Transcript
Nicolas Carrion: Bonjour et bienvenue sur ce premier podcast qui n'a pas encore de nom.
Nicolas Carrion: Podcast dans lequel on va essayer d'évoquer des sujets autour de nos relations avec les nouvelles technos de manière générale.
Nicolas Carrion: Essentiellement au smartphone dans un premier temps.
Nicolas Carrion: Et aujourd'hui, je suis avec Elize pour discuter un peu du sujet.
Elise: Bonjour Nicolas!
Nicolas Carrion: Salut!
Nicolas Carrion: Et je pense qu'on va aller à l'essentiel et on va commencer par se présenter.
Nicolas Carrion: Je vais te laisser te présenter.
Elise: Bonjour à tous, alors moi c'est Élise Rechart, je suis conceptrice de solutions métiers, j'accompagne les entreprises dans leur transformation numérique et notamment mon outil chouchou c'est Coda!
Elise: Donc voilà, je vais construire des solutions sur mesure, je vais optimiser les process, on va mettre un peu de diable pour que le quotidien des équipes soit plus fluide et aussi que l'entreprise à la fin s'y retrouve en termes de rentabilité.
Nicolas Carrion: Ok.
Nicolas Carrion: Et moi, de ce coup, c'est Nicolas Carillon, ancien ingénieur informatique.
Nicolas Carrion: Je suis en train de créer une application qui va permettre d'aider les personnes à remettre un peu plus d'intention dans leur usage du smartphone.
Nicolas Carrion: Elle s'appelle Pourquoi.app.
Nicolas Carrion: Peut-être qu'elle sera disponible sur les stores quand vous écouterez ce podcast.
Nicolas Carrion: On verra.
Nicolas Carrion: Je pense que...
Elise: Et on est tous les deux situés à Dijon, d'ailleurs....
Nicolas Carrion: Eh oui, Dijonais.
Nicolas Carrion: Vive Dijon.
Nicolas Carrion: Voilà pour la présentation.
Nicolas Carrion: Je pense qu'on a dit l'essentiel.
Nicolas Carrion: Aujourd'hui, on va un peu discuter de nos... Ça va être un échange.
Nicolas Carrion: On va discuter de nos relations respectives avec notre smartphone, essentiellement.
Nicolas Carrion: Et je pense qu'une première question qui peut être intéressante pour commencer, c'est de regarder un peu dans nos réglages et d'aller voir quel est notre temps moyen sur notre iPhone.
Nicolas Carrion: Parce qu'il me semble que tu as un iPhone, toi aussi?
Elise: C'est ça.
Nicolas Carrion: Donc est-ce que tu souhaites?
Elise: Je prends mon téléphone maintenant pour regarder.
Nicolas Carrion: Ouais.
Nicolas Carrion: Et moi aussi, parce que j'ai encore pas mal de temps d'écran sur mon iPhone.
Nicolas Carrion: Est-ce que tu sais où ça se trouve?
Elise: Rappelle-nous, comme ça.
Nicolas Carrion: Dans l'iPhone.
Elise: Tout le monde, tous ceux qui nous écoutent, vous pouvez le faire en même temps que nous.
Nicolas Carrion: Quand vous aurez l'appli Pourquoi.app, ça sera dans l'appli directement.
Nicolas Carrion: D'ailleurs, tu peux aller dans l'appli parce qu'il me semble que tu l'as en phase de test.
Elise: En effet...
Nicolas Carrion: Dans les statistiques, tu auras ton temps moyen sur les sept derniers jours.
Nicolas Carrion: Ton temps moyen par jour sous la heatmap.
Elise: Ok, je suis à environ 5 heures, plus de 5 heures par jour.
Nicolas Carrion: Plus de 5 heures par jour, ok.
Nicolas Carrion: Et moi, je suis à 3h18.
Nicolas Carrion: 5h18?
Elise: 5 heures 18 exactement, on a exactement deux heures d'écart.
Nicolas Carrion: Ok.
Nicolas Carrion: Je trouve ça intéressant, je pense que ça va être intéressant de demander un peu à tout le monde ce chiffre.
Nicolas Carrion: Ça permettra de se situer un peu et que ceux qui écoutent se situent un peu par rapport à nous.
Nicolas Carrion: Sachant que moi, c'est un chiffre qui m'a, au tout début de ma réflexion sur ma relation avec mon smartphone, c'est un chiffre qui m'a pas mal fait réfléchir.
Nicolas Carrion: Parce que dans ce temps, il y a du temps utile.
Nicolas Carrion: Il y a quand même une grande partie de temps utile.
Nicolas Carrion: Mais moi, je sais qu'il y avait quand même une grande partie de temps inutile.
Nicolas Carrion: Et en fait, quand on ramène ce temps par jour à un temps par semaine, à un temps par mois, à un temps par année, ça pique un peu.
Nicolas Carrion: Par exemple, 3 heures de temps d'écran par jour, en gros, sur une année, ça te prend 45 jours.
Nicolas Carrion: C'est-à-dire que tu as passé 45 jours devant ton smartphone.
Nicolas Carrion: Donc moi, c'est un peu cette donnée qui m'a fait switcher en mode, ce n'est pas possible.
Nicolas Carrion: Mais encore une fois, dans ce temps-là, il n'y a pas que du temps inutile, loin de là.
Elise: oui surtout quand vous postez sur les réseaux que ce soit LinkedIn, Instagram ou même que vous allez répondre à des mails ou en fait maintenant aussi discuter avec des partenaires sur WhatsApp c'est vrai que tout ça en fait c'est des temps utiles comme tu dis
Nicolas Carrion: Parce qu'on est quand même tous amenés à travailler maintenant aussi un peu sur nos smartphones, même beaucoup pour certains.
Nicolas Carrion: Toi, je pense que ça prend une partie du temps assez important.
Nicolas Carrion: Ouais.
Nicolas Carrion: Mais ok, intéressant, intéressant.
Elise: Et à quelle durée tu étais avant d'entamer toute cette démarche?
Elise: Est-ce que tu étais déjà autour de trois heures?
Nicolas Carrion: Ah non, je tape beaucoup plus.
Nicolas Carrion: Et là, je pense que je suis à 3 heures parce que je bosse en temps de... En vrai temps, je suis plus près des 2 heures.
Nicolas Carrion: Mais vu que je travaille sur l'appli, mon iPhone, je l'utilise beaucoup plus que... Enfin, je l'utilise beaucoup pour le travail.
Elise: Hum...
Nicolas Carrion: Et je pense qu'à l'époque, j'étais facile à 4-5 heures.
Nicolas Carrion: Mais franchement, je pense qu'il y avait la moitié, voire plus.
Nicolas Carrion: Donc 2h30, facile, voire 3 heures.
Nicolas Carrion: C'était du réseau social ou des jeux vidéo.
Nicolas Carrion: Donc voilà.
Elise: intéressant moi j'ai aucun jeu vidéo pour le coup
Nicolas Carrion: Oui, toi, je pense que tu es assez proche du truc, mais je pense que sur les 5 heures, tu as au moins 90% où c'est du travail.
Elise: Malheureusement, non.
Elise: Après, c'est vrai que ces derniers jours, j'étais beaucoup aussi dans les transports, dans les trains.
Elise: Donc, c'est vrai que ça n'aide pas.
Elise: Alors que quand c'est des périodes l'été où on est beaucoup dehors, ça fluctue dans l'année, le temps par jour.
Elise: Mais non, moi, mon problème, c'est qu'il y a beaucoup de réseaux sociaux.
Elise: Il faudrait que je regarde les statistiques plus en détail, mais oui, on va dire que la moitié du temps, ça doit être des mails, des échanges avec des partenaires, de la famille, allez, peut-être deux tiers du temps, et des réseaux sociaux où je travaille vraiment, mais je pense qu'un tiers du temps, c'est des réseaux sociaux pour me divertir, tu vois.
Nicolas Carrion: C'est un peu le risque avec les réseaux sociaux parce que toi, tu travailles beaucoup dessus et en même temps, tu es vite tenté pour aller scroller un petit peu.
Elise: C'est ça.
Elise: C'est ça.
Elise: Et en fait, pour être transparente, c'est vrai que LinkedIn, je l'avais enlevé de mon téléphone parce que pour le coup, LinkedIn, j'y suis très présente pour le boulot et je voulais seulement y aller depuis mon ordinateur.
Elise: Mais là, avec les périodes de lancement de mon bootcamp...
Elise: Je trouvais ça plus pratique, effectivement, de répondre aux différents messages et d'être au courant des interactions aussi directement depuis mon téléphone.
Elise: Mais voilà, c'est un cercle vicieux.
Elise: Parce que du coup, tu commences à scroller et tu commences à faire d'autres choses que le taf.
Elise: Mais je pense que la solution, c'est d'enlever des réseaux sociaux comme LinkedIn de son téléphone parce que ce n'est pas utile.
Elise: C'est un peu.
Nicolas Carrion: Du coup, j'avais une trame en tête, mais je pense que c'est vachement intéressant de rebondir sur ce que tu as dit là.
Nicolas Carrion: Du coup, tu avais détecté que tu avais un...
Nicolas Carrion: Je n'ai pas envie d'employer le mot problème parce que c'est un gros mot, mais en gros, si tu t'étais rendu compte que tu avais un petit problème avec LinkedIn, tu avais du mal à te contrôler avec cette appli.
Elise: Ouais, en fait... Ouais.
Elise: Ouais.
Nicolas Carrion: Donc, tu l'as désinstallée.
Nicolas Carrion: Là, tu l'as réinstallée parce que c'était important par rapport au lancement de ta formation.
Nicolas Carrion: Et le problème, il est revenu.
Elise: C'est ça.
Elise: En fait, on va dire que ce soit LinkedIn ou Insta, j'ai tendance à les ouvrir plusieurs fois dans la journée.
Elise: Mais Instagram, j'ai beaucoup de contenus positifs, good vibes, pour me divertir.
Elise: Et donc, on va dire que l'impact, en tout cas sur ma santé mentale, on va dire, est plutôt positif.
Elise: est plutôt équilibré, voire positif.
Elise: Alors que LinkedIn, ça peut très vite être toxique.
Elise: Et donc, c'est pour ça que... En tout cas, pour moi, c'est vrai que je suivais beaucoup de personnes qui vont mettre en avant leur réussite, leur chiffre d'affaires.
Nicolas Carrion: C'est la comparaison qui n'était pas évidente.
Elise: C'est très bien, mais du coup, ça peut être très toxique quand tu es indépendant
Elise: de suivre tout ça encore plus à l'ère de l'IA où voilà tout le monde met en avant l'IA et que ça va résoudre tous les problèmes que ce soit pour soi ou pour ses clients en mode baguette magique donc c'est vrai que voilà ça devenait très toxique donc c'est pour ça que j'avais décidé de désinstaller de LinkedIn en priorité et oui après ouais
Elise: Ouais, ouais, ouais, donc voilà.
Elise: Mais c'est vrai qu'en période de lancement, en période où on a envie d'être plus présent, de répondre aux commentaires, d'envoyer des messages privés, de répondre aux messages privés facilement, c'est vrai que c'est plus pratique de l'avoir sur téléphone.
Elise: Mais au-delà du temps passé, tout ça pour dire qu'il y a des réseaux où l'impact est aussi plus négatif que d'autres, je trouve.
Nicolas Carrion: Oui, c'est sûr.
Nicolas Carrion: Quand tu parles d'impact négatif, j'ai l'exemple de Twitter, X, où tu peux vite tomber sur des contenus un peu limites et un peu badants.
Elise: Merci.
Nicolas Carrion: Je suis d'accord avec toi.
Nicolas Carrion: Chaque réseau n'a pas le même impact sur ton état d'esprit, sur ton mood.
Elise: Et ça dépend aussi des personnes qu'on suit et effectivement sa manière d'utiliser l'application.
Elise: Parce que c'est vrai que sur Instagram, je me rends compte que je regarde beaucoup les contenus des personnes que je suis avec les stories et même dans le fil, je regarde beaucoup les personnes que je suis.
Elise: Donc très vite, si je suis des contenus good vibes, comme je dis...
Elise: mon usage est à des retombées positives sur mon quotidien alors que sur LinkedIn par exemple j'ai tendance à scroller, à tomber sur tout un tas de contenus que j'ai pas demandé et après je pense que les algorithmes derrière sont aussi différents oui
Nicolas Carrion: Bien sûr.
Nicolas Carrion: Appli LinkedIn, tu tombes sur des personnes comme toi, un peu plus que sur Instagram.
Nicolas Carrion: Ils font les mêmes choses que toi et tu as plus tendance à te comparer et à te dire pourquoi je ne suis pas à ce niveau-là ou un truc comme ça.
Elise: Ça, c'est clair.
Nicolas Carrion: Aujourd'hui, tu penses quoi de ta relation avec ton smartphone?
Elise: Je t'aime, moi non plus.
Nicolas Carrion: Ok.
Nicolas Carrion: Il y a des moments où... Parce qu'un smartphone, encore une fois, moi je le remets beaucoup en question de mon côté, mais c'est quand même un outil incroyable, on est tous d'accord, c'est un ordinateur de poche, donc c'est vraiment... Moi je ne dis pas qu'il faut arrêter d'utiliser.
Nicolas Carrion: Ça, je le répète encore une fois.
Nicolas Carrion: Mais en gros, j'en étais.
Nicolas Carrion: Je t'aime, moi non plus.
Nicolas Carrion: Donc, tu as des périodes où tu… On va dire que le je t'aime, c'est quand tu dis ça te fait du bien, tu penses le maîtriser.
Nicolas Carrion: Et le moi non plus, qu'est-ce que ça veut dire?
Elise: Oui, il y a des périodes où, par exemple, sur Instagram, là, par exemple, en ce moment, j'apprends l'italien.
Elise: Donc, sur Instagram, je vais suivre des influenceurs qui parlent l'italien et ça va m'accompagner dans cette dynamique-là, où je vais apprendre des nouvelles recettes, où je vais découvrir des nouveaux lieux.
Nicolas Carrion: Ah non.
Elise: Ou même à travers certaines applications comme Duolingo, certaines applis qui vont te...
Elise: de tirer vers le haut.
Elise: Et puis, il y a des moments où tu tombes un peu, comme je dis, le fait de réinstaller LinkedIn, tu tombes dans un cercle vicieux où en fait, tu te fais aspirer par des applications qui te prennent un peu toute ton énergie vitale.
Elise: Pareil comme l'application des mails.
Elise: L'application des mails, parfois, on se détache de nos mails, on y va une fois de temps en temps et c'est très bien et on arrive à garder le rythme.
Elise: Et il y a des fois où on se fait totalement ensevelir par nos mails, où on n'a que des mails hyper négatifs qui nous arrivent.
Elise: Et après, pareil, c'est un cercle vicieux d'avoir ça, en fait, dans sa poche.
Elise: C'est que tous nos...
Elise: Et encore plus quand on est indépendant, c'est que nos problèmes, nos inquiétudes de taf viennent jusque dans notre poche et on a du mal encore plus à couper dans ces cas-là....
Nicolas Carrion: Je trouve une habitude qu'on a appris avec le smartphone et qu'on paye un peu.
Nicolas Carrion: C'est mon avis, encore une fois, mais qu'on paye un peu aujourd'hui, c'est qu'on s'est habitué au tout, tout de suite.
Nicolas Carrion: On reçoit un message, il faut répondre.
Nicolas Carrion: On reçoit un mail, il faut le traiter dans la foulée.
Nicolas Carrion: Alors quand je pense que 90%, même plus pour ma part, 90% des messages que je reçois, si je réponds dans deux jours, ça ne change rien.
Nicolas Carrion: Les mails, pareil,
Elise: Par contre ça tu vois par exemple Gmail j'ai désactivé les notifications donc en fait mais je me rends compte qu'il y a quand même le réflexe d'ouvrir plusieurs fois par jour la boîte mail Ouais Ouais
Nicolas Carrion: Et du coup, quand tu me parles de tes mails, ça me fait penser à comment tu gères les notifications sur ton portable.
Nicolas Carrion: C'est ce que j'allais te dire.
Nicolas Carrion: Tu as enlevé les notifications, mais au cas où, tu peux ouvrir l'appli pour regarder s'il y a un mail.
Elise: Oui, mais j'ai quand même enlevé les notifications parce que là, c'était trop toxique de voir ces mails arriver au fur et à mesure.
Elise: Mais oui, pareil, LinkedIn, là, je les avais gardées parce qu'effectivement, mon objectif, c'était d'être plus présente, plus visible.
Elise: Mais je pense très clairement que cet été, je vais couper pareil les notifications LinkedIn et finalement, j'en ai...
Elise: J'en ai assez peu.
Elise: Quand je regarde les téléphones des autres où t'as des... Sans notification d'attente, non, je supporte pas.
Elise: J'essaie de m'amuser.
Nicolas Carrion: J'avais vu un conseil passer là-dessus parce que moi, avec les mails, je n'ai pas forcément ce réflexe.
Elise: Ouais, des créneaux.
Nicolas Carrion: Mais pour les mails, j'avais vu un conseil passer, c'est de mettre en place.
Nicolas Carrion: Ce ne doit être pas évident au début, mais une fois que tu as l'habitude, je pense que c'est OK.
Nicolas Carrion: C'est de définir des créneaux dans ta journée.
Nicolas Carrion: Tu l'as sûrement vu passer aussi.
Nicolas Carrion: Mais je sais que je vois des personnes qui regardent deux ou trois fois par jour.
Nicolas Carrion: il les traite, si il y a des trucs urgents dans les mails, il les traite sur le moment par contre, donc ça fait partie aussi de la technique, mais tu y vas deux fois par jour peut-être, selon le rythme que tu as envie de t'imposer, et moi ça me semble intéressant comme technique, ça demande de la rigueur!
Elise: C'est clair.
Elise: Non, c'est clair.
Elise: Après, c'est pas évident quand effectivement t'attends un retour important ou...
Elise: Ce genre de choses, t'as envie de regarder.
Elise: Mais je suis d'accord qu'effectivement, j'essaye dans ma semaine en tout cas de me bloquer des créneaux quand c'est possible, mais j'ai pas encore la rigueur de le faire tous les jours, aux mêmes horaires.
Nicolas Carrion: Ouais, encore une fois, ce n'est pas évident parce qu'on a pris une habitude.
Nicolas Carrion: Je pense qu'on fait partie de la génération.
Nicolas Carrion: On a grandi avec les smartphones.
Nicolas Carrion: Ça fait plus de 20 ans qu'on est avec.
Nicolas Carrion: 20 ans, je m'enflamme peut-être.
Nicolas Carrion: Allez, on va dire 10, 15 ans pour être plus raisonnable.
Elise: 15 ans.
Nicolas Carrion: Donc, c'est une habitude quand même assez ancrée en nous et ce n'est pas évident de changer ses habitudes.
Elise: Mais encore plus quand t'es indépendant, je trouve.
Elise: Et quand t'as le même téléphone, effectivement, pour gérer ta vie perso ou ta vie pro, tu te fais encore plus envahir que, effectivement, là, les périodes où j'étais en CDI, j'ai remarqué que oui, ta boîte mail, elle est uniquement sur ton ordi pro et pareil, toutes les notifications de boulot, elles restent là et t'as beaucoup plus... Bon, ça n'empêche que tu peux aussi passer beaucoup trop de temps pour te divertir ou pour le perso sur ton téléphone, mais...
Elise: Mais t'as moins le... T'as pas la couche pro qui vient s'ajouter directement sur ton téléphone.
Nicolas Carrion: Et j'allais dire, qu'est-ce qui t'empêche de faire comme si tu étais en CDI?
Elise: Après, je sais qu'il y en a qui ont aussi des applis pro sur leur téléphone, mais bon, c'est... Ouais.
Nicolas Carrion: D'avoir justement les mails.
Nicolas Carrion: Comme tu disais, les réseaux sociaux, ça pourrait ne pas être sur le portable, mais sur l'ordi aussi.
Nicolas Carrion: Instagram, on peut l'avoir sur l'ordi.
Nicolas Carrion: LinkedIn aussi.
Nicolas Carrion: Moi, je sais que c'est un truc que j'essaye de mettre en place.
Nicolas Carrion: C'est de...
Nicolas Carrion: pas d'avoir le pro que sur l'ordi, mais d'essayer de, quand je travaille, j'ouvre l'ordi, même si je ramène mon ordi souvent avec moi, du coup.
Elise: mais tu vois là j'étais en week-end vélo et heureusement que j'ai pas pris mon ordi sinon il serait mort à la fin du week-end mais c'était pratique pour le coup de pouvoir faire de pouvoir envoyer des mails parce que j'ai eu beaucoup de trains quand même donc c'était quand même pratique de pouvoir le faire depuis le téléphone ou pareil quand t'es dans des transports
Nicolas Carrion: Je trouve que l'action n'est pas la même.
Nicolas Carrion: Oui, d'accord.
Nicolas Carrion: Évidemment.
Elise: Mais effectivement, je me suis posé beaucoup de fois la question d'avoir deux téléphones séparés.
Elise: Tu vois, ce serait peut-être la solution aussi.
Elise: Tu vois, deux téléphones ou deux numéros en fait aussi.
Elise: Et carrément deux téléphones parce que comme ça, tu peux vraiment laisser un téléphone à cet endroit-là et ne pas y toucher du tout.
Elise: Et l'emmener à ta guise parce que c'est pratique.
Elise: Mais c'est vrai que par exemple, tu vois, aujourd'hui, j'ai un seul numéro.
Elise: Je communique assez peu par WhatsApp, mais je me rends compte qu'il y a certains clients où ça me fonctionne beaucoup mieux quand on échange par WhatsApp.
Elise: Et c'est beaucoup plus fluide.
Elise: Et donc, voilà, ça me... WhatsApp... Ouais.
Nicolas Carrion: Et donc, tu as tes conversations professionnelles qui se mélangent avec les conversations perso.
Nicolas Carrion: C'est vrai que ça, ce n'est pas évident.
Elise: Alors que WhatsApp, à la base, je n'utilisais que pour trois groupes de famille.
Elise: Et c'est tout, quoi.
Nicolas Carrion: Il n'y a pas moyen sur WhatsApp d'avoir un compte sans numéro?
Nicolas Carrion: Je me demande.
Elise: Je crois pas.
Nicolas Carrion: Je n'ai pas la réponse.
Elise: Je crois pas, mais en tout cas, aujourd'hui, mon numéro perso est devenu mon numéro pro.
Elise: Encore plus depuis que je suis à Dijon parce que je me rends compte que les gens adorent s'appeler.
Elise: Alors que c'est vrai qu'avant, je faisais des visios et ça allait très bien, tu vois.
Elise: Mais là, les gens adorent s'appeler.
Elise: Donc, mais oui, je comprends que c'est très pratique et que quand on est en transit,
Elise: où entre deux tâches c'est beaucoup plus simple de dégainer son téléphone qu'à une vidéo mais voilà la solution que j'envisage ce serait de rouvrir une nouvelle ligne un nouveau numéro mais qui serait consacré au perso effectivement parce que maintenant maintenant ce numéro là c'est trop tard pour changer son utilisation donc voilà je pense que la seule solution ce serait ça d'avoir un numéro
Nicolas Carrion: Tu sais que j'y ai pensé parce que moi, je suis à un stade beaucoup moins avancé.
Nicolas Carrion: Je viens seulement de me lancer et du coup, le pro ne prend pas trop de place pour l'instant.
Nicolas Carrion: Mais en gros, j'ai déjà pensé parce que c'est vrai que du coup, j'ai des discussions pro qui se mélangent avec le perso.
Nicolas Carrion: J'ai remis les réseaux sociaux parce que je les avais enlevés avant pour le perso.
Elise: Aïe, tu vois.
Nicolas Carrion: Donc là, je les remets pour le pro.
Nicolas Carrion: Je m'étais fait la marque pour le numéro de téléphone et je pense qu'à terme, c'est comme toi.
Nicolas Carrion: Ce numéro va être le numéro pro parce que je l'ai mis partout et c'est plus facile de dire à mes proches, je change de numéro et ce sera le numéro perso que de changer le numéro pro pour le coup.
Elise: C'est ça.
Elise: Et après, tu as des partenaires, par exemple, toi et moi.
Elise: Est-ce que tu as des partenaires où tu te dis... Ouais, tu as tout un tas de partenaires, tout un tas de freelances que tu connais et où ça devient des amis de loin, on va dire.
Elise: Mais c'est finalement tout...
Elise: toutes ces connaissances, tout ce réseau, tous ces partenaires, je pense qu'il vaut mieux les garder effectivement sur le numéro pro, en fait le numéro on va dire public, et avoir un numéro privé, tu vois, vraiment pour des cercles où tu sais que tu as envie, besoin d'être réactif pour ces cercles-là, et le cercle élargi, tu as ce numéro privé.
Nicolas Carrion: Je trouve que ce que tu viens de dire, c'est exactement ça, dans le sens où le numéro privé, tu sais que ce numéro-là, si tu as un appel, tu vois ce que je veux dire, c'est que c'est un proche, c'est que il n'y a pas très clair de ma pensée là.
Elise: Si, c'est qu'il y a quelque chose d'important.
Nicolas Carrion: En même temps que je parlais dans ma tête, je me disais non, ce n'est pas vrai.
Nicolas Carrion: Parce que même avec nos proches, des fois, on a tendance à s'écrire en mode il faut répondre vite ou pas, alors qu'il n'y a pas à répondre vite.
Nicolas Carrion: Mais dans l'idée d'avoir un numéro pour le privé, un numéro pour le pro, on va dire, et public, ça me semble être une technique intéressante.
Nicolas Carrion: Oui?
Elise: Et c'est vrai qu'au-delà de deux numéros, t'en as qui disent oui, mais on peut avoir deux numéros sur le même téléphone, tu sais, avec la double SIM.
Elise: Mais pour moi, c'est pas...
Elise: l'idéal finalement, même si c'est pratique.
Elise: Parce que comme ça, tu peux aussi choisir que dans le téléphone privé, tu restreins le nombre d'applications que tu as et tu restreins tout un tas de choses.
Nicolas Carrion: Oui, bien sûr.
Elise: Et donc, quand tu es en vacances, tu sais que c'est ce téléphone-là que tu prends avec toi et ça te permet aussi de couper de pas mal de sollicitations.
Elise: Alors que dans ton autre téléphone privé,
Elise: pro, tu peux avoir beaucoup plus d'applications, les réseaux sociaux dont tu as besoin, donc je trouve que cette séparation, elle peut être pas mal, même si de travailler avec deux téléphones.
Nicolas Carrion: Avoir deux numéros, c'est déjà bien parce que même avec les applis, tu peux désactiver une carte SIM ou tu as des applis pour avoir deux numéros maintenant.
Nicolas Carrion: Donc, tu peux désactiver ton numéro pro si tu le souhaites pendant un certain temps.
Elise: Oui.
Elise: Oui.
Nicolas Carrion: Et d'avoir deux portables, je trouve que c'est encore l'étape d'après parce que là, on parle d'application, on parle de tout ça.
Nicolas Carrion: Et je pense que c'est nécessaire quand tu es bien lancé, que tu as beaucoup de notifs comme tu as dit tout à l'heure.
Nicolas Carrion: Il y en a certains qui ont beaucoup de notifs.
Nicolas Carrion: Je pense que dans ces moments-là, ça peut être intéressant de bien différencier les portables.
Nicolas Carrion: le pro et le perso.
Nicolas Carrion: C'est intéressant.
Nicolas Carrion: Et du coup, moi, je serais curieux, parce qu'on a pas mal discuté de notre législation actuelle.
Nicolas Carrion: Tu as déjà évoqué une tentative pour diminuer ton législation de LinkedIn?
Nicolas Carrion: Moi, je serais curieux de savoir si tu as essayé d'autres choses.
Elise: Depuis longtemps, je réfléchissais au fait d'installer un bloqueur.
Elise: Finalement, après, on s'est rencontrés.
Elise: Donc, je me suis dit, allez, ma première tentative réelle sera d'installer l'application Pourquoi.app et d'essayer de remettre plus d'intentions dans mon usage.
Elise: Donc là, c'est ce que j'essaye de faire en ce moment.
Nicolas Carrion: Alors, tu as eu une première tentative avant.
Elise: Du coup... Ah oui, désinstaller LinkedIn, effectivement.
Nicolas Carrion: Tu as désinstallé l'application.
Nicolas Carrion: Ça, c'est déjà un choix assez fort.
Nicolas Carrion: C'est quand même assez… Moi…
Elise: Mes tentatives, effectivement, avant de faire ça, c'était d'installer l'appli et aussi de cut beaucoup de notifs.
Elise: Donc, c'est vrai que j'ai cut beaucoup de notifications, par exemple, je ne sais pas, de booking, de tout un tas d'applications que j'utilise de temps en temps.
Elise: Mais quand je les utilise, je sais que quand je panifie un voyage, il faut y aller régulièrement.
Elise: Mais en dehors de ça, recevoir toutes les applications pour des réductions, pour des pubs, pour des choses comme ça, ce n'est pas...
Elise: Important, donc, c'est sûr que désactiver les notifs, désinstaller certaines applis, c'est la première étape, ouais.
Nicolas Carrion: On est d'accord.
Nicolas Carrion: Parce que là, l'exemple avec Booking, c'est que tu n'attends pas de recevoir une notif pour partir en voyage.
Nicolas Carrion: Ouais.
Nicolas Carrion: Ouais, ouais, ouais.
Elise: C'est ça, et quand tu organises le voyage, tu sais que tu dois y aller, regarder si tu as des messages de l'autre, et en plus, souvent, tu les reçois par mail aussi, donc les notifications d'applis ne sont pas toujours essentielles.
Nicolas Carrion: Est-ce que tu sais que sur iPhone, tu as une option pour les notifs qui s'appelle réduire les interruptions.
Elise: Ah bon?
Nicolas Carrion: C'est un peu une gestion de notifs intelligente.
Nicolas Carrion: Je teste depuis quelques jours, je ne connaissais pas.
Nicolas Carrion: Et ça marche pas mal.
Elise: Réduire les interruptions, c'est-à-dire?
Nicolas Carrion: Ouais.
Elise: Qu'est-ce que ça fait concrètement?
Nicolas Carrion: Tu reçois tes notifs.
Nicolas Carrion: Enfin, tu les reçois.
Nicolas Carrion: Les notifs, tu peux les voir, mais elles ne popent pas tous.
Nicolas Carrion: Il n'y a pas d'interruption.
Nicolas Carrion: Comment dire?
Nicolas Carrion: Je vais y arriver.
Nicolas Carrion: Moi, j'ai un exemple.
Nicolas Carrion: C'est que je reçois les notifs quand je paye avec ma carte.
Elise: Ouais.
Nicolas Carrion: C'est assez nouveau.
Nicolas Carrion: La banque a fait ça avec son appli.
Elise: Ouais, moi aussi, d'ailleurs.
Elise: Caisse d'épargne.
Nicolas Carrion: Je sais que je viens de payer, mais c'est bien pour détecter si tu te les fais voler ou pas, mais je ne trouve pas ça très utile.
Elise: Ça fait ça.
Nicolas Carrion: Je n'ai pas encore désactivé cette notification, mais du coup, avec la fonctionnalité native de l'iPhone, cette notif est silencieuse.
Nicolas Carrion: Elle n'apparaît même pas à l'écran si je ne vais pas voir les notifs.
Elise: Oui, en fait, dans iPhone, t'as les notifs qui s'affichent.
Elise: Ouais.
Nicolas Carrion: Si tu ne fais rien, elles s'affichent toutes sur ton écran de veille et tu peux toutes les voir et scroller pour voir tous les notifs.
Elise: Ouais.
Elise: Et après, t'as centre de notification.
Nicolas Carrion: C'est ça.
Elise: Ça marche.
Elise: Ok, je connaissais pas non plus.
Nicolas Carrion: C'est pas mal.
Nicolas Carrion: C'est le petit conseil du jour.
Nicolas Carrion: Ah ouais, ouais, ouais.
Elise: Mais oui, de toute façon, vous pouvez aller dans chaque application et choisir effectivement est-ce que ça s'affiche sur, il me semble, l'écran d'accueil, le centre de TIF, en pastille.
Elise: Donc, on peut aussi faire ça en bouille selon nos préférences.
Nicolas Carrion: D'ailleurs, moi j'ai commencé avec ça, je pense d'ailleurs.
Nicolas Carrion: Les jeux, je recevais des notifs, parce qu'ils veulent... Les jeux, en gros, les jeux gratuits sur portable, généralement, ils gagnent leur argent parce que tu reviens souvent dessus, et plus tu reviens, plus tu as envie de dépenser un peu d'argent dans le jeu.
Nicolas Carrion: Et je recevais des notifs.
Nicolas Carrion: Je jouais, une heure après, je recevais une notif.
Nicolas Carrion: Et une notif, en gros, c'est juste bien jouer, quoi.
Elise: Oui.
Nicolas Carrion: Et au début, ça me posait problème et j'avais commencé par désactiver les notifs des jeux.
Nicolas Carrion: En gros, je me disais, j'irais jouer quand j'ai envie.
Nicolas Carrion: Pas quand l'appli me le demande.
Nicolas Carrion: Donc ça, c'est déjà un premier pas, je trouve très intéressant d'aller chercher les applis qu'on pense problématiques pour nous.
Nicolas Carrion: Les applis qui génèrent des notifs soit un peu trop souvent, soit peu utiles.
Nicolas Carrion: Et les désactiver, je pense que c'est un premier pas déjà.
Nicolas Carrion: Et c'est pas mal, ouais.
Elise: Carrément.
Elise: Il faudrait qu'on crée un petit guide comme ça, je me dis, qu'on partage sur les réseaux.
Elise: Petit guide step by step pour, tu vois, en commençant par les choses les plus simples, mais pourtant les plus ennuyantes, à des choses un peu plus avancées.
Nicolas Carrion: Et là, de dire ça, j'ai un autre exemple qui me vient en tête.
Nicolas Carrion: Pour le coup, c'est ma femme.
Nicolas Carrion: Et c'est moi qui dois la désinscrire des newsletters.
Nicolas Carrion: En gros,
Nicolas Carrion: depuis toujours.
Nicolas Carrion: Elle s'est inscrite sur plein de sites différents pour acheter des cadeaux, pour commander quelque chose, parce que ça l'intéressait, etc.
Elise: Oui.
Elise: Oui.
Nicolas Carrion: Et quand tu t'inscris, généralement, tu t'inscris sans vraiment le vouloir à la newsletter ou aux mails de promotion, aux mails de tout type.
Nicolas Carrion: Et elle a la flemme de se désinscrire de ces trucs-là.
Nicolas Carrion: Donc, tous les jours, je pense qu'elle, dans ses mails persos,
Nicolas Carrion: Il y a aussi du pro qui vient un peu sur la boîte perso.
Nicolas Carrion: Ils sont noyés entre 15-20 mails de marketing, de pub, etc.
Nicolas Carrion: Mais en gros, ça je trouve, c'est vraiment… Du coup, moi je l'aide, je prends son portable, je vais voir les mails, je dis « c'est ça, cette marque-là, c'est important?
Elise: C'est clair.
Nicolas Carrion: » Non?
Nicolas Carrion: Elle en soit un par jour.
Nicolas Carrion: Donc je vais les abonner à la newsletter, etc.
Elise: En tout cas, bon, conseil de base, mais ce n'est pas toujours évident, c'est effectivement avoir plusieurs adresses mail, mais il ne faut pas tomber dans le piège d'avoir 5 adresses mail, après on ne s'en sort plus.
Elise: Mais c'est vrai que d'avoir une adresse mail, même si c'est une adresse mail en adgmail.com, c'est vrai que moi, quand je me suis restée en freelance, j'ai tout de suite eu deux adresses mail et comme ça, tu as l'adresse mail perso qui est spammée par les promos et l'adresse mail pro qui est dédiée pour les clients.
Elise: Mais
Elise: C'est vrai que dans l'adresse mail perso, moi, très vite, je ne me désinscris pas toujours parce que parfois, il y a plusieurs étapes, mais je les mets direct en spam.
Elise: Et en fait, ouais.
Nicolas Carrion: Ah oui?
Nicolas Carrion: C'est radical.
Elise: Comment?
Nicolas Carrion: C'est radical.
Elise: Ouais, il y a beaucoup de mails comme ça de promo que je mets en spam.
Elise: Et il y a quelques marques que j'aime bien, mais malheureusement, qui m'envoient tous les jours.
Elise: Donc, celle-là...
Elise: Celles-là, pour bien faire, il faudrait les mettre dans un label spécifique, quelque chose comme ça.
Nicolas Carrion: Des fois, selon les marques, tu peux te désabonner d'un certain type de communication et rester abonné à d'autres.
Elise: Oui.
Elise: C'est ça.
Nicolas Carrion: Moi en gros ce que je fais c'est que je me désabonne souvent assez rapidement des trucs qui me dérangent et s'ils ne permettent pas facilement de se désabonner, je les mets dans les spams.
Elise: Mais ce n'est pas évident pour les marques de fringues, par exemple, parce que tu as envie d'être au courant.
Elise: Parfois, tu en as besoin parfois, quelques fois dans l'année, et tu as envie d'être au courant des offres du moment et des promos du moment.
Elise: Et donc, c'est cool de les recevoir et de les lire à ce moment-là.
Elise: Sauf que 80% du temps, tu n'as pas envie d'acheter, tu vois.
Elise: Donc, moi, je les reçois pour les quelques fois où ça m'intéresse.
Nicolas Carrion: Je vois.
Nicolas Carrion: Je suis mauvais élève, j'ai la même adresse.
Elise: Mais...
Elise: Ouais, comme je dis, pour bien faire, il faudrait split son inbox, soit en label, soit carrément en différentes adresses mail.
Elise: Ouais.
Elise: Ok, bon.
Nicolas Carrion: Je ne suis qu'au tout début, donc je ne me fais pas inonder de mail pour l'instant.
Nicolas Carrion: Et mon mail perso ne sert pas à grand-chose ailleurs que le pro, en vrai.
Nicolas Carrion: Moi, par exemple, je ne suis pas abonné à des trucs de vêtements ou autre.
Nicolas Carrion: Les newsletters, vraiment, je dois en avoir une ou deux.
Elise: Non, après, tu vois, ce qui n'est pas évident avec les adresses mail, c'est que moi, j'avais mon adresse mail perso.
Elise: Après, je m'en suis créée une autre aussi en adgmail.com, mais pour le pro.
Elise: Et donc, j'ai commencé à échanger avec certains clients, avec comptables, avec tout un tas de...
Elise: de partenaire.
Elise: Mais après, j'ai créé mon agence et là, j'ai eu un vrai nom de domaine et donc, j'ai créé une autre adresse mail encore une fois.
Elise: Mais finalement, d'avoir une adresse mail pro qui, comment dire, un peu en backup qui ne dépend pas de ton nom de domaine, ce n'est pas si mal parce que ça te permet d'avoir, moi, j'ai tout un tas d'abonnements à des outils avec cette première adresse mail pro.
Elise: Et voilà, si un jour, je change de nom de domaine ou je change de,
Elise: de nom d'agence, ou je, je, voilà.
Elise: Mais je sais que tous mes abonnements, ils sont reliés à cette fameuse adresse mail pro de backup.
Elise: Bon, après, chacun son organisation, mais... Ouais, j'en ai trois, ouais.
Nicolas Carrion: Et du coup, quand tu consultes tes mails au cas où tu as reçu quelque chose, est-ce que tu regardes toutes les boîtes?
Nicolas Carrion: Ok.
Nicolas Carrion: Ok.
Elise: Non, mais après, on va dire que je consulte surtout l'adresse mail pro elisa.tarabiscodé.com.
Elise: C'est surtout celle-là qui est importante et où j'ai vraiment des devis à envoyer, des questions de maintenance, de support.
Elise: C'est vraiment là où j'ai du travail.
Elise: Et c'est vrai que les deux autres, la perso et la pro historique, c'est moins urgent.
Elise: C'est moins urgent.
Nicolas Carrion: Non, mais c'est intéressant.
Elise: Et donc, j'essaye de moins les...
Elise: les consulter.
Elise: Et finalement, ce n'est pas si mal de les avoir séparés parce que je me force aussi dans ma journée de boulot à ne regarder que cette adresse mail-là.
Nicolas Carrion: Oui.
Nicolas Carrion: Ah oui.
Elise: Et les autres, à ne pas la regarder.
Elise: Et dans l'application Gmail de téléphone, tu peux switcher assez facilement d'une boîte à l'autre.
Elise: Et bon, je sais que certains adorent aussi toutes les combiner dans un seul outil de mailing.
Nicolas Carrion: Oui, ça peut se faire aussi, exact.
Elise: Bon, chacun son...
Nicolas Carrion: Pour l'instant, je suis plus team un seul mail.
Elise: J'ai fait faire ses préférences.
Elise: Là, tu veux... À l'isage.
Nicolas Carrion: A voir à l'usage, on verra.
Elise: Mais tu en auras une forcément avec ton nom de domaine d'entreprise.
Nicolas Carrion: Mais je comprends.
Elise: À un moment.
Nicolas Carrion: Pour l'instant, je ne l'ai pas encore, mais ça viendra.
Elise: Ça arrivera.
Nicolas Carrion: C'était intéressant.
Nicolas Carrion: Ça fait déjà 33 minutes.
Nicolas Carrion: Je pense qu'on peut finir sur une note positive, j'ai envie de dire.
Nicolas Carrion: Avec une question, c'est pour toi, à quoi ressemblerait une relation plus saine avec ton smartphone?
Elise: Bonne question.
Elise: Bonne question.
Nicolas Carrion: Tu peux aussi me répondre qu'aujourd'hui, tu considères ta relation saine, parce qu'on n'a pas...
Elise: Non.
Elise: Non, là, j'ai plus l'impression d'être engluée, effectivement, dans la relation que j'ai aujourd'hui avec mon téléphone.
Elise: Et j'essaye d'imaginer...
Elise: qu'est-ce que ce serait une relation plus saine.
Elise: Mais voilà, je pense que, tu vois, j'ai besoin de mettre...
Elise: C'est ce qu'on a un peu dit en fil rouge, mais de mettre un peu plus d'intention étape par étape.
Elise: Et au fur et à mesure, comment dire que ça s'éclaircisse?
Elise: Et après, je vais me rapprocher petit à petit d'une relation plus saine.
Elise: Mais comment je l'imagine?
Elise: C'est déjà réduire le temps d'écran.
Elise: Je pense qu'autour de trois heures, c'est déjà bien.
Elise: et effectivement faire moins de switch d'une app à l'autre par réflexe, mais vraiment me dire, voilà, ok, là, j'ouvre Insta, c'est pour me divertir, mais je vais le faire quelques fois par jour, vraiment à des moments choisis.
Elise: Pareil, les mails, le faire à certains moments choisis.
Elise: Donc, je pense que c'est ça.
Elise: Moins de switch et ouvrir à des moments choisis.
Elise: choisis, mais je pense pas que ce sera parfait un jour, mais je pense qu'on peut s'en rapprocher.
Elise: Hum...
Nicolas Carrion: De toute façon, l'idée, c'est de ne pas trop subir.
Nicolas Carrion: Si on est OK avec le temps qu'on passe dessus et ce qu'on y fait dessus, il n'y a pas de problème.
Nicolas Carrion: C'est le jour où, justement, ça devient un peu problématique, où on passe du temps sur le portable alors qu'on aurait dû faire d'autres choses peut-être plus importantes.
Nicolas Carrion: C'est dans ces moments-là où...
Elise: Là où j'ai du mal, c'est le soir.
Elise: Le soir, avant de dormir, j'ai tendance à scroller et tout ça.
Elise: Sur Instagram notamment.
Elise: Mais c'est vrai que je pense que je saurais que je vais passer un step supplémentaire quand le soir, je me dirais non mais là, il est temps de dormir et tu laisses ton téléphone sans regret.
Nicolas Carrion: Et tu commences à scroller par choix?
Nicolas Carrion: Ou vraiment tu sens que l'automatisme est trop fatigué?
Nicolas Carrion: Enfin, juste fatigué?
Elise: j'ai jamais aimé dormir tôt donc avant je pense quand j'étais dans les études on va dire que je travaillais le soir je taffais sur je taffais tard donc ça m'occupait aujourd'hui je trouve une autre occupation effectivement avant de dormir donc ça je pense que c'est aussi lié à ça au fait de se réhabituer à dormir tôt et ouais les deux sont liés quoi
Elise: le réflexe d'ouvrir son application, plus le fait de voir qu'il est minuit et ne pas être habitué, tu vois, à dormir à cette heure-là, tu vois.
Nicolas Carrion: Ça, pour le coup, je peux partager mon expérience sur le sujet parce que j'étais sujet au scroll dans le lit.
Elise: Moi aussi, moi aussi.
Nicolas Carrion: Je pense que j'ai déjà scrollé pendant une heure et demie dans mon lit alors que j'allais me coucher parce que j'étais fatigué.
Nicolas Carrion: Une heure et demie, ça veut dire qu'au final, si vraiment au moment d'aller me coucher, j'essayais de dormir et que je dormais, j'aurais dormi une heure et demie de plus ou je me serais réveillé plus tôt le lendemain matin, je ne sais pas, mais j'aurais dormi vraiment au moment où j'étais fatigué.
Nicolas Carrion: Mais cette heure et demie, le vrai problème, c'est que
Nicolas Carrion: en fait j'avais perdu le contrôle j'étais un peu en mode robot tu scrolles tu scrolles tu scrolles et au final tu regardes l'heure et putain il y a une heure du mat' ah super je me lève à 7h de ma matin et moi c'était c'était un peu le sujet et en gros comment j'ai réglé ça parce que là vraiment je pense que je l'ai réglé aujourd'hui je ne scroll plus mon portable je fais en sorte que mon portable ne soit plus dans la chambre il y a encore de temps en temps le week-end
Elise: Hum.
Nicolas Carrion: Quand je sais que le lendemain matin, c'est tranquille.
Nicolas Carrion: Mais je ne scrolle plus.
Nicolas Carrion: Déjà, le portable en dehors de la chambre.
Nicolas Carrion: J'ai acheté un réveil à l'ancienne avec les aiguilles.
Nicolas Carrion: C'est le conseil principal, j'ai envie de dire.
Nicolas Carrion: Du coup, je n'ai plus le réveil sur mon portable.
Nicolas Carrion: Le portable n'est plus dans la chambre et c'est beaucoup moins tentant.
Nicolas Carrion: Quand je vais me coucher, le portable reste en dehors de la chambre.
Nicolas Carrion: Je suis dans le lit.
Nicolas Carrion: Si je n'ai vraiment pas envie de dormir, j'ai un ou deux livres à côté...
Nicolas Carrion: pour m'occuper l'esprit et c'est pas mal pour son arrière honnêtement c'est un peu les conseils bateau mais je sais que ça a marché sur moi et je sais que ça fonctionne pour pas mal de monde c'était intéressant c'est très intéressant j'espère que ça intéressera ceux qui nous écoutent est-ce que tu as quelque chose à ajouter?
Elise: Ok.
Elise: Je prends.
Elise: J'avais une question pour finir aussi pour toi.
Elise: Est-ce que tu penses qu'aujourd'hui, tu as atteint une relation saine avec ton téléphone?
Elise: Hum.
Nicolas Carrion: Toujours pas, non.
Nicolas Carrion: En fait, quand même beaucoup plus scène qu'avant, il n'y a pas photo.
Nicolas Carrion: Mais en fait, là, je suis un peu dans une... Plus je me renseigne, plus je me dis que je peux faire mieux, en fait.
Nicolas Carrion: Et puis, je vois, j'ai encore des... Je peux passer des week-ends sans portable, maintenant.
Nicolas Carrion: Tu vois, il y a deux semaines, je t'ai écrit... Tu m'as écrit le vendredi.
Elise: Vendredi soir.
Nicolas Carrion: Je t'ai pas répondu.
Elise: La partenaire toxique qui écrit le vendredi à 21h.
Nicolas Carrion: Non, du tout.
Elise: Non.
Nicolas Carrion: Ce n'est pas ce que je dis.
Nicolas Carrion: Moi aussi, j'écris des messages le vendredi soir, des fois en week-end, peu importe.
Nicolas Carrion: Ça, pour moi, c'est un autre sujet.
Nicolas Carrion: Tu m'écris le vendredi soir.
Nicolas Carrion: Tu n'attends pas spécialement que je te réponde le vendredi soir ou le samedi matin.
Nicolas Carrion: Je t'ai écrit le lundi et tout allait bien.
Nicolas Carrion: Ça, je pense que c'est une barrière qu'on doit tous s'enlever.
Nicolas Carrion: C'est que la personne qui t'écrit, il y a des fois, c'est urgent, mais en fait...
Nicolas Carrion: Vu qu'on mélange un peu tout, l'urgent et le non-urgent, des fois, on ne sait plus trop faire la part des choses.
Nicolas Carrion: En fait, la plupart des messages ne sont pas urgents.
Nicolas Carrion: Donc, si je te réponds le lundi alors que tu m'écris le vendredi, c'est OK.
Nicolas Carrion: Donc, je parlais de ça parce que, oui, j'arrive à passer des week-ends sans portable.
Nicolas Carrion: Il y a deux semaines, je l'ai fait.
Nicolas Carrion: Ce week-end, une journée et demie.
Nicolas Carrion: Bon, là, du coup, on ne captait pas.
Nicolas Carrion: Donc, on n'avait pas le choix.
Nicolas Carrion: Mais en même temps, moi, ça ne m'a pas plus perturbé que ça parce que maintenant, je commence à avoir l'habitude.
Nicolas Carrion: Donc, j'ai quand même une relation beaucoup plus saine.
Nicolas Carrion: Ouais, franchement.
Nicolas Carrion: Mais je travaille à faire encore mieux.
Elise: Ok.
Elise: Très intéressant.
Nicolas Carrion: Voilà.
Nicolas Carrion: Je pense qu'on est un peu parti dans tous les sens.
Nicolas Carrion: C'était le premier épisode.
Nicolas Carrion: Merci à toi parce que tu m'as quand même bien motivé pour le faire.
Nicolas Carrion: C'est un exercice dont je n'ai pas l'habitude.
Nicolas Carrion: Merci beaucoup quand même de m'avoir...
Nicolas Carrion: pas de m'avoir poussé, mais un peu, d'avoir relancé le sujet, qu'on ait échangé et tout, c'est vraiment cool.
Elise: Moi aussi, j'ai beaucoup apprécié cet échange.
Elise: Et j'ai hâte aussi de voir si on le poste sur certaines plateformes que vous mettiez aussi en commentaire un peu, vous, combien d'heures vous passez déjà quotidiennement sur votre téléphone si vous allez voir dans vos...
Elise: dans vos paramètres iPhone, peut-être Android aussi, je pense qu'on peut voir.
Nicolas Carrion: Oui.
Elise: Et est-ce qu'aujourd'hui, vous avez une relation saine ou pas avec votre téléphone?
Elise: Moi, j'aimerais bien savoir s'il y en a qui ont atteint ce niveau-là.
Elise: Sûrement qu'il y en a qui arrivent très bien.
Elise: Par exemple, mon copain, il n'est sur aucun réseau.
Elise: Il utilise assez peu son téléphone.
Elise: Donc, c'est intéressant de partager ça et de s'entraîner.
Nicolas Carrion: Je trouve ça intéressant de le partager parce que moi, au début, je pensais être le seul à avoir ce problème.
Nicolas Carrion: Parce que vraiment, il y a un moment, il n'est pas que je le vivais vraiment comme un vrai problème, ces difficultés.
Nicolas Carrion: Et en fait, d'en parler autour, on va te rendre compte qu'en fait, on est tous pareil.
Nicolas Carrion: Ouais, ouais, ouais.
Elise: on est tous et même moi je le vois au niveau de la régénération de nos parents
Elise: qui pourtant vivaient très bien sans téléphone et au début n'étaient pas sur les réseaux, maintenant ils sont sur les réseaux et ils sont pires que nous.
Elise: Non mais j'ai cette impression où ils vont t'envoyer, vous savez là, vous n'avez pas vos parents qui vous envoient des liens vers tout un tas de réels.
Elise: Oh regarde, j'ai vu ci, j'ai vu ça pour toi.
Nicolas Carrion: Et du coup, petit message à ceux qui sont dans la même situation.
Elise: Ok, je pense que toutes les générations sont touchées et c'est un vrai sujet.
Nicolas Carrion: C'est une phrase bateau, mais il y a une humoriste sur Insta qui dit ça, mais c'est plus pour les femmes.
Nicolas Carrion: Mais en gros, c'est que vous n'êtes pas seul, en fait.
Elise: C'est ça, Marine Nyonardi, vous n'êtes pas celle.
Nicolas Carrion: Ouais, elle est très drôle.
Nicolas Carrion: Mais c'est vrai, vous n'êtes pas seul, le tout c'est d'en parler, il ne faut pas hésiter.
Nicolas Carrion: Soit à nous contacter sur le réseau, enfin me contacter et même contacter à l'ici, ça vous tente.
Elise: C'est ça, on vous mettra.
Elise: On mettra les différents liens.
Nicolas Carrion: On mettra les réseaux en description.
Nicolas Carrion: C'est ça que tu voulais dire?
Elise: Je voulais dire, effectivement, on mettra les liens vers LinkedIn, vers YouTube, vers Spotify, tout ça.
Nicolas Carrion: Ouais.
Nicolas Carrion: Et vers l'application qui devrait sortir prochainement et qui pourra peut-être vous aider à mettre un plus d'intention.
Nicolas Carrion: Elle s'appellera pourquoi.app et elle sera en commentaire aussi.
Nicolas Carrion: La landing page existe, le site existe.
Nicolas Carrion: Donc n'hésitez pas à aller faire un tour.
Nicolas Carrion: Et vous pouvez vous abonner à la waitlist, la liste d'attente.
Nicolas Carrion: Vous recevrez un petit mail quand elle sortira.
Nicolas Carrion: Voilà.
Nicolas Carrion: Merci, Elise.
Elise: Merci Nicolas.
Nicolas Carrion: Super échange.
Nicolas Carrion: Et peut-être qu'on se reverra dans un autre épisode, qui sait.
Elise: À la prochaine!
Nicolas Carrion: Salut!

