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Speaker: Et pour pouvoir se protéger de cette perception si crue, on va dire, de ces organes de sens extrêmement puissants qui voient tout et qui commencent à souffrir du fait de voir tout,
Speaker: parce qu'on a vu, on voit tout et on contemple et on est bien dans ce ventre du fait de tout voir.
Speaker: Là, tout voir, ça devient un handicap majeur.
Speaker: Donc, avec le premier endormissement va se poser le premier écran traumatique
Speaker: Et le traumatisme de la naissance, on sait qu'il est déjà inscrit au premier endormissement.
Speaker: Et à partir de cet instant-là, on ne va plus percevoir la réalité telle qu'elle est, comme c'était le cas jusqu'à cet instant, mais on va la percevoir au travers déjà ce premier filtre.
Speaker: Et il va y avoir trois filtres, trois écrans successifs qui vont apparaître ensuite dans cette recherche d'obtenir un tout petit peu plus d'amour, un tout petit peu plus d'amour dans la petite enfance, dans l'enfance et dans l'adolescence.
Speaker: Et donc cet écran va s'épaissir, s'épaissir, s'épaissir jusqu'à la fin de l'adolescence.
Speaker: où la suite de notre vie va être empreinte de nos projections.
Speaker: C'est-à-dire qu'on va projeter en permanence ces expériences traumatiques sur tous ceux qui nous entourent.
Speaker: Bienvenue sur Enfants de Gaïa, un espace d'amour et de bienveillance dédié à ceux qui façonnent l'univers des familles du Nouveau Monde.
Speaker: Je suis Nassima, doula holistique et gardienne des naissances sacrées.
Speaker: J'aime comprendre le fonctionnement profond des choses alors j'explore en quête de réponse.
Speaker: Et je vous embarque avec moi dans ce voyage à travers mon prisme de vision.
Speaker: Nous allons ensemble à la découverte du féminin, de la maternité, du couple, de la sexualité, des enfants et bien plus encore.
Speaker: Ce podcast est là pour t'inspirer et t'ouvrir à de nouvelles perspectives à travers la rencontre de professionnels qui chacun à leur manière participent à l'ouverture des consciences.
Speaker: Alors branche tes racines, connecte tes antennes et laisse-toi porter.
Speaker: Et on peut voir toute cette épopée du divin
Speaker: à l'esclave et combien toute notre vie on aura une démarche spirituelle à faire, à entreprendre, pour pouvoir sortir de cet esclavage.
Speaker: Oui, c'est un peu comme quand on dit, on a oublié qui on est et d'où on vient, donc c'est beau.
Speaker: C'est magnifique de pouvoir envisager que nous sommes porteurs de tout ça.
Speaker: avec cette mémoire à réactiver qui est toujours en nous plutôt que de la voir à l'extérieur de nous c'est vrai que c'est intéressant et nous sommes riches d'une connaissance infinie nous connaissance intérieure infinie
Speaker: Je reviens juste sur... En fait, on a évoqué beaucoup de choses et ça me tenait à cœur de préciser parce que j'ai l'impression qu'il y a plusieurs facteurs qui vont venir faire qu'on va vivre des choses difficiles dans toute cette épopée.
Speaker: C'est clair qu'on arrive sur Terre pour avoir des choses à traverser, à vivre, à expérimenter ça.
Speaker: C'est impossible de faire l'impasse là-dessus.
Speaker: Mais il y a aussi, quand tu parlais de...
Speaker: Par exemple, ta maman qui avait déjà eu du mal, qui n'était pas bien, qui était un peu, voilà, qui était pas en souffrance, mais je ne sais plus quel est le terme.
Speaker: Si, elle était en souffrance psychique importante.
Speaker: Ok.
Speaker: Et parce qu'elle avait eu, par exemple, avant, elle avait perdu un enfant.
Speaker: Donc ça, je me dis, il y a tout ce domaine de causes sur lesquelles on peut agir quand même.
Speaker: Il y a quelque chose où on peut, justement, c'est d'où l'intérêt de venir travailler, libérer les mémoires d'avant, avant, voilà, d'amener un enfant pendant l'idéal, bien sûr.
Speaker: Et voilà, tout ça, c'est des choses qu'on peut venir retirer et qui vont éviter à l'enfant de subir tout ça.
Speaker: Et il y a aussi la troisième catégorie qui est... Donc, il y a la catégorie universelle à laquelle on ne peut pas échapper.
Speaker: Il y a la catégorie les mémoires des parents.
Speaker: Et il y a aussi une catégorie qui est les conditions de naissance.
Speaker: Parce que je ne sais pas dans quelles conditions tu es née, mais c'est clair que si on est dans un milieu qui n'est pas favorable à une naissance physiologique et à vraiment accompagner et rentrer dans les contractions à l'intérieur de nous, ça rajoute une intensité.
Speaker: Par exemple, le fait que
Speaker: Je ne sais pas, par exemple, si tu avais les circulaires autour de ton cou, si ta maman est à quatre pattes ou si elle est allongée sur la table, c'est complètement différent parce que la pression n'est pas la même, l'espace n'est pas le même.
Speaker: Donc l'ouverture et l'espace que tu as pour passer,
Speaker: Les quelques millimètres en plus peuvent déjà t'aider à respirer, donc tout ça s'ajoute.
Speaker: Tout à fait, et c'est là où on va voir qu'en fait tous les progrès techniques, toute la connaissance aussi scientifique et technique qu'on peut avoir de cet instant,
Speaker: de ce qu'on peut voir déjà dans le ventre, de la condition de l'enfant dans le ventre, par les échographies.
Speaker: À mon époque, ça n'existait pas, donc personne n'était au courant.
Speaker: En plus, on est au fin fond de la Roménie, à la campagne, donc il y a 5 ans, 6 ans, donc ça fait longtemps.
Speaker: Et ils n'ont aucune idée de ni qui je suis, ni si je suis fille ou garçon, ni si j'ai ou pas...
Speaker: il n'y a aucune connaissance.
Speaker: Donc je suis née dans des conditions très rustiques de connaissance de ce qui se passe dedans.
Speaker: Et puis, heureusement que j'ai survécu.
Speaker: Mais mon frère auparavant est né à la maternité,
Speaker: un peu prématuré et pourtant il est mort.
Speaker: Donc, tu vois, c'est délicat.
Speaker: Il y a des conditions extérieures effectivement qu'on va pouvoir améliorer et puis il y a là où la vie, elle s'en mêle et quoi qu'on fasse de l'extérieur, ça ne va pas forcément bien se passer.
Speaker: J'ai en tête...
Speaker: Un exemple de ma pratique de psychanisme verbale, là, du coup, de quelqu'un qui a été très ému de découvrir qu'en fait, sa maman s'était préparée à l'accouchement sans douleur, à l'accouchement par un grand ponte de l'époque qui était...
Speaker: un grand spécialiste de la naissance, elle voulait absolument être accompagnée par cet homme-là, etc., etc., elle a tout fait, la maman, tout bien, tout bien, tout bien, tout bien sur le papier, eh bien,
Speaker: Cette personne et sa maman ont eu une relation extrêmement difficile.
Speaker: Extrêmement difficile.
Speaker: La vraie rencontre entre les deux, manifestement, c'est...
Speaker: pas très bien passé et il y a eu toute une vie de difficulté jusqu'à ce que cette personne fasse tout ce travail psychanalytique qui lui a permis de rencontrer sa maman c'était très émouvant parce qu'elle l'a véritablement rencontré sur ses instants de fin de vie à la maman et c'était magnifique de voir qu'elles ont fini par se rencontrer mais à l'autre bout quoi
Speaker: Mais quelle souffrance!
Speaker: Mais quelle souffrance!
Speaker: Alors que tout avait été bien préparé extérieurement pour que ça se passe idéalement, ça ne s'est pas du tout passé idéalement.
Speaker: Mais est-ce que dans les revêcus qu'elle a pu avoir, elle a pu identifier à quelle phase il y a eu un souci?
Speaker: Je ne l'ai eu qu'en psychanalyse verbale, donc j'en j'aurais, mais...
Speaker: Je voulais aimer l'avoir en psychanisme corporel pour voir ce qui s'est passé dans la naissance, mais ce n'est pas le cas.
Speaker: Ce que je me suis dit, peut-être que c'était les phases auxquelles on va arriver tout de suite, qui sont l'accueil du bébé et...
Speaker: et voilà, peut-être si l'accouchement était génial et maîtrisé au mieux possible, peut-être que ça apprêt ou ça peut venir pêcher.
Speaker: Bon, du coup, alors, une fois qu'on a passé ce long couloir, on a les modalités de sortie, c'est ça?
Speaker: Alors, donc, je rappelle, on est passé par la décision de naître, par le long couloir du ventre,
Speaker: Et on a même dépassé le point de blocage.
Speaker: Et donc, on va être dans cette quatrième étape qui se passe moitié dehors, moitié dedans, moitié dedans, moitié dehors, plutôt si on fait dans l'ordre, qui sont les modalités de sortie.
Speaker: C'est-à-dire que
Speaker: Donc, on est là dans la phase expulsive.
Speaker: Donc, le bébé, il est expulsé hors du corps maternel.
Speaker: Et ces premiers instants, ce sont des instants très particuliers d'une grande ivresse.
Speaker: C'est-à-dire que le sentiment de quitter ces espaces confinés, de ne serait-ce qu'avoir ce soulagement corporel de ne plus être compressé, comprimé, on est encore relié, c'est pour ça qu'on est encore un peu dedans, on est encore relié par le cordon, mais on est sorti.
Speaker: Et c'est comme si tout à coup on poussait les limites de ce ventre à la terre entière.
Speaker: C'est-à-dire que ces premiers instants sont des instants d'un sentiment d'une grande ivresse.
Speaker: D'une grande, grande ivresse avant même qu'il y ait la brûlure du déploiement des poumons.
Speaker: C'est un grand sentiment d'ivresse qui va...
Speaker: qui va être comme si on découvrait de prime abord la Terre, comme si tout à coup, toutes les limites étaient portées à la dimension de la Terre entière, avec une curiosité extrême également de découvrir la Terre, de découvrir la vie sur Terre.
Speaker: Et on va passer de cette ivresse à cette déception de la découverte de la vie sur Terre.
Speaker: qui va nous amener à ce premier cri et au déploiement des poumons.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui va commencer à rentrer en découverte, première découverte de la condition humaine.
Speaker: Et ce premier cri, c'est comme s'il disait « Oh mon Dieu, mais c'est où que j'arrive?
Speaker: » « Mais c'est où que j'arrive?
Speaker: » Et c'est un cri d'épouvante en général, puisque...
Speaker: jusqu'à aujourd'hui, dans toutes ces centaines de revécues de naissances, absolument personne n'a fait état d'un grand bonheur d'arriver sur Terre.
Speaker: Jamais.
Speaker: Ça ne s'est jamais produit.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a un grand désespoir de passer, comme si on passait de l'univers à la simple Terre.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a... On a vu dans le long couloir du ventre, on découvre les limites corporelles, les douleurs corporelles, comme si là, tout à coup, on découvrait les limites qu'impose la Terre, en fait.
Speaker: C'est-à-dire qu'on passe d'une...
Speaker: d'un accès à l'univers entier, mais c'est que ça.
Speaker: On passe à quelque chose qui est terrible aussi dans le sens où on passe d'un corps puissant qui a traversé le long couloir, d'un corps qui s'est dépassé, d'un corps, tout à coup, on découvre qu'en fait, on a un corps complètement impuissant.
Speaker: C'est-à-dire que, de ce que je me rappelle, cette découverte a été un véritable choc.
Speaker: C'est-à-dire que, d'un endroit où j'avais une puissance, j'avais quelque chose qui pouvait être acteur, qui pouvait avancer, etc., tout à coup, je me retrouve dans un petit corps qui pèse 2,5 kg, qui est tout bleu, qui est éprouvé et tout ça, qui n'a plus aucune puissance.
Speaker: Et en fait, pour moi, ce choc s'est traduit par une perte de confiance dans la puissance de mon corps qui m'a habité jusqu'au moment où j'ai revécu ce traversé du long couloir du ventre, dans ce revécu de naissance où je peux dire que j'ai reconquis mon corps.
Speaker: Quelque chose en moi a retrouvé cette puissance qui est la puissance de naître et qui m'a rendu mon corps.
Speaker: Je suis passée d'une femme de 47-48 kilos qui ne pouvait pas prendre un seul gramme.
Speaker: Je n'ai jamais fait du sport, je n'ai jamais eu de la...
Speaker: que je ressentais dans ce corps si malingre, mais on a bien vu que si je ne devenais pas toute petite et impuissante, je ne pouvais pas naître.
Speaker: Donc, on voit bien qu'il y a une tractation qui m'a fait perdre ce corps puissant et il m'a fallu s'être retraversée où, dans ce long couloir, je me suis revécue inépuisable.
Speaker: J'avais une telle force de vie en moi que j'en étais infatigable.
Speaker: C'était impressionnant de retrouver ça et effectivement depuis, j'ai retrouvé quelque chose d'une puissance physique que je n'ai jamais eue auparavant.
Speaker: C'est impressionnant, mais pour revenir à cet endroit de la sortie du ventre,
Speaker: Tout à coup, on se retrouve enfermé dans un petit corps complètement impuissant, complètement impuissant.
Speaker: Et on passe de cette ivresse à ce désespoir.
Speaker: On passe de l'univers à la terre, mais aussi d'un corps puissant à un corps qui n'a aucune puissance.
Speaker: On ne peut pas parler, on ne peut pas marcher, on ne se tient pas.
Speaker: Enfin, c'est terrible, c'est terrible de se retrouver là-dedans.
Speaker: C'est terrible.
Speaker: Au fur et à mesure qu'on déploie l'histoire, vraiment, je sens que c'est écrit dans chacune de mes cellules, toute cette histoire de l'humanité et de l'humain.
Speaker: Et c'est intéressant, je vais juste revenir sur quelques points.
Speaker: Quand tu as parlé de cette ivresse, je viens de réaliser, il y a des études qui parlent que les bébés, quand ils naissent, ils libèrent de la DMT par la glande pénale et ils ne vont jamais libérer autant de DMT à part quand ils meurent, je crois.
Speaker: Oui!
Speaker: Donc, il y a vraiment ce truc d'ivresse, c'est puissant, quoi!
Speaker: Non, mais c'est passionnant.
Speaker: C'est-à-dire, quand je dis que franchement, je rêve d'une étude scientifique sur nos découvertes, je ne plaisante pas.
Speaker: C'est vraiment remarquable ce qu'on a découvert.
Speaker: Remarquable!
Speaker: Oui.
Speaker: Ça arrivera un jour, c'est sûr, parce que le mystère de la naissance est la mort.
Speaker: On ne peut pas y échapper, à part si on se détruit l'humanité.
Speaker: Oui.
Speaker: Du coup, tu parlais de cette puissance qui tout de suite switch avec l'impuissance en quelque sorte.
Speaker: Et c'est tellement encore une fois l'histoire de l'humanité.
Speaker: L'humain qui s'incarne et qui oublie qui il est.
Speaker: En fait, qui oublie qui vient de cet univers infini.
Speaker: Je trouve ça juste dingue.
Speaker: Et je veux revenir notamment sur les... Donc, en fait...
Speaker: Tu disais que le bébé était sorti mais en même temps relié encore à sa maman par le cordon.
Speaker: Est-ce que les expériences que vous avez faites, parce que c'est une pratique qui était très... qui se fait encore et qui est très répandue, c'est de couper le cordon directement après la naissance?
Speaker: Et moi je pense qu'il y a vraiment quelque chose qui peut changer beaucoup parce que j'entends les personnes qui ne coupent pas le cordon tout de suite, le bébé a plus le temps de prendre son temps avant de respirer, il n'est pas forcé d'un coup à respirer vite.
Speaker: Et c'est ça qui fait la douleur au poumon, c'est ce que j'ai entendu.
Speaker: alors que quand il prend son temps, il se prépare et il y va à son rythme, c'est moins douloureux et donc moins violent pour lui, cette transition entre l'ivresse et le désespoir, ou quel que soit comment on l'appelle.
Speaker: Est-ce que ça, il y a eu des témoignages par exemple de personnes qui ont eu le cordon coupé très longtemps après?
Speaker: C'est un point d'observation qu'on n'a pas forcément porté, c'est-à-dire que là on est sur un autre axe d'observation qui est dans ce revécu de naissance et que tous ces aspects techniques n'apparaissent dans les revécus que s'ils ont posé problème en fait.
Speaker: C'est-à-dire qu'après, quand on va arriver aux deux étapes suivantes, tu vas comprendre que ce que tu es en train de dire est très intéressant, puisque effectivement, la transition entre le ventre, tous les gestes techniques qu'on va faire ensuite avec la coupure du cordon, la paise, les machins, tout ce qu'on va faire…
Speaker: vont constituer une empreinte, effectivement, et que, effectivement, si on pourrait prolonger un petit peu, en mettant l'enfant, par exemple, directement sur le ventre de la mère, sans avoir encore coupé le cordon, etc., ça peut adoucir un petit peu ce qui va suivre.
Speaker: Ça peut adoucir...
Speaker: Si on a conscience de ce qu'il est en train de vivre dedans, parce que sinon ça va rester toujours la même chose, c'est-à-dire que ça va rester des gestes extérieurs et ce qui est important c'est de bien sentir qu'est-ce qu'il vit dedans cet être.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a les gestes extérieurs, il y a qui on est quand on les fait, ces mêmes gestes extérieurs.
Speaker: Et c'est la conscience qui nous habite ou pas de qu'est-ce que ce petit être est en train de traverser et qu'est-ce qui est juste pour lui.
Speaker: Oui, et c'est vrai que quand tu disais par exemple que le petit être sort et il se sent tout de suite impuissant, vulnérable, tout petit, je suis sûre que le regard que les gens autour portent sur lui,
Speaker: qui le voit vulnérable, petit, il y croit, en fait, ça l'impacte, c'est la fréquence qu'il ressent et qu'il voit, alors que si les gens autour le voyaient grand et le voyaient puissant, c'est une question de fréquence, il va sentir cette
Speaker: vibrations en lui et peut-être que ça adoucit encore aussi ça peut adoucir ce passage inévitable mais ça peut quand même aider si tu veux bien allons voir l'étape suivante parce que tu vas comprendre encore mieux ce dont ça tourne c'est à dire que l'étape suivante qui est je passe de l'univers à la terre on a bien compris que c'est arrivé dans cet inconnu total que c'est la vie terrestre
Speaker: On comprend bien qu'il y a des nouvelles fonctions organiques qui se mettent en place.
Speaker: Il y a la respiration qui arrive, dans cette découverte de la terre froide, c'est tout ce qu'il y a dans la pièce, c'est-à-dire qu'il fait chaud ou froid, il fait les lumières ou pas...
Speaker: Donc cette étape, moitié dehors de moitié dedans, elle comporte toute cette première rencontre avec les éléments de la terre.
Speaker: Donc c'est toute cette impression de vide, cette impression de total inconnu qui nous soumerge tout à coup derrière ce plaisir immense d'ivresse et de soulagement d'être sorti.
Speaker: Et ces deux étapes s'enchaînent très très vite les unes avec les autres.
Speaker: Moi, je me rappelle de quelque chose qui est touchant dans cette découverte, c'est que moi, ce qui m'a impactée, c'était le froid.
Speaker: Déjà, le froid de cet accueil sur terre qui allait bien avec le froid des deux femmes qui m'accueillaient.
Speaker: Mais ce qui m'avait rassurée, c'est qu'il pleuvait très, très fortement au moment de ma naissance.
Speaker: et entendre les rafales de pluie dehors m'avait terriblement apaisée.
Speaker: C'est-à-dire que j'ai un rapport à la pluie qui est toujours particulier encore aujourd'hui, puisque quelque chose en moi, c'est ce que j'ai retrouvé dans mes bilans, c'est de dire « Ah, il y a encore du ciel sur terre! »
Speaker: il y a encore du ciel sur terre cette pluie m'avait rassurée quelque part et donc on va passer à l'étape suivante c'est à dire c'est la rencontre avec et celle-là ça va beaucoup t'intéresser j'imagine c'est la rencontre avec l'équipe qui accompagne cette naissance c'est la rencontre avec la sage-femme la rencontre avec le gynécologue la rencontre avec
Speaker: les personnes humaines en dehors des parents et de la maman qui vont être là pour l'accueillir.
Speaker: Et c'est la nouvelle épreuve.
Speaker: C'est-à-dire que la nouvelle épreuve de ce petit être qui est encore en union
Speaker: en possibilité de ressenti total de vérité, c'est un être de vérité qui arrive, c'est un sage, un grand sage qui arrive dans cet état de grand sage, c'est-à-dire que tous ces grands organes de sens qui font tout ressentir de l'autre sont présents.
Speaker: Et tu vas prendre peur, mais en fait, chaque être que tu accueilles te voit en vérité, sait qui tu es.
Speaker: Et donc,
Speaker: qui est tué en plus de la maman, l'équipe médicale va être les représentants de l'espèce humaine auprès de ce petit être qui naît.
Speaker: Et qu'est-ce qu'il découvre le petit être?
Speaker: Il découvre que tous ces gens sont préoccupés.
Speaker: que tous ces gens ont des préoccupations intérieures, que tous ces gens sont terriblement inconscients de ce qui est en train de se passer, que tous ces gens ignorent tout de la vie intérieure.
Speaker: Ça me fait mal au cœur d'entendre ça, c'est horrible.
Speaker: Non, c'est la réalité, c'est-à-dire que c'est la réalité de la condition humaine.
Speaker: Le petit être, il découvre un truc extrêmement choquant, il découvre que ces êtres-là ne sont pas mus par l'amour, ne sont pas remplis d'amour, ne sont pas aimants en fait, et ne sont pas aimants premièrement d'eux-mêmes, et ensuite encore moins de lui qui vient sur terre.
Speaker: Puisque c'est, quoi qu'on dise, même si vous étiez tous des grands sages, peut-être que là, quelque chose s'améliorerait, mais plus est, ils ne sont pas conscients de l'état dans lequel ils sont.
Speaker: C'est-à-dire que...
Speaker: le gynécologue va penser qu'il s'est disputé avec sa femme la veille, la sage-femme va se dire « comment je vais faire pour m'approcher un peu plus de ce médecin qui me plaît?
Speaker: » L'autre, il va dire « oulala, mais
Speaker: pendant ce temps-là, j'ai des problèmes de couple, l'autre, il a des problèmes d'argent, l'autre, il a… C'est-à-dire, l'espèce humaine, elle est quoi?
Speaker: Elle est en permanence préoccupée intérieurement par quelque chose.
Speaker: Et ils sont pratiquement jamais tournés vers l'amour, en fait, vers la présence à soi, la présence à l'autre, et c'est la condition humaine.
Speaker: C'est-à-dire, on est inconscient de deux choses.
Speaker: On est inconscient de quelle est cette vie qu'on accueille, mais on est inconscient de notre propre intériorité.
Speaker: Tu comprends?
Speaker: Et c'est un choc terrible, en fait.
Speaker: C'est un choc terrible.
Speaker: C'est-à-dire qu'on a découvert que la Terre, elle était froide, elle était...
Speaker: La terre était froide, elle était inhospitalière par rapport à ceux qu'on a quittés, mais en plus, elle est habitée par ces terribles êtres qui n'ont plus aucune idée de qui ils sont, qui n'ont plus aucune idée du chef-d'œuvre de la vie qu'ils sont, qui n'ont plus aucune idée de ce que c'est que véritablement être présent et aimé.
Speaker: Et il ne s'agit pas d'être parfait, il s'agirait là d'avoir conscience de notre imperfection et de pouvoir en témoigner et dire « je ne suis pas parfait mais je fais de mon mieux pour t'accueillir ».
Speaker: Et donc, du coup, tous ces gestes qui vont être faits vis-à-vis de ce petit être vont être terriblement brutaux.
Speaker: La façon dont on va le peser, la façon dont on va à peine sortir du ventre, on va lui mettre des espèces de trucs qui s'appellent des vêtements, qu'à nouveau, il va se sentir serré dans des espèces de trucs qui...
Speaker: qui ne connaît pas, dont il n'a pas du tout le sens, etc.
Speaker: Et le tout en toute inconscience et absence à ce qu'on est en train de faire.
Speaker: Et ce n'est pas le mal, c'est la première rencontre avec l'espèce humaine telle qu'elle est, puisque la majeure partie des gens sur cette Terre, ils sont absents à ce qu'ils sont en train de faire, et ils sont préoccupés, et...
Speaker: des êtres qui sont dans une véritable présence à ce qu'ils font, c'est extrêmement rare et qui ont conscience d'eux-mêmes en fait, conscience de leur propre imperfection et une imperfection témoignée, présentée en transparence est extrêmement touchante.
Speaker: Une imperfection dont on n'a aucune idée,
Speaker: Elle n'est pas touchante.
Speaker: C'est juste une absence.
Speaker: C'est juste une absence.
Speaker: Tu comprends?
Speaker: Cette cinquième étape, on va l'appeler la découverte des hommes sans amour.
Speaker: Et vraiment, c'est un choc.
Speaker: C'est un choc et donc là, on commence à monter en puissance au niveau de ce qu'on frôle à cet endroit-là.
Speaker: Ce n'est plus la mort physique, c'est la mort psychique, c'est-à-dire un désespoir terrible de s'être fait avoir.
Speaker: de s'être terriblement fait avoir, d'avoir quitté ce paradis d'où l'on vient pour vivre de cette manière-là.
Speaker: Et le pressentiment que, voilà, être humain, ça va être ça.
Speaker: Et on va voir la suite, parce qu'il y a des conséquences de ça.
Speaker: Mais il reste un espoir.
Speaker: Il reste un espoir, c'est-à-dire vite, vite qu'on nous ramène sur le ventre de notre maman, qu'on nous ramène en présence de notre maman parce que quand même, elle, elle, elle, mais quand même, il reste un espoir.
Speaker: Et ça va être l'étape suivante qui va se conclure avec le traumatisme, c'est-à-dire que cette dernière étape va nous amener à la nécessité de ce traumatisme.
Speaker: et à l'installation de ce que nous, on a appelé un écran, au travers duquel on va commencer à filtrer toutes les informations extérieures et à interpréter le monde selon notre expérience et non plus telle qu'il est, pour ne plus le ressentir, pour moins, moins, moins sentir.
Speaker: Oui, c'est un peu comme les masques qu'on vient porter pour répondre à des...
Speaker: des agressions qu'on perçoit de l'extérieur.
Speaker: Et pour ne pas devenir fou, parce que tout percevoir, c'est risquer de devenir fou.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: C'est poignant, cette histoire.
Speaker: J'en avais déjà eu connaissance, du coup, en étudiant tout ce que la psychanalyse a découvert.
Speaker: Mais...
Speaker: mais c'est vraiment encore une fois on le porte tous en nous parce qu'on l'a tous traversé et je me rends que plus compte à quel point c'est important de venir s'occuper des naissances en fait et de vraiment remettre du sacré là-dedans parce que si les gens présents le jour de la naissance sont des gens qui ont du temps par exemple pour les équipes médicales ils n'ont pas le temps c'est pas de leur faute et ils n'ont pas conscience la conscience est numéro un mais on est entouré de personnes vraiment importantes mais
Speaker: C'est un vécu totalement différent, quoi.
Speaker: J'ai hâte que vous poussiez encore plus les expériences sur les nouvelles manières parce que ça change beaucoup et il y a des naissances qui se passent dans de super bonnes conditions, en tout cas comparées à avant, et les vécus doivent être totalement différents, quoi.
Speaker: Et attention, si des personnes qui font ce magnifique métier écoutent ce podcast, mon Dieu, mais ne culpabilisez pas parce qu'on a mis en place des conditions d'hygiène, de sauvegarde de la vie des mamans, de sauvegarde, mon Dieu, comme c'est précieux.
Speaker: Il s'agit juste de sentir qu'il y a quelque chose qui peut...
Speaker: qui peut faire que ces expériences, même dans des conditions d'hôpital, etc., sont aussi des expériences personnelles qu'on peut améliorer, qu'on peut apporter quelque chose d'une conscience nouvelle à ce qu'on est en train de faire et non pas seulement d'absence à ce qu'on est en train de faire.
Speaker: Il ne s'agit surtout pas d'entendre la moindre critique de tous ces systèmes
Speaker: qui ont été mis en place, mais d'entendre qu'on s'est préparé à recevoir extérieurement, mais qu'il y a aussi une possibilité de recevoir intérieurement ces petits êtres qui viennent dans notre monde.
Speaker: Et j'ai tout respect pour tous les gynécologues, obstétriciens, sèches-femmes, doulas, de...
Speaker: de notre société.
Speaker: Donc, on n'entend pas du tout ça comme... Ce serait dommage parce que ce n'est pas le but de cette communication.
Speaker: Et puis, on découvre encore.
Speaker: On est encore en train de découvrir, donc on ne savait pas.
Speaker: Ils ont fait de leur mieux, ça, c'est clair.
Speaker: Mais comme tu dis, je pense qu'en toute façon, on va de plus en plus vers...
Speaker: un mieux-être au niveau de l'accompagnement des naissances avec plus de respect.
Speaker: Mais comme tu disais, la première étape, c'est juste d'avoir conscience de ça.
Speaker: Et ça change la vibration intérieure.
Speaker: On passe d'inconscient à inconscient.
Speaker: Déjà, c'est énorme.
Speaker: Du coup, on vient de voir la phase où le petit être est confronté aux autres hommes
Speaker: à l'humanité à part ses parents.
Speaker: Donc la suite, tu peux nous parler de la suite?
Speaker: Eh bien la suite, ça va être l'apogée de la douleur.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a toujours l'espoir que la maman qu'on a perçue dans le ventre créateur, la maman Dieu dont on a perçue les contours depuis l'intériorité,
Speaker: on va découvrir qu'elle ne correspond pratiquement pas du tout avec la véritable maman qu'on va rencontrer, soit qu'on soit mis sur son ventre, soit qu'on soit amené à être présenté à elle après les soins, etc.
Speaker: Et la découverte du fait que notre propre maman est imparfaite,
Speaker: notre propre maman ne sait pas nous aimer de ce même amour invraisemblable sans limite qu'on a connu dans le ventre va achever le processus traumatique.
Speaker: C'est-à-dire qu'on va découvrir...
Speaker: que cette maman, elle aussi, elle est sans amour.
Speaker: Et attention à comment on entend ça, c'est-à-dire qu'il y a une comparaison, déjà une comparaison avec cet amour immense créateur du ventre.
Speaker: Et qu'aucune maman, comment qu'elle soit, ne peut être à la hauteur de cette comparaison.
Speaker: Et que, heureusement d'ailleurs, et que aussi grand soit l'amour qu'on puisse porter à un enfant, il ne va jamais égaler celui qu'il a dans sa mémoire toute fraîche.
Speaker: Jamais.
Speaker: Et donc, c'est humain d'être préoccupé.
Speaker: C'est humain d'être préoccupé par le bouleversement de l'accouchement qu'on vient de traverser.
Speaker: Humain d'être habité par le fait que « Ouh là là, mais j'ai donné naissance à une petite fille, elle va être mal accueillie dans la famille, c'est pas ce qu'on voulait, etc.
Speaker: » C'est toutes ces tractations, tous ces soucis dont cette maman est habitée en fonction de la condition de vie dans laquelle elle est.
Speaker: C'est inévitable, c'est-à-dire qu'autant qu'on puisse aimer, c'est inévitable à ce que ce choc, il ait ou pas lieu.
Speaker: Donc le choc, il va avoir lieu, il sera probablement moins, il serait probablement moins cuisant.
Speaker: S'il y avait cette conscience profonde de connaissance de soi où on pourrait dire « voilà qui je suis et je t'aime autant que je le peux, quoi.
Speaker: Et voilà qui je suis. »
Speaker: l'épreuve par laquelle ce petit bébé est passé et réenveloppé sa femme d'amour et que là, dans ce bain triangulaire d'amour terrestre, d'amour humain, quelque chose de cette épreuve psychique de ce petit bébé pourrait s'adoucir.
Speaker: on a parlé de comment dans le long couloir, il y a un dialogue entre le petit bébé et sa maman au niveau des contractions et au niveau du rapport où le petit, engagé physiquement dans cette épreuve qui est très difficile, il y a un dialogue avec la capacité de la maman à traverser la douleur.
Speaker: Et
Speaker: Au moment de l'expulsion, au moment où on parlait de cette ivresse qui s'empare du petit bébé au moment où il sort, cette ivresse momentanée, parce qu'elle est très courte, alors dans l'idéal,
Speaker: Dans l'idéal, on va pouvoir sentir que le dialogue avec l'intériorité de la maman va se jouer à l'endroit de sa capacité à elle de se laisser traverser par le plaisir, de se laisser traverser par l'ivresse, de se laisser communier avec lui dans ce plaisir d'être, dans ce plaisir de donner la vie, dans ce plaisir d'engendrer la vie.
Speaker: Et...
Speaker: À cette étape délicate des soignants, ce que je pourrais rajouter, c'est qu'on ne peut pas faire l'économie des gestes techniques, on ne peut pas faire l'économie de tout ça.
Speaker: Le plus important, c'est sentir que ce n'est pas le plus important et que quoi que tu fasses, tu vas être maladroite.
Speaker: Quoi que tu fasses tes gestes vont sembler brusques, eu égard d'où il vient ce petit être.
Speaker: Et si on pouvait lui confier à voix haute, je sais que mes gestes sont, tu les perçois comme brutales.
Speaker: Je sais que voilà, voilà, et quelque chose qui se confie de cette maladresse.
Speaker: On réduirait l'impact de cette maladresse si cette maladresse est reconnue et partagée.
Speaker: Oui, c'est ce que je partage.
Speaker: Donc, il ne s'agit pas d'être parfait, il s'agit de pouvoir se reconnaître et se confier à un parfait.
Speaker: Et de la même manière, sur cette étape de rencontre avec l'imperfection de nos mamans, l'imperfection chronique dont souffre tout être humain, mais il se trouve que nos mamans sont représentantes premières de cette imperfection humaine auprès du petit bébé que nous sommes,
Speaker: Peut-être bien que je parlais du rôle du père, mais peut-être que le rôle du père à cet endroit-là, ce serait de pouvoir, dans son cœur, confier à son enfant.
Speaker: Tu sais, moi aussi, je vois l'imperfection de ta maman à cet endroit-là précis.
Speaker: Voilà.
Speaker: Là, je vois combien elle est maladroite et imparfaite, et je l'aime dans cette imperfection-là.
Speaker: Hum.
Speaker: Et donc, ça donne un espoir.
Speaker: Ça donne un espoir.
Speaker: On peut être imparfait et on peut apprendre à aimer l'imperfection de l'autre et aimer la sienne, bien sûr.
Speaker: Donc, cette dernière étape, c'est l'étape finale qui est l'apogée de la douleur psychique.
Speaker: On frôle carrément la déraison dans cette rencontre.
Speaker: Et pour pouvoir se protéger de cette perception si...
Speaker: cru, on va dire, de ces organes de sens extrêmement puissants qui voient tout et qui commencent à souffrir du fait de voir tout, parce qu'on a vu, on voit tout et on contemple et on est bien dans ce ventre du fait de tout voir.
Speaker: Là, tout voir, ça devient un handicap majeur.
Speaker: Donc, avec le premier endormissement va se poser le premier écran traumatique
Speaker: Et le traumatisme de la naissance, on sait qu'il est déjà inscrit au premier endormissement.
Speaker: Et à partir de cet instant-là, on ne va plus percevoir la réalité telle qu'elle est, comme c'était le cas jusqu'à cet instant, mais on va la percevoir au travers déjà de ce premier filtre.
Speaker: et il va y avoir trois filtres, trois écrans successifs qui vont apparaître ensuite dans cette recherche d'obtenir un tout petit peu plus d'amour, un tout petit peu plus d'amour dans la petite enfance, dans l'enfance et dans l'adolescence.
Speaker: Et donc cet écran va s'épaissir, s'épaissir, s'épaissir jusqu'à la fin de l'adolescence
Speaker: où la suite de notre vie va être empreinte de nos projections.
Speaker: C'est-à-dire qu'on va projeter en permanence ces expériences traumatiques sur tous ceux qui nous entourent.
Speaker: Et en même temps, entendre bien que cela contient aussi cette déception, contient un élan, un élan vital, un élan de vie, puisque toute notre vie, on va passer notre vie à chercher ce fameux amour.
Speaker: Et on va passer de déception en déception jusqu'à ce que peut-être on puisse découvrir, entre autres, de la foi, que cet amour, il est au fond de nous-mêmes.
Speaker: puisqu'on en a fait l'expérience.
Speaker: Mais c'est un autre sujet.
Speaker: Oui, super intéressant.
Speaker: Et surtout le fait que, comme tu disais, on projette tout le long de sa vie ces expériences.
Speaker: En gros, si on arrive à s'analyser, on peut vraiment comprendre les mémoires qu'on porte en nous et qu'est-ce qui nous a, nos fondements, etc.
Speaker: C'est vraiment...
Speaker: D'où le fait qu'en fait tout ça ne peut redevenir accessible que par un travail intérieur.
Speaker: Et par la nécessité d'un travail intérieur qui puisse donner du sens, qui puisse nous mettre en mouvement vers ce qu'on a à faire sur cette terre et ce qu'on a à faire pour non pas réussir dans la vie mais réussir et accomplir notre vie
Speaker: C'est ce pourquoi on est venu, pour accomplir notre vie à nous.
Speaker: Ok, ben écoute, c'est super passionnant tout ça, et comme tu dis, on pourrait détailler un épisode par phase, presque.
Speaker: J'avais envie aussi de parler un peu de qu'est-ce que serait la naissance idéale, mais je crois qu'on l'a un peu abordé au fur et à mesure,
Speaker: de la discussion, est-ce que tu aurais des choses qui te viendraient qu'on n'aurait pas évoquées là-dessus?
Speaker: On l'a évoquée effectivement au fur et à mesure que la naissance entre guillemets idéale, parce qu'absolument elle n'existe pas, il y a les programmes qu'on se fait et il y a le grand plan de la vie qui va arriver, parfois bousculer absolument tous nos plans,
Speaker: et nous mettre devant des inattendus et de nécessité d'adaptation à ces inattendus.
Speaker: Mais je dirais que dans l'idéal, c'est pouvoir appréhender ce que vit ce petit être.
Speaker: Mais comment peut-on l'appréhender si on n'a aucun intérêt pour notre propre vie intérieure?
Speaker: c'est tout un chemin qui commence par soi et il y a tout un chemin je pense qu'il y a aussi tout un chemin d'accompagnement des couples de l'accompagnement des épreuves du couple de pouvoir sentir qu'on ne rencontre pas l'autre par hasard et qu'il est
Speaker: souvent miroir de notre propre histoire et de nos difficultés, et comment est-ce qu'on va pouvoir apprendre à aimer sa propre imperfection et l'imperfection de l'autre.
Speaker: C'est tout un chemin, et c'est un chemin d'une vie, et je pense que personne n'est parfait, mais avoir conscience de sa propre imperfection et pouvoir...
Speaker: la confesser en quelque part et se présenter aussi avec ses imperfections, ça peut changer pas mal de choses.
Speaker: Pouvoir dire je ne sais pas faire, mais j'ai conscience de ne pas savoir faire et quand même j'essaye de faire au mieux, au mieux de ce que je peux.
Speaker: Oui, comme tu dis, c'est vraiment le travail de toute une vie, mais oui, prendre conscience déjà et dire des choses, c'est un point de départ très fort.
Speaker: Bien, alors, est-ce que tu aurais un message de fin à nous transmettre?
Speaker: J'ai deux messages de fin.
Speaker: C'est ne pas s'imaginer, au travers de ce dont j'ai pu témoigner, ne pas s'imaginer que c'est un processus facile.
Speaker: On ne vient pas en psychanisme corporel comme ça, la fleur à l'oreille pour vivre sa naissance.
Speaker: Ça ne se passe pas du tout comme ça.
Speaker: C'est un processus qui demande un grand engagement dans une cure, qu'on ne commence jamais par le revécu de la naissance.
Speaker: On passe d'abord par le revécu de deux autres instants fondateurs, deux autres traumatismes, pour préparer entre autres le corps à cette grande épreuve qui est le revécu de la naissance.
Speaker: C'est éprouvant, ça prend du temps.
Speaker: J'ai vu que j'ai mis à peu près deux ans, deux années, pour retraverser cet instant de la naissance.
Speaker: Ma propre psychanisme corporelle a pris entre quatre et cinq ans au total, cinq ans au total.
Speaker: Donc ce n'est pas, et avec un grand engagement de ma part,
Speaker: Donc n'imaginez pas une seconde que ce que je décris, c'est le fruit d'une élucubration vite fait, bien fait.
Speaker: Pas du tout.
Speaker: C'est le fruit de 40 ans de recul.
Speaker: C'est le fruit d'un travail du fondateur extrêmement précis et c'est un homme extrêmement exigeant qui a remis en ordre ses protocoles.
Speaker: Donc, je tenais à le dire parce qu'en m'écoutant comme ça, on croirait que c'est facile.
Speaker: Non, pas du tout.
Speaker: Et par ailleurs, si ce témoignage est entendu par des êtres...
Speaker: curieux de ces expériences.
Speaker: Je cherche activement un laboratoire scientifique en neurobiologie ou études de la mémoire, etc., pour se pencher ensemble sur nos expériences et pouvoir faire de la recherche, parce que je trouve qu'il y a matière.
Speaker: La neurosciences dit aujourd'hui qu'il n'est pas possible d'avoir des
Speaker: des souvenirs narratifs, je ne trouve pas le terme exact, de ces instants préverbaux.
Speaker: Et c'est intéressant de voir qu'en fait, ce qui remonte, ce n'est pas de la narration, ce sont des images.
Speaker: C'est-à-dire que ce que le corps va révéler, ce n'est pas une histoire, ce sont des images.
Speaker: Le corps va révéler des images intérieures.
Speaker: Et ensuite, on va les verbaliser avec les capacités de l'adulte d'aujourd'hui.
Speaker: Mais ce à quoi on a accès dans ce travail, ce sont des images intérieures.
Speaker: Donc, ce ne sont pas des souvenirs.
Speaker: Ce sont des traces de mémoire qui remontent sous forme d'images.
Speaker: Donc, ce ne sont pas des souvenirs.
Speaker: Et donc, il y a vraiment, vraiment de quoi faire de la recherche.
Speaker: Moi, je suis passionnée et je cherche une ouverture à cet endroit-là.
Speaker: Et puis, sinon...
Speaker: J'anime tous les mois une session de psychanalyse corporelle et qui voudrait se lancer dans cette expérience assez inouïe et qui aurait envie de donner du sens et surtout de se pacifier avec son histoire et surtout de se pacifier avec ses parents.
Speaker: Vous êtes les bienvenus.
Speaker: Merci beaucoup.
Speaker: Et je prie et j'appelle de toutes mes cellules les bonnes personnes à rejoindre le mouvement et de cette recherche et d'approfondir toute cette énergie qui a été mise dans toutes vos recherches.
Speaker: Parce qu'il y a tellement matière.
Speaker: Je sais que ça se fera un jour.
Speaker: le plus tôt ce serait mieux mais bon j'ai foi vraiment qu'on arrive et qu'on va tous vers ça et je voudrais aussi dire qu'on a fait que effleurer c'est à dire qu'on a fait qu'effleurer cette connaissance et
Speaker: elle est bien plus profonde que ce que j'ai pu présenter comme ça aussi pour le grand public, pour que ce soit suffisamment accessible.
Speaker: Mais c'est une profondeur assez vertigineuse.
Speaker: Et j'avoue que parfois, quand je...
Speaker: J'ai revu un peu les choses pour préparer aussi ce podcast.
Speaker: Il y a eu des moments où je me suis dit « Waouh, mais c'est vertigineux!
Speaker: » Toutes mes cellules sentent le vertige quand on parle de tous ces sujets.
Speaker: C'est vraiment fondamental.
Speaker: Et c'est vrai que vous, vous avez quand même une approche assez structurée.
Speaker: Il y a beaucoup d'autres approches autour de ces mêmes...
Speaker: de ces mêmes expériences, des mémoires cellulaires, des choses comme ça.
Speaker: Et même moi, ça m'est arrivé de replonger dans des mémoires de quand j'étais dans ces phases-là.
Speaker: Mais ce qui est génial, c'est vraiment de l'avoir structurée et d'avoir toutes ces expériences et ces tests et ces...
Speaker: Voilà.
Speaker: Donc, je souhaite aussi une belle avancée là-dedans.
Speaker: Merci beaucoup, Daniela.
Speaker: Merci infiniment pour ce merveilleux épisode, super intéressant.
Speaker: Et voilà, ça répondu à tellement de mes questions, même si ça en a créé encore plus, mais c'est déjà bien.
Speaker: Et merci à toi de permettre aussi...
Speaker: d'évoquer tout ça et de l'apporter à la connaissance de tes auditeurs.
Speaker: Merci.
Speaker: Merci d'avoir partagé ce moment avec nous.
Speaker: Et si cet épisode t'a parlé, tu peux le partager autour de toi, laisser un commentaire ou laisser cinq étoiles pour soutenir Enfant de Gaïa.
Speaker: A très bientôt pour la suite des épisodes.

