Transcript
Speaker: La lutte.
Speaker: Il faut lutter.
Speaker: Il faut lutter.
Speaker: En ce mois de mars, il faut lutter.
Speaker: Moi, je pense que c'est important.
Speaker: On a eu le 8 mars, la journée internationale des femmes.
Speaker: La journée des femmes.
Speaker: La journée des femmes, oui, effectivement.
Speaker: Même internationale, c'est déjà trop... Et des droits, non mais Morgane, des droits.
Speaker: On a eu nos bouquets de fleurs, on est trop contentes.
Speaker: il est incroyable des fleurs donnez nous des droits c'est Charlie la Pikmi qui doit être très contente de recevoir des fleurs pour le mi-mars souvenez-vous à l'épisode 5 Charlie la Pikmi pardon personne ne s'appelle Charlie
Speaker: Non mais j'ai bien envie que ce soit un personnage qui revienne tu vois dans notre podcast Charlie Lapikmi qui puisse venir nous dire des choses de temps en temps.
Speaker: Ça me plaît beaucoup.
Speaker: Ouais j'aime beaucoup aussi.
Speaker: Effectivement on va parler de lutte aujourd'hui puisque mars c'est vraiment ça commence à être un mois de lutte alors on n'est pas encore en mai mais ça permet de bien préparer, ça permet de bien lire des choses et du coup on est sur ce plateau 27 selon les syndicats et une personne selon la police.
Speaker: Page 404.
Speaker: Un podcast littéraire présenté par... Morgane Jickel et la librairie Majo!
Speaker: Bienvenue, bienvenue, bienvenue dans un nouvel épisode de page 404 où nous allons parler de lutte.
Speaker: Enfin, on va prendre les vrais sujets à bras le corps et c'est Morgane Jickel qui vous parle, toujours réalisatrice et productrice et je suis accompagné comme d'habitude de mes deux co-animatrices incroyables de la librairie Majo.
Speaker: Margot Lafoyette, pardon.
Speaker: Je vais chercher mon texte.
Speaker: Je vais chercher mon texte parce que là, Juliette, elle va nous balancer du lourd.
Speaker: Du coup, tu m'as présenté.
Speaker: Et Juliette.
Speaker: Moi, c'est Juliette.
Speaker: J'ai juste vu Margot être un peu interloquée quand t'as dit 27 selon les syndicats, une selon la police.
Speaker: T'as compris la blague?
Speaker: Non, je l'ai pas!
Speaker: Je l'ai pas, je cherchais, après je me suis dit, est-ce que c'est trop tard pour dire que je suis con ou comment ça se passe?
Speaker: Non mais Morgane, explique-nous cette blague.
Speaker: Alors c'est génial parce qu'expliquer une blague, c'est vraiment dire que c'est la plus drôle blague de tous les temps.
Speaker: T'es trop hype, tu connais pas quoi.
Speaker: Mais non mais tu sais, quand il y a des manifs, il y a toujours les deux estimations.
Speaker: Il y a l'estimation avec des syndicats et l'estimation de la police qui sont souvent très très hautes.
Speaker: Et là du coup, je disais, dans le studio, selon les syndicats, on est 27.
Speaker: Je laisse, je laisse.
Speaker: ASMR, je laisse.
Speaker: Du coup, je pousse la porte de votre librairie, j'entre et je me dis « Ce mois-ci, j'ai envie de lire quelque chose qui me donne envie de me battre, qui est un peu quelque chose qui me dise peut-être même des guides, peut-être la recette du cocktail Molotov.
Speaker: Regardez l'aventure, c'est l'aventure pour ça. »
Speaker: Puisqu'il y a la recette du cocktail mot-off dans l'aventure, c'est l'aventure.
Speaker: C'est quoi l'aventure, c'est l'aventure?
Speaker: C'est un film de Claude Lelouch de 72 ou 73.
Speaker: Et dedans, on apprend qu'avec un tiers d'éther, un tiers d'oxygène... Bref, du coup...
Speaker: Et du coup, j'ai envie un petit peu de me battre.
Speaker: C'est la bagarre, c'est le fight.
Speaker: Est-ce que vous auriez des bouquins à me conseiller pour pouvoir rentrer de plein pied dans la lutte?
Speaker: Et Margot, comme tu as gagné la dernière fois, je pense que c'est toi qui vas devoir commencer.
Speaker: Eh oui, Margot, c'est à toi.
Speaker: À toi la parole.
Speaker: Qu'est-ce que tu nous as amené aujourd'hui?
Speaker: J'ai fait n'importe quoi avec mon bouton.
Speaker: Il faut dire bouton avant de... Bouton, bouton, bouton.
Speaker: Qu'est-ce que tu nous as amené aujourd'hui?
Speaker: Eh bien, j'ai amené une BD qui s'appelle Le Royaumeille Réforme, une lutte sociale dont vous êtes le héros ou l'héroïne.
Speaker: C'est une BD que j'aime beaucoup, d'une maison d'édition que j'aime beaucoup, qui s'appelle Bande des Tournées.
Speaker: Et attendez, laissez-moi récupérer mon texte car j'ai écrit sous la pression populaire d'une seule personne qui est moi-même.
Speaker: Elle est arrivée, elle a fait genre j'ai écrit tout.
Speaker: Yes, l'impro ça c'est limite, du coup je vais écrire peut-être deux trois trucs.
Speaker: Mais aujourd'hui je voulais évoquer la force de l'humour dans la lutte en fait.
Speaker: Je me suis dit que ce serait mon angle et cette VD c'est vraiment l'exemple parfait.
Speaker: Tu commences vraiment par créer ta fiche de personnages avec tes points d'armure, tes points d'attaque, mais tes points de ZAD également.
Speaker: Tu fixes tes points de vie, mais aussi de radicalité et ton taux d'alcoolémie.
Speaker: Et tu te lances dans l'histoire, mais pas n'importe quelle histoire.
Speaker: Ça commence simplement avec une manifestation à Prolobourg suite à une énième réforme du roi, l'impôt sur le fief, ISF, Wing Wing, t'as compris?
Speaker: qui est révoquée et après avoir traversé Bourgesbourg, vous vous retrouvez au château du roi et votre première décision est de savoir si vous souhaitez parlementer avec les gardes ou rejoindre la minorité qui est un peu en train de s'échauffer dans la rue et c'est parti pour tenter de renverser le féodalisme, rencontrer Robin Deszades, l'ordre du bloc noir qui veut casser les genoux de la noblesse Jeanne d'Arc et ses chevalières immunisées contre les blagues sexistes etc etc
Speaker: Et en fait, tu vas choisir si tu veux choisir un parcours plutôt radical ou modéré, violent ou pacifiste.
Speaker: À toi de décider comment tu vas organiser le mouvement pour faire tomber le gouvernement.
Speaker: Et c'est fun.
Speaker: C'est vraiment super drôle.
Speaker: Et alors, je t'en ai quand même à dire, il faut quand même saisir les codes gauchos et militants parce que tu as beaucoup de blagues dessus.
Speaker: Tu veux dire que ce n'est pas une bande dessinée à offrir à quelqu'un de droite?
Speaker: Bah tu peux mais il va te regarder avec des yeux comme ça genre... Consente-moi... C'est la vision que t'as des gens de droite franchement je suis fan.
Speaker: J'avoue c'est un peu too much, un peu too much mais... Je sais pas genre t'as juste envie d'être poté avec Robin Desades quoi.
Speaker: Robin Desades, Robin Desades.
Speaker: C'est incroyable.
Speaker: Après, c'est une BD qu'on a pas mal vendue à Noël et je sais que les personnes qui l'ont acheté l'ont offerte aussi à des personnes qui ne sont pas forcément de gauche.
Speaker: Justement parce que... Mais là, du coup, je suis en train de te donner des points.
Speaker: Parce que le prisme de l'humour...
Speaker: quand il s'agit de traiter ces sujets avec des personnes qui ne sont pas forcément d'accord avec nous, peut être un prisme intéressant.
Speaker: Ça aide de ouf.
Speaker: En te disant, regarde, c'est super drôle, moi ça me fait beaucoup rire, la personne va moins se sentir peut-être attaquée.
Speaker: Et en même temps, les idées qui sont dedans, elles sont vraies.
Speaker: En fait, elles ont le mérite d'exister.
Speaker: Et en fait, ce qui est chouette aussi, c'est que c'est 100% des...
Speaker: des bd américaines qui sont tombés dans le droit public en fait qui ont été détournés en fait réutilisés et c'est très très drôle et Morgane je te laisse quand même feuilleter un petit peu ce petit truc qui est juste blague sur blague sur blague
Speaker: Et en fait, ce qui est intéressant, je m'y spoil, mais en fait, tu arrives quand même à une seule fin, peu importe le chemin que tu prennes.
Speaker: Il y en a plein.
Speaker: Il y a plein de chemins différents, mais tu arrives à une fin, tu arrives à une petite victoire et...
Speaker: Tu ne renverses pas vraiment le féodalisme, mais tu mets ta pierre à l'édifice.
Speaker: Ce qui montre que c'est l'ensemble des toutes petites actions qui finalement font quelque chose.
Speaker: Il y a quand même cette logique derrière.
Speaker: Qui est la morale d'une super série que je ne sais pas si j'ai déjà conseillé sur ce podcast qui s'appelle Andorre.
Speaker: Andorre, c'est vraiment... C'est une série Disney+, mais extrêmement antifasciste et anticapitaliste.
Speaker: Je vous la conseille vivement.
Speaker: Et dedans, c'est grosso modo comment un sosdem finit par devenir NPA en l'espace de quatre histoires différentes, en trois épisodes par histoire.
Speaker: Et du coup, il y a ce discours, il y a un manifeste qui est écrit par un gaucho abandonné
Speaker: Et le manifeste dit, en fait, on est des gouttes.
Speaker: Et chaque goutte en elle-même pourrait sembler dérisoire, mais en fait, on remplit un vase et le jour où ce vase va exploser, c'est là où on aura gagné et que chacune de ces gouttes est importante.
Speaker: Et je pense que c'est une histoire de lutte à avoir en tête.
Speaker: On ne lutte pas, on ne peut pas lutter pour changer un système, mais on contribue à le faire.
Speaker: Et on ne peut pas... En fait, il faut sortir de l'idée des héros et peut-être des robins des Zad's
Speaker: pour se dire que nos actions participent à quelque chose et que toutes ces actions vont finir, on l'espère, par faire chuter le féodalisme.
Speaker: Exactement, c'est ce que j'ai trouvé très chouette avec cette BD et elle est vraiment bien.
Speaker: Trop cool, trop cool, trop cool.
Speaker: J'aimerais quand même préciser, parce que sur ce truc, des petites actions, je sais qu'il y a beaucoup de critiques aussi qui sont, comment dire, soulevées vis-à-vis, justement, notamment quand on parle d'écologie.
Speaker: Notamment l'État, le gouvernement, fait peser sur nous cette espèce de truc de si vous triez vos déchets, si vous faites pipi sous la douche, si vous achetez bio, je ne sais pas.
Speaker: En gros, on va résoudre la crise climatique, tu vois?
Speaker: Et en fait, c'est encore faire peser le poids de la catastrophe climatique sur des individus.
Speaker: Et en fait, c'est complètement détourner le problème, détourner le regard.
Speaker: En fait, c'est à l'État, c'est au système de changer profondément.
Speaker: Donc moi, je suis d'accord sur cette histoire de Goudot, mais je voulais juste préciser qu'en tout cas, il y a des discussions, des critiques qui sont ouvertes sur cette question-là.
Speaker: Est-ce que les petites actions, au final, c'est la meilleure manière de lutter?
Speaker: Alors, le truc sur lequel moi je voulais rebondir là-dessus, parce que je suis entièrement d'accord avec toi, qu'on nous fait peser un individualisme sur une question qui est collective, mais je ne vois pas le compost comme un moyen de lutte.
Speaker: Quand on parle de lutte, on parle vraiment d'aller faire exploser des choses.
Speaker: Pour moi, les gouttes d'eau, ce n'est pas des vraies gouttes d'eau, c'est juste que si on fait des actions, je pense notamment à tout ce qui se passe avec la 69,
Speaker: avec des gens qui bloquent à différents endroits.
Speaker: On a réussi à obtenir la libération de Luna récemment, qui est une meuf trans qui avait été enfermée dans une prison pour mecs, parce qu'on aime beaucoup ce pays.
Speaker: Et donc, on a réussi, grâce à des actions, à se faire libérer.
Speaker: Toutes ces petites choses-là,
Speaker: qui sont petites dans l'échelle de la lutte.
Speaker: En fait, la raison pour laquelle je disais ça, c'est pour ne pas vous dire « Ah, mais j'ai lutté contre la réforme des retraites, par exemple, j'ai mis tout ce que j'avais, et pourtant le résultat n'est pas là. »
Speaker: On a fait du porte-à-porte, on a fait du machin, on a fait du truc, mais le résultat n'est pas là.
Speaker: Et moi, ma take là-dessus, c'est de dire, oui, le résultat n'est pas là, mais ça a été une goutte d'eau.
Speaker: Ça a été une goutte d'eau et cette goutte d'eau, elle est importante, elle va se mélanger à plein d'autres gouttes d'eau et à un moment donné, ça va exploser.
Speaker: Mais les actions individuelles, en mon sens, ne peuvent pas être de la lutte, parce que la lutte, c'est forcément collectif.
Speaker: Exactement, je suis entièrement d'accord avec toi.
Speaker: Moi, il y a un petit truc que j'ai lu récemment qui m'a fait beaucoup réfléchir sur la manifestation comme outil de lutte.
Speaker: En fait, bon déjà, moi, c'est un outil que je ne peux pas trop utiliser parce qu'un peu agoraphobe, c'est un peu compliqué pour moi les manifestations.
Speaker: Mais surtout, il y a des... Je ne sais plus où est-ce que j'avais lu ça, mais des personnes qui disaient en gros, faire gaffe aux manifs parce que tu as l'impression d'avoir accompli quelque chose.
Speaker: Et effectivement, c'est important de s'unir, de gueuler un coup, de pointer les injustices du doigt.
Speaker: Mais si on s'arrête là, les choses n'avancent pas forcément.
Speaker: C'est genre, t'as fait ta petite action, justement, et t'as choisi celle-ci, et c'est chouette, mais finalement, derrière, les gens qui ont le pouvoir, les gens qui font les décisions, ils sont genre, bon, ils ont fait leur manifestation, leur pouvoir de nuisance, c'est fini, et on va continuer à se tromper tranquillement, en fait.
Speaker: Donc, il y a une limite au pouvoir des manifestations...
Speaker: qui a été soulevé?
Speaker: Je pense que c'est une question de... Il faut faire attention à la performance.
Speaker: Je pense qu'on n'est pas là pour performer la lutte.
Speaker: On n'est pas là pour s'offrir des badges de bonnes personnes qui militent ou ce genre de choses.
Speaker: On est là pour lutter.
Speaker: Et lutter, ça peut prendre plein de formes.
Speaker: Je pense que la manifestation, elle a été rendue assez inoffensive depuis Sarkozy.
Speaker: Ce qui l'a fait passer des lois contre la grève qui étaient quand même très fortes et qui font que maintenant, ça devient plus une marche qu'autre chose.
Speaker: Néanmoins, ce qui s'est passé à la réforme des retraites, ça a été incroyable.
Speaker: J'ai des images du Faubourg-Saint-Antoine en feu.
Speaker: C'est des images qu'ont fait le tour du monde.
Speaker: On a cette image qui, pour moi, c'est dingue de se dire que c'était il y a moins d'un an.
Speaker: On avait un peu plus d'un an, mais...
Speaker: il n'y a pas si longtemps que ça en mémoire d'hommes et de femmes, c'est qu'on avait cette image de l'Assemblée nationale et en face, le peuple avec des flammes.
Speaker: C'était hallucinant.
Speaker: On était là et puis on parle des gilets jaunes, par exemple, des Champs-Elysées qui étaient complètement vandalisés toutes les semaines.
Speaker: Toutes ces choses-là, elles contribuent à une image, elles contribuent à machin.
Speaker: C'est juste qu'en face, on a un ennemi qui a compris ça
Speaker: et qui ne veut pas bouger quoi qu'il arrive parce que clairement on a des dirigeants qui sont contre le peuple et qui ne servent pas les intérêts du peuple putain on est devenu un vrai podcast de gauchistes envoyez nous des commentaires parce qu'on en a besoin pour la section du courrier des haters dites nous à quel point vous nous détestez s'il vous plaît Emmanuel si tu nous écoutes si les gauchistes Manu n'hésite pas à nous envoyer un petit message
Speaker: Mais du coup, très forte entrée en matière.
Speaker: J'attends de voir ce que la joueuse Delain nous a apporté.
Speaker: Non, t'avais peut-être pas fini, Margot?
Speaker: Ah si, franchement, moi j'attends juste le tien depuis quelques semaines.
Speaker: J'attends ce livre, j'attends que tu m'en parles depuis longtemps.
Speaker: Ouais.
Speaker: Alors, je sors mes petites notes.
Speaker: Alors, cette fois, j'ai le bouquin, contrairement à l'épisode précédent.
Speaker: Et quel bouquin?
Speaker: Et quel bouquin?
Speaker: Morgane, tu te le passes d'ores et déjà.
Speaker: Il faudra que tu me le rendes parce que je vais lire un passage à la fin.
Speaker: Ok.
Speaker: Donc je suis venue avec un livre formidable qui s'appelle « Non noyé, le son féministe noir appris auprès des mammifères marines » d'Alexis Pauline Gums qui a été traduit par Mabeko Oberti, Myriam Rabat, Konate et Rose B et qui est paru aux éditions Burnout et les liens qui libèrent.
Speaker: Alors, j'ai vachement cogité sur cette intervention parce que, pour plusieurs raisons.
Speaker: En fait, déjà, je tiens à faire honneur à ce livre incroyable et à vous transmettre la force de ce texte.
Speaker: Et c'est pas forcément facile.
Speaker: Et aussi parce que c'est un livre qui est tellement riche, qui est tellement particulier, que j'avais l'impression qu'il était presque trop grand pour ce format, quoi.
Speaker: Et en vrai, en fait, j'ai jamais rien lu de tel.
Speaker: J'ai jamais lu un bouquin comme celui-là et du coup, il m'a fallu un peu de temps pour formuler ma pensée.
Speaker: Je voudrais déjà commencer par présenter l'autrice qui, selon ses propres mots, donc Alexis Paulingham est une féministe queer noire, une évangéliste de l'amour et une apprentie mammifère marine.
Speaker: Donc déjà, là, je pense que vous vous posez des questions sur les mammifères marines.
Speaker: Pourquoi?
Speaker: Parce qu'en fait, il y a quelques années, intriguée par les merveilles de la vie marine, Alexis Paulingham débute ses recherches sur les baleines, les dauphins, les otaries, les orques, et découvre à quel point les mammifères marines... Je dis mammifères marines parce que tout est genré au féminin dans ce livre, et donc les accords grammatico s'ajustent accordingly, enfin, voilà, vous avez capté.
Speaker: Et en fait, elle découvre à quel point les mammifères marines sont, je cite, « queer, farouches, protectrices les unes des autres, complexes, façonnées par les conflits et la lutte qu'elles mènent pour survivre ».
Speaker: Et en fait, il semblerait qu'on ait énormément de choses à apprendre de nos sœurs aquatiques.
Speaker: Et je vais vous donner des petits exemples.
Speaker: Très bien.
Speaker: Saviez-vous que, par exemple, les éléphants des mers du Sud, après la période des amours, passent un mois, un mois entier à se faire des câlins, juste des câlins platoniques, sans chasse, sans lutte territoriale, sans amour, juste des caresses, des câlins?
Speaker: Je crois que j'avais vu ça, mais je passe beaucoup trop de temps sur les chaînes animalières...
Speaker: Je veux être un éléphant de mer.
Speaker: Mais tu veux totalement être un éléphant des mers du Sud.
Speaker: Elle parle aussi des delphinidés qui ont une mémoire sociale si longue qu'elles seraient capables de reconnaître les sifflements de leurs congénères après des décennies de séparation.
Speaker: Les delphinidés?
Speaker: Les delphinidés, c'est la famille des dauphins.
Speaker: Et les mères dauphins en captivité, quand elles portent un bébé dauphin, chantent pour leur futur nouvel-né.
Speaker: Alors en fait, elle explique à Alexis Paulingham que c'était une nouvelle qui avait été répandue en 2016 parce qu'on avait remarqué que dans un parc aquatique, il y avait cette maman dauphin qui chantait pour le bébé qu'elle avait dans l'utérus.
Speaker: Et en fait, tout le monde a dit « Ah, les dauphins chantent pour leur futur Nouvelle-Née.
Speaker: » Mais en fait, non.
Speaker: Ils ont remarqué uniquement ça sur les mères dauphins en captivité.
Speaker: Et ça veut dire quelque chose.
Speaker: Et donc, elles développent toute une pensée autour de la captivité, de qu'est-ce que c'est aussi de penser l'enfermement, la prison.
Speaker: Donc, c'est hyper intéressant.
Speaker: Et du coup, auprès des mammifères marines, Alexis Paulingham puise tout un tas d'enseignements qui sont hyper précieux pour les combats décoloniaux, anticapitalistes, queer, féministes, écologiques à mener.
Speaker: Et en fait, ce que j'aime tellement dans ce livre, et ce qu'il rend si unique, c'est qu'Alexis Paulingham aussi, entre plusieurs styles, vous allez avoir des chapitres qui vont presque être des pratiques méditatives, vous allez avoir des observations scientifiques, de la théorie politique...
Speaker: Et énormément de poésie.
Speaker: Et si la poésie, en fait, elle est vraiment indissociable de tout ce que l'autrice déploie dans ce texte, c'est vraiment un tout.
Speaker: Moi, j'aimerais vraiment m'arrêter dessus parce que cette poésie, vraiment toute cette sensibilité qu'elle a mise dans ce travail, moi, ça m'a fait tellement du bien, en fait.
Speaker: Je trouve que c'est un livre qui soigne énormément.
Speaker: Les mots « je t'aime » sont de ceux qui apparaissent le plus de fois dans le livre.
Speaker: Elles le répètent.
Speaker: « Je t'aime, je t'aime, je t'aime » à tous les chapitres.
Speaker: Et dans un monde qui est absolument irrespirable.
Speaker: Et même à ma toute petite échelle de meuf, ça tu le sais Margot, mais moi je suis hantée par une image qui est l'image de la noyade dans une mer hostile.
Speaker: C'est une image qui m'habite depuis des années.
Speaker: Quand je suis sortie d'anésie traumatique, elle pèse sur mes épaules.
Speaker: Là j'ai écrit « Oui je vois un psy ».
Speaker: Voilà je vous le dis.
Speaker: Ce qui est drôle, je ne sais pas si drôle est le mot choisi, mais c'est quelque chose qu'on retrouve souvent.
Speaker: Je sais que je vous parle souvent de ma bestie, Lise, qui a cette même peur.
Speaker: Je l'ai aussi.
Speaker: C'est drôle de voir qu'on est habité par cette...
Speaker: Par cette image.
Speaker: Et j'aimerais finir par un court extrait pour vous faire entendre la musique de ce livre qui est tellement particulière.
Speaker: C'est donc un extrait du chapitre 8 qui s'intitule « Sois féroce » dans laquelle l'autrice observe que les grandes dauphins de l'océan Indo-Pacifique réclament les poissons qui sont capturés par les navires de pêche qui en fait épuisent leurs réserves et en fait elles hurlent, elles crient littéralement sur les personnes à bord des bateaux en mode « Rendez-nous notre poisson! »
Speaker: Et Yvan Fishback.
Speaker: J'adore.
Speaker: C'est incroyable.
Speaker: Une manif de dauphin.
Speaker: Une manif de dauphin, vraiment.
Speaker: Et Alexis Paulingams écrit, page 117, « Et je suis avant tout pleine de gratitude pour vous toutes qui avez survécu pour créer un jour de plus, malgré tout ce qui vous est volé. »
Speaker: Je suis pleine d'admiration pour la manière dont vous regardez le pouvoir droit dans les yeux, avec le culot de votre savoir, de vos besoins et de votre mémoire.
Speaker: Je sais que nos réparations viendront des combats que vous menez, de vos blessures et de la sagesse qu'elles recèlent, de vos savoirs incisifs, de vos associations pleines de courage.
Speaker: Est-ce que vous m'entendez crier à vos côtés?
Speaker: Restez près de moi.
Speaker: J'ai fini.
Speaker: Mic drop.
Speaker: Non, non, mais genre, je l'attendais trop, cette chronique de Juliette.
Speaker: Vraiment, j'étais trop hyped.
Speaker: Je voulais trop.
Speaker: Il faut que je le dise.
Speaker: Il a l'air incroyable.
Speaker: Mais quel livre fou, quoi.
Speaker: Vraiment.
Speaker: De ouf, de ouf.
Speaker: Enfin, comme vous pouvez le voir... Moi, le seul truc sur lequel je m'interroge, c'est que tu dis que, du coup, tout est genré au féminin, mais c'est écrit en anglais, où le genre n'est pas quelque chose de très mis en avant.
Speaker: Je me demande comment les traductrices ont interprété ce choix, ou comment ça a été...
Speaker: Il y a une note de la traduction au début.
Speaker: Sauf une fois, la trouveras-tu?
Speaker: Alexis Paulingham utilise toujours she ou they pour parler des mammifères marines.
Speaker: Nous avons donc opté pour le féminin générique plutôt que le masculin générique ou le neutre.
Speaker: C'est précisé en début, c'est la première page.
Speaker: Parfait.
Speaker: Je vous propose un petit verdict?
Speaker: Je trouve ça génial parce qu'on a deux couleurs de lutte qui sont deux couleurs de lutte qu'on imagine moins.
Speaker: J'ai l'impression que pour les gens qui ne militent pas, pour qui on a fait croire qu'être militant, c'était un gros mot, l'humour...
Speaker: ou la recherche vers des choses nouvelles, de nous rapprocher aussi de la vie qui nous entoure, sont des choses assez étranges parce que souvent, on le voit notamment dans les... Je vais reparler de Charlie Lapikmi.
Speaker: C'est clairement des messages de « Non, mais les méchantes féministes, elles sont trop sales, elles sont trop extrêmes, elles sont trop machins, etc. »
Speaker: et il n'y a pas cette réflexion de mais en fait il fait bon venir chez nous aussi c'est fun on peut rigoler ensemble on peut explorer les fonds marins ensemble il y a des choses qu'on peut apprendre et franchement moi ce que j'adore dans ce qui vient d'être dit c'est que vous avez toutes les deux défendu des couleurs de lutte vraiment des vibes qui moi me parlent en tout cas me donnent envie enfin ça je trouve que c'est
Speaker: sans revenir dans l'individualisme et dans l'idée qu'on peut faire des petites actions et que c'est tout et c'est bon mais je trouve que ça montre en tout cas qu'il y a des choses qui fonctionnent dans la lutte dans ce qu'on essaye de faire passer et que ça pour moi c'est deux courants qui fonctionnent très bien merci pour ça
Speaker: Non mais je trouve ça hyper intéressant aussi ce que tu dis parce que c'est vrai qu'on rigole beaucoup avec cette histoire de on est des casseuses d'ambiance, enfin des casseuses d'ambiance, on casse l'ambiance en soirée mais en fait comme tu dis ouais en fait c'est cool, exactement, venez avec nous, venez on s'amuse, enfin voilà on est là on fait des blagues.
Speaker: Non mais personne ne s'attendrait, franchement les gens de droite qui sont en mode genre ah les féministes et gna gna gna ne s'attendraient jamais à ce qu'on puisse leur proposer une BD dont vous êtes le héros ou l'héroïne sur comment lutter avec Robin Desades et de l'autre côté un truc sur comment les mammifères marines ont réussi à créer des choses dont on n'a aucune idée
Speaker: Et qui sont au-delà du simple documentaire animalier, qui viennent parler de nos façons d'exister et comment le vivant se protège et comment le vivant essaye de trouver des moyens de vivre.
Speaker: Enfin, je trouve que c'est...
Speaker: Disons que l'alternative est très triste.
Speaker: L'alternative sans ces livres-là me semble très triste.
Speaker: Un futur où en fait on accepte juste, on accepte un espace de statut quo en voyant les gens disparaître et en se disant « bon, j'espère que je ne suis pas sur la liste et puis on verra comment ça se passe ».
Speaker: Pour moi, c'est un monde qui est beaucoup moins intéressant que le monde où on a ces deux bouquins qui existent.
Speaker: Ouais, entièrement d'accord avec toi Morgane.
Speaker: Tu voulais dire quelque chose?
Speaker: Non, c'est beau.
Speaker: Du coup, je vais devoir déclarer qui a gagné entre vous deux.
Speaker: Are we ready?
Speaker: Oui, oui, oui.
Speaker: On est ready.
Speaker: Margot!
Speaker: Choc barre.
Speaker: Alors là...
Speaker: Tu déconnes.
Speaker: Je vais expliquer mon choix.
Speaker: Ok.
Speaker: Même moi, je me serais... Enfin, genre, je sais pas.
Speaker: Après, j'étais très hype sur le livre de Juliette aussi, c'est ça.
Speaker: Mais il est très bien, mon livre.
Speaker: Il est très drôle.
Speaker: Non, en vrai.
Speaker: Non, ok.
Speaker: Je suis en ma gueule.
Speaker: C'est Robin Desades encore.
Speaker: Après Sexy Dumbledore, Robin Desades fait gagner Margot.
Speaker: J'avoue.
Speaker: Alors, non.
Speaker: Je t'aguiche, en fait.
Speaker: Ce n'est pas ça.
Speaker: C'est que tu as trop bien parlé de ton bouquin, Juliette.
Speaker: Et... Non, mais tu vas comprendre la logique qu'il y a derrière.
Speaker: Vas-y, vas-y.
Speaker: Explique-moi parce que là, je suis super... Voilà, moi aussi.
Speaker: En fait, moi, la question que je me pose, c'est quel bouquin j'achète?
Speaker: Lequel je pars avec chez moi et que je vais lire, etc.
Speaker: Le bouquin de Juliette, je sais que je ne vais pas l'air.
Speaker: Il a l'air ultra intéressant, mais je sais qu'il va rester dans ma bibliothèque.
Speaker: La BD, j'ai envie d'y jouer.
Speaker: C'est un objet, j'ai envie de machin, etc.
Speaker: Par contre...
Speaker: Pour moi, le monde parfait, c'est en fait, j'ai envie d'entendre Juliette me raconter ce livre, me lire ce livre.
Speaker: J'ai envie que tu passes, tu me dises, non mais en plus, au chapitre machin, elle parle de ça, etc.
Speaker: J'ai envie de t'écouter pendant des heures sur ce bouquin.
Speaker: J'ai envie que tu fasses un audiobook de ce livre, en fait.
Speaker: Même au-delà de ça, j'ai l'impression qu'il t'habite et qu'il y a quelque chose de transformation de ce que l'objet livre peut être pour en faire quelque chose.
Speaker: Alors que concrètement, la BD, c'est pas possible.
Speaker: C'est quelque chose où c'est un objet interactif, il faut y jouer, il faut lire, il y a des black fun, etc.
Speaker: Là, j'ai l'impression que ça peut devenir quelque chose d'autre par ta passion du texte.
Speaker: Et en fait, c'est pas le livre que je veux, c'est avoir toi!
Speaker: Vous voulez que je vous laisse toutes les deux?
Speaker: Elle te veut toi?
Speaker: Pardon, excusez-moi!
Speaker: Et donc, c'est pour ça que je choisis.
Speaker: Mais je comprends totalement.
Speaker: Toi aussi, tu serais choisi, toi?
Speaker: Je me choisis toujours.
Speaker: C'est vrai que du coup, quand Margot et moi on choisit des livres, évidemment, on a toujours en tête le fait, est-ce que ça va plaire à Morgane, etc.
Speaker: Parce qu'au final, c'est toi qui choisis.
Speaker: Mais c'est vrai qu'aussi, parfois, on se dit, ouais, mais j'ai vraiment envie de parler de ce livre.
Speaker: J'ai vraiment envie d'en parler.
Speaker: Et je sais qu'il y a d'autres personnes qui nous écoutent et qu'on a envie de leur parler de ces bouquins qui ne sont pas toujours hyper connus, qui ne sont pas toujours hyper bien défendus.
Speaker: Et c'est pas grave si j'ai pas gagné, c'est pas grave parce que juste j'étais trop heureuse de parler de ce livre et s'il y a juste une ou deux personnes qui en sortant de ce podcast l'achètent et découvrent à quel point c'est un livre incroyable, franchement bah j'ai tout gagné quoi.
Speaker: Complètement.
Speaker: Je suis tellement, je fais pitié là non?
Speaker: Non, ça va, pas du tout, je comprends trop ce sentiment.
Speaker: Et honnêtement, je trouve que ce serait une victoire qu'après ce podcast, j'ai trop envie de l'acheter.
Speaker: Moi, je vais l'acheter.
Speaker: Moi, je vais le lire, genre j'en avais trop envie.
Speaker: Et puis tu le vends super bien.
Speaker: Merci.
Speaker: Je tiens à dire que ce livre m'a été conseillé par Lucas qui travaille à la librairie ici.
Speaker: Lucas, je ne sais pas du tout si tu écoutes ce podcast, mais je voulais quand même lui rendre... Lucas Dédit.
Speaker: Je ne sais pas finir ma phrase.
Speaker: Merci à toi, Lucas.
Speaker: Rendre hommage?
Speaker: Rendre hommage!
Speaker: Oui!
Speaker: Merci Lucas.
Speaker: Et... Mais en tout cas, vraiment, franchement, tout ça donne très très envie.
Speaker: Mais... C'est pas de la littérature.
Speaker: C'est ça le souci, c'est que c'est écrit par des meufs.
Speaker: Ah, la bande détournée.
Speaker: Enfin, la bande détournée, le royaume aux mille réformes.
Speaker: Effectivement, ce sont deux mecs, je vois Yann et Émile.
Speaker: J'avais lu Émilie, du coup.
Speaker: Il va falloir prendre un petit peu d'ostro, Émile, s'il te plaît.
Speaker: Ah!
Speaker: Mais ça n'a pas l'air d'être des vrais mecs.
Speaker: Je pense qu'on a besoin de se faire rappeler ce qu'est la littérature.
Speaker: Et donc, c'est bien évidemment le moment du mascu et la plume.
Speaker: Le masqueux et la plume où on va vous lire un petit chapitre, non pas un chapitre, un paragraphe parce qu'un chapitre serait un petit peu trop long.
Speaker: Oui, on n'a pas le temps quand même.
Speaker: On n'a pas leur temps.
Speaker: Pour vous montrer comment les hommes parlent de nous, qu'est-ce qu'on a aujourd'hui?
Speaker: Eh bien, je suis venue avec un livre qui s'appelle Le dossier M de Grégoire Bouillet.
Speaker: Connis-tu Grégoire Bouillet?
Speaker: Pas du tout.
Speaker: Il a notamment été en relation, si je ne dis pas de bêtises, assez longtemps avec Sophie Cal.
Speaker: Je te le dis parce que je sais à quel point tu l'aimes.
Speaker: Mais oui, j'adore Sophie.
Speaker: Mais par contre, ses relations sont en général assez toxiques.
Speaker: Ah ok, tu connais assez bien sa vie pour le savoir.
Speaker: Après, toute son oeuvre, c'est sa vie.
Speaker: Donc elle met en avant tous les trucs toxiques qui lui sont arrivés et elle en fait un bouquin ou une expo.
Speaker: Donc Greg, Grégui, qu'est-ce qu'il va nous raconter?
Speaker: Grégouille.
Speaker: J'allais dire Grégouille.
Speaker: J'allais dire Grégouille.
Speaker: On se sait.
Speaker: Eh bien, donc, oui, je suis venue avec le dossier M et je vais vous lire ce petit paragraphe très édifiant.
Speaker: « Je me rappelle qu'elle disait papa et maman en parlant de ses parents.
Speaker: À 28 ans, disait encore papa et maman, chiottes, avais-je songé.
Speaker: Car je le redis, M avait 28 ans, l'âge que je préfère chez une femme. »
Speaker: Je vois Morgan qui est en PLS.
Speaker: Ah, c'est horrible.
Speaker: L'âge crucial sur tous les plans intellectuels, sexuels, existentiels.
Speaker: C'est à l'orée de la trentaine qu'une femme devient une femme, ou pas.
Speaker: C'est à cet âge qu'elle a l'occasion d'acquérir sa véritable personnalité.
Speaker: Alors si je puis me permettre, c'est effectivement à la trentaine que je suis devenue une femme continue.
Speaker: Voici qu'elle sort de l'enfance et n'est pas encore adulte.
Speaker: L'heure de faire des choix est arrivée, rien n'est encore décidé.
Speaker: Elle a rendez-vous avec son avenir, sa vie se joue maintenant, pour des raisons qui tiennent aussi aux lois de l'espèce.
Speaker: Mais Gunther Anders...
Speaker: Voilà!
Speaker: Il n'y a pas de truc sur Sade d'Aaron?
Speaker: Alors, en fait, j'avais sélectionné deux paragraphes, mais je vais en lire qu'un parce qu'il y a le temps.
Speaker: Voilà, exactement.
Speaker: On n'a pas le temps de Grégory.
Speaker: C'est dégueulasse.
Speaker: Non, c'est cringe.
Speaker: Ah, c'est cringe.
Speaker: Parce que j'imagine que Sada Rod n'a plus 28 ans.
Speaker: C'est ça le problème.
Speaker: Est-ce que c'est comme DiCaprio?
Speaker: Tu sais, genre à chaque fois qu'elle dépasse l'âge, il la remplace par quelqu'un d'autre?
Speaker: C'est un peu ça.
Speaker: Déjà le concept, genre à 27 ans, une enfant... 28 ans, ouais, non, mais c'est hyper bizarre, infantilisant...
Speaker: condescendant, je trouve ça hyper humiliant la manière dont il en parle et puis toujours cette histoire de lâche que Yann Moix nous a fait une sortie tout à fait similaire on l'a pas évoqué dans le précédent podcast mais je pense que vous savez tous et toutes de quelle sortie on parle je sais pas si tu vois qui est sorti dans l'EB avec Depardieu non?
Speaker: Ouais, alors il y a eu ça très récemment, mais je pensais à ce qu'il avait dit il y a plusieurs années.
Speaker: Alors je sais plus dans quel journal c'était, je crois que c'était Elle ou Marie-Claire, où il disait que, en gros, les femmes de 50 ans étaient... Dégueulasses.
Speaker: Ouais, ça te parle?
Speaker: Ouais.
Speaker: C'est quoi?
Speaker: C'est elles sont... Je sais plus quels étaient ces mots.
Speaker: Enfin, je sais pas, il y avait un mot un peu... Ouais, en tout cas, on voit la vibe.
Speaker: Ok, ok, ok.
Speaker: Voilà, c'était Grégoire Bouillet.
Speaker: C'est... Ouf!
Speaker: On en perd les mots, quoi.
Speaker: Voilà.
Speaker: Non, mais c'est... Il les a... Il a volé tous les mots pour les mettre dans... Bref.
Speaker: Et... Et esclave libérée.
Speaker: Et plus personne n'a 28 ans autour de cette table.
Speaker: Donc, voilà.
Speaker: Grégoire s'en bat les couilles de nous.
Speaker: Grégoire s'en bat les couilles.
Speaker: Grégoire s'en bat les couilles.
Speaker: Comment je vais dormir avec ça?
Speaker: Après Charlie, la pique-mique, Grégouille s'en bat les couilles, ce sera des personnages récurrents.
Speaker: Moi, je pense qu'on peut faire de la merch avec les deux.
Speaker: Grégouille s'en bat les couilles.
Speaker: T'as d'arron en cailloux aussi.
Speaker: Souvenez-vous!
Speaker: Souvenez-vous, premier épisode!
Speaker: Très bien, très bien.
Speaker: Est-ce qu'on a eu d'autres hommes qui nous ont écrits?
Speaker: Puisqu'après cet envolée lyrique de Grégory La Fripouille, on va avoir les fripouilles des internets.
Speaker: Avec le courrier des haters!
Speaker: Le courrier des haters qui viennent illuminer notre Insta, TikTok, je ne sais pas ce qui existe encore dans ce monde en mars.
Speaker: Notre boîte aux lettres.
Speaker: Notre boîte aux lettres.
Speaker: Non, n'envoyez pas de trucs dans la boîte aux lettres, s'il vous plaît.
Speaker: Non, ça se fait appeler.
Speaker: Le Telegram.
Speaker: Oui, Telegram, très bien.
Speaker: Avec des stops à chaque fois.
Speaker: Qui nous a écrit?
Speaker: Alors, oui c'est vrai, en fait c'est toujours moi qui m'en occupe parce que je gère plutôt les réseaux sociaux mais un jour Mardot, Mardot, Mardot, c'est fou, Mardot, Brigitte Mardot, c'est moué.
Speaker: Margot ce serait cool que t'en lises.
Speaker: Ouais grave.
Speaker: Mais du coup, bah pas aujourd'hui.
Speaker: Alors, j'ai sorti un grand classique dont on a déjà parlé sur nos réseaux sociaux qui nous vient de Pierre et qui nous a envoyé ce petit message sur Facebook il y a un petit moment qui est, apparemment on ne trouve pas la critique de la raison pure dans cette librairie de merde, voilà.
Speaker: Un classique que vous connaissez certainement.
Speaker: Effectivement, on aime bien.
Speaker: Moi, je trouve que c'est un bon... C'est comme un grand cru, ça se déguste, c'est dégueulasse, mais bon, on sait, tu vois, ça vient, ça arrive.
Speaker: C'est une valeur sûre, c'est beaucoup trop cher pour ce que c'est.
Speaker: Vraiment, genre, Pierre, merci.
Speaker: Merci d'exister, merci d'être là, merci de nous ramener à cette espèce de traditionnalisme puant que tu représentes.
Speaker: Ça fait plaisir, j'aime beaucoup.
Speaker: Pardon, excusez-moi.
Speaker: Ensuite, nous avons un petit commentaire TikTok de Zitouni.
Speaker: Je ne sais pas.
Speaker: Putain, vous n'êtes pas prêts.
Speaker: Ah non, enfin, il faut que je m'assoie là.
Speaker: Alors, je ne sais plus sous quelle vidéo il avait commenté.
Speaker: Je dis il, je ne sais pas, je ne sais pas, mais je pense.
Speaker: Il dit non, mais ma femme a au moins deux droits que je n'ai pas.
Speaker: Celui de se taire et celui d'obéir.
Speaker: pas le droit de te taire toi.
Speaker: Non mais surtout je pense pas qu'il ait une femme.
Speaker: Non mais c'est... Ah c'est chaud.
Speaker: C'est fou de dire des trucs pareils.
Speaker: Non mais c'est dingue.
Speaker: Je vois même pas le... Je sais pas.
Speaker: Je sais même pas quoi dire.
Speaker: Franchement c'est comme Grigouille là je perds les mots c'est pas possible.
Speaker: Il devrait y avoir un hall of shame, genre par les walk of shame, il devrait y avoir un hall of shame, des commentaires les plus cons que t'as faits qui sont épinglés, genre quand tu sais la personne, genre ça s'affiche, genre limite t'as un indicateur genre...
Speaker: Tant de commentaires ultra horribles.
Speaker: Je sais pas, mais c'est pas possible en fait.
Speaker: Non mais après ça deviendrait un sport pour eux.
Speaker: Mais après moi ce que j'aime beaucoup ce qui se passe sur TikTok, c'est qu'il y a de plus en plus de gens qui répondent aux commentaires et qui se font de la thune, excusez-moi, sur les commentaires en faisant des vidéos de plus d'une minute.
Speaker: Et du coup il y a une meuf qui a réussi à se payer un voyage je ne sais où, elle était en mode genre...
Speaker: continuer et à chaque commentaire haineux elle venait faire un tiktok derrière de plus d'une minute et ça je trouve que c'est un très très bon moyen de les calmer et se faire de la tulle sur eux parce qu'à un moment donné cette haine gratuite qui est là pour enfin franchement j'ai de gros doutes que quelqu'un avec un pseudo qui est ziz ziz je sais plus quoi là se retrouve à vraiment avoir une relation et putain si cette personne a vraiment une relation barre-toi meuf peut-être avec Charlie Lapikmi je sais pas
Speaker: Alors, le dernier commentaire est un petit peu plus long.
Speaker: Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais au premier ou deuxième épisode, on avait appris le mot histrionique.
Speaker: Là, on va apprendre un nouveau mot.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et je vous le donne tout de suite.
Speaker: Comme ça, vous allez capter.
Speaker: Connaissez-vous le terme misomusique?
Speaker: Non, mais c'est joli.
Speaker: Miso Musi, en fait, c'est... Je vous lis le Wikithelonary, qui est la qualité des personnes n'ayant pas de sens pour l'art.
Speaker: C'est ça, la Miso Musi.
Speaker: Moi, je n'aime pas l'art, donc... Non, bah non.
Speaker: C'est très surfait.
Speaker: Oui, et puis ce n'est pas VG, le lard.
Speaker: Oh putain, ouais, non, là, là, là, moi-même j'ai un petit peu... Eh, c'est rare que tu fasses des boutades comme ça.
Speaker: Ouais, j'avoue, c'est pas... Non mais t'as essayé, t'as essayé.
Speaker: Je suis fière de toi, non franchement, je suis fière d'elle.
Speaker: Et puis, parfois ça marche, parfois ça marche pas, parfois c'est de l'art, parfois c'est du cochon.
Speaker: Non mais...
Speaker: Merci Morgane Non mais waouh Non moi j'aurais ultra rigolé si j'avais pas eu le choc de tu fais pas ce genre de Black Dabit C'est très beau franchement Ouais je sais pas si écoute On est avec toi dans cette épreuve Merci les babies On a eu un coming out geek tout à l'heure et on ne geek shame pas comme on le sait Là on a un coming out jeu de mots Yanti geek Yanti geek Yanti geek geek geek
Speaker: Du coup, on a un petit commentaire de Fred qu'on avait déjà entendu dans un précédent podcast.
Speaker: Je pense que c'était dans le 3 parce que Fred a massivement commenté plusieurs de nos vidéos et à chaque fois, c'était assez incroyable.
Speaker: Très bien.
Speaker: Let's go.
Speaker: Donc Fred répond à l'une de nos vidéos où, en gros, il y avait une personne qui disait que notre librairie féministe est aussi là pour visibiliser des auteurs autrices qui ont été oubliés à travers l'histoire, etc.
Speaker: En tout cas, faire entendre leur voix.
Speaker: Et du coup, il répond...
Speaker: c'est grandement prétentieux de prétendre que marguerite de navarre a besoin de deux libraires que personne ne connaît pour être remise au goût du jour à mon avis s'il y avait moins de misomusie comme je l'ai détecté chez ces deux libraires les femmes auraient une place très honorable
Speaker: Ce n'est pas rendre service à la cause des femmes que d'inonder le marché d'autrices médiocres pour donner une impression de quantité.
Speaker: La qualité sert bien mieux une cause.
Speaker: Voilà, merci Fred.
Speaker: On est tout à fait d'accord et puis je pense que tu as tout à fait raison, on n'a pas besoin d'inonder le marché de médiocrité, du coup j'espère que tu diras à Bec Bédé d'arrêter d'écrire des bouquins s'il te plaît, Yann Wax aussi, ce serait quand même pas mal, bon je crois qu'il est mort depuis mais Maths 9 ça aurait été pas mal de lui dire d'arrêter d'écrire genre dès le début, c'est le pédophile qui avait...
Speaker: Je sais très bien qui c'est, mais je ne crois pas qu'il soit mort.
Speaker: Ah, il n'est pas mort encore?
Speaker: Vraiment?
Speaker: Alors non, je ne ferai aucun appel à ce micro, mais... Mais en tout cas, en tout cas, je ne sais pas si tu as eu l'info de... Il n'est pas mort.
Speaker: Franchement, on ne peut rien avoir.
Speaker: Bon, Le Pen est enfin mort.
Speaker: Écoutez, on se passe là-dessus.
Speaker: C'est déjà ça de gagné, mais bon, un peu trop tard.
Speaker: C'est la seule bonne nouvelle du début d'année.
Speaker: Après, on a enchaîné que de la merde.
Speaker: Ouais, ouais, ouais.
Speaker: Que de la merde.
Speaker: C'était fun.
Speaker: Ouais.
Speaker: Mais du coup, ouais, non, j'espère que... Parce que...
Speaker: dans une démarche d'égalité et d'équité, puisqu'apparemment c'est un petit peu ce qui lui tient à cœur à notre cher ami Pierre, il y a quand même cette idée qu'il faut que ce soit la même chose des deux côtés.
Speaker: Et donc s'il considère qu'il y a beaucoup trop d'autrices qui arrivent sur le marché et que ça nuit à la qualité et à la cause, moi je lui conseille vivement de faire ça du côté des mecs parce que franchement,
Speaker: franchement, il n'y a pas un bouquin en ce moment où je me dis « Ah ouais, putain, les mecs, effectivement, il y a de la qualité là-dedans.
Speaker: C'est noyé sous un tonneau de merde.
Speaker: » Allez, allez, venir, je ne sais pas, genre, balayer de votre côté.
Speaker: Faites des librairies où vous vous amenez que ce que vous considérez être des auteurs sympathiques à mettre en avant qui ne sont pas toujours du Proust ou du je ne sais quoi.
Speaker: Et puis, on en reparlera?
Speaker: Oui.
Speaker: C'est bien parce que ces trois commentaires m'ont mis en colère et je pense que c'est quelque chose à avoir pour la lutte.
Speaker: Je pense que c'est un très bon fuel d'être en colère.
Speaker: Ne vous satisfaisiez pas de la situation, ne vous satisfaisiez pas des choses.
Speaker: Je pense que c'est très bien de les lire, c'est très bien de se rendre compte de ces pensées-là parce qu'on pourrait se dire « Non, mais c'est des cons, mais c'est machin, etc. »
Speaker: Mais pour moi, c'est révélateur d'une pensée et d'un combat politique parce qu'en fait, ces gens sont en train de lutter.
Speaker: Et on parlait des gouttes et des machins, etc.
Speaker: En fait, oui, des petits commentaires par-ci, par-là, ça reste des gouttes.
Speaker: Mais à un moment donné, ça devient du harcèlement.
Speaker: À un moment donné, ça devient des vagues qui viennent silencier des personnes qui ont des comptes féministes.
Speaker: Et ça, on l'a déjà vu sur plein d'exemples différents.
Speaker: Et donc, ne vous laissez pas dupe, même si la règle restera toujours, ne nourrissez pas les trolls, ne répondez pas aux commentaires des gens qui sont stupides, sauf quand vous pouvez vous faire de l'argent dessus.
Speaker: Et ça, on vous le conseille vivement.
Speaker: Et ouais, je voulais rebondir sur ce que tu viens de dire, Morgane, que les personnes à droite luttent.
Speaker: En fait, c'est vrai que le terme militant, souvent, est associé militant, milité, est plutôt associé à la gauche.
Speaker: Mais en fait, il ne faut pas oublier que les personnes d'extrême droite, de droite...
Speaker: Elle milite, elle aussi en fait, elle s'organise, elle font collectif, elle mène des actions à grande échelle en fait.
Speaker: Le cyberharcèlement en fait partie, enfin il y a du cyberharcèlement de masse et c'est une forme d'organisation et donc il ne faut pas oublier qu'en fait ils luttent.
Speaker: Je pense à un livre qui s'appelle « Manifeste pour une démocratie déviante » de Costanza Spina, entre les luttes contre et les luttes pour.
Speaker: Les luttes contre sont donc toutes les luttes d'extrême droite, les luttes fascistes, etc.
Speaker: Et les luttes pour sont plutôt les luttes queer de gauche radicale et féministe.
Speaker: Et voilà, je trouve que déjà, c'est une distinction qui me semble très intéressante.
Speaker: Et ne pas oublier que ces personnes-là luttent, elles aussi, et s'organisent, et qu'en face, il faut qu'on fasse la même chose.
Speaker: Si je peux me permettre, il y a un procès qui a été assez important sur le cyberharcèlement il n'y a pas longtemps, c'est le procès d'Ultia.
Speaker: Oui, elle a eu gain de cause.
Speaker: Je crois que c'est six de ses harceleurs qui ont eu des peines.
Speaker: Alors je crois qu'elle en a vraiment choisi quelques-uns qui étaient les plus virulents, on va dire, un peu comme ça pour faire un échantillon.
Speaker: Mais c'est quand même une marque forte que les gens qui s'y barcèlent peuvent quand même se prendre punition, même si ça fait des années qu'elle lutte.
Speaker: Parce que je vous signale que la base, c'était le Z-Event de je ne sais plus quel...
Speaker: qu'elle a naît où elle avait juste défendu une meuf contre des propos sexistes, en fait.
Speaker: Elle s'était prise des vagues de haine sur vagues de haine.
Speaker: Voilà, il y a des choses qui changent dans le bon sens, j'espère, j'ose espérer en tout cas, même si on n'est vraiment pas sortis du sable.
Speaker: Alors, j'entends ce que tu dis.
Speaker: Après, évidemment, je pense qu'on nourrit toutes aussi une réflexion autour de la justice non punitive,
Speaker: Je ne vais pas du tout rentrer dans les détails de tout ça parce qu'en plus, il faut qu'on rende l'antenne.
Speaker: Mais je suis d'accord de voir qu'il n'y a pas que de l'impunité.
Speaker: Complètement.
Speaker: Et puis, je te rejoins complètement sur essayer de sortir de cette justice punitive, ou en tout cas sortir de cette logique aussi très carcérale et très « on va enfermer les gens et on va les mettre au banc de la société parce que machin, etc.
Speaker: » plutôt que de se baser sur travailler les problèmes en amont et travailler sur les systèmes éducatifs qui permettent de sortir de ça, de vivre en société, de faire société différemment.
Speaker: Néanmoins, on a vécu des injustices.
Speaker: Il n'y a pas de raison qu'ils n'en vivent pas non plus aussi.
Speaker: Je ne suis pas pour un monde où c'est la loi du talion, œil pour œil, dent pour dent.
Speaker: Mais je peux comprendre qu'à un moment donné, toujours tendre l'autre joue et dire « Ok, nous, on a souffert, mais vous, ça ira.
Speaker: » À un moment donné, vous… En fait, pour des gens qui participent activement à ce système, que ces personnes finissent par en être victimes, me dérange moins.
Speaker: Et encore, je pense que c'est par rapport à toute la même vague de merde qu'elle a subie.
Speaker: Ultia, genre, c'est le sommet du... Oui, évidemment.
Speaker: Bien sûr.
Speaker: Je sais, je sais.
Speaker: On se sait.
Speaker: Vraiment.
Speaker: Et c'est juste aussi, je pense qu'il y a des personnes qui ont besoin d'avoir un jugement qui leur dit « Oui, tu as raison ».
Speaker: Ce que tu as vécu n'est pas normal.
Speaker: Je pense que plus que les petits trucs qu'ils vont avoir, c'est avoir une validation de ce que tu as vécu n'est pas normal, ce que tu as vécu n'est pas entendable, ce que tu as vécu n'est pas acceptable.
Speaker: Juste aussi, de temps en temps, que ce ne soient pas toujours les mêmes qu'ils soient.
Speaker: Oui, je suis entièrement d'accord avec vous.
Speaker: On vous souhaite pour ce mois de mars de continuer à lutter, de lire plein de choses qui vous donnent envie de lutter et de lutter pour, puisque je pense que c'est un petit peu le message qu'on vous donne.
Speaker: C'est quand même à portée et à portée de main.
Speaker: Ce n'est pas facile en ce moment.
Speaker: On le vit tous.
Speaker: Comme tu le disais, Juliette, il y a plein de merde depuis la mort de Le Pen.
Speaker: C'était la seule bonne nouvelle de l'année.
Speaker: Il y aura d'autres bonnes nouvelles.
Speaker: Il y en aura forcément.
Speaker: Et ça, on vous le souhaite.
Speaker: On l'espère.
Speaker: Pour finir sur Andorre, est-ce que l'espoir n'est pas déjà une révolte?
Speaker: Vous venez d'écouter l'épisode 6 de page 404, un podcast dramaqueers et le moment présenté par Morgane Jickel, Juliette Delain et Margot Lafeuillade.
Speaker: On remercie vivement Arnold Savary pour la musique du podcast et
Speaker: Et on vous remercie surtout, vous, de nous écouter.
Speaker: On vous rappelle de nous poster des petits commentaires, des petits 5 étoiles, de partager à tout le monde le petit podcast.
Speaker: Et on se revoit très vite pour un thème qu'on n'a pas encore décidé, mais qui sera a priori tout aussi enchantant que l'amour et la lutte.
Speaker: Et pareil, comme je le disais en cette fin d'épisode, aimer parce que aimer, c'est lutter.
Speaker: On a eu nos bouquets de fleurs, on est trop contentes!






