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Les Ravisseuses de Charles Dionne

Aucune Promesse avec Will et Jos
Aucune Promesse avec Will et Jos

315 plays · Jun 10, 2026

On jase du roman Les Ravisseuses de Charles Dionne (ça le dit dans le titre) 00:00:00 - Intro  0:08:32 - Les ravisseuses  00:15:49 - Partie 1  00:48:23 - Partie 2  01:12:16 - Partie 3  01:40:05 - Partie 4   Venez continuer la discussion sur  Discord https://discord.gg/UtX7utt98M  Tiktok - tiktok.com/@legrandrattrapage  Instagram - instagram.com/le_grand_rattrapage

Transcript

Speaker: Joss, on est où?

Speaker: On est à Fabreville, à Laval, en dessous des pylônes d'Ido-Québec.

Speaker: Et vous écoutez Aucune promesse avec Will et Joss, l'émission qui vous fait Aucune promesse sur quand est-ce que ça va sortir, de quoi ça va parler.

Speaker: Est-ce que Will va réussir à parler à plus qu'un centimètre de son mec pour pas qu'on ait l'impression qu'il part dans une canne de Pringles pendant tout l'épisode?

Speaker: On peut rien vous promettre de tout ça.

Speaker: Tout ce qu'on sait, c'est qu'aujourd'hui, on est avec vous pour vous parler de Les ravisseuses de Chardion.

Speaker: Jingle!

Speaker: Hey, it's me!

Speaker: Aucune promesse!

Speaker: Vous écoutez Aucune promesse!

Speaker: Aucune promesse!

Speaker: Aucune promesse!

Speaker: Aucune promesse!

Speaker: Quand je fais de la vitesse, j'écoute Aucune promesse!

Speaker: Re-bienvenue, mesdames et messieurs, à ce deuxième épisode d'Aucune promesse.

Speaker: Comme toujours, on va vous mettre le timestamp ou l'orodatage, comme j'ai appris.

Speaker: On va vous mettre le timestamp à l'écran et dans la description si vous voulez passer tout de suite à la discussion sur les ravisseuses.

Speaker: Mais avant toute chose, un peu de housekeeping.

Speaker: Premièrement, merci pour l'accueil de l'épisode sur Jurassic Park.

Speaker: Oui, vraiment.

Speaker: Accueil Tony Truant.

Speaker: On est officiellement back.

Speaker: Ça faisait vraiment plaisir de voir que les gens nous avaient pris au mot quand on leur avait dit de ne pas se désabonner sur Spotify, sur Apple Podcast, sur YouTube, name it.

Speaker: Clairement, les gens nous faisaient confiance.

Speaker: On allait revenir.

Speaker: On est revenus et ils sont au rendez-vous.

Speaker: L'opération de renommer tout est finie maintenant.

Speaker: Aucune promesse, c'est officiellement le nouveau podcast.

Speaker: Effectivement, j'ai quand même laissé une petite pastille du logo du Grand Attrapage sur le thumbnail sur Spotify parce que je me suis dit « Hum, il y a des gens qui nous coudent seulement sur Spotify ou Apple Podcasts. »

Speaker: Ils n'ont jamais vu nos faces.

Speaker: Peut-être qu'ils ne sauront pas c'est quoi ça dans leur feed et ils vont se désabonner.

Speaker: Pour une couple d'épisodes, je pense que je vais laisser ça sur le thumbnail juste pour peut-être donner un repère à certaines personnes.

Speaker: Mais sinon, on est back in full effect.

Speaker: Les gens sur le Discord sont déchaînés.

Speaker: Encore une fois, on a toute une nouvelle section sur le Discord dédiée à ce nouveau era-là, des aventures de Joss et moi.

Speaker: Aucune promesse.

Speaker: Je sais qu'il y en a à qui ça peut faire un peu peur, le Discord.

Speaker: Des fois, c'est un peu intimidant quand tu arrives sur un Discord.

Speaker: Il y a tellement de sections, puis les gens sont déjà en train d'avoir des conversations.

Speaker: Des fois, tu n'es pas sûr d'avoir tous les référents ou de...

Speaker: d'être capable de trouver ta place.

Speaker: Juste Discord en général.

Speaker: Quand tu rentres là-dedans, tu es comme « Mais qu'est-ce qui se passe?

Speaker: » Ce n'est pas du tout comme les réseaux sociaux qu'on est habitués.

Speaker: C'est vraiment un forum.

Speaker: Il y a beaucoup d'affaires qui se passent en même temps.

Speaker: Vous pouvez muter les channels.

Speaker: Vous n'êtes pas obligé de participer à toutes les discussions.

Speaker: Vous pouvez aller directement à l'endroit où est-ce que vous voulez.

Speaker: C'est la bonne étiquette de dire « Bonjour » quand tu arrives dans un Discord.

Speaker: Mais à part de ça...

Speaker: L'idée, c'est de juste participer aux discussions.

Speaker: Nous, c'est toujours ça qu'on a visé.

Speaker: Ils sont là, ils se sont séparés juste.

Speaker: Il y en a beaucoup parce qu'on les a tous séparés.

Speaker: Il y a 100 discussions au moins pour chacun des épisodes du Grand Entrapage.

Speaker: Puis là, il commence à y en avoir d'autres.

Speaker: On ne sait pas combien.

Speaker: Éventuellement, il y en aura peut-être plein.

Speaker: Il y en aura peut-être...

Speaker: Trois, il y en aura peut-être deux.

Speaker: On va peut-être le dire à chaque épisode.

Speaker: Il va falloir qu'on repréfare les gens à cette éventualité-là.

Speaker: Mais allez-y, comme vous le sentez.

Speaker: L'accueil est bon aussi.

Speaker: C'est vraiment une belle communauté.

Speaker: On leur dit.

Speaker: Puis on est vraiment contents définitivement de comment aucune promesse a été reçue.

Speaker: Vraiment.

Speaker: Puis c'est ça.

Speaker: Ne soyez pas intimidés.

Speaker: C'est fait pour que ce soit facile d'approche.

Speaker: Puis les gens ont répondu à l'appel.

Speaker: Il y a beaucoup de monde qui nous donne des suggestions de sujets à traiter allant de très intéressantes à... On y repassera.

Speaker: On y repassera, mais...

Speaker: Pour ceux qui veulent nous faire des suggestions, je vous conseillerais très fortement d'aller voir comment GF, sur le Discord, nous a proposé Agaguk.

Speaker: Parce que ça, c'est le masterclass, selon moi.

Speaker: Absolument.

Speaker: Texte qui explique non seulement ce que ça veut dire pour lui, Agaguk, et ce qui l'a intéressé, non seulement au livre, mais au film, le processus d'adaptation et tout ça, mais surtout, pourquoi ça devrait nous intéresser, nous aussi,

Speaker: L'idée, ce n'est pas toujours de nous proposer quelque chose en nous disant comment vous aimeriez ça si vous faites un épisode sur... Non, c'est dites-nous pourquoi nous, ça va nous intéresser, pourquoi on veut passer genre 10 heures à lire un livre et à regarder le film.

Speaker: Bonjour les dragons.

Speaker: Ça devrait tout le temps commencer comme ça.

Speaker: C'est un sail pitch.

Speaker: Exactement.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Donc, l'épisode de Jurassic Park, je ne sais plus de quoi il faut qu'on parle, mais... T'avais-tu des affaires à dire sur l'épisode?

Speaker: Premièrement, pour ceux qui n'ont pas encore fait le test, allez l'écouter sur YouTube avec la traduction automatisée que YouTube a créée.

Speaker: C'est extrêmement creepy.

Speaker: YouTube a fait une version en anglais, évidemment traduite puis doublée par genre de AI, appelez ça comme vous voulez.

Speaker: C'est très weird parce que ce n'est pas une voix...

Speaker: aléatoires.

Speaker: Ils ont vraiment essayé de recréer nos voix en anglais.

Speaker: C'est vraiment extrêmement weird.

Speaker: Mais là, ça n'existera plus pour les autres.

Speaker: Je l'ai mis à off, cette option-là.

Speaker: Sorry, moi, ça me perturbe trop.

Speaker: Pas de problème.

Speaker: Mais c'était vraiment uncanny à quel point c'était proche de nos vraies voix.

Speaker: Surtout toi, je trouve.

Speaker: Pas seulement un anglais parfait, un anglais avec un accent qui ressemble à comment on parle en français.

Speaker: Ça m'a mis très mal à l'aise.

Speaker: C'était très weird.

Speaker: Sinon, merci à tous ceux qui ont contribué pour le jingle d'intro que vous venez d'entendre.

Speaker: Pendant l'épisode sur Jurassic Park, c'est une version un peu texte-to-speech, un peu boboche.

Speaker: Là, ce que vous avez entendu, c'est tous des extraits vocaux que les gens nous ont envoyés sur le Discord.

Speaker: Encore une fois, ça peut être un jingle qui va évoluer à travers les épisodes.

Speaker: N'hésitez pas à nous envoyer d'autres extraits vocaux.

Speaker: On a une section dédiée à ça sur le Discord.

Speaker: Puis, guys, je sais que je vous ai dit d'y mettre la personnalité, de jasser ça un peu, mais essayez au moins d'envoyer...

Speaker: des clips dans lesquels vous dites « aucune promesse ».

Speaker: C'est comme un minimum, je pense.

Speaker: Oui, oui, oui.

Speaker: Il y a eu beaucoup de libertés qui ont été prises.

Speaker: « Ok, aucune promesse », qu'est-ce qu'il y a comme synonyme d'aucune promesse?

Speaker: Non, non.

Speaker: Aucune promesse, je pense que c'est la seule règle qu'il ne faut pas changer.

Speaker: Exact.

Speaker: Est-ce que tu as autre chose à dire, Just, avant qu'on passe à « les ravisseuses »?

Speaker: Non, il y avait juste l'affaire du lophosaure, qu'apparemment, il y en a juste un.

Speaker: Moi, je pensais tout le temps qu'il y en avait plusieurs, mais that's about it.

Speaker: C'est vrai, c'est vrai.

Speaker: C'est une grosse théorie sur Internet, puis apparemment, moi, je fais partie de ceux qui pensent qu'il y en a plusieurs, puis apparemment, il y en a juste un, quand Ned s'est fait manger par un du lophosaure, mais...

Speaker: Oui, moi je suis dans le team 1 d'Ilofosaure.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Ok, puis tant qu'à refaire un petit aparté sur l'épisode de Jurassic Park, moi il y a un truc que j'ai oublié de dire à chaque fois qu'on fait un épisode, je fais le montage puis je me rends compte « Ah, j'ai oublié tel, tel truc ».

Speaker: Mais un des affaires que j'ai oublié de dire, c'est, tu sais, je parlais de comment, j'ai l'impression que la réaction des gens sur l'île n'est pas à la mesure du problème qu'ils sont en train de vivre.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis il y avait un autre exemple de ça.

Speaker: Je parlais de quand ils se rendent compte que le système comptait mal les dinosaures et tout ça, mais il y a un autre exemple de ça plus loin dans le livre où est-ce que la nuit est passée, la tempête est passée, il y a eu un genre d'ouragan, il y a des sections de toute la clôture qui, non seulement qui entoure l'île, mais qui entoure certains des enclos des dinosaures.

Speaker: Il y a des sections de clôture qui sont détruites.

Speaker: Puis Muldoon, avec des ouvriers, il va réparer une section de clôture puis il explique comment ça va être compliqué un peu de rebâtir la clôture, mais surtout ça va gâcher le terrassement.

Speaker: Ha!

Speaker: Ha!

Speaker: Il dit « c'est pas grave, demain on aura juste à envoyer un mémo au gars de jardinage, puis ils vont revenir refaire les plates-bandes.

Speaker: » Puis tu lis ça, puis t'es comme « bro, on est loin d'un problème de plate-bandes.

Speaker: » C'est comme à 85% du livre.

Speaker: Ça, ça m'a fait… C'était ce que j'avais oublié de dire.

Speaker: Ça m'a fait beaucoup rêve.

Speaker: Excellent exemple.

Speaker: Passons aux choses sérieuses.

Speaker: Ici, on est là aujourd'hui à Laval, Fabreville, sur le terrain de l'hydro, en dessous des pylônes, pour vous parler des ravisseuses de Charles-Yannes.

Speaker: Romand qui buzz beaucoup en ce moment.

Speaker: Moi, ça s'est passé la semaine passée, j'ai vu 3-4 stories qui parlaient de ça.

Speaker: C'était assez pour piquer mon intérêt, piquer ma curiosité.

Speaker: Puis tu sais comment je fais ça, Joss, dès qu'il y a quelque chose qui pique ma curiosité, puis que...

Speaker: J'imagine qu'on va peut-être en faire un épisode.

Speaker: Je me bloque totalement de tout ce qui peut être dit là-dessus.

Speaker: Je t'ai texté tout de suite.

Speaker: J'étais comme « Hey, il faut qu'on mette sur hold l'épisode qu'on est en train de préparer en ce moment.

Speaker: Il faut qu'on fasse ça au PC.

Speaker: » Je suis passé à la librairie.

Speaker: J'ai acheté deux copies.

Speaker: Je suis allé te porter ça direct à ta job.

Speaker: La première chose que tu as fait quand tu as pris le livre, tu as fait «

Speaker: Ah oui, très cool.

Speaker: Puis tu l'as reviré peut-être pour lire la quatrième couverture.

Speaker: Puis derrière, on a juste une belle photo 4x6 de Charles.

Speaker: J'imagine que la maison d'édition, ils se sont dit...

Speaker: qu'on pourrait vendre ça derrière.

Speaker: Yo, mais t'es une belle photo de Charles.

Speaker: Yo, c'est un beau jeune homme.

Speaker: Ça va vendre des livres.

Speaker: Mais la quatrième est en dedans.

Speaker: Il y a un petit résumé que vous faites lire à l'intérieur.

Speaker: Mais c'est pas pour rien que t'as vu du buzz.

Speaker: Parce que je pense que dans toutes les affaires qu'on a couvert, c'est peut-être le truc qui est sorti le plus proche de quand on a enregistré un épisode.

Speaker: Parce que c'est littéralement sorti le 19 mai.

Speaker: Tu m'as écrit comme trois jours après.

Speaker: Yo, ça c'est hot.

Speaker: On est vraiment dans le zeitgeist.

Speaker: Ça prouve que les gens qui ont l'impression qu'ils font des stories dans le vide et que ça ne change rien... Moi, ça ne change pas rien.

Speaker: Des fois, je vais chercher des petits trucs.

Speaker: C'est sûr que c'était présenté comme un genre de thriller d'horreur.

Speaker: Très millennial coded en plus aussi.

Speaker: On pourrait en parler.

Speaker: Mais c'est ça.

Speaker: Je ne sais pas...

Speaker: Je sais que d'habitude, on a un genre de section où est-ce qu'on fait l'historique de la création de l'œuvre ou de la personne derrière l'œuvre, mais comme je disais, j'ai essayé de me garder assez vierge par rapport à tout ça.

Speaker: J'ai juste vu un extrait d'une entrevue qu'il a fait avec Hugo Meunier d'Urbania, où il disait qu'il était allé visiter une couple de spots.

Speaker: That's it!

Speaker: Oui.

Speaker: Parce qu'on fait quand même juste un petit topo rapide.

Speaker: C'est le cartanier, collection parallèle, qui est quand même intéressant parce que c'est une collection qui sorte pour faire des trucs un peu plus de gauche, un peu plus marginaux.

Speaker: Tu sais, l'horreur québécois, il y en a... On connaît Patrick Sénécal, mettons, tu sais, mais une espèce de jeunesse d'écrivain qui ravive la flamme de l'horreur qu'est.

Speaker: C'est quand même très chouette.

Speaker: Puis, sur cette collection-là, il va y en avoir d'autres.

Speaker: C'est pas mal ça que je voulais dire.

Speaker: En fait...

Speaker: Je ne voulais pas faire comme Chardia Néné en telle année, mais je peux vous dire rapidement qu'il a cofondé Poème Sale, puis c'est son premier roman, mais il y a aussi trois recueils de poésie, D'espoir de mourir, Meg, en 2013, L'âme invisible, en 2016, puis Navette, en 2019.

Speaker: Il a aussi co-scénarisé une couple de séries, et aussi le long-métrage...

Speaker: Jusqu'au déclin.

Speaker: Jusqu'au déclin, qui a coécrit avec Nicolas Kreef et Pat Laliberté, Patrice Laliberté.

Speaker: T'avais-tu écouté ce film-là?

Speaker: Oui, j'ai beaucoup à en dire et des parallèles à faire avec le livre.

Speaker: C'était le premier film québécois financé par Netflix.

Speaker: Netflix avait fait un appel d'offres et il y a plein de scénarisateurs, producteurs, réalisateurs qui avaient...

Speaker: qui avait pitché, puis Pat avait eu, avait gagné le pitch, gagné l'appel d'offre.

Speaker: Moi, à l'époque, je...

Speaker: Le milieu professionnel m'amenait justement à côtoyer Patrice de temps à autre.

Speaker: Je me souviens, les gens étaient très excités.

Speaker: Ça se passe.

Speaker: Je parlais aussi beaucoup avec Christophe Dalpé, qui était le directeur photo là-dessus.

Speaker: C'était un gros moment.

Speaker: C'est ça.

Speaker: C'est un bon film.

Speaker: Moi, j'ai beaucoup aimé « Jusque au déclin ».

Speaker: Il y avait aussi Scénarisé Gamer, qui était une autre web-série de Pâte à la liberté, puis le souffle que l'on retient, Lac-Noir, Virgoff, plein de trucs qu'il a fait plus récemment.

Speaker: Mais comme tu dis, son premier vrai long roman.

Speaker: Oui, parce que c'est quand même une bonne brique.

Speaker: Mais ça se lit très bien.

Speaker: Moi, je l'ai lu vraiment vite.

Speaker: Ça se lit très bien.

Speaker: C'est divisé en quatre parties.

Speaker: Je ne sais pas pour toi, mais mes notes sont divisées partie par partie.

Speaker: Vas-y.

Speaker: Je pense qu'on peut peut-être y aller comme ça.

Speaker: Ça va vous laisser aussi l'opportunité à chaque fois de vous demander « Est-ce que je continue à me spoiler ou est-ce que j'en sais assez?

Speaker: » Je mets l'épisode sur pause et je vais me procurer le livre.

Speaker: Avais-tu prévu un moment où est-ce qu'il y a une partie que c'est comme « Hey, à partir de là, shit is gonna hit the fan, puis peut-être qu'il faudrait vraiment que vous débarquiez du podcast, ou on le dit comme tout de suite?

Speaker: » Bien, moi, je pense que je peux dire tout de suite, je recommande absolument le livre.

Speaker: C'est un vrai thriller d'horreur.

Speaker: Je pense que...

Speaker: Dans ma renaissance de lecteur dans les dernières années, c'est une question que je me suis souvent posée.

Speaker: Est-ce qu'un livre peut faire peur au même titre qu'un film ou même qu'un jeu?

Speaker: Puis je pense que la réponse, c'est souvent non en termes de peur traditionnelle.

Speaker: Mais il y a un passage là-dedans que j'ai eu peur pour vrai.

Speaker: Genre, il a fallu que je fasse comme « Ok, tu sais quoi, je vais aller prendre ma douche.

Speaker: » Mais c'est un autre genre de peur.

Speaker: Ça ne peut pas être des jump scares.

Speaker: C'est une peur plus viscérale.

Speaker: Ça vient te chercher dans un espèce de sentiment d'insécurité.

Speaker: En fait, tu es soudainement tout seul avec le livre et tu prends conscience de ça.

Speaker: Déparément aussi où est-ce que tu es en train de le lire.

Speaker: Ça m'est arrivé de le lire le soir.

Speaker: J'étais comme « Hey! »

Speaker: C'est toute une ambiance quand même.

Speaker: C'est très différent de le lire dans le bus parce que je suis un petit peu détaché de ce qui se passe.

Speaker: Mais la fin, je l'ai lu chez nous.

Speaker: Puis moi, c'est très particulier parce que ce livre-là se passe... En fait, ce livre-là m'a rendu particulièrement mal à l'aise, pas seulement par ce qui se passe, mais que tout arrive...

Speaker: Dans le coin où est-ce qu'on est en ce moment, basé sur, j'imagine, la jeunesse de Shoudion dans Fabreville, on a presque le même âge, j'ai vécu ma jeunesse pas mal dans le coin ici.

Speaker: Fait que toutes les références de rue, d'endroit où est-ce qu'il va, je suis comme, oh, j'étais là à ce moment-là, j'allais là moi aussi à ce moment-là.

Speaker: Oh my God, Polyjeunesse, oh my God, Cré-la-Belle.

Speaker: Fait que moi, c'est venu beaucoup me chercher à ce niveau-là, mais l'horreur est définitivement...

Speaker: tellement bien imagé que ça transcende les pages et ça fait te sentir mal à l'aise dans la vraie vie.

Speaker: C'est vraiment très, très bon.

Speaker: Absolument.

Speaker: C'est un rollercoaster.

Speaker: Il y a des plot twists que tu ne vois pas venir.

Speaker: Il y en a que tu vois venir parce qu'ils sont télégraphiés et c'est ça qui est tellement... J'en ai un en particulier, mais comme je dis, on va y aller section par section.

Speaker: À chaque fois, vous allez pouvoir voir vous-même si vous voulez arrêter là et poursuivre vous-même.

Speaker: Et donc,

Speaker: Dans la grande tradition, j'ai enlevé une page.

Speaker: Voilà.

Speaker: Là, il va falloir les ramasser.

Speaker: On ne peut pas juste les laisser dans ma cour.

Speaker: Le livre est divisé, comme je disais, en quatre sections qui sont elles-mêmes divisées en chapitres.

Speaker: Chaque chapitre a le nom d'un personnage du livre.

Speaker: Ça va être le personnage dont on a le point de vue sur la situation pendant ce chapitre-là.

Speaker: Oui, le personnage qu'on suit.

Speaker: Exactement.

Speaker: Donc, le premier chapitre s'appelle Levasseur, qui est un genre de cold open, où est-ce qu'on suit une policière qui va faire un contrôle de routine quand elle voit un genre de minivan qui est arrêté sur le bord d'une route de campagne.

Speaker: Elle rencontre ce gars-là dans la minivan qui est plein de sang, discours pas trop cohérent, qu'est-ce qu'il est en train de dire, c'est très weird.

Speaker: Il lui dit « Ah, j'ai pas pu attendre, je l'ai déjà mangé ».

Speaker: Il a l'air un peu fou dans ce sens-là, mais il a l'air très...

Speaker: Lucide quand il lui dit « je suis content que tu sois venu, j'avais hâte de te rencontrer » ou « enfin on a pu se rencontrer ».

Speaker: Il y a comme un… Quelque chose d'étrange.

Speaker: Quelque chose d'étrange.

Speaker: Quelque chose d'étrange.

Speaker: Puis juste avant la fin, elle comprend que le sang que le monsieur a sur lui, ce n'est pas juste son sang.

Speaker: C'est comme le sang de quelqu'un d'autre.

Speaker: Puis après, ça finit sur ses paroles un peu énigmatiques.

Speaker: Puis l'histoire commence.

Speaker: Exactement, voilà.

Speaker: Donc, après ça, l'histoire commence pour vrai.

Speaker: Puis c'est là qu'on fait la rencontre de peut-être les quatre pires amis au Québec.

Speaker: Non, mais tu sais, oh my God.

Speaker: On commence par le deuxième chapitre, ça s'appelle Walid.

Speaker: On est avec Walid.

Speaker: qui est dans un char avec ses deux boys, Philippe et Rémy.

Speaker: Puis, ils sont suivis par une autre voiture dans laquelle il y a leur quatrième amie, Isabelle.

Speaker: Annabelle.

Speaker: Annabelle, oui, excuse me.

Speaker: My God.

Speaker: Puis, ils s'en vont dans un camp de chasse pour la fin de semaine.

Speaker: Puis, oh my God, man, quelle bande de...

Speaker: Je sais pas.

Speaker: Quatre personnes qui ont vraiment l'air de pas s'entendre ensemble.

Speaker: Ils se disent souvent de se la fermer, comme des enfants de 14 ans.

Speaker: « Ta gueule!

Speaker: Toi, ta gueule!

Speaker: » « Qu'est-ce qui se passe ici?

Speaker: » Puis on est nés avec Walid, qui est comme en...

Speaker: En sevrage, il est assis derrière dans le char.

Speaker: Ils sont dans un pick-up et il se rend compte que je pense que j'ai oublié ma coke et mes pilules à la maison.

Speaker: Je n'aurai pas ça pendant mon voyage de chasse.

Speaker: Je vais être obligé de me rabattre seulement sur l'alcool et le weed.

Speaker: Puis là, il leur demande d'arrêter le char, sort à la pluie, check dans le bois du pick-up, crisse tous les sacs à terre, il cherche sa coke et tout.

Speaker: Il a l'air du gars le plus whack en ville.

Speaker: Tu vas voir qu'ils le traînent avec eux autres.

Speaker: Après ça, Philippe, qui est un genre de...

Speaker: Un peu douchey-guy, crossfit, womanizer.

Speaker: J'adore que c'est comme ça que tu l'imagines, mais je ne pense pas nécessairement qu'il explique tout ça.

Speaker: Mais c'est ça, ça va.

Speaker: Ils ont toutes des personnalités très distinctes aussi.

Speaker: C'est un ragtag team d'amis.

Speaker: Parce que moi...

Speaker: Peut-être que tu as raison que je vois quelque chose dans ces personnages-là que Charles ne voulait pas nous communiquer.

Speaker: Mais on dirait que je les associe tellement à des gens que j'ai déjà croisés.

Speaker: J'ai pris une partie de leur personnalité et j'ai rattaché par-dessus ça toute la personnalité des gens à qui j'associe certains de leurs traits de personnalité.

Speaker: On va voir comment ça se décline plus tard.

Speaker: Après ça, tu as rémis

Speaker: qui est peut-être le moins pire des trois dans le pick-up, mais qui lui aussi est un peu... Non, OK, OK.

Speaker: Rémi est quand même chill.

Speaker: Oui, non, il n'a pas le père de famille monoparentale, pas le temps de trop niaiser.

Speaker: Non, mais c'est comme plus tard, quand il rabrouille les autres, puis il niaise Annabelle sur ses affaires demain.

Speaker: Je suis comme, OK, clairement, ils sont supposés être des amis, mais on dirait qu'ils trouvent chaque opportunité pour comme...

Speaker: Envoyer des pics.

Speaker: Envoyer des pics, s'insulter un peu, dénigrer l'autre.

Speaker: Même Walid qui pense à Annabelle.

Speaker: Annabelle a s'est mis récemment à faire beaucoup de bénévolat.

Speaker: Lui, il trouve ça un peu pathétique.

Speaker: Tu es comme, bro, toi, tu es rien qu'un junkie en sevrage qui ne fait rien.

Speaker: Elle, elle essaie de faire de quoi de sa vie.

Speaker: À ce moment-là, on ne sait pas encore tout.

Speaker: C'est ça, on ne sait rien.

Speaker: Le premier portrait des personnages est extrêmement désagréable.

Speaker: Je pense que ça fait partie de toute l'évolution de ceux-ci.

Speaker: Rémi qui est veuf, sa blonde est morte.

Speaker: Il y a un an et demi d'une maladie qui a frappé très vite.

Speaker: Il est poigné pour élever ses deux filles tout seul.

Speaker: Ça, ça a fait comme « Oh non!

Speaker: » Dès le début, tu as fait « Oh, il est mieux de rien arriver à ces deux filles-là.

Speaker: Je vais capoter. »

Speaker: Puis une qui est genre une jeune ado, puis l'autre peut-être pré-ado, tu sais.

Speaker: Puis après ça, on a Annabelle qui est dans la voiture derrière, qui elle aussi a l'air un peu moins pire, un peu dans le style de Rémi.

Speaker: Mais en même temps, tu vois qu'elle enable beaucoup les comportements des trois autres.

Speaker: Puis on dirait qu'elle...

Speaker: C'est aussi une manière de se... Comme elle, elle aime le rôle de sauveuse un peu qu'elle a dans ce groupe-là.

Speaker: Ça la valide, surtout avec Walid, qu'elle raconte qu'à chaque fois qu'Walid, il y a des crises comme ça, elle va chez eux, elle l'aide, elle est full, elle l'écoute.

Speaker: À un niveau où tu es comme « OK, girl, arrête là!

Speaker: » On sent qu'il y a un espèce de sentiment de culpabilité quelque part qu'elle essaie peut-être de...

Speaker: d'atténuer, parce que c'est comme ça qu'elle explique aussi, le bénévolat est comme, c'est tellement un don de moi-même, puis il y a une illumination à faire le bien autour de moi.

Speaker: Ça aussi, mais ça me faisait aussi penser aux histoires des parents qui font, je sais pas, j'avais vu un trailer pour un film récemment d'une mère qui fait à croire à sa fille qu'elle est très malade parce qu'elle aime tellement ça s'occuper d'elle.

Speaker: Oui, Gigi, je ne me rappelle plus quoi, il y a une série télé aussi là-dessus.

Speaker: Il y a ça aussi un peu comme elle, on dirait que ça fait son affaire que Walid soit autant dans Dash parce que ça lui donne une raison d'être la sauveuse un peu.

Speaker: Ça la valide.

Speaker: Ça la valide, ça donne un sens à sa vie parce que clairement, les quatre sont à quelque part dans leur vie qui...

Speaker: Il y a comme un malaise, un mal-être.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis là, on n'est pas loin.

Speaker: On est genre 20 pages.

Speaker: 20 pages dans le chapitre, mais il y a beaucoup d'affaires qui se passent.

Speaker: Walid, il arrête le char fouille pour ses pills.

Speaker: À la main, elle arrive.

Speaker: Elle va dire « On va revenir.

Speaker: Non, non, c'est correct. »

Speaker: Puis, tu sais, Walid, justement, il se sent mal sur Annabelle, mais, tu sais, rapidement, tu vois que c'est juste ses pensées qui sont constamment en train de rebondir dans sa tête-là.

Speaker: Après ça, il se sent mal un peu d'avoir pensé ça d'Annabelle, parce que là, lui, il est comme, je suis un déchet, puis mes amis m'amènent pareil, puis là, je vais leur faire honte, nanana.

Speaker: Puis, moi, ce qui est arrivé avec Philippe, c'est que...

Speaker: Tous ces personnages-là, ils ont 35 ans.

Speaker: On est vraiment presque le même âge.

Speaker: Puis c'est vrai qu'en ce moment, il y a une grosse recrudescence de la chasse chez les jeunes.

Speaker: Et surtout chez les jeunes, mettons, qui ne viennent pas de milieux traditionnellement de chasse.

Speaker: On en a littéralement parlé...

Speaker: pendant le Grand Trappage.

Speaker: À un moment donné, on a parlé d'aller faire notre permis de fusil.

Speaker: Moi, j'ai mon permis de chasse, mais je n'ai pas le permis par acquisition.

Speaker: Je ne peux pas acheter des armes, mais je vais avec des amis, je vais avec mon frère.

Speaker: Puis, je suis allé une couple de fois au champ de tir, tirer, puis je suis allé une fois comme techniquement...

Speaker: à vraie chasse, mais très, très light.

Speaker: Ça a duré deux heures, on était cachés dans une cage, puis si le bambi n'est pas passé, on est rentrés au chalet.

Speaker: Mais tout ça pour dire que oui.

Speaker: Puis pourquoi j'ai associé tellement de trucs à Philippe, c'est que

Speaker: Je suis allé il y a genre deux ou trois semaines au champ de tir avec mon frère.

Speaker: Puis c'est un champ de tir.

Speaker: Ça arrive nord, puis c'est assez loose.

Speaker: Tout le monde qui est là, c'est juste des tripes de tir.

Speaker: c'est pas... C'est pas très théâtral et très performatif comme activité, sauf pour les gens qui sont très, très, très « green ».

Speaker: Puis les gens que c'est leur première fois, tu le sais tout de suite, parce qu'ils sont tous habillés en camo.

Speaker: Ha, ha, ha!

Speaker: Au chantier!

Speaker: Amen!

Speaker: Tous les gars que ça fait 10 ans qui sont là, ils ont un genre de chandail Kirkland avec des crocs mauves et des shorts de basket.

Speaker: Mais tu as des gars qui sont tous habillés en camo, bro.

Speaker: C'est tout le temps des gars de 50 ans qui ont des études dégaines de comptables.

Speaker: Puis là, ils se renouvellent dans la chasse, dans les armes à feu.

Speaker: Puis là...

Speaker: T'es comme, OK, quelle bande de clowns!

Speaker: C'est toujours après eux qu'on attend.

Speaker: À chaque fois qu'il faut aller chercher les cibles et tout ça, ils sont tout le temps mêlés.

Speaker: Ils ont tout le temps besoin que quelqu'un vienne les aider pour sortir le casing qui est pogné.

Speaker: En tout cas.

Speaker: Quand il décrivait Philippe, ça me faisait beaucoup penser à ça.

Speaker: Puis en plus, il dit qu'il y a un gym de crossfit et tout.

Speaker: J'ai aussi rentré mon autre frère là-dedans qui, lui, est un gars de gym.

Speaker: Hum.

Speaker: Puis lui aussi est rentré dans la passion pour les armes à feu récemment.

Speaker: Lui, il habite à Calgary, mais lui, ce n'est pas la chasse.

Speaker: Lui, c'est genre tous les gars, ils ont des guns, ils vont dans des champs perdus.

Speaker: Ils ont genre de la dynamite, puis ils tirent sur de la dynamite, puis des affaires comme ça.

Speaker: Moi, c'est vraiment ça que je voyais quand ils décrivaient...

Speaker: Philippe.

Speaker: Puis surtout, il y a un autre mini-moment avec Philippe.

Speaker: Vraiment une phrase, une phrase qui aurait pu être effacée du livre, ça n'aurait rien changé, mais qui pour moi a évoqué tellement, puis ça va venir dans deux, trois chapitres plus loin.

Speaker: Ça fait en sorte que oui, sorry Charles si je vois en Philippe quelqu'un que tu ne voulais pas décrire, mais moi on dirait que j'y ai collé plein de stéréotypes de gens qui s'initient aux armes à feu récemment.

Speaker: C'est

Speaker: Je pense que j'avais pas... j'avais sauté qu'il avait fait un gym de CrossFit chez lui.

Speaker: Non, je pense que ça a dit dans le livre qu'il est gérant d'un gym de CrossFit.

Speaker: J'avais raté ça finalement, ça fit bien à la personnalité que tu lui as imaginée, j'ai l'impression.

Speaker: Bien, je ne sais pas.

Speaker: We'll see.

Speaker: Je pense que oui.

Speaker: Ils s'en vont tous dans un camp de chasse qu'ils ont acheté en gang.

Speaker: Une petite cabane perdue dans le bois, pas de réseau évidemment.

Speaker: C'est un livre d'horreur.

Speaker: C'est un livre d'horreur.

Speaker: Mais au moins, ça l'explique qu'il n'y a pas de réseau.

Speaker: C'est pas soudainement.

Speaker: Les camps de chasse, il te le décrit bien, il n'y a rien aux alentours, mais c'est un camp de chasse évidemment.

Speaker: C'est tout délabré.

Speaker: Rémi vient pas mal tout seul, s'en occuper le plus possible.

Speaker: Puis ils sont sur un horreur dès le début aussi.

Speaker: Oui, ils arrivent là, il pleut, c'est la nuit.

Speaker: Puis dès qu'ils arrivent au camp, ils se rendent compte que la chaîne de leurs quatre roues a été coupée.

Speaker: Puis là, ça, c'est comme... c'est la panique.

Speaker: Ils sont comme « quelqu'un a essayé de nous voler le quatre roues, la chaîne a été coupée, mais le quatre roues est encore là, tout est chill ».

Speaker: Puis là, ils se mettent tous à capoter là-dessus.

Speaker: Ils sortent avec les guns.

Speaker: Il y a même un passage où Annabelle dit, genre, on a vraiment l'air de quatre estides débiles, genre, personne.

Speaker: Parce qu'ils sont comme, il y a peut-être un voleur qui est caché quelque part, puis qui nous check.

Speaker: Puis elle est comme, guys, on a l'air des estides crainquées, genre...

Speaker: personne qui nous voit aller en ce moment à courir comme des poules pas de tête avec nos carabines dehors va se dire « Ah, je vais prendre un petit 15 minutes pour voler ces quatre roues-là, c'est complètement fini.

Speaker: » Surtout Philippe qui sort, encore une fois, avec sa carabine, il tire dans les airs.

Speaker: Puis moi, quand j'ai lu ça tout de suite, ça le collait avec le personnage, surtout parce que

Speaker: Après avoir été tiré une couple de fois moi-même, je pense qu'on en a déjà parlé ça aussi, mais j'en ai parlé avec tout le Québec, mais la chose qui m'a le plus surpris, qui m'a le plus dégénéré,

Speaker: On est déstabilisés, je dirais même, avec le tir.

Speaker: Contrairement à ce qu'on voit dans les films, dans les jeux, parce qu'évidemment, on voit beaucoup d'armes à feu dans les médias, mais les gens n'ont souvent pas tiré eux-mêmes.

Speaker: Les gens pensent que ce qui va plus surprendre, c'est le recul.

Speaker: Le recul, ça ne surprend pas tant que ça parce que dans les films, dans les jeux, c'est quelque chose qui fait partie de l'imagerie des armes à feu.

Speaker: Tu t'y attends, tu vas te cambrer, tu sais que ça s'en vient.

Speaker: Surtout des gars comme moi et toi, autour de 220 livres, il y a de l'inertie.

Speaker: Oui, ça kick, mais tu t'y attends.

Speaker: Ce qui surprend le plus, c'est le bruit.

Speaker: C'est impossible de décrire à quelqu'un

Speaker: À quel point c'est fort.

Speaker: À quel point c'est fort.

Speaker: C'est insane.

Speaker: Tellement que, tu sais, puis on a des moffs et tout ça, mais ça arrive toujours, surtout au début, tu n'es pas trop habitué.

Speaker: Tu replaces ton écouteur, un tantinet, ça crée un petit gap, puis quelqu'un tire à 10 pieds, puis tu es comme, wow, genre, voir qu'il y a des guerres.

Speaker: parce que je suis commis aux premières affaires quelqu'un dirait « Regarde, ça fait bien trop de bruit.

Speaker: » C'est aussi que ce serait impossible d'utiliser le vrai son dans les films.

Speaker: Oui, ça serait crazy.

Speaker: À chaque fois que tu veux tirer, tu te descends le son de la télé.

Speaker: Ah oui, oui.

Speaker: De voir Philippe qui sort comme ça, comme un bozo, puis qui tire dans les airs, j'étais comme « That's a good bozo.

Speaker: » On a eu des coronas dans le char aussi.

Speaker: Exactement.

Speaker: Puis ils sont chauds morts.

Speaker: Finalement, ils sont un peu sur la panique pour leurs quatre roues.

Speaker: Puis ça, bizarrement, tu n'en entends plus vraiment parler.

Speaker: Non.

Speaker: Comme il y a d'autres affaires qui arrivent.

Speaker: Il y a d'autres plot twists.

Speaker: Il y a d'autres dangers qui se pointent.

Speaker: Mais il n'y a jamais de conclusion sur ce qui est arrivé aux quatre roues, pourquoi la chaîne a été coupée et tout.

Speaker: Mais l'autre élément, comme je disais, qui pour moi...

Speaker: m'a vraiment permis de ramener encore plus de stéréotypes sur Philippe, c'est quand tout le commotion est comme fini, il se dit « OK, on va rentrer dans le chalet ou on va se faire un feu parce qu'il ne pleut plus.

Speaker: » Puis Philippe, il se penche, puis il prend la chaîne du 4 août, la dernière piece de chaîne qui reste, puis il s'amuse autour du cou comme un genre de collier.

Speaker: J'étais comme ça...

Speaker: c'est trop real, genre.

Speaker: C'est trop real pour moi.

Speaker: Je vois parfaitement le genre de doute qui verrait la chaîne à terre et qui serait comme, « Hey, m'a mis ça autour du cou.

Speaker: » Cette ligne-là qui est totalement oubliable, qui ne veut rien dire pour personne.

Speaker: Moi, j'ai vu ça et j'étais comme, « Wow, Charles, il sait exactement de quel genre de panneur on parle, genre.

Speaker: » Je pense que c'est pour ça que la première partie, qui est tout ce moment-là avec eux au chalet,

Speaker: passe aussi bien.

Speaker: Parce que j'ai d'autres exemples de films, surtout, où est-ce que... Moi, ça me gosse, les films, quand les protagonistes, les gens que tu suis, c'est des gens que tu te dis « Hey, man, ces gens-là, si j'ai croisé dans un party, jamais je voudrais en apprendre plus sur eux autres, tu sais.

Speaker: » Non.

Speaker: Puis, il y a un des films que ça a créé beaucoup de controverses quand j'ai exprimé ça, « Frances Haas ».

Speaker: Oui.

Speaker: Tu veux pas parler à Francie.

Speaker: Elle, son amie, les deux gars avec qui il chill, tu regardes toute leur histoire pis t'es comme « Hey, je m'encolle de ce monde-là.

Speaker: » Genre, c'est tellement pas du monde que je trouve... Je sais que les gens aiment beaucoup le film, c'est un classique pour bien du monde, mais moi, je suis comme « Hey, c'est vraiment pas des gens de qui je suis intéressé à en apprendre plus, savoir c'est quoi leur vie, mais ce qu'ils font.

Speaker: » Pis on dirait que là-dedans,

Speaker: Il y a de ça, mais c'est tellement des personnages que j'ai l'impression que je les reconnais et que j'ai l'impression que j'ai une relation viscérale avec eux que je suis comme « parfait, je vais les suivre ».

Speaker: Juste à la défense de Francesa, un petit peu, je trouve que justement, en fait, ce n'est pas que tu ne veux pas en apprendre sur elle, c'est qu'elle est insupportable, Francesa.

Speaker: C'est ça l'idée derrière ça.

Speaker: Mais ce genre de personne-là, moi, j'en ai rencontré dans la vraie vie.

Speaker: Quand je regardais Francis, je me suis dit qu'on dirait que c'était un theater kid qui est un peu trop intense ou quelqu'un qui est comme... Dropout, game changer type vibe.

Speaker: Genre... Oh, ouch!

Speaker: Un petit side punch sur la gang de Dropout.

Speaker: Non, 100%.

Speaker: il y a quelque chose d'extrême... Comme je voyais des vrais gens dans les personnages, ça a l'air un peu bizarre de dire comme ça, mais comme tu le dis, ils sont tellement organiques qu'on dirait du monde qui existe.

Speaker: Je veux pas faire partie de cette gang-là, ça m'intéresse pas, mais... Je suis curieux de savoir ce qui va leur arriver.

Speaker: Exactement, 100%.

Speaker: Surtout qu'à travers tout ça, non seulement t'as le genre d'intro cold open avec le vasseur qui t'a dit « Attention, Will, c'est pas juste un drame de merde sur 4 losers, il va y avoir de quoi de weird qui va se passer. »

Speaker: Pendant ce qui se passe au chalet, il y a aussi des genres de petits skits, des genres de petits interludes de eux qui se racontent des histoires dans lesquelles il y a plein d'éléments weirds.

Speaker: Notamment, Philippe raconte l'histoire d'une fille de son gym qui est agente immobilière, qui a essayé de vendre une maison, qui avait un fantôme dedans.

Speaker: Encore une fois, on ne reviendra jamais là-dessus.

Speaker: Side note, très...

Speaker: Très bizarre pour moi, parce que c'était quelqu'un qui achetait une maison dans le Vieux-Saint-Rose, puis qui se surenchirissait de 100 000 $.

Speaker: J'étais comme, ça, c'est un petit peu trop proche de ma réalité, pour que je n'aie pas peur de ma maison hantée personnelle.

Speaker: Une des premières choses que la gare t'a dit, d'ailleurs, ma fille, quand elle a commencé à parler, c'est « Il y a des enfants fâchés au sous-sol. »

Speaker: En bas, il y a des enfants fâchés.

Speaker: T'es coq, bro.

Speaker: Peut-être que c'est cette maison-là qui parle d'Igma, puis ça me stresse bien raide.

Speaker: Mais oui, il se raconte des skits.

Speaker: Il y a ça.

Speaker: Il y a ça.

Speaker: Il y a l'histoire d'Annabelle qui est allée sur une date avec un ami des gars.

Speaker: Cédric, oui.

Speaker: Nick?

Speaker: Nick?

Speaker: Nick, je pense.

Speaker: Nick, peut-être, oui.

Speaker: Puis au début, ils n'en disent pas trop.

Speaker: Ils disent « Ah, il s'est ramassé à l'hôpital.

Speaker: Tu peux être allé un peu fort avec. »

Speaker: Annabelle, tu es un peu plus dans ses pensées.

Speaker: Tu te rends compte qu'elle est allée... C'est quoi le nom du genre de bar à vin?

Speaker: Oregon!

Speaker: L'Oregon!

Speaker: Elle est allée à l'Oregon, dans le bout du site.

Speaker: Très bon resto, d'ailleurs.

Speaker: Après ça, elle est rentrée chez elle avec lui.

Speaker: Puis là, ça devient très weird.

Speaker: Elle se met à le filmer pendant qu'il se mutile.

Speaker: Il se auto-mange, genre.

Speaker: Les bras, les tattoos, puis tout ça.

Speaker: Puis elle, elle filme.

Speaker: Puis là, il n'y a rien qui est expliqué à ce moment-là, mais tu es comme, OK, elle, elle a...

Speaker: quelque chose going on, tu ne comprends pas à ce moment-là l'étendue de son pouvoir, mais clairement elle a un pouvoir de suggestion sur les gens, puis elle est aussi un peu foctaure.

Speaker: Parce que ce pouvoir de suggestion-là, elle l'utilise de un pour forcer ses dates à se auto-cannibaliser.

Speaker: Après les avoir filmés, qui se filment eux-mêmes en train de dire « je suis Nick, j'accepte de m'automutiler ».

Speaker: Exact, elle se fait un genre d'alibi en même temps.

Speaker: Puis, tu te rends compte aussi, c'est moins clair comment c'est exprimé, mais tu te rends compte aussi que c'est comme ça qu'elle a réussi à acheter ce chalet-là pour pas cher.

Speaker: C'était un chalet puis une terre qui appartenait à un collègue qu'elle avait à sa job.

Speaker: Elle est traductrice.

Speaker: Puis, le gars, il a comme vendu le terrain puis le chalet à perte pour des pinottes.

Speaker: sans vraiment raison apparente, la femme du gars appelle Annabelle genre « Yo, what the fuck?

Speaker: Est-ce que t'es genre la maîtresse à mon mari qui t'a vendu notre chalet?

Speaker: » Tu te rends compte que c'est ça, Annabelle est un peu « Jedi Mind Tricks » type vibe.

Speaker: Exact.

Speaker: À la fois dans Star Wars et aussi Jedi Mind Tricks, le groupe.

Speaker: Parce que c'est un peu twisted.

Speaker: Oui.

Speaker: C'est très imagé.

Speaker: Je pensais que tu allais me sortir une ligne de Jedi Mind Tricks pour expliquer exactement.

Speaker: Il y en a sûrement de trop qu'on pourrait sortir.

Speaker: Encore une fois, très Millennial-coded, cet épisode.

Speaker: Je pense qu'il fait aussi que ces personnages-là, on accepte tellement de les suivre sans trop comme...

Speaker: rouler des yeux, comme dans beaucoup de films d'horreur, où est-ce que dès le début, les gens vont prendre des mauvaises décisions.

Speaker: Là, ils prennent des mauvaises décisions, mais on dirait que ça colle avec l'état dans lequel ils sont, puis le groupe d'amis qui sont.

Speaker: Genre sortir avec des guns, quand t'as 7-8 bières dans le corps.

Speaker: J'ai l'impression que même moi, avec peut-être un groupe d'amis qui pense qu'il y a des voleurs, peut-être pas à 35, mais à une époque, ce serait définitivement quelque chose qui se serait pensé, mettons.

Speaker: Classique gars de Laval, même.

Speaker: Mais un autre truc qu'on découvre sur Annabelle pendant cette anecdote-là de sa date avec Nick, qui est moins... peut-être qui frappe moins l'imaginaire que le fait qu'elle demande à sa date de se cannibaliser, c'est que tu vois quand elle est au bar, tu vois les réflexions qu'elle a sur ce gars-là, puis elle est comme « Asti, j'en reviens pas que... »

Speaker: Je me fais du sang d'encre et je remets mon estime de moi-même en question face à un gars aussi loser que ça.

Speaker: Il fait de la calvitie, il a des tattoos corny et tout.

Speaker: Tu vois qu'elle aussi, derrière son masque de bonne fille qui fait du bénévolat et qui aide tout le monde, est quand même très...

Speaker: très condescendante par rapport aux autres, puis elle regarde les autres de haut.

Speaker: Mais c'est pour ça qu'elle est comme constamment dans une espèce de dualité.

Speaker: C'est pour ça que quelque part, elle cherche à, comme je l'ai dit tantôt, la culpabilité, remplir une espèce de... Elle comprend qu'elle est comme ça.

Speaker: Elle sent mal d'être comme ça.

Speaker: Ça fait que, d'une part, elle n'est pas capable de s'empêcher de faire ça, on dirait, mais elle essaye le plus possible de vivre sa vie à l'opposé de cette version-là qu'elle est, tu sais.

Speaker: Avec le bénévolat, aide et walid, sans retour, tu sais, de comme « je suis tout le temps disponible, je suis la meilleure amie, nanana, nanana, tu sais ».

Speaker: Ça fait qu'on dirait que ça lui permet justement de faire ces affaires-là sans trop, on dirait, de se poser de questions, tu sais.

Speaker: Parce que c'est vrai qu'elle est rough avec…

Speaker: Avec Nick.

Speaker: Le gars il veut juste boire du vino avec une belle fille.

Speaker: Peut-être plus pisse.

Speaker: Mais donc oui, donc, toutes ces petits skits là, un peu surnaturels, un peu horreur weird, font en sorte que tu es comme ok je vais continuer de suivre ces personnages là, il va se passer quelque chose de weird.

Speaker: Mais ça, c'est sans parler du truc le plus... Là, on n'est même plus dans le weird.

Speaker: On est carrément dans la science-fiction qui arrive quand ils vont s'asseoir autour du feu.

Speaker: Il y a un des gars qui se retourne, qui ouvre la caisse de bière, puis qui remet sa vieille bière, puis qui prend une nouvelle bière.

Speaker: Puis là, Annabelle, elle se fait la réflexion.

Speaker: À ce rythme-là, on va avoir bu deux caisses de 24 à soir.

Speaker: Oui.

Speaker: pis je suis comme ça, guys, c'est impossible.

Speaker: C'est trop de bière.

Speaker: Yo, boire 12 bières à 35 ans, tu vas pas te lever à 4h30 le lendemain pour aller te cacher dans une tente chasser un bambi, là.

Speaker: Bro, tu prends la semaine off, là.

Speaker: 12 bières, bro.

Speaker: En plus, tous les Batman qui s'enchaînent back-to-back.

Speaker: Pis en plus, elle remarque aussi que Walid, la bouteille de...

Speaker: scotch ou whisky qu'il y a dans la main, est maintenant vide.

Speaker: Fait que lui, il s'est aussi calé peut-être un petit 26 de Captain Morgan ou genre de je sais pas trop quoi.

Speaker: Wow, en tout cas.

Speaker: Mais c'est établi que Walid, il fait beaucoup le party.

Speaker: He goes hard.

Speaker: He goes hard.

Speaker: Il capote parce qu'il n'a pas sa coke et son Adderall.

Speaker: Il est genre, ah merde, je vais être en manque pendant notre week-end de chasse.

Speaker: Il faut que je balance tout ça avec énormément d'alcool.

Speaker: Mais reste que...

Speaker: En termes de planification du week-end, c'est pas le best.

Speaker: Buvez 12 bières le dernier jour.

Speaker: Puis après tu conduis, hangover, t'arrêtes au McDo.

Speaker: C'est ça le plan.

Speaker: Comme un vrai gars de la veille.

Speaker: Petit aparté ici parce que j'ai comme un petit pet peeve.

Speaker: par rapport à la prose ici à certains endroits.

Speaker: Parce que Charles Dion utilise un registre assez familier, surtout dans la première partie, je trouve.

Speaker: Ça se calme un peu dans les trois autres parties, mais beaucoup de mots...

Speaker: slang-y un petit peu, registre familier, pas nécessairement des mots que le Robert a eu le temps de reconnaître, quelques anglicismes, des trucs comme baggies, chili, stalker.

Speaker: L'OQLF est pas... Exactement.

Speaker: Et évidemment, mon préféré, dézouma, qui a accordé le verbe dézoumer.

Speaker: Et tous ces mots-là sont utilisés

Speaker: sans gêne, sans italique.

Speaker: Moi, je célèbre ça, je le félicite.

Speaker: Ça fait des années que je le dis à tous ceux qui veulent bien l'entendre.

Speaker: L'italisation, c'est la ponctualisation des lâches.

Speaker: Et il existe plein de mots qu'on peut utiliser pour écrire un livre.

Speaker: Puis si tu décides d'utiliser ces mots-là, c'est parce que c'est ces mots-là que tu voulais utiliser.

Speaker: C'est une décision créative, puis on l'assume.

Speaker: On est obligé de mettre ça en italique pour dire « Je suis désolé, c'est un mot qui n'est pas correct.

Speaker: » « J'ai pas le droit.

Speaker: » Ça, j'embarque à 100 %.

Speaker: Shout-out Charles pour cette prise de position courageuse.

Speaker: Par contre, ça fait aussi en sorte que quand ils utilisent des mots trop « proper »,

Speaker: Ça apparaît.

Speaker: Là, c'est très weird.

Speaker: Ça saute aux yeux.

Speaker: Comme feu de détresse, au lieu de dire flasher.

Speaker: Comme porte-fenêtre, au lieu de dire porte-patio.

Speaker: Mais mon préféré, bro, comme broyeur de miettes de cannabis, au lieu de dire égrineuse.

Speaker: Ou égrineuse.

Speaker: Ou même égrineuse.

Speaker: Broyeur de miettes de cannabis.

Speaker: Ça, c'est drôle.

Speaker: Ça, c'est drôle.

Speaker: Je sais pas.

Speaker: C'est lui qui a écrit ça.

Speaker: C'est quelqu'un au bureau qui a dit « Ah!

Speaker: » En tout cas, ça, ça m'a sauté aux yeux.

Speaker: Je trouvais ça assez wild.

Speaker: Mais sinon, ça se lit assez bien.

Speaker: Ce qui est drôle, c'est que ça se lit comme quand tu vas en acheter un, genre au Canadien, mais ça s'appelle « Boyeuse d'épices sèches ».

Speaker: Mais là, il a quand même fait « Boyeuse de cannabis ».

Speaker: C'est légal.

Speaker: Fait que c'est ça.

Speaker: Fait qu'ils finissent par boire, je sais pas s'ils boivent finalement les deux caisses de 24.

Speaker: Mais ils se lèvent le lendemain.

Speaker: Puis là... Attends, mais là, c'est pas ce soir-là qu'il y a du gros bif ce soir-là, en fait, il faut en parler.

Speaker: Oui, Mac.

Speaker: Oui, c'est là où il y a Walid.

Speaker: En fait, le discours de Walid devient de plus en plus décousu.

Speaker: Il commence à mentionner qu'il y a quelque chose qui s'est passé dans le passé.

Speaker: Ça reste assez vague.

Speaker: Il explique qu'on peut pas continuer à ne pas en parler.

Speaker: Oui.

Speaker: Ce à quoi la gang réagit de manière différente et celui qui a la réaction la plus violente, c'est Philippe.

Speaker: Tailleul!

Speaker: Tailleul!

Speaker: Je vais te casser les dents!

Speaker: Oui, il se fâche très rapidement et très fort.

Speaker: On comprend que l'événement dont Walid fait référence, c'est quelque chose d'assez traumatisant pour tout le monde.

Speaker: Puis on dirait que Walid, c'est définitivement celui qui le vit le moins bien.

Speaker: Exact.

Speaker: Puis Philippe, il frappe Walid ou il le pousse.

Speaker: Bref, ça en vient soit au juron, ça en vient, il me semble, physique.

Speaker: Il y a des gros mots.

Speaker: Il y a vraiment comme une espèce de... Tout le monde est un peu très fâché.

Speaker: Rémi essaie de calmer la situation.

Speaker: Annabelle, correct.

Speaker: Elle regarde un peu les choses se passent.

Speaker: Tout le monde est un petit peu dans leur tête en même temps que tout ça se passe.

Speaker: Puis là, éventuellement, Walid lâche le morceau puis il va se coucher.

Speaker: Exact.

Speaker: Ils se lèvent le lendemain.

Speaker: Ils vont se diriger vers leur cache.

Speaker: Ils ont deux caches dans lesquelles ils sont deux personnes, chaque.

Speaker: Là, il y a une petite surprise parce que Walid, évidemment, il s'imaginait aller dans la cache avec Annabelle parce que c'est comme sa petite...

Speaker: C'est comme sa petite maman qui s'applique de lui tout le temps.

Speaker: Mais là, Philippe est comme, non, non, viens avec moi, on va jaser.

Speaker: Moi, à ce moment-là, j'étais comme, OK, on met la table.

Speaker: Clairement, Walid et Phil, les deux avec des guns, il y en a un qui ne sortira pas de cette cache-là.

Speaker: And I was ready for it.

Speaker: J'étais comme, si on pouvait se débarrasser d'un de ces deux gars-là, ça va nous aider.

Speaker: Les deux que j'aime le moins, ce n'est pas grave.

Speaker: Exactement.

Speaker: Puis là, évidemment, le plot twist, c'est que pendant qu'il marche vers la cache, Walid s'en va pisser à côté d'un arbre.

Speaker: Puis là, il décide qu'il va se tirer.

Speaker: Il se met le canon de sa carabine dans la bouche, puis il est prêt à se tirer dans la bouche.

Speaker: Puis il est surpris par un coup de feu.

Speaker: Puis il est comme, fuck, c'est quoi qui se passe?

Speaker: On dirait que ça le fait débuser.

Speaker: Il court, puis il rejoint Philippe.

Speaker: Philippe qui vient de tirer sur une vieille femme qui a pris pour un dinge.

Speaker: Puis là, il se rend compte qu'il y a comme un couple de personnes âgées qui sont là.

Speaker: La vieille femme, elle a un genre de trou de balle, genre béant.

Speaker: Puis là, Philippe, il noie un peu.

Speaker: Puis Philippe, encore une fois, réaction très saine, genre...

Speaker: « Ça vous tentez pas de mettre des vests oranges, câliste?

Speaker: » T'es comme... Chill out.

Speaker: Puis en plus qu'ils disent dans le livre que Phil, lui, une fois sur deux, très bizarrement, il oublie sa veste.

Speaker: C'est le genre de doute qu'il trouve ça.

Speaker: « Fiff, met un casque de vélo.

Speaker: » Fait que là...

Speaker: Fait que là, Walid, on dirait que ça le ramène un peu à la réalité.

Speaker: Il essaie d'aider cette femme-là qui est en train de mourir.

Speaker: À côté, il y a son mari qui est lui aussi, ou en tout cas, un autre vieux monsieur, qui a l'air aussi un peu très dérouté.

Speaker: Ils ont l'air perdu, les deux.

Speaker: Il essaie de les aider.

Speaker: Oui, Walid dégrise.

Speaker: Il essaie d'éponger une saille.

Speaker: Il regarde à quel point ça coule.

Speaker: Il est comme « Ouh là là, ça ne se passera pas.

Speaker: » Mais les deux, comme le couple ne répond pas, on ne comprend pas s'ils ne parlent juste pas la langue.

Speaker: C'est effectivement très weird.

Speaker: Qu'est-ce qu'ils font là?

Speaker: Pas trop l'air affecté par cette balle-là non plus.

Speaker: Non plus.

Speaker: Ils murmurent des affaires incompréhensibles.

Speaker: Éventuellement, les deux, ils agrippent chacun la face d'un des gars.

Speaker: Ça finit là-dessus et ça jump à Annabelle et Rémi qui sont dans leur cache.

Speaker: Exactement.

Speaker: Annabelle et Rémi qui sont dans leur cache, qui entendent le coup de feu, qui se disent « Les gars ont dû tirer de quoi?

Speaker: On va voir à soir... »

Speaker: s'ils ont effectivement un chevreuil ou quelque chose.

Speaker: Nous autres, on va faire ce qu'on a à faire ici, puis on va les rejoindre ce soir, tu sais.

Speaker: Puis, c'est comme ça que la partie 1 finit.

Speaker: Sur cette... Clairement, les deux vieux qui ont l'air un peu des genres de zombies vampiriques qui sont en train de faire une incantation en tenant les têtes des deux autres gars.

Speaker: Puis après ça, on passe à la partie 2.

Speaker: Puis là, jusqu'à maintenant...

Speaker: Comme on disait, il y a eu des petits skits où est-ce qu'on avait un peu de backstory sur ces personnages-là.

Speaker: Puis la partie 2 commence avec un chapitre qui est un chapitre POV d'Annabelle, mais qui se passe en 2002.

Speaker: Quand même slick à chaque fois.

Speaker: Quand j'enlève ma page, je suis quand même fier.

Speaker: J'aime beaucoup ça.

Speaker: Et donc, on a un chapitre complet où est-ce qu'on est 25 ans plus tôt, en 2002.

Speaker: Annabelle, c'est l'été entre la sixième année et le secondaire 1.

Speaker: Puis, on va vivre avec elle ses états d'âme.

Speaker: On va comprendre...

Speaker: Comment est-ce qu'elle connaissait déjà Rémy et Philippe à ce moment-là?

Speaker: Comment est-ce que ce petit trio-là ont ensuite rencontré Walid au camp de jour?

Speaker: Puis je dois te dire, Joss, la partie 1 finit sur un pas pire cliffhanger que tu as hâte de savoir ce qui s'est passé.

Speaker: Mais malgré ça, j'ai adoré ce chapitre-là avec Annabelle.

Speaker: Le premier chapitre flashback, c'est vraiment, encore une fois, je ne sais pas comment, ce qu'elle vit...

Speaker: Et ses états d'âme, on se rend compte qu'évidemment, c'est une période transitoire dans sa vie.

Speaker: Elle se pose beaucoup de questions sur l'âge de personne qu'elle veut devenir, le cheminement vers l'âge adulte.

Speaker: Évidemment, elle a seulement comme 12 ans, 12-13 ans, tu sais.

Speaker: Mais j'ai trouvé ça vraiment, vraiment, je sais pas, vraiment intéressant.

Speaker: Puis on est plus encore une fois dans des drames de mœurs puis d'écrire la vie de ces jeunes-là.

Speaker: Mais on dirait que, je sais pas, c'était super bien écrit.

Speaker: Elle, on comprend ce qu'elle vit, ses motivations, ses angoisses.

Speaker: Puis t'es curieux de voir comment on va « bridge the gap » un peu entre ces deux moments-là, tu sais.

Speaker: Je ne m'attendais pas nécessairement à ce qu'on aille… Éventuellement, la manière dont Walid apporte quelque chose qui s'est passé quand il était plus jeune.

Speaker: Je savais qu'éventuellement, on allait avoir des flashbacks.

Speaker: Moi, je ne suis pas un gros fan de flashbacks.

Speaker: J'aime bien les histoires linéaires, mais il est vraiment bien apporté.

Speaker: Puis la construction en deux chronologies, parce que là, à partir de ce moment-là, on va commencer à…

Speaker: sauter du passé au présent, des fois, comme généralement d'un chapitre à l'autre, ou comme quelques chapitres se passent dans le passé.

Speaker: Il n'y a pas une formule stable dans la manière où est-ce qu'on visite les deux chronologies, mais c'était vraiment bien apporté, effectivement, comme tu le dis.

Speaker: Puis, il y a tout quoi aussi d'authentique, comme le groupe d'amis, quand ils sont plus vieux, on les sent très humains.

Speaker: Il y a quelque chose aussi d'authentique dans la manière dont ils parlent de ces relations d'enfants-là?

Speaker: C'est quand même vraiment bien.

Speaker: Ce qui est drôle aussi, c'est que leur énergie de ce trio-là est quasiment la même.

Speaker: C'est la même énergie quand ils sont adultes.

Speaker: Tu te rends compte que c'est ça quand tu as des amis de très longue date.

Speaker: Il y a des liens qui ont été tissés, puis des manies, puis des affaires que ça reste juste avec le temps.

Speaker: Puis c'est super bien apporté dans ce chapitre-là.

Speaker: Puis tu sais aussi la manière dont Walid rejoint le groupe.

Speaker: Je ne sais pas si c'est dans ce chapitre-là qu'il rejoint le groupe, mais la manière dont il rejoint, c'est comme, ils le voient, puis ils font « Hey! »

Speaker: Tu veux te jouer avec nous?

Speaker: Ben oui.

Speaker: Puis ils deviennent maintenant un quatuor.

Speaker: C'est exactement comme ça que ça se passe, des amitiés d'enfants, on dirait.

Speaker: Il y en a un, Manny, que tu croises dans un parc, puis là, hop, Flaman, il fait partie de la gang maintenant.

Speaker: Puis là, tu vois, la manière aussi, comment ils vont dans chacune des familles, comment les parents réagissent à eux aussi.

Speaker: Ça m'a vraiment ramené à mon enfance dans le quartier Saint-Rose, d'ailleurs.

Speaker: Fait que oui, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécié ça.

Speaker: Oui, puis je pense aussi, bon, ma fille, elle n'a pas encore 12 ans, mais lentement, mais sûrement.

Speaker: Fait que tu sais, je voyais un peu, je la voyais aussi, elle, à travers ça, les trucs qu'elle vit.

Speaker: Il y a une couple d'affaires que cette gang-là vont vivre pendant le livre que je suis comme... To me, il me sent plus comme des aventures que tu as peut-être 14 ans, genre.

Speaker: Oui.

Speaker: Mais j'étais comme, tu sais quoi, peut-être qu'à Laval.

Speaker: Le monde s'en sent un peu plus précoce.

Speaker: Mais c'est ça, le passage à l'âge adulte, quête d'identité, nouvelle école, nouveaux amis.

Speaker: Puis aussi le flâonnage qui était très...

Speaker: J'ai eu une jeune adolescence aussi, elle a beaucoup flâné.

Speaker: Puis ça, je ne sais pas, je me voyais là-dedans.

Speaker: Puis je me suis vu dans, il y a un moment où la mère d'Annabelle, elle remarque qu'Annabelle, elle a comme pris son rasoir pour se raser les jambes.

Speaker: Puis là, elle lui donne un petit care package.

Speaker: « Hey, voici genre un rasoir avec la mousse » et tout ça.

Speaker: Puis moi, je pense que je t'en ai déjà parlé.

Speaker: J'ai fait juste cette prise de conscience-là par rapport à la mousse à raser récemment.

Speaker: Comment ça?

Speaker: Non?

Speaker: Non.

Speaker: Moi, je n'ai pas beaucoup de barbe.

Speaker: Je me rase peut-être une fois par semaine, même si.

Speaker: Puis, fait que longtemps, genre dans la vingtaine, je me rassais tout le temps les cheveux avec un clipper.

Speaker: Quand je me rasais les cheveux, je me chopais un ou aussi un peu à la barbe et j'avais le temps un petit repousse.

Speaker: Puis c'était ça.

Speaker: Puis après ça, quand j'ai fini de me raser les cheveux, je me rasais genre à pioche, comme juste dry avec du savon puis genre de l'eau chaude.

Speaker: Puis c'était comme, tu sais, ça tirait un peu, mais ça me gossait pas tant que ça.

Speaker: Puis j'étais capable de vivre avec, surtout que je me rasais pas à tous les jours.

Speaker: Puis un moment donné, je me suis acheté de la crème à raser.

Speaker: Yo, game changer, guys.

Speaker: S'il y en a qui n'ont jamais essayé ça, je veux jamais... Pourquoi tu penses que ça s'appelle... Une seule fonctionnalité, ça s'appelle crème à raser.

Speaker: Le gars, il dit pas besoin de ça, moi.

Speaker: C'est malade, bro.

Speaker: C'est malade.

Speaker: C'est tellement... Maintenant, je me rends tout le temps.

Speaker: C'est tellement doux.

Speaker: Après, ça coule comme... Yo.

Speaker: Fait que moi, cette partie-là de cette fille de 12 ans-là qui se fait donner de la crème à raser, j'y relate à ça en tant que gars genre mid-30s.

Speaker: Late 30s?

Speaker: Où est-ce que je suis rendu?

Speaker: Je pense que t'es rendu à la late 30s, on doit dire ça.

Speaker: Mais oui, il y a cette espèce de... C'est drôle, parce que maintenant qu'on parle du livre, pendant qu'on en parle, je fais beaucoup de réflexions aussi.

Speaker: Je suis genre, oh my God, il y a ça, oh my God.

Speaker: On leur visite dans le sens inverse d'où est-ce que je t'ai rendu.

Speaker: Puis là...

Speaker: Elle dit beaucoup, elle veut être une adulte.

Speaker: C'est ça qui l'intéresse.

Speaker: C'est pour ça qu'elle fait plein d'affaires.

Speaker: Sa mère, évidemment, c'est un super bon parent qui l'encourage là-dedans.

Speaker: Elle dit « Hey, c'est correct.

Speaker: » Évidemment, elle dit comme « Mon émenstruation, puis tout ça.

Speaker: » Un chapitre qui va...

Speaker: Comme qui, maintenant qu'on en reparle, je suis en train de dire « Ah, ça a beaucoup d'implications plus tard.

Speaker: » Oui.

Speaker: Ça fait qu'on en reviendra là-dessus.

Speaker: Et puis, c'est ça.

Speaker: Pour la partie 2, on passe seulement un chapitre en 2002.

Speaker: Puis après ça, on revient au chalet, à la chasse.

Speaker: Puis là, ce qui arrive, c'est qu'on est rendu avec Annabelle puis Rémy qui décide de revenir au chalet.

Speaker: Ils se rendent compte que Walid puis Phil ne sont pas là.

Speaker: Puis là, la nuit commence à tomber.

Speaker: Ils se demandent ce qu'ils vont faire.

Speaker: Annabelle a dit « OK, moi, je vais partir en char.

Speaker: Je vais me promener dans les trails.

Speaker: Toi, reste ici.

Speaker: Si je ne suis pas revenu d'ici le matin, bien, pars puis va à leur cache.

Speaker: » Parce que là, ils ne veulent pas y aller tout de suite parce que c'est ici.

Speaker: C'est tard, il a comme... C'est risqué un petit peu, il ne savent pas ce qui se passe avec... Tu sais.

Speaker: Fait que là, Rémi, il attend au chalet pendant qu'Annabelle part en char se promener.

Speaker: Ça, je t'avoue... Elle ne me dit pas qu'elle va aller dans les trails.

Speaker: Elle a dit « Je vais longer la route.

Speaker: » « Je vais me promener.

Speaker: » « Je vais quand même essayer d'aller chercher du réseau.

Speaker: » « Si toi, tu pars, on va peut-être les deux pouvoir avoir du réseau et se dire est-ce que tu les as trouvés ou non.

Speaker: » Comment c'est dit dans le livre?

Speaker: Elle se promène trois heures dans les trails et dans les petits chemins de campagne pour finalement ne pas trouver personne.

Speaker: puis décider qu'elle va aller dans un hôtel à Shawinigan, qui est à 40 minutes de là, j'étais comme « OK ».

Speaker: Je ne sais pas si ça aurait été ça mon plan.

Speaker: Ça, je n'ai pas compris la solution tout de suite de faire genre… Je m'en vais à Shawin.

Speaker: C'est des Airbnb.

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Puis la chasse à Airbnb 24 heures parce qu'il faut que j'y aille maintenant.

Speaker: C'est la nuit.

Speaker: OK, mais ce n'est pas ça que tu avais dit.

Speaker: Puis le Rémi… Moi, je t'avoue, je ne me suis jamais…

Speaker: promener en char puis j'étais comme « Hey, je vais sortir mon app Airbnb, je peux pas me booker une petite affaire pas loin, il est genre 2h du matin.

Speaker: » Mais pas quand je cherche des chums.

Speaker: Pas quand je cherche des chums.

Speaker: C'est freaking weird.

Speaker: Qu'il y a eu un coup de gun, que là, finalement, ils reviennent pas.

Speaker: « Hey, j'ai besoin de mon beauty sleep. »

Speaker: Il faut que j'aille quelque part de confort.

Speaker: Elle se rend dans un genre d'hôtel-motel à Shawinigan.

Speaker: Elle rentre là-dedans.

Speaker: Elle pense trouver un genre de kiosque pour s'enregistrer automatiquement.

Speaker: Le kiosque est brisé, mais au comptoir, il y a la fille

Speaker: du propriétaire de ce motel-là qui faisait le chiffre de nuit justement parce que la borne d'auto-inscription était brisée.

Speaker: Frédéric.

Speaker: Frédéric.

Speaker: Fait que là, Annabelle, elle rentre là, elle se boucle une chambre

Speaker: Elle se met à jaser un peu avec la fille.

Speaker: Elle va dans sa chambre.

Speaker: Puis elle se dit « Yo, je pense que cette fille-là, elle serait peut-être down pour « Get down to business ».

Speaker: » Fait que là, elle revient au comptoir.

Speaker: Elle flirte un peu avec la fille, avec Fred.

Speaker: Ils partent les deux dans la suite présidentielle de ce motel-là.

Speaker: Peut-être un hôtel, mais en tout cas.

Speaker: Et là...

Speaker: Annabelle, elle pose son genre de Jedi Mind Trick qui est encore plus surprenant parce qu'avec la date, avec Nick au début, la date, c'était comme mal passé.

Speaker: Nick, il s'en allait.

Speaker: C'est là qu'Annabelle a le trick et elle est comme « Ok, non, non, viens, je vais te forcer à te manger le bras.

Speaker: » Mais là, comme...

Speaker: Fred, elle vient un peu... T'as l'impression que Fred, elle aussi, elle pense qu'elle va peut-être « get lucky tonight » avec Annabelle.

Speaker: Et là, finalement, Annabelle, elle pose son « trick », puis elle se met à filmer Fred qui se mange le bras, tu sais.

Speaker: Ou qui se mange quelque chose, je ne sais plus.

Speaker: Qui se met à mal, il se croque, genre il se morde au sang, puis il se graffigne.

Speaker: C'est assez goir, oui.

Speaker: Puis là, elle se lève le lendemain.

Speaker: Dans l'hôtel, tout le monde cherche Fred.

Speaker: Ils ne savent pas où est-ce que Fred est rendu.

Speaker: Puis elle, Annabelle, elle a eu comme un rêve d'une maison.

Speaker: Elle retrouve cette maison-là en faisant un genre d'educated guest à travers un nom de rue qu'elle a vu dans son rêve.

Speaker: Elle voit qu'il y a une rue qui a ce nom-là, il n'y a pas trop loin d'où est-ce qu'elle est.

Speaker: Elle se rend à cette maison-là.

Speaker: Là, je passe sur tous les chapitres Annabelle, mais on a des chapitres Annabelle-Rémy, Annabelle-Rémy, puis on fera Rémy après.

Speaker: Il y a 13 chapitres Annabelle, un Philippe, quatre Walid, trois Rémy, puis un Levasseur.

Speaker: Ça se passe beaucoup sur Annabelle.

Speaker: Oui, tu te rends compte bien vite que c'est Annabelle la personnage principal du livre.

Speaker: Puis après ça, des fois, tu as des chapitres qui te permettent d'avoir une perspective un peu différente sur les mêmes événements qu'Annabelle vit.

Speaker: Exactement.

Speaker: Fait que là, Annabelle, elle se lève au motel, elle se rend à cette maison-là, elle rentre en dedans,

Speaker: Là, c'est une maison avec des runes sur les murs et des trucs gravés.

Speaker: Tu as l'impression que tu es dans une maison de sorcière.

Speaker: Elle se fait attaquer par une petite fille qui s'appelle Rose.

Speaker: Elle pense au début que c'est un genre de fer pour brasser le bois dans ton foyer.

Speaker: Mais finalement, c'est plus un genre de branding iron que tu utiliserais pour brander des chevaux, du bovin.

Speaker: Elle se fait attaquer par cette petite fille-là

Speaker: Le fer qui est super chaud tombe dans le tapis, la maison prend feu.

Speaker: Annabelle, elle sort de la maison avec la petite fille.

Speaker: La petite fille, elle se débat, elle rentre dans la maison, elle brûle avec la maison.

Speaker: Annabelle, elle noie un petit peu.

Speaker: Elle se rend compte que les policiers vont s'en venir, les pompiers, il faut qu'elle quitte.

Speaker: À travers tout ça, elle a quand même eu le temps d'avoir une petite discussion vague avec Rose, que Rose est comme « Tout le monde t'attendait, j'avais hâte de te rencontrer ».

Speaker: Un peu le même genre de talk que le monsieur Weird avait dans la voiture avec le vaseur.

Speaker: « Tout le monde t'attendait, enfin t'es là ».

Speaker: Mais bon, la maison brûle.

Speaker: La petite fille brûle avec la maison.

Speaker: Retourne dans la maison, oui.

Speaker: Oui.

Speaker: OK.

Speaker: Puis c'est là qu'on close ça, puis que... Elle reçoit un téléphone de Walid.

Speaker: Elle reçoit un appel de Walid.

Speaker: Et là, parallèlement à tout ça, quand Annabelle se lève au motel, on a aussi Walid qui se lève au chalet, qui se rend compte qu'Annabelle n'est pas revenue.

Speaker: Excuse-le, Rémi.

Speaker: Rémi se lève au chalet.

Speaker: Annabelle n'est pas revenue.

Speaker: Walid et Philippe ne sont pas revenus non plus.

Speaker: Ça fait que lui, il décide de partir à la recherche de ses amis.

Speaker: Il se rend jusqu'à la cache des « Boys ».

Speaker: Et là, souvent, ce que les chasseurs vont faire, c'est qu'ils vont mettre à terre un gros tas de pommes, de blé d'inde, de plein de trucs, juste pour habituer les animaux à venir manger à ce spot-là.

Speaker: Puis après ça, trois, quatre semaines plus tard, toi, tu vas te placer, puis tu sais que les animaux, ils vont venir là.

Speaker: Il y a comme un gros tas de pommes, puis par-dessus ça, il voit le corps de Philippe, nu.

Speaker: Là, il est comme...

Speaker: « Fuck, man, Phil, il est mort, nananana.

Speaker: » Il s'approche, il essaie pas de le réveiller nécessairement, mais il noie un peu, il constate ça.

Speaker: Puis là, il se fait surprendre par...

Speaker: Philippe encore.

Speaker: Un autre Philippe qui est lui pas nu et pas mort.

Speaker: Non, exact.

Speaker: Puis là, il y a un espèce de petit moment de... Qu'est-ce qui se passe?

Speaker: Est-ce que c'était une hallucination?

Speaker: Non, le corps a vraiment l'air d'être sur le tas de pommes et Philippe a l'air d'être là.

Speaker: Sauf que ses iris se dédoublent.

Speaker: La pipée de ses yeux se dédouble ou quelque chose comme ça.

Speaker: Comme le cover de l'album de K-Troll.

Speaker: Je vais mettre une photo ici, vous allez voir c'est quoi.

Speaker: Vous allez comprendre.

Speaker: Et là, Philippe a un discours encore une fois incohérent.

Speaker: Rémi essaie d'y parler.

Speaker: Ça m'a fait penser à la scène dans Get Out.

Speaker: Quand il dit Get Out, il y a ça aussi un peu.

Speaker: Tu vois que Philippe est envoûté, mais il y a quelque chose au fond de lui qui essaie de parler à Rémi quand même.

Speaker: Il est comme déconseur.

Speaker: « C'est calice!

Speaker: » Qu'est-ce qu'il dit?

Speaker: Dans la version keb de Get Out, s'il y avait un genre de snap shot.

Speaker: La version de Philippe, s'il y avait quelque chose à dire, « C'est calice, Rémi!

Speaker: » Puis là, Rémi, il est tout... Il est puzzled.

Speaker: Puis il...

Speaker: il se bat finalement avec Philippe.

Speaker: Philippe essaie de le tuer.

Speaker: Puis ça, moi, c'est le bout qui m'a fait peur.

Speaker: Ah ouais?

Speaker: Page 216.

Speaker: Oh, on a un petit extrait.

Speaker: Je vais te le sortir.

Speaker: Quand il se bat avec Philippe, puis Rémi, il tombe...

Speaker: Il tombe sur le ventre, il a genre la face dans le bout.

Speaker: Philippe, il embarque par-dessus lui, puis il pousse la face dans la boue.

Speaker: Puis là, ça dit qu'il est étourdi, privé d'oxygène, il n'arrive pas à dégager une roche.

Speaker: Il touche à une roche, mais il n'est pas capable de la prendre pour frapper Phil avec.

Speaker: Puis il dit, son corps et sa conscience sombrèrent dans le vide, il s'éteignait.

Speaker: « Parmi les dernières lueurs qui s'agitaient sous ses paupières, il crut reconnaître les yeux d'Élisabeth et Béatrice, qui sont ses deux filles. »

Speaker: Yo!

Speaker: Tu sais comment je suis.

Speaker: Ben oui, je l'ai dit dès le début.

Speaker: Yo, ça, ça m'a tellement hit.

Speaker: Il a fallu que je prenne une pause.

Speaker: J'étais foudroyé, bro.

Speaker: Mais t'as dû comprendre, t'as dû sentir l'adrénaline de ce moment-là.

Speaker: Le papa qui... Tout ce qu'il pense dans ses derniers instants, c'est ses filles.

Speaker: Faut pas qu'il me perde, tu sais.

Speaker: Parce qu'en plus, c'est le donné parent vivant.

Speaker: Justement, il réussit à se reprendre un petit peu, tu sais.

Speaker: J'étais comme là, mon cher Chris, t'es mute pas.

Speaker: T'es mute.

Speaker: Moi, j'étais rendu Team Rémy.

Speaker: Non, non, non.

Speaker: J'ai vraiment pris une petite pause.

Speaker: Le temps d'aller me chercher une carotte, quelque chose.

Speaker: Puis après ça, tu reviens, tu continues la lecture.

Speaker: Puis très vite, tu te rends compte que ce n'est pas à ce moment-là que Rémi va périr.

Speaker: Il va sur... Bien, je veux dire, c'est... Rémi ne meurt pas.

Speaker: Puis il réussit à se débattre.

Speaker: Il court jusqu'au chalet.

Speaker: Il pomme les clés du pick-up.

Speaker: Puis il s'en va.

Speaker: Il s'enfuit.

Speaker: Philippe qui reste accroché après le pick-up, comme un genre de démon, man.

Speaker: Puis là, Rémi chauffe, puis comme il… Il essaie de le décrocher, Philippe.

Speaker: Il essaie de pogner des arbres avec le côté du pick-up pour arracher Philippe, qui finit par tomber.

Speaker: Mais tu sais, rapidement, il n'y a pas cette espèce de moment-là un peu classique où est-ce que c'est mon chum?

Speaker: Il est comme, non, c'est vraiment pas mon chum.

Speaker: Parce qu'en plus, il a vu... Il a comme accepté.

Speaker: Il accepte très rapidement.

Speaker: C'est pas mon ami.

Speaker: Mon ami, il est mort.

Speaker: Il est dans un tas de pommes pour les chevreuils.

Speaker: Puis lui, c'est un monstre.

Speaker: Puis rapidement, ça lui permet justement de pas comme être... Tu sais, souvent, les gens vont être comme un peu catatoniques.

Speaker: Ils vont être genre...

Speaker: « Qu'est-ce que je fais, mon chum?

Speaker: Peut-être que je peux le sauver.

Speaker: » Mais il comprend.

Speaker: Il est dans son pick-up et il est genre « Il faut que j'essaie de pogner des arbres sur Philippe pour qu'il décroche parce que c'est un monstre.

Speaker: C'est définitivement quelque chose d'outre-tombe, whatever.

Speaker: Mais il faut que je m'en aide ici et que je retrouve Annabelle. »

Speaker: Ça, c'est quelque chose qui est vrai dans tout le livre et qui le rend, je pense, aussi intéressant et viscéral.

Speaker: C'est que les personnages ne se mettent jamais dans des mauvaises situations parce qu'ils sont trop caves.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Comme je l'ai dit tantôt au début, leurs décisions, tu es comme « Ah oui, là, ça, c'est des décisions que moi, j'aurais pris aussi. »

Speaker: C'est ça.

Speaker: Même dans les moments… C'est pas comme « Ah, vous êtes irréalistement des andouilles.

Speaker: » C'est comme « Non, non, non, ils sont quand même allumés.

Speaker: Ils prennent des décisions rapides, des bonnes décisions, même si des fois c'est peut-être la moins pire des décisions qu'ils pouvaient prendre.

Speaker: » Mais il n'y a pas de moment où tu es comme « Ok, ça, je décroche.

Speaker: Ça n'a aucun sens.

Speaker: » Sauf le moment où ils se claquent deux caisses de 24 à 24.

Speaker: Oui!

Speaker: Mais tu sais, même quand toi, tu sais qu'il y a une catastrophe qui est en train d'arriver à la cache de Philippe et de Walid, les autres, leur réaction est tout à fait normale.

Speaker: On est à la chasse, on entend un bruit de gun.

Speaker: Personne ne peut se dire qu'il y a une catastrophe qui est en train de se passer.

Speaker: Il n'y a peut-être juste Annabelle out of the blue qui s'en va dans un hôtel, mais en même temps, tu comprends qu'Annabelle est weird.

Speaker: Comme Annabelle, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond avec elle non plus.

Speaker: Donc, cette réaction-là, comme je vous disais, elle s'est vendu dans un hôtel, elle mutile quelqu'un, elle a un rêve prémonitoire, elle va dans une maison.

Speaker: Il y a quelque chose... Tu acceptes les débordements dans les décisions d'Annabelle parce que justement, à ce moment-là, c'est déjà établi que...

Speaker: il y a quelque chose de plus que ce qu'on voit.

Speaker: Oui, mais un autre truc que j'avais dans mes notes, c'est que je trouvais que dans cette deuxième partie-là, surtout le moment dans le motel, là, on a un peu l'impression que

Speaker: on fait exprès de ne pas dire des choses pour garder le lecteur un peu dans l'ombre, artificiellement un peu.

Speaker: Je comprends.

Speaker: Ou est-ce qu'on est dans des chapitres POV d'Annabelle, on la suit elle, on a accès à ses réflexions, son discours intérieur, mais malgré tout ça,

Speaker: On ne comprend pas ses motivations, pourquoi elle fait ça.

Speaker: J'ai l'impression qu'il y a eu ça pour moi à un moment où j'étais comme « OK, là, ça filtrait récit où est-ce qu'on... artificiellement, on garde certaines zones un peu opaques pour pas que je comprenne tout tout de suite.

Speaker: » Mais je comprends ce que tu veux dire.

Speaker: J'ai eu le même feeling.

Speaker: C'est peut-être pas artificiellement plus qu'il y en a beaucoup.

Speaker: Là, c'est comme déjà « OK, j'avais accepté que quand on va en date...

Speaker: Elle a le pouvoir de suggestion que le monde se mutile.

Speaker: Mais là, après, elle abandonne ses chums.

Speaker: OK.

Speaker: Pour aller mutiler quelqu'un d'autre.

Speaker: OK.

Speaker: Puis là, elle ne va pas revoir Rémi.

Speaker: Moi, je suis d'accord.

Speaker: OK, peut-être qu'elle a juste pris la décision un peu loufoque d'aller mieux se reposer.

Speaker: Mais là, après ça, elle a la prémonition.

Speaker: Elle va à la maison.

Speaker: Elle n'est pas plus traumatisée qu'il faut par tout ce qui se passe.

Speaker: Même avec Rose qui retourne dans la maison brûlée avec.

Speaker: Elle passe tout de suite en mode... Elle est très clinique dans ses réactions aussi, Annabelle.

Speaker: OK, faut que je m'en aille, les pompiers s'en viennent.

Speaker: Qu'est-ce qu'il y a?

Speaker: On dirait que justement cette personnalité étrange là, des fois, elle prend le contrôle puis après ça, elle disparaît puis il a fait « Oh oui, Rémi, Walid, oh shit!

Speaker: » Puis là, il part sur ses amis.

Speaker: Oui, moi c'est vraiment surtout par rapport à l'histoire de l'hôtel où est-ce que quand elle raconte l'anecdote avec Nick, c'est comme une anecdote, flashback-ish un peu qu'elle raconte.

Speaker: Tu acceptes que tu n'as pas tous les détails, tout le contexte.

Speaker: Mais là, quand tu la suis à l'hôtel, tu es en real-time avec elle, tu la vois prendre toutes ces décisions-là, mais on dirait que...

Speaker: Je ne suis pas là, je ne suis pas là, je ne suis pas là, je ne suis pas là.

Speaker: Je ne suis pas là, je ne suis pas là.

Speaker: Je ne suis pas là, je ne suis pas là.

Speaker: Je ne suis pas là, je ne suis pas là.

Speaker: Je ne suis pas là.

Speaker: Je ne suis pas là.

Speaker: Je ne suis pas là.

Speaker: elle non plus comprend pas pourquoi elle fait toutes les choses qu'elle fait.

Speaker: Même si elle... C'est vrai.

Speaker: Je ne sais même pas si elle... Elle non plus ne fait pas un compte-rendu de ce qu'elle fait.

Speaker: Elle n'en parle pas de pourquoi quelqu'un s'est mutilé, pourquoi elle fait ça à Frédéric non plus.

Speaker: Je ne sais même pas si dans le livre-technique, elle ne dit pas... Je ne sais pas ce qui...

Speaker: Fait que je fais ça à ce moment-là.

Speaker: Peut-être.

Speaker: Bon.

Speaker: Non, mais je comprends définitivement ce que tu veux dire.

Speaker: À ce moment-là, on a beaucoup de pièces d'un puzzle qui en manque beaucoup dedans.

Speaker: Fait que là, tu regardes, t'es genre, mais je sais même pas c'est quoi l'image.

Speaker: J'ai juste plein de bouts, puis c'est beaucoup de bouts.

Speaker: Puis là, je sais pas, c'est censé faire quoi ce puzzle-là.

Speaker: Ouais, ouais, c'est ça.

Speaker: Fait que c'est ça.

Speaker: La partie 2 finit sur Annabelle qui sort de la maison en feu.

Speaker: Elle reçoit un appel de Walid.

Speaker: qui est un peu catatonique, qui dit « je suis chez nous, je suis à Montréal ».

Speaker: Elle, elle va prendre son char, elle va retourner à Montréal.

Speaker: Puis même chose pour Rémi, qui lui aussi… Annabelle, il a envoyé un texte.

Speaker: En tout cas, Rémi aussi, il s'en retourne à Montréal.

Speaker: Puis là, on passe à la partie 3.

Speaker: Attends, j'ai-tu toutes les petites affaires que je voulais dire sur la partie 2?

Speaker: Ouais, c'est ça.

Speaker: Hum…

Speaker: La partie 3, qui, elle, est 100% flashback.

Speaker: Là, on revient en 2002 à Laval avec ces jeunes-là.

Speaker: Puis on va comprendre qu'est-ce qui s'est passé, pourquoi ils sont « fuckés de même », puis pourquoi ils chillent encore ensemble malgré tout.

Speaker: Puis on les suit comme ça à la fin de l'été, où est-ce qu'ils vont « chill »

Speaker: Exactement ici, sur les terrains vagues, en dessous des pylônes, à Laval.

Speaker: D'après moi, c'est plus la section S-Ouest.

Speaker: Là, on est dans la partie nord-sud.

Speaker: Oui, parce qu'il parle du parc Isabelle.

Speaker: Oui, puis il y a le parc industriel et tout ça.

Speaker: Mais on a décidé de venir filmer ici parce que ça allait être plus clean avec la lumière en backlight.

Speaker: Et voilà.

Speaker: Mais... Fait qu'ils autres, ils chillent, là.

Speaker: Puis encore une fois, c'est vraiment le fun de... Je sais pas.

Speaker: Les voir évoluer.

Speaker: Leurs relations.

Speaker: Ce qu'ils se disent.

Speaker: On tombe dans un mode un peu...

Speaker: Je pense que c'est réducteur de dire « Stranger Things vibe », mais il y a ça un peu là-dedans.

Speaker: Puis finalement, en chillant, ils vont se rendre compte qu'à côté de ces terrains vagues-là, il y a un terrain d'une compagnie de chips.

Speaker: Yum yum.

Speaker: Non, je ne pense pas qu'il y en a même.

Speaker: Puis sur ce terrain-là, il y a des trucks remplis de chips qui, des fois, ont leurs portes ouvertes.

Speaker: Puis ils vont décider de…

Speaker: passer une couple de jours à creuser un tunnel en dessous d'une de ces clôtures-là pour atteindre un camion qui, on remarquait, est souvent ouvert puis souvent à l'abri des caméras.

Speaker: Comme ça, c'est un camion que les caméras ne surveillent pas.

Speaker: On va pouvoir creuser puis aller chercher des chips.

Speaker: Ils se font tout un plan puis tout ça.

Speaker: Moi, j'aime à la page 257, quand il dit clairement blanc sur noir, ça n'a rien à voir avec des sacs de chips.

Speaker: Comme ils savent que toute cette activité-là, c'est pas « actually » pour aller chercher des chips.

Speaker: C'est juste se désennuyer, avoir une aventure, avoir un projet, puis tout.

Speaker: Puis évidemment, ils ramènent toujours les sacs de chips pour se justifier entre eux.

Speaker: Mais je ne sais plus c'est quoi la phrase.

Speaker: Je me suis noté l'extrait, mais j'aime qu'ils...

Speaker: Clairement, ils le savent entre eux, ils ne vont jamais se l'avouer, mais ce n'est pas une affaire de sac de chips, c'est une affaire d'aventure.

Speaker: Et ça, évidemment, je vous l'ai encore une fois, tous les genres d'aventures useless que tu as quand tu as cet âge-là.

Speaker: Mais quand tu la racontes et que tu l'expliques, c'est tellement grand.

Speaker: Ce n'est pas juste comme « on va aller de l'autre côté de la clôture vers l'entreprise ».

Speaker: C'est comme « on est en train de faire un Ocean Eleven de chips ».

Speaker: On a un plan, il l'explique, chacun va avoir sa position, puis c'est quoi l'ordre, les caméras, tu sais, c'est tellement plus grand que toi quand t'es jeune, c'est juste que ça donne que c'est une très mauvaise idée de base.

Speaker: Puis des fois, quand t'es jeune, t'en as des très mauvaises idées de base, d'escalader des affaires que tu devrais pas escalader, puis aller à des endroits que tu devrais peut-être pas aller.

Speaker: C'est une idée correcte, moi je trouve.

Speaker: Honnêtement, c'est comme... Elle n'est pas si mauvaise.

Speaker: Oui, oui, c'est ça.

Speaker: À cet âge-là, j'aurais trouvé ça incroyable.

Speaker: Incroyable.

Speaker: J'aurais été le cinquième kid qui entend tout le monde parler de ça à la caféadelle, puis je suis comme, yo, moi aussi.

Speaker: Moi aussi, je veux faire ça?

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: Puis, ils réussissent à faire le trou.

Speaker: À un moment donné, ils vont passer à l'acte, ils passent en dessous de la clôture, ils vont dans le truc, ils ont déjà des sacs de poubelles, ils remplissent ça de sacs de chips.

Speaker: Puis là, ils se font surprendre.

Speaker: Par Claude Parent.

Speaker: Par Claude Parent, qui est le gars qui chauffe ce truc-là, est-ce que je comprends?

Speaker: Ou qui est un livreur de cette compagnie-là?

Speaker: Un employé quelconque de la compagnie, mettons.

Speaker: Oui, livreur.

Speaker: Livreur, oui, c'est là, il est spécifique.

Speaker: Bon, est-ce que c'était son camion à lui?

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: Mais bon, c'est un livreur pour cette compagnie-là.

Speaker: Il est surprend.

Speaker: Puis là, il va... Il veut les amener genre dans le bureau pour les chicaner puis appeler la police puis tout ça.

Speaker: Mais il est pogne raide.

Speaker: Il est pogne raide.

Speaker: Il pogne Annabelle par les cheveux.

Speaker: C'est un gars très raide.

Speaker: Il pogne Annabelle par les cheveux.

Speaker: Puis là, Walid, qui était caché un petit peu plus loin avec Rémi...

Speaker: Il sort, puis lui, Walid, il traîne tout le temps un bâton de golf.

Speaker: Puis ça, c'est la plupart de leur flânage, ou en tout cas la moitié de leurs activités, c'est juste comme chiller ensemble, puis genre taper des balles de golf dans les terrains vagues avec le bâton à Walid.

Speaker: Un fer-trois.

Speaker: Un fer-trois, tout rouillé, tout busté, puis genre il achète des balles, puis il tire des balles, tu sais.

Speaker: Walid arrive derrière Claude, il frappe avec son bâton, il frappe, il frappe, il frappe, il frappe, il frappe, Claude tombe, il frappe jusqu'à temps que clairement ce gars-là, il est mort.

Speaker: Il dit de la bouillie de sang et d'os.

Speaker: De cervellet.

Speaker: La description est digne de Michael Crichton.

Speaker: Exactement, c'est ça.

Speaker: Puis ça, tu comprends que c'est ça l'événement traumatisant qui les lie ensemble.

Speaker: Et là, ils réussissent évidemment à s'enfuir de ce parking-là, mais c'est la panique totale.

Speaker: On passe à un chapitre qui est le POV de Phil.

Speaker: juste après l'événement, ils s'en vont tout le monde chez Phil.

Speaker: Puis là, il faut qu'ils se débarrassent du bâton puis qu'ils figurent out, OK, qu'est-ce qu'on va faire avec ça?

Speaker: Comment qu'on va...

Speaker: dealer avec le fait qu'on a tué ce gars-là pour le reste de nos vies, tu sais.

Speaker: Puis pas se faire prendre.

Speaker: Puis ils prennent le bâton, ils le redressissent, ils le lavent avec de l'eau de Javel.

Speaker: Mais juste Philippe, c'est ça.

Speaker: Pendant que tout le monde est un petit peu paniqué, terrorisé, c'est le seul chapitre de Philippe dans tout le livre.

Speaker: Puis c'est lui à 12 ans qui devient comme l'espèce de... Il devient dans... Comment il s'appelle dans Pulp Fiction?

Speaker: Mr. Wolf?

Speaker: Il devient comme soudainement le gars qui... Un genre de handler qui vient et qui... Puis qui peut gérer tout ça.

Speaker: Là, il commence juste à penser extrêmement rapidement à l'eau javel de ma mère.

Speaker: OK, je peux aller laver le bâton.

Speaker: Ça tombe bien, il pleut dehors.

Speaker: Enlève tout le sang.

Speaker: C'est ça.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Walid, il a du sang sur sa chemise.

Speaker: Je vais lui péter le nez.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Il va saigner sur sa chemise.

Speaker: Comme il passe à tout ça très, très snappy.

Speaker: Puis une autre réflexion que Phil a...

Speaker: qui est très réaliste, c'est qu'il dit, honnêtement, si on s'affarme les quatre, puis qu'il n'y a effectivement pas d'enregistrement de caméra qui nous a vus, nos chances sont bonnes.

Speaker: Puis je pense que ça, ça arrive plus souvent qu'on pense que si tu as eu peut-être un concours de circonstances sans moi de favorable, puis que tu t'affarmes,

Speaker: tes chances sont pas pires, surtout pour un meurtre comme ça, sans motif.

Speaker: Fait que la police peut pas, parce que c'est ça, après ça, tu vois, des rapports de police aux nouvelles, tout ça, c'est souvent un règlement de compte, un affaire de gang, pis tout, pis c'est comme un meurtre non prémédité, fait qu'il y a aucune trace de préparation, ou t'as pas à couvrir tes traces en amont, non prémédité, sans motif,

Speaker: Un homme, un qui-dame.

Speaker: Un qui-dame, une arme du crime que tu peux facilement blanchir, comme on dit.

Speaker: Tes chances sont bonnes, mais il faut juste que tu t'en fermes.

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: Il faut juste que tu t'en fermes.

Speaker: Je ne sais pas s'il y en a ici qui se préparent un meurtre.

Speaker: Ça, c'est vraiment la recette du meurtre parfait.

Speaker: Zépette.

Speaker: Puis, c'est ça.

Speaker: Ils se disent, OK, on va s'affirmer.

Speaker: De toute façon, l'école commence.

Speaker: Les gens vont avoir d'autres chats à fouetter.

Speaker: Puis effectivement, l'école commence, on passe sur un chapitre avec Walid, où est-ce que là, Annabelle, c'est comme un peu distancée du groupe.

Speaker: Puis...

Speaker: la misère à venir à l'école.

Speaker: Pendant le début du secondaire, elle n'est pas capable d'aller à l'école.

Speaker: Finalement, à un moment donné, il y a quelque chose qui déclique.

Speaker: Ses amis la regardent de loin et elle est en train de devenir une espèce de petite gotte.

Speaker: Oui, mais tu sais, elle a...

Speaker: C'est un chapitre que tu es avec Walid.

Speaker: Tu le vois vraiment de la perspective des trois gars qui, eux, chillent encore ensemble.

Speaker: Ils se demandent « Qu'est-ce qui se passe avec Annabelle?

Speaker: Elle ne veut plus chiller avec nous.

Speaker: Elle chille avec d'autres filles. »

Speaker: Elle se cherche un peu et ils ont peur.

Speaker: Elle va-tu nous stooler?

Speaker: Elle va-tu craquer?

Speaker: Qu'est-ce qui va se passer?

Speaker: Surtout qu'elle se lit d'amitié, et ça c'est fuck top aussi, à l'école, elle se lit d'amitié avec la fille du gars qu'ils ont tué.

Speaker: Là, les gars, ça les fait un peu paniquer.

Speaker: Ils essaient d'aller chez elle une couple de fois, ils essaient d'aller y parler.

Speaker: Ses parents sont là, c'est pas trop clair.

Speaker: Puis il y a une scène là-dedans que moi, j'ai beaucoup aimée.

Speaker: C'est quand... Ça fait une couple de fois que les gars essaient d'aller parler avec Annabelle, mais elle ne veut pas leur parler.

Speaker: Puis à un moment donné, Annabelle rappelle Walid à la page 299.

Speaker: Puis... Walid répond.

Speaker: Puis... Oh, excuse-moi.

Speaker: Annabelle, elle fait juste dire « Salut ».

Speaker: Puis là, tu as tout un paragraphe qui explique tout ce que Walid s'était vu lui dire.

Speaker: Puis finalement, il ne fait juste rien dire.

Speaker: Puis il fait juste dire « à bientôt ».

Speaker: Ça m'a fait penser à la scène dans Empire Strikes Back.

Speaker: Quand Leia a dit « I love you ».

Speaker: Puis que Han Solo a dit « I know ».

Speaker: Ça m'a fait penser à ça.

Speaker: Il y a tellement de non-dits entre ces deux personnes-là.

Speaker: Elle, puis on va découvrir encore plus les layers qui lient les deux, mais elle, lui, il a tué ce gars-là pour la sauver.

Speaker: Elle, ça a chamboulé leur vie.

Speaker: Ils ne se parlent plus.

Speaker: Elle, elle appelle.

Speaker: Elle fait juste dire salut.

Speaker: Il y a un long silence.

Speaker: À bientôt.

Speaker: Encore une fois, un micro-moment que j'ai accroché là-dessus.

Speaker: Je me suis imaginé, je le reconnais ce moment-là, puis je comprends la charge qu'il y avait dans ce non-dit-là.

Speaker: Même que j'aurais aimé que le paragraphe soit peut-être un peu plus long, qu'on aille encore peut-être un petit peu plus dans ce qui grugeait Walid de l'intérieur à ce moment-là.

Speaker: C'est comme si Charles Dion écrivait bien.

Speaker: Il va falloir voir le deuxième livre.

Speaker: Mais oui, non.

Speaker: Il y a vraiment la manière d'apporter la proximité de ces personnages-là.

Speaker: Il y a plein de petits moments comme ça où il y a juste des bons amis ou des amis de longue date qui comprendraient tous ces sous-entendus-là.

Speaker: Puis il est bon pour les mettre comme « on paper ».

Speaker: Puis c'est ça.

Speaker: Fait que finalement, comme tu disais, elle a de la misère, elle manque beaucoup d'école au début.

Speaker: Elle finit par revenir.

Speaker: Elle se lit d'amitié avec cette fille-là, Geneviève Parent, qui est la fille de Claude, qui est dans sa classe.

Speaker: Puis elle se lit d'amitié avec Geneviève et deux autres filles, Chloé et Jade.

Speaker: Puis les quatre, ils ont une petite vibe un peu « got to the world ».

Speaker: gothique sorcière.

Speaker: Puis, c'est là que Annabelle, elle tombe sur un genre de livre de magie, genre à la bibliothèque.

Speaker: Puis là, elle propose aux trois autres filles de se créer un coven, un genre de cercle de sorcières.

Speaker: Puis apparemment, il faut être quatre, puisqu'il faut une sorcière par élément.

Speaker: Et par points cardinal.

Speaker: Voilà.

Speaker: Et là, quand elle parle de ça avec Geneviève, elle lui donne son adresse e-mail pour qu'elle puisse l'ajouter sur MSN.

Speaker: Puis elle dit que son adresse, c'est Laval, bord en bas, Coven Forever, avec un 4.

Speaker: Puis yo, moi, quand j'ai lu ça, je ne sais pas pour toi, mais j'étais comme yo, y'a-tu un ARG ici?

Speaker: Je suis allé sur IG, sur Facebook, sur Myspace.

Speaker: Je suis allé partout pour voir.

Speaker: Est-ce que Charles avait déjà fait des comptes avec un genre de deuxième layer d'indices?

Speaker: J'ai passé un petit quinze minutes là-dessus et malheureusement, non.

Speaker: Mais ça, c'est une affaire de jeux vidéo, mais ça aurait été hard.

Speaker: Ça aurait été vraiment très intéressant.

Speaker: Oui, d'apporter une autre dimension au roman, mais bon.

Speaker: Ça aussi, j'ai beaucoup aimé.

Speaker: Je me rappelle comment c'est écrit parce que c'est pas écrit avec un 4 l'adresse pis elle a dit « avec un 4 ».

Speaker: Pis là t'es comme « je sais exactement comment ça se dit ».

Speaker: Pis le fait aussi de dire, excuse, d'écrire « barre en bas » au lieu d'écrire « underscore ».

Speaker: C'est venu plus tard ça.

Speaker: « Barre en bas ».

Speaker: « Barre en bas ».

Speaker: William, barre en bas, fradette, à tatnau.com.

Speaker: N'écrivez pas à cette adresse-là, il ne jouit pas souvent.

Speaker: Le pire, un de mes amis était tellement désagréable à Adé sur Hermèsène parce que son truc, c'était la mort est un manque de savoir-vivre avec une barre en bas entre chaque.

Speaker: Je pense qu'il a perdu du monde juste à cause de ça.

Speaker: Parce que c'était comme, come on, man.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Ils se créent un cercle de sorcières.

Speaker: Ils font une couple d'incantations avec le livre de sorcières qu'Annabelle avait trouvé.

Speaker: Puis comme ça marche!

Speaker: Oui.

Speaker: Tu sais, les spells, ils marchent!

Speaker: Ich, bien, comme...

Speaker: Mais non, mais ça marche assez pour qu'elle... Oui, mais le premier sort qu'ils font, c'est comme aider Jade à passer son examen, tu sais.

Speaker: À la limite, il y a un pouvoir de suggestion qui fonctionne, tu sais.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis peut-être qu'elle avait... Tu sais, elle a dit, en plus, « j'avais même pas étudié », fait que là, les filles sont vraiment comme... Oh, wow!

Speaker: Ils sont gas-top.

Speaker: Je pense qu'ils font...

Speaker: Ils font un seul sort avant de passer au sort que Geneviève a dit.

Speaker: Est-ce qu'il y a quelque chose qui permet de communiquer avec les morts?

Speaker: Puis là, évidemment, Annabelle, elle voit tout ça venir.

Speaker: Puis les gens, je ne sais pas, là, il faudrait d'abord comme le tester.

Speaker: Puis là, une fois qu'ils le testent, puis que ça marche une fois, Geneviève est comme, c'est à mon tour, go.

Speaker: Il faut qu'on fasse le sort pour communiquer avec les morts.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis ils font ça le soir de l'Halloween, parce que selon le livre, c'est le meilleur soir pour faire de la magie noire ou communiquer avec les morts.

Speaker: Les esprits sont présents.

Speaker: Les esprits sont présents.

Speaker: La magie est dans l'air.

Speaker: Ils se rendent au...

Speaker: dans le boisé, justement, juste à côté de la clôture où est-ce qu'ils sont passés en dessous pour aller chercher les sacs de chips.

Speaker: Et donc, où est-ce que le père de Geneviève est mort.

Speaker: Et ils se rendent là, puis ils font un genre d'incantation pour ressusciter le père de Geneviève.

Speaker: Et ça, ce qui est le fun, c'est que jusqu'à ce moment-là, on est dans un chapitre POV Annabelle.

Speaker: Puis au moment de l'incantation, on passe en POV Rémi.

Speaker: Rémi, lui, qui était avec les trois autres boys...

Speaker: en train de passer l'Halloween puis de checker des films d'horreur à la maison, mais qui a décidé, « Man, je veux suivre Annabelle, probablement pour s'assurer qu'elle snitche pas trop.

Speaker: » Parce qu'ils sont un petit peu paranoïaques, les trois gars.

Speaker: Oui, oui, c'est sûr.

Speaker: Surtout avec la... Tu sais, pas seulement avec Annabelle.

Speaker: Tu sais, même juste comme Walid, des fois, elle leur répond pas puis leur émise comme, « Man, il est-tu juste comme... Il va flancher, il va en parler... »

Speaker: Walid, en plus, il s'est mis à fumer du weed pour genre cope avec le stress.

Speaker: Mais comme beaucoup, là, il dit, il fume à tous les jours, tout le temps.

Speaker: Même qu'il est rendu à demander aux pushers genre, t'as pas quelque chose d'un peu plus strong, là.

Speaker: Tu sais, il y a 12 ans, là.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Chill, bro!

Speaker: Non, mais il ne va pas bien.

Speaker: Non, non, c'est ça.

Speaker: C'est sûr que commettre un meurtre à 12 ans, tu n'as pas tant de solutions pour... Non, c'est ça, c'est ça.

Speaker: Pour passer à travers, tu sais.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Puis c'est Philippe, d'ailleurs, qui lui donne... qui lui trouve du weed, là.

Speaker: Ouais, ouais, ouais.

Speaker: Un gars à son cours de judo.

Speaker: Exactement, c'est ça.

Speaker: Le fameux gars de la vente.

Speaker: C'est ça.

Speaker: Puis Rémi, il voit les filles faire l'incantation, puis il est comme... Il est caché dans le bois.

Speaker: Fait que tout ça, on le voit de son point de vue à lui.

Speaker: que l'incantation marche, le père de Geneviève revient, mais en mode zombie.

Speaker: Il est de retour sous forme de zombie, non pas sous forme de pug.

Speaker: Et tout le monde noeille.

Speaker: Évidemment, les deux, Chloé et Jade, ils crissent leur camp.

Speaker: Annabelle à Hanoï complètement, mais elle est comme en transe d'être une actuale vraie sorcière.

Speaker: Geneviève, elle aussi à Hanoï, son père est là, elle essaie de parler avec, mais son père est rendu un peu démon.

Speaker: Il essaie de s'attaquer à Annabelle.

Speaker: Il a aussi plus de tête.

Speaker: Il a un gros trou dans le fond de la tête, mais oui, lui, il revient.

Speaker: Puis la dernière chose qu'il a vue, probablement, je ne sais pas comment ça marche, c'était des morts, mais il revoit Annabelle qui l'année d'avant était potentiellement la cause de sa mort.

Speaker: Puis là Geneviève, elle lui parle, puis... Mais c'est même pas l'année d'avant, c'est genre trois semaines après.

Speaker: Ouais, t'as raison, c'est pas longtemps.

Speaker: Mais tu sais Geneviève, puis c'est parce qu'en fait, comment ça se passe aussi, ça arrive très lentement de... Il lui parle, Geneviève est comme...

Speaker: est en larmes parce qu'elle réalise que c'est son père.

Speaker: Éventuellement, le père fait comme une espèce de tour sur lui-même.

Speaker: Là, il réalise qu'il manque tout le fond de la tête.

Speaker: C'est là que tout le monde se met à hurler et à capoter.

Speaker: Le père se dirige vers Annabelle.

Speaker: Rémi aussi, je pense, s'enfuit.

Speaker: Rémi, est-ce qu'il vient-tu chercher Annabelle?

Speaker: Est-ce qu'il s'enfuit?

Speaker: Non, c'est que la police arrive.

Speaker: Quand la police arrive, il y a comme un kerfuffle.

Speaker: Claude disparaît.

Speaker: Puis là, ils vont aller chercher… La police s'occupe d'Annabelle puis de Geneviève.

Speaker: Puis Rémi, il court… Il va direct chez Philippe.

Speaker: Il va direct chez Phil, checker les films avec les autres, mais il noeille, là, tu sais.

Speaker: Mais il veut pas le dire à personne.

Speaker: C'est là que tu comprends qu'Annabelle, c'est une full-blown vraie sorcière.

Speaker: En fait, c'est pas le livre de magie.

Speaker: C'est pas de la vraie magie, mais ça l'a aidée à canaliser son pouvoir.

Speaker: Maintenant, elle va pouvoir l'utiliser elle-même.

Speaker: Le chapitre qui suit ça, c'est un chapitre avec Annabelle où on voit un peu l'aftermath, où est-ce que tout le monde est un peu traumatisé?

Speaker: sauf Geneviève qui revient voir Annabelle.

Speaker: Annabelle est comme je ne veux plus te parler, c'est honte.

Speaker: Puis Geneviève est comme, personne ne le sait parce que le fantôme est comme disparu quand les poésis sont arrivés, mais moi je sais que ça a marché.

Speaker: Puis genre je veux qu'on le refasse, puis genre je veux que ça... Puis Annabelle est comme je ne veux rien savoir.

Speaker: Elle a tout jeté, ses parents.

Speaker: La police est venue reconduire Annabelle chez eux.

Speaker: Ses parents ont fait « Ok, c'est fini les affaires de sorcières.

Speaker: » Elle dit « Oui, pas de problème.

Speaker: Jeter tout aux poubelles.

Speaker: Jeter mes vêtements, mes poupées, mes effigies, etc.

Speaker: » Et aussi jeter un truc qu'elle a fait.

Speaker: Elle dit que c'est une incantation, un totem d'incantation qu'elle avait fait

Speaker: pour que Geneviève soit son amie dévouée.

Speaker: Puis la semaine d'après, c'est là qu'elle l'a abordée à l'école.

Speaker: Puis c'est là que tu te rends compte, OK, ce coven-là, leur amitié, c'est un spell d'Annabelle.

Speaker: Et les quatre amis, leur amitié au chalet de chasse,

Speaker: potentiellement que c'est ça aussi.

Speaker: Potentiellement un spell d'Annabelle.

Speaker: C'est elle qui les tient ensemble.

Speaker: C'est weird que ces quatre-là sont les amis ensemble.

Speaker: Yo, c'est peut-être un petit spell.

Speaker: Tu comprends?

Speaker: C'est là que tu commences à comprendre une couple d'affaires.

Speaker: Oui, la force de son pouvoir de suggestion commence à prendre de plus en plus forme.

Speaker: Oui, puis à quel point elle va l'utiliser pour se créer la vie qu'elle veut.

Speaker: Exact.

Speaker: Mais à ce moment-là, tout ce qui est arrivé, puis toutes les manières dont elle a l'utilisé, elle ne l'a pas trop compris.

Speaker: Non.

Speaker: Parce que c'est aussi… C'est peut-être dans la quatrième partie que ça se passe.

Speaker: Je ne veux pas mélanger les affaires.

Speaker: Je pense que c'est dans la quatrième partie.

Speaker: Excellent.

Speaker: Fait que vas-y, enchaîne, excuse-moi.

Speaker: Non, c'est ça.

Speaker: Tu comprends que ça, c'est le moment où Annabelle a pris conscience, peut-être pas de l'étendue complète de son pouvoir, mais au moins du potentiel.

Speaker: Puis que…

Speaker: puis que ça a changé.

Speaker: Ça lui fait peur, en fait, à ce moment-là.

Speaker: Ce n'est pas quelque chose qu'elle se dit « OK, je vais utiliser ce pouvoir-là comme je le veux.

Speaker: » Elle prend conscience de la gravité, de ce qu'elle est capable de faire.

Speaker: Puis elle aussi, elle a eu peur avec l'autre.

Speaker: Oui, c'est ça, c'est ça.

Speaker: J'ai l'impression.

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: OK, j'ai un autre pet peeve.

Speaker: Vas-y.

Speaker: Ici.

Speaker: Parce que toute cette partie-là, c'est... C'est... C'est... C'est... C'est

Speaker: tu sais quand il parle de musique il va nommer toutes les band Destiny's Child Evil 65 Linkin Park Hybrid Theory l'album Hybrid Theory oui il parle là on écoutait Musique Plus il y avait des clips d'Avril Lavigne Linkin Park Blink 182 P.O.D

Speaker: Puis après ça, on écoutait Vrac TV dans une galère assez près de chez vous.

Speaker: On lisait des Torgals, Dragon Ball.

Speaker: On jouait à GTA 3, I guess.

Speaker: On jouait à 1080 Snowboarding sur 64.

Speaker: On écoutait Jackass.

Speaker: On avait des ordi avec Windows 95, MSN, Caramel.

Speaker: Parce qu'il y a aussi sur des genres de chatroom un peu fishy.

Speaker: Est-ce que t'es Fresh ou t'es Skater?

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Puis un moment donné...

Speaker: Je comprends.

Speaker: Il y a des moments où de plugger tous ces trucs-là, ça nous aide à comprendre les personnages pis ce qu'ils vivent.

Speaker: Pis il y a des moments où t'as l'impression que c'est juste Charles qui fait des petits clins d'oeil genre « Hey, tu te rappelles de ça?

Speaker: Hey, tu te rappelles de ça?

Speaker: » Pis t'es comme « Ok, bro, c'est comme feels vraiment fellow kids, comme nostalgia bait un petit peu. »

Speaker: Puis le problème avec ça aussi, c'est que non seulement il y a une mince ligne entre de la nostalgie, mettons, wholesome, puis juste du nostalgiabate quasiment à corpo, puis la ligne est à une place différente pour tout le monde.

Speaker: Puis c'est ça qui arrive aussi avec des histoires qui se passent dans des...

Speaker: contextes qui sont si proches de nos contextes personnels.

Speaker: Je lisais, il y a une couple de mois, «Mille secrets, mille dangers » d'Alain Farah.

Speaker: C'est encore pire parce que ça, lui est un peu plus vieux que moi, mais on est allé à la même école secondaire.

Speaker: Quand il décrit tous les trucs d'école, il parle de trucs assez précis que je suis comme, OK, je le vois exactement.

Speaker: Il est où dans l'école?

Speaker: La salle, il nomme les salles et tout ça.

Speaker: Non seulement ça, mais en plus, il parle aussi beaucoup de son appart qu'il avait qui était comme à

Speaker: 10 portes de chez ma mère, genre littéralement on habitait sur le même bloc, puis tout ça.

Speaker: La musique qu'ils écoutaient, il y a plein de trucs qu'ils nomment que

Speaker: je me reconnaissais, je reconnaissais mon expérience là-dedans.

Speaker: Ça peut être très fort pour établir un lien avec les personnages et leur histoire.

Speaker: Mais aussi, le risque que tu cours, c'est que s'il y a quelque chose qui diffère de l'expérience subjective de la personne, là, ça peut faire décrocher.

Speaker: Puis moi, un truc qui m'a fait décrocher là-dedans, c'est quand un mané parle de Dragon Ball.

Speaker: Puis il parle de Son Goku.

Speaker: Ça, ça m'a fâché.

Speaker: Tu vois, parce que la traduction de Goku que nous, on connaît dans la traduction francophone de Dragon Ball, c'est l'édition que Glenath faisait, les livres pastels.

Speaker: Puis dans cette traduction-là, spécifique en français, il s'appelle S-A-N-G-O-K-U.

Speaker: C'est drôle que tu veux dire, parce que moi aussi... Puis moi, tu m'écris S-A-N-G-O-K-U, puis je suis comme, OK, t'es un fucking poser, G. Ha!

Speaker: As-tu déjà lu un Dragon Ball de ta vie?

Speaker: As-tu déjà lu un Dragon Ball?

Speaker: C'est comme... Ça a l'air d'être écrit par Chad GPT.

Speaker: Évidemment, je ne pense pas ça.

Speaker: Ça ne m'a pas fait comme... Je fais ça pour... C'est théâtral, ma réaction.

Speaker: Oui, oui, oui.

Speaker: On a un show à faire ici.

Speaker: On a un show à faire.

Speaker: Mais ça, je suis comme, OK...

Speaker: C'est comme dans Inception, quand il y a un truc qui ne marche pas dans la scène, et tu es comme « ok, ce monde-là, dans le fond, ne fait aucun sens ».

Speaker: Wow, je comprends tellement ce que tu veux dire.

Speaker: Il y a une petite amie-croche et l'illusion, mais c'est bon, l'exemple d'Inception, c'est comme « hey, tu pointes ça, puis là, toute la fumée disparaît, puis là, tu réalises que tu n'es pas en 2002.

Speaker: Tu es dans un café, puis Shardian est en train d'écrire un livre qui se passe en 2002. »

Speaker: qui se passe en 2002.

Speaker: On a peut-être raté la fin.

Speaker: Non, non, non, mais c'est... Mais je comprends définitivement ce que tu veux dire, parce que tout le reste, genre, tu lis jusque-là et tu l'entends, tu le sens, tu revis exactement...

Speaker: Tellement la description en langue oblien, le feeling, puis tout ce qui se passait à ce moment-là, puis une petite… Son Goku.

Speaker: Son Goku.

Speaker: Ah, ça c'est… Non, j'ai pas eu ce temps en français.

Speaker: Mais je sais que dans la plupart des traductions de Dragon Ball, c'est écrit comme ça en français.

Speaker: J'ai l'impression aussi que dans la série télé, la première partie, quand il appelait genre Piccolo, Joli Coeur, Petit Coeur, je ne sais plus, probablement qu'il dirait Son Goku aussi.

Speaker: Mais c'est vrai que si tu parles de lire les Dragon Balls, l'édition Pastel en particulier, je pense qu'il précise même, c'est définitivement Son Goku.

Speaker: Puis c'est comme ça que ça devrait être.

Speaker: Oui.

Speaker: Sorry, bro.

Speaker: 4 sur 5.

Speaker: Tu viens de perdre une étoile.

Speaker: Une étoile au complet.

Speaker: Et ça, et aussi l'inclusion de P.O.D.

Speaker: à travers tous ces groupes-là.

Speaker: Oh, mais j'ai bien aimé.

Speaker: J'ai bien aimé si c'est un référent un peu plus absurde.

Speaker: Qu'est-ce qui t'a fait que P.O.D., bro?

Speaker: Il y a un partenaire dans le fond.

Speaker: J'écoutais Bouhoun.

Speaker: Moi, je disais Bouhoun.

Speaker: Moi, j'écoutais P.O.D.

Speaker: J'ai découvert P.O.D.

Speaker: justement au Top 5 Musique Plus.

Speaker: Ça se peut que... Dépendamment de quand tu te rappelles du Top 5 Musique Plus.

Speaker: Pour moi, le Top 5 Musique Plus, c'est 18 semaines de Jesus of Suburbia de freaking Green Day.

Speaker: Parce que le clip dure genre 12 minutes.

Speaker: J'étais genre, mais ça suffit.

Speaker: Il faut que ça arrête un moment donné, comme il faut que ça débarque de ce truc-là.

Speaker: Parce qu'à chaque fois que tu voulais découvrir de quoi de nouveau, tu avais top 1, puis un moment donné il tombait petit à petit, puis là tu arrivais top 3, puis c'était Jesus of Suburbia.

Speaker: J'étais comme non, je vais découvrir autre chose comme P.O.D.

Speaker: peut-être.

Speaker: C'était quoi déjà?

Speaker: As-tu une chanson en tête?

Speaker: We are, we are, the youth of the nation.

Speaker: C'est un genre de Christian rock band.

Speaker: Oui.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: C'est un groupe chrétien.

Speaker: Je me mélange avec Dope D.O.D.

Speaker: C'est ça?

Speaker: Je sais pas.

Speaker: C'est ça, c'est un vrai band?

Speaker: Je sais pas.

Speaker: You tell us.

Speaker: C'est peut-être un ARG, guys.

Speaker: Il y a peut-être un faux band.

Speaker: Allez sur Spotify, checkez ça.

Speaker: Mais voilà mon pet peevement sur le chapitre 3.

Speaker: Et le nostalgia bait.

Speaker: Ensuite, on rentre au chapitre 4.

Speaker: Partie 4.

Speaker: Partie 4, excuse-moi.

Speaker: Puis là, tu vois, puis moi, pendant que je disais ça, j'étais comme, Caramel, il ne reste pas tant de pages, puis il va falloir qu'on revienne dans le présent, puis qu'on voit ce qui va se passer là-dessus.

Speaker: Oui, oui, oui.

Speaker: J'étais content de, à quel point on raboute des bouts qui manquaient.

Speaker: La partie 3 répond à beaucoup de questions, puis là, tu fais tes liens.

Speaker: Puis effectivement, quand j'arrive à la partie 4, je suis comme, oh...

Speaker: Ça va vite.

Speaker: Et pourtant, c'est un bon livre.

Speaker: C'est un gros livre.

Speaker: Je ne sais pas en combien de temps tu l'as lu.

Speaker: Moi, je suis arrivé à la partie 4 et j'étais comme « Oh, déjà?

Speaker: » Ça va vite.

Speaker: Ça va vite.

Speaker: Ça se fait tellement bien.

Speaker: Donc, on arrive dans la partie 4.

Speaker: Annabelle arrive chez Walid à Montréal.

Speaker: Il est dans la douche quand elle rentre dans la maison.

Speaker: La musique, elle joue à la maison.

Speaker: La musique, elle joue dans le cut-off.

Speaker: Les cadres sont renversés sur les tables.

Speaker: C'est un peu weird.

Speaker: Tu comprends pas trop ce qui se passe.

Speaker: Il y a un genre de bordel dirigé un peu.

Speaker: Il y a des affaires comme tous les cadres qui sont bizarres.

Speaker: Genre... Puis là, Walid finit par sortir de la douche.

Speaker: Il y a une... Une serviette de bain comme en turban par-dessus les yeux.

Speaker: Ce que mes filles appellent la coupe de rockstar.

Speaker: Je sais pas, ils se font des genres de twists de serviettes.

Speaker: Et là, il essaie de parler avec Annabelle.

Speaker: Annabelle est comme... Elle est comme...

Speaker: « Ah non, c'est ça, excuse-moi.

Speaker: » Parce que quand Walid, il appelle Annabelle à la fin de la partie 2, il dit « Je suis à Montréal, puis je sais ce que tu m'as fait.

Speaker: » Oui!

Speaker: C'est là qu'elle est comme « OK, on écarte sur table.

Speaker: » Elle va chez Walid, puis là, il parle, puis c'est là que tu apprends.

Speaker: Évidemment, tu l'as un peu déduit à travers les autres événements, mais qu'en fait, quand elle a été attaquée par Claude, elle a...

Speaker: morphed back dans le corps de Walid.

Speaker: Puis c'est elle, dans le fond, en tant que Walid qui a tué Claude.

Speaker: Et c'est pour ça que Walid a eu autant de misère à vivre avec le meurtre de Claude, outre les raisons obvious.

Speaker: C'est aussi parce que

Speaker: Lui, il ne s'est jamais vu faire ça.

Speaker: Il a de la misère à comprendre pourquoi il aurait fait ça.

Speaker: Il a repris conscience.

Speaker: Il dit, en fait, le bout où est-ce que ça se passe, après, il dit « c'était pas moi, c'était pas moi, c'était pas moi », parce qu'il reprend contact avec la réalité.

Speaker: Il tient le fer 3.

Speaker: Le crâne de Claude est explosé.

Speaker: Puis tout ça, c'est parce qu'Annabelle, dans sa tête, dans son phare intérieur, ce qu'elle disait, c'est...

Speaker: Tu vois comme sa pensée intérieure pendant qu'elle se fait tenir par Claude et elle est juste comme « Man, si tu pouvais juste mourir finalement, je pense que ça réglerait tous nos problèmes.

Speaker: » Et c'est là que Walid prend le contrôle.

Speaker: Elle a un espèce de moment où elle se sent dans Walid.

Speaker: Elle est comme « Oh, c'est pas mon corps.

Speaker: » Rapidement, la réalité revient.

Speaker: Officiellement, elle lui dit.

Speaker: Oui.

Speaker: Il s'en parle un peu, mais Walid est très instable.

Speaker: Il finit par l'attaquer, il se bat.

Speaker: Oui.

Speaker: Mais il se bat comme c'est très bizarre comment c'est décrire la bataille parce que c'est un peu comme avec Philippe.

Speaker: Walid essaie de reprendre le contrôle de son corps.

Speaker: C'est comme une bataille, comme quand tu te bats dans un rêve.

Speaker: Oui.

Speaker: Tu n'es pas capable de vraiment l'aider les coups.

Speaker: Oui, c'est ça, exactement.

Speaker: Tu ne sais pas ce qui se passe.

Speaker: Un moment donné, tu es...

Speaker: « T'es chez vous, t'es à la ronde.

Speaker: » Qu'est-ce qui se passe?

Speaker: Il la pousse, mais là, après, il ne vient pas pour l'attaquer.

Speaker: Il s'en va dans une autre pièce.

Speaker: Puis là, elle essaie d'attitude.

Speaker: Puis là, OK, il revient finalement.

Speaker: Elle essaie de le frapper avec un cendrier en verre.

Speaker: En tout cas.

Speaker: Puis tout ça pour dire que... Je pense que le chapitre finit pendant la bataille.

Speaker: Tu as l'impression que Walid, il va peut-être la tuer.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis après ça, on jump à un chapitre avec Rémi de lui qui arrive aussi chez Walid.

Speaker: Puis il retrouve Annabelle qui était comme inconsciente.

Speaker: Puis là, elle raconte ce qui s'est passé.

Speaker: Puis là, lui, il raconte ce qui est arrivé avec Philippe.

Speaker: Annabelle, elle ne dit rien pour l'instant.

Speaker: Elle est un peu déroutée.

Speaker: Elle aussi, elle se pose bien des questions.

Speaker: Walid n'est plus là.

Speaker: Puis là, Rémi dit, OK, man.

Speaker: va chez vous, punk tes bagages comme si tu pars en exil.

Speaker: Moi, je vais aller chez nous faire la même chose.

Speaker: Je vais aller chez ma mère voir les filles.

Speaker: Puis on se rejoint chez ma mère.

Speaker: Puis après ça, on part, nous autres.

Speaker: Puis on va aller se cacher quelque part.

Speaker: Puis we're gonna figure it out.

Speaker: Il faut comme qu'on se cache pour take a step back puis comprendre ce qui nous arrive.

Speaker: Puis qu'est-ce qu'on va faire avec ça?

Speaker: Qu'est-ce qu'on dit à qui?

Speaker: Qu'est-ce qu'on fait avec Walid?

Speaker: Qu'est-ce qu'on fait avec la police?

Speaker: Qu'est-ce qu'on fait avec...

Speaker: Claude, qui est mort il y a 25 ans, mais clairement, c'est pas fini cette affaire-là.

Speaker: Puis elle est comme, OK, fine.

Speaker: Puis elle est comme, mais non, mais je veux pas faire ça.

Speaker: Genre, ça va... Elle veut pas venir le rejoindre chez sa mère parce qu'elle dit que ça va faire peur aux filles.

Speaker: Puis je veux pas qu'ils paniquent, puis ils vont trouver ça weird que j'arrive, puis qu'on repart, puis tout ça.

Speaker: Puis qu'il est tout amoché, en plus.

Speaker: Ouais, qu'il est tout amoché.

Speaker: Walid, il a quand même...

Speaker: Il a quand même pas mal à... Oui, c'est ça.

Speaker: Son arc-4 sur 6, il a 5, elle a l'œil enflé.

Speaker: Elle va chez elle, à la place.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis c'est là, à la page 396.

Speaker: Oh, vas-y.

Speaker: Pendant qu'Annabelle dit à Rémi que pour quelle raison qu'elle ne veut pas venir chez sa mère, que ça va être weird d'être toute amochée.

Speaker: Puis là, Rémi dit « Non, non, il faut que tu viennes, ça va vraiment aider les choses.

Speaker: Parce que les filles, elles t'aiment tellement, elles ont vraiment confiance en toi.

Speaker: Tu t'es tellement bien occupée d'elles quand Caro, sa blonde, son ex, est morte.

Speaker: » Oui.

Speaker: Tabarnak, mon chum.

Speaker: C'est hot ça.

Speaker: C'est tough on nasty bro.

Speaker: Parce que tu lis ce paragraphe là, puis tu le sais tout.

Speaker: Là tu comprends tout ce qui s'est passé depuis 25 ans.

Speaker: Tu comprends évidemment que c'est Annabelle qui a tué l'ex à Rémy.

Speaker: L'ex, en fait.

Speaker: Ex parce qu'elle est morte.

Speaker: La mère de ses deux filles.

Speaker: Caroline, je pense.

Speaker: Évidemment, c'est une discussion qu'eux vont avoir plus tard quand Rémy va s'en rendre compte aussi.

Speaker: Mais là, c'est le moment où le livre, il te le dit à toi en tant que lecteur.

Speaker: Puis il te le dit, il te fait aussi comprendre ça va être quoi l'enjeu final.

Speaker: Tu ne sais pas encore ce qui va se passer, puis il reste encore bien des plot twists, honnêtement.

Speaker: Mais tu sais qu'à la fin, ça va être ça, le test final.

Speaker: Ça va être, est-ce qu'Annabelle va être digne de la confiance que tous ces gens-là ont en elle?

Speaker: Oui, depuis toujours.

Speaker: Oui.

Speaker: Depuis toujours.

Speaker: Puis elle est comme, OK, bien... En fait aussi, jusqu'à où est-ce que la réalité qu'on a lue jusqu'à maintenant a été construite par les désirs d'Annabelle, contrôlée ou pas?

Speaker: C'est ça qui est débile aussi.

Speaker: Ce qu'on réalise, c'est que des fois, elle est capable de contrôler.

Speaker: Puis des fois, il y a des choses qui se passent juste parce qu'elle a tellement de pouvoir que finalement, une simple pensée devient quelque chose qui arrive pour vrai.

Speaker: Oui.

Speaker: Elle revient chez elle.

Speaker: Je peux raconter ce que je veux dire?

Speaker: Oui, c'est ça.

Speaker: Elle revient chez elle.

Speaker: Parce que ce bout-là, c'est peut-être le bout le plus controversé.

Speaker: T'es mieux de point.

Speaker: Comme ça, tu penses?

Speaker: Ah oui, t'as raison, my God.

Speaker: Excusez.

Speaker: C'est peut-être le bout que j'ai le plus de problèmes avec.

Speaker: On en discutera.

Speaker: Peut-être que toi, t'as une autre vision de celle-là.

Speaker: Mais Annabelle revient chez elle.

Speaker: Puis là, après, ça te fait déjà péter la gueule par Walid.

Speaker: Elle rentre chez elle.

Speaker: Elle prend une douche.

Speaker: Et là, soudainement, elle entend quelqu'un rentrer chez elle.

Speaker: elle pense potentiellement que c'est Walid à l'appel.

Speaker: Et qui ne la voit pas, mais c'est Frédéric, la réceptionniste de l'hôtel à Shawinigan, qui a probablement trouvé son adresse parce qu'elle s'est inscrite pour passer la nuit.

Speaker: Frédéric, il l'avait déjà texté un peu plus tôt, un genre de texte un peu fichier, du comme « Hey, ça tente qu'on refasse ça? »

Speaker: Annabelle, elle répond pas.

Speaker: J'ai comme pas le temps de gérer.

Speaker: Non, c'est ça.

Speaker: Effectivement.

Speaker: Puis là, elle est là, mais elle est aussi là avec son chum et un monsieur, un genre de monsieur barbu silencieux qui, lui, est assis dans le salon.

Speaker: Puis là, le chum de Frédéric et Frédéric confrontent Annabelle.

Speaker: Puis si... Comme Frédéric, on dirait qu'elle a comme pris conscience qu'Annabelle lui a fait vivre ça sans qu'elle veuille.

Speaker: Puis là, il y a une espèce de bataille entre... Ils viennent pour se venger.

Speaker: Ils viennent pour se venger.

Speaker: Ça, c'est définitif.

Speaker: Le chum de Fred, il est comme en crise.

Speaker: Non seulement... Ça, c'est drôle aussi parce que non seulement à cause de ce que sa blonde a vécu, qui était comme une agression assez traumatisante, mais en plus, parce que celle-là...

Speaker: Ça l'a un petit peu brusqué dans sa masculinité.

Speaker: Genre, tu sais.

Speaker: Parce qu'en fait, Annabelle aussi, non seulement, elle peut transmettre des désirs, mais elle peut aussi transmettre, tu sais, elle peut, comme tu as dit, Inception, elle peut comme implanter des idées dans les gens.

Speaker: Des fois, juste pour les calmer, elle leur fait se rappeler des beaux souvenirs.

Speaker: Un peu comme la Madeleine dans Proust, tu sais, du côté de chez Schwann, où est-ce que c'est juste comme « je t'emplis d'une belle pensée, de beaux souvenirs », mais elle peut aussi ressentir ce que les gens sentent, tu sais.

Speaker: dont le problème d'ego du chum de Frédéric qui est comme « mais là, ça fait combien de fois qu'elle explore avec des femmes sans me le dire, mettons?

Speaker: » Puis là, Annabelle, on dirait qu'elle est en mode

Speaker: turbo-pouvoir.

Speaker: Et là, ça commence à être weird parce que... Est-ce qu'elle commence par... Ils veulent y couper un doigt.

Speaker: Ils veulent y couper un doigt.

Speaker: Puis elle fait... Non.

Speaker: Elle dit, évidemment, non.

Speaker: Elle se laisse pas faire.

Speaker: Puis là, le gars, il est pas capable d'y couper un doigt.

Speaker: Mais c'est parce qu'à Annabelle, elle s'adresse au chum en utilisant son prénom.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis là, il est comme « Kevin ».

Speaker: « Comment tu connais mon nom?

Speaker: » Puis tout ça.

Speaker: Fait que là, tout devient très « weird ».

Speaker: Déjà lui qui était… Tu sais, parce qu'elle, elle rentre dans sa tête, elle comprend que Kevin, il n'est pas trop sûr de qu'est-ce qu'il fait là, puis genre jusqu'où il veut aller, puis qu'est-ce qui se passe.

Speaker: Il commence déjà à trouver ça très « fucked up ».

Speaker: Là, elle s'adresse à lui en disant son prénom.

Speaker: Il est comme « OK, c'est trop « weird ».

Speaker: Puis là, tu te rends compte que Kevin et Fred vont comme back off un peu.

Speaker: Surtout Kevin.

Speaker: Kevin comprend rapidement qu'il y a quelque chose qui n'est pas naturel.

Speaker: Surtout que lui, comme c'est ça la information, c'est « Hey, ta blonde, elle s'est automutilée en rencontrant cette fille-là.

Speaker: » Même moi, j'aurais comme...

Speaker: des petites appréhensions en allant visiter cette fille-là.

Speaker: Puis là, ce que tu comprends aussi, c'est qu'à travers, comme il y a une espèce de va-et-vient, comme il y a un discours entre les deux, il commence à reculer.

Speaker: Par contre, le bonhomme qui est dans le salon

Speaker: Lui, il se fait introduire un petit peu comme l'ami de l'agent pègre de Shawinigan, du père de la fille.

Speaker: Tu comprends que le père de Fred, c'est un gars, genre un motard.

Speaker: Un genre de gars haut placé dans...

Speaker: les milieux criminels, puis le gars... De Shaoui.

Speaker: De Shaoui.

Speaker: C'est chaud à Shaoui.

Speaker: Puis, le vieux qui est là avec eux, c'est comme un de ses hitmen.

Speaker: Oui, mais... Il l'a envoyé avec sa fille, puis avec l'ordre de « Si ma fille et son chum sont trop check-in pour « Come through »,

Speaker: Toi, tu es là pour finir la job.

Speaker: Là, il sort son gun et il est super calme.

Speaker: Je vais juste l'attirer, il n'y a pas de problème.

Speaker: Mais là, Kevin et Fred sont comme « Ok, mais attends, ça va trop loin.

Speaker: » C'est pas toi et mon boss.

Speaker: Oui, mon boss, c'est ton père.

Speaker: Mon boss, c'est ton père.

Speaker: Je suis venu ici pour faire une job et je n'en joue pas.

Speaker: Puis là...

Speaker: Annabelle prend contrôle de l'esprit du vieux goon de motor.

Speaker: Elle commence à changer... Attire Kevin, oui.

Speaker: Tranquillement le goon de position.

Speaker: Le gars est dans une espèce de trempe.

Speaker: Bon!

Speaker: Tu sais, Kevin, Frédéric tombe par terre, capote, est en petite boule.

Speaker: Puis éventuellement, elle vire le goon du gars.

Speaker: Puis lui aussi, il se tire dans sa tête.

Speaker: Là, on se rappelle qu'on est au condo d'Annabelle.

Speaker: Là, il n'y a plus vraiment de moyen de revenir en arrière.

Speaker: Là, tu sais qu'à partir de maintenant, on est en mode...

Speaker: « It's all downhill from there »

Speaker: Commit.

Speaker: Mais contrôler.

Speaker: Mais contrôler.

Speaker: Comme Justin.

Speaker: Exact.

Speaker: C'est pour ça que peut-être cet élément déclencheur-là où Annabelle fait genre « Parfait, il faut que j'y aille.

Speaker: » Il n'y a plus moyen de mettre des gants.

Speaker: Elle commence à tuer.

Speaker: Elle tue Kevin, elle tue le gars.

Speaker: Réaction très froide.

Speaker: C'est peut-être le personnage du papa de la pegue de Shawi que j'ai fait.

Speaker: « Ah, ça, c'est bizarre. »

Speaker: L'idée que Frédéric revienne dans l'histoire et qu'elle a une réaction pour essayer de comprendre, elle a une espèce de sentiment violent par rapport à ça et elle veut non seulement des réponses, mais aussi se venger parce qu'elle est vraiment fâchée de ce qu'elle a vécu.

Speaker: Ça, je le comprenais.

Speaker: Le bonhomme qui amène un gun.

Speaker: Je sais pas, ça, j'ai l'impression que dans toutes les affaires qui se passent dans le livre, évidemment, les réactions réalistes du monde, les situations réalistes qu'on n'arrête pas d'énumérer,

Speaker: Ça, j'ai l'impression que c'est peut-être un petit peu on the nose, peut-être.

Speaker: Je sais pas.

Speaker: Moi, ça m'a pas... Comme je sais pas.

Speaker: Moi, quand on a eu la surprise de se rendre compte que c'était Frédéric qui était revenu dans le portrait, il y a un moment où je me suis dit « OK, ça va finir comme ça.

Speaker: Ça va être ça, le plot twist.

Speaker: » C'est qu'il y avait tout ce surnaturel, si ça parlait de sorcière, mais que malgré tous tes petits pouvoirs de Jedi, t'es jamais à l'abri...

Speaker: Un moment donné, tu ne t'en es pas rendu compte, mais tu as « cross » quelqu'un que tu n'aurais pas dû « cross », puis comme, ça va te revenir d'en face, puis comme... Je pensais qu'elle allait mourir à ce moment-là.

Speaker: Moi, je pensais que c'est comme ça que ça allait finir.

Speaker: Oui, c'est vrai.

Speaker: Que genre, là, c'était comme, OK, tu as ouvert trop de dossiers.

Speaker: Oui.

Speaker: Tu te pensais trop « fucked up », tu te pensais que tu étais « dieu », puis que tu pouvais faire ce que tu voulais, puis que tu allais toujours t'en tirer, parce qu'à date, ça a tout le temps été ça.

Speaker: Puis là, ben, c'est ça.

Speaker: Mais finalement, bon, non.

Speaker: Non, ça m'a... Finalement, as-tu Kevin, as-tu le vieux bonhomme?

Speaker: Puis elle laisse Frédéric là un peu traumatisé.

Speaker: Comme... C'est... Ouais.

Speaker: Potentiellement, en fait, elle laisse Frédéric là parce qu'elle a quand même un sentiment de... Ouais, je l'ai déjà assez malmené de même.

Speaker: En plus qu'il te vienne de tuer son chum, on dirait, tu sais.

Speaker: Je pense, comme je l'ai parlé, je pense qu'il y a beaucoup de décisions d'Annabelle qui sont motivées par la culpabilité.

Speaker: Probablement qu'à ce moment-là, elle sentait mal de ce qu'elle avait fait à Frédéric.

Speaker: C'est ça qui a fait qu'elle ne l'a pas tué.

Speaker: Mais dans tous les cas, elle n'avait pas besoin de tuer Kevin.

Speaker: Moi, c'est surtout ça que j'étais genre « c'est un peu gratuit ».

Speaker: Kevin s'est arrêté le premier à crisser son camp.

Speaker: Oui, lui, il n'était pas content d'être là.

Speaker: Tu l'as senti dans sa tête.

Speaker: Le vieux qui s'en venait de tuer, je comprends.

Speaker: Je comprends.

Speaker: C'est de l'autodéfense.

Speaker: Bref, elle s'en va, Chérémie.

Speaker: Mais encore une fois, dans ce chapitre-là, tu as accès au discours intérieur d'Annabelle, puis très condescendante.

Speaker: Voir que je perds mon temps avec des vers de terre comme eux autres, tous ceux qui ne sont pas des mages, elle les considère comme des sous-humains.

Speaker: Le sentiment de supériorité qu'elle essaie tout le temps de refouler à travers le bénévolat.

Speaker: Parce que le bénévolat, qu'est-ce qu'elle dit aussi?

Speaker: Elle ne fait pas juste du bénévolat comme... Elle ne fait pas de l'aide aux devoirs.

Speaker: Elle va dans des distributions de soupe où est-ce qu'elle a du monde justement qui ne l'ont pas bien, la vie.

Speaker: Peut-être de son point de vue à elle, du monde encore plus bas que bas.

Speaker: Je pense que c'est ça.

Speaker: Fait que là, soudainement,

Speaker: Tout ça éclate au grand jour, son espèce de sentiment de supériorité, mais elle est encore motivée à régler le conflit, comme régler tout avec Rémy avant justement de disparaître dans la brousse.

Speaker: Elle calcule qu'elle a le temps, la police ne viendra pas tout de suite, mais là, son condo, ce n'était pas prévu, donc il faut qu'elle se dépêche.

Speaker: Elle a son petit sac de, je ne sais pas, des shorts ou whatever, je ne sais pas ce que tu fais après avoir commis deux mertres.

Speaker: Puis elle s'en va chez Rémy.

Speaker: Chez la mère de Rémi.

Speaker: Chez la mère de Rémi, pardon, qui s'appelle Céline ou Cécile.

Speaker: Bref, la mère de Rémi, qui est madame très gentille, malheureusement.

Speaker: Puis là, à ce moment-là, est-ce que... À l'arrivée-là, elle et Rémi se mettent à jaser dans le parking.

Speaker: Oui.

Speaker: Puis là, devant la maison, les filles et la mère sont rentrées en dedans.

Speaker: Puis...

Speaker: Tu te rends compte qu'Annabelle est à veille de juste se pousser tout seul parce qu'elle se rend compte que tant qu'elle reste avec Rémi, Rémi va être en danger aussi.

Speaker: Puis à ce moment-là, juste avant qu'elle se pousse, il y a une voiture de police qui arrive.

Speaker: Puis là, elle, elle pense que c'est la police à cause du shoot-out qu'il y a eu chez nous.

Speaker: Elle dit qu'ils ont bêté rapidement.

Speaker: « Ah oui, c'est sûr qu'ils ont remonté à Rémi, c'est mon meilleur chum, mais ça a été vite pareil. »

Speaker: Oui, puis finalement, puis elle est aussi surprise parce que c'est une voiture de la GRC.

Speaker: Ah oui!

Speaker: Et non pas une voiture de la police de Laval.

Speaker: Comment?

Speaker: C'est bizarre, mais ça devrait être la police de Laval.

Speaker: Mais bon, finalement, descend de la voiture.

Speaker: Pas de la GRC, c'est pas comme la... SQ.

Speaker: Oui, la SQ, disons.

Speaker: Puis...

Speaker: Qui qui ne descend pas de la voiture?

Speaker: Walid et levasseur.

Speaker: Walid et levasseur.

Speaker: La policière du début est Walid.

Speaker: Et c'est là que tu comprends que...

Speaker: Je sais pas si... En tout cas, il vaut mieux le dire maintenant, parce que le reste du livre, guys, c'est... Il se passe bien des shit.

Speaker: Fait que là, tu te rends compte que les deux vieux au début... C'est pas là que tu t'en rends compte, mais tu vas t'en rendre compte bientôt.

Speaker: Les deux vieux au début, dans la forêt, ils ont pris possession des esprits pis des corps de Walid et Fred, Phil.

Speaker: Phil a pris possession...

Speaker: L'entité démoniaque qui avait pris possession du corps de Phil a ensuite pris possession du corps de la policière Levasseur.

Speaker: Dans le fond, Phil qui est dans la vanne au début, c'est Phil.

Speaker: C'est Phil, j'imagine.

Speaker: Et là, donc, ce qu'on voit arriver chez la mère de Rémy, c'est ces deux vieux-là qui sont maintenant rendus dans les corps de Walid et Levasseur.

Speaker: Levasseur.

Speaker: Et là, ils rentrent dans la maison avec Rémi et Annabelle.

Speaker: La mère est comme « Ah, salut Walid!

Speaker: » Elle, elle le reconnaît.

Speaker: « Comment ça va?

Speaker: » Là, ça devient très weird.

Speaker: Évidemment, le vaseur a l'arme de la policière.

Speaker: Puis là, ça devient très fuck-top.

Speaker: Le vaseur, elle se fait un genre de recette...

Speaker: Genre, elle prend un cul de poule, elle met genre, je sais pas, du lait, des oeufs comme juste cassés avec la coquille encore dedans.

Speaker: Un genre de potion qu'un enfant de 5 ans ferait.

Speaker: Puis là, elle mange ça, puis elle dit « Ah, c'est bizarre, mangez ça.

Speaker: » C'est très weird, très genre le genre d'alien dans Men in Black, qui sait pas comment manger des affaires humaines.

Speaker: Puis il veut genre du sel.

Speaker: Puis là, ils ont un genre de discussion où est-ce que...

Speaker: Tout est expliqué tout d'un coup.

Speaker: Où est-ce qu'il y a ces deux entités démoniaques-là qui habitaient les corps des deux vieux dans la forêt?

Speaker: Oui.

Speaker: Il y a une entité qui s'appelle Oldrick.

Speaker: Oui.

Speaker: Ça, c'était le vieux monsieur.

Speaker: Oui.

Speaker: Et il y a une entité qui s'appelle Marie-Joseph.

Speaker: Ça, c'était la vieille dame.

Speaker: Donc, la vieille dame, Marie-Joseph, l'entité Marie-Joseph s'est transposée dans le corps de Walid et Aldric s'est transposée dans Phil et ensuite le basseur.

Speaker: Puis là, il explique.

Speaker: Ça, c'est après avoir tiré sur la mer.

Speaker: Oui, il tue la mer parce qu'elle agosse.

Speaker: Les filles sont en haut.

Speaker: Les filles sont en haut.

Speaker: Ils sont comme, qu'est-ce qui se passe?

Speaker: Puis Rémi est comme, restez en haut, c'est genre un pétard, je ne sais pas trop quoi.

Speaker: Puis là, les filles sont en haut, Rémi.

Speaker: Noy, il comprend pas.

Speaker: Annabelle, elle noy aussi, mais elle ressent...

Speaker: un lien avec ces deux entités-là.

Speaker: Comme si elle expliquait soudainement tout ce qu'elle avait senti dans sa vie.

Speaker: Elle venait de trouver enfin, tu l'as parlé tantôt, le sentiment de supériorité.

Speaker: Elle vient de rencontrer des êtres qui vivent potentiellement la même société.

Speaker: Qui sont ses égaux.

Speaker: Qui sont ses égaux, qui sont de sa race.

Speaker: C'est ça qui leur explique, en fait, Ulrich et Marie-Joseph, c'est que

Speaker: Puis c'est pour ça aussi que Rose, quand elle a rencontré, elle a dit « On t'attendait depuis vraiment longtemps, tu sais.

Speaker: » Parce que potentiellement, c'est quelqu'un de leur race qui s'était aussi transposé dans Annabelle, I guess, tu sais.

Speaker: Ou c'est une nouvelle naissance.

Speaker: Ça, c'est peut-être pas sûr.

Speaker: Parce que là, parce que là, Aldric puis Marie-Joseph, ils disent que eux, c'est des entités démoniaques.

Speaker: Je ne sais pas, des démons, des vampilles.

Speaker: On dit démoniaques, mais ce n'est pas clair.

Speaker: C'est des entités.

Speaker: C'est un affaire spooky, OK?

Speaker: Puis là, eux...

Speaker: il y avait un autre maître qui leur a montré que leur genre de mission en tant qu'être démon c'était d'absorber dix autres hommes puis d'après ça devenir l'énergie pure démoniaque puis remonter vers le créateur des démons je sais pas trop quoi il faut qu'ils prennent dix hommes puis là après ça ils peuvent monter finalement

Speaker: quand Aldric avait ce maître-là qui s'est désintégré et qui est retourné voir son dieu démon, là, il a pris Marie-Joseph comme genre de padawan.

Speaker: C'est très Star Wars coded, cette affaire-là.

Speaker: C'est très rule of two.

Speaker: Il faut tout le temps qu'on soit deux pour que l'un puisse donner la touch à l'autre, d'expliquer aux prochains comment devenir un bon démon.

Speaker: Ils se rendent compte aussi à travers ça qu'ils peuvent absorber plus que 10 personnes.

Speaker: Fait qu'ils continuent.

Speaker: À ce moment-là, quand Phil les a surpris dans la forêt, ils étaient en fin de vie et ils allaient devenir l'énergie démoniaque pour aller rejoindre leurs cieux.

Speaker: Ils ont arrêté le cycle, malheureusement.

Speaker: On dirait qu'il faut que de leur dixième enveloppe, ils doivent vivre l'entièreté de cette vie-là.

Speaker: ou comme « I guess » peut-être, parce qu'il dit que ça, il dit qu'il les interrompt, il allait-tu faire un rituel dans cette forêt-là?

Speaker: Qu'est-ce qu'il faisait exactement dans cette forêt-là?

Speaker: C'est peut-être qu'il était attiré par Annabelle, justement, parce qu'il savait que c'était les terres d'Annabelle, mais il parle de justement avoir… le cycle a été interrompu.

Speaker: Il a fallu rapidement prendre une nouvelle enveloppe.

Speaker: Il y a beaucoup trop de détails, je trouve, sur la mécanique de la possession démoniaque.

Speaker: Il donne beaucoup de détails qui te forcent à...

Speaker: réfléchir à ça comme ok je comprends-tu, je comprends-tu pas, ça fait-tu du sens, je comprends-tu les règles de ce monde magique là je pense qu'on aurait pu élaguer un peu sur les détails de qui est le maître, de qui, combien d'esprit faut absorber ça ouvre une boîte de Pandore j'ai l'impression qui rend la fin genre très ardu à lire parce que des fois tu reviens deux trois paragraphes avant t'es comme ok à tanking parce qu'en plus toutes ces personnes là

Speaker: s'adressent aux uns les autres à la fois avec leur nom de démon, mais aussi leur nom de la personne qu'ils ont possédé et tout ça.

Speaker: Puis il t'explique aussi que là, les gens restent aussi à l'intérieur, mais ils sont digérés.

Speaker: Comme Walid, il est encore un petit peu dans Marie-Joseph.

Speaker: C'est pour ça qu'ils ont des espèces de soubresauts.

Speaker: C'est pour ça que quand Rémi a rencontré Philippe, Philippe était encore là.

Speaker: Mais là, Ulrich, il dit non, il a été digéré, il n'existe plus.

Speaker: Oui.

Speaker: Ça fait que c'est ça.

Speaker: Là, Rémi, éventuellement, en regardant Annabelle, il comprend.

Speaker: Il est comme un peu relâché de sa trance, j'ai l'impression.

Speaker: Tout le monde est un peu en trance.

Speaker: Tout le monde est un petit peu en trance, mais Rémi, à travers tout ça, comprend

Speaker: finalement, qu'Annabelle est responsable de la mort de sa blonde, qui a eu une leucémie... C'est une leucémie, en plus, c'est comme une leucémie foudroyante.

Speaker: Mais elle est morte instantanément.

Speaker: Comme le chapitre où Rémi se rappelle de ça, il est à l'hôpital.

Speaker: Puis, justement, tout ça se passe, puis Rémi...

Speaker: qui n'a pas tant de souvenirs, parce qu'encore une fois, potentiellement, qui était gelé par Annabelle, où est-ce qu'il dit « le docteur vient me parler, on m'explique que ma femme est vraiment malade, ok, comment on va la guérir?

Speaker: Non, vous allez rencontrer quelqu'un qui va vous vendre des services funéraires, elle est morte.

Speaker: » C'est un peu comme si lui, c'était ce qu'elle avait fait subir à Walid, où est-ce que Walid se réveille et il a déjà tué.

Speaker: là Rémi se réveille puis Caroline est déjà morte, I guess.

Speaker: Comme je sais pas trop.

Speaker: Tout ça se passe parce qu'Annabelle est chez Rémi puis Annabelle pendant un instant est genre wow, quelle belle famille que moi je pourrais jamais avoir.

Speaker: puis ça tue.

Speaker: C'est comme sa jalousie qui a inconsciemment créé cette malédiction-là.

Speaker: Cette situation-là.

Speaker: Puis là, bon, il y a une espèce de... Il y a comme une espèce d'autre bataille, un peu comme quand Annabelle se bat chez Walid, où est-ce que...

Speaker: Tout est un rêve.

Speaker: Tout le monde se bat comme dans un rêve.

Speaker: C'est très onirique comment tout se passe.

Speaker: L'ordre des moments n'est pas trop clair.

Speaker: Ulrich meurt dans cette bataille-là.

Speaker: Ulrich est dans le corps à ce moment-là de...

Speaker: Levasseur ou de Walid?

Speaker: Je pense même que c'est Oldrick.

Speaker: Oldrick, pardon, j'arrête pas de dire Oldrick, mais c'est Oldrick.

Speaker: Qui est dans le corps de Levasseur.

Speaker: Qui est dans le corps de Levasseur.

Speaker: Puis là, Marie-Joseph, on dirait que... Oldrick et Rémi meurent.

Speaker: Oui, Oldrick et Rémi meurent.

Speaker: Parce que...

Speaker: Annabelle, qui est complètement en transe, elle se lance vers Oldrick pour le poignarder.

Speaker: Finalement, oh, switcheroo, elle s'est lancée vers Rémy.

Speaker: Elle vient de poignarder plein de fois Rémy.

Speaker: Oui, puis après ça, elle poignarde Oldrick.

Speaker: Oui, elle réussit à poignarder.

Speaker: Anyway, Oldrick et Rémy, les deux meurent.

Speaker: Marie-Joseph est genre beaucoup plus relax que Aldric.

Speaker: Oui, parce qu'elle, ça fait partie du cycle.

Speaker: C'est comme il expliquait.

Speaker: C'est vrai.

Speaker: Qu'un des deux meurt, puis que l'autre, celui qui reste, reprenne un nouveau padawan, tu sais, qui va devenir Annabelle.

Speaker: Puis là, elle est comme, OK, bien, viens, on va aller en haut, puis on va posséder les filles, les deux filles, tu sais, les deux jeunes filles.

Speaker: Puis là, Annabelle...

Speaker: « Yo, fucking bitch, man.

Speaker: » Non, mais sérieux.

Speaker: Parce qu'elle fait comme si elle se faisait guider.

Speaker: Mais elle sait ce qui se passe, G. Oui.

Speaker: Elle sait très bien ce qui se passe.

Speaker: Oui, comme ça devient une espèce de trip un peu ésotérique.

Speaker: Comme si tu te faisais… Par tous les moyens possibles, elle essaie de se justifier qu'elle fait ça.

Speaker: « Ah non, finalement, ça va être chill.

Speaker: » Elle monte dans la chambre des filles.

Speaker: Ça, c'est fucking sale, bro.

Speaker: Les filles, elles se sont enfuies.

Speaker: Les filles ont eu la présence d'esprit d'ouvrir la fenêtre et de s'enfuir et d'aller se cacher dans le cours dans la forêt.

Speaker: Les filles voient par la fenêtre Annabelle et ce qu'ils perçoivent comme étant Walid.

Speaker: Ils sortent de leur cachette et viennent les voir.

Speaker: Maintenant que vous êtes là, on est en sécurité.

Speaker: Ils ont absolument confiance aveugle entre Annabelle et Walid.

Speaker: Puis eux, évidemment, vont profiter de ce moment-là pour... Ils absorbent leur âme et en même temps, ils prennent leur forme physique.

Speaker: Oui, et leur énergie et comme toute leur... Leur vie.

Speaker: Oui, toute leur vie.

Speaker: Puis ce que ça laisse derrière, c'est ça que Rémi avait vu, c'est l'enveloppe charnelle, vide.

Speaker: Puis là, justement, ils prennent... Parce que là, on s'entend qu'ils sont rendus des jeunes enfants, des jeunes ados.

Speaker: Puis là, ils sont capables de prendre...

Speaker: leur propre corps, mais elle dit que c'est vraiment léger parce qu'ils sont vidés justement de toute essence, nutriments, whatever.

Speaker: Puis là, ils vont les domper dans le bois, tu sais.

Speaker: Oui, ils vont domper les corps dans le bois.

Speaker: Même qu'ils disent qu'il y a comme un délai où les corps pourraient être réanimés.

Speaker: Ah ouais.

Speaker: Mais ils disent... Mais il n'y a rien qui se passe.

Speaker: Si on les dompe dans le bois, personne ne va tomber dessus avant une coupe de... Bien, s'ils les réaniment, il n'y a pas de son, il n'y a pas d'image.

Speaker: Il n'y a plus rien.

Speaker: Je pense que c'est des enveloppes.

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: Je...

Speaker: J'ai l'impression, en tout cas, moi, comment j'avais compris, comment que Marie-Joseph l'expliquait, j'avais l'impression qu'il y avait comme encore un potentiel de les sauver, genre, ces enfants-là.

Speaker: Mais peut-être pas.

Speaker: En fait, moi, justement, vu qu'ils disent...

Speaker: Le corps ne pèse plus rien parce qu'il est vide.

Speaker: Dans ma tête, c'est vraiment des carapaces.

Speaker: C'est des enveloppes qui ne restent plus rien.

Speaker: Ça se décompose très vite aussi.

Speaker: Ils vont les domper dans le bois et ils ne les enterrent pas.

Speaker: Il faut vraiment que personne ne trouve...

Speaker: le corps de deux petites filles qui sont en ce moment à l'école du coin.

Speaker: Ça, c'est quand même très particulier.

Speaker: Mais justement, en rentrant en dedans, elle regarde le corps d'Huldrick et il est redevenu un vieux monsieur à ce moment-là.

Speaker: Ils reprennent leur forme.

Speaker: Ils sont genre des doppelgangers, vampires, démons, énergivores...

Speaker: comme immortel, I guess?

Speaker: Genre?

Speaker: C'est toute une entité.

Speaker: Mais bon, tout ça pour dire qu'encore, ah, man...

Speaker: Comment ça t'a trahi, toi, les deux filles?

Speaker: Yo, bro, c'est tellement... Tu sais moi comment j'aime pas ça?

Speaker: La mesquinerie.

Speaker: Pis la tromperie.

Speaker: Pis genre, ces filles-là, elles font absolument confiance à Annabelle.

Speaker: Annabelle, elle sait... Annabelle, elle est pas possédée, là.

Speaker: Non.

Speaker: Elle sait très bien ce qu'elle fait.

Speaker: Pis elle décide, encore une fois, de « OK, on va les tuer, ces deux filles-là.

Speaker: On va voler leur âme pis leur corps. »

Speaker: Puis on va revenir.

Speaker: Après ça, Annabelle, elle rentre au secondaire.

Speaker: Comme elle se refait une vie en tant que fille de genre 13-14 ans.

Speaker: C'est carrément un cauchemar.

Speaker: C'est absolument pas quelque chose que j'aimerais revivre.

Speaker: C'est que c'est... Aucune rédemption pour Annabelle.

Speaker: Puis c'est là... Tout le long du livre, c'est comme si toutes les actions que tu vois Annabelle prendre...

Speaker: te disent comme « Hey, elle, c'est la méchante du livre.

Speaker: » Mais vu que tu vois tout de son point de vue, on dirait que tu ne veux pas y croire.

Speaker: Il va y avoir une rédemption.

Speaker: Elle va trouver une manière de... Je ne sais pas.

Speaker: Comme tu ne veux pas...

Speaker: croire que le personnage que tu suis depuis tout ce temps-là, puis de qui tu comprends les états d'âme, puis ce qui, dans une certaine mesure, ce qui fait en sorte qui elle est, que c'est elle la méchante, puis que genre, au moment crucial,

Speaker: elle va fucking backstab des gens qui ont une confiance aveugle en elle, qui sont absolument innocents, puis elle y pensera pas deux fois, G, puis c'est fucking rough afin de se dire comme « Hey, c'est sans merci, bro. »

Speaker: C'est sans merci.

Speaker: Oui, c'est pour ça que j'ai trouvé ça génial.

Speaker: Quand je parlais tantôt de dégringolade, ça marche tellement bien justement parce que ça va au bout de cette dégringolade-là selon ce qui a été établi dans le livre.

Speaker: Parce que oui, Annabelle, tous les sentiments positifs qu'elle vit ou qu'elle véhicule...

Speaker: c'est une construction parce qu'elle est un monstre, en fait.

Speaker: Exact.

Speaker: Oui, non, for sure.

Speaker: Oui, je sais, exact, mais c'est pour ça que c'est débile parce que tu dis prise de conscience, puis c'est ça que tu aimerais, on dirait, puis que finalement, comprendre qu'elle est humaine, mais elle n'est pas humaine.

Speaker: Elle est un de ces monstres-là.

Speaker: Puis...

Speaker: Elle, sa prise de conscience, c'est « Je suis un de ces monstres-là.

Speaker: Puis je suis cet être supérieur-là et je n'ai pas le choix de faire ça parce que c'est ma destinée.

Speaker: » Mais elle a le choix.

Speaker: Moi aussi qu'elle a le choix.

Speaker: For sure, for sure, elle a le choix.

Speaker: Mais est-ce qu'on peut en vouloir à un prédateur de manger ses proies?

Speaker: Parce que dans l'ordre établi de cette hiérarchie divine-là, démoniaque-là,

Speaker: Elle, c'est une prédatrice et on est ses proies.

Speaker: Puis ça donne juste qu'elle est tombée sur un kid's meal.

Speaker: Elle avait le choix, bro.

Speaker: Elle a fait le choix plein de fois dans les 25 dernières années de ne pas tuer bien du monde.

Speaker: Oui, contre nature.

Speaker: Puis comme je vous disais, ça aurait été pire.

Speaker: Elle s'est battue contre nature.

Speaker: Sa volonté quand même à travers tout ça.

Speaker: Je ne suis pas en train de dire que c'est correct ce qu'elle a fait.

Speaker: Ce n'est pas ça que je dis.

Speaker: Ça ne m'aurait pas dérangé qu'Annabelle meure, mettons.

Speaker: Puis je n'aurais pas été triste qu'elle meure.

Speaker: Je suis plus triste que Rémi meure.

Speaker: Parce que moi, en tant qu'humain, je m'attache plus à Rémi.

Speaker: Mais je ne me vois pas dans le personnage d'Annabelle.

Speaker: Puis je pense que c'est ça.

Speaker: C'est là le tour de force.

Speaker: Moi, c'est la tromperie, bro.

Speaker: Non, non.

Speaker: Il est de retour à la tromperie.

Speaker: Mais c'est...

Speaker: C'est des doppelgangers.

Speaker: Avec les enfants.

Speaker: Elle est un monstre en déguisement.

Speaker: Elle est un monstre en déguisement.

Speaker: Il n'y a pas de... La tromperie, c'est... C'est elle qui faisait semblant d'être humaine.

Speaker: Mais je comprends définitivement que ça aurait pu être une avenue, l'idée que soudainement... Non, mais les filles auraient dû...

Speaker: Il a dû se sauver!

Speaker: Non, moi, ça m'a fait mal aussi!

Speaker: Je ne dis pas que ce n'est pas la bonne décision d'avoir écrit ça comme ça, mais je dis que moi, ça me fait de la peine.

Speaker: Oui!

Speaker: Mais attends, moi, c'est de me chercher aussi.

Speaker: Les filles qui les voient, puis elles font « Annabelle Wallet!

Speaker: » Puis elles sortent de leur cachette, elles sont comme « Ah, enfin, on est en sécurité! »

Speaker: Je pense en plus qu'elle dit les bonnes filles, elle les encense, elle fait comme « wow, elles sont tellement géniales, mon Dieu, elles sont hotes ».

Speaker: Même comme elle applaudit leur dré brouillardise d'être sortie par la fenêtre et d'avoir compris le danger.

Speaker: Aïe, aïe, aïe, mais c'est pour ça que cette fin-là, elle fait aussi mal.

Speaker: Comme, quand, tu sais, je le disais tantôt, quand il y a le bout où est-ce qu'il y a le vieux monsieur qui arrive avec son gun, j'étais genre, oh là là, vers quoi tout ça s'en va?

Speaker: Et finalement, que tout explose autant que ça, comme, tu sais, c'est un crescendo qui n'arrête pas jusqu'aux dernières pages, tu sais.

Speaker: Genre comme, ah non, elle ne va pas vraiment, ah non, ah c'est pas vrai, ah non, elle ne va pas vraiment, elle ne va pas vraiment prendre, ah oui, elle l'a fait.

Speaker: Puis tu sais, on dirait que son seul salut là-dedans, c'est d'avoir demandé à Marie-Joseph, « Il continue-tu d'exister?

Speaker: » Elle sait que Marie-Joseph, elle a beau chédié.

Speaker: Elle fait juste ça pour se donner bonne conscience.

Speaker: « Go, go, go, j'ai besoin d'un apprenti.

Speaker: J'ai besoin de mon Padawan.

Speaker: » Parce que là, c'est ça qu'Annabelle devient finalement.

Speaker: Oui, puis Annabelle, ce qu'elle dit, c'est « Go, go, go! »

Speaker: justifie ce qu'on est en train de faire.

Speaker: Dis-moi n'importe quoi pour me faire s'en tirer bien parce que je sais que c'est fucking sale.

Speaker: Je comprends ton point.

Speaker: Un loup est un loup et tous ces trucs-là.

Speaker: Moi, ça m'a fait penser à un livre que j'ai lu quand je suis au cégep qui s'appelait « Les tambours de la pluie ».

Speaker: Ishmael Kadar, un auteur albanais.

Speaker: Je suis arrivé en retard dans mon cours de français.

Speaker: C'était le cours où il fallait choisir un livre qu'on allait lire et sur lequel on allait faire une présentation orale.

Speaker: Le prof m'avait dit des livres restants.

Speaker: Il était comme « Ah, prends celle-là, c'est bon ».

Speaker: C'est l'histoire d'une forteresse albanaise qui est assiégée par une armée turque au 15e siècle.

Speaker: Tu as comme un genre de château, forteresse, qui est entouré par l'armée des turcs.

Speaker: Dans le fond, les turcs vont juste chiller dans leur campement jusqu'à temps que les Albanais manquent de bouffe et meurent.

Speaker: Un siège classique.

Speaker: Comment le livre est formaté?

Speaker: Chaque chapitre commence par...

Speaker: un genre de deux pages très rapides, écrits quasiment comme un rapport, tu sais.

Speaker: de qu'est-ce qui se passe dans la forteresse.

Speaker: « Ah, on a fait ci, restant de ration, nanana... » C'est très... Ça sert d'un rapport administratif, presque, de comment se passent les opérations dans la forteresse.

Speaker: Puis après ça, tout le reste du livre, à chaque chapitre, les 50 autres pages, je ne sais pas pourquoi,

Speaker: C'est l'histoire de personnages précis que tu suis dans l'armée turque.

Speaker: Ah, wow, OK.

Speaker: Ça fait que c'est comme, bon, bien là, on est au camp, on fait ci, on fait ça, etc.

Speaker: Puis il se passe des affaires entre eux autres.

Speaker: C'est vraiment ça, les personnages que tu suis, personnellement.

Speaker: Ça fait que tu as toujours ces deux perspectives-là.

Speaker: Une perspective du camp albanais, très sec, très direct, très administrative.

Speaker: Puis une perspective beaucoup plus personnelle du camp des Turcs.

Speaker: Ce qui fait en sorte qu'à la fin du livre, malgré que les Turcs sont clairement les méchants,

Speaker: tu n'as pas le choix de t'être attaché à leurs enjeux et ce qui se passe avec eux d'un point de vue personnel.

Speaker: Parce que c'est les seules personnes que tu as appris à connaître.

Speaker: Tu as vu l'histoire de leur perspective à eux, mais pas juste eux.

Speaker: Aussi un peu de la perspective des Albanais, mais d'une manière beaucoup plus dépersonnalisée.

Speaker: Puis ça fait en sorte que tu arrives à la fin du film, puis tu n'as pas vraiment de parties prises les uns pour les autres parce que tu t'es fait donner la perspective des deux côtés parfaitement balancée pour que

Speaker: toi-même, tu es investi personnellement également dans les deux.

Speaker: C'est peut-être pas clair ce que j'essaie de dire, mais c'est qu'il y a un côté gentil puis un côté méchant.

Speaker: Oui, oui.

Speaker: Mettez la perspective du côté des méchants.

Speaker: Il te parle beaucoup des méchants puis pas beaucoup des gentils.

Speaker: Ça fait que le ballant pour toi, comme dans ton cœur, mettons, le ballant vient shifter pour devenir presque égal.

Speaker: Tu es comme « fuck, c'est vrai, dans le fond, c'est chien pour les Albanais, mais personnellement, les Turcs, je suis investi dans ce qui se passe avec eux. »

Speaker: Et tout ça pour dire qu'à la fin de la lecture de ce livre-là, que j'ai fait quand j'avais, je ne sais pas, 17-18 ans, j'ai comme fait une prise de conscience parce que je me disais « Wow!

Speaker: La perception que j'ai de ces enjeux-là est influencée par la perspective que j'ai sur les enjeux. »

Speaker: Puis ça, c'est quelque chose qui est quand même clé à se rendre compte quand tu es, je pense, un ado.

Speaker: Puis ça va t'aider pour le reste de ta vie.

Speaker: Ta perception des événements est dictée par la perspective que tu as sur ces événements-là.

Speaker: Puis là-dedans, c'est la même chose.

Speaker: C'est...

Speaker: tout le long, tu sais qu'Annabelle, c'est la méchante, mais vu que tu vis ça à travers ses yeux à elle, les yeux de ses amis, c'est comme si tu ne veux pas y croire, tu ne veux pas la mettre dans la cause méchante.

Speaker: C'est pour ça que jusqu'à la fin, tu as l'impression qu'Annabelle, il va avoir une rédemption et qu'elle va sauver quelqu'un.

Speaker: Donc, pensez à ça.

Speaker: Dans la vie, votre perception est affectée par votre perspective.

Speaker: Plus tôt que vous le comprenez, mieux ça va se passer pour vous, mais étonnez-vous pas de vous rendre compte qu'à 30, 40, 50, 60 ans, il y a des gens qui n'auront jamais compris ça, puis ça va créer d'autres problèmes dans le monde.

Speaker: C'est la leçon que je retiens et que je vais donner.

Speaker: Ça va, oui.

Speaker: Mais moi, j'avais une question.

Speaker: Vas-y.

Speaker: Pourquoi elle m'utilise du monde?

Speaker: Parce que c'est son sentiment de supériorité, en fait, qui transparaît à travers tout ça.

Speaker: C'est qu'elle peut manipuler les gens, puis...

Speaker: comme, ils sont que de chair et d'os, tu sais, c'est un petit peu ça, les limites qu'elle teste, j'ai l'impression.

Speaker: Oui, mais pourquoi c'est ça qu'elle veut faire, tu sais, c'est comme, c'est comme les gens qui sont cruels avec les animaux, tu sais, tu peux avoir des animaux puis chiller puis aller au parc puis lancer le frisbee, pas obligé de mutiler ton chat, là, tu sais.

Speaker: Non, définitivement, exactement, tu sais, mais ça montre justement qu'est-ce qu'Annabelle est réellement, tu sais.

Speaker: Exact, c'est ça.

Speaker: Mais en tant que lecteur, je ne sais pas pour toi, mais pour moi, on dirait que tu ne veux pas te l'avouer pendant tout le livre.

Speaker: Tu es comme « non, non, non ».

Speaker: Puis c'est la même chose quand tu as des amis qui font des affaires « fucked up ».

Speaker: Puis on dirait que c'est facile de le justifier d'une X manière, le contexte.

Speaker: Puis tu es comme « attends ».

Speaker: Attends un petit peu, reprends.

Speaker: un pas de recul.

Speaker: Il y a des mouches, il y a des marins, il y a du pollen, il y a du toxique.

Speaker: On est dans la nature à la bonne.

Speaker: Mais, tu sais, ça fait preuve, c'est que ça montre tellement bien son personnage égoïste.

Speaker: Tout ce qui compte pour Annabelle, c'est ce qui touche à Annabelle.

Speaker: Ses amis sont un peu des extensions de ses désirs.

Speaker: C'est le monde qu'elle s'est créé.

Speaker: Quand tu rentres

Speaker: quand il y a un problème dans le monde qu'elle s'est construit, c'est là qu'elle a de l'empathie ou de la bienveillance ou whatever parce qu'elle ne revient jamais sur les affaires qu'elle a faites.

Speaker: Elle a quand même mutilé, torturé du monde.

Speaker: Ça, c'est tellement présenté de manière anodine

Speaker: Elle s'en fout.

Speaker: Elle s'en fout.

Speaker: Elle s'en fout.

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Speaker: Elle s'en fout.

Speaker: Elle s'en fout.

Speaker: Elle s'en fout.

Speaker: ça précisément, pourquoi elle fait ça?

Speaker: Parce qu'elle ne l'explique pas quand elle en retire du désir.

Speaker: Ce n'est pas quelque chose qui est expliqué dans l'espèce d'index de comment les vampires fonctionnent à la fin, mettons.

Speaker: Ils fonctionnent, mais c'est drôle parce qu'on en a parlé.

Speaker: Quand j'ai fini le livre, la première chose que je t'ai écrite, c'est « What in the sun Barlow is this twist? »

Speaker: Parce que Immortality, qui est un jeu qu'on a couvert au podcast slash émission de radio de Dominique Arsenault, que vous avez déjà vu sûrement au Grand Attrapage, ou que vous écoutez justement sous la grande ludothèque, qui est jeudi à 16h sur CISM 89.3 Lamarge.

Speaker: Parce que je l'ai fait récemment, donc j'ai encore son intro en tête.

Speaker: On a parlé des jeux de Sam Barlow qui sont des espèces d'oeuvres interactives entre cinéma et jeux vidéo.

Speaker: Puis Immortality, la grosse twist malheureusement, c'est que justement on suit la carrière

Speaker: d'une actrice qui a disparu après trois films, puis nous, à travers les bobines de ces films-là, puis des outtakes, puis des parties de ces trois films-là, on doit comprendre qu'est-ce qui est arrivé à... Comment elle s'appelle déjà, tu te rappelles-tu?

Speaker: Marcella Wallace?

Speaker: Marcella Wallace, bref.

Speaker: Et en faisant des manipulations avec la bobine, on est capable de voir...

Speaker: des êtres bizarres qui prennent le contrôle des acteurs.

Speaker: J'étais comme, oh my God!

Speaker: C'est un peu ça!

Speaker: C'est un peu ça, l'espèce de vampire

Speaker: qui vit sous la peau de quelqu'un d'autre.

Speaker: Sauf que dans Immortality, c'est des entités qui sont un peu ennuyées de la vie.

Speaker: Mais là, quand un des deux découvre le cinéma, c'est incroyable.

Speaker: Je peux vivre comme plein de couches en même temps.

Speaker: Je personnifie quelqu'un qui personnifie d'autres gens.

Speaker: Comme Robert Downey Jr. dans « On a plein de dudes ».

Speaker: Exact.

Speaker: Ça m'a fait beaucoup penser à ça, mais à part de ça, c'était quand même... Ça t'a-tu rappelé d'autres oeuvres, mettons?

Speaker: La manière dont on s'est présenté, comme le truc de jeunesse, ça faisait un petit peu...

Speaker: Stand by me, la gang de jeunes qui découvrent un cadavre, mais là, comme ils en sont responsables, tu t'attendais-tu à un meurtre straight up?

Speaker: J'ai l'impression que rapidement, on comprend... Oui, je pense qu'on comprend vite que ça va être ça.

Speaker: La gravité de l'acte est quand même très intense.

Speaker: Je pense qu'assez vite même, ils disent... On a tué quelqu'un, je pense, ou aller dire « On l'a tué!

Speaker: » Oui, c'est ça.

Speaker: Même, il nomme Claude Parent, tu sais, au début, il réfère toujours à cette personne-là avec son full government name.

Speaker: Claude Parent.

Speaker: Claude Parent.

Speaker: Qu'est-ce qui est arrivé, Claude Parent?

Speaker: Tu parlais de ARG tantôt, mais il y avait des petits indices sur l'histoire qui nous avaient déjà été donnés avec la première couverture.

Speaker: Est-ce que tu as vu le titre de l'oeuvre qui est sur la couverture?

Speaker: Je ne me rappelle pas, mais oui, je l'avais vu un moment donné.

Speaker: Tu avais dû checker?

Speaker: Parce que c'est « Il noce de Benevento » qui veut dire « Le rassemblement de sorcières » Incroyable!

Speaker: C'est ça.

Speaker: « The walnut tree in Benevento, the witch's sabbat » Ça, c'est quand même très, très cool.

Speaker: Une petite touche par rapport à la sorcière.

Speaker: Sinon, là je rentre dans les points qui me restent.

Speaker: Je ne sais pas si tu avais un gros topic.

Speaker: Moi je suis done.

Speaker: Ok, parfait.

Speaker: Je vais y aller avec juste une petite suggestion d'oeuvre qui m'a fait penser à ça, qui n'a pas nécessairement un rapport d'horreur nécessairement avec... qui n'a pas nécessairement un manga d'horreur, mais Bokutachi ga Yari Mashita.

Speaker: de Munayuki Kaneshiro, qui est l'auteur, entre autres, de Blue Lock et Jagan.

Speaker: Il a fait un manga qui s'appelle, justement, en français, On l'a fait.

Speaker: Puis tu suis, justement, des ados qui, dans leur idée complètement farfelue, pour se venger d'un lycée rival, ils vont mettre des petites bombes qui vont faire exploser pour faire paniquer tout le monde, sauf qu'ils mettent une bombe à côté de la réserve de propane de l'école.

Speaker: Puis là, il y a 12 étudiants qui meurent.

Speaker: Classic gars de la barre.

Speaker: Exact.

Speaker: Puis là, dans le fond, c'est tout le manga, c'est eux qui essayent de survivre par rapport à cette culpabilité-là, puis en se regardant tout le temps, comme est-ce que tu vas, puis la paranoïa qui rentre là-dedans, puis éventuellement les histoires qui s'expliquent pour faire, finalement, c'était peut-être pas nous.

Speaker: Parce que là, un des gars, son père est riche, puis il paye quelqu'un pour faire semblant que c'était lui qui avait mis la bombe.

Speaker: Puis c'était juste un mauvais timing.

Speaker: Parce que les gars aussi, ils passent dans quelques chapitres avec les gars.

Speaker: Tu vois qu'ils essayent de rationaliser constamment aussi ce qui est arrivé.

Speaker: Tu sais, même Walid, un moment donné, il est genre… Bon, Walid, éventuellement, il les rationalise en disant « Il faudrait juste que je me tue.

Speaker: Ça va être plus simple pour tout le monde.

Speaker: » Mais aussi, des fois, ils l'expliquent.

Speaker: Puis ils sont comme… Tu sais, même Philippe, le seul chapitre où il y a Philippe quand il a 12 ans,

Speaker: Il est genre, on n'avait pas le choix.

Speaker: Rapidement, si on n'avait pas le choix, il fallait faire ça.

Speaker: Je comprends.

Speaker: Il faut que tu te protèges à travers tout ça, I guess.

Speaker: Bref, très bon.

Speaker: On l'a fait, si vous voulez lire un petit truc comme ça.

Speaker: Ça m'a aussi rappelé un autre livre que j'ai lu quand j'étais plus jeune, mais beaucoup moins complexe que celui que tu as expliqué.

Speaker: C'est juste parce que la référence au...

Speaker: de l'entité qui prend contrôle du corps à travers les âges.

Speaker: J'ai lu un livre très bizarre que j'ai acheté au hasard qui s'appelle « Le Manitou » de Graham Masterton.

Speaker: Il fallait que je retrouve ça parce que j'étais comme « Oui, j'ai lu ça!

Speaker: » Puis c'est une madame qui se réveille avec une tumeur dans le cou

Speaker: Puis la tumeur, elle commence à grossir jusqu'à temps que ça commence à prendre la forme d'un fœtus, puis comme d'un « grown ass man » éventuellement à travers.

Speaker: Et c'est une malédiction autochtone qui est en train de grandir dans la madame, puis que genre il y a un chaman extrêmement puissant qui va sortir, puis qui va tuer tous les Blancs.

Speaker: Le Manitou gagne.

Speaker: Le Manitou.

Speaker: Un mauvais livre d'horreur.

Speaker: Puis dernière petite affaire que je n'ai pas réussi à plugger pendant le livre, c'est l'autre parce qu'elle t'a parlé de mots puis de niveau de français.

Speaker: Puis à trois reprises dans le livre, elle utilise le terme « enfractuosité ».

Speaker: Puis ça, ça m'a... C'est pas venu me chercher, mais quand je l'ai vu la deuxième puis la troisième fois, parce qu'il a fallu que je le google la première fois.

Speaker: Puis ça veut dire un trou irrégulier dans quelque chose.

Speaker: Mais il l'utilise pour parler de genre les trous dans la route.

Speaker: Mais trois fois.

Speaker: C'est tout ce que je voulais dire.

Speaker: C'était correct de juste utiliser « Trouve tout dans la route » au lieu d'enfractuosité parce que ça m'a beaucoup marqué à travers la familiarité du langage que des fois, il y a ces trucs-là.

Speaker: J'ai aussi une note dans mon sel.

Speaker: Je ne sais pas si tu fais ça, mais j'ai une note dans mon sel.

Speaker: Quand je lis un livre et qu'il y a des mots que je ne connais pas, je les note.

Speaker: pour éventuellement les utiliser plus tard, probablement de la mauvaise manière, comme j'utilise trop souvent le mot vernaculaire.

Speaker: Mais en franxiosité, on va maintenant partir.

Speaker: Puis maintenant, c'est sûr que dans un des prochains podcasts, il va falloir que quelqu'un spotte.

Speaker: Je vais trop l'utiliser.

Speaker: Ça va revenir.

Speaker: Bref, moi, c'était toutes les petites affaires que j'avais notées, que je voulais rajouter.

Speaker: C'était...

Speaker: « Ah!

Speaker: On peut parler un petit peu de Jusqu'au déclin?

Speaker: » Il y a quelque chose dans l'écriture de... Il y a quelque chose dans l'écriture de Léravisseur, ce qui m'a rappelé Jusqu'au déclin, dans la manière d'apporter des choses.

Speaker: Puis il y a comme tout le temps une espèce de dose de « Tu pensais que c'était ça que c'était, mais c'était pas ça que c'était.

Speaker: » Puis dans Jusqu'au déclin, moi, c'est ça qui m'avait fait vraiment triper.

Speaker: De un, bien là, désolé, il va y avoir des spoilers, Marc-André Gondin, c'est le premier qui meurt.

Speaker: Puis ça, je trouve ça génial parce que c'était la plus grosse tête d'affiche.

Speaker: Puis là, ça, c'est comme « Oh! »

Speaker: Moi, en tant que spectateur, il y a quelque chose de très méta dans « Wow, le gars connu, c'est lui qui claque en premier ».

Speaker: Ça, c'est toujours très drôle comme manière de l'approcher.

Speaker: Je ne sais pas si c'est les scénaristes qui choisissent ça ou whatever, mais c'était vraiment très hot.

Speaker: Et le switch de personnage principal.

Speaker: Honnêtement, je l'ai vu quand il est sorti, ça fait un bout, mais à la fin, c'est… À la fin, le gars principal reçoit une balle en tête, puis là, la caméra fait juste…

Speaker: à la personne qui est avec lui.

Speaker: Et là, soudainement, cette fille-là devient le personnage principal.

Speaker: Puis à la fin, ça finit comme au char.

Speaker: Ça fait longtemps que je l'ai vu.

Speaker: Moi aussi, mais ça, ça m'avait définitivement marqué de ce changement

Speaker: pendant l'histoire, pas comme au début, j'entrais tard dedans.

Speaker: Puis j'ai trouvé qu'il y avait un petit peu de ça aussi dans Les Ravisseuses.

Speaker: Un peu Backrooms-ish.

Speaker: Oui, un petit peu.

Speaker: Attends, pourquoi Backrooms-ish?

Speaker: Il switch le protagoniste.

Speaker: Je ne l'ai pas vu encore.

Speaker: T'aurais pas dû me poser la question?

Speaker: Ah!

Speaker: Ah!

Speaker: Ah!

Speaker: Mais dans Les Ravisseuses, il amène beaucoup de ça justement.

Speaker: Puis j'ai trouvé ça vraiment… Justement, ça nous tient vraiment en haleine.

Speaker: C'est un excellent roman.

Speaker: Moi, c'est ça mon mot de la fin.

Speaker: J'ai beaucoup aimé ça.

Speaker: Je n'ai pas lu beaucoup d'horreur Keb.

Speaker: Je n'ai jamais lu de Patrick Sénécal, honnêtement.

Speaker: Moi, j'ai lu deux livres de Patrick Sénécal dans les derniers mois.

Speaker: Le premier qui était « Sur le seuil », puis ensuite « Le passeur », que j'ai trouvé dans des friperies.

Speaker: Le passeur, en plus, j'ai trouvé de l'argent américain dedans.

Speaker: Ah, c'est celui-là?

Speaker: Oui.

Speaker: Wow.

Speaker: Non, c'était cool aussi.

Speaker: Je veux dire, on pourrait en parler forever.

Speaker: Oui.

Speaker: Mais les ravisseuses, définitivement, un must-buy.

Speaker: Très cool, très heureux de voir ce que Charles Dionne va faire avec.

Speaker: Il y a quelque chose aussi de très cinématographique dans la manière de parler peut-être.

Speaker: J'imaginais quand même le film qui pourrait être découpé en plans.

Speaker: Il y aurait comme un storyboard simple à faire avec ça.

Speaker: Je ne sais pas s'il a peut-être même été pensé à une adaptation cinématographique.

Speaker: J'ai vu justement un extrait encore une fois d'un podcast où il disait que pour ça, il s'était vraiment permis de ne pas penser justement au budget et tout ça.

Speaker: Je pense que c'est extrêmement chargé.

Speaker: Si tu veux faire un film avec ça, évidemment, il y a comme deux époques.

Speaker: Il y a des shoots en forêt.

Speaker: C'est lourd.

Speaker: Je comprends que ça peut avoir l'air qu'il ne se passe pas grand-chose et qu'on est dans la nature.

Speaker: Il n'y a pas de vaisseau.

Speaker: Mais surtout en film québécois, ça va très, très, très vite.

Speaker: Surtout quand tu veux faire des trucs un peu d'époque.

Speaker: J'ai checké, en tout cas je ne vais pas rentrer là-dedans, mais je checkais un film québécois récemment, qui est un film récent qui se passe dans les années 70.

Speaker: Puis tu vois, bro, toutes les scènes dehors, là, je shoot ça à 85 mm, man.

Speaker: Faut pas qu'on voit... Bien tête!

Speaker: Bien tête, là, tu sais, faut pas qu'on voit rien de ce qui se passe autour.

Speaker: Fait que... Non, mais ça m'étonnerait pas qu'il y ait du monde qui saute là-dessus pour essayer d'en faire une adaptation, mais je pense que lui, il l'a écrit comme... Comme un livre, là, tu sais.

Speaker: That's it?

Speaker: That's it, la gang.

Speaker: Prochain épisode, on sait pas.

Speaker: Ou... I don't know.

Speaker: Ou peut-être qu'on sait déjà, mais que... Puis ça, je trouve que c'est ça qui est le fun avec Aucune promesse.

Speaker: C'est qu'avec Le Grand Attrapage, on n'aurait pas pu faire ça.

Speaker: À une semaine d'avis, changer totalement d'idée, acheter un livre, wreak ça dans un champ freaking nowhere à Sainte-Rose ou à Fort Breville.

Speaker: Je sais plus... Je sais pas c'est quoi la délimitation, mais bon...

Speaker: Ça c'est le fun.

Speaker: On a des idées pour des affaires.

Speaker: Si vous avez des idées, parlez-nous-en sur le Discord.

Speaker: Aucune promesse.

Speaker: Yes!

Speaker: Retrouvez-nous sur le Discord.

Speaker: À la prochaine!

Speaker: Ciao!

Speaker: Yo, ça wreck encore!

Speaker: Ça marche!

Speaker: Ça marche, notre affaire!

Speaker: Ok, attends, je coupe ça.

Speaker

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