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¿ Le début de l'Hantavirus ? Pendant le covid. Ep 1

Pendant le Covid
Pendant le Covid

27 plays · May 26, 2026

Le foyer d'infection à Hantavirus est l'occasion de se remémorer le début du covid

Transcript

Speaker: Bonjour, on enregistre ce podcast le 17 mai 2026, et oui, on est toujours pendant le Covid.

Speaker: Dans ce podcast, on va parler de notre vie quotidienne et de nos expériences pendant le Covid.

Speaker: Et bien entendu, puisque c'est un podcast sur le Covid, on va commencer cet épisode en parlant du antivirus.

Speaker: T'as suivi ce qui s'est passé, toi?

Speaker: Qu'est-ce que t'en penses de tout ça?

Speaker: Bah, pas beaucoup, quoi.

Speaker: Enfin, c'est énervant.

Speaker: T'as préféré pas suivre par frustration, c'est ça?

Speaker: Un peu, je commençais à suivre et je me suis dit que l'histoire se répète.

Speaker: Ça m'a un peu énervée, mais ça m'intéresse, raconte-moi.

Speaker: Pour résumer un petit peu tout ça, sur un bateau, le MV Hondius, il y a eu plusieurs cas de antivirus qui ont été détectés.

Speaker: Et les mesures sanitaires, les mesures de réduction des risques de contamination n'ont pas été terribles.

Speaker: Juste pour... Voilà, c'est un virus qui s'est transmis par l'air partagé, quoi.

Speaker: Enfin, c'est aéroporté.

Speaker: En tout cas, un des modes de transmission, c'est aéroporté, quoi.

Speaker: Ouais, du coup, comme le Covid, et on pourrait se dire qu'avec six ans d'expérience, on aurait pu gérer ça correctement.

Speaker: Mais non!

Speaker: Donc ouais, comme exemple, on a vu quoi?

Speaker: On a vu déjà des masques chirurgicaux, bon, alors qu'on sait qu'il faut du FFP2.

Speaker: Et en plus, on a vu les gens les porter sous le menton.

Speaker: On a vu aussi des gens sans masque.

Speaker: Sur les photos, quand ils sortaient les gens du bateau, il y avait même des gens sans masque, quoi.

Speaker: Tout à fait, même je me rappelle dans un bus pour les évacuer ou les transporter je ne sais pas où.

Speaker: Donc le bus, c'est quand même un truc super confiné et on voit un mec qui enlève son masque.

Speaker: Tu m'as parlé de la prise de température, qu'est-ce que tu as vu toi?

Speaker: En fait, il y a un mec qui était sur le bateau, je crois qu'il est un influenceur de voyage ou je ne sais pas quoi, en fait.

Speaker: Et le mec, il est confiné à Nebraska, enfin, dans un hôpital ou un centre dans le Nebraska.

Speaker: Et en fait, il doit… Enfin, du coup, il fait des vidéos de ce qu'il fait tous les jours et voilà quoi.

Speaker: Du coup, je me suis dit, je vais regarder, voir, voilà, enfin, un peu, je ne sais pas si on peut voir un système de ventilation ou des bons masques FFP2 et tout.

Speaker: Et en fait, non.

Speaker: Une des choses que j'ai vues, c'est qu'il doit prendre sa température tous les jours, je ne sais pas si une fois ou deux fois par jour, je ne sais pas.

Speaker: Mais en tout cas, il prend sa température tout seul, enfermé dans sa chambre.

Speaker: Il regarde son thermomètre et puis il ouvre la porte pour donner sa température à l'infirmière avec un masque chirurgical.

Speaker: Lui, il est avec un masque chirurgical.

Speaker: Je ne sais pas, l'infirmière en face, c'est...

Speaker: si elle est masquée avec un sheer ou un FFP2, je ne sais pas, parce qu'il ne la montre pas.

Speaker: Mais du coup, il ouvre la porte, il danse à température et après, il commande le repas et tout.

Speaker: Enfin, genre, il laisse la porte ouverte un bon moment pendant qu'il commande le repas alors qu'il est en masque chirurgical et qu'on ne sait pas en face il y a quoi, quoi.

Speaker: Alors qu'il suffisait d'envoyer un mail ou de glisser une feuille sous la porte.

Speaker: N'importe quoi.

Speaker: Il y a plein d'autres façons de faire.

Speaker: Du coup, il y a eu tout ça.

Speaker: Ils ont décidé de ne pas faire de quarantaine sur le bateau.

Speaker: Au final, tous les passagers ont quitté le bateau au plus tard le 11 mai.

Speaker: Et on a détecté un nouveau test positif d'un des passagers, le 12.

Speaker: Ça montre que...

Speaker: On a potentiellement libéré des gens qui vont se révéler positifs et contaminants dans la nature.

Speaker: Ils sont censés s'isoler.

Speaker: Est-ce qu'on peut avoir confiance en ça?

Speaker: Je ne sais pas trop, puisqu'on a retrouvé un mec dans un bar alors qu'il était censé s'isoler chez lui.

Speaker: Mais même, ça c'est horrible, mais même avant ça, confinait les gens chez eux avec leur famille.

Speaker: Oui.

Speaker: Donc il y a eu, comme à chaque fois, des consignes un peu contradictoires, en mode, oui, la personne va s'isoler chez elle avec sa famille.

Speaker: Et si elle a des symptômes, elle commence à porter un FFP2.

Speaker: Si elle a besoin d'être en contact avec quelqu'un d'autre.

Speaker: Alors, non.

Speaker: Donc, tu ne confines pas quelqu'un chez sa famille, quoi, en mettant en risque tous les autres membres de la famille.

Speaker: Et après, si symptômes, tu mets un FFP2.

Speaker: Enfin, non, quoi.

Speaker: Déjà, pourquoi on met en risque les gens de la famille?

Speaker: Deux, pourquoi on n'explique pas que la transmission aéroportée, c'est aéroportée et que du coup, c'est pas... Du coup, si t'as des symptômes et que tu dois avoir en face à face un autre membre de ta famille que tu dois porter un FFP2, il faut expliquer comment ça se passe.

Speaker: En fait, il faut expliquer que si t'as été dans la cuisine trois minutes avant et que la personne arrive après, si t'as été pas masqué avec un FFP2, elle est...

Speaker: en risque en fait.

Speaker: Si elle prend la douche après toi, elle est en risque.

Speaker: S'il y a des systèmes de ventilation qui connectent les chambres, je ne sais pas, les différents espaces de la maison, il y a un risque en fait.

Speaker: Donc déjà, isoler les gens chez eux et avec leur famille sans expliquer tout ça, ça met en danger plein de gens de façon, je ne sais pas comment le dire, mais c'est

Speaker: ça aurait pu s'éviter.

Speaker: Il y avait d'autres moyens de le faire.

Speaker: Je ne sais pas si c'est dit.

Speaker: Est-ce que les autres membres de la famille sont eux aussi censés rester isolés?

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: Moi, je n'ai vu nulle part.

Speaker: Je me suis dit, qu'est-ce qu'on est en train de faire?

Speaker: C'est ça, parce que potentiellement, ils vont être contaminés et devenir contaminants.

Speaker: Ils vont aller bosser, aller à l'école.

Speaker: C'est irresponsable.

Speaker: Tu as vu qu'on a déjà retrouvé...

Speaker: Un cas, potentiellement, je crois, d'antavirus dans une école à New York et en France, je crois.

Speaker: Ouais, c'est vrai.

Speaker: Maintenant que tu le dis, ça me dit quelque chose.

Speaker: Ouais, donc...

Speaker: Tu parlais de transmission aéroportée, tu n'es pas tout à fait d'accord avec l'OMS qui a commencé par dire que la transmission, elle ne peut se faire qu'entre des personnes qui ont des contacts très proches, presque intimes, mais au moins dans le même foyer.

Speaker: Alors, je ne sais pas à quel type de transmission ça correspond.

Speaker: Le virus qui regarde est-ce qu'on est dans le même foyer ou pas, je vais passer d'un autre à l'autre.

Speaker: Mais si on est en extérieur, non, je ne vais pas passer d'un autre à l'autre.

Speaker: Et après un petit peu de temps, ils ont un petit peu élargi leur définition, leurs critères.

Speaker: À un moment, il y a une personne qui est décédée.

Speaker: Donc, ils sont allés voir ce qui s'était passé dans l'avion qu'elle avait emprunté.

Speaker: Et ils ont tracé les personnes qui étaient au maximum à deux rangs d'aile.

Speaker: Ouais, c'est pas possible.

Speaker: Mais là, ce que tu dis du contact rapproché, tout ça, en fait, il y a José Luis Jiménez qui a posté un truc sur la confusion entre mode de transmission et situation de transmission.

Speaker: Genre, mode de transmission aéroporté, situation, contact rapproché, genre,

Speaker: Et ça, c'est une grosse confusion.

Speaker: Le contact rapproché, ce n'est pas un mode de transmission.

Speaker: C'est une situation dans laquelle tu peux te contaminer, mais il faut parler des aérosols, il faut expliquer comment ça se passe.

Speaker: Il faut expliquer effectivement que si tu es juste à côté, juste en face de la personne qui est malade, tu as plus de risques, mais ça ne veut pas dire que si tu es un petit peu plus éloigné et que tu respires les aérosols contaminés, tu es moins à risque.

Speaker: Oui, mais tu es à risque quand même, surtout si c'est un espace fermé, si c'est un espace fermé mal ventilé, ça ne va pas aller non plus.

Speaker: Et le mode de transmission reste la transmission aéroportée, quoi.

Speaker: Mais quand t'as rapproché, personne va comprendre, quoi.

Speaker: Ouais, donc transmission aéroportée, on est d'accord, et il faut peut-être en parler à notre ministre de la Santé, qui a dit, je cite, qu'il n'y a aucune raison de porter un masque pour le antivirus.

Speaker: Alors, ouais, je pense qu'elle dit ça parce que pour l'instant, il y a peu de cas, et soi-disant, on les trace, on les contrôle, mais est-ce qu'on peut lui parler du principe de précaution, peut-être?

Speaker: Et surtout, moi ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi on ne peut pas dire... Enfin, on a déjà vu que les masques, ça marche, que les FFP2, ça marche, que ça permet de diminuer la circulation d'autres virus, pas que le Covid, le Covid et d'autres virus aussi, et qu'en hiver, chaque hiver, les hôpitaux sont débordés, etc.

Speaker: Pourquoi on ne peut pas profiter de chaque occasion?

Speaker: pour faire passer le message que porter un masque, c'est important, que ça prévient des maladies, que ça prévient de tomber malade, que ça prévient de transmettre des maladies à d'autres personnes.

Speaker: Je ne comprends pas pourquoi on gaspille des opportunités pédagogiques pour expliquer aux gens comment se protéger.

Speaker: Enfin, je ne comprends pas.

Speaker: C'est OK, OK, l'antavirus, ce n'est pas encore au stade OK, mais...

Speaker: Parlons des masques, en fait.

Speaker: C'est important.

Speaker: Tout à fait, elle aurait pu dire éventuellement, elle aurait pu dire bon, étant donné que ça ne s'est pas propagé, il n'y a pas de raison de porter un masque, mais il y a quand même d'autres virus aéroportés et porter un masque, ça reste toujours utile.

Speaker: Ça aurait déjà été beaucoup mieux si elle avait dit ça.

Speaker: Dans la presse, la reprise de sa citation, c'est jamais il n'y a aucune raison de porter un masque concernant le antivirus, c'est toujours il n'y a aucune raison de porter un masque.

Speaker: Et ça invisibilise absolument toutes les autres maladies, y compris le

Speaker: Covid qui reste dangereux et ça discrédite toutes les personnes qui portent un masque pour se protéger, pour protéger les autres.

Speaker: Bah ouais, bah ouais, ouais, c'est pas... Vraiment, ça va pas du tout, mais tu vois pourquoi ça m'est néant?

Speaker: Mais oui!

Speaker: Mais raconte-moi, continuez, raconte-moi ça m'est néant.

Speaker: Non, mais du coup, essayons de se faire un petit peu plus, un peu moins du mal et un peu plus du bien.

Speaker: Sinon, on avait été en charge, sinon on avait été l'OMS, comment on aurait géré tout ça?

Speaker: Je pense que déjà, on s'est entouré des gens qui savent.

Speaker: Déjà, José Luis Jiménez, je l'aurais appelé.

Speaker: Voilà.

Speaker: Et puis d'autres personnes qui sont vraiment au courant des recherches qui se sont passées après 2020, de tout ce qu'on a appris, de tout ce qu'on a appris de la chimie environnementale, de la physique des fluides, pour prévenir une pandémie.

Speaker: Effectivement...

Speaker: bien prendre en charge la situation.

Speaker: Enfin, je ne sais pas, mais... Plus concrètement, moi, j'aurais laissé les gens sur le bateau.

Speaker: Évidemment, avec tous les aménagements nécessaires, la bonne ventilation, le port du masque obligatoire, les soins si nécessaire, mais au moins les laisser centraliser sur ce bateau, parce que là, on a éparpillé dans le monde entier des personnes potentiellement contagieuses ou potentiellement qui seront contagieuses plus tard.

Speaker: Ouais, parce que moi je pense que, au-delà du truc de « c'est pas une pandémie, ça va pas devenir une pandémie, rassurez-vous », etc.

Speaker: Mais même si ça devient pas une pandémie, mais que ça tue quelques personnes dans les familles des gens qui étaient contaminés, ça va pas.

Speaker: C'est des morts évitables, en fait.

Speaker: Et je pense que la question, ce n'est pas « est-ce que ça va devenir ou pas une pandémie?

Speaker: ».

Speaker: La question, c'est qu'il faut éviter que des gens meurent alors que c'était évitable, en fait.

Speaker: Il faut éviter que des gens soient contaminés parce que c'est évitable, parce qu'on a les moyens de le faire.

Speaker: Et donc, au-delà de « rassurez-vous, ça ne vous concerne pas »,

Speaker: Enfin, je pense qu'il faut s'inquiéter aussi pour la vie des gens qui sont en danger maintenant, parce que les gouvernements ne sont pas en train de prendre les mesures pour les protéger.

Speaker: Les familles de ces gens-là, quoi, par exemple, déjà directement, ça ne va pas, quoi.

Speaker: C'est vrai.

Speaker: Et du coup, alors, on ne sait pas encore si c'est une pandémie ou pas.

Speaker: Qu'est-ce que tu en penses, toi?

Speaker: Tu penses que c'est le début de la pandémie de l'antavirus ou tu penses que là, on voit déjà la fin et ça va s'arrêter?

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: Je ne sais pas, moi.

Speaker: Je pense que... Je pense que... D'après tout ce que tu m'as raconté et de ce qu'on a vu, en tout cas, la gestion, elle n'est pas très bonne.

Speaker: Et c'est tout ce qu'on peut dire à ce stade.

Speaker: Et que ça... Évidemment, la gestion des premiers moments d'une...

Speaker: d'une épidémie ou d'un cluster, elle est déterminante pour la suite et le fait ou pas que ça se transforme en pandémie.

Speaker: Mais en tout cas, à ce stade, la seule chose que je peux dire, c'est que la gestion, elle n'est pas bonne.

Speaker: Et toi?

Speaker: Si ça devient une pandémie, ce sera probablement à cause de ce qui a été fait ces dernières semaines.

Speaker: Oui.

Speaker: Tu te rappelles le début du Covid?

Speaker: Comment c'était pour toi?

Speaker: Ah, ben, ouais, écoute, moi, je travaillais dans un hôpital, donc on a entendu parler du Covid.

Speaker: On nous indiquait qu'on risquait de recevoir des patients.

Speaker: Ça, c'était en février 2020.

Speaker: Je me souviens d'ailleurs qu'on nous avait dit que le Covid était plus contagieux que la grippe, mais beaucoup moins dangereux.

Speaker: Avec le recul, waouh!

Speaker: Et début mars, bizarrement, alors que ce n'est vraiment pas dangereux le Covid, on a le directeur de l'ARS, l'Agence Régionale de Santé, qui met notre hôpital et certainement d'autres en plan blanc.

Speaker: C'est-à-dire qu'on n'a pas le droit de s'éloigner de l'hôpital pour pouvoir être disponible en cas de besoin, puisqu'on allait mettre l'hôpital à disposition, on allait fermer des services, des billes, au cas où on recevrait des malades du Covid.

Speaker: Et du coup, les gens, ils ont loué des chambres autour de l'hôpital?

Speaker: Loué des chambres autour, non.

Speaker: Pourquoi?

Speaker: Parce que si tu n'as pas le droit d'être à plus d'une heure, enfin genre, s'il y avait des gens qui habitaient à plus d'une heure de l'hôpital?

Speaker: Oui, pardon, je n'avais pas compris ta question.

Speaker: Ce n'était peut-être pas une heure exactement.

Speaker: C'était peut-être qu'il ne fallait pas quitter la région, mais c'était quelque chose comme ça.

Speaker: Par contre, oui, j'ai souvenir aussi qu'il y a des gens qui dormaient à la cafétéria pour ne pas être trop loin et pour être disponibles à toute heure.

Speaker: Ah ouais?

Speaker: Oui, c'est ce genre de mesure qui a fait que j'ai pris conscience que la situation était assez grave.

Speaker: Ah ouais?

Speaker: Et du coup, il dormait dans la cafétéria, mais déjà en mars?

Speaker: Enfin, déjà quand les plans blancs étaient déclenchés ou avant en prévision?

Speaker: Ça, je ne sais plus exactement quand c'était, mais possiblement pendant le plan blanc, je pense.

Speaker: Ok.

Speaker: Et du coup, le plan blanc, ça signifie?

Speaker: le personnel doit être près de l'hôpital.

Speaker: L'hôpital ferme certains services pour donner priorité à d'autres.

Speaker: Et quoi d'autre?

Speaker: Je ne sais plus si la fermeture des services, ça fait partie du plan blanc, mais en tout cas, c'est le fait de devoir être absolument disponible en peu de temps.

Speaker: C'est vraiment ça le plan blanc pour moi.

Speaker: Le plan blanc, c'est une question pour le personnel?

Speaker: Ouais, c'est ça.

Speaker: Il faut que tu sois disponible si on reçoit des patients.

Speaker: Donc, pas de vacances, quoi.

Speaker: On nous a fait annuler nos congés.

Speaker: On n'a plus le droit de prendre des vacances à ce moment-là.

Speaker: OK, OK.

Speaker: C'était impressionnant.

Speaker: OK.

Speaker: Et toi, comment c'était le tout début?

Speaker: Moi, du coup, je me rappelle qu'en décembre 2019, moi, j'écoutais un journal de gauche.

Speaker: Je l'écoutais tous les jours, sauf le week-end, et je le mettais toujours un peu dans le fond pendant que j'avais fait d'autres activités, et si j'entendais des infos qui m'intéressaient, j'ai arrêté, et puis je faisais vraiment attention.

Speaker: Sans me faire attention, j'avais écouté qu'il y avait un nouveau coronavirus, et...

Speaker: Et du coup, je l'avais écouté plusieurs jours de suite et je me disais « Ok, c'est cool en fait, il y a une nouvelle espèce, enfin il y a un nouvel organisme vivant. »

Speaker: Mais c'était un nouveau, enfin, il y a un nouveau coronavirus.

Speaker: Et pour moi, c'était chouette pour la science, enfin, pour, je sais pas, pour la faune, pour la flore, je sais pas, tu vois, comme quand on découvre une nouvelle espèce animale, enfin, c'est cool, quoi.

Speaker: Mais du coup, je ne comprenais pas pourquoi on continuait à parler tous les jours de ça.

Speaker: Enfin, j'étais en mode, ok, enfin, c'est cool et tout, mais...

Speaker: Et du coup, c'est pas comme maintenant où on voit, on sait pas si c'est le début de l'intervirus, mais en tout cas, on voit comment la gestion de cette crise, elle est mal faite dès le début.

Speaker: À l'époque, je m'intéressais pas à ça.

Speaker: Je comprenais pas.

Speaker: Et les seuls souvenirs que j'ai, c'est... Enfin, je me rappelle qu'après, dans les mois d'après...

Speaker: sans comprendre toujours très bien, j'ai vu qu'il y avait des usines, quelque part, je ne sais plus, je pense que c'était en Asie, qui, au lieu de faire des parties d'iPhone, avaient commencé à faire des masques,

Speaker: Et je voyais aussi un truc de gel hydroalcoolique qui commençait à se vendre beaucoup, mais un peu dans d'autres pays, même dans d'autres continents, quoi.

Speaker: Et donc, je me disais, OK, peut-être que là-bas... Enfin, je ne sais pas ce que j'ai pensé vraiment, quoi.

Speaker: Mais je ne comprenais pas très bien.

Speaker: Et après, je me rappelle qu'il y a eu le confinement en Italie.

Speaker: Et après, voilà, en 2020, là, je pensais vraiment à m'intéresser...

Speaker: Au truc quoi, mais enfin ou peut-être fin février, voilà, je commençais à avoir peur de prendre le métro.

Speaker: C'était quand que la ministre de la Santé a dit qu'il ne fallait pas porter de masque parce qu'on ne savait pas utiliser ces outils techniques?

Speaker: Je ne sais plus quand c'était, oui.

Speaker: Il faut être qu'on cherche.

Speaker: Il y avait les affichettes dans les aéroports qui allaient nous protéger.

Speaker: Mais cette dame, elle avait dit, voilà, il ne faut pas porter de masque parce que c'est plus dangereux que ne pas le porter.

Speaker: Ce qui n'a aucun sens, absolument.

Speaker: Parce que quand vous portez un masque, vous touchez vos visages beaucoup plus.

Speaker: Enfin, un truc au mot de... Le virus est transmis par le toucher.

Speaker: Et du coup, si vous touchez votre visage, il y a plus de risques d'être contaminés.

Speaker: Et donc, quand elle a fait cette annonce, déjà, à cette époque-là, je m'intéressais au truc et j'avais peur...

Speaker: de prendre le métro.

Speaker: J'avais envie d'utiliser des masques, mais je ne le faisais pas parce que j'avais un peu honte qu'on me regarde un peu comme quelqu'un de bête.

Speaker: Elle n'a pas compris qu'il ne fallait pas de masque, ou elle utilise un masque alors que c'est par contact et qu'elle n'a rien compris la transmission.

Speaker: Enfin...

Speaker: Mais je me rappelle la sensation de peur dans le métro et des peurs aussi dans... voilà, avec les fruits et les légumes, au moment où il faut les laver.

Speaker: Mais en termes de gestion de crise, je pense que, ouais, en mars, j'ai commencé à m'intéresser... Enfin, vraiment, quand il y a eu... Ouais, enfin, juste un petit peu avant le confinement, quoi.

Speaker: Et c'était quoi tes sources d'informations alors?

Speaker: Puisqu'on a vu que les instances officielles, c'était pas ça.

Speaker: Le gouvernement, l'OMS non plus, on se rappelle que pendant longtemps, ils ont maintenu que la transmission n'était pas aéroportée.

Speaker: Comment t'as appris tout ça, toi, du coup?

Speaker: Ben, non, enfin, au début, c'était le gouvernement.

Speaker: C'était l'OMS.

Speaker: Et après, j'ai eu quelqu'un dans mon entourage qui a commencé à lire des recherches

Speaker: qui montrait que c'était une transmission aéroportée.

Speaker: Et du coup, par exemple, cette personne m'a envoyé l'étude dans le bus qui montrait qu'il y avait une transmission de quelqu'un qui n'avait été pas proche de la personne qui était contaminée, mais qui avait été dans le courant d'air qui venait de... Enfin, voilà quoi.

Speaker: Et après, on m'a envoyé...

Speaker: une autre étude sur la transmission à l'aéroporté.

Speaker: Et en fait, ça a commencé à me passionner ce truc.

Speaker: D'accord.

Speaker: Parce que c'est de la physique des fluides.

Speaker: Et du coup, d'un coup, il y avait plein d'études en physique des fluides et tout le monde en parlait.

Speaker: Et je me suis tournée sur Twitter.

Speaker: Et du coup, ma source principale d'information, c'était les scientifiques sur Twitter qui faisaient de la vulgaire scientifique, quoi.

Speaker: D'accord.

Speaker: C'était bien à l'époque, Twitter.

Speaker: Ouais.

Speaker: Et toi?

Speaker: Moi, à vrai dire, c'est par toi que j'ai appris à peu près tout ce que je sais.

Speaker: Je me rappelle juste qu'au travail, on avait des masques chirurgicaux qui étaient gracieusement offerts.

Speaker: C'était vraiment sympa.

Speaker: On a eu aussi... Je crois que l'hôpital nous a offert à chaque employé deux masques en tissu, si je ne dis pas de conneries.

Speaker: Ouais.

Speaker: Super, merci beaucoup.

Speaker: Attends, attends, c'était comment tes masques en tissu?

Speaker: Ah, je ne sais plus, je ne sais plus.

Speaker: Mais ce n'était pas fait main, c'était quand même industriel, mais ça restait des masques en tissu, ça ne sert pas à grand-chose.

Speaker: Et j'avais un collègue, lui, qui mettait des FFP2, des FFP2 bifold, comme on appelle.

Speaker: Donc, c'est ceux qui ont un pli vertical.

Speaker: Et je me souviens à l'époque... Mais du coup, c'était des FFP2 ou c'était des KN95?

Speaker: Ah oui, peut-être.

Speaker: Je ne sais pas.

Speaker: En tout cas, cette forme-là.

Speaker: Et je me souviens m'être fait la réflexion que quand même, il exagère ce mec.

Speaker: C'est bon, on nous dit ce qu'il faut faire.

Speaker: Les chirurgicaux et les masques en tissu, ça suffit bien.

Speaker: Pourquoi il fait son intéressant?

Speaker: Juste parce que sa mère est médecin, je crois, ou un truc comme ça.

Speaker: Après, je me suis dit, attends, sa mère est médecin.

Speaker: Peut-être qu'il sait quelque chose qu'on ne sait pas.

Speaker: Et je crois que c'est comme ça que j'ai commencé à mettre des FFP2.

Speaker: Moi,

Speaker: Moi, au début, ouais, je mettais... Ouais, effectivement, moi aussi, j'avais des masques que le gouvernement avait donnés.

Speaker: Moi, j'avais les masques qui étaient un peu... Comment ça s'appelle?

Speaker: Bec de canard?

Speaker: Ouais.

Speaker: Bah, mais en tissu.

Speaker: En tissu, je ne savais pas que ça existait, ça.

Speaker: Ouais, ouais, ouais.

Speaker: Et du coup, c'était des masques avec des élastiques derrière la tête, blanc, qui avaient, je crois, je pense, trois couches de tissu, je crois.

Speaker: Oh là là.

Speaker: Et en fait, ça a fermé, enfin, ça collait bien à mon visage, hein.

Speaker: Et après, je commençais à apprendre sur les masques.

Speaker: Pareil, j'avais dans mon entourage aussi des gens avec qui j'ai discuté de ça.

Speaker: et qui, pareil, des gens qui continuent à lire, qui continuent à s'intéresser.

Speaker: C'était une question de survie, en fait, quand on a commencé à voir que partout on disait c'est par contact et qu'on voyait que les recherches disaient aéroportées, les autres personnes ou l'autre personne à laquelle je pense notamment, dans mon entourage, s'intéressaient aussi à 100% parce que c'était une question de survie.

Speaker: Et du coup, on partageait des infos par rapport à ça et tout.

Speaker: Et après, j'ai acheté mes premières FFP2.

Speaker: Du coup, je suis allée sur Internet au moment de FFP2.

Speaker: Et j'ai acheté des FFP2 et des FFP3.

Speaker: Voilà, voilà, voilà.

Speaker: Je ne me rappelais pas.

Speaker: Et les FFP2, c'était bifold, mais derrière la tête.

Speaker: Donc, des FFP2, voilà quoi.

Speaker: Mais je pense que c'était un peu grand pour mon visage.

Speaker: Enfin, aujourd'hui, je pense que c'était un peu grand pour mon visage.

Speaker: Et les FFP3, c'était très, très grand.

Speaker: Donc, j'ai porté un une fois.

Speaker: Et puis, je les ai donnés à une autre personne qui a une tête beaucoup plus grande que la mienne.

Speaker: Voilà.

Speaker: Et après, j'ai découvert qu'il y avait des faux FFP2.

Speaker: Et ouais, trop peur, hein?

Speaker: C'est horrible, tu crois te protéger en fait pas du tout?

Speaker: Ouais, et du coup j'ai commencé à m'intéresser, c'était quoi un FFP2, c'était quoi un bon FFP2, c'est quoi une bonne marque d'FFP2, et moi je connaissais déjà les FFP2, je les avais connus des années auparavant, j'en avais déjà porté,

Speaker: Et la première fois que je suis allée en pharmacie pour en acheter, parce que je me suis dit, je ne savais pas si les masques que j'avais étaient les bons.

Speaker: Donc, je me suis dit, je vais en acheter.

Speaker: Comme ça, je vais avoir les mêmes que j'avais à l'hôpital il y a des années. »

Speaker: Je suis allée en pharmacie et je demande des FFP2 et on me donne un Kine 95, un peu mal fait.

Speaker: Et j'ai vu ça et j'ai dit « mais c'est pas un FFP2 ça ».

Speaker: Mais je savais pas très bien, tu vois, mais je savais que c'était pas comme ce que j'avais porté et que ça avait pas l'air, voilà quoi.

Speaker: Et la personne m'a dit « si », je dis « non, du coup, gardez-le, je ne veux pas ça ».

Speaker: Et là, sur Internet, j'ai cherché partout et j'ai découvert la chaîne YouTube The Mask Nerd.

Speaker: Tu la connais?

Speaker: Non, je ne connais pas.

Speaker: C'est qui?

Speaker: The Mask Nerd, c'est un mec qui s'appelle Aaron Collins.

Speaker: C'est un Etats-Unis.

Speaker: Et je crois qu'il était un ingénieur, mais je ne sais pas un ingénieur quoi, enfin voilà.

Speaker: Et il avait une chaîne YouTube où je crois qu'il montait du vélo, un truc qui n'a rien à voir.

Speaker: Et pendant le premier confinement, en 2020 je crois, ou je ne sais pas en tout cas, entre 2020 et mi-2021,

Speaker: il a commencé à faire des tests dans sa salle des bains pour voir quels FFP2 étaient bons ou pas.

Speaker: Et quelles marques.

Speaker: Et du coup, j'ai regardé toutes ces vidéos.

Speaker: Chaque fois qu'il y avait une nouvelle vidéo, je les regardais en entier.

Speaker: Et j'ai cherché partout.

Speaker: Et aucun des masques dont il parlait n'était trouvable en France.

Speaker: D'accord.

Speaker: Et donc, je me sentais de moins à moins protégée avec ce que j'avais.

Speaker: Et oui.

Speaker: Et finalement, en novembre 2021, moi, j'ai regardé une de ses vidéos et j'ai vu qu'il parlait des trois hémorats.

Speaker: Et je me suis dit 3M quand même, ça doit se vendre un peu partout, quoi.

Speaker: Et j'ai trouvé mes premiers 3M aura.

Speaker: Et du coup, depuis, je les porte tout le temps.

Speaker: Du coup, voilà, donc c'était comme ça pour les masques.

Speaker: Je garde quand même mes masques en tissu de l'époque.

Speaker: Ah ouais, un souvenir?

Speaker: Bah oui, c'est un souvenir, quoi.

Speaker: C'est un vestige.

Speaker: Bah oui.

Speaker: Merci pour rien.

Speaker: Quoi, quoi, quoi?

Speaker: Merci pour rien.

Speaker: Non, mais après, je ne sais pas si tu as vu des recherches qui montrent que le plus important dans un masque, c'est la fermeture hermétique.

Speaker: Et il y a même des études qui montrent qu'un masque en tissu,

Speaker: bien hermétique fonctionne mieux qu'un masque chirurgical.

Speaker: Ça, c'est incroyable.

Speaker: Oui, parce que les masques chirurgicals n'ont pas une fermeture hermétique.

Speaker: Ça baille sur les côtés, souvent, le masque chirurgical.

Speaker: Ce n'est même pas que ce n'est pas hermétique, c'est que c'est pratiquement ouvert, en fait.

Speaker: Ouais, ouais.

Speaker: Et en fait, même un mini-trou de quelques millimètres, ça peut laisser entrer de l'air non filtré.

Speaker: Genre 50% de l'air non filtré peut entrer par un mini-trou, quoi.

Speaker: Parce qu'en fait, le but des masques, et c'est pour ça que la fermeture hermétique est importante, le but des masques, c'est de filtrer de l'air avant que tu le respires et filtrer de l'air quand tu respires de l'air sale, quand tu expires.

Speaker: Ouais.

Speaker: Quand tu expires de l'air sale, c'est de le filtrer avant qu'il parcourt l'espace qu'il arrive chez quelqu'un d'autre.

Speaker: Donc, si ton masque n'est pas bien hermétique, l'air n'est pas obligé de passer à travers le masque et d'être filtré.

Speaker: C'est ça, il y a moins de résistance là où c'est ouvert, donc tu ne vas pas s'emmerder à passer par le filtre qui est plus résistant.

Speaker: Ouais, voilà, c'est ça.

Speaker: Donc, le plus important, c'est une bonne fermeture hermétique.

Speaker: Et voilà.

Speaker: C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on recommande de bien se raser pour les gens qui ont de la barbe, parce qu'il suffit de tout petit début de repousse de poils pour soulever le masque, en fait.

Speaker: Et ça fait une ouverture.

Speaker: Ouais, c'est ça.

Speaker: C'est hyper important.

Speaker: Donc, les gens qui ont une barbe, une vraie barbe, non, il faut vous raser si vous mettez des masques.

Speaker: Et c'est toi qui parles en tant que... Oui, moi, j'avais une barbe avant.

Speaker: Je préférais avec une barbe.

Speaker: Mais voilà, je ne l'ai plus parce que je préfère aussi ma santé.

Speaker: Et c'était une grosse barbe aussi, hein?

Speaker: Non, ce n'était pas une grosse barbe.

Speaker: Dans les photos que je vois de toi, c'était comme...

Speaker: Oui, mais c'était avant, c'était encore avant, ça, c'était il y a longtemps.

Speaker: Mais au début du Covid, non, je crois que j'avais une genre de barbe de trois jours, un truc comme ça.

Speaker: Ah, ok.

Speaker: Il me semble, il me semble.

Speaker: Ok, donc c'est ce fameux masque nerd qui t'a formé sur les masques.

Speaker: Et comment tu t'es formé sur les autres mesures de protection et d'analyse de la qualité de l'air?

Speaker: Là, je pense à José Luis Jiménez qui a fait un énorme boulot de vulga scientifique sur Twitter, mais il y a d'autres personnes, c'est juste que je ne retiens pas leur nom, comme pour les masques.

Speaker: Au début, c'était lui, mais après, il y a eu d'autres personnes aussi qui ont commencé à faire des tests en ligne.

Speaker: Je ne me rappelle pas très bien les dates des autres personnes, mais...

Speaker: Enfin, il ne s'était pas... J'imagine quoi, qu'il y avait d'autres personnes aussi.

Speaker: Voilà, c'est juste que lui, je me rappelle très bien parce qu'il avait sa chaîne.

Speaker: José Luis Jiménez, je me rappelle très bien parce que, bah, il s'est filé Twitter, je l'ai adoré et tout.

Speaker: Enfin, voilà quoi.

Speaker: Mais j'imagine qu'il y avait d'autres personnes qui parlaient aussi de ça, qui partageaient des études, qui expliquaient les études partagées.

Speaker: qui rendaient ça vraiment compréhensible et ça m'est passionnée de plus en plus.

Speaker: Et je ne sais pas en fait, c'est qui la première personne qui a parlé des capteurs de CO2 et des PPM, mais je sais que depuis mars 2020, je savais que ça existait quoi.

Speaker: D'accord.

Speaker: Et donc, je savais que le gouvernement allait obliger les gens à avoir des capteurs de CO2 et que même les gens, par leurs propres moyens, allaient avoir l'intérêt de...

Speaker: d'acheter des capteurs de CO2 parce que tout le monde veut survivre, quoi.

Speaker: Enfin, c'est le moins.

Speaker: Et donc, en mars 2020, moi, j'ai vu ça.

Speaker: En mars, je crois que c'était en mars 2020, moi, j'ai découvert le Aranet 4, qui est un capteur de CO2 très performant et qui est connecté sur ton téléphone.

Speaker: Donc, tu peux voir les graphiques de la qualité de l'air, des endroits où tu as été et tout.

Speaker: mais qui coûtait, je ne sais pas, 200 euros à l'époque, quoi.

Speaker: Et donc, je crois que c'était moins de 200 euros à l'époque.

Speaker: Et après, ça augmentait, je ne sais plus.

Speaker: Mais en tout cas, c'était cher.

Speaker: Et je me disais que ça ne valait pas la peine de l'acheter si bientôt, ça allait être installé partout.

Speaker: Dans les restaurants, dans les hôpitaux…

Speaker: Donc, j'attendais et je voyais que personne ne parlait vraiment de qualité de l'air.

Speaker: Et moi, quand j'ai discuté avec les gens et tout, personne, c'était une discussion inexistante.

Speaker: Et donc, petit à petit, je me suis dit, OK, il va falloir que j'achète ça parce que personne ne va le faire, quoi.

Speaker: Et donc, j'ai acheté le capteur en...

Speaker: en 2022, je crois.

Speaker: Et du coup, voilà, j'ai commencé à mesurer et on dit qu'il ne faudrait pas dépasser les 700 ppm, plus ou moins, c'est ça?

Speaker: 800, c'est le max, quoi, n'est-ce pas?

Speaker: Et une qualité de l'air de 600 ppm, c'est correct?

Speaker: Et à l'extérieur, à l'air libre, on est plus ou moins à 450 ppm.

Speaker: Et donc, je me promenais avec mon capteur un peu partout et puis je voyais que l'air était dégueulasse.

Speaker: Voilà, mais c'était intéressant.

Speaker: C'était aussi une manière de discuter avec les gens, de leur dire « voilà, ça c'est une mauvaise qualité de l'air, ça mesure la quantité de CO2 qu'il y a dans l'air ».

Speaker: Donc, quand tu respires, tu jettes du CO2 et c'est une manière de, enfin, un peu comme une manière métaphorique de mesurer la quantité de risques

Speaker: qu'il y a dans un espace de contamination parce que du coup, s'il y a beaucoup de CO2, ça veut dire qu'il y a beaucoup d'air sale.

Speaker: Et si l'air sale est contaminé, enfin, air sale parce qu'il a été expiré, et s'il a été expiré par une personne

Speaker: qui est contaminé par le Covid, la tuberculose, la rougeole, la grippe, etc., il y a plus de risques de le respirer et du coup d'être contaminé.

Speaker: C'est pour ça qu'on dit que 800 ppm, c'est quand même un peu la limite, parce qu'à 800 ppm, tu as un risque, mais il est petit.

Speaker: Et à partir de là, c'est...

Speaker: c'est de plus en plus risqué, mais il y a des espaces, il y a des cabinets de consultation des médecins où j'ai eu 2900 ppm.

Speaker: Oui, on a vu ça.

Speaker: Donc, il y a des endroits qui sont vraiment sales, où le risque de contamination est très élevé.

Speaker: Sans parler aussi du fait que s'il y a beaucoup de CO2, tu as moins de performances cognitives,

Speaker: Donc, tu as plus de troubles de mémoire, tu as plus de troubles de concentration, tu peux avoir mal à la tête, etc.

Speaker: Donc, ça, c'était pour... Et du coup, c'est une manière de mesurer la qualité de l'air.

Speaker: Donc, la qualité du renouvellement de l'air.

Speaker: Parce que si le CO2 est très élevé, ça veut dire que l'air dans cet espace n'est pas renouvelé fréquemment.

Speaker: Oui.

Speaker: Et donc là, il faut ouvrir des fenêtres.

Speaker: Oui, voilà.

Speaker: Donc, il faut ouvrir les fenêtres.

Speaker: Ça fait ça que l'air, ça le renouvelle.

Speaker: Et donc, l'air expiré, il va à l'extérieur et l'air propre de l'extérieur, il rentre.

Speaker: Et toi, du coup, comment tu as acheté ton capteur, tes capteurs de cerveau?

Speaker: Moi, la première fois que j'en ai vu un, c'était le tien, c'était ton fameux Aranet.

Speaker: Je ne suis même pas sûr que je savais ce que c'était à l'époque, je ne crois pas.

Speaker: C'est toi qui as dû m'expliquer.

Speaker: C'était quand?

Speaker: C'était quand?

Speaker: Oh là!

Speaker: Je pense que... Non, je ne sais plus.

Speaker: Et du coup, comme tu dis, il est assez cher, le baranet.

Speaker: Donc, j'ai acheté un petit peu moins cher, mais qui n'était vraiment pas terrible.

Speaker: Je me rappelle qu'on a fait des comparatifs, on mesurait l'air ensemble, et ils n'étaient pas du tout d'accord.

Speaker: Je crois même que des fois, le mien était au-dessus, d'autres fois il était en dessous du sien, ça n'avait aucun sens.

Speaker: Et il n'avait pas les fonctionnalités, je crois, de mémoriser les valeurs et de faire des graphes.

Speaker: Au final, je l'ai laissé tomber et j'ai fini par m'acheter un ranette aussi.

Speaker: Et j'en suis très content.

Speaker: C'est vrai que moi, j'adore voir les graphiques.

Speaker: Parce que tu vois tes déplacements dans la journée, tu vois quand tu es dehors, c'est tout bas, c'est tout vert.

Speaker: Tu vois quand tu montes dans ton RER bondé avec l'air dégueulasse, et oui, ça avoisine les 2000 ppm, parfois plus.

Speaker: C'est toujours intéressant de voir ça.

Speaker: C'est chouette.

Speaker: Et donc, c'est une fois que tu as eu ce capteur de CO2, que tu t'es intéressé à la question de la qualité de l'air, c'est comme ça que tu as été amené à acheter un purificateur?

Speaker: Moi, je m'intéressais à la question de la qualité d'air avant d'acheter le capteur.

Speaker: C'est juste que je ne l'achetais pas parce que je pensais que c'était un achat inutile et très cher parce que ça allait faire doublon, parce que ça allait être partout dans tous les espaces.

Speaker: Donc, je m'intéressais à la qualité de l'air.

Speaker: Et la première chose que j'ai acheté, c'était ce capteur de CO2.

Speaker: Et après, je me suis dit, OK, l'air est dégueulasse un peu partout.

Speaker: Ah oui, mais pareil, pareil comme pour le capteur.

Speaker: Moi, je ne voulais pas acheter un purificateur d'air parce que c'est cher et parce que je me disais que ça ne valait pas la peine de le faire parce que tous les gens allaient l'acheter.

Speaker: Oui.

Speaker: Pour moi, c'était évident que dans les restaurants, par exemple, il allait y avoir plein de purificateurs d'air.

Speaker: C'était inconcevable que ça ne se passe pas comme ça.

Speaker: Donc, je n'allais pas dépenser mon argent dans un truc que voilà.

Speaker: Donc, à nouveau, j'ai continué à attendre.

Speaker: Jusqu'à ce qu'il y avait bon, finalement, je me suis dit « Ok, ben… »

Speaker: apparemment, ça ne va pas se faire.

Speaker: Donc, je l'achète.

Speaker: Et donc, j'ai commencé à voir.

Speaker: Et puis, sur Twitter, j'ai suivi, comme je t'ai dit, beaucoup des comptes des gens qui... Ah oui, j'avais beaucoup des comptes des gens qui avaient le R1 et 4 et du coup, qui faisaient des mesures de qualité de l'air.

Speaker: Et j'ai suivi des comptes aussi, enfin ces mêmes comptes probablement, qui parfois devaient voyager et qui voyageaient avec un purificateur.

Speaker: Et j'ai commencé à voir des gens qui avaient des purifs chez eux et tout.

Speaker: Et donc je commençais à... Je ne savais pas comment chercher et quel est un bon purificateur d'air, quoi.

Speaker: Et du coup, à l'époque, j'étais en mode de... Celui-là, je le vois un peu partout, les scientifiques qu'il voyage avec!

Speaker: Ça doit être le bon et tout.

Speaker: Et c'est après qu'il y a eu le truc un peu collaboratif où il y a les Google Sheets de plusieurs personnes.

Speaker: Il y a plusieurs Google Sheets qui ont fait plein de mesures.

Speaker: C'est quoi un bon purificateur d'air?

Speaker: En fait, ça m'a amenée à m'intéresser.

Speaker: comment un purificateur marche.

Speaker: Et il marche un peu, c'est un peu le même principe qu'un FFP2.

Speaker: Il filtre l'air et du coup, il prend l'air sale

Speaker: il les passe par un filtre et après il le jette de l'air propre.

Speaker: Et donc, ça m'a fait m'intéresser à comment on mesure l'efficacité d'un purificateur d'air.

Speaker: Parce que moi, je voulais pouvoir aller dans un endroit avec mon purificateur d'air et dire « Ok, il marche, c'est bon, il n'y a plus de Covid.

Speaker: » Oui, c'est ça.

Speaker: On ne peut pas juste se contenter d'avoir un purificateur d'air, il faut vérifier quand même son efficacité.

Speaker: Oui.

Speaker: Et du coup, ça m'a amenée à m'intéresser au capteur des particules fines.

Speaker: Particules fines 2.5, 10, 1...

Speaker: qui permet de mesurer plus ou moins, enfin qui permet de mesurer évidemment l'efficacité d'un purificateur, mais qui ne permet pas de mesurer le risque de la contamination du Covid ou pas.

Speaker: Donc je ne suis toujours pas contente.

Speaker: J'ai envie qu'on crée un capteur de Covid et que je puisse être tranquille dans un endroit et dire « Ok, c'est bon, ici il n'y a plus de Covid » ou « Ici c'est bon, je l'ai purifié ».

Speaker: Ce serait tellement bien.

Speaker: Mais du coup, voilà, donc ça m'a amenée à m'intéresser à tout ça et j'ai acheté mon premier purif et après j'ai acheté mon premier capteur de particules et du coup, voilà quoi!

Speaker: Et du coup, toi, comment t'as acheté, toi, tes purificateurs?

Speaker: Je crois que c'est pareil.

Speaker: C'est parce que j'ai vu que t'en avais, que je m'y suis intéressé et que t'as dû m'expliquer.

Speaker: Et ouais, pareil, j'ai cherché un modèle puissant.

Speaker: Alors moi, je n'avais pas envie de me prendre la tête avec des formules, calculer le volume de chez moi, le CADR.

Speaker: J'ai pris un truc puissant de base en me disant, si il est plus efficace que nécessaire, parfait.

Speaker: C'est très bien.

Speaker: Moi, je suis du genre à pas trop m'embêter avec les calculs.

Speaker: Et entre-temps, je me suis aussi penché sur les purificateurs portables et transportables, enfin, ouais, portables individuels, si on veut.

Speaker: Donc, ceux-là, c'est pas des purificateurs qui ont pour vocation de purifier l'air d'une pièce.

Speaker: mais qui purifie l'air directement que toi tu vas respirer.

Speaker: Donc tu les orientes vers toi et c'est vraiment un flux pas spécialement fort mais qui devrait suffire à ce que toi tu respires de l'air propre.

Speaker: Qui réduit un peu le risque, mais ça ne remplace pas les masques.

Speaker: Je pense que non, ça ne remplace pas les masques.

Speaker: Moi, je le mets par exemple dans le RER quand il y a vraiment beaucoup de CO2 et que je me dis, là, même avec mon masque, je ne me sens pas en sécurité, donc j'ajoute ça par-dessus.

Speaker: Ça m'est arrivé, quand j'ai dû manger en extérieur, tu es obligé d'enlever le masque, mais je ne suis pas tout à fait rassuré.

Speaker: Et donc, ça m'est arrivé d'utiliser ça sans masque quand je mange.

Speaker: Ok, mais en extérieur, genre?

Speaker: Oui, je ne mangerais pas en intérieur avec ça, non, non.

Speaker: Oui, tu cumules les mesures de réduction de risque.

Speaker: Tu manges en extérieur.

Speaker: J'imagine évidemment pas dans une foule.

Speaker: Oui, j'évite.

Speaker: Et avec le purif, c'est vraiment pour être clair sur le fait que ça ne remplace pas le masque.

Speaker: Oui, c'est ça, tout à fait.

Speaker: Mais du coup, ça implique énormément de temps.

Speaker: Enfin, tout ça, en fait, a impliqué et continue à impliquer énormément de temps d'études, des lectures, des discussions, des relectures, de regarder des vidéos, beaucoup d'argent aussi, parce que du coup, maintenant, j'ai plusieurs purifs, un peu comme toi, quoi, pour les années quelque part, les autres pour chez moi, les masques, c'est beaucoup d'argent et

Speaker: Et en fait, c'est tout un tas de choses qu'on ne devrait pas faire si on avait eu et si on avait une bonne gestion de la pandémie de Covid aujourd'hui en 2026.

Speaker: Moi, je continue à penser que, par exemple, les masques, ça devrait être gratuit pour tout le monde.

Speaker: Des bons masques, tout le monde a le droit de pouvoir se protéger, que les espaces devraient être...

Speaker: bien ventilé, avec de l'air purifié,

Speaker: Et c'est dommage, quoi.

Speaker: C'est dommage que le gouvernement ne fasse rien, qu'institutionnellement, ça ne se passe rien non plus.

Speaker: Parce que dans les hôpitaux, il pourrait se passer des trucs, même si le gouvernement ne dit pas qu'il faut faire des trucs.

Speaker: Mais en fait, il ne se passe rien nulle part.

Speaker: Alors qu'on devrait avoir une responsabilité collective de la gestion de cette pandémie de Covid,

Speaker: en fait, ça nous amène à des trucs très individuels.

Speaker: Même si nous, on essaie de faire du collectif, effectivement.

Speaker: Mais c'est très individuel, ça pèse, c'est dur, quoi.

Speaker: Et c'est triste de voir qu'en 2026, avec un nouveau virus aéroporté, on fait à nouveau des erreurs qu'on ne devrait pas faire, qu'on ne devrait plus les faire.

Speaker: C'est ça, on se rend compte que collectivement, on n'a pas appris du tout du Covid, quoi.

Speaker: Ouais, c'est ça.

Speaker: Ouais.

Speaker: Et donc, voilà, l'idée de cette partie du podcast, c'était ça.

Speaker: C'était de prendre un petit peu toutes les connaissances qu'on a et de les mettre à disposition des personnes qui vont nous écouter.

Speaker: Voilà.

Speaker: On espère que vous en ferez bon usage.

Speaker: Merci d'avoir enregistré ce podcast.

Speaker: C'était vachement chouette, c'est très intéressant.

Speaker: Comme on fait ça un petit peu à l'arrache, on ne sait pas trop quand le prochain numéro sera disponible, mais tout ce qu'on sait, c'est que ce sera encore pendant le Covid.

Speaker: À bientôt.

Speaker: À bientôt.

Speaker: J'ai dit au revoir.

Speaker: Voilà, c'est fait.

Speaker: Ok, super!

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

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