Transcript
Speaker: Bonjour et bienvenue sur nos deux centimes le podcast où on parle de nos vies relationnelles et de Dieu.
Speaker: Ici Sophie et je suis très contente de vous retrouver après cette absence longue.
Speaker: Sam nous avait manqué de parler de nos relations derrière un micro et on se retrouve avec cet épisode des experts pour la saison la plus courte de l'histoire de nos deux centimes.
Speaker: On fait deux épisodes pour conclure la saison.
Speaker: A la base, c'était censé être des questions que vous, vous nous posez, mais comme d'habitude, on a un petit peu de mal à recevoir vos questions.
Speaker: Donc en fait, là, cette année, c'est mes questions, quoi.
Speaker: Les choses que j'avais envie de réfléchir sur l'amitié.
Speaker: Et on en discute.
Speaker: Et puis après, on a des questions de chat de GPT.
Speaker: Vous allez voir, on fait assez facilement la différence entre les questions d'humains et les questions de chat de GPT sur les relations.
Speaker: Un épisode très sympa et un peu silencieux.
Speaker: Ça ne nous arrive pas souvent les experts d'être silencieux.
Speaker: Mais on a eu beaucoup de matière à réfléchir.
Speaker: Et j'espère que vous pouvez entendre que pour nous aussi l'amitié c'est un chemin de croissance.
Speaker: J'espère que ça vous encourage à persévérer, à faire de la place pour l'amitié dans vos vies.
Speaker: Parce que c'est beau.
Speaker: Allez, bon épisode à vous.
Speaker: Bienvenue, bonsoir!
Speaker: Alors on va commencer ces deux épisodes avec cette question Est-ce qu'un vrai ami doit dire quand une tenue est moche ou que t'as un truc entre les dents?
Speaker: Même si ça fait mal!
Speaker: Carrément.
Speaker: Moi, je pense que carrément, c'est nécessaire de le dire.
Speaker: En fait, je pense que si la personne, elle peut y faire quelque chose sur le moment, on peut le dire.
Speaker: Genre, t'as un truc entre les dents, tu le dis direct à la personne, elle peut régler ça et t'as pas toute la salle qui pense toute la journée, elle a un truc entre les dents.
Speaker: Par contre, si c'est quelque chose, la personne peut rien y faire, ça fait partie de qui elle est ou de son apparence, c'est complètement autre chose.
Speaker: Par exemple, t'as les dents jaunes, par exemple, je le dirais pas, tu vois.
Speaker: Ou je ne sais pas, on ne voit pas ta coupe de cheveux, c'est trop tard.
Speaker: Tu peux le dire avant la prochaine fois qu'elle aille chez le coiffeur.
Speaker: Je pense qu'il faut quand même le dire parce que sinon tu vas oublier de le dire.
Speaker: Et puis si elle revient la prochaine fois avec la même coupe de cheveux et qu'à partir de combien de fois elle se fait couper les cheveux, tu lui dis...
Speaker: Après, il y a des trucs aussi, il faut assumer que c'est subjectif.
Speaker: Tu peux très bien ne pas aimer cette coupe de cheveux, mais ça ne veut pas dire qu'elle est moche, ça veut juste dire que ce n'est pas ton style.
Speaker: Moi, je ferais la différence entre le truc entre les dents ou la braguette ouverte, où là, vraiment, c'est sauver ta pote, ou le maquillage mal mis, tu vois.
Speaker: Des trucs où, en fait, c'est juste que tu n'aimes pas ton style, tu n'aimes pas ce manteau, et alors, tant pis pour toi.
Speaker: Oui, par exemple, si ce manteau lui fait... Par exemple, moi, j'adorais les pulls jaunes.
Speaker: Et en fait, je me suis acheté genre 4-5 pulls jaunes, même jaune moutarde, j'adore ça, jusqu'à ce que quelqu'un me dise, quand tu mets un pull jaune, on dirait que tu es malade.
Speaker: Et quand je regarde les photos, j'ai l'air vraiment au bout de ma vie à chaque fois que j'ai un pull jaune.
Speaker: Donc maintenant, j'ai une grande tristeza.
Speaker: Et je suis contente qu'une amie m'ait dit ça.
Speaker: Non, mais il y a un peu ce truc de quand tu es amie, tu peux te dire des trucs qui ne sont pas hyper faciles à entendre, mais c'est vrai qu'il y a du subjectif, mais...
Speaker: C'est pour moi, je sais que quand je ne connais pas quelqu'un notamment et qu'il y a le bout de salade entre les dents, je me dis, c'est une marque de respect que de dire, t'as un bout de salade entre les dents.
Speaker: Même quelqu'un que tu ne connais pas trop?
Speaker: Bah oui, je me dis, comment est-ce que je peux construire une relation?
Speaker: comment, d'ouverture, de dialogue.
Speaker: Oui, mais parce que tu penses d'ailleurs avoir une relation.
Speaker: Je t'avoue que moi, si c'est quelqu'un que je connais pas trop, je vais rien dire, je pense que je vais faire comme si de rien n'était.
Speaker: Mais... Ah ouais?
Speaker: Ah oui?
Speaker: Non, mais ça se fait pas, en covoit, t'as le conducteur qui a un truc de salade entre les dents, tu dis, ah, t'as de la salade entre les dents.
Speaker: Je dis rien, je fais semblant tout le long, j'ai rien vu.
Speaker: Par contre si c'est une amie, oui je lui dis, mais sinon je me dis je vais pas embêter la personne avec son goût de salade tu vois.
Speaker: Ah mais donc toi c'est vraiment la marque d'une vraie amitié c'est quand tu peux dire à la personne que tu as un goût de salade.
Speaker: Non mais pas d'une vraie amitié mais au moins d'une connaissance quoi, de l'autre.
Speaker: Ok.
Speaker: Tu vois même si je reçois quelqu'un en entretien pastoral, il a quelque chose entre les dents, je lui dis rien.
Speaker: Tu vois, je commence pas... Même quelqu'un que je connaîtrais, tu vois, je commence pas à l'entretien en lui disant « Excuse-moi, je peux pas aller plus loin.
Speaker: » Mais non, mais parce que moi, je me dis, si tu te retrouves dans la glace après et que tu vois que t'as un truc et que tu dis « Mais la personne, elle m'a pas dit.
Speaker: Qu'est-ce qu'elle m'a pas dit d'autre?
Speaker: Moi, c'est ça.
Speaker: » Ah, ok.
Speaker: Intéressant.
Speaker: Ouais, moi, je pense que j'aurais besoin que les gens me le disent aussi.
Speaker: C'est un truc que je peux modifier tout de suite.
Speaker: Je préfère qu'un inconnu.
Speaker: Sur le coup, c'est peut-être pas très agréable, mais après, avec le recul, t'es quand même content, quoi.
Speaker: Moi si je suis vibe, si c'est tout de suite gérable, par contre il faut essayer de le dire discrètement, de ne pas le dire.
Speaker: J'avais une copine qui disait, t'as vu t'as un bouton là, les boutons c'est horrible, qu'est-ce qu'on fait avec ça, parce que ça, ça va passer en fait, mais c'est terrible les gens qui se sentent obligés de te dire que t'as un bouton, mais si elles font ça des fois, mais bon c'est tes enfants quoi, mais je trouve que c'est terrible.
Speaker: Moi, j'ai du mal quand même avec les gens qui se permettent de faire des remarques sur mon physique.
Speaker: « Ah, ça te va bien, les cheveux attachés, tu devrais t'attacher les cheveux plus souvent.
Speaker: Ah, ça te va bien, les cheveux détachés, tu devrais t'attacher les cheveux plus souvent.
Speaker: Ah oui, c'est bon.
Speaker: Ah, ça te va bien quand t'es maquillé, tu devrais te maquiller plus souvent.
Speaker: » Je trouve qu'il n'y a jamais, c'est toujours une injonction derrière à être un peu différente.
Speaker: Moi, j'avoue, ça me gonfle.
Speaker: Moi, dans l'amitié, j'ai pas... Autant la braguette ouverte, le maquillage mal mis ou machin, ça va?
Speaker: autant tous les autres trucs cette couleur ça te va pas mais ça s'appelle un compliment bah de ce cas t'es pas obligé de rajouter derrière tu devrais le faire plus souvent quoi mais je fais ce que je veux en fait j'ai envie de m'attacher et je veux maintenant et que je me les attache pas demain tu vas pas venir me prendre la tête j'adore parce que c'était censé être la question la plus légère
Speaker: et bien voilà c'est les expertes non mais je pense qu'on est pas toujours obligé de subjectiviser les gens et de passer notre temps à leur faire des remarques sur le physique parce qu'on se permet pas de ouais on se permet pas des trucs aussi facilement sur le caractère parce qu'on pense que c'est plus vexable mais les gens ils peuvent être hyper vexables sur leur physique quoi
Speaker: C'est intéressant.
Speaker: Une autre question un petit peu légère, mais peut-être qu'on va la rendre hyper complexe.
Speaker: À partir de combien de vues sans réponse, ça devient abusé en amitié?
Speaker: Moi, je suis la coupable des vues sans réponse.
Speaker: C'est terrible.
Speaker: Mais c'est combien de fois de suite ou combien de jours où la personne ne répond pas?
Speaker: Parce que moi, j'ai des potes qui mettent hyper longtemps à répondre, mais je sais qu'ils vont finir par répondre.
Speaker: C'est juste que ça va être hyper long, quoi.
Speaker: Donc, je ne me dis pas « Oh non, l'amitié, elle est abusée parce qu'à chaque fois, il met... » Mais quand je dis long, je parle d'un mois.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Oui, je sais que la personne, elle est hyper occupée, qu'elle va mettre un mois à répondre au message.
Speaker: Pour moi, ce n'est pas la fin de l'amitié, quoi.
Speaker: Après, si elle ne te répond jamais, genre 4 ans, pas d'amitié.
Speaker: Non, mais en fait, c'est intéressant ce que tu dis, Marion, parce que ça me fait penser que ça dépend aussi de la sécurité de la relation qu'on a avec la personne.
Speaker: De ce côté, je sais que la personne n'a pas le temps, mais elle va répondre.
Speaker: Ça, j'imagine que c'est dans des relations qui sont déjà un peu installées, où il y a une amitié qui est... Typiquement, ces amitiés où on ne se voit pas pendant des mois, et puis quand on se retrouve, c'est comme la dernière fois qu'on s'est vus.
Speaker: J'entends un peu ça derrière, et ce n'est pas pareil quand on est peut-être au début de construire une amitié avec quelqu'un.
Speaker: Oui, je suis d'accord.
Speaker: J'ai l'impression qu'on se le permet d'ailleurs moins, les vues sans réponse au début d'une amitié.
Speaker: Non?
Speaker: Parce que justement, il y a tout à construire et il faut faire plus d'efforts au début, alors que la maintenance, quand l'amitié est installée, on peut se permettre plus d'écarts.
Speaker: Oui, je suis d'accord avec ça.
Speaker: Moi, j'ai vraiment l'impression que c'est juste en fonction de quand est-ce que tu m'as envoyé le message.
Speaker: Je ne suis pas sûre que je me dise « c'est bon, elle sait que je l'aime, je peux ne pas répondre, et oh là là, attention!
Speaker: » Ou alors, c'est complètement inconscient.
Speaker: Moi, j'ai vraiment plus l'impression que ça va dépendre de l'heure à laquelle tu m'envoies le message.
Speaker: Si tu me l'envoies à un moment donné où je ne peux pas répondre tout de suite, même si je t'aime très fort, il y a quand même un pourcentage de chances que j'oublie après que tu me l'as envoyé.
Speaker: et que je me réveille à un moment donné en me disant « Oh, mais c'est vrai, ils m'avaient envoyé un message.
Speaker: » J'ai pas l'impression que ça dépend de... Et t'as pas des personnes où tu te dis « Eux, c'est important que je leur réponde rapidement.
Speaker: » Soit parce que c'est une relation amicale slash professionnelle, ce qui rajoute une couche parfois de complexité.
Speaker: Ça, c'est aussi difficile puisque nos amitiés, elles sont parfois liées aussi à notre contexte de travail.
Speaker: Et donc, le fait de répondre ou pas répondre, de comment on répond, il y a plusieurs épaisseurs dans la relation, quoi.
Speaker: Et puis peut-être une personne qui va particulièrement mal en ce moment, on répond... J'ai l'impression que c'est aussi... Il y a quand même des personnes où je me dis tout de suite, quand je vois leur message, il ne faut pas que j'oublie de leur répondre ce soir.
Speaker: Pas forcément sur l'instant quand on ne peut pas, mais plus que d'autres où c'est plus serein si je ne réponds pas tout de suite.
Speaker: Ouais.
Speaker: Oui, parce que moi, après, les personnes que je ne vois pas souvent, avec qui je suis en sécurité, mais que je ne vois pas souvent, quand je reçois un message, je vais plutôt être hyper contente et avoir envie de répondre vite aussi.
Speaker: Donc, il n'y a pas forcément de... Et puis, il y a aussi les gens qu'on voit régulièrement et qui, moi, je mets des vues parce que des fois, je vois le message et je me dis... On en reparle quand on...
Speaker: Ouais, là, je suis complètement d'accord.
Speaker: Par contre, c'est vrai que les gens que je vois régulièrement, je ne vais plus facilement laisser en vue parce qu'on a parlé il y a dix minutes, on reparle dans le lendemain.
Speaker: Voilà quoi, on peut décaler cette conversation à demain, quoi.
Speaker: Ouais.
Speaker: Donc nous n'avons pas donné de chiffres et je pense que c'est à chaque personne de dire ça vaut le coup si toi t'es blessée par des vues dans ton amitié d'aller dire à la personne en fait est-ce que les messages c'est pas ta forme de communication préférée parce que nous sommes tous noyés de communication.
Speaker: Moi je pense que ça a basculé en 2025
Speaker: Avant, j'arrivais à tenir assez régulièrement.
Speaker: J'allais dans mes WhatsApp non lus et tout.
Speaker: Mais maintenant, c'est n'importe quoi.
Speaker: J'ai tellement de messages non lus partout que... Tu satures?
Speaker: j'arrive plus à tenir le rythme.
Speaker: Donc, je deviens une personne qui lâche des vues.
Speaker: Bon, bah, désolé.
Speaker: C'est pas contre vous.
Speaker: Ouais, moi, je dirais, si vous avez un ami qui vous lâche des vues, arrêtez de lui envoyer des messages et appelez-le, quoi.
Speaker: Ah non!
Speaker: C'est pas un problème.
Speaker: Attends, Génération Z, toi, t'es une malade.
Speaker: Qui appelle?
Speaker: Qui appelle qui aujourd'hui?
Speaker: Mais oui, mais d'accord, mais je veux bien.
Speaker: Mais en fait, au bout d'un moment, même problème, tu vois?
Speaker: Même...
Speaker: Même situation, même problème.
Speaker: Aujourd'hui, les messages, je suis désolée, mais en fait, ils sont noyés sous les messages.
Speaker: Donc, faisons autre chose.
Speaker: On a le droit aussi de dire qu'on veut sortir de cet état-là pour aller vers un autre état.
Speaker: Et moi, je propose l'État de se voir et de s'appeler plutôt que d'avoir des conversations toute la nuit par message.
Speaker: Je propose, je propose, je n'en pose pas.
Speaker: Je vous propose de réfléchir à passer à un nouvel état de société dans lequel on revient à des relations qui sont moins branchées sur les messages et plus sur les appels et les rendez-vous en vrai.
Speaker: Je pose ça là.
Speaker: Ça veut dire retourner dans une société où on a moins quand même de contacts et d'amis, je pense.
Speaker: Mais bien sûr.
Speaker: On a moins d'amis, mais on a plus de contacts.
Speaker: Parce que franchement, le fait d'échanger beaucoup de messages avec plein de gens différents, ce n'est pas des vrais contacts.
Speaker: Les conversations, elles sont hyper morcelées et en fait, tu n'as pas le ton.
Speaker: Donc, tu passes à côté de toute une gestion de l'émotion et de tout un côté connexion émotionnelle que tu as quand tu es en vrai ou même quand tu as la voix.
Speaker: Moi, je pense qu'il y a plus de contacts, mais que les relations, elles sont moins authentiques et du coup, elles sont moins profondes et du coup, moins nourrissantes.
Speaker: Et tu balaies le fait que c'est moins nourrissant en en ayant toujours plus.
Speaker: Mais en fait, bizarrement, ça nourrit toujours pas parce qu'en fait, échanger des messages, c'est pas une vraie relation, quoi.
Speaker: C'est pas comme ça que tu peux vraiment construire une amitié.
Speaker: Tu peux maintenir un truc, tu peux raconter deux, trois trucs rigolos et tout, mais l'amitié, elle peut pas se construire et se nourrir juste avec des messages.
Speaker: C'est peut-être une réflexion de vieille icône qui vit dans le passé, ou c'est peut-être une prophétie sur l'avenir.
Speaker: Peut-être.
Speaker: J'allais dire, elle est en train de nous dire que c'était mieux avant, mais peut-être sur certains aspects, c'est vrai.
Speaker: Je ne sais pas si... Je ne dis pas que c'était mieux avant surtout, mais je pense quand même qu'avec les messages, avec les messageries, on a perdu une certaine dimension de l'amitié.
Speaker: Oui, il y a quelque chose d'un peu artificiel.
Speaker: Et du coup, j'ai l'impression que la nouvelle génération, ils sont de l'artificiel un peu sur les messages, et quand ils se voient, il faut que ce soit ultra deep tout de suite, et qu'il n'y a plus trop cette zone un peu entre les deux, où juste il y a des conversations intéressantes, stimulantes et cool, t'es pas dans les little chats, et t'es pas non plus à balancer tes traumas sur la place publique, quoi.
Speaker: cette espèce d'entre-deux que tu vis dans le fait de faire des trucs ensemble et de préparer un repas ensemble et de se raconter les vies, j'ai l'impression qu'ils l'ont moins.
Speaker: Ils l'ont quand même, mais ils l'ont moins, il me semble.
Speaker: Dites-nous dans les commentaires si c'est vrai.
Speaker: Je vais ajouter une question super philosophique.
Speaker: À partir de quand, quelle proximité il faut avoir pour se laisser des vocaux, pour que ce soit correct?
Speaker: Ah, mais oui!
Speaker: Merci!
Speaker: Moi, si on est sur des lois, moi, je voudrais qu'on interdise les vocaux de moins de 15 secondes.
Speaker: Surtout tant que WhatsApp n'a pas mis la transcription sur les androïdes.
Speaker: Moins de 15 secondes?
Speaker: Oui, moi, j'ai des gens dans ma vie qui, au lieu de me faire un message de trois phrases, me font des vocaux.
Speaker: Ah, OK.
Speaker: Bisous sur vous, mais ça m'agace.
Speaker: Moi, franchement, je comprends que la vie des gens est compliquée, mais juste, en fait, moi, les vocaux, je ne peux pas les écouter tout le temps.
Speaker: Et donc, du coup, là, pour le coup, si tu m'envoies un vocal, le pourcentage de chance que tu te prennes un vu, mais il est multiplié par 80, quoi.
Speaker: Parce qu'il faut que j'ai mes écouteurs, que je sois au calme ou que machin.
Speaker: Et alors là, vraiment, si tu fais un vocal, tu prends un risque énorme, quoi.
Speaker: C'est très, très fort que je ne l'écoute jamais, le truc, parce que je n'ai jamais le temps vraiment de me poser pour l'écouter.
Speaker: Un message, tu jettes un coup d'œil dessus, tu vois tout de suite si c'est urgent ou si tu peux le reporter à plus tard.
Speaker: Le vocal, moi, j'ai l'impression que c'est du temps perdu.
Speaker: Moi, je n'aime pas du tout.
Speaker: Après, je laisse les gens faire parce que je bosse avec des étudiants qui le font et on n'est pas proches.
Speaker: En fait, c'est juste leur mode de...
Speaker: Toi Marjo, en tant que maman, le vocal c'est ton mode de communication pour ça?
Speaker: Moi je l'utilise de temps en temps justement, en fait taper c'est un peu trop compliqué, je veux juste dire quelque chose à quelqu'un, quelque chose qui est plus complexe que je viens à 18h, mais qui mérite un petit peu de contexte et tout ça, et je vais pas avoir le temps de me poser et d'écrire le vocal, ça a ce côté un peu super pratique, je continue à faire d'autres choses en même temps que je pense.
Speaker: Ouais, et puis si je veux partager vraiment des fois, si je peux pas appeler la personne maintenant, mais je veux lui partager une réaction vraiment spontanée, je trouve que le vocal, il y a quand même ce côté expressif qu'il y a pas quoi, forcément, qu'il y a moins dans un message écrit.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Ouais.
Speaker: Genre quand il y a une nouvelle, je sais rien, qui sort et que tu veux la partager avec quelqu'un et que tu vas pas l'appeler parce que tu connais pas les emplois du temps des genres, etc.
Speaker: Et tu vas juste dire...
Speaker: Tu vois, tu veux exprimer ce « ouah, c'est énorme », ou ce « t'as vu ça?
Speaker: » En fait, on pourrait écrire « t'as vu ça?
Speaker: » Le bruit est important.
Speaker: Je suis carrément d'accord que pour raconter des expériences ou raconter des trucs et tout, moi j'ai des copines qui me font des vocaux et j'aime bien parce que du coup, t'as aussi leur ton, t'as aussi leurs émotions et tout.
Speaker: Mais ce n'est pas pour poser une question.
Speaker: Ce n'est pas organisationnel.
Speaker: Alors moi, vraiment, ce que j'aime par-dessus tout, c'est quand quelqu'un me fait un vocal et me dit « Je te raconte ma soirée d'hier-femme.
Speaker: » Ça, j'adore.
Speaker: Je sais ce que c'est.
Speaker: Je sais que je ne suis pas pressée, qu'il n'y a pas de questions.
Speaker: Tu vois, un petit titre, quoi.
Speaker: Comme ça, je sais si je dois l'écouter tout de suite ou si c'est une question.
Speaker: Idée pour Méta, mettre des titres aux vocaux.
Speaker: Ah grave, ce serait magique Alors on va passer à la question suivante qui est c'est quoi la différence entre une situationship et une amitié ambiguë ou précouple?
Speaker: Est-ce que pour j'avais écouté évidemment l'épisode GBU, Agapé nos deux centimes podcast sur cette question-là mais est-ce qu'en trois mots on peut rappeler le situationship
Speaker: Oui, déjà, tout le monde critique que la définition dans l'épisode sur les situationship est beaucoup trop longue.
Speaker: Et on remercie Laurie qui a déjà au moins coupé 20 minutes de la discussion.
Speaker: Mais donc, la situationship, c'est une relation qui est amicale d'après les deux parties qui disent qu'ils ne sont qu'amis, alors que leur intimité, leur niveau d'échange, de complicité et presque d'exclusivité appartiendrait plutôt à la catégorie du couple.
Speaker: Et ça s'appelle situation-ship parce que ça dure dans le temps.
Speaker: Ça veut dire que... Et moi, la différence, je mettrais ça.
Speaker: L'amitié un peu ambiguë pré-couple.
Speaker: Bon, après, le situation-ship, c'est pas juste l'amitié ambiguë pré-couple.
Speaker: C'est vraiment des attitudes de couple.
Speaker: Si c'est pré-couple, t'as pas d'attitude de couple, à mon avis.
Speaker: Mais ok, je vais bien comprendre qu'il y ait des moments d'un peu de flou.
Speaker: Enfin, je refuse de le comprendre, mais je veux bien accepter qu'il y ait des moments un peu de flou.
Speaker: Mais la base du situation-ship, c'est que ça dure, quoi.
Speaker: et que ça peut durer des mois entiers, où en fait, si c'est pré-couple, ça dure quelque temps, puis après on se dit, tiens, quand même, on a déjà un peu des attaques de couple...
Speaker: Normalement, dans la situationship, tu parles aussi.
Speaker: Tu as une discussion où tu explicites que le style de relation va, mais c'est que de l'amitié.
Speaker: Et pour moi, c'est ça la différence.
Speaker: C'est que dans la relation ambigüe pré-couple, il y a du flirt, il y a de l'exclusivité qui commence à s'installer, mais il n'y a pas encore eu de conversation.
Speaker: Alors que dans la situationship, c'est la même chose, sauf qu'il y a eu une conversation où les deux étaient là.
Speaker: « Ah, c'est cool d'être amie avec toi! »
Speaker: Mais il n'y a pas d'exclusivité non plus, on est d'accord.
Speaker: Non, il n'y a pas d'exclusivité, ouais.
Speaker: Donc on m'a dit que c'était une question de timing et une question de clarification, la différence entre les deux.
Speaker: Oui, et aussi d'être clair.
Speaker: Parce que des fois, le situationship, ils en sont là parce qu'eux-mêmes, ils ne sont pas clairs dans leur tête.
Speaker: Toi, si tu es intéressé par la personne et que du coup, vous êtes en train de vous découvrir et que vous jouez un peu de l'ambiguïté, si c'est clair dans ta tête qu'en fait, c'est cette étape-là que tu es et que tu as envie d'aller vers le couple et qu'en plus, vous en parlez, ou même si vous n'en parlez pas, ça va.
Speaker: Le problème, c'est quand c'est des trucs pas...
Speaker: que c'est pas clair ni pour toi ni pour lui, mais que vous préférez cette situation un peu floue parce qu'elle vous apporte réconfort et câlin plutôt que de dire bon ben non, du coup, si c'est que de l'amitié, on a des attitudes d'amis.
Speaker: Et pour ça, il faut aussi définir ce que c'est que des attitudes d'amis.
Speaker: Moi, j'ai l'impression que des fois, c'est pas très clair.
Speaker: Et si on a envie d'être ensemble, soyons ensemble.
Speaker: Ouais, dans tous les cas, moi, je dirais clarifier là où vous en êtes à un moment donné parce que
Speaker: vous allez vous faire mal.
Speaker: Enfin, moi, j'ai du mal à voir comment, sur un moment donné, on ne met pas des mots, on ne clarifie pas sur les attentes de chacun réelles, pas les attentes... Parce que des fois, on n'ose pas poser ses attentes réelles parce qu'on a peur de perdre la relation, en réalité.
Speaker: On n'a pas envie de lâcher ce côté un peu amitié, peut-être même cette ambiguïté.
Speaker: ce rapport qui a des aspects agréables.
Speaker: Mais en tout cas, les deux me semblent zone à risque s'il n'y a pas une bonne communication et un profond respect entre l'un et l'autre.
Speaker: Oui.
Speaker: Grave.
Speaker: Alors, question suivante.
Speaker: C'est quoi la différence d'intimité entre un couple et un ami?
Speaker: Parce que c'est un petit peu ça l'enjeu, je pense.
Speaker: La situation, c'est...
Speaker: entre couple et ami un peu des deux mais finalement comment on définit l'écart entre les deux moi j'aurais envie de dire qu'il y a quand même une différence d'intimité physique de fait déjà mais j'entends que c'est pas forcément une évidence pour tout le monde mais moi la première chose je dirais c'est que il y a quand même un aspect là d'une différence d'intimité physique réelle c'est la première différence que je vois comme ça moi qui me saute aux yeux
Speaker: Mais c'est la seule différence pour toi?
Speaker: Non, ce n'est pas la seule différence, mais je dirais que l'amitié peut avoir une intimité, comment dire, relationnelle de partage.
Speaker: Et puis, par exemple, ça c'est moi, je parle pour moi, mais l'intimité relationnelle que je peux avoir avec mes amis, femmes, ne sera pas la même intimité relationnelle
Speaker: que j'aurais avec mes amis hommes, même s'il y en a avec qui je peux partager des vrais trucs qui me travaillent, des vraies questions, etc.
Speaker: Mais j'aurais l'impression que si je développais une amitié relationnelle trop poussée avec des hommes, ça me mettrait mal à l'aise vis-à-vis de mon mari, en fait.
Speaker: Parce que j'ai l'impression qu'il y a une part maintenant de... Non pas qu'on puisse pas être amis avec l'autre sexe, mais qu'il y a quand même une part d'intimité qui lui est réservée en termes d'amitié.
Speaker: Et tu dirais ça aussi si, par exemple, ce serait de l'amitié d'un couple à un autre couple ou que vous entretenez ensemble?
Speaker: Si c'est l'amitié de deux couples, il y a quand même plein de choses qu'on va partager, mais il y aura quand même une certaine limite qu'on ne va pas se déballer à quatre toute notre intimité non plus.
Speaker: Déjà parce que...
Speaker: peut-être même mon mari et moi, on ne déballe pas les choses de la même manière.
Speaker: Et par risque, si l'un pour l'autre, il y a des choses qu'on ne déballera pas si on ne sait pas que l'autre est à l'aise.
Speaker: Enfin, je ne sais pas.
Speaker: J'ai l'impression qu'il y a quand même... Dans ce que je partagerais à des hommes aujourd'hui en étant mariée, il y a quand même un degré d'intimité que je ne partagerais pas parce que j'ai l'impression que ma plus proche amitié, ça reste Romain.
Speaker: Oui, ça le sent.
Speaker: Et moi, ouais.
Speaker: Moi, je ne sais pas si c'est un mot qui va avec ce que tu dis, Marjolaine, mais pour moi, le mot-clé aussi, c'est la question d'exclusivité.
Speaker: L'intimité que tu as avec ton conjoint, c'est une intimité exclusive que tu n'as qu'avec lui.
Speaker: Des choses que tu ne dis qu'à lui, qu'il ne te dit qu'à toi.
Speaker: Dans l'amitié, mes amitiés peuvent être un peu différentes les unes des autres, donc il y a très bien quelque chose que je vais dire qu'à une amie, mais je n'ai pas des amitiés exclusives, je suis amie avec plusieurs personnes, et donc je partage, c'est une intimité partagée en fait dans l'amitié, alors que dans le couple, c'est une intimité partagée, mais juste entre deux.
Speaker: Moi, je mettrais vraiment ça.
Speaker: Si je me retrouve dans une relation d'amitié où la personne en face, elle vit ou elle envoie des signaux qu'en fait, on est un peu exclusif, elle est mal à l'aise quand je partage des trucs.
Speaker: Ah bon, tu l'as dit aussi à l'autre personne?
Speaker: Quand je partage des choses avec une autre amitié et tout.
Speaker: Là, pour moi, il y a problème et il y a danger.
Speaker: Parce que même s'il n'y a pas un roman, c'est tout.
Speaker: Pour moi, on est déjà dans une attitude d'exclusivité.
Speaker: Et pour moi, ce genre d'intimité, c'est réservé au couple.
Speaker: La différence entre le couple et l'amitié, pour moi, elle est située pas que là, mais notamment dans la question de l'exclusivité.
Speaker: J'aurais jamais qu'un seul ami, alors que j'aurais qu'un seul conjoint.
Speaker: Et puis je trouve qu'avec l'intimité sexuelle, que je différencie du rapport sexuel que parfois les gens ont hors cadre couple, hors cadre intimité, enfin je veux dire, le fait de partager une intimité sexuelle, ça apporte aussi en fait une intimité sur d'autres sujets.
Speaker: Parce que nos corps ne sont pas déconnectés de qui on est, de notre histoire, de plein de choses.
Speaker: Et donc là, il y a quand même une intimité qui vient se creuser là, qui est quand même bien particulière.
Speaker: qui sont des choses qui à mon avis sont réservées au couple et là il y a des lieux aussi que même que je partage pas dans mes autres amitiés ça c'est sûr je dis mes autres amitiés parce que je vois aussi Romain comme un ami excellent moi je sais pas quoi rajouter d'autre
Speaker: Parce que vu que je n'ai jamais été en couple, c'est difficile pour moi de voir la différence.
Speaker: Je vois bien la différence en effet d'intimité physique.
Speaker: Mais aussi que des fois j'ai l'impression que la manière dont on parle de l'intimité qu'il y a dans un couple marié, c'est vraiment le sommet de l'intimité et qu'on ne pourrait pas trouver ça dans l'amitié.
Speaker: Et que je trouve ça aussi dangereux et un peu triste pour les personnes qui sont célibataires sur le long terme.
Speaker: Parce que je trouve qu'on peut être satisfait de plein de formes d'intimité différentes dans l'amitié.
Speaker: Mais pour le coup, l'intimité d'un couple, pour moi, n'est pas suffisante pour le couple.
Speaker: Genre, en tant qu'humain, t'as besoin d'avoir plus d'intimité qu'avec une seule personne dans ton couple.
Speaker: Bien sûr, je ne suis pas en train de dire que tu dois avoir le même niveau d'intimité que t'as dans ton couple avec d'autres gens, mais par contre, tu dois développer une richesse d'intimité et d'amitié qui fait que ton couple est un lieu où tu peux... Tu rentres en étant déjà satisfait par d'autres amitiés et que du coup, tu ne dépends pas de ton couple comme seule source de...
Speaker: de nourrissement relationnel.
Speaker: Carrément.
Speaker: Je suis complètement d'accord avec toi.
Speaker: Voilà, on passe à la question suivante.
Speaker: C'est Marion qui fait les transitions, en fait.
Speaker: Quand elle a parlé d'exclusivité, nous allons maintenant aborder la question de la jalousie en amitié.
Speaker: Est-ce qu'on peut être jaloux en amitié ou c'est forcément signe qu'il y a un problème?
Speaker: Et est-ce qu'on peut définir c'est quoi la jalousie pour nous?
Speaker: Parce que moi, j'ai l'impression que des fois, je peux avoir des pensées de jalousie dans ma tête, dans mon amitié, sans que ce soit un problème.
Speaker: Je veux dire, c'est mon moi intérieur qui est effrayé, insécure, qui va réagir dans mon cerveau.
Speaker: Et puis, je peux être là en mode tranquille, c'est OK, sans que ça devienne un gros sujet dans ma vie, voilà.
Speaker: Je dirais que pour moi, dans cette question, il y aurait un problème si c'est une jalousie qui s'exprime à l'extérieur, soit par du passif-agressif, soit par des reproches qu'on pourrait faire à un ami, justement, comme disait Marion, de non-exclusivité.
Speaker: Ouais, moi j'aurais tendance à dire qu'il y a un problème, mais je suis peut-être un peu trop dure là-dessus.
Speaker: Après, tu peux des fois être déçue.
Speaker: Par exemple, je ne sais pas, moi, tu t'espérais être le témoin de mariage de ta pote et en fait, elle a choisi quelqu'un d'autre.
Speaker: Ça, c'est assez naturel, tu vois.
Speaker: Pour moi, on n'est pas dans de la profonde jalousie, mais si tu as du mal à ce que tes amis et d'autres amis...
Speaker: là, je pense qu'en effet, il y a un problème.
Speaker: Et moi, je ferais la différence entre les moments où on est un peu déçus parce qu'on pensait qu'on était plus proche et on se rend compte qu'en fait, on n'est pas si proche que ça, qu'en fait, il y a quelqu'un d'autre dans la vie de la personne qui est plus proche et tout ça, ça fait partie un peu des réalités relationnelles, du vivre ensemble.
Speaker: Et pour moi, ça, c'est pas très inquiétant.
Speaker: Par contre, si vraiment il y a de la jalousie, au sens où tu es en colère contre une tierce personne qui n'a rien demandé, et que tu supportes mal que ton ami ait d'autres amis, oui, je pense qu'en effet, il y a un problème, mais que ça ne se gère pas en arrêtant d'avoir des amis, ça se gère en allant voir un psy, et essayer de comprendre quel est le problème dans l'attachement et dans l'amitié, et pourquoi...
Speaker: C'est intéressant parce que moi ça me fait penser qu'il y a peut-être des choses très différentes entre une jalousie qui serait en fait je suis embêtée par le fait que mon ami développe une proximité avec quelqu'un d'autre et quelque chose qui est plutôt de l'ordre de j'ai peur d'être oubliée ou de plus faire partie du truc ou de plus être invitée ou d'être mis quelque part de passer au...
Speaker: à la deuxième place, à la troisième place, à la quatrième place, puis d'être oublié.
Speaker: Et j'ai un sens qui est là, c'est des choses complètement différentes qui se jouent.
Speaker: La première, j'ai un sens, c'est presque... Je veux priver l'autre de ces d'autres relations parce que je veux garder un lien exclusif, voire presque une forme d'emprise.
Speaker: Et quand je dis emprise, on n'est pas forcément dans une grosse manipulation, etc.
Speaker: Mais en fait, quand même, je suis ton...
Speaker: Ton lieu d'intimité, ton lieu de confidence, etc.
Speaker: Et une différence entre... En fait, j'ai peur de me retrouver mis à l'écart, j'ai peur de me retrouver seule ou j'ai peur de passer à côté de ce qui se vit.
Speaker: Et ça, j'ai un sens que c'est complètement autre chose qui peut être exprimé d'une autre manière, de se dire... Je peux me réjouir que l'autre, il est des moments de qualité.
Speaker: Et par contre, il faut que je...
Speaker: Je travaille à proposer d'autres moments de qualité ou à élargir mon cercle d'amis, j'en sais rien.
Speaker: J'ai l'impression qu'il y a deux choses différentes qui peuvent se jouer là.
Speaker: Je veux garder l'autre ou j'ai peur d'être abandonnée.
Speaker: Ce n'est pas les mêmes choses qui...
Speaker: Qui est joué, je trouve.
Speaker: Interessant.
Speaker: Je pense que de toute façon, on a appris beaucoup ce que c'était l'amitié dans la douleur de l'enfance et de l'adolescence.
Speaker: J'ai l'impression, en écoutant beaucoup d'histoires, il y a eu beaucoup de ce sentiment d'être jaloux, d'être exclu, d'être abandonné par des amis.
Speaker: Et ça, ça a marqué notre perception de l'amitié.
Speaker: Et donc, c'est des peurs qu'on a aussi à l'âge adulte, que c'est ce schéma qui nous a quand même un peu traumatisés.
Speaker: Dans l'enfance, même si on n'est pas trop conscient ou même si ce n'était pas très violent, en fait, il y a des choses comme ça très profondes qui peuvent se rejouer de notre enfance et de notre adolescence dans les constructions amicales.
Speaker: Et je pense que, comme disait Marion, ça vaut le coup de l'investiguer avec un psychologue, mais même sans impliquer quelqu'un d'extérieur, est-ce qu'en nous-mêmes, on peut déjà reconnaître qu'il y a des choses qui appartiennent à la personne, qui sont dans l'amitié avec la personne-là, il y a des choses qui appartiennent à nos amitiés du passé où on a été blessés, et d'arriver à faire la part des choses et prendre la mesure de qu'est-ce qui est réel dans la relation et qu'est-ce qui est l'écho de nos...
Speaker: nos jalousies passées.
Speaker: Et je pense que déjà là, on peut poser sur papier ou poser dans nos cerveaux, qu'il y a une différence.
Speaker: Et ça peut nous aider à être plus dans le présent et dans l'amitié d'aujourd'hui.
Speaker: Après, s'il y a eu des traumas, tu ne t'en débarrasses pas comme ça, mais...
Speaker: Oui, oui.
Speaker: Mais je veux dire, même sans dire trauma, mais la déception de l'enfance qui peut revenir parasiter ou hanter les relations aujourd'hui, alors que ça n'a rien à voir.
Speaker: On n'est pas la même personne.
Speaker: On est plus capable en tant qu'adulte de communiquer les choses que quand on était enfant.
Speaker: Et je pense que c'est important aussi de...
Speaker: on peut gérer ça tout seul avec soi-même aussi.
Speaker: En tout cas, le fait de réaliser que c'est peut-être pas dans cette amitié que ça se joue, mais que ça nous renvoie à quelque chose d'autre, ça te permet de ne pas faire porter à cette amitié et à la personne en face le poids de ce que toi, tu vis intérieurement, tout ce que ça te renvoie quand t'as pas été invitée à tel ou tel anniversaire ou toute la glace et t'es invitée, j'en sais rien, tu vois, mais
Speaker: tu rebalances sur la personne en face qui a juste voulu aller au ciné avec quelqu'un qui a plus réfléchi que ça ou qui a juste programmé ses vacances comme ça ouais
Speaker: Et c'est vrai que moi, je me rappelle un des enfants de ma vie qui me dit « moi, j'ai pas été invitée à tel anniversaire », et ça m'a brisé le cœur, parce que je me suis dit... Enfin, le... Genre, après, on en a discuté, parce que justement, je me disais « il faut que... » Je veux pas que dans son cerveau s'inscrive ce truc de « j'ai pas été invitée », et donc toute ma vie, je vais vouloir être invitée, et que quand je serai pas... Et que je pense qu'en tant qu'adulte, on doit faire attention, et comme tu dis, Marjo, à pas...
Speaker: projeter sur l'autre des trucs qui lui appartiennent pas du tout et puis on doit se pardonner dans l'amitié il y a des trucs que on va pas penser à l'autre on va pas assez l'aimer et donc ouais question suivante ou Marion t'as encore des centimes à donner?
Speaker: non non non je trouve juste que c'est une question complexe parce que tu peux savoir que en fait tu devrais pas ressentir ça et le ressentir quand même quoi et tu vois et batailler et c'est pas aussi simple que juste tu te rends compte qu'en fait tu devrais pas être jaloux puis t'arrêtes d'être jaloux il y a des fois des trucs qui sont hyper ancrés et ouais
Speaker: Ouais, non, non, c'est clair.
Speaker: Et c'est vrai que quand on se rend compte qu'on est jaloux alors que notre cerveau, il nous dit qu'en fait, on ne devrait pas être jaloux parce qu'on arrive à tout bien rationaliser, mais qu'en fait, il y a une émotion là, c'est pour ça que je dis qu'il faut aller chercher dans ce qu'on a compris quand on était enfant, parce que quand notre rationnel et notre émotionnel nous disent deux choses différentes, c'est pas forcément qu'il y en a un qui a raison et l'autre qui a tort.
Speaker: C'est peut-être que les deux, ils ne racontent pas la même histoire et ça vaut le coup d'aller se questionner de « Ah! »
Speaker: Cette émotion appartient-elle au présent ou à quelque chose du passé?
Speaker: Et que l'aide d'un professionnel peut être pas mal pour ça aussi, des fois.
Speaker: Ouais, ouais, c'est clair.
Speaker: C'est clair.
Speaker: Grave.
Speaker: Alors, on va parler maintenant de cette question.
Speaker: Comment savoir si on est bon ami ou un mauvais ami?
Speaker: Donc, pour Marjolaine, t'as pas besoin forcément d'être un bon ami, c'est quand même dire que t'as de la salade entre les dents, quoi.
Speaker: Mais pour Marion, un mauvais ami, c'est un ami qui te donne une injonction en disant « j'adore quand tu t'attaches les cheveux, attache-toi les cheveux plus souvent ».
Speaker: Non, mais moi, je dirais, comment savoir si t'es un bon ami ou un mauvais ami?
Speaker: C'est tes amis qui te le disent.
Speaker: Enfin, j'ai envie de dire, c'est tes amis qui te disent si t'es un bon ami ou un mauvais ami.
Speaker: Oui, mais si un ami qui est jaloux parce qu'il a eu des traumas dans l'enfance te dit t'es un mauvais ami, est-ce que ça veut dire que t'es un mauvais ami?
Speaker: Je trouve que c'est là où la question d'être non-exclusif aide, parce que c'est pas juste la vie d'une personne, c'est la vie du groupe, parce qu'on a tous des difficultés, et tu pourras en effet tomber sur une personne qui pense que t'es un mauvais ami, parce qu'elle a une définition de l'amitié au pire qui est complètement pétée, au mieux qui est juste pas la tienne.
Speaker: et c'est pour ça que pour moi le salut vient avec un bon nombre de conseillers donc il ne faut pas poser la question juste à une personne il faut voir avec les différents amis qu'est-ce qu'ils pensent et je pense qu'il y a aussi des gens qui sont juste des mauvais amis les uns pour les autres ça ne veut pas dire qu'ils sont des mauvais amis en général je suis encore en train de faire la transition vers les attentes désolée mais je pense qu'aussi des fois tu peux être un mauvais ami à un moment donné pour quelqu'un juste parce qu'en fait ce dont la personne a besoin tu n'es pas capable de lui donner à ce moment-là
Speaker: Et c'est la vie, quoi.
Speaker: Moi, j'ai des amis parmi mes amis les plus proches que j'aime d'amour et qui sont des excellents amis, des moments où ils ont été pendant des périodes pas des très bons amis.
Speaker: Et je suis sûre qu'il y a eu des périodes pendant lesquelles j'étais pas des très bons amis.
Speaker: Mais ça labellise pas toute la relation, quoi.
Speaker: Il y a des moments où t'es moins dispo, il y a des moments où t'es...
Speaker: C'est hyper dur, cette question de bons ou de mauvais amis, je trouve, parce que c'est quoi les critères?
Speaker: Est-ce que c'est la sincérité de la relation?
Speaker: Est-ce que c'est l'amour inconditionnel?
Speaker: Est-ce que c'est la disponibilité?
Speaker: Est-ce que c'est... Je trouve que c'est super délicat de savoir... J'ai l'impression que quand on est jeune, ceux qui sont nos bons amis, c'est ceux qui aiment bien les mêmes choses que... Enfin, je veux dire, quand t'es enfant, c'est
Speaker: tes bons amis, c'est ceux qui aiment bien les mêmes choses que toi et qui veulent bien jouer avec toi dans la cour.
Speaker: Mais quand on est adulte, c'est quoi être un bon ami?
Speaker: C'est être celui qui sait dire ce qui... Justement, au-delà de la salade, qui sait dire « Là, tu persévères dans une voie qui n'est pas bonne pour toi.
Speaker: » Déjà, définir ce que c'est un bon ami, c'est chaud.
Speaker: Oui.
Speaker: En fait, moi, j'ai posé cette question parce que c'est quelque chose que je me demande souvent, pas souvent, mais parfois dans les amitiés, quand il y a des choses qui sont difficiles ou que justement, je suis moins dispo ou quoi.
Speaker: Et je me dis, est-ce que je suis une mauvaise amie là?
Speaker: Et en même temps, de savoir que même si j'étais une mauvaise amie, je ne suis pas sûre que je pourrais faire autrement dans cette saison de vie ou avec ces circonstances.
Speaker: Et un peu arriver à accepter.
Speaker: Si ça se trouve, c'est juste comme ça.
Speaker: Et je trouve ça difficile parce que moi, je trouve ça super d'être un ami fidèle.
Speaker: C'est un truc qui est important pour moi d'être considérée comme une bonne amie, que je suis quelqu'un sur qui on peut compter, conseiller et tout.
Speaker: Et d'imaginer qu'en fait, pour certains, je suis une mauvaise amie, je trouve ça difficile.
Speaker: à envisager, à accueillir, mais en même temps, je me dis peut-être que c'est obligé parce qu'on est des êtres imparfaits et que d'une certaine manière, être amis, c'est aussi accepter qu'on ne va pas être à la hauteur, qu'on va décevoir et qu'on est obligé de passer par ça.
Speaker: Je ne sais pas si ça...
Speaker: Tu vois, moi je considérais rarement... Sauf si j'étais vraiment dans une période extrêmement difficile, que je faisais un appel à l'aide et que la personne ne répondait pas.
Speaker: Je ne considérais jamais que la personne qui est peu présente pendant une période est une mauvaise ou un mauvais ami.
Speaker: Ça, ce ne serait pas des critères pour moi qui définiraient... Pour moi, quelqu'un qui serait un mauvais ami, ce serait quelqu'un qui soit qui ne serait pas franc, qui serait malhonnête ou qui...
Speaker: en qui je pourrais pas avoir confiance, à qui je partagerais des choses et qui profondent et qui l'utiliserait contre moi ou qui le partagerait de façon légère à d'autres ou quelqu'un qui tu vois, typiquement quelqu'un qui pensait que je suis en train de me planter mais qui me le dirait pas à moi mais qui en ferait un sujet ou c'est plutôt presque de l'ordre de la quelqu'un qui serait un mauvais ami c'est presque de l'ordre de la trahison pour moi du non-respect de notre amitié et de ce qui est partagé, l'aide
Speaker: C'est très peu la disponibilité de l'autre qui me ferait dire si c'est un... un mauvais ami.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Moi aussi, pareil.
Speaker: Je suis amique avec des personnes mariées, avec des enfants, donc si c'était la disponibilité... Moi, c'est vraiment plus la réaction à comment je ne vais pas bien.
Speaker: C'est vrai que la disponibilité, pour moi, ce n'est pas vraiment un critère.
Speaker: Aussi parce que moi, je suis peu disponible, donc ce serait vraiment ce foot de la gueule du monde que ce soit un des critères pour moi.
Speaker: Et c'est peut-être pour ça qu'on ne peut pas répondre à cette question de manière théorique, parce qu'en fait, ça dépend beaucoup de nos besoins.
Speaker: en amitié, de ce qui fait aussi qu'on est devenu ami avec cette personne, parce qu'il y a aussi un historique qui oriente un peu les besoins et les attentes.
Speaker: Moi, je ne m'attends pas de la même chose à chacun de mes amis, juste parce qu'ils sont différents et la relation, elle est différente.
Speaker: Du coup, je pense que c'est un peu... Et c'est pour ça que je ne pense pas qu'on puisse être un bon ou un mauvais ami
Speaker: En général, il y a peut-être des gens qui sont vraiment odieux, mais je pense qu'il peut y avoir des moments où il y a des dynamiques qui ne sont pas très bonnes et où on gère mal, mais ça ne veut pas dire qu'on est labellisé « mauvais ami » pour tout le monde.
Speaker: Tu t'es rendu compte que tu as fait une référence à Mission Cléopâtre, Marion, ou pas?
Speaker: Ah oui, non!
Speaker: C'est dans mon inconscient, il n'y a pas de bonne et de mauvaise situation.
Speaker: Ou c'est peut-être les inconnus, la différence entre un bon et un mauvais chasseur, je ne sais pas.
Speaker: C'est vrai, c'est ça.
Speaker: C'est la différence entre un bon et un mauvais chasseur.
Speaker: Il vise, il tire, c'est un bon chasseur.
Speaker: Le mauvais chasseur, il vise, il tire, c'est un mauvais chasseur.
Speaker: Et c'est peut-être ça.
Speaker: Il y a quand même un truc commun qui serait commun de tout ce qui qualifie une bonne amitié.
Speaker: C'est vraiment la question de la confiance.
Speaker: Confiance dans le côté confidentialité de certaines choses, mais confiance aussi dans le côté...
Speaker: la personne, elle me dit ce qu'elle pense et ce qu'elle... Pour mon bien, enfin, je veux dire... La question de la confiance, ce serait quand même un marqueur pour moi d'une bonne amitié.
Speaker: De toute façon, j'ai l'impression que sans ça, il n'y a pas de... Ça tourne dans la vie de court.
Speaker: Ouais, je suis d'accord.
Speaker: Excellent.
Speaker: Alors, nous allons passer, pour terminer cet épisode, à la question...
Speaker: Est-ce que certaines amitiés durent trop longtemps?
Speaker: Est-ce que certaines amitiés durent trop longtemps?
Speaker: Parce que moi, j'imagine qu'une amitié, ça peut durer toute la vie.
Speaker: Mais est-ce que la question, c'est que des fois, on ne sait pas retirer l'oxygène?
Speaker: On ne sait pas arrêter, quoi.
Speaker: Est-ce que quand on dit une amitié qui dure trop longtemps, on peut en débattre, mais moi, j'imagine que certaines amitiés peuvent durer toute la vie?
Speaker: Et quelque part, si on croit au mariage, c'est ça.
Speaker: Et puis quelque part, moi, j'espère.
Speaker: Il y a plein de situations différentes.
Speaker: Mais parfois, aussi nos frères et nos sœurs, nos fratrices et nos amitiés.
Speaker: Je dis ça, moi, mes filles, souvent.
Speaker: Ça, c'est... Tes sœurs, c'est des amis que tu as pour toute ta vie.
Speaker: Alors, je sais bien que ce n'est pas le cas pour toutes tes fratries et tout ça.
Speaker: Je ne veux pas lancer un débat sur...
Speaker: Des fratries qui peuvent être difficiles et des fois, c'est légitime de couper les points avec sa fratrie.
Speaker: Mais je veux dire, sur le principe qu'une amitié puisse durer toujours, moi, j'ai aucune difficulté avec ça.
Speaker: Est-ce que la question derrière, c'est est-ce qu'il y a des amitiés qu'on devrait à un moment donné stopper parce qu'elles ne sont plus assez en bonne santé pour...
Speaker: Mais du coup, pour moi, le problème, c'est pas qu'elle dure trop longtemps.
Speaker: Le problème, c'est qu'elle est moisie depuis trop longtemps.
Speaker: C'est pas la même chose.
Speaker: Si on est fait une amitié... Mais je pense qu'on avait déjà parlé de ça dans un épisode précédent.
Speaker: Si au bout d'un moment, c'est que de la souffrance, et ça fait plusieurs années que c'est que de la souffrance, oui, il faut enlever l'oxygène, quoi.
Speaker: Je suis d'accord?
Speaker: Mais le problème, ce n'est pas la longueur.
Speaker: Le problème, c'est le fait que l'amitié, elle s'est détériorée.
Speaker: Peut-être la faute à pas de chance ou peut-être la faute aux deux.
Speaker: Et qu'aujourd'hui, en fait, on essaie de mettre sous respirateur une relation qui n'existe plus.
Speaker: Parce qu'on est nostalgique de ce qu'on a connu quand on était au collège.
Speaker: Et qu'en fait, il n'y a plus rien.
Speaker: Mais on continue à...
Speaker: Comment, si on va dans une posture d'amour, comment on met fin à une amitié?
Speaker: Moi, je n'ai jamais eu à faire ça, mais on a déjà mis fin.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Et ouais, après, j'aimerais bien pouvoir dire que ça m'a rendue très triste, mais je pense que les gens sont libres, et je pense qu'en amitié, il faut laisser les gens libres.
Speaker: Et moi, c'est juste des... Il n'y a pas eu de mots, quoi.
Speaker: C'est juste des personnes qui ont pris leur distance.
Speaker: qui ont arrêté de répondre, qui ont arrêté de partager des choses, qui répondaient juste de manière factuelle.
Speaker: Donc j'ai senti qu'on était passé à une relation qui n'était plus de l'amitié.
Speaker: Je ne sais pas si c'est la façon la mieux de faire, c'est juste plus un constat.
Speaker: Mais pour moi, ça va avec couper l'oxygène, mais si tu ne l'alimentes plus, l'amitié, après le feu, il s'arrête.
Speaker: Les braises, elles s'éteignent.
Speaker: Et pour moi, c'est...
Speaker: Ça veut dire que c'est réciproque.
Speaker: Si personne n'alimente, ça peut être aussi réciproque et juste, en fait, on n'est plus dans la même saison de vie et peut-être autant, dans 10 ans, on aura envie de reprendre contact et le Brasile existe toujours.
Speaker: Ça laisse la possibilité de reprendre contact.
Speaker: Si l'amitié devient un peu unilatérale, comment on gère ça?
Speaker: Si c'est nous qui soyons le seul à mettre ou si c'est dans les deux cas, si c'est l'autre qui s'investit et nous on a envie de s'arrêter?
Speaker: Ouais, dans les deux cas, j'en sais rien, je pense à quelqu'un avec qui, pourquoi pas on a partagé une saison de vie, maintenant on voit plus trop quoi partager, on fait l'effort d'eux par loyauté en fait, comment on gère ça?
Speaker: Je dirais qu'il faut aller s'occuper de son enfant qui a été déçu en amitié.
Speaker: À l'intérieur déjà.
Speaker: Non, mais pour être sûre que ce qu'on gère, c'est l'amitié là et ce n'est pas nos tristesses d'enfants, des amitiés qui se sont arrêtées.
Speaker: Avoir des conversations que la personne qui trouve ça difficile ait des conversations avec une posture de curiosité.
Speaker: Et de partager ce qui est difficile, ce qui nous fait mal, peut-être ce qui nous déçoit.
Speaker: Avec curiosité.
Speaker: D'une question de chat GPT, hyper à côté, Marjo, tu nous as emmenés sur un terrain que je trouve particulièrement douloureux, quoi.
Speaker: Non, mais parce que des fois, en fait, nos amitiés, même sans qu'il y ait forcément qu'on se soit fait mal, mais on part dans des univers complètement différents ou ce qui faisait notre amitié.
Speaker: Enfin, j'étais n'importe quoi, mais moi, quand j'étais ado, j'étais fan de certains trucs et je pouvais partager ces intérêts avec des personnes.
Speaker: J'ai plus les mêmes intérêts.
Speaker: Enfin...
Speaker: ces personnes-là non plus.
Speaker: Et c'est pas qu'il n'y a pas d'affection, en fait, puisque les gens... Moi, en plus, j'affectionne facilement les gens, mais je peux dire que j'ai de l'affection pour tous les gens qui ont traversé mon histoire, mais j'ai pas forcément envie, ou en tout cas, ça me semble pas forcément juste de partager une amitié maintenant, tu vois.
Speaker: Mais ça, c'est pas forcément toujours... Les deux personnes ne ressentent pas forcément toujours la même chose.
Speaker: Et comment tu...
Speaker: Tu vois, ce moment où tu n'es plus en phase sur ce que tu veux vivre dans la relation, j'ai l'impression que ghoster en amitié, ce serait aussi très moche.
Speaker: Et en même temps, est-ce qu'avoir la conversation, ça ne fait pas plus de mal qu'autre fin?
Speaker: Ouais, donc avoir la conversation, pour moi, le risque, c'est que ça peut donner un côté définitif.
Speaker: Alors qu'un éloignement pour un temps, ça peut laisser la possibilité de revenir.
Speaker: Mais ghoster, c'est nul!
Speaker: Mais c'est pour ça la question à partir de combien de vues c'est ghosté?
Speaker: Pour moi, il me semble que...
Speaker: L'idéal, c'est quand même que les deux sentent qu'en fait, il faut prendre de la distance et que la distance, elle se mette naturellement.
Speaker: S'il y en a un qui veut mettre de la distance et l'autre pas du tout, il faut une conversation.
Speaker: Sinon, c'est laid.
Speaker: Je veux dire, soit alors il y a suffisamment de discernement dans la relation où les gens comprennent qu'en fait, là, c'est une phase où il vaut mieux s'éloigner et donc ça se fait naturellement.
Speaker: Mais s'il y en a un qui ne comprend pas du tout et qui, lui, n'est pas du tout là et qui a envie que la relation continue telle qu'elle...
Speaker: Moi, je vois difficilement comment tu peux échapper le fait de mettre des mots et de dire, en fait, pour moi, l'amitié telle qu'elle est, ça ne me va plus trop, ça ne me va plus trop.
Speaker: Et il faut qu'on change des choses.
Speaker: Et qu'est-ce qu'on peut changer et qu'est-ce qu'on ne peut pas changer?
Speaker: Oui.
Speaker: Et puis il y a toutes les orientations qu'on prend qui peuvent être aussi, tu vois, là je pense parce qu'on sort des municipales, mais des fois on prend des orientations aussi très différentes.
Speaker: Et c'est parfois dur de les concilier dans une amitié véritable, tu vois.
Speaker: Et en même temps, notre amitié ne devrait pas dépendre des opinions de chacun sur tel ou tel sujet.
Speaker: Mais c'est plus facile à dire qu'à vivre parfois.
Speaker: Oui, mais aussi on change.
Speaker: Enfin, il n'y a pas que nos opinions qui changent.
Speaker: Il y a aussi tout au long de l'autre vie, on évolue en bien ou en mal ou un peu des deux.
Speaker: Et c'est difficile parce qu'on s'éloigne.
Speaker: J'ai l'impression que si on était proche à un moment, mathématiquement, les deux courbes, elles s'éloignent.
Speaker: Peut-être que ça demande plus d'efforts de tenir le lien quand on est plus éloigné qu'au début.
Speaker: Et c'est aussi peut-être qu'à différents moments de la vie, on n'est pas en capacité de fournir ces efforts-là.
Speaker: C'est dur, c'est une question qui est hyper compliquée, parce que...
Speaker: Parce qu'elle part du principe qu'en fait, au bout d'un moment, il n'y a même plus de communication possible, qu'on est tellement sur deux trucs différents dans l'amitié, qu'en fait, on n'est même pas capable de se dire, en fait, là, on ne se comprend plus.
Speaker: Et ça, moi, j'ai du mal à l'imaginer, quoi.
Speaker: À imaginer une relation où, en fait, on n'est même pas capable.
Speaker: C'est même devenu tellement étrange que juste mettre des mots sur la difficulté est impossible.
Speaker: J'ai du mal à visualiser, en fait, d'en arriver là.
Speaker: Il me semble qu'il vaut mieux réagir avant.
Speaker: bon bah on va dire bisous sur le front courage on se revoit bientôt
Speaker: Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout.
Speaker: Sur cette fin d'épisode, on a coupé un peu du silence.
Speaker: Parce qu'en fait, on réfléchissait.
Speaker: Donc réfléchissez et puis venez nous dire ce que vous en pensez.
Speaker: On a hâte de savoir.
Speaker: On vous dit à tout bientôt pour le dernier épisode de la saison.
Speaker: C'est assez fou, l'amitié.
Speaker: C'est beau, ça fait grandir, mais on ne pourra pas trop ce qui se passe.
Speaker: Allez, bisous!



