fait, c'est tellement simple que pourquoi on n'a pas pensé ou pourquoi les usages les plus simples possibles, les applis où en trois clics, tu arrives à avoir le produit ou autre?
Speaker: je trouve que ton expérience est vraiment changée.
Speaker: Et donc, c'est un peu la direction que j'essaye de prendre avec Wistiti.
Speaker: C'est, comme je te disais, de prendre chaque silo, de siloter chaque moment de notre expérience et de notre parcours et de ne pas mettre de barrière, de se dire comment ça, on le rend vraiment le plus simple possible.
Speaker: Et donc, pour donner un exemple hyper concret, la semaine dernière, j'ai échangé avec les équipes d'Orange
Speaker: en me disant, ce n'est pas possible qu'en 2026, tu as un photographe pro qui a un boîtier, tous les boîtiers, aujourd'hui, sans Wi-Fi, tu vois, les boîtiers professionnels des appareils photos, comment est-ce qu'on peut, au moment où il va prendre la photo, faire en sorte que cette photo, elle parte tout de suite et qu'elle arrive la seconde d'après sur la plateforme Wistiti et que du coup, la reconnaissance se fasse dans la seconde d'après.
Speaker: Et donc, le coureur, il passe la ligne d'arrivée
Speaker: aujourd'hui, tu reçois un SMS du Marathon de Paris te disant félicitations au bout de trois minutes, voilà ton chrono, machin, bravo.
Speaker: Et bien demain, moi, je veux que le coureur reçoive le même texto de Wistiti, lui disant bravo pour ta course, tu as reçu, tu vois, 26 photos de toi et avec le lien, il clique sur le lien et il a sa galerie.
Speaker: Exceptionnel, ça.
Speaker: Parce que du coup, tu es au cœur de l'émotion, tu es au cœur du résultat.
Speaker: Une fois que tu as dit ça, tu te rends compte que techniquement, technologiquement, tu as quand même du chemin, ce n'est pas simple, c'est des coûts parfois où le modèle économique du coup ne passe plus.
Speaker: Mais je trouve que la simplicité, tu vois, je ne veux pas faire mon truc de citation, mais je crois que c'est Steve Jobs qui dit ça, la simplicité et la sophistication extrême, un truc comme ça.
Speaker: Enfin, il y a une citation.
Speaker: Je ne l'ai pas, désolé.
Speaker: Je la retrouverai.
Speaker: Il y a une citation qui, en tout cas, je trouve qu'en effet, les parcours clients les plus simples sont souvent les meilleurs.
Speaker: Et donc, comme on est un produit très concret et donc avec peut-être beaucoup de tech derrière, en arrière-plan, mais voilà, je veux que le service soit vraiment ultra simple et que pour le coureur, tu vois, l'expérience soit canon, quoi, qu'il y ait un effet waouh de bout en bout.
Speaker: Il y a des entreprises, justement, qui, peut-être dans d'autres secteurs, dans le sport ou ailleurs, dans d'autres marchés, te parlent pour ça, quoi?
Speaker: Cet aspect très simple, fluide?
Speaker: Ouais, j'ai trouvé que... Alors, ça date maintenant un peu, mais à l'époque, tu vois, les services VTC, moi, ça m'impressionnait parce qu'ils venaient complètement réinventer un modèle...
Speaker: Tu vois, qui étaient avant que… Alors, ils ont un peu rattrapé, tu vois, les G7, tous les taxis.
Speaker: Maintenant, il y a des applis, etc.
Speaker: Mais au tout début, je me suis dit, et ce qui a créé d'ailleurs de la friction.
Speaker: Et donc, je vais en parler, on a le parallèle, mais quand ils sont arrivés, c'était incroyable.
Speaker: Je me souviens, les premières courses Uber, tu mettais ton adresse, tu vois, en trois clics, ton Uber arrivait…
Speaker: tu vois, c'est un peu ça, ce vers quoi je t'en, et donc là, on s'est lancé, on essaye un peu de réinventer ce modèle, et donc forcément, quand tu débarques comme ça, avec une idée de simplifier au maximum, de bousculer un peu les codes, etc., ben,
Speaker: Alors, les acteurs avec qui il y a eu quelques frictions avec certains, c'est les photographes, parce qu'on est conscient.
Speaker: Je parlais de ce parti pris qu'on prend de dire, on ne retouche pas les photos.
Speaker: Moi qui aime bien la photo, j'en fais.
Speaker: Je suis un amateur, mais vraiment, j'ai cette conscience artistique, entre guillemets, de la photo.
Speaker: Donc, je suis conscient que ce parti pris qu'on a peut...
Speaker: déranger certains photographes qui ont une vision plus artistique et donc pour qui, tu vas dire, tu rentres chez toi, tu as pris du JPEG déjà par rapport au RAW, c'est un peu étonnant et tu déverses tes photos sans les retoucher, tu vois, brut.
Speaker: Voilà, ça bouscule et certains, tu vois, ne comprennent pas, en tout cas disent qu'on dénature le métier de photographe, qu'on vient le... Et donc,
Speaker: même si je comprends leur message.
Speaker: Pour moi, c'est un peu l'époque des taxis quand les VTC sont arrivés.
Speaker: Qui sont au volume quand même.
Speaker: D'un marché qui se réinvente.
Speaker: Et donc, il faut... Je ne sais pas si c'est prendre le train, mais j'ai quand même un peu envie de leur répondre.
Speaker: Nous, on vient, on se présente comme un bonus finalement, comme des missions bonus pour les photographes.
Speaker: On est conscient qu'on ne va pas devenir leur métier principaux demain et qu'ils vont continuer à travailler avec des clients plus standard.
Speaker: Mais si tous les week-ends, et c'est le cas avec beaucoup de nos photographes qui travaillent avec nous, ils peuvent avoir un peu des extras.
Speaker: Et puis, encore une fois, on a parlé d'une ambiance différente, être sur les bords des sentiers, prendre des photos sympas de cours, etc.
Speaker: Voilà, on leur apporte ce complément.
Speaker: Certains n'y adhèrent pas ou pas encore.
Speaker: Bon, on ne peut pas, je pense, plaire à tout le monde.
Speaker: Et j'ai envie de dire que c'est peut-être bon signe que ça crée... Aussi, je suis d'accord.
Speaker: Quand tu te déranges, c'est que tu es finalement peut-être bien à ta place quand même.
Speaker: Ok.
Speaker: Comment vous trouvez les photographes d'ailleurs?
Speaker: Comment vous les recrutez?
Speaker: Écoute, on a commencé via les réseaux, tu vois, sur Facebook.
Speaker: Moi, il y a des groupes qui existent avec des milliers et des milliers de photographes.
Speaker: Donc, j'ai expliqué rapidement les premières fois pour chercher des photographes, pour courir des courses, etc.
Speaker: Et donc, c'est comme ça qu'on a créé nos premières équipes de photographes.
Speaker: Aujourd'hui, on a plus de 200 photographes qui ont rejoint la plateforme.
Speaker: Et maintenant, on voit que le bouche à oreille marche.
Speaker: J'ai des photographes qui me contactent quasiment tous les jours pour me demander des infos sur le modèle, en me disant « Ah bah, tel photographe m'a recommandé Wistiti, moi je voudrais en savoir plus.
Speaker: » Et puis, des photographes aussi dans d'autres villes.
Speaker: On a une communauté maintenant sur le bassin d'Arcachon, en Bretagne, en Normandie,
Speaker: Et donc, ça aussi, c'est un de nos piliers.
Speaker: On va développer, là, dans les mois à venir, ces communautés de photographes pour les faire vivre, pour échanger aussi avec eux et co-construire, finalement, ensemble le futur du produit Wistiti, parce qu'on pense qu'eux aussi, eux, ont une vraie valeur à apporter dans le produit, quoi.
Speaker: Ok, trop stylé.
Speaker: Il y a tellement de sujets qu'on pourrait creuser.
Speaker: Et en même temps, il y en a d'autres qui n'ont pas de rapport direct avec West City, mais qui sont très cool à aborder.
Speaker: Tu l'as mentionné rapidement, mais tu t'es formé à la prépa mentale.
Speaker: Oui.
Speaker: Est-ce que tu peux m'en dire plus sur ça?
Speaker: Pourquoi tu l'as fait?
Speaker: Déjà, pourquoi tu l'as fait?
Speaker: Oui, la prépa mentale, grande passion aussi, qui est arrivée par hasard.
Speaker: En fait, c'est marrant l'anecdote, mais il y a une dizaine d'années, j'ai commencé à me mettre sur du trail.
Speaker: Je ne sais pas si c'est classiquement, mais je faisais pas mal de courses à pied sur route.
Speaker: Et puis, des amis ont commencé à me parler du trail en disant « Mais tu devrais, je suis sûr que ça t'amuserait.
Speaker: Toi, tu aimes bien la nature, etc.
Speaker: Ça va te changer.
Speaker: » Premier trail, ce n'était pas le plus simple, mais je m'étais inscrit à la Saint-Élion en 2019.
Speaker: C'était mon premier, ça?
Speaker: C'était mon premier.
Speaker: Un 80 bornes, du coup.
Speaker: Voilà.
Speaker: En me disant « Bon, j'avais fait un ou deux marathons.
Speaker: » Donc, voilà.
Speaker: Je m'étais plutôt bien préparé.
Speaker: Et en fait, ce premier trail a été à la fois top, parce qu'en effet, ambiance de dingue.
Speaker: J'ai trouvé que cette variation d'allure, je ne sais pas, l'esprit trail, tu vois, dans le peloton, condition 2019, Saint-Élion, terrible, de la pluie pendant toute la nuit, on était mais trempés, voilà.
Speaker: Et je suis ressorti de là en me disant, en 100 ans, tu vois, que le mental, je ne l'avais pas trop moins vécu, ou en tout cas, je n'avais pas conscience sur les courses sur route, que le mental avait en fait une importance de dingue et que ça pouvait te transformer ton expérience aussi.
Speaker: Et ensuite, j'ai continué quelques trails et puis je me suis inscrit, j'ai eu l'occasion de m'inscrire en 2021, je crois, ou 20, à la CCC, qui est le format 100 km de l'UTMB à Chamonix, fin août.
Speaker: Et là, je m'étais dit, il faut que je me prépare...
Speaker: de manière assez sérieuse, donc j'avais beaucoup couru, fait du dénivelé, etc.
Speaker: Et un jour, par hasard, sur LinkedIn, je vois passer un post d'une personne avec qui j'étais en contact, qui a vu au trailer et au coureur, si vous êtes ouvert à faire de la préparation mentale, Karine, donc une autre personne qui était en contact avec celle-ci,
Speaker: Je finis une formation de préparatrice mentale avec les équipes du préparateur mental de Léon Marchand et elles cherchent du coup des sportifs à accompagner pour faire comme un stage de mise en pratique.
Speaker: Et donc, j'avais répondu en disant « Ouais, ça pourrait être un super… » « Pour préparer la CCC, ça pourrait être top. »
Speaker: Et donc j'ai fait cette première préparation mentale avec Karine et là j'ai eu l'impression d'ouvrir maintenant une porte vers une sorte de grotte intérieure que je ne soupçonnais pas en moi.
Speaker: Et donc on a travaillé des piliers sur la force mentale, sur le bien-être dans l'effort, le plaisir dans l'effort.
Speaker: Et donc j'ai vécu une CCC à mon avis très différente.
Speaker: Alors tu vois, je ne peux pas comparer à ce que c'était ma première CCC, mais de sérénité, tu vois, dans l'effort d'aller au bout, de maîtrise de l'effort.
Speaker: Et en fait, je suis sorti de cette CCC, évidemment, en ayant souffert physiquement, c'était long, mais en me disant, bah ouais, j'ai découvert en fait un deuxième pilier de la pratique sportive, tu vois, après le physique.
Speaker: Et qui, assez vite, je me suis dit, en fait, il est aussi important que le physique, le mental.
Speaker: Et donc, je vois ça maintenant comme une arche de départ ou d'arrivée avec ces deux piliers physique-mental.
Speaker: Et donc, je me suis intéressé à la préparation mentale.
Speaker: J'ai lu plein de choses.
Speaker: En 2024, j'ai eu l'occasion de participer à la TDS, qui est le format du dessus, 150 kilomètres de l'UTMB.
Speaker: J'ai refait une préparation mentale.
Speaker: C'était à la fin du Tour du Monde.
Speaker: Donc, en plus, je n'ai pas couru pendant le Tour du Monde.
Speaker: monde.
Speaker: Je me rappelle, tu n'étais pas préparé.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et j'ai fait cette deuxième préparation avec Karine.
Speaker: On avait préparé, on avait travaillé sur d'autres piliers.
Speaker: Là, c'était beaucoup le plaisir dans l'effort.
Speaker: Et donc, pareil, tu vois, j'ai senti que je galérais physiquement, vraiment.
Speaker: Ça a été très dur.
Speaker: Mais j'arrivais à travers un paysage, un coucher de soleil, un échange avec un bénévole, à trouver justement à raccrocher ce plaisir dans l'effort.
Speaker: Et donc j'ai continué à développer ces compétences quelque part mentales.
Speaker: Et le troisième volet de ce qu'on appelle ma trilogie du mental a été sur l'UTMB 2025 l'année dernière.
Speaker: On a fait une troisième préparation sur quelques mois avec Karine.
Speaker: Et là, j'ai une anecdote qui m'a vraiment marqué très fort.
Speaker: c'est qu'on avait préparé, on avait travaillé, un des piliers qu'on avait travaillé était ce qu'on a appelé mon esprit guerrier.
Speaker: On avait dit, tu vas avoir en toi un guerrier, donc je voyais ça comme une sorte d'Iroquois, un Indien fort avec une hache, etc.
Speaker: Tu vas le travailler, il va être avec toi sur cet UTMB, et au moment opportun, si tu as besoin de lui, ou si c'est sur la durée, il sera là, il va t'aider, etc.
Speaker: Donc je me suis lancé sur cet UTMB en me disant « t'as un renfort », j'étais serein, un peu d'appréhension et de peur parce que la distance, c'est quand même quelque chose.
Speaker: On le rappelle, la distance, combien?
Speaker: Ouais, 175 km avec 10 000 mètres de dénivelé.
Speaker: Donc le tour complet du massif du Mont-Blanc, départ à Chamonix et t'essayes de revenir à Chamonix et de repasser sous l'Arche avec 46 heures pour faire ce parcours.
Speaker: Et donc, on est parti.
Speaker: Et en fait, première nuit, on nous avait annoncé que les conditions allaient être compliquées.
Speaker: Beaucoup de pluie et un peu de neige, a priori.
Speaker: Plus on montait sur les premiers cols.
Speaker: Et ça n'a pas loupé.
Speaker: Ils avaient même avancé le départ à 17h45 au lieu de 18h.
Speaker: Pluie forte au bout d'une heure, même pas, de course.
Speaker: Et donc, première nuit qui démarre, tu vois, trempé et le froid qui arrive...
Speaker: j'avais fait une erreur sur mes gants, donc j'avais les mains congelées, je ne sentais plus mes mains, et plus on montait, plus je sentais que la température baissait, la neige est arrivée, et donc au cœur de la nuit, vers 3h du matin, les pensées, pour le coup, négatives, alors que tu vois, on avait préparé, on avait beaucoup travaillé ça, les pensées négatives qui arrivent, tu te dis que tu n'as fait que 50 kilomètres, tu vois, tu vois ça comme une montagne devant toi, et donc l'envie et les idées d'abandon qui arrivent, tu vois, assez fort,
Speaker: Jusqu'à un moment où je prends conscience qu'en fait, ça y est, j'ai décidé dans la tête d'abandonner.
Speaker: Je sais que ma famille, ma femme et mes enfants m'attendent à Courmayeur qui est au 90e kilomètre.
Speaker: Donc, il m'en reste un sacré paquet à faire pour les rejoindre.
Speaker: Et donc, dans ta tête, ça va très vite.
Speaker: J'étais en train de me dire comment je vais leur annoncer que j'abandonne.
Speaker: Je me voyais déjà dans le bus du retour.
Speaker: Et je me voyais déjà dans mon bain en me disant en fait, tu vas être bien dans ton bain, tu vois.
Speaker: Et donc, on descend un ravitaillement en dessous et je savais qu'après, on avait un col assez fort avec 1000 mètres de dénivelé positif à faire.
Speaker: Donc, je prends un peu de temps à ce ravitaillement.
Speaker: Et en fait, en sortant du ravitaillement, je me dis, bon, tu vas abandonner si tu es acté, mais il faut que tu sois bien.
Speaker: Là, tu galères, tu as hyper froid aux mains, tu n'es pas bien.
Speaker: Donc, comment tu peux faire pour que tu sois bien?
Speaker: dans les 20 minutes ou la demi-heure qui est arrivée.
Speaker: Donc, je me suis dit, tu te concentres sur une seule chose, c'est réchauffer tes mains.
Speaker: Parce que si tu sens tes mains, etc., après, c'est de la rondeau et tu seras bien.
Speaker: Et donc, j'ai secoué mes mains.
Speaker: Je me suis parlé en disant, tu sens la chaleur qui revient.
Speaker: Au début, pas du tout, mais quand même.
Speaker: Et finalement, petit à petit, au fur et à mesure des minutes, j'ai commencé à sentir mes doigts et à sentir que la chaleur venait.
Speaker: Et là, je commence cette ascension.
Speaker: Je me dis, allez, le temps va passer.
Speaker: J'avais un peu plus chaud aux mains.
Speaker: Mais de la musique, j'avais un casque pour écouter un peu de musique, un peu aléatoire, tu vois, au hasard.
Speaker: J'avais chargé une playlist et la musique qui se met dans mes oreilles à ce moment-là, c'est un truc un peu à la Gladiator, tu vois, le truc épique, je ne sais pas quoi, adventure.
Speaker: Et d'un seul coup, là, en quelques minutes, je sens, sans que, tu vois, j'y ai pensé de manière très consciente, mon ventre et mes poumons qui commencent à chauffer, tu vois, hyper fort.
Speaker: Et donc, instinctivement, à ce moment-là où ça chauffe, je pense à cet esprit guerrier, à ce pilier qu'on a étré avec Karine,
Speaker: Et du coup, j'ai vraiment la sensation que mon esprit guerrier, mon petit guerrier est là et me prend en main.
Speaker: Et j'ai vraiment une sensation physique de chaleur intense dans les poumons et qui se transforme au fur et à mesure de mes minutes en espèce de rage d'esprit guerrier.
Speaker: Donc, de me dire...
Speaker: Et donc, je bascule du tout au tout.
Speaker: Tu vois, dix minutes avant, j'étais persuadé d'abandonner et que j'étais sexe, c'était terminé mon UTMB.
Speaker: Et je bascule dans une rage d'aller au bout et de me dire « Mais attends, mais t'es malade, mais jamais tu vas abandonner.
Speaker: » Non seulement tu ne vas pas abandonner, mais cette UTMB, tu vas aller au bout, tu vas passer ces barrières horaires, tu vas voir tes enfants et ta femme, tu vas leur dire que tu vas aller au bout et qu'on se rejoint à Chamonix.
Speaker: Et donc, presque de me dire « Mais comment t'as fait pour penser à l'abandon?
Speaker: » Et donc,
Speaker: Et donc tout ça dans cette montée de 1000 mètres de dénivelé, je me souviens qu'arrivée en haut de cette montée, il y avait un ravitement ou un truc, en deux secondes je prends mon téléphone en me disant « bon je vais regarder un peu les messages où j'en suis » et de voir le premier message que je vois, c'est le cofondateur de Run Motion Coach avec qui j'échangeais, Romain.
Speaker: s'il nous écoute, je ne sais pas si je t'ai raconté cette anecdote, c'était un texto de lui qui me dit « Laurent, incroyable, je ne sais pas si tu t'en es rendu compte, mais tu viens de reprendre 200 places là dans cette montée qui n'est quand même pas facile.
Speaker: » Je ne m'en étais absolument pas rendu compte, mais j'avais un rythme, j'avais repris du poil de la bête et j'avais gagné 200 places sur les TMB.
Speaker: Et donc, au fur et à mesure après, c'est marrant de voir ma courbe de place qui finalement n'a fait que redescendre
Speaker: Donc, j'ai gagné des places tout au long de mon UTMB, quasiment jusqu'à la fin.
Speaker: Et donc, ma course, c'est vraiment, tu vois, basculer à ce moment-là.
Speaker: Et donc, j'ai, encore une fois, en terminant cette UTMB le lendemain matin, je me suis dit, mais voilà, cette prépa mental et ce mental, je suis convaincu, tu vois, que ça peut faire toute la différence et c'est une source d'énergie et de...
Speaker: d'accomplissement qui est inépuisable et qui est hyper puissante si tu la prépares, si tu la travailles.
Speaker: J'ai l'impression que c'est très sous-coté, ça reste encore sous-coté la préparation mentale.
Speaker: Comment tu l'expliques?
Speaker: Écoute, j'avais en effet regardé pas mal d'études qui disaient qu'en France, ce n'était pas très développé.
Speaker: Même peu d'athlètes élites ou amateurs avancés avaient des préparateurs mentaux.
Speaker: Je ne sais pas bien l'expliquer.
Speaker: Je pense que ça n'a pas été très médiatisé ou ça a été un peu décrié comme une discipline un peu alternative.
Speaker: On a pris un peu les préparateurs mentaux un peu pour des chamanes ou des gens un peu éliminés au début.
Speaker: ça a tendance là quand même à se démocratiser plus, on en parle plus, des athlètes manuélites en parlent un peu plus ouvertement.
Speaker: Donc c'est top parce que ce que je répète, c'est que c'est en plus pas du tout dédié à un type d'athlète, je vois, élite par exemple, mais que ça peut vraiment changer la pratique et la vie même de tous les athlètes amateurs et de tous les coureurs et de tous les trailers.
Speaker: quelle que soit son ambition.
Speaker: Totalement.
Speaker: Toi, du coup, tu as coaché des gens aussi.
Speaker: Oui, en fait, du coup, en rentrant de notre tour du monde, au moment où je me suis dit, voilà, qu'est-ce qu'on va faire maintenant?
Speaker: Je me suis orienté d'abord sur cette voie-là en me disant, c'était après la TDS qui avait été vraiment fabuleuse.
Speaker: Et donc, je me suis dit, à mon tour, j'ai envie de rendre ce que j'apprends et ce que j'ai appris.
Speaker: pour montrer à des amateurs qu'ils peuvent aller au bout de leurs défis grâce au mental.
Speaker: Et donc, je me suis formé pendant plusieurs mois.
Speaker: Je voulais quelque chose de sérieux et avoir une certification un peu officielle et puis avoir suffisamment de savoir et de bagage.
Speaker: Donc, je me suis formé, j'ai eu cette certification et donc, j'ai commencé à coacher des coureurs amateurs, des garçons qui se lançaient sur un premier marathon, des filles pour qui c'était leur premier 10 kilomètres, leur premier semis.
Speaker: Et donc, ouais, c'était top parce que j'ai vu qu'il peut y avoir un avant et un après et que les gens peuvent être fiers d'eux et se dire, en effet, grâce à ces outils, c'est pas de la magie, c'est vraiment des outils concrets que tu travailles.
Speaker: Tu peux faire basculer ton esprit et être plus fort pendant ton effort.
Speaker: Est-ce que tu en as peut-être un ou deux à partager sans forcément pouvoir entrer trop dans le détail?
Speaker: Qu'est-ce qu'on peut explorer quand on fait de la préparation?
Speaker: Les deux outils dont on entend quand même pas mal parler, mais qui marchent vraiment si on s'entraîne.
Speaker: Le premier, c'est ce qu'on appelle la visualisation.
Speaker: En fait, il faut savoir que le cerveau ne fait pas la différence, le cerveau humain, entre une action que tu vis concrètement, courir un marathon comme hier, et la même action que tu vas vivre allongé dans ton canapé ou dans ton lit chez toi si tu l'imagines intensément.
Speaker: le cerveau va activer les mêmes connexions neuronales.
Speaker: Donc on a fait des tests avec des scientifiques, on a mis dans deux salles différentes une première partie qui avait des exercices de musculation à faire avec des appareils et les autres qui n'avaient pas d'appareil mais qui avaient les mêmes exercices de musculation à faire.
Speaker: Et on s'est rendu compte après plusieurs semaines que ceux qui n'avaient pas d'appareil, évidemment n'étaient pas devenus des musclers, mais avaient développé des muscles
Speaker: sans appareil, en faisant semblant, par exemple, de soulever des poids comme ça, en faisant le geste avec leurs bras, et en imaginant intensément, en faisant un vrai travail mental, parce que leur cerveau avait activé les connexions neuronales des muscles, etc.
Speaker: Et donc, la visualisation sert pour anticiper un effort, pour anticiper un défi, mais ça peut être lié à une course, ça peut être lié à une présentation orale que tu as à faire dans ton boulot le lendemain, où tu sais que c'est un peu stressant.
Speaker: L'idée, c'est de s'imaginer très précisément avec tous ces sens de ce que tu vas entendre, comment tu vas parler, ta posture.
Speaker: Si c'est une course, de s'imaginer bien sur la fin de la course, de s'imaginer se parler, de s'imaginer dans les bonnes dispositions pour que ça diminue ton niveau de stress le jour J, que tu aies presque une sensation de déjà vu ou déjà vécu et ça, ça t'aide.
Speaker: Et le deuxième outil que j'utilise beaucoup moi, c'est le discours interne positif.
Speaker: En fait, ton cerveau, pareil, quand tu es dans un effort, typiquement un marathon, ça marche très bien.
Speaker: On sait qu'à partir du 25e, 30e kilomètre, ça devient difficile.
Speaker: Mais ça devient difficile musculairement, mais aussi parce que ton cerveau estime que tu es en danger.
Speaker: En fait, le cerveau n'a pas d'œil.
Speaker: Et donc, quand il sent avec les capteurs de transpiration, de fréquence cardiaque, tous les capteurs que tu as, que tu es dans une condition physique qui sort complètement de ta condition physique au repos normal, lui, il va activer des signaux de stress parce qu'il considère que tu te mets en danger.
Speaker: Et ça, ça va déclencher du coup ce qu'on appelle la petite voix intérieure qu'on entend.
Speaker: plus ou moins tous, qui te poussent à te dire « il faut que je marche, je me sentirai mieux » ou « qu'est-ce que je fous là, c'est vraiment de la folie » ou « c'est trop dur, j'en peux plus ».
Speaker: Et ça, moi, j'explique aux gens qu'il faut voir ça comme une roue qui part dans un cercle vraiment vicieux.
Speaker: Plus tu vas avoir des pensées négatives, plus tu vas avoir l'impression que tu as les jambes lourdes, plus c'est compliqué.
Speaker: Et donc, le discours en termes positifs, c'est de se parler à soi-même en essayant de couvrir, tu vois, comme un couvercle
Speaker: cette voie négative.
Speaker: Et donc, moi, ça passe par des phrases clés ou des mantras que je prépare à l'avance.
Speaker: Typiquement, va chercher la ligne d'arrivée, de l'imaginer intensément, de m'imaginer en train de m'arrêter de courir après la ligne d'arrivée et de savoir la sensation.
Speaker: Alors, c'est plus simple quand tu as déjà couru des marathons, mais de bien être que c'est d'arrêter de courir à la fin.
Speaker: de penser à tes proches, à ta famille, d'avoir des ancrages ou en tout cas des pensées positives.
Speaker: Non pas pour occulter complètement la douleur et autres parce que c'est aussi important, ça te permet d'être un peu plus attentif, surtout par exemple sur un trail de ne pas mettre ton pied n'importe comment.
Speaker: mais d'éviter à ton cerveau de trop prendre le contrôle finalement dans un esprit négatif.
Speaker: Et ça, pareil, ça s'entraîne de se répéter des choses, en tout cas d'imaginer les mantras positifs que tu vas te répéter pendant l'effort.
Speaker: Ok, trop cool.
Speaker: La visualisation, c'est vrai que j'ai essayé un peu de le faire avant mon marathon, de me voir arriver.
Speaker: Tu vois, je n'ai pas fait une vraie prépa pour ce marathon, j'ai récupéré le dossard de ma sœur pour le coup.
Speaker: Et du coup déjà j'étais en détente, il n'y avait pas la pression de toute la préparation en avance, donc mon corps était quand même relativement prêt, je cours quand même un peu, mais j'étais dans des bonnes dispositions mentales.
Speaker: Et j'ai l'impression que ça a joué aussi dans l'expérience de la course, je pouvais facilement me dire allez j'essaye quelque chose on verra.
Speaker: Et de A à Z ça s'est ultra bien déroulé.
Speaker: Et j'essaie de me rappeler justement ces moments clés de mes précédents marathons et de visualiser l'arrivée, de dire « tu vas le faire, tu vas le faire, tu vas le faire ».
Speaker: Et ça a bien marché, j'ai l'impression.
Speaker: Ouais, c'est puissant et ça marche quel que soit ton niveau, quel que soit ton objectif, c'est franchement puissant.
Speaker: Excellent.
Speaker: On a parlé West City, on a parlé Prépé Mentale.
Speaker: On a parlé de ton tour du monde en famille.
Speaker: On n'a pas parlé de quelque chose qui est important dans le podcast, ton kilomètre 30.
Speaker: C'est une question que je pose évidemment à tous mes invités.
Speaker: Laurent, quel est ton kilomètre 30?
Speaker: C'est une bonne question.
Speaker: Écoute, moi, mon kilomètre 30, il nous fait revenir dix ans en arrière.
Speaker: En 2016, j'ai entrepris une première fois, j'avais créé une première boîte qui s'appelait Twistour à l'époque.
Speaker: Le principe, en quelques mots, c'était de faire visiter Paris, de réinventer le tourisme à Paris grâce à des petites voitures électriques qui étaient les Renault Twizy, qui sont un peu les petites pots de yaourt 100% électriques où tu as deux places, l'une devant l'autre ou derrière l'autre.
Speaker: Et on avait inventé un système de GPS audio guide.
Speaker: Donc comme dans un musée, un GPS dans la voiture avec des parcours dans Paris et le touriste conduisait lui-même le véhicule.
Speaker: Et au fur et à mesure, le GPS lui parlait en lui décrivant ce qu'il voyait à droite à gauche comme un copain avec des anecdotes, etc.
Speaker: Donc c'est une aventure qui a duré trois ans, qu'on avait commencé en 2013, quelque chose comme ça.
Speaker: Et qui a été à la fin complexe par des contraintes de modèles qu'on n'avait pas forcément anticipées, de difficultés de conduire dans Paris, la peur de conduire pour les touristes dans Paris, le véhicule qui n'était pas forcément hyper adapté selon la météo, etc.,
Speaker: Et donc, on a mis fin à l'aventure, on a décidé d'arrêter en 2015 ou 2016.
Speaker: Et ça a été en fait plus compliqué que juste un arrêt et puis ce que tu montres autour de toi ou socialement ou ce que les gens peuvent te dire, c'était une super aventure, bravo, et puis tu passes à autre chose.
Speaker: Parce qu'à l'époque, j'avais eu mon premier fils et puis mon deuxième fils.
Speaker: C'était une activité qui nécessitait d'être beaucoup sur le terrain.
Speaker: Tu vois, tu vends aux touristes, donc tu es un peu décalé dans le calendrier.
Speaker: Toi, tes moments forts, c'est le week-end, pendant les vacances, à Noël et l'été.
Speaker: Ça menait avec une vie de famille, enfin, lié avec une vie de famille et des bébés compliqués.
Speaker: J'avais des associés à l'époque qui n'avaient pas du tout la même vie que moi, tu vois, qui n'étaient pas mariés, qui n'avaient pas d'enfants, etc.
Speaker: Donc, des attentes aussi différentes.
Speaker: Enfin...
Speaker: Et donc, je sentais que vraiment le tiraillement entre la vie familiale, les attentes de ma femme, les week-ends, etc., étaient de plus en plus fortes.
Speaker: Couplé à ça, que tu vois que ton activité, ok, croit, mais vraiment doucement, que tu ne développes pas bien la boîte, les chiffres ne sont pas bons.
Speaker: fait que, au bout d'un moment, tu as une espèce de signal d'alarme ou de tilt qui te dit que l'effort que ça te demande et l'engagement est vraiment beaucoup trop fort par rapport au retour que tu as, à la croissance de la boîte et aux chiffres que tu as.
Speaker: Et donc, à un moment, tu te dis « ok, stop, on passe à autre chose ».
Speaker: Il faut savoir dire « stop ».
Speaker: Je pense que ce n'est clairement pas évident.
Speaker: Ça t'a pris combien de temps, justement, de…
Speaker: Moi, ça m'a pris vraiment plusieurs mois, peut-être plus de six mois.
Speaker: Et puis, au bout d'un moment, tu sens que la décision est là au fond de toi, mais que tu as du mal.
Speaker: Et à l'assumer vis-à-vis de tes associés, encore une fois, qui ne sont pas dans la même situation socialement autour de toi, tes parents, tes beaux-parents, ta famille...
Speaker: Et puis en fait, au moment où tu franchis la ligne, la décision, tu as un soulagement parce que tu sens que c'était devenu un poids qui était plus fort que l'entrepreneuriat et la volonté de créer quelque chose.
Speaker: Mais donc, ça m'a beaucoup appris.
Speaker: Un moment pas facile à passer, un cap à passer pas facile.
Speaker: Et encore une fois, je pense plus complexe maintenant quand j'en parle avec plein d'entrepreneurs que juste se dire « j'ai créé une boîte, ça n'a pas marché, j'ai fait autre chose, je suis passé un autre boulot, j'ai rebondi dans le salariat juste après, je pense que ça m'a fait du bien.
Speaker: » Et pareil, c'est quand même à assumer, tu as été fondateur, tu as créé ton truc pendant trois ans, ce n'est pas rien non plus.
Speaker: de repartir sur un job avec un boss, des objectifs, un salaire normal.
Speaker: Alors, c'est confort et c'est un peu ta récup à toi si tu veux comparer à la course.
Speaker: Mais tu as un poids un peu psychologique, mental et social qu'il faut assumer.
Speaker: Donc, vrai moment clé et pas évident dans ma vie pro et lié à la vie perso, tu vois, c'est fort.
Speaker: Et tu parlais de l'équilibre avec ta famille.
Speaker: Ça m'a fait penser aux courses à pied aujourd'hui.
Speaker: Globalement, c'est les week-ends aussi.
Speaker: Comment t'équilibres ta vie de famille et ta vie pro qui te demandent quand même parfois, j'imagine, d'être impliqué les week-ends?
Speaker: Oui, surtout là au début, en effet, au lancement de Wistiti, ça a été un vrai sujet parce que, tu vois, sans reparler de mon kilomètre 30, je sens que ça a été presque un petit traumatisme pour ma femme à l'époque, tu vois.
Speaker: J'étais vraiment les week-ends dehors, pas là.
Speaker: Quand t'as un bébé, c'est compliqué.
Speaker: Certains Noël, tu vois, le 26 au matin, me lever pour partir.
Speaker: On était en Normandie, aller à Paris, enfin...
Speaker: Ça crée un peu un petit traumatisme.
Speaker: Et donc là, me lancer dans une activité comme celle-là, qui a beau être tech sur le papier en termes de service, comme tu dis, les courses, c'est le week-end, il faut être forcément là au début.
Speaker: Donc, il y a eu une vraie discussion sur le « on ne repart pas comme à l'époque », etc.
Speaker: Donc, évidemment, au début, tu mets les mains dans le cambouis, j'étais présent sur les premières courses, je suis encore présent sur les grosses courses qu'on a parce que c'est important aussi de créer du lien et tu sens que c'est très humain comme activité aussi.
Speaker: L'idée après, ça va être évidemment de trouver des relais, soit parce que l'équipe va grossir et donc on aura des gens qui pourront être présents sur le terrain le jour J, soit des photographes ambassadeurs, par exemple, qui jouent ce rôle-là.
Speaker: On commence déjà à le mettre en place, donc là, j'ai moins à me déplacer
Speaker: Et donc, on va ajuster ça comme ça.
Speaker: Et après, il y a aussi une notion d'être présent à d'autres moments, tu vois, clé.
Speaker: On essaie de mieux organiser notre semaine.
Speaker: On travaille beaucoup avec ma femme qui entreprend aussi, mais voilà, on décale.
Speaker: Tu vois, on peut retravailler le soir aussi pour passer du temps avec les enfants en rentrant.
Speaker: On essaie d'équilibrer, même si c'est sûr que l'entrepreneuriat, ça demande beaucoup de temps et d'implication.
Speaker: Ouais, le sacrifice aussi, quelque part.
Speaker: Ouais.
Speaker: On reste dans le kilomètre 30.
Speaker: Je vais te demander de piocher une carte.
Speaker: Tu vas voir, il y aura quelque chose d'inscrit dessus.
Speaker: Je veux bien que tu me dises ce qui est inscrit sur cette carte.
Speaker: La pression de la performance.
Speaker: Qu'est-ce que ça t'évoque?
Speaker: Qu'est-ce que ça m'évoque?
Speaker: Ouais, ça m'évoque... Moi, je vois ça comme les défis que je peux me lancer.
Speaker: Tu vois, typiquement hier, le marathon de Paris, je visais ce sub 3 heures.
Speaker: Je suis loin d'un athlète élite, etc.
Speaker: Mais...
Speaker: t'as beau te blinder de « tu fais ce que tu peux » et puis de toute façon « strain back », etc.
Speaker: Pour moi, il y a deux côtés sur cette pression de la performance.
Speaker: T'as un peu l'ego interne.
Speaker: Tu sais qu'au fond de toi, en fait, tu peux dire mille fois « non, mais c'est bon, à tout, j'y vais cool.
Speaker: » Tu vois, j'avais une envie, mais il faut à mille d'aller chercher ce sub-trois heures.
Speaker: Donc, tu te mets une auto-pression quand même.
Speaker: Et puis, la pression sociale pour moi est quand même hyper importante, décuplée avec les réseaux sociaux.
Speaker: Et ça, tu vois, c'est une leçon presque que j'ai appris de l'année dernière, Marathon de Paris 2025.
Speaker: La veille au soir, j'avais fait un post Instagram avec, je sais pas quoi, mon race pack, mes chaussures, mes machins.
Speaker: L'année dernière, alors, j'étais assez honnête, j'étais persuadé que j'allais décrocher ce sub-trois heures parce que je m'étais bien préparé, machin.
Speaker: Mais manque d'humilité et pression un peu sociale.
Speaker: J'avais annoncé, tu vois, je voulais faire un peu le mot « Demain, je ferai ces moins de trois heures.
Speaker: » Je pensais que c'était presque un exercice de prépa mental de l'annoncer avant.
Speaker: Résultat, tu vois, trois heures six, planté, j'ai une fin de course compliquée, etc.
Speaker: Ça reste un très beau... Oui, bien sûr.
Speaker: Mais donc, pour moi, pression de la performance, je pense que...
Speaker: si on est très honnête tous avec nous-mêmes, je ne suis pas sûr qu'il y ait une personne qui puisse dire, moi, zéro pression, tu vois, de la performance.
Speaker: Tu as toujours... Secrètement, là.
Speaker: Ouais, une performance.
Speaker: Après, ouais, une performance, pas forcément chrono, tu vois, ça peut être, j'en sais rien, être bien jusqu'au bout, ça peut être... Ouais, il y a peut-être plusieurs échelles de la performance, mais je pense qu'elle est toujours là si tu es un minimum compétiteur, en tout cas, si tu fais les courses.
Speaker: Voilà.
Speaker: Je te rejoins à 100% là-dessus et je t'invite à en tirer une deuxième pour en finir avec ce kilomètre 30.
Speaker: La comparaison.
Speaker: Oui, comparaison, c'est assez lié pour moi, à l'impression de la performance.
Speaker: Là aussi, je pense que c'est un biais, je ne sais pas, mais c'est un côté très pervers aujourd'hui des réseaux sociaux.
Speaker: Et je pense que s'il n'y avait presque pas les réseaux sociaux, tu en éviterais plein de soucis liés à la comparaison parce qu'on se compare tous, qu'on soit débutant, amateur, élite, etc.
Speaker: Je pense que c'est humain de se comparer.
Speaker: Et ça commence, toi, tout jeune, quand tu es en classe, les notations, tu te compares avec ton copain.
Speaker: Moi, j'ai eu 12, toi, tu as eu 14.
Speaker: À tous les niveaux, en fait, dans le monde professionnel, les notations, les bonus, les machins, tu te compares sur tout.
Speaker: Tu compares ta voiture avec ton voisin, tu compares ta maison, tu compares...
Speaker: Donc voilà, dans le sport, est-ce qu'il faut l'éradiquer?
Speaker: Est-ce qu'on arrive à l'éradiquer?
Speaker: Non.
Speaker: Maintenant, je pense qu'il faut prendre du recul vis-à-vis de ça et avoir une pratique saine et de se dire que se comparer, oui, c'est bien, mais au final, ça ne change pas grand-chose.
Speaker: Comment toi, tu fais en sorte de ne pas te comparer aux autres?
Speaker: J'ai du mal, j'avoue.
Speaker: Non, mais ouais, je sais, tu vois.
Speaker: Après, ouais, je me compare, mais moi, si je suis très, très honnête, ça m'impacte moins, tu vois.
Speaker: Je me compare plus pour me pousser.
Speaker: Là, sur le marathon, je compare soit avec des copains ou des proches, soit qui ont déjà fait ce 3 heures ou qui étaient là en me disant, bah,
Speaker: Voilà, tu vois, ça me rassure ou ça me fait peur.
Speaker: Par rapport à lui, par exemple, je sais que je peux le faire aussi, il l'a fait.
Speaker: Lui, je sais qu'il est costaud, donc c'est un vrai défi.
Speaker: Mais ça ne me met pas de pression, pas trop de pression.
Speaker: Excellent.
Speaker: Merci pour ce partage, Laurent.
Speaker: Merci à toi.
Speaker: On va sortir du kilomètre 30 et on va aller au kilomètre 42.
Speaker: Donc, un petit peu au bout du marathon.
Speaker: J'ai une question que je trouve cool et qui peut-être aide à prendre de la perspective sur ton parcours.
Speaker: Si tu devais donner un conseil à quelqu'un qui se lance dans l'entrepreneuriat sportif, quel serait-il aujourd'hui?
Speaker: C'est une bonne question, pas facile.
Speaker: Mais je crois que ce serait de trouver un projet ou de se lancer dans quelque chose qui te fait vraiment vibrer et qui te concerne toi-même.
Speaker: C'est-à-dire que tu vis...
Speaker: soit le problème que tu as identifié, soit le sujet que tu veux traiter, parce que tu seras beaucoup plus efficace, beaucoup plus engagé, beaucoup plus heureux.
Speaker: Aujourd'hui, je me lève le matin, je pense à mon projet le soir, le week-end.
Speaker: En fait, je pourrais vraiment, je le sais, je le vis, et c'est d'ailleurs une des limites et un des dangers, en tout cas, on en parle avec ma femme, c'est que vraiment, aujourd'hui, je pourrais bosser 20h sur 24 sur Wistiti, et
Speaker: et j'ai, tu vois, 10 000 idées par jour sur le produit, sur machin, en étant hyper bien, en étant, tu vois, hyper heureux, hyper... Donc, il faut trouver son équilibre.
Speaker: Mais donc, voilà, donc mon conseil, humble conseil, parce que, voilà, j'ai, je pense, plein de choses à apprendre et peu de leçons à donner, mais ce serait de, voilà, se trouver quelque chose qui t'accomplit, dans lequel tu te sens, tu vois, vraiment aligné, tu vois.
Speaker: Moi, ce projet WC, en effet, il regroupe, finalement, plein de ficelles
Speaker: de mon parcours de ces 15 dernières années.
Speaker: Tu vois, le sport, la course, la photo.
Speaker: J'avais eu un side project à un moment de cadre photo type Instagram, tu vois, les vrais cadres.
Speaker: B2B, tu vois, j'ai pensé à ça.
Speaker: C'est ma femme qui m'a rappelé ça l'autre jour en voulant aller vers la verticale B2B.
Speaker: Elle me dit « Mais tu sais que tu avais déjà fait ce projet de cadre photo et ça marchait, ça avait pris et tout. »
Speaker: Et donc, je pense que c'est aussi ça qui fait que je suis accompli aujourd'hui.
Speaker: Je suis bien dans ce projet et que j'y crois à fond.
Speaker: Et que, tu vois, encore une fois, je suis hyper heureux tous les matins d'aller bosser.
Speaker: Voilà, donc c'est trouver quelque chose qui te fait vibrer, dans lequel tu te sens bien à ta place et qui te concerne.
Speaker: Ok, merci pour ce conseil.
Speaker: Tu vois, là, on est au kilomètre 42.
Speaker: Je ne sais pas si tu te rappelles.
Speaker: Tu dois sûrement très bien te rappeler.
Speaker: Allez, 200 derniers mètres.
Speaker: C'est presque un sprint.
Speaker: Je te propose qu'on aille explorer ce sprint.
Speaker: Donc, je vais te poser une petite vingtaine de questions.
Speaker: Et l'idée, c'est de répondre rapidement à chacune de ces questions.
Speaker: Hop.
Speaker: Est-ce que tu es prêt?
Speaker: Je suis prêt.
Speaker: Allez, c'est parti.
Speaker: Je suis sur le tapis vert avec l'arche d'arrivée au fond.
Speaker: Trail ou course sur route?
Speaker: Allez, trail.
Speaker: UTMB ou marathon de Paris?
Speaker: UTMB.
Speaker: Salariat ou West City?
Speaker: Maintenant, West City.
Speaker: West City.
Speaker: La photo parfaite ou la photo rapide?
Speaker: Bonne question.
Speaker: Eh bien, la photo rapide, la belle photo rapide.
Speaker: Un coureur préfère une belle photo ou une photo où il a l'air rapide?
Speaker: Eh bien, la deuxième.
Speaker: Un coureur préfère une photo où il est bien, où il va revivre son émotion.
Speaker: Est-ce que tu as encore des projets d'ultra prochainement?
Speaker: Oui, j'ai un ultra en juin, l'ultra de Saint-Jacques, le 100 miles de Saint-Jacques by UTMB.
Speaker: La préparation mentale marche mieux en course qu'en business?
Speaker: Je pense qu'elle marche aussi bien, avec des leviers, des piliers différents, mais adaptés vraiment aux deux.
Speaker: Photographe amateur ou photographe pro, qui capture mieux l'émotion?
Speaker: Oui, photographe pro.
Speaker: les coureurs sont prêts à payer pour leurs photos de course?
Speaker: Oui, avec les petits mets qu'on a vus ensemble.
Speaker: West City sur un marathon ou sur trail, où est-ce que c'est le plus dur?
Speaker: Sur trail, selon les parcours, l'accessibilité des parcours, etc.
Speaker: Les organisateurs de course voient West City comme un partenaire ou un concurrent?
Speaker: Un partenaire.
Speaker: Le voyage en famille, tu as plus appris que toutes tes courses?
Speaker: Bonne question, ça.
Speaker: Certainement.
Speaker: Oui, certainement.
Speaker: Est-ce que tu arrives quand même à bien dormir la nuit en lançant West City?
Speaker: Oui, ça dépend des nuits, mais oui, globalement, oui.
Speaker: Les coureurs élites ou les coureurs amateurs?
Speaker: Qui sont tes meilleurs clients?
Speaker: Coureurs amateurs.
Speaker: L'Ultra Trail rend meilleur entrepreneur?
Speaker: Clairement.
Speaker: Wistiti va remplacer tous les photographes bénévoles sur les courses.
Speaker: Wistiti va travailler avec les photographes bénévoles sur les courses.
Speaker: Est-ce que tu ferais un exit si Strava ou ASO te proposaient de racheter Wistiti?
Speaker: Ouais, si je continuais l'aventure avec eux pour vraiment étendre le service, ouais.
Speaker: La photo de finish ou la photo en plein effort, laquelle vend le mieux?
Speaker: C'est dur ça.
Speaker: Ouais, la photo de finish parce que les émotions sont écuplées, je pense.
Speaker: Ok.
Speaker: Un runner qui ne poste pas sa course sur Insta, est-ce que ça existe encore?
Speaker: Moins.
Speaker: Moins.
Speaker: Est-ce qu'il y a pas mal pour West City d'ailleurs?
Speaker: Dans 10 ans, West City est sur toutes les courses de France?
Speaker: C'est l'ambition, clairement.
Speaker: Eh bien, écoute, bravo pour ce sprint, Laurent.
Speaker: Merci, Victor, pour cet échange.
Speaker: C'était canon, franchement.
Speaker: Et bravo pour ton podcast parce que tu as des super invités.
Speaker: Et donc, c'est top d'être parmi ces invités prestigieux.
Speaker: Et merci pour cet échange.
Speaker: C'était vraiment intéressant.
Speaker: C'était vraiment cool, j'ai vraiment kiffé l'échange avec toi Laurent, merci pour ça.
Speaker: J'aime bien finir mes échanges par une petite dédicace.
Speaker: Quand tu traînes un peu sur Insta ou sur les réseaux sociaux, tu vois beaucoup des mèmes sur les gens qui viennent de faire un marathon, qui ne peuvent pas s'empêcher de dire qu'ils vont courir un marathon, comme nous aujourd'hui finalement.
Speaker: Qu'est-ce que ça t'évoque, ça?
Speaker: Est-ce que tu crois qu'en... Quand on court un marathon, on est obligé d'en parler à tout le monde?
Speaker: Ouais, je suis le premier, tu vois, à le faire.
Speaker: J'ai hésité ce matin en voyant, en effet, mon fil tout Instagram, LinkedIn, tu vois, plus, ça aussi, c'est un signe, LinkedIn, plus que les autres années, des posts de plein de gens avec différents angles.
Speaker: Et j'ai été, tu vois, le premier à faire un post, alors en racontant un peu les histoires, parce que je suis très attaché aux histoires, à l'expérience de mes marathons.
Speaker: Mais donc je pense qu'il faut prendre du recul là-dessus, il faut se mettre dedans, avoir de l'autorisation, je sais que je participe au truc.
Speaker: Moi ça me fait plaisir, ça me fait marrer, ça me fait revivre mes trucs.
Speaker: Donc voilà, il faut prendre du recul et si tu participes, il faut être prêt à ce que les gens puissent un peu se moquer de toi ou autre, ça fait partie du jeu.
Speaker: Ok.
Speaker: Et puis de toute façon, c'est un truc de fou, donc il faut en parler.
Speaker: Exactement.
Speaker: Merci encore Laurent, c'était un plaisir.
Speaker: Si les personnes veulent te contacter, je termine par ça quand même.
Speaker: Comment est-ce que ça se passe?
Speaker: Sur LinkedIn, ça marche bien.
Speaker: Laurent Thierry-Luboulay, ils me trouveront, Wistiti, donc W-E en effet, W-E-S-T-I-T-I.
Speaker: Et voilà, Instagram, wistiti.app, et puis moi c'est mon compte, MisterMental, quand je faisais plus de prépa mental, compte Instagram, MisterMental.
Speaker: Excellent.
Speaker: Merci Victor.
Speaker: Merci Laurent.
Speaker: Bonne journée.
Speaker: A très vite.
Speaker: Toi aussi.
Speaker: Voilà, c'était Kilomètre 30.
Speaker: Merci beaucoup pour votre écoute.
Speaker: Si vous voulez soutenir le podcast, la meilleure façon de le faire, c'est de vous abonner et de me partager vos commentaires.
Speaker: Merci beaucoup pour votre soutien et je vous dis à très bientôt pour le prochain épisode.






