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IA et devs : créativité, dette cognitive et avenir du métier - Alexandra Zakharova (Microsoft)

Agentic Crafters
Agentic Crafters

59 plays · Nov 3, 2026

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Arthur Magne: Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouvel épisode de notre podcast Adjantic Crafter.

Arthur Magne: Aujourd 'hui, on est avec Yannick. Salut Yannick !

Yannick Grenzinger: Salut !

Arthur Magne: Et on accueille Alexandra qui vient nous parler pendant un petit moment justement de l 'impact de l 'IA dans notre métier.

Arthur Magne: Et quelque chose qui est super intéressant, je pense, sur l 'aspect plus aussi psychologique pour les équipes.

Arthur Magne: Tu vas nous en dire un peu plus, mais déjà, je te laisse te présenter Alexandra.

Alexandra: Je m 'appelle Alexandra Zakharava, je suis architecte senior en intelligence artificielle.

Alexandra: applicatifs chez Microsoft.

Alexandra: Ça va faire bientôt 4 ans et demi que je travaille chez Microsoft, principalement dans le domaine de l 'intelligence.

Alexandra: artificielle

Alexandra: Et en parallèle, j 'en parcours un peu atypique.

Alexandra: Je suis artiste plasticienne. Comme je pensais que c 'est un podcast sans vidéo, je le fais dans mon atelier d 'artiste.

Alexandra: Je ne veux pas cacher ce fait sur moi.

Alexandra: Et de plus, je fais pas mal de conférences, je suis...

Alexandra: ambassadrice des Women Techmakers dans l 'organisme des femmes d 'Antec.

Alexandra: Et en parallèle avec tout ça, j 'ai écrit un livre sur...

Alexandra: L 'IA, mais pas en livre technique, en livre de développement personnel qui parle comment rester irremplaçable à l 'ère de l 'intelligence artificielle.

Alexandra: En grand ligne.

Arthur Magne: Super intéressant effectivement.

Yannick Grenzinger: Ça m 'intéresse.

Yannick Grenzinger: Je lirai peut -être.

Alexandra: Super.

Alexandra: C 'est pas pour rien ce podcast.

Arthur Magne: Aïe.

Alexandra: Sous -titrage FR ?

Arthur Magne: C 'est ça, tu vas revendre.

Alexandra: J 'en ai oublié.

Arthur Magne: Vendu au moins un livre.

Arthur Magne: Merci.

Arthur Magne: Et du coup, ça amène un peu à cette première question.

Arthur Magne: L 'IA c 'est arrivé en 2021, 2022, c 'est arrivé crescendo, puis alors aujourd 'hui...

Arthur Magne: Tout le monde est à fond dedans.

Arthur Magne: mais qu 'est -ce que toi ça fait du coup ?

Arthur Magne: de quatre ans que tu es chez Microsoft.

Arthur Magne: Ça a changé quoi pour toi dans ton quotidien ? Est -ce que tu étais déjà sur sa vente et rentrais dedans directement ? Comment tu l 'as pris aussi de ton côté avec tes équipes ?

Alexandra: Oui.

Alexandra: En fait moi ça a commencé il n 'y a pas 4 ans mais il y a 9 ans.

Alexandra: Je vais raconter une petite histoire.

Alexandra: Au revoir.

Alexandra: parce que le 1 novembre, je participais à la conférence liée à l 'intelligence artificielle.

Alexandra: J 'imagine que les gens qui nous écoutent, ils savent tout, qu 'il y a des machines de touring, tout ça...

Alexandra: Génératif, c 'est récent, mais l 'IA, c 'est pas récent.

Alexandra: Et à l 'époque, il y a 10 ans, j 'étais déléguée de l 'UNESCO pour l 'éducation de plan durable. J 'ai travaillé sur le projet de robotique.

Alexandra: Comme je travaille beaucoup sur le projet de robotique pour éducation, j 'étais invitée à la conf liée à l 'intelligence artificielle et robotique à Paris.

Alexandra: Et j 'ai eu une discussion avec un chercheur qui venait de Los Angeles en le demandant comment ça se passe au niveau de l 'IA, de la robotique, est -ce qu 'elle est contente. Elle m 'a dit oui, je suis assez fière parce qu 'elle avait un robot, attention elle a 9 ans, et elle a posé un question à son robot en disant est -ce que tu es intelligente.

Alexandra: Et son robot a répondu, je ne suis pas sûre si je suis intelligente, mais je suis sûre que je suis plus intelligente que Donald Trump.

Alexandra: Merci.

Alexandra: C 'était dans son premier...

Arthur Magne: Il y a 9 ans.

Alexandra: Oui, il y en a vraiment.

Alexandra: Et c 'était son premier mandat.

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Juste le début. Et en fait, moi, ça m 'a assez bluffée il y a 9 ans puisque je me dis que le robot est capable de faire des blagues.

Alexandra: Tu vois, en fait, avant, il y a le génératif. Moi, ça m 'a assez fascinée.

Alexandra: la capacité de modèle, de machine, de faire une blague, parce que la blague, c 'est quoi ?

Alexandra: la capacité de combiner des choses qui ne se combinent pas. Et moi, j 'ai eu un déclic à ce moment -là. Avant de venir chez Microsoft, je me dis...

Alexandra: C 'est assez intéressant.

Alexandra: où en fait on va, parce que déjà Arabothique c 'était...

Alexandra: passion pour moi mais surtout voir cette capacité un peu créatif moi ça m 'a switché un peu du coup quand je suis rentrée chez microsoft effectivement tout ce qu 'il y a pour moi c 'était hyper important et pour anecdote au début j 'étais formatrice technique je formais les clients sur

Alexandra: tout ce qui est le cloud et l 'intelligence artificielle.

Alexandra: Et au début de ma carrière chez Microsoft, une formation basique sur l 'IA, je n 'avais pas beaucoup d 'inscriptions. Parfois c 'était annulé.

Alexandra: En gros, les gens ne voulaient pas venir se former sur l 'IA. Et après, avec l 'arrivée de chat GPT, etc., l 'IA générative, vulgarisation de termes, j 'ai eu énormément d 'inscriptions de ce type de formation, sachant que pendant la première année chez Microsoft, mes formations sur l 'IA étaient vides. Les gens ne s 'intéressaient pas.

Yannick Grenzinger: Là c 'était complet.

Alexandra: Voilà.

Yannick Grenzinger: C 'est fini.

Yannick Grenzinger: Et plus de place, d 'un coup.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Oui, ça reste le cas. Après, on a introduit les formations sur AI Engineering, plus pour le dev, et pareil, c 'est beaucoup de succès. Les formations qui sont censées être annulées avant.

Alexandra: Il y a une narrative parce que pareil, elle n 'avait pas d 'inscription. Les DEF, elles s 'intéressaient moins.

Yannick Grenzinger: Je me permets de rebondir, il y a quelque chose ?

Yannick Grenzinger: Moi j 'avais lu au contraire, enfin après c 'est...

Yannick Grenzinger: parler...

Yannick Grenzinger: chaque personne voit les LLM

Yannick Grenzinger: où l 'IA générative est...

Yannick Grenzinger: et on

Yannick Grenzinger: on en parlait ce matin, c 'est un peu une question de goût, c 'est comme si on goûtait des vins et chacun avait son truc. Donc il y en a qui disent Astra, c 'est le futur, Opus 5 -5, c 'est le futur, ah non, c 'est nul, il suffirait d 'utiliser Luna avec le bon harnais. Et moi, il y a longtemps, j 'avais...

Yannick Grenzinger: je ne sais plus qui, quelqu 'un qui a étudié l 'ALM et qui n 'est pas développeur et qui disait...

Yannick Grenzinger: justement la capacité à faire des blagues, ça ne marchait pas trop bien. Donc ça m 'intéresse que tu dises que ça rebondisse sur quelque chose.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: A quel point, à ton avis, ces outils

Yannick Grenzinger: Ce pan de l 'IA, on pourra parler de robotique plus tard sûrement, ce pan de l 'IA est créatif en fait.

Yannick Grenzinger: Est -ce qu 'il est vraiment créatif ? Est -ce qu 'il régurgite de façon plus ou moins intelligente ?

Yannick Grenzinger: sa base de connaissances.

Yannick Grenzinger: Qu 'est -ce que t 'en penses, toi ?

Yannick Grenzinger: On pourrait se dire qu 'on a encore une chance et peut -être que la créativité, c 'est encore pour nous, être humain.

Yannick Grenzinger: Je ne sais pas.

Alexandra: C 'est assez bluffant que tu me poses cette question.

Alexandra: Parce que c 'est un sujet...

Alexandra: Pour moi, très fréquent, c 'est là où je fais beaucoup de conférences.

Alexandra: Une des chapitres de mon livre, c 'est sur la créativité. J 'explique dans le chapitre pourquoi Léa est incapable de remplacer la créativité.

Alexandra: Même si...

Alexandra: elle peut être créative. Parce que toi, tu viens invoquer une métaphore qui est assez intéressante. Tu as dit, LLM, c 'est comme le vent. Moi, je pense que c 'est un peu comme dans le vent, tu vois, tu combines le vent avec quelque chose, le vent fromage.

Alexandra: du maire et pour moi avec quoi que tu combines c 'était data et en fait les qualités de tes réponses de ta blague ça va dépendre de quoi ça va dépendre ce qui est dedans

Alexandra: autant que d 'autres, de ton propre système et tout ce que tu paramètres.

Alexandra: Je ne sais pas si ceux qui nous écoutent connaissent tout ce qui est température. Comme paramètre, on va dire à quel point la réponse de LLM va être...

Alexandra: Créatif.

Alexandra: Puisque créativité en anglais...

Alexandra: Au niveau de paramétrage de LLM, c 'est randomness. En fait, en quel point c 'est random ?

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: En gros, si la température au niveau paramétrage de LLM est élevée, c 'est comme si je demandais à un LLM qu 'est -ce que mange un souris.

Alexandra: Et le lème, elle va dire les gâteaux, le fromage.

Alexandra: Le pain et compagnie. Si je mets la température de LLM en tant que paramètre plus bas, je demande qu 'est -ce que mange le sourire, il va dire du fromage, etc.

Alexandra: Donc je pense...

Alexandra: C 'est pas que il y a les...

Alexandra: créatif

Alexandra: Il peut se comporter de façon créative si on a introduit les bons data, les bons paramétrages dans notre système. Et après, tu vois, parfois, on va dire, elle n 'est pas drôle, mais pareil, quand mes collègues vont aux États -Unis ou en Grande -Bretagne.

Alexandra: On fait les blagues, parfois elle capte pas les blagues locales.

Alexandra: Parce qu 'elle a les différences en centre culturel, elle a tout ça.

Alexandra: Aujourd 'hui...

Alexandra: Les gars, les...

Alexandra: Incapable de remplacer la créativité humaine.

Alexandra: à sens propre.

Alexandra: Mais elle est capable d 'être créative vis -à -vis de ce qu 'on lui demande de faire et si on sait compter.

Alexandra: etc.

Yannick Grenzinger: Si je peux me permettre là...

Yannick Grenzinger: Comme tu dis, la température, si tu la mets

Yannick Grenzinger: Que je ne dise pas de bêtises, si tu mets 1, ça réussit pratiquement son corpus.

Yannick Grenzinger: Si tu mets à la zéro, c 'est beaucoup plus aléatoire, mais c 'est de l 'aléatoire qui peut... Je n 'ai pas le mot en français.

Yannick Grenzinger: un peu « viberich » comme on dit, complètement désordonné, on perd le sens.

Yannick Grenzinger: Pour moi, la créativité humaine, elle a aussi ce...

Yannick Grenzinger: talent que

Yannick Grenzinger: Je ne vois pas encore, c 'est qu 'elle a des émotions par rapport à ce qui est produit.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: Ce n 'est pas uniquement j 'ai mis des choses dans un ordre qui n 'était pas encore connu.

Yannick Grenzinger: Je vois ça et j 'en crée quelque chose qui me génère des émotions.

Yannick Grenzinger: Pour l 'instant, je n 'ai pas l 'impression qu 'on en soit là.

Yannick Grenzinger: Mais encore une fois, c 'est très flou.

Yannick Grenzinger: Sous -titrage FR ?

Alexandra: Tu as raison, on n 'est pas là, mais en fait...

Alexandra: Déjà, ça dépend comment tu définis la créativité.

Yannick Grenzinger: OK.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Au niveau de la créativité, on a quatre groupes de méthodes très différents.

Alexandra: Tcha -tcha -la !

Alexandra: Une des groupes de méthodes créatives, c 'est...

Alexandra: Combinatoire.

Alexandra: En fait, je combine deux choses qui ne se combinent pas et ça créait quelque chose de créatif.

Alexandra: Tu le vois beaucoup dans l 'art contemporain, tu le vois beaucoup au niveau de la littérature. En fait, on va combiner des choses qui existent déjà pour créer quelque chose de nouveau. C 'est ce qu 'il y a, c 'est faire.

Alexandra: aujourd 'hui en grand ligne et laisser faire pourquoi laisser faire parce que

Alexandra: Il peut trouver dans le dataset.

Alexandra: de choses reliées.

Alexandra: Après, le deuxième groupe c 'est associatif.

Alexandra: Les symboles, tout ça, parfois elle est capable de le faire, mais un peu moins. Il y a deux groupes de méthodes au niveau neural science qui ont défini ces remises en question, tout ce qui est sous -conscient.

Alexandra: que l 'IA est incapable de faire.

Alexandra: Et exploratoire, c 'est un peu lancé dans la nouveauté complet et ça, c 'est réel, c 'est pas ferme. Mais quand on parle de méthode combinatoire, elle peut être assez forte.

Alexandra: sur le fait de combiner des choses. Pourquoi ? Parce que la mémoire qui est plus puissante, n 'oublie pas comme nous, avec nos défauts, mais par contre, elle n 'a pas de sous -conscient.

Alexandra: Le subconscient humain est incapable de reproduire, il est incapable de créer, il est incapable de faire quelque chose qui n 'est pas dans le site de données aujourd 'hui.

Alexandra: Voilà, après, c 'est assez intéressant parce que, je ne sais pas si vous vous intéressez un peu à l 'art.

Arthur Magne: Merci.

Alexandra: Je suis dans la télé, peut -être que ça m 'a fait parler. Mais en fait, le conf que je relais plusieurs fois sur...

Alexandra: créativité Léa. Moi, j 'ai analysé la créativité Léa à travers trois prismes.

Alexandra: Le premier, c 'était de discuter avec LLM.

Alexandra: différents types de LLM et comprend comment elle le voit.

Alexandra: C 'est assez intéressant puisqu 'elle va se baser sur les données. Le deuxième, c 'est à analyser dans le monde de l 'art, comment on l 'utilise.

Alexandra: Hop là.

Alexandra: Parce qu 'en fait, le monde de l 'art, c 'est quand même le domaine créatif et le troisième.

Alexandra: On peut se dire, mais en fait, si on regarde le recherche dans le neuroscience, comment en fait ça fonctionne, pourquoi on peut remplacer ou pas.

Alexandra: Et dans le monde de l 'art...

Alexandra: Une des heures d 'art les plus connues aujourd 'hui, qui est à un moment dans tous les gros musées, c 'est les heures de Rafiq Anadol.

Alexandra: où elle appelait ça unsupervised, où en fait, tu as un grand...

Alexandra: Donnez.

Alexandra: de millions et de millions d 'images. Et après, elle a généré une oeuvre à travers un IA et ça fait un tableau qui fait 20 mètres sur 20 mètres. On voit juste un truc un peu abstrait qui bouge.

Alexandra: Là, tu peux déjà poser la question.

Alexandra: Et on n 'a pas beaucoup de réponses aujourd 'hui, mais en fait, est -ce que le...

Alexandra: Lui, comme artiste, elle est créative. C 'est ce qu 'elle est, elle est créative, puisqu 'elle veut que ça non -supervisé.

Alexandra: En gros, c 'était généreux, même sans que lui, il sait ce qui va arriver à la fin.

Alexandra: Et moi, ça m 'a passionnée pendant longtemps parce que j 'ai pris pendant six mois un cours à l 'université qui s 'appelle Elige, à enseigner AI et éthique.

Alexandra: Merci.

Alexandra: En fait, AI éthique, c 'est un domaine à part, parce que hors AI Act, on n 'a pas beaucoup de documents reconnus au niveau mondial.

Alexandra: Et donc là, tu vas peut -être poser...

Alexandra: Toutes les questions en fait.

Alexandra: Si quelque chose est généré, est -ce qu 'en fait ça appartient à l 'humain ? Est -ce que ça appartient à l 'IA ? C 'est qui qui devient créatif ? Est -ce que si moi j 'ai une idée créative au sein d 'un prompt, est -ce que ça signifie que c 'est moi ? Mais si les images, on utilise les heures de l 'autre personne, par exemple au niveau de créature, est -ce que ça appartient à l 'autre personne ? Tout ça, on est toujours un peu au début.

Alexandra: on va dire, de l 'analyse philosophique et éthique des choses et qui génère, qui crée en fait.

Alexandra: Oui.

Yannick Grenzinger: Ça pourrait poser une question. Si tu réutilises des livres abandonnés dans des bibliothèques, est -ce que c 'est bien ? Mais si tu refais Super Mario Bros, est -ce que c 'est bien ou pas ?

Yannick Grenzinger: Merci.

Alexandra: Et la même recherche récemment dessus, c 'était même un scandale, je ne me souviens plus le nombre de livres, mais on a pris un livre historique.

Alexandra: qui a été écrit il y a un siècle, on l 'a mis dans l 'IA, et l 'IA l 'a dit en annonçant un livre généré par l 'IA.

Alexandra: Je ne me souviens plus qui était l 'auteur, qui est plus là, mais en gros, Léa a dit que le livre était généré, sauf qu 'il était créé avant l 'arrivée de Léa Génératif, et c 'est ça qui est un peu...

Alexandra: effrayant que

Alexandra: En fait, aujourd 'hui, on ne sait plus au niveau critique ce qui est vrai, ce qui est faux et ce qui nous appartient.

Alexandra: Et tu vois, les gens ont beaucoup cité l 'étude sur le date cognitif.

Alexandra: qui a sorti, ça a été un peu en boum dans les conférences, tout le monde aurait pris à la dette cognitive, Forbes l 'aurait pris, tout le monde aurait pris et tout là, waouh, dette cognitive.

Alexandra: En fait, dans cette étude, il y a deux choses. Il y a beaucoup de vrai.

Alexandra: mais l 'étude se base sur 54 participants.

Alexandra: C 'est représentatif, oui. Les gens l 'oublient. Ils ont repris le terme. Le terme, il est intéressant en soi. Mais dans cette étude, il y a des parties, je le lis en anglais, elle est assez immense, elle fait 100 pages.

Yannick Grenzinger: Merci à vous.

Alexandra: Il y a des choses qui ne sont pas sorties dans la presse qui sont assez intéressantes. Par exemple, le fait que quand je génère...

Alexandra: en code, en texte. Dans l 'étude, c 'était le texte, mais je vois pareil avec le développeur aujourd 'hui.

Alexandra: On ne dit pas que le résultat nous appartient.

Alexandra: En fait, on désocie

Alexandra: les résultats générés.

Alexandra: Et à long terme je pense que c 'est assez intéressant.

Alexandra: et assez douloureux parce que ça signifie que le dev de dément

Alexandra: Quand on va générer le code,

Alexandra: Elle va dire mais en fait c 'est pas mon résultat.

Alexandra: Parce que ça vient d 'une intelligence artificielle.

Alexandra: ce qu 'avant tu vois même si tu allais utiliser le recharge google parce que tu savais pas forcément quand

Alexandra: faire une fonction, comment finaliser ton code ou tu as des mandats en conseil, tu sentais quand même l 'appartenance

Alexandra: à ton résultat.

Alexandra: Et moi, ça m 'a fait un peu...

Arthur Magne: Même si tu copiais et collais de Stack Overflow.

Alexandra: Exactement.

Arthur Magne: Tu pouvais dire, c 'était quand même mon truc.

Alexandra: Oui, aujourd 'hui les gens se dissocient du résultat de leur travail.

Alexandra: Ce qu 'elles vont lancer en agent.

Alexandra: qui va travailler une heure et demie, elle va créer, mais en fait, est -ce que c 'est vraiment un nom ? On ne sait plus.

Yannick Grenzinger: C 'est vraiment super intéressant parce que moi, justement, je me reprends souvent à dire, c 'est pas moi, c 'est Codex.

Yannick Grenzinger: Et c 'est marrant la façon dont tu... Moi, je le vois pour être clair que...

Yannick Grenzinger: Je l 'ai fait rapidement.

Yannick Grenzinger: Ça n 'a pas été pensé, ça n 'a pas été fait. Je pense que c 'est la...

Yannick Grenzinger: l 'association à « je fais quelque chose ».

Yannick Grenzinger: Là, c 'est l 'IA qui fait, donc il y a une dissociation par rapport à ça.

Yannick Grenzinger: Je me dis ceci pour marquer aussi le fait que je suis peut -être allé un peu vite, que je n 'ai pas pris peut -être le temps nécessaire pour bien étudier la question, étudier le résultat.

Yannick Grenzinger: Et peut -être qu 'on y reviendra, ça crée une sorte de perte de sens aussi, parce qu 'on n 'est plus dans le faire, on est juste à déléguer en permanence.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: Ça, c 'est ennuyé. Et puis aussi, à un moment, toute la discussion autour du développement, et Arthur, il faut que tu reprennes la main sur les questions, toute la discussion autour du développement...

Yannick Grenzinger: C 'est aussi...

Yannick Grenzinger: Vous êtes toujours responsable.

Yannick Grenzinger: Ça se posait la question des fois chez OpenAI, que l 'autre, ils sont vraiment responsables de tout ce qu 'ils font, mais c 'est toujours le développeur qui est responsable du résultat. On dit toujours, mais non, c 'est le développeur qui est responsable. Et ce que tu viens de dire, c 'est qu 'en fait, il y a quand même...

Yannick Grenzinger: une dissociation qui se crée très vite.

Yannick Grenzinger: Comment on peut être responsable de quelque chose qu 'on n 'a pas fait ?

Yannick Grenzinger: On n 'a pas mis de l 'effort, on n 'a pas mis de l 'énergie.

Alexandra: Et en fait, tu veux quelque chose d 'important dedans, puisque quand tu es un développeur senior,

Alexandra: Imaginons que tu as généré ton truc, tu connais, tu comprends ce qui est généré.

Alexandra: Quand il y a un développeur à Junior,

Alexandra: Ton imposteur va juste faire grandir parce que tu génères et tu ne sais pas ce que tu génères.

Alexandra: Et moi, j 'y ai pensé beaucoup récemment parce que j 'anime une conférence.

Alexandra: Péros Guirac, ça s 'appelle The Fest.

Alexandra: Et donc j 'arrive dans la salle où il y avait...

Alexandra: 250 développeurs.

Alexandra: Assez bluffant, super conférence, vieux maire, on s 'installe.

Alexandra: Merci.

Alexandra: On va parler de ça. Moi, je demande un peu.

Alexandra: Le public, est -ce qu 'il utilise le vibe coding, est -ce qu 'ils sont indépendants, blablabla.

Alexandra: Et après, j 'arrive à une question, je demande à la salle de...

Alexandra: monter la masse, elles pensent qu 'elles vont être remplacées.

Alexandra: au niveau de leurs compétences par l 'IA.

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Et...

Alexandra: Je pense sur toute la salle.

Alexandra: Je vais juste 2 ou 3 personnes sur 250.

Arthur Magne: Oui.

Alexandra: qui pensent qu 'elles ne vont pas être remplacées.

Alexandra: Je mets sur 250.

Alexandra: Tout le monde était sûr qu 'elles vont être remplacées. Hier soir...

Arthur Magne: Oui.

Alexandra: Juste avant notre podcast.

Alexandra: Au lieu de dormir.

Alexandra: Moi, je suis allée animer une conférence à l 'Aquarium de Paris.

Alexandra: pour un partenaire de Microsoft.

Alexandra: C 'était assez petit espace.

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Où j 'avais que peut -être des...

Alexandra: 40, 50 personnes et c 'était principalement les directeurs de différents clients de ce partenaire -là.

Alexandra: Et je répose la même question. Dans un plus public développeur, on a public...

Alexandra: exécutif.

Alexandra: beaucoup de directeurs d 'achat, les prises de ceux qui prennent des décisions dans la boîte, etc. Et je demande la même question, est -ce que vous pensez que vous allez être remplacé ?

Alexandra: Peut -être qu 'elle avait 2 sur 40 qui ont ment tellement en disant que oui, on va être remplacé. En fait, ce que je veux dire, c 'est que c 'est assez intéressant parce que tu vois, les...

Alexandra: vous voyez que là les devs

Alexandra: qui sont plus dans l 'exécution de code.

Alexandra: Eux, elles avaient tous cet esprit un peu de se dire qu 'en fait, on peut me remplacer et la plupart d 'entre eux l 'utilisent.

Alexandra: les gars pour générer leur partie de leur travail. Et ceux qui étaient dans la direction, dans le management,

Alexandra: Ils ont senti plutôt puissant.

Alexandra: à travers le tiers, à travers l 'argentique, etc. vis -à -vis les développeurs.

Alexandra: Il n 'y a pas beaucoup de recherches dessus, mais je trouvais assez intéressant au niveau expérience humaine de voir quel point...

Alexandra: leur job, leur vision, leur sécurité, leur imposteur a changé en fait vis -à -vis de ce qu 'ils font dans la vie.

Arthur Magne: C 'est vrai que c 'est une question qu 'on pose tout le temps.

Yannick Grenzinger: C 'est...

Arthur Magne: avec les équipes. Et c 'est vrai que je suis d 'accord qu 'on voit...

Arthur Magne: que quand tu es vraiment sur le terrain.

Arthur Magne: à produire du code et que tu vois.

Arthur Magne: les capacités maintenant qu 'ont les derniers modèles.

Arthur Magne: Astra, Opus 55, etc.

Arthur Magne: Là, tu te rends vraiment compte qu 'effectivement, la partie juste...

Arthur Magne: rédaction de code comme tu pouvais l 'avoir.

Arthur Magne: et quelque chose qui va

Arthur Magne: sûrement

Arthur Magne: se réduire ou voire disparaître.

Arthur Magne: Mais du coup...

Arthur Magne: Il y a beaucoup de gens qui vont te dire qu 'ils ont peut -être un peu plus de recul ou d 'expérience.

Arthur Magne: ça va faire un changement dans le métier, on ne va plus produire du code comme on le faisait avant.

Arthur Magne: Mais du coup, ça nous amène à...

Arthur Magne: Il y a plein de questions sur ça.

Arthur Magne: Les premières, ce serait...

Arthur Magne: C 'est quoi que tu vois aujourd 'hui comme changement dans les équipes ?

Arthur Magne: et des changements qui vont arriver.

Arthur Magne: Mais pas sur l 'aspect technique, parce qu 'on parle beaucoup de « Ah ben oui, maintenant tu vas faire ta revue de code, quand tu as le code qui est produit par DIA, ça va plus vite, tu as plus de PR, etc. »

Arthur Magne: J 'aimerais bien ton point de vue sur l 'aspect plus...

Arthur Magne: Cognitif, justement, charge cognitive.

Arthur Magne: Et mentale, tu vois.

Arthur Magne: Il se passe quoi

Arthur Magne: Tu es un dev maintenant.

Arthur Magne: qui utilise l 'IA et qui produit avec de l 'IA.

Arthur Magne: Merci.

Arthur Magne: À la fin de ta journée, est -ce que tu vas avoir un impact, une érosion des compétences, comme on a pu l 'avoir ?

Arthur Magne: Dans le passé, c 'est quoi ton point de vue un peu là -dessus ?

Alexandra: Je pense qu 'elle va être comme avec...

Alexandra: tous les conduites de changement. Il va y avoir les gens qui vont être résistants, non résistants.

Alexandra: Et il va y avoir les gens qui vont...

Alexandra: D 'être d 'accord de changer.

Alexandra: à leur méthode de travailler.

Alexandra: En fait, de collaborer, d 'apprendre et de s 'améliorer grâce à l 'IA, comme les gens qui vont être plus dans leur existence.

Alexandra: de changement et ça va leur changer leur vitesse malheureusement

Alexandra: Et moi, je le vois beaucoup au niveau de développeurs.

Alexandra: C 'est pour ça en fait aussi

Alexandra: je disais que tout ce qui est

Alexandra: les soft skills, comme tu viens de l 'évoquer, ça va être encore plus en plus important.

Alexandra: Et c 'est là où je pense que pour les devs, ce n 'est pas gagné.

Alexandra: Quand j 'ai fait cette conférence avec 250 DEF, c 'était intéressant de voir la réaction. Je leur parlais que c 'est important de se dissocier de l 'écran parfois.

Alexandra: Je l 'expliquais que le cerveau a plusieurs états. L 'état neural, c 'est ton état Theta, Delta, je ne sais pas si ça vous parle.

Alexandra: Alpha.

Alexandra: Les vagues coronales...

Arthur Magne: Oui, n 'hésite pas à en parler un peu parce qu 'effectivement, je ne sais pas si ça parlera à tout le monde.

Alexandra: Au revoir.

Alexandra: En gros, si tu te...

Alexandra: couches et tu regardes ton écran de téléphone, ton cerveau est dans ton état delta, que tu deviens moins créatif par défaut parce que le lumière bleue

Alexandra: va réactiver les neurones et tu es moins calme. Quand tu fais du jardinage, tu médites, tu es beaucoup plus créatif.

Alexandra: Et...

Alexandra: Au niveau de perception de dev,

Alexandra: Côté assez marrant, c 'est qu 'il y a ceux qui résistent en disant qu 'en fait moi, en tant que dev, je ne vois pas à quoi ça me sert ma créativité.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Et moi, en allant à la conférence pour une anecdote, j 'étais assise.

Alexandra: Dans le train.

Alexandra: Par hasard, à côté d 'un def.

Alexandra: Je fais mon...

Alexandra: trajet Bretagne -Paris

Alexandra: Et je me retrouve à côté d 'un développeur. Et je commence à l 'observer. Tu vois, je finis, je lise mes slides, je fais mon dry run dans ma tête.

Alexandra: Et je vois ce qu 'il fait. En fait, il écrit son code.

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Il lance un agent pour le finaliser. Il prend un livre.

Alexandra: Elle l 'ouvre, elle le lit en chapitre. Dès qu 'elle finit, elle le refait en livre. Elle le refait le prompt. Elle le reprend en livre. Et elle fait ça toute la trajet.

Alexandra: Sous -titrage FR ?

Alexandra: Et au bout d 'un moment, je lui demande ce qu 'il fait. Il m 'explique qu 'il était...

Alexandra: développeur et après elle a fondé sa boîte.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Maintenant, elle gère sa boîte en tant que CTO et qu 'elle continue à coder. Et moi, je lui ai dit, mais est -ce que ça te va qu 'on fait le dry run de mon talk à la conférence et ça m 'intéresse ton avis ? Et en retombe sur cette idée, en fait, je lui ai dit, mais...

Alexandra: Est -ce que pour toi, c 'est assez clair pourquoi le dev doit être créatif ?

Alexandra: Merci.

Alexandra: Il me répond qu 'absolument, autant que Dev Seigneur, pour moi c 'est évident.

Alexandra: Mais il m 'a dit, si tu vas voir le dev junior dans la salle, peut -être qu 'elle va être résistante vers cette idée, elle ne va pas comprendre.

Alexandra: Pourquoi c 'est important ?

Alexandra: Du coup, moi, quand je suis arrivée à la conférence, je leur dis, voilà, vis -à -vis les machines, tout ça, il faut que vous ayez des capacités que l 'IA ne pourra pas reproduire. Je l 'explique comment ils comptent, pourquoi la créativité, c 'est très compliqué à reproduire avec l 'IA, c 'est quoi leur valeur ajoutée.

Alexandra: Et je l 'explique en fait qu 'elle a le classe créatif. Le classe créatif, c 'était écrit dans le livre par Richard Florida dans les années...

Alexandra: où il explique que si on analyse le revenu économique de chaque société,

Alexandra: Ce qui apporte le plus d 'argent, ce n 'est pas...

Alexandra: forcément...

Alexandra: que les artistes, parce qu 'on pense que ce qui est créatif c 'est les artistes, mais en fait ce n 'est pas que les artistes, c 'est les chercheurs, c 'est les développeurs, c 'est les entrepreneurs.

Alexandra: Et tu te vas être découru.

Alexandra: fait ce pitch pendant la conférence expliquant que la créativité c 'est important

Alexandra: Et quand même pendant la pause...

Alexandra: cocktail déjeuner, il y a les devs qui vont me voir en me disant que

Alexandra: En fait, elles ne pensaient pas du tout à ça. Pour eux, le métier de dev, c 'était A, pas créatif, B, ils ne se projetaient pas dedans.

Alexandra: Mais j 'ai réussi à leur convaincre.

Alexandra: Sur cette idée aussi, tu vois le lien financier.

Alexandra: Mais il y avait les gens qui sont venus me voir pour dire qu 'ils n 'étaient pas d 'accord.

Alexandra: Bien sûr, quand je parlais, elle n 'osait pas dire qu 'elle n 'était pas d 'accord. Du coup, je la rendis, mais vous n 'étiez pas d 'accord sur quoi ?

Alexandra: Et ils m 'ont dit, en fait, on n 'est pas d 'accord, on pense qu 'on peut quand même être remplacé.

Alexandra: en fait ce que c 'est passé

Alexandra: Moi, pendant la conférence, je suis sortie de chiffres.

Alexandra: 92.

Alexandra: 170.

Alexandra: Merci.

Alexandra: En gros, les deux chiffres, ça vient du Forum mondial économique.

Alexandra: où ils ont dit que si on fait l 'analyse

Alexandra: Sous -titrage FR ?

Alexandra: de marché économique actuel. Ils ont posé la question de combien d 'emplois vont être créés et supprimés.

Alexandra: à cause ou grâce de l 'EIA. Comment l 'ont fait? Ils ont contacté plein de boîtes.

Alexandra: Plus que centaines dans 50 pays du monde les ont dit évaluer les chiffres de l 'emploi que vous voulez recruter ici 2030.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Prochaine 4 ans, l 'étude de la sortie l 'année dernière, donc sur 5 ans.

Alexandra: Et en estimant en fait, en analysant l 'offre

Alexandra: et la demande des entreprises actuelles, ils ont arrivé vers la donnée qu 'au final,

Alexandra: 92 millions d 'emplois va être...

Alexandra: Supprimer ?

Alexandra: Et 120 millions, non, 170 millions, 170 millions vont être créés. Donc, c 'est quand même énorme, tu vois. Ça nous dit qu 'on aura 60...

Alexandra: 18 millions d 'écarts et il y aura plus d 'emplois créés que supprimés. Et même en annonçant ça devant tous les devs,

Alexandra: Il y avait certains qui sont venus me voir pour dire...

Alexandra: avec Sandra, je ne suis pas d 'accord avec vous, je pense qu 'on va être supprimés, remplacés.

Alexandra: etc.

Alexandra: Et moi, je lui dis, vous n 'êtes pas obligés d 'être d 'accord ou pas d 'accord avec moi. C 'est juste les données que moi, je présente pendant la conférence. Après, si dans quatre ans, on ne sait pas ce qui se passe.

Alexandra: Forme mondiale économique, pas moi.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Mais c 'est assez intéressant en fait de voir ce skepticisme et cette...

Alexandra: peur et résistance au changement chez les devs parce que je pense que c 'est ça qui va faire beaucoup la différence.

Alexandra: C 'est quel point ils vont apprendre à les nouvelles méthodes, mais surtout...

Alexandra: psychologiquement s 'adapter et apprendre les soft skills.

Alexandra: qui était beaucoup avant l 'affaire de manager et pas forcément l 'affaire des développeurs eux -mêmes.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: Je suis curieux, ce...

Yannick Grenzinger: Cette étude...

Yannick Grenzinger: Euh...

Yannick Grenzinger: World Economic Forum.

Yannick Grenzinger: C 'est ça, oui.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: Il précise un peu la nature des...

Yannick Grenzinger: des emplois qui vont être créés.

Yannick Grenzinger: Parce que c 'est...

Alexandra: Oui bien sûr.

Alexandra: Maintenant, est -ce que je t 'ai si préparé pour...

Alexandra: Sous -titrage ST' 501

Arthur Magne: Merci.

Alexandra: Au revoir.

Yannick Grenzinger: J 'irai voir.

Alexandra: Merci.

Yannick Grenzinger: C 'est...

Alexandra: Je peux te répondre un peu. C 'est beaucoup l 'assistant.

Alexandra: sur

Alexandra: L 'IA, tout ce qui est architecte, l 'IA, tout ce qui est préparation, tout ce qui est job agentique, etc. Bien sûr, on ne parle pas des métiers manuels.

Yannick Grenzinger: OK.

Alexandra: Et sur ça...

Alexandra: Je pense les métiers...

Alexandra: où on a beaucoup de travail manuel, où on est junior, ça va être beaucoup, beaucoup plus compliqué. On le voit maintenant avec les...

Alexandra: nouveaux diplômés qui galèrent à trouver des jobs.

Alexandra: Ça, tout le monde le ressent.

Alexandra: Et même...

Alexandra: J 'ai vécu un moment assez intéressant. Il y a deux ans, j 'étais invitée à la...

Alexandra: Ça s 'appelait Forum de la photographie, un truc comme ça. Ça existe toujours, organisé par le ministère de la Culture.

Alexandra: Et ça se passe à la Palais de Tokyo tous les ans.

Alexandra: En fait, en gros, ils vont discuter de tout ce qui est les tendances photo actuelles. Et c 'est intéressant parce que cette année, je ne sais pas si vous le savez, c 'est l 'année de...

Alexandra: de photographier en fait. En ce moment, en Paris, partout en France, on fait des...

Alexandra: Les expos, il y a deux ans, j 'arrive à ce forum pour le table rond.

Alexandra: Et à l 'avant, on a des questions. Et là, un monsieur qui est photographe...

Alexandra: qui fait une crise. En fait, elle monte la main, elle dit qu 'en fait, non, ça y est, on n 'a plus de job, ça fait six mois, j 'ai plus de commandes.

Alexandra: Autant que photographe, tout le monde génère en fait les œuvres, les marques de luxe.

Alexandra: Ils n 'ont plus besoin de nous et nous, on crève de manque de ça.

Alexandra: Et...

Alexandra: Côté intéressant, je trouve dans cet exemple, c 'est que...

Alexandra: Merci.

Alexandra: Il a...

Alexandra: Il n 'est fait que les bons photographes très connus

Alexandra: Ils n 'étaient pas touchés par ça, parce qu 'ils ont une niche en clientèle assez intéressante. Mais ce photographe qui produisait la pub...

Alexandra: le contenu dans grande quantité.

Alexandra: et le ressentir en premier.

Alexandra: Et je pense pour le dev, ça ressemble beaucoup que le dev qui est débuté

Alexandra: Il le ressentit aussi parce qu 'il a moins de besoins, parce qu 'aujourd 'hui le client peut vibe -coder eux -mêmes ou quelqu 'un qui développe un appel, il peut le vibe -coder lui -même.

Alexandra: D 'où aussi le fait que les gens se sentent...

Alexandra: stressée en fait par le fait de tout ce qui se passe.

Alexandra: Et je pense que c 'est là aussi pour nous l 'intérêt, toujours avoir cette valeur ajoutée de dire en fait...

Alexandra: Qu 'est -ce que moi je sais faire ?

Alexandra: La technologie ne pourra pas faire.

Arthur Magne: Il y a toujours ce côté, effectivement.

Arthur Magne: En fonction de ton niveau de séniorité, si...

Arthur Magne: Si en gros, tu étais juste là pour...

Arthur Magne: produire du code et t 'aimais bien faire ça.

Arthur Magne: ça va être

Arthur Magne: plus compliqué pour toi d 'accepter ce changement.

Arthur Magne: que des personnes qui étaient plus dans un aspect plus architecture, gestion, je crée le cycle complet de prod.

Arthur Magne: On a eu le cas là cet été avec les...

Arthur Magne: des premiers développeurs, développeuses.

Arthur Magne: qui ont démissionné quand on leur a dit, en fait...

Arthur Magne: Tu vas arrêter d 'écrire du code comme tu le faisais jusqu 'à maintenant. Et c 'est des gens qui adoraient faire du TDD, produire du code dans la journée.

Arthur Magne: Et du coup, les gens ont démissionné pour faire des reconversions dans la boulangerie.

Arthur Magne: restauration, etc. Donc, j 'ai plusieurs exemples comme ça.

Arthur Magne: Et c 'est la première fois maintenant depuis le début d 'il y a en 2021.

Arthur Magne: que là, en 2026, je vois des gens qui réellement démissionnent alors qu 'ils étaient plutôt experts.

Arthur Magne: Parce qu 'ils disent, en fait, ce métier ne m 'intéresse plus.

Arthur Magne: Et ça nous amène du coup à...

Arthur Magne: À la prochaine question qui est sur...

Arthur Magne: Merci.

Arthur Magne: justement ce changement qu 'on va avoir

Arthur Magne: dans notre quotidien

Arthur Magne: J 'étais à une conférence lundi où des gens parlaient de « markdown fatigue ».

Arthur Magne: en mode, maintenant, je ne produis plus du code, je discute avec un chat.

Arthur Magne: souvent anorales.

Arthur Magne: Et ça me produit du Markdown, je vais avoir 200, 800 lignes à relire.

Arthur Magne: Puis, je vais dire je valide, je ne valide pas, etc.

Arthur Magne: Et je vais faire ça toute la journée. Donc, il y en a qui ont peur de ça.

Arthur Magne: Mais ça veut dire quoi réellement l 'impact effectivement sur...

Arthur Magne: sur notre cerveau ou pour nous, tu vois, de se dire...

Arthur Magne: Je ne vais plus forcément comprendre de code, mais je vais regarder que du Markdown.

Arthur Magne: Est -ce qu 'il y a un risque justement pour les équipes de dev qu 'elles aient cette espèce de...

Arthur Magne: Burnout, tu vois, lié.

Arthur Magne: à des relectures constantes, des choses comme ça.

Alexandra: Bien sûr.

Alexandra: Un cerveau sans muscles.

Alexandra: En fait, si on ne l 'utilise pas, c 'est bien...

Alexandra: pareil la créativité c 'est en muscle

Alexandra: avec Yannick c 'est que je ne l 'ai pas dit mais la créativité ça s 'entraîne comme le cerveau ça s 'entraîne

Alexandra: Et au niveau de Neuroscience, on ne voit beaucoup que plus.

Alexandra: On écrit.

Alexandra: plus ça devient facile.

Alexandra: Donc si on n 'utilise pas ces capacités, c 'est d 'ailleurs compliqué. Quand vous allez dans la salle de sport, au début c 'est toujours dur de commencer.

Alexandra: Et dès qu 'on arrête, c 'est dur à reprendre.

Alexandra: dont le cerveau humain fonctionne de la même façon, il s 'entraîne. Et côté assez bluffant, on peut changer la structure de son cerveau.

Alexandra: Par exemple, vous avez

Alexandra: Amygdale.

Alexandra: J 'ai passé le savon.

Alexandra: Voilà.

Alexandra: Amygdale a commencé à étudier par Daniel Goldman qui a écrit un livre sur l 'intelligence émotionnelle et c 'est une des compétences clés je pense pour le développeur aujourd 'hui aussi.

Alexandra: et elle décrit en fait à quoi ça sert.

Alexandra: Elle prend un exemple de presse où il y a deux parents qui partent pour un week -end voir les amis, qui ont une adolescente, une fille, qui, pour profiter de leur départ, va voir ses copines. Du coup, les parents, elles ne se sentaient pas bien à la soirée, c 'est une vraie histoire. Ils rentrent plus tard à la maison, plutôt à la maison que prévu, ils attendent le bruit, donc le commandant se comprend qu 'ils sont cambriolés, puisqu 'il y a la personne à la maison. Ça se passe aux États -Unis, le père, il prend un fusil, il voit une ombre au fond de...

Alexandra: La chambre, il tire, il tue sa fille.

Alexandra: En fait, ce qui se passe dans cette vraie histoire, c 'est qu 'Amigdal...

Alexandra: C 'est notre capacité de ressentir d 'abord l 'émotion avant d 'avoir la réponse cognitive, intellectuelle.

Alexandra: Donc ce qui s 'est passé, elle a tué sa fille, pas parce qu 'elle voulait tuer sa fille, c 'est juste qu 'elle a eu peur et le temps que...

Alexandra: Il réalise que c 'est sa fille de cerveau d 'analyse.

Alexandra: Il tire, parce que d 'abord c 'est l 'animation qui passe.

Alexandra: Donc ça c 'était assez révolutionnaire quand Daniel Goldman a défini ça en disant qu 'il y a l 'intelligence émotionnelle, c 'est que l 'intelligence émotionnelle...

Alexandra: qui aident les gens à progresser au niveau du travail, parce qu 'avant on pensait que tant au niveau de QI.

Alexandra: Et plus tu es intelligent, plus tu vas avoir les chances de devenir directeur. En fait, on réalisait que non, en fait, c 'est plus la gestion d 'émotions qui aide et pas à quel point tu es intelligent, qui est un super cas chez les cacarins parce qu 'on avait tous les directeurs qui ne sont pas hyper intellectuels, mais qui ont un super réseau. Elles montent progressivement les échelles. C 'est assez classique.

Alexandra: Et donc pourquoi je parle de tout ça ? Parce qu 'avec la nouvelle technologie et la capacité de scanner le cerveau, on a appris qu 'on peut changer la taille de notre amygdale, en fait la réponse réactive.

Alexandra: Ce que ça signifie pour Dave, c 'est aussi la gestion du stress.

Alexandra: À quel point j 'ai réagi ou pas. La méthode peut changer la taille de l 'amygdale, c 'est méditer par exemple, parce qu 'elle va diminuer en taille, elle va devenir moins réactive.

Alexandra: Et du coup, on va mieux gérer le stress au travail.

Alexandra: et de ne pas se réagir, par exemple sur la pression, sur le fait, si on est dans le méthode agile,

Alexandra: Trop.

Alexandra: de pipe qui est sur nous, etc.

Alexandra: et donc ça c 'est assez intéressant parce que avec

Alexandra: l 'émergence, la pression

Alexandra: Pour le dev avoir pouvoir gérer ses émotions, c 'est un peu le game changer maintenant parce que c 'est ça qui va différencier et ça va aussi différencier la capacité de s 'adapter.

Alexandra: Au niveau de nouvelles technologies, moi je le vois plus en plus que par exemple chez Microsoft.

Alexandra: Avant...

Alexandra: On parlait, les devs, elles parlaient plus de code. Maintenant, comme tu as dit, on parle plus en plus d 'architecture. Mais en plus, les métiers techniques, on nous impose des formations dans le change management, qui n 'est pas le cas avant.

Alexandra: Avant, dans les grosses boîtes, c 'était...

Alexandra: L 'objectif de manager.

Alexandra: d 'aller se former au change, comprendre c 'est quoi les méthodes ADKAR, savoir comment gérer. Aujourd 'hui, nous, c 'est la formation obligatoire que chaque architecte ou ingénieur doit aussi connaître tout ce qui est le change management.

Alexandra: Et je pense que c 'est là où on va un peu le pivot de métier.

Alexandra: Tec.

Alexandra: qui devient plus en plus les méthodes

Alexandra: de conduite de changement et pas forcément juste la capacité de coder et écrire en ligne de code.

Yannick Grenzinger: Merci.

Arthur Magne: Et du coup...

Yannick Grenzinger: Vas -y Arthur.

Arthur Magne: Ouais, j 'allais dire, effectivement...

Arthur Magne: C 'est vrai que...

Arthur Magne: Ce que tu dis, ce qui est intéressant, c 'est que...

Arthur Magne: vu que Tadia qui arrive.

Arthur Magne: On doit être plus productif parce que tout le monde entend parler partout de gains de productivité pour les équipes.

Arthur Magne: Mais pour autant, les organisations sont très complexes et donc tu n 'arrives pas forcément à gagner en productivité dans la...

Arthur Magne: la chaîne complète je veux dire.

Arthur Magne: Par contre, tu as plus de PR qui vont être créés tous les jours, tu as plus de codes qui vont être créés.

Arthur Magne: Et c 'est vrai que...

Arthur Magne: J 'ai eu des retours de personnes qui ont peur sur la partie dev parce qu 'ils disent, en fait...

Arthur Magne: Plus ça va, moins je vais comprendre ce qui est produit, plus je vais devoir lire du Markdown. Et en même temps, j 'ai plus de choses qui vont arriver en production avec plus de bugs. Donc, ça va être de ma faute parce qu 'après, c 'est moi qui est responsable.

Arthur Magne: Et il y a un peu ce côté...

Arthur Magne: Avant on était...

Arthur Magne: Pas caché, mais en tout cas, on prenait notre train.

Arthur Magne: On faisait des estimations pour certaines tâches, etc. On avait une semaine ou deux pour faire des features.

Arthur Magne: Maintenant, c 'est quand on écoute Spotify ou d 'autres entreprises, on doit livrer.

Arthur Magne: plusieurs fois par jour etc.

Arthur Magne: et des équipes qui n 'étaient pas du tout habituées à ça.

Arthur Magne: je sens qu 'il y a une sorte de pression qui se met sur les développeurs et qui...

Arthur Magne: Titi.

Arthur Magne: perdre complètement le contrôle en fait sur ce qui se passe.

Alexandra: Amygdale.

Arthur Magne: Donc c 'est vrai que...

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Arthur Magne: Ouais, c 'est ça. Donc en fait, il faudrait qu 'il se...

Arthur Magne: qui travaillent sur cette conduite de changement, qui arrivent à se former, à méditer peut -être, comme tu dis.

Alexandra: Oui, il y avait...

Arthur Magne: pour éviter de sur -réagir.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Mais c 'est par ça que c 'est...

Alexandra: Assez bluffant cet exemple que je lis il y a deux semaines d 'un dev dans le train qui va lire

Alexandra: en lançant à chaque fois un agent.

Alexandra: Parce qu 'en final, c 'est un choix.

Alexandra: Ça on prend la vague un peu comme dans le...

Alexandra: Pas le snowboard, mais...

Alexandra: par la par la métaphore

Yannick Grenzinger: Je me suis dit que...

Alexandra: Merci.

Arthur Magne: Faire le surf.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Merci, voilà.

Alexandra: C 'est l 'IA. Vous voyez mon dette cognitif, je perds les mots.

Arthur Magne: C 'est ça.

Alexandra: Un dimanche qui commence. Donc c 'est un peu comme dans le surf, si on a peur de vagues, il va nous couvrir, on va tomber, comme tu as dit, de devenir boulanger.

Alexandra: s 'arrêter là. Soit c 'est à l 'envers, on va l 'attraper, aller plus loin.

Alexandra: Mais c 'est assez marrant parce que tu vois, d 'un côté, tu dis que...

Alexandra: les gens changent de métier parce qu 'ils ont peur et parce que c 'est pas le même métier, comme moi je vois les gens qui vont dans le développement maintenant

Alexandra: Parce qu 'avant, on les avait peur et avec là, elles sont plus en confiance.

Alexandra: C 'est assez intéressant parce que...

Alexandra: J 'ai rencontré une femme qui était...

Alexandra: Musicienne professionnelle.

Alexandra: Et là je vais la...

Alexandra: Le violon.

Yannick Grenzinger: C 'était long ?

Arthur Magne: Du violon.

Alexandra: Ouais, et au final elle a décidé de se convertir en deaf en disant qu 'elle a marre de la musique et qu 'elle a trouvé que le développement c 'était plus créatif.

Alexandra: que la musique. Il a fait l 'envers.

Alexandra: Deux ans...

Alexandra: si on pleure, on nous écoute, elle va être super contente que je prenne son exemple, mais elle a allé en fait, exactement, elle a allé à l 'envers, elle a se converti de la musique vers le développement, et la chose la plus intéressante dans ça,

Alexandra: Elle m 'a dit qu 'elle a gagné beaucoup plus autant que...

Alexandra: musicienne

Alexandra: plutôt qu 'un architecte full stack.

Alexandra: dont elle allait vraiment par la passion dans le développement.

Alexandra: sauf que les gens ont souvent ces stéréotypes de trucs à l 'envers

Alexandra: qu 'on va quitter plutôt le dev, la technologie à aller dans l 'art.

Arthur Magne: Pour aller vers quelque chose de créatif.

Alexandra: Au revoir.

Alexandra: Oui.

Arthur Magne: C 'est vrai.

Alexandra: Et moi, je pense que le dev...

Arthur Magne: C 'est vrai.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Qui va être...

Alexandra: un remplaçable qui va oser. C 'est un def créatif parce que la créativité c 'est aussi la façon de confronter les peurs.

Alexandra: Parce qu 'on...

Alexandra: Ceur se vend de connu, vend dans son inconscient, on essaie d 'expérimenter.

Alexandra: Et ça, c 'est pas toujours évident parce qu 'en France, on a une vraie culture.

Alexandra: De peur d 'échec.

Alexandra: En fait, quand aux États -Unis, on va parler d 'American Story, le succès où on a connu les misères, on a tourné, on a appris, on est parti.

Alexandra: En France, on a les DEF qui ont...

Alexandra: Le dev.

Alexandra: tous peur d 'échec et ça c 'est le problème d 'éducation nationale qui a un peu créé ce système où on a

Alexandra: Le vent.

Alexandra: comme Max, que les vents, on ne les met jamais sur le 16 -17, où les gens sont...

Alexandra: hyper peur faire les échecs et au final...

Alexandra: Capacité d 'être créatif, c 'est créer les échecs.

Alexandra: ou plutôt continuer après l 'échec. C 'est ça la vraie façon de rester créatif, c 'est quand on voit quelque chose qui ne fonctionne pas une fois, deux fois, trois fois.

Alexandra: Mais on continue.

Alexandra: Et c 'est vrai qu 'on a commencé le podcast, je ne l 'ai jamais mentionné parce que je parle beaucoup de neuroscience, mais moi je fais l 'étude de sciences sociales à la base.

Alexandra: J 'étais à l 'école normale supérieure en doctorat et pendant trois ans, j 'étais prof de créativité au sein de l 'école privée au CV digital. Je formais les devs ou les futurs directeurs artistiques d 'êtres créatifs.

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Et en fait, un des exercices...

Alexandra: assez courant, c 'était de générer

Alexandra: par le cerveau, pas par les liais génératifs à ce moment -là, mais centaines d 'utilisations d 'un objet. Et en fait, à chaque année, elle venait, les étudiants, je leur donnais une image d 'un objet. Parfois, ça va être en stépleur, parfois, ça va être en feuille, parfois, ça va être en briquet. Et je vais leur demander de me faire en liste.

Alexandra: de centaines d 'utilisations de ce objet -là.

Alexandra: et essayer d 'aller dans l 'absurdité, le truc qu 'on réfléchit vraiment pas, je sais pas, faire les boucles de raies avec des briquets, tu vois, utiliser le briquet en attachant un verre brosse à dents, tout, mais vraiment aller dans l 'absurdité.

Alexandra: Et côté intéressant que j 'ai observé...

Alexandra: Sous -titrage FR ?

Alexandra: Au début de semestre, avant que l 'on fasse les exercices, les gens s 'arrêtaient à peu près vers 60 idées et elles avaient mal.

Alexandra: Et vers l 'avant du semestre, elles allaient produire parce qu 'elles ont pris l 'habitude de produire, produire, produire. Et du coup, elle est arrivée. Avec le code, c 'est à peu près pareil.

Alexandra: Et en plus, quand j 'ai regardé la liste de les aider, la chose la plus intéressante, c 'était toujours le dernier vent. Ce n 'était pas le premier quatre vents.

Alexandra: Et je trouve que pour le développeur, c 'est ça qui est aussi valide aujourd 'hui, qu 'on est...

Alexandra: Dans la société, on a peur d 'échec.

Alexandra: On ne produit pas. Surtout, on va se retirer si on voit l 'échec.

Alexandra: Mais en plus, parfois pour être le meilleur.

Alexandra: C 'est un peu aller plus loin, on peut sortir de ses zones de confort et créer quelque chose que les autres n 'ont pas forcément réfléchi ou on peut trouver sa niche.

Alexandra: Ce qui fait la différence.

Alexandra: Et je pense que pour y arriver, il faut vraiment se battre avec cette peur parce qu 'on est dans la société où on est toujours un peu top -down. On a le manager qui donne son avis et on n 'est pas toujours dans l 'aise de contredire.

Alexandra: Surtout dans les cas 40.

Yannick Grenzinger: D 'accord.

Arthur Magne: Tout à fait.

Yannick Grenzinger: Euh...

Yannick Grenzinger: C 'est super intéressant ce que tu dis, c 'est moi je suis...

Yannick Grenzinger: Pas du tout dans ce monde -là. Je serais plutôt du côté des sceptiques, des gens qui ont...

Alexandra: Oui.

Yannick Grenzinger: peur, c 'est pour ça aussi qu 'on a lancé ce podcast

Yannick Grenzinger: Je suis le chapeau noir, comme dirait certains, si tu connais les six chapeaux de Bono.

Yannick Grenzinger: J 'aime bien la pensée très négative.

Alexandra: Oui.

Alexandra: Ça, c 'est une technique créative, le chapeau. C 'est une super technique créative.

Yannick Grenzinger: Oui.

Yannick Grenzinger: J 'ai été coach agile pendant une certaine vie.

Arthur Magne: Merci.

Yannick Grenzinger: Et...

Arthur Magne: Merci.

Yannick Grenzinger: Je pense que clairement, il faudrait faire un second épisode focus sur la créativité et comment tu l 'utilises. Parce que j 'aurais plein de...

Yannick Grenzinger: de choses à mettre aussi en parallèle, parce que tu peux être très créatif, tu lances une nouvelle application, un nouveau projet chez toi, une nouvelle petite app, un nouveau jeu. Il y a des fois, quand tu gères GitHub, est -ce que tu peux te permettre d 'essayer en prod, en permanence ? Comment tu le fais ? Est -ce que c 'est possible ? Mais je pense que ça serait une très longue discussion, il faudrait qu 'on creuse un peu ça. Moi, je voudrais revenir sur quelque chose.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: Parce qu 'on parle de...

Yannick Grenzinger: cognition et de charge cognitive. On va dire qu 'on pourrait rentrer dans tous les éléments un peu connus, combien d 'éléments on peut avoir en mémoire court terme, long terme, etc.

Yannick Grenzinger: À un moment dans notre métier,

Yannick Grenzinger: On a appris, on nous a appris, certains le faisaient plus ou moins bien, à relire le code, parce que c 'était ta responsabilité, parce que ça partait en croix.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: Je pense qu 'il y a, moi je vois deux choses, c 'est...

Yannick Grenzinger: 1.

Yannick Grenzinger: Ça reste nécessaire, pour X raisons.

Yannick Grenzinger: – Sous -titrage FR 2021

Yannick Grenzinger: Et dans ce cas -là...

Yannick Grenzinger: Comment on ingère ça ? Est -ce qu 'en fait on ralentit ? Est -ce que tu as quelque chose devant qui peut produire 2000 lignes de code ?

Yannick Grenzinger: toutes les 10 minutes.

Yannick Grenzinger: Et nous, on ne va pas réussir à les lire. Donc il y en a qui disent qu 'on va filtrer.

Yannick Grenzinger: Ou est -ce que toi, de ton point de vue, on peut se permettre d 'être fou et créatif ?

Yannick Grenzinger: Justement, on arrête de lire.

Yannick Grenzinger: Est -ce que...

Yannick Grenzinger: Parce qu 'en fait, voilà, c 'est quelque chose qui génère...

Yannick Grenzinger: Autre chose.

Yannick Grenzinger: Et cette autre chose, la vraie question, c 'est est -ce que ça marche ou pas ? Est -ce que l 'utilisateur peut l 'utiliser ou pas ?

Yannick Grenzinger: Et en fait, l 'intermédiaire qui était ce code entre les deux, il n 'a plus de sens, parce que justement, comme on ne le fait plus...

Yannick Grenzinger: pourquoi s 'y intéresser l 'autre chose aussi c 'est que si on garde l 'hypothèse on peut aller explorer les deux hypothèses si on garde le besoin ça reste nécessaire d 'aller lire

Yannick Grenzinger: Peut -être que c 'est faux, mais je pense que tu ne peux pas savoir lire si tu n 'écris pas.

Yannick Grenzinger: C 'est très compliqué de savoir lire si tu n 'as pas appris à écrire.

Yannick Grenzinger: Moi j 'ai des enfants en bas âge, j 'ai l 'impression que pour qu 'ils soient meilleurs à la lecture, il faut aussi qu 'ils apprennent à écrire. Et l 'un va avec l 'autre. Donc là on est plus en train de nous pousser que quelque chose écrit à notre place. Et nous on va continuer de lire.

Yannick Grenzinger: Est -ce qu 'on va encore y arriver ?

Yannick Grenzinger: Voilà, deux hypothèses, c 'est soit on continue à lire...

Yannick Grenzinger: Pour X raisons, est -ce qu 'on ne va pas se prendre un problème de capacité de lecture ? Ou est -ce qu 'en fait, justement, on n 'est pas assez créatif ?

Yannick Grenzinger: On est trop limité dans notre petit cerveau. On n 'est pas assez artiste et on devrait complètement relâcher ça et trouver des nouvelles façons de générer.

Yannick Grenzinger: du logiciel.

Yannick Grenzinger: On ne relie plus rien.

Yannick Grenzinger: Ça part en prod.

Yannick Grenzinger: Et on apprécie la créativité.

Alexandra: Et la plante...

Alexandra: Au revoir.

Alexandra: parce qu 'elle est différente

Alexandra: Partie 1

Alexandra: De ta question, est -ce qu 'elle faudrait lire ce qui est généré? Oui, à 5 % au niveau de sécurité, elle faudrait lire. On ne peut pas ne pas relire ce qu 'on a généré. Maintenant?

Alexandra: Et ce qu 'il faut générer avant d 'écrire soi -même, non.

Alexandra: Toujours un réel focus.

Alexandra: Toi, tu écris et après, tu vérifies avec Léa. En fait, moi, la chose qui me fait peur le plus...

Alexandra: c 'est que les gens utilisent Léa pour remplacer leur procédure cognitive qui est assez...

Alexandra: Plus fond, dans le sens que...

Alexandra: On réfléchit plus.

Alexandra: Moi, j 'aperçois avec moi -même que...

Alexandra: Comme je génère tous mes mails,

Alexandra: En fait, je n 'ai créé plus le mail depuis plusieurs années.

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Sous -titrage ST' 501

Alexandra: Quand je tape, j 'en sors de...

Yannick Grenzinger: c 'est dit

Alexandra: Merci.

Arthur Magne: Merci.

Alexandra: Oui, c 'est vrai, j 'ai un certain défi.

Yannick Grenzinger: C 'est enregistré.

Alexandra: Merci.

Arthur Magne: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Non, mais j 'ai des boutons, je les ai, je les lis. Je les lis, mais quand je tape, je suis un peu dyslexique, je tape pas bien. Par contre, moi, j 'écris beaucoup à la main.

Alexandra: – Sous -titrage FR 2021

Alexandra: Pour moi, c 'est hyper important. Je sais que pour le développement neuronal du cerveau, c 'est important d 'écrire. J 'ai toujours mon petit carnet. Je suis cette personne qui va noter les notes à la main, même si la transcription l 'est. Moi, je prends toujours les notes.

Alexandra: Une seule raison.

Alexandra: L 'importance c 'est la mémoire.

Alexandra: Et on revient vers la question de dette cognitive.

Alexandra: vis -à -vis

Alexandra: plusieurs études.

Alexandra: Si c 'est généré, on ne retient pas l 'information. On oublie 80 % d 'informations générées. Et c 'est là où ça fait peur. Parce qu 'en fait, nous, entre nous, on est des adultes, tu viens parler de tes enfants.

Alexandra: Et moi, je pense que quand on a des enfants, il faut retarder tous les outils digitaux, toutes les IA jusqu 'à le moment que le cerveau le ferme.

Alexandra: Également, jusqu 'à 17 ans, 18 ans, on ne touche pas à l 'IA.

Alexandra: Évidemment.

Alexandra: On n 'est pas dans le monde idéal. Mais le plus drôle dans tout ça, moi, quand j 'observe les gens dans mon entourage,

Alexandra: Ceux qui travaillent dans Tech, leurs gosses, leurs enfants, ils n 'ont jamais droit aux écrans.

Alexandra: Jusqu 'au moment où ils sont vraiment grands, tu vois. Et quand je vois les autres métiers, les gens qui ne sont pas dans Tech, ils passent les écrans assez tôt.

Alexandra: Et moi, ça m 'a fait assez peur parce que dans mon livre, j 'ai une préface qui est faite par Jérémy Gandin qui est...

Alexandra: Je travaille beaucoup dans tout ce qui est RH, les compétences, j 'ai écrit une dizaine de livres.

Alexandra: Récemment, elle a dit une phrase qui m 'a beaucoup touchée. Elle a dit...

Alexandra: Ce n 'est pas la question de quelle planète on va laisser à nos enfants, mais c 'est la question de quels enfants on va laisser à notre planète.

Alexandra: Et je pense qu 'avec le rêve de...

Arthur Magne: Merci.

Alexandra: Léa

Alexandra: Cette phrase est assez cruciale parce que comment on va éduquer ?

Alexandra: la nouvelle génération de développeurs.

Alexandra: pas que, ça va beaucoup changer le code et notre réalité.

Alexandra: Parce que le problème, ce n 'est pas l 'IA, comme le problème, ce n 'était pas l 'arrivée d 'Internet ni de téléphone. Le problème, c 'est comment on utilise la nouvelle technologie.

Alexandra: Tu vois, on a plein de cas d 'usage qu 'avec WhatsApp, je peux parler avec ma famille qui est hyper éloignée. Moi, je viens d 'Ukraine, du coup, avec la situation de guerre, c 'est hyper important pour moi. Mais comme je vois plein de gens qui ont utilisé WhatsApp pour la propagande politique et compagnie.

Alexandra: Tout outil comme l 'IA n 'a jamais noir et blanc. On n 'a pas la dichotomie de dire que c 'est bien ou mauvais. C 'est vraiment la question d 'usage.

Alexandra: En fait est -ce que j 'ai...

Alexandra: Crée l 'idée.

Alexandra: Et après, j 'utilise l 'IA pour aller plus vite développer mon idée.

Alexandra: où je substitue mon pensée et du coup c 'est Léa qui réfléchit à ma place et moi je deviens de plus en plus débile avec le temps.

Alexandra: Et en fait, c 'est...

Alexandra: Sans pleurs, sans ris.

Alexandra: Mais on est arrivé là parce qu 'au final...

Alexandra: Les gens qui étaient...

Alexandra: Cognitivement pas très développées, elles vont encore avoir le cerveau moins développé parce qu 'elles vont remplacer...

Alexandra: leurs procédures cognitives avec l 'IA. Et ceux qui étaient hyper intelligents, ils vont faire quoi ? Ils vont utiliser l 'IA, par exemple, pour apprendre, prendre un nouvel langage du code.

Alexandra: aller plus rapidement, comme je dis dans mon exemple d 'Antoine dans le train, qui lisait à chaque fois un livre.

Alexandra: quand l 'IA a codé sa place après le réaliser.

Alexandra: Du coup, en fait, ça va être tout le choix individuel et personnel et ce qu 'on utilise pour amplifier.

Alexandra: Notre...

Alexandra: capacité cognitive, on va l 'utiliser pour devenir un copre bleu bête.

Alexandra: Et de s 'obstiter à ce qu 'on sait faire.

Yannick Grenzinger: C 'est...

Yannick Grenzinger: C 'est super intéressant et c 'est pour ça que ce serait une discussion infinie. Ça lève aussi la question parce que...

Yannick Grenzinger: Au niveau individuel, est -ce qu 'on doit apprendre ? C 'est une question qu 'on peut poser au niveau d 'équipe.

Yannick Grenzinger: au niveau organisationnel. Quel temps on se laisse à apprendre, comme tu disais. C 'est marrant quand tu parlais de...

Yannick Grenzinger: du développeur qui à chaque fois lançait le prompt, attendait, revenait.

Yannick Grenzinger: Il y a une...

Yannick Grenzinger: partie de moi en tant que malheur qui dit

Yannick Grenzinger: Il aurait pu lancer deux autres promptes en parallèle pour être un peu plus productif pour la société.

Alexandra: Non, mais ça, ça n 'existe pas. Le multitasking, c 'est éprouver qu 'on ne peut pas faire deux tâches en parallèle.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: Merci.

Yannick Grenzinger: J 'ai un collègue à moi que j 'adore qui me dit la même chose aussi. Moi, j 'ai tendance à être très vite dans le multitasking. C 'est une sorte d 'hyperactivité stupide et j 'ai du mal.

Arthur Magne: Oui.

Yannick Grenzinger: Je vais essayer de lancer plein de trucs à la fois. En fait, c 'est marrant, tu parlais de méditation et tout ça, et d 'amidale. Moi, je n 'arrive pas à méditer. Et dès qu 'il y a un truc où j 'attends, je déteste attendre. C 'est un des trucs qui me frustre le plus avec ces outils -là. C 'est attendre. Genre, des fois, ça dure 3 à 5 minutes, 10 minutes en train de tourner.

Yannick Grenzinger: Vas -y, quoi ! Ça aussi, pour en parler, c 'est pour moi un frein à la créativité.

Yannick Grenzinger: J 'aimerais finalement des modèles qui soient beaucoup plus rapides, peut -être un peu moins intelligents.

Yannick Grenzinger: Et bam, j 'avance, ça produit, j 'avance, ça produit. Et pour moi, ça serait un super futur.

Yannick Grenzinger: plutôt que les trucs qui sont...

Yannick Grenzinger: pseudo intelligent, mais ça prend 10 -20 minutes à tourner. Puis à la fin, tu as un truc, tu fais ouais, bon, ok, allez, on y va.

Alexandra: C 'est...

Yannick Grenzinger: Mais...

Alexandra: Vous le savez.

Yannick Grenzinger: Mais je...

Alexandra: Je vais évoquer ça en fait, parce que...

Alexandra: Dans le cours sur créativité, un module assez important pour moi, c 'était toujours le time management.

Alexandra: Et quand on dit time management, les gens l 'attendaient toujours que je vais parler, voilà, comment faire deux tâches à la fois, mais c 'était l 'envers que j 'expliquais toujours à un futur dev.

Alexandra: qu 'il faut...

Alexandra: Savoir procrastiner en fait.

Alexandra: Puisque Léa, elle ne sait pas procrastiner. Léa, elle ne sait pas de ne pas penser.

Alexandra: Et en fait le problème d 'éducation c 'est qu 'on t 'apprend depuis l 'enfance de réfléchir, réfléchir, réfléchir, qu 'au final on est incapable d 'arrêter de penser.

Alexandra: En fait, la méditation, elle t 'apprend juste d 'arrêter de penser, de se baser sur ton son conscient et d 'apprendre à percevoir tes propres pensées.

Alexandra: C 'est un peu comme ce que Léa est incapable de faire aussi et c 'est un peu comme Aquarium.

Alexandra: C 'est drôle, je rigole parce que comme je te disais à l 'aquarium, c 'est juste que quand tu n 'as pas de son dans l 'aquarium, tu ne vois pas l 'eau.

Alexandra: Si tu veux voir l 'eau, il faut sortir.

Alexandra: Dans le processus neuronal, c 'est à peu près pareil.

Yannick Grenzinger: Je...

Yannick Grenzinger: Mais la question que j 'avais, c 'est justement un des problèmes de tout ça, c 'est quand même qu 'on est dans une société de production.

Yannick Grenzinger: pour les partis de capitalisme et tout ça, qui nous pousse à produire encore plus.

Alexandra: Oui.

Yannick Grenzinger: Donc l 'IA est un outil qui...

Yannick Grenzinger: À mon avis, avoir tendance, on verra si la créativité...

Yannick Grenzinger: Comme beaucoup de gens, j 'arrive pas à prédire le futur.

Yannick Grenzinger: Et j 'ai l 'intuition qu 'elle va nous pousser à produire plus.

Yannick Grenzinger: sans cette prise de recul, sans regarder l 'eau dans laquelle on est.

Yannick Grenzinger: Et justement, aller plus vite, aller plus de choses, il faut produire plus. Je ne sais plus quelle société de jeux vidéo annonce que ça y est, les développeurs, il faut obligatoirement qu 'ils utilisent l 'IA.

Yannick Grenzinger: Et à mon avis, c 'est clairement pour des fins de productivité. Et d 'ailleurs, il le dit, c 'est pour que le jeu sorte plus vite. Ce n 'est pas pour que tu utilises l 'outil correctement que tu apprennes à l 'utiliser et être plus créatif.

Yannick Grenzinger: exécute plus vite.

Yannick Grenzinger: C 'est là où...

Yannick Grenzinger: On relance 45 minutes.

Yannick Grenzinger: Ou pas.

Alexandra: Au revoir.

Alexandra: C 'est juste que la notion du temps

Alexandra: Quand tu lis les LLM,

Alexandra: Il est assez intéressant parce que...

Alexandra: En fait, ta vision du temps

Alexandra: Ça va dépendre de ta culture.

Alexandra: Pour te donner un exemple...

Alexandra: Moi j 'avais des groupes multiculturels.

Alexandra: Et je l 'ai enseigné tout ce qui est le time management et donc j 'ai demandé par exemple des gens de se laver.

Alexandra: Fermez les yeux.

Alexandra: Comptez une minute, s 'asseoir avec les yeux fermés quand une minute vient de passer.

Alexandra: Et ça leur démontrait que vis -à -vis de la culture, on n 'a pas la même notion. J 'avais des gens qui s 'étaient installés après 30 secondes.

Alexandra: Comme j 'avais des gens qui venaient d 'Afrique qui attendaient 2 minutes 30 pour ce soir parce qu 'on n 'a pas la même vision. Et comme on n 'a pas la même vision du temps au niveau culturel, tu vas voir que les gens vont voir le...

Alexandra: différentes visions, est -ce qu 'on va plus rapide ou moins rapide avec Léa.

Alexandra: comme aussi il avait une recherche de...

Alexandra: C 'est...

Alexandra: M -E -T -R

Alexandra: Il y a un an, ils ont commencé à mesurer en fait est -ce que le dev prend plus de temps ou moins de temps en utilisant l 'IA.

Alexandra: Merci.

Alexandra: Et leur première recherche a montré que les devs qui venaient participer, ils pensaient que l 'IA va économiser 20 % du temps.

Alexandra: Mais en réalité, ils prenaient 19 % de temps plus.

Alexandra: S 'il faisait la tâche avec Léa, que sans Léa ?

Alexandra: Et en fait, quand c 'est sorti, ça fait un peu l 'explosion en disant qu 'on pensait qu 'on allait appeler vite. Mais au final, on prenait plus de temps à utiliser l 'IA et faire le code avec l 'IA. Et après cette étude, ils ont refait la nouvelle recherche sur la même méthodologie, mais cette année avec le nouvel modèle LLM. Et ça a changé.

Alexandra: En fait, ils ont vu que finalement, le dev, il devenait plus rapide avec l 'IA en utilisant les nouveaux modèles. Donc, tu vois, ça change en fait la notion. Est -ce qu 'on va plus rapide ou pas rapide? Ça dépend de quel mode on l 'utilise. Encore une fois, dans notre capacité de pensée critique.

Alexandra: Parce qu 'encore une fois, j 'ai le choix de ce que je fais quand Léa travaille pour moi.

Alexandra: Quand mon agent travaille, je peux méditer, comme je peux lancer un autre agent, lire mes mails ou dire dès que l 'agent bosse, c 'est comme si moi j 'ai bossé et moi j 'utilise ce temps pour moi.

Alexandra: Donc, c 'est toujours, au final, le choix de...

Alexandra: Pensez critique.

Alexandra: Qu 'est -ce que moi je fais quand mon agent écrit pour moi mon code ?

Arthur Magne: J 'aime bien ce côté parce que...

Arthur Magne: effectivement, il y en a qui disent...

Arthur Magne: Et moi, je suis de ceux -là. Je n 'arrive pas à lancer plusieurs choses en parallèle.

Arthur Magne: Même si c 'est toujours un peu ce que je fais avec des tâches différentes, tu vois, avec d 'un côté de code, d 'un autre côté de mail, etc.

Arthur Magne: Mais c 'est très dur de revenir sur le code et de comprendre ce que tu fais comme...

Arthur Magne: Avant, quand j 'enseignais aussi un peu aux étudiants, je leur disais, attention, en fait, quand vous êtes...

Arthur Magne: dans un tunnel en train de dev.

Arthur Magne: Il va vous falloir au moyen de 21 minutes s 'il y a quelqu 'un qui vient de vous demander l 'heure ou...

Arthur Magne: Il vient vous poser une question pour revenir dans ton flow, justement.

Arthur Magne: que tu avais acquis avant.

Arthur Magne: Et c 'est vrai que ce flow -là, je trouve qu 'il est...

Arthur Magne: Il est cassé constamment avec les agents, à part si tu es vraiment sur un mode très interactif où tu vas lui laisser te poser des questions, avancer, etc.

Arthur Magne: Mais ensuite, c 'est très dur, une fois qu 'il part sur la vraie génération du code, de dire, tiens, mais maintenant...

Arthur Magne: Il faut que je passe sur un flot de revues avec ce que j 'ai fait, etc.

Arthur Magne: Donc ouais, ça veut dire que pour les...

Arthur Magne: Pour les personnes, il va falloir aussi s 'adapter.

Arthur Magne: à un rythme en fait très différent de ce qu 'on avait avant qui était peut -être plus linéaire.

Arthur Magne: Là, c 'est peut -être un peu plus saccadé, ça peut être un peu différent.

Alexandra: Oui, mais ça explique aussi pourquoi il y a de plus en plus de boîtes de tech qui demandent aux équipes techniques d 'avoir une demi -journée, une journée de créativité par semaine.

Alexandra: où ils sont un peu déconnectés.

Alexandra: Ou chaque deux semaines, elle est en journée learning, sans réunion. Moi, je vois plus en plus souvent cette pratique de sortir les équipes de l 'IA, leur faire déconnecter. Moi, je fais souvent maintenant les workshops sur l 'IA avec les cartes physiques, par exemple. On n 'utilise pas leur dernier téléphone, on parle plus.

Alexandra: de la valeur business avant de rentrer dans la tech.

Alexandra: Donc je pense qu 'au final, on s 'adapte et parfois s 'adapter, ça signifie de ne pas aller lancer trois agents, mais plutôt de prendre le recul et s 'arrêter.

Alexandra: Et de ne pas courir devant le train qui va beaucoup plus vite que tous les êtres humains.

Arthur Magne: Merci.

Alexandra: Et après...

Alexandra: Les systèmes d 'éducatif, de DEF, ça change. Donc toi, tu viens évoquer un côté...

Alexandra: assez négatif le fait que le dev elle va créer, elle va générer, elle n 'a pas de temps de relire, etc. Mais moi, je vois aussi côté positif que la plus en plus d 'éducation

Alexandra: accessible.

Alexandra: Aujourd 'hui, dans les régions d 'Afrique, on avait...

Alexandra: Pas du tout les moyens enseignés. On amène les tablettes qu 'ils ont chargées, qui étaient en deux semaines. On a un assistant personnalisé qui va donner des formations aux élèves et qu 'ils ont la capacité de demander sur chaque ligne de code de leur expliquer.

Alexandra: Et moi, je pense vis -à -vis diversité, inclusion, pour les gens qui ont le nerf à la diversité.

Alexandra: qui ne sont pas adaptées dans les études dans les classes.

Alexandra: n 'ose pas demander l 'avènement, il a aussi un impact assez incroyable qu 'aujourd 'hui chaque personne peut avoir un prof.

Alexandra: personnalisé qui va suivre leur rythme et pas imposer un rythme qui était le cas avant.

Arthur Magne: Je pense que c 'est...

Arthur Magne: Très bien de conclure sur ça parce que

Arthur Magne: Plutôt que de passer sur du négatif, tu vois, vous terminez sur une note.

Arthur Magne: Très positive, je pense que c 'est important.

Alexandra: Ou exploser la durée de ce podcast qu 'on a déjà explosé, c 'est ça ?

Yannick Grenzinger: Non, ça va.

Arthur Magne: Non c 'est bon.

Alexandra: Au revoir.

Arthur Magne: On arrive sur les 1h, c 'est très bien.

Yannick Grenzinger: Ça va, ça pourrait être pire.

Alexandra: Merci.

Arthur Magne: Non, mais par contre, il y a des sujets à creuser, effectivement, ça mériterait...

Arthur Magne: C 'est aussi intéressant de...

Arthur Magne: On s 'était dit avec Yannick.

Arthur Magne: Dodo.

Arthur Magne: discuter avec des personnes et puis de se revoir dans six mois dans un an

Arthur Magne: Parce que ça évolue tellement vite qu 'on peut très bien se dire, en fait, ce qu 'on disait il y a six mois, un an.

Arthur Magne: voilà ce qui s 'est passé dans la réalité, voilà où on va. Et en fait, soit on avait raison, soit on avait complètement tort et on est passé à côté.

Arthur Magne: Donc ça peut être intéressant de voir aussi ce que ça donnera.

Arthur Magne: À demain.

Alexandra: Merci.

Yannick Grenzinger: Moi, ce que je propose, ça va être une sorte de rituel, c 'est de revenir sur un peu ce qu 'on a retenu de cette discussion, moi et Arthur.

Yannick Grenzinger: Je vais commencer, je vais prendre la main. Ce que j 'ai bien aimé dans cette discussion...

Yannick Grenzinger: Alors déjà, elle est très large, je pense qu 'il y a plein de sujets qui s 'ouvrent qui seraient extrêmement intéressants à creuser.

Yannick Grenzinger: Un, c 'est ton optimisme, c 'est la partie créativité.

Yannick Grenzinger: je pense que c 'est une vraie

Yannick Grenzinger: Ça, j 'y crois fortement. C 'est un outil de créativité juste phénoménal.

Yannick Grenzinger: à voir comment on va l 'utiliser.

Yannick Grenzinger: Et comme tu dis, ça peut être aussi...

Yannick Grenzinger: Ça va être utilisé de plein de façons différentes, mais ça reste un outil qu 'on peut utiliser pour faire plein de choses intéressantes, et notamment sur l 'enseignement.

Yannick Grenzinger: et on pourra apprendre des choses en fait.

Yannick Grenzinger: Tout développeur qui n 'est pas simple et exécutant...

Yannick Grenzinger: prend régulièrement du temps pour, dis -moi comment ça marche, s 'outiller, expliquer des concepts qu 'il ne maîtrisait pas. Donc, il y a moyen d 'utiliser ça pour s 'augmenter et pas se faire remplacer.

Yannick Grenzinger: Vas -y, Arthur.

Arthur Magne: Ouais, non, c 'est...

Arthur Magne: Moi, ce que je retiens vraiment...

Arthur Magne: Le point important, c 'est ce que tu as dit à la fin. On ne peut pas faire de multitasking. Effectivement.

Arthur Magne: Quand on voit Boris d 'Anthropique ou...

Arthur Magne: n 'importe qui qui dit, ah, mais moi, j 'ai 10 000 agents qui tournent en parallèle, etc.

Arthur Magne: Et j 'avais vu un article sur ça où j 'avais justement répondu, c 'était sur l 'échelle de...

Arthur Magne: de maturité poussée par Anthropique.

Arthur Magne: J 'avais fait un contre -article parce que...

Arthur Magne: Ce qui m 'était dans leur échelle, c 'était que le niveau max, tu avais 10 000 argent ou 1 000 agents qui tournaient en parallèle, qui faisaient des trucs. Je me disais, mais...

Arthur Magne: Mais pourquoi faire, en fait ?

Arthur Magne: Et pourquoi tu vas pousser des gens à ce point, à rentrer dans cette...

Arthur Magne: ultra productivité, hyper productivité.

Arthur Magne: En fait, on n 'a pas besoin de ça, parce que dans nos métiers, il faut prendre de temps de la réflexion, il faut prendre de temps aussi de la procrastination.

Arthur Magne: Il ne faut pas se lancer tête baissée dans une solution technique ou dans une solution tout court s 'il n 'y a pas de problème en amont.

Arthur Magne: Donc, j 'aime beaucoup cette idée de se dire l 'IA va très, très vite. Elle ne peut pas s 'arrêter de penser.

Arthur Magne: Mais nous, on peut le faire.

Arthur Magne: Et on peut travailler aussi sur ça, sur ce que tu disais là.

Arthur Magne: un aspect méditation, essayer de travailler sur...

Arthur Magne: je vais mieux gérer tous ces changements, je vais prendre du temps.

Arthur Magne: Et je ne vais pas me sentir écrasé parce que j 'ai telle personne sur LinkedIn qui a dit qu 'il allait plus vite que moi et du coup, ça me fait stresser, etc.

Arthur Magne: Donc il y a vraiment ce côté, comme tu dis, d 'un contenu de changement.

Arthur Magne: Je trouve ça intéressant de se dire attention, ce n 'est pas une course non plus.

Arthur Magne: Il faut réfléchir de manière intelligente.

Arthur Magne: gagner sur la créativité.

Arthur Magne: J 'ai trouvé très positif en tout cas la discussion.

Alexandra: Attention, elle a optimisme et positif. Moi je suis optimiste mais pas positif.

Arthur Magne: C 'est ça, c 'est ça.

Yannick Grenzinger: Faut pas relancer, là.

Arthur Magne: Oulala !

Yannick Grenzinger: On relance pour une heure.

Arthur Magne: Merci.

Yannick Grenzinger: Merci beaucoup Alexandra, puis sûrement une prochaine fois, j 'espère.

Arthur Magne: Merci.

Arthur Magne: Merci.

Yannick Grenzinger: Parce que là, je suis sur ma fin.

Alexandra: Avec grand plaisir. Merci beaucoup Arthur, merci beaucoup Yannick et merci à tout le monde de nous écouter.

Arthur Magne: Merci.

Alexandra: Ça fait un plaisir.

Arthur Magne: Merci beaucoup, Alexandra.

Alexandra: Merci.

Arthur Magne: A la prochaine pour un autre épisode. Merci encore.

Arthur Magne: Salut.

Alexandra: À bientôt.

Arthur Magne

Yannick Grenzinger

Arthur Magne

Alexandra

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