Transcript
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a des moments clés dans notre évolution d'enfant entre la naissance et la fin d'adolescence qui vont être des moments qui résument toute cette période de la vie
Speaker: et qui vont mettre l'enfant que nous avons été dans des conflits intérieurs qui vont amener au fur et à mesure une telle douleur intérieure, un tel conflit entre des forces opposées, qu'à un moment donné, pour survivre psychiquement, nous sommes obligés de faire des choix.
Speaker: nous sommes obligés de faire des choix et nous amputer d'une partie de la façon dont on peut percevoir ce qui nous entoure, tout simplement pour alléger cette tension intérieure.
Speaker: Et donc de là découlent forcément des comportements ensuite qui vont être répétitifs, qui vont être dans notre vie de tous les jours,
Speaker: de façon subconsciente, en sorte qu'on ne se rend même plus compte, on se rend compte qu'on tourne en rond, et on le dit même comme ça, mais on a complètement oublié la source de ces comportements à partir de quel événement clé qui est passé sous le silence de l'oubli nous nous comportant ainsi dans certaines circonstances, en particulier dans les circonstances affectives.
Speaker: Bienvenue sur Enfants de Gaïa, un espace d'amour et de bienveillance dédié à ceux qui façonnent l'univers des familles du Nouveau Monde.
Speaker: Je suis Nassima, doula holistique et gardienne des naissances sacrées.
Speaker: J'aime comprendre le fonctionnement profond des choses alors j'explore en quête de réponse.
Speaker: Et je vous embarque avec moi dans ce voyage à travers mon prisme de vision.
Speaker: Nous allons ensemble à la découverte du féminin, de la maternité, du couple, de la sexualité, des enfants et bien plus encore.
Speaker: Ce podcast est là pour t'inspirer et t'ouvrir à de nouvelles perspectives à travers la rencontre de professionnels qui chacun à leur manière participent à l'ouverture des consciences.
Speaker: Alors branche tes racines, connecte tes antennes et laisse-toi porter.
Speaker: Bonjour Daniela, je suis ravie de te recevoir aujourd'hui dans cet épisode.
Speaker: Je t'ai découvert à travers ta pratique de psychanalyse corporelle et je voulais vraiment qu'on puisse en parler plus en profondeur aujourd'hui.
Speaker: Donc, bienvenue chez Enfant de Gaïa.
Speaker: Je suis ravie de te connaître également, Nassima.
Speaker: C'est un bonheur de te voir si enthousiaste pour la réalisation de cette chaîne.
Speaker: Je suis donc Daniela Litouiou, psychanalyste depuis 25 ans.
Speaker: J'ai 55 ans et au bout de 15 ans de pratique de psychanalyse verbale, j'ai découvert par les aléas de la vie, j'ai découvert la psychanalyse corporelle qui a été un choc
Speaker: une découverte fondamentale dans ma vie.
Speaker: Et donc, je me suis lancée dans une psychanalyste corporelle personnelle et ensuite dans un processus de formation à cette technique qui aujourd'hui est aussi ma pratique.
Speaker: Et donc, je suis aujourd'hui également depuis plusieurs années psychanalyste corporelle pour mon plus grand bonheur.
Speaker: Est-ce que tu peux justement nous expliquer ce que ça veut dire?
Speaker: Parce que j'imagine qu'il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas.
Speaker: C'est quoi la psychanalyse corporelle?
Speaker: La psychanalyse corporelle est une dernière née parmi les psychanalyses.
Speaker: Elle est née il y a une quarantaine d'années.
Speaker: par le travail de recherche qui a été mené de façon complètement indépendante de tous les courants psychanalytiques.
Speaker: Et c'est là où c'est très intéressant de voir ensuite, on pourra en parler, de comment elle vient aussi confirmer certaines choses et compléter la psychanalyse existante auparavant.
Speaker: Donc c'est un travail de recherche mené depuis les années 80.
Speaker: par Bernard Monteau et une équipe qui l'entoure.
Speaker: Et donc, au fur et à mesure, il a découvert une porte d'entrée vers l'inconscient qui passe complètement par le corps.
Speaker: Et alors, c'est l'intelligence qui se tait,
Speaker: et le corps qui prend la parole, entre guillemets, au travers de l'absus corporel.
Speaker: Donc mis dans certaines conditions, le corps produit de l'absus corporel qui de plus en plus vont nous faire rencontrer des images intérieures qui vont nous mettre dans le film de notre propre histoire du passé.
Speaker: Et donc, c'est une psychanalyse qui est basée non pas sur les lapsus verbaux comme le fut et l'est toujours la psychanalyse freudienne, par exemple, mais basée sur les lapsus corporels.
Speaker: Et la verbalisation ne vient que dans un deuxième temps dans la psychanalyse corporelle.
Speaker: Donc voilà en grande ligne comment on pourrait définir cette nouvelle psychanalyse qui a aujourd'hui une quarantaine d'années et donc un recul assez important sur cette pratique.
Speaker: C'est vrai que moi j'ai découvert cette pratique petit à petit en commençant par découvrir le livre de Bernard Montaud justement sur la naissance.
Speaker: Et donc tous ces phénomènes de mémoire qui peuvent être engrammés en nous autour de cette période de vie-là, autour de la naissance, avant, après, etc.
Speaker: C'est quelque chose qui me fascine.
Speaker: Et encore plus passer par le corps.
Speaker: C'est vrai que, en plus, c'est de plus en plus prouvé actuellement qu'une thérapie sans le corps, ça devient... C'est difficile, c'est pas pareil, en fait.
Speaker: Il y a besoin de faire les deux.
Speaker: d'aller dans le corps et le mental.
Speaker: Donc moi, je trouve ça... Je suis complètement convaincue de cette approche.
Speaker: Et donc, est-ce que tu peux nous en parler encore plus en profondeur, si c'est possible, de qu'est-ce qui se passe, c'est quoi ces lapsus, d'où ça vient, ces mémoires, et voilà comment est-ce que ça se déroule, en fait?
Speaker: Eh bien, avec le temps, donc, la psychanalyse corporelle a pu mettre en évidence...
Speaker: que notre structure intérieure, la structuration de notre personnalité, se fait selon quatre modalités clés de notre histoire, dont la naissance fait partie.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a des moments clés dans notre évolution d'enfant, entre la naissance et la fin d'adolescence, qui vont être des moments qui résument toute cette période de la vie
Speaker: et qui vont mettre l'enfant que nous avons été dans des conflits intérieurs qui vont amener au fur et à mesure une telle douleur intérieure, un tel conflit entre des forces opposées, qu'à un moment donné, pour survivre psychiquement, nous sommes obligés de faire des choix.
Speaker: nous sommes obligés de faire des choix et nous amputer d'une partie de la façon dont on peut percevoir ce qui nous entoure, tout simplement pour alléger cette tension intérieure.
Speaker: Et donc de là découlent forcément des comportements ensuite qui vont être répétitifs, qui vont être dans notre vie de tous les jours,
Speaker: de façon subconsciente, en sorte qu'on ne se rend même plus compte, on se rend compte qu'on tourne en rond, et on le dit même comme ça, mais on a complètement oublié la source de ces comportements à partir de quel événement clé qui est passé sous le silence de l'oubli nous nous comportant ainsi dans certaines circonstances, en particulier dans les circonstances affectives.
Speaker: Et donc, évidemment, ce sont des événements qui impliquent
Speaker: qui implique les êtres proches de notre entourage d'enfants et notre façon de relationner avec eux.
Speaker: Et donc, on a pu découvrir par cette psychanalyse ces quatre moments clés
Speaker: qui sont ce qu'on appelle, nous, des traumatismes constructeurs de la personnalité et qui, donc, structurent notre façon de relationner avec le monde extérieur et avec les personnes qui nous entourent définitivement.
Speaker: OK.
Speaker: C'est vrai qu'il y a beaucoup d'approches qui parlent de ça et j'imagine aussi, enfin, je sais qu'il y a beaucoup de thérapies aussi qui accompagnent dans ce sens.
Speaker: Chacun a sa...
Speaker: Sa manière de… Est-ce que vous, c'est… Donc ça va depuis la périnatalité jusqu'à la petite enfance ou est-ce que c'est… Donc ça va de l'instant de la naissance, de la venue au monde, jusqu'à la fin de l'adolescence.
Speaker: Et donc, on a maintenant un recul de 40 ans et des milliers et des milliers de séances et quelques centaines, bonnes centaines de personnes qui ont fait tout le parcours de psychanalyse corporelle.
Speaker: Et ce qui est remarquable, c'est qu'on trouve, tout le monde trouve les mêmes moments clés, c'est-à-dire que chacun a sa façon.
Speaker: Mais ces quatre moments clés, absolument toutes les personnes qui ont fait une psychanalyse corporelle ont découvert ces quatre moments clés.
Speaker: Et donc, ça donne aussi une spécificité à la psychanalyse corporelle parce que c'est une psychanalyse, on sait quand elle commence et on sait quand est-ce qu'elle finit.
Speaker: C'est-à-dire qu'elle commence le premier jour où on va faire une première séance de psychanalyse corporelle et puis elle va finir au moment où nous avons revécu ces instants clés
Speaker: entièrement.
Speaker: Et une autre spécificité de la psychanisme corporelle, c'est que le revécu de ces instants clés nous donne une connaissance extrêmement précise de nous-mêmes et nous amène à nous réconcilier avec ces instants, avec nous-mêmes et avec les personnages de notre famille, en général très très proches,
Speaker: papa-maman principalement, et nous amène à une réconciliation profonde avec notre passé et avec notre histoire.
Speaker: Et donc, la psychéanalyse corporelle en tant que telle n'est pas une thérapie, c'est un chemin de connaissances intérieures, de connaissances de soi.
Speaker: Et ensuite, effectivement, cette connaissance de soi, le fait que ça amène à une certaine pacification intérieure, forcément ça influe sur notre façon de vivre.
Speaker: Vous comprenez?
Speaker: Donc ce n'est pas ce qu'on appelle une thérapie parce que j'ai découvert, entre autres, au travers de la psychanalyste corporelle, une grande modestie en tant que psychanalyste puisque, en fait, on ne peut pas guérir de nous-mêmes.
Speaker: La connaissance tout simplement ne nous guérit pas.
Speaker: La connaissance nous amène à avoir le pressentiment de tous les endroits de notre être qui attendent notre tendresse, qui attendent notre douceur vis-à-vis de nous-mêmes.
Speaker: C'est-à-dire qu'on va découvrir des aspects de nous-mêmes.
Speaker: C'est pour ça aussi que vous n'entendez pas beaucoup parler de la psychéistie corporelle, parce que ce n'est pas quelque chose qu'on va aller étaler...
Speaker: Vous n'allez pas trouver des gens qui vont venir étaler ce qu'ils ont découvert dans les médias ou ailleurs, puisque c'est un chemin d'une telle intimité, et ce qu'on découvre de nous et de notre entourage est tellement profondément dans la nature,
Speaker: humaine, si profonde, si intime, que ce n'est pas quelque chose qu'on va aller étaler, en fait.
Speaker: Vous comprenez, c'est extrêmement délicat.
Speaker: On découvre notre misère profonde, on découvre la misère profonde des êtres qui nous entourent.
Speaker: Donc, la psychanalyse corporelle amène à...
Speaker: à une certaine humilité, on va dire, parce qu'on va découvrir de quelle façon nous sommes aussi tordus, de quelle façon nous sommes des êtres complètement imparfaits et de quelle façon notre nature humaine est inscrite profondément dans l'imperfection humaine.
Speaker: Et de la même manière, les êtres qui nous entourent sont aussi habités par cette condition humaine et sont habités par leur propre misère
Speaker: Mais nous ne nous résumons pas à cela.
Speaker: C'est-à-dire que derrière ces misères profondes, si on arrive à y poser de la tendresse, à y poser de la douceur, à poser un regard de...
Speaker: d'amour, n'ayons pas peur des mots, peut-être bien que nous allons trouver une certaine grâce, une certaine façon de vivre bien plus douce et bien plus tendre, plus aimante, d'abord de nous-mêmes.
Speaker: Et donc ce n'est pas quelque chose qu'on va aller étaler
Speaker: Je réponds à vos questions, vous êtes venus me chercher, vous me posez des questions et bien sûr que je vais répondre en toute transparence et sincérité, mais ce que j'ai découvert de moi m'a rendu très humble.
Speaker: Et vous comprenez?
Speaker: Et c'est ça que je trouve beau aussi dans ce chemin de connaissance qui pour moi est passé par la psychanalyse corporelle, mais ça peut passer par d'autres voies pour d'autres personnes.
Speaker: Moi comme vous, j'ai été convaincue
Speaker: À un moment donné, j'avais cette intuition que la suite de ce que j'allais découvrir allait passer par le corps, mais avant de connaître un psychanalyste corporel, je n'avais aucune idée de comment ça allait se faire.
Speaker: Mais je cherchais en tant que psychanalyste déjà à mettre une dimension corporelle dans ma...
Speaker: dans ma démarche, mais je ne savais pas que ça existait déjà et que c'était si structuré, si profond, si clair, parce que c'est remarquablement bien organisé.
Speaker: C'est vrai que mon cerveau est resté coincé sur « ce n'est pas une thérapie » et je comprends mieux…
Speaker: Oui, c'est plus un chemin d'amour de soi et d'acceptation de soi telle qu'avec nos faiblesses et nos forces, et de rendre aussi ce côté un peu tordu qu'on peut avoir en l'englobant d'amour le plus possible.
Speaker: Et il faut comprendre une autre chose.
Speaker: Il faut comprendre que cette connaissance, si on ne l'entretient pas, elle s'oublie.
Speaker: C'est-à-dire que si on prend la métaphore d'un grand pianiste concertiste, je ne le suis pas, mais je suis convaincue que même un grand pianiste concertiste, il est obligé de continuer à faire des gammes, il est obligé de toujours chercher, il est obligé de...
Speaker: de repasser humblement par tout le parcours qui entretient le fait d'être un concertiste de renom.
Speaker: De la même manière, la connaissance de soi, c'est une connaissance qui s'entretient, c'est une connaissance
Speaker: qui n'est jamais acquise pour toujours et à jamais.
Speaker: Et ce n'est pas une connaissance qui nous change.
Speaker: Donc, si je ne fais rien de tout ce que j'ai appris de moi, je vous assure qu'en quelques mois, en une année ou deux, j'ai déjà tout oublié et je vais être comme avant.
Speaker: C'est-à-dire que... Et ce n'est pas la faute de la méthode, vous comprenez?
Speaker: Oui, oui.
Speaker: C'est...
Speaker: Il y a plein de méthodes qui sont formidables, mais aucune ne nous amène à quelque chose de définitif, c'est-à-dire que c'est quelque chose que nous devons entretenir humblement tous les jours.
Speaker: Tous les jours, je me sers de la connaissance que j'ai acquise par la psychanalyse auparavant et qui s'est...
Speaker: magnifiquement complétée et précisée avec la psychanalyste corporelle qui est extrêmement précise et qui ne contient, moi ce qui m'a aussi passionnée, c'est qu'elle ne contient aucune interprétation de la part du psychanalyste.
Speaker: Aucune.
Speaker: Et le psychanalyste est comme vous, un doula, c'est-à-dire celui qui permet que l'accouchement se fasse.
Speaker: Oui, oui.
Speaker: Mais il accompagne, mais il n'interprète rien.
Speaker: Vous n'interprétez rien quand vous accompagnez un accouchement.
Speaker: Vous êtes là, mais c'est puisque vous êtes là que l'accouchement va se passer aussi, dans des bonnes conditions, etc.
Speaker: Oui, c'est permettre de proposer aux gens un cadre et une forme de présence qui les accompagne à oser plonger dans...
Speaker: qui portent en eux ces mémoires, etc.
Speaker: Aussi, et puis c'est très technique, c'est-à-dire que ce sont des interventions qui sont très codifiées et très techniques, jusqu'à un certain point, et ensuite, on dit entre nous que c'est une question d'artiste.
Speaker: C'est une question d'inspiration aussi de la façon dont on va dialoguer avec les besoins de ce corps qui se livre devant nos yeux et on va savoir accompagner.
Speaker: Comme vous, à un moment donné, si une femme accouche entre vos mains, je suis convaincue que vous avez des moments d'inspiration et vous savez précisément quoi faire, où mettre la main, où les mots qu'il faut dire, etc.
Speaker: Puisque c'est quelque chose...
Speaker: qui a lieu merveilleusement dans l'instant.
Speaker: Et là, pour moi, c'est ça le psychanalyste artiste, c'est que dans l'instant, il y a quelque chose qui m'appelle dans ce corps et je sais précisément quoi faire comme intervention pour que la suite puisse avoir lieu.
Speaker: Oui, ça demande d'être très présent pour ressentir justement ça.
Speaker: C'est sûr.
Speaker: D'être dans son corps déjà soi-même pour pouvoir accompagner l'autre dans son corps.
Speaker: Et donc oui, parce que vous disiez que pendant la séance, il y a un accompagnement en psychanalyse corporelle, donc on va aller revisiter ces quatre événements clés.
Speaker: Et quand vous disiez que tout le monde trouvait à peu près les mêmes, est-ce que c'était...
Speaker: C'est-à-dire, est-ce que c'était au niveau de quand est-ce que ça arrive dans la vie d'un individu?
Speaker: Par exemple, un à l'adolescence, un dans la petite enfance, un ici, c'est ça?
Speaker: Tout à fait, c'est-à-dire que c'est un événement central par période de vie.
Speaker: Et tout le monde trouve la même chose, c'est-à-dire qu'il trouve un événement central par période de vie.
Speaker: Et figurez-vous que même une fois qu'on a fini notre cure,
Speaker: de psychanalyse corporelle, moi je l'ai fini, forcément je suis psychanalyse corporelle aujourd'hui, mais si je refais une séance de psychanalyse corporelle aujourd'hui, je vais obligatoirement tomber dans une de ces quatre scènes, d'accord?
Speaker: Obligatoirement, je n'ai jamais trouvé autre chose, et cette scène va venir se compléter avec des éléments nouveaux qui peuvent éventuellement aider ma vie présente.
Speaker: En fait, je trouve ça juste super fou parce que c'est vrai que moi, je connaissais par exemple la mémoire cellulaire et ça, ça se base vraiment autour de la naissance.
Speaker: Trois fois neuf mois.
Speaker: Il y a un autre psychothérapeute qui a amené aussi d'autres notions qui disait que tout se passe pendant la naissance, tous les événements de notre vie, on va les retrouver pendant la naissance.
Speaker: Et donc, il y a plusieurs écoles, mais au final, tout se relie parce que
Speaker: c'est qu'une répétition de même schéma un peu partout.
Speaker: Donc, peu importe.
Speaker: Je me dis si... Je trouve ça juste merveilleux qu'il y ait autant de courant et donc chaque personne pourrait trouver là où elle se sent le plus appelée.
Speaker: Et parce que tout est écrit partout en quelque sorte et il y a juste besoin d'avoir des outils et une présence et une écoute pour aller déchiffrer tout.
Speaker: ces encodages qu'on porte en nous.
Speaker: C'est super intéressant.
Speaker: C'est pareil pour la psychanisme corporelle.
Speaker: C'est-à-dire que les découvertes qui ont été faites du revécu du traumatisme de la naissance confirment ce que vous êtes en train de dire.
Speaker: Du point de vue de la psychanisme corporelle, oui, tout se joue dès la naissance.
Speaker: Tous nos schémas comportementaux et relationnels se jouent déjà dans ce dialogue invraisemblable qui a lieu entre nous naissants et la maman qui nous accouche, qui est la représentante de l'espèce humaine, la pauvre ouïe.
Speaker: qui est la représentante de l'espèce humaine aux yeux de ce petit être qui est en train de naître.
Speaker: Et déjà, tout y est.
Speaker: C'est-à-dire que de façon subconsciente, quelque chose se lie et se noue avec ce premier être humain qui est en train de nous...
Speaker: mettre au monde, au monde terrestre.
Speaker: Et je vous assure qu'à partir du moment où j'ai revécu ce traumatisme, j'ai retraversé ce traumatisme, j'ai revécu ma naissance au travers de la psychéanisme corporelle, je n'ai plus jamais eu que de la pensée de tendresse pour ma maman.
Speaker: Et mon Dieu, que je lui ai évolué.
Speaker: Et plus jamais je n'ai pensé autrement qu'avec beaucoup de tendresse à ma maman.
Speaker: Et c'est magnifique parce que vous voyez, on passe toute une vie, elle ne fait pas ci, elle ne fait pas ça, elle ne fait pas ceci, mais mon Dieu, mais bien sûr qu'elle est...
Speaker: C'est une petite maman imparfaite et une petite maman qui a tout de même tout fait pour que je vive et que je grandisse et qui m'a aimée autant qu'elle a pu, comme elle l'a pu.
Speaker: Mais je lui en ai beaucoup voulu de ne pas m'aimer comme moi je voulais.
Speaker: Après, c'est clair qu'on a tous de la colère en nous, envers nos parents, consciente ou inconsciente en tout cas.
Speaker: Elle est là et c'est vrai que c'est un travail libérateur, de toute façon, pour l'individu d'aller faire ça.
Speaker: Après, même face aux autres femmes, face à son rôle de mère et tout, je pense que ça vient tout changer.
Speaker: Ça ne vient pas tout changer.
Speaker: Ça vient, comme je vous disais tout à l'heure, apporter une certaine humilité.
Speaker: Oui.
Speaker: Bien sûr qu'après, c'est un travail de tous les jours, d'apprendre à s'analyser, d'analyser ses réactions, de s'écouter, de s'apporter de l'amour au bon moment.
Speaker: Bien sûr que
Speaker: Il n'y a rien qui résout tout d'une seule fois.
Speaker: J'ai oublié de rebondir là-dessus tout à l'heure, mais je suis tout à fait d'accord avec cette philosophie.
Speaker: C'est un travail de toute une vie, de toute façon, de continuer à s'améliorer.
Speaker: Est-ce que ce serait possible de parler plus concrètement de comment ça se passe, une séance?
Speaker: Qu'est-ce qui se passe dans le corps?
Speaker: Oui, c'est assez difficile à décrire.
Speaker: C'est une expérience qui est presque indicible quelque part.
Speaker: Mais bon, je vais donner quand même quelques idées.
Speaker: Alors, les séances de psychanalyse corporelle se passent selon un protocole assez précis qu'on va apprendre à vous analyser.
Speaker: elle se passe en petits groupes et donc les personnes vont vivre ces séances allongées, les yeux fermés et au fur et à mesure, elles apprennent ce protocole d'entrée en séance, c'est un démarrage de séance où par ce protocole précis d'entrée en séance,
Speaker: le corps se sent autorisé à s'exprimer.
Speaker: Et donc, il va produire naturellement des postures et des tensions, des tensions dans les membres, dans la colonne vertébrale, etc.
Speaker: Et ces tensions vont allumer des images intérieures.
Speaker: de plus en plus claires, de plus en plus précises.
Speaker: Ça arrive au début avec des images assez générales, avec un sens général, ensuite il va y avoir un sens philosophique qui va apparaître.
Speaker: Et au fur et à mesure que l'engagement dans le corps et l'apprivoisement de ces tensions corporelles
Speaker: par notre propre cerveau, on va dire comme ça, plus on accepte de laisser le corps exprimer ces tensions, plus les images intérieures vont se clarifier et vont devenir de plus en plus personnelles et au fur et à mesure,
Speaker: le corps va nous amener dans un instant très précis de notre histoire.
Speaker: C'est-à-dire qu'on va traverser plusieurs couches de mémoire, du général au philosophique, au symbolique, jusqu'au personnel, et jusqu'à un personnel d'une précision absolument inouïe.
Speaker: C'est-à-dire qu'à un moment donné, le corps va nous amener précisément
Speaker: je prends mon exemple, il va m'amener invariablement le 15 février 1975.
Speaker: Et systématiquement, dès que je vais commencer une nouvelle séance de psychanisme corporelle, il va m'amener à cet endroit-là.
Speaker: Et donc,
Speaker: À partir de cet instant, on va visiter ce qu'on appelle une scène, une scène traumatique qui va, elle aussi, se construire de la périphérie vers le centre, avec une intelligence du corps et une intelligence intérieure absolument incroyables, c'est-à-dire qu'aucune personne ne va atterrir directement sur le conflit traumatique,
Speaker: d'emblée, c'est-à-dire que ça se construit au fur et à mesure que nous sommes prêts, qu'une maturité s'installe et qu'on est prêts à pouvoir revisiter cette douleur intérieure paroxysmique qui nous a amené à ce que je disais tout à l'heure, à cette amputation d'une certaine sensorialité qui va s'installer à vie.
Speaker: Donc, tout est gradué par cette intelligence corporelle et on va avoir accès au fur et à mesure à ces scènes centrales jusqu'à ce moment où…
Speaker: par un inversement de miroir, on va pouvoir rentrer dans une compréhension profonde de qu'est-ce qui nous a amené à cet événement et qu'est-ce qui a amené, depuis l'intériorité de la personne impliquée avec nous dans cette histoire, à ce qu'elle se passe comme elle s'est passée.
Speaker: Et donc, ça finit toujours par une pacification qui nous met dans un...
Speaker: une douche d'amour que nous appelons le champagne, parce que ça pétit, et à ce moment-là, on sait qu'on a fini cette scène.
Speaker: Et curieusement, la session d'après,
Speaker: je parlerai des sessions ensuite, la personne va revenir pour sa cure et ça va recommencer à un autre endroit.
Speaker: Donc définitivement, il ne revient plus à la scène précédente qu'il a finie.
Speaker: Et donc ça ne se passe pas par séance, par semaine, comme on fait dans les psychanalyses verbales, mais ça se passe par session
Speaker: de 4 à 5 jours, où il y a deux séances corporelles par jour en général, deux moments de verbalisation, la prise de notes, et puis un échange avec le psychanalyste qui va aider tout ce processus.
Speaker: Et bien entendu, entre deux sessions de psychanalyste corporelle, qui se passent tous les deux ou trois mois, il y a un échange avec le psychanalyste pour qu'on apprenne à...
Speaker: utiliser dans notre vie présente ce qu'on a découvert de notre histoire, même si on n'a pas fini une scène, même si on n'a pas fini sa cure, on peut déjà, au fur et à mesure, apprendre à se connaître au travers de ces découvertes progressives.
Speaker: Je ne sais pas si ça vous éclaircit.
Speaker: C'est fini, bien sûr.
Speaker: J'ai plusieurs questions.
Speaker: Je vais commencer par la première qui m'est venue.
Speaker: Au niveau des réactions corporelles que les gens vont vivre, etc., est-ce que c'est des répétitions, par exemple, pour avoir trouvé les mêmes familles ou des choses comme ça, ou est-ce que ça peut être très aléatoire et très propre à chaque... Au niveau de l'expression corporelle?
Speaker: Oui, oui.
Speaker: C'est très personnel, comme l'histoire, c'est-à-dire qu'on va tous trouver ces quatre moments clés, d'accord?
Speaker: Mais chacun à sa façon.
Speaker: Ok, parce que ça m'a fait un peu penser, par exemple, au réflexe archaïque, des choses comme ça, et là, c'est assez...
Speaker: codifié aussi, donc je me demandais s'il n'y avait pas des mêmes choses.
Speaker: Sûrement, si on regarde de plus près, il est possible qu'on puisse observer des ponts.
Speaker: Je connais peu les réflexes archaïques, si ce n'est avoir accompagné mon propre fils à quelques séances de réflexes archaïques, mais...
Speaker: la psychanalyse corporelle et, comment dire, d'une spontanéité, le corps, il va aller spontanément dans des tensions et des postures.
Speaker: Toutes sont illogiques et toutes sont douloureuses.
Speaker: toutes.
Speaker: C'est assez incroyable, c'est-à-dire que naturellement, une fois rentré dans ce processus, le corps va chercher des postures, il va chercher tout seul à se faire mal.
Speaker: Il va chercher des tensions douloureuses.
Speaker: Et bien, ces tensions douloureuses physiques vont allumer les tensions psychiques douloureuses et les images intérieures associées.
Speaker: C'est une alchimie, je ne sais pas vous dire ça autrement, c'est une alchimie entre soi et soi qui fait que c'est comme si on allumait la télé intérieure.
Speaker: Et on règle son et image, son et image, son et image, jusqu'à ce qu'au fur et à mesure, on rentre dans des images d'un concret qui ne se prêtent pas à l'interprétation.
Speaker: C'est-à-dire que plus le corps va rentrer dans des couches de mémoire profondes, plus il va finir par mimer ce qui lui est arrivé.
Speaker: C'est-à-dire que dans les niveaux où on va approcher la fin de revécu d'une scène traumatique, moi, psychanalyste, je n'ai aucun doute de ce que j'ai sous les yeux.
Speaker: C'est-à-dire que c'est tellement clair que ça ne prête pas à interprétation.
Speaker: Oui.
Speaker: J'ai moi-même eu des expériences personnelles toute seule parce que j'ai fait beaucoup ce travail d'aller explorer ce que mon corps porte.
Speaker: Et c'est fou parce qu'en fait le corps il s'est déformé en fonction des traumas qu'on porte en nous.
Speaker: Et des fois je voyais quand j'étais dans un certain niveau de conscience, j'arrivais à voir la blessure inscrite sur mon corps juste parce que j'ai une cambrure dans le dos ou un truc comme ça et je voyais vraiment toute la chaîne de...
Speaker: de posture qu'a pris mon corps pour pallier à cette mémoire.
Speaker: Et ça m'est arrivé aussi personnellement, c'est juste pour dire que je suis totalement convaincue de la mémoire et la sagesse du corps et qu'en fait, il suffit de se connecter des fois à la fréquence de quelque chose pour vraiment que ça se déroule un peu devant nos yeux.
Speaker: Bon, c'est pas si facile, mais ça dépend des gens, etc.
Speaker: Mais voilà, en tout cas, je sais que le corps est fantastique et que quand c'est l'heure...
Speaker: On peut vraiment tout lire à travers lui.
Speaker: Alors j'avais une autre question encore par rapport à la psychanalyse corporelle.
Speaker: Est-ce que ça implique tout le temps
Speaker: quelqu'un extérieur ou est-ce que ça peut être juste nous et nous-mêmes?
Speaker: Non, ça implique toujours quelqu'un d'extérieur et j'ose même dire que c'est impossible à faire sans la présence du psychanalyste.
Speaker: Non, je voulais dire dans les mémoires qu'on revit.
Speaker: Non, ça implique toujours quelqu'un.
Speaker: Ah oui?
Speaker: Ok.
Speaker: Ah oui, ça implique toujours quelqu'un, c'est-à-dire qu'on ne se traumatise jamais tout seul.
Speaker: C'est
Speaker: On ne se traumatise jamais tout seul.
Speaker: Et le plus souvent, c'est très souvent un être de l'entourage proche et de l'entourage affectif.
Speaker: D'où l'importance de la blessure.
Speaker: Ça arrive aussi à l'adolescence.
Speaker: C'est très courant que ce soit un personnage extérieur à la famille, bien sûr.
Speaker: Mais pour ce qui concerne la naissance, c'est obligatoirement maman et papa.
Speaker: ou le géniteur, la petite enfance, le personnage central est très souvent maman, et ce qui entoure les secrets familiaux et la façon dont la famille est organisée secrètement.
Speaker: Dans l'enfance, c'est souvent la figure d'autorité qui est souvent papa ou une personne équivalente.
Speaker: Ça peut être aussi un grand-père ou un autre personnage, une figure paternelle, mais une figure d'autorité le plus souvent.
Speaker: Donc, c'est souvent des personnages proches
Speaker: Après, votre question est intéressante depuis un certain point de vue.
Speaker: C'est-à-dire que ce qui constitue traumatisme n'est pas forcément un événement spectaculaire extérieur.
Speaker: C'était ma prochaine question.
Speaker: C'est parfois, extérieurement, on ne se rend même pas compte qu'il s'est passé quelque chose.
Speaker: Oui, je voulais vraiment insister là-dessus, parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont dire « moi, je n'ai pas vécu de traumatisme et je veux vraiment insister là-dessus ».
Speaker: Ce qu'on appelle, nous, traumatisme, depuis cette clé de lecture-là, ce qu'on…
Speaker: C'est une clé de lecture, comme une autre.
Speaker: D'accord?
Speaker: Oui.
Speaker: Mais ce qu'on appelle traumatisme, c'est la façon dont on vit l'événement intérieurement.
Speaker: C'est-à-dire que vous vous êtes quand même rendu compte, tout un chacun s'est rendu compte.
Speaker: Parfois, on peut même se disputer avec quelqu'un, on se dit « on s'est disputé pour rien ».
Speaker: Parce qu'extérieurement, il ne s'est pas passé grand-chose.
Speaker: Et pourtant, intérieurement, il y a eu un tsunami.
Speaker: Vous comprenez?
Speaker: Mais ça s'origine dans ces événements primordiaux, quelque part.
Speaker: Et c'est-à-dire que la façon dont je vais vivre intérieurement les choses vont...
Speaker: va me blesser de la même manière que si extérieurement il s'était passé un cataclysme visible.
Speaker: Parfois il y a des cataclysmes visibles extérieurement, parfois il n'y en a pas.
Speaker: Pourtant cette blessure intérieure, elle est de même teneur, elle détient les mêmes décibels.
Speaker: Et ça c'est très important à entendre.
Speaker: Vous voyez ma blessure d'adolescence, par exemple, il ne s'est absolument rien passé extérieurement d'identifiable facilement.
Speaker: Pourtant, j'ose dire, ça m'a mutilée.
Speaker: d'une partie de moi-même pendant des années et des années et des années, tellement j'ai été blessée.
Speaker: Et extérieurement, il ne s'est rien passé de particulier.
Speaker: La sensibilité de l'adolescente que j'ai été a été tellement écorchée et blessée
Speaker: que j'ai mis, me suis-je encore remise, pas sûre, donc il y a encore des traces de cette blessure, vous comprenez?
Speaker: Mais dans d'autres types d'événements, oui, il y a extérieurement, il y a des abus, il y a des incestes, mais il y a aussi des grands malentendus, simplement,
Speaker: qui vont produire le même type de comportement derrière.
Speaker: Et ça, c'est important à entendre parce qu'on peut se croire plus ou moins blessé.
Speaker: Non, non, on a tous quelque chose d'une humanité, d'une condition humaine que l'on porte et des blessures que l'on porte et qui conditionnent
Speaker: notre comportement, parce que si ce n'était pas le cas, on n'aurait pas de problème de couple, on n'aurait pas de problème de conflit, on n'aurait pas de problème... Ce serait... La vie coulerait doucement, or, ce n'est pas le cas.
Speaker: Oui.
Speaker: Sur ce point, c'est vraiment super important, parce que c'est vrai que moi, je fais aussi de la thérapie à côté, j'accompagne des personnes et tout, mais une autre approche.
Speaker: Et c'est vrai que des fois, on tombe sur des événements qui ne sont pas
Speaker: qui en apparence pouvait paraître anodin.
Speaker: Et puis quand je parle juste en général avec des gens, il y a beaucoup de personnes qui vont me dire « mais moi, je n'ai jamais rien eu, mes parents, ils étaient gentils.
Speaker: » Alors que j'insiste pour dire que le vécu d'un enfant est totalement différent de toi, ta perception aujourd'hui d'adulte que tu peux avoir.
Speaker: Et puis
Speaker: Et tu ne sais jamais comment ça vient jouer à l'intérieur de toi.
Speaker: Je reviens juste sur la question d'avant quand je vous ai demandé, est-ce que ça implique toujours quelqu'un?
Speaker: Parce que ça c'est une expérience que j'ai eue moi d'un revécu de naissance où pendant la naissance, l'impression en tout cas qui m'en est restée, c'est que j'ai eu mon cou qui s'est tordu.
Speaker: Et donc, ma tête qui est vraiment allée en arrière et j'ai gardé une posture complètement déformée à cause de ce trauma.
Speaker: Et donc, ça aussi, c'est un trauma qui influe beaucoup dans ma vie, qui influe ma posture, qui influe beaucoup de choses.
Speaker: Et donc, je voulais savoir... Enfin, c'est pour ça que j'ai posé cette question, pour savoir si des fois, ça peut être juste un trauma, mais...
Speaker: physique ou voilà de... Mais bon, je... Ce que vous décrivez probablement va se combiner avec ce que la petite fille qui était en train de naître vivait intérieurement.
Speaker: Mais ça ne suffit pas pour...
Speaker: décrire l'ampleur de ce traumatisme de la naissance.
Speaker: Moi, je suis née avec une double circulaire.
Speaker: Évidemment que ça m'a marquée.
Speaker: Évidemment qu'il y a un événement intra-utérin qui s'est produit, qui a produit cette double circulaire qui a failli me coûter la vie à la naissance.
Speaker: Bien évidemment que ça a laissé des traces.
Speaker: Mais ce n'est pas le cœur central de mon traumatisme de la naissance.
Speaker: Mais ce n'est pas pour autant que j'aime les cols au roulet bien serrés, ce n'est pas pour autant que je peux porter des colliers lourds, ce n'est pas pour autant que j'aime les espaces où je risque de manquer d'oxygène.
Speaker: Vous comprenez?
Speaker: Ça a laissé des traces, mais ce n'est pas le cœur du traumatisme.
Speaker: D'accord, oui, c'est compris dans quelque chose.
Speaker: Mais c'est compris, ça fait partie de la scène, évidemment.
Speaker: Ok.
Speaker: Je voulais revenir un peu sur... En fait, justement, moi, je fais tout ça un peu dans le cadre d'une prévention, un peu pour ouvrir les consciences, sensibiliser les gens à prendre soin...
Speaker: Dès l'enfance, si possible, de faire attention à ça, pour éviter au maximum d'avoir des gros traumas, je mets ça entre guillemets, parce que je pense qu'on en aura toujours, on est là pour ça sur Terre, et notamment autour de la naissance.
Speaker: Vous, vous le voyez comment en fait, cette période-là?
Speaker: Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour aider les mamans?
Speaker: Des conseils, par exemple, dans ce cadre-là?
Speaker: Ce qui pourrait aider, c'est la conscience que quoi qu'on fasse, on ne sera sûrement jamais parfaite, mais qu'on peut s'apporter de la douceur à soi.
Speaker: Qu'on peut prendre soin de nous, qu'on peut apprendre à prendre soin de notre couple et avoir un peu conscience de ce que ça pourrait traverser un petit être qui est en train de naître.
Speaker: Ça peut aider, c'est-à-dire que souvent on est tourné vers l'accouchement, mais pas forcément accompagné avec notre cœur du mieux qu'on peut, celui ou celle qui est en train de naître.
Speaker: Ce n'est pas si simple.
Speaker: Et on peut être emporté par les douleurs, on peut être emporté, donc avoir beaucoup de tendresse vis-à-vis de soi, c'est...
Speaker: Pour moi, la clé principale, c'est avoir un maximum de tendresse vis-à-vis de nous-mêmes et accepter de chuter, accepter de ne pas y arriver et apprendre à se relever au plus vite.
Speaker: Parce qu'en fait, ce qui va compter beaucoup pour les enfants, ce n'est pas ce qu'on raconte.
Speaker: Ce qui va compter pour les enfants, c'est qui nous sommes.
Speaker: Et je pense qu'une maman remplie de tendresse vis-à-vis d'elle-même va alléger un peu le poids pour le petit être, si vous voulez.
Speaker: Mais ce n'est pas possible de les protéger de la condition humaine.
Speaker: Cela fait partie de la condition humaine.
Speaker: Et chaque enfant naît dans la condition humaine de son temps.
Speaker: Et ça, on ne peut pas lui éviter parce que lui éviter la condition humaine, c'est faire un être inadapté socialement, c'est faire un être qui sera en grande difficulté d'adaptation.
Speaker: Donc, ce n'est pas possible de le protéger de la condition humaine.
Speaker: Mais c'est nous qui la lui transmettons principalement.
Speaker: Et si on a de la tendresse vis-à-vis de notre propre condition humaine, et si...
Speaker: on apprend à se relever et avoir de la tendresse et sourire de notre bêtise et sourire de nos imperfections le plus souvent possible et lui donner cet exemple.
Speaker: Parce qu'en fait, c'est notre exemple qui compte et pas forcément ce qu'on raconte.
Speaker: C'est-à-dire qu'il y a un tel décalage entre ce qu'on raconte et qui on est, et l'enfant souffre de ce décalage.
Speaker: C'est obligé qu'il souffrera de ce décalage parce que l'enfant le perçoit.
Speaker: Et donc, avoir un sourire sur notre propre bêtise, sur notre propre imperfection, etc.
Speaker: C'est ça l'exemple qu'on peut donner à un enfant.
Speaker: Vous voyez, ce n'est pas être parfait.
Speaker: Ça, ce n'est pas possible.
Speaker: Et encore une fois, on ne peut pas les protéger de la condition humaine.
Speaker: Oui, bien sûr qu'il y a souvent un décalage entre...
Speaker: on veut protéger l'enfant, enfin beaucoup de personnes veulent protéger l'enfant en ne lui disant pas la vérité par exemple, en le protégeant, mais lui, il est tellement, il capte ces mondes subtils inconsciemment et donc il voit ce décalage et il grandit avec cette incompréhension et cohérence.
Speaker: Et il ne s'agit pas de tout leur dire, c'est-à-dire il s'agit d'une forme de transparence de soi que l'enfant peut entendre, mais il ne s'agit pas de tout balancer à un enfant.
Speaker: Bien sûr.
Speaker: Il y a
Speaker: Il y a des vérités qui font grandir, il y a des vérités qui font du bien et il y a des vérités qui peuvent faire mal.
Speaker: Et avoir la conscience que certaines choses peuvent lui faire du mal et qu'on puisse le protéger de cette manière-là,
Speaker: c'est aussi juste, c'est-à-dire que c'est du discernement.
Speaker: On ne peut pas tout balancer à un enfant, vouloir lui dire la vérité.
Speaker: Pas forcément.
Speaker: Et par ailleurs, il y a des vérités qui ne sont pas juste à dire.
Speaker: Mais c'est important de faire le chemin intérieur avec ces vérités et pouvoir les digérer soi-même.
Speaker: pouvoir les couvrir de notre propre tendresse.
Speaker: Oui, c'est vrai que oui, on ne pourra jamais protéger un enfant de la condition humaine, mais on peut quand même beaucoup réduire tout ce qu'on va transmettre.
Speaker: Et c'est vraiment... Je milite là-dessus parce que c'est en faisant ça qu'on va réussir à
Speaker: changer un peu la face du monde, en fait, parce que... Et bien, ça commence avec nous-mêmes.
Speaker: Oui, absolument.
Speaker: Ça commence avec nous-mêmes et avec notre propre exemple.
Speaker: C'est-à-dire que plus on est dans ce cheminement de connaissances et de pacification avec nous-mêmes, c'est de là que ça peut jaillir autour de nous.
Speaker: Bien sûr.
Speaker: Sinon, on ne fait que parler et... Oui.
Speaker: Et idéalement, je mets vraiment un gros idéal, mais si les parents pouvaient faire cette thérapie en amont, d'aller vraiment travailler sur soi, etc., de commencer à prendre soin de son enfant intérieur, ça aiderait l'enfant qui arrive, mais bien entendu, c'est jamais trop tard.
Speaker: Même après, ça affluence sur lui.
Speaker: Donc, peu importe le moment, c'est toujours bien, mais je véhicule ces paroles parce que
Speaker: plus on pourra faire ça en amont, mieux ce sera.
Speaker: Et je vois déjà des gens autour de moi qui n'ont pas d'enfants, mais qui sont déjà en train de faire ce travail-là pour apporter un enfant dans de meilleures conditions.
Speaker: On peut dire ça quand même.
Speaker: Non, c'est jamais trop tard.
Speaker: C'est jamais trop tard.
Speaker: Et même j'ai en tête des grands-parents qui ont fait un chemin de connaissances et
Speaker: et qui peuvent poser des mots d'une douceur et d'une compréhension profonde sur les choses et mon Dieu que c'est bon aussi si une maman qui a été très maladroite un jour vient vous voir et en toute sincérité vous regarde dans les yeux et vous dit ma petite chérie j'ai tellement pas su faire avec toi mais mon Dieu comme je t'aime vous imaginez bien sûr
Speaker: Parce que peu importe le moment où on le fait, ça aide les générations d'après.
Speaker: Il n'y a pas d'espace-temps, en tout cas dans ma philosophie, il n'y a pas le passé, le présent, le futur.
Speaker: Donc on peut vraiment toujours venir agir sur n'importe quel événement du passé.
Speaker: Est-ce que vous auriez quelque chose que vous auriez envie de partager avant la fin, un conseil, ce que vous voulez?
Speaker: Je voudrais remercier toutes ces personnes qui ont eu l'inspiration de pouvoir proposer toutes ces possibilités de connaissances, principalement les êtres qui m'aident encore aujourd'hui dans ce cheminement et
Speaker: et remercier tous ces chercheurs du monde intérieur qui sont parfois pas connus, parfois même persécutés pour certains, parfois très mal compris.
Speaker: Et je souhaite ici les remercier parce que c'est tout aussi important cette recherche vers l'intérieur que toute cette recherche magnifique de la conquête de l'extérieur.
Speaker: Et je voudrais les remercier.
Speaker: Merci beaucoup et je partage, je rajoute ma gratitude aussi à votre message.
Speaker: C'est vrai que c'est grâce à eux aussi que chacun avance et permet de ramener sa petite pierre à l'édifice.
Speaker: Merci encore.
Speaker: Et donc je mettrai toutes les infos pour vous retrouver, pour retrouver votre travail également en description.
Speaker: Et donc on va pouvoir faire un prochain épisode ensemble encore une fois.
Speaker: Et cette fois-ci, ce sera spécifiquement sur la naissance.
Speaker: Merci beaucoup.
Speaker: Merci Nassima pour l'invitation.
Speaker: Merci d'avoir partagé ce moment avec nous.
Speaker: Et si cet épisode t'a parlé, tu peux le partager autour de toi, laisser un commentaire ou laisser 5 étoiles pour soutenir Enfants de Gaïa.
Speaker: A très bientôt pour la suite des épisodes.

