Transcript
Speaker: Bonjour, on est le 11 juillet 2026 et on est toujours pendant le Covid.
Speaker: Et tu sais, moi, je voulais te parler de l'épidémie d'Ebola au Congo.
Speaker: Ah oui, je n'ai pas vraiment vu de nouvelles, moi.
Speaker: Tu as continué à suivre, qu'est-ce que ça devient?
Speaker: Oui, ça continue d'augmenter.
Speaker: On est à plus de 1800 cas et à 600 personnes mortes.
Speaker: Ça, ça me paraît énorme.
Speaker: Oui, c'est beaucoup, mais pour l'instant, c'est le début.
Speaker: On imagine qu'il reste encore plus d'un an pour que ça s'arrête.
Speaker: Et juste pour te donner un peu une idée, celle-ci est la troisième pire épidémie d'Ebola.
Speaker: Et la pire pour l'instant, ça reste celle qui a été entre 2014 et 2016 et qui a laissé 11 000 personnes mortes et 28 000 cas d'Ebola.
Speaker: Ah ouais, d'accord.
Speaker: Et du coup, elle a duré plus d'un an, entre 2014 et 2016.
Speaker: Ça paraît long.
Speaker: Et tu sais actuellement comment ça se passe au niveau des hôpitaux?
Speaker: Ils arrivent à tenir?
Speaker: Ils ont assez de matériel?
Speaker: Moi, j'ai regardé quelques reportages, quelques photos.
Speaker: Et moi, j'ai l'impression que ce n'est pas super.
Speaker: Les chambres ne sont pas séparées.
Speaker: Les visiteurs n'ont pas de masque, n'ont pas de protection, rien du tout.
Speaker: Oh là là.
Speaker: Ouais.
Speaker: Après, enfin...
Speaker: Voilà, j'ai vu, enfin il y avait des fenêtres, mais j'ai vu que les fenêtres, en tout cas dans les photos et les vidéos que j'ai vues, les fenêtres étaient fermées.
Speaker: Mais j'imagine que ça dépend des hôpitaux et des lieux de soins et tout, parce que j'ai lu aussi dans un article de la BBC qu'ils avaient commencé à humaniser les soins en installant des fenêtres dans les chambres pour que les familles puissent voir les malades.
Speaker: Donc j'imagine que...
Speaker: que ça dépend, que ce n'est pas partout comme moi j'ai vu.
Speaker: D'accord.
Speaker: Je ne suis pas sûr de bien comprendre, c'est des fenêtres qui donnent de l'intérieur à l'intérieur ou de l'intérieur à l'extérieur?
Speaker: Ce n'était pas très clair.
Speaker: Mais en tout cas, cet article faisait penser que les gens étaient dans des chambres d'isolement sans fenêtres.
Speaker: Et qu'ils pouvaient humaniser les soins, ils avaient mis des fenêtres.
Speaker: Donc, on peut les voir depuis les couloirs, mais ce n'est pas pour autant qu'il y a de l'aération.
Speaker: Oui, je ne sais pas.
Speaker: Après, dans un autre article, ils ont parlé de l'invention d'un cube transparent.
Speaker: isolant, qui permet aux médecins de prendre soin des malades sans devoir utiliser des masques ou toute la tunique spéciale et la protection dans la tête et tout ça quoi.
Speaker: Et les médecins, enfin, ou le médecin, je crois qu'il y avait un seul médecin qui a été interviewé dans ce reportage.
Speaker: Il était content.
Speaker: Il disait que ça permettait de prendre soin de la personne beaucoup plus rapidement parce que, du coup, tu arrives, tu prends soin d'elle, quoi.
Speaker: Et tu n'as pas dépensé tout le temps à mettre toute l'équipe de protection, quoi.
Speaker: Et que ça te fait transpirer moins et donc que ça te déshydrate moins et ça te fatigue moins.
Speaker: Mais bon...
Speaker: Je ne sais pas du tout à quel point ce cube transparent, isolant est utilisé par Touba ou si c'est juste un cube, un seul, enfin quelqu'un qui a inventé ce cube et du coup ils ont testé une seule fois, enfin je ne sais pas.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: Là, c'est pour les plus chanceux, en fait, qui ont ce cube ou ces cubes, peut-être, s'il y en a plusieurs.
Speaker: Ça ressemble à quoi?
Speaker: Donc, le malade est dans le cube et le soignant est dehors, c'est ça?
Speaker: C'est à la tête d'une chambre?
Speaker: En fait, ce n'était pas filmé très en détail pour voir si c'était à l'intérieur d'une chambre.
Speaker: J'ai vu qu'il y avait le... C'est un peu comme un plastique, quoi.
Speaker: Un truc en plastique, mou.
Speaker: Et puis, le médecin, il entrait un peu comme dans une espèce de forme humaine en plastique.
Speaker: Ah, d'accord.
Speaker: C'est comme s'il rentrait dedans, mais en gardant le filtre qui sépare, quoi.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: La paroi qui se sert de séparation, oui.
Speaker: Un peu comme, tu sais, au début du Covid, les gens, pour se prendre dans les bras et tout, le faisaient à travers des trucs en plastique.
Speaker: C'est un peu ça.
Speaker: Avec le film alimentaire, oui.
Speaker: Bon, un peu plus épais, quand même.
Speaker: Ok.
Speaker: Mais c'était un peu salisé.
Speaker: Je ne sais pas si tu as vu, il y avait des vidéos, des...
Speaker: des gens qui avaient accroché des trucs en plastique un peu en extérieur.
Speaker: Ah oui.
Speaker: Ils l'avaient accroché comme, tu sais, comme ce qu'on utilise pour sécher les linges.
Speaker: D'accord, sur une corde à linge, oui.
Speaker: Voilà, et ils avaient accroché comme des plastiques, mais gros, quoi.
Speaker: Enfin, c'était vraiment des plastiques vraiment épais, avec des formes de bras.
Speaker: Et du coup, chaque personne mettait les bras dans ces trucs en plastique et pouvait prendre l'autre personne dans les bras.
Speaker: T'as pas vu ça?
Speaker: C'est incroyable.
Speaker: Non, j'ai jamais vu ça.
Speaker: C'est bizarre.
Speaker: Ah ouais, moi j'ai vu ça, ouais.
Speaker: Et du coup, c'est un peu… C'est ingénieux.
Speaker: C'est un peu ça l'idée, mais évidemment avec un cube et il y a le lit à l'intérieur, etc.
Speaker: Le lit et tout ça, c'est à l'intérieur du cube.
Speaker: D'accord, donc le cube, il sert carrément de chambre, en fait.
Speaker: C'est intéressant.
Speaker: Et du coup, ça, c'est pour les… Ouais, pardon, vas-y.
Speaker: Non, mais je disais, mais après, moi, j'ai vu les gens se plaindre du fait qu'il n'y a pas assez des masques, qu'il n'y a pas assez de matériel de protection.
Speaker: Je ne sais pas à quel point le cube est répandu.
Speaker: où et à quel point le cube transparent c'est plus facile, enfin, je ne sais pas comment dire, c'est plus facile d'élargir cette mesure de protection au lieu de masques et les autres choses.
Speaker: Je ne sais pas, si déjà il n'y a pas assez de masques, je ne vois pas si c'est plus facile de faire le cube pour tout le monde.
Speaker: Et je ne vois pas en fait c'est quoi le problème, pourquoi il n'y a pas assez de matériel?
Speaker: Aujourd'hui, en 2026, pour les professionnels au Congo, je ne sais pas pourquoi de manière internationale on n'envoie pas des masques et des tuniques.
Speaker: Je ne comprends pas trop.
Speaker: Toi, tu comprends?
Speaker: Non, non, en effet, on aurait pu imaginer de la solidarité internationale, mais ouais, en effet, c'est bizarre que ça n'ait pas lieu.
Speaker: Je ne sais pas dans quelle mesure ça a été fait par le passé.
Speaker: Je sais que c'est déjà arrivé, mais est-ce que c'est toujours, la plupart du temps, rare?
Speaker: Je ne sais pas du tout.
Speaker: Oui, c'est bizarre, parce qu'à quel point c'est plus facile de construire des cubes comme ça?
Speaker: Oui.
Speaker: Si sur place, les gens se plaignent déjà de ne pas avoir assez de matériel, je ne vois pas si ça, c'est peut-être plus facile, une solution plus facile que… Enfin, je ne sais pas.
Speaker: J'imagine que c'est beaucoup plus cher qu'une boîte de masque et de gants.
Speaker: Je ne sais pas, je ne sais pas.
Speaker: Et du coup, on disait que ces cubes-là, ça doit être… Dans le pire des cas, il n'y en a qu'un.
Speaker: Dans le meilleur des cas, il y en a quelques-uns.
Speaker: Donc, c'est vraiment une minorité de soignants qui peuvent travailler comme ça.
Speaker: Comment ils s'en sortent, les autres?
Speaker: Oui, ce n'est pas facile.
Speaker: Il y a déjà au moins 35 professionnels de santé qui sont morts.
Speaker: Il y en a 112 qui ont été infectés.
Speaker: Et là, le 9 juillet, ils s'étaient mis en grève parce que ça fait en plus du manque de matériel et tout ça, ça fait plusieurs mois qu'ils n'ont pas été payés.
Speaker: C'est incroyable!
Speaker: Oui, n'est-ce pas?
Speaker: Il y a des médecins, il y a des infirmières.
Speaker: Ce n'était pas très clair parce que j'ai lu plusieurs articles et dans chaque article, il y avait, je ne sais pas, dans un article, on parlait des ambulanciers.
Speaker: Dans d'autres, on parlait des, je ne sais pas comment ça s'appelle en fait, les professionnels qui sont chargés d'enterrer les corps.
Speaker: Oui, je n'ai plus le nom en tête.
Speaker: En tout cas, il y a plusieurs groupes professionnels qui sont en grève parce qu'ils n'ont pas été payés.
Speaker: Ils sont en grève parce qu'ils n'ont pas été payés, parce que les conditions de travail sont très précaires et parce qu'ils n'ont pas assez de matériel pour se protéger.
Speaker: D'accord.
Speaker: Alors, je sais qu'en France, les grèves de personnel soignant, souvent, ils travaillent, mais ils ont un petit brassard ou des pancartes, des machins qui disent on est en grève, mais ils ne peuvent pas se permettre de ne pas travailler parce que sinon, les gens, ils tombent malades et peut-être ils meurent.
Speaker: Est-ce que là-bas, c'est comme ça aussi?
Speaker: J'ai compris qu'ils vont arrêter de bosser parce que dans les interviews, les gens disaient « oui, on comprend que si on arrête, il y aura des gens qui vont mourir et c'est grave, mais on ne peut pas continuer dans ces conditions-là.
Speaker: » C'est aussi on met nos vies en danger et on n'est même pas payé.
Speaker: Donc, je pense qu'ils arrêtent parce qu'ils se posent ces questions-là.
Speaker: D'accord.
Speaker: C'est horrible.
Speaker: Et en effet, c'est dur de juger, puisque les conditions pour eux, elles sont inacceptables.
Speaker: Mais c'est vrai que ça veut dire qu'il y a plus de gens qui vont mourir, que l'épidémie, elle va s'épandre, plus que s'ils se départent en grève.
Speaker: Mais après, la faute, elle n'est pas de leur côté.
Speaker: Elle est du côté des gens qui ne les veillent pas et qui ne leur donnent pas les équipements de protection.
Speaker: Oui, oui, complètement, complètement.
Speaker: Mais t'imagines?
Speaker: Je trouve ça vraiment horrible.
Speaker: Oui, c'est absolument atroce.
Speaker: Qu'est-ce qu'on peut espérer comme dénouement pour cette épidémie?
Speaker: Est-ce qu'il prévoit qu'elle va terminer à un moment?
Speaker: Comme je te disais, il y a un moment on espère, enfin on espère, on imagine que ça peut durer encore au moins un an, mais il y a un petit espoir parce qu'il y a plusieurs essais cliniques, je crois qu'il y a trois essais cliniques des médicaments pour ce virus.
Speaker: Mais bon, il faut encore attendre déjà que ça marche et puis toutes les étapes pour les essais cliniques, quoi.
Speaker: Donc, ce n'est pas tout de suite, quoi.
Speaker: D'accord.
Speaker: Parce que donc, pour l'instant, il n'y a pas de médicaments, j'imagine, contre l'Ebola.
Speaker: Du coup, est-ce qu'on guérit quand même?
Speaker: Il y en a pour d'autres Ebola, mais pas pour celui-là.
Speaker: D'accord.
Speaker: Du coup, bon, on attend, quoi.
Speaker: Donc là, les malades actuels, ils guériront pas?
Speaker: Non mais si, si, on peut guérir.
Speaker: C'est juste qu'avec ces nouveaux médicaments, on aura beaucoup plus de chances de guérir.
Speaker: Enfin, ou d'aller mieux.
Speaker: Parce que je sais pas comment utiliser ce mot-là, parce que, tu sais, moi j'ai vu que 90% des survivants ont des effets à long terme.
Speaker: Ah oui, quand même!
Speaker: Moi, j'ai vu que ça peut durer jusqu'à 5 ans ou 7 ans après la maladie aiguë.
Speaker: Ah, c'est flippant.
Speaker: Donc, je ne sais pas ce que ça veut dire guérir dans ce contexte-là.
Speaker: Je ne sais pas si c'est les mots.
Speaker: Tu sais ce que ça peut être, les effets à long terme?
Speaker: J'ai vu que la plupart, c'était des effets neurologiques et musculosquelétiques.
Speaker: D'accord, donc ça a l'air quand même important, oui.
Speaker: Moi, j'avais envie de discuter avec toi des relations amicales et familiales pour nous qui nous protégeons du Covid et qui protégeons les autres parce que ça change.
Speaker: En fait, notre mode de vie, il change énormément les relations.
Speaker: Il met fin à certaines relations.
Speaker: Il en crée aussi d'autres.
Speaker: Mais voilà, ça fait un énorme chamboulement et j'avais envie de parler de ça avec toi.
Speaker: En fait, quand on vit comme nous on vit, la plupart des gens ne sont pas dans le même cas.
Speaker: Déjà, ça jette un froid, ça ajoute une distance dans la relation, je trouve.
Speaker: Et en plus de ça, certains peuvent au contraire penser que nous, on est en tort et avoir des relations, des réactions...
Speaker: parfois méchante, parfois violente, et c'est quelque chose de très dur à vivre, et moi j'ai perdu quelques amis, la plupart c'est juste que je vois sur les réseaux sociaux qu'eux ils s'en foutent du Covid et ils vivent comme en 2019, et je sais juste que je ne pourrais pas continuer à avoir une relation avec eux, ce n'est pas quelque chose de brutal, mais c'est juste que ça ne marchera pas.
Speaker: Mais j'ai aussi eu des amitiés qui ont fini de façon assez violente.
Speaker: Et en particulier, je pense à un ami.
Speaker: Je vais partager des détails un petit peu personnels de ma vie, dont j'ai un petit peu honte.
Speaker: Mais dans le monde d'avant, j'étais souvent dans des bars.
Speaker: Pour dire à quel point il m'est arrivé de passer des semaines où j'étais cinq soirs dans des bars.
Speaker: C'est beaucoup, c'est trop, je le regrette, mais voilà, c'était ma vie à l'époque.
Speaker: Et voilà, un de mes amis, il faisait, je ne vais pas en dire trop, je ne vais pas détailler, mais il faisait de l'animation dans un bar.
Speaker: Donc, il était payé par le bar pour faire de l'animation, qui ramenait du monde, et le monde qui venait payait ses conso, donc ça rapportait de l'argent au bar.
Speaker: C'était le principe.
Speaker: Et voilà, vraiment, c'était des super soirées.
Speaker: J'ai des souvenirs incroyables.
Speaker: Je m'éclatais, je rencontrais des gens, alors que moi, c'est très dur de rencontrer des gens, mais dans ces conditions-là, ça se faisait très facilement.
Speaker: Je parlais avec plein de monde.
Speaker: Et voilà, c'était vraiment des très, très bonnes soirées.
Speaker: Ça me manque beaucoup.
Speaker: Mais voilà, c'est le monde d'après.
Speaker: Ça n'existe plus pour moi.
Speaker: Mais bref, et donc, cet ami-là, il faut voir aussi que quand il y a eu les confinements,
Speaker: Pour lui, ça a été tragique, parce que c'était son gagne-pain, c'était son revenu qui lui était retiré.
Speaker: Ça, c'est quelque chose que je peux comprendre, évidemment, mais bon, c'était pour le bien commun.
Speaker: Mais voilà, je pense que lui, il a eu... Ça a dû jouer dans son ressenti, dans sa relation à lui avec la lutte contre le Covid.
Speaker: Je pense que pour toutes les personnes pour qui ça a été dur, les confinements,
Speaker: Je pense que ça contribue à expliquer pourquoi, maintenant, ils ne veulent pas entendre parler de mesures de protection.
Speaker: Ça a dû être un choc psychologique quelque part et il doit y avoir un rejet en bloc de tout ça.
Speaker: Il était freelance?
Speaker: Il n'était pas déclaré.
Speaker: Ok, donc il n'a pas eu le droit au chômage, rien du tout.
Speaker: Pas de compensation, bien sûr.
Speaker: Et voilà.
Speaker: Attends, juste, pardon, comment il a fait du coup?
Speaker: Ben, il n'a pas fait.
Speaker: Il n'avait pas de revenu et voilà, il est en couple.
Speaker: Je suis en train de me dire, en répondant, je ne sais pas s'il l'est encore, mais j'espère pour lui.
Speaker: C'est tout ce que je lui souhaite, mais en tout cas, à l'époque, il était en couple et donc c'est sa copine qui faisait vivre le couple.
Speaker: Ok, donc ça a été potentiellement une charge pour... Oui, bien sûr, bien sûr.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et du coup, quand les mesures ont terminé, quand on a levé les confinements, les couvre-feux, je peux comprendre, lui, la joie de retrouver son boulot.
Speaker: et donc son revenu, même si j'aurais pu espérer un peu de compréhension que oui, c'est quand même avec certaines responsabilités, il faut faire gaffe, le Covid, ce n'est pas terminé, il faut protéger les gens, il faut que les gens se protègent.
Speaker: Il y avait des choses à mettre en place, ça n'a pas été le cas, même si dans un bar, j'en conviens, ce n'est pas simple.
Speaker: Mais pire que ça...
Speaker: Lui, je me souviens qu'il a envoyé un message de coupé à plein de monde, dont moi, en disant « Venez dès que… » Le soir où on a à nouveau le droit d'aller dans les bars, « Venez, on fait une Covid-party.
Speaker: » Ah ouais.
Speaker: Et ça, c'était à peu près en quelle année?
Speaker: C'était en 2021 qu'on a levé le confinement.
Speaker: Après les vaccins, c'est ça?
Speaker: Oui, vraiment, quand les restaurants et les bars ont réouvert, en fait.
Speaker: Moi, j'ai du mal à suivre la chronologie, mais c'était ça.
Speaker: C'était dès que ça a réouvert.
Speaker: En fait, premier soir de réouverture des bars, venez, on fait une Covid party.
Speaker: C'était ça, le concept.
Speaker: Et toi, jusqu'à là, du coup, comment tu avais vécu la fermeture des bars?
Speaker: Alors, comme j'ai dit juste avant, moi, c'était une grande partie de ma vie.
Speaker: Ça m'apportait beaucoup de bonheur et de plaisir.
Speaker: J'avais plein d'amis là-bas.
Speaker: Ça m'arrivait d'aller au bar sans prévenir personne et d'y retrouver deux, trois, dix amis qui étaient là.
Speaker: C'était important pour moi.
Speaker: Et du coup, les fermetures, pour moi, je suis en train de me dire que ce n'est pas forcément les fermetures.
Speaker: C'est plus le Covid.
Speaker: Je pense que c'est...
Speaker: Je pense que c'est le Covid qui a fait que j'y suis plus allé.
Speaker: Je pense que je n'y allais plus avant qu'il y ait les confinements.
Speaker: Je ne suis pas certain, mais je pense.
Speaker: Je ne me vois pas aller au bar alors que j'ai peur d'aller au bout, tu vois.
Speaker: Je n'ai plus le souvenir, mais je pense que ça ne s'est pas passé comme ça.
Speaker: J'ai dû arrêter d'y aller avant les confinements.
Speaker: Et du coup, voilà, donc c'est pas les confinements eux-mêmes, mais ouais, le Covid, le fait de ne plus sortir, ça a été dur pour moi, parce que ça me coupait de ma vie sociale, c'était quasiment tous mes amis, c'était les amis des bars, de l'un ou de l'autre, mais voilà, j'avais quelques groupes d'amis hors bar, mais ouais, c'était pas ceux que je voyais le plus régulièrement, et les amis que je voyais chaque semaine, c'était dans les bars, donc ouais, ça a été dur pour moi,
Speaker: d'arrêter d'y aller.
Speaker: Mais c'était important et je comprenais la gravité de la situation.
Speaker: Lui, je ne sais pas s'il n'est même pas peut-être complotiste en disant « il n'y a jamais eu de Covid, tu vois, j'en sais rien.
Speaker: » Peut-être que c'est ça qu'il pense.
Speaker: Et bref, du coup, j'ai dit « il a organisé une Covid Party », mais je n'ai pas dit ce que c'est, il y a peut-être des gens qui ne savent pas.
Speaker: « Covid Party », c'est faire la fête dans l'espoir, dans l'idée qu'on se refile le Covid mutuellement.
Speaker: C'est le but.
Speaker: Est-ce que c'est... Ouais, vas-y, vas-y.
Speaker: Je disais, pour moi, ça, c'est inacceptable.
Speaker: Pour moi, ça, c'est la fin de l'amitié, tu vois.
Speaker: Parce que même si, mettons, entre tes potes, vous avez envie de vous refiler le Covid et vous le faites, c'est stupide, c'est dangereux, c'est grave, mais si ça concerne que vous, pourquoi pas?
Speaker: Bon, OK.
Speaker: Mais sauf qu'une fois que toi, tu as attrapé ton Covid à ta Covid Party...
Speaker: tu vis dans la société, tu vas le refiler à d'autres personnes qui n'ont rien demandé, qui ont peut-être des risques graves, même si tout le monde a des risques, mais qui en ont plus que d'autres.
Speaker: Peut-être que sa Covid partie, même j'ai envie de dire certainement, elle a contribué à rendre des gens malades, gravement malades, et à tuer des gens, tu vois.
Speaker: Moi, je ne peux pas accepter ça.
Speaker: Donc, voilà, ce message-là, pour moi, c'était la fin de mon amitié avec ce mec.
Speaker: Et je regrette, parce qu'on était très proches.
Speaker: À une époque, je le considérais comme un frère, vraiment.
Speaker: Est-ce que c'était à l'époque où il y avait du coup les passes vaccinales que le gouvernement a vendues comme soit vous vous faites vacciner, soit vous avez un Covid qui date d'il y a moins de deux mois, un truc comme ça?
Speaker: Ouais.
Speaker: Mais tu te rappelles ou pas?
Speaker: Je ne me rappelle pas, mais je pense que c'était ça.
Speaker: Je pense que la réouverture était soumise à cette condition, maintenant que tu en parles.
Speaker: Parce que je connais aussi des gens qui… Il faut le dire clairement, c'est le gouvernement qui a promu ce truc-là.
Speaker: d'infection masse, des gens qui disaient « je ne suis pas encore éligible au vaccin » ou qui disaient « c'est plus simple de se faire infecter et comme ça on a un passe et on peut aller au bar ».
Speaker: Oh purée, c'est horrible.
Speaker: D'accord, je ne connaissais pas cette facette du truc.
Speaker: Ah, c'est grave.
Speaker: Ouais, et
Speaker: Bref, pardon, je suis choqué, je n'arrive pas à enchaîner.
Speaker: Je n'avais pas du tout connaissance de ce comportement, c'est horrible.
Speaker: Voilà, c'est ce qui s'est passé avec mes amis, en particulier celui-ci.
Speaker: Mais voilà, comme on disait au début, ça concerne aussi les relations avec la famille.
Speaker: C'est difficile, c'est délicat aussi d'en parler, surtout dans un podcast, mais je vais parler de ma famille.
Speaker: Ma famille, c'est complexe.
Speaker: C'est complexe parce que je veux quand même mentionner des choses importantes pour mitiger ce que je vais dire.
Speaker: Mais voilà, ma famille vit aussi comme en 2019, comme s'il n'y avait pas de Covid.
Speaker: J'ai du mal à parler avec eux du Covid parce qu'il y a eu une parole à un moment donné
Speaker: il y a une personne de ma famille qui a dit qu'il faudrait m'interner à cause de mon comportement.
Speaker: Du coup, ce n'est plus un sujet que j'ai envie d'amener dans la conversation, tu vois, mais il faudrait, je voudrais, j'ai besoin d'en parler avec eux, en fait.
Speaker: J'ai besoin de parler du Covid et de mon comportement avec ma famille, mais à cause de ça, je me l'interdis parce que c'était violent et je n'ai pas envie de... En fait, je sais qu'on peut interner quelqu'un de force
Speaker: Et étant donné que toute la société estime qu'il n'y a plus de Covid, je me dis que ça pourrait m'arriver, tu vois.
Speaker: S'ils font ça sérieusement, ça pourrait m'arriver.
Speaker: Donc, je ne veux plus parler de ça avec ma famille.
Speaker: Purée, je suis bouleversé en parlant de ça.
Speaker: Ouais, non, mais c'est horrible, hein.
Speaker: Ouais, ouais, ouais.
Speaker: Et donc, ouais, je disais, il faudrait qu'on parle de ça, parce qu'il y a plein de choses à dire.
Speaker: Mais malgré ça, alors, c'était il y a longtemps, ces mots-là.
Speaker: Entre-temps, on s'est vus.
Speaker: Entre-temps, j'ai fait des séjours dans ma famille qui se sont globalement bien passés.
Speaker: Ils ne disent rien sur ce que je fais.
Speaker: Je pense que ça leur pèse.
Speaker: je pense que ça leur pèse d'être vu avec quelqu'un qui porte un masque que je mette un purificateur dans la maison que moi je pense qu'ils devraient faire comme moi je pense que tout ça ça leur pèse mais encore une fois on parle pas donc j'en sais rien et du coup voilà ça a pour moi ça a créé une distance entre moi et ma famille ouais ouais
Speaker: en termes de considération, on va dire.
Speaker: En termes de considération.
Speaker: Parce que, bien sûr, j'ai moins de considération envers des personnes qui ne font pas l'effort de se protéger et de protéger les autres.
Speaker: En particulier ma famille, parce que l'information, elle est là.
Speaker: Tu vois?
Speaker: Ils ont juste à ouvrir la bouche.
Speaker: Ils ont juste à regarder mes réseaux sociaux.
Speaker: Et ils ont toute l'information du monde.
Speaker: Ce n'est pas pareil que quelqu'un qui est isolé de l'information ou qui est dans des cercles complotistes ou quoi.
Speaker: L'information, elle est là.
Speaker: Ce n'est pas difficile.
Speaker: Alors, soit ils s'en foutent, soit ils ont regardé et ils ont décidé de penser que c'est faux.
Speaker: Alors que non, c'est l'information, c'est les études scientifiques, c'est les articles, c'est les essais cliniques.
Speaker: Ça ne peut pas être faux, tu vois.
Speaker: Donc, voilà, pour moi, ça a creusé une distance.
Speaker: entre moi et ma famille que je regrette, je les aime, je les aime, mais ce n'est plus la même relation qu'on a. Et le truc que je voulais dire pour mitiger un petit peu, parce que là, je pense que je donne l'impression de les condamner beaucoup, ils sont quand même très très très accommodants avec moi, ils sont demandeurs de me voir, que je leur rende visite,
Speaker: ils disent jamais rien.
Speaker: Et j'ai en particulier un événement qui s'est passé qui me... qui me fait vraiment chaud au cœur à chaque fois que j'y pense, parce que c'était vraiment très très gentil et attentionné.
Speaker: La dernière fois que je suis allé leur rendre visite, il y avait un anniversaire.
Speaker: Et donc dans la cuisine, ils préparaient le gâteau, ils ont mis les bougies.
Speaker: Et donc quelqu'un apporte le gâteau en...
Speaker: et tout le monde chante un joyeux anniversaire et là encore une fois c'est pour pas donner trop de détails mais il y a une personne de ma famille qui se lève et qui dit je sais plus la phrase exacte mais c'était il est hors de question que quelqu'un souffle ses bougies tu vois c'est trop gentil quoi c'est trop le fait même que la personne ait réfléchi a eu l'idée tu vois a eu le réflexe ça montre que quand même il y a une attention il y a un un care tu vois ouais
Speaker: Voilà, j'ai les verres aux yeux en racontant, mais c'est trop gentil.
Speaker: Et c'est bizarre de se dire que c'est les mêmes personnes qui ne font pas l'effort de mettre un masque et qui veulent me foutre à la ville.
Speaker: Tu vois, c'est très, très étrange.
Speaker: C'est très étrange.
Speaker: Et comment réagissent les autres personnes?
Speaker: Et comment tu as réagi sur le moment?
Speaker: Moi, je crois que j'étais trop choqué pour réagir.
Speaker: Mais après, je suis allé lui dire, je suis allé la remercier.
Speaker: Ça a dû être le plus gros remerciement que j'ai jamais fait de toute ma vie.
Speaker: Parce que vraiment, le fait qu'une personne qui s'en fout du Covid ait ce réflexe,
Speaker: Et nous, tu sais, c'est dur pour nous de dire quelque chose aux gens, de dire « Ah, j'aimerais bien quand même que tu mettes un masque parce qu'on se justifie, machin, machin.
Speaker: » Là, c'était « Non, je vous interdis, il est hors de question que quelqu'un souffle.
Speaker: » Tu vois, c'est « Waouh!
Speaker: » L'assurance que ça doit te demander quand même, tu vois, de dire ça en tant que personne qui s'en fout du Covid à toute une tablée qui s'en fout du Covid.
Speaker: Oui!
Speaker: Bravo!
Speaker: Le respect, vraiment, c'est immense, je ne sais pas, moi, je n'aurais jamais pu dire ça.
Speaker: Je ne sais même pas si j'aurais pu dire quelque chose, et si je l'avais dit, ça aurait été très, très nuancé, très, très dans le retrait.
Speaker: Excusez-moi, je pense que peut-être, étant donné que la personne, là, ne voudrait pas attraper le Covid, est-ce qu'on peut envisager de peut-être ne pas souffler les bougies?
Speaker: Tu vois, ça aurait été ça, si j'avais osé dire quoi que ce soit, et je n'en suis même pas sûr, tu vois, donc...
Speaker: Voilà.
Speaker: Et la distance que j'ai mise entre moi et ma famille, pour cette personne, elle a un petit peu rétréci ce jour-là.
Speaker: Vraiment, j'ai énormément de respect pour ce qu'elle a fait.
Speaker: C'est généreux, c'est courageux, c'est osé, c'est incroyable.
Speaker: C'est incroyable ce qu'elle a fait.
Speaker: Donc voilà, je voulais quand même...
Speaker: rajouter ça pour dire que voilà, c'est pas juste, non, ma famille, je les aime plus parce qu'ils mettent pas de masque, c'est beaucoup plus complexe, c'est beaucoup plus nuancé, et eux-mêmes, ils sont complexes et nuancés en tant qu'être humain, tu vois, on le voit avec cet événement, et ouais, peut-être qu'il faut que je m'appuie sur cet exemple pour un peu plus analyser mes relations avec les autres et mes sentiments envers les autres, tu vois, enfin...
Speaker: je suis en train de me dire peut-être que les gens que je juge ils sont plus complexes que ça et je juge que la petite partie que je vois ouais peut-être c'est un peu hors sujet mais c'est ma réflexion en expliquant ça voilà et je disais que parfois j'imagine les pensées de ma famille mais aussi d'autres gens
Speaker: là c'est une autre anecdote que j'ai envie de raconter c'est que on sait pas en fait les gens ce qu'ils pensent mais le fait de supposer que eux ils s'en foutent du Covid et ils pensent que les gens qui font attention au Covid ils sont bêtes ou cons ou fous ou quoi que ce soit ou ils exagèrent ou ils nous font chier peut-être que non pardon pas peut-être non c'est clair pour moi ça joue dans mes relations et je mets de la distance à
Speaker: Voilà, disons que les gens que je vois ne pas mettre de masque, ne pas faire attention, je pars du principe qu'ils ont toutes ces pensées-là.
Speaker: Et du coup, je mets une distance entre eux et moi.
Speaker: Mais attends, du coup, pardon, pardon, vas-y.
Speaker: Vas-y, vas-y.
Speaker: Je voulais te demander, du coup, les amis avec qui tu t'es éloigné,
Speaker: c'est des gens avec qui tu t'es éloigné.
Speaker: Ce n'est pas des gens qui t'ont dit des trucs directement à toi ou qui ont refusé quand tu leur as demandé de porter un masque.
Speaker: Oui, en fait, c'est principalement ça.
Speaker: C'est moi qui ai fait le choix de m'éloigner.
Speaker: À part ce fameux pote de la Covid Party, il y en a peut-être eu un ou deux comme ça qui ont dit ou fait des choses où c'était trop et ce n'était pas possible.
Speaker: C'est vrai que c'est plus moi qui me suis éloigné pour me protéger, parce que c'est compliqué d'entretenir une relation amicale avec quelqu'un qui s'en fout du Covid.
Speaker: Je ne peux pas aller à une soirée chez quelqu'un où on va discuter, manger, boire, jouer et tout.
Speaker: C'est difficile de participer à ça, parce que moi, je fais quoi?
Speaker: Je descends devant le hall et je mange dehors et je rate la moitié de la soirée?
Speaker: Comment ça se passe?
Speaker: Voilà, c'est vrai que c'est principalement ça.
Speaker: Moi, j'ai essayé.
Speaker: J'ai... Bon, là, je pense à une personne, mais une personne qui me disait, il faut qu'on se voit, il faut qu'on mange avec d'autres personnes, etc.
Speaker: Donc, moi, je disais, en intérieur, et moi, je disais, oui, on peut se voir, vous mangez,
Speaker: Mais moi, je ne mange pas parce que je n'enlève pas mon masque.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et en fait, c'était inacceptable pour… Ah ouais?
Speaker: Ouais.
Speaker: Ils refusaient juste que tu ne manges pas?
Speaker: Ouais.
Speaker: Ah purée!
Speaker: Je vais y aller, on va discuter, on va passer un bon moment.
Speaker: Moi, je vais manger avant ou je ne sais pas, je mange, je ne sais pas, dehors, enfin voilà, mais je vais être avec vous.
Speaker: Et en fait, non, c'était un refus complet, enfin on ne l'a jamais fait parce que c'était…
Speaker: Et moi, je disais, mais on se voit pour parler.
Speaker: Enfin, le plus important, c'est qu'on se voit, c'est qu'on parle, c'est qu'on rigole ensemble.
Speaker: Pas qu'on mange, pas que j'enlève mon masque.
Speaker: Je ne pensais pas que la base de l'amitié était que j'enlève mon masque en intérieur.
Speaker: Et en fait, ce n'était pas possible, en fait.
Speaker: Enfin, moi, je pensais que c'était...
Speaker: simple.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: Ça devrait pouvoir être simple.
Speaker: Je ne suis même pas en train de vous dire « vous ne mangez pas, vous mettez des masques, on mange dehors ».
Speaker: Moi, je peux m'adapter.
Speaker: C'est juste que toi, tu es là et tu mets juste rien dans ton estomac.
Speaker: C'est tout.
Speaker: C'est la seule différence, mais ça ne marche pas.
Speaker: Et en fait, non.
Speaker: Incroyable.
Speaker: Moi, j'ai insisté de toutes les façons possibles.
Speaker: Et en fait, c'était non.
Speaker: Est-ce qu'ils ont verbalisé?
Speaker: Est-ce qu'ils ont expliqué pourquoi ce refus?
Speaker: Ou juste non, non, ça ne m'arrivera pas?
Speaker: Parce que c'était inacceptable que je ne mange pas.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: Mais voilà, ils n'expliquent pas pourquoi c'est inacceptable de ne pas manger.
Speaker: Je t'amende, mais en fait, je vais manger avant ou je vais manger à côté, mais dehors, si tu veux.
Speaker: Tu vois, je sors.
Speaker: Non, c'est inacceptable que tu ne manges pas avec nous.
Speaker: Voilà.
Speaker: Enfin, voilà, j'ai jamais compris.
Speaker: Et du coup, c'est toi qui a mis fin à l'amitié à cause de ça, ou c'est eux?
Speaker: Ben non, ça c'est un peu fini parce que...
Speaker: Jusqu'à là, je pensais que notre amitié se basait sur plein de choses.
Speaker: Oui, finalement.
Speaker: Plein d'activités, mais... Oui, mais en fait, comme on n'a jamais réussi à caler un moment pour se voir et manger ensemble, du coup...
Speaker: on ne s'est plus jamais vus.
Speaker: Ouais, ok.
Speaker: Voilà.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais, moi, il y a quelque temps, je suis allé voir un concert en extérieur d'une formation que je suis depuis avant le Covid.
Speaker: Et du coup, j'ai des amis en commun qui les suivent aussi.
Speaker: Et il se trouve que, de loin, j'ai vu un couple d'amis qui assistaient aussi au concert.
Speaker: Et mon premier réflexe a été de dire « je vais aller leur dire bonjour, ça fait longtemps, et puis je réalise qu'ils ne portent pas de masque. »
Speaker: Est-ce que ça vaut le coup, en fait, d'aller leur parler?
Speaker: Est-ce que je vais leur parler et on va reprendre notre relation amicale?
Speaker: Parce que peut-être que j'ai été trop extrême et on peut très bien être amis avec quelqu'un qui ne fait pas attention au Covid.
Speaker: Ou est-ce que juste je vais aller leur parler et ça va être gênant parce qu'ils vont me regarder bizarrement en disant « Mais on est en 2026, le mec, il porte encore un masque.
Speaker: » Et voilà, j'ai envisagé plein de scénarios dans ma tête.
Speaker: J'ai réfléchi tout le concert à...
Speaker: Est-ce que je vais leur parler ou pas?
Speaker: Et en fait, j'ai l'impression que c'est pas la peine, quoi, parce que c'est dur d'avoir des relations avec des gens qui font pas gaffe au Covid.
Speaker: J'en ai gardé quelques-unes, mais très peu, avec vraiment... En fait, maintenant que j'y pense, plus qu'une, maintenant, je crois.
Speaker: Plus qu'une avec ma meilleure amie.
Speaker: Et...
Speaker: Et c'est dur en fait, c'est dur comme relation.
Speaker: Et du coup je me suis dit, mais est-ce que là je vais leur parler pour avoir ce type de relation qui est difficile?
Speaker: Est-ce que c'est pas idiot comme... Est-ce que c'est pas idiot ce que je m'apprête à faire?
Speaker: Et puis finalement je suis pas allé quoi, je suis pas allé leur parler.
Speaker: Du coup, tes amis, enfin de la part de tes amis, t'as jamais subi des pressions ou des commentaires pour enlever le masque ou pour faire des trucs?
Speaker: Si, c'est arrivé, ouais.
Speaker: C'est arrivé récemment même.
Speaker: je vais pas en dire trop mais ouais une personne je suis allé rendre visite à une personne et à un moment on était dehors et dehors elle voulait que j'enlève mon masque et elle a aligné des arguments tu sais mais juste je veux pas enlever mon masque je cherche pas à être convaincu je veux pas enlever mon masque et c'était un peu blessant quoi j'ai pas compris pourquoi j'ai pas voulu pousser la discussion j'ai pas voulu me demander pourquoi j'ai juste voulu qu'on passe à autre chose en fait
Speaker: Et je comprends pas, je comprends pas pourquoi quelqu'un a tellement besoin que tu arrêtes de faire attention à ta santé, quoi.
Speaker: C'est bizarre, c'est très bizarre.
Speaker: Ouais, ouais, ouais.
Speaker: Moi, je comprends pas.
Speaker: Ouais, en fait, peut-être, ouais.
Speaker: Pourquoi ils font ça?
Speaker: Ouais.
Speaker: Je pense que le premier truc, si j'y réfléchis, le premier truc qui me vient à l'esprit, c'est que nos vies, elles ne sont pas faciles.
Speaker: Nos vies, elles ne sont pas faciles et on n'est pas heureux.
Speaker: Je pense que c'est universel pour les autres.
Speaker: Tu penses que les gens pensent ça?
Speaker: Je pense déjà que c'est un fait.
Speaker: Ah, OK.
Speaker: C'est peut-être partagé par tout le monde, mais en tout cas, moi, ma vie, elle n'est pas facile et je ne suis pas heureux parce que j'essaie de me protéger du Covid dans un monde qui s'en fout du Covid.
Speaker: Voilà.
Speaker: Et je pense que peut-être nos amis, ils pensent ça ou ils constatent ça.
Speaker: Et peut-être que la réflexion dans leur tête, elle est un peu moins complète.
Speaker: Et peut-être qu'ils se disent, bah, mais s'il enlève son masque et qu'il voit que tout va bien, ça va aller mieux, tu vois?
Speaker: Sauf que si j'enlève mon masque, je ne peux pas voir que tout va bien parce que je ne vois pas s'il y a du Covid ou pas.
Speaker: Je ne vois pas si je vais l'attraper.
Speaker: Peut-être que je vais l'attraper et être asymptomatique.
Speaker: Et peut-être que c'est dans 15 ans que je vais avoir des conséquences graves du fait que ce jour-là, j'ai enlevé mon masque.
Speaker: Donc non, je n'enlève pas mon masque.
Speaker: Mais voilà, c'est...
Speaker: Pour moi, il y a deux explications principalement au fait qu'on nous fasse essayer d'enlever nos masques.
Speaker: C'est soit ça, soit le fait de dire, tu vois, j'avais bien raison d'enlever mon masque, tu n'es pas si supérieur à le garder tout le temps puisque tu viens de l'enlever.
Speaker: Et en fait, on est pareil.
Speaker: Tu vois, un truc un peu comme ça, je ne sais pas comment...
Speaker: bien l'exprimer, mais quelque chose comme ça.
Speaker: Une sorte de façon de se rassurer soi-même en se disant « j'ai le droit de ne pas porter mon masque, eux ils ne le portent pas tout le temps finalement, donc c'est que ce n'est pas si grave.
Speaker: » Moi j'ai eu des discussions avec des amis qui me disaient
Speaker: qu'il fallait que... Enfin, c'était déjà en 2021 ou je ne sais plus.
Speaker: Oui, 2021, je pense.
Speaker: Et il disait « Mais il faut que tu arrêtes d'être confinée.
Speaker: » J'étais dehors.
Speaker: Oui, c'est bien ça.
Speaker: C'est fort.
Speaker: C'est très fort.
Speaker: qu'il fallait que j'arrête d'être confinée, que j'arrête de porter le masque.
Speaker: Et en fait, je ne me rappelle plus exactement des mots et tout, mais je crois que oui, effectivement.
Speaker: Et ces personnes avaient dit que j'étais déprimée.
Speaker: Et soit je ne le savais pas, soit je n'étais pas encore déprimée, mais j'allais être.
Speaker: Et c'est pour ça qu'elle me poussait autant à me déconfiner et enlever mon masque.
Speaker: J'étais en extérieur et là, pour le coup, j'étais sans masque.
Speaker: Mais du coup, c'était un peu... Moi, j'étais en mode, mais je ne suis pas déprimée, en fait.
Speaker: Si, si, c'était... Enfin, pour moi, c'était très extrême, quoi.
Speaker: J'essayais de convaincre des gens qui me connaissent depuis des années.
Speaker: alors qu'on venait de passer un moment à rigoler, etc.
Speaker: Et d'un coup, en fait, elles se sont tournées vers moi, en mode, t'as un problème.
Speaker: Et je suis en mode, mais non, moi, j'ai pas de problème aussi, t'es déprimée.
Speaker: Et je disais, mais non, enfin, c'était vraiment très bizarre.
Speaker: Ouais, c'est étrange, ouais.
Speaker: Et puis, ouais, c'est assez violent de dire à quelqu'un, t'es déprimée.
Speaker: C'est à toi de dire si t'es déprimée ou c'est à un médecin de dire si t'es en dépression.
Speaker: Mais c'est pas à tes copines de dire, bah, t'es déprimée, c'est comme ça.
Speaker: C'est bizarre.
Speaker: Ça rejoint un peu ce que je disais tout à l'heure.
Speaker: Moi, si on me disait ça, oui, je suis déprimé.
Speaker: Je ne suis pas déprimé parce que je reste chez moi et je mets un masque.
Speaker: Je suis déprimé parce que mes amis et mes proches ne font pas les mêmes valeurs que moi et ils ne font pas d'efforts pour qu'on puisse garder notre relation.
Speaker: Je suis déprimé parce que je suis isolé à cause de tout ça.
Speaker: Mais ce n'est pas enlever un masque qui va faire que je ne serai plus déprimé.
Speaker: Pareil, ça me fait penser à quelqu'un d'autre que je connais qui a gardé le masque pendant, je pense, jusqu'en 2022.
Speaker: Jusqu'au décembre 2022, enfin un truc comme ça.
Speaker: Et qui s'est énormément protégé.
Speaker: Et d'un coup, les gens autour de lui ont commencé à lui dire qu'il fallait qu'il enlève le masque, etc.
Speaker: Et du coup, après, il l'a enlevé et il me disait comme si… Enfin, c'était un truc un peu bizarre, comme si d'un coup, il…
Speaker: Il ne comprenait plus lui-même pourquoi il avait porté un masque, en fait, en temps de temps.
Speaker: Parce qu'il disait... Je ne sais pas, je pense qu'un jour, je lui ai dit... Je ne sais pas, je fais un truc, je ne sais pas, je suis allée quelque part, enfin, un truc simple.
Speaker: Et lui, il m'a dit, « Je suis contente pour toi.
Speaker: Je suis contente pour toi. »
Speaker: que tu commences à faire ce genre de choses.
Speaker: Tu vas voir, après ça va être super.
Speaker: Genre comme s'il me parlait du futur, tu vois, en mode, quand tu vas arriver à mon stade, tu vas voir que tu pourras être contente, la vie va avoir un nouveau l'air fantastique, etc.
Speaker: Et moi j'étais en mode, mais le Covid existe toujours, il est toujours dangereux,
Speaker: Je ne veux pas enlever mon masque.
Speaker: Bon, ok.
Speaker: Vas-y doucement, je comprends.
Speaker: Mais c'était vraiment très bizarre.
Speaker: Oui, c'était très bizarre.
Speaker: Là, comme ça, l'impression que j'ai, c'est que c'est quelqu'un qui pensait que le Covid, il tue immédiatement.
Speaker: Et du coup, il a enlevé son masque, il a vu « je ne suis pas mort ».
Speaker: Donc, c'est bon.
Speaker: Il n'avait peut-être pas la notion que ça provoque des dégâts sur le long terme.
Speaker: Oui, peut-être.
Speaker: C'est le truc individuel, effectivement.
Speaker: Il n'y a rien arrivé jusqu'à maintenant.
Speaker: Du coup, il ne va rien t'arriver.
Speaker: Bref, je ne sais pas.
Speaker: Lui, pareil, il lui mettait un peu la pression en mode…
Speaker: J'ai déjà enlevé mon masque.
Speaker: Je t'attends de ces côtés-là du monde.
Speaker: Je ne sais pas comment le dire.
Speaker: C'est horrible.
Speaker: C'est très bizarre.
Speaker: Pour tout ce qui est des amitiés qui n'ont pas souffert ou pas trop souffert de tout ça et qu'on n'a pas perdu, ça reste compliqué de les entretenir parce que
Speaker: Avant le Covid, quand on voulait voir nos amis, on avait plein plein d'opportunités, plein de façons.
Speaker: Maintenant, c'est beaucoup plus compliqué puisque déjà on va éviter l'intérieur.
Speaker: Et en fait, quand il réfléchit, la plupart des loisirs, c'est en intérieur.
Speaker: Si tu veux aller voir un film, si tu veux aller au théâtre, voir une expo, faire un bowling ou que sais-je, un karaoké.
Speaker: rien de tout ça n'existe en extérieur, ou peut-être, oui, il y a des festivals de films en extérieur, mais seulement l'été, seulement dans certains endroits, mais voilà, la règle générale, c'est que tout se fait en intérieur, donc c'est compliqué, à part, après, tu peux aller en terrasse, manger ou boire un verre, mais ça veut dire qu'il faut que tu enlèves ton masque, ou alors que tu ne l'enlèves pas, et te voir tout le monde sur ton histoire avec tes amis qui voulaient absolument que tu l'enlèves, bon, et...
Speaker: Et sans parler que les espaces extérieurs, bon, d'accord, il y a des terrasses, il y a des parcs, mais il ne fait pas toujours très beau.
Speaker: Et quand il pleut, va trouver un espace extérieur couvert.
Speaker: C'est rareissime.
Speaker: Donc, voilà, c'est très, très compliqué d'entretire ses relations avec les potes.
Speaker: Et...
Speaker: Il y a des cas particuliers liés aux saisons.
Speaker: Donc, en hiver, à une époque, les terrasses étaient chauffées.
Speaker: Ah oui, c'était bien.
Speaker: C'était bien.
Speaker: Ils ont interdit ça pour l'environnement.
Speaker: Je peux comprendre.
Speaker: Je suis d'accord avec cette mesure.
Speaker: Mais du coup, nous, ça nous enlève une opportunité.
Speaker: C'est-à-dire qu'au bout d'un qui fait froid, on ne peut plus aller en terrasse.
Speaker: Ou alors, il faut qu'on mette 15 couches de vêtements très chauds.
Speaker: c'est compliqué et puis c'est pas agréable quoi ouais pour moi c'était vraiment très dur quand j'ai vu que ça allait t'enlever enfin ça c'était mon dernier recours pour faire une activité enfin
Speaker: Ouais.
Speaker: Et moi, le froid, ça m'a fait vraiment mal, quoi.
Speaker: Je veux pas trop tenir dans le froid, quoi.
Speaker: Même si je m'habille avec plein, plein de trucs, je peux pas, quoi.
Speaker: Au bout d'un moment, je souffre, vraiment.
Speaker: Je souffre.
Speaker: Et donc, ça, ça m'a vraiment enlevé une...
Speaker: une grosse partie, genre 99% de tout.
Speaker: Parce que du coup, après, je peux faire des choses jusqu'à avant qu'il fasse froid.
Speaker: Après, quand il fait froid, c'est rien.
Speaker: C'est ça.
Speaker: Ou alors, il faut se voir en intérieur, mais c'est compliqué.
Speaker: Est-ce qu'on fait tous un test?
Speaker: Est-ce qu'on porte des masques?
Speaker: Est-ce que, justement, on ne mange pas?
Speaker: On ne boit pas?
Speaker: Ou est-ce que, pour manger et boire, on décide que la personne se met à la fenêtre ou qu'elle sort?
Speaker: Voilà, c'est compliqué de voir des amis, en particulier en hiver.
Speaker: Et du coup, ça fait que, moi, je sais que chaque hiver, j'attends l'été avec impatience.
Speaker: Et je me dis, voilà, vivement l'été!
Speaker: je vais pouvoir revoir des potes, mais en réalité, ce n'est pas si simple.
Speaker: Ce n'est pas si simple que ça l'était.
Speaker: En fait, on va devoir se poser des questions, on va devoir jauger un petit peu qui a quels besoins et quelles exigences.
Speaker: Si on mange en terrasse, est-ce qu'une terrasse avec beaucoup de gens, ça va?
Speaker: Ou est-ce qu'il faut qu'on soit que nous?
Speaker: Et dans ce cas-là, comment on fait?
Speaker: Est-ce qu'il faut que les tables soient éloignées?
Speaker: Est-ce qu'on mange en même temps ou pas?
Speaker: Parce qu'on peut se contaminer aussi en extérieur, et on peut se contaminer aussi entre personnes qui font attention au Covid.
Speaker: On n'est pas non plus à l'abri de le choper.
Speaker: On prend des risques quand même, même si on fait tout notre possible pour éviter.
Speaker: C'est vrai que moi, mon rapport aux terrasses a changé...
Speaker: Avec cette histoire des contaminations en extérieur, moi je pense qu'au début, je ne pensais pas trop à ça.
Speaker: J'avais entendu certains cas et tout, mais je me disais que je suis un peu éloignée.
Speaker: Je ne sais pas comment j'ai calculé mon risque.
Speaker: Mais aujourd'hui, je vois les terrasses où j'allais, je me disais que ce n'était pas une bonne idée.
Speaker: C'est vrai qu'au début, on m'avait dit qu'en extérieur, c'était bon, ne t'inquiète pas.
Speaker: Oui, oui.
Speaker: Et puis, il y a eu des témoignages, des gens que je connais qui ont rattrapé le Covid et qui n'avaient pris aucun risque à part en extérieur.
Speaker: Et il y a aussi des études, en particulier, il y en avait une qui porte sur une contamination.
Speaker: Ils ont réussi à montrer que c'était d'un immeuble à un autre, à un étage très élevé.
Speaker: Je ne sais plus si c'était 40e étage, 50e étage.
Speaker: Et voilà, ils ont prouvé que c'est une personne de tel immeuble qui a contaminé une personne de l'autre en face.
Speaker: c'est flippant.
Speaker: Voilà, enlever le masque même en extérieur, ça reste un risque.
Speaker: Évidemment, c'est probablement pas le même risque qu'aller dans un resto ou dans un ciné, mais ça reste un risque quand même.
Speaker: Oui, non, complètement.
Speaker: C'est pas génial.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et du coup, il faut un petit peu discuter tous ensemble et trouver ce que tout le monde est d'accord, ce que tout le monde accepte de faire pour que tout le monde se sente à l'aise.
Speaker: Ce n'est pas toujours évident.
Speaker: Moi, en 2021...
Speaker: Vu que je voyais que mon cercle social se réduisait, s'est rétrécissé, je ne sais pas comment dire ce mot.
Speaker: Non?
Speaker: On ne dit pas « rétrécir »?
Speaker: Oui, il rétrécissait, tout à fait.
Speaker: Je me suis dit que j'allais rencontrer des nouvelles personnes.
Speaker: Et en fait, à l'époque, il y avait l'histoire du vaccin.
Speaker: Je savais que ce n'était pas 100% sûr, mais au moins, c'était un peu une couche de protection en plus.
Speaker: Et comme c'était récent, c'était facile de se dire « Ah, est-ce que tu t'es déjà fait vacciner?
Speaker: » C'était un peu une discussion obligée avec tout le monde, parce que c'était tellement partout.
Speaker: Ouais, c'était presque du small talk à l'époque.
Speaker: Ouais, et du coup, à l'époque, j'étais en mode de « Ah, est-ce que tu t'es fait vacciner?
Speaker: » Et donc, je trouvais des copines qui étaient vaccinées.
Speaker: Et donc, j'ai rencontré des filles.
Speaker: Parce que je me suis dit « Ok, au moins, on pourra... »
Speaker: discuter d'autres trucs, enfin, voilà quoi.
Speaker: Et juste, j'enlève pas mon masque, ou voilà quoi.
Speaker: Et je me rappelle, une de ses premières rencontres, c'était une fille qui était trop contente parce qu'elle avait profité pendant tous les confinements, elle avait voyagé partout dans le monde parce que les prix des billets étaient pas très chers.
Speaker: Oh non!
Speaker: Et du coup, enfin...
Speaker: Je ne pouvais rien dire.
Speaker: J'étais en mode « ça ne va pas ».
Speaker: Mais j'étais en mode « peut-être qu'on aura d'autres points en commun ».
Speaker: Mais ce n'était pas facile.
Speaker: Bref.
Speaker: Je me rappelle aussi, un jour j'avais fait une sortie en groupe.
Speaker: j'avais créé plusieurs personnes on ne se connaissait pas entre nous mais j'étais en mode est-ce que toi tu aimerais bien faire ça et ça et ça on va faire une promenade ah oui c'est ça à l'époque je faisais beaucoup de promenades parce que ça me permettait de bouger en même temps de ne pas rester dans un seul espace à respirer l'air de l'autre personne mais marcher selon moi c'était un peu moins de risque quand même avec mon masque
Speaker: Ouais, c'est le bon.
Speaker: Un jour, j'ai fait cette sortie en groupe.
Speaker: Il y avait un mec qui arrive au moment de « Ah, j'ai le Covid!
Speaker: » Oh non!
Speaker: Quoi?
Speaker: Comment tu as réagi?
Speaker: C'était encore très récent, c'était en 2021.
Speaker: Ah ouais?
Speaker: Oui, oui, c'était pas un truc… C'était pas encore une petite grippe.
Speaker: Ouais, enfin… Eh bien, moi, j'étais très angoissée et donc j'ai rencontré, j'ai raconté aux autres personnes, parce que j'osais pas lui dire « ça va pas », quoi.
Speaker: Et en fait, j'ai raconté aux autres personnes.
Speaker: Et en fait, c'est une des autres personnes qui lui a dit, en fait, mec, ça ne va pas, quoi.
Speaker: C'est covidé, tu ne viens pas voir d'autres personnes.
Speaker: Tu vas nous contaminer, ça ne va pas.
Speaker: Et il n'avait pas de masque, évidemment.
Speaker: Je ne me rappelle pas trop.
Speaker: Je pense que non.
Speaker: Je ne sais pas.
Speaker: Ce n'est pas très clair pour moi aujourd'hui, le souvenir.
Speaker: Mais en tout cas, s'il avait un masque, c'était un chirurgical.
Speaker: Oui, bien sûr.
Speaker: Mais voilà, j'avais trop paniqué.
Speaker: Et pareil, avec cette même idée de faire des amis, j'avais fait mon premier pique-nique en 2021, pareil, avec des gens qui venaient d'être vaccinés et tout.
Speaker: Donc, je me disais que j'étais en train de réduire les risques.
Speaker: Enfin, voilà quoi.
Speaker: Mais c'était la première fois que j'allais enlever mon masque en extérieur.
Speaker: À l'époque, moi, je mettais mon masque chez moi et je l'enlevais quand je rentrais chez moi, genre, 7 heures après, quoi.
Speaker: Enfin, c'était... Si on marchait, si... Enfin, vraiment, je ne l'enlevais pas, quoi.
Speaker: Et donc, c'était la première fois que j'allais enlever mon masque et tout le monde s'est assis et tout, machin.
Speaker: Et... Ah, je n'étais pas très sûre, mais je me disais, mais on est loin, quand même...
Speaker: Et puis bon, je me suis dit, ok, j'enlève mon masque.
Speaker: Et là, il y a une fille qui dit, oh là là, enfin!
Speaker: Je me suis dit, elle ne va jamais enlever son masque!
Speaker: Et en fait, c'était une blague pour tout le monde.
Speaker: Je suis en mode de... Enfin, c'était...
Speaker: C'était pas très agréable, en plus c'était des gens que je connaissais pas, enfin on était très reconnus quoi.
Speaker: Bon, je me suis pas sentie très à l'aise, j'ai pas eu très envie de les revoir.
Speaker: Et en même temps, c'était un pique-nique.
Speaker: Donc, j'étais déjà là et je n'avais pas réfléchi très bien avant de proposer un pique-nique parce que je me suis dit, est-ce que je vais manger les chips du même paquet?
Speaker: Enfin, à l'époque.
Speaker: Enfin, je sais que ça ne se contamine pas par le contact et tout ça, mais quand même…
Speaker: maintenant on est peut-être un peu plus attentif à ce genre de choses même si c'est pas le Covid on peut attraper quelque chose dans un paquet de chips ouais enfin je me disais si elle a éternué qu'elle a mis la main dans le paquet de chips enfin c'est quand même déroulé c'est vrai ouais ouais c'est sûr et pareil pour le houmous ah iouh enfin donc je pense que j'ai pas mangé ou j'ai mangé que le mini truc que j'avais amené pour moi enfin ouais mais je pense que j'ai pas mangé
Speaker: que les trucs individuels s'il y en avait.
Speaker: Ouais, ouais.
Speaker: Après ça, je me suis dit, on fait un pique-nique avec des trucs individuels.
Speaker: Mais quand j'ai... Parce que c'est moi qui a fait le pique-nique.
Speaker: C'est moi qui a programmé le truc.
Speaker: J'avais pas réfléchi.
Speaker: J'étais en mode extérieur, vaccin, machin.
Speaker: Et quand c'était le moment de manger, je me suis dit, mais qu'est-ce que tu fais, quoi?
Speaker: Et ouais, à toutes ces difficultés-là, de se voir l'été, maintenant on a en plus des immenses canicules ou vagues de chaleur.
Speaker: Là, je suis en train de crever de chaud, chez moi, j'en peux plus.
Speaker: Et ouais, j'essaie de voir des gens en extérieur, mais là, il y a des jours, des week-ends, je ne peux pas en fait, je ne peux même pas proposer, il fait beaucoup trop chaud, c'est dangereux en fait, c'est risqué de sortir.
Speaker: Donc voilà, je disais l'hiver, j'attends avec impatience l'été, mais maintenant les étés, ils deviennent dangereux quoi, donc comment on va faire pour voir des gens, je ne sais pas, dans l'avenir?
Speaker: Oui, c'est vrai.
Speaker: Moi, je me rappelle un jour, en pleine canicule, j'avais des copines qui voulaient qu'on se voit.
Speaker: Et moi, c'était hors de question que ça soit en intérieur.
Speaker: Elles voulaient de la clim, mais moi, j'étais au moins d'assez hors de question.
Speaker: Donc, on a accepté de nous voir en extérieur.
Speaker: Oui, parce que s'il y a la clim, tu ne vas pas ouvrir la fenêtre.
Speaker: Sinon, ça va réchauffer.
Speaker: Et du coup, on était à 36 degrés.
Speaker: C'était pas génial, plus les transports et tout ça, c'était vraiment dur.
Speaker: Mais voilà, c'était un peu le compromis que tout le monde avait fait et on avait réussi à se voir pendant, je ne sais pas, une heure ou une heure et demie, un truc comme ça.
Speaker: Mais ce n'était pas idéal, quoi.
Speaker: Et puis en plus, tu as besoin de boire souvent quand il fait chaud.
Speaker: Ah oui, mais moi, je pense qu'à l'époque, je n'enlève pas mon masque encore.
Speaker: Ouais.
Speaker: C'est dur.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et ouais, du coup, l'autre difficulté dans notre situation, on a dit qu'on s'est éloigné de certaines personnes, on a perdu des amis, vraiment, littéralement.
Speaker: On a besoin d'en trouver des nouveaux, c'est ce que tu as essayé, là, tu racontais en organisant les pique-niques et tout ça.
Speaker: Mais bon, comme tes exemples le montrent, c'est mieux, c'est plus sûr de trouver des personnes qui font aussi attention au Covid.
Speaker: bon déjà il n'y en a pas beaucoup et il faut les trouver bon courage pour ça et ouais donc c'est dur de les trouver où est-ce qu'on va les chercher bon on sait qu'il y a des organisations autour du Covid bon ben toi comme moi je pense que c'est là qu'on a un peu rencontré quelques personnes mais il n'y en a pas beaucoup non plus il n'y en a pas partout donc c'est pas évident
Speaker: Et puis surtout, par rapport à avant, où on avait une opportunité d'être amis avec n'importe qui, ever, dans le monde, dans l'univers, si tu veux, nous, maintenant, ça limite.
Speaker: On a des opportunités avec un nombre très restreint de personnes.
Speaker: Et parmi ces quelques personnes, on n'est pas sûr de bien accrocher avec quelqu'un, si tu veux.
Speaker: Ben oui.
Speaker: On va peut-être bien s'entendre avec quelqu'un, mais pas non plus au point de nouer une relation très très forte.
Speaker: Et peut-être que nous, on aurait cette envie, mais l'autre personne ne l'aurait pas, tu vois.
Speaker: C'est dur de se faire des nouveaux amis dans notre situation.
Speaker: Oui, oui, non mais complètement.
Speaker: Et du coup, qu'est-ce que...
Speaker: Est-ce que toi, tu as un avis sur est-ce qu'il vaut mieux essayer d'entretenir les amitiés qu'on a d'avant, mais qui ne sont pas forcément faciles, ou essayer de rencontrer de nouvelles personnes?
Speaker: Parfois, j'ai l'impression que c'est plus facile avec les gens qui ne me connaissaient pas avant.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais, genre...
Speaker: Non, mais je dis n'importe quoi parce que j'essaie de réfléchir.
Speaker: Et en fait, je dis n'importe quoi.
Speaker: Par exemple, un jour, je suis allée à un pique-nique de quelqu'un d'autre.
Speaker: Il m'a dit, c'est en extérieur, donc ça va, machin.
Speaker: Et je me suis dit, ok, peut-être que je vais rencontrer des nouvelles personnes.
Speaker: Mais en fait, quand tu as un masque,
Speaker: Je ne sais pas pourquoi, les gens ne te parlent pas.
Speaker: Oui, non, ben non.
Speaker: Mais c'est... Enfin, c'était trop bizarre.
Speaker: J'étais à côté de ma copine et tout le monde disait « Ah, salut, comment tu vas?
Speaker: » Et après, il passait à côté et il disait bonjour à la personne qui était à côté de moi.
Speaker: Enfin, genre...
Speaker: C'était trop bizarre.
Speaker: Enfin, je n'ai jamais compris.
Speaker: Enfin, j'étais là, je le regardais, tu vois.
Speaker: Et en fait, c'est... Donc... Et ça, c'est un seul exemple, mais ça m'est arrivé plusieurs fois.
Speaker: Parce que, comme je t'ai dit, moi, je me dis, je peux faire des compromis, ce n'est pas grave.
Speaker: Moi, je peux aller dans des piqueniques des gens qui ne font pas attention, etc.
Speaker: Moi, j'ai mis juste mon masque.
Speaker: Mais en fait, c'est comme si je n'existais pas.
Speaker: Je peux passer une soirée entière, seule, autour des gens.
Speaker: Même si j'essaye de parler avec des gens, les gens peut-être me répondent à une question ou deux.
Speaker: Mais après, tourne le dos, c'est...
Speaker: Je ne sais pas ce que les gens pensent dans leur tête.
Speaker: Du coup, être entouré mais seul, c'est ça.
Speaker: Oui, c'est ça.
Speaker: Je ne sais pas si c'est plus facile de rencontrer de nouvelles personnes.
Speaker: En tout cas, ces exemples-là me font penser que non.
Speaker: Entretenir les anciens, anciens amis, c'est quand même...
Speaker: Moi, je trouve qu'il y a quand même un truc chouette avec des gens avec qui tu as vécu des trucs et tu peux avoir des souvenirs en commun et tout ça, quoi.
Speaker: Mais si ces personnes deviennent un peu violentes, un peu comme on a dit, c'est dur.
Speaker: Et de rencontrer, par exemple, de toutes ces rencontres que moi-même j'ai fait sur ce truc où j'ai rencontré des copines et tout ça, j'en ai gardé une.
Speaker: Ah ouais, quand même?
Speaker: Ouais, j'en ai gardé une.
Speaker: Il y a une deuxième avec qui on s'est vues plusieurs fois, mais bon, finalement, elle faisait que faire la fête.
Speaker: Donc, c'était vraiment très compliqué.
Speaker: Et à chaque fois, elle m'a invitée pour qu'on fasse la fête.
Speaker: Et je suis en mode, ouais, non, en fait.
Speaker: Donc, voilà, c'est là, finalement, on n'a plus parlé, quoi.
Speaker: Mais je ne sais pas.
Speaker: Toi, tu as un avis, toi?
Speaker: Pour moi, ce serait plus simple de faire des nouvelles rencontres en trouvant des personnes qui font attention comme nous, mais il y en a tellement peu, tu vois.
Speaker: Pardon, j'ai pensé que tu parlais des gens en général, mais oui, l'idéal, je suis d'accord avec toi, l'idéal, ce serait qu'on puisse rencontrer des gens qui font attention au Covid, qui deviennent nos amis.
Speaker: Moi, je ne me vois pas devenir ami actuellement avec quelqu'un qui ne fait pas gaffe.
Speaker: Ce n'est pas envisageable.
Speaker: Et d'ailleurs, c'était ma réflexion quand tu racontais ton pique-nique où personne ne te parlait.
Speaker: Je me suis dit, est-ce que ce n'était pas leur version de ça?
Speaker: Est-ce que ce n'était pas eux qui se disent, elle, elle fait attention au Covid, ça ne pourra jamais marcher, on ne pourra jamais être ami, ça va être trop compliqué.
Speaker: Est-ce que ce n'était pas juste ça?
Speaker: Et un petit peu de manque de politesse, parce que ça n'empêche pas de dire bonjour quand même, mais bon.
Speaker: Ouais, non, mais oui, c'est impressionnant, je te jure.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et bon, il nous reste à parler des relations romantiques et ou intimes.
Speaker: Ouais.
Speaker: C'est aussi un gros sujet.
Speaker: C'est compliqué, pareil, hein.
Speaker: C'est aussi compliqué, sauf qu'en général, on trouve moins de partenaires pour ce genre de relation que d'amis.
Speaker: Et nous, on est là déjà à avoir du mal à trouver des amis, donc c'est mission impossible.
Speaker: Moi, pendant un moment, j'étais sur les apps de rencontres.
Speaker: Et j'y passais beaucoup de temps, en fait.
Speaker: J'ai passé beaucoup de temps, je cherchais les profils, je cherchais désespérément les masques.
Speaker: Il n'y en avait quasiment pas, évidemment.
Speaker: Et à un moment, je me posais la question, un peu comme on vient de se poser pour les amis, c'est est-ce que je vais essayer d'avoir une relation avec quelqu'un qui ne fait pas gaffe au Covid?
Speaker: C'est insensé, c'est beaucoup trop risqué.
Speaker: C'est une question que je me suis posée beaucoup.
Speaker: mais je me la suis posée.
Speaker: L'autre question, c'était... Donc, du coup, si je matche avec quelqu'un, il va bien falloir parler du Covid et surtout de mon mode de vie.
Speaker: Est-ce que j'en parle tout de suite ou est-ce que j'attends de voir si ça mène à quelque chose, tu vois?
Speaker: Ah ouais?
Speaker: Et du coup, tu faisais comment?
Speaker: Je pense que j'ai fait les deux.
Speaker: Et c'est triste parce que des fois, j'en parlais pas tout de suite.
Speaker: Et tu sais, cette période où tu dragues un peu sur l'application, tu discutes, ça se passe super bien, on s'entend bien, on rigole et tout.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et comment t'amène le sujet, quoi?
Speaker: Et à quel moment?
Speaker: C'est dur, déjà.
Speaker: Faux fasse!
Speaker: Je t'ai pas dit!
Speaker: Je t'ai pas dit, je porte un masque tout le temps, je vais pas manger au restaurant, je vais pas au ciné.
Speaker: Ça te va?
Speaker: On fait comme ça?
Speaker: C'est dur, tu vois?
Speaker: Moi, à un moment donné, je l'ai mis dans mon profil.
Speaker: Mais c'est ça, ouais.
Speaker: Mais ça ne sert à rien parce que les gens ne lisent pas.
Speaker: Ouais, mais moi, j'ai fait ça et j'ai mis en photo de profil avec un masque.
Speaker: Au moins, ça annonce la couleur, même si ça ne veut pas forcément dire que tu fais... Les gens peuvent penser aussi que c'est une vieille bio, que c'est une vieille photo, et que tu as arrêté.
Speaker: Donc, je mettais en général, un peu comme on dit en ce moment, on est le 11 juillet et on est toujours pendant le Covid.
Speaker: En général, je mettais, voilà, cette bio a été mise à jour tel jour, et oui, j'ai continué de porter un masque.
Speaker: C'est marrant.
Speaker: Je n'ai pas réalisé le parallèle, mais c'est ça.
Speaker: Et du coup, voilà, pour moi, c'était mieux de... Enfin, c'était mieux, c'est dur à dire.
Speaker: J'ai préféré mettre le sujet sur la table tout de suite, mais c'est vrai que comme ça, je ratais en tout cas des conversations sympas et un peu aussi d'amour propre, parce que voir que tu plais à quelqu'un, ça fait plaisir quand même.
Speaker: Donc voilà, en me faisant une croix sur ces possibilités de discuter un peu avec quelqu'un, ça avait aussi cet effet-là, quoi.
Speaker: Oui, moi, j'avais essayé de mettre une photo, je ne me rappelle plus, c'était quelle appli, j'avais essayé de mettre une photo masquée en première photo et en fait, ça ne me laissait pas le faire.
Speaker: Ah, waouh!
Speaker: Maintenant que tu le dis, je crois que ça m'est arrivé aussi, ouais.
Speaker: Ouais, parce qu'il fallait bien qu'on voit le visage.
Speaker: Mais toute ma vie, c'est ça, quoi.
Speaker: Laissez-moi faire ça.
Speaker: Ouais, mais du coup, ça m'a pas laissé.
Speaker: J'ai dû mettre une autre photo et après, en deuxième, comme ça.
Speaker: Une photo masquée.
Speaker: Ouais.
Speaker: Moi, je me souviens, il y avait une appli, à un moment, ils ont testé un truc.
Speaker: C'est qu'ils te mettaient en relation avec quelqu'un un peu au pif, qui correspondait à tes critères, mais au hasard.
Speaker: Et on était en appel audio et on parlait comme ça, sans même voir de photos ou de bio, juste, ben voilà, vous parlez.
Speaker: Et alors, t'as fait ça?
Speaker: Ouais, j'ai fait ça et moi, je passais des bons moments comme ça, c'était chouette.
Speaker: Mais voilà, du coup, alors après, je crois que tu parlais une minute, peut-être un peu plus parce que ça fait court, mais voilà, quelques minutes.
Speaker: Et après, on te demandait est-ce que tu veux continuer, rester en contact avec cette personne ou laisser tomber?
Speaker: Et voilà, moi j'ai eu des conversations sympas avec des gens avec qui je rigolais bien, donc je disais « ouais, je veux continuer ».
Speaker: Et voilà, pareil, dès que je lui disais « oui, par contre, moi je fais attention au Covid », c'était fini.
Speaker: Mais tu le disais pendant la minute graphique.
Speaker: Non, c'est trop court.
Speaker: C'est trop court.
Speaker: C'est trop court là, je préférais avoir une discussion sympa, rigoler un peu.
Speaker: Mais voilà, après.
Speaker: Quoique il y a des fois, oui, ah non, maintenant j'y pense, ça m'avait échappé.
Speaker: Au bout d'un moment, en fait, j'ai dû tout tester à force.
Speaker: Et au bout d'un moment, je disais, salut, moi je porte toujours un masque et je fais attention au Covid.
Speaker: Et paf, raccroché.
Speaker: Wow!
Speaker: Ah oui!
Speaker: Carrément, oui, c'est arrivé.
Speaker: Et sinon, au moment où je disais, je fais attention au Covid, la plupart des réactions...
Speaker: je pense que la plus grande partie c'était des moqueries c'était même pas moi désolé bonne cotisation bonne chance c'était des moqueries vraiment c'était violent c'était des gens qui pensent que tout est fini et qu'il n'y a aucune raison de se protéger et de protéger les autres mais même tu peux avoir cet avis et ne pas être violent avec les gens j'ai eu beaucoup de moqueries c'était incroyable
Speaker: Et ouais, je disais que c'est dur de trouver sur les apps de rencontre des personnes comme nous.
Speaker: En fait, moi, je crois que j'en ai rencontré une seule, peut-être deux.
Speaker: Ouais, mais une en particulier, avec qui ça se passait bien, on a bien discuté et on avait des choses en commun.
Speaker: Alors, comme je disais tout à l'heure, on a beaucoup moins de personnes potentielles avec qui avoir des relations.
Speaker: alors c'est encore plus compliqué d'avoir des choses en commun des centres matériels en commun là c'était le cas on avait vraiment beaucoup en commun en fait donc j'avais beaucoup d'espoir avec cette personne et puis on commence à parler de se voir de où de comment et c'est là que j'ai commencé à lister mes mes mesures de protection enfin elle savait que je faisais attention au Covid moi je savais qu'elle aussi mais pas au même niveau en fait et elle m'a dosté
Speaker: Elle m'a goûté.
Speaker: Donc voilà, quasiment la seule opportunité que j'avais avec quelqu'un, en fait, c'est moi qui étais trop pour elle, en termes de mesures de protection.
Speaker: Et en y réfléchissant, je crois bien qu'elle m'avait dit qu'elle rencontrait des gens qui, eux, ne se protégeaient pas du Covid.
Speaker: Donc ouais, finalement, ça faisait une grosse barrière entre nous quand même.
Speaker: Ouais, non, mais c'est vraiment compliqué, hein.
Speaker: Il y a trop de restrictions.
Speaker: Et puis, dans un couple, comme pour des amis, il faut que ça matche à ce niveau-là.
Speaker: Il faut que... Encore plus en couple.
Speaker: Oui, surtout en couple, bien sûr.
Speaker: Si... Comment...
Speaker: Je sais pas, moi, j'ai des amis qui portent un masque si elles sont chez moi, par exemple.
Speaker: Moi, déjà, ça me va.
Speaker: Déjà, c'est bien, ouais.
Speaker: C'est rare.
Speaker: Déjà, ça me va.
Speaker: Je me dis, c'est bien.
Speaker: Enfin, genre, en extérieur et dans leur boulot, leur truc, ils font pas du tout attention au Covid.
Speaker: Mais si on est chez moi, en intérieur, oui.
Speaker: Ou, pareil, un jour, une autre elle m'a invitée chez elle pour manger.
Speaker: Elle a installé la table à côté de la fenêtre.
Speaker: Ah, ok.
Speaker: Et c'était l'hiver, donc il y avait beaucoup d'air qui entrait, quoi.
Speaker: Et elle m'a laissé manger, je pense, d'abord.
Speaker: Vraiment, c'était bien.
Speaker: Mais elle, elle ne fait pas du tout attention au Covid.
Speaker: Elle n'a aucun problème à faire la fête avec des gens qui ont le Covid ou dormir avec ou aller en cours alors qu'elle est malade, sans masque.
Speaker: C'est compliqué.
Speaker: Mais elle respecte certains trucs que je dis quand on est ensemble.
Speaker: Ouais, c'est bien déjà, ouais.
Speaker: Certains.
Speaker: Et en effet, c'est quelque chose que t'acceptes d'une amie, mais pas de quelqu'un avec qui t'aurais une relation plus poussée, évidemment.
Speaker: Ouais, ça serait plus compliqué, non?
Speaker: Enfin, parce que le danger, là, pour le coup, c'est parce que c'est pas... Moi, je pense que je suis passée par plusieurs phases.
Speaker: À un moment donné, je me disais, mais je vais jamais pouvoir être amie avec des gens qui n'ont pas respecté le confinement, quoi.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et quand j'ai vu qu'il y avait énormément de gens qui n'avaient pas respecté le confinement, pendant très longtemps, moi, j'étais en mode, mais ces gens-là, c'est des hygiénistes, machin, enfin...
Speaker: Et après, j'étais en mode « ok, peut-être pas » ou « peut-être si, mais je ne sais pas ».
Speaker: En fait, je ne sais pas, ce n'est pas très clair dans ma tête, mais je suis passée par plusieurs phases.
Speaker: Donc après, je me disais « oui, les gens qui vont malades à la salle du sport, jamais je ne pourrais être amie avec ces gens-là, ces amitiés-là, c'est fini ».
Speaker: Et après, j'ai vu que c'était un peu comme normal pour tout le monde.
Speaker: Enfin, je ne sais pas.
Speaker: Enfin, je ne sais pas, mais du coup, j'ai des amis qui ont eu des comportements, des mises en danger d'autrui, que je pensais que je n'allais jamais pouvoir passer outre, quoi.
Speaker: Ouais, je comprends.
Speaker: Et là, on est toujours amis, mais du coup... Enfin, au début, c'était... Je ne peux pas être amie avec les gens qui mettent en danger la société.
Speaker: Maintenant, c'est un peu juste... J'ai juste envie de ne pas être contaminée par ces amis-là.
Speaker: C'est que ça laisse pas beaucoup de choix, sinon, ouais.
Speaker: Ouais, j'ai pas... Enfin, c'est un peu comme si, genre, mes...
Speaker: mes idéaux, je sais pas, mes principes avaient changé parce qu'au début, vraiment, moi, je... Enfin, je trouvais ça inacceptable.
Speaker: Ouais, et ça l'aide.
Speaker: Et là, c'est juste une question de survie individuelle.
Speaker: Ouais, c'est ça, ouais.
Speaker: En fait, t'étais...
Speaker: tes idéaux, ta moralité, tout ça, tu as raison.
Speaker: Mais les personnes qui correspondent, il y en a peut-être quelques dizaines, quelques centaines en France, tu vois, c'est chaud.
Speaker: Donc, on est obligé de baisser nos critères.
Speaker: Et en parlant en France, je me rappelle que tu m'avais parlé de quelqu'un qui était dans un autre pays.
Speaker: Avec qui tu avais parlé?
Speaker: Tu ne te rappelles pas?
Speaker: Ça ne me revient pas là?
Speaker: Tu peux m'en dire un peu plus sans en dire trop?
Speaker: Je pense que c'était quelqu'un qui était en Allemagne, qui faisait attention au Covid.
Speaker: Ah, attends, c'est loin, c'est loin.
Speaker: Parce que tu m'as dit, effectivement, en France, c'est compliqué, donc j'ai commencé à chercher ailleurs et tu avais trouvé quelqu'un en Allemagne?
Speaker: Je ne crois pas que j'avais fait la démarche de chercher ailleurs, mais ce n'était pas sur une app de rencontre, je crois que c'était sur un site qui ne peut pas forcément pour aller rencontrer, mais entre autres.
Speaker: Et en effet, ça me revient doucement, je parlais avec quelqu'un qui était en Allemagne et on s'entendait bien, mais je crois simplement que la discussion est morte toute seule.
Speaker: Oui, oui.
Speaker: Mais c'est vrai qu'il a dû y avoir la question, qu'est-ce que je fais?
Speaker: Est-ce que si ça vient jusque-là, j'essaye d'avoir une relation?
Speaker: Et ça aussi, c'est une question compliquée, oui.
Speaker: Est-ce que... J'allais dire, déjà, même quelqu'un qui vit près de chez toi, pour aller lui rendre visite, il faut que tu prennes peut-être les transports en commun.
Speaker: Tu te mets en danger, donc tu mets en danger la personne.
Speaker: Et alors, une personne qui vit encore plus loin que ça, genre en Allemagne, c'est dur.
Speaker: C'est dur.
Speaker: Qu'est-ce que...
Speaker: Comment tu vis ça?
Speaker: Tu vas prendre le train, le train il est à 2000, 3000, 4000 ppm.
Speaker: Ouais.
Speaker: C'est dur, donc c'est peut-être pas plus mal finalement que ça soit pas aller plus loin avec cette personne.
Speaker: Ma question suivante c'était, du coup, est-ce que tu repenses à la possibilité de peut-être chercher quelqu'un dans d'autres pays, mais du coup tu viens de répondre que non?
Speaker: Non, je ne chercherai pas.
Speaker: En plus, avant le Covid, j'ai déjà eu des relations à distance et c'est dur.
Speaker: Ça peut être vraiment fantastique.
Speaker: J'ai des souvenirs incroyables de relations à distance.
Speaker: Vraiment, grandiose.
Speaker: C'est parmi les meilleurs moments de ma vie.
Speaker: En tout cas, les plus forts.
Speaker: Mais c'est dur.
Speaker: C'est très dur.
Speaker: Et en ajoutant le Covid là-dessus, non.
Speaker: Je ne vais pas le rechercher.
Speaker: Mais je ne vais pas...
Speaker: je ne vais pas tirer un trait dessus directement si quelque chose me tombe dessus, tu vois, je vais au moins y réfléchir.
Speaker: Si quelqu'un en Allemagne écoute ce podcast… Voilà, par exemple, si elle se reconnaît avec les murs… Ça, je sais que ce n'est pas complètement pareil!
Speaker: C'est vrai qu'on a arrêté de parler, comment ça se fait, c'était sympa?
Speaker: Pourquoi pas, tu sais, non.
Speaker: Ou quelqu'un d'autre, ça peut être aussi un appel à candidature, je me sens très seul.
Speaker: Non, mais ouais, enfin, c'est... Ouais, ouais, c'est pas un nom définitif, mais ouais, c'est beaucoup de complications, quoi.
Speaker: C'est beaucoup de difficultés, de risques qu'on n'aurait pas avec quelqu'un qui habite proche, c'est évident.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et est-ce que pour toi, les relations avec les amis et la famille, est-ce que ça a évolué?
Speaker: Enfin, est-ce que les différentes mesures que le gouvernement a mises en place...
Speaker: Ça a fait évoluer d'une certaine manière les relations ou ça les a impactées.
Speaker: Par exemple, je sais que moi, quand on a dit « vaccin obligatoire », je me suis dit « mais c'est génial ».
Speaker: Oui.
Speaker: Et en fait, d'un coup, sur les habits de rencontre, avant que ce soit « vaccin obligatoire »,
Speaker: c'était « est-ce que la personne va être vaccinée ou pas?
Speaker: » « Oui, est-ce qu'elle va accepter de se faire vacciner?
Speaker: » Et du coup, les discussions, ça devait passer énormément de temps pour que je puisse demander à la personne s'il allait être vaccinée.
Speaker: Et au moment où le gouvernement a dit « vaccin obligatoire pour aller dans des bars et des espaces publics »,
Speaker: Pour moi, c'était un soulagement.
Speaker: Et d'un coup, c'était un point en moins que je devais porter.
Speaker: Et du coup, c'était beaucoup plus fluide, la discussion avec les gens sur les applis, parce que je savais qu'il y avait énormément de chances qu'ils soient vaccinés.
Speaker: Et il y avait d'autres manières de demander aussi...
Speaker: si la personne était vaccinée ou pas.
Speaker: Par exemple, si elle me proposait direct, on va au resto, enfin, en terrasse, bien évidemment.
Speaker: Je savais que c'était quelqu'un qui était vacciné.
Speaker: Bon, après, il y a des moments trop de toi, je sais.
Speaker: Oui, c'est vrai.
Speaker: Mais c'était beaucoup plus simple.
Speaker: Enfin, ma vie était beaucoup plus simple quand c'était vaccin obligatoire.
Speaker: Par exemple, je ne sais pas, dans les moments où...
Speaker: où on était en pic épidémique et que le masque redevenait obligatoire, pour moi, c'était la joie.
Speaker: Et du coup, je savais que j'allais pouvoir rencontrer quelqu'un masqué et que déjà, ça n'allait pas être un truc bizarre que moi, je porte un masque.
Speaker: que l'autre personne... Enfin, il y avait des grosses probabilités que l'autre personne soit masquée, évidemment avec un chien, mais c'est déjà ça.
Speaker: Et c'est beaucoup plus facile d'amener quelqu'un d'un chien à un FFP2 que de rien à un FFP2.
Speaker: Et donc, en fait, les politiques publiques, ça a impacté énormément mon quotidien et mes relations sociales.
Speaker: Est-ce que pour toi, c'était un peu pareil ou pas?
Speaker: Moi, j'ai l'impression que ça a été surtout un révélateur des personnes.
Speaker: De voir ceux qui s'y pliaient, ceux qui ne s'y pliaient pas, ceux qui étaient contents qu'on s'était terminé, ça a permis de mieux cerner les personnes, en fait.
Speaker: Ok.
Speaker: Parce que pour moi, par exemple, quand je croyais encore à la santé publique, moi je me disais, c'est génial, quand on a dit « vaccins obligatoires », je me suis dit « ah, c'est peut-être comme ça que ça va être le futur ».
Speaker: Ça va être, enfin la sortie de ce truc, ça va être « vaccins obligatoires tous les six mois », donc mis à jour tous les six mois,
Speaker: plus quand les pics sont élevés, on va mettre des masques obligatoires.
Speaker: Bientôt, les gens vont comprendre, le gouvernement va tout faire pour que les gens comprennent qu'il faut des FFP2.
Speaker: Et donc, ça va être beaucoup plus simple.
Speaker: Et évidemment, qualité de l'air.
Speaker: Et donc, moi, je me disais...
Speaker: les relations sociales, ma vie sociale va redevenir un peu plus riche avec toutes ces mesures parce que ça ne va plus être moi qui est la personne qui est chiante, mais ça va être une politique publique
Speaker: de faire des trucs pour limiter la propagation de la pandémie, etc.
Speaker: Et donc, quand je vais parler de ça, ça ne va pas être complotiste ou bizarre ou exagéré.
Speaker: Et en fait, si c'est un peu partout dans l'espace public,
Speaker: En fait, ça a moins de place dans ma vie intime et ça me restreint moins dans la vie intime parce qu'il y aurait déjà des mesures qui limitent la circulation du virus ailleurs.
Speaker: Et donc, évidemment, dans ma vie intime, je peux...
Speaker: faire autrement.
Speaker: Je ne dis pas oublier complètement le truc, tu vois.
Speaker: Mais je dis peut-être faire... Enfin, je ne sais pas.
Speaker: Moi, j'ai commencé à imaginer le futur, mais toujours en imaginant qu'il allait y avoir une politique de santé publique qui allait prendre en compte toutes les mesures de réduction de risque, toutes les avancées scientifiques, quoi.
Speaker: Parce que si on est toujours là en 2026, c'est clairement parce qu'il n'y a pas de politique de santé publique.
Speaker: Et que tous les manquements du gouvernement font que notre vie privée soit façonnée de cette manière-là.
Speaker: Et qu'on soit un peu condamnés à cette solitude.
Speaker: parce qu'il y a une inaction de la part du gouvernement qui devrait être là.
Speaker: C'est à cause du gouvernement que je suis célibataire.
Speaker: C'est à cause du gouvernement que je suis célibataire.
Speaker: Je déconne, mais oui, c'est vachement important.
Speaker: J'aime bien ce que tu as dit.
Speaker: C'est une réflexion que je n'avais pas eue, et je suis content de l'avoir entendue.
Speaker: Donc je te remercie.
Speaker: Ah ouais, c'est vrai, t'avais pas pensé que tout ce que tu vis, c'est parce qu'il n'y a pas une politique de santé publique?
Speaker: Non, c'est vrai que j'ai pas cette vision-là.
Speaker: Et toi, tu l'as, et je trouve ça chouette.
Speaker: Ouais, et une fois que tu l'entends, ouais, tu regardes les choses différemment, ouais.
Speaker: Et je te remercie pour ça.
Speaker: Ouais.
Speaker: Ouais, si... Enfin, s'il y avait...
Speaker: J'allais dire, si le gouvernement avait fait au moins son taf d'information, et j'allais dire, déjà, s'il n'avait pas fait de la désinformation, ça aurait été pas mal.
Speaker: Et ça aurait vraiment changé les choses.
Speaker: Là, je pense que la plupart des gens qui s'en foutent du Covid, c'est parce qu'ils ne savent pas.
Speaker: Oui, je suis d'accord.
Speaker: Peut-être qu'ils choisissent de ne pas savoir.
Speaker: On a dit tout à l'heure, l'information, elle est là, elle n'est pas toujours...
Speaker: Elle est proche pour tout le monde, mais elle est là.
Speaker: Mais si elle avait été vraiment servie sur un plateau d'argent à tout le monde, on serait beaucoup plus nombreux à être comme nous.
Speaker: Et la vie serait plus simple et plus joyeuse.
Speaker: On aurait des amis, on aurait des relations, tu vois.
Speaker: Donc ouais, en effet, l'inaction du gouvernement, elle a ce poids-là.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et oui, on aurait eu un grand plan de purification de l'air, non seulement dans les écoles et dans les lieux de soins, mais aussi dans les lieux de loisirs, qui ferait qu'on prendrait moins de risques à sortir.
Speaker: C'est sûr.
Speaker: C'est impressionnant d'avoir cette vision.
Speaker: Ça met les choses en perspective, je trouve.
Speaker: Beau?
Speaker: Vous savez qu'on fait ce podcast un peu à la rage, donc on ne sait pas quand on fera le prochain épisode, mais ce qu'on sait, c'est qu'il sera toujours pendant le Covid.
Speaker: À bientôt.
Speaker: À bientôt.
Speaker: On n'est pas obligé, mais moi, j'aime bien dire un petit truc comme ça.
Speaker: OK.



