Transcript
Speaker: C'est pas le début, c'est le début
Speaker: Salut Damien!
Speaker: Bienvenue dans la météo de l'emploi numéro 2.
Speaker: En fait, il y a un an et demi, on avait discuté de... On avait appelé cet épisode la météo de l'emploi pour parler des transformations de notre métier et de l'impact sur le recrutement.
Speaker: En un an et demi, il s'est passé encore plein de choses.
Speaker: Toi, ta propre actualité a changé et le monde professionnel est en plein bouleversement.
Speaker: Donc, je voulais faire...
Speaker: un petit rewind de tout ça et qu'on puisse discuter de notre vision et de ce qui va se passer à la rentrée.
Speaker: Ouais, du coup, effectivement, moi, j'ai mis fin à mon aventure avec Wheel of Death, alors je suis encore...
Speaker: Je suis encore auteur sur le blog, j'écris encore sur le blog de WeLoveDevz et je travaille avec In-Situ qui a racheté WeLoveDevz.
Speaker: Mais c'est vrai que WeLoveDevz en tant que site d'emploi d'emploi existe beaucoup moins aujourd'hui ou du moins avait plus la même traction économique.
Speaker: Je voyais bien que je n'avais pas arrivé à passer l'été.
Speaker: C'est un peu ça qui s'est passé.
Speaker: Donc toi, ton actualité a changé.
Speaker: Qu'est-ce que tu fais maintenant dans la vie?
Speaker: Moi, du coup, j'ai eu largement le temps à m'en remettre.
Speaker: Ça fait un an et trois mois maintenant, parce que c'était en fin mars, le dépôt de bilan.
Speaker: Et donc du coup j'ai continué avec In-Situ, j'ai eu d'autres clients chez qui j'ai fait un peu de conseils.
Speaker: Et c'était très intéressant d'aller travailler.
Speaker: En fait j'ai trouvé ça intéressant de retourner dans les boîtes chez mes clients alors qu'avant j'avais des équipes qui s'occupaient de mes clients.
Speaker: En fait là finalement c'était bien d'aller chez le client, de voir comment mes conseils s'appliquent au quotidien et de les mettre en process.
Speaker: parole.
Speaker: Et avec cette activité-là, je l'ai appelée saleté sincère sincère parce que
Speaker: finalement je cherchais à trouver... Parce que Wheel of Days, il y avait Damien, il était tout le temps content et tout le temps joyeux.
Speaker: Et ce truc-là collait plus dix ans après.
Speaker: On va se souvenir un truc très honnête, genre Damien tout le temps content, tout le temps joyeux, tout le temps optimiste.
Speaker: Ça c'était Damien qui avait 25 ans, pas Damien qui a 36 ans.
Speaker: Et Et du coup, j'ai cherché finalement ce qui me plaisait toujours, c'était de... En fait, tu vois, même si on a fait du contenu sponso avec des grosses marques qui nous payent, des formats, etc.,
Speaker: À chaque fois, j'ai réussi à convaincre le client que si on lisait trop, qu'on lisait tous les bords, etc., il n'y aurait aucune matière qui intéresse les
Speaker: Et donc, de chercher cette matière-là qui donne du relief, qui n'est pas propre, qui n'est pas lisse, c'est ça qui m'intéresse.
Speaker: Des fois, je le décris comme du journalisme.
Speaker: Mais bon, je ne suis pas journaliste dans un journal, je ne fais pas des régions de rédaction.
Speaker: Des fois, je le présente autrement.
Speaker: On peut dire que je suis création de contenu, je suis la création de contenu ou que je suis producteur de contenu, quoi.
Speaker: Ok.
Speaker: interrogation.
Speaker: C'est quoi pour toi un contenu qui est cool pour les gens?
Speaker: Qu'est-ce que toi, tu aimes
Speaker: Qu'est-ce que moi, j'aime bien écouter?
Speaker: Moi, j'aime bien des... Alors ça, c'est intéressant, tu vois, parce que du coup, j'ai monté un podcast qui s'appelle Charbon et Waffer.
Speaker: Les gens l'appellent Charbon et Waffer.
Speaker: Le vrai nom, c'est pas de Charbon, pas de Waffer.
Speaker: C'est une expérience sensorielle.
Speaker: À chaque fois, il y a des gens qui me disent « Ah, j'écoute ton podcast, j'ai l'impression qu'ils font un coming-out.
Speaker: » Parce que mes potes n'ont pas envie d'écouter un podcast de 1h30 de moi qui est en train de réfléchir à pourquoi l'IA a un impact sur la loi de l'eau, etc.
Speaker: Donc, trop content à chaque fois que quelqu'un me dit qu'il a écouté un épisode.
Speaker: Et oui, alors du coup, je me suis rendu compte qu'un territoire sur lequel je n'avais pas n'osé pas aller avant, c'était peut-être un territoire un petit peu plus politique et société,
Speaker: dire.
Speaker: Donc là, j'y vais franchement à me demander, ok, la tech a un impact sur la société, est un objet politique, sans être partisan, tu vois, je n'ai pas envie de parler de ce qu'a commenté le PS ou Saracnafo sur les élections municipales, tu vois, mais la tech a un impact sur la société et on réfléchit à ça, quoi.
Speaker: l'auditeur.
Speaker: Et toi, c'est ça qui t'intéresse aussi en retour?
Speaker: Et puis, en fait, le faire avec une certaine douceur pour faire avancer les
Speaker: Parce que des fois, même moi, il y a des trucs où ça me percute violemment.
Speaker: Le truc des satellites, de mettre les data centers dans l'espace...
Speaker: vois.
Speaker: Donc, c'est aussi des moments où, moi, ma perception du monde, elle a changé parce que j'ai appris un truc, j'ai compris un truc et ça, je le mets en podcast pour amener les gens sur ce raisonnement-là, comprendre les conséquences, etc., tu vois.
Speaker: j'ai un peu le sentiment, parce que tu vois, en ce moment, je me dis, pourquoi recruter?
Speaker: Pourquoi recruter quand au final, final, moi-même, avec mon ordi, je peux faire 15 000 trucs en parallèle et c'est peut-être mieux fait que si je le demande à une autre personne de le faire.
Speaker: Et qu'est-ce que... En fait, quelle est la plus-value d'un humain dans une entreprise?
Speaker: Ce qui est un peu dingue comme question à se poser.
Speaker: Et en ce moment, je suis en train de me dire, ce qu'amène un humain, c'est justement une pointe d'imperfection et une pointe de réflexion un petit peu différente.
Speaker: Et un humain va me secouer, va me challenger, alors qu'un outil informatique ne va jamais faire
Speaker: Donc ça, c'est un petit peu ma réflexion, moi, du moment.
Speaker: Et j'ai un peu l'impression qu'on a passé des années et des années en entreprise à essayer de se polisser.
Speaker: et de se lisser à parler tous de la même façon, à être hyper, bienveillants, dans le bon sens du terme, les uns envers les autres.
Speaker: Et au final, ce qu'on va rechercher aujourd'hui aujourd'hui d'un autre être humain, c'est qu'il te challenge et qu'il te secoue, qu'il sache te secouer de façon bienveillante.
Speaker: Mais si c'est quelqu'un qui est là juste pour dire oui, oui, et faire quelque chose...
Speaker: C'est pas très intéressant.
Speaker: Qu'est-ce que t'en penses de ça?
Speaker: C'est quand même marrant parce que tu vois, si je fais une rétrospective critique de We Love Devs, tu vois, quand on a commencé, toutes les USN avaient des sites d'Internet claqués avec marqué excellence, service, client, je sais pas quoi.
Speaker: Et on leur expliquait qu'ils avaient un marketing qui était pas différenciant, une marque en pleurs qui était pas différenciante.
Speaker: Et viens, on va faire des vidéos, on va faire des trucs cools, on va faire des face cam, etc.
Speaker: Et ça les différenciait, tu vois.
Speaker: sauf que 10 ans après en fait tout le monde fait les mêmes formats avec le logo We Love Death ou avec le logo Welcome to Jungle et surtout en fait c'est peut-être mon échec à moi je dirais pas que c'est un échec pour ce que je dis mon échec à moi c'est qu'à la fin en vrai on était retombés dans un yaourt
Speaker: où tous les contenus se ressemblaient, tu vois.
Speaker: Et en même temps, proposer des trucs nouveaux fonctionnait pas forcément.
Speaker: Tu vois, genre, on a fait une vidéo avec BNP Paribas où, genre, j'essayais de m'infiltrer dans les bâtiments pour découvrir les secrets de l'équipe moyen de paiement numéro 3.
Speaker: Ce qui, en plus, c'est un truc marrant.
Speaker: C'est-à-dire que pendant le tournage, il y a quand même un agent de sécu qui est venu nous voir en mode « Vous avez vraiment des habilitations, il faut faire ça ou pas?
Speaker: » Mais est-ce que tu t'es amusé à le faire?
Speaker: Je me suis amusé à le faire, mais par contre, l'audience n'est pas là.
Speaker: Parce qu'en fait, le truc, c'est que c'est compliqué de proposer des nouveaux formats, c'est compliqué de proposer des choses différentes.
Speaker: Et ce que je veux dire, c'est un constat d'échec de te dire qu'on a réussi à faire des nouveaux formats, mais on n'a pas réussi à leur faire rencontrer une audience aussi non plus.
Speaker: Et donc, oui, tout se lisse, mais en même temps, si ce n'est pas un truc auquel tu t'attends déjà,
Speaker: t'as pas envie de le faire et c'est pour ça que du coup je suis content d'avoir un podcast avec une petite audience c'est généralement 80 si on fait 158 auditeurs sur le mois je suis content c'est un gros mois des fois c'est 60 et c'est bien
Speaker: Mais ça reste quand même des gens que tu arrives à croiser et qui te disent « j'ai écouté, c'était cool ».
Speaker: C'est un grand grandifiant, tu vois.
Speaker: Les gens m'envoient des messages sur Insta ou des DM sur LinkedIn où je les croise et ils me disent « j'ai écouté tel truc, franchement c'est intéressant ».
Speaker: Alors des fois, c'est des moments où tu t'y attends pas.
Speaker: Tu sais, t'es un événement de société ou quoi, où t'es en famille et puis tu dis « j'ai écouté ton podcast ».
Speaker: « Ah ouais, t'écoutes les podcasts, toi ».
Speaker: « Ok, ok, ouais, bah oui ».
Speaker: dev.
Speaker: On a dit, entre autres, très bien, les pôles requêtes, ça ne sert plus à rien.
Speaker: La code review.
Speaker: La code review.
Speaker: Parce que je fais encore des pôles requêtes, mais je ne fais toujours pas de review.
Speaker: La code review.
Speaker: Et en effet, un an et demi plus tard, le goulot d'étranglement de production a l'air de se décaler de...
Speaker: La code review, c'est quelque chose de compliqué parce que les équipes ne sont plus en capacité de toute façon à contrôler contrôler la quantité de code qui est produite.
Speaker: Soit on met les bons outils pour...
Speaker: Pour contrôler tout ça à notre place et avoir un process qualité, on se met enfin à avoir des process industriels pour contrôler tout ça.
Speaker: En effet, il y a un truc sur la code review qui a changé.
Speaker: Tu as aujourd'hui, est-ce que tu as GitHub Copilot qui fait les reviews automatiquement?
Speaker: Et tu arrives en complément de ça?
Speaker: C'est quoi ton process aujourd'hui?
Speaker: Nous, ce qu'on fait, c'est...
Speaker: Déjà, on a changé un truc.
Speaker: Avant, on disait « j'ai une pull request à présenter ».
Speaker: Maintenant, on ne fait plus « j'ai une pull request à présenter ».
Speaker: On dit « j'ai une fonctionnalité à montrer ».
Speaker: Et on convie plus de monde.
Speaker: Et on fait forcément à chaque fois qu'on fait une pull request, on fait une démo avec.
Speaker: Parce que tout le monde s'est aussi un petit peu full stackisé.
Speaker: et donc on a des démos à faire avec PO des gens potentiellement des care enfin de l'équipe care accompagnement à qui on va présenter une fonctionnalité une fois qu'il y a ça oui il y aura une review qui sera peut-être sur des éléments un peu précis un peu touchy qu'on a envie de présenter aux gens
Speaker: Mais sinon, c'est Anthropic qui fait une première review et puis Copilot qui fait une deuxième review et Anthropic qui discute avec Copilot pour résoudre tous les éléments de la review.
Speaker: Et si tout va bien, on s'amerge et on ne va pas relire les 10 000 lignes de code.
Speaker: C'est à peu près sûr.
Speaker: Et par contre, on ship autant qu'avant beaucoup plus de code qu'avant.
Speaker: Ça, c'est sûr.
Speaker: Ça fait plus de surface de changement.
Speaker: Ça fait beaucoup plus peur.
Speaker: Donc, on essaye vraiment, nous, humains, de se concentrer sur les éléments qui font peur, je crois.
Speaker: Et sur la compréhension globale de ce qui est fait.
Speaker: Mais tous les éléments de détail, on a un peu... C'est intéressant que tu parles de peur.
Speaker: J'ai découvert récemment, via une autre interview, que vraiment, l'important, c'est la confiance.
Speaker: C'est-à-dire que nous, en tant que développeurs, on crée de la confiance.
Speaker: C'est pour ça que j'ai appelé l'épisode Personne ne monte dans un avion où c'est Claude qui pilote, tu vois.
Speaker: Exactement.
Speaker: Et c'est parce qu'en fait, on ne ferait pas confiance à Claude.
Speaker: Donc nous, en tant que développeurs, on crée de la confiance.
Speaker: Toi, tu me dis, tu identifies des endroits qui font peur et t'ajoutes de la confiance.
Speaker: Oui.
Speaker: Est-ce que tu reutilises un agent ou est-ce que tu le fais toi-même?
Speaker: Je le fais moi-même.
Speaker: Parce que finalement, tu vois, moi, quand je vois les reviews que me sort GitHub Copilot, tu vois, finalement, quand mon codex a fini de faire sa feature, il a bossé pendant 4 heures tout seul.
Speaker: La feature, la flemme du relier, il a mis le fichier qui ont été bougé, tu vois.
Speaker: Et finalement, tu vois... Et tu te dis, en plus, il est hyper fort.
Speaker: Et donc, il n'y a pas de raison.
Speaker: Mais toutes les études disent que de toute façon...
Speaker: fois.
Speaker: Et il regarde chaque fichier un pas un, chaque changement un pas un.
Speaker: Et il te met en face de chaque ligne ce que ça fait et quel est le impact.
Speaker: Et je me dis, ok, lui, il a regardé les lignes.
Speaker: Et en plus, il fait des commentaires en disant, tel truc-là, il faudrait le changer.
Speaker: Et l'autre agent le regarde et me dit, il a raison, ce n'est pas bien de faire comme ça.
Speaker: Mais ça me rend fou, moi, ça.
Speaker: En fait, intellectuellement, ça me rend fou.
Speaker: Parce que je me dis, mais je t'ai laissé tout le temps de lancer un agent.
Speaker: Je sais qu'il y a un agent qui est parti avec un contexte propre, qui a déjà refait toute cette review.
Speaker: Et pourquoi Copilot a vu ça et toi, tu ne l'as pas vu?
Speaker: Mais tu as vu quand même qu'au bout d'un moment, à chaque fois que tu vois les trucs que voit Copilot, tu fais, ça n'a rien, je fasse la review moi-même.
Speaker: Parce que de toute façon, si Copilot n'a rien vu, c'est déjà les trois quarts des trucs que Copilot a vus, moi, je ne l'avais pas vus.
Speaker: Oui, bien sûr, mais on voit aussi qu'il y a plein de choses qui dévient en qualité de code.
Speaker: Il y a beaucoup plus de duplication qu'avant par rapport des refactos et compagnie.
Speaker: La code base grossit beaucoup plus qu'elle ne devrait, donc la complexité va grossir de plus en plus.
Speaker: Oui, parce que c'est ça ce que je disais, la surface de changement, elle évolue énormément.
Speaker: Tu vois, par exemple, moi, je code finalement un jour et une et deux nuits par semaine sur des projets, des sales projects avec des vrais utilisateurs quand même, mais des sales projects quand
Speaker: Et donc, ça veut dire que c'est pas grave si ça pète, genre des fois, le site est tombé pendant une journée, franchement, personne n'a marqué, tu vois.
Speaker: Tu Tu as changé un label, je vais demander parce que mon kiff en ce moment c'est de ne pas avoir de clavier et d'ordinateur, c'est de demander via remote.
Speaker: J'ai installé sur des VPS, j'ai installé Codex sur un VPS et je lui parle via l'appli ChatGPT en remote.
Speaker: C'est marrant tu vois.
Speaker: Donc lui il va préparer la pull request et mettre le PRD dedans.
Speaker: Ensuite je démarre mon ordinateur et mon ordinateur lui il va pouvoir faire la feature complètement.
Speaker: je suis en train de voir pour avoir une dev box complète parce que c'est compliqué d'installer un environnement de dev sur un LS en
Speaker: Sur un VPS qui a pas de tête.
Speaker: Et donc du coup je vais me faire ma dev box.
Speaker: Je vais progresser le PC mais ça m'embête que la carte graphique qui consomme 500 watts elle tourne pour ça alors qu'on en a pas besoin.
Speaker: Et du coup, qu'est-ce que j'allais dire?
Speaker: Changer un label, on va cramer déjà beaucoup de tokens pour le faire.
Speaker: Il va le faire en 20 minutes ou 30 minutes, alors que franchement, je l'aurais fait tout de suite.
Speaker: Mais il aura rajouté un test, il aura modifié tous les tests, il aura documenté le changement de pourquoi on a fait le changement.
Speaker: Si le PRD n'était pas à jour, il aura modifié le PRD, etc.
Speaker: Et
Speaker: Je suis en même temps un peu en mode, du coup, la paire, il y a 8 fichiers modifiés pour un label.
Speaker: Jamais ça Jamais ça aurait été fait avant.
Speaker: Dans un autre monde, jamais de la vie, tu aurais fait ça, tu aurais juste modifié le label.
Speaker: Mais est-ce que tu as besoin de toute cette documentation et est-ce que tu as besoin de tous ces tests pour un label?
Speaker: Je ne sais pas.
Speaker: Et je suis un peu entre les deux, je suis un peu en mode... Alors, c'est sûr qu'il y avait plein de trucs que je ne faisais pas avant.
Speaker: Et en même temps, ils créent tellement de surfaces de changement que ça fait péter la CI.
Speaker: Et ça, il y a des études, les études d'Aura et GetDX, elles montrent que les entreprises qui utilisent beaucoup d'agents produisent 20% de code en plus, du code de meilleure qualité, mais pètent le delivery de 10% parce que la surface de changement, elle explose et les CI, elle explose.
Speaker: Et tu vois, du coup, les collègues chez Le Bon Coin avec qui j'ai discuté récemment,
Speaker: eux ils sont en train d'automatiser pour que la review elle se fasse sur la machine du dev parce qu'en fait déclencher la CI à chaque fois c'est beaucoup de gaz cramé et ça fait tu vois imagine il y a un mono repo sur lequel il y a 120 devs qui commisent tous les jours tu vois mais en fait si on déclenche la CI à chaque fois pour avoir une review ça fait perdre beaucoup de temps tu vois
Speaker: Alors là, on enregistre, on est le 18 août.
Speaker: Hier, il y a eu une indispo de 4 heures de GitHub, un truc comme ça, qui était complètement dans les choux.
Speaker: Et ça ne m'étonne pas.
Speaker: Ils doivent encaisser une volumétrie de malade.
Speaker: Parce qu'ils prennent trop de changements à un tronc, je pense.
Speaker: Le volume de code a fait x2, x3, x4...
Speaker: Mais du coup, tu vois, je me retrouve des fois à dire, c'est juste un label, fais qu'une seule review de GitHub Copilot.
Speaker: Et genre, je dis à l'agent qui est responsable de faire la feature, je lui dis, tu traites la première rafale de commentaires et à la deuxième, tu laisses, tu documentes juste et là, on verra plus tard.
Speaker: Et pars en prod avec, même si GitHub Copilot a mis des commentaires sur la review, tu vois.
Speaker: L'an dernier, on avait aussi dit, pour la peine, peine, que la code review, ça serait un sujet IA.
Speaker: On a aussi est-ce qu'on qu'on se rend compte cette année que le goulot d'étranglement, maintenant, il vient dans le côté produit?
Speaker: Et comment est-ce que, dans des grosses boîtes, donc là, tu travailles entre autres chez Le Bon Coin, qu'est-ce que tu observes observes sur...
Speaker: La coordination entre les équipes de développement et les équipes produits et la gestion des roadmaps et tout ce truc qui devient hyper compliqué parce que que si l'équipe dev est capable de produire beaucoup plus, qu'en est-il des product owners et compagnie?
Speaker: Alors, ce que je peux dire sur Le Bon Coin, parce que c'est moi la personne qui vérifie la PR des devs chez Le Bon Coin, ce qui se rend un peu ligue ou pas, ce que je peux dire, c'est qu'il y a 100 personnes de produits chez Le Bon Coin qui ont leur propre hiérarchie, leur propre organisation, et 700 personnes tech qui ont leur propre organisation, qui sont deux trucs différents.
Speaker: Et c'est déjà effectivement un grand sujet, et
Speaker: grâce à le Montcoin j'ai pu aller à la Product Conf cette année pour accompagner plus de 40 personnes produits qui allaient à cette conférence là et la vibe était incroyable parce que moi je ne m'imaginais pas je me suis pris un peu la keynote d'ouverture genre ne serait-ce que le speech de l'organisateur je me suis pris dans la tronche
Speaker: Parce que eux, le message qu'ils disaient, c'est en fait, ça fait dix ans qu'on enterre notre métier tous les ans.
Speaker: Genre au début, on était agilistes, on a enterré l'agile.
Speaker: Ensuite, on a fait ça, on a enterré ça, etc.
Speaker: Et puis maintenant, en fait, on bosse avec ChatGPT et Trois-IA toute la journée à la fin.
Speaker: On est BrainFreeze aussi.
Speaker: On est BrainFry aussi.
Speaker: Et ils vivent le même truc que nous.
Speaker: Tu vois, genre la fatigue à la fin de la journée parce que tu as 8 agents-claude qui bossaient.
Speaker: En fait, ils le vivent aussi parce qu'eux, ils sont aussi 8 agents-claude pour créer de la documentation, etc.
Speaker: ou des ressources-produits.
Speaker: Mais t'as pas l'impression pour la peine que le métier...
Speaker: Il y a eu des articles ces derniers jours sur ce qu'ils appelaient des des middle class développeurs.
Speaker: Mais en gros, tu as les développeurs un peu moyens qui, eux, ne serviront plus à grand-chose.
Speaker: Tu as des développeurs experts qui seront là justement pour peut-être être la roue de secours sur les endroits qui font
Speaker: Donc, ils créent la confiance?
Speaker: Et qui créent de la confiance, exactement.
Speaker: Et c'est eux qu'on recherche en ce moment.
Speaker: développeuses.
Speaker: Est-ce que le métier, il n'est pas en train de se segmenter en des équipes produits qui sont en capacité à créer par eux-mêmes le produit qu'ils imaginent?
Speaker: en toute autonomie, et peut-être de l'expertise tech à côté, qui va devenir un peu niche, sur des éléments un peu précis.
Speaker: codebase.
Speaker: Je ne sais pas si la codebase que tu as chez Carnot, elle a déjà ce problème-là.
Speaker: Pas encore.
Speaker: Mais en tout cas, pour une codebase... Le Mont-Cran, on imagine rarement que c'est aussi gros.
Speaker: Tu vois les chiffres, le nombre de gens.
Speaker: Donc la codebase, elle est vraiment gigantesque.
Speaker: Je pense que je les avais, les nombres de lignes de code, je les avais avant de partir en vacances.
Speaker: Là, je ne les ai plus, mais les codebases sont assez énormes.
Speaker: Genre...
Speaker: La vanne, c'est qu'il y a plus que 48 lignes de PHP chez eux.
Speaker: C'est ça la blague.
Speaker: Et personne ne sait où ils sont.
Speaker: C'est genre juste, il n'y a que Gerrit qui sait où elles sont les lignes de PHP.
Speaker: Ils ont tout migré en go, non?
Speaker: Ouais, tout back-end est en go.
Speaker: Et donc, ce que je veux dire, c'est que, en gros...
Speaker: et c'est pas que le Montcoin, c'est dans plein de boîtes, boîtes, il y a... a... Si tu demandes à une personne produit de faire une feature entière, enfin, le... Comment dire?
Speaker: Généralement, tu vas avoir du code où les variables de nom... Enfin, le code, il n'est pas dans le bon code style, tu vois, il va pas être OK avec le RASDPR, etc.
Speaker: Parce que t'as toujours une code base qui est trop hétérogène, pas assez documentée pour des agents, ou alors il y a trop de documentation pour le contexte de l'agent.
Speaker: Et donc du coup, on se retrouve avec des PR qui sont refusés par les humains parce que le nom de la variable est en français.
Speaker: Mais en même temps, l'agent, il a trouvé des noms de variables en français dans le code.
Speaker: Tu sais que je me suis dit ça hier?
Speaker: Ça se trouve, ça va être le retour des microservices juste cadrer les contextes.
Speaker: Mais même si t'es en microservices, en fait, si t'as un monorepo avec 1500 microservices... Ouais, mais c'est de l'outillage... Enfin, pour moi, c'est...
Speaker: C'est juste une question question d'outillage, c'est-à-dire si tu as une bonne cartographie de tes projets, des rôles rôles très clairs et bien séparés sur chacun de tes services, tout ça, elle va s'en sortir ton IA, non?
Speaker: années.
Speaker: C'est un peu comme les arbres.
Speaker: legacy.
Speaker: Mon expérience, en tout cas, c'est que vraiment, jamais aucun humain a envie de documenter mieux que ce que lui sait, le code.
Speaker: Et en plus, alors maintenant, on a l'effet inverse, c'est-à-dire qu'on demande à l'IA de documenter.
Speaker: Elle sur-documente de façon à ce que les humains ne puissent pas le lire.
Speaker: après.
Speaker: Donc, il y a un peu ce truc-là.
Speaker: Moi, pour l'instant, en tout cas, les fenêtres de contexte, même si elles sont gigantesques par rapport à rien, elles ne sont toujours pas capables d'avoir des codebays entières.
Speaker: Et tu vois, quand je fais une feature, j'ai l'impression de préparer une mission.
Speaker: Donc je vais faire le PRD avec l'agent, on va parler pendant 30 minutes, il va générer 6000 lignes de documentation dans mon PRD, et ensuite je peux le laisser bosser 3-4 heures, tu vois?
Speaker: Et on va faire une pre-flight avant, c'est-à-dire qu'il va faire des migrations pour vérifier si les données GPS ne vont pas exploser quand on va merger, machin chouette, truc bidule.
Speaker: Donc on fait le pre-flight pour vérifier que quand il va faire la feature sur 4 heures, ça ne va pas exploser.
Speaker: Et des fois, je fais des fixtures d'ailleurs qui sont mieux que mes features, ça me rend fou.
Speaker: faire.
Speaker: Et tout ce travail-là de réfléchir à...
Speaker: Parce que moi, les trois quarts des trucs que j'ai, c'est des trucs méga techniques.
Speaker: J'ai travaillé sur un... J'anime un petit site internet, c'est le Grand Tour des Hauts-de-France à vélo.
Speaker: Et ce truc-là, j'ai fait une feature où en fait... En gros, le mec a fait la trace, il a fait 14 sections.
Speaker: Et le Tour des Hauts-de-France, il fait 1200 km ou 1400 km, je ne sais
Speaker: Et je voulais faire une feature où tu pouvais choisir n'importe quelle ville qui est sur le parcours.
Speaker: Mais du coup, pas forcément exactement sur la trace.
Speaker: Et une autre ville, et ça te fait la fusion GPS des trucs, tu vois.
Speaker: Mais ça, bah ouais.
Speaker: limite.
Speaker: Oui, mais d'accord.
Speaker: Qui sont purement
Speaker: De savoir que, bah en fait, les traces... En gros, le parcours, si tu le fais dans le sens A vers B, c'est pas le même parcours que dans le sens B vers Donc la ligne d'arrivée, ça va pas être la même, tu vois.
Speaker: Le point d'arrivée, ça va être la même.
Speaker: Les sections, elles arrivent pas.
Speaker: Tu crois que son produit de tonneur sait pas faire ça?
Speaker: Il y a toujours eu des specs autour de ça, tu vois.
Speaker: C'est un métier.
Speaker: Les gens produits avec lesquels je bosse ont toujours réfléchi à l'expérience de l'utilisateur et me dire que bon, en fait, là, ici, l'expérience de l'utilisateur, finalement, c'était juste, il y a une case A, une case B, tu mets une ville, tu fais une ville, ça sent un GPS, tu vois.
Speaker: Donc, tu vois, à ce niveau-là, c'est ça.
Speaker: Par contre, la partie technique de comment on fait les coutures, comment on arbitre, etc., à la limite, c'est peut-être un peu éditorial, éditorial, mais c'est quand même très, très technique.
Speaker: Purement mathématique.
Speaker: Ah, je ne sais pas.
Speaker: J'en doute de plus en plus.
Speaker: Ou alors les product owners vont tous sortir d'école ingénieure?
Speaker: En vrai... Si tu me dis que... Et à ce moment-là, du coup, je te dis que le futur du métier de développeur, c'est product owner.
Speaker: Et moi, c'est ma take.
Speaker: C'est de dire qu'on sera des product engineers.
Speaker: Et donc, à Lille, la majorité des PO, c'est des ISN, c'est cohérent.
Speaker: Mais oui.
Speaker: Mais c'était déjà le cas depuis 10 ans.
Speaker: Mais ouais, mais ouais.
Speaker: Alors, peut-être que j'ai beaucoup de chance, mais moi, la personne avec qui je travaille... C'est vrai que les architectes, c'est des centraliens.
Speaker: Et les PO, c'est des ISN.
Speaker: Moi, je trouve que c'est cohérent...
Speaker: Et la personne avec qui je bosse, tu elle s'est appropriée Claude,
Speaker: Pour que si elle a envie de faire un prototype, des écrans cliquables et tout ça, elle a accès à GitHub, elle a accès à toute notre bibliothèque.
Speaker: Vous avez le café?
Speaker: Non, merci.
Speaker: Elle a accès à toute notre bibliothèque de composants.
Speaker: Avec les skills aussi, non?
Speaker: Avec ça, les skills, oui.
Speaker: Du coup, vous avez un design system.
Speaker: J'ai travaillé ça sur un article sur le design system.
Speaker: Pour moi, le design system est aussi important que la CI et le DevOps pour gérer la surface de changement de cloud, tu vois.
Speaker: Carrément.
Speaker: Et pour la peine, tu donnes ton design system à Claude, tu lui promptes des petites choses et il te fait tous tes composants.
Speaker: Et puis, tu lui dis, ok, moi, je voudrais ce changement, je prends changement, alimente ce design system, fais un prototype basé là-dessus, machin.
Speaker: Et elle te sort, en fait, limite des petites applications qui...
Speaker: pour tester.
Speaker: Et puis, c'est beaucoup plus facile aujourd'hui d'aller voir un client en lui disant « Qu'est-ce que vous pensez de
Speaker: » Et cliquez là, cliquez là, est-ce que ça marche?
Speaker: Vous êtes content?
Speaker: Et en fait, elle n'a demandé à personne.
Speaker: Ça a pris une matinée.
Speaker: Et c'est trop bien.
Speaker: C'est marrant, je vais te renvoyer à Ludovic du passé.
Speaker: Mais en fait, déjà dans l'article de blog que tu as écrit avant les vacances, tu mentionnes le Shadow IT.
Speaker: Ce n'est pas du Shadow IT quand les gens font des trucs eux-mêmes.
Speaker: Ce n'est pas nécessairement du Shadow IT s'ils le font eux-mêmes.
Speaker: C'est du Shadow IT s'il n'y a pas de gouvernance, si c'est hors des cadres de la gouvernance, etc.
Speaker: Et on arrive sur un sujet de gouvernance, un design system.
Speaker: Il y a une partie technique qui est qu'il faut qu'il soit testé parce que quand tu modifies un composant, ça a un effet de bord sur l'ensemble des écrans de l'application.
Speaker: Ouais, mais ça, c'est un cloud.md, tu vois.
Speaker: Si tu changes ton design system, le test, il sera écrit avec.
Speaker: Et donc, 90% de la valeur du design system, c'est ce qu'on met dedans ou pas.
Speaker: Et ça, c'est la gouvernance.
Speaker: La gouvernance.
Speaker: Et est-ce qu'on prend ce changement ou est-ce que ça, c'est du custom et tu dois le faire au top du design system?
Speaker: Est-ce que le design system, il doit être customisable ou pas à ce niveau-là?
Speaker: Ça, c'est la gouvernance.
Speaker: Mais est-ce que cette gouvernance-là, aujourd'hui, est importante?
Speaker: En fait, ça marche aussi.
Speaker: Est-ce que tu te rappelles Ludovic qui ne met pas le no code aussi?
Speaker: Le Ludovic n'aimait pas quand on a fait un truc avec Zapier au service client parce qu'après, c'est à lui de le débuguer quand il est pété et Ludovic, il n'a pas envie de mettre les mains dans un Zapier.
Speaker: C'est vrai.
Speaker: Je pense que Ludovic, il préfère mettre les mains dans une code base générée par Codex ou par Cloud Code que dans un Zapier.
Speaker: Oui, mais qu'en est-il de la future génération?
Speaker: Est-ce que tu as été le Ludovic qui débug des macro-Excel?
Speaker: Moi, j'ai l'impression que c'est la même chose.
Speaker: La macro-Excel a laissé la place à du no-code qui laisse la place aujourd'hui à des product managers qui vibe-code ou des gens du métier qui vibe-code.
Speaker: En fait, à la fin, ce qui est chouette, c'est que ce logiciel-là, peu importe sa forme, il est déjà adopté par le mec du métier à la fin.
Speaker: Alors, tu te rappelles, on a déjà fait des projets des fois complexes pour qu'à la fin, les gens continuent à utiliser leur macro Excel parce qu'il leur manque une feature.
Speaker: Ouais, sauf que là, pour la première tout le monde utilise...
Speaker: le même outil.
Speaker: Et ça a été la vraie diff, tu vois.
Speaker: Le Zapier, avant l'équipe de dev regardait ça d'un œil un petit peu bizarre.
Speaker: Aujourd'hui, tout le monde est à une base commune, avec une gouvernance commune, et donc ça ne pose plus aucun souci.
Speaker: Et donc, c'est beaucoup plus facile d'arriver, de dire, moi, je vais ramener la redondance, la reliability en tant qu'informaticien, je vais ramener la gestion du changement, je vais ramener la gouvernance, je vais ramener la cybersécurité sur ta base de code que sur le Zapier ou sur le Notion, tu vois.
Speaker: Et donc, du coup, moi, je suis plutôt content de tout ça.
Speaker: J'ai vraiment l'impression que tout ce travail-là que nous, on a en tant qu'informaticien, on peut le ramener beaucoup plus facilement sur une code base qui a été générée que sur du Zapier ou sur ce qui a été généré il y a 20 ans, tu vois.
Speaker: Et alors, est-ce que tu crois que le monde de l'agilité, là, se... se... Comment dire?
Speaker: J'allais dire sac à part, mais ce n'est pas le bon mot.
Speaker: Sac à part.
Speaker: Non, mais c'est emparé de toutes ces transformations de communication entre les gens.
Speaker: En vrai, ils sont aussi... En fait, ce qu'il faut voir, c'est qu'eux aussi, on leur demande 20 fois plus de features.
Speaker: que le truc aujourd'hui, c'est qu'au contraire, en fait... Je reformule la
Speaker: Est-ce que, que, pour toi,
Speaker: tous les rituels d'équipe qu'on a mis des années à construire dans le monde de l'agilité l'agilité ont encore du sens aujourd'hui.
Speaker: Genre le Daily Scrum le matin.
Speaker: Genre ton Daily Scrum.
Speaker: Je ne l'ai jamais aimé le Daily Scrum.
Speaker: Genre tes démos, mais que en fin de sprint ou je ne sais pas quoi.
Speaker: Genre les sprints.
Speaker: sprints.
Speaker: Est-ce que tu as une partie quand même, malgré tout, épique, tâche, conception, roadmap et tout ça?
Speaker: Est-ce que tout ça, ça a encore du sens?
Speaker: les démos oui les démos oui mais t'arrives en bootchain mais tu vois même en plus la façon dont ils le font chez le bon coin c'est que ils sont divisés en tribes etc donc ils font des démos par tribes etc et en fait c'est impossible de tout suivre vraiment genre si tu suis toutes les démos ça prend 10 heures par semaine
Speaker: et donc qu'on en vient à un moment où genre moi je demande à mon IA de lire de me dire ce qu'il y a d'intéressant dans la tu vois et est-ce que ça se recoupe avec tel sujet etc tu vois donc il y a
Speaker: Il y a un peu ce truc-là où, en fait, on est obligé de le refaire en macro.
Speaker: Après, les autres rituels de Daily Scrum, en vrai, moi, j'ai toujours détesté.
Speaker: En vrai, Scrum, c'est de l'agile mal implémentée, donc poubelle, mais sans regret.
Speaker: N'empêche que c'est un framework qui était là pour arriver à faire communiquer les gens et coordonner les gens.
Speaker: Disons coordonner.
Speaker: Regarde, tu vois, je travaille dans une équipe où ce n'est pas des développeurs.
Speaker: En fait, on ne fait pas des Daily.
Speaker: C'est juste qu'on prend un café à 11h et on discute des trucs qui sont importants.
Speaker: Tu fais un Daily.
Speaker: Oui, mais en fait, les machines à café existaient avant l'informatique.
Speaker: Tu vois ce que je veux dire?
Speaker: Tu vois, la pose d'équipe où on prend le café tous ensemble, ça existait avant qu'on fasse un scrum, tu vois?
Speaker: Mais tu vois, genre là, dans notre équipe, moi, je suis en train de me dire qu'on qu'on doit faire des journées.
Speaker: Ce qui est important, c'est qu'on ait tous connaissance de ce qu'on doit produire de A à Z. C'est-à-dire que peut-être que la journée la plus importante qu'on doit passer tous ensemble,
Speaker: c'est à faire de la conception de A à Z de fonctionnalités main dans la main avec le Product Owner pour être sûr qu'on est à 100% en maîtrise du truc et limite qu'on fasse les prototypes ensemble toute la journée, voire même pousser ces prototypes.
Speaker: Et je me disais, disais, moi j'aimais bien les rituels comme le mob programming, le pair programming et ce genre de trucs.
Speaker: Aujourd'hui, ça n'a plus de sens.
Speaker: Tu ne vas pas te mettre à deux derrière un ordi pour regarder Claude faire des trucs, tu vois.
Speaker: Alors, carrément, en vrai, il y a carrément des devs qui font ça.
Speaker: Non, mais en fait, il y a des devs qui vont se faire un rituel genre un jeudi par mois, on prend deux heures et chacun montre ce qu'il a fait comme nouveau skill, ce qu'il fait avec l'eau, etc.
Speaker: Donc, ils le font quand même, tu vois, on se met autour d'un ordi et je te montre ce que mon cloud fait.
Speaker: Mais tu ne fais pas une fonctionnalité à deux comme ça, tu vois.
Speaker: On ne fait plus des fonctionnalités à deux, non.
Speaker: Ben non.
Speaker: Et encore, ça vaudrait le coup qu'on le fasse à deux, que je te montre comment je fais un free flight, parce que peut-être que tu vas me dire « Attends, pourquoi tu ne fais pas ça?
Speaker: » Parce que peut-être que j'ai développé un culte du cargo tout seul avec mon agent.
Speaker: Mais je suis d'accord avec toi.
Speaker: Mais donc vient la future question.
Speaker: Puisque les gens sont isolés avec leurs trucs, comment tu embauches des nouvelles personnes?
Speaker: onboardes?
Speaker: Et comment tu fais grandir quelqu'un?
Speaker: Il y a quatre questions différentes.
Speaker: C'est exactement la mission de mon client chez le Montroing, c'est de faire en sorte que les gens se parlent entre eux et ils développent des pratiques.
Speaker: C'est pour ça qu'ils font des journées off-site où tu as des gens de l'extérieur qui donnent des conférences, des gens de l'intérieur qui donnent des conférences, il y a des workshops, etc.
Speaker: Et on réfléchit aux pratiques et les gens grandissent ensemble parce que
Speaker: Et c'est ce que l'on disait, le DevLille et le DevSummit, le DevLille qui est le truc externe où tout le monde peut aller, le DevSummit qui est le truc d'ADO où il n'y a que eux, mais en même temps ils sont les 50 BU du monde entier à se retrouver à Lille en même temps.
Speaker: Tous ces moments-là sont quand même importants.
Speaker: Alors dans une petite boîte comme Carnot, tu peux les créer aussi
Speaker: en disant on va faire un jeudi par mois ou pendant deux heures on ne bosse pas et on se monte des trucs à la place.
Speaker: Et en vrai, il y a un effort éditorial à faire là-dessus.
Speaker: Ok, on va parler de quoi, etc.
Speaker: Machin chouette, il faut l'animer à fond.
Speaker: Mais c'est marrant parce que du coup, le CTO va peut-être devenir un agent événementiel ou un rédac chef.
Speaker: C'est un job.
Speaker: Est-ce que ce que je te décris, ça rejoint ton sentiment?
Speaker: Oui, ça rejoint, mais pas que... que... Nous, on a toujours fait ça, par exemple.
Speaker: C'est-à-dire qu'on fait, nous, une rétro d'équipe une fois par mois.
Speaker: C'est notre rituel dans la boîte.
Speaker: Le dernier vendredi du mois, c'est journée d'équipe.
Speaker: Et dans la journée d'équipe, on s'est toujours dit...
Speaker: On va se forcer à présenter à tour de rôle des sujets et à se faire grandir les uns les autres.
Speaker: Mais le rythme est tellement effréné.
Speaker: C'est génial.
Speaker: Sauf que c'était complémentaire de pair programming, de trucs comme ça.
Speaker: quelqu'un.
Speaker: rentrer.
Speaker: Ça me fait hyper peur.
Speaker: C'est la première fois que j'ai aussi peur d'embaucher quelqu'un parce que j'ai peur que cette personne soit toute seule, à côté.
Speaker: Je ne sais même pas quelles compétences lui demander à cette personne.
Speaker: C'est une question que je pose souvent en ce moment et franchement, à chaque fois, les réponses sont intéressantes.
Speaker: Qu'est-ce que tu attends d'un développeur quand tu le recrutes ou d'une développeuse quand tu le recrutes?
Speaker: La question, tu te la poses et tout le monde se la pose en ce moment.
Speaker: Et oui, tu vois, on est...
Speaker: Il y a quand même 6 mois, 1 an, on était quand même dans un monde genre, dire que tu utilises ChatGPT ou CloudCode, on pouvait dire que tu n'étais pas un vrai développeur ou tu pouvais avoir l'impression qu'on va réduire ton travail.
Speaker: Ah oui, il a fait ça, mais ce n'est pas lui, c'est ChatGPT qui l'a fait.
Speaker: Alors que maintenant, c'est l'inverse.
Speaker: Attends, est-ce que le dev, il s'est déjà utilisé CloudCode?
Speaker: Ah, s'il ne s'est pas utilisé CloudCode, on va devoir le former.
Speaker: C'est relou, ça prend du temps, tu vois.
Speaker: Donc ce monde-là a changé.
Speaker: En vrai, tu as besoin avant tout d'avoir quelqu'un qui soit à l'aise avec tes valeurs.
Speaker: Le sujet, c'est... Peu importe, tu peux reprendre des choses qui ne marchent pas avec les développeurs.
Speaker: C'est « à la fin du premier mois, je veux qu'il ait réussi à faire quoi?
Speaker: » « À la fin des trois premiers mois, je veux qu'il ait réussi à faire quoi?
Speaker: » « Moi, par exemple, les développeurs, à la fin du premier mois, je veux qu'ils aient pété la prod. »
Speaker: Oui, mais tu es bien placé pour savoir que recruter, c'est quand même un investissement d'entreprise.
Speaker: Et moi, j'aimerais bien me foirer avant.
Speaker: Eh bien, du coup, tu mets tes objectifs là et tu les donnes clairement à la personne.
Speaker: Maintenant, la grille de ce que tu attends de cette personne-là, c'est est-ce qu'elle va réussir à faire cette mission ou pas?
Speaker: Ta grille, elle est 10 critères.
Speaker: Et les questions que tu poses, c'est les critères de comportement.
Speaker: Si moi, je veux que dans le premier mois, la personne ait pété la prod et qu'elle l'ait réparée après ou qu'elle ait demandé de l'aide pour le réparer, dans les questions d'entretien, je vais demander raconte-moi une fois que tu as pété la
Speaker: Et si la personne me raconte qu'une fois qu'elle a pété la prod, il y a quand même plus de chances que quand elle arrive, le jour où elle va péter la prod, elle va la réparer.
Speaker: Si elle me dit que je n'ai jamais pété la prod, je me disais « Ok, comment ça se passe?
Speaker: » Il y avait toujours un lead dev qui vérifiait mon code, celui qui mettait en place à ma place.
Speaker: « Ok, c'est cool, mais moi, je ne peux pas recruter les gens comme ça. »
Speaker: pire.
Speaker: Mais... On l'a dit tout à l'heure, une personne que tu recrutes aujourd'hui, il y a de fortes chances que tu attendes d'elle qu'elle soit un peu full stack et qu'elle chiffre des fonctionnalités toutes seules dans son coin.
Speaker: Et ça, c'est marrant parce que... Oui, il y a un gros shift.
Speaker: En fait, oui et non, il y a un shift et pas un shift.
Speaker: Moi, j'ai l'impression qu'avec ce truc du full stack, on a passé 20 ans.
Speaker: J'ai 10 ans d'expérience, mais j'ai l'impression que c'était déjà là avant moi, donc j'ai l'impression que ça fait 20 ans.
Speaker: à essayer de tayloriser le métier de dev, à faire des full stack qui sont tous capables de prendre les mêmes features, etc., à les livrer dans les mêmes conditions, avec la même prédictabilité, etc.
Speaker: Et en vrai, une bonne équipe de dev, c'est pas l'armée des clones, c'est une équipe de
Speaker: On en revient à ce truc-là, c'est que dans ton équipe aujourd'hui, tu as peut-être des gens qui sont bons à penser à l'architecture de demain, des gens qui sont bons à penser à ce qu'habiter, des gens qui sont meilleurs pour discuter avec le support, avec l'équipe care parce qu'ils ont une bonne vibe avec eux, ils comprennent bien leurs besoins, des gens qui sont bons pour discuter avec le marketing, pour mieux comprendre ce qu'ils ont, tu vois.
Speaker: Et tout ce qui pouvait être des maths skills avant, en fait ça c'est les skills qui font que tu as besoin.
Speaker: Et en fait là, aujourd'hui, dans ton équipe, tu fais le point sur on a quoi, etc.
Speaker: Aujourd'hui, en fait, j'ai un excellent Mbappé, mais il me manque un milieu de terrain, tu vois.
Speaker: Moi, je vais recruter un milieu de terrain.
Speaker: enfin, faire l'annonce de recrutement qui met en évidence ce truc-là, c'est vraiment dur.
Speaker: Déjà, faire l'analyse du besoin.
Speaker: Mais je te rassure qu'effectivement, 80%, c'était un des sujets qui m'avaient frustré chez Will of Death, je vendais des annonces, mais je voyais bien que dans les annonces, les clients n'avaient pas fait l'analyse du besoin.
Speaker: Mais l'analyse du besoin dans une équipe de dev, elle est dure.
Speaker: Et même un recruteur qui sait que l'analyse du besoin, c'est dur, il a du mal à le faire sur une équipe de dev parce qu'il ne connaît pas le métier.
Speaker: Donc ça, c'est dur, mais il faut le faire.
Speaker: Et c'est les choix.
Speaker: Et une fois que l'analyse du besoin est faite.
Speaker: Mais là où je veux en venir, c'est que c'est important, c'est qu'aujourd'hui, quand t'es développeur, parce que l'an dernier, j'avais pensé une dinguerie, parce que t'es développeur aujourd'hui, tout le monde sait produire du code, tout le monde sait cloud,
Speaker: Par contre, le truc en plus d'aller parler à l'équipe support, le truc en plus de réfléchir à l'architecture, etc., ce truc en plus-là, il n'est pas imitable par l'autre.
Speaker: Et il était déjà là avant.
Speaker: Il y a dix ans, quand je suis arrivé dans la première scène où on était, on commençait à faire l'agile où on mesurait au quart d'heure près les tickets.
Speaker: On commençait à faire des cras, à noter des trucs.
Speaker: J'étais en mode « non mais attendez, moi je suis un créatif avant tout ».
Speaker: Je suis là pour passer du temps avec des clients, leur montrer une expérience digitale et penser le digital avec eux.
Speaker: Si ton job, c'est de transformer un cahier des charges en logiciel qui fonctionne, ce job-là, codex, c'est le faire.
Speaker: Enfin, cloud code, c'est le faire.
Speaker: Et c'est exactement ça.
Speaker: En fait, nous, notre démarche, ça a été de dire on a besoin de quelqu'un quelqu'un et il faut que cette personne apporte quelque chose qu'on n'a pas dans l'équipe.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et parce que recruter un agent Claude, Claude, ça n'a aucun intérêt, quoi.
Speaker: Et ça coûte bien trop cher, malheureusement, pour... pour... J'allais dire pour ce que c'est, j'avais pas du tout envie de dire ça.
Speaker: Non, mais dans l'absolu, genre, tu recrutes un jardinier, mais t'as déjà les tondeuses, quoi.
Speaker: Ouais, ouais, j'ai juste une pelouse à tondre.
Speaker: Mais mon propos ici, c'est que genre, si t'es jardinier et que tu passes ton temps à mettre les mains dans la tondeuse pour la réparer, au lieu de regarder ce que t'es en train de faire avec, tu passes à côté du job, quoi.
Speaker: Et genre vraiment, aujourd'hui, il y a beaucoup trop de développeurs qui sont en train de regarder, on a réussi à automatiser ça avec l'Aude, on a réussi à faire ça, machin, je fais.
Speaker: Enfin, on s'en fout, c'est quoi les features, c'est quoi la valeur ajoutée?
Speaker: Les product engineers, Damien.
Speaker: Non mais oui, mais c'est ça, les product engineers si tu veux, mais ce que je disais, c'est qu'à la fin de la journée, tu vois, tu vois, je te disais, j'ai changé un label, j'ai cramé tant de tokens, j'ai cramé tant d'énergie pour le faire, j'aurais pu juste changer le label dans le code et pousser, tu vois, et faire git push, git commit, git push comme à l'ancienne, tu vois.
Speaker: Mais à la place de ça, j'ai cramé du truc parce que c'était fun, machin, je fais ça valait peut-être pas le coup.
Speaker: zéro valeur ajoutée, on a cramé plus d'énergie.
Speaker: Effectivement, tu vois, il a fait tous les tests, machin chouette, mais pour zéro valeur business, parce qu'on a juste changé un label, tu vois.
Speaker: Donc, imagine, tu parles au Damien de, il y a 15 ans, là, tu sors de l'ISEN, tu as fait une alternance, on va dire que tu as fait une alternance.
Speaker: Donc, tu connais un minimum... Non.
Speaker: Non, je n'ai pas fait d'alternance, mais je crois qu'ils font de l'alternance maintenant à l'ISEN, mais il n'y en avait pas quand j'y étais.
Speaker: Exactement, ils font de
Speaker: job.
Speaker: Comment tu te vends?
Speaker: Comment je me vends?
Speaker: Le monde a changé.
Speaker: C'est le sujet d'un article qu'on m'a demandé d'écrire.
Speaker: Le Ten Year Challenge.
Speaker: Déjà, rien que ce que j'ai fait dans le contexte de l'époque, si je le refais en sachant 10 ans d'espérance, je ne le referais pas.
Speaker: Déjà, avec les règles du jeu de l'époque, je jouais très mal le jeu.
Speaker: Ou c'était pas mal?
Speaker: En tout cas, mon conseil, ce serait de dire que tous ces maths skills-là, etc.
Speaker: Moi, j'avais déjà ce truc-là d'être curieux, de demander est-ce qu'on me signe guide, etc.
Speaker: Parce qu'à l'époque, il y avait SVN quand même partout.
Speaker: Donc, genre, arriver en disant est-ce que vous utilisez guide, c'était déjà une question de... D'ailleurs, mon premier stage, mon deuxième stage, après une semaine, j'ai avec le manager l'entretien d'étonnement...
Speaker: Et je dis « Ah, qu'est-ce qui vous étonne?
Speaker: » « Moi, ce qui m'étonne, c'est que vous n'utilisez pas Git, vous utilisez SVN et tout.
Speaker: » « C'est quoi le problème avec SVN?
Speaker: USB.
Speaker: Et des ingés chez toi, il y en a 15, et ils font tous ça.
Speaker: Ça n'arrive pas avec Git.
Speaker: » « Moi, mes ingénieurs, ça fait 10 ans qu'ils bossent avec SVN et il n'y a pas de problème.
Speaker: Si toi, tu n'arrives pas à bosser avec SVN, c'est que tu es mauvais. »
Speaker: J'étais en mode, ok, on est sur une boîte qui accepte l'innovation.
Speaker: En fait, je continuerais ce mec-là innovant dans les méthodes, dans les pratiques, etc.
Speaker: Parce que finalement, il sait cloud code ou codex, etc.
Speaker: C'est là.
Speaker: C'est le sujet.
Speaker: Mais on t'apprend pas à l'école à à être humain, à t'intéresser, à être curieux, à tout ça?
Speaker: Alors figure-toi que moi à l'école j'avais de la formation humaine.
Speaker: Je sais pas, dans toutes les écoles on fait pas mais dans les bonnes écoles ingé on fait.
Speaker: Ça remplace la littérature.
Speaker: Moi j'ai appris la communication interpersonnelle, j'ai appris l'analyse transactionnelle, on a fait du théâtre d'impro, on a fait de la gestion de projet, du management, j'ai appris PMI PMBOK qui sert à rien mais c'était marrant t'sais.
Speaker: Et donc, si à l'école, on nous apprend, on nous donne des outils, et c'est vrai que quand t'as 22 ans et qu'on te montre l'analyse transactionnelle ou les drivers, des choses comme ça, où tu fais de la macroéconomie, où tu prends un cours d'éthique, je sais pas où tu vas, tu vois, mais le cours d'intelligence économique que j'ai pris, j'ai pas compris à quoi il servait, mais il est utile aujourd'hui, tu tu vois.
Speaker: Et il y a ce sujet-là, tu vois, finalement, que si à l'école, on...
Speaker: Quand t'es étudiant, t'as vite fait passer à côté du truc, dire je veux appeler à apprendre Java.
Speaker: Moi, je me rappelle, j'étais déjà en avant, j'avais appris le C quand j'étais au collège, j'avais appris le Java au lycée.
Speaker: Quand je suis arrivé à l'ICN, on apprenait le C et ensuite le Java.
Speaker: Je vais attendre trois ans pour rattraper cinq ans de retard.
Speaker: Mais tu me dis, donc, il faut être différenciant.
Speaker: Très bien.
Speaker: Mais c'est dur de prouver que t'es différenciant d'un point de vue humain pendant un entretien.
Speaker: Parce que tech, très bien, être différenciant d'un point de vue tech, tu l'as dit, c'est pas
Speaker: En fait, c'est ton rôle dans l'organisation.
Speaker: C'est-à-dire que, tu vois, même être expert, c'est pas un statut que t'obtiens en faisant des conférences à DevOps.
Speaker: Expert, c'est un rôle que tu gardes dans l'organisation.
Speaker: C'est-à-dire que, bon, en fait, il y a plusieurs moments où t'as servi de décharge mentale aux gens sur comment... Tu vois, moi, je voulais devenir référent sur Android.
Speaker: En fait, les gens ont pris l'habitude de me poser des questions sur Android, même si j'avais 10 ans d'expérience en moins.
Speaker: Et donc, je suis devenu expert sur Android parce que, dans l'organisation...
Speaker: Je prends ce rôle-là de décharge mentale, de décharge cognitive aux autres.
Speaker: Et je facilite la décision.
Speaker: Donc en fait, finalement, tu as des histoires de comportement.
Speaker: Le comportement en soi, c'est une compétence qui est aussi importante que de savoir coder.
Speaker: Est-ce que tu peux me rappeler une fois où tu es allé voir le service client pour leur expliquer que la façon de remonter les bugs, ce n'était pas bon, et tu as amélioré la façon de remonter les bugs?
Speaker: Ça, c'est un comportement, c'est une compétence.
Speaker: qui a toujours été importante.
Speaker: Jusqu'avant, elle était secondaire à côté de la compétence de faire du java correctement.
Speaker: Et maintenant, cette compétence-là, elle devient numéro un et on n'arrive pas à la dépoussiérer, on n'arrive pas à la révéler parce qu'on n'a pas l'habitude de la voir.
Speaker: Et le truc qui est difficile pour toi aujourd'hui, c'est de te dire, dans mon équipe, il y a, si tu veux, toutes les équipes de foot, elles ont les mêmes compos.
Speaker: Donc, si il te manque un attaquant, il te manque un attaquant.
Speaker: Et toi aujourd'hui tu ne sais pas dire parce qu'il qu'il manque quelque chose dans ton équipe qui n'a jamais été là.
Speaker: Et donc, c'est d'essayer de trouver, d'essayer de comprendre, de voir, d'aller parler à d'autres CTO, de dire « Ok, toi, dans ton équipe, explique-moi, genre, deux personnes qui ont fait la différence sur le dernier trimestre.
Speaker: Ok, il a fait ça, il a atteint ça, j'ai pas ça dans mon équipe.
Speaker: » Et c'est parce que si tu regardes que ton équipe, en essayant de trouver le moment où il y a un coin, un angle obtus qui est à l'envers, tu
Speaker: Mais je trouve que le diagnostic est plus facile à faire que l'évaluation de la personne elle-même après.
Speaker: L'évasion de la personne après, la solution, c'est toujours les questions de comportement.
Speaker: Donc raconte-moi une histoire où, dans tel contexte, tu as fait ça et tu as réagi à ça.
Speaker: Et on essaie de voir si ça se transpose.
Speaker: Par exemple, pour la cybersécurité, j'avais une compétence de gestion de crise.
Speaker: Là, il y a un truc où tu as trouvé une faille de sécurité où il faut lever les mains et appeler le client tout de suite.
Speaker: Il y a des mecs qui m'ont raconté ça et ils n'étaient pas en cyber, ils étaient au helpdesk.
Speaker: Ils faisaient pas de la cyber, ils faisaient du support.
Speaker: DSI.
Speaker: Et en fait, c'est transposer cette compétence-là.
Speaker: Et c'est pour ça que du coup, l'IT reste un métier qui est transposable avec d'autres métiers.
Speaker: Peut-être qu'un militaire, il a une compétence qui est transposable, dont tu as besoin.
Speaker: Peut-être qu'un commercial, il a une compétence transposable dont tu as besoin.
Speaker: Sur les métiers d'intégration, j'ai discuté avec plein de gens qui vont dire « Moi, j'étais un sales, mais j'étais très mauvais sales.
Speaker: Par contre, je suis très bon maintenant en intégrateur de CRM. »
Speaker: Parce que justement, j'ai galéré avec mon CRM et je comprends ton problème quand tu me dis que là, ici, ça te fait perdre du temps de faire le bouton et on va le corriger, quoi.
Speaker: Il va avoir la niac de porter le projet et d'aller jusqu'au bout.
Speaker: Évidemment que tout le monde adore ça.
Speaker: Après, tu prends des grosses boîtes.
Speaker: Je ne suis même pas sûr que tu aies accès à la personne.
Speaker: Ce n'est pas si facile que ça.
Speaker: Tu vois, tu es dans ta tribu.
Speaker: Oui, dans ta tribe.
Speaker: Dans ta tribe, exactement.
Speaker: Est-ce que tu as vraiment accès à la personne du marketing, du support et tout ça?
Speaker: Il faut aller la gratter pour aller la chercher.
Speaker: Même ça, Claude ne va pas le faire.
Speaker: Claude ne va pas le faire.
Speaker: Bonne nouvelle.
Speaker: Je suis d'accord avec toi.
Speaker: Bonne nouvelle, Claude ne va pas le faire.
Speaker: Je suis d'accord avec toi.
Speaker: Et oui, en fait, tu vois, le bon coin, c'est une boîte où ça va vite.
Speaker: Tu peux parler aux gens, tu vas les voir, tu les slack, etc., tu leur demandes de l'aide.
Speaker: Franchement, ils sont cool.
Speaker: Il y a des boîtes, c'est beaucoup plus complexe.
Speaker: Il y a des boîtes où, si tu n'es pas le consultant, Accenture, machin chouette, qui est payé pour résoudre ce problème-là, on s'en fout.
Speaker: On ne t'écoute pas.
Speaker: Et on ne va pas rentrer dans un monde où la personne du Appdesk va résoudre le problème elle-même, avec son cloud à elle, et puis voilà.
Speaker: carrément si même on rentre dans un monde où tu ouvres un ticket c'est Claude qui répond qui s'assure qu'il ait bien compris ta demande qui ensuite fait une PR et le mec du Albedesk il arrive il fait ouais c'était ça qu'il fallait faire clic mais en vrai au début ça tu vois les self healing pipelines en CICD moi je trouvais ça méga flippant de rajouter une génération de code probabiliste dans un système qui doit être déterminé ce qu'est une CICD tu vois
Speaker: Et en fait, j'ai vu des gens qui le faisaient, c'était méga intelligent.
Speaker: Tu vois, les équipes support infra.
Speaker: DNS.
Speaker: En ça, ça se fait avec un skill pour m'aider facilement, rajouter un DNS, machin chouette.
Speaker: la demande elle peut être prise par un bot l'APR elle est prête à être reviewée et le mec du support il arrive et clique et oui oui en fait ce monde là est pas affreux alors il y a des résultats qui sont un peu pourris franchement moi il y a des outils support que j'utilise chez certains clients où tu demandes et puis en fait le ticket qui est ouvert il est différent de ce que tu as demandé à l'agent l'agent et du coup quand il y a un humain qui arrive il fait attends t'as vraiment besoin de ça je dis non non il a rien compris je voulais ça tu vois non c'est le bot qui traite la demande il a rien compris en fait je voulais ça
Speaker: À ton avis, il va se passer quoi la prochaine
Speaker: Il va se passer quoi la prochaine année?
Speaker: Parce que l'an dernier, tu m'avais fait une prédiction sur les pull requests et les code review.
Speaker: Et qu'est-ce qui va se passer dans la tech cette année?
Speaker: tech.
Speaker: Mais sur le recrutement et tout ça, je ne sais pas.
Speaker: Et la gestion des compétences, je ne sais pas.
Speaker: En fait, il y a clairement ce sujet-là, et c'est dans toutes les grosses boîtes, honnêtement, que j'ai pu croiser sur des salons cette année.
Speaker: Le sujet, il est un peu sur la table, table, et je l'ai lu sur des articles de blog aussi.
Speaker: Alors, nommé comme ça, tu me diras, ça te parle si je te dis un royaume?
Speaker: Genre, on a construit des royaumes, tu vois?
Speaker: Non.
Speaker: Essayez d'imaginer que l'organisation, une organisation avec 2000, 10 000 personnes, chaque manager gère un royaume, ou chaque VP gère un royaume, tu vois?
Speaker: Et en fait, ces royaumes-là, ils sont vachement liés à la capacité cognitive d'une personne à maîtriser ce royaume-là et à le sous-diviser avec la méthode Maurice, avec des gens en dessous qui vont le sous-diviser, etc.
Speaker: La méthode Mauri ce, ce qu'on a appris pour les systèmes informatiques, c'est un peu ce qu'on utilise en organisation aujourd'hui, en faire le matriciel descendant.
Speaker: Et en fait, le fait est que la capacité à produire du logiciel ou à produire des solutions, elle a tellement explosé que les périmètres des royaumes, ils ont perdu du sens, tu vois.
Speaker: Et moi, ce que je vois aujourd'hui, c'est que tu as cette crise panique de chacun perd son royaume et on sait que là, il va y avoir une transfo où on va rebattre les cartes, on va virer tous les rois et tous les royaumes, on va les redistribuer correctement et on ne sait pas comment on va faire parce que le truc évolue tellement, on n'a pas envie que ce soit une transfo éternelle non plus.
Speaker: question.
Speaker: J'ai rencontré, j'ai discuté avec plusieurs personnes.
Speaker: Je me suis rendu compte qu'il y avait deux types de
Speaker: Historiquement, les artisans, ceux qui aiment faire des choses avec leurs doigts.
Speaker: Ouais.
Speaker: Et leur épanouissement, il est dans le fait de faire.
Speaker: Il n'est pas dans la finalité.
Speaker: Il est vraiment dans le fait de faire.
Speaker: solutions.
Speaker: Et, ah, j'ai un résultat et j'ai cette dopamine qui est là parce qu'il y a le
Speaker: Et puis, il y a des gens, ils ont la chance d'avoir les deux en même temps.
Speaker: Je me suis rendu compte que les artisans, ceux qui font les choses, qui s'épanouissent, je parle vraiment d'épanouissement, je ne parle pas de c'est bien fait, pas bien fait, mais ceux qui s'épanouissent dans le fait de faire eux-mêmes, eh bien, eux, ils se sentent dépossédés de quelque chose.
Speaker: Et donc, ils ne s'épanouissent plus dans ce métier de la tech.
Speaker: A ton avis, déjà, ma question, pour la peine, c'est est-ce que tu aimes notre époque?
Speaker: Est-ce que tu aimes ce que tu vis aujourd'hui?
Speaker: ça?
Speaker: C'est réel.
Speaker: Le truc avant de chaque test ou chaque build te donne un peu de dopamine et je pouvais passer des heures à builder des trucs qui ne servent à personne parce que j'étais content que ça marche.
Speaker: Lego.
Speaker: Bonne nouvelle, Claude ne fait toujours pas nos Lego.
Speaker: On peut toujours faire des Legos à la place.
Speaker: Mais effectivement, ce truc-là, il a un peu disparu.
Speaker: Et moi, j'ai eu effectivement cette sensation à un moment qu'on m'avait enlevé l'air sous le pied comme ça d'un coup.
Speaker: Putain, cette dopamine-là, je ne l'avais plus.
Speaker: Et je ne sais pas encore la gentille, je sais encore que...
Speaker: GitHub Copilot avec Sony, il bossait des fois 10-20 minutes et je reprenais la main tout le temps.
Speaker: arrivé.
Speaker: Mais du coup...
Speaker: En tant qu'entrepreneur, j'ai toujours aimé construire des trucs qui servent à des gens, qui résouvent des problèmes.
Speaker: Et donc là, je n'étais pas développeur.
Speaker: Mais être développeur, finalement, c'est ça aussi.
Speaker: C'est de se retrouver à faire une feature qui sert à des gens.
Speaker: C'est les cours en d'air aussi.
Speaker: C'est de se retrouver à faire une feature qui sert à des gens, qui est utile à des gens, de manière générale.
Speaker: Et donc oui, en fait, la dopamine, c'est... Tu vois, les gens qui te font confiance parce que la feature, elle marche.
Speaker: Les gens qui disent « Ah, la feature, c'était exactement ça le problème qu'il fallait résoudre.
Speaker: » Et elle revient là, la dopamine.
Speaker: Juste, il ne faut pas s'attendre à ce que tu l'aies tout seul dans ton
Speaker: Et donc oui, les gens qui étaient les artisans du code, qui faisaient ça par passion, ils vont peut-être arriver ou alors ils vont se raccrocher au truc en plus.
Speaker: Mais c'est un peu triste.
Speaker: Pas triste, non, mais c'est quand même toute une part de... Tu vois, l'artisanat logiciel, c'était même un mot hyper glorifiant, tu vois.
Speaker: Et c'est toute une part de l'écosystème tech qui a été construit par des gens passionnés historiquement, qui va là perdre du sens dans son métier.
Speaker: Comment on accompagne toutes ces personnes?
Speaker: Même si on a cette personne dans son groupe, on l'accompagne comment?
Speaker: En fait, je trouve que ça ne perd pas du sens.
Speaker: Il y a un robot aspirateur en bas chez moi.
Speaker: Il a un lidar qui lui permet d'identifier les tables, les chaises.
Speaker: Et pour autant, tout à l'heure, il y avait une boule de poils qui était coincée.
Speaker: Parce que j'ai un chien et une boule de poils qui était coincée dans sa brosse.
Speaker: Il était comme ça sur le dos.
Speaker: retournez-moi pour m'enlever le... Enfin, c'est... Tu vois, c'est un peu ça aujourd'hui du C-Codex, tu vois.
Speaker: Et on en est encore là, tu vois, et et il y a 10-20 ans, quand les robots tondeuses sont arrivés, les paysagistes ne se sont pas dit « Ah merde, je vais arrêter de bosser parce que j'ai des robots tondeuses.
Speaker: » Non, ils ont mis des robots tondeuses chez tous leurs clients en leur disant « Maintenant, en plus, l'herbe va être coupée trois fois par semaine alors qu'avant, je ne pouvais pas passer. »
Speaker: et je reviendrai pour tailler tes buissons et tu vas voir que maintenant que l'herbe s'est fait, je peux m'occuper de faire ton paysage correctement.
Speaker: Mais j'ai pas envie d'être dans le déni du fait que des gens se sentent dépossédés.
Speaker: C'est pas une réponse de leur dire dire « Regarde, on a encore besoin de toi, juste sur des éléments un petit peu plus ponctuels et plus précis et un truc comme ça. »
Speaker: Non, non, mais c'est juste que ce qui prenait que 10% de ton temps et qui te donnait que 20% de ta dopamine avant, aujourd'hui, ça va devenir 100% de ta dopamine et ces codex, ça va devenir un truc.
Speaker: Et le sujet, c'est de faire gaffe à ne pas se cramer le cerveau.
Speaker: Parce que pendant que tu es en agent code, tu es en train de parler avec les humains qui utilisent ta feature pour comprendre le truc, etc.
Speaker: Et tu n'arrives pas à être concentré sur le temps.
Speaker: Ou alors, tu fais 4 ou 5 tâches en parallèle et tu es en permanence en train de jongler entre les tâches.
Speaker: Je me suis rendu compte aussi...
Speaker: j'en ai parlé que ça a ce truc pervers, tu peux laisser ton ordi sur le comptoir chez toi ou sur une table et tu jettes un oeil de temps en temps pour voir si ça a fini de truc et relancer la machine, remettre un jeton dans la machine.
Speaker: En fait, ça s'arrête jamais.
Speaker: Quand tu le fais à distance, c'est encore pire.
Speaker: Ça s'arrête jamais, jamais, jamais.
Speaker: Et c'est ça l'intérêt d'avoir une devbox qui est tout le temps connectée, c'est que je ferme mon ordinateur, je vais dans le train, je vais avoir une notification sur mon téléphone qui me dit je suis bloqué à tel endroit et je vais lui répondre.
Speaker: Quand tu dis l'intérêt, je sais pas si c'est un intérêt.
Speaker: Moi, ce que je trouve intéressant, c'est que j'ai n'importe quelle idée de feature, je peux écrire le PRD avec l'agent.
Speaker: Et après, je t'avoue qu'on stocke des PRD parce que sinon, je vais cramer tout mon quota et je vais faire des features qui servent.
Speaker: Là, tu vois, j'ai une idée de feature, en vrai, il va pas avoir... Il faut que je la fasse avec des users, tu vois.
Speaker: Il faut que j'ai un groupe de 10 users qui a envie de la faire.
Speaker: Encore des cyclistes, hein.
Speaker: l'utiliser.
Speaker: Pour moi, et ça devient un truc rationnel parce que tu avais la question écologique aussi dans l'article de se dire on consomme beaucoup de ressources, etc.
Speaker: En vrai, cramer du gaz pour changer un label, c'est comme prendre un minibus pour aller travailler.
Speaker: Est-ce qu'on a besoin tout le temps d'utiliser un maximum s'il n'y a pas la business value en face?
Speaker: Au final, aujourd'hui, on est développeur.
Speaker: changé.
Speaker: Lui, l'overachieve, il reteste 15 fois le code.
Speaker: mais ça te rend heureux d'être en capacité à concrétiser toutes tes idées.
Speaker: Et j'arrive à concrétiser toutes mes idées.
Speaker: Il y a un peu ce truc-là un peu magique où aujourd'hui, n'importe quelle idée qui avant je ne l'aurais pas fait parce que ça prend 3 jours de dev, je peux la faire faire en 8 heures à Cloud ou à Codex.
Speaker: Donc il y a un peu ce truc-là où les trucs étaient trop chiants ou trop compliqués à faire avant, maintenant ils sont accessibles.
Speaker: Pas gratuits, mais accessibles.
Speaker: épisode?
Speaker: Un petit résumé.
Speaker: Le métier va changer encore.
Speaker: après.
Speaker: Moi, ce que je vois, ce qui pique aussi, c'est la bulle d'Essas qui a explosé.
Speaker: Si on veut faire l'analyse macroéconomique, c'est qu'aujourd'hui, tout le monde voit que la bulle d'Essas a explosé, notamment avec Airtable qui s'est revendue pour pas cher.
Speaker: Et donc, du coup, les salariés des... En 2021... Encore Airtable, c'est vendu.
Speaker: Franchement, le nombre de boîtes qui vont juste disparaître de leur belle mort...
Speaker: Mais tu vois, quand il y avait le zoom boom, en France, tu pouvais changer de job pour aller dans une boîte une X40, tu avais 10 à 20% d'augmentation.
Speaker: Et moi, j'ai parlé déjà il y a un an avec des candidats qui avaient à cette époque-là tapé des salaires à 85, 100, 115 cas.
Speaker: En fait, ces jobs-là, aujourd'hui, ils sont quand même
Speaker: beaucoup moins accessible et c'est pas parce que tu étais à 85 que tu vas pouvoir retaper un 85.
Speaker: Et oui, en fait, tu étais dans une boîte avant qui était sur valo parce que la valo elle explosait, mais ces valos-là elles n'existent plus donc les salaires ne sont plus là.
Speaker: Et c'est plus ça qui va changer le truc.
Speaker: Ce que je vois c'est qu'aujourd'hui si tu veux des gros salaires, il faut aller dans des boîtes qui utilisent l'IA à fond parce qu'en fait une boîte qui va filer 15k de budget token,
Speaker: elle ne va pas le filer à un mec qui est payé 50k.
Speaker: token.
Speaker: Et ça, en ce moment, en France, il n'y en a pas de disques.
Speaker: Tu vois, ça rebat les cartes par rapport à avant où n'importe quelle boîte d'une X40 te payait... Donc, c'était le bordel.
Speaker: Et par contre, ce qu'on peut dire, c'est nous sommes humains.
Speaker: Et ça, c'est plutôt cool parce qu'on n'est pas lisse.
Speaker: On a nos défauts.
Speaker: On aime aller gratter ses collègues.
Speaker: On aime changer des choses.
Speaker: Et ce qui nous différencie en tant qu'humain, c'est ce qui peut rendre intéressant notre job, je pense.
Speaker: Et c'est aussi comme ça qu'on se fait recruter, en montrant qu'on n'est pas un agent
Speaker: Et c'est aussi comme ça qu'on va trouver du plaisir dans notre job, non?
Speaker: Bah ouais, tu vois que je te parlais, on parlait de compétences dures, que Claude ou Codex peuvent coder à notre place, tu vois.
Speaker: Au-dessus, je t'ai parlé des comportements, et effectivement au-dessus des comportements, il y a la personnalité.
Speaker: Un comportement, tu peux changer de comportement en travaillant tes habitudes sur quelques semaines ou quelques mois, tu vois.
Speaker: Ta personnalité, ça prend 7 à 10 ans, tu vois, et il faut aller en thérapie, tu vois.
Speaker: mais ce que je veux dire c'est que effectivement la partie compréhension de produire du code Claude sait le faire ta personnalité Claude sait pas le faire et c'est ta personnalité qui va faire que t'as l'énergie d'aller voir la personne au service client pour l'aider machin chouette c'est ta personnalité qui va faire que t'as l'énergie de refaire ce truc là bien parce qu'on sait que c'est pas bien fait tu vois
Speaker: Et toutes ces personnalités-là, elles sont différentes et on en a besoin.
Speaker: Et donc, si tu as déjà 15 personnes qui ont la personnalité d'aller aider les gens au service client, peut-être que la 16e, c'est la personne qui aime quand c'est bien rangé correctement et qui va refaire les trucs.
Speaker: Ça sera la conclusion.
Speaker: Soyez des humains et soyez des chouettes personnes.
Speaker: Je trouve que c'est plutôt cool comme conclusion.
Speaker: Merci Damien.
Speaker: C'était cool.
Speaker: C'était cool.




![[Conf] Data Days](https://media.zencastr.com/cdn-cgi/image/width=320,quality=85/image-files/666d9146b1a42e683ef4420e/930d417e-2e82-4f75-a611-a71c8be75774.png)

![[GenAI] Attention, virage dangereux](https://media.zencastr.com/cdn-cgi/image/width=320,quality=85/image-files/666d9146b1a42e683ef4420e/cab41a80-0ecb-45b6-b9ce-0d8e8c075e74.png)