Transcript
Speaker: Ouais, beaucoup d'hommes blancs et on a quand même une femme, donc ça fait plaisir.
Speaker: Et puis après on pourra aviser.
Speaker: Ok.
Speaker: Est-ce que c'est bon pour toi?
Speaker: Bah ouais, let's go.
Speaker: Bonjour à tous, merci d'être avec nous aujourd'hui.
Speaker: On va essayer de parler un peu de l'histoire, de l'origine, on va dire, de technologie.
Speaker: Tous les petits éléments qui font de pourquoi une technologie qui est omniprésente dans notre monde aujourd'hui existe.
Speaker: et on va essayer de retracer tout ça.
Speaker: Je m'appelle Valentin et je suis aujourd'hui avec... Moi c'est Rémi, bonjour!
Speaker: Et on va discuter de tout ça ensemble.
Speaker: Pour commencer aujourd'hui, on va prendre un truc assez omniprésent.
Speaker: Moi je voudrais qu'on parle du transistor.
Speaker: Let's go!
Speaker: Rémi?
Speaker: La radio de mon grand-père.
Speaker: Ouais mais presque.
Speaker: Un transistor qu'est-ce que c'est?
Speaker: Est-ce que tu saurais nous en parler?
Speaker: Je sais que c'est un truc que dans un processeur d'ordinateur il y en a un milliard.
Speaker: Ouais.
Speaker: et que avant il y en avait peu et que maintenant il y en a beaucoup et que c'est un truc électrique avec trois dranches je me souviens avoir appris ça en cours de physique bah super on a tout dit merci d'avoir écouté on se revoit la semaine prochaine trop facile non oui c'est tout juste mais on va rajouter des petits détails let's go ah c'est tout juste du tout bon ouais pour le coup c'est assez juste
Speaker: Comme tu l'as dit, on a partout des transistors.
Speaker: On en parle surtout en mentionnant des processeurs parce que c'est le composant de base des processeurs.
Speaker: Mais l'élément qui permet aux processeurs de fonctionner aujourd'hui, c'est vraiment le transistor.
Speaker: Je suis allé faire ma magnifique recherche Google pour chercher le transistor, un des plus récents.
Speaker: On a le Intel i9-13900K qui possède 14200 millions de processeurs.
Speaker: Ok, je vais dire un milliard.
Speaker: C'est ça.
Speaker: La puce, ça fait 4,5 cm sur 3,75.
Speaker: Donc, c'est... Tu prends 4D à jouer, tu mets côte-côte et tu as à peu près la dimension, la surface.
Speaker: Ça nous fait 100 millions de transistors par millimètre carré.
Speaker: Ouf!
Speaker: Donc c'est un peu petit.
Speaker: C'est ouf en vrai.
Speaker: Mais quand ça a commencé ils étaient pas petits du tout.
Speaker: Parce qu'à la base, le premier vrai ancêtre du processeur c'était une ampoule.
Speaker: Donc on est passé de l'ampoule incandescente que tu accroches au-dessus de ton plafond.
Speaker: à ça aujourd'hui on peut pas les voir parce que c'est quelques atomes de large let's go et on va commencer avec ça et on va voir un peu d'où ça vient un peu qu'est-ce qui nous a amené à avoir besoin de créer un transistor et quel impact ça a eu un peu parce qu'il y a vraiment l'informatique aujourd'hui qui n'exique
Speaker: moderne qui est basée entièrement sur le transistor, il y a un peu une informatique avant et une informatique après.
Speaker: On va un peu parler de ça aussi.
Speaker: Est-ce que c'est les ampoules de... Peut-être je vais spoiler un truc, mais c'est les ampoules de... il y avait des insectes qui allaient s'éclater dedans et on disait il y a un bug.
Speaker: Est-ce que ça vient de cette histoire-là?
Speaker: Non, mais on va passer au travers de ça aussi.
Speaker: Mais oui, on va passer au travers de ça.
Speaker: Non, non, celle-là, elles n'avaient pas besoin d'insectes pour arrêter de fonctionner.
Speaker: Donc c'est ça.
Speaker: Alors un transistor, ça joue sur des électricités.
Speaker: Et du coup, je pense que pour pouvoir bien en parler, il faut d'abord qu'on parle de qu'est-ce que c'est que l'électricité.
Speaker: On va essayer d'être un peu large, mais on va quand même réussir à avancer.
Speaker: À ton avis, l'électricité, on en parle depuis quand, grosso modo?
Speaker: L'électricité, waouh!
Speaker: Moi, mon premier souvenir d'électricité, enfin je dis souvenir, c'est genre, moi je vois Benjamin Franklin quand on parle d'électricité, du coup c'est quoi?
Speaker: C'est la révolution états-unienne, du coup 1770 et quelques quoi?
Speaker: Peut-être un peu avant?
Speaker: C'est à peu près à ce moment là qu'on a commencé à étudier l'électricité mais on avait un peu conscience que ça existait quand même depuis bien longtemps.
Speaker: Il y avait peut-être l'électricité statique qu'on s'était rendu compte que ça existait, I guess.
Speaker: C'est la première forme d'électricité qu'on a vraiment étudié.
Speaker: Dès que tu t'allais caresser un mouton, j'imaginais que tu disais, t'as électrique.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et le premier qu'a nommer, parce qu'on va vraiment aller chercher le terme, tu vois, électricité et tout ça, d'où ça vient?
Speaker: Ça vient d'un grec?
Speaker: Ça vient toujours d'un grec.
Speaker: Tout vient des grecs, de toute façon.
Speaker: Qui s'appelait Thaïès de Milet.
Speaker: Et au XVIe siècle avant Jésus-Christ, Thaïès de Milet, il a du temps libre dans sa journée.
Speaker: Il prend un morceau d'ambre, parce que visiblement il avait de l'ambre avec lui, qui frotte sur un tissu, ou un chat, dépendamment d'un état d'anglais.
Speaker: Et ça fait... Il se rend compte que ce morceau de tissu... Non, qu'ensuite, le morceau de tissu, après, il attirait.
Speaker: d'avoir eu de la poussière ok ouais et il avait fait cette observation il sait pas pourquoi il sait pas comment mais il a remarqué que si tu prends certains objets que tu les frappes sur des tissus
Speaker: Ces tissus, après, ils ont tendance à attirer de la poussière.
Speaker: Et en grec, le terme en haut qui désigne ambre jaune, c'est électron.
Speaker: Let's go, ok, ouais.
Speaker: Et le terme comme par-delà.
Speaker: Et c'est pour ça que, à la croisée des mondes, l'électricité, c'est l'énergie en barrique.
Speaker: Il y a peut-être un lien, en effet.
Speaker: Let's go.
Speaker: Ah.
Speaker: Et c'est ça.
Speaker: Il a découvert l'électricité statique mais sans découvrir l'électricité statique.
Speaker: Et il y a beaucoup de fois dans ce qu'on va voir passer, il y a pas mal d'inventions où les mecs découvrent quelque chose mais ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils ont découvert et c'est X siècles ou X décennies plus tard qu'il y a quelqu'un qui fait « Ah ouais, mais en fait ça, ça permettait de faire ça. »
Speaker: Oui, pour eux, c'est juste un peu rigolo, mais finalement, ça sert pas à grand-chose.
Speaker: On voit pas l'intégration.
Speaker: Et y a pas mal de choses comme ça, où déjà, à cette époque, on observe des phénomènes électriques, mais on réalise pas que c'est l'électricité, parce qu'on a pas forcément le concept, ni même qu'ils sont liés entre eux.
Speaker: Ah, ok, ouais.
Speaker: Donc, par exemple, la foudre,
Speaker: on observe la foudre, on connaît la foudre, on a plein d'interprétations sur la foudre, mais on ne sait pas que c'est de l'électricité.
Speaker: On apprend vraiment ça au 18e siècle, qu'on arrive à être conscient que c'est de l'électricité.
Speaker: Et il y a un autre phénomène que j'ai trouvé qui est assez intéressant, qui s'appelle le feu de Saint-Elmouin.
Speaker: Je ne sais pas si j'ai entendu ça.
Speaker: Ça arrive pendant des moments d'orage où l'air est très chargé en électricité sur les navires.
Speaker: En haut des mâts, au bout des tiges en bois qui forment les mâts, tu vas avoir des formes de rayons violets qui apparaissent.
Speaker: C'est une sorte de condensation d'électricité statique
Speaker: au bout des conducteurs.
Speaker: Ok, let's go.
Speaker: Il y a ça dans les cockpits d'avions aussi, il y a ce truc de... tu vois des espèces d'arc électrique apparaître sur les fenêtres des cockpits des avions.
Speaker: Ouais, ben ça doit être ce genre de chose.
Speaker: J'ai pas vu ça, mais j'imagine que c'est le même phénomène.
Speaker: Il s'appelle le feu de Saint-Elme.
Speaker: Et ça, on a des témoignages depuis l'antiquité de ce truc, de marchands, de navigants qui ont vu ce genre de choses.
Speaker: Et est-ce qu'ils se disent c'est dangereux?
Speaker: Est-ce qu'il y a déjà eu... enfin, tu sais...
Speaker: J'ai pas trouvé quoi que ce soit qui disait que les gens en avaient peur ou quoi.
Speaker: C'est comme toujours, pour certains c'est un bon augure, pour certains c'est une mauvaise augure.
Speaker: Chacun a sa sauce.
Speaker: Et l'électricité, on la voit, on sait qu'elle est ambiante sans la conceptualiser.
Speaker: Il va falloir attendre le XVIIe siècle pour qu'il y ait des premières études systématiques en lien avec des phénomènes électriques, notamment l'électricité statique.
Speaker: On va y venir.
Speaker: Mais il y a un autre petit détail en parallèle qui est intéressant aussi, qu'on va mentionner tout de suite parce que ça va nous amener vers d'autres choses.
Speaker: C'est la vapeur.
Speaker: Tu prends de l'eau, tu l'as fait j'aurais fait de la vapeur, je pense que tu l'aurais construit aussi.
Speaker: Le couvert sur l'eau des pattes, c'est plus possible.
Speaker: il y a des gens qui sont contre ça?
Speaker: ouais une ministre en France qui a dit que faire chauffer de l'eau d'épate sans mettre de couvert c'était plus possible ah oui parce que ça gage de l'énergie alors que tu sais on pourrait mettre une locomotive par dessus pour récupérer la vapeur et d'un seul coup tu réutilises l'énergie 100% de rendement
Speaker: On va essayer avec la vapeur c'est compliqué.
Speaker: Mais ouais la vapeur il n'y a pas trop d'utilité au début.
Speaker: Les romains ils avaient remarqué que la vapeur ça pouvait pousser des choses.
Speaker: Ils avaient fait un petit dispositif qui s'appelait l'éolipil.
Speaker: comme Eole et Ipil.
Speaker: C'est une petite boule dans laquelle on fait rentrer la vapeur.
Speaker: Elle est posée sur un axe où elle peut tourner.
Speaker: Et la vapeur va pouvoir sortir par deux petits conduits qui se mettent en opposition et qui du coup permettent à la boule de tourner sur son axe.
Speaker: Ah c'est marrant, ok.
Speaker: Et c'est plus quelque chose... On a des traces de ça.
Speaker: Et c'est plus quelque chose un peu... Comment nous on l'interprète pour les Romains, parce qu'on n'a pas tous les détails forcément.
Speaker: C'est plus un truc genre...
Speaker: Ah c'est intéressant.
Speaker: On n'y voit pas encore trop d'intérêt parce que les machines n'existent pas, la notion de machine n'est pas encore telle en présente non plus.
Speaker: Donc ok ça permet de faire boucher des choses mais on sait pas trop encore à quoi ça va nous servir.
Speaker: J'imagine que ça pourrait même juste être un élément de décoration alors que t'as ça dans un coin de la pièce et ça tourne et c'est marrant.
Speaker: C'est ça j'ai pas de soucis d'imaginer ça dans une de leurs, dans une bibliothèque dans un coin et un mec une fois par semaine qui va montrer ça.
Speaker: Ouais c'est ça.
Speaker: Et ça c'est intéressant parce qu'on va le revoir plusieurs fois ça
Speaker: que comme on n'a pas encore d'utilisation très concrète pour ces choses, ça devient un peu des éléments de foire.
Speaker: Après, l'éolipide, de toute façon, l'utilisation de la vapeur qu'elle faisait faisait qu'on n'aurait pas pu en tirer grand-chose.
Speaker: Parce que même si on avait peut-être le concept de moulin à l'époque, on n'avait pas encore la capacité de faire tourner une meule de moulin.
Speaker: Oui, on ne s'est pas dit que ça allait remplacer le vent tout d'un coup.
Speaker: Non, c'est ça.
Speaker: Je comprends.
Speaker: Mais ce qui est intéressant, c'est que les olipides, on va la garder longtemps.
Speaker: Et elle sera encore présentée dans des salons bourgeois au XVIIe et XVIIIe siècle.
Speaker: On va dire, regardez, la vapeur, ça fait tourner une boule.
Speaker: À cette époque-là, ça recommençait à être bandeur de romains avec déjà tout ce qui est architecture et tout.
Speaker: Je les imagine bien.
Speaker: Ils étaient si avancés.
Speaker: Ils étaient trop forts.
Speaker: Notre société périclite depuis.
Speaker: On les connaît.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et la vapeur, elle va vraiment rester en...
Speaker: l'attente, on l'utilise au quotidien parce qu'on fait choper de l'eau mais on n'en fait rien de cette vapeur et en 1712 on a un petit malin qui s'appelle Thomas Newcomer un pasteur baptiste beaucoup de cathos
Speaker: Pas catho du coup, mais beaucoup de religieux.
Speaker: Il y a un truc à cette époque, c'est qu'on a le charbon.
Speaker: Et le charbon, c'est cool parce que ça fait chauffer.
Speaker: Et ça permet de ne pas mourir de froid l'hiver.
Speaker: Ça, ça régale.
Speaker: C'est quand même un sacré avantage.
Speaker: Mais il y a un problème, c'est qu'on ne peut pas faire des grosses mines.
Speaker: Parce que dès qu'il pleut, il y a de l'eau dans la mine et on se n'a.
Speaker: Super.
Speaker: Et ce pasteur, qui est aussi un peu inventeur à son temps perdu, il va inventer une machine qui permet de brûler un peu de charbon, d'obtenir du mouvement et ainsi de faire actionner une pompe qui vise les mines.
Speaker: Ah, ok.
Speaker: Il invente ce qu'il appelle le moteur atmosphérique.
Speaker: Trop fort.
Speaker: Qui est en fait la première vraie machine à vapeur à utilisation, un peu industrielle.
Speaker: Et à partir de 1712, on peut faire des grosses mines.
Speaker: C'est marrant.
Speaker: C'est rigolo parce qu'il utilise le charbon pour optimiser la façon dont on récupère le charbon.
Speaker: C'est trop fort.
Speaker: Alors ça, par contre, j'avais lu un épisode de DataGuel où il mentionne ça, le moteur atmosphérique.
Speaker: La phrase qu'il utilise, c'est un nom prophétique.
Speaker: Et en fait, c'est très juste, je trouve, à mon humble opinion, parce que
Speaker: À chaque fois que l'humanité a fait une avancée technologique dans son histoire, c'était dans le but unique d'extraire plus d'énergie.
Speaker: Ah, ok, ok.
Speaker: Ça a toujours été fait dans ce sens.
Speaker: Et du coup, le moteur atmosphérique, la première machine, vraie machine à vapeur, qui est la première fois qu'on consomme de l'énergie pour produire vraiment plus...
Speaker: Et bien ça a lancé la suite pour toutes les autres inventions derrière.
Speaker: Ok ok.
Speaker: Ah oui c'est pas du tout un moment où on s'est dit on a fini la science là.
Speaker: C'est un moment où justement c'est tout à commencer.
Speaker: Avec cette perspective ça va vraiment lancer la suite.
Speaker: Ok.
Speaker: Trop fort.
Speaker: Et parce que c'est vraiment ça.
Speaker: Et c'est vraiment le début de tout ça.
Speaker: Et maintenant, on peut faire des vraies mines.
Speaker: Donc, c'est assez cool.
Speaker: Et ça lance la révolution industrielle.
Speaker: La révolution industrielle.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Qui va du coup commencer au Royaume-Uni, puis s'enchaîner Belgique, France, Suisse, Amagne, Suède, Japon, Russie.
Speaker: Et à partir de la fin du 19ème, Espagne, Italie.
Speaker: Ok.
Speaker: Les petits retardataires.
Speaker: Mais c'est ça.
Speaker: C'est lancé.
Speaker: Et c'est là qu'on va commencer vraiment à regarder plein de petites inventions qui vont nous ramener à notre objectif.
Speaker: Petit à petit.
Speaker: Le transistor.
Speaker: Le transistor.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Tout part d'un moteur à charbon, je vais dire.
Speaker: Ouais, parce qu'à partir de là...
Speaker: Un homme, une personne qui travaille, peut produire plus... Enfin...
Speaker: peut produire plus que ce qu'il peut faire avec ses deux bras.
Speaker: On avait des bœufs qui tiraient dans les champs, des choses comme ça.
Speaker: On avait quand même quelques trucs.
Speaker: On avait le cheval qui pouvait courir, mais on était quand même très limité à la capacité de production d'une personne.
Speaker: C'est ce que cette personne toute seule est capable de faire avec ses mains.
Speaker: Je comprends.
Speaker: À quelques exceptions.
Speaker: Et là maintenant, avec l'invention du moteur à vapeur, de la machine à vapeur... On a réussi à déléguer nos bras.
Speaker: Exactement.
Speaker: Et c'est là que les choses commencent d'où la révolution industrielle qui s'enchaîne.
Speaker: Donc là on est au Royaume-Uni, on va shifter un peu, on va aller en Italie.
Speaker: Et on a un certain Alessandro Giuseppe Antonio Anastasio Volta.
Speaker: Ah je le savais.
Speaker: J'adore les noms complets.
Speaker: Il est professeur de physique à l'école royale de physique à Combe en Italie.
Speaker: C'est quelqu'un qu'on s'attend à ce qu'il en rende des trucs pour une fois.
Speaker: Il travaille déjà avec la physique tu vois.
Speaker: Et lui son bail c'est les charges électrostatiques.
Speaker: Ok.
Speaker: On s'est rendu compte qu'à cette époque, il y avait un... j'ai oublié le nom de l'outil, je le retrouve... On prend une plaque d'un truc isolant.
Speaker: Tu prends une autre plaque en métal que tu mets dessus et que tu tournes.
Speaker: Et en fait ce qui se passe c'est que ça va charger d'électricité statique l'ensemble.
Speaker: Et en fait après tu mets ta main dessus, tu chopes une châtaigne, et voilà, tu as fait de la science au 18-15.
Speaker: Même si en dessous c'est un isolant.
Speaker: Mais ils avaient le concept d'isolant, non ils se sont juste dit ça va être cet objet là, ça marche mieux.
Speaker: C'est ça.
Speaker: C'est une plaque de cire en fait qui s'avère être isolante.
Speaker: Mais...
Speaker: c'est quand même une étude systématique ça reste très sérieux dans les doles mais ça reste des vrais scientifiques à l'époque non non bien sûr parce que ce monsieur Volta il va continuer de travailler sur ça parce que il y a vraiment cette idée pour l'électricité plastique il faut un conducteur un isolant que tu frottes en sang et tu obtiens de l'électricité statique
Speaker: les paires que tu fais avec certains conducteurs et certains isolants marchent mieux donc déjà à ce moment là ou alors c'est un peu plus tard, il y en a même qui vont commencer à classifier on prend des matériaux, on les teste ensemble on regarde lesquels nous permettent d'avoir les meilleures décharges et c'est vraiment très empirique on essaye, on voit les résultats parce qu'on ne sait même pas comment ça marche on n'a même pas la notion d'électron et Volta il a vraiment bien compris ce principe d'enchaînement genre conducteur
Speaker: Isolant, conducteur isolant, conducteur isolant.
Speaker: Puis il se rend compte même que s'il met du tissu imbibé d'une eau très salée, de brine, d'une sorte de saumure,
Speaker: Ça aide pas mal, aussi, à améliorer les capacités de production des charges.
Speaker: D'accord.
Speaker: Et en fait, ce gars invente la pile.
Speaker: La toute première pile de l'histoire.
Speaker: Incroyable.
Speaker: La pile voltaïque, même, pour être exact.
Speaker: Et vraiment, c'est des couches, un conducteur, un bout de tissu rempli de... imbibé d'eau salée, un tissu fin, quand même, un isolant.
Speaker: Tu presses un petit peu.
Speaker: Tu mets un conducteur sur le...
Speaker: un petit fil de cuivre ou n'importe quoi sur le conducteur, sur l'isolant, tu presses un peu, tu as du courant.
Speaker: Ok.
Speaker: Est-ce que c'est pour ça que ça s'appelle la pile?
Speaker: Oui.
Speaker: Est-ce que c'est une pile?
Speaker: C'est une pile, littéralement.
Speaker: Enfin, ils ne sont pas foulés.
Speaker: On va très rapidement arrêter de fonctionner comme ça, mais le non-pile va rester.
Speaker: Ok, ça marche.
Speaker: Et en fait, ça, ce qui est intéressant, c'est qu'avant, tu vois, ce dont je te parlais, là, le...
Speaker: Le dispositif où tu prends une plaque d'isolant, une plaque de conducteur que tu fais tourner, ça te fait une décharge.
Speaker: C'est une décharge.
Speaker: Tu n'as pas d'électricité, tu as beaucoup d'électricité d'un coup, tu n'as plus d'électricité.
Speaker: Il y avait d'autres dispositifs, notamment la bouteille de LEED, qui est l'ancêtre du condensateur.
Speaker: C'est pareil, c'est...
Speaker: Tu prends une bouteille en verre et tu vas par un mécanisme remplir la bouteille d'électrons parce que tu mets deux conducteurs des deux côtés de la bouteille en verre qui est isolante et en fait tu peux charger ça avec quand même pas mal d'énergie puis la décharger d'un coup.
Speaker: Mais c'est toujours des décharges, on n'a pas d'électricité continue.
Speaker: Et la pile c'est le premier générateur continu de l'histoire.
Speaker: Ah c'est stylé.
Speaker: Il génère pas beaucoup mais on se rend compte que si tu prends ce sandwich isolant tissu conducteur puis que tu en mets un autre au-dessus, un autre, un autre, un autre et que tu appuies l'ensemble
Speaker: t'obtiens un peu plus de courant.
Speaker: D'où, comme tu dis, la pile, tu t'empiles de plus en plus.
Speaker: La première pile, ça c'est un truc qui fait 80 cm de diamètre 1 mètre, ça fait 2m20 de haut, t'as un beau...
Speaker: une belle tige filetée en bois pour aller mettre la bonne pression.
Speaker: C'est un bel engin.
Speaker: Ah bah c'est la science de la renaissance.
Speaker: On va mettre des petites gravures et des petits bignons pour que ce soit joli.
Speaker: Parce que ça on les présente au souverain derrière.
Speaker: Et tu vas pas présenter au souverain un truc qui est pas décoré.
Speaker: Après est-ce que le souverain il dit c'est bien mais ça sert à quoi?
Speaker: Ah je sais pas si... Mais... Parce que je veux dire c'est que... Enfin c'est une vraie question derrière c'est...
Speaker: Ok, il a fait ça, mais est-ce qu'il y avait un but d'alimenter quoi que ce soit?
Speaker: Est-ce qu'on savait déjà qu'on pouvait alimenter des trucs grâce à cette énergie?
Speaker: Dans le milieu scientifique, on avait un peu saisi qu'il y avait des choses à faire.
Speaker: Et l'idée d'avoir une source d'électricité en continu, ça pourrait être pas mal pour améliorer les recherches.
Speaker: Mais c'est vraiment dans le cadre scientifique.
Speaker: On n'a pas d'utilisation concrète encore de ça.
Speaker: Alors, si, il y en a qui arrivent et qui disent « C'est marrant parce que moi j'ai électrocuté ma sœur. »
Speaker: Et je trouve qu'elle est moins hystérique depuis.
Speaker: Ah c'est l'enfer!
Speaker: C'est une vraie histoire?
Speaker: Non, c'est pas une vraie histoire.
Speaker: Mais c'est un peu l'idée qui apparaît.
Speaker: En fait, on se met tout de suite à utiliser l'électricité pour la médecine.
Speaker: Pour faire du mal aux gens.
Speaker: Quelqu'un va pas bien, on va l'électrocuter, on va voir si ça aide.
Speaker: C'est vrai, les électrochocs là-haut.
Speaker: Et étant donné que c'est que des hommes dans ce milieu, je serais pas surpris qu'il y ait eu ce genre de raison.
Speaker: C'est pas faux.
Speaker: Parce que le...
Speaker: Comment on appelle ça?
Speaker: La trépanation?
Speaker: Non, c'est pas la trépanation.
Speaker: Quand les chocs électriques qui ont été utilisés longtemps dans les hôpitaux cicatriques... Ouais, c'est les électrochocs.
Speaker: Ouais, les électrochocs massifs, c'est le terme que je cherchais.
Speaker: Mais ça, déjà, à cette époque, on va commencer à tester les électrochocs parce que... Pourquoi pas?
Speaker: Peut-être que plus tard, on va trouver le radium, on va en mettre partout.
Speaker: C'est clair.
Speaker: J'ai inventé la cocaïne, ça aide les nourrissons à dormir.
Speaker: Super!
Speaker: J'avoue.
Speaker: Mais c'est ça, à part la médecine qui tente des trucs, mais après on parle de la médecine du 18ème siècle.
Speaker: Ils tentent des trucs.
Speaker: Et à ce moment-là, un truc marrant à noter, c'est que les termes ne sont pas encore vraiment définis comme on les connaît aujourd'hui.
Speaker: On ne parle pas d'électricité, on parle d'électrique.
Speaker: Et tu as à l'époque ce qu'ils appellent des électriciens.
Speaker: qui sont en fait plus des animateurs qu'autre chose, qui viennent dans les salons, dans les grands rendez-vous mondains, et qui font des démonstrations de ce que l'électrique peut faire.
Speaker: Superbe.
Speaker: Il y a une histoire avec justement les bouteilles de Lade, avec Louis XV, où tu as un électricien qui est venu, qui a chargé une bouteille de Lade, reliée à genre 200 courtisans,
Speaker: et le dernier a pris une châtaigne au travers des 200 autres Ah c'est trop fort!
Speaker: Où j'imaginerais que tu pourrais faire se dresser les cheveux du roi au dessus de sa tête Ce genre de choses, mais l'électricité c'est ce genre de choses à cette époque
Speaker: C'était plus de la sorcellerie.
Speaker: C'est devenu de la science.
Speaker: Bravo.
Speaker: Et on finit le 18e siècle un peu comme ça.
Speaker: On va rentrer dans le 19e siècle.
Speaker: Là, les choses vont commencer à s'accélérer petit à petit.
Speaker: Maintenant qu'on a l'électricité continue, on peut faire plus de choses que ce qu'on pouvait faire avec juste des décharges.
Speaker: C'est plus simple d'observer les choses aussi.
Speaker: Parce que ça peut durer plus longtemps.
Speaker: On a un certain Sir Humphrey Davy.
Speaker: qui est un chimiste et physicien britannique.
Speaker: Et en 1809, Sir Humphrey Davy va nous inventer la lampe à arc.
Speaker: Il montre qu'avec un bel arc électrique qu'on maintient, ça fait de la lumière.
Speaker: Il fait donc sa démonstration avec 800 piles voltaïques.
Speaker: Et ça produit une lumière qui est complètement aveuglante.
Speaker: On sait faire de la lumière avec de l'électricité, mais c'est beaucoup trop.
Speaker: Et...
Speaker: Et en fait, les lampes à arcs, aujourd'hui, on va en trouver, par exemple, pour éclairer des stades.
Speaker: Ah, ok, ça marche quand même.
Speaker: Ça marche, c'est super efficace, mais tu peux pas mettre ça en intérieur.
Speaker: Ah, je pensais pas que ça allait continuer à exister.
Speaker: Aujourd'hui, la plupart des choses qu'on va voir, en vrai, dans toute l'histoire, même des choses très vieilles, il y en a beaucoup qu'on continue à utiliser aujourd'hui.
Speaker: C'est fou.
Speaker: Mais dans des situations très, très marginales.
Speaker: Parce qu'on a réussi à trouver comment les remplacer dans la plupart des cas par des choses plus performantes, plus optimisées, meilleures.
Speaker: Mais il y a toujours des situations, généralement,
Speaker: dans des échelles bien différentes des nôtres dans notre quotidien où ça reste utile et notamment les lampes à arc c'est toujours les gros gros gros éclairages les très gros spots on va faire des lampes à arc parce que ça marche bien parce que j'imaginais déjà un monde de science-fiction où on avait tous des arcs électriques dans nos maisons pour juste s'éclairer mais en fait non ça existe vraiment et c'est toujours utilisé c'est cool mais en extérieur seulement et du coup ce qui est intéressant au début du 19ème du coup on sait faire des lumines avec l'électricité
Speaker: Mais on ne sait pas s'éclairer avec l'électricité.
Speaker: Ouais, ouais, ok.
Speaker: Et au final, il faudra attendre 1860 pour que c'était Joseph Swan et Thomas Edison, donc 59 ans, qui inventent l'impoule à incandescence.
Speaker: Ouais.
Speaker: Alors Joseph Swan et Thomas Edison ne l'ont pas inventé ensemble.
Speaker: Ouais, ils l'ont inventé en même temps.
Speaker: Et après, ils se sont fait la guerre avec les brevets.
Speaker: C'est la fameuse sauce des brevets de l'impoule, ouais.
Speaker: Ouais, bon, après, il y aura la sauce de... De toute façon, Edison, dès qu'il y a une sauce de brevets, fin du 19e, il est dedans.
Speaker: Ah, c'est fou!
Speaker: mais c'est que des cartes de brevets c'est une très belle personne mais c'est ça, 1809 on a ça
Speaker: Après il était peut-être juste deg d'avoir tout inventé mais qu'à chaque fois quelqu'un vient claim avant lui l'invention.
Speaker: Ouais.
Speaker: Il était méga fort en fait.
Speaker: Peut-être, peut-être, peut-être.
Speaker: Mais après c'était... En vrai oui, il inventait vraiment des trucs.
Speaker: Mais c'est surtout le fait que... Tu sais après il y aura les guerres des courants et tout ça.
Speaker: Ouais il vient.
Speaker: Oui puis il y a des trucs de... En fait Satan il a juste volé les idées aussi.
Speaker: Non ça c'est Belle.
Speaker: Ah ça c'est Belle pardon.
Speaker: C'est Belle qui vole les idées.
Speaker: Mais... Enfin... Enfin... Enfin...
Speaker: Pas de diffamation.
Speaker: Legendary.
Speaker: Donc c'est ça.
Speaker: Et on arrive gentiment dans le 19ème siècle comme ça.
Speaker: On commence avec la lampard.
Speaker: Et au 19ème siècle, on a la révolution industrielle qui est à fond.
Speaker: Et on a un...
Speaker: On a les colonies qui se développent, les empires deviennent de plus en plus grands, notamment au Royaume-Uni.
Speaker: Et on a un problème, c'est que d'un seul coup, avant on avait un pays à gérer.
Speaker: Bon, c'était déjà compliqué, mais on arrivait à s'en sortir.
Speaker: Maintenant, il faut gérer un pays et tous les autres pays qu'on exploite.
Speaker: Super.
Speaker: Donc niveau coordination, ça devient un peu compliqué.
Speaker: Et on a besoin de comptables.
Speaker: Alors, ce n'est pas les comptables, on a besoin de personnes pour faire des calculs.
Speaker: pour compter, telle colonie elle a fait tant de tonnes de blé telle colonie elle a fait tant de tonnes d'argent ça peut me faire tant d'argent quel est mon rapport, est-ce qu'il vaut mieux que j'investisse plus dans une telle colonie ou que j'investisse plus dans telle autre colonie si je veux me faire de l'argent on arrive vraiment déjà avec, pas de la spéculation c'est plus compliqué, l'économie est de plus en plus complexe il y a plein de nouvelles ressources, de nouvelles matières premières et de dire ok ça ça va être précieux, ça va pas l'être le monde se complexifie
Speaker: Et du coup on fait des calculs Mais à cette époque Bah tous les calculs c'est toujours à la main Ouais On fait tout à la main Il y a quelques trucs On a le bougier d'Abacus Ouais Ça permet de faire quelques petits trucs On s'en sort bien On a les astrolabes pour les calculs astronomiques Ouais Qui y a quand même pas mal Mais qui font pas tout Ouais Euh
Speaker: Oui, la navigation a beaucoup progressé aussi.
Speaker: C'est ça, mais ça reste compliqué.
Speaker: Il y a aussi des erreurs, parce qu'on utilise des tables de navigation qui sont basées sur des tables logarithmiques, mais comme c'est que des calculs à la main, il y a des erreurs qui se glissent dedans.
Speaker: C'est quand même pas pratique.
Speaker: C'est évident.
Speaker: On a eu déjà quelques personnes qui ont tenté de s'attaquer à ça.
Speaker: Donc on a beaucoup de mathématiciens qui tentent de simplifier les calculs, de trouver quelle est la manière la plus simple de calculer des logarithmes, comme ça on peut filer ça à quelqu'un qui sait faire des additions et il va nous pouvoir calculer des logarithmes.
Speaker: On a eu quelques trucs.
Speaker: D'un point de vue mécanique, on a... Alors il y a des traces d'un truc chez les Romains, qui m'assigne à calculer.
Speaker: Mais je n'ai pas trop cherché parce que c'est quand même un peu flou.
Speaker: Ouais.
Speaker: En 1642, on a Blaise Pascal, notre héros national, qui invente la Pascaline.
Speaker: C'est la première machine à calculer.
Speaker: Où...
Speaker: Tu définis tes nombres, tu définis quelle opération de calcul tu fais, tu tournes une manivelle qui mouline des engrenages, et ça sort des résultats.
Speaker: Et c'est la pascaline.
Speaker: Alors ça reste vraiment... C'est plus un... C'est une calculatrice mécanique.
Speaker: Factuellement, c'est une calculatrice mécanique.
Speaker: Très limitée, mais c'est ça.
Speaker: Mais c'est plus un objet de curiosité encore à l'époque que quelque chose.
Speaker: C'est genre les pascalines, il y en aura à peine une vingtaine qui se sont produites.
Speaker: Elles sont toutes faites à la main.
Speaker: C'est Pascal qui l'a fait lui-même.
Speaker: à son tout unique parce qu'à chaque fois il rajoute des petits trucs il joue avec et quand il commence vraiment à avoir un truc concret c'est là qu'il rentre dans la religion et qu'il a pu faire grand chose ok ça marche mais c'est ça, puis on est en 1742 donc 1742 va faire des engrenages en métal la métallurgie de l'époque c'est encore autre chose et c'est vraiment quelque chose pour tout ce qui va être machine mécanique il va vraiment y avoir un gros blocage où
Speaker: on va réussir à conceptualiser les machines mécaniques bien plus vite qu'on améliore nos techniques permettant de les construire.
Speaker: Ah oui, ça marche, ouais.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Est-ce que c'est toujours vrai aujourd'hui?
Speaker: Je sais pas.
Speaker: J'ai l'impression que c'est un peu le truc auquel on se heurte de l'idée entre guillemets facile à avoir par rapport à la façon de la mettre en place.
Speaker: En vrai je pense que ouais parce que quand tu regardes un peu comment tous les nouveaux matériaux sur lesquels travaille genre la NASA et tout ça.
Speaker: Ouais c'est ça.
Speaker: Ils disent bah nous on voudrait faire un rover mais les pneus ils sont trop lourds puis ils s'habillent on veut pas des pneus qui crèvent donc ça fait 20 ans qu'on taffe sur un nouveau matériel pour faire des pneus.
Speaker: Ouais c'est ça.
Speaker: Je pense qu'on est toujours dans la même chose.
Speaker: J'ai l'impression que c'est le paradoxe enfin c'est pas un paradoxe mais c'est le mur auquel tu te confrontes un peu.
Speaker: Je ne suis pas un expert là mais j'ai envie de penser... Non je suis assez d'accord sur ça.
Speaker: Tu sais c'est vraiment facile de dire, ah si seulement j'avais ça pour faire ça tu sais, et que du coup tu vas te finir par travailler sur l'outil dont tu as besoin pour mettre ton idée en place que sur l'idée en elle-même genre.
Speaker: Ah Picasso, ah si seulement j'avais pu mettre un cac sur Photoshop.
Speaker: Mais ouais.
Speaker: Donc c'est ça, et on parlait vraiment de ces empires qui grandissent, et ça amène vraiment des notions d'économie différentes, des notions de productivité, et t'as un britannique, Charles Babbage, il est mathématicien,
Speaker: et il a un rêve.
Speaker: Son rêve c'est d'améliorer les capacités de production des colonies de l'empire britannique.
Speaker: C'est le rire que beaucoup de gens ont partagé.
Speaker: Parce qu'au début du 19ème siècle il s'est confronté à cette chose de... Il y a deux courants très intenses qui naissent et qui commencent vraiment à prospérer.
Speaker: C'est la démocratie et le capitalisme.
Speaker: Et Charles Babbage il fait un choix.
Speaker: Parce que c'est compatible.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et il choisit le capitalisme.
Speaker: Bravo à lui.
Speaker: Et il y a ce truc de si on veut que les colonies soient performantes, il nous faut des tables de navigation où il n'y a pas d'erreur.
Speaker: Il nous faut être capable de calculer les productivités des colonies facilement et sans erreur.
Speaker: Et c'est vraiment ce truc de les erreurs dans les calculs, c'est vraiment son truc qui le bloque.
Speaker: Ça, c'est non.
Speaker: Parce que si tu fais des erreurs de calcul, comment tu fais du capitalisme?
Speaker: Je suis d'accord.
Speaker: Je suis bien d'accord.
Speaker: Enfin, je ne suis pas d'accord, mais dans son mood, il a raison.
Speaker: Donc, tu es pro-capitalisme.
Speaker: Oui.
Speaker: Non.
Speaker: Non mais je veux dire là dans ce truc de bah oui je suis déjà capitaliste et je veux optimiser mes trucs tu sais je trouve ça logique de se dire bah au moins les erreurs de calcul tu sais c'est l'étape numéro 1 du capitalisme que t'as envie de leur dire je vous la laisse ouais c'est ça c'est pas un mauvais choix alors c'est bah oui ne faites plus d'erreurs de calcul tu d'accord en plus ça nous permettra de compter les bulletins de vote je vous écoute et euh
Speaker: Donc il se dit, comment on va faire ça?
Speaker: Comment on va faire pour qu'il n'y ait plus d'erreur?
Speaker: On va systématiser les calculs.
Speaker: Et il va du coup concevoir une machine à calculer.
Speaker: Il va réfléchir à faire une machine à calculer qui est faite pour un but précis, qui est de permettre de calculer des tables de...
Speaker: de navigation.
Speaker: Ce n'est pas une machine que tu vas pouvoir utiliser pour compter combien tu as fait d'argent dans ta boulangerie.
Speaker: C'est vraiment fait pour faire des tables à naviguer, mais ça reste une machine à calculer.
Speaker: Et la table de navigation, c'est quelque chose, par exemple, pour calculer, admettons, un angle, un cap pour combattre au par exemple?
Speaker: Je pense que c'est ça.
Speaker: J'ai cru que c'était ça.
Speaker: Et du coup, il veut faire une machine qui sera capable d'interpoler des fonctions
Speaker: en utilisant un minimum de coefficients polynomiaux.
Speaker: Il a utilisé comme ça, le mot?
Speaker: Oui.
Speaker: Parce qu'à l'époque, les maths étaient déjà là pour le coup.
Speaker: Parce qu'en fait, le problème, c'est... Les logarithmes et tout ça, c'est super dur à calculer.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Mais on a trouvé les manières d'approximer
Speaker: Et en approximant ces valeurs, on fait des différences entre fonctions.
Speaker: Et à force de faire des différences de fonctions, on arrive à obtenir des valeurs suffisamment proches de la réalité si tu arrives à un niveau de précision assez important.
Speaker: Et il a inventé ce qu'il appelle la machine à différence.
Speaker: Il la présente en 1822, la Royal Astronomical Society à Londres.
Speaker: Et le gouvernement britannique qui voit cette machine à faire du capitalisme qui se dit « bah ouais, let's go guys ».
Speaker: Et ils le financent et lui disent « Ok, tu nous en construis une autre pour nous.
Speaker: » « Ok.
Speaker: » « Mais il faut que si la tienne, elle faisait, je crois que c'était 6 niveaux de différence ou quelque chose comme ça, nous on en veut une qui va en faire 20, tu vois.
Speaker: » « Ah oui.
Speaker: » « Parce qu'il faut qu'on soit précis.
Speaker: » « La précision maximale.
Speaker: » « C'est ça, vraiment, tu vas le plus loin possible.
Speaker: » « Même si c'est overkill à ce niveau-là.
Speaker: » « C'est ça.
Speaker: Et du coup, Charmabage, il prend l'argent, puis il commence à bosser sur ça.
Speaker: Puis plus il bosse sur ça, plus il se dit « Ouais, mais... »
Speaker: elle est quand même un peu limitée parce qu'elle fait juste des différences ce serait cool si une fois elle fait des différences une fois elle fait des polynômes une fois elle fait autre chose on veut la polyvalence et du coup il commence à partager son temps à bosser sur cette nouvelle machine
Speaker: et bosser sur une autre machine plus puissante.
Speaker: Et il se heurte aussi au problème qu'on mentionnait qui est que en 1822, 1825, aller produire 5000 engrenages en laiton, ça devient un peu compliqué.
Speaker: D'où le capitalisme?
Speaker: En plus!
Speaker: Et il va vraiment commencer à s'intéresser énormément à comment on surveille la productivité des colonies encore plus pour
Speaker: permette de produire sa machine en fait c'est comme tu disais on va produire pour produire on a besoin d'un outil pour le produire et Charles Babbage aujourd'hui on le retient vraiment pour la machine à laquelle il est en train de réfléchir en ce moment mais il a surtout à ce moment là aussi sorti des traités d'économie par rapport à comment on surveille la productivité comment on améliore ça comment on fait le capitalisme il a vraiment sorti des traités comme ça aussi en parallèle
Speaker: Et au fil des années, il va carrément oublier la machine à différence du gouvernement.
Speaker: Il va leur dire, les sous, c'était bien, mais ça ne m'intéresse pas de vous le faire.
Speaker: Donc je vais garder les sous.
Speaker: Et il va conceptualiser sa machine suivante qu'il appelle la machine analytique.
Speaker: Ok.
Speaker: Qui va permettre de faire quasiment n'importe quel type de calcul.
Speaker: Il ne va jamais la construire.
Speaker: Ah ok.
Speaker: Il va la conceptualiser jusqu'à sa mort.
Speaker: Ok ça marche.
Speaker: Et son fils va en construire une partie qui est là.
Speaker: La partie qui fait le calcul, le moulin, ils appellent ça parce qu'il n'y a pas un truc qui tournait.
Speaker: qui est la partie qui fait les additions, les soustractions.
Speaker: Il ne construit pas les mémoires.
Speaker: Le fameux ruban.
Speaker: En fait, on va y venir après, mais s'il l'avait construit à l'époque, et une version quasi complète a été construite dans les années 90,
Speaker: il a fait un ordinateur mécanique.
Speaker: C'est ce que j'allais demander, ça pourrait être considéré comme un ordinateur.
Speaker: C'est le premier ordinateur mécanique de l'histoire.
Speaker: Incroyable.
Speaker: C'est le premier plan d'un ordinateur mécanique de l'histoire.
Speaker: Ça aurait été, ouais.
Speaker: Et il n'a pas non plus toutes les idées lui-même.
Speaker: Il s'inspire un peu partout.
Speaker: Il s'inspire de la Pascaline.
Speaker: Mais il s'est aussi inspiré d'un français.
Speaker: Un certain monsieur Jacquard.
Speaker: Monsieur Jacquard, il fait des tissus.
Speaker: Et il a des manufactures de tissus.
Speaker: Et au début du 19ème siècle, il invente le métier à tisser mécanique.
Speaker: Et ce métier à tisser, il permet de tisser avec des motifs.
Speaker: Et pour lui dire quel motif tisser, tu lui donnes des feuilles perforées.
Speaker: Et la machine, avec ses feuilles perforées, va faire des motifs différents.
Speaker: Sans conceptualiser, sans même le réaliser, il vient d'inventer la notion de programmation.
Speaker: et Charles Babbage il a repris ce principe des cartes perforées pour sa machine analytique dans ses plans tu dis quoi faire à la machine avec des feuilles perforées
Speaker: Tu lui dis fais des additions, fais des subtractions, donne-moi le résultat, fais ci, fais ça.
Speaker: Et donc ouais, c'est des programmes, c'est des fonctions quoi.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et Charles Babbage, il fait sa machine, mais il fait pas ça tout seul dans son coin.
Speaker: Il publie un peu les plans, puis c'est une personne très sociale, il a la Royal Society, c'est ce type de bourgeoisie de l'époque qui est très social.
Speaker: Et du coup, il a une correspondance avec madame Augusta Ada King, qu'on connaît aujourd'hui sous le nom de Ada Lovelace.
Speaker: Ah, je connais ce nom?
Speaker: et sa machine programmable, Ada Lovelace va lui écrire un programme.
Speaker: C'est pour ça que je connais son nom.
Speaker: C'est considéré comme le premier programme informatique de l'histoire.
Speaker: D'ailleurs, après analyse maintenant, on sait qu'il y a des bugs dedans.
Speaker: Il y a des erreurs dans ce programme, mais ça reste le premier programme informatique.
Speaker: Il n'y a pas un langage qui s'appelle le Ada?
Speaker: Si, qui a été nommé en l'honneur d'Ada Lovelace.
Speaker: C'est là que je connais l'histoire, je pense.
Speaker: et donc c'est le premier programme informatif pour une machine qui n'existait pas à l'époque où elle l'a écrit entre guillemets genre ah trop cool et ça il meurt en 1839 Charles Bubbage il a pas pu construire sa machine mais il a fait des plans mais ouais il va faire des ennemis et on a prouvé plus tard que ses plans étaient bons incroyable et que c'était une vraie machine à calculer programmable
Speaker: Et là, on est en 1839.
Speaker: Belle perf.
Speaker: Et franchement, la machine à calculer, le capitalisme... Franchement, il n'est pas pire, ma belle.
Speaker: Mais c'est ça.
Speaker: Et en parallèle de ça, on a d'autres petits malins qui font d'autres petites choses.
Speaker: Et si on a parlé de calcul, maintenant, on va parler un peu de communication.
Speaker: Ah oui.
Speaker: Au...
Speaker: Le 19ème siècle, on vient d'avoir l'avancée dans les calculs.
Speaker: Il y a aussi des avancées dans la matière de la communication.
Speaker: Jusqu'à la Révolution française à peu près.
Speaker: En tout cas, jusqu'à la Révolution française.
Speaker: L'information, la vitesse maximale de déplacement de l'information, c'est un cheval au galop.
Speaker: Tu veux faire un message de Paris à Lyon?
Speaker: t'envoie un coursier à cheval et il n'ira pas plus vite que le cheval ne peut.
Speaker: On a déjà réussi à l'époque à optimiser tout ça.
Speaker: Ça veut dire qu'il y a à peu près des auberges.
Speaker: Les auberges, le long des voies de communication, sont à peu près tous les 40 km.
Speaker: Parce qu'on s'est rendu compte qu'un cheval en forme, il pouvait courir 40 km et après il était fatigué.
Speaker: Donc tous les 40 km, on met des auberges.
Speaker: Comme ça, les coursiers, ils arrivent avec leur cheval fatigué
Speaker: ils boivent un coup, ils échangent de cheval et ils continuent.
Speaker: Est-ce qu'on pourrait centraliser aussi, par exemple, faire des nœuds où, par exemple, tu as ton Paris-Bordeaux et ce qui vient de, je ne sais pas, une autre ville entre Paris et Bordeaux, tu me viendras mettre ces lettres-là et du coup, tu ramasses... C'est un nœud déjà ce qui se passe, même si en 1794, on n'a pas encore la notion de poste.
Speaker: Oui, oui, c'est la lettre, mais c'est encore un peu que des coursiers.
Speaker: Mais oui, on a déjà cette idée et une bonne partie du maillage qui existe.
Speaker: Tu sais, on a déjà tous nos patelins, mais on a vraiment fait en sorte d'avoir toujours des postes relais tous les 40 km et ça va aider à faire des noeuds de communication à ce niveau-là et tout ça parce que ça marche comme ça.
Speaker: Mais l'information, ça ne va pas plus vite.
Speaker: Tu veux faire un Paris-Bordeaux, c'est trois jours.
Speaker: Tu attends trois jours, ça n'ira pas plus vite.
Speaker: Et en 1794, en France, ça fait 2 ans qu'on a fait un petit truc, 3-4 ans qu'on a fait un petit truc là, qui s'appelle la Révolution Française.
Speaker: J'avais entendu parler.
Speaker: Non, pareil.
Speaker: Mais tu vois, genre, petite sauce, on se met bien, on se fait une Révolution Française.
Speaker: Il y a juste un petit détail, c'est qu'on a la moitié de l'Europe qui veut nous envahir.
Speaker: Ah bah oui, of course.
Speaker: Parce que si nous on est plus royalistes, les autres autour le sont tous.
Speaker: Et comme ils sont tous cousins...
Speaker: Ils sont jaloux, ouais.
Speaker: Ils sont surtout là en mode, on a le cousin qui s'est fait défoncer, il a un peu perdu la tête, on n'a pas envie que ça se propage, donc il faut mater la révolution française.
Speaker: Et on a ce problème, du coup, de comment on fait pour que si une invasion commence en bordure de la France, comment on fait pour que l'information arrive le plus vite possible à Paris, pour que Paris puisse réagir et envoyer des troupes?
Speaker: Et on a...
Speaker: on a quelques choses, quelques solutions qui existent déjà à l'époque.
Speaker: On a les signaux de fumée, on a les torches sur des points élevés, on a... Oh, le Gondor!
Speaker: Exactement, le Gondor's Conflict.
Speaker: On a ces choses-là, mais le problème... Les pigeons?
Speaker: On a les pigeons aussi, très présents.
Speaker: Mais ça reste toujours ce problème de... Ça m'invite quand même un pigeon.
Speaker: Les pigeons, c'est ça, c'est quand même très limité.
Speaker: Les signaux de fumée, on ne peut pas dire non plus de 10 millions de choses avec.
Speaker: Tu peux dire que quelques messages très précis.
Speaker: Les torches sur les points élevés, il n'y avait qu'un seul message, c'était « Please help ».
Speaker: Tu ne peux pas dire beaucoup d'autres choses, tu as été vite limité.
Speaker: Et on cherche un moyen de pouvoir transmettre n'importe quel type de message sur de long de distance.
Speaker: Et la notion de télégraphie, ça vient de là.
Speaker: Un moyen de communication qui te permet de transmettre n'importe quel type de message, c'est un télégraphe.
Speaker: Si tu communiques avec des signaux de fumée, ce n'est pas un télégraphe.
Speaker: Parce que tu ne peux pas transmettre n'importe quoi.
Speaker: Ou un alphabet en fait finalement.
Speaker: Exactement.
Speaker: Du coup il faut aussi une notion d'encodage.
Speaker: Ouais.
Speaker: Qui n'est pas forcément... Enfin tu vois il y a quand même pas mal de notions à apporter pour passer d'une communication rudimentaire, longue distance, à quelque chose de précis qu'on appelle alors un télégraphe.
Speaker: Ok.
Speaker: Et en France on va avoir un des premiers réseaux de télégraphie qui s'appelle le télégraphe Tchap.
Speaker: Ok.
Speaker: Qui est inventé par deux frères si je dis pas de bêtises.
Speaker: Et avec la première ligne en 1794 qui fait Paris-Gib.
Speaker: Oh let's go, c'est chez nous.
Speaker: Et le télégraphe Tchap, qu'est-ce que c'est?
Speaker: Tu prends des grosses tours comme des moulins.
Speaker: C'est celle avec les bras.
Speaker: Et en haut de cette tour, tu mets un bâton de support, une grosse support verticale sur lequel tu mets une tige horizontale.
Speaker: et deux autres tiges verticales à ses extrémités.
Speaker: Et tu peux mécaniquement actionner et la tige horizontale et les deux tiges aux extrémités indépendamment les unes des autres.
Speaker: Et ça fait des symboles.
Speaker: Et tu peux faire des symboles avec ça.
Speaker: Et en fait...
Speaker: il y a un alphabet qui est construit par rapport à ça on ne transmet pas les lettres une à une parce que c'est beaucoup trop long on a défini quelque chose comme 92 mots qui nous permettent de reconstruire à peu près n'importe quel message c'est pas encore un telegram dans la définition propre mais c'est suffisamment large dans la quantité de messages qu'on peut transmettre qu'on considère que c'est un telegram
Speaker: Oui, puis c'est ce qu'on a de plus proche de l'idée déjà à l'époque.
Speaker: Donc j'imagine qu'on peut le dire.
Speaker: Et en fait, ces tours, elles sont posées, qu'on se pose de colline en colline.
Speaker: Donc, t'as quelqu'un sur une tour à Paris qui écrit un message en bougeant les bras de la tour.
Speaker: T'as quelqu'un qui va être dans la banlieue nord de Paris, donc à l'époque la campagne profonde, qui, dans sa tour, voit le message de la tour de Paris.
Speaker: Il reproduit.
Speaker: Il note tout le message.
Speaker: Ah, il note tout d'abord.
Speaker: Ensuite, il reproduit.
Speaker: Et ainsi de suite Et en fait pour que ce soit quand même un peu secret Parce que dans ce coup on communique Aux yeux de tout le monde Les livres qui définissent quel symbole Correspond à quel mot
Speaker: ne sont que aux extrémités des lignes.
Speaker: Ah, comme ça, tu ne sais pas au milieu.
Speaker: Et un relais au milieu.
Speaker: Ok.
Speaker: Donc, par exemple, pour la ligne qui va arriver très vite après Paris-Bordeaux, tu as les livres de code sont à Paris, à Tours et à Bordeaux.
Speaker: Ok.
Speaker: Mais toutes les tours intermédiaires entre Tours et Bordeaux et Tours et Paris... Oui, ils ne savent pas lire, en fait.
Speaker: Eux, ils savent les symboles qui peuvent exister.
Speaker: Oui.
Speaker: Mais ils ne savent pas ce que représentent les symboles.
Speaker: Ah, c'est malin.
Speaker: Et on a déjà un peu de notion de tenter de garder les messages secrets et tout ça.
Speaker: Oui.
Speaker: Et par exemple la ligne Paris-Strasbourg, où un cheval mettait 4 jours,
Speaker: pour faire Paris-Strasbourg.
Speaker: Ça doit prendre quoi?
Speaker: 4-5 heures?
Speaker: 2 heures.
Speaker: 2 heures, wow.
Speaker: On est capable de faire passer des messages de Paris-Strasbourg en 2 heures.
Speaker: C'est très fort en vrai.
Speaker: C'est très très fort.
Speaker: C'est assez incroyable.
Speaker: Et c'est pas tant coûteux en moyen j'ai l'impression vu que c'est des tours en bois, à Iguès, c'est pas si difficile à causer.
Speaker: Ou en pierre ou en chaume à l'époque on se veut faire.
Speaker: En vrai ça se fait.
Speaker: Et c'est surtout que c'est un intérêt militaire donc il y a le budget.
Speaker: Non, c'est super malin.
Speaker: Et on va les garder très longtemps ces tours.
Speaker: Ils finiront par être entièrement détruites.
Speaker: Ouais.
Speaker: tout le réseau sera détruit mais on va les garder très très très longtemps en France.
Speaker: En vrai je pense que ce serait plus connu aujourd'hui cette histoire là si on en avait encore 2-3 en France qu'on pourrait la visiter.
Speaker: Si la seule chose viendra encore 2-3 paumés dans un village mais il manquait bras parce que je pensais que c'était en bois.
Speaker: Du coup ça ressemble à un ancien moulin et t'es comme elle c'était un moulin.
Speaker: mais j'avais lu des histoires comme quoi ça avait réussi à être piraté ces trucs là et que t'avais des gens qui ah c'était le profond point tu me segue parfaitement mais ouais mais il va quand même falloir attendre 40 ans 1837 non c'est bien 1837 le premier piratage et c'était piraté pour faire des sous à la bourse parce que la bourse de Paris
Speaker: envoyer le niveau de ses actions à Bordeaux par cheval parce que c'était des lignes assez militaires quand même et en fait tu as deux frères des frères blancs qui vont réussir à faire un petit truc malin ils vont s'acheter un complice qui bosse dans la tour relais à Tours
Speaker: Et lui va recevoir par cheval les cours de la bourse alors qu'ils vont vers Bordeaux.
Speaker: Et ensuite, lui va utiliser différents symboles dans les messages qu'il doit déjà transmettre.
Speaker: Parce qu'il peut y avoir des erreurs quand tu transmets les messages.
Speaker: Donc il y a un symbole précis qui veut dire « Ignorer le symbole précédent ».
Speaker: Et en fait, il va utiliser ça.
Speaker: pour transmettre un symbole que les frères blancs se sont définis, qui leur dit « telle action monte ou telle action descend ».
Speaker: Et en fait, il a rajouté un symbole erroné, qui n'est pas dans le message qu'il a déjà reçu, puis le symbole de correction.
Speaker: Et comme ça, c'est discret et ça passe.
Speaker: Et ça va quand même tenir un petit peu jusqu'à ce que le gars à tour, à un moment, parte en...
Speaker: permission, je sais pas trop, qui disent à quelqu'un d'autre, ok, il faut que tu fasses ça pour moi, et que l'autre personne balance tout.
Speaker: Il a balancé, bah oui.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Alors qu'ils auraient pu juste perdre en bourse pendant 15 jours, ou ne pas jouer ces 15 jours-là pendant ces vacances.
Speaker: Mais ils ont pas été punis.
Speaker: Parce que la notion de piratage n'existe pas à l'époque.
Speaker: Ah ouais!
Speaker: Ouais, c'est pas illégal en soi ce qu'ils ont fait.
Speaker: C'est ça, les lois vont changer juste après, forcément, mais à ce moment-là, c'est pas illégal.
Speaker: Bravo à eux en vrai, c'est très fort.
Speaker: Et dans les années... Donc ça c'est en France.
Speaker: En France on a notre télégraphe chap, il est mécanique, il marche bien, on est content de lui.
Speaker: Paris-Strasbourg en deux ailes.
Speaker: Au Royaume-Uni, on a deux gars, M. Cook et M. Whitstone, qui eux développent un télégraphe mais qui utilisent la merveille qu'est l'électricité.
Speaker: Parce que là, tu vois, nous, on s'était arrêtés avec l'électricité au début du 19ème, où en 1809, on avait Humphrey Davy qui nous avait fait la lampe à arc.
Speaker: Ah oui, c'est bon.
Speaker: Mais à ce moment-là, du coup, avec des piles, on a les piles.
Speaker: On commence à... Piles d'année, on a les fait de mieux en mieux.
Speaker: On est quand même capable de sortir un peu du courant.
Speaker: Super.
Speaker: On a encore du mal sur...
Speaker: Le lien entre... On n'a pas encore des générateurs comme nous on les connaît.
Speaker: Pour l'instant on sait faire de l'électricité statique, on sait faire de l'électricité avec des piles, mais les liens entre électricité et magnétisme... Ah oui on l'a pas.
Speaker: On l'a pas encore vraiment.
Speaker: On a un peu commencé à l'étudier mais c'est pas encore super acquis.
Speaker: C'est bon.
Speaker: Et on a monsieur Cook et Whitston qui du coup inventent un... un télégraphe qui fonctionne avec des aiguilles et 5 fils.
Speaker: Ah...
Speaker: Et en fait, tu as chaque opérateur un petit tableau avec les cinq aiguilles horizontales et ensuite en pyramide au-dessus et en dessous, partant de ces aiguilles, tu as des lettres.
Speaker: Et en fait tu actionnes deux aiguilles seulement qui du coup se tournent un peu et qui pointent vers une des lettres sur ces pyramides.
Speaker: Tu as envoyé une lettre.
Speaker: Tu rebouges les aiguilles, tu fais la lettre suivante et ainsi de suite.
Speaker: Et oui, juste c'est électrique, on sait juste faire tourner, pivoter grâce à l'électricité.
Speaker: On sait faire quelques petits trucs comme ça mais voilà.
Speaker: Mais ça marche.
Speaker: Mais ça marche.
Speaker: Pour le coup ça marche.
Speaker: C'est quand même assez compliqué à mettre en place.
Speaker: Parce qu'il y a 5 fils dans le premier.
Speaker: Donc au fil du temps, ils vont l'améliorer au fil des années.
Speaker: 4 fils, 3 fils, 2 fils.
Speaker: Et à la fin, ils arrivent même avec un seul fil.
Speaker: Enfin, une paire de fils, on s'entend.
Speaker: Une seule aiguille.
Speaker: Où en fait, c'est des aigus.
Speaker: L'aiguille, elle va faire gauche, gauche, droite.
Speaker: C'est B. Ah oui, du coup, tu fais le chemin.
Speaker: Il n'y a plus d'affichage visuel.
Speaker: Ah, ok, d'accord.
Speaker: C'est juste le nombre d'à-coups que fait l'aiguille dans des directions.
Speaker: Ce ne serait pas comme le début du code Morse, par hasard.
Speaker: Eh bien, il arrive.
Speaker: Il arrive, figure-toi.
Speaker: Parce que gauche, gauche, droite, court, court, long, moi, je vois la même chose.
Speaker: Il arrive, mais ce n'est pas une évolution de ce télégraphe.
Speaker: Ah, c'est marrant.
Speaker: C'est un autre télégraphe qui est développé à côté.
Speaker: On a monsieur Samuel Morse qui a vu le système de Cook et Winston et qui fait oui c'est cool, c'est bien, mais c'est quand même compliqué, 5 fils, 4 fils, 3 fils, puis même votre système avec des symboles droite-gauche, droite-droite, ça devient vite compliqué.
Speaker: On voudrait quelque chose, puis même à mettre en place, c'est compliqué.
Speaker: On aimerait quelque chose d'un peu plus fiable.
Speaker: Oui parce que j'avais une question aussi, c'est que est-ce que c'était difficile à l'époque, même parce qu'il fallait tirer des lignes électriques j'imagine entre tous les endroits où tu voulais communiquer?
Speaker: Et ça, ça se faisait alors le concept de pylône électrique?
Speaker: Alors le concept de pylône il arrive pas tout de suite.
Speaker: Il est apparu sur la fin, quand Morph se présente en télégraphe, on a l'idée des pylônes, mais au début on enterre.
Speaker: On enterre le long des voies des chemins de fer.
Speaker: Et les premières utilisations au-delà des utilisations militaires, c'est vraiment pour les utilisations pour les voies de chemin de fer au Royaume-Uni, pour pouvoir communiquer entre les gares.
Speaker: Ça marche.
Speaker: Mais à ce moment là on enterre.
Speaker: on fait des conduits, on met les câbles dans le conduit et on enterre.
Speaker: Le problème qu'on a, c'est que l'eau va dans le conduit et du coup ça s'est un peu compliqué à garder... Il a fallu quand même quelques essais et quelques années avant qu'on se dise « Oh bah s'il est sur un poteau au-dessus des voies, ça marche aussi!
Speaker: » Oui, oui, c'est clair.
Speaker: Mais c'est ça.
Speaker: Pareil pour la transmission, à cette époque-là, transmettre du courant, c'est pas encore acquis.
Speaker: Surtout avec des piles.
Speaker: Mais Cook et Woodstone, comme c'est pas jamais des très grosses lignes qu'ils font, ça marche.
Speaker: Ils arrivent à s'en sortir.
Speaker: Oui, c'est pas trop loin.
Speaker: En 1838, du coup, on a Morse.
Speaker: qui arrive avec son système de télégraphe Morse.
Speaker: Let's go!
Speaker: Qui est super simple.
Speaker: C'est... Un bouton.
Speaker: Un bouton, un paire de fils.
Speaker: Tic tac tac, t'as des messages.
Speaker: Alors le code Morse, c'est pas Morse, il l'a inventé.
Speaker: Ah merde!
Speaker: C'est son assistant.
Speaker: Il cherchait un truc de... Bah on a le principe de un télégraphe avec un seul fil, mais comment on en code?
Speaker: Ouais, il faut juste faire... Et du coup son assistant a inventé le truc.
Speaker: Ok.
Speaker: Mais ça c'est un truc assez... Alors...
Speaker: je ne défends pas Morse, chacun ses lauriers, mais c'est quelque chose qu'on a déjà vu, qu'on revoit beaucoup à cette époque, c'est qu'en fait, tu as un gars qui possède un atelier ou une entreprise qui va inventer quelque chose parce qu'il finance et qu'il a quand même des idées, mais en fait, toutes les personnes qui bossent pour lui,
Speaker: Tout ce qu'elles inventent est mis au nom de lui-même.
Speaker: Et on va le revoir plus tard pour d'autres choses, ça encore.
Speaker: Ouais, puis il suffit qu'il fasse, j'invente la machine, t'écris le manuel d'utilisation, et puis du coup, t'as le ABC qui apparaît.
Speaker: J'imagine que ça fait partie du processus aussi de déléguer ça aussi, là.
Speaker: C'est ça.
Speaker: C'est un peu dommage, mais... Mais on a quand même un alphabet qui peut fonctionner avec des impulsions électriques.
Speaker: Ce qui est quand même pratique parce qu'à l'époque les impulsions c'est quand même le truc qu'on sait faire le mieux.
Speaker: Même si on a les piles le courant continu serait compliqué.
Speaker: Oui c'est allumer les tanks et puis c'est parti.
Speaker: On a quand même le problème de la transmission longue distance.
Speaker: Cook et Whitstone ils en sortaient parce que c'était jamais trop trop loin.
Speaker: Ou qu'il y avait des relais parce que c'était juste d'une gare à la suivante.
Speaker: Mais Morse lui il présente ça directement.
Speaker: aux Etats-Unis.
Speaker: Et aux Etats-Unis, on a quand même des grosses distances.
Speaker: Du coup, il y a un problème du relais.
Speaker: Quand même.
Speaker: Et en fait, pour relayer cette électricité, ils inventent le relais.
Speaker: Le relais électromécanique.
Speaker: Électromécanique.
Speaker: C'est...
Speaker: Le télégraphe, c'est juste une série d'impulsions électriques.
Speaker: Tac, tac, tac, tac, des longues, des courtes, mais c'est juste des impulsions.
Speaker: L'impulsion dans le même est l'information.
Speaker: Que l'impulsion que tu envoies, ce ne soit pas la même impulsion que celle que la personne reçoit, mais qu'elle ait la même longueur, c'est suffisant.
Speaker: Ah oui, ok, ok, ouais.
Speaker: Oui, la puissance n'a pas lieu d'être, il n'y a pas de... Non, il n'y a pas de question de puissance, il n'y a pas de darment de codage de fréquence, il y a du courant, il n'y en a pas.
Speaker: Donc c'est quand même un signal qu'on peut facilement... On peut le reproduire et le rebalancer.
Speaker: On peut le reproduire facilement.
Speaker: Et en fait, c'est ce qu'un des ingénieurs de Morse va inventer.
Speaker: Il va inventer le relais électromagnétique.
Speaker: Électromécanique, pardon.
Speaker: En fait, on va tirer les lignes de télégraphe pour aller de Washington à Chicago, par exemple.
Speaker: Et en fait, à un intervalle régulier sur la ligne, là où on remarque que le courant va commencer à être faible, on va mettre un relais électromécanique.
Speaker: Un relais électromécanique, c'est quoi?
Speaker: C'est un électroaimant qui actionne un autre interrupteur.
Speaker: Ah ok, c'est même pas quelqu'un au milieu qui réécoute et qui refait ses... Ah c'est fort.
Speaker: Et en fait, quand l'électroaimant reçoit une impulsion, il s'énergise, donc ça ferme l'interrupteur, où il y a une autre pile de disponible à cet endroit-là, qui du coup envoie du courant dans la suite de la ligne.
Speaker: Fin de l'impulsion, on relâche.
Speaker: On a eu la même durée d'impulsion.
Speaker: Trop facile.
Speaker: Impulsion courte, impulsion longue, ça marche.
Speaker: C'est génial.
Speaker: Et voilà, c'est l'invention du relais électromécanique.
Speaker: Et ça c'est dans les années 40.
Speaker: C'est un peu les premiers robots.
Speaker: Moi quand j'ai appris ça, ce qui m'a fasciné, je me suis dit mais en fait ça veut dire que si tu te déplaçais le long des lignes de télégraphe, il y a des endroits où tu devais entendre des clac clac clac clac.
Speaker: Ouais c'est ça, il y a une machine qui est là et qui envoie des messages alors c'est trop fort.
Speaker: Et qui a alimenté la pile.
Speaker: Oui en plus.
Speaker: Donc il y a des gens qui doivent passer, remplacer les piles de temps en temps.
Speaker: Mais comme c'est juste des impulsions, même avec les piles de l'époque, je pense que ça va venir, ça va quand même venir un petit moment.
Speaker: Et comme le télégraphe de Morse est super simple avec juste ses impulsions, il peut utiliser ce relais électromécanique parce que c'est vraiment ultra basique.
Speaker: Et ça marche.
Speaker: Bien joué.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Donc ça, il le présente en 1838.
Speaker: aux Etats-Unis.
Speaker: En 1840, on double la première ligne.
Speaker: Dix ans plus tard, on a déjà 20 000 km de ligne installée aux US.
Speaker: C'est adoption fulgurante.
Speaker: En même temps, c'est normal.
Speaker: C'est tellement bien fait et ça marche pour ce qu'on veut faire.
Speaker: Ça va aussi arriver très vite en France.
Speaker: Ça paraît logique que ce genre d'invention, qui est juste révolutionnaire, j'exagère peut-être un peu, mais ça fonctionne très bien et c'est très simple.
Speaker: Du coup, vas-y, on y va à 100%.
Speaker: Vraiment.
Speaker: En France, fin des années 18,
Speaker: on a des montants de 4 télégraphes ça a complètement remplacé tout ça et c'est vraiment d'un seul coup on peut communiquer très loin très vite l'ère de l'information et ouais on a passé en un siècle on a passé le fait qu'un homme maintenant peut produire en deux siècles on a passé le fait qu'un homme ne pouvait produire que ce qu'il était capable de faire par lui-même et on a passé le fait que maintenant on peut communiquer plus vite qu'un cheval le déplacement d'un cheval
Speaker: Est-ce que t'as la data sur par exemple Washington-Chicago en combien de temps ça met?
Speaker: Non!
Speaker: C'est peut-être pas instantané mais ça doit prendre à peine une heure.
Speaker: J'aurais été curieux de regarder, on gardera ça après.
Speaker: Mais ça doit aller assez vite.
Speaker: Parce que même je pense que la latence liée au relais doit pas être... Parce que c'est quand même... C'est un électronément, c'est instantané.
Speaker: Ouais c'est ça, tout est instantané donc finalement.
Speaker: Ça doit aller très très vite.
Speaker: Mais ouais.
Speaker: Et la communication, maintenant qu'on peut communiquer loin, on va faire des grosses usines, mon gars.
Speaker: Parce que d'un seul coup, on peut centraliser les productions.
Speaker: On peut micromanager.
Speaker: Et c'est ce que nous apporte la révolution industrielle, c'est que d'un seul coup, on a de la vapeur, on peut faire des machines.
Speaker: Mais on a toujours des problèmes avec l'énergie.
Speaker: Parce que oui, on a des machines à vapeur, on fait des trains.
Speaker: C'est chouette.
Speaker: On fait des pompes qui vident les mines.
Speaker: Mais on ne va pas non plus faire des machines à vapeur pour
Speaker: Disons que si moi j'ai une manufacture de tissus avec des métiers à tisser, entre avoir une machine à vapeur ou me mettre le long d'un cours d'eau, je vais quand même choisir le cours d'eau.
Speaker: Et on a ce truc du coup au début du 19ème, d'année 20, d'année 10, années 50 jusqu'aux années 50 à peu près,
Speaker: toutes les usines se mettent le long des cours d'eau les chutes du Niagara aujourd'hui c'est des casinos et de la forêt à l'époque côté américain c'était que des usines collées les unes aux autres qui venaient exploiter la quantité d'eau et d'énergie de cette eau pour faire des usines gros gros truc industriel ça parait logique mais on a vraiment cette limite liée à l'eau et comme je te le disais un peu plus tôt le lien électricité
Speaker: et magnétisme tu vois avec le relais tu vois là je l'ai pas apprécié mais le relais c'est quand même de l'électromagnétisme oui qui ne peut pas maintenant on a le début tu vois parce qu'en 1821 on a Hans Christian Orsted avec le haut barré Orsted qui découvre un lien entre l'électricité et magnétisme complètement par hasard je pensais que c'était Maxwell
Speaker: Maxwell a fait des choses mais il n'a pas de découvert je pensais vraiment que c'était Maxwell qui avait fait des choses il a peut-être conceptualisé plus en détail mais Hörstöld ce qui se passe c'est que lui il donne des cours d'électricité à ses élèves et puis un jour il donne le cours avec un fil il montre un fil d'électricité et il y a une boussole sur son bureau et ça influe sur la boussole
Speaker: donc l'électricité et le magnétisme sont liés et ouais c'est genre ok il se passe quelque chose je vais écrire un papier pour dire qu'il se passe quelque chose et on a le français André-Marie Ampère qui voit ce papier et qui du coup développe la théorie de l'électromagnétisme suite à ça ok
Speaker: Et à ce moment là, dans ce coup, c'est incroyable, c'est ok, l'électricité influe sur les aimants, les aimants influe sur l'électricité.
Speaker: Ok, on peut utiliser des aimants pour faire de l'électricité.
Speaker: Qu'est-ce qu'on peut faire avec ça?
Speaker: Et dans ce coup, c'est un peu la frenzy, tu vois, tout le monde s'y met, tout le monde veut fabriquer un moteur.
Speaker: en continu, qui va nous permettre avec de l'énergie mécanique de produire de l'électricité en continu en utilisant le principe de l'électromagnétisme.
Speaker: Let's go!
Speaker: Bah ouais, normal, hein?
Speaker: En 1871, donc 50 ans plus tard, on a M. Zénobe Gram qui présente la machine de Gram.
Speaker: C'est la première dynamo moderne.
Speaker: Ok, stylé!
Speaker: Alors, on va faire un point vocabulaire.
Speaker: Dynamo,
Speaker: C'est un générateur de courant continu.
Speaker: Ok.
Speaker: Si c'est un générateur de courant alternatif, c'est un alternateur.
Speaker: Un alternateur, oui.
Speaker: Mais par exemple, tu vois, tourneau vélo, on a des dynamos.
Speaker: Oui.
Speaker: C'est des alternateurs.
Speaker: Ah, ok, d'accord.
Speaker: Ah, c'est quand même con.
Speaker: Mais, parce que le terme... Oui.
Speaker: Parce que le terme dynamo c'est le premier terme de générateur qu'on a utilisé, il y a des mauvaises utilisations qui sont faites.
Speaker: En fait il y a que dans le milieu du vélo qu'on se trompe j'imagine.
Speaker: Le seul moment où tu es confronté à une dynamo dans ta vie, du coup à un alternateur, et quand tu parles de ta voiture, tu as l'impression que c'est pas le même objet alors que c'est le même objet finalement.
Speaker: Surtout le...
Speaker: que le principe de la dynamo et de l'alternateur n'est pas non plus extrêmement différent.
Speaker: Ouais, bah ouais, tu tournes... Parce que ça fait des aimants dans une bobine, c'est juste comment tu collectes le courant.
Speaker: Ok ouais.
Speaker: Qui change parce que dans le moteur, la dynamo tu récupères le courant sur le rotor.
Speaker: Ok.
Speaker: Alors dans l'alternateur tu récupères le courant sur le stator.
Speaker: Ah ok.
Speaker: Il y a un truc comme ça.
Speaker: Et euh... Je vais pas dire de bêtises pour les fact-check, mais dans les souvenirs c'est simple.
Speaker: Parce que le problème des dynamo, des moteurs à courant continu, c'est qu'il y a une notion de balai.
Speaker: où tu as généralement du graphite qui viennent toucher le rotor et en fait ça permet d'inverser la polarité constamment de manière à ce que ce soit toujours le courant positif qui se sente du même côté et ça nous permet d'avoir du courant continu par impulsion il faut le lisser derrière mais c'est comme ça qu'on fait du courant continu
Speaker: Et pareil, c'est du courant continu comme on dit qui est pas lisse.
Speaker: C'est des impulsions qui montrent, qui descendent mais on est toujours en positif au moins d'intérêt.
Speaker: Mais ça reste un truc qui oscille un peu parce que ça fait des pics de 0 à 0 mais on reste en positif, on fait du courant continu.
Speaker: Et à ce moment-là le courant continu on aime bien ça parce que c'est un peu ce qu'on connaît depuis le début parce que les piles ça nous sort du courant continu.
Speaker: C'est un peu difficile de... C'est tout ce qu'on connaît depuis le mois de
Speaker: Je trouve qu'il est difficile à intuiter le concept de courant alternatif, même aujourd'hui en le connaissant, se dire ah oui le courant est positif négatif, positif négatif, même moi je comprends pas, même moi comme si j'étais physicien mais genre finalement je l'ai pas compris tu vois alors que je sais que c'est ça qu'on utilise partout tu sais.
Speaker: Ouais mais on va en parler un peu après de ça parce qu'on va faire un peu une notion de physique un peu plus poussée après pour un ou deux concepts.
Speaker: En 71, on a Zenope Grapp qui nous fait sa dynamo.
Speaker: C'est trop bien, c'est cool.
Speaker: En 73, un de ses partenaires, Hippolyte Fontaine, il améliore son design.
Speaker: Cette amélioration va permettre de prouver que la dynamo est réversible.
Speaker: Quand un générateur est réversible, ça veut dire qu'il peut servir de moteur.
Speaker: Maintenant qu'on a prouvé qu'il était réversible, ça veut dire qu'on peut utiliser un mouvement mécanique, produire du courant continu,
Speaker: transporter ce courant continu autre part où il n'y a pas de mouvement mécanique disponible et faire des moteurs fort c'est ça qui est beau avec l'électricité c'est que tout est réciproque ouais c'est juste de l'énergie quand j'ai étudié le son et qu'on avait appris vous pouvez faire un micro avec votre speaker ou faire un speaker avec votre micro tout est mécanique et tout est électrique donc tout est réversible très fort et Hippolyte Fontaine en plus de montrer ça il va montrer qu'on peut adapter les moteurs à courant continu les dynamo
Speaker: pour des utilisations industrielles pour produire beaucoup de couples pour faire des moteurs assez puissants pour alimenter pour faire fonctionner des machines ouais on va aller dans la course de la plus grosse dynamo possible quoi c'est ça et en fait là surtout arrive la guerre des courants oh parce que le courant continu un de ses gros gros défenseurs c'est Edison ok parce que Edison il a posé plein de brevets sur le courant continu et il se fait plein d'argent sur le courant continu ouais Edison c'est le lobbyiste par excellence c'est ça et en face d'Edison on a deux compères monsieur Westinghouse
Speaker: et M. Tesla qui eux sont à fond dans le courant alternatif parce qu'ils le voient comme étant supérieur et il y a des arguments dans les deux côtés le courant continu, là c'est un avantage de tu prends une pile, tu as du courant continue le courant alternatif il se transporte super bien tu vois avec le télégraphe on parle des produits
Speaker: de transmission parce que le courant diminue, il faut mettre des relais et tout ça.
Speaker: Avec le courant alternatif, on a des problèmes de distance mais bien moindres.
Speaker: Et surtout, le courant alternatif, si tu augmentes la tension, tu augmentes les volts et tu diminues les ampères, mais tu gardes la même puissance, tu vas bien mieux se transporter.
Speaker: Donc on arrive quand même à
Speaker: C'est la guerre des courants, en fait.
Speaker: Parce que d'un côté, il y a le courant continu qui est déjà présent.
Speaker: Bien, bien présent.
Speaker: Dans le sens où c'est déjà ce qui est utilisé dans les villes.
Speaker: L'éclairage public.
Speaker: Beaucoup de choses se travaillent en courant continu.
Speaker: Ah oui, on est déjà à l'ère de l'éclairage public et tout ça, ça existe déjà.
Speaker: Ça commence, ouais.
Speaker: On commence à installer tout ça.
Speaker: Les gens commencent à avoir un peu d'électricité chez eux.
Speaker: Des lave-vaisselle.
Speaker: Non.
Speaker: Mais tu sais, ça commence déjà un peu à se démocratiser, mais c'est du courant continu, donc il faut beaucoup de générateurs.
Speaker: Tu sais, tu veux de la lumière électrique dans un immeuble de bureau, bah tu vas avoir un dynamo au sous-sol.
Speaker: Ok, ouais.
Speaker: Tu veux l'immeuble d'à côté veut du courant, bah il va y avoir cette dynamo au sous-sol.
Speaker: Ok.
Speaker: C'est pas qu'on a pas la notion de générateur centralisé, c'est juste que le courant continu se transporte si mal qu'il faut tout faire sur place.
Speaker: Que la notion n'est pas possible.
Speaker: Et ta dynamo dans ton sous-sol, elle est alimentée par... Bah du charbon, mon gars.
Speaker: Ah oui, ok, c'est ça, on met du charbon.
Speaker: C'est pour ça qu'à cette époque, les centres-villes, c'était super mal.
Speaker: Parce que dans le centre-ville, t'avais le charbon du chauffage, le charbon des dynamos, t'avais... T'étais l'horreur, en fait.
Speaker: Ah ouais.
Speaker: Et à ce moment là t'as un petit malin Monsieur Love Qui voit toute l'eau Au sud du Niagara Et il se dit mais avec toute cette eau Ah ouais alors une turbine mon pote T'imagines la taille de la dynamo Mais il se dit pas juste je vais faire une dynamo Parce que ça tu vois C'est de l'ambition De nul Lui il se dit non Moi je vais faire une ville
Speaker: Une ville?
Speaker: Avec une dynamo en plein centre qui va alimenter toute la ville.
Speaker: Comme ça, il n'y aura qu'une seule dynamo dans la ville.
Speaker: Et du coup, il va faire construire un canal pour détourner une partie de l'eau qui alimente les chutes du Niagara et construire sa ville sur ce canal.
Speaker: Comme ça, il a toute l'eau, une partie de l'eau qui arrive.
Speaker: Parce qu'en fait, c'est vraiment son jeu qui sont dénivelé pour pouvoir faire sa ville.
Speaker: Il va faire 200 mètres de canal, il sera ruiné, il n'y aura jamais rien.
Speaker: Mais il y a quand même cette idée de...
Speaker: On a le courant continu, on peut pas le transporter très loin, mais on aimerait quand même pouvoir n'avoir qu'un seul générateur.
Speaker: Oui, bah oui, clairement.
Speaker: Une seule génératrice qui alimente toute la ville.
Speaker: Ce serait quand même bien plus simple.
Speaker: Ouais.
Speaker: et Westinghouse et Tesla, eux ils sont là, bah, le courant continu en fait.
Speaker: Ouais, c'est... Alternatif!
Speaker: Alternatif, pardon, on vous dit ça depuis tout à l'heure.
Speaker: Et du coup, t'as vraiment un peu cette guerre, et tu sais, ça va venir, bah, Westinghouse et Tesla, ils vont faire des dénonstrations, pour montrer que ça marche, Edison qui va électrocuter des éléphants et des chiens, avec du courant alternatif.
Speaker: pour dire aux gens, regardez c'est dangereux c'est dangereux, bah oui parce que tu comprends, si l'éléphant tu le mets du courant continu, il va bien j'imagine trop j'aimerais trop juste les voir pâlir aujourd'hui tu sais, de leur rêve c'est d'avoir un générateur pour une ville et au final, tu prends la France t'as 12 méga générateurs à des endroits qui alimentent l'intégralité du pays tu sais, ils devraient criser, waouh, on l'avait fait, bravo et tout Tesla, lui, il pensait comme ça pour Tesla, c'était sûr on prend le courant alternatif
Speaker: on a 4 générateurs en fait de continent pour lui y'a pas de doute et il est face à Edison qui lui regarde ses chiquiers son compte en langue et se dit ouais mais regardez le courant alternatif ça tue les chiens on est à ce niveau de parce que le courant continu ça tue pas les chiens
Speaker: Bah en tout cas il l'a pas montré.
Speaker: Ouais mais j'imagine que ça change pas grand chose.
Speaker: Pas de preuve, pas de raison de croire comme il disait.
Speaker: Mais ouais.
Speaker: Et il va y avoir un coup de maître de Westinghouse.
Speaker: C'est qu'en 1893... Il va électrocuter Edison.
Speaker: Non mais...
Speaker: Non, mais je pense qu'il en avait envie.
Speaker: Il pourrait faire ça.
Speaker: En 1893, on a Chicago qui accueille l'Exposition Universelle.
Speaker: Et Chicago, à ce moment-là, ils ont un gros, gros complexe d'infériorité face à New York.
Speaker: Parce que New York a un gros complexe de supériorité face à Chicago aussi.
Speaker: Ou Chicago, c'est la vieille bourgeoisie... Pardon, New York, c'est la vieille aristocratie.
Speaker: Qui regarde Chicago en disant, eux, c'est des aridistes.
Speaker: Parce que c'est une ville moderne, c'est plein de charbon, c'est moche.
Speaker: Et Chicago, ils sont là en mode, on veut montrer qu'on sait faire des choses, en fait.
Speaker: Parce qu'on est super fiers de ce qu'on fait.
Speaker: On est la vie du futur.
Speaker: Et ils vont avoir l'exposition universelle, de 1893.
Speaker: Et les organisateurs de l'exposition universelle vont se dire qu'il faut qu'on marque le coup.
Speaker: Il faut qu'on voit des choses à cette exposition universelle qu'on n'a jamais vu avant.
Speaker: Mais il ne faut pas que ce soit juste un inventeur français qui vient s'installer dans le hall et qui montre un truc impressionnant.
Speaker: On veut ça, mais on veut que l'exposition en tant que telle marque le monde.
Speaker: alors elle a marqué le monde à l'époque ensuite on l'a complètement oublié et maintenant il y en a qui tentent de la ramener ok ils avaient qu'à faire la tour EFL alors
Speaker: En fait c'est ça, on est en 93 Ah on est après L'exposition précédente c'est la tour Eiffel Ah let's go Et le propos c'est Il faut out Eiffel Ah ouais j'avoue Parce que la barre elle est là Ah ouais la barre elle est là-haut Le plus haut bâtiment du monde vient d'être construit Trop stylé Et ils sont vraiment en sueur Et un des trucs qu'ils se disent On veut que notre exposition Déjà ils se disent on va construire une ville en style classique Entièrement blanche
Speaker: ça va être la ville blanche, the white city ça va être magnifique, un truc comme ça mais il faut qu'on la voit la nuit et pour la voir la nuit il faut l'éclairer il faut de la lumière et pour l'éclairer il faut de l'électricité et du coup ils font un appel d'offres à Edison et Westinghouse Edison fait une offre qui correspond exactement au budget indiqué sur l'appel d'offres et il dit bah voilà moi je peux éclairer avec du coup on continue votre foire votre foire
Speaker: Votre exposition universelle.
Speaker: Est-ce qu'il était méprisant comme ça?
Speaker: Je sais pas, non, j'avoue.
Speaker: Ça va coûter exactement le budget maximal que vous avez donné.
Speaker: Parfait.
Speaker: Et il y a Westinghouse qui dit « Moi, je peux l'éclairer.
Speaker: Ça va coûter même pas la moitié du budget. »
Speaker: En vrai, c'est parce qu'il investit toute sa poche parce qu'il veut gagner face à Edison.
Speaker: Mais il gagne l'appel d'offres en sous-évaluant son coût.
Speaker: Il fait le pari de « je vais te financer moi-même et je vais utiliser ça pour prouver que l'internative, ça marche ».
Speaker: Et ça va être un succès incroyable.
Speaker: Parce qu'avec juste quelques génératrices, il va alimenter plusieurs milliers et milliers d'ampoules qui vont éclairer toute la foire toute la nuit.
Speaker: Et c'est un succès incroyable.
Speaker: C'est beau.
Speaker: Toute l'exposition universelle est un succès incroyable.
Speaker: Et pour Westinghouse et Tesla par extension, c'est un succès parfait.
Speaker: Ça montre que l'électricité alternative, c'est la suite.
Speaker: Ça prouve les gens qui connaissent un peu la guerre des courants en ce moment-là.
Speaker: Ils arrivent à l'exposition universelle.
Speaker: ils voient quand le soleil tombe, la ville s'illumine et ils font... ben ouais en fait, il n'y a pas de doute.
Speaker: C'est effectivement plus efficace que le courant continu?
Speaker: Oui.
Speaker: En vrai?
Speaker: Pour beaucoup, beaucoup, beaucoup d'applications.
Speaker: L'électricité alternative est bien plus intéressante.
Speaker: Ce que j'étais en train d'imaginer, si Edison avait mis les mêmes lampes d'air avec son courant continu, on aurait peut-être dit pareil.
Speaker: Ouais, mais il y aurait eu des notions de production d'électricité qui auraient été bien différentes.
Speaker: Il aurait juste galéré avec d'autres trucs.
Speaker: Parce qu'on parle des ampoules, mais il y a des grands spots, il y a énormément de choses.
Speaker: Puis c'est surtout, à l'époque, on n'est pas... Tu sais, aujourd'hui, on va regarder les études, on va regarder les brevets, on va regarder les stats, on va regarder les graphes.
Speaker: Oui, oui, bien sûr.
Speaker: À l'époque, on est encore sur cette époque très aristocratique, très bourgeoise.
Speaker: Tu épates les gens.
Speaker: En fait, c'est ça.
Speaker: Tu leur montres que ça ne va pas leur coûter trop cher.
Speaker: Ils ne vont pas regarder le détail.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et du coup, ma question, c'était ça.
Speaker: C'était, est-ce que l'alternatif était vraiment suffisamment efficace pour s'imposer ou c'est vraiment sur ce coup de poker-là de... Ah!
Speaker: ça a l'air mieux du coup on le prend tu sais mais du coup si c'était pas arrivé là je pense que le le ça aurait fini par arriver parce qu'on aurait reconnu que c'est effectivement mieux parce qu'aujourd'hui tout ce qu'on utilise à l'exception de l'informatique et de l'alternatif et
Speaker: Et la guerre des courants va se finir quelques années plus tard parce que l'intérêt pour le continu va diminuer très vite.
Speaker: La transition ne va pas être rapide non plus.
Speaker: Je sais que par exemple à Chicago, il y aura des parties de la ville qui sont toujours alimentées en continu jusqu'aujourd'hui dans les années 30 parce que les gens avaient déjà des dispositifs en continu.
Speaker: Ce qui va se passer la plupart du temps, c'est qu'on va avoir des générateurs alternatifs.
Speaker: et ensuite on va redresser le courant, le faire passer d'alternatif à continu pour ces endroits spécifiques.
Speaker: Le continu est encore des utilisations aujourd'hui au thème informatique, on va en parler un peu après, mais c'est des utilisations extrêmement spécialisées.
Speaker: Et enfin, en 1996, 3 ans plus tard, on va avoir la première ligne électrique alternative, un peu grande distance, qui fait Chute du Niagara-Buffalo, 30 km, mais qui du coup, avec une génératrice,
Speaker: un alternateur sur les chutes aux chutes du Niagara ah vraiment?
Speaker: pas dans la chute mais sur le courant d'eau va alimenter des usines à Buffalo à une trentaine de kilomètres avec des moteurs là-bas parce que j'avoue moi je me fais des ennemis en disant ça mais je trouverais qu'un alternateur vraiment dans le milieu des chutes ça serait si cool j'avoue ça aurait du charme
Speaker: un peu dystopique quand même un peu un peu ouais j'ai vu que la suite du Mont-Vorancy est plus belle du coup on la met là-bas là ah non non non
Speaker: Et on arrive petit à petit à la fin du 19ème siècle, début du 20ème.
Speaker: Et à la fin du 19ème siècle, on a le télégraphe qui nous permet de transmettre du texte.
Speaker: Ça marche bien, c'est efficace.
Speaker: Mais ce serait pas pire d'envoyer de la voix.
Speaker: Ah let's go, parlons dedans.
Speaker: Parlons dedans.
Speaker: Comme ça, au lieu de dire « salut, stop, ça va bien, stop », tu pourrais dire « ouais, salut, je t'aime ».
Speaker: « Comment tu vas? »
Speaker: On a déjà des tentatives de transmission de son.
Speaker: Les distances restent très limitées.
Speaker: On parle par exemple du tube acoustique.
Speaker: C'est le nom fancy pour dire tube.
Speaker: Tu prends un tube en métal, tu le mets sur le pont d'un navire, tu le fais descendre en ligne droite jusqu'à la salle des machines, tu cries en arrière, et voilà, ça marche.
Speaker: Il faut bien commencer quelque part.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Un des problèmes qu'on a, parce que la transmission de l'électricité, on commence à... On sait faire, tu vois, on a le télégraphe, on a des câbles qui sont passés partout sur les continents.
Speaker: C'est pas le problème.
Speaker: Le problème, c'est pour transmettre de la voix, il fait un micro-fun et il fait un haut-parleur.
Speaker: Et ça, on n'a pas encore.
Speaker: Non.
Speaker: C'est vraiment le problème.
Speaker: En 1876, le 14 février, à, on va dire, 8 heures, on va dire à peu près, on a monsieur Elisha Gray qui dépose un brevet pour un micro et le premier dispositif de téléphone.
Speaker: À 9h30... Ah, ok, on arrive dans cette histoire... Il dépose pas un brevet, en fait, avec Isha Grey.
Speaker: Il dépose une intention de brevet.
Speaker: C'est quelque chose qui lui permet de dire, je bosse sur ça.
Speaker: Je vais bientôt déposer un brevet sur ça.
Speaker: Si...
Speaker: Et il dit ça au bureau des brevets.
Speaker: Et le bureau des brevets lui répond, ok, si dans les 4 prochains mois, quelqu'un vient déposer un brevet sur ça, on doit vous contacter, vous dire, est-ce que vous voulez vous déposer votre brevet tout de suite?
Speaker: Et en fait, vous gardez la primauté sur le dépôt de brevet.
Speaker: Ça se fait toujours aujourd'hui.
Speaker: Pour les brevets, je ne sais pas exactement, mais par exemple pour les publications scientifiques, où on va avoir des pré-publications.
Speaker: Il y a eu il y a quelques semaines, une équipe de scientifiques qui avait parlé, ça a fait les actus, comme quoi les scientifiques auraient découvert un superconducteur.
Speaker: En fait, ils n'avaient pas déposé un article.
Speaker: Ils avaient déposé une intention d'article.
Speaker: D'où le fait qu'on n'était vraiment pas sûr que ce soit exactement... Ils ont déposé une intention d'article qui disait « on va bientôt publier un article qui va décrire nos trouvailles sur un matériau particulier, de manière à ce que si d'autres scientifiques bossaient dessus et qu'ils le déposent demain,
Speaker: on sait quand même que c'était telle équipe qui était la première ça marche et là ce qui se passe du coup c'est que Elisha Gray le 14 février il dépose son intention de brevet à 8h du matin à 9h30 tu as Edison et son avocat qui débarquent quel enfer ce mec plus ou moins des tours de passe passe pas Edison pardon ah oui Bell autant comme moi Alexandre Graham Bell qui débarque une heure et demie plus tard des tours de passe passe entre le gars du bureau des brevets et l'avocat de Graham Bell
Speaker: Et le 15 février, Graham Bell dépose son brevet du téléphone qui est accepté.
Speaker: Ah!
Speaker: Super!
Speaker: Et du coup, c'est de là qu'il y a le truc de « Mais à qui appartient le téléphone?
Speaker: » Et surtout, le brevet déposé par Graham Bell est extrêmement similaire à l'intention de brevet déposé par Alicia Gray.
Speaker: C'est fou!
Speaker: En termes de « Les dessins qui représentent des choses sont quand même super similaires.
Speaker: » Et il y a vraiment la question de
Speaker: Il a réussi à mettre la main sur les plans de l'autre?
Speaker: Ouais, parce qu'on sait que le mec des brevets a discuté avec l'avocat de Graham Bell de l'intention de brevet d'Eddie Chagaret.
Speaker: Mais Graham Bell bossait sur un téléphone, ça c'est sûr.
Speaker: Mais est-ce qu'il en était...
Speaker: Au point qu'il arrive à déposer un brevet, slaché à extension de brevet, le même jour qu'Elisha Goethe.
Speaker: Ouais, c'est quand même une belle coïncidence.
Speaker: Mais il y a aussi le fait qu'il ait réussi à passer à travers le shotgun de l'autre, quoi.
Speaker: Oui, bah oui, ils ont passé des chèques.
Speaker: C'est purement de la corruption.
Speaker: Du coup, quoi qu'il arrive, inventé ou pas inventé, il y a déjà un...
Speaker: un move bizarre de venir prendre la place genre.
Speaker: Ouais, les cours finiront par statuer sur le fait que Graham Bell avait le droit à son brevet.
Speaker: Ouais, ouais.
Speaker: Même si le fait est que, bah, Elie Chagré avait déposé son intention avant.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et du coup, il y a quand même ce truc, mais bon.
Speaker: C'est le premier dispositif de type téléphone.
Speaker: C'est cool en vrai.
Speaker: C'est quand même très cool.
Speaker: Ça marche, mais pas trop.
Speaker: Ok.
Speaker: Ça a un truc à base d'acide.
Speaker: Ouais, c'est parce qu'ils ont voulu des électrolytes, des machins.
Speaker: C'est quand même très compliqué.
Speaker: Ça fait un son qui est assez... C'est très difficile à comprendre ce que disent les gens.
Speaker: mais la balle est lancée.
Speaker: Mais sur le principe ça fonctionne ouais.
Speaker: Et on a le principe qui est lancé.
Speaker: Ça c'est en 76.
Speaker: Ok.
Speaker: En 77 on va commencer à installer les premières lignes de téléphone directes.
Speaker: Ok.
Speaker: Je décroche, il n'y a qu'un seul autre téléphone au bout du fil.
Speaker: Ok.
Speaker: On se parle que entre nous.
Speaker: Ça marche.
Speaker: Pareil, on ne décroche pas vraiment, à l'époque c'était un seul boîtier relié au câble qui fait et micro et au parlant.
Speaker: Ah ok, on se parle, on écoute, on se parle, on écoute.
Speaker: C'est très rudimentaire encore.
Speaker: En 1977, dans les premières lignes.
Speaker: Est-ce qu'il fallait, pardon, vu que tu dis que ça fonctionnait que de l'acide, est-ce qu'il fallait par exemple les recharger pour relancer les cellules?
Speaker: Je n'ai pas très bien compris tout ça, mais je pense que c'est un peu comme les piles voltaïques, c'est un tissu mouillé, des choses comme ça.
Speaker: Oui, oui.
Speaker: D'ailleurs ça c'était un des problèmes que j'ai pas mentionné mais les piles voltaïques bah c'est des problèmes c'est que ça en foutait partout Ah oui bah oui tu me l'étais là Et que ça s'asséchait Donc il y avait aussi des problèmes à ce niveau là Ça peut faire un peu de vapeur aussi non?
Speaker: Il y a eu beaucoup de choses qui faisaient des vapeurs toxiques à cette époque.
Speaker: C'est dangereux, ouais.
Speaker: Je pense juste à des turbines où tu devais avoir métal qui frottait contre métal, tu devais avoir des particules dans l'air.
Speaker: Mais tu sais, j'imagine trop le téléphone qu'il faut.
Speaker: Tu sais, comme ta clope électronique, tu remets du liquide dedans.
Speaker: Et puis quand tu me parles, tu fais des nuages de fumée.
Speaker: Ouais, je fais des cercles.
Speaker: J'ai essayé chlorhydrique aujourd'hui, est-ce que tu m'entends bien?
Speaker: Mais ouais, c'est vraiment encore rudimentaire.
Speaker: En 76, avant même les premières lignes, t'as Edison, toujours lui, toujours dans la sauce.
Speaker: Le vrai?
Speaker: Le vrai.
Speaker: Ok.
Speaker: Qui lâche aussi un brevet pour une amélioration du microphone.
Speaker: Mais il a vécu 150 ans ce mec, au chien.
Speaker: Non, c'est la même époque.
Speaker: Ah.
Speaker: Je me rends pas compte, j'en fais des mals avec toi.
Speaker: La guerre des courants, c'était fin 80, début 90.
Speaker: Ok.
Speaker: et là on est en 76.
Speaker: J'ai fait par bloc, au début j'avais tout rédigé par date, et je me suis rendu compte qu'on switchait constamment de domaines.
Speaker: Du coup 76 les premiers brevets, octobre 76 Edison améliore le microphone, et quand même c'est mieux.
Speaker: C'est ce premier dispositif de microphone qui va commencer à se développer.
Speaker: 77 les premières lignes, 78 premier échangeur téléphonique.
Speaker: Alors à ce moment-là, c'est manuel.
Speaker: Tu décroches, tu as un opérateur et une opératrice qui ont dit que tu veux aller où, ils branchent les câbles et on continue.
Speaker: Il n'y a pas de sonneries de téléphone, il n'y a pas de dring, il n'y a pas tout ça.
Speaker: Ah, il n'y a pas de sonneries?
Speaker: Pas encore.
Speaker: Parce que les sonneries, ça va être un autre câble qui va faire passer.
Speaker: Mais comment tu savais qu'on t'appelait?
Speaker: j'ai pas trop compris ça non plus je dois t'avouer mais il devait y avoir des trucs mais c'était encore très très très est-ce que ça valait le coup si quand tu reçois un coup de téléphone qu'il y a un mec à cheval qui doit arriver pour te dire il y a machin qui t'appelle c'est quand même un peu cool ma théorie c'est que c'était lié au truc de télégraphe ouais et que du coup tu avais forcément un opérateur de télégraphe t'avais quelqu'un derrière ouais
Speaker: C'est vrai que c'est marrant, j'ai jamais conceptualisé le fait que la sonnerie de téléphone c'est un add-on.
Speaker: Mais dans le système de téléphone classique aux Etats-Unis, le système Bell, il y a 4 fils.
Speaker: Deux paires.
Speaker: Une pour la voix et la composition du numéro.
Speaker: Et une pour la sonnerie.
Speaker: Trop marrant.
Speaker: Et en fait elle alimentait une cloche dans ton truc.
Speaker: Mais t'avais une paire de câbles différentes, t'avais 4 fils.
Speaker: 78 premiers échangeurs téléphoniques dans le Connecticut entièrement manuel on avance on avance de 11 années on arrive en 89 le téléphone ça commence vraiment à se déployer partout Bell qui a fait sa compagnie il y en a un peu partout les compagnies ok le Bell c'est vraiment Bell c'est même pas un hommage et pour l'invention du téléphone Graham Bell va recevoir de l'argent d'une personne avec qui il va présenter son téléphone son concept
Speaker: Steve Jobs lui même non monsieur Napoléon III ah let's go bah non pas let's go mais je veux dire c'est chez nous donc je suis content et Napoléon III il voit ça il fait c'est génial j'ai un prix pour récompenser les inventeurs ça s'appelle le prix Volta je te file l'équivalent de 250 000 dollars d'aujourd'hui et avec ça Bell il va aller
Speaker: créer un centre de recherche aux Etats-Unis.
Speaker: Le laboratoire Volta, il va créer.
Speaker: Parce que la femme de Bell est sourde.
Speaker: Et du coup c'est le centre d'étude pour aider à prendre la parole aux malentendants et tout ça.
Speaker: Et c'est quand même assez cool.
Speaker: Et par dérivation, on va arriver à ce qu'on appelle après le laboratoire Bell.
Speaker: C'est pas les descendants des laboratoires Volta, mais c'est un autre laboratoire de recherche qui va être mis en place par Bell.
Speaker: Donc en 89, Bell, ça s'est multiplié comme de la moisissure.
Speaker: Il y en a partout.
Speaker: Donc on va créer une maison mère qui s'appelle American Telegraph & Telephone Company.
Speaker: AT&T.
Speaker: Exactement.
Speaker: 1889, AT&T est créé.
Speaker: AT&T qui existe toujours aujourd'hui.
Speaker: C'est fou.
Speaker: Il a fallu qu'on leur tape sur les doigts 570, début 80 pour qu'on puisse avoir l'internet.
Speaker: Mais on n'y est pas encore.
Speaker: Mais ouais, AT&T 1889.
Speaker: Incroyable.
Speaker: Et ouais.
Speaker: Et le téléphone, vraiment, ça se développe super vite.
Speaker: Parce que le télégraphe, c'est cool.
Speaker: On a, tu sais, en France, tu vois, dans ton bureau de poste, tu envoies un télégraphe, t'envoies un télégraphe.
Speaker: Ok, ouais.
Speaker: On va au bureau de poste suivant, on l'écrit dans un papier, un télégramme.
Speaker: Et on va le donner.
Speaker: Ça marche super bien, c'est efficace.
Speaker: mais alors le téléphone c'est... c'est vrai que j'imaginais... en vrai, tu le dis c'est con moi j'imaginais toujours quand tu vois dans Tintin ou dans les pièces de théâtre de cette époque là quand ils reçoivent un télégraphe moi j'imaginais tous qu'ils avaient juste un télégraphe dans leur maison en bas dans le sous-sol alors que oui ça paraît tellement plus simple de passer par la poste et que quelqu'un te la porte
Speaker: J'avais juste pas réfléchi de la bonne façon.
Speaker: Mais ouais, parce que pareil, quand on a commencé le télégraphe, même si c'était super simple, ça reste encore limité.
Speaker: Oui, et puis on va pas en mettre dans toutes les maisons, ça parait logique, ça ferait un bordel de fils pas possible.
Speaker: Pis c'est surtout que t'as la question de comment tu adresses.
Speaker: Ouais, bah oui, c'est ça.
Speaker: C'est sûr que maintenant qu'on a la voix, bah tu peux décrocher, parler à quelqu'un, dire passez-moi le 18 Remontanimar, et cette personne t'envoie là-bas, transmets ton signal.
Speaker: Sauf que sans la voix, t'imagines, on morse, donnez-moi... Ouais, non, ça sert à rien.
Speaker: Mais du coup, bon...
Speaker: Qu'est-ce que je voulais dire?
Speaker: Ça doit quand même être un merdier à installer.
Speaker: Il faut réussir à trouver un moyen de router la voie de machin vers telle maison.
Speaker: C'est quand même un merdier.
Speaker: Quand tu regardes les images des tableaux des échangeurs téléphoniques, chaque opérateur est responsable pour une partie des clients de la ligne.
Speaker: Donc, tu as des fiches, des jacks devant toi qui pointent vers le haut.
Speaker: C'est tes clients.
Speaker: C'est les arrivées des sons.
Speaker: Quand la personne... Tu décroches ton téléphone.
Speaker: à ce moment là alors on en est pas encore à cette époque là mais après quand tu vas décrocher ton téléphone ça va allumer une lumière sur le panneau devant le pérentrice téléphonique parce que c'était des femmes donc elle va te parler à toi qui du coup te voit donc elle prend ton câble branche pour son casque ok ouais c'est ça tu dis ok tu veux aller où?
Speaker: tu dis je veux aller là et du coup elle prend le câble et elle va le brancher en haut vers les trucs de sortie ok ça veut pas dire qu'elle t'envoie à ton destinataire elle va juste t'envoyer chez quelqu'un quoi elle peut t'envoyer au poste suivant ouais c'est ça parce que si t'es par exemple à t'habites à Paris tu veux appeler quelqu'un à Bordeaux ok ok non tu veux appeler quelqu'un à Francfort
Speaker: Et toi tu habites à Bordeaux, tu veux appeler Francfort.
Speaker: Tu décroches aller à Bordeaux, tu vas parler à l'opératrice qui elle va être dans le relais téléphonique de Bordeaux.
Speaker: Tu lui dis je veux appeler Francfort.
Speaker: Elle vous dit ok je vous passe Paris.
Speaker: Elle te branche sur Paris parce qu'ils ont plein de lignes en direction de Paris.
Speaker: A Paris tu as l'opératrice qui dit tu veux aller où?
Speaker: Elle dit oui je veux Francfort.
Speaker: Elle fait ok je vous envoie Berlin ou Munich ou je ne sais pas quel est le relais principal.
Speaker: Tu dis Francfort, il t'envoie à Francfort et à Francfort tu dis je veux la 24 rue machin et là il t'envoie sur le client.
Speaker: Et du coup il n'y avait même pas de numéro de téléphone, tu as appelé à l'adresse.
Speaker: C'est ça, la numérotation n'existe pas encore.
Speaker: A la rigueur les clients peuvent avoir des numéros parce que chaque opératrice, la première que tu vas appeler, quand tu lui dis ce que tu fais, elle va prendre une petite carte, elle va noter ton numéro de client, elle va noter l'heure du début de l'appel, elle va dire ça c'est un appel international.
Speaker: Et quand tu raccroches, elle, elle le voit.
Speaker: et à notre la fin de l'appel et c'est comme ça qu'on le facture et du coup ouais et puis j'imagine qu'il n'y avait pas tant de monde que ça et que tu avais ce truc de l'opératrice connaissait un peu peut-être tout le monde aussi qui était capable de l'appeler tu sais j'imagine mais ouais genre les premières compagnies c'était à peine une dizaine d'abonnés genre à Adelaide en Australie en 83
Speaker: quand le système téléphonique est mis en service, il y a 48 abonnés.
Speaker: Ok, ouais, c'est ça.
Speaker: Donc on est quand même... Mais ça va se démocratiser si vite que le routage, il y a un moment... C'était plus possible.
Speaker: Ça va vite devenir difficile.
Speaker: On va avoir des opérateurs très longtemps parce que ça va quand même faciliter les gros relais.
Speaker: Bien sûr.
Speaker: Mais on va tenter d'automatiser le plus possible très vite.
Speaker: Ça fait sens, ça.
Speaker: Et l'idée de notre pneumatisation date de 91.
Speaker: Ok.
Speaker: On a un directeur funéraire, monsieur Almond Browstroger.
Speaker: Funéraire, d'accord.
Speaker: Ouais.
Speaker: Monsieur Browstroger, il a le téléphone.
Speaker: Et qu'il l'utilise pour faire des affaires.
Speaker: Ouais.
Speaker: Des affaires.
Speaker: Mais il est persuadé que les opératoristes qui relaisent ces appels, ils interfèrent volontairement dans ces appels.
Speaker: Ah ok, il est coupé fini là.
Speaker: Pour faire perdre du business.
Speaker: Oh.
Speaker: En mode, il lui raccroche au nez ou des trucs comme ça.
Speaker: Ah, ça se fait pas.
Speaker: Alors que, en 1891, c'est des câbles de cuivre, des trucs qui sont suspendus au-dessus des routes, juste
Speaker: ça peut couper il peut y avoir des petits incidents même aujourd'hui ça ne coupe pas et du coup il fait la promesse solennelle qu'il va faire perdre leur emploi à tous les opérateurs du téléphone c'est un psychopathe mais du coup il invente le tout premier commutateur téléphonique automatique de l'histoire pour briser les emplois même Jeff Bezos n'a pas ce level de diabolisme il invente ce qu'on appelle le commutateur Stroger
Speaker: Ça utilise des relais électromécaniques.
Speaker: Et dans son fonctionnement, et en quelques années plus tard, il a même breveté le principe d'accadrant pour composer des numéros.
Speaker: Et ce mec, en quelques années, il a inventé le téléphone qu'on va connaître jusqu'à l'invention du digital.
Speaker: Mais il a réussi son pari.
Speaker: Ça a pris un siècle, mais il a réussi.
Speaker: C'est terrible.
Speaker: Et du coup, il a inventé un mécanisme où tu fais tourner une roue,
Speaker: et en fait les tac tac tac c'est des signaux électriques qui sont envoyés et t'as ces gros commutateurs qui reçoivent les signaux et en fait ça fait bouger le commutateur tac tac tac
Speaker: vers l'emplacement suivant.
Speaker: Si tu es à Bordeaux, tu vas appeler Paris, tu vas mettre un numéro de téléphone et il va reconnecter les trois premiers numéros.
Speaker: Il va dire « Ah, ce n'est pas Bordeaux!
Speaker: » et du coup ça envoie le câble de part.
Speaker: C'est le retour du truc avec les aiguilles qui tournent pour les lettres?
Speaker: Oui, en plus automatisé, mais on arrive à un truc un peu plus... Il y a un truc un peu similaire.
Speaker: Et tu peux trouver des vidéos sur internet des relais aux électromécaniques de téléphone en fonctionnement.
Speaker: et vraiment tu vois la personne qui vrrrrrr et tu vois le téléphone qui revient c'est des vidéos d'AT&T que j'avais trouvé comme ça qui sont sur Youtube où il te montre le fonctionnement et tu vois le mec d'un côté qui fait le rond et tu as le commutateur mécanique à côté et tu vois répondre à la molette qui revient et tu vois le clac clac clac il vient s'aligner en tournant le machin et il bouge d'étage en étage pour composer ton numéro et envoyer le signal où il faut c'est stylé c'est extrêmement stylé c'est très stylé
Speaker: Encore une fois, c'est fait pour des mauvaises raisons.
Speaker: Mais ça croît à une vitesse incroyable.
Speaker: Et on va toujours avoir des opérateurs téléphoniques très très très longtemps.
Speaker: Mais on va pouvoir en éliminer énormément de choses pour les petits relais.
Speaker: Et ça va aussi commencer à amener la notion de numérotation.
Speaker: On a ce qu'on a des numéros de téléphone.
Speaker: Parce qu'il faut pouvoir faire ça automatiquement.
Speaker: Comme ça, ça s'automatise.
Speaker: C'est logique.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et on arrive enfin au début du XXe siècle.
Speaker: Let's go.
Speaker: Et là, on va pouvoir s'amuser.
Speaker: Parce que... Est-ce qu'on peut faire une petite pause pipi?
Speaker: Allez, c'est parfait.
Speaker: Ça va marcher.
Speaker: It's good.
Speaker: Ah, nickel.
Speaker: Parfait.
Speaker: And we're back.
Speaker: Alors...
Speaker: Nous on vient de s'arrêter avec le téléphone, t'as y est, c'est la dinde gris, on a viré tous les opérateurs, et maintenant c'est la fin.
Speaker: On a du téléphone sur tous les continents, c'est incroyable.
Speaker: Mais c'est ce qui serait encore plus incroyable?
Speaker: Sans fil.
Speaker: Entre les continents mon gars, ouais.
Speaker: Ah oui, entre les continents.
Speaker: Sans fil par extension, mais ouais, entre les continents.
Speaker: Et on a un certain monsieur Guglielmo Marconi.
Speaker: Et Marconi, lui, il fait déjà du télégraphe.
Speaker: Mais lui, il veut faire du télégraphe transatlantique.
Speaker: Parce que ça n'existait pas encore.
Speaker: Non.
Speaker: On a déjà vu que la télégraphe s'enfile un peu.
Speaker: Mais c'est quand même très limité.
Speaker: Heureusement qu'on a le morse.
Speaker: Parce qu'à l'époque, les ondes radio, c'est encore quelque chose de simple.
Speaker: peu mystique.
Speaker: On a de la science autour mais on sait pas trop les utiliser ni même les générer.
Speaker: Et les capter c'est encore plus difficile.
Speaker: On sait que ça existe quand même.
Speaker: Ouais et on les utilise déjà un petit peu.
Speaker: On a ce qu'on appelle le générateur à un étincelle.
Speaker: Et c'est une machine qui fait des étincelles.
Speaker: Parce qu'on s'est rendu compte que les étincelles ça fait des ondes radio.
Speaker: Et du coup t'as littéralement le mec 10 boîtes et dedans t'as un truc qui fait des étincelles.
Speaker: Parce que ça émet des ondes.
Speaker: Et ça émet pas des ondes dans lesquelles on peut mettre de l'information.
Speaker: Mais pour le morse, du coup ça marche.
Speaker: Impulsion, pas d'impulsion, double impulsion, on est capable d'envoyer du morse, mais c'est le générateur à impulsion.
Speaker: Et pour les récepteurs, c'est un truc avec un fil sur une plaque.
Speaker: C'est super compliqué.
Speaker: Et du coup, Guglielmo Marconi, il veut réussir à faire cette communication sans fil transatlantique.
Speaker: Et il va faire appel à un certain John Ambrose Fleming.
Speaker: C'est un électricien ingénieur.
Speaker: Et lui, il a déjà travaillé à la Edison Electric Light Company.
Speaker: Donc, électricité, il connaît.
Speaker: Il connaît, c'est toi.
Speaker: Et à ce moment là on a déjà des transmissions radio comme je te disais, mais avec ce générateur on a l'étincelle.
Speaker: Et le générateur il fonctionne avec à peu près 200 à 400 watts.
Speaker: On arrive à faire des petites distances mais c'est pas non plus très répandu.
Speaker: Et du coup pour faire cette transmission transatlantique, il se dit il va falloir des grosses étincelles.
Speaker: Donc si à ce moment là les générateurs comme je viens de le dire c'était 200-400W Là il va faire un générateur à 25000W Ah ouais?
Speaker: qui va permettre de faire des étincelles.
Speaker: Le générateur, il tourne avec un moteur à combustion derrière.
Speaker: Ok, ouais.
Speaker: Mais, le 12 septembre 1901, on a la première transmission télégraphique sans fil à travers l'accentive.
Speaker: Ok, bien joué.
Speaker: Maintenant, ça y est, on sait le faire.
Speaker: On sait communiquer au-delà des océans.
Speaker: Il faut alimenter une ville, il faut le générateur qui alimentera une ville.
Speaker: C'est ça que j'allais dire, c'est qu'un 25 000 watts, ouais.
Speaker: Parce qu'en fait, un des problèmes qu'on a, c'est que les receveurs télégraphiques...
Speaker: pour recevoir et ensuite faire le bip bip dans l'oreille du gars.
Speaker: L'énergie qu'il peut utiliser, c'est exclusivement l'énergie qu'il reçoit.
Speaker: La notion d'amplification électrique, on ne sait pas encore amplifier du courant électrique.
Speaker: Donc c'est à dire que si toi tu entendais une transmission radio et que ça faisait bip bip dans un casque sur tes oreilles, le bip bip que tu entends, l'énergie du bip, c'est l'énergie captée dans les ondes radio.
Speaker: Il n'y a pas d'autres sources d'énergie autour.
Speaker: Donc on est vraiment extrêmement limité.
Speaker: Donc en fait le problème de la transmission c'est vraiment la réception.
Speaker: Parce que si on capte un signal très faible, on ne saura pas l'utiliser parce qu'on ne saura pas pouvoir le rendre
Speaker: ça fait sens donc c'est vraiment grosse limite et en fait Fleming il va du coup faire des recherches pour savoir comment on améliore ça et alors qu'il cherchait à faire un récepteur il va inventer le tube à vide il va reprendre des travaux qui avaient déjà été faits par un Allemand à la fin du 19ème siècle sur l'électrification de gaz dans des ampoules
Speaker: Et ça faisait des jolies ampoules de couleur.
Speaker: Et en fait, il se rend compte que si je fais ça dans un tube à vide, si je fais passer un courant dans un tube à vide, le courant ne peut passer que dans un seul sens.
Speaker: Et s'il passe dans un seul sens, moi quand je traite un signal radio que je reçois, ça m'aide vachement à virer du bruit, à récupérer le signal et tout ça.
Speaker: Et en fait ça c'est la toute première diode de l'histoire.
Speaker: Ah ok.
Speaker: Une diode c'est un composant électrique qui permet de laisser passer le courant que dans une seule direction.
Speaker: Ça ouais.
Speaker: Et en fait il vient d'inventer la première diode de l'histoire.
Speaker: Ok.
Speaker: Et les diodes ça fonctionne toujours avec du vide genre c'est comme ça que ça fonctionne de base?
Speaker: Aujourd'hui on travaille avec des semi-conducteurs.
Speaker: Ok.
Speaker: Mais les premières c'était ça.
Speaker: Ah c'est bon.
Speaker: En fait le mécanisme c'est que tu prends une ampoule.
Speaker: incandescente, on va chercher une ampoule à l'aide.
Speaker: Une ampoule incandescente.
Speaker: Dedans, tu n'as pas de filament, tu as juste l'ampoule vide en verre.
Speaker: Ok, ça marche.
Speaker: Dedans, tu mets un filament d'un côté.
Speaker: Et tu mets une plaque en métal de l'autre.
Speaker: Le tout dans l'ampoule.
Speaker: La plaque en métal, tu la relis à l'extérieur.
Speaker: Le filament, tu le relis à l'extérieur.
Speaker: Et tu rajoutes un chauffage dans l'ampoule, près du filament.
Speaker: En chauffant le filament,
Speaker: Tu envoies un courant dans ce filament.
Speaker: Tu relis le filament.
Speaker: Alors, attends, on va nommer tout ça.
Speaker: Le filament, c'est la cathode.
Speaker: Ça s'appelle une cathode.
Speaker: Et la plaque de métal s'appelle une anode.
Speaker: L'anode, c'est le plus.
Speaker: La cathode, c'est le moins.
Speaker: Parce qu'il y a un truc marrant dans le courant électrique.
Speaker: Le courant électrique étant composé d'électrons qui se déplacent.
Speaker: C'est que...
Speaker: on a avancé nos connaissances de l'électricité avant nos connaissances de la physique qui expliquent l'électricité.
Speaker: Et en fait, il y a un moment où on savait que l'électricité avait plus ou moins un sens
Speaker: mais on ne savait pas dans quel sens.
Speaker: Et à un moment, il a fallu faire un choix.
Speaker: Il a fallu qu'on définisse deux bornes, une plus, un moins, ça aurait pu être rouge et bleu, on se dit plus et moins.
Speaker: Il a fallu qu'on définisse un plus et un moins pour pouvoir simplement se comprendre entre différents circuits électriques.
Speaker: Je me souviens qu'au collège, en cours de physique, il nous avait vraiment dit, c'est pas que ça va du plus vers le moins ou du moins vers le plus, c'est juste une convention, on a décidé ça, mais il n'y a pas vraiment de réalité derrière, c'est juste qu'il faut qu'on nous dise un truc à un moment donné.
Speaker: Dans le courant continu,
Speaker: les électrons, ils vont du moins vers le plus.
Speaker: Dans le courant alternatif, les électrons font des allers-retours très vite entre les deux sens.
Speaker: Mais dans un courant continu positif, les électrons vont du moins vers le plus.
Speaker: C'est juste que quand on a fait le choix, on n'avait pas encore la notion des électrons qui se déplacent, on ne savait pas trop.
Speaker: Et du coup, ça a donné ça.
Speaker: Et en fait, sa lampe à vide, son tube à vide, Fleming, tu as ce filament qui est chauffé, qui est le ton de la mode,
Speaker: Tu as ta plaque... Non, qui est ta cathode.
Speaker: Tu as ta plaque de métal qui est ton anode.
Speaker: OK.
Speaker: Dans ton anode, du coup... Non, dans ta cathode, le filament... J'arrive jamais avec ces deux-là.
Speaker: J'avais vu un moyen mémotechnique et je l'ai oublié.
Speaker: Tu as tes électrons qui arrivent dans ton filament.
Speaker: Ouais.
Speaker: Avec la chaleur, ça fait que les électrons dans le vide quittent le filament.
Speaker: OK.
Speaker: Ils partent dans le vide.
Speaker: Ils s'enfuient.
Speaker: Et dans la...
Speaker: cathode, dans l'anode, la plaque de métal elle, elle les reçoit et du coup le courant électrique passe au travers du vide mais il ne peut pas passer dans l'autre sens parce que l'anode, la plaque de métal n'étant pas chauffée elle ne peut pas émettre d'électrons et en fait ça s'appelle une diode parce que d'un seul coup si tu mets une diode sur un courant alternatif tu vas couper toute la partie négative du courant c'est fou
Speaker: et c'est aussi le premier redresseur de courant qui permet passer de l'alternatif au continu et vraiment la diode c'est gros au début mais à ce moment là c'est bien c'est cool d'avoir une diode on va pouvoir redresser du courant et envoyer du continu en produisant de l'alternatif mais il va falloir on redresse mais ensuite il faut lisser le courant donc c'est encore compliqué mais on a quand même ça ça reste un plus c'est quand même un super plus
Speaker: Et en fait, l'intérêt, dans la réception des signaux radios, ça va bien marcher.
Speaker: Mais il y a encore de la place à l'amélioration.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Trois ans plus tard, on a un monsieur Lee de Forest qui récupère le tube à vide.
Speaker: Et il travaille aussi, lui, à faire des récepteurs radios.
Speaker: Parce que c'est leur bail à tous ces gens.
Speaker: Et il prend cette ampoule dans laquelle il y a déjà un chauffage, un filament, une plaque.
Speaker: Et entre le filament et la plaque, il rajoute une grille de métal.
Speaker: Ok.
Speaker: Et en fait, il se rend compte en faisant ça que selon le courant que je fais passer dans cette grille, seulement si je le branche à une borne positive ou à une borne négative, ça influe sur le flux d'électrons qui passent au travers de la grille.
Speaker: Parce que les électrons sont dans le vide en passant du filament à la plaque.
Speaker: Et maintenant, entre ces deux-là, il y a une grille.
Speaker: Donc, ils peuvent passer dans la grille.
Speaker: Mais selon la polarité du courant qui passe dans cette grille... Et donc, tu fais passer un autre courant dans la grille pendant ce temps?
Speaker: Oui, mais il n'y a qu'une seule borne.
Speaker: Parce que si tu envoies du... Soit si tu mets une borne positive à la grille, comme la plaque, la grille absorbe les électrons.
Speaker: Elle va considérer que... Et du coup, il y a moins d'électrons, si ce n'est aucun, qui arrive sur la plaque.
Speaker: Et à l'inverse, si tu envoies des électrons là-dedans, ils vont venir se mélanger avec ceux envoyés par le filament.
Speaker: Et du coup, tu augmentes la quantité d'électrons qui arrivent sur la plaque.
Speaker: Il vient d'inventer...
Speaker: Le premier amplificateur.
Speaker: Le premier interrupteur électrique sans pièces movibles.
Speaker: Ah oui, c'est ça, c'est ça.
Speaker: C'est un interrupteur littéralement.
Speaker: Et ça s'appelle la triode.
Speaker: Et ça permet de moduler le flux d'électrons dans l'ampoule.
Speaker: J'ai l'impression que je vois où ça s'en vient.
Speaker: On se le demande.
Speaker: Mais...
Speaker: Et ça marche bien dans la réception radio mais on n'a pas encore réalisé, pour l'instant on l'a bien compris pour la radio.
Speaker: Mais il va quand même falloir attendre 5 ans pour en réaliser que tu peux amplifier du courant avec.
Speaker: Et surtout que tu peux bloquer le courant.
Speaker: D'un seul coup un courant électrique permet d'en bloquer un autre.
Speaker: Sans ne faire bouger la moindre pièce.
Speaker: Et ça c'est très stylé.
Speaker: Et la triode ça va vraiment là d'un seul coup.
Speaker: ça change beaucoup de choses.
Speaker: Et on est en 1912, quand on voit ça, donc là on a la petite super fête en Europe, qu'on appelle la première guerre mondiale, mais qui va aussi, comme toute guerre, permettre l'évolution des technologies.
Speaker: Et en fait, à la sortie de la guerre, ça ne coûte que dalle, des triodes.
Speaker: Parce que pendant la guerre, on s'est mis en utilisant plein pour les communiquissaires en radio.
Speaker: Du coup, on sait les faire très bien et tout.
Speaker: Et du coup, on sait vraiment super bien faire ça.
Speaker: Et du coup, à la fin de la guerre, comme ce n'est pas cher,
Speaker: des récepteurs radio utilisant des triodes pour se vendre comme des petits pains parce que c'est pas cher.
Speaker: Donc pendant la première guerre mondiale on est déjà capable de communiquer par radio.
Speaker: Full.
Speaker: A fond.
Speaker: Et on fait quand même gaffe parce que les communications sur le vide c'est encore compliqué, c'est encore le début, on communique pas comme on communique aujourd'hui avec des talkie walkie.
Speaker: Oui mais vu que c'est l'armée, la guerre et tout, on est capable de fournir ça.
Speaker: On est capable de faire des choses, ouais.
Speaker: Et du coup, toute la production d'ampoule pendant la guerre va servir ensuite pour les objets du quotidien, notamment les récepteurs radio, exclusivement, quasiment.
Speaker: Et il y a surtout que, à quoi ça me faisait penser, on en arrive là, et ça marche bien, parce qu'on réassigne la production pendant la guerre.
Speaker: à ce moment là pour continuer de parler un peu radio on est en AM donc la modulation d'amplitude pour représenter un signal soit on émet plus fort soit on émet moins fort
Speaker: et à la réception, selon la différence d'amplitude, on en déduit un son.
Speaker: Aujourd'hui, c'est la modulation de fréquence, c'est une autre manière de le faire.
Speaker: Il y a aussi la modulation de polarité.
Speaker: C'est le FM, la moligue.
Speaker: Il y a aussi la modulation de polarité, mais on ne l'utilise pas.
Speaker: On ne l'a jamais vraiment utilisé, la modulation de polarité.
Speaker: Mais ça existe aussi.
Speaker: C'est juste qu'on fait passer de plus au moins et du moins au plus.
Speaker: Oui, comment bougent les...
Speaker: Les électrons... Mais du coup avec la triode, d'un seul coup on va pouvoir faire beaucoup de choses.
Speaker: Parce que c'est mieux que le relais électrique, parce que ça ne marche pas.
Speaker: C'est mieux que les anciens récepteurs radio.
Speaker: Et ça permet aussi d'amplifier.
Speaker: Ouais, c'est badassant.
Speaker: Couper, amplifier, moduler, on peut faire plein de choses avec.
Speaker: En plus ça va que dans un sens toujours.
Speaker: Donc on est quand même limité au courant continu.
Speaker: Donc tu vois, on a l'alternative qui nous sert à plein de choses, mais tu vois, quand on continue, il a quand même son... Il a quand même son... Il a quand même son utilisation.
Speaker: Il y a quand même un gros problème toujours avec les triades.
Speaker: Dès le début, en fait.
Speaker: Parce que toujours, il y a quand même un problème.
Speaker: C'est que ça s'use.
Speaker: Ouais, j'aurais dit que c'est fragile, c'est de l'usage et tout.
Speaker: C'est pas une question de fragilité.
Speaker: C'est fragile parce qu'il ne faut pas les taper dessus, là.
Speaker: Ouais, c'est ça.
Speaker: Mais les filaments ont tendance à brûler.
Speaker: Ok.
Speaker: Et elles ont tendance à aussi se briser le plan d'autres manières.
Speaker: Il faut quand même les remplacer régulièrement.
Speaker: Ok.
Speaker: Mais on sait les faire, donc au pire, ça va.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et...
Speaker: Et maintenant qu'on a la communication radio, il ne reste qu'un seul élément à avancer.
Speaker: La vidéo.
Speaker: L'informatique.
Speaker: La vidéo, il va falloir attendre un petit moment.
Speaker: Mais maintenant qu'on a tout ça, on a quand même des bonnes bases.
Speaker: On l'avait déjà vu l'informatique, on a déjà les bases qui ont été placées sans qu'on parle d'informatique ou quoi que ce soit au 19ème siècle.
Speaker: On a Jacquard qui a avancé la programmation sans inventer.
Speaker: On a Babbage qui a théorisé tout ça et fait ses plans.
Speaker: Babbage c'était du coup au milieu des années 1800.
Speaker: En 1880, on a un américain qui s'appelle Herman Hollerith.
Speaker: Il va formaliser... Que des noms inconnus!
Speaker: Ouais, vraiment un souci.
Speaker: Je ne suis pas supportable.
Speaker: Il va formaliser les techniques utilisées par les métiers jacquard autour des cartes perforées.
Speaker: Parce que dans le métier jacquard, tu mets une carte perforée, les aiguilles passent ou pas, ça fait des petits.
Speaker: Mais on n'a pas vraiment cette notion d'instruction.
Speaker: Ça fonctionne comme ça, mais on n'a pas conceptualisé.
Speaker: Oui, c'est vraiment ça va faire ça.
Speaker: Et lui, il va vraiment prendre ça, il va vraiment prendre ça, il va créer deux machines.
Speaker: Il va créer la perforatrice électromécanique.
Speaker: Où tu peux, via des contrôles, qu'un opérateur peut utiliser, une opératrice peut utiliser, pour perforer les cartes.
Speaker: Et rentrer des informations dans ces cartes.
Speaker: Et il va surtout inventer la tabulatrice.
Speaker: Dans laquelle tu peux donner des cartes.
Speaker: Et elle va pouvoir t'afficher les informations qu'il y a sur ces cartes, ou faire des sommes.
Speaker: Ah oui, d'accord.
Speaker: Ah, c'était bien.
Speaker: Et...
Speaker: Il invente grosso modo, il conceptualise, formalise le stockage de données informatiques, de données sur carte perforées.
Speaker: Oui, c'est vrai, c'est vrai.
Speaker: Parce que comme on le dit, la machine de Babbage qui utilisait les cartes, elle n'est pas construite.
Speaker: C'est la première fois vraiment qu'on l'utilise.
Speaker: On va l'utiliser, oui, j'avoue.
Speaker: Et il invente ça en 1880.
Speaker: Et en 1890, il y a le recensement aux Etats-Unis.
Speaker: Ah, c'est ça, je connaissais.
Speaker: Parce qu'aux Etats-Unis, tous les 10 ans, on fait le recensement.
Speaker: C'était ça ma question.
Speaker: Et on va utiliser les cartes pour faire le recensement.
Speaker: Le recensement précédent il a fallu 8 ans pour tout compter.
Speaker: Avec un recensement tous les 10 ans, il se disait avec l'augmentation de la population, on ne va jamais pouvoir finir le recensement avant de commencer le suivant.
Speaker: Et on va utiliser sa technique des cartes perforées.
Speaker: Pour chaque personne recensée, il va y avoir une carte qui contient tout.
Speaker: Âge, genre, métier, tu coches les sortes de place pour dire plein d'informations.
Speaker: Après je pense que métier c'était plus genre artisan, bourgeois, commerçant.
Speaker: Oui c'est ça.
Speaker: Toutes les informations du census peuvent pour une personne tiennent sur une carte.
Speaker: J'avais déjà lu ça qu'on pouvait juste faire un homme-femme et donc du coup le trou est à gauche c'est homme, le trou est à droite c'est femme.
Speaker: Et c'était ça que j'avais vu ces histoires de recensement.
Speaker: Du coup c'est quand même cool qu'on puisse aussi avoir des trucs un peu plus complexes comme l'âge ou le métier.
Speaker: Et le recensement va être fini en...
Speaker: quelques mois ça va être une dingue grille tellement ça va aller vite et plus efficace franchement ça a complètement tout changé et à ce moment là on voit tout de suite que ça, les cartes perforées là on peut faire des choses avec et est-ce que le recensement ça s'est passé genre ils ont mis une carte dans la boîte aux lettres de tout le monde et tu l'as remplissé je sais pas du tout comment ça s'est fait, je pense pas je serais surpris mais j'avoue que ce serait intéressant d'aller chercher un peu plus en détail ça
Speaker: J'aurais imaginé, ouais, tu récupères un morceau, j'imagine du carton, j'imagine pas forcément du carton, mais du carton préperforé avec les instructions et bah tu dis, ah bah je suis un homme, du coup je prends à gauche, tu vois, enfin je coupe, je fais le trou à gauche et tu la repostes et puis eux ils comptent derrière.
Speaker: J'avoue, ça pourrait marcher.
Speaker: J'aurais peut-être fait ça comme ça.
Speaker: Peut-être qu'ils ont fait ça comme ça.
Speaker: Euh...
Speaker: Donc ça déjà, tu vois, on a les cartes perforées, c'est génial.
Speaker: Sur le papier, on a le stockage informatique.
Speaker: C'est bénéfique, mais ça existe.
Speaker: Maintenant, en informatique, on parle aussi de logique.
Speaker: Oui.
Speaker: Et la logique telle qu'on la connaît aujourd'hui avec des portes logiques.
Speaker: Oui.
Speaker: Ça s'est apparu pour la première fois, en 1898.
Speaker: Avec Nikola Tesla, toujours lui.
Speaker: Ah ben voilà.
Speaker: Et il a fait une démonstration de ce qu'il a appelé un téléautomaton.
Speaker: Téléautomaton.
Speaker: À l'époque, euh...
Speaker: Il a fait un modèle réduit de bateau et un modèle réduit de sous-marin.
Speaker: Il a mis ça dans un bac, je crois que c'était une salle de théâtre où il a fait sa démonstration.
Speaker: Et il les a contrôlés à distance avec des ondes radios.
Speaker: Il a inventé des voitures téléguidées.
Speaker: Exactement.
Speaker: A l'époque, c'est ça qu'on a retenu parce qu'il a contrôlé une machine sans aucune connexion physique à cette machine.
Speaker: Avec un mécanisme pour contrôler.
Speaker: Mais en fait, le truc que nous on retient aujourd'hui là-dedans,
Speaker: c'est que dans le bateau et le sous-marin, pour interpréter les instructions qu'ils recevaient par Andradio, il y avait une porte logique E.
Speaker: qui permettait de définir s'il devait faire une action ou une autre c'était pas juste vite ou pas vite il y avait différentes actions qui pouvaient faire le bateau et il utilisait une porte logique de type E dedans pour définir ce qu'il allait faire trop marrant mais c'est encore vraiment du folklore c'est de la curiosité oui c'est toujours des trucs un peu rigolos ça commence souvent par ça j'ai l'impression et
Speaker: et à cette époque on commence à avoir de plus en plus de personnes qui expérimentent à créer des machines pour faire des calculs tu as vu Babbage qui a fait son truc qu'il n'a jamais fait mais il y a d'autres personnes qui ont des inspirations et qui veulent tenter des choses j'imagine qu'une fois que le concept est sorti il y a plein de gens qui vont avoir le pouvoir d'imaginer c'est ça et à ce moment là on parle d'ordinateurs un peu mécaniques ils sont entièrement analogiques il n'y a pas de notion de binarité c'est par exemple Babbage pour stocker les nombres c'est des roues crantées
Speaker: qui sont tournées à une certaine valeur.
Speaker: Ok, ouais, ça marche.
Speaker: On n'a pas cette notion.
Speaker: On reste en base 10, on reste en notion qu'un humain comprend facilement.
Speaker: Même si ta carte perforée, c'est déjà un petit peu binaire, c'est trou pas trou.
Speaker: Ouais, on s'en rapproche.
Speaker: Mais on n'est pas encore vraiment dans cette question.
Speaker: Et la plupart des ordinateurs analogiques qu'on crée, c'est ça, c'est des roues crantées qu'on va placer aux bonnes positions.
Speaker: Mais du coup, t'as beaucoup de problèmes de reproductibilité.
Speaker: T'as beaucoup de problèmes de... C'est des données discrètes.
Speaker: au lieu d'être des données continues en mode c'est un signal qui passe qui oscille constamment au lieu d'être des valeurs discrètes c'est 1 ou 0 il y a cette notion qu'aujourd'hui on utilise beaucoup parce que l'informatique utilise des données discrètes des données discrètes c'est 1 ou 0 c'est une information sûre alors que les données analogiques c'est une impulsion une impulsion c'est pas une donnée discrète ça monte, ça descend, il y a plein de trucs
Speaker: Donc on est encore en train de balbuter mais il y a de plus en plus d'intérêt pour avoir des machines qui font des maths pour nous.
Speaker: Toujours pour le capitalisme.
Speaker: Et l'armée.
Speaker: L'armée, gros gros, première guerre mondiale, les premiers sous-marins, ça tourne avec des ordinateurs mécaniques là-dedans pour que les torpilles aillent au bon endroit.
Speaker: C'est quand même fou.
Speaker: Ouais.
Speaker: Vraiment, la guerre, tout le monde, super.
Speaker: Ça fait chier, mais c'est classe, quoi.
Speaker: En 1918, on a un monsieur, William Henry Eccles.
Speaker: Il arrive, en combinant plusieurs triodes et des relais électromécaniques, à inventer un système qu'il appelle la bascule.
Speaker: C'est un système qui peut...
Speaker: qui va prendre une entrée de courant.
Speaker: Il va avoir deux sorties.
Speaker: T'as deux boutons.
Speaker: T'appuies sur un bouton, le courant sort dans le premier.
Speaker: T'appuies sur l'autre, le courant sort dans le deuxième.
Speaker: Et cette bascule, c'est la toute première mémoire.
Speaker: Elle ne fonctionne que quand elle est alimentée.
Speaker: Mais ça permet de retenir un bit d'information.
Speaker: Ah oui, parce que du coup, elle est constamment soit à gauche, soit à droite.
Speaker: Et tant qu'il est alimenté, elle retient son état.
Speaker: C'est la première mémoire.
Speaker: Et nos mémoires modernes les plus récentes, jusqu'à récemment avec la invention du SSD, des choses comme ça, mais pendant très longtemps, les mémoires mécaniques s'étaient basées sur ça.
Speaker: Ok!
Speaker: Magnifique.
Speaker: Et ouais.
Speaker: Et on est en 1918, on commence à avancer.
Speaker: Tu vois qu'il y a un peu tous les trucs qui commencent à se placer.
Speaker: Ouais.
Speaker: Tu vois qu'on a l'électricité, on sait faire des trucs bien.
Speaker: On a des machines mécaniques, on a un gars qui nous a fait la mémoire.
Speaker: On a les triodes en haut.
Speaker: On a le début des portes logiques.
Speaker: Tu vois, on commence à orbiter vers quelque chose.
Speaker: Ouais, c'est vrai.
Speaker: T'as l'impression qu'il reste plus qu'à coller tout ça dans la même boîte, quoi.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et comme colle, on a la Seconde Guerre mondiale.
Speaker: Super.
Speaker: Non, d'abord, on a un petit stop.
Speaker: Début des années 30, au Royaume-Uni, on a M. Thomas Harold Flowers, qu'on connaît aujourd'hui sous le nom de Tommy Flowers.
Speaker: Non.
Speaker: Parce que les Anglais, ils se donnent des petits chambres.
Speaker: Ils aiment bien.
Speaker: Et lui, il bosse à la poste.
Speaker: Et à la poste c'est aussi lui qui font le téléphone public Et lui il travaille à la mise en place d'un commutateur téléphonique Qui utiliserait des triodes à la place des relais électromécaniques Histoire que ce soit plus efficace et tout ça
Speaker: Il va y arriver.
Speaker: Et il va très très bien y arriver.
Speaker: Et en 1939, son système qu'il utilise des triodes est mis en service.
Speaker: Ça reprend quand même plusieurs milliers de lignes.
Speaker: Ça prend pas tout là, tout le système, il y a encore beaucoup de relais électromécaniques, mais franchement, ça marche.
Speaker: Et c'était quoi l'intérêt finalement de changer?
Speaker: Plus rapide.
Speaker: Plus rapide.
Speaker: L'intérêt des diodes, c'est que même si elles ont des problèmes dont on a tendance à...
Speaker: qu'assez rapidement, des choses comme ça, à permettre quand même de switcher plus facilement.
Speaker: Ben oui, t'as dit qu'il n'y avait pas de mouvement déjà dans ce système-là.
Speaker: Et il y a aussi des notions de, quand on parle par exemple dans la réception sans fil ou les traitements de signal, à permettre de travailler sur des meilleures fréquences.
Speaker: Parce qu'on a pas mal de problèmes de, quand on travaille avec des signaux radio, il faut des trucs pour...
Speaker: nettoyer les signaux et on va avoir des trucs qui vont fonctionner à des basses fréquences, d'autres qui vont très bien fonctionner à des grosses fréquences.
Speaker: Et les diodes à ce moment là c'est quand même un bon entre deux qui nous permet de faire des choses.
Speaker: Donc c'est ça, Tommy Flowers il a fait ça, c'est cool, ça marche bien.
Speaker: En parallèle de lui, un autre britannique, on a Monsieur Alan Turing qui démarque et qui théorise le concept de ce qu'on appelle aujourd'hui la machine de Turing.
Speaker: Une machine qui serait capable, avec un nom d'instruction très limité et une mémoire infinie, d'effectuer n'importe quel type d'opération.
Speaker: Aujourd'hui, nos ordinateurs sont des machines de Turing.
Speaker: Si on situe à une machine électronique qui permet de faire de l'informatique générale,
Speaker: Généralement c'est une machine de Turing.
Speaker: La machine de Babbage, si elle avait été construite, la machine d'analytique, c'était une machine de Turing.
Speaker: Ok, on aurait pu faire n'importe quoi.
Speaker: Elle était générale.
Speaker: C'est fou.
Speaker: Il y a une notion dans la machine de Turing, c'est la mémoire infinie, le ruban de mémoire infini.
Speaker: C'est un concept qu'on ne pourra jamais appliquer.
Speaker: Donc on accepte qu'à partir du moment où une machine a suffisamment de mémoire et est capable de faire n'importe quelle opération, on considère qu'elle est Turing Complete.
Speaker: J'imagine que dans le référentiel de Turing, une machine d'aujourd'hui, un ordinateur, c'est une mémoire infinie.
Speaker: Donc on a ce concept de la machine de Turing en 1936, et on sert un peu vers quoi faut-tendre en informatique générale.
Speaker: En 1937, on a un enseignant de mathématiques et de physique en IORA, qui est John Vincent Atanasoff.
Speaker: Il invente la toute première unité de logique arithmétique.
Speaker: C'est une machine mécanique qui permet de faire des calculs et elle utilise des triodes.
Speaker: C'est la toute première machine où tu peux donner... Elle a les opérations de base, elle a pas mal de choses en plus.
Speaker: Elle fonctionne avec des triodes.
Speaker: et tu fais des calculs et franchement on ne fait pas un processeur c'est pas un processeur encore c'était ma question mais ça fait pas mal de choses on avance bien donc c'est une calculatrice on est sur une calculatrice électrique on est arrivé sur la calculatrice c'est ça il y a des portes logiques dedans il y a des systèmes de mémoire à tambour comme un tambour de fanfare tu mets une tête de lecture à l'extérieur tu fais tourner le tambour et tu mets de l'information sur le tambour
Speaker: Ouais c'est un CD en 3D.
Speaker: Jusqu'à l'invention des disques durs c'est ça qu'on avait.
Speaker: Ok.
Speaker: Est-ce qu'on considère toujours ça comme de l'analogique?
Speaker: Ouais c'est de l'analogique et de la mémoire à tambour.
Speaker: Ouais ça marche.
Speaker: Mais pareil toujours limité par la technologie de l'époque.
Speaker: Bah oui ouais.
Speaker: Parce que tu vois que les gens ils ont vraiment des bonnes idées ils arrivent à faire des trucs poussés.
Speaker: Mais bah les triodes il faut qu'elle chauffe à mettre du temps à chauffer à se prise.
Speaker: La mémoire à tambour il y a cette notion du fait que
Speaker: tes données sont littéralement en train de tourner dans la pièce à côté de toi.
Speaker: Ouais, t'as l'inertie du tambour en plus, j'ai vu qu'il te perd... Bah il tourne, il s'arrête jamais.
Speaker: Ah, il s'arrête jamais, ok.
Speaker: Il s'arrête jamais, mais du coup t'as déjà une notion jusqu'à la fin des mémoires à tambour.
Speaker: Quand tu programmais, t'avais cette notion de je réfléchis à la fin de mon instruction avant de lancer la suivante.
Speaker: où va être ma tête de lecture sur le tambour pour placer l'instruction au bon endroit dans ma mémoire, pour éviter d'attendre que le tambour refasse des tours avant la fin de l'eau.
Speaker: On est sur ce niveau d'optimisation.
Speaker: C'est fou.
Speaker: C'est vraiment un disque dur, mais c'est une machine à laver.
Speaker: Ah oui, littéralement.
Speaker: Essorage, 1400 tours par minute.
Speaker: Ah oui, quand même, ça tournait vite.
Speaker: J'avais du mal à l'imaginer tourner vite.
Speaker: Si, ça tourne quand même.
Speaker: Mais pas aussi vite que ça.
Speaker: Bien sûr.
Speaker: Et la Seconde Guerre mondiale...
Speaker: ça nous apporte une grande guerre de cryptage et de décryptage.
Speaker: Yes.
Speaker: Parce que maintenant que tout le monde communique sans fil, tout le monde peut écouter.
Speaker: On peut voler, ouais.
Speaker: Et si tout le monde peut écouter, tu ne veux pas qu'ils comprennent ce que tu dis.
Speaker: Ça fait sens.
Speaker: Et les Allemands, ils ont la machine Enigma.
Speaker: Enigma, ouais.
Speaker: Enigma, c'est la machine qui est utilisée par le commun de l'armée.
Speaker: Ok.
Speaker: En haut, les hauts ponts, ils ont une autre machine qui utilise un autre cryptage.
Speaker: Ah ok.
Speaker: Qui s'appelle... Alors attends, parce que j'ai oublié le nom.
Speaker: On le verra après.
Speaker: La machine de... Ah, c'est con ça.
Speaker: La machine de Lorenz.
Speaker: C'est l'Enigma sous-stéroïde.
Speaker: Pour faire vulgariser, on ne va pas rentrer dans le détail du critage parce que c'est quand même assez intense.
Speaker: Est-ce que c'est le même Lorenz que les transformations de Lorenz, le pote d'Einstein ou pas?
Speaker: On ne sait pas.
Speaker: Ils sont contemporains, il n'y a aucun moyen.
Speaker: C'est possible, je dois t'avouer que je n'ai pas vérifié ça.
Speaker: Mais étant donné qu'ils sont contemporains, je pense que oui.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Donc les anglais, les alliés, il y a beaucoup de communication enigma, il y a des communications avec Lorenz qui viennent de la haute commande entoure des allemands.
Speaker: Ils veulent décrypter tout ça.
Speaker: Ok, décryptons.
Speaker: Alors au Royaume-Uni ce qu'ils font c'est qu'ils prennent tous les cryptanalystes, tous les mathématiciens, ils les mettent à Bletsch-les-Parks qui est en périphérie de Londres et ils leur disent bah voilà... Décryptez.
Speaker: Ouais, faites des maths.
Speaker: Décryptez-moi tout ça.
Speaker: Donc là-dedans, on va retrouver Tommy Flower, on va retrouver Alan Turing, on va retrouver tous les gros cerveaux du Royaume-Uni de cette époque.
Speaker: Et là dedans il y a un concept qui s'appelle les bombes, qui sont des machines.
Speaker: C'est un concept qui a été inventé par des polonais.
Speaker: Qui permet d'aider à décrypter l'énigme.
Speaker: Parce qu'un des problèmes en décryptage par des machines, c'est que la machine généralement elle ne sait pas quand elle a réussi à décrypter.
Speaker: Parce que toi tu sais qu'un message est décrypté parce que tu peux le lire.
Speaker: La machine elle lit pas, elle voit les caractères.
Speaker: et si le message est en allemand, en polonais ou en anglais elle ne sait pas forcément la valeur.
Speaker: Et toi tu sais instantanément que tu t'es trompé aussi, j'imagine quand t'es en français tu vois un TZ et t'es comme je suis peut-être probablement sur la mauvaise piste.
Speaker: Ben c'est ça.
Speaker: à Blech Lipark ils ont une bombe qui prie du système polonais qui marche pas pire Alan Turing c'est sur ça qu'il travaille il travaille sur la bombe les films qu'on a eu sur Alan Turing Imitation Game il travaille sur la bombe c'est sur ça qu'il travaille c'est sur ça qu'il améliore mais pareil c'est encore assez rudimentaire puis il y a des trucs de la bombe
Speaker: elle a des faux stops.
Speaker: Parce que le principe c'est qu'elle est censée s'arrêter quand elle a trouvé une solution.
Speaker: Mais en fait, dépendamment de ce qu'on lui a donné en entrée, elle peut avoir jusqu'à 4000 faux positifs avant de trouver un message.
Speaker: C'est terrible.
Speaker: Donc c'est quand même compliqué.
Speaker: Et en fait, à chaque fois qu'il y a un faux positif, on récupère le résultat.
Speaker: À chaque fois qu'elle s'arrête, on prend le résultat qu'elle donne, on va le donner à une calculatrice qui est une femme,
Speaker: pour aller replacer ça sur des messages Enigma pour voir si c'était le résultat et pendant ce temps là on relance la machine au cas où c'était un faux et ça tourne avec des relais ça fait un bouc en enfer ça prend trop de temps en plus ça marche quand même on arrive à lire mais c'est
Speaker: quand même compliqué mais le problème qu'il y a c'est que pour Enigma on s'en sort mais pour les messages avec la machine de Lorenz ça marche pas parce que c'est le clipage est beaucoup plus compliqué alors que Enigma ça avait déjà l'air d'être complexe j'imagine pas la machine c'est ça et la machine de Lorenz c'est encore plus des mécanismes les uns sur les uns les anglais ont quand même un avantage avec la machine de Lorenz
Speaker: C'est qu'ils ont réussi à rétro-ingénérer la machine de Lorenz.
Speaker: Ils ne savent pas la décrypter.
Speaker: Mais ils savent comment elle fonctionne.
Speaker: Ils en ont même reconstruit chez eux.
Speaker: Ils n'en ont jamais vu.
Speaker: Il faudra attendre la chute de l'Allemagne pour que les Britanniques trouvent des machines de Lorenz.
Speaker: C'est fou.
Speaker: Mais ils ont réussi à comprendre comment le cryptage fonctionnait sans être capable de décrypter des messages.
Speaker: C'est fou.
Speaker: C'est un des exploits de rétro-ingénierie.
Speaker: Mais comment ils ont fait, du coup?
Speaker: Des analyses statistiques.
Speaker: C'est dingue.
Speaker: C'est assez impressionnant.
Speaker: Et du coup, ils ont une copie parfaite d'une machine de Lorenz.
Speaker: Sans savoir qu'elle est parfaite, quoi.
Speaker: Ils ont un bon guess, quoi.
Speaker: Ils sont très...
Speaker: confiants dans ce qu'ils ont.
Speaker: Maintenant, on sait nous-mêmes coder des messages comme les Allemands, mais on ne sait toujours pas comment les décrypter.
Speaker: Et du coup, ils vont aller chercher Tommy Flowers, qui bosse déjà à Bletchley Park, mais sur les bombes, et ils vont lui dire, écoute, il faut que tu nous fasses une machine qui va nous aider.
Speaker: Parce que quand je dis qu'ils ne savent pas le faire, ils savent le faire.
Speaker: Parce qu'on connaît les logiques mathématiques.
Speaker: Parce qu'en fait, la technique qu'on utilise à l'époque, c'est la force-monte.
Speaker: Ouais et puis la théorie c'est la même pour tout le monde en plus j'imagine.
Speaker: C'est un peu ça et puis c'est la force brute ça c'est bah il y a 24 milliards de combinaisons possibles bah on va les tester.
Speaker: On va se démerder pour les tester.
Speaker: Et du coup il nous faut des machines pour simplifier ça.
Speaker: Et les bombes c'est déjà ce qu'elles faisaient.
Speaker: Elles testaient plein de trucs les uns à la suite des autres par rapport à ce qui était possible.
Speaker: Et on faisait un travail en amont des bombes en analysant statistiquement le message.
Speaker: Comment est-ce?
Speaker: En disant il y a des probabilités de ça, ça et ça et la bombe travaillait avec ça.
Speaker: Et là on veut la même chose mais pour la machine de Lorenz.
Speaker: Il nous faut des ordinateurs.
Speaker: Bien plus complexe.
Speaker: Et du coup, Tommy Flowers, à partir de février 1943... On utilise le mot ordinateur, déjà.
Speaker: Machine, on va dire.
Speaker: À partir de février 1943, Tommy Flowers va assembler une équipe d'une cinquantaine de personnes.
Speaker: Et ils vont passer 11 mois à développer le premier ordinateur.
Speaker: Cette fois-ci, ça y est.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Il n'est pas général.
Speaker: Dans le sens, ce n'est pas une machine de Turing.
Speaker: Il est fait pour faire une chose précise.
Speaker: Mais c'est la machine la plus proche qu'on ait de nos ordinateurs plus modernes par rapport à ce qu'ils faisaient avant.
Speaker: Et ils vont développer le Colossus Mark I.
Speaker: C'est le premier ordinateur programmable via des câbles à logique binaire de l'histoire.
Speaker: C'est pour ça qu'on parle d'ordinateur.
Speaker: Il y a 1600 triodes dans le bordel.
Speaker: Il en utilisera plus de 2400.
Speaker: Le MK2 c'était 2400 à l'intérieur.
Speaker: Et à la fin de la guerre il y en aura 20 en service au Royaume-Di.
Speaker: et ça va vraiment les aider à décrypter le cypher de Lawrence.
Speaker: Ils ont charbonné.
Speaker: Oui, à la fin de la guerre, Churchill les fera tous détruire.
Speaker: Il n'y en aura que deux qui seront gardés secrets dans des entrepôts.
Speaker: Et en fait, tout le projet de Bleschley Park va être gardé secret.
Speaker: Et dans les années 70, il va y avoir un conflit par rapport à qui a inventé le premier ordinateur.
Speaker: Et ils vont avoir l'autorisation des Britanniques de révéler l'existence de Colossus à ce moment-là.
Speaker: Et il y a des témoignages, j'en parle pas trop là-dedans, mais j'ai lu dessus là.
Speaker: Il y a des témoignages de quand ils ont annoncé l'existence de Colossus en 79 dans un colloque aux US.
Speaker: De la tête des gens dans l'Assemblée.
Speaker: En mode, ah oui, en fait, ça date d'il y a 30 ans et pas du tout de cette année, genre.
Speaker: Parce qu'en fait, à ce moment-là, en parallèle, les Américains ont aussi fait un ordinateur.
Speaker: Ah, pendant ce temps, genre?
Speaker: Pendant la guerre, aussi.
Speaker: Ok.
Speaker: Qui s'appelle l'ENIAC.
Speaker: E-N-I-A-C.
Speaker: Ok.
Speaker: Il commence en 1943, aussi.
Speaker: Mais eux, il faudra attendre 45 avant qu'ils soient opérationnels.
Speaker: Ok.
Speaker: Après la guerre.
Speaker: Ah oui.
Speaker: Du coup, c'est marrant qu'ils révèlent des secrets d'État pour juste...
Speaker: claim la paternité d'une invention.
Speaker: Ils n'ont pas révélé pour le claim.
Speaker: C'est que ça commence à tomber au moment où ils pouvaient commencer à parler de ces choses.
Speaker: Ok, d'accord.
Speaker: Oui, ça tombait à ce moment-là.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Les Américains, à ce moment-là, ils ont créé l'ENIAC, premier ordinateur, qui lui, n'est pas à logique binaire, mais il est entièrement programmable.
Speaker: C'est une machine de tuerie.
Speaker: L'ENIAC, c'est pas...
Speaker: que le Colossus le Colossus on a dit c'était 1600 triodes quand il a été créé l'Eniac c'est 18 000 triodes 7200 diodes 1500 relais 70 000 résistances c'est 27 tonnes de machines 170 mètres carrés d'espace 150 kWh d'électricité j'aimerais trop l'avoir en vrai en vrai
Speaker: C'est un monstre.
Speaker: Mais c'est la première machine de tuerie... T'as dit 170 mètres carrés?
Speaker: D'espace occupé.
Speaker: 150 kWh d'électricité.
Speaker: C'est plus grand que notre appart.
Speaker: Avec le sous-sol.
Speaker: Et l'Eniac, franchement, grosse dinguerie.
Speaker: Il sera utilisé jusqu'en années 70.
Speaker: 60, pardon.
Speaker: Mais avec 18 000 triodes, il est constamment en panne.
Speaker: Il passe 50% de son temps en réparation.
Speaker: Mais ils vont quand même réussir à se rendre compte qu'une astuce pour qu'il ne tombe pas en panne, c'est de ne pas l'arrêter.
Speaker: Parce que les diodes brûlent quand elles s'allument.
Speaker: Les triodes brûlent quand elles s'allument.
Speaker: Du coup, on tente de le garder en fonctionnement tout le temps.
Speaker: Et ils ont un record de 116 heures de fonctionnement ininterrompu en 54.
Speaker: Bravo!
Speaker: Et du coup, on est en 45, il a gagné un moment de se finir, et là, c'est bon.
Speaker: Les Anglais, même si ce n'est pas public, en interne, ils savent qu'ils ont le Colossus, et ils savent que c'est le futur.
Speaker: On est dans une nouvelle ère, là, ça y est.
Speaker: Vraiment, et les Américains, pareil.
Speaker: Et là, on est normal, ok, on va aller plus long, ça va être mieux, mais pareil, la technologie, les triodes, quoi.
Speaker: Les triodes, les triodes, les triodes.
Speaker: Et là, on va avoir un nouveau petit copain qui va rentrer dans la course.
Speaker: Un petit...
Speaker: Le fameux transistor?
Speaker: Oui, mais il reste un petit bignou qui va nous permettre de faire des transistors.
Speaker: Et c'est un truc qu'on entend régulièrement de nos jours, mais auquel moi, personnellement, je ne portais pas du tout attention à ce terme.
Speaker: Mais en fait, c'est extrêmement important.
Speaker: Ce sont les semi-conducteurs.
Speaker: Les fameux semi-conducteurs.
Speaker: Et ouais, parce qu'on a des matériaux qui conduisent de l'électricité, les conducteurs,
Speaker: On en a qui ne conduisent pas l'électricité, les isolants, et on en a qui font un peu des deux!
Speaker: Trop bizarre!
Speaker: Et ça s'appelle les semi-conducteurs.
Speaker: Selon leur humeur.
Speaker: Ouais, grossoir, c'est ça.
Speaker: Alors, on va faire un petit peu de physique rapide pour expliquer physiquement qu'est-ce que c'est un semi-conducteur.
Speaker: J'adore la physique.
Speaker: La matière.
Speaker: La matière.
Speaker: C'est des atomes.
Speaker: C'est des atomes.
Speaker: Un atome, c'est un noyau,
Speaker: composé de protons et de neutrons, avec des électrons qui tournent autour.
Speaker: Facile.
Speaker: Les protons, c'est ce qu'on appelle des charges positives.
Speaker: Les neutrons sont neutres, et les électrons qui tournent autour, c'est des charges négatives.
Speaker: Chaque élément de la matière a un nombre de protons différents.
Speaker: L'or, c'est 79, le carbone, c'est 4,
Speaker: Le carbone c'est 12.
Speaker: Non c'est 6.
Speaker: 6 protons.
Speaker: Le carbone c'est 6.
Speaker: Le soufre c'est 16.
Speaker: Le germanium c'est 32.
Speaker: Et si tu les mets dans l'ordre et que tu les mets sur une grille, ça fait le tableau périodique des éléments de Mandelaïev.
Speaker: Le magnifique tableau périodique.
Speaker: C'est quand même assez...
Speaker: C'est logique.
Speaker: Ouais, c'est propre.
Speaker: Le nombre de protons, ça définit ce que c'est, et le nombre de protons définit le nombre d'électrons qui tournent autour, dans un état stable.
Speaker: Parce qu'il faut que ce soit neutre.
Speaker: Parce qu'il faut que ce soit neutre.
Speaker: Parce qu'autant de charges négatives autour, autant que de charges positives au centre.
Speaker: C'est ça.
Speaker: L'électricité, c'est quand tu as des électrons qui sortent d'atome en atome.
Speaker: Parce que les électrons qui tournent autour d'un atome,
Speaker: Ils tournent à des distances précises de ces atomes.
Speaker: Il y en a qui tournent proches, il y en a qui tournent loin, il y en a qui tournent entre les deux, mais ils tournent tous aux mêmes distances à chaque fois.
Speaker: Et ces distances, on appelle ça des bandes d'énergie.
Speaker: Les électrons les plus proches de l'atome sont très peu chargés en énergie, mais ils sont très très fortement liés à l'atome.
Speaker: Parce que, genre, un atome de...
Speaker: dessous par exemple avec ses 16 protons et ses 16 électrons les protons les plus proches de l'atome ils ont 16 charges positives qui les attirent alors que les électrons les plus à l'écart ils ont aussi 16 charges positives mais ils sont beaucoup plus longs la distance au carré ouais exactement et du coup les électrons les plus proches du noyau sont fortement attachés mais très peu chargés électriquement
Speaker: en énergie, pardon, alors que les électrons les plus éloignés sont très fortement chargés électriquement, en énergie toujours, mais sont beaucoup moins liés à leur étoile.
Speaker: Du coup, ils peuvent s'enfuir.
Speaker: Ils peuvent s'enfuir.
Speaker: Et l'électricité, un câble électrique, si on imagine un câble de cuivre fin de un atome, juste des atomes de cuivre les uns à la suite des autres dans une ligne.
Speaker: L'électricité, tu peux imaginer, tu peux visualiser ça, comme des électrons qui sautent d'atome en atome, et qui se déplacent.
Speaker: Et si c'est de l'alternatif, ils font un peu dans un sens, un peu dans l'autre, un peu dans l'autre.
Speaker: Ouais parce qu'il n'y a quitte force à aller dans un sens ou dans l'autre.
Speaker: Ah bah il y a un atome, il y a de la place, j'y vais quoi.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et en fait, c'est... Si tu vois par exemple l'image d'une courroie avec une poulie, la poulie
Speaker: donne le mouvement à la courroie tu dis que c'est un générateur la courroie ce sont tes électrons qui se déplacent dans leur câble elle ne va pas dans un sens, c'est dans un autre ton moteur quand il tourne il induit un mouvement des électrons dans le circuit électrique et du coup comme ça tu visualises le courant continu et le courant alternatif le courant continu toujours dans le même sens et l'alternatif tu changes de sens régulièrement
Speaker: Donc c'est ça, tant d'électricité, physiquement, ça se déplace comme ça, on vulgarise beaucoup, mais au moins on comprend le principe.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: Maintenant, on sait qu'il y a des atomes qui sont OK à laisser passer l'énergie électrique en laissant passer les électrons, et il n'y en a pas tant.
Speaker: C'est pas envie.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Qu'est-ce qui fait la différence?
Speaker: On a vu que les électrons étaient sur des couches.
Speaker: Et en fait, le nombre d'électrons sur la dernière couche, la couche la plus éloignée, ce qu'on appelle la couche de valence, ça va définir le niveau de conductivité de l'atome.
Speaker: La règle de l'octet.
Speaker: Moi, je me souviens d'avoir appris ce truc-là en physique de la règle de l'octet, de les électrons, ils vont avoir tendance au sein d'une couche électronique.
Speaker: à se lier l'un avec l'autre et à faire du coup des binômes.
Speaker: Et que du coup, quand tu fais 1, 2, 3, 4, ils vont rester chacun de leur côté, mais si tu en rajoutes un cinquième, il va venir se lier avec un des premiers.
Speaker: Donc tu n'auras plus que 3 électrons de valence.
Speaker: Et que du coup, un atome énormément stable, c'est celui qui respecte la règle de l'octet, parce qu'il a 8 électrons, chacun...
Speaker: par paire de deux, enfin quatre paires de deux et qu'il n'y a juste pas d'électrons de valence et que du coup c'est des atomes qui ont tendance à rester stable et à pas vouloir devenir des molécules par exemple.
Speaker: Et bah c'est exactement ça vraiment.
Speaker: Et que les gaz nobles c'est les gaz nobles parce que eux ils sont à 16 et que du coup c'est des doubles octets et que du coup juste tu peux pas rien faire avec un gaz noble il va jamais se mélanger avec quoi que ce soit.
Speaker: C'est ça que j'avais appris en physique.
Speaker: Bah je l'avais pas vu passer mais oui, trop bien.
Speaker: Parce que ça match super bien.
Speaker: Et en fait c'est exactement ça parce que du coup on se retrouve avec l'or qui est un excellent conducteur n'a qu'un seul électron sur sa dernière couche.
Speaker: Donc cet électron il peut facilement se détacher et du coup l'or conduit super bien l'énergie électrique.
Speaker: Parce que l'or c'est 79 protons donc 79 électrons.
Speaker: Ah oui donc ça fait 80 moins 1.
Speaker: 79 moins 1.
Speaker: Oui, 80 morts.
Speaker: Et du coup, il n'y en a qu'un seul sur sa dernière couche.
Speaker: Et il est vraiment capable de se détacher facilement.
Speaker: L'or conduit super bien.
Speaker: Le soufre, 16 protons, 16 électrons, 6 sur la dernière couche.
Speaker: Il n'aime vraiment pas se séparer de ces électrons.
Speaker: Il y a une grosse force d'attraction sur ces 6 derniers électrons.
Speaker: Il ne va vraiment pas te laisser passer de courant comme ça.
Speaker: Et après, on a des trucs comme le germanium.
Speaker: Le germanium, c'est 32 protons, 32 électrons.
Speaker: Ok.
Speaker: 4 électrons sur la dernière couche.
Speaker: C'est quand même assez stable, mais si tu donnes déjà de l'énergie en avance au germanium, il ne va pas avoir trop de mal à se séparer de ses émissions.
Speaker: Et du coup, le germanium, ce n'est pas un très bon conducteur, ce n'est pas un très bon isolant non plus.
Speaker: Ah, ok.
Speaker: C'est un semi-conducteur.
Speaker: Donc, il est au milieu, ça marche.
Speaker: Et les semi-conducteurs, on va vraiment commencer à les étudier à partir du début des années 30.
Speaker: Avant ça, on avait observé qu'on pouvait faire des choses avec certains matériaux, notamment M. Faraday et M. Becquerel, qui notamment ont inventé l'effet photovoltaïque, en se rendant compte que si on mettait de la lumière sur certains matériaux, ça faisait de l'électricité.
Speaker: parce qu'en fait la lumière c'est l'énergie suffisante pour permettre le mouvement des électrons parce qu'il y a des semi-conducteurs qu'il va falloir chauffer beaucoup pour qu'ils deviennent conducteurs parce qu'ils sont isolants par défaut mais tu en as certains où juste tu les mets au milieu d'un circuit électrique ils vont pas laisser passer le courant
Speaker: tu les éclaires avec une lampe et on laisse passer du coup.
Speaker: Donc c'est vraiment semi-conducteur, on ne peut pas dire que c'est un conducteur, c'est un isolant parce qu'il faut des conditions précises pour que soit ils isolent, soit ils conduisent.
Speaker: Et ce qui est intéressant, c'est qu'un métal classique conducteur,
Speaker: Plus il est froid, mieux il conduit.
Speaker: Plus il est chaud, moins il conduit.
Speaker: En semi-conducteur, c'est l'inverse.
Speaker: Plus il est froid, moins il conduit.
Speaker: Plus il est chaud, mieux il conduit.
Speaker: Parce que c'est un atome qui, pour devenir conducteur, a besoin d'être chargé en énergie avant qu'il y ait un courant qui se dépasse.
Speaker: Et à partir des années 30, du coup, on est quand même déjà au courant des semi-conducteurs.
Speaker: Mais...
Speaker: C'est encore un peu malbutiant parce qu'on voit l'état de l'électricité à cette époque.
Speaker: Oui, j'imagine qu'on commence à rentrer dans des considérations quantiques et que c'est en train de commencer.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et du coup, juste avant la guerre, on avait semi-conducteurs.
Speaker: Pendant la guerre, on va tester des trucs avec.
Speaker: Et là, on arrive après la fin de la guerre.
Speaker: On a l'informatique.
Speaker: On sait qu'on va aller plus loin.
Speaker: Il est temps de faire des transistors.
Speaker: J'espère qu'on va y arriver.
Speaker: On y arrive.
Speaker: C'est bon.
Speaker: On va revenir à AT&T.
Speaker: AT&T, on a dit, ils ont fait leur laboratoire.
Speaker: Oui.
Speaker: Laboratoire Bell.
Speaker: L'élaboratoire Bell ça m'arrêterait qu'on en parle un autre jour juste sur ça.
Speaker: C'est une machine à prix Nobel.
Speaker: Ça fait plus d'un siècle qu'ils existent.
Speaker: Il y a huit prix Nobel qui sont sortis de là.
Speaker: C'est plusieurs dizaines de milliers de brevets.
Speaker: Il y a énormément d'inventions qui sortent.
Speaker: C'est aux Etats-Unis ça?
Speaker: C'est aux Etats-Unis.
Speaker: Ça a appartenu à AT&T longtemps.
Speaker: Aujourd'hui ça appartient à Nokia.
Speaker: J'allais dire, ouais, c'est un laboratoire, donc c'est indépendant parce que la science, etc.
Speaker: Non, c'est vraiment un département de recherche et développement d'AT&T.
Speaker: Ok.
Speaker: Originellement, le but, c'était, le téléphone, on veut que ça marche, on a des limitations technologiques, on va payer des scientifiques pour qu'ils nous fassent les nouvelles inventions pour améliorer le téléphone.
Speaker: Ouais, c'est de la R&D premium, quoi.
Speaker: Vraiment.
Speaker: Mais les scientifiques là-bas ont toujours eu énormément de liberté dans ce qu'ils recherchaient.
Speaker: Et ça leur a permis de découvrir énormément de choses.
Speaker: et on se retrouve du coup en 1945 et on assemble une équipe de scientifiques pour inventer un remplacement à la triode parce qu'elle se casse trop il faut les chauffer c'est vraiment trop compliqué on s'est rendu compte que c'était vraiment ça le problème on savait déjà que c'était le problème mais on était un truc on peut pas faire autrement mais là il faut qu'on fasse autrement et du coup on donne une tâche à une équipe de scientifiques au laboratoire Bell de développer un remplacement de la triode
Speaker: donc on a un monsieur William Bradford Choclet qui est un physicien qui travaille déjà là-bas et il va assembler vraiment une dream team la dream team et c'est vraiment comme ça que t'as pas mal d'articles qui réfèrent à cette équipe il a vraiment rire les meilleurs des meilleurs et ils ont dit ok on va faire ça
Speaker: Il a notamment recruté deux personnes, Walter Hauser Brattain et John Bardin.
Speaker: Et Choclet, c'est quand même un physicien qui est très intelligent et il a déjà des bonnes idées pour compenser la triune.
Speaker: Mais son idée, elle ne marche pas.
Speaker: Et c'est un truc à base de silicone.
Speaker: Ce n'est pas un truc très répandu non plus à cette époque.
Speaker: mais ça marche pas son idée alors du coup il va voir Brattaine et Bardine et leur dit ok bah j'ai fait ça ça marche pas dis-moi pourquoi ça ne marche pas ok ouais en vrai ouais malin et le 16 novembre 1947 Brattaine et Bardine ils vont commencer à bosser sur pourquoi ça marche pas et ils vont expérimenter plein de choses et ça va être 4 semaines où ils vont aller d'avancer en avancée c'est fou ils vont se rendre compte de plein de trucs ils vont se dire ok ça ça marche on dirait qu'il y a de la condensation qui se forme sur le tube
Speaker: on ne sait pas si ça marche ou ça ne marche pas on va réessayer en mettant le truc dans le dos puis on va essayer avec d'autres matériaux puis on va essayer plein plein de choses ok c'est 4 semaines productives vraiment ça commence le 16 novembre 1947 le 23 novembre 1947
Speaker: Ils décident d'utiliser du germanium, des contacts en or.
Speaker: Ils prennent une plaque de germanium, ils mettent un câble en dessous, ils prennent un triangle en plastique, ils mettent deux plaquettes de métal très fines sur chaque côté du triangle, quasiment jusqu'à la pointe.
Speaker: Ils appuient les deux contacts dans le germanium, ils se touchent pas, ils se touchent juste au travers du germanium.
Speaker: Ils envoient du courant là-dedans, il y a trois fils.
Speaker: Et le cours en passe.
Speaker: Et ça marche.
Speaker: Et comme il faut.
Speaker: C'est encore rudimentaire, mais ça marche.
Speaker: Ils viennent de créer le transistor.
Speaker: 5 semaines de boulot à fond.
Speaker: Le 23 décembre 1947, c'est la présentation officielle.
Speaker: On a bossé pendant super longtemps avec les potes, on a mis 3 semaines, mais on s'y est mis quoi, et on a trouvé.
Speaker: Mais pour arriver là, il y a tout ce dont on a parlé.
Speaker: Bah oui, il y a toute la science d'avant, on est d'accord.
Speaker: C'est pour ça.
Speaker: Mais trop fort.
Speaker: Et franchement, c'est dingue.
Speaker: Alors à ce moment-là, il n'y a pas encore de nom, ils font un nom au bordel.
Speaker: À ce moment-là, chez Bell, les scientifiques, parce qu'ils ont des petits délires, leur kiff du moment, c'est des trucs en histoire.
Speaker: Et ils font un vote interne, ils cherchent, ils finissent sur Transistor.
Speaker: C'est purement un choix possible.
Speaker: C'est pour le fun.
Speaker: C'est ça qu'il fait.
Speaker: Et on est parti.
Speaker: Ça, c'est le Transistor pour un contact.
Speaker: Pour une fois que ce n'est pas Jean-Pierre Transistor qui invente un truc et qui donne son nom.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et ce Transistor, en fait, tu as la plaque en dessous avec un câble.
Speaker: Tu as les deux contacts en roue avec leur câble.
Speaker: Et en fait, il a un mécanisme un peu différent des suivants, parce que c'est le premier.
Speaker: Mais grosso modo, tu as un contact en métal en or,
Speaker: qui énergise la plaque et qui lui donne suffisamment d'énergie pour qu'elle devienne conductrice.
Speaker: Et ensuite ça permet au courant de passer entre l'eau de contact en or, la plaque et la sortie de la plaque.
Speaker: Donc on est sur le même concept que le tube en verre avec la grille au milieu.
Speaker: On veut faire la même chose sur la triad, mais on veut le faire différemment.
Speaker: Mais ça reste la même idée quoi qu'il arrive, finalement.
Speaker: Tu as ce truc de, on a du courant, il n'y a pas de courant, on n'a pas de courant, il y a du... C'est ça, contrôler un courant électrique avec un autre.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: c'est exactement ça et franchement ça marche Reveloat garde les brevets plus ou moins parce que Choclay il est là en mode c'était mon idée à la base sur laquelle vous bossiez et il accuse les deux autres d'avoir travaillé derrière son dos
Speaker: Et du coup ça se passe pas très bien.
Speaker: Les hommes.
Speaker: Choclay il va aller créer une compagnie, il va se barrer, il va créer sa compagnie.
Speaker: Ok.
Speaker: Qui va bien marcher, ça va être le lancement de la Silicon Valley.
Speaker: Ok.
Speaker: Parce qu'en fait un an plus tard il va réussir à reprendre ce qu'a fait Brattain et Bardeen.
Speaker: Avec du silicone cette fois.
Speaker: C'était son idée de base ouais.
Speaker: Parce que c'est un semi-conducteur le silicone.
Speaker: Ok.
Speaker: Et c'est ça un an plus tard Choclay il met au point son nouveau type.
Speaker: Qui s'appelle le transistor bipolaire cette fois.
Speaker: Ok.
Speaker: qui est plus proche de ceux qu'on utilise aujourd'hui, et encore.
Speaker: Mais transistor bipolaire, ça ne veut pas dire qu'il y a deux pôles?
Speaker: Si.
Speaker: Ah, ok.
Speaker: Mais le conçu du transistor, c'est pas qu'il y en ait trois, justement?
Speaker: Oui, mais en fait, c'est pas dans le fait qu'il y ait des fils, c'est dans comment il est conçu.
Speaker: Ok, ok.
Speaker: Là, on a parlé du coup du deux contacts en métal très proches, qui touchent du germanium.
Speaker: Là, ce qu'il va faire, c'est que lui, le truc, c'est qu'il ne voit pas... Il n'imaginait pas ça comme un...
Speaker: contact en un point unique.
Speaker: Pour lui, il voyait qu'on prenait des plaques qu'on collait.
Speaker: En fait, il arrive à le faire.
Speaker: Il va prendre deux plaques de semi-conducteur, il va prendre une plaque d'un autre semi-conducteur différent, il va sandwich le tout.
Speaker: Ça fait semi-conducteur A, B, puis A à nouveau, qui sont les uns entre les autres.
Speaker: Les liaisons entre les deux, on appelle ça des jonctions PN aujourd'hui.
Speaker: J'utilise le terme parce que si vous allez chercher, après tu retrouveras le terme PN.
Speaker: P pour un type de semi-conducteur et L pour l'autre type.
Speaker: Et en fait, tu as un fil sur chaque morceau de semi-conducteur.
Speaker: Et là, on arrive au concept de le courant va du semi-conducteur A à l'autre semi-conducteur A et est modulé par le semi-conducteur B. Donc visiblement, l'électricité, tout est à faire de sandwich depuis le début.
Speaker: Toujours.
Speaker: C'est bien.
Speaker: D'où l'éclat.
Speaker: Et ouais, il fait sa compagnie, qui fait ça avec le Silicon.
Speaker: Ça marche super bien, tout le monde veut faire la même chose.
Speaker: Il a créé la Silicon Valley, qui est en Californie.
Speaker: Et à un moment, il va se fight, parce qu'il devient un peu paranoïaque.
Speaker: Il va se fight avec des ingénieurs à lui, qui vont se barrer et créer une autre entreprise.
Speaker: C'est Intel.
Speaker: C'est fou, hein.
Speaker: Et vraiment, ça allait très très vite à ce moment-là.
Speaker: En quelques années, ça a évolué très vite.
Speaker: Et...
Speaker: La loi de Moore, elle est déjà explicité à ce moment-là?
Speaker: Ce n'est pas encore.
Speaker: C'est quelques années.
Speaker: Ça arrive autour des années 60.
Speaker: Parce qu'en 1960, tu as M. Mohamed M. Attala, qui est un ingénieur, chimiste, cryptographe, inventeur égypto-américain.
Speaker: Eh bien, beau CV, ouais.
Speaker: Lui, il travaille aussi au laboratoire Bell.
Speaker: Et il montre que s'il utilise du dioxyde de silicone, ça va permettre de résoudre une bonne partie des problèmes des transistors à point de contact.
Speaker: Ok.
Speaker: et il va mettre au point ce qu'on appelle le transistor à effet de champ.
Speaker: C'est le transistor moderne.
Speaker: Il vient d'inventer le transistor que nous on a dans nos ordinateurs.
Speaker: On l'utilise toujours.
Speaker: Il y a des variations là, mais les transistors modernes c'est les transistors à effet de champ.
Speaker: Ça s'appelle les transistors MOSFET, d'acronyme.
Speaker: Et c'est ça qu'on utilise aujourd'hui, il y a plein de variantes.
Speaker: Et l'intérêt de celui-là c'est qu'il est super simple à miniaturiser.
Speaker: Et surtout on peut l'intégrer dans les circuits imprimés.
Speaker: Alors que les précédents il fallait les souder par dessus.
Speaker: Celui-là tu peux l'imprimer.
Speaker: Ah oui, celui-là tu peux directement le mettre, ouais.
Speaker: Et du coup ça permet d'en mettre au point des processus, des waffers aujourd'hui où on va faire une plaque de silicone avec un réactif qui réagit aux lumières UV.
Speaker: Et on va aller imprimer, brûler
Speaker: C'est ce qu'il faut et ça c'est les plaques rondes où ils produisent les processeurs et on peut les imprimer en batch grosso modo.
Speaker: C'est super compliqué le rendement des unis de processeurs aujourd'hui, c'est toujours pourri mais dans ce coup il a permis de faire qu'on n'a pas à souder les processeurs, on peut les imprimer.
Speaker: On peut juste les imprimer.
Speaker: Moi je ne me rends pas trop, je ne sais pas du tout comment ça fonctionne les circuits imprimés.
Speaker: C'est des couches, on vient retirer avec des UV là où on ne veut pas qu'il y ait de conduction, des choses comme ça.
Speaker: Le processus est super complexe mais très intéressant.
Speaker: Mais ouais, et du coup, Monsieur Atala, il a mis ça au point.
Speaker: Il a mis le transistor à effet de champ, c'est la base.
Speaker: Et si les deux prés... et c'est ça.
Speaker: Et ce qui est intéressant, c'est que là, il va y avoir plein de dérivés de ce transistor-là.
Speaker: Et c'est des dérivés qu'on connaît, parce que c'est des dérivés qu'on connaît aujourd'hui, puisque c'est notre transistor moderne.
Speaker: Les LED, ce sont des transistors à effet de champ.
Speaker: Parce qu'on avait dit, tu sais, que tu pouvais utiliser de la lumière pour rendre le conducteur un semi-conducteur?
Speaker: Oui, oui, oui, on peut faire l'inverse du coup.
Speaker: Exactement.
Speaker: C'est aussi le principe des capteurs CMOS, des capteurs d'appareils photo numériques.
Speaker: Ok.
Speaker: C'est des transistors.
Speaker: Ah bah oui, pareil, du coup tu fais de la lumière dessus, ça va être conduit, et puis let's go.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et toutes ces choses sont là.
Speaker: Mais on a encore juste des transistors, il va falloir encore dix petites années.
Speaker: D'ailleurs c'est à ce moment-là, autour des années 60, que Moore émet sa première loi.
Speaker: Ah ok, super.
Speaker: Il y en a une deuxième qui va corriger, qui est celle qu'on connaît aujourd'hui.
Speaker: Ok.
Speaker: Hum...
Speaker: Mais ouais, et en fait en 71, là on a des processeurs, c'est comme si on avait des ampoules.
Speaker: En 71 tu as Intel qui va commercialiser le premier micro-processeur.
Speaker: C'est, on te vend des portes logiques déjà assemblées.
Speaker: On te vend la machine à calculer mais faite avec des processeurs.
Speaker: Ok, ok.
Speaker: Parce que le processeur avant...
Speaker: Avant, une machine à calculer, c'est un processeur.
Speaker: Ah oui, d'accord, d'accord.
Speaker: Oui, c'est l'objet en soi au total.
Speaker: À la fin, c'est ton processeur.
Speaker: Et là, en fait, Intel en sort un où il y a tout dedans.
Speaker: Donc le processeur devient un composant et plus l'objet.
Speaker: Entre guillemets.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et parce qu'avant, tu voulais faire une machine à calculer électrique.
Speaker: t'allais chercher tes transistors tu pouvais peut-être acheter une ou deux portes logiques déjà faites ensemble mais t'allais souder tout ça et là Intel te sort une puce qui fait cette taille qui doit faire 1 cm par 4 par 3 dessus t'as 2300 transistors et ça te fait les opérations mathématiques de base et c'est ça donc le premier c'est le Intel 4004 parce qu'il fonctionne en faisant des calculs sur 4 bits tu peux lui donner des chiffres sur 16 bits
Speaker: mais en interne il fonctionne en 4 bits.
Speaker: Ça doit être 2300 transistors et à l'époque ça coûtait 430 dollars.
Speaker: Mais c'est le premier microprocesseur de l'histoire.
Speaker: Aujourd'hui ça coûte combien?
Speaker: Ça, ça doit coûter un dixième de centime.
Speaker: Ça fait trop peur.
Speaker: C'est une dinguerie.
Speaker: Et ça y est, on a le transistor moderne, on a le microprocesseur, et la suite, c'est notre histoire moderne.
Speaker: Il faut faire des ordinateurs avec, maintenant.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Mais en soi, on sait faire parce que les plans de la machine à calculer, ça fait 150 ans qu'on les a dans un tiroir.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: On a juste un tout petit machin pour plus que ça prenne une pièce.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Et maintenant c'est plus une question de réduire la taille des processeurs et en mettre le plus possible dans l'espace le plus petit possible.
Speaker: Il y a encore des notions aujourd'hui de température, de résistance sur lesquelles on travaille et de miniaturisation auxquelles on arrive aux limites.
Speaker: Mais 1971, c'est la fin de... On a notre informatique moderne.
Speaker: Maintenant, tout ce qu'on fait, c'est miniaturisé et densifié.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et est-ce qu'à un moment donné, on va se dire « Ah, le transistor, c'est pas ça la solution » et qu'on va réinventer un nouveau truc?
Speaker: Peut-être.
Speaker: Peut-être qu'on mettra au point des matériaux qui nous permettront de le faire.
Speaker: Ça semble assez improbable.
Speaker: parce qu'on bosse quand même sur ça depuis un moment mais c'est ça et c'est vraiment la clé dans tout ça c'est les semi-conducteurs parce que l'électricité elle a évolué, elle a fait son bout de chemin la communication elle se base sur ce qu'on pouvait faire en électricité et à l'avant ça fait son bout de chemin
Speaker: Et on a vraiment le semi-conducteur qui est arrivé et qui a cassé la clé de voûte, qui a permis de tout rassembler.
Speaker: Parce qu'on a cité les capteurs CMOS, les LED, les panneaux photovoltaïques, nos écrans à LED, c'est que du semi-conducteur.
Speaker: Et du coup quand on parle, généralement on dit « Ah bah c'est des usines de semi-conducteurs », on parle de ça.
Speaker: On parle des semi-conducteurs qui nous permettent de faire tout ça.
Speaker: Est-ce que c'est aussi les fameux métaux rares qu'on retrouve?
Speaker: Les terres rares, ça peut... Ouais parce qu'on va les utiliser, je ne veux pas dire de bêtises à la vérité, mais pour moi on les utilise pour ce qu'on appelle doper les semi-conducteurs.
Speaker: Quand tu fais un transistor à effet de champ, tu vas prendre trois morceaux de silicone et tu vas mettre des impuretés, mais pas les mêmes dans ces morceaux, ce qu'on appelle le dopage.
Speaker: et du coup ça va donner des conductivités et des résistances différentes à ces morceaux et on fait les jonctions avec ces morceaux dopés différemment on n'a pas un morceau de gallium, un morceau de silicone et un autre morceau de gallium on a 3 morceaux de silicone avec des saloperies en plus avec un petit peu de cobalt un peu de gallium d'un côté ok mais ouais c'est ça parce que toutes les inventions dont on en a parlé on en a parlé comme étant des étapes dans le développement d'un truc
Speaker: Et qu'aujourd'hui, tu as l'impression qu'on est un peu sur la ligne d'arrivée, alors que ça tourne, c'est encore une étape de plus et qu'on va... Tu sais, genre, ouais, je vais aller loin, mais les ordinateurs quantiques, MDR, tu vois, c'est un peu ce truc de... Finalement, tout n'est qu'une transition vers une technologie plus avancée, tu sais.
Speaker: Et du coup, après, c'est parce qu'on est dans notre histoire moderne, donc on ne se rend pas compte.
Speaker: Mais peut-être dans 150 ans, il y a des gens qui seront en train de... Enfin, que les processeurs d'aujourd'hui, c'est juste un chapitre de plus dans leur émission, tu vois.
Speaker: Et jusqu'à leur histoire...
Speaker: Non, ça va être très intéressant de voir comment ça va évoluer.
Speaker: C'est beau.
Speaker: Puis ce qui est intéressant, c'est de voir, parce que là, on a fait le chemin vers le transistor, mais ça, c'est les triodes utilisés dans les radios.
Speaker: On appelait des radios des transistors.
Speaker: Oui, bah oui, c'est ça.
Speaker: Comment ça se fait?
Speaker: C'est juste une coïncidence?
Speaker: Non, je crois que ça match avec les années.
Speaker: Ok.
Speaker: Ok.
Speaker: Et ouais parce que t'avais des ampoules dedans et aujourd'hui t'as encore des fans de sons très purs ou des choses comme ça qui vont continuer de travailler avec des amplificateurs à ampoules à vide.
Speaker: Ah bah les amplis à lampes, laisse tomber, les guitaristes ils jouent que par ça.
Speaker: Bah c'est ça.
Speaker: Et pour revenir, clore les différents trucs qu'on avait laissés, utiliser les ampoules à vide comme diodes pour redresser du courant, on a continué de le faire très très longtemps.
Speaker: Ok.
Speaker: On avait inventé les ampoules à vide à vapeur de mercure.
Speaker: Alors ça je t'inviterais à regarder, ça a on dirait une méduse en verre.
Speaker: Tu ne trouvais pas que ça pète?
Speaker: Non, on dirait que c'est une sorte de méduse en verre, une grosse tête d'ampoule qui part avec 6 bras et 6 autres petits bras en dessous.
Speaker: Tous reliés à des câbles électriques avec des...
Speaker: des bornes sur chacun de ses bras et en fait on envoie du courant très haute tension là dedans et ça va aider à redresser le courant mais sur SI en même temps pour essayer d'avoir un courant très lisse et ça brille d'une lumière bleue et ce truc t'en trouves dans des cabinets en métal dans le transformateur électrique c'est complètement paumé mais on va encore en utiliser un peu parce que ça a toujours une utilité des diodes
Speaker: en verre, en tube en vide, on en trouve encore dans certains systèmes électriques, certaines grilles un peu partout dans le monde parce qu'en très haute fréquence, c'est encore une très haute tension, c'est encore l'utilité.
Speaker: Le courant continu, on l'utilise aussi pas mal pour relier des grilles électriques différentes.
Speaker: Sur une grille électrique, tous les générateurs doivent être synchronisés.
Speaker: Moi, je produis de l'alternative.
Speaker: Si tu as produit de l'alternative sur le même circuit, il faut qu'on soit synchrone dans nos phases.
Speaker: Ici, par exemple,
Speaker: la grille québécoise et la grille ontarienne, les postes de relais, convertissent l'énergie alternative, par exemple l'énergie électrique d'Hydro-Québec en alternatif, va être convertie en courant continu, haute tension,
Speaker: Et ensuite, 4 mètres plus loin, on le reconvertit en alternative.
Speaker: Tu fais tampon entre les deux grilles.
Speaker: Parce qu'il n'y a pas de fréquence dans le courant continu.
Speaker: Donc ça permet de faire passer du courant d'une grille à l'autre si elles ne sont pas synchronisées.
Speaker: À moins qu'on puisse inventer un synchronisateur.
Speaker: Du coup, c'est ça.
Speaker: Et il fonctionne en passant par le courant continu.
Speaker: C'est encore utilisé dans ce genre de domaines.
Speaker: C'est tout ça.
Speaker: Et c'est marrant de se dire que nos transistors qu'on a aujourd'hui, il y a tout ça derrière.
Speaker: Ouais, c'est ça.
Speaker: Et oui, en effet, ça a été les 4 semaines de la Dream Team où ils sont passés du prototype de Choclet à un truc qui fonctionne et ça allait super vite d'un coup.
Speaker: Ah, mais c'est 150 ans d'histoire derrière.
Speaker: Ouais, c'est ça.
Speaker: Voir plus finalement.
Speaker: Ça, c'est la beauté de la science.
Speaker: Ouais, vraiment.
Speaker: Je pense qu'on a fait le tour.
Speaker: C'était un bel beau voyage.
Speaker: On essaiera de condenser un peu tout ça pour la suite.
Speaker: À travers les âges et les endroits.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Je vais vous dire merci à vous d'avoir écouté.
Speaker: On se retrouvera pour un autre épisode sur un autre sujet.
Speaker: Et à la prochaine.
Speaker: Bisous, bisous.


