Zencastr
00:00:00
00:00:01
Speed1x
Format
Share
Embed
Report

Partir vivre en Sicile (avec Céline)

Grande Bleue
Grande Bleue

6,382 plays · May 19, 2023

Ils sont nombreux, les Français tombés amoureux de la plus grande île de Méditerranée. Mais combien d’entre eux joignent les rêves aux actes, et partent s’installer en Sicile ? Pour une saison, quelques années ou pour toute la vie, une expatriation sur cette terre aux mille facettes garantit un véritable “choc culturel”. Ce podcast a été réalisé avec Céline Alcala, contributrice d’Orizzonte.fr installée en Sicile depuis quelques années. Elle nous raconte sa décision, son intégration, ses coups de cœur et ses difficultés. Avec beaucoup de joie et d’énergie.

Transcript

Speaker: Bonjour et bienvenue dans Grande Bleue, le podcast qui vous emmène en Méditerranée à la découverte du patrimoine et des gens du Sud.

Speaker: Je m'appelle Ange, et dans cet épisode, on va parler d'expatriation.

Speaker: Beaucoup de Français tombent amoureux de la Sicile, mais seuls quelques-uns osent franchir le pas et partir y vivre, pour une saison, pour quelques années, et parfois pour la vie.

Speaker: Entre la barrière de la langue, la vie locale, les us et coutumes des Siciliens, le choc culturel peut vous faire perdre vos repères.

Speaker: Alors pour vous aider à questionner, voire à préparer ce changement de vie, je suis avec Céline Alcala, Toulousaine d'origine et installée en Sicile avec son compagnon depuis quelques années.

Speaker: Bonjour Céline.

Speaker: Bonjour Ange, bonjour à tous nos auditeurs.

Speaker: Alors Salide, on se connaît bien, puisque t'es derrière beaucoup de reportages qui ont été publiés dans notre média, horizonte.fr, et tu nous parles de cette Sicile dont tu es tombée éperdument amoureuse, avec le regard émerveillé, chaque jour, de celle qui découvre un peu un nouveau monde.

Speaker: Et par contre, il y a quelque chose que tu m'as pas raconté, que tu m'as jamais vraiment raconté, c'est ce moment où tu as décidé de quitter la France, de partir pour la Sicile.

Speaker: Oui, oui, oui.

Speaker: Alors là, c'est une très longue histoire.

Speaker: Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain, en fait.

Speaker: Disons que je n'ai plus le choix, tout simplement.

Speaker: C'était ma dernière option.

Speaker: J'ai passé beaucoup de temps à voyager.

Speaker: Disons que j'ai eu une vie assez mouvementée.

Speaker: J'ai connu de grosses épreuves tout au long de ma jeunesse.

Speaker: Et autour de mes 27-30 ans, j'étais en voyage, en fait.

Speaker: Je recherchais le bien-être.

Speaker: Je me cherchais moi-même, on va dire.

Speaker: Et puis un jour, c'est en Australie que j'ai rencontré un Sicilien, un ami, Antonio, et qui me parlait de sa Sicile, justement.

Speaker: Il me disait à chaque fois qu'on parlait d'un endroit spécial sur la planète, il me disait « Mais en Sicile aussi, on a ça.

Speaker: En Sicile, on a ça.

Speaker: » Donc moi, je lui disais « Bon, c'est un Italien.

Speaker: » Il exagère, comme tous les Italiens qui ont tendance à penser.

Speaker: Mais bon, je suis quand même venue vérifier par moi-même.

Speaker: Et donc, j'ai passé 15 jours ici en Sicile.

Speaker: Et j'ai passé 15 jours merveilleux.

Speaker: Je ne me suis jamais sentie aussi bien, en fait.

Speaker: Je ne saurais pas vraiment m'expliquer.

Speaker: Il faudrait beaucoup de temps, je pense, et peut-être une thérapie pour comprendre exactement.

Speaker: Mais j'étais bien, tout simplement.

Speaker: Je me sentais moins, je me sentais chéloin, mais je devais repartir.

Speaker: Et donc, j'ai passé deux ans comme ça à continuer.

Speaker: En plus, voilà le petit détail.

Speaker: J'étais mariée par l'époque.

Speaker: Et donc, on ne prend pas les décisions tout seul entre autant le couple.

Speaker: Et je ne pouvais pas tout simplement décider de rester immédiatement en Sicile.

Speaker: Donc, pendant deux ans, j'ai continué ma vie de baroudeuse jusqu'à ce que vraiment j'en puisse plus et qu'une autre épreuve se présente à moi, un gros drame familial qui a fait que j'étais complètement à terre.

Speaker: Je n'allais plus rien.

Speaker: Complètement, mais vraiment plus rien.

Speaker: Parce que quand on voyage, on n'a pas de maison, on a une valise de 20 kg, et puis voilà.

Speaker: Et on est très bien comme ça.

Speaker: Mais bon, quand on a aussi les coups durs de la vie, c'est vrai qu'on ne sait pas trop où se rapprocher.

Speaker: Et du coup, j'ai dit « bon, c'est maintenant ou jamais ».

Speaker: Et je suis partie.

Speaker: Mon père m'a donné un petit coup de main, il m'a donné une petite enveloppe de 500 euros, et puis j'ai appris un truc.

Speaker: Pour faire ça de cette manière-là, il faut vraiment être dans une phase de vie où on ne décide plus en fait.

Speaker: On n'a plus le choix, ça le refait, c'est tout.

Speaker: Ça peut être vu comme un gros moment, mais je pense que c'était le meilleur moment de mal, la plus belle chose qu'une soirée ait.

Speaker: Et je me dis souvent, le pire moment de ma vie a été le plus beau moment de ma vie.

Speaker: Je suis allé ici, j'avais aussi la chance d'avoir Antonio et sa famille qui m'ont prêté un logement.

Speaker: Antonio qui m'a présenté ensuite les personnes du bureau des excursions du clon méditerranéen qu'il y avait ici.

Speaker: Donc il cherchait des français, des touristiques.

Speaker: Et donc après, tu as pu se faire.

Speaker: J'ai pas vraiment décidé de quitter la France, en fait.

Speaker: J'ai surtout décidé d'aller vivre en Sicile.

Speaker: C'est pas pareil.

Speaker: Ça s'est un peu imposé à toi naturellement, quoi.

Speaker: C'est ça, l'idée.

Speaker: C'est fin.

Speaker: C'est fin.

Speaker: Ouais.

Speaker: Et alors, aujourd'hui, tu vis dans le Val d'Inotto, c'est ça?

Speaker: C'est une région qui est, bon, qui est sanctueuse, qui est connue pour ses villes baroques, pour son patrimoine qui est exceptionnel.

Speaker: Est-ce que tu savais déjà que tu allais venir vivre là?

Speaker: Comment ça s'est fait?

Speaker: Pourquoi tu as installé l'Illis?

Speaker: C'est une question qu'après je me suis souvent posée une fois que j'étais ici.

Speaker: Parce que c'est vrai que je suis venue là où j'avais de l'aide.

Speaker: Je suis venue là où vivait Antonio en fait.

Speaker: Et c'est à Vitoria, c'est dans la province de Ranguz, donc c'est en plein Val-de-Norte.

Speaker: Et surtout, le bord de mer de Victoria s'appelle Scoilleti, ça veut dire « petit rocher », pour vous donner une idée, c'est un petit port de pêche, un petit village en bord de mer, avec un petit phare, c'est magnifique.

Speaker: Et moi, c'était vraiment là, ce petit port, que je m'étais sentie bien.

Speaker: J'avais fait un peu le tour, ensuite, une fois que je suis venue ici, parce qu'Antonio et sa famille vivait ici, et que j'avais de logement ici, je me suis ensuite posé la question, en effet, est-ce que je n'aurais pas été dans une autre ville,

Speaker: un autre endroit si j'avais eu le temps de me préparer.

Speaker: Eh ben non.

Speaker: Parce que justement, le Val de Mata, je pense que c'est un des moyens qu'on est en Sicile.

Speaker: Mais c'est plus authentique.

Speaker: C'est ici que... Parce que bon, au jour d'aujourd'hui, je connais toute la Sicile.

Speaker: Et j'ai pu comparer et toute la Sicile est merveilleuse, mais ici le Val des Nantes il est authentique, il est débloqué dans le temps.

Speaker: Il est baigné dans le soleil et toutes ces pierres se refaites, toute cette chaleur.

Speaker: Et tu le sens dans les habitants du Val des Nantes aussi.

Speaker: Je dis souvent, je vis dans les souvenirs de mes grands-parents.

Speaker: Je ne sais pas si dans les auditeurs, vous même toi, vous avez des grands-parents qui viennent d'Espagne, moi j'ai mon père qui est espagnol.

Speaker: Mon grand-père qui est algérien, donc les souvenirs c'est dans les champs, c'est une putain avec l'huile d'olive, c'est jouer dans la terre avec des morceaux de bois, rafistoler les choses.

Speaker: Le vaginoto, il sort dans l'air, qu'on n'a pas forcément malheur dans la Sécine.

Speaker: Et y a ce jaune qui est partout.

Speaker: Ouais, ouais.

Speaker: Cette pierre baroque, alors c'est une pierre par cœur typique d'ici, parce que la terre d'ici est particulière grâce au fer qui est envoyé par l'Etna, les cendres de l'Etna.

Speaker: Donc la terre sicilienne est très riche.

Speaker: Et du coup, cette pierre qui est tirée de cette terre, qui est utilisée dans l'architecture baroque sicilienne, elle change de couleur avec le soleil.

Speaker: En fait, au fur et à mesure de la limonée, au fur et à mesure que le soleil se couche, elle passe du jaune doux beige.

Speaker: Ensuite, elle est vraiment flamboyante.

Speaker: Un jaune qui refait le soleil.

Speaker: En plus, quand on est en plein été avec la chaleur, c'est merveilleux.

Speaker: Et le soir, elle peut coucher le soleil, mais justement, elle devient orangée.

Speaker: Et dans le Val d'Inote, il y a aussi cette particularité que les lampadaires, les petits lampions lampadaires que l'on trouve.

Speaker: Parfois, il n'y en a pas énormément, mais dans les centres-villes, surtout les centres historiques, ils sont rangés aussi, ils sont accordés à cette terre et ça donne une ambiance vraiment hors du temps.

Speaker: Alors je ne sais pas si tu avais terminé de me parler du Val d'Inhôte, j'ai une autre question pour toi pour rentrer dans le vif du sujet, qui est le cœur de ce podcast en fait, c'est la vie d'une Française en Sicile.

Speaker: Comment ça s'est passé quand tu es arrivée?

Speaker: Comment ton installation, comment tu l'as vécue en fait?

Speaker: Il faut être honnête.

Speaker: On ne va pas s'installer en Sicile comme on va s'installer à Londres ou à Paris.

Speaker: La base de tout, il ne faut pas se mentir, c'est les finances.

Speaker: En Sicile, il y a une situation économique qui est quand même très difficile.

Speaker: C'est-à-dire qu'on ne va pas forcément trouver un emploi immédiatement,

Speaker: Les méthodes utilisées sont différentes.

Speaker: Nous, Français, on est très habitués à Internet, aux sites, aux recherches sur site.

Speaker: Ici, c'est quelque chose qui est pratiquement pas utilisé.

Speaker: Je dis tout le temps, le passe-parole ou le bouche-à-oreille est un meilleur ami.

Speaker: Ça se passe vraiment comme ça.

Speaker: Donc, il faut être prêt à ça.

Speaker: Il faut être fort.

Speaker: Et je pense qu'il faut y être attaché.

Speaker: Au fait de vouloir... Il faut vraiment y avoir quelque chose de sentimental pour tenir sur la durée, sur la patience.

Speaker: Pas tellement parce que la suicide est si compliquée que ça à comprendre ou à apprivoiser, mais surtout parce que nous, Français, on est mal habitués.

Speaker: On ne se rend pas compte à quel point on est très organisé, discipliné, donc les choses peuvent se faire avec une logique commune.

Speaker: Ici, il n'y a pas de logique commune.

Speaker: Il n'y a pas...

Speaker: Il n'y a même pas une langue commune en réalité, il n'y a que des dialectes à 10 km.

Speaker: Enfin, ils ne se comprennent pas, donc il y a une logique.

Speaker: Les administrations ne fonctionnent pas toutes de la même manière.

Speaker: C'est assez chaotique.

Speaker: Et donc, il faut de la patience.

Speaker: Souvent, je ne conseille qu'avant tout, avant la rentrée d'argent.

Speaker: Donc, soit déjà un emploi sur place, soit un projet d'ouvrir quelque chose, parce qu'il y a énormément de choses à faire ici, soit être retraité tout simplement et pouvoir se permettre de changer de pays.

Speaker: Et donc, après la source financière, je pensais de trouver le moyen de transport, parce que justement, il n'y a pas forcément tous les équipements de transport ici.

Speaker: Tu me disais que les trains, par exemple, dans un article qu'on a fait, les trains, c'est pas ça en Sicile, par exemple.

Speaker: Non, les trains, non, c'est pas du tout, on n'est pas au point.

Speaker: Nous, on critique beaucoup la Saint-Chef chez nous, mais franchement, on serait très contents.

Speaker: Dans les grandes villes, tu vas trouver le métro, les horaires de bus, pour

Speaker: qui coïncident avec les horaires de la vie, mais en dehors des grandes villes, ça devient compliqué, donc il faut son propre moyen de transport.

Speaker: Je le conseille beaucoup.

Speaker: Pour les démarches administratives, les administrations sont la plupart du temps lentes, parce qu'il n'y a pas forcément le personnel.

Speaker: Voilà.

Speaker: Il faut de la patience et il faut être aussi ouvert d'esprit.

Speaker: C'est-à-dire que justement à cause de ces difficultés que l'on peut rencontrer, bien souvent on commence sans être dans les règles.

Speaker: C'est-à-dire que ça peut choquer un Français parce qu'on est très habitué à... On est très honnête dans notre fonctionnement, on se rend pas compte, mais...

Speaker: Et sinon, ici, des fois, quand tu n'as pas le choix, moi par exemple, au début, il fallait que je déclare mon domicile, mais pour déclare mon domicile, il faut un bail.

Speaker: Donc, il fallait que mon logement, mon propriétaire, me fasse le bail.

Speaker: Et moi, honnêtement, j'ai commencé ici en donnant 300 euros pour une très bonne maison.

Speaker: Par contre, les prix sont très attractifs au niveau des logements, mais il n'y avait pas de bail.

Speaker: au début, parce que si, il y a des taxes sur les contrats.

Speaker: Il y a toute une raison derrière tout ça et il faut accepter ça.

Speaker: Il faut accepter de pouvoir commencer comme ça quand on n'a pas le choix.

Speaker: Autrement, il faut le préparer.

Speaker: Il faut jouer le jeu, mais il faut arriver à le vivre.

Speaker: C'est-à-dire que moi j'ai joué le jeu, mais tu dors pas bien, t'as ta conscience, t'as un petit français qui est là, qui te dit mais non, c'est pas nickel.

Speaker: Et c'est sur ça que je veux mettre le petit point, parce que parfois, certains lâchent, ça sera non loin que c'est ça qui leur pèse.

Speaker: Il faut être prêt à changer, voilà.

Speaker: Il faut être prêt à se détacher de nos habitudes.

Speaker: Mais ça, je pense, pour n'importe quel voyage ou expatriation.

Speaker: Ils adorent la France, ils adorent les Français.

Speaker: Comme chez nous, beaucoup de Français peuvent adorer.

Speaker: C'est vrai qu'on est quand même en bonne relation.

Speaker: On aime bien les Italiens, on aime bien leur culture.

Speaker: On va plus à Sicile parce qu'on y voit un petit côté un peu mafieux, sympathique.

Speaker: Alors qu'ici, ce n'est pas du tout sympathique cette situation.

Speaker: Mais bon, il faut vous dire ce rapport sympathique qu'on a. Les Siciliens, ils ont un sième vers l'eau.

Speaker: Ils adorent les Français.

Speaker: Pour eux, on est le roi de la mode.

Speaker: On est le roi de la révolution.

Speaker: C'est quelque chose qu'ils admirent beaucoup.

Speaker: Le fait qu'on ne se laisse pas faire quand on n'est pas d'accord avec quelque chose, on l'exprime.

Speaker: Surfait en ce moment.

Speaker: Mais bon, ils aiment les Français.

Speaker: Après, dans le rapport continu, on me dit souvent, les Sicilies ici me disent souvent qu'ils sont surpris de ma sympathie.

Speaker: Parce qu'on est vu comme des personnes assez froides quand même.

Speaker: Le Français, c'est dans le monde entier ça.

Speaker: On me l'a souvent dit.

Speaker: Le Français est froid.

Speaker: Et c'est pas faux quand on y pense.

Speaker: Mais c'est pas tellement qu'on est froid, c'est qu'on est très respectueux, tellement respectueux de tout.

Speaker: qu'on se met derrière tout seul dans le rapport humain envers les autres cultures.

Speaker: Les cultures du Sud sont beaucoup plus ouvertes, beaucoup plus dans le toucher, dans le... se dire les choses sans forcément avoir peur de vexer l'autre.

Speaker: Et donc, le Sicilien va peut-être avoir un blocage, ça dépend du français aussi sur le garantant, évidemment.

Speaker: Mais ils nous adorent, quoi.

Speaker: Après, ils ont aussi cette... Le Sicilien a cette particularité de vouloir faire bonne figure.

Speaker: « Non fare bruta figura ».

Speaker: Ne me mets pas là où on t'aille quelque sorte.

Speaker: Ça va m'entendre tout le temps.

Speaker: Ils vont être dans la queue, tu vas te sentir chez toi immédiatement.

Speaker: T'as l'impression que je fais partie de leur communauté.

Speaker: Tu peux très bien rencontrer des Siciliens à midi à Syracuse et finir à manger chez eux le soir par bec sans problème.

Speaker: Mais pas entre eux.

Speaker: Entre eux, ça va être plus compliqué.

Speaker: Ils vont avoir comme un complexe d'infériorité entre eux, de qui j'ai quoi, de qui est le fils de qui, de qui parce que c'est des petits villages, ça fonctionne encore comme ça.

Speaker: Mais avec l'étranger, ils sont une disponibilité incroyable parce qu'ils aiment et parce qu'ils veulent être aimés.

Speaker: Et parce qu'ils savent ce qu'ils ont dans les mains aussi.

Speaker: Ils savent la nourriture.

Speaker: Ils peuvent t'offrir, il faut que tu goûtes avant de partir, il ne faut pas perdre l'occasion.

Speaker: Donc...

Speaker: Ils vont tout te donner, mais si jamais tu en profites ou tu fais un pas de travail ou tu ne les respectes plus, alors là, comme ils ont fait aux angevaines, ils leur coupent la tête et ils les renvoient chez eux.

Speaker: Tu vois, tu me parles de ça, j'avais une question, ça me permet de revenir sur l'expatriation.

Speaker: Il y a forcément eu des moments compliqués, il y a forcément eu des choses un peu difficiles à vivre, tu le disais, pour quelqu'un qui n'est pas du pays.

Speaker: C'est quoi pour toi le plus compliqué pour des étrangers qui voudraient s'installer en Sicile?

Speaker: Est-ce qu'il y a des choses vraiment importantes à savoir, des erreurs à ne pas commettre?

Speaker: Alors, oui, le plus gros handicap que j'ai pu,

Speaker: connaître moi personnellement.

Speaker: Parce qu'après, je pense que ça dépend aussi du caractère et du style de vie.

Speaker: C'est-à-dire que moi, j'étais là assez jeune, célibataire du coup, parce que je professais ma vie.

Speaker: Si tu arrives avec une famille ou une retraité, tu as chaque situation est différente.

Speaker: Mais moi particulièrement, et je pense que ça, c'est commun à tous,

Speaker: C'est la langue.

Speaker: Je parlais déjà anglais, français, espagnol quand je suis arrivée, mais je ne parlais pas un mot d'italien.

Speaker: Et je ne voulais pas ouvrir un livre pour apprendre, parce que je savais que j'allais vivre ici, et donc je voulais l'apprendre à l'OLED pour que ce soit vraiment naturel.

Speaker: Ça marche, mais il faut du temps.

Speaker: Il faut beaucoup plus de temps que si on l'étudie.

Speaker: Et dans tous les cas, ici, on n'est pas en Italie.

Speaker: On est en Sicile.

Speaker: Donc, à la télévision, à la radio, ou dans le business, on va dire, dans les institutions, on va parler en italien.

Speaker: C'est-à-dire que l'italienne, elle en a, va utiliser dans la vie de tous les jours.

Speaker: Mais en réalité, ici, dans les villages, ou quand on se connaît ou en famille, c'est du sicilien que tu en as.

Speaker: Et quand tu es le petit français dans le petit village, je veux dire perdu au fond de la Riège, j'ai absolument rien contre la Riège, je m'adore la Riège.

Speaker: Mais bon, pour dire, pour une bonne idée, que tu es la petite française au milieu, quand tu rentres dans la boulangerie, on te parle en Sicile.

Speaker: Et honnêtement, j'en ai pleuré, j'en ai pleuré plus d'une fois en disant, mais qu'est-ce que je fais là?

Speaker: Je ne vais jamais y arriver.

Speaker: C'est pas pour moi.

Speaker: Ensuite, les routes, les reconnaître l'endroit où tu es.

Speaker: Tu te perds, tu te dis, mais tu ne vas jamais y arriver.

Speaker: Au bout de moment, tous ces échecs te font sentir vraiment incapable.

Speaker: Et ça, c'est un choc.

Speaker: Au sens qu'au bas, c'est un choc.

Speaker: C'est un traumatisme.

Speaker: On n'est plus qui on était.

Speaker: On n'a plus la même manière de vivre qu'avant.

Speaker: Ça, c'est difficile.

Speaker: Ça, c'est très difficile.

Speaker: Et puis les supermarchés, quand tu dois chercher tes courses.

Speaker: Alors, avec le temps, j'ai appris aussi à ne plus aller au supermarché.

Speaker: C'est-à-dire qu'ici, tu as la chance de trouver encore des canaux dans la rue où tu peux acheter tes bananes, tes légumes, ta vente fraîche, tu peux aller avec tout ce que tu veux.

Speaker: Tu peux trouver les poissons, je ne prends pas.

Speaker: Là c'est merveilleux, je te crois que tu vas changer mon alimentation.

Speaker: Donc il y a aussi nos bons, tu vois.

Speaker: Mais au départ, quand tu veux choisir ta lessive, ça parlait tout bête.

Speaker: Tu ne connais pas les marques, tu ne sais pas les prix, tu ne sais pas si c'est bon, si tu te fais avoir, tu ne te fais pas avoir, tu essayes un supermarché, ensuite tu peux en essayer un autre.

Speaker: Et tout ça tout seul, c'est très difficile, donc c'est bien de connaître aussi, d'avoir quand même quelques personnes sur place avec qui parler de ces choses-là quand on se sent un peu perdu.

Speaker: Alors ça c'est pour les risques de l'expatriation, forcément, j'imagine qu'en Cécile il a bien raison, c'est encore plus risqué entre guillemets, encore plus un choc qu'ailleurs, mais d'un autre côté je suis sûr qu'il y a eu aussi forcément plein de belles découvertes, et ça surpasse à mon avis largement tout ça, des coups de cœur depuis que tu vis là-bas.

Speaker: Avant même que je vive là-bas, justement.

Speaker: Des fois moi-même, j'ai l'impression d'être un peu exagérée moi-même.

Speaker: Je me dis mais déjà, on ne doit jamais me croire.

Speaker: Quand on pose des questions de ce genre à laquelle je réponds, des fois j'ai l'impression que j'exagère.

Speaker: Mais non, c'est vraiment comme ça ici en Sicile.

Speaker: Chaque jour, chaque jour, tu découvres quelque chose.

Speaker: Chaque jour, il y a quelque chose de bizarre.

Speaker: Et c'est la particularité des Siciliens.

Speaker: Ce que je disais, je pense que c'est ce mélange de culture, de manière de faire, de... Il y a toujours quelque chose de bizarre, il y a toujours quelque chose de rigolo.

Speaker: Il y a toujours une fête, un événement ici, une fête des 22 ans, mais ça finit avec 100 personnes.

Speaker: Je ne sais pas, c'est la période des artichauts, mais hop, c'est la fériade de l'artichaut, la foire de l'artichaut.

Speaker: Pendant une semaine, on va faire 50 000 plats différents avec les artichauts.

Speaker: Ensuite, c'est la fête à chaque ville ici.

Speaker: C'est très religieux, très catholique, à voir ici.

Speaker: Il y a encore une religion à l'école, etc.

Speaker: Et ça c'est en Italie, tout en Italie.

Speaker: Mais en Cécile c'est quand même très fort, ça fait vraiment partie de leur... C'est pas une religion en fait, c'est quelque chose qui est normal pour eux.

Speaker: Donc chaque ville a un sein.

Speaker: La mienne par exemple c'est Saint-Joan.

Speaker: Le petit port de Scoïti, donc le bord de mer de ma ville, c'est San Francesco, Saint-François.

Speaker: Donc, pratiquement chaque jour, tu as une ville qui fête un saint, qui célèbre un saint.

Speaker: Donc, il y a tout le temps quelque chose.

Speaker: C'est la nature, le patrimoine.

Speaker: À quatre fois de route, tu vas du point les plus espacés de la Sicier.

Speaker: Moi, ici, en province de Raguse, donc je suis au sud-est.

Speaker: À deux heures de chez moi, j'ai un volcan, deux mers différentes.

Speaker: De chez moi, on voit malte, par exemple.

Speaker: On est au même niveau que Tunis.

Speaker: J'ai quatre réserves naturelles différentes.

Speaker: J'ai un des parcs archéologiques les plus anciens du monde.

Speaker: J'ai vu chez tout.

Speaker: J'ai les montagnes, j'ai des lacs, il y a tout.

Speaker: À deux heures de route de chez moi.

Speaker: Tu peux pas... Ici, ça n'existe pas le... Je sais pas quoi faire aujourd'hui.

Speaker: Là, tu le vends de façon magnifique.

Speaker: Donc forcément, ça aurait donné encore plus envie aux gens qui vont écouter ce podcast.

Speaker: Parce que c'est d'ailleurs l'article, le podcast, j'ai voulu le faire avec toi parce que c'est l'article le plus lu de tout notre magazine.

Speaker: C'est « Partir s'installer en Sicile ».

Speaker: C'est incroyable.

Speaker: Aujourd'hui, c'est le plus lu.

Speaker: Et donc, forcément, comme tu le sais, d'ailleurs, je t'en ai déjà parlé.

Speaker: J'ai même déjà renvoyé des lecteurs vers toi.

Speaker: On a souvent des lecteurs, souvent âgés d'ailleurs, c'est souvent des gens qui sont proches de leur retraite.

Speaker: Tu en parlais tout à l'heure.

Speaker: À part quelques familles parfois avec enfants qui se questionnent, ils nous demandent beaucoup de conseils.

Speaker: Comme par exemple, je veux acheter une maison en Sicile, je ne veux pas me faire arnaquer, j'ai peur de mal le faire.

Speaker: Il y en a qui veulent connaître les démarches administratives à suivre, d'autres qui se disent, mes enfants ne parlent pas français, est-ce qu'il y a des écoles bilingues en Sicile?

Speaker: Et parfois, il y en a qui simplement nous disent, je vais partir, je veux m'installer, mais je ne parle pas l'italien.

Speaker: Est-ce que c'est un problème?

Speaker: Tu as déjà répondu un peu à la question d'ailleurs dans ce podcast.

Speaker: à tous ces gens-là.

Speaker: Je peux pas répondre à toutes les questions-là dans ce podcast, mais conseils, tu nous donnerais pour ceux qui nous écoutent.

Speaker: Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de points à apprendre en Guant.

Speaker: Ça, c'est vrai.

Speaker: La langue, l'italien, oui, je pense qu'elle est nécessaire.

Speaker: Pas que vous ne pouvez pas vous installer ici si vous ne me parlez pas, mais parce qu'avec les épreuves, la patience qui va falloir, ça risque d'être un poids en plus, alors que ça, on peut l'anticiper quand même.

Speaker: Après, il ne faut pas forcément mettre un lien parfait.

Speaker: On n'en a pas dit, mais c'est vrai que certains auditeurs, je viens de penser, à ce point là pourquoi pas utiliser l'anglais.

Speaker: Petite précision, les Siciliens parlent rarement anglais.

Speaker: C'est important à savoir.

Speaker: Donc voilà pourquoi les Italiens.

Speaker: On va partir que sur l'italien.

Speaker: Alors le français un peu moins, c'est évidemment le Sicilien.

Speaker: L'espagnol, ils peuvent le comprendre parce que la langue sicilienne est composée de beaucoup de mots qui ressemblent à l'espagnol.

Speaker: Mon père qui est venu ici s'est fait pour prendre avec l'Espagnol du Sud.

Speaker: Mais il faut quand même des bases d'Italiens.

Speaker: Et ça je conseille, ne serait-ce que pour justement ne pas avoir peur de l'arnaque.

Speaker: Déjà dans la manière de faire ici, juste se serrer la main peut suffire.

Speaker: Ils ont encore le respect et l'honneur, on va dire.

Speaker: Et bien souvent, une poignée de main compte beaucoup plus qu'un papier, parce qu'ici tout le monde se connaît.

Speaker: Donc bien souvent on se dit, il ne me doit pas être contraire, je ne peux pas faire confiance, c'est le contraire.

Speaker: Bien souvent, quelqu'un qui est foutant la main, il a sa réputation derrière, tout ce qu'il veut c'est justement de satisfaire parce qu'ils ont besoin de personnes qui veulent s'installer, qui veulent développer le territoire, qui...

Speaker: Donc, pour éviter ce frais d'incontraintio, la langue est nécessaire.

Speaker: Ensuite, il y a des freelancers qui guident les expatriés qui veulent s'installer en Sissi.

Speaker: Il y en a un sur Instagram qui s'appelle « Conjoints expatriés », si je ne me trompe pas.

Speaker: Je ne connais pas personnellement, mais ça a l'air gros.

Speaker: Il y a aussi des ambassades qui ont un rôle à jouer dans ça.

Speaker: Ça sert à ça, l'ambassade.

Speaker: D'ailleurs, quand on s'expatrie, il faut s'inscrire sur le registre des expatriés de l'ambassade.

Speaker: En général, on a quand même un rendez-vous, des formulaires, des points informatifs.

Speaker: Il y a aussi des agences immobilières locales vers qui vous pouvez vous adresser si vous cherchez des logements, de l'achat.

Speaker: Là, oui, par contre, petit détail.

Speaker: Pour le logement, je vous conseille de passer par les agences immobilières.

Speaker: Parce que nous, Français, on considère, on est souvent, on s'entendrait pas à ce qu'on risque de trouver.

Speaker: C'est-à-dire que quand on veut acheter un logement, on s'attend à la plupart du temps à ce que la promperie soit bonne, l'électricité aux normes, la maison assurée, qui a fait l'électricité, qui a été le maçon.

Speaker: Ici, c'est pas forcément le cas.

Speaker: Bien souvent, c'est des maisons qui sont passées de génération en génération.

Speaker: Il n'y avait pas de papier à l'époque où ça a été finit et aujourd'hui, il n'y en a toujours pas à faire.

Speaker: Donc pour ça, je conseille des agences immobilières locales

Speaker: pour être sûr d'avoir tout en rien, de se préparer à tout et d'avoir les bonnes anticipations.

Speaker: Pour compléter, pour illustrer le propos, tu vois, on a un commentaire en particulier qui m'avait marqué, c'était un... Suite à une question d'un de nos lecteurs, on avait un autre lecteur qui vit en Sicile, qui a acheté en Sicile, et disait « Vous savez, moi j'ai acheté, j'ai attendu 8 mois avant d'avoir l'eau, et dis-moi j'avais un problème parce que l'eau, elle était dans des citernes sur le toit. »

Speaker: Et par exemple dans ce village-là en particulier, dans cette ville-là, je sais pas si c'est souvent comme ça en Sicile, mais lui il disait « moi, dans ma ville, on a beaucoup de titans sur le doigt ».

Speaker: Et il dit « moi, pour avoir le raccordement pour qu'elle soit fonctionnelle, ça a pris 8 mois ».

Speaker: Donc en fait, attention, c'est quand même l'eau courante.

Speaker: C'est la base.

Speaker: Oui, c'est un gros problème en Sicile.

Speaker: Pourquoi?

Speaker: Parce que la plupart des maisons ne sont pas déclamées.

Speaker: La plupart des maisons sont abusives, c'est-à-dire que...

Speaker: C'est pas forcément volontaire, hein.

Speaker: Il faut pas le voir forcément comme un trafic ou des personnes qui ne respectent pas les lois ou... Non, c'est tout simplement leur histoire qui est comme ça.

Speaker: C'est que la vie va plus vite qu'eux, en fait.

Speaker: Eux, ils naissent dans une tradition familiale où on se passe les choses en famille, où on récupère le bien de l'arrière-grand-père et puis un beau jour, il y a l'avère petit-fils qui a une bonne situation et qui décide de tout retaper.

Speaker: Ou ils décident juste de l'aménager pour faire profiter leur famille en aider.

Speaker: Et ça reste comme c'est.

Speaker: Les communes elles-mêmes, justement parce qu'il y a eu cette histoire de mafia de corruption, le citoyen n'a pas confiance aux institutions.

Speaker: Donc la plupart du temps, ils ne vont pas aller de même déclarer pour contribuer, pour converser, pour faire fonctionner une communauté.

Speaker: Ils ne sont pas du tout dans ça.

Speaker: Au contraire, s'ils donnent mon argent à la commune, la commune va se mettre dans la poche.

Speaker: Ils résonnent comme ça.

Speaker: Et en plus, on va dire que le fonctionnement italien ne te permet pas forcément de te mettre en règle.

Speaker: Moi, justement, à la maison, je te disais que la propriétaire ne pouvait pas en faire un bail, c'est parce que l'eau n'était pas aux normes.

Speaker: Elle utilisait le puits et jamais l'eau, alors que depuis qu'elle est au nord, j'ai plus l'eau de la commune qui ne l'envoie pas forcément.

Speaker: parce qu'il y a des défauts, il y a des pertes, ils ont mal les fonds, ça arrive, ça arrive très fréquent.

Speaker: Ça arrive aussi sur l'électricité.

Speaker: Donc c'est pour ça, oui, il faut passer par des agences immobilières, il faut être prêt à ça, parce que c'est pas forcément quelque chose qui va vous coûter plus cher, parce qu'avec 3 000 euros, vous remettez tout en règle, vous remettez tout en ordre, c'est pas forcément, je veux dire, quand on est prêt à acheter un bien, on est plus, je pense, à 3 000 euros pour pouvoir le mettre en règle.

Speaker: Oui, et puis les coûts en Sicile de l'immobilier sont quand même bien plus bas qu'en France aussi.

Speaker: Moi, pour ce que j'ai vu, avec le type de biens qu'on peut avoir, alors après il faut voir dans les tas, mais à Syracuse par exemple, tu avais un appartement avec vue mer en plein Hortidja pour 150 000 euros.

Speaker: En comparaison avec la Côte d'Azur, la Corse ou d'autres destinations plus au nord, c'est imbattable.

Speaker: Je coupe quand même parce qu'il y a une petite chose que je n'ai pas besoin.

Speaker: Je pense que c'est très important aussi.

Speaker: Maintenant, je pense que c'est la santé.

Speaker: On soit conscient qu'en France, la sécurité sociale, c'est la chose sans doute la plus précieuse qu'on aura et qui est très rare sur la planète.

Speaker: On pense que c'est quelque chose de normal qui est appliqué dans tous les pays.

Speaker: Ça existe dans les autres pays, ce n'est pas appliqué de la même manière.

Speaker: Ici, à Mitalie, il faut penser aussi à ça.

Speaker: Il existe une mutuelle.

Speaker: Alors, on peut rester un fini à la sécurité sociale, donc continuer à bénéficier de la sécurité sociale en France tout en étant expatrié et avoir une mutuelle complémentaire dans le pays d'expatriation.

Speaker: Il y a la quinte des Français et des étrangers qui existent pour ça et qui vous informent.

Speaker: et des assurances de remboursement des frais de santé.

Speaker: Autrement, en Italie, ça vient de sortir il y a 6 mois, pour vous dire, la première mutuelle, qui en tout cas, à ma connaissance, j'ai fait beaucoup de recherches.

Speaker: La première mutuelle qui est fournie par la banque Unicredit, qui fonctionne un peu comme nous.

Speaker: Alors nos mutuelles sont quand même merveilleuses, parce que là, en Italie, même celle de l'Unicredit ne va pas couvrir tout ce qu'on peut couvrir avec une mutuelle française.

Speaker: Mais déjà, ça commence à arriver.

Speaker: Parce que dans le système de santé italien, il existe une sorte de sécurité sociale, mais il faut une résidence déclarée.

Speaker: Une fois qu'il y a la résidence déclarée, il faut le code fiscal.

Speaker: Une fois qu'il y a le code fiscal, il faut déclarer un médecin.

Speaker: Une fois qu'on a déclaré un médecin, il faut faire de la carte sanitaire.

Speaker: Une fois qu'on a la carte sanitaire, on veut aller au bureau sanitaire lorsqu'on a besoin, on se fait faire une ordonnance par le docteur.

Speaker: On va au bureau sanitaire et c'est eux qui choisissent le médecin que vous allez voir et quand.

Speaker: Et la plupart du temps, c'est deux ans plus tard, un médecin qui va pas forcément être très très canifié parce qu'il va être débordé, il aura pas du tout le temps ce que se passe.

Speaker: C'est le parcours du combattant en fait.

Speaker: C'est ça, tu es en train de mourir en fait.

Speaker: Donc, grosse précision, désolé si je t'ai coupé sur ma faim.

Speaker: Anticipé ces choses-là, on vous informe avec la Caisse des Français de l'Etreignée ou les banques et aspirants, c'est ça bien.

Speaker: Génial.

Speaker: Écoute, c'était hyper utile.

Speaker: Tu as bien fait de m'empêcher de t'arrêter parce que c'était utile.

Speaker: Alors oui, on pourrait en parler pendant longtemps.

Speaker: D'ailleurs, on a largement dépassé les formats habituels du podcast puisqu'on va bien être au-dessus de 20-25 minutes à la fin.

Speaker: Moi, ce que je te propose, c'est de te poser une dernière question.

Speaker: Est-ce que tu serais prêt à rentrer en France?

Speaker: Quand tu as connu la vie sicilienne, quand tu te rends compte que tu peux affronter des épreuves dans la vie qu'au final des millions de gens affrontent tous les jours, ou même bien pire, que tu te rends compte que tu dépasses tout ça, que une fois que tu es sorti de ce confort français, que tu te rends compte que tu es capable de surpasser ce genre d'épreuve, tu n'as plus peur de rien.

Speaker: Et quand tu vis sans peur, tu as une liberté qui se fait.

Speaker: que lorsque je viens en France, honnêtement, je ne peux pas rester plus de 15 jours.

Speaker: C'est-à-dire que je viens régulièrement, par contre, j'ai souvent le manque de ma famille et je viens quand j'en ai à trouver des avions aussi qui correspondent.

Speaker: Il n'y en a pas forcément.

Speaker: Quand je viens, je ne peux pas rester plus de 15 jours.

Speaker: Au bout de 15 jours, je commence à m'étouffer.

Speaker: Voilà, la vie française m'étouffrit.

Speaker: Elle est trop dynamique, trop rythmée, trop dans la progression, trop dans le... Dès que ça change, j'ai l'impression que ça change.

Speaker: Je sens un changement, je sens qu'on retourne mon source, de la vraie France.

Speaker: Tu sais, c'était un philosophe qui appelait ça la course contre soi-même.

Speaker: C'est exactement ça.

Speaker: Et je le souhaite à personne.

Speaker: Non, j'espère ne jamais avoir à le faire.

Speaker: Par contre, voilà, je rigole, c'est beau ce que je dis, voilà, j'ai changé de vie, c'est merveilleux.

Speaker: Mais en toute sincérité, il faut aussi remettre les pieds sur terre.

Speaker: Il y a des situations que j'espère ne jamais avoir à vivre, comme peut-être avoir un enfant handicapé ou moi-même avoir... Voilà, je...

Speaker: Je touche du bois ou je ne peux pas le faire comme il dit Zane Valen, je peux le faire.

Speaker: Mais évidemment il y a des situations où je n'hésiterai pas parce qu'en France on a des avantages qui n'existent pas.

Speaker: En tout cas c'était extrêmement intéressant, on pouvait en parler longtemps, c'est une belle leçon de vie aussi en même temps.

Speaker: On arrive à la fin de ce podcast, merci Céline.

Speaker: Avez-ce plaisir, Ange?

Speaker: Merci à toi.

Speaker: Et j'espère que ces quelques minutes sur l'expatriation auront aidé les personnes qui vous écoutent à mûrir leur projet de vie, à mieux considérer une immigration vers la Sicile.

Speaker: Merci encore, merci à vous de nous avoir écoutés jusqu'au bout.

Speaker: Si vous avez envie d'aller plus loin, je vous invite à découvrir nos autres épisodes audio, ainsi que tous nos reportages et expériences locales sur horizonte.fr.

Speaker: A très bientôt.

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Speaker

Recommended